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Les Fondements de l'Entrepreneuriat

La création d'entreprise nécessite une personnalité résiliente et une vision futuriste pour identifier des opportunités. L'entrepreneuriat est un processus qui implique la prise de risque pour développer des idées nouvelles et peut prendre différentes formes, telles que l'entrepreneuriat par franchise ou social. La création d'entreprise contribue à la collectivité en générant des emplois, des recettes fiscales et en dynamisant l'économie locale.

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Les Fondements de l'Entrepreneuriat

La création d'entreprise nécessite une personnalité résiliente et une vision futuriste pour identifier des opportunités. L'entrepreneuriat est un processus qui implique la prise de risque pour développer des idées nouvelles et peut prendre différentes formes, telles que l'entrepreneuriat par franchise ou social. La création d'entreprise contribue à la collectivité en générant des emplois, des recettes fiscales et en dynamisant l'économie locale.

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ENTREPRENEURIAT

La démarche création d’entreprise exige donc de son initiateur, une certaine personnalité,
une résistance à toute épreuve, mais encore une vision futuriste lui permettant de déceler
des opportunités pouvant se transformer en projet d’entreprise.

La définition de la création d’entreprise se résume selon l’INSEE1 par « la mise en œuvre


de nouveaux moyens de production ».

Définition de L’entreprise : « l’entreprise est une unité économique autonome disposant


de moyens humains et matériels qu’elle combine en vue de produire des biens et services
destinés à la vente. » (G. BRESSY et [Link] ,2000)

Pour Bougnoux, l’entreprise est « une institution humaine ».


Un projet est un processus unique qui consiste en un ensemble d’activités données et
maitrisées entrepris en vue d’atteindre un objectif spécifique comportant des dates, début
et fin et ayant des contraintes de ressources et de délai.
Un projet de création d’entreprise est une succession de plusieurs étapes, qui commence
tout d’abord par une idée, puis se concrétise ensuite petit à petit pour aboutir démarrage
de l’entreprise.
La création d’une entreprise repose sur une démarche particulière du créateur
(entrepreneur) qui doit réunir certaines conditions.

L’entrepreneuriat est un phénomène économique et social. C’est est un thème porteur,


certains diraient même à la mode, et ceci, tout autour du globe ! Mais en fait, qu’est-ce que
l’entrepreneuriat ?

1
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques
L’entrepreneuriat aborde trois types de question autour de l’esprit d’entreprise, création
d’entreprise et entrepreneur.

- La volonté d’entreprendre est l’attitude d’un individu, d’un groupe social de prendre
le risque à engager des capitaux dans une aventure afin d’apporter quelque chose
de neuf, de créatif en combinant des ressources diverses dans une organisation ;
- Création d’entreprise, c’est-à-dire l’attitude d’un individu à créer une entreprise
petite ou grande ;
- L’entrepreneur apporte des capitaux, innove et organise l’entreprise.
Le mot entreprenariat tire son origine du mot français « entreprendre ». Qui signifie l’acte
et l’art de devenir entrepreneur, propriétaire d’une entreprise ou mieux son propre patron.
L’entrepreneuriat est défini comme un phénomène ou un processus créant de la valeur,
qu’elle soit individuelle, économique ou sociale. (Source de croissance économique). C’est
le processus de création et de développement de nouvelles idées au sein d’une entreprise
pour son compte.

Il convient de retenir que l’entrepreneuriat est la capacité de concrétiser une idée, de


prendre une initiative, de se mettre en projet de tel à permettre la création d’une entreprise
pure ou d’évoluer de tel manière à évoluer à l’intérieur d’un marché du travail.
On peut distinguer plusieurs formes d’entrepreneuriat :

 L’entrepreneuriat par franchise : c’est le système dans lequel nous avons un


rapport de franchise entre un franchiseur (entreprise fonctionnant de manière
autonome) et de franchisé (entreprise constituée qui dépend de l’autre). C’est un
rapport gagnant-gagnant, car le franchisé reçoit de l’argent et bénéficie de la
notoriété du franchiseur, alors que le franchiseur évite d’ouvrir plusieurs firmes et
peut réinvestir ailleurs. Exemple : SOLIBRA distributeur des produits coca cola au
Côte d’Ivoire.
 L’entrepreneuriat par essaimage : dans ce cas présent, le salarié quitte son
entreprise pour créer sa propre entreprise. Celle-ci propose un service parallèle à
celui de son ancienne entreprise. Ce sont des personnes très expérimentées qui
utilisent leurs compétences et les carnets d’adresses auxquels ils avaient accès
dans leur ancien emploi.
 L’entrepreneuriat : c’est une forme d’entrepreneuriat qui se déroule à l’intérieur de
l’entreprise. L’entreprise propose de financer un salarié lorsque ce dernier à une
idée innovante ; mais le service que le salarié souhaite fournir restera un bien de
l’entreprise. Ces salariés sont habituellement des cadres ou des personnes qui
n’ont rien à prouver.
 L’entrepreneuriat à ex-nihilo : c’est le type d’entrepreneuriat le plus plébiscité
aujourd’hui. C’est lorsque l’entrepreneur crée son entreprise quand rien n’existait
auparavant. C’est en quelque sorte crée une entreprise à partir de rien (ni
d’entreprise mère, ni de reprise d’entreprise, ni de rachat de fonds de commerce).
C’est une forme d’entrepreneuriat difficile car l’entrepreneur ne maîtrise pas son
marché ; il a besoin du temps et doit faire de bonne estimation.
 L’entrepreneuriat social : c’est un type d’entrepreneuriat essentiellement
consacré au peuple. L’entrepreneur ne cherche pas à faire beaucoup de profit parce
que la cible visée n’est pas nantie et l’objectif est de contribuer au bienêtre des
populations. Exemple : les bibliothèques.
Qu’apporte la création d’entreprise à l’ensemble de la collectivité ?

La création d’entreprise apporte à la collectivité des recettes fiscales, des cotisations


sociales, de l’emploi, de la formation et le dynamisme du tissu économique local et
national.
Que recouvre le fait d’entreprendre ?

Entreprendre, c’est faire un pari sur l’avenir. On peut reprendre la vision de Schumpeter
qui part du principe que l’entrepreneur incarne le pari de l’innovation. Entreprendre c’est :
- Produire de nouveaux produits ;
- Développer de nouvelles méthodes de production ;
- Introduire de nouvelles formes d’organisation ;
- Conquérir de nouveaux marchés.

De façon générale, un entrepreneur est une personne physique qui prend le risque de
réunir les capitaux et des hommes dans le but de réaliser un certain nombre d’objectifs
économiques ; l’entreprise crée sera l’entité juridique à laquelle ces objectifs seront
assignés.
L’entrepreneur selon Schumpeter est celui qui crée le besoin auprès des
consommateurs. Il a une capacité à prendre des risques et parier sur l’avenir. Il suscite
l’envie de changer et de rompre avec les habitudes, il est force de persuasion.

Il existe plusieurs types d’entrepreneurs qui varient en fonction du domaine d’action de


l’entrepreneur ou des traits caractéristiques personnels de l’entrepreneur.

- L’entrepreneur artisan : C’est la personne de métier qui se lance en affaire. Il


possède peu d’éducation mais a une forte compétence technique. Le travail constitue
son seul centre d’intérêt car il craint de perdre le contrôle de son entreprise. Il refuse
généralement la croissance de son entreprise car il n’aime pas prendre de grands
risques.
- L’entrepreneur opportuniste : pour ce type d’entrepreneur,

- L’entrepreneur administratif : il évolue au sein d’une organisation et apporte des


idées innovantes.

- L’entrepreneur indépendant : qui crée sa propre entreprise : il est à la recherche


de l’indépendance.

- Entrepreneur manager ou innovateur : qui est animé par le besoin vital de créer ;
d’apporter quelque chose de nouveau. Il travail que pour la croissance et l’innovation.
Il touche donc tout et est doté d’un grand esprit créatif.
- L’entrepreneur orienté vers la croissance : c’est celui qui recherche la richesse et
l’autonomie financière.
- L’entrepreneur orienté vers l’efficacité : il recherche le pouvoir et l’autorité
- L’entrepreneur PIC : il recherche pérennité, indépendance et croissance : c’est à
dire à la capacité de l’entrepreneur et de sa famille à créer des richesses qui seront
réinvestir dans l’affaire.
- L’entrepreneur CAP : il recherche Croissance, Autonomie et Pérennité
L’entrepreneur est à la fois créateur, décideur et gestionnaire.
Le candidat à la création d’entreprise doit posséder certaines qualités :

- Il doit percevoir et avoir le sens de l’organisation pour pouvoir conduire à bien


les multiples études et actions qui l’attendent ;
- Il doit avoir une compétence dans au moins l’un des trois domaines de
l’entreprise (technique, commercial et financier) ;
- Il doit avoir l’esprit de discernement dans l’optique de cerner à temps les
nombreuses difficultés qui se présentent à lui ;
- Il doit être capable de s’entourer des gens compétents ;
- Il doit faire preuve d’un sens d’indépendance qui montre qu’on peut être son
propre patron ;
- Il doit avoir le goût du risque ; en effet, tous les projets d’investissement
comportent un risque d’échec.

Ces qualités montrent pourquoi certains promoteurs d’entreprise sont d’ancien cadre
d’entreprise ou des personnes se situant, à l’issu d’une formation à un niveau élevé en
science de gestion.
L’entrepreneur comme décideur : Le décideur est celui qui prend des décisions.

La décision est l’action de faire le choix d’une solution permettant d’atteindre un objectif
déterminé. Le processus interne de la prise de décision suit les étapes suivantes :
1. La perception du problème ou identification d’une situation

Il s’agit de la prise de conscience qu’un problème existe et qu’il doit être résolu avec une
certaine urgence.
2. La recherche des solutions ou actions possibles
Il s’agit d’explorer toutes les voies possibles offertes à la recherche d’une situation.
Ainsi, toute décision fait appel à divers éléments à savoir :

▪ L’intuition
▪ L’expérience
▪ Les réflexions
▪ Les jugements
▪ Les faits
▪ Les données qualitatives

L’entrepreneur comme gestionnaire : Une fois l’entreprise créée, il faut la gérer.


L’entreprise est un ensemble de moyen financier, matériel et humain dont l’activité,
organisée et dirigée par un centre de décision souverain, a pour mission la production
des biens et services destinés à la vente.

L’homme est au centre de l’activité de l’entreprise ; par conséquent, gérer l’entreprise


c’est gérer le personnel.

La gestion est une technique de régulation de l’équilibre entre les besoins de


l’entreprise et les aspirations des salariés.
La gestion du personnel est l’ensemble des actions accomplies par le service du
personnel en vue d’assurer aux travailleurs une vie saine et une évolution dans
l’entreprise.
L’objectif de la gestion du personnel est de :
Doter l’entreprise, non seulement d’une d’œuvre mais d’une main d’œuvre qualifiée ;
Avoir une pyramide des âges équilibrée ;
Satisfaire les aspirations et les motivations des individus et des groupes ;
Maintenir un climat social sain.
Les tâches de la gestion du personnel sont :

- Le recrutement,
- La formation,
- La promotion,
- L’affectation,
- La mutation …
L’intrapreneuriat est le fait d’innover au sein d’une entreprise. L’intrapreneur est le
membre d’une organisation qui, en accord avec elle et tout en restant salarié possède un
projet viable qu’il peut réaliser en son sein.

La création d’entreprise est une opération risquée parce que l’entrepreneur


est permanemment exposé aux risques diverses aux conséquences douloureuses.

Risques auxquels les créateurs d’entreprise peuvent être confrontés


Le risque de perdre son capital
Le risque de succomber sous le poids de l’endettement
Le risque de tomber dans le chômage
Le risque de voir son ménage porter un grand coup
Le poids psychologique de l’échec (l’exil et suicide)
Qu’apporte la création d’entreprise à l’ensemble de la collectivité ?

La création d’entreprise est l’activité qui consiste à rassembler divers facteurs de


production, produisant pour la vente de biens ou services et distribuant des revenus
en contrepartie de l’utilisation des facteurs.
La création d’entreprise apporte à la collectivité des recettes fiscales, des cotisations
sociales, de l’emploi, de la formation et le dynamisme du tissu économique local et
national.

Citez 4 études qu’il doit mener pour s’assurer que son projet est réaliste et faisable :

Etude de marché Etude Technique


Etude Economique Etude Environnementale
Etude financière

Business Model est la réponse à la question : pourquoi et comment l’entreprise peut-elle


dégager du chiffre d’affaires et faire gagner de l’argent à ses partenaires ?

LES ÉTAPES-CLÉS POUR LA CRÉATION D’ENTREPRISE

Guilhem Bertholet (2015) dans son ouvrage intitulé « Le petit livre rouge de la création
d’entreprise » a identifié douze étapes clés pour la création d’entreprise, qu’il appelle «
Les douze premiers travaux pour la création d’entreprise ». Nous les avons repris ci-
dessous avec des commentaires explicatifs pour les rendre plus compréhensibles :

1. Comprendre vos objectifs personnels :


a. Bien se connaître soi-même ;
b. Bien connaître les autres membres de votre équipe ;
c. Bien connaître ses attentes et celles de votre équipe ;
d. Savoir si vous êtes en train de réussir ou d’échouer dans votre projet ;
e. Savoir quand faut-il prendre la décision d’arrêter l’aventure ou de
commencer une nouvelle.

2. Définir vos objectifs d’entreprise :


[Link] une mission qui résume toute l’entreprise en quelques mots
b. Exemples :
a- Pour une entreprise d’entretien d’espaces verts : « Faire du jardin la plus belle pièce
de la maison ».
- Pour un salon de coiffure : « La coiffeuse la plus douée et la plus sympathique
du quartier ».
- Pour un site web comparant les concessionnaires, les garages et les
réparateurs d’automobiles : « Trouver un garage de confiance ».
- Formuler des objectifs précis et concrets, par exemple :
- « Produire et commercialiser 1500 tonnes de concentré de tomate en 2018 ».
ii. « Conquérir 25% du marché national des fruits et légumes en 2020 ».
3. Cerner le problème que vous voulez combattre :
a. Le plus important, c’est le client, et plus précisément son besoin ;
b. Quel problème voulez-vous résoudre pour le client ?
c. Exemple d’une entreprise de soutien scolaire :
i. Aider les élèves à avoir les meilleures notes ;
ii. Réduire le risque de redoublement ;
iii. Assurance de meilleure réussite professionnelle plus tard.
4. Connaître votre marché :
a. Définir les types de clients ;
b. Connaître les besoins spécifiques des clients ;
c. Connaître les comportements des clients ;
d. Connaître ses concurrents ;
e. Comprendre les grandes tendances du marché.
5. Définir votre « business model » ou modèle d’affaires :
a. Approche pour la construction d’un « business model » :
i. Partenaires stratégiques : qui sont-ils ?
ii. Activités clés : quelles activités clés faut-il mettre en œuvre pour
produire et vendre ce que nous voulons offrir aux clients ?
iii. Ressources clés : quelles ressources sont nécessaires pour
produire et vendre ce que nous voulons offrir aux clients ?
iv. Structure des coûts : quelles sont les principales dépenses liées
à notre modèle ?
v. Relation client : quel type de relation nos clients ont envie qu’on
entretienne avec eux ?
vi. Canaux de distribution : par quel moyen souhaitons-nous rendre
notre produit disponible ?
vii. Flux de revenus : comment paient les clients ?
viii. Segments de clientèle : qui sont nos clients principaux ?
6. Bâtir votre plan d’action :
a. Lister les premières actions à accomplir :
i. Nom commercial de l’entreprise ;
ii. Logo de l’entreprise ; iii. Principaux éléments de ma page
d’accueil sur le site web ; iv. Lister les principaux clients ;
v. Lister les principaux concurrents.

b. Dresser un planning de mise en œuvre des différentes tâches.

7. Trouver votre premier client :


a. Une entreprise ne vit que par ses clients ;
b. Plus tôt on aura un premier client, plus vite on aura le suivant ;
c. Listez tous les moyens concrets pour entrer en contact avec votre
premier client :
i. Téléphone ;
ii. Courrier électronique ;
iii. Participation à un salon professionnel ;
iv. Participation à une conférence ;
v. Réseaux sociaux : Google, Facebook, LinkedIn, Twitter, etc.
8. Construire votre image :
a. Ce que les clients retiennent est l’image de l’entreprise ;
b. L’image est constituée de plusieurs éléments :
i. La personnalité de l’entreprise : dynamisme, qualité, à taille
humaine ou familiale ;
ii. Les éléments graphiques : couleurs, logo, police des caractères,
etc.
iii. Le contenu : ce que vous dites lorsque vous présentez votre
entreprise.

9. Rencontrer du monde, beaucoup de monde :


a. Rencontrer surtout des personnes qui vous seront d’une grande utilité :
i. Membres de votre famille ;
ii. Amis ;
iii. Clients potentiels.
b. Opportunités de rencontres :
i. Évènements locaux ;
ii. Au sein des associations ;
iii. Dans les clubs de sport ;
iv. Dans les transports en commun.
c. A chaque occasion laisser un petit souvenir : votre carte de visite, un
dépliant de votre entreprise.

10. Définir votre offre :


a. L’offre est composée de produits et/ou de services.
b. Avant de définir l’offre, il est indispensable de :
i. Prendre le temps de comprendre le besoin ;
ii. Cerner les personnes chez qui ce besoin existe ;
iii. S’informer de ce qui se fait déjà.

11. Vous entourez :


a. Devant la multitude des décisions à prendre et des choix possibles,
l’entrepreneur est parfois seul.
b. Il y a nécessité de s’entourer de personnes de confiance capables de :
i. Vous aidez à prendre du recul ;
ii. Vous donnez des indications et des conseils :
iii. Vous aidez à sortir la tête de l’eau.

12. Créer vos routines :


a. L’entrepreneur soit s’imposer des « routines » (tâches rituelles) :

i. Appeler cinq clients potentiels déjà repérés ;


ii. Ecrire un article pour votre blog ;
iii. Ecrire un e-mail à tous ceux que vous avez rencontrés depuis le
début de votre projet ;
iv. Lire les magazines qui parlent de votre secteur d’activité.

Ces conseils ne constituent pas une panacée. Mais leur bonne application vous évitera
des erreurs inutiles et vous conduira vers la réalisation de votre idée de création
d’entreprise.

Les principaux obstacles au démarrage d’une entreprise


La création d’entreprise est un parcours parfois long et parsemé d’embûches. Il existe,
en effet, certains obstacles qui vont vous faire perdre du temps. Cela dit, ces freins à la
création d’entreprise ne doivent pas vous décourager, car votre aventure en vaudra très
certainement la peine. Voici les 5 principaux obstacles que vous pouvez rencontrer (et
que vous devrez surmonter) pour créer votre entreprise.

Le manque d’information

Le choix du statut juridique a, en effet, un impact extrêmement important sur un projet de


création d’entreprise. Il influence notamment le régime d’imposition des bénéfices, le
régime social du dirigeant et, plus généralement, le fonctionnement même de l’entreprise.
Le manque d’information est le principal obstacle que vous risquez de rencontrer. Pour
le surmonter, renseignez-vous, consultez différents sites d’information sur la création
d’entreprise et, si nécessaire, faites-vous accompagner.

Un formalisme assez lourd

Le formalisme généré par la création d’une entreprise reste, malgré les allègements
entrés en vigueur ces dernières années, très lourd. Pour créer une société, vous devez
notamment trouver ses caractéristiques (nom, adresse, activité, date de clôture des
comptes, dirigeants…), rédiger des statuts et déposer une demande
d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Entre temps, il vous faut
remplir un formulaire de déclaration d’activité (M0) et établir plusieurs attestations.
La peur d’entreprendre

Entreprendre, c’est s’engager. La liberté que l’on attribue à la création d’entreprise n’est,
en général, qu’apparente. En effet, vous engagerez beaucoup de votre temps dans ce
projet, une certaine énergie et peut être des fonds importants. Cela aura très
certainement un impact sur votre vie de famille et sur votre niveau de stress, d’autant
plus si vous devez rendre des comptes (prêt à rembourser, investisseurs à satisfaire, etc.).

Pour bien vivre cette expérience, assurez-vous d’être fait pour entreprendre. Tout le
monde n’a pas les qualités requises pour être chef d’entreprise et vous devez vous
assurer que vous les présenter. Sur le plan des engagements financiers, préférez, dans la
mesure du possible, le « love money » c’est-à-dire l’argent de votre entourage familial.
Enfin, concernant votre vie familiale, discutez avec vos proches, faites leur part de vos
craintes et assurez-vous d’obtenir leur soutien entier.

La crainte de réussir

En Côte d’Ivoire, l’entrepreneuriat n’est pas assez valorisé ; il est même, au contraire,
très souvent dévalorisé. Les chefs d’entreprises qui s’investissent et réussissent font
généralement l’objet de critiques : exploitation des salariés, recherche de profits… Ce
problème est d’ordre culturel mais il peut générer, chez certains porteurs de projet, une
crainte : la peur de réussir.

Avant d’entreprendre, assurez-vous que ces critiques ne vous poseront aucun


problème sur le plan moral. Car elles sont malheureusement encore d’actualité et vous
devrez très probablement y faire face… Si vous disposez du soutien de vos proches et
qu’il vous suffit, balayez ces clichés et avancez en ignorant la plupart de
ces remarques généralement infondées.

Un accès difficile aux financements

Le lancement d’un projet est souvent subordonné à l’octroi d’un financement. En général,
il s’agit d’un prêt bancaire professionnel. Or, les conditions d’accès à ce type de
financement sont plus ou moins difficiles selon les projets et les périodes. Il peut toutefois
aussi s’agir d’une levée de fonds.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, respectez les normes exigées par les
banques s’agissant de certains ratios financiers. Apportez suffisamment d’argent (entre
15 et 30% du besoin de financement global) et assurez-vous que votre entreprise sera
suffisamment rentable pour rembourser ses annuités d’emprunt (le montant du prêt
demandé ne doit pas dépasser 4 voire 5 fois le montant de votre capacité
d’autofinancement).

LES MOTIVATIONS A LA CREATION D’ENTREPRISE


La motivation est l’ensemble des facteurs qui détermine le comportement des hommes
au travail. En d’autres termes, c’est tout ce qui pousse à agir, tout ce qui détermine un
comportement visant en général à réduire des tensions internes, donc à établir un état
d’équilibre de satisfaction, de plaisir.
SOURCES DE MOTIVATION DE L’ENTREPRENEUR
La motivation est définie comme l’ensemble de désirs et de volonté qui pousse une
personne à accomplir une tâche ou à viser un objectif correspond à un besoin. Il s’agit
donc des facteurs qui déterminent la conduite de l’individu.

Levy-Leboyer (1894) définit la motivation comme : « un processus qui implique la


volonté d’effectuer une tâche ou d’atteindre un but sur une triple démarche : faire un
effort, soutenir l’effort jusqu’à ce que l’objectif soit atteint et y consacrer l’énergie
nécessaire ».
Le facteur motivationnel de l’entrepreneur

L’identification des motivations est d’autant plus difficile, puisque chaque personne est
unique. Cependant, une quantité limitée de motivations influençant la création
d’entreprise peut être circonscrit. Ces facteurs de motivations évoluent et orientent les
choix des objectifs assignés à l’entreprise.
- Les facteurs psychologiques
Il s’agira des facteurs qui tirent leurs sources chez l’entrepreneur même. Nous avons :

- Besoin d’interdépendance : l’entrepreneur sollicite l’autonomie


- Besoin d’accomplissement : il se manifeste par le goût du risque (risque
financier, familial, psychique, de carrière), la prise de responsabilité face aux
décisions, le désir de connaître les résultats concrets des décisions prises,
capacité à planifier à long terme.
- La créativité et l’innovation : recherche de nouvelles idées ; c’est le principal
défi auquel les entrepreneurs font face afin de faire concurrence à leurs
adversaires.

- Les facteurs sociologiques et culturels

Ce sont des éléments liés aux différents milieux de l’individu, et qui joue un rôle sur
leur propension à entreprendre.
L’âge : Les plus jeunes manquent souvent d’expérience, de contact et de financement
Les plus vieux ont des contraintes familiales et professionnelles.

IMPORTANCE DE LA MOTIVATION ET DEFIS DU CREATEUR DE L’ENTREPRISE

- La motivation : Le moteur qui permet d’avancer


Faisons un peu de physique : un moteur, quel que soit son type, fonctionne toujours
sur l’interaction entre deux principes opposés. L’exemple le plus évident est celui du
moteur électrique, ou même de la lumière : il faut un pôle positif. Si l’un d’eux vient à
manquer, cela ne marche plus. La rencontre entre les deux provoque l’étincelle et
dégage l’énergie. Pour votre motivation d’entrepreneur, il en est exactement de même.
Elle est constituée de deux pôles : un « négatif » et un « positif ». L’interaction entre
les deux crée l’énergie qui vous fait bouger.
Dans cet exemple analogique :
Le pôle désigne l’intérêt que l’entrepreneur a de créer son entreprise

Le pôle « positif » est constitué par les intérêts orientés vers l’extérieur, c’est-à-dire
vos clients et votre maché. Autrement dit, je crée une entreprise parce que je veux ou
je vais apporter quelque chose à mes clients et à mon marché ;
Le pôle « négatif » de votre moteur est composé des raisons tournées vers vous-
même, purement personnelles. Autrement dit, « je crée une entreprise parce que je
veux telle ou telle chose pour moi ».
Dans ce sens, la motivation permet donc de :

- Mettre en évidence l’intérêt de ma création d’entreprise pour les clients et


le marché, c’est-à-dire :
▪ Améliorer : j’apporte à mes clients et sur mon marché une amélioration
de quelque chose qui existe déjà.
▪ Changer : j’apporte un changement indicatif pour mes clients et sur mon
marché
▪ Ouvrir : j’apporte à mes clients la possibilité d’accéder à quelques choses
qu’ils ne pouvaient pas atteindre.
▪ Créer : j’apporte quelque chose qui n’existait pas à mes clients et à mon
marché.
▪ Enrichir : j’apporte à mes clients la possibilité de faire plus de bonnes
affaires sur mon marché.
- Mettre en évidence l’intérêt de la création d’entreprise pour le créateur,
c’est-à-dire :
▪ Reconnaissance : je crée une entreprise pour prouver aux autres que
j’en suis capable. Je recherche un statut social.
▪ Pouvoir : je crée une entreprise pour diriger, décider, être responsable.
▪ Liberté : je crée une entreprise pour être indépendant.
▪ Transmettre : je crée une entreprise pour la développer et la transmettre
à mes proches.
▪ Travailler : je crée une entreprise pour travailler, avoir une activité et
gagner ma vie.
▪ Se réaliser : je crée une entreprise pour donner plus de sens à ma vie.
▪ Réussir : je crée une entreprise pour me prouver que je peux relever un
défi
▪ S’enrichir : je crée une entreprise pour jouir de beaucoup de biens.
- Défis de l’entrepreneur à la création d’entreprise

Si la création puis le développement d’une entreprise répondent à vos aspirations


profondes, vous vous épanouirez mais au cas contraire les difficultés prendront une
proportion démesurée si vous n’avez pas les qualités nécessaires pour les surmonter.
Le prix à payer pour créer une entreprise ne doit pas être négligé car vous devez
vaincre la solitude, insécurité, la méfiance, le sacrifice familial et le sacrifice financier.
1) La solitude

Le créateur est d’abord un être seul, généralement incompris de ceux qui l’entourent.
Sa réussite est souvent conditionnée par le caractère novateur de ses idées, or ce
caractère novateur éveille presque toujours le scepticisme de ceux dont il a besoin
pour réussir : ses futurs clients, ses fournisseurs, ses banquiers, mais aussi son
entourage, et notamment ceux qui, dans cet entourage, pourraient être sollicités pour
participer au capital de l’entreprise ou pour lui prêter de l’argent. Il pourrait alors se
retrouver entouré de simples exécutants avec lesquels il ne pourra partager ni ses
joies ni ses soucis.
2) L’insécurité
La perte d’un contrat, le refus d’un découvert bancaire, l’arrivée brutale d’un nouveau
concurrent, l’accident de santé… sont autant d’évènements qui peuvent du jour au
lendemain faire échouer une entreprise et remettre en cause des années d’efforts.
3) La méfiance

Les créateurs d’entreprise sont condamnés à la patience et à la modestie car le grand


public, les fournisseurs, les clients, et l’administration ne traitent avec respect que les
puissants, c’est-à-dire ceux qui ont atteint la notoriété par la taille, les relations ou
l’argent. Le créateur doit accepter cette situation et considérer que son âge et sa
fougue constituent autant d’obstacles dans ses relations avec ceux qui l’entourent.
4) Le sacrifice familial

Le chef d’entreprise travaille sept jours par semaine. Pour sa famille, la période de
démarrage est un calvaire, ses enfants le considèrent comme un étranger et quand,
très tard, il rentre à la maison, son chien le mord parce qu’il ne l’a pas reconnu.
Qu’ajouter à cela sinon que le créateur ne travaille pas 12h par jour mais 24h sur 24h ?
Il vit avec son entreprise, s’endort avec elle, rêve d’elle, se lève en pleine nuit pour
noter ses idées, ne prend pas de vacances et n’a pas le temps de profiter de son
argent, quand il commence, enfin, à bien gagner sa vie.
5) Le sacrifice financier

L’un des autres sacrifices auquel le futur entrepreneur doit se préparer concerne
l’aspect financier. En effet, il est extrêmement rare de gagner beaucoup d’argent tout
de suite après la création de son entreprise. Bien souvent, il s’agit d’un processus lent
qui demande à la fois beaucoup de patience et de l’investissement personnel. Puiser
dans ses ressources personnelles est sans aucun doute l’un des plus douloureux
sacrifices dans la mesure où c’est toute la stabilité financière de la famille qui peut être
mise sur la sellette.

PROCESSUS DE CREATION D’ENTREPRISE, RISQUES ET CAUSES D’ECHECS


A LA CREATION D’ENTREPRISE

1- Processus de création d’entreprise

Pendant la phase de création, l’entrepreneur est confronté à une série de situations


qu’il veut gérer simultanément. Cependant, créer une entreprise nécessite d’agir avec
méthode. En effet, les différentes étapes de la création s’inscrivent dans un processus
structuré.

Voici les étapes de création d’une entreprise qui vous aideront à passer de l’idée au
projet.

 Formalisation de l’idée de projet : il s’agit ici de passer du rêve un peu vague


à une idée claire et précise. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise idée dès lors
qu’il existe une opportunité à saisir.
 Etude de marché : permet d’étudier l’offre, la demande et les concurrents.
 Choix du statut juridique, nom commercial et emplacement
 Elaboration du Business Model : plan marketing, étude technique et
opérationnelle
 Elaboration du Business Plan : c’et une étude financière de l’entreprise
 Recherche de financement et formalité de création : immatriculation et
rédaction des statuts
 Démarrage de l’activité : réaliser les activités d’achat, production ou de
commercialisation tout en vérifiant si les résultats correspondent aux prévisions.

- Risques et causes de l’échec à la création d’entreprise


Un risque est un évènement ou une action qui affecte la capacité de l’entreprise à
atteindre ses objectifs ou à assurer sa pérennité. C’est un danger probable lié à l’action
d’un décideur.
1) Les risques liés à la création d’entreprise

L’entrepreneur est en permanence exposé à divers risques aux conséquences plus ou


moins douloureuses comme :

▪ L’incertitude de revenu
▪ Le risque de perdre son capital
▪ Le risque de succomber sous le poids de l’endettement
▪ Le risque de retomber dans le chômage
2) Les principales causes d’échecs dans la création d’entreprise
Plusieurs causes entrainent l’échec dans la création d’entreprise, à savoir :
Les causes liées à l’entrepreneur
Incompétences du candidat créateur
Motivation insuffisante de l’entrepreneur
Formation ou maturité insuffisante
Disponibilité insuffisante
Santé précaire
Incompatibilité couple candidat-projet

Isolement du candidat créateur (conseil, assistance et accompagnement


insuffisant)
Causes liées aux choix stratégiques
Mauvaise implantation ou localisation de l’entreprise
Difficultés d’approvisionnement
Mauvais contrat de bail
Mauvaise structure organisationnelle
Méconnaissance du marché
Sous-évaluation des besoins financiers du projet
Surestimation des prévisions d’activité
Equipement inadéquat
Causes liées à la gestion
Incompétence du ou des gestionnaires
Absence de politique vis-à-vis des fournisseurs
Mauvaise organisation des activités au sein de l’entreprise
Méconnaissance des coûts de revient
Mauvaise gestion des hommes
Mauvaise gestion des stocks
Mauvaise gestion des finances
Non-respect des engagements vis-à-vis des tiers
Rémunération trop élevée
Malversations financières
Faiblesse du service commercial
Niveau de qualité insuffisant
Causes liées à l’environnement
Baisse tendancielle, accidentelle ou conjoncturelle de la demande
Situation conflictuelle sur le plan familial
Situation conflictuelle entre le créateur et les associés
Insolvabilité des clients

Ces risques sont nombreux : le futur patron devra donc éviter de tomber dans l’un de
ces pièges.
LES THEORISE DE LA MOTIVATION

L’utilisation des techniques de motivation implique la connaissance des facteurs qui


expliquent les comportements des hommes au travail. Ainsi, il existe plusieurs
théories :
1- La motivation économique

On peut résumer la théorie de la motivation économique comme suit « les hommes


travaillent tout simplement, pour obtenir un salaire leur permettant de satisfaire
certains besoins en dehors de leurs travail » P. GOGUELIN cherchant à éliminer la
production. TAYLOR proposa comme solution « une juste rémunération et une
rationalisation de l’organisation ».
2- Les relations humaines

MAYO McGREGOR MASLOW


Elton Douglas Abraham
Les
HERZBERG principaux ARGYRIS
Frederick auteurs Chris

LIKERT LEWIN Kurt


Rensis
L’existence de motivations autres que le salaire fut révélée par les expériences
d’ELTON MAYO qui arriva aux conclusions suivantes :

Si l’on témoigne un intérêt particulier à un groupe au travail, la cohésion et le


moral de ce groupe s’améliorent et sa productivité croit.

Si l’on associe les travailleurs à certaines décisions, la satisfaction et la


productivité augment.

Si l’on améliore le rapport entre ouvriers et agents de maitrise, les conflits et les
freinages de production disparaissent.

Être considéré, participer, communiquer : voilà ce qui rend l’homme heureux dans son
travail.
La théorie des besoins

Selon cette théorie, « le besoin est à l’origine de toute activité humaine : la


essentiellement dynamique, elle est la relation du besoin à l’acte.
Plusieurs auteurs ont analysé la théorie des besoins :
1- MASLOW et la hiérarchie des besoins

Selon MASLOW, les besoins apparaissent dans l’ordre de 1 à 5. Pour qu’un besoin
soi ressenti, il faut que le besoin précédent soit convenablement satisfait. Un besoin
satisfait cesse d’être motivant.
MASLOW propose une hiérarchie des besoins en cinq niveaux à savoir :

 Palier 1 : les besoins physiologiques de base (nourriture, logement, repos,


procréation…) ; ces besoins perdent de leur urgence dans les sociétés
industrielles sauf pour les bas salaires.
 Palier 2 : les besoins de sécurité tels que la stabilité de l’emploi, le devenir. Son
acuité augmente en période d’incertitude générale.
 Palier 3 : les besoins d’appartenance : c’est le besoin de se sentir « libre et
relié » ; d’être accueilli, adopté par le groupe de travail.
 Palier 4 : les besoins de considération ou d’être reconnu : de représenter une
certaine valeur tant à ses yeux qu’aux yeux des autres membres du groupe,
voire de l’organisation. Il se traduit par un souhait d’exercer une certaine
compétition.
 Palier 5 : le besoin de réalisation de soi : c’est le besoin de mettre en œuvre
ses facultés, de faire œuvre de création.
2- HERZBERG et la théorie des deux facteurs
Selon cette théorie, deux facteurs déterminent le comportement d l’homme :

Les facteurs d’hygiène qui réduisent l’insatisfaction professionnelle sans augmenter


la satisfaction professionnelle et donc la motivation. Ces facteurs sont essentiellement
liés au contexte dans lequel le travail est accompli (qui peuvent prévenir l’insatisfaction
professionnelle.)

Les facteurs « moteurs » qui engendrent la satisfaction et peuvent motiver les


individus. Ces facteurs sont essentiellement liés à la nature du travail et à la
responsabilité qui lui est associée (qui sont à l’origine de la satisfaction
professionnelle).

La théorie des deux facteurs stipule que la satisfaction et travail et l’insatisfaction et


travail agissent de manière indépendante. Ainsi, le contraire de la satisfaction n’est
pas l’insatisfaction mais l’absence de la satisfaction.
Schémas comparatifs entre la hiérarchie des besoins et la théorie des deux facteurs :

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