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Autrui : Enigme ou connaissance ?

Le document explore la question de la connaissance d'autrui, en posant la thèse que l'autre est un mystère en raison de la complexité de la nature humaine. Il présente également une antithèse selon laquelle autrui peut être compris à travers ses comportements et relations sociales. En conclusion, il souligne l'importance de maintenir des rapports humanisants pour favoriser le bonheur humain.

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Autrui : Enigme ou connaissance ?

Le document explore la question de la connaissance d'autrui, en posant la thèse que l'autre est un mystère en raison de la complexité de la nature humaine. Il présente également une antithèse selon laquelle autrui peut être compris à travers ses comportements et relations sociales. En conclusion, il souligne l'importance de maintenir des rapports humanisants pour favoriser le bonheur humain.

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Sujet corrigé : Autrui est-il une énigme ?

Esquisse d’introduction
Parlant du terme autrui, il est perçu comme mon semblable, celui avec qui je partage
mon expérience. C’est mon semblable, mon alter ego. Le mystère quand à lui signifie ce qui est
caché, un mythe, ce qui est méconnaissable. Dire d’autrui que c’est une énigme revient à
présenter l’autre comme quelque chose de difficilement maitrisable. Dans cette logique, il se
pose pour nous le problème de la connaissance d’autrui : dans quelle mesure autrui est-il
inconnaissable ? Autrement dit, mon semblable est-il toujours mystérieux ? Au fond, quelle est
la véritable connaissance d’autrui?
Plan détaillé du corps du devoir
I. THESE : Autrui est un mystère
Argument 1 : La nature de l’homme. L’homme est un sujet rationnel, divers, ondoyant, libre
et responsable. En effet toutes ces caractéristiques rendent l’homme complexe. Ce qui
logiquement fait de lui un être mystérieux c’est-à-dire difficile à maitriser, à comprendre et à
saisir.
Exemple : le cas des apparences trompeuses. La possibilité pour l’homme de paraitre ce qu’il
n’est pas. Il pense ce qu’il ne dit pas et dit ce qu’il ne pense pas.
Citation : C’est dans ce sens que Montaigne déclare que : l’homme est divers et ondoyant
Conclusion partielle: Dans ces conditions, nous pouvons dire sans risque de nous tromper
qu’autrui est une énigme
Transition partielle : ceci dit, ce point de vue est aussi partagé par la critique de tout discours
sur la connaissance de l’homme
Argument 2 : Bien plus, tout discours sur la connaissance de l’homme n’affirme la difficulté à
connaitre autrui. En effet une lecture critique sur la connaissance de l’homme montre qu’autrui
est difficilement maitrisable ou connaissable. Ce qui signifie qu’autrui échappe à toute forme
d’étude ou de connaissance du sujet humain.

Exemple : Cela peut s’illustrer à travers l’ombre Noire de PROUST. En effet selon ce
philosophe, l’autre qui n’est pas moi est pour moi une ombre noire difficilement pénétrable.
Citation : Ainsi soutient Graham Greene à propos : Aucun être humain ne peut réellement
comprendre l’autre
Conclusion partielle : Fort de cette analyse, nous pouvons affirmer que l’autre est un mystère
Grande Transition : Ceci dit, mon semblable est-il réellement inconnaissable ?
II. ANTITHESE : Autrui n’est pas toujours un mystère
Argument 1 : La thèse vulgaire soutient la possibilité de la connaissance de l’autrui. En effet
pour le vulgaire, on peut comprendre l’autre à partir de ses fréquentations et habitudes. Selon
cette thèse, les apparences permettent de comprendre, saisir et maitriser l’autre. De ce point de
vue, les personnes sérieuses marchent ensemble et celles peu sérieuses aussi, ce qui signifie que
ceux qui marchent ensemble se ressemblent
Exemple : Cela peut se matérialiser avec l’éducation familiale. En fait en famille, les parents
nous obligent d’avoir pour compagnie (copain, camarade, ami) des personnes sérieuses et nous
interdisent les personnes malhonnêtes ou peu sérieuses
Citation : Ainsi comme on le dit vulgairement : Dis mois qui tu fréquentes et je te dirai qui tu
es
Conclusion partielle : Dans cette perspective, il est possible d’affirmer qu’autrui n’est pas
toujours un mystère
Transition partielle : Ceci étant, ce point de vue est également défendu par la thèse
behavioriste
Argument 2 : La thèse Behavioriste défend la possibilité de la connaissance de l’homme. En
effet pour les behavioristes, on peut etudier et connaitre l’homme si l’on connait l’ensembe des
conditions ou stimuli dans lesquelles il se trouve. Ici, bonnes conditions bonnes reactions,
mauvaises conditions reactions negatives .De ce point de vue, les conditions ou la situation
comptent pour saisir, comprendre et connaitre le comportement de l’autre.
Exemple : C’est par exemple la relation entre l’enfant et la parent dans la demande d’un
cadeau. En fait l’enfant est behavioriste dans la demande d’un cadeau ou d’un service à son
parent. Il prend en compte très souvent l’humeur, les conditions (la joie, la
nervosité ……..)Dans lesquelles se trouvent les parents pour présenter ses doléances.
Citation : Ceste dans cette même lancée que Watson souligne : Une science de l’homme est
possible
Conclusion partielle : Eu égard de ce qui précède, nous sommes en droit de dire que mon
prochain n’est pas toujours mystérieux
Grande Transition : En somme, nous avons montré d’une part qu’autrui est un mystère.
D’autre part nous critiqué cette thèse et en fin de compte, nous voulons soutenir l’urgence des
rapports toujours humanisant.
III. SYNTHÈSE : L’urgence des rapports toujours humanisant.
Exemple : Le cas du règne des fins kantien
Citation : Ainsi Kant souligne à cet effet : Agis toujours de telle sorte que tu traites l’humanité
quasi bien dans ta personne que dans celle d’autrui, toujours comme une fin et jamais
simplement comme un moyen
ESQUISSE DE CONCLUSION
En somme, il était question pour nous de traiter du problème de la connaissance d’autrui. Ainsi
notre analyse a essayé de montrer que l’autre est inconnaissable en nous appuyant sur la nature
de l’homme et la critique de tout discours sur la connaissance de l’homme, d’une part. D’autre
part nous avons critiqué cette thèse en nous référant à la thèse du vulgaire de la connaissance
d’autrui et la thèse behavioriste. Ceci dit, l’essentiel est de retenir l’urgence des rapports
toujours humanisant pour le bonheur de l’homme.

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