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Introduction à la philosophie

Le document présente une introduction à la philosophie, en abordant son étymologie, ses mouvements, et les conditions de la vérité. Il retrace l'histoire de la philosophie depuis l'Antiquité avec Socrate jusqu'à la philosophie contemporaine, en passant par des périodes clés comme la philosophie médiévale et la Renaissance. Les contributions de divers philosophes, tels que Platon, Aristote, Descartes et Kant, sont également discutées, illustrant l'évolution des idées philosophiques à travers le temps.

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Introduction à la philosophie

Le document présente une introduction à la philosophie, en abordant son étymologie, ses mouvements, et les conditions de la vérité. Il retrace l'histoire de la philosophie depuis l'Antiquité avec Socrate jusqu'à la philosophie contemporaine, en passant par des périodes clés comme la philosophie médiévale et la Renaissance. Les contributions de divers philosophes, tels que Platon, Aristote, Descartes et Kant, sont également discutées, illustrant l'évolution des idées philosophiques à travers le temps.

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Introduction à la philosophie

I. Etymologie

Philo – Sophie de aimer et sagesse (σοφία) en grec


Différence entre sage et philosophe : le sage sait, le philosophe cherche, il est en manque de sagesse.
On retrouve historiquement en occident on retrouve plutôt des philosophes à l’inverse de l’orient.

Philosophie =/= sciences (logos)

II. Mouvement de la philosophie

Il est difficile de savoir quand on a la vérité. Il est plus facile de savoir que quelque chose est faux que
de savoir que quelque chose est vrai : il est facile de critiquer.

- Différents moyens de savoir qu’une idée est fausse :

1ère méthode : trouver un contre-exemple

Ex : « tous les chats sont noirs »  un chat noir. Les théories générales sont faciles à
contredire.

2ème méthode : il y a une contradiction dans l’affirmation

Ex : « il n’y a pas de vérité universelle » = le relativisme est contradictoire

3ème méthode : trouver une meilleure théorie

Ex : théorie de Newton remplacée par la théorie d’Einstein. La majorité de l’Europe et des


philosophes préfèrent la théorie de Platon à celle des sophistes. Nietzsche est au contraire en faveur
du Sophisme.

4ème méthode : psychologisme

Montrer que l’auteur que l’on attaque n’est pas apte à trouver la vérité.
Ex : Nietzsche, Freud, Foucauld
 Dans une dissertation, on sait qu’on s’approche de la vérité quand on se débarrasse d’idées
fausses, de la doxa (opinion commune = irréfléchies, spontanées). La première réponse qui
nous vient à l’esprit est un cliché
III. Les conditions de la vérité

Les philosophes ne cherchent pas des vérités concrètes, quotidiennes, banales. Ils cherchent à
remonter aux conditions abstraites de la vérité.

Exemple concret : la théorie de la pression atmosphérique de Pascal.


Exemple abstrait :
- Platon pense que pour qu’une chose soit vraie, il ne faut pas qu’elle se contredise
- Kant, philosophe allemand du XVIIIème siècle recherche dans Critique de la raison pure (1781)
la condition de ce qui est connaissable : pour connaitre un objet, il doit pouvoir être perçu
par les sens, ce doit être un phénomène.

IV. Naissance de la philosophie

Traditionnellement, on attribue la naissance de la philosophie à l’Antiquité avec Socrate au V ème


siècle avant J-C.

Socrate est un athénien. Il n’a jamais retranscrit ses propos à l’écrit, il passait seulement par l’oral.
On sait donc ce qu’il a dit uniquement à travers des discours que son disciple, Platon ainsi
qu’Aristophane. Ils écrivent les discussions par thème (comme le Banquet sur l’amour) de Socrate
notamment à l’Agora.

Dans ces discussions, Socrate cherche à trouver et définir la nature, l’essence des choses (l’amitié, le
bonheur, l’amour…) et non pas des exemples ou des synonymes. En parlant avec des athéniens, il
écarte des idées fausses afin de se rapprocher de la vérité. Il constate la difficulté de l’atteinte de
cette vérité : plus on avance vers elle et plus elle nous échappe, on croit savoir mais plus on réfléchi
et plus on s’aperçoit qu’on ne sait pas.

 « Je sais que je ne sais rien », « Connais-toi toi-même » : Socrate

A force de poser des question, Socrate agace les gens. Un procès lui est intenté : il est accusé de
corrompre la jeunesse et de remise en question des dieux. Socrate se défend dans l’Apologie de
Socrate où il réfute les critiques. Lors de son procès, il provoque les jurés (il dit qu’il mériterait d’être
nourri à vie au Prytanée, qu’il a rendu service à la cité en détournant les gens de l’erreur). Il est
condamné à mort (boire de la cigüe) .

La philosophie serait alors morte aussitôt qu’elle serait née mais les discours de Socrate couchés à
l’écrit par Platon permettent de la faire perdurer. Platon ouvre l’Académie (il y développe le concept
de dialectique ascendante) dans laquelle il prend à son tour un disciple, Aristote qui ouvrira pour sa
part le Lycée.

Aristote remet la théorie des idées de Platon, il s’appuie sur l’expérience et fonde la physique, la
chimie, la biologie…

V. Les grandes périodes de l’histoire de la philosophie

a. La philosophie antique (-VIIème/-Vème av JC – IVème siècle)


- VIIème s. : présocratique
- Vème s. : Socrate – IVème s.  les philosophes parlent du monde

Présocratique :
Thalès = discussion critique ; Pythagore = pense que tout est mathématiques (racine de 2)

L’Académie de Platon : atteinte des idées

Le Lycée d’Aristote : enseignement logique


Appui sur l’expérience, invention des sciences (biologie, physique, chimie…), Aristote =
fondateur/ pionnier de la sociologie.

Le Scepticisme, IIIème s. av JC (Grèce) : Pyrrhon


Pour Pyrrhon, rien n’est certain, le monde nous trompe. Montaigne reprend ce mouvement
avec une remise en question des émotions et opinions.

Le Cynisme : Diogène (fondateur)


Rejet de l’opinion de la société.

Le Jardin d’Epicure, VIème s. latin : épicurisme et hédonisme


Le critère de la vérité est selon eux le plaisir. Leur but est d’aller vers ce plaisir des sens.
L’hédonisme reprend les idées épicuriennes mais ajoute la notion de raison.

Le Portail, Stoa Gallica : Stoïcisme


Marc Aurel en reprend les principes : il faut suivre les principes de la nature

b. La philosophie médiévale (IVème – XVème s.)

Le début de cette période philosophique s’ouvre avec St Augustin (IVème s.).

 Les philosophes réfléchissent sur Dieu. On peut distinguer ici les philosophes chrétiens
(Anselme, St Augustin, Dun Scott, St Thomas d’Aquin) et les philosophes musulmans
(Avicenne et Averroès en Espagne au XIème s.)

St Augustin écrit Les Confessions, œuvre dans laquelle il réalise une comparaison de la cité des
Hommes avec celle de l’idéal céleste, vers lequel tendent les Hommes et il converse avec Dieu. Il
invente le système linéaire du temps à l’inverse de celui, cyclique, de l’Antiquité.

St Thomas d’Aquin (XIIIème s.) dialogue dans son œuvre avec Aristote. Il crée la scolastique.

Avicenne et Averroès sont eux musulmans. Dans le Coran, Mahomet encourage à connaitre la vérité,
le monde, qui sont des créations de Dieu comme la nature qu’il faut donc également connaitre. Pour
bien connaitre le Coran il faut donc être savant.

c. Renaissance (XVème – XVIIème s.)

Reprise de la philosophie antique  Montaigne (épicurisme + stoïcisme + scepticisme)

d. Philosophie moderne (XVIIème – XIXème s.)

Le début de cette période est marquée par la philosophie de Descartes. La philosophie part de soi, du
sujet, du « moi ». Elle remet tout en cause sauf sa propre existence.
 « Je pense donc je suis. » - Descartes

Descartes prétend refonder les sciences sur le « moi ».

- Suite à un accident de calèche, Blaise Pascal se


tourne vers Dieu (dans Pensées)
- Spinoza essaie de connaitre la nature
rationnellement mais pour lui, Dieu est la nature. Il est donc accusé de Blasphème quand,
dans Ethique, il affirme qu’il faut se conformer à Dieu et donc à la nature.
- Malebranche pense qu’il existe un maitre intérieur.
- Pour Leibniz, Dieu a créé le meilleur des mondes possible, il est d’une certaine manière un
fataliste.
- Hobbes critique le « moi » ; pour lui c’est une idée fausse et il applique cette critique à la
politique dans Léviathan avec un contre-pouvoir qui s’appui sur Dieu. Pour lui, il faut un état
fort pour avoir un état sécuritaire (fonctions régaliennes) et une économie libre.
- Locke applique la raison au fonctionnement de l’esprit. En politique, il justifie sur quoi se
fonde la propriété : une terre appartient à celui qui l’a transformée.

Les Lumières tâchent d’expliquer et de justifier toute chose (actions et idées) à l’aide de la raison
qu’ils appliquent à la société. Il rejettent les superstitions et Dieu.

Auteurs principaux : Montesquieu, D’Alembert, Locke, Voltaire, Newton, Berkeley, Diderot et Hume

e. La philosophie contemporaine (XIXème – XXème)

Le début de cette période est marqué par Kant qui est dit « le dernier philosophe des lumières ». Les
philosophes s’intéressent aux capacités cognitives.

Dans Critique de la raison pure qu’il publie en 1781, Kant critique la seule chose non critiquée : la
raison. Il essaie de délimiter les pouvoirs et les limites de celle-ci. Selon lui, pour savoir les limites de
la raison, il faut savoir comment elle fonctionne : de l’entendement sort la capacité de connaitre.

On distingue deux mouvements :

- La connaissance intuitive : Schopenhauer (début XIVème s.), Nietzsche (fin XIXème s.), Freud
(début XXème s.)
- La connaissance progressive : Hegel (XIXème s.), Marx (XIXème s.)

f. La philosophie au XXème s.

- Husserl (allemand) : Phénoménologie. Science de la conscience  à partir de ce qui lui


apparait, déduction des caractéristiques de la conscience
Autres auteurs : Heidegger, Sartre
- Russell (anglais) : philosophie analytique. Analyse logique du langage et utilisation des
sciences pour trouver des théories philosophiques générales.
Autres auteurs : Quine (américain), Wittgenstein (autrichien)
- Freud (autrichien) : Psychanalyse. Métapsychologie (réflexion sur la psychologie et ses effets
sur la conscience. Pour Freud ce sont les pulsions inconscientes qui nous déterminent, il n’y a
pas de libre arbitre.
Autre auteur : Lacan
- Churchland, Philosophie de l’esprit (1950) : rapport entre états mentaux et cerveau, il se
base sur les neurosciences. Théorie de l’éliminativisme.

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