Usines de Shituru : Historique et Processus
Usines de Shituru : Historique et Processus
AVANT PROPOS
III
Il est réellement vrai qu’il existe une complémentarité entre ce qui s’apprend et ce qu’il y a dans la
vie pratique de société. Voilà pourquoi les autorités académiques ont prévu le stage ouvrier dans
différentes entreprises et institutions.
La parfaite collaboration entre la Générale de Carrières et de Mines et l’Université de LIKASI à
justifier notre présence dans les installations de la GCM plus particulièrement dans la division
hydro métallurgique des usines de SHITURU.
C’est ainsi que nos remerciements s’adressent aux autorités de la Générale de Carrières et des
Mines qui ont accepté de nous accueillir dans leurs installations.
Avec une vive intention, nous adressons nos remerciements aux encadreurs qui nous ont orienté
tout au long de notre stage, que tout le personnel des usines de SHITURU et en particulier de la
division hydrométallurgique trouve à travers cette œuvre l’expression de notre profonde
reconnaissance.
Nos immenses remerciements s’adressent également aux autorités académiques de
l’UNIVERSITE DE LIKASI, en particulier celles de la faculté polytechnique, sans oublier nos
professeurs, chefs de travaux et assistants de nous avoir donné une lumière théorique afin de mieux
nous retrouver en pratique.
Nos sincères remerciements s’adressent également à mes parents Papa Déni LWIKA et Maman
Monique MONGA pour leur Amour, Affection, sacrifices, conseils, etc.
A tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont apporté leur assistance tant matérielle que morale
dans l’élaboration de ce présent rapport, nous leur exprimons notre profonde gratitude.
A tous, nous disons merci.
1
INTRODUCTION
Depuis toujours, le stage est une période d’étude pratique, de préparation par laquelle doivent
passer ceux qui aspirent à certaines professions pour être admis à les exercer.
Comme dans le reste du monde, il est de coutume pour tout étudiant de n’importe quelle
université de passer un stage ouvrier. C’est ainsi que nous avons eu à effectuer un stage d’une
période d’un mois allant du 10/04/2019 au 09/05/2019 aux usines de SHITURU
particulièrement à la division hydrométallurgique. Ce stage nous a permis de rallier nos
connaissances théoriques à la pratique.
Notre stage s’est principalement basé sur le processus de traitement métallurgique de minerais
et concentrés provenant des différentes carrières et concentrateurs de la GECAMINES. Ce
traitement est réalisé en plusieurs étapes dans les différentes sections de l’usine en tenant
compte des paramètres bien précis pour obtenir le cuivre et le cobalt.
Pour ce faire, le présent rapport de stage va comporter dans sa première partie, l’aperçue
générale sur les usines de SHITURU ainsi que la description détaillée des sections et dans la
seconde partie, on parlera des activités que nous avons effectuées lors du stage qui sera suivie
des suggestions en rapport avec la production, la sécurité, la pollution .
Enfin de compte nous terminerons par une conclusion qui donnera assez des lumières sur
l’expérience professionnelle que nous avons acquise.
2
I.1 HISTORIQUE
Les usines de SHITURU ont été construites à partir de 1926 et la production avait débuté en
1929.
La commune de Shituru.
La commune de Panda.
Ainsi que le camp SNCC.
Un directeur de siège qui coordonne toutes les activités et s’assure de la bonne marche
des activités du siège
Cinq divisions ayant chacune un mandant bien défini
Il s’agit de :
Division hydrométallurgique : elle s’occupe principalement de la production
du cuivre et du cobalt cathodique.
Division Acide : elle s’occupe de la production de l’acide sulfurique industriel
et de l’épuration d’eau potable pour la ville de Likasi.
Division Thermique : elle s’occupe du raffinage thermique du cuivre et du
cobalt cathodique ; elle produit aussi des anodes solubles, anodes en Plomb,
alliages rouge et blanc.
Division de Contrôle d’Exploitation : c’est organe conseil de l’exploitation
pour garantir une production tant en quantité qu’en qualité à un cout opératoire
faible.
Division Electromécanique : elle s’occupe de la maintenance des équipements
mécaniques, électriques, électroniques ainsi que des travaux de génie civil.
4
US/DIR
US/SAS US/GSP
II.1.2. Le déchargement
C’est le lieu par où on alimente l’usine et ce lieu est constitué des plusieurs trémies. Par le
passé, on trouvait 6 trémies à l’estacade et 3 silos. Actuellement les silos sont en hors
services, quant aux trémies, il n’y a que 3 qui sont opérationnelles et la raison d’être des silos
est de recevoir les minerais sulfurés que l’on ne trouve que dans les mines souterraines. En
dessous de chaque trémie se trouve un alimentateur permettant le déchargement des produits.
Cet alimentateur repose sur une bande entrainée par des tambours qui permettent le convoi de
la bande vers les goulottes d’alimentation suivant le mécanisme que voici : nous avons un
moteur qui tourne à une vitesse de 700 tours par minute couplé à un réducteur entrainant le
tambour de tête qui à son tour entraine le tambour de pieds et entre les deux tambours, on a un
tambour de contraintes qui permet de tendre la bande qui comporte des rouleaux tout au long
d’elle. Les trémies qui sont en service sont les suivantes :
La trémie de lavage
La trémie 5
La trémie 3
a) La trémie de lavage
Cette trémie sert à recueillir tous les produits qui restent coller aux parois des wagons et des
camions. On nettoie pour tout récupérer afin d’avoir le tonnage dont on a besoin. Ces
produits sont récupérés au niveau du broyage.
b) La trémie 5
Cette trémie a une capacité maximale de de 50 tonnes qui est équivalant à un wagon. Elle ne
reçoit que les concentrés d’une granulométrie de 74 microns. Nous avons deux possibilités
d’alimenter l’usine :
Par le nouveau pulpage
Par l’ancien pulpage
b.1. Le nouveau pulpage :
Les concentrés qui sont déchargés dans la trémie lorsqu’on ouvre les trappes du wagon
suivent le mécanisme que voici : de l’alimentateur vers la bande T0 et de T0 vers la bande T6,
de T6 vers la bande T16, de T16 vers la bande T15 et de T15 vers la lixiviation (AM :
T0→T6→T16→T5→lixiviation).
b.2. L’ancien pulpage :
AM→T0→T5→T11→T13
c) La trémie 3
Cette trémie a une capacité de 350 tonnes équivalant à 7 wagons. Nous avons aussi deux
possibilités d’alimenter l’usine :
Par l’ancien pulpage
Par le broyage humide
7
de l’hydrocyclone à la partie inférieur à une densité de 1600 à 1700 sont conduits dans le Ball
Mill ou tricône. Dans ce dernier, le taux de remplissage est de 40% ; nous devons diminuer la
grandeur des boulets pour accroître la surface de contact entre les boulets et les grains pour
permettre la broyabilité des grains acceptable. La sortie du tricône est conduite à travers un
chenal vers la bâche pour réajuster la densité ; la pulpe sortie de la bâche est reconduite
encore dans l’hydrocyclone où les OF montent et les UF descendent et ainsi de suite. Les OF
ayant une densité de comprise entre 1250 et 1300 sont conduits dans un mélangeur A4. A
l’aide d’une pompe, les OF sont refoulés dans une bâche appelée Dewartering ; et ensuite, ils
sont refoulés dans une série des cyclones pour l’épaississement (où se réalise la séparation des
Over-flow et des Under-flow). Au niveau de cette série, se trouve une pompe qui soutire les
over-flow pour les refouler vers le décanteur de stock Z1. En dessous de cette série, il y a un
tamis vibrant. Ceux qui passent à travers vont dans la bâche Dewartering pour subir la même
opération (c’est-à-dire vers la série des cyclones où se réalise l’épaississement) et ceux qui
restent sur le tamis, par vibration, sont entrainés vers la bande T5 pour alimenter la lixiviation.
9
Trémie 5
AMTR Trémie 3
T0 T1
T16 T6 T5 T4
T15 T15 T2
T13 T11
Rod
Vers la lixiviation Pulpe
Mill
ocycl
Hydr
H2O
Bâche
Tricône UF
Pulpe
Mélangeur A4
Vers la lixiviation
Flow-sheet de l’estacade
10
II.2. LA LIXIVIATION
Aux US, deux types de lixiviation acide sont en application :
La lixiviation en tank agité
La lixiviation en tas (Heap leaching)
II.2.1. La lixiviation en tank agité
La lixiviation est la mise en solution d’un métal ou des métaux à l’aide d’un solvant (H2SO4
concentré à 98,99%) valorisable qui convient. Elle a pour objectif de mettre en solution les
métaux qui ont de la valeur (qui ne sont que le cuivre et le cobalt). Dans cette section, nous ne
travaillons qu’avec des minerais finement broyés à 74 microns. Pour arriver à réaliser cette
mise en solution, on passera par plusieurs sous sections qui sont :
Le transport
La préparation de la pulpe
La mise en solution
II.2.1.1. Le transport
Nous travaillons avec 2 chaines :
L’ancien pulpage
Le nouveau pulpage
Parlant de la chaine, on voit une succession des bandes transporteuses.
La chaine ancien pulpage
Elle possède quatre bandes transporteuses dont deux sont du côté estacade (précisément du
côté broyage) et les deux autres ; la 01T11 et la 03T13 sont à la lixiviation. Sur la bande 01T5,
se trouve un alimentateur ayant une goulotte qui dépose les minerais sur la bande 01T11. Cette
dernière, à son tour alimente la 03T13 et elle aussi à travers une goulotte alimente un
mélangeur de pulpage 03A1. Ce mélangeur a une capacité de 50 m3.
Elle également possède quatre bandes dont une ; la T0 à l’estacade et trois à la lixiviation. Ces
trois bandes sont la T6, la T16 et la T15. Les concentrés sont reçus à partir de la bande 03T6 et
de T16 on alimente la T15. Cette dernière alimente le mélangeur de pulpage 03A1(bis).
II.2.1.2. La préparation de la pulpe
La pulpe est un mélange solide liquide ; dans cette sous-section, on fait un mélange entre
concentré et raffinat (une solution contenant une faible solution d’H2SO4 et une quantité faible
de cuivre en solution provenant de l’extraction par solvant SX en sigle) pour le nouveau
pulpage. Pour l’ancien pulpage, la pulpe est un mélange entre minerai finement broyé et
raffinat.
11
Pour parvenir à la préparation de cette dernière, nous avons des paramètres de contrôle qui
sont :
T5
T13
03A1
03A2bis
La pulpe
Na2S2O5 ou FeSO4 H2SO4 Tank à
raffinat
Mélangeur 03A6
03P21
Section 7 l’air à BP
distribu
Section 8
Section 9
Flow-Sheet de la Lixiviation
14
II.3. Décantation
On se souviendra que lors de la lixiviation il y a eu une mise en solution sélective. Les
éléments valorisables contenus dans le concentré sont passés en solution et les éléments de la
gangue sont restés dans la phase solide. D’où il faudra les séparer pour permettre la réalisation
des opérations ultérieures telles que la purification et l’électrolyse.
Le but poursuivi pour cette section est la séparation de la phase solide et la phase liquide
suivit d’un lavage à eau pour récupérer toute la solution imprègnente avant de jeter les rejets
solides. Pour avoir une bonne décantation, on utilise le floculent (on a le R155 et le G64 du
type jaguar). Ce dernier permet une accélération de la séparation. La solution obtenue est
filtrée afin d’envoyer une solution claire exemptée de solide. Pour y arriver, la pulpe passe
dans une série de décanteurs : les décanteurs primaires acides, les décanteurs clarificateurs, les
décanteurs laveurs à contre-courant et filtres).
Décanteurs primaires : Ces sont ceux qui reçoivent la pulpe sortant de la lixiviation en
premier, après décantation ils donnent des Under-flow et des Over-flow. Les Under flow
vont vers les laveurs et les Over-flow vers les clarificateurs.
15
Décanteurs clarificateurs : Ils reçoivent les Over flow des primaires pour les clarifiés
afin d’avoir une solution claire. A leur tour, ils donnent aussi les Under-flow et les Over-
flow : les over-flow vont vers la section de purification et les Under-flow retournent
dans les primaires pour être retraités.
Décanteurs laveurs : La décantation dans ces décanteurs se fait par lavage à contre-
courant des Under-flow des décanteurs primaires pour permettre la récupération de toute
la solution imprègnente. Le lavage à contre-courant pour récupérer le solution
imprègnente se déroule de la manière suivante :
- Les Under-flow de chaque laveur alimentent le précédent qui effectue un lavage à
l’eau dans l’ordre : 04G1, 04G2, 04H2, 04I2 et 04J2
- Les Over-flow des laveurs descendent par gravité d’un décanteur à l’autre dans
l’ordre : 04J2, 04I2, 04H2, 04G2 et 04G1. Au niveau du décanteur 04G1, il y a un piquage
alimentant une bâche puis vers TECHPRO.
N.B : Aux primaires acides, on ajoute les deux floculant G64 et R155, au niveau de
clarificateurs on ajoute qu’un seul floculant le G64. L’alimentation dans un décanteur se fait
dans une caisse centrale pour éviter une forte agitation.
Paramètres de la décantation :
- La charge du décanteur
- Le niveau du décanteur
- Le soutirage
- La floculation
A cette section de la décantation, nous avons deux sous-sections :
Cette opération consiste à faire passer la solution à travers une série des filtres a gravier pour
retenir tous solides qui l’accompagne.
16
17
C’est une section constituant une nouvelle technologie de filtration des gangues. Elle sert à la
filtration des gangues venant du mélangeur Rejet du circuit cuivre (LR) et du circuit cobalt
(ND).
II.4.1. Circuit cuivre :
Une partie de Under-flow du décanteur 04G1 alimente le mélangeur 04A1 à l’aide de la pompe
610, la pulpe est envoyée dans le mélangeur 301 où La pompe 301 alimente le distributeur,
puis vers les 3 conduites (A, B, C).
II.4.2. Circuit cobalt
Un filtre à bande horizontale est constitué d’une zone d’alimentation, de deux zones lavages,
et de trois zones de séchage. La toile est posée sur la bande en caoutchouc. Le démarrage de
la pompe à vide crée une dépression réalisant la filtration. Le filtrat est récupéré dans la boîte
à vide munie des flexibles aspirant la solution vers le receiver qui alimente les tanks des
stockages pour le cuivre et le cobalt respectivement le 313 et 314.
18
Décantation Cuivre
Distributeur LR
Mélangeur LR AX BX CX
04A1
P610
FBH
Filtrat
Receiver A
Pompe Crooks
Tank à filtrat
LR
Retour vers la décantation
Flow-sheet Techpro
19
20
L’organique est une phase qui ne conduit pas le courant, mais Inflammable à de températures
inférieures à 70°C. c’est pour cette raison qu’on évite d’envoyer la phase organique à la salle
d’électrolyse. Mais comme il est impossible de séparer convenablement les deux phases, sans
qui est l’entrainement d’une phase dans une autre, la phase organique accompagne toujours par
entrainement la phase aqueuse à la salle d’électrolyse mais en petite quantité. L’une de raisons
de plus d’éviter que la phase organique soit à l’électrolyse est que la structure de celle-ci ne
favorise pas de réactions dans les cellules électrolytiques.
Après tout ceci, on obtient une solution très claire d’avantage et riche en Cuivre en terme de
concentration. Cette solution sera retournée vers la section de décantation dans un Tank de 420
m3(05R4) et à l’aide d’une pompe entre les deux (05P5 et 05P6), la solution est refoulée vers la
salle d’électrolyse.
II.6. ELECTROLYSE CUIVRE
En effet, l’électrolyse cuivre consiste en une décomposition d’une solution de sulfate de cuivre
par le passage du courant avec comme conséquence la réduction du cuivre ionique à la cathode.
La section est divisée en trois sous-sections :
Le stripage
L’électrolyse commerciale
Le décuivrage électrolytique.
II.6.1. Le stripage
Le stripage vise à produire les feuilles amorces qui serviront de cathodes mère à l’électrolyse
commerciale et au décuivrage électrolytique. En effet, il s’agit d’une électrolyse à anode soluble
provenant de la raffinerie et d’une cathode en blanks inoxydable. Cette électrolyse consiste à
une dissolution partielle de l’anode soluble (A.S avec comme poids initial 350Kg) au moyen
d’une solution d’acide sulfurique avec production des ions Cu2+ qui vont par la suite migrer
vers la cathode pour s’y déposer. On ajoute dans la cuve la colle d’os afin d’avoir un dépôt lisse
et dense.
Tout part du tank 07R1, où on prépare la solution d’acide sulfurique avec de l’eau. A l’aide
d’une pompe la solution sera envoyée puis, chauffée question d’éviter la formation des cristaux
de sulfate de cuivre qui gêneraient l’électrolyse. Cette solution chauffée sera envoyée vers les
distributeurs 07R3 et 07R4 qui vont à leur tour alimentés les cuves de l’électrolyse puis,
retournée dans le tank 07R1 où il y a recirculation de la même solution. Après un cycle de 24
heures, au moyen d’un pont roulant on enlève les cathodes chargées qu’on va envoyer au
décapage au moyen de l’eau afin d’éliminer l’acide aux cathodes pour faciliter le défeuillage.
Ainsi les feuilles amorces (3 à 5 Kg) obtenues passent au triage où les mauvaises sont envoyées
à la raffinerie pour reformer les anodes solubles (A.S) et les bonnes passent à l’électrolyse
commerciale et au décuivrage électrolytique comme cathode mère par intermédiaire du planage
et tronçonnage où on place des oreilles aux feuilles amorces.
22
Comme réaction :
A la cathode : Cu2+ + 2ē Cu
A l’anode : Cu Cu2+ +2ē
Paramètre
L ampérage : 7500 à 8500A
La tension de déposition : 0 ,25V
La température : 54°C
La teneur de l’acide : 90 à 120 g /l
Le débit de dépôt la teneur en cuivre : de 3l en 12secondes
La teneur en cuivre : 30 à 50 g/l
II.6.2. L’électrolyse commerciale
C’est à ce niveau qu’on produit industriellement le cuivre métallique. On compte 160 cellules
électrolytique qui sont disposées de façon telle qu’elles constituent deux circuits électriques
distincts, de 80 cellules mises en série. Chaque circuit comprend 4 rangées de 20 cellules qui
sont mises en rangées : rangé 100, rangée 200, rangée 300 et rangée 400.
Dans une cuve(cellule) on a trois groupes et la tension de déposition de Cuivre par groupe est
comprise entre 2 et 2,2 volts et donc, chaque cellule prend environ 6V à 6,5volts. Par circuit
électrique on alimente avec une tension comprise entre 480 et 520 volts. Cette tension de 2V à
2,2Volts comprend en plus de la tension de dissociation du sulfate de Cuivre d’autres tensions.
Dans une cellule électrolytique, on a les électrodes impaires qui sont au nombre de 195 dites
les anodes en plomb et les électrodes paires sont au nombre de 194 dites les cathodes en Cuivre.
Paramètres à veiller pour un bon dépôt :
Fe2(SO4)3 + Cu→ CuSO4 + 2FeSO4
Le courant qui a été utilisé pour le dépôt de cette partie de Cuivre remise ainsi en solution,
aurait donc été utilisé en pure perte pour le but cherché.
D’autre part, on voit que le sulfate ferrique a été réduit à l’état ferreux. Or, au voisinage de
l’anode, le milieu est fortement oxydant et le sulfate ferreux dans ce voisinage est rapidement
réoxydé, régénérant ainsi à nouveau du sulfate ferrique allant redissoudre ainsi de façon
continue du Cuivre déposé ;
Temps de séjours est de 4 heures ;
La température dans la cellule doit variée entre 45 et 50 et si celle-ci est trop élevée ;
elle favorise cette corrosion du sulfate ferrique. Bien qu’elle agisse favorablement sur
la conductivité de la solution.
Le temps de séjours de cathodes dans la salle d’électrolyse dépend de l’ampérage fixé. Aux
usines de SHITURU, on procède par de moyennes journalières, jusqu’à ce qu’on atteigne
120000 Ampères.
23
A l’aide d’une pompe 05P6, la solution se trouvant dans le Tank 05R4 est refoulée vers la salle
d’électrolyse et bien avant qu’elle entre dans les cellules électrolytiques, on ajoute le floculant
G64 et le mi- stop M20. Le floculant c’est pour continuer la décantation et le M20 est utilisé pour
empêcher les émanations de gaz dans la salle d’électrolyse.
On a trois conduites qui alimentent la salle d’électrolyse et qui sont contrôlées par deux
débitmètres : le débit numérique qui affiche directement le volume de la solution et un débit
d’encadrement…
Mécanisme de l’électrolyse :
Après l’entrée de la solution dans les cellules à travers les conduites vers le haut, le sulfate de
Cuivre en solution est partiellement ionisé en ions Cu2+ et SO42-. Le passage du courant
électrique entre deux électrodes produit la migration de ces ions vers les électrodes : le Cuivre
est déposé à l’état métallique à la cathode et le radical SO42- se transforme à l’acide par sa
combinaison avec de l’hydrogène de l’eau qui a été également décomposée en hydrogène et de
l’oxygène par le courant.
On voit que pour une quantité de Cuivre déposée, une quantité d’acide correspondante est
régénérée dans la solution.
Après le dépôt du Cuivre, la solution est donc bien plus acide qu’avant ; elle peut servir à
nouveau pour dissoudre des minerais frais.
Au fur et à mesure que le Cuivre se dépose, la teneur de celui-ci dans la solution diminue et
cette diminution peut influencée la qualité du métal former. Cependant, il déconseiller de trop
diminuer la teneur en cuivre dans la solution, donc on ne doit pas tout déposer.
Réactions qui se réalisent :
L’ionisation par le passage du courant :
o CuSO4 → Cu2+ + SO42-
Réaction cathodique :
o Cu2+ + 2électrons → Cu
Réaction anodique : la décomposition par le passage du courant
o H2O→ 4H+ + O2 + 4électrons
Réaction supplémentaire
o 2H+ + SO42- → H2SO4
Les DM récupérés après le dépôt du cuivre sont riches en sulfate ; ils sont collectés et refoulés
vers un Tank à DM.
Le poids théorique du cuivre métallique déposé peut être calculé par la formule suivante :
I∗1,185∗3∗24∗0,83∗Ncuve
Qdéposé,théorie= , avec :
1000
𝑃𝑐𝑢 𝑝𝑒𝑠é
𝜂=
𝑃𝑐𝑢 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑒
Cu2+
SO42-
Collecteur de DM
Cuves, rangée 100 Cuves, rangée 300
Tank à DM
Tank 05R4
P806
11P9 Bâche
Bâche
11P10
A-J
Tank 11R1
Pompe
Collecteur
Bâche
A3-J3
Décantation Cobalt
Tank 12R1
Paramètre :
L’agitation pneumatique
Le temps de séjour
Le consigne du pH (2, 3 à 3).
La pulpe quittant le quatrième Pachuca va vers la décantation cobalt par gravité.
III.2 Décantation cobalt et décuivrage à la chaux
La section vise à séparer les solides du liquide qui risqueraient de compromettre les
opérations ultérieures
III.2.1. Décantation Cobalt
Consigne de travail :
Le pH sortie 13Pa1 :4 ,30
Le pH sortie 13Pa3 :4,50
Le pH sortie 13Pa5 :4,80
Paramètre :
Débit d’alimentation,
La dispersion,
L’agitation,
Le temps de séjour,
Le pH.
La pulpe obtenue après le premier décuivrage à la chaux va dans le décanteur 13B0, qui par
débordement alimente une bâche. Au moyen de la pompe 13P8 la solution alimente le
deuxième décuivrage à la chaux. L’Under-flow subit une filtration où le filtrat va alimenter le
décanteur 13B0 et les gâteaux seront mélangés avec la solution du départ moyen (repulpage)
et iront vers la lixiviation acide.
III.2.2.3. Deuxième décuivrage à la chaux
Constitué aussi de cinq série de Pachucas 13Pa6, 13Pa7, 13Pa8, 13Pa9 et 13P10. Au niveau
du deuxième décuivrage à la chaux, le zinc s’élimine aussi. Le pH de consigne de sortie aux
Pachucas 13Pa6 et 13Pa10 sont respectivement 6,20 et 6,90. La pulpe va vers le clarificateur
13A4 où l’Over-flow par débordement alimente le super clarificateur 13A3, l’Over-flow du
super clarificateur est recueilli dans le tank 13R1 puis alimente la section électrolyse cobalt
(Cobélectro). L’Under-flow du super clarificateur 13A3 rentre dans le clarificateur 13A4 et
son Under-flow alimentera la section neutralisation et déferrage.
31
Tank
12R1
ND
P1
P2
P3
P4
Bâche
OF OF
A1 B1 OF
A0
L’ajout de la chaux éteinte (1er Décuivrage)
Tank 12R2
13P5
13P4
13P2
13P1
13P3
13P10
13P8
13P7
13P9
B0 Bâche
OF
OF A4
A3 Clarification Vers décobaltage
Tank en
béton 13R1
A1 B1
OF
UF UF, premier lavage
A0
Bac à pots
UF
B2
Bac à pots
OF UF UF, deuxième lavage
Techpro B3
Bac à pots
UF
B4
Première posibilité
UF
Tank 630
La section PERL est une section de récupération de toutes les eaux dont le but est de
récupérer les métaux importants (cuivre et cobalt) dans les eaux chargées qui ont quitté le
traitement afin d’augmenter le rendement global de l’usine. La valorisation de ces métaux se
fait par précipitation avec ajout de la chaux pour élever le Ph (8,20) où les métaux seront
récupérés sous forme des hydrates.
Les eaux sont stockées dans le tank 12R4 où à l’aide d’une pompe 12P20, les eaux seront
acheminées dans le mélangeur 12A7 où on alimente la chaux par le trop plein et la pulpe sera
envoyée dans le mélangeur 12A6 puis vers estacade.
III.3. COBELECTRO
Dans le souci de bien mener les opérations de production du cobalt, la section Cobélectro est
subdivisée en 4 parties dont :
Décobaltage à la chaux ;
Electrolyse cobalt ;
Rélixiviation ;
Dénickelage
La pulpe quittant les DORR à pH=8,2-8,4 est pompée au moyen de 14P20, 14P21 vers le
Bancroft qui alimentent le décanteur 14W3 dont la capacité est de 1470m3 Où on ajoute les
floculants favorisant ainsi la décantation.
L’ Over-flow du décanteur 14W3 constitue le rejet et est envoyés vers la brousse alors que
l’Under-flow à l’aide d’une pompe DORCCO alimente le 14A4 qui, par la suite à l’aide de la
pompe 14P24 alimente la filtration à tambour (14F1 ; 14F2 hors service et le 14F3) où le
filtrat est renvoyé vers le décobaltage alors que le gâteau est repulpé avec une solution
imprègnente de cobalt venant de la rélixiviation ( l’Over-flow du 16V2 stocké dans la tank
34
16R2), puis recueillie dans le mélangeur 14A5 où on ajoute du (NH4)2SO4 afin d’avoir une
pureté convenable (éclat), une structure compact en améliorant le rendement courant.
La pulpe quittant le mélangeur 14A5 est pompée à l’aide de la pompe 14P26 vers l’électrolyse
cobalt.
Flow-sheet décobaltage
14W3
Bac à pots
UF OF vers la brousse
Vers Cobélectro
14A5 14P26
35
L’électrolyse effectuée est l’électrolyse en pulpe c’est à dire la pulpe constituant l’électrolyte
comprend le Co(OH)2 et la solution imprègnente de sulfate de cobalt CoSO4. Les barres bus
sont en cuivre pour favoriser un bon passage du courant. Par passage du courant électrique, il
se déroule dans la cuve les réactions d’électro-lixiviation ci-après :
1° Il y a dissociation du CoSO4 qui libère les ions Co2+ en solution :
CoSO4 Co2+ +SO42-
2° Les réactions d’électrolyse :
3° L’acide attaque les hydroxydes de cobalt inertes qui entre en solution sous forme de
CoSO4 :
H2SO4 +Co(OH)2 CoSO4 +H2O
Paramètre :
Solution cobalt
14A5 14P26
Distributeur rotatif
Collecteur
La rélixiviation
Sump 15SP1
III.3.3. Rélixiviation
La pulpe quittant l’électrolyse contient encore une proportion non négligeable de cobalt. De
ce fait, cette pulpe sera rélixiviée au moyen de l’acide sulfurique afin de solubiliser le cobalt
tout en le ramenant dans le circuit cobalt pour améliorer le rendement du circuit.
La pulpe quittant l’électrolyse est envoyée vers le sump 15SP1 qui par intermédiaire de 15P20
alimente les mélangeurs 16A1, 16A2 et [Link] premier mélangeur on introduit l’acide
sulfurique pour dissoudre le cobalt et faire descendre le Ph (3,20-3,40), au troisième
mélangeur on alimente les hydrates de cobalt venant d’un piquage du 14A5 qui remonte le Ph
(5,40-5,60). La sortie du mélangeurs 16A3, la pulpe alimente le décanteur 16V2 (capacité de
200 m3 ,des pompes DORCO acheminent les Under-Flow constitués de gypse vers la
filtration Gypse, où le filtrat alimente le décobaltage alors que le gâteau passe par le
mélangeur 16A4 où a l’aide d’une pompe la pulpe alimente la section N.D Une partie de
l’Over-Flow va vers le dénickélage et l’autre partie se déverse dans le mélangeur 16R2 muni
37
des pompes 16P1 et 16P2 qui soutirent la solution vers les filtres à tambours afin de répulper
les gâteaux d’hydrates de cobalt destinés à l’électrolyse.
Flow-sheet de la rélixiviation
17D2
H2SO4 OF
Hydrate de Co
Sump 15SP1
Ban-Croff
Solution riche en CoSO4
16V2
Bac à pots
OF
Dénickelage
UF Circuit double
Filtration gypse
16P5bis
Circuit simple
Over-Flow UF
ND
38
III.3.4. Dénickelage
Le nickel présente des similitudes avec le cobalt, ce qui risque de compromettre le bon
déroulement de l’électrowinning cobalt, de ce fait il s’avère important de réduire sa teneur
dans ce circuit secondaire.
Pour atteindre cela, on recourt à l’utilisation du sulfhydrate de sodium.
2NaHS+H2SO4→2H2S+Na2SO4
NiSO4+H2S→NiS+H2SO4
Paramètre :
Température ;
Ajout de l’H2SO4 ;
Le pH : 3,20-5,40.
Le soutirage pratiqué au niveau conique de 16V2 à l’aide de la pompe 16P5 alimente les
mélangeurs 17A1, 17A2 et 17A3. Avec ajout de sulfhydrate de sodium qui, par débordement
alimentent le décanteur 17D1 où l’over-flow va alimenter le décanteur 17D2 avec ajout des
hydrates provenant de 14A5 afin de régler le pH. L’over-flow du 17D2 est envoyé vers le
mélangeur 16A3 (rélixiviation) à m’aide de la pompe 17P20, alors que les Under-flow du
17D1 et 17D2 passe par un filtre presse à l’aide de la pompe 17P5 où le filtrat rentre dans le
décanteur 17D1 et le gâteau est stocké.
39
NaSH
Floculant
16V2 OF
16P5bis Tank
17A1
OF
17D1
Bac à pots
OF
UF 17D2
Bac à pots
UF
UF
UF
Tank16A3
Flow-sheet de Dénickelage
40
CONCLUSION
Notre stage au sein des usines hydrométallurgique de Shituru a été d’une importance
nécessaire, car il nous a permis d’approfondir les tâches ouvrières jusqu’à ceux accomplis par
les ingénieurs civils aux seins des milieux professionnels et palpé du doigt les réalités
professionnelles auxquelles nous seront soumises une fois sortis de l’université.