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Dérivées et Champs Vectoriels

Le document traite des concepts de dérivées directionnelles, de champs de vecteurs et de formes différentielles exactes en mathématiques. Il explique comment calculer le gradient d'une fonction et les conditions pour qu'un champ de vecteur soit conservatif. Des exemples illustrent ces concepts, notamment l'application des théorèmes de Schwarz et les propriétés des champs de vecteurs en physique.

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Dérivées et Champs Vectoriels

Le document traite des concepts de dérivées directionnelles, de champs de vecteurs et de formes différentielles exactes en mathématiques. Il explique comment calculer le gradient d'une fonction et les conditions pour qu'un champ de vecteur soit conservatif. Des exemples illustrent ces concepts, notamment l'application des théorèmes de Schwarz et les propriétés des champs de vecteurs en physique.

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Célène

3. Interprétation graphique
f( a + u ) − f( a ) = df a ( u ) + ∥ u ∥ϵ( u ) On pose a = (x0, y0) et u = (h, k).
Le membre de gauche correspond à l'accroissement: Δf = f(x0 + h, y0 + k) − f(x0, y0).
Considérons la fonction f(x, y) = x 2 − y 2.
z
Alors Δf = (x0 + h)2 − (y0 + k)2 − (x02 + y02) f(x0 + h, y0 + k) = f( a + u )
= x02 + 2x0h + h 2 − y02 − 2y0k − k 2 − x02 + y02
= 2x0h − 2y0k + h 2 − k 2.
N

f(x0, y0) = f( a )
∂f ∂f
Or, on voit que: = 2x et = − 2y .
∂x ∂y
∂f(x0, y0) ∂f(x0, y0)
D'où Δf = h+ k + h2 − k2
∂x ∂y Q
Partie principale ∼ df a ( u )
Terme négligeable quand M
h → 0 et k → 0.
Dans cette construction on reconnait,
y0 P y0 + k
∙ PN = Δf x0 y
M0
∙ PQ = df u = (h; k)
x0 + h
∙ QN = ∥ u ∥ϵ( u ) N0
x
Célène
6. Dérivée directionnelle
Le gradient mesure le taux de variation de la fonction f dans la direction x et y.

f(x, y) = x 2 − y 2 Commençons par calculer le gradient de


f(x, y) = x 2 − y 2.

∇f = (2x)ex − (2y)ey

( 2)
1
Donc au point 1; ,

1
∇ f = (2 × 1)e − (2 × )ey = (2; − 1)
(1; 2 )
1 x
2

La question que l'on se pose ici est comment calculer le taux de variation dans une direction arbitraire

Définition:
Soit a un point d'une partie de ℝn et soit u un vecteur unitaire . On appelle dérivée de la fonction f en a dans
la direction u la quantité ∇a f ⋅ u .

Ce nombre dérivé directionnel mesure le taux de variation de la fonction f dans la direction du vecteur unitaire u .
[Link]
[Link]
Célène
6. Dérivée directionnelle
( 2)
Exemples 1
Soit a = 1; .

f(x, y) = x 2 − y 2
On vient de voir que ∇a f = (2; − 1).

Y a-t-il une direction où la dérivée est nulle?

Soit u = (x; y). 1


Donc ∇a f ⋅ u = 2x − y.
Selon le vecteur u = ( ex + 2ey ), la
5
∇a f ⋅ u = 0 ⟹ y = 2x.
( 2)
D'où 1
fonction f est à dérivée nulle au point 1; .
Le vecteur (1; 2) convient.
1
Le vecteur unitaire correspondant est u = ( ex + 2ey ).
5
NB. Pour des fonctions de plusieurs variables, le nombre dérivé est à intérêt limité. En particulier le fait que la
dérivée soit nulle selon une direction est absolument sans rapport avec la présence de minimum ou de maximum.
Célène
9. Champ de vecteurs

Il s'agit d'une fonction vectorielle car à tout point (x, y, z)


d'une région de l'espace correspond un vecteur v (x, y, z).
En physique on préfère parler de champ de vecteurs.

v (x, y) = xex + yey v (x, y) = − yex + xey

Ces deux champs vectoriels sont indépendants du temps, on parle d'un champ vectoriel stationnaire.
Célène
13. Formulaire
Soient A(x, y, z) et B(x, y, z) des champs vectoriels différentiables. Soient ϕ(x, y, z) et ψ(x, y, z) des champs
scalaires différentiables. Alors on a:

1) grad (ϕ + ψ) = grad (ϕ) + grad (ψ) .


2) div ( A + B ) = div ( A ) + div ( B ) .

3) rot ( A + B ) = rot ( A ) + rot ( B ) .

4) div (ϕA ) = grad (ϕ) ⋅ A + ϕ div ( A ) .

5) rot (ϕA ) = grad (ϕ) × A + ϕ rot ( A ) .

6) rot (grad ϕ) = 0.

7) div (rot A ) = 0.

8) rot (rot A ) = grad (div A ) − Δ A .


Célène
15. Champs conservatifs
Si A = grad (ϕ), c'est à dire si A dérive d'un potentiel, c'est à dire A est conservatif, alors on a forcément

rot (A) = 0

en vertu de la formule générale rot (grad ϕ) = 0 qui s'applique si ϕ est différentiable.

On en conclut que rot (A) = 0 est une condition nécessaire pour que A soit conservatif.

C'est aussi une condition suffisante si le domaine de définition de A satisfait à la condition de région
simplement connexe qui est en pratique (presque) toujours réalisée en physique.

Propriété:
Si un champ de vecteur A est défini sur un domaine simplement connexe, alors
A = grad (ϕ) ⇔ rot (A) = 0
ce qui veut dire qu'un champ irrotationnel est conservatif et vice-versa.
Célène
15. Champs conservatifs
Propriété:
Si un champ de vecteur A est défini sur un domaine simplement connexe, alors
A = grad (ϕ) ⇔ rot (A) = 0
ce qui veut dire qu'un champ irrotationnel est conservatif et vice-versa.

Exemples
1) On a vu, précédemment, que le champ A = yex + xey est conservatif car ϕ = xy est tel que

A = grad ϕ. On aurait pu établir que A est conservatif sans déterminer ϕ. En effet:


∂Az ∂Ay

∂y ∂z
0−0 0
(1 − 1) (0)
∂Ax ∂Az
rot (A) = − = 0−0 = 0
∂z ∂x
∂Ay ∂Ax

∂x ∂y

2) On a vu, précédemment, que le champ A = − yex + xey est solénoïdal. Mais il n'est pas irrotationnel
(le vérifier) et donc n'est pas conservatif. Il ne sert donc à rien de chercher un champ scalaire ϕ; celui-ci
n'existe tout simplement pas!
Célène
15. Champs conservatifs
Cette notion de champs conservatifs apparait très souvent en physique.

En effet, un système qui conserve son énergie mécanique est dit à champ conservatif. C'est à dire qu'un
sytème non-dissipatif peut-être traité à travers un potentiel scalaire.

Vous verrez en hydrodynamique les fluides parfaits.

Mais ce n'est plus le cas pour des problèmes où il existe des forces de friction ou si la résistance de l'air ne
peut pas être négligée.

On verra au chapitre dédié au Calcul Intégral, qu'un champ de vecteur conservatif possède une propriété
fondamentale: son intégrale curviligne est indépendante du chemin suivi.
Célène
17. Forme différentielle exacte
Considérons l'exemple ω = x dx + y dy, c'est à dire: P(x, y) = x et Q(x, y) = y.

1 2
Soit f(x, y) = (x + y 2). Alors df = x dx + y dy et, donc, df = ω dans cet exemple particulier.
2

Définition:
Une forme différentielle ω est dite exacte s'il existe une fonction f telle que ω = df.
La fonction f correspondante est alors appelée primitive de ω.

Pour l'autre exemple, ω = y 2 dx + x 2 dy il semble


La forme différentielle ω est-elle exacte?
plus compliquer de trouver une telle fonction f.

Toute la question est de déterminer à quelles conditions la fonction f existe...


Célène
17. Forme différentielle exacte
Or le théorème de Schwarz nous dit que si f est
∂f
ω = P dx + Q dy P= une fonction dont toutes les dérivées partielles
∂x
∂f ∂f ⇒ d'ordre 1 et 2 existent et sont continues alors:
df = dx + dy ∂f
∂x ∂y Q= ∂2f ∂ 2f
∂y =
∂x∂y ∂y∂x

En mettant ces conditions ensemble, on en tire une condition nécessaire pour que ω soit exacte:

∂ ∂f ∂ ∂f ∂Q ∂P
= ⇔ =
∂x ∂y ∂y ∂x ∂x ∂y
Définition:
∂P ∂Q
Une forme différentielle ω = P dx + Q dy telle que = est appelée une forme différentielle fermée.
∂y ∂x

Définition: Généralisation en 3D ∂R ∂Q
=
∂y ∂z
La forme différentielle ω = P dx + Q dy + R dz ∂P ∂R Rq: ω = y 2 dx + x 2 dy n'est pas fermée
= .
est fermée ssi ∂z ∂x (le vérifier) et n'est donc pas exacte!!!
∂Q ∂P
=
∂x ∂y

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