Projections des marchés des biocarburants 2024-2033
Projections des marchés des biocarburants 2024-2033
9 Biocarburants
Ce chapitre décrit l’évolution des marchés ainsi que les projections à moyen
terme relatives aux marchés mondiaux des biocarburants sur la
période 2024-33. Il passe en revue les évolutions prévues en termes de
consommation, de production, d’échanges et de prix pour l’éthanol et le
biodiesel. Il s’achève par un examen des principaux risques et incertitudes
susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés mondiaux des
biocarburants durant les dix prochaines années.
5 10.78 5 8.74
Les biocarburants de première génération devraient rester prédominants, les cultures de maïs et de sucre
représentant les matières premières majoritaires de l’éthanol, tandis que la production de biodiesel repose
surtout sur les huiles végétales (de soja, de colza et de palme). Bénéficiant d’un soutien accru, la
production de biodiesel avancé à partir d’huile de cuisson usagée devrait prendre de l’ampleur dans l’Union
européenne, aux États-Unis et à Singapour. Les politiques publiques relatives à la production et aux
obligations d’incorporation aboutissent généralement à des marchés intérieurs autosuffisants et laissent
peu de place aux échanges internationaux. Dans le cadre des présentes Perspectives, on estime qu’à
l’horizon 2033, les échanges internationaux de biodiesel passeront de 13 % à 11 % de la production totale,
tandis que ceux d’éthanol resteront inchangés, à environ 8 % de la production totale.
Le prix de l’éthanol et celui du biodiesel ont diminué en 2023 en raison de la baisse du prix du pétrole et
de l’abondance de matières premières. On s’attend ensuite à ce qu’ils augmentent en valeur nominale tout
au long de la période de projection avec, en valeur réelle, un léger recul pour l’éthanol et une petite hausse
pour le biodiesel. Les politiques publiques continueront à compenser la hausse du coût de production des
biocarburants par rapport aux combustibles fossiles.
La complexité des politiques relatives aux biocarburants constitue la principale source d’incertitude lorsqu’il
s’agit de prévoir l’évolution du marché de ces combustibles. La durabilité devient la principale priorité, ce
qui rend les biocarburants avancés ou le carburant d’aviation durable (CAD) de plus en plus attractifs. Il
n’empêche que d’importants investissements restent nécessaires pour développer la production, gérer la
certification de durabilité des matières premières et permettre la commercialisation. Des politiques
garantissant une offre de matières premières durables sont indispensables, d’autant que la recherche
d’alternatives – à savoir l’utilisation de résidus et de sous-produits de la production agricole – est une
préoccupation croissante dont le but est de promouvoir la production de biocarburants selon une approche
circulaire.
Si des systèmes de production et de consommation plus durables – c’est-à-dire réutilisant les déchets et
les résidus – ne sont pas mis en place, le risque est que la production de biodiesel renouvelable manque
à l’avenir de matières premières dans le cas où les tendances actuelles se confirmeraient. D’après les
projections des présentes Perspectives, la consommation d’huiles végétales va augmenter dans le secteur
de l’alimentation humaine, ce qui pourrait entraîner une augmentation de l’offre d’huile recyclée ;
l’incertitude demeure cependant quant au développement de la capacité des pays à collecter cette huile.
(30 % d’huile de palme, 20 % d’huile de soja et 11 % d’huile de colza) et 27 % d’huiles de cuisson usagées,
les 8 % restants étant composés d’huiles non comestibles et de graisses animales.
100 100
80 80
60 60 Thailand
Brésil Union
Union Chine 40 européenne 40
européenne
20 Thaïlande États- 20
Brésil
Unis
0 0
-40 -30 -20 -10 0 10 20 30 40 50 60 -40 -30 -20 -10 0 10 20 30 40 50 60
États- -20 Variation de la demande d’essence en -20 Variation de la demande de diesel en %
Unis %
-40 -40
Note : les parts calculées pour la demande sont exprimées en volume. La taille de chaque bulle correspond au volume de consommation du
biocarburant considéré en 2023.
Source : OCDE/FAO (2024), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l’OCDE (base de données),
[Link]
StatLink 2 [Link]
2000
1500
1000
500
Note : les matières premières conventionnelles désignent ici les cultures vivrières et fourragères employées dans la fabrication des
biocarburants. Valeurs en pétajoules = 1 015 joules.
Source : OCDE/FAO (2024), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l’OCDE (base de données),
[Link]
évitent la concurrence avec les produits destinés à l’alimentation humaine, leur part dans la production
totale de biocarburants ne devrait cependant pas beaucoup augmenter.
États-Unis
Aux États-Unis, les dispositions relatives aux biocarburants incluent la norme sur les carburants
renouvelables (Renewable Fuel Standard – RFS) et diverses dispositions des États fédérés. La norme
RFS exige l’incorporation dans les combustibles de transport conventionnels d’un volume annuel bien
précis de carburants renouvelables. Les obligations d’incorporation en vigueur actuellement ont été fixées
pour la période 2023-25 par l’Agence de protection de l’environnement (Environmental Protection
Agency – EPA). Malgré une baisse attendue de la consommation d’essence – due en grande partie à
l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et à l’augmentation du nombre de véhicules
électriques –, la production et la consommation d’éthanol devraient évoluer à la hausse. Cela s’explique
par l’augmentation attendue du taux d’incorporation d’éthanol à 13 % d’ici 2033, même si le taux standard
de 10 % sera conservé. Cela dit, la préférence des raffineurs de pétrole pour le diesel renouvelable afin
de répondre aux mandats de l'EPA ainsi que les limitations des infrastructures freineront l’accroissement
de l’utilisation de carburants à teneur plus élevée en éthanol.
Le maïs devrait rester la principale matière première utilisée pour produire de l’éthanol, avec 99 % de la
production en 2033. Parallèlement, la capacité de production à partir de produits cellulosiques non
alimentaires devrait croître progressivement au cours de la période de projection, quoique partant d’un
faible niveau de départ. Bien que les États-Unis conservent leur position de premier producteur mondial
d’éthanol (Tableau 9.1), leur part devrait passer de 46 % à 41 %. D’après les projections, la production de
biodiesel augmentera de 2.2 % par an, pour finalement représenter 25 % du total mondial en 2033. Cette
hausse est due à la consommation accrue de gazole renouvelable, favorisée par les objectifs plus
ambitieux des programmes en faveur des carburants renouvelables mis en place par l’État fédéral et les
États fédérés, notamment la norme sur les carburants bas carbone (low carbon fuel standard – LCFS) en
Californie.
Union européenne
La directive sur les énergies renouvelables (RED) est le cadre juridique régissant les progrès des énergies
vertes dans de nombreux secteurs, dont les transports, au sein de l’Union européenne. Ce texte a fait
l’objet de deux importantes révisions : d’abord sous la référence Directive (UE) 2018/2001 (RED II), puis
Directive (UE) 2023/2413 (RED III). La directive RED définit des objectifs bien précis concernant la part
des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie de chaque État membre de l’UE ;
l’objectif est actuellement de 29 % à l’horizon 2030. S’agissant des biocarburants, la directive d’origine
fixait les quantités à incorporer dans les carburants conventionnels, le but étant de réduire les émissions
de GES et la dépendance aux combustibles fossiles. La directive RED II a fixé des limites à l’utilisation
des cultures vivrières et fourragères, ce qui restreint l’offre de matières premières agricoles pouvant être
utilisées pour produire des biocarburants. Les biocarburants ont également fait les frais du renforcement
du critère de durabilité mis en place en réponse aux inquiétudes suscitées par les effets qu’ils produisent
en termes de changement indirect de l’affectation des sols (CIAS), des règles claires ayant été établies
pour répertorier les matières premières induisant un risque élevé de CIAS. Alors que l’huile de palme n’est
pas explicitement mentionnée et qu’elle peut être certifiée comme présentant un risque faible de CIAS,
elle est la seule matière première qui, dans la réglementation actuelle, est considérée comme induisant
un risque élevé. La directive RED III a, par ailleurs, modifié l’objectif visé pour les biocarburants avancés,
en portant leur part de 3.5 % à 5.5 % d’ici 2030. Les mesures de soutien à la réalisation de cet objectif
incluent la limitation de certaines matières premières (comme les cultures vivrières) et l’incitation à
l’utilisation de déchets et de résidus pour produire des biocarburants avancés.
La baisse escomptée de la demande à la fois de gazole et d’essence, d’après les projections des
Perspectives agricoles de l’Union européenne pour 2023-33, devrait considérablement freiner la hausse
de la consommation d’éthanol et de biodiesel. Une progression marginale de seulement 0.4 % par an pour
l’éthanol et une baisse minime pour le biodiesel sont à prévoir. La part du biodiesel dans l’offre totale de
gazole devrait augmenter – de 10 % actuellement à 12 % –, tandis que la part d’éthanol dans la
consommation d’essence grimperait de 6 % aujourd’hui à 8 %. Si la production de biodiesel restera stable,
un changement notable aura lieu au regard des matières premières utilisées, sous l’influence de la
directive RED III. En particulier, la part de l’huile de palme devrait diminuer – de 17 % aujourd’hui à 7 % à
l’horizon 2033 – en raison de la prise en compte du critère de durabilité. La production de biodiesel à partir
d’huiles de cuisson usagées devrait quant à elle augmenter de 2.8 % par an, soit plus lentement que lors
de la décennie précédente en raison de tensions dans la disponibilité de cette matière première. Sa part
dans la production mondiale devrait par conséquent passer de 29 % à 23 % dans les dix ans à venir, les
États-Unis confirmant leur position dominante en tant que première région de production de biodiesel au
niveau mondial.
Brésil
Le Brésil possède un vaste parc de véhicules polycarburants pouvant fonctionner au bioéthanol (mélange
d’essence et d’éthanol) ou simplement à l’éthanol hydraté. Le pourcentage d’éthanol présent dans le
bioéthanol varie entre 18 % et 27 %, selon le rapport entre les prix intérieurs du sucre (la principale matière
première) et de l’éthanol. Depuis 2015, la teneur obligatoire est toujours de 27 %. En 2022, les
exonérations fiscales sur les carburants et la baisse du prix de l’essence ont conduit les consommateurs
à préférer l’essence plutôt que l’éthanol hydraté, ce qui a bénéficié au mélange contenant de l’éthanol
anhydre. Le taux d’incorporation visé pour le biodiesel est passé de 15 % à 10 % en 2021, mais a été
rétabli à 15 % en 2023, une disposition susceptible d’être maintenue jusqu’en 2033 selon les projections
actuelles du Conseil chargé de la politique énergétique nationale du Brésil.
Contrairement aux États-Unis et à l’Union européenne, le Brésil devrait assister à une augmentation de la
consommation totale d’essence et de gazole au cours des dix ans à venir, ce qui laisse à penser que le
mélange de ces carburants avec des biocarburants pourra être en hausse également. Pendant la
prochaine décennie, le pays devrait conserver sa position de deuxième plus gros producteur et
consommateur d’éthanol carburant. La consommation et la production d’éthanol devraient toutes les deux
progresser de 2.1 % par an sous l’influence du programme national relatif aux biocarburants (RenovaBio).
Lancé en 2017, ce programme joue un rôle déterminant en permettant au Brésil de tenir ses engagements
au titre de l’Accord de Paris sur le climat. Alors que la canne à sucre devrait continuer d’être la principale
matière première agricole pour produire de l’éthanol, l’utilisation du maïs s’est fortement accrue ces
dernières années, de moins de 0.5 milliard à plus de 4 milliards de litres en 2023. D’après les projections
des présentes Perspectives, le maïs continuera sa progression dans l’éventail des matières premières
d’éthanol, pour atteindre presque 7 milliards de litres en 2033.
Note : le numéro indique la place du pays considéré dans le classement de la production mondiale ; le pourcentage précise la part de ce même
pays dans la production totale pour la période de référence.
Les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2024-2033 intègrent le « gazole renouvelable » (ou huile végétale hydrotraitée, HVH) dans
le biodiesel, bien qu’il s’agisse de deux produits différents.
Source : OCDE/FAO (2024), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l’OCDE (base de données),
[Link]
Indonésie
Inde
L’Inde a accru sa production d’éthanol, avec l’objectif ambitieux d’atteindre un taux d’incorporation de 20 %
(E20) d’ici à 2025 plutôt que 2030. Les prévisions établies dans les présentes Perspectives indiquent
cependant que l’offre de matières premières nécessaires à la réalisation de cet objectif sera insuffisante
au cours de la période de projection. Tandis que la mélasse et le jus de canne à sucre devraient rester les
principales matières premières utilisées, d’autres produits tels que le riz, le blé et d’autres céréales
secondaires permettront d’accélérer la production intérieure. Les raffineries de sucre, en particulier,
investissent dans la canne à sucre avec l’aide de prêts à des conditions libérales et développent leur
capacité à produire de l’éthanol à partir du jus tiré de cette matière première. On estime ainsi que 35 %
environ de l’éthanol produit en 2023 était issu de la canne à sucre et que cette part restera stable.
Toutefois, compte tenu de l’accélération de la demande d’essence, le taux d’incorporation de 20 % (E20)
ne sera sans doute atteint qu’en 2032. La production d’éthanol devrait atteindre presque 15 milliards de
litres en 2033. L’offre restreinte d’huiles végétales, dont l’Inde est un importateur net, ainsi que le niveau
élevé des prix internationaux resteront les principaux freins à l’augmentation massive de la production de
biodiesel.
Chine
Les politiques chinoises relatives aux biocarburants ont été fluctuantes ces dernières années, empêchant
une forte hausse de la consommation. Les biocarburants ne sont pas explicitement mentionnés dans
l’engagement du pays à réduire les émissions de dioxyde de carbone à partir de 2030. Les présentes
Perspectives partent de l’hypothèse que le taux d’incorporation d’éthanol, qui avoisinait 1.6 % ces
dernières années, atteindra 2.5 % en 2033. Cette augmentation devrait contrebalancer la baisse attendue
de la consommation totale d’essence, ce qui permettra une progression de la consommation d’éthanol de
1.1 % par an au cours de la prochaine décennie. La consommation de biodiesel devrait également croître
de 2 % par an. Selon les projections, la demande d’éthanol sera satisfaite majoritairement à l’aide de
matières premières produites sur le territoire national.
Canada
La norme sur les combustibles propres, devenue une loi en 2022, encourage la consommation de
biocarburants au niveau national en incitant à développer et à adopter des carburants, des technologies
et des processus propres. L’objectif de cette norme est de réduire de 15 % (par rapport aux niveaux de
2016) l’intensité carbone des carburants avant 2030. Depuis janvier 2023, la teneur en matières
renouvelables doit être de 10 % pour l’essence et de 15 % pour le gazole.
Argentine
Dans ce pays, la loi sur les biocarburants de 2021 exigeait que le taux d’incorporation de biodiesel dans
le gazole soit d’au moins 5 %, mais il peut cependant être ramené à 3 % lorsque les prix des matières
premières augmentent de telle manière qu’ils sont considérés comme créant une distorsion du prix des
carburants. En juin 2022, le gouvernement a adopté un texte visant à accroître le taux d’incorporation du
biodiesel de 5 % à 7.5 %, mais en autorisant qu’il soit temporairement porté jusqu’à 12.5 % pour faire face
aux pénuries de gazole. Les Perspectives partent de l’hypothèse d’un taux d’incorporation de 7.5 %.
Compte tenu des possibilités limitées de développement des exportations, la production de biodiesel ne
devrait que peu augmenter au cours des dix ans à venir.
Concernant l’éthanol, le taux d’incorporation est maintenu à 12 %, malgré la pression des producteurs de
bioéthanol pour qu’il soit porté à 15 %. D’après les projections, le maintien du taux existant, conjugué à
une hausse de la consommation totale d’essence, devrait faire augmenter la consommation d’éthanol
carburant de 0.7 % par an.
Thaïlande
Malgré les objectifs définis dans le Plan de développement des énergies alternatives pour la canne à sucre
(et, indirectement, la mélasse) et le manioc, la disponibilité limitée de ces produits sur le territoire national
pourrait restreindre la production de biocarburants. De plus, la stagnation de la demande de carburants
fossiles limitera la progression de la demande d’éthanol. En moyenne, le taux d’incorporation devrait se
situer aux alentours de 11 % au cours de la période de projection, tandis que la production devrait se
stabiliser autour de 1.5 milliard de litres durant la prochaine décennie. Les obligations d’incorporation
devraient soutenir la demande de biodiesel. Cependant, la production d’huile de palme et les prix élevés
des huiles végétales restreindront l’offre intérieure, tandis que la demande atteindra 2.5 milliards de litres
à l’horizon 2033.
Colombie
D’après les projections, la demande d’éthanol augmentera au cours de la période considérée, suivant en
cela la reprise de la demande d’essence. À moyen terme, le taux d’incorporation devrait revenir à 10 %.
Les présentes Perspectives estiment que la canne à sucre demeurera la principale matière première.
D’ici 2033, la consommation de biocarburants absorbera environ 30 % de la production de canne à sucre,
contre 15 % sur la période de référence, confirmant ainsi l’importance de l’éthanol pour la pérennité du
secteur colombien de la canne à sucre. Le taux d’incorporation du biodiesel dépasse 10 % et devrait se
maintenir ainsi pendant la période de projection.
Autres pays
Les autres producteurs d’éthanol relativement importants sont le Paraguay, les Philippines et le Pérou, où
la production pourrait atteindre respectivement presque 1 milliard, 0.6 milliard et 0.2 milliard de litres
d’ici 2033. Au Paraguay, le taux d’incorporation devrait se rétablir et atteindre 30 % en 2033. La Malaisie,
les Philippines et le Pérou sont également de gros producteurs de biodiesel, avec une production qui
pourrait s’établir respectivement à 1.4 milliard, 0.3 milliard et 0.3 milliard de litres d’ici à 2033. En Malaisie,
le taux d’incorporation devrait se maintenir autour de 9 %, tandis qu’au Pérou et aux Philippines, il tournera
respectivement autour de 7 % et 4 %. Dans les autres pays asiatiques, et en particulier à Singapour, la
production de biodiesel à l’aide d’huiles de cuisson usagées pourrait progresser pour atteindre environ
0.9 milliard de litres en 2033. Contrairement à la plupart des pays, qui utilisent leurs biocarburants sur le
territoire national pour faire baisser leurs émissions de GES et réduire leur dépendance à l’égard des
importations de pétrole, Singapour exporte une grande partie de sa production de biodiesel.
9.3.2. Échanges
de biodiesel – Chine, Union européenne, États-Unis, Argentine et Indonésie – devraient accroître leur part
de marché, de 75 % pendant la période de référence à 78 % en 2033 (Graphique 9.4).
Graphique 9.4. Des échanges de biocarburants dominés par une poignée d’acteurs mondiaux
Autres importateurs 5 plus gros importateurs Autres exportateurs 5 plus gros exportateurs
mrd L
15
10
-5
-10
-15
2013
2015
2017
2019
2021
2023
2025
2027
2029
2031
2033
2013
2015
2017
2019
2021
2023
2025
2027
2029
2031
2033
Ethanol Biodiesel
Note : les cinq principaux exportateurs d’éthanol en 2033 seront les États-Unis, le Brésil, l’Union européenne, le Pakistan et le Paraguay. Les
cinq principaux importateurs d’éthanol seront le Canada, l’Union européenne, le Japon, le Royaume-Uni et les Philippines. Les cinq principaux
exportateurs de biodiesel en 2033 seront la Chine, l’Union européenne, les États-Unis, l’Argentine et l’Indonésie. Les cinq principaux
importateurs de biodiesel seront l’Union européenne, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et le Canada. Dans plusieurs pays, la
classification des biocarburants par les politiques nationales peut se traduire par des exportations et des importations simultanées de
biocarburants.
Source : OCDE/FAO (2024), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l’OCDE (base de données),
[Link]
StatLink 2 [Link]
9.3.3. Prix
Graphique 9.5. Évolution des prix des biocarburants et des matières premières qui les composent
Note : éthanol : prix de gros, Omaha (États-Unis) ; biodiesel : prix à la production en Allemagne net de droits de douanes et de taxes sur
l’énergie. Les prix réels sont les prix mondiaux nominaux corrigés des effets de l’inflation par le déflateur du PIB des États-Unis (2023 = 1). Pour
établir les prix des matières premières du biodiesel, le calcul s’appuie sur les cours mondiaux des huiles végétales et, pour ceux de l’éthanol,
sur une moyenne pondérée des prix du sucre brut et du maïs.
Source : OCDE/FAO (2024), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l’OCDE (base de données),
[Link]
Note
1
La consommation mondiale de carburants prise pour référence dans les présentes Perspectives est tirée
de l’édition 2023 des Perspectives énergétiques mondiales de l’AIE.