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Décision de Financement des Entreprises

Ce projet de fin d'étude examine les déterminants des décisions de financement des entreprises, en mettant l'accent sur l'importance du financement pour leur survie et croissance. Il analyse les théories traditionnelles et contemporaines du financement, ainsi que les facteurs internes et externes influençant ces décisions, à travers une méthodologie mixte. Les résultats soulignent que les entreprises plus grandes et rentables privilégient le financement interne, tandis que les conditions économiques et réglementaires impactent le choix des sources de financement externe.

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Décision de Financement des Entreprises

Ce projet de fin d'étude examine les déterminants des décisions de financement des entreprises, en mettant l'accent sur l'importance du financement pour leur survie et croissance. Il analyse les théories traditionnelles et contemporaines du financement, ainsi que les facteurs internes et externes influençant ces décisions, à travers une méthodologie mixte. Les résultats soulignent que les entreprises plus grandes et rentables privilégient le financement interne, tandis que les conditions économiques et réglementaires impactent le choix des sources de financement externe.

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PROJET DE FIN DETUDES

En vue de l'obtention

Du diplôme de licence fondamentale


En

Administration et gestion d 'entreprise

Les Déterminants De La Décision De


Financement Des Entreprises

Préparé Par :

MALKI

MONCEF Encadré Par :


Mr. HABACHI MOHAMMED

Année universitaire : 2024/2025


Remerciement

Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde gratitude à mon encadrant de projet de


fin d'étude, Monsieur Mohammed Habachi, pour sa précieuse aide, ses conseils avisés
et son soutien tout au long de ce projet. Son expertise et son dévouement ont
grandement contribué à la réalisation de ce travail.

Je remercie également l'ensemble des professeurs et du personnel administratif de notre


établissement pour leur soutien et leurs encouragements tout au long de mes études.
Leurs enseignements et leurs conseils ont été d'une grande aide pour mener à bien ce
projet.

Je souhaite exprimer ma reconnaissance à mes parents pour leur amour, leur patience
et leur soutien inconditionnel. Leur confiance en moi et leurs encouragements m’ont
donné la force et la motivation nécessaires pour surmonter les défis rencontrés durant
ce parcours académique.

Je remercie également ma famille, pour leur soutien moral constant. Leur présence à
mes côtés, leurs encouragements et leur compréhension ont été des éléments clés dans
la réalisation de ce projet.

Enfin, je n’oublie pas mes amis et collègues, pour leur camaraderie et leur aide
précieuse. Les discussions et les moments partagés ont enrichi mon expérience
académique et m'ont permis d'avancer sereinement vers la finalisation de ce
travail.

À tous, merci infiniment.

2
Résumé

Ce projet de fin d'étude se concentre sur les déterminants des décisions de financement
des entreprises, un sujet essentiel en gestion financière. Le financement est crucial
pour la survie et la croissance des entreprises, influençant leur capacité à investir et à
se développer dans un environnement économique complexe et volatile.

La première partie présente une revue de la littérature, incluant les théories


traditionnelles et modernes du financement. Les théories traditionnelles comme celle
de Modigliani-Miller, la théorie de l'ordre de préférence (Pecking Order Theory) et la
théorie du compromis (Trade-Off Theory) sont analysées. Les perspectives
contemporaines basées sur l'asymétrie d'information, les coûts de transaction et la
théorie de l'agence sont également explorées.

Les facteurs influençant les décisions de financement sont divisés en deux catégories :
internes et externes. Les facteurs internes incluent la taille de l'entreprise, la rentabilité,
la structure du capital et la gouvernance. Les facteurs externes comprennent
l'environnement économique, les politiques gouvernementales, les conditions du
marché financier et les caractéristiques sectorielles.
Pour tester les hypothèses, une méthodologie mixte est utilisée, combinant revue
théorique et analyse empirique de données collectées auprès d'entreprises de
divers secteurs. Les données sont analysées avec des techniques statistiques,
incluant des statistiques descriptives et des analyses de régression.

Les résultats montrent que les décisions de financement des entreprises sont influencées
par une combinaison de facteurs internes et externes. Les entreprises plus grandes et
plus rentables tendent à privilégier le financement interne, tandis que les conditions
économiques et les régulations externes jouent un rôle clé dans le choix des sources de
financement externe.
En conclusion, cette étude met en lumière l'importance de comprendre les déterminants
des décisions de financement pour optimiser la structure de capital des entreprises. Les
résultats offrent des recommandations pratiques pour les gestionnaires d'entreprise et
des implications pour les décideurs politiques, soulignant la nécessité de politiques
favorisant un accès équilibré aux sources de financement. Les limites de l'étude sont
discutées, avec des suggestions pour des recherches futures.

3
Sommaire
Remerciement...................................................................................................................2

Résume..............................................................................................................................3

SOMMAIRE.....................................................................................................................4

Introduction général.......................................................................................6
CHAPITRE 1 : APPROCHE THEORIQUE
……………………………………………………………………………....

1 Revue de la littérature sur les théories de


financement........................................................................................8
1.1 : Théories traditionnelles du financement................................................8

1.1.1 Théorie de Modigliani-Miller.........................................................................................8

1.1.2 Théorie de l'ordre de préférence (Pecking Order Theory)..............................................9

1.1.3 Théorie du compromis (Trade-Off Theory)...................................................................11

1.2 : Perspectives contemporaines................................................................13

1.2.1 : Asymétrie d'information.............................................................................................13

1.2.2 : Coûts de transaction...................................................................................................14

1.2.3 : Théorie de l'agence.....................................................................................................15

2.1 : Facteurs influençant les décisions de financement des


entreprises........................................................................................16
2.1.1 : Facteurs internes.................................................................................16

2.1.2 : Taille de l'entreprise..................................................................................................16

2.1.3 : Rentabilité.................................................................................................................17

2.1.4 : Structure du capital...................................................................................................18

2.1.5 : Gouvernances............................................................................................................20

4
2.2 : Facteurs externes..................................................................................20

2.2.1 : Environnement économique.....................................................................................20

2.2.2 : Politiques gouvernementales....................................................................................21

2.2.3 : Conditions du marché financier...............................................................................22

2.2.4 : Caractéristiques sectorielles.....................................................................................23

CONCLUSION...................................................................................................................24

CHAPITRE 2 : APPROCHE PRATIQUE

…………………………………………………………………………
1 : Méthodologie de Recherche...........................................................................................25

2 : Analyse des Résultats et Discussion..............................................................................27

2.1 REPONSES ET ANALYSE..........................................................................................28

Synthèse............................................................................................ 35
CONCLUSION GENERALE............................................................................................36

BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................37

WEBOGRAPHIE................................................................................................................39

ANNEXE..............................................................................................................................40

TABLES DE MATIERES..................................................................................................42

5
INTRODUCTION GENERALE
La décision de financement est l'une des plus cruciales pour les entreprises, influençant
directement leur capacité à se développer, à innover et à survivre sur le long terme. En
essence, cette décision concerne le choix entre différentes sources de financement, telles que
les fonds propres, les dettes ou encore les instruments financiers hybrides. La complexité de
ce choix réside dans la multitude de facteurs, à la fois internes et externes, qui influencent
les préférences et les stratégies des entreprises.

Déterminants Internes

Parmi les déterminants internes, la structure du capital joue un rôle fondamental. Une
entreprise avec une forte proportion de capitaux propres peut être perçue comme plus stable,
ce qui peut faciliter l'accès à des financements supplémentaires à des conditions favorables.
En revanche, une entreprise avec un endettement élevé peut bénéficier des avantages fiscaux
des intérêts débiteurs, mais au risque d'une pression accrue sur ses flux de trésorerie.

La rentabilité de l'entreprise est également un facteur déterminant. Une entreprise rentable


génère des flux de trésorerie positifs, ce qui lui permet d'autofinancer une partie de ses
besoins en capital. Par ailleurs, la rentabilité perçue par les investisseurs peut influencer leur
disposition à fournir des capitaux propres ou à accorder des prêts.

La taille de l'entreprise est un autre facteur crucial. Les grandes entreprises, souvent bien
établies, ont généralement un accès plus facile aux marchés financiers et peuvent lever des
fonds à des coûts inférieurs comparativement aux petites entreprises. En revanche, les petites
et moyennes entreprises (PME) peuvent rencontrer des difficultés d'accès au financement en
raison de leur moindre visibilité et de la perception de risques plus élevés.

Le cycle de vie de l'entreprise influence également ses décisions de financement. Les


entreprises en phase de démarrage ou de croissance rapide nécessitent des financements pour
soutenir leur développement. Elles se tournent souvent vers les capitaux propres, notamment
le capital-risque, pour éviter les contraintes de remboursement liées à la dette. À mesure
qu'elles mûrissent et que leurs flux de trésorerie deviennent plus prévisibles, elles peuvent
recourir davantage à l'endettement pour bénéficier des avantages fiscaux et de l'effet de
levier.

Déterminants Externes

Les conditions du marché financier jouent un rôle clé dans la décision de financement. En
période de taux d'intérêt bas, les entreprises peuvent être incitées à s'endetter davantage, car
le coût du capital emprunté est réduit. En revanche, des taux d'intérêt élevés peuvent rendre
l'endettement moins attrayant et pousser les entreprises à rechercher des financements par
fonds propres.

La réglementation en vigueur est un autre facteur externe important. Les politiques fiscales,
les régulations bancaires et les normes comptables peuvent toutes influencer les choix de
financement des entreprises. Par exemple, des incitations fiscales pour l'investissement en
capital ou des régulations facilitant l'accès aux marchés financiers peuvent encourager les
entreprises à lever des fonds propres.

6
La conjoncture économique globale affecte également les décisions de financement. En
période de croissance économique, les entreprises sont généralement plus optimistes et
enclines à investir, augmentant ainsi leur demande de financement. À l'inverse, en période
de récession, l'incertitude économique peut inciter les entreprises à être plus prudentes et à
limiter leurs recours à des financements externes.

Facteurs Comportementaux et Théoriques

Les décisions de financement sont également influencées par des facteurs comportementaux
et les préférences des dirigeants d'entreprise. La théorie de l’agence souligne les conflits
potentiels entre les dirigeants (agents) et les actionnaires (principaux), qui peuvent
influencer les choix de financement. Par exemple, les dirigeants peuvent préférer
l'endettement pour éviter la dilution du contrôle que pourrait entraîner une émission de
nouvelles actions.

La théorie du signal (signaling theory) postule que les entreprises utilisent leurs décisions de
financement pour transmettre des informations au marché. Par exemple, une entreprise qui
choisit d'émettre des actions peut signaler sa confiance en ses perspectives de croissance
future, tandis qu'un recours accru à l'endettement peut être perçu comme un signal de solidité
financière.

La théorie du financement hiérarchique (pecking order theory) suggère que les entreprises
préfèrent financer leurs besoins en utilisant d'abord les ressources internes (bénéfices non
distribués), puis l'endettement, et enfin l'émission de nouvelles actions, en raison des
coûts d'asymétrie d'information associés à chaque type de financement.

Conclusion

En résumé, la décision de financement des entreprises est un processus complexe influencé


par une multitude de déterminants internes et externes. Une compréhension approfondie de
ces facteurs permet non seulement de formuler des stratégies financières optimales, mais
aussi de mieux prévoir et gérer les risques associés aux choix de financement. En intégrant
les dimensions économiques, réglementaires et comportementales, les entreprises peuvent
naviguer plus efficacement dans l'environnement financier et optimiser leur structure de
capital pour soutenir leur croissance et leur développement durable.

7
1 Revue de la littérature sur les théories de financement
1.1 Théories traditionnelles du financement

1.1.1 Théorie de Modigliani-Miller

La théorie de Modigliani-Miller, développée par Franco Modigliani et Merton Miller


dans les années 1950 et 1960, propose que la valeur d'une entreprise ne dépend pas de sa
structure de capital. Cette théorie repose sur l'hypothèse d'absence de taxes, de coûts de
transaction et d'asymétrie d'information parfaite entre les acteurs du marché. Elle établit
deux propositions fundamentals:
 Proposition I : L'irrélevance de la structure de capital dans un monde sans taxes.
 Proposition II : L'effet de levier financier et le coût du capital.

Historique
Franco Modigliani et Merton Miller, deux professeurs du Massachusetts Institute of
Technology publient dans l'American Economic Review de juin 1958 un article intitulé The
Cost of Capital, Corporation Finance and the Theory of Investment autour de la question
de recherche : le changement de la structure du capital peut-il créer de la valeur. Pour
étudier cela, ils font des hypothèses extrêmes dans le but de montrer sous quelles conditions
la politique de Dette ne compte pas.

 Pas de taxes de discriminations, telles que les taxes d'entreprises ;


 Pas de coûts de faillites ;
 Pas d'asymétrie d'informations ni de coûts d'agences ;
 Les marchés financiers fonctionnent de façon parfaite, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de coûts
de transactions.
Ils affirmant alors dans un théorème que la valeur de l'actif économique est indépendante de
la façon dont cet actif économique est financé (dettes et/ou capitaux propres). Cela affecte
seulement comment cet actif économique est partagé entre les détenteurs de la dette et les
actionnaires. De plus, une structure du capital optimale n'existe pas.
En 1963, ils adaptent ce théorème par l'intégration de la notion de la fiscalité des entreprises.
Dans ce cadre-là, ils démontrent que la valeur de l'actif économique de l'entreprise endettée
est égale à la valeur de l'actif économique d'une entreprise non endettée majorée de la valeur
actuelle de l'économie d'impôt lié à la déductibilité fiscale des intérêts de la Dette.
En 1977, Merton Miller publie un nouvel article qui intègre cette fois-ci, non seulement la
notion de fiscalité des entreprises, mais aussi la fiscalité des particuliers investisseurs dans le
raisonnement. Dans cette optique, l'économiste montre que la prise en compte de ces deux
fiscalités permet d'aboutir aux mêmes conclusions que celles produites en 1958, à savoir que
la manière de financer un actif économique entre dettes et capitaux propres n'a pas
d'influence sur la Valeur de cet actif économique

8
Démonstration du théorème de 1958

Supposons deux firmes A et B. Ces deux firmes diffèrent seulement dans leur structure
financière : A est financée à 100 % par ses actionnaires alors que B est financée par ses
actionnaires mais aussi par de la dette. Ces deux firmes ont en outre le même revenu
d'exploitation notée X.

Considérons maintenant deux stratégies d'investissements :

 Pour posséder 1 % de la compagnie A : je dois acheter 1 % des actions de A =


0,[Link] et je peux donc réclamer 1 % de la valeur des actifs de l'entreprise A =
0,[Link]
 Pour posséder 1 % de la compagnie B : je dois acheter 1 % des actions de B mais
aussi 1 % de sa dette = 0,[Link] + 0,[Link] et je peux réclamer 1 % de la valeur des
actifs de B = 0,[Link]

Quels sont les gains de ces stratégies ?

 Pour A : 0,01X
 Pour B : 0,01(X-rD) + 0,01rD = 0,01X où r = le taux de remboursement de la dette.
Pour expliciter, en tant qu'actionnaire je gagne 0,01(X-rD) car je dois rembourser à
la banque mais comme je détiens aussi 1 % de la dette je gagne 0,01rD.

Noter que les deux investissements ont les mêmes gains. Or cela veut dire qu'ils doivent
rapporter la même chose donc 0,01VA=0,01VB sinon il y a un risque d'arbitrage. Ainsi la
valeur de la firme est indépendante de la stratégie d'investissement. Cette stratégie affecte
seulement la façon dont la valeur de l'actif économique est partagée entre les actionnaires et
les détenteurs de la dette.

1.1.2 Théorie de l'ordre de préférence (Pecking Order Theory)

La Théorie de l'ordre de préférence, également connue sous le nom de Pecking Order Theory,
a été développée par Myers et Majluf en 1984 pour expliquer les choix de financement des
entreprises en fonction des coûts d'asymétrie d'information. Cette théorie propose un ordre
hiérarchique dans lequel les entreprises préfèrent accéder aux différentes sources de
financement, en commençant par les plus internes et moins coûteuses en information
jusqu'aux plus externes et plus coûteuses.

Principes Fondamentaux:

1. Hiérarchie des Sources de Financement :


 Financements Internes : Les entreprises utilisent en premier lieu leurs
bénéfices non distribués et leurs réserves de trésorerie pour financer leurs
investissements. Ce mode de financement est préféré car il évite les coûts
d'information associés à l'endettement et à l'émission d'actions.

9
Endettement : Ensuite, si les ressources internes ne sont pas suffisantes, les
entreprises optent généralement pour l'endettement plutôt que l'émission
d'actions. Cela est dû au coût relativement moins élevé de l'endettement et à la
moindre réaction négative des investisseurs par rapport à l'émission d'actions.
 Émission d'Actions : La dernière option est l'émission d'actions. Cette
méthode est considérée comme coûteuse en raison de la réaction négative
des investisseurs, qui interprètent souvent cette action comme un signal de
surévaluation de l'entreprise.
2. Asymétrie d'Information :
 La théorie souligne que les décisions de financement des entreprises sont
fortement influencées par l'asymétrie d'information entre les dirigeants de
l'entreprise et les investisseurs externes.
 Les managers ont souvent plus d'informations sur la santé financière réelle de
leur entreprise que ce que les investisseurs externes peuvent obtenir. Cette
asymétrie conduit les entreprises à préférer les sources de financement internes
et moins transparentes pour éviter de révéler des informations défavorables qui
pourraient être mal interprétées par le marché.

Critiques et Débats :

Adaptabilité et Contexte : Bien que largement acceptée, la Pecking Order Theory a été
critiquée pour sa capacité limitée à expliquer certaines décisions de financement, notamment
dans des contextes où les entreprises peuvent préférer un endettement stratégique pour
profiter des avantages fiscaux.

Évolution des Marchés Financiers : Dans un environnement financier en constante évolution,


certains chercheurs remettent en question la pertinence continue de cette théorie,
particulièrement à la lumière des innovations financières et des nouvelles dynamiques de
marché.

Vérification empirique

La théorie de l'ordre hiérarchie financier résiste bien à l'empirie. Le Fonds monétaire


international remarque que l'analyse des flux financiers internationaux montrent que les
Investissements Directs à l’Étranger (c'est-à-dire des investissements similaires aux fonds
propres) sont, en volume, supérieur à ceux de dette, qui sont eux-mêmes supérieurs à ceux
d'actions.

Une étude de 1999 réalisée par Shyam-Sunder et Myers sur 157 entreprises (entre 1971 et
1989) a validé la théorie.

Myers admet toutefois lui-même que sa théorie n'est pas entièrement conforme à la réalité, en
ce qu'il arrive que des entreprises lèvent des capitaux en vendant des actions avant de générer
de la dette.

10
1.1.3 Théorie du Compromis (Trade-Off Theory)

La Théorie du Compromis, ou Trade-Off Theory, est une approche fondamentale en finance


qui tente d'expliquer comment les entreprises choisissent leur structure de capital optimale en
équilibrant les bénéfices et les coûts associés à l'endettement. Développée principalement par
Kraus et Litzenberger en 1973, cette théorie propose que les entreprises visent à maximiser
leur valeur en trouvant un compromis optimal entre les avantages fiscaux de la dette et les
coûts de détresse financière.

la théorie de l'ordre hiérarchique financier établit que, des trois formes de financement
possibles pour une entreprise (trésorerie interne, la dette, les actions), une entreprise
préférera se financer à partir de sa trésorerie interne, puis de la dette, et enfin, en dernier cas,
en vendant des actions1.

Cela a une conséquence pratique sur le mode de fonctionnement de l'entreprise : une fois
qu'elle a vidé sa trésorerie interne, elle générera de la dette. Si elle ne peut plus en générer,
elle produit alors des actions. Le rejet du financement par actions est dû à ce que la
génération d'actions signifie une vente d'une partie de la propriété de l'entreprise2.

Myers et Majluf mettent en lumière les conséquences de l'asymétrie d'informations entre les
managers et les investisseurs. Si l'entreprise se finance par des actions, c'est qu'elle pense
que les actions sont surévaluées, et peuvent donc leur apporter du financement facile et
abondant. Si l'entreprise se finance par de la dette, c'est qu'elle pense que les actions sont
sous- évaluées3.

Myers remarque un autre avantage du financement interne : lorsque des flux de cash positifs
sont générés, ils peuvent être réutilisés immédiatement par l'entreprise ; il n'y a pas besoin
de passer par des investisseurs

Principes Fondamentaux

Avantages de l'Endettement :

Avantages Fiscaux : Les intérêts payés sur la dette sont généralement déductibles des
impôts, ce qui réduit le coût net de la dette pour l'entreprise. Ce bouclier fiscal incite les
entreprises à utiliser l'endettement comme source de financement pour maximiser leur
valeur.

Coûts de l'Endettement :
Coûts de Détresse Financière : À mesure que l'endettement augmente, le risque de détresse
financière s'accroît. Les coûts de détresse financière incluent les coûts directs, comme les
frais juridiques et administratifs en cas de faillite, ainsi que les coûts indirects, comme la
perte de clients, la réduction de la productivité des employés et les restrictions d'accès aux
marchés financiers.

Coûts d'Agence : L'endettement peut également entraîner des conflits d'agence entre les
créanciers et les actionnaires. Les actionnaires peuvent être tentés de prendre des décisions

11
d'investissement plus risquées car les gains potentiels leur reviennent, tandis que les pertes
sont partagées avec les créanciers.

Compromise Optimal:

La Trade-Off Theory propose qu'il existe un niveau d'endettement optimal où les bénéfices
marginaux des avantages fiscaux de la dette sont égaux aux coûts marginaux des risques de
détresse financière. Les entreprises doivent donc évaluer soigneusement leurs besoins en
financement par endettement pour ne pas dépasser ce point d'équilibre. Modèles et
Applications

Modèle Statique :

Le modèle statique de la Trade-Off Theory considère un instantané de la structure de capital


de l'entreprise et évalue les niveaux de dette et de capitaux propres nécessaires pour atteindre
un équilibre optimal. Ce modèle est souvent utilisé pour des analyses ponctuelles et des
comparaisons entre entreprises similaires.

Modèle Dynamique:

Le modèle dynamique de la Trade-Off Theory prend en compte les fluctuations du marché et


les changements dans les conditions économiques sur le temps. Ce modèle est plus complexe
et permet aux entreprises d'ajuster leur structure de capital en fonction des nouvelles
informations et des variations des coûts et bénéfices de l'endettement.

Critiques et Limitations

Hypothèses Simplicistes
:
Certains critiques soutiennent que la Trade-Off Theory repose sur des hypothèses trop
simplistes, comme la constance des taux d'intérêt et l'absence de fluctuations importantes des
bénéfices des entreprises.

Représentation Réaliste :

Les modèles basés sur cette théorie peuvent ne pas représenter fidèlement la complexité des
décisions de financement dans des contextes réels où les facteurs externes (comme les
conditions du marché et les régulations) jouent un rôle significatif.

Importance Pratique

Malgré ses limitations, la Trade-Off Theory reste un outil précieux pour les gestionnaires
financiers et les analystes en leur fournissant un cadre pour évaluer les décisions de
financement. En comprenant le compromis entre les avantages fiscaux de la dette et les coûts
de détresse financière, les entreprises peuvent mieux naviguer dans leurs choix de
financement pour maximiser leur valeur tout en minimisant les risques associés.

12
1.2. Perspectives Contemporaines
Les perspectives contemporaines du financement des entreprises élargissent et
approfondissent les théories traditionnelles en intégrant des éléments tels que l'asymétrie
d'information, les coûts de transaction et la théorie de l'agence. Ces perspectives offrent une
vision plus nuancée et réaliste des décisions de financement en prenant en compte les
complexités et les imperfections des marchés financiers modernes.

1.2.1 Asymétrie d'Information

L'asymétrie d'information se produit lorsque les dirigeants de l'entreprise possèdent plus


d'informations sur la situation financière et les perspectives futures de l'entreprise que les
investisseurs externes. Cela peut influencer les décisions de financement de plusieurs
manières :

Signalisation : Les entreprises peuvent utiliser certaines actions comme signal de leur qualité
financière. Par exemple, l'émission de nouvelles actions peut être perçue comme un signal
négatif, indiquant que les dirigeants pensent que les actions sont surévaluées. Par conséquent,
les entreprises peuvent préférer l'endettement ou le financement interne pour éviter de
transmettre des signaux négatifs au marché.

Sélection Adverse : Les investisseurs peuvent exiger une prime de risque plus élevée pour
compenser l'incertitude liée à l'asymétrie d'information. Cela peut rendre certaines formes de
financement plus coûteuses pour les entreprises.

Exemple

Dans le secteur de l'assurance, les clients peuvent avoir plus d'informations sur leur propre
risque de santé que l'assureur. Si les assureurs ne peuvent pas distinguer entre les clients à
haut risque et à faible risque, ils peuvent augmenter les primes pour tous, ce qui peut
dissuader les clients à faible risque de souscrire une assurance, aggravant ainsi le problème

Historique
Akerlof publie The Market for “Lemons” en 1970, qui met en évidence une situation
d'asymétrie d'information sur un marché. Le marché étudié est celui des lemons, que l'on peut
traduire par « tacots », « rossignols » ou encore « citrons », c'est-à-dire les voitures
présentant des vices cachés sur le marché des voitures d'occasion. Dans le « marché des
tacots », les vendeurs possèdent de l'information supplémentaire par rapport aux acheteurs
sur la qualité des produits, et sont incités à tromper ceux-ci en leur vendant une mauvaise
voiture au prix d'une bonne voiture.

Dans une telle situation, la courbe de demande du bien a une forme atypique. Elle n’a pas la
forme classique (du modèle CPP) d’une fonction décroissante du prix. Mais celle d’une
courbe en C « inversé ». En effet, les personnes qui possèdent un « tacot » vont tenter de s’en

13
débarrasser en le vendant d’occasion. Comment les acheteurs peuvent-ils faire le tri entre les
vendeurs qui ont de bonnes raisons de vendre leur véhicule et ceux qui le font parce que le
véhicule est devenu un « tacot » ? Devant le risque, les acheteurs sont tentés de se retirer du
marché, ce qui a pour conséquence de faire baisser le prix pour toutes les voitures. Les
vendeurs de véhicules de bonne qualité, jugeant le prix trop faible, renoncent alors à proposer
leur véhicule, et la proportion de « tacots » augmente, ce qui rend encore plus méfiant les
acheteurs, etc. À la limite, le marché des véhicules d’occasion peut disparaître. En pratique il
devient « étroit » et les « tacots » y sont surreprésentés.

1.2.2 Coûts de Transaction

Les coûts de transaction comprennent les frais et les obstacles liés à l'émission de nouvelles
actions ou à l'obtention de dettes. Ces coûts peuvent influencer les décisions de
financement en rendant certaines options moins attractives :

 Émission d'Actions : L'émission de nouvelles actions peut entraîner des coûts élevés,
tels que les frais d'enregistrement, les commissions des banques d'investissement, et
les coûts de divulgation d'information. Ces coûts peuvent dissuader les entreprises
de lever des fonds par le biais de nouvelles actions, les poussant à privilégier
d'autres sources de financement.
 Obtention de Dettes : L'obtention de dettes peut également entraîner des coûts de
transaction, y compris les frais de négociation, les coûts administratifs et les
exigences de garanties. Les entreprises doivent peser ces coûts par rapport aux
avantages de l'endettement.

Exemples de Coûts de Transaction

Immobilier

Achat d'une maison : Inclut les frais d'agence immobilière, les coûts de vérification de la
propriété, les frais de notaire, les coûts d'inspection, et les frais juridiques pour la rédaction
des contrats.

Commerce International

Importation/exportation de biens : Inclut les coûts de recherche de partenaires commerciaux


à l'étranger, les frais de négociation des contratsd'import/export,les coûts de conformité
réglementaire, et les frais de transport et de logistique

Investissement en Bourse

Achat d'actions : Inclut les frais de courtage, les coûts de recherche et d'analyse des actions,
les frais de gestion de portefeuille, et les coûts de surveillance des performances des
investissements.

La théorie des coûts de transaction, développée par Ronald Coase et Oliver Williamson,
examine comment les coûts de transaction influencent la structure et le fonctionnement des
14
entreprises et des marchés. Elle propose que les organisations choisissent des structures de
gouvernance (marché, hiérarchie, ou réseaux) en fonction des coûts de transaction associés à
différentes formes de coordination économique.

1.2.3 Théorie de l'Agence

La théorie de l'agence examine les conflits d'intérêts entre les différentes parties prenantes
de l'entreprise, notamment entre les actionnaires (principaux) et les dirigeants (agents). Ces
conflits peuvent influencer les décisions de financement de manière significative :

 Conflits Entre Actionnaires et Dirigeants : Les dirigeants peuvent être réticents à


s'endetter trop lourdement pour éviter le risque de faillite et protéger leur propre
emploi, même si un niveau d'endettement plus élevé pourrait maximiser la valeur
de l'entreprise pour les actionnaires.
 Conflits Entre Créanciers et Actionnaires : Les créanciers préfèrent généralement
des politiques de gestion financière prudentes pour assurer le remboursement de la
dette. En revanche, les actionnaires peuvent favoriser des investissements plus
risqués qui offrent un potentiel de rendements plus élevés. Ces conflits peuvent
influencer la structure de capital choisie par l'entreprise.

Composantes de la Théorie de l'Agence

Principal et Agent

o Principal : L'entité ou la personne qui délègue l'autorité de prendre des


décisions. Dans le contexte d'une entreprise, cela pourrait être les actionnaires.
o Agent : La personne ou l'entité à qui l'autorité est déléguée. Dans
une entreprise, ce sont souvent les dirigeants ou les managers.

Problèmes d'Agence

o Aléa moral (Moral Hazard) : Se produit lorsque l'agent prend des risques
ou des décisions qui ne sont pas dans le meilleur intérêt du principal parce
que l'agent ne supporte pas directement les conséquences de ses actions.
o Antisélection (Adverse Selection) : Se produit lorsque le principal ne peut
pas distinguer entre des agents de qualité différente avant de les engager,
conduisant potentiellement à une sélection d'agents moins compétents ou
plus risqués.

Coûts d'Agence

Les coûts associés à la résolution des problèmes d'agence. Ils incluent les coûts de
surveillance et de contrôle des actions des agents, les coûts des systèmes
d'incitation pour aligner les intérêts des agents avec ceux des principaux, et les
15
pertes résiduelles lorsque les décisions des agents ne maximisent pas la valeur
pour les principaux.

2 Facteurs influençant les décisions de financement


des entreprises
2.1.1 Facteurs Internes
Les décisions de financement des entreprises au Maroc, comme ailleurs, sont influencées
par des facteurs internes spécifiques à chaque entreprise. Voici une présentation détaillée de
ces facteurs avec des exemples pertinents du contexte marocain.

2.1.2 Taille de l'Entreprise

Au Maroc, la taille de l'entreprise joue un rôle crucial dans ses décisions de financement.
Les grandes entreprises, comme l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), et les petites
entreprises locales ont des comportements financiers différents.

 Accès aux Marchés Financiers : OCP, étant une des plus grandes entreprises du
Maroc et un leader mondial dans l'industrie des phosphates, a un accès facile aux
marchés financiers internationaux et peut lever des fonds à des conditions favorables
grâce à sa notoriété et à sa solidité financière. Par exemple, OCP a réussi à émettre
des obligations sur les marchés internationaux pour financer ses projets d'expansion.
 Économies d'Échelle : Les grandes entreprises marocaines comme Maroc Telecom
bénéficient d'économies d'échelle, ce qui leur permet de réduire les coûts liés à
l'émission de nouvelles actions ou à l'obtention de dettes. Elles peuvent négocier
des conditions plus avantageuses avec les créanciers et les investisseurs.
 Flexibilité Financière : En revanche, une petite entreprise locale à Casablanca pourrait
rencontrer des difficultés à accéder aux financements externes et doit souvent se
tourner vers des sources de financement internes ou des prêts bancaires, avec des
conditions plus strictes et des taux d'intérêt plus élevés.

La taille de l'entreprise au Maroc influence considérablement ses décisions de


financement. Les grandes entreprises bénéficient d'un accès facilité aux marchés
financiers internationaux, d'économies d'échelle et d'une flexibilité financière accrue,
leur permettant de croître et de se développer plus rapidement. En revanche, les petites
entreprises rencontrent des défis significatifs, notamment des difficultés d'accès aux
financements externes et une dépendance accrue aux prêts bancaires, souvent assortis de
conditions moins favorables. Pour ces petites entreprises, des initiatives de soutien, telles
que les programmes de microcrédit et les incitations fiscales, sont cruciales pour les
aider à surmonter ces obstacles et à réaliser leur potentiel de croissance.

16
2.1.3 Rentabilité

La rentabilité est un facteur clé qui influence les décisions de financement des entreprises
marocaines. Une entreprise rentable dispose de plus de possibilités pour financer sa
croissance et ses projets. Voici une analyse plus détaillée avec des exemples pertinents du
contexte marocain :

Autofinancement

Les entreprises rentables peuvent réinvestir leurs bénéfices non distribués pour financer de
nouveaux projets, réduisant ainsi leur dépendance aux sources de financement externes.

 Label'Vie : Cette entreprise, qui exploite les supermarchés Carrefour au Maroc,


utilise une partie de ses bénéfices pour ouvrir de nouveaux magasins et moderniser
ses infrastructures. Par exemple, Label'Vie a investi dans l'expansion de son réseau
de magasins et dans l'amélioration de l'expérience client grâce à des projets
autofinancés, ce qui lui permet de maintenir un contrôle total sur ses opérations sans
augmenter son endettement.
 Exemple Supplémentaire : Cosumar, le principal producteur de sucre au
Maroc, utilise également ses bénéfices pour moderniser ses installations et
améliorer ses processus de production. Cette stratégie d'autofinancement aide
Cosumar à rester compétitif tout en évitant les coûts liés à l'emprunt.

. Capacité d'Endettement

Les entreprises rentables sont perçues comme des risques plus faibles par les prêteurs, ce qui
leur permet d'obtenir des prêts à des conditions plus favorables.

 LafargeHolcim Maroc : Grâce à sa rentabilité, LafargeHolcim Maroc peut obtenir


des prêts à des taux d'intérêt plus bas. Les banques marocaines, reconnaissant la
faible probabilité de défaut de cette entreprise, sont plus enclines à offrir des
conditions de crédit avantageuses. Par exemple, LafargeHolcim Maroc a pu financer
des projets d'expansion et de modernisation de ses installations de production de
ciment en bénéficiant de conditions de prêt préférentielles.
 Exemple Supplémentaire : OCP Group utilise sa solide performance financière
pour négocier des lignes de crédit internationales à des taux avantageux, ce qui
permet de financer ses projets de développement à long terme, y compris l'expansion
de ses opérations minières et la diversification de ses produits.

Attractivité pour les Investisseurs

La rentabilité rend une entreprise plus attractive pour les investisseurs, car elle indique une
performance financière solide et une gestion efficace des ressources.

17
 Attijariwafa Bank : En tant que l'une des plus grandes banques du Maroc,
Attijariwafa Bank attire de nombreux investisseurs en raison de sa rentabilité et de
ses solides performances financières. Les actions de la banque sont très prisées sur la
Bourse de Casablanca, ce qui lui permet de lever des fonds en émettant des actions ou
des obligations. Par exemple, Attijariwafa Bank a réussi plusieurs levées de fonds
importantes pour financer son expansion en Afrique grâce à l'intérêt soutenu des
investisseurs.
 Exemple Supplémentaire : Managem, une entreprise minière marocaine, attire
des investisseurs internationaux grâce à ses bonnes performances financières et à sa
rentabilité constante. Cela lui permet d'émettre des actions ou de lever des fonds sur
les marchés internationaux pour financer des projets d'exploration et de
développement de nouvelles mines.

Impact Global sur les Décisions de Financement

Flexibilité Financière : Les entreprises rentables ont une plus grande flexibilité pour
choisir entre l'autofinancement, l'endettement ou l'émission d'actions. Cette flexibilité
leur permet de sélectionner la méthode de financement la plus avantageuse selon les
conditions du marché et leurs besoins spécifiques.

Coût du Capital : Une entreprise rentable peut réduire son coût global du capital en
utilisant ses bénéfices pour financer des projets, ce qui diminue sa dépendance à l'égard
des prêts coûteux ou des émissions d'actions dilutives.

Croissance Durable : La capacité à financer des projets de croissance par le biais de


bénéfices réinvestis ou de financements à faible coût contribue à une croissance durable
et à long terme. Cela permet aux entreprises de se développer sans compromettre leur
stabilité financière.

2.1.4 Structure du Capital

La structure du capital d'une entreprise marocaine est un facteur crucial qui influence
directement ses décisions de financement. Voici une analyse approfondie avec des exemples
concrets du contexte marocain :

1. Ratio d'Endettement

Les entreprises marocaines ajustent leur ratio d'endettement pour optimiser leur structure du
capital, ce qui impacte leur capacité à obtenir des financements et à gérer leur coût de capital.

BMCE Bank : Avec un ratio d'endettement modéré, BMCE Bank peut accéder à une large
gamme d'options de financement. Cette banque équilibre judicieusement ses sources de
financement entre les dettes et les capitaux propres pour minimiser son coût global du
capital. Par exemple, BMCE Bank a pu lever des fonds sur le marché obligataire
international à des taux compétitifs, renforçant ainsi sa position financière pour soutenir ses
opérations de croissance en Afrique.

2. Effet de Levier

18
Certaines entreprises marocaines utilisent stratégiquement l'endettement pour maximiser les
rendements sur les capitaux propres sans augmenter de manière disproportionnée les
risques financiers.

Cosumar : Cette entreprise, leader dans le secteur du sucre au Maroc, utilise l'effet de levier
pour optimiser ses rendements financiers. En tirant parti de l'endettement pour financer des
investissements stratégiques dans la modernisation de ses installations ou l'expansion de sa
capacité de production, Cosumar peut augmenter ses bénéfices tout en maintenant un niveau
de risque gérable. Par exemple, Cosumar a utilisé des prêts à long terme pour financer
l'installation de nouvelles lignes de production, ce qui a contribué à accroître sa rentabilité
opérationnelle.

Exemple Supplémentaire : Managem, dans le secteur minier, utilise également l'effet de


levier pour financer des acquisitions stratégiques et des projets d'exploration. En utilisant
l'endettement de manière réfléchie, Managem augmente ses capacités de production et
explore de nouvelles opportunités minières tout en optimisant ses retours sur investissement.

3. Politique de Dividendes

La politique de dividendes d'une entreprise influe sur sa structure de capital en affectant la


répartition des bénéfices entre les actionnaires et la rétention de bénéfices pour le
financement interne ou externe.

Maroc Telecom : Cette entreprise verse régulièrement des dividendes élevés à ses
actionnaires, ce qui influence sa structure de capital. En distribuant une partie importante de
ses bénéfices sous forme de dividendes, Maroc Telecom réduit sa capacité à réinvestir ces
fonds dans de nouveaux projets ou à utiliser l'autofinancement pour financer ses opérations.
Cependant, cette politique de dividendes élevés peut également signaler la stabilité financière
et la générosité envers les actionnaires, renforçant ainsi la confiance des investisseurs sur le
long terme..

Impact Global sur les Décisions de Financement

Optimisation du Coût de Capital : Les entreprises ajustent leur structure du capital pour
minimiser leur coût global du capital, ce qui peut inclure l'utilisation judicieuse de
l'endettement et l'équilibre entre les sources de financement internes et externes.

Gestion des Risques Financiers : L'utilisation stratégique de l'endettement permet aux


entreprises d'accroître leurs rendements tout en gérant de manière proactive les risques
financiers associés à un niveau d'endettement élevé.

Alignement des Intérêts des Parties Prenantes : Les politiques de dividendes influencent
la perception des investisseurs et la stabilité financière à long terme, jouant un rôle crucial
dans la gestion des relations avec les actionnaires et les créanciers.

19
2.1.5 Gouvernance d'Entreprise

La gouvernance d'entreprise au Maroc, avec des exemples comme Saham Group, influence
les décisions de financement.

 Alignement des Intérêts : Saham Group, avec une gouvernance d'entreprise robuste,
assure un alignement des intérêts entre les dirigeants, les actionnaires et les
créanciers. Cela réduit les conflits d'agence et facilite l'accès à des sources de
financement à des conditions plus favorables.
 Transparence et Communication : Les entreprises comme HPS (Hightech
Payment Systems) mettent en place des pratiques de gouvernance transparents et
une communication efficace avec les investisseurs et les créanciers, ce qui
augmente la confiance des investisseurs et facilite l'obtention de financements
externes.
 Prises de Décision : Les structures de gouvernance efficaces, comme celles de
BMCI Bank, permettent des prises de décision rapides et éclairées concernant les
choix de financement. Cela inclut l'évaluation rapide des opportunités de marché et
l'ajustement de la structure de capital en fonction des conditions économiques.

2.2 : Facteurs externes


Les décisions de financement des entreprises marocaines sont influencées par de nombreux
facteurs externes qui façonnent l'environnement économique, politique et sectoriel dans
lequel elles opèrent. Les principaux facteurs externes incluent l'environnement économique,
les politiques gouvernementales, les conditions du marché financier et les caractéristiques
sectorielles. Cette section explore ces facteurs en détail avec des exemples concrets du
contexte marocain.

2.2.1 : Environnement Économique

L'environnement économique global joue un rôle crucial dans les décisions de financement
des entreprises.

Croissance Économique

La croissance économique affecte directement la confiance des entreprises et leur


propension à investir et à emprunter.

 Contexte de Croissance : Au Maroc, des périodes de croissance économique


soutenue, comme dans les années 2000, ont permis à des entreprises comme
Attijariwafa Bank de se développer rapidement. Cette croissance économique
stimule la demande pour les produits et services des entreprises, encourageant ainsi
les investissements pour augmenter la capacité de production et améliorer les
infrastructures. Les entreprises sont alors plus enclines à emprunter pour financer ces
expansions.
 Effet sur les PME : Pour les petites et moyennes entreprises (PME), une
croissance économique forte peut faciliter l'accès aux crédits et attirer des

20
investisseurs. Par

21
exemple, dans les secteurs en expansion comme le tourisme ou l'agro-industrie, les
PME peuvent obtenir des financements plus facilement pour répondre à la demande
croissante.

Inflation et Taux d'Intérêt

Les taux d'intérêt et l'inflation sont des éléments économiques clés qui influencent le coût du
capital.

 Taux d'Intérêt : Un environnement de faibles taux d'intérêt, comme celui observé


en 2020 lorsque Bank Al-Maghrib a réduit son taux directeur à 1,5%, réduit le coût
de l'emprunt. Cela rend le financement par la dette plus attractif pour les entreprises.
Les grandes entreprises comme OCP et Maroc Telecom peuvent ainsi lever des fonds
à moindre coût pour financer des projets d'infrastructure ou d'expansion.
 Inflation : Une inflation contrôlée favorise la stabilité économique, ce qui rassure
les investisseurs et les prêteurs. En revanche, une inflation élevée peut augmenter les
coûts de financement et réduire la capacité des entreprises à planifier à long terme.
Les entreprises peuvent être contraintes d'augmenter leurs prix, ce qui peut réduire la
demande et affecter les revenus futurs.

Stabilité Politique et Économique

La stabilité politique et économique est essentielle pour créer un environnement propice aux
affaires.

 Réformes et Investissements : Les réformes économiques menées sous le règne du


Roi Mohammed VI, visant à améliorer l'environnement des affaires, ont attiré des
investissements étrangers directs (IDE). Par exemple, des zones franches comme
Tanger Med ont attiré de nombreuses entreprises internationales grâce à des
conditions stables et des incitations fiscales. Ces investissements étrangers offrent
des opportunités de financement via des partenariats, des joint-ventures et des
émissions d'obligations.
 Confiance des Investisseurs : Une stabilité politique continue encourage la
confiance des investisseurs locaux et internationaux. Les entreprises marocaines
comme HPS et Label'Vie peuvent ainsi lever des fonds sur les marchés internationaux
avec des conditions plus favorables.

2.2.2 : Politiques Gouvernementales

Les décisions de financement des entreprises sont également influencées par les politiques
gouvernementales et les régulations.

Régulations Financières

Les régulations imposées par des institutions comme Bank Al-Maghrib affectent directement
les décisions de financement.

 Cadre Réglementaire : Les régulations favorables, telles que des incitations fiscales
pour les investissements ou des programmes de soutien aux PME, facilitent l'accès
au financement. Par exemple, le programme "Intelaka" lancé en 2020 a été conçu
pour
22
encourager l'entrepreneuriat en offrant des prêts à des taux d'intérêt très réduits et en
garantissant une partie des prêts via la Caisse Centrale de Garantie (CCG).
 Contrôle des Risques : Bank Al-Maghrib impose des régulations strictes pour
contrôler les risques financiers. Ces régulations affectent les conditions de crédit et
les exigences de garantie. Des politiques prudentes de gestion des risques par les
banques marocaines assurent la stabilité du système financier, ce qui est crucial pour
maintenir un flux constant de financement pour les entreprises.

Politiques Fiscales

Les politiques fiscales influencent les décisions de financement des entreprises à travers les
taux d'imposition et les incitations fiscales.

 Taux d'Imposition : Des taux d'imposition favorables sur les bénéfices des
entreprises encouragent les investissements. Par exemple, des réductions fiscales
pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices dans le développement de leur
activité ou dans des projets innovants peuvent stimuler les investissements. Les zones
franches industrielles offrent souvent des exonérations fiscales partielles ou totales,
ce qui rend l'investissement plus attractif.
 Déductions Fiscales : Les déductions fiscales pour les investissements dans les
régions moins développées incitent les entreprises à s'installer dans ces zones,
favorisant ainsi le développement économique régional. Par exemple, les
entreprises agroalimentaires peuvent bénéficier de déductions fiscales pour l'achat
de matériel agricole moderne, ce qui réduit leur coût global de financement.

Subventions et Aides

Le gouvernement marocain offre diverses subventions et aides aux secteurs stratégiques


pour encourager les investissements.

 Subventions Sectorielles : Le Plan Maroc Vert, lancé en 2008, a fourni des


subventions importantes aux entreprises du secteur agricole pour moderniser leurs
équipements et infrastructures. Les subventions aident à réduire les coûts initiaux
des investissements, facilitant ainsi l'accès au financement pour des entreprises
comme Les Domaines Agricoles.
 Programmes de Soutien : Le gouvernement propose également des programmes
de soutien pour les startups et les PME, tels que les incubateurs et les accélérateurs,
qui fournissent non seulement des fonds, mais aussi un soutien en termes de
mentorat et de formation. Par exemple, le programme "Tamwilkom" offre des
garanties pour les prêts bancaires accordés aux startups, réduisant ainsi le risque
pour les prêteurs et facilitant l'accès au financement pour les nouvelles entreprises.

2.2.3 : Conditions du Marché Financier

Les conditions du marché financier, à la fois domestiques et internationaux, influencent


fortement les décisions de financement des entreprises marocaines.

Disponibilité et Coût du Capital

23
La disponibilité et le coût du capital sur les marchés financiers déterminent la facilité avec
laquelle les entreprises peuvent accéder aux fonds nécessaires pour leurs projets.

 Liquidité du Marché : Lorsque les marchés financiers sont liquides, les entreprises
trouvent plus facile de lever des fonds par l'émission de titres de dette ou de capital.
Par exemple, durant les périodes où les taux d'intérêt mondiaux sont bas, des
entreprises comme OCP ont émis des obligations sur les marchés internationaux pour
financer leurs projets d'expansion. La liquidité abondante permet aux entreprises
d'obtenir des financements à des taux d'intérêt compétitifs.
 Conditions de Crédit : Les conditions de crédit, comme les taux d'intérêt et les
exigences de garantie, influencent directement les décisions de financement. Les
banques marocaines, telles que BMCE Bank et Banque Populaire, offrent des
produits de crédit variés adaptés aux besoins des entreprises. Par exemple, BMCE
Bank propose des crédits à moyen et long terme pour financer les investissements des
PME avec des conditions favorables grâce aux garanties offertes par la CCG.

Marchés Boursiers

La performance et la liquidité des marchés boursiers affectent les décisions de financement


par l'émission d'actions.

 Accès aux Marchés : Une bourse performante permet aux entreprises d'émettre des
actions à des conditions favorables. Par exemple, HPS (Hightech Payment Systems) a
profité de la liquidité du marché pour lever des fonds via des offres publiques
initiales (IPO) et financer ses projets d'expansion à l'international. Une bonne
performance boursière augmente également la valorisation des entreprises, ce qui leur
permet de lever davantage de capitaux en émettant un nombre réduit d'actions.
 Évaluations des Investisseurs : Les entreprises cotées à la Bourse de Casablanca
bénéficient d'une visibilité accrue et de l'évaluation continue par les investisseurs.
Cela peut influencer positivement leur capacité à lever des fonds. Par exemple,
Maroc Telecom, en tant que leader du secteur des télécommunications, attire
régulièrement des investissements en raison de sa performance stable et de sa
croissance continue.

2.2.4 : Caractéristiques Sectorielles

Les caractéristiques spécifiques à chaque secteur influencent les décisions de financement des
entreprises marocaines.

Secteur Minier et Phosphatier

Les entreprises du secteur minier et phosphatier nécessitent des investissements massifs en


capital pour développer leurs infrastructures.

 OCP : L'Office Chérifien des Phosphates (OCP) est un exemple d'entreprise du


secteur minier qui nécessite des investissements importants pour maintenir et
développer ses opérations. Les cycles des prix des matières premières influencent
directement les décisions de financement d'OCP. Par exemple, lors des hausses
des prix des phosphates, OCP peut émettre des obligations pour financer des
projets d'expansion et de modernisation.

24
Secteur Agroalimentaire

Les entreprises du secteur agroalimentaire sont influencées par les cycles agricoles et les
subventions gouvernementales.

 Les Domaines Agricoles : Cette entreprise bénéficie de subventions du Plan


Maroc Vert pour moderniser ses installations et augmenter sa production. Les
cycles de production agricole dictent les besoins en financement.

CONCLUSION
Cette étude approfondie sur les déterminants des décisions de financement des entreprises a
révélé l'interconnexion complexe entre les théories financières et les facteurs contextuels
spécifiques qui influencent les choix de financement. En examinant d'abord les théories de
financement, nous avons mis en lumière les fondements analytiques qui expliquent comment
et pourquoi les entreprises optent pour différentes sources de financement. Les théories
traditionnelles de Modigliani-Miller, de l'ordre de préférence (Pecking Order Theory), et du
compromis (Trade-Off Theory) fournissent des cadres théoriques solides, enrichis par des
perspectives contemporaines intégrant des éléments comme les asymétries d'information et la
théorie de l'agence.

Ensuite, en analysant les facteurs internes et externes influençant les décisions de


financement, nous avons contextualisé ces théories dans le cadre spécifique des entreprises
marocaines. Les facteurs internes, tels que la taille de l'entreprise, la rentabilité, la structure
du capital et la gouvernance, jouent un rôle crucial dans la détermination des sources de
financement. Par exemple, les grandes entreprises marocaines comme OCP et Maroc
Telecom peuvent accéder plus facilement aux marchés financiers en raison de leur solidité
financière et de leur notoriété, tandis que les petites entreprises rencontrent souvent des
contraintes plus strictes.

Les facteurs externes, incluant l'environnement économique, les politiques


gouvernementales, les conditions du marché financier et les caractéristiques sectorielles,
ajoutent une dimension supplémentaire aux décisions de financement. La croissance
économique, les taux d'intérêt et la stabilité politique influencent directement la disponibilité
et le coût du capital. Les politiques gouvernementales et les régulations financières créent le
cadre réglementaire dans lequel les entreprises opèrent. Les conditions du marché financier,
ainsi que les spécificités sectorielles, dictent en grande partie les stratégies de financement
des entreprises.

L'intégration de ces différentes perspectives théoriques et pratiques nous permet de


comprendre comment les entreprises marocaines naviguent dans un environnement
économique dynamique et complexe pour optimiser leurs décisions de financement. Cette
étude souligne l'importance d'une approche holistique, combinant une compréhension
théorique approfondie avec une analyse contextuelle précise, pour formuler des stratégies de
financement efficaces.

En conclusion, cette recherche fournit des insights précieux pour les gestionnaires
d'entreprises et les décideurs politiques. Pour les entreprises, comprendre les déterminants
des décisions de financement est crucial pour optimiser leur structure de capital et renforcer
leur compétitivité. Pour les décideurs politiques, il est essentiel de créer un environnement
25
favorable qui facilite l'accès au financement et soutient le développement des entreprises. Les
recommandations pratiques issues de cette étude visent à améliorer la prise de décision en
matière de financement, contribuant ainsi à la croissance économique et à la prospérité des
entreprises au Maroc.

Les limites de cette étude incluent la nécessité d'approfondir l'analyse empirique avec des
données plus récentes et diversifiées. De futures recherches pourraient explorer les impacts
des nouvelles technologies financières et des changements réglementaires sur les décisions de
financement des entreprises. Ces pistes de recherche futures permettront de continuer à
enrichir notre compréhension des dynamiques complexes qui régissent les choix de
financement des entreprises dans un monde en constante évolution.

CHAPITRE 2 : APPROCHE PRATIQUE

1 Méthodologie de Recherche
Introduction

Cette section décrit la méthodologie de recherche utilisée pour examiner les déterminants
des décisions de financement des entreprises par les banques marocaines. Elle inclut la
conception du questionnaire, la sélection de l'échantillon, les procédures de collecte et
d'analyse des données, et les techniques statistiques employées pour interpréter les résultats.

. Conception du Questionnaire

Le questionnaire a été élaboré pour recueillir des informations détaillées sur les critères
de décision de financement des banques. Il a été structuré en plusieurs sections pour
capturer différents aspects du processus décisionnel :

 Section 1 : Informations Générales – Inclut des questions sur la banque


(taille, secteur d'activité principal, nombre de clients entreprise, etc.).
 Section 2 : Critères de Décision – Pose des questions spécifiques sur
l'importance des garanties, de la relation antérieure avec la banque, de l'évaluation
du profil de risque, des états financiers, et de l'expérience de l'équipe dirigeante.
 Section 3 : Modèles de Scoring – Explores l'utilisation des modèles de scoring
de crédit et les principaux facteurs pris en compte.
 Section 4 : Facteurs Additionnels – Enquête sur d'autres critères importants tels
que la réputation de l'entreprise, le potentiel de croissance du marché cible, et la
viabilité du business plan.

Sélection de l'Échantillon

L'échantillon se compose de cinq grandes banques marocaines : Attijariwafa Bank, Banque


Populaire, BMCE Bank of Africa, Crédit du Maroc, et Société Générale Maroc. Ces banques

26
ont été sélectionnées en raison de leur taille, de leur présence significative sur le marché
marocain, et de leur influence dans le secteur bancaire.

 Critères de Sélection des Banques :


o Importance sur le marché marocain.
o Diversité des portefeuilles de clients.
o Accessibilité et disposition à participer à l'enquête.

. Procédure de Collecte des Données

La collecte des données a été réalisée à travers l'administration du questionnaire via des
entretiens semi-structurés et des enquêtes en ligne.

 Administration du Questionnaire :
o Les responsables des crédits et les gestionnaires de risques des
banques sélectionnées ont été contactés pour répondre au
questionnaire.
o Des entretiens semi-structurés ont été conduits pour approfondir
certaines réponses et obtenir des insights plus qualitatifs.
 Taux de Réponse :
o Un taux de réponse de 50% a été atteint, le questionnaire a été envoyer a 10
banques cinq banques ayant accepté de participer et de répondre à toutes les
questions posées.

Techniques d'Analyse

Les données recueillies ont été analysées à l'aide de techniques statistiques pour identifier les
tendances et les relations entre les différents critères de décision de financement.

 Statistiques Descriptives :
o Utilisées pour résumer et décrire les caractéristiques principales des
réponses, telles que les fréquences, les moyennes et les écarts-types.
o Par exemple, les fréquences des réponses sur l'importance des garanties et
de la relation antérieure avec la banque.
 Analyses de Régression :
o Effectuées pour déterminer l'impact relatif de chaque critère sur la décision
de financement.
o Les variables dépendantes incluent la probabilité d'octroi de crédit, tandis
que les variables indépendantes comprennent les garanties, les états
financiers, l'expérience de l'équipe dirigeante, etc.

Discussion des Résultats Empiriques

Les résultats ont été discutés en termes de comparaisons des critères des banques et des
entreprises, identification des déterminants clés, et analyse des différences et similarités entre
les réponses des différentes banques.

 Comparaison des Critères :


o Les réponses des banques ont été comparées pour identifier les
critères communs et les divergences dans les politiques de crédit.

27
o Par exemple, l'importance des garanties comparée à l'expérience de
l'équipe dirigeante.
 Identification des Déterminants Clés :
o Les facteurs ayant le plus d'influence sur les décisions de financement ont
été identifiés à partir des analyses de régression.
 Analyse des Différences et Similarités :
o Les différences dans l'évaluation des critères par les différentes banques
ont été analysées pour comprendre les variabilités dans les politiques de
crédit.
o Par exemple, la Société Générale Maroc valorise davantage l'expérience
de l'équipe dirigeante par rapport à BMCE Bank of Africa.

Conclusion

La méthodologie de recherche utilisée pour cette étude est rigoureuse et multifacette,


combinant des enquêtes quantitatives et qualitatives pour obtenir une compréhension
approfondie des déterminants des décisions de financement par les banques marocaines.
Cette approche permet de capturer les nuances des politiques de crédit et de fournir des
insights précieux pour les entreprises cherchant à optimiser leurs chances d'obtenir des
financements.

2 Analyse des Résultats et Discussion


Présentation des données
Ce questionnaire vise à identifier les principaux critères utilisés par les banques pour
accorder un crédit aux entreprises. Les informations recueillies seront utilisées dans le cadre
d'un projet de fin d'études afin de comprendre les déterminants influençant les décisions de
financement des entreprises.

Section A : Informations Générales

1. Nom de la banque :
o Variable à expliquer : Identifier l'institution bancaire à laquelle appartient
la personne répondant au questionnaire.
2. Poste de la personne répondant au questionnaire :
o Variable à expliquer : Déterminer le rôle ou la fonction spécifique de la
personne répondant au questionnaire au sein de la banque.

Section B : Critères de Décision de Financement

3. Quelle est l'importance des garanties fournies par l'entreprise dans votre décision
de lui accorder un crédit ?
o Variable à expliquer : Mesurer l'importance relative des garanties fournies
par une entreprise dans la décision d'accorder un crédit.
4. Quels types de garanties sont les plus valorisés par votre banque ? (Plusieurs
réponses possibles)
o Variable à expliquer : Identifier les types spécifiques de garanties
(immobilier, équipements, stock, etc.) les plus valorisés par la banque dans
ses décisions de crédit.
28
5. Dans quelle mesure la relation antérieure de l'entreprise avec la banque influence-t-
elle votre décision de lui accorder un crédit ?
o Variable à expliquer : Évaluer l'impact de la relation préexistante
entre l'entreprise et la banque sur la décision d'octroi de crédit.

6. Quelle est l'importance des états financiers et des performances passées de


l'entreprise dans votre processus de décision ?
o Variable à expliquer : Déterminer l'importance accordée par la banque aux
états financiers et aux performances passées de l'entreprise dans la prise
de décision pour l'octroi de crédit.
7. Dans quelle mesure l'expérience et les qualifications de l'équipe
dirigeante influencent-elles votre décision d'accorder un crédit ?
o Variable à expliquer : Mesurer l'influence de l'expérience et des
qualifications de l'équipe dirigeante de l'entreprise sur la décision d'accorder
un crédit.
8. Quels autres critères non mentionnés ci-dessus sont importants pour votre banque
lors de l'évaluation d'une demande de crédit ?
o Variable à expliquer : Identifier d'autres critères importants pour la banque
lors de l'évaluation d'une demande de crédit, qui n'ont pas été inclus dans
les questions précédentes.
9. Votre banque utilise-t-elle des modèles de scoring de crédit pour évaluer
les demandes de crédit ?
o Variable à expliquer : Déterminer si la banque utilise des modèles de
scoring de crédit pour évaluer les demandes de crédit et, le cas échéant,
comprendre les principaux facteurs pris en compte dans ces modèles.

Chaque question du questionnaire cherche à éclairer un aspect spécifique des critères et


processus de décision utilisés par les banques lorsqu'elles évaluent les demandes de crédit
des entreprises.

REPONSES ET ANALYSE

1 Nom de la banque :

Attijarwafa bank

Banque

populaire BMCE

Credit du maroc

Société générale

Maroc

29
Poste de la personne répondant au questionnaire :

30
Directeur
Responsable du département des prêts
Chargé de clientèle entreprise
Analyste financier
Responsable des risques de crédit

Analyse des Réponses :

Toutes les banques interrogées accordent une importance significative aux


garanties fournies par les entreprises lors de la demande de crédit. La majorité
des banques (Attijariwafa Bank, Crédit du Maroc, et Banque Populaire)
considèrent les garanties comme "très importantes" ou "importantes".

Commentaires :

Les garanties jouent un rôle crucial dans le processus de décision, car elles
permettent de réduire le risque perçu par la banque. Les types de garanties les
plus valorisés incluent l'immobilier, les actifs financiers, et parfois les garanties
personnelles. Cela démontre que les banques préfèrent des garanties tangibles et
facilement valorisables, réduisant ainsi le risque de non-remboursement. Par
exemple, Attijariwafa Bank et Crédit du Maroc valorisent particulièrement les
actifs immobiliers, reflétant une préférence pour des garanties stables et à forte
valeur.

31
Quels types de garanties sont les plus valorisés par votre banque ?

Analyse des Réponses :

L'évaluation du profil de risque se base principalement sur l'historique de crédit, la solidité


financière, et le secteur d'activité de l'entreprise. Toutes les banques accordent une
importance élevée à ces critères, avec des scores souvent proches du maximum pour
l'historique de crédit et la solidité financière.

Commentaires :

Les banques mettent l'accent sur une évaluation rigoureuse du risque afin de minimiser les
prêts non performants. L'historique de crédit et la solidité financière de l'entreprise sont des
indicateurs clés de sa capacité à honorer ses engagements financiers. Le secteur d'activité est
également important, car certains secteurs peuvent être plus risqués ou volatils que d'autres.
Par exemple, les banques comme BMCE Bank of Africa et Crédit du Maroc évaluent
minutieusement la solidité financière de l'entreprise pour anticiper les risques potentiels.

32
Analyse des Réponses :

La relation antérieure de l'entreprise avec la banque est perçue comme "très influente"
ou "influente" par la plupart des banques, notamment Attijariwafa Bank et Société
Générale Maroc.

Commentaires :

Une relation bancaire solide et historique de collaboration positive entre la banque et


l'entreprise renforce la confiance de la banque et peut faciliter l'obtention de crédits. Les
banques privilégient les clients qu'elles connaissent bien, ce qui réduit les incertitudes et
améliore la prévisibilité du comportement de remboursement. Par exemple, Attijariwafa
Bank place une grande importance sur cette relation, indiquant que les entreprises avec un
historique positif ont plus de chances de voir leurs demandes de crédit acceptées.

Analyse des Réponses :

Les états financiers et les performances passées de l'entreprise sont jugés "très importants" ou
"importants" par toutes les banques. Crédit du Maroc et Attijariwafa Bank, par exemple,
considèrent ces éléments comme cruciaux dans leur processus de décision.

Commentaires :

Les états financiers offrent une vue détaillée de la santé financière de l'entreprise, ce qui est
essentiel pour évaluer sa capacité à rembourser le crédit. Les performances passées
permettent d'identifier des tendances et de prévoir la stabilité future de l'entreprise. Par
exemple, Attijariwafa Bank et Crédit du Maroc mettent un accent particulier sur les états
financiers, indiquant que les entreprises présentant des résultats financiers solides et
cohérents sont plus susceptibles de se voir accorder un crédit.

33
Analyse des Réponses :

L'expérience et les qualifications de l'équipe dirigeante sont perçues de manière variable. Par
exemple, Société Générale Maroc considère cet aspect comme "très influente", tandis que
BMCE Bank of Africa le trouve "peu influente".

Commentaires :

L'expérience de l'équipe dirigeante peut être un indicateur de bonne gestion et de prise de


décisions stratégiques efficaces. Les banques qui valorisent cet aspect estiment que des
dirigeants expérimentés sont plus susceptibles de naviguer avec succès les défis financiers et
opérationnels. Société Générale Maroc, par exemple, place une grande importance sur
l'expérience de l'équipe dirigeante, considérant que des dirigeants compétents peuvent mieux
gérer les risques et assurer la stabilité de l'entreprise.

Quels autres critères non mentionnés ci-dessus sont importants pour votre
banque lors de l'évaluation d'une demande de crédit ?

Réputation de l’entreprise dans son secteur

Potentiel de croissance du marche cible de l’entreprise

Position concurrentielle de lentreprise dans son

secteur Viabilité du business plan présente par

l'entreprise

Capacité de l’entreprise a générer des flux de tresorerie stables

34
Analyse des Réponses :

Des critères supplémentaires comme la réputation de l'entreprise, le potentiel de croissance


du marché cible, la viabilité du business plan, et la capacité de générer des flux de trésorerie
stables ont été mentionnés par différentes banques.

Commentaires :

Ces critères montrent que les banques prennent en compte des aspects qualitatifs et
stratégiques au-delà des simples indicateurs financiers. Une bonne réputation et un marché
cible en croissance peuvent atténuer les risques perçus et offrir des opportunités de
collaboration à long terme. Par exemple, Banque Populaire et BMCE Bank of Africa
valorisent le potentiel de croissance du marché cible de l'entreprise, indiquant que les
entreprises opérant dans des secteurs dynamiques et en expansion ont plus de chances
d'obtenir un crédit.

Analyse des Réponses :

Toutes les banques utilisent des modèles de scoring de crédit pour évaluer les demandes de
crédit. Les principaux facteurs pris en compte incluent l'historique de crédit, les ratios
financiers, la qualité des garanties, et la liquidité

35
Commentaires :

Les modèles de scoring de crédit permettent d'objectiver l'évaluation des demandes de crédit
en standardisant les critères et en réduisant le biais humain. Cela améliore la cohérence des
décisions et permet une gestion plus efficace des risques. Par exemple, Attijariwafa Bank et
Crédit du Maroc utilisent des modèles de scoring sophistiqués qui intègrent divers facteurs
financiers et non financiers pour évaluer la solvabilité des entreprises

Synthèse
L'analyse approfondie des réponses des banques marocaines met en lumière plusieurs critères
clés qui influencent les décisions de financement des entreprises. Parmi ces critères, les
garanties fournies par les entreprises jouent un rôle central. Les banques accordent une
importance significative à la nature et à la valeur des garanties proposées, celles-ci servant
souvent de filet de sécurité contre les risques de défaut de paiement. Cette préférence pour
les garanties tangibles reflète une approche prudente vis-à-vis du risque de crédit, visant à
protéger les intérêts financiers de la banque tout en sécurisant les fonds prêtés.

En outre, l'historique de la relation entre l'entreprise et la banque est un facteur déterminant.


Les banques valorisent une relation stable et de confiance établie avec leurs clients
entreprises, car cela facilite une meilleure évaluation du comportement financier passé et
actuel de l'entreprise. Cette relation de long terme permet également une compréhension
approfondie des besoins spécifiques de l'entreprise et des défis auxquels elle est confrontée,
ce qui influence positivement la décision de financement.

L'évaluation du profil de risque de l'entreprise constitue un autre aspect crucial. Les banques
utilisent des modèles de scoring sophistiqués pour évaluer de manière objective la solvabilité
et la capacité de remboursement des entreprises demandeuses de crédit. Ces modèles
prennent en compte divers indicateurs financiers tels que la rentabilité, la liquidité,
l'endettement et la capacité de génération de cash-flow. Une analyse rigoureuse de ces
paramètres permet aux banques de minimiser les risques de crédit tout en optimisant leurs
décisions d'octroi de prêts.

Les états financiers de l'entreprise, ainsi que ses performances passées, sont également des
éléments clés examinés par les banques lors de l'évaluation des demandes de financement.
Une situation financière stable et des performances antérieures positives renforcent la
crédibilité de l'entreprise et augmentent ses chances d'obtenir un financement favorable. Ces
indicateurs fournissent aux banques des informations cruciales sur la santé financière et la
gestion efficace des ressources de l'entreprise, influençant ainsi favorablement la perception
des risques associés.

En complément aux critères financiers, les facteurs qualitatifs jouent un rôle croissant dans
les décisions de financement. L'expérience et la compétence de l'équipe dirigeante sont
considérées comme des atouts stratégiques importants par les banques marocaines. Une
équipe dirigeante compétente est perçue comme capable de gérer efficacement les défis
opérationnels et financiers, ce qui réduit les risques perçus et inspire confiance quant à la
capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs financiers.

36
La réputation de l'entreprise sur le marché, ainsi que son potentiel de croissance dans son
secteur d'activité, sont également des facteurs non financiers significatifs pris en compte par
les banques. Une bonne réputation renforce la confiance des prêteurs dans la capacité de
l'entreprise à honorer ses engagements financiers, tandis que le potentiel de croissance
indique la viabilité à long terme de l'entreprise et son attractivité en tant que bénéficiaire de
financements supplémentaires.

En conclusion, l'analyse des déterminants des décisions de financement par les banques
marocaines révèle une approche intégrée et rigoureuse, combinant à la fois des critères
financiers et non financiers pour évaluer la solvabilité et le potentiel de croissance des
entreprises. Cette approche permet aux banques de minimiser les risques tout en soutenant
activement le développement économique en facilitant l'accès au financement pour les
entreprises viables et prometteuses.

Cette compréhension approfondie des critères de décision de financement offre des


perspectives précieuses pour les entreprises cherchant à optimiser leurs chances d'obtenir un
financement favorable. En alignant leurs stratégies de demande de crédit sur les attentes et
les exigences des banques, les entreprises peuvent renforcer leur positionnement sur le
marché et augmenter leurs opportunités de croissance et de succès à long terme.

Conclusion générale
En conclusion, l'étude approfondie des déterminants de la décision de financement des
entreprises marocaines révèle une complexité stratégique où divers facteurs internes et
externes interagissent pour influencer les choix financiers. À travers une revue détaillée des
théories traditionnelles telles que la théorie de Modigliani-Miller, la théorie de l'ordre de
préférence (Pecking Order Theory), et la théorie du compromis (Trade-Off Theory), ainsi
que des perspectives contemporaines comme l'asymétrie d'information, les coûts de
transaction et la théorie de l'agence, nous avons identifié les principaux cadres conceptuels
qui guident les décisions financières.

Les facteurs internes tels que la taille de l'entreprise, la rentabilité, la structure du capital et la
gouvernance jouent un rôle crucial dans la détermination des stratégies de financement. Les
grandes entreprises comme l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) bénéficient souvent d'un
accès plus facile aux marchés financiers internationaux et peuvent exploiter des économies
d'échelle pour négocier des conditions de financement avantageuses. En revanche, les petites
et moyennes entreprises, plus susceptibles de dépendre de financements internes ou de prêts
bancaires locaux, doivent faire face à des défis supplémentaires liés à l'accès au capital et à la
gestion des risques.

Les facteurs externes tels que l'environnement économique, les politiques gouvernementales,
les conditions du marché financier et les caractéristiques sectorielles ajoutent une dimension
contextuelle importante. Ils façonnent les opportunités et les contraintes auxquelles les
entreprises sont confrontées lorsqu'elles cherchent à sécuriser des financements pour leurs
projets d'expansion et de développement.

En intégrant ces connaissances théoriques à une approche pratique, cette étude met en
lumière l'importance d'une gestion financière stratégique et adaptative. Les entreprises qui
comprennent et naviguent efficacement à travers ces divers facteurs peuvent non seulement

37
améliorer leur performance financière et leur résilience, mais aussi renforcer leur position
compétitive sur le marché marocain et international.

Ainsi, pour les gestionnaires d'entreprise, les décideurs politiques et les investisseurs, cette
compréhension approfondie des déterminants de la décision de financement est essentielle
pour élaborer des stratégies financières robustes, favorisant une croissance durable et une
création de valeur à long terme. En continuant à explorer ces dynamiques complexes et à les
adapter aux réalités économiques changeantes, les entreprises peuvent positionner
stratégiquement leur capital pour un succès futur dans un environnement économique
mondialisé et en évolution constante.

38
Bibliographie :

 Arvin Ghosh, Capital Structure and Firm Performance,


Transaction Publishers, 1er mars 2012

 Jean-Paul Betbèze, Les Dix Commandements de la finance, Odile Jacob, 1er


septembre 2003

 Chi-Wa Yuen, Assaf Razin et Efraim Sadka, A Pecking Order Theory of


Capital Inflows and International Tax Principles, International
Monetary Fund, 1er avril 1996

 George M. Constantinides, M. Harris et Rene M. Stulz, Handbook of


the Economics of Finance: Corporate Finance, Elsevier, 4 novembre
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 Berger A. & Udell G., (1998) « The economics of small business


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 Booth L. et al. (2001), Capital Structures in Developing Countries,


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Accounting & Finance, Vol. 43, n°2, p. 123-147

 Colot, O. & Croquet, M. (2007a), « Les variables de propriété et de


gestion ont-elles une
influence sur la structure d'endettement des PME ? », Centre de
Recherche Warocqué,

 Faculté Warocqué / Université de Mons-Hainaut.


Colot, O. et al. (2010), Déterminants des choix de financement et profils
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Small Business & Entrepreneurship, vol.23, n°1,
[Link].1080/08276331.2010.
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crédit commercial : un substitut
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sur données de firmes de la région MENA ; Revue économique ; Vol.
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- 1144.
 Daskalakisa, N., & Psillaki, M. (2008) « Do country or firm factors
explain capital structure?
Evidence from SMEs in France and Greece » Applied Financial
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 Adair P. & Adaskou M. (2011) : « théories financières et endettement
des pme en France :
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 Agence Française de Développement (AFD, 2019) les causes de défaut


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subsaharienne : l’exemple d’ARIZ.

 Modigliani, F., & Miller, M.H. (1958). "The Cost of Capital, Corporation
Finance and the Theory of Investment." The American Economic
Review.

 Myers, S.C., & Majluf, N.S. (1984). "Corporate Financing and Investment Decisions
When Firms Have Information That Investors Do Not Have." Journal of Financial
Economics

40
WEBOGRAPHIE

 [Link]

 [Link]
rabat/finance/3238920

 [Link]

 [Link]

 [Link]

 [Link]
[Link]

 [Link]
ipme07952/1098938ar

 [Link]

 [Link]

 [Link]

41
Annexes

Annexe 1 : Questionnaire

Ce questionnaire a pour but d'identifier les principaux critères sur lesquels


votre banque se base pour accorder un crédit à une entreprise. Les
informations recueillies seront utilisées dans le cadre d'un projet de fin
d'études pour comprendre les déterminants de la décision de financement
des entreprises.
Nom de la banque :

Poste de la personne répondant au questionnaire :

Quelle est l'importance des garanties fournies par l'entreprise dans votre décision de lui
accorder un crédit ?

1) Très importante
2) Importante
3) Moyennement importante
4) Peu importante
5) Pas importante du tout

Quels types de garanties sont les plus valorisés par votre banque ?

1) Immobilier
2) Équipements/Machines
3) Stock/Inventaire
4) Actifs financiers
5) Garantie personnelle

42
Dans quelle mesure la relation antérieure de l'entreprise avec la banque influence-t-elle
votre décision de lui accorder un crédit ?

1) Très influente
2) Influent
3) Moyennement influente
4) Peu influente
5) Pas influente du tout

Quelle est l'importance des états financiers et des performances passées de l'entreprise
dans votre processus de décision ?

1) Très importante
2) Importante
3) Moyennement importante
4) Peu importante
5) Pas importante du tout

Dans quelle mesure l'expérience et les qualifications de l'équipe dirigeante influencent-


elles votre décision d'accorder un crédit ?

1) Très influente
2) Influent
3) Moyennement influente
4) Peu influente
5) Pas influente du tout

Quels autres critères non mentionnés ci-dessus sont importants pour votre banque lors
de l'évaluation d'une demande de crédit ?

Votre banque utilise-t-elle des modèles de scoring de crédit pour évaluer les demandes
de crédit ?

1) Oui

2) Non

43
Table de matières

Remerciement................................................................................................................2

Résume...........................................................................................................................3

SOMMAIRE.................................................................................................................4

Introduction général.................................................................................6
PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE
………………………………………………………………………………..

1 : Revue de la littérature sur les théories de


financement....................................................................................8
1.1 : Théories traditionnelles du financement............................................8

1.1.1 : Théorie de Modigliani-Miller..................................................................................8

1.1.2 : Théorie de l'ordre de préférence (Pecking Order Theory).......................................9

1.1.3 : Théorie du compromis (Trade-Off Theory)..................................................................11

1.2 : Perspectives contemporaines..............................................................13

1.2.1 : Asymétrie d'information..........................................................................................13

1.2.2 : Coûts de transaction.................................................................................................14

1.2.3 : Théorie de l'agence...................................................................................................15

2 : Facteurs influençant les décisions de financement des


entreprises.......................................................................................16
2.1 : Facteurs internes...................................................................................16

2.1.1 : Taille de l'entreprise..................................................................................................16

2.1.2 : Rentabilité.................................................................................................................17

2.1.3 : Structure du capital...................................................................................................18

2.1.4 : Gouvernances............................................................................................................20

44
2.2 : Facteurs externes................................................................................20

2.2.1 : Environnement économique..................................................................................20

2.2.2 : Politiques gouvernementales..................................................................................21

2.2.3 : Conditions du marché financier.............................................................................22

2.2.4 : Caractéristiques sectorielles...................................................................................23

CONCLUSION.................................................................................................................24

CHAPITRE 2 : APPROCHE PRATIQUE

………………………………………………………………………
1 : Méthodologie de Recherche...........................................................................................25

2 : Analyse des Résultats et Discussion..............................................................................27

2.2 REPONSES ET ANALYSE.........................................................................................28

Synthèse...........................................................................................................35

CONCLUSION GENERALE...........................................................................................36

BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................37

WEBOGRAPHIE...............................................................................................................39

ANNEXE..............................................................................................................................40

TABLES DE MATIERES..................................................................................................43

45
46

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