Décision de Financement des Entreprises
Décision de Financement des Entreprises
En vue de l'obtention
Préparé Par :
MALKI
Je souhaite exprimer ma reconnaissance à mes parents pour leur amour, leur patience
et leur soutien inconditionnel. Leur confiance en moi et leurs encouragements m’ont
donné la force et la motivation nécessaires pour surmonter les défis rencontrés durant
ce parcours académique.
Je remercie également ma famille, pour leur soutien moral constant. Leur présence à
mes côtés, leurs encouragements et leur compréhension ont été des éléments clés dans
la réalisation de ce projet.
Enfin, je n’oublie pas mes amis et collègues, pour leur camaraderie et leur aide
précieuse. Les discussions et les moments partagés ont enrichi mon expérience
académique et m'ont permis d'avancer sereinement vers la finalisation de ce
travail.
2
Résumé
Ce projet de fin d'étude se concentre sur les déterminants des décisions de financement
des entreprises, un sujet essentiel en gestion financière. Le financement est crucial
pour la survie et la croissance des entreprises, influençant leur capacité à investir et à
se développer dans un environnement économique complexe et volatile.
Les facteurs influençant les décisions de financement sont divisés en deux catégories :
internes et externes. Les facteurs internes incluent la taille de l'entreprise, la rentabilité,
la structure du capital et la gouvernance. Les facteurs externes comprennent
l'environnement économique, les politiques gouvernementales, les conditions du
marché financier et les caractéristiques sectorielles.
Pour tester les hypothèses, une méthodologie mixte est utilisée, combinant revue
théorique et analyse empirique de données collectées auprès d'entreprises de
divers secteurs. Les données sont analysées avec des techniques statistiques,
incluant des statistiques descriptives et des analyses de régression.
Les résultats montrent que les décisions de financement des entreprises sont influencées
par une combinaison de facteurs internes et externes. Les entreprises plus grandes et
plus rentables tendent à privilégier le financement interne, tandis que les conditions
économiques et les régulations externes jouent un rôle clé dans le choix des sources de
financement externe.
En conclusion, cette étude met en lumière l'importance de comprendre les déterminants
des décisions de financement pour optimiser la structure de capital des entreprises. Les
résultats offrent des recommandations pratiques pour les gestionnaires d'entreprise et
des implications pour les décideurs politiques, soulignant la nécessité de politiques
favorisant un accès équilibré aux sources de financement. Les limites de l'étude sont
discutées, avec des suggestions pour des recherches futures.
3
Sommaire
Remerciement...................................................................................................................2
Résume..............................................................................................................................3
SOMMAIRE.....................................................................................................................4
Introduction général.......................................................................................6
CHAPITRE 1 : APPROCHE THEORIQUE
……………………………………………………………………………....
2.1.3 : Rentabilité.................................................................................................................17
2.1.5 : Gouvernances............................................................................................................20
4
2.2 : Facteurs externes..................................................................................20
CONCLUSION...................................................................................................................24
…………………………………………………………………………
1 : Méthodologie de Recherche...........................................................................................25
Synthèse............................................................................................ 35
CONCLUSION GENERALE............................................................................................36
BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................37
WEBOGRAPHIE................................................................................................................39
ANNEXE..............................................................................................................................40
TABLES DE MATIERES..................................................................................................42
5
INTRODUCTION GENERALE
La décision de financement est l'une des plus cruciales pour les entreprises, influençant
directement leur capacité à se développer, à innover et à survivre sur le long terme. En
essence, cette décision concerne le choix entre différentes sources de financement, telles que
les fonds propres, les dettes ou encore les instruments financiers hybrides. La complexité de
ce choix réside dans la multitude de facteurs, à la fois internes et externes, qui influencent
les préférences et les stratégies des entreprises.
Déterminants Internes
Parmi les déterminants internes, la structure du capital joue un rôle fondamental. Une
entreprise avec une forte proportion de capitaux propres peut être perçue comme plus stable,
ce qui peut faciliter l'accès à des financements supplémentaires à des conditions favorables.
En revanche, une entreprise avec un endettement élevé peut bénéficier des avantages fiscaux
des intérêts débiteurs, mais au risque d'une pression accrue sur ses flux de trésorerie.
La taille de l'entreprise est un autre facteur crucial. Les grandes entreprises, souvent bien
établies, ont généralement un accès plus facile aux marchés financiers et peuvent lever des
fonds à des coûts inférieurs comparativement aux petites entreprises. En revanche, les petites
et moyennes entreprises (PME) peuvent rencontrer des difficultés d'accès au financement en
raison de leur moindre visibilité et de la perception de risques plus élevés.
Déterminants Externes
Les conditions du marché financier jouent un rôle clé dans la décision de financement. En
période de taux d'intérêt bas, les entreprises peuvent être incitées à s'endetter davantage, car
le coût du capital emprunté est réduit. En revanche, des taux d'intérêt élevés peuvent rendre
l'endettement moins attrayant et pousser les entreprises à rechercher des financements par
fonds propres.
La réglementation en vigueur est un autre facteur externe important. Les politiques fiscales,
les régulations bancaires et les normes comptables peuvent toutes influencer les choix de
financement des entreprises. Par exemple, des incitations fiscales pour l'investissement en
capital ou des régulations facilitant l'accès aux marchés financiers peuvent encourager les
entreprises à lever des fonds propres.
6
La conjoncture économique globale affecte également les décisions de financement. En
période de croissance économique, les entreprises sont généralement plus optimistes et
enclines à investir, augmentant ainsi leur demande de financement. À l'inverse, en période
de récession, l'incertitude économique peut inciter les entreprises à être plus prudentes et à
limiter leurs recours à des financements externes.
Les décisions de financement sont également influencées par des facteurs comportementaux
et les préférences des dirigeants d'entreprise. La théorie de l’agence souligne les conflits
potentiels entre les dirigeants (agents) et les actionnaires (principaux), qui peuvent
influencer les choix de financement. Par exemple, les dirigeants peuvent préférer
l'endettement pour éviter la dilution du contrôle que pourrait entraîner une émission de
nouvelles actions.
La théorie du signal (signaling theory) postule que les entreprises utilisent leurs décisions de
financement pour transmettre des informations au marché. Par exemple, une entreprise qui
choisit d'émettre des actions peut signaler sa confiance en ses perspectives de croissance
future, tandis qu'un recours accru à l'endettement peut être perçu comme un signal de solidité
financière.
La théorie du financement hiérarchique (pecking order theory) suggère que les entreprises
préfèrent financer leurs besoins en utilisant d'abord les ressources internes (bénéfices non
distribués), puis l'endettement, et enfin l'émission de nouvelles actions, en raison des
coûts d'asymétrie d'information associés à chaque type de financement.
Conclusion
7
1 Revue de la littérature sur les théories de financement
1.1 Théories traditionnelles du financement
Historique
Franco Modigliani et Merton Miller, deux professeurs du Massachusetts Institute of
Technology publient dans l'American Economic Review de juin 1958 un article intitulé The
Cost of Capital, Corporation Finance and the Theory of Investment autour de la question
de recherche : le changement de la structure du capital peut-il créer de la valeur. Pour
étudier cela, ils font des hypothèses extrêmes dans le but de montrer sous quelles conditions
la politique de Dette ne compte pas.
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Démonstration du théorème de 1958
Supposons deux firmes A et B. Ces deux firmes diffèrent seulement dans leur structure
financière : A est financée à 100 % par ses actionnaires alors que B est financée par ses
actionnaires mais aussi par de la dette. Ces deux firmes ont en outre le même revenu
d'exploitation notée X.
Pour A : 0,01X
Pour B : 0,01(X-rD) + 0,01rD = 0,01X où r = le taux de remboursement de la dette.
Pour expliciter, en tant qu'actionnaire je gagne 0,01(X-rD) car je dois rembourser à
la banque mais comme je détiens aussi 1 % de la dette je gagne 0,01rD.
Noter que les deux investissements ont les mêmes gains. Or cela veut dire qu'ils doivent
rapporter la même chose donc 0,01VA=0,01VB sinon il y a un risque d'arbitrage. Ainsi la
valeur de la firme est indépendante de la stratégie d'investissement. Cette stratégie affecte
seulement la façon dont la valeur de l'actif économique est partagée entre les actionnaires et
les détenteurs de la dette.
La Théorie de l'ordre de préférence, également connue sous le nom de Pecking Order Theory,
a été développée par Myers et Majluf en 1984 pour expliquer les choix de financement des
entreprises en fonction des coûts d'asymétrie d'information. Cette théorie propose un ordre
hiérarchique dans lequel les entreprises préfèrent accéder aux différentes sources de
financement, en commençant par les plus internes et moins coûteuses en information
jusqu'aux plus externes et plus coûteuses.
Principes Fondamentaux:
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Endettement : Ensuite, si les ressources internes ne sont pas suffisantes, les
entreprises optent généralement pour l'endettement plutôt que l'émission
d'actions. Cela est dû au coût relativement moins élevé de l'endettement et à la
moindre réaction négative des investisseurs par rapport à l'émission d'actions.
Émission d'Actions : La dernière option est l'émission d'actions. Cette
méthode est considérée comme coûteuse en raison de la réaction négative
des investisseurs, qui interprètent souvent cette action comme un signal de
surévaluation de l'entreprise.
2. Asymétrie d'Information :
La théorie souligne que les décisions de financement des entreprises sont
fortement influencées par l'asymétrie d'information entre les dirigeants de
l'entreprise et les investisseurs externes.
Les managers ont souvent plus d'informations sur la santé financière réelle de
leur entreprise que ce que les investisseurs externes peuvent obtenir. Cette
asymétrie conduit les entreprises à préférer les sources de financement internes
et moins transparentes pour éviter de révéler des informations défavorables qui
pourraient être mal interprétées par le marché.
Critiques et Débats :
Adaptabilité et Contexte : Bien que largement acceptée, la Pecking Order Theory a été
critiquée pour sa capacité limitée à expliquer certaines décisions de financement, notamment
dans des contextes où les entreprises peuvent préférer un endettement stratégique pour
profiter des avantages fiscaux.
Vérification empirique
Une étude de 1999 réalisée par Shyam-Sunder et Myers sur 157 entreprises (entre 1971 et
1989) a validé la théorie.
Myers admet toutefois lui-même que sa théorie n'est pas entièrement conforme à la réalité, en
ce qu'il arrive que des entreprises lèvent des capitaux en vendant des actions avant de générer
de la dette.
10
1.1.3 Théorie du Compromis (Trade-Off Theory)
la théorie de l'ordre hiérarchique financier établit que, des trois formes de financement
possibles pour une entreprise (trésorerie interne, la dette, les actions), une entreprise
préférera se financer à partir de sa trésorerie interne, puis de la dette, et enfin, en dernier cas,
en vendant des actions1.
Cela a une conséquence pratique sur le mode de fonctionnement de l'entreprise : une fois
qu'elle a vidé sa trésorerie interne, elle générera de la dette. Si elle ne peut plus en générer,
elle produit alors des actions. Le rejet du financement par actions est dû à ce que la
génération d'actions signifie une vente d'une partie de la propriété de l'entreprise2.
Myers et Majluf mettent en lumière les conséquences de l'asymétrie d'informations entre les
managers et les investisseurs. Si l'entreprise se finance par des actions, c'est qu'elle pense
que les actions sont surévaluées, et peuvent donc leur apporter du financement facile et
abondant. Si l'entreprise se finance par de la dette, c'est qu'elle pense que les actions sont
sous- évaluées3.
Myers remarque un autre avantage du financement interne : lorsque des flux de cash positifs
sont générés, ils peuvent être réutilisés immédiatement par l'entreprise ; il n'y a pas besoin
de passer par des investisseurs
Principes Fondamentaux
Avantages de l'Endettement :
Avantages Fiscaux : Les intérêts payés sur la dette sont généralement déductibles des
impôts, ce qui réduit le coût net de la dette pour l'entreprise. Ce bouclier fiscal incite les
entreprises à utiliser l'endettement comme source de financement pour maximiser leur
valeur.
Coûts de l'Endettement :
Coûts de Détresse Financière : À mesure que l'endettement augmente, le risque de détresse
financière s'accroît. Les coûts de détresse financière incluent les coûts directs, comme les
frais juridiques et administratifs en cas de faillite, ainsi que les coûts indirects, comme la
perte de clients, la réduction de la productivité des employés et les restrictions d'accès aux
marchés financiers.
Coûts d'Agence : L'endettement peut également entraîner des conflits d'agence entre les
créanciers et les actionnaires. Les actionnaires peuvent être tentés de prendre des décisions
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d'investissement plus risquées car les gains potentiels leur reviennent, tandis que les pertes
sont partagées avec les créanciers.
Compromise Optimal:
La Trade-Off Theory propose qu'il existe un niveau d'endettement optimal où les bénéfices
marginaux des avantages fiscaux de la dette sont égaux aux coûts marginaux des risques de
détresse financière. Les entreprises doivent donc évaluer soigneusement leurs besoins en
financement par endettement pour ne pas dépasser ce point d'équilibre. Modèles et
Applications
Modèle Statique :
Modèle Dynamique:
Critiques et Limitations
Hypothèses Simplicistes
:
Certains critiques soutiennent que la Trade-Off Theory repose sur des hypothèses trop
simplistes, comme la constance des taux d'intérêt et l'absence de fluctuations importantes des
bénéfices des entreprises.
Représentation Réaliste :
Les modèles basés sur cette théorie peuvent ne pas représenter fidèlement la complexité des
décisions de financement dans des contextes réels où les facteurs externes (comme les
conditions du marché et les régulations) jouent un rôle significatif.
Importance Pratique
Malgré ses limitations, la Trade-Off Theory reste un outil précieux pour les gestionnaires
financiers et les analystes en leur fournissant un cadre pour évaluer les décisions de
financement. En comprenant le compromis entre les avantages fiscaux de la dette et les coûts
de détresse financière, les entreprises peuvent mieux naviguer dans leurs choix de
financement pour maximiser leur valeur tout en minimisant les risques associés.
12
1.2. Perspectives Contemporaines
Les perspectives contemporaines du financement des entreprises élargissent et
approfondissent les théories traditionnelles en intégrant des éléments tels que l'asymétrie
d'information, les coûts de transaction et la théorie de l'agence. Ces perspectives offrent une
vision plus nuancée et réaliste des décisions de financement en prenant en compte les
complexités et les imperfections des marchés financiers modernes.
Signalisation : Les entreprises peuvent utiliser certaines actions comme signal de leur qualité
financière. Par exemple, l'émission de nouvelles actions peut être perçue comme un signal
négatif, indiquant que les dirigeants pensent que les actions sont surévaluées. Par conséquent,
les entreprises peuvent préférer l'endettement ou le financement interne pour éviter de
transmettre des signaux négatifs au marché.
Sélection Adverse : Les investisseurs peuvent exiger une prime de risque plus élevée pour
compenser l'incertitude liée à l'asymétrie d'information. Cela peut rendre certaines formes de
financement plus coûteuses pour les entreprises.
Exemple
Dans le secteur de l'assurance, les clients peuvent avoir plus d'informations sur leur propre
risque de santé que l'assureur. Si les assureurs ne peuvent pas distinguer entre les clients à
haut risque et à faible risque, ils peuvent augmenter les primes pour tous, ce qui peut
dissuader les clients à faible risque de souscrire une assurance, aggravant ainsi le problème
Historique
Akerlof publie The Market for “Lemons” en 1970, qui met en évidence une situation
d'asymétrie d'information sur un marché. Le marché étudié est celui des lemons, que l'on peut
traduire par « tacots », « rossignols » ou encore « citrons », c'est-à-dire les voitures
présentant des vices cachés sur le marché des voitures d'occasion. Dans le « marché des
tacots », les vendeurs possèdent de l'information supplémentaire par rapport aux acheteurs
sur la qualité des produits, et sont incités à tromper ceux-ci en leur vendant une mauvaise
voiture au prix d'une bonne voiture.
Dans une telle situation, la courbe de demande du bien a une forme atypique. Elle n’a pas la
forme classique (du modèle CPP) d’une fonction décroissante du prix. Mais celle d’une
courbe en C « inversé ». En effet, les personnes qui possèdent un « tacot » vont tenter de s’en
13
débarrasser en le vendant d’occasion. Comment les acheteurs peuvent-ils faire le tri entre les
vendeurs qui ont de bonnes raisons de vendre leur véhicule et ceux qui le font parce que le
véhicule est devenu un « tacot » ? Devant le risque, les acheteurs sont tentés de se retirer du
marché, ce qui a pour conséquence de faire baisser le prix pour toutes les voitures. Les
vendeurs de véhicules de bonne qualité, jugeant le prix trop faible, renoncent alors à proposer
leur véhicule, et la proportion de « tacots » augmente, ce qui rend encore plus méfiant les
acheteurs, etc. À la limite, le marché des véhicules d’occasion peut disparaître. En pratique il
devient « étroit » et les « tacots » y sont surreprésentés.
Les coûts de transaction comprennent les frais et les obstacles liés à l'émission de nouvelles
actions ou à l'obtention de dettes. Ces coûts peuvent influencer les décisions de
financement en rendant certaines options moins attractives :
Émission d'Actions : L'émission de nouvelles actions peut entraîner des coûts élevés,
tels que les frais d'enregistrement, les commissions des banques d'investissement, et
les coûts de divulgation d'information. Ces coûts peuvent dissuader les entreprises
de lever des fonds par le biais de nouvelles actions, les poussant à privilégier
d'autres sources de financement.
Obtention de Dettes : L'obtention de dettes peut également entraîner des coûts de
transaction, y compris les frais de négociation, les coûts administratifs et les
exigences de garanties. Les entreprises doivent peser ces coûts par rapport aux
avantages de l'endettement.
Immobilier
Achat d'une maison : Inclut les frais d'agence immobilière, les coûts de vérification de la
propriété, les frais de notaire, les coûts d'inspection, et les frais juridiques pour la rédaction
des contrats.
Commerce International
Investissement en Bourse
Achat d'actions : Inclut les frais de courtage, les coûts de recherche et d'analyse des actions,
les frais de gestion de portefeuille, et les coûts de surveillance des performances des
investissements.
La théorie des coûts de transaction, développée par Ronald Coase et Oliver Williamson,
examine comment les coûts de transaction influencent la structure et le fonctionnement des
14
entreprises et des marchés. Elle propose que les organisations choisissent des structures de
gouvernance (marché, hiérarchie, ou réseaux) en fonction des coûts de transaction associés à
différentes formes de coordination économique.
La théorie de l'agence examine les conflits d'intérêts entre les différentes parties prenantes
de l'entreprise, notamment entre les actionnaires (principaux) et les dirigeants (agents). Ces
conflits peuvent influencer les décisions de financement de manière significative :
Principal et Agent
Problèmes d'Agence
o Aléa moral (Moral Hazard) : Se produit lorsque l'agent prend des risques
ou des décisions qui ne sont pas dans le meilleur intérêt du principal parce
que l'agent ne supporte pas directement les conséquences de ses actions.
o Antisélection (Adverse Selection) : Se produit lorsque le principal ne peut
pas distinguer entre des agents de qualité différente avant de les engager,
conduisant potentiellement à une sélection d'agents moins compétents ou
plus risqués.
Coûts d'Agence
Les coûts associés à la résolution des problèmes d'agence. Ils incluent les coûts de
surveillance et de contrôle des actions des agents, les coûts des systèmes
d'incitation pour aligner les intérêts des agents avec ceux des principaux, et les
15
pertes résiduelles lorsque les décisions des agents ne maximisent pas la valeur
pour les principaux.
Au Maroc, la taille de l'entreprise joue un rôle crucial dans ses décisions de financement.
Les grandes entreprises, comme l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), et les petites
entreprises locales ont des comportements financiers différents.
Accès aux Marchés Financiers : OCP, étant une des plus grandes entreprises du
Maroc et un leader mondial dans l'industrie des phosphates, a un accès facile aux
marchés financiers internationaux et peut lever des fonds à des conditions favorables
grâce à sa notoriété et à sa solidité financière. Par exemple, OCP a réussi à émettre
des obligations sur les marchés internationaux pour financer ses projets d'expansion.
Économies d'Échelle : Les grandes entreprises marocaines comme Maroc Telecom
bénéficient d'économies d'échelle, ce qui leur permet de réduire les coûts liés à
l'émission de nouvelles actions ou à l'obtention de dettes. Elles peuvent négocier
des conditions plus avantageuses avec les créanciers et les investisseurs.
Flexibilité Financière : En revanche, une petite entreprise locale à Casablanca pourrait
rencontrer des difficultés à accéder aux financements externes et doit souvent se
tourner vers des sources de financement internes ou des prêts bancaires, avec des
conditions plus strictes et des taux d'intérêt plus élevés.
16
2.1.3 Rentabilité
La rentabilité est un facteur clé qui influence les décisions de financement des entreprises
marocaines. Une entreprise rentable dispose de plus de possibilités pour financer sa
croissance et ses projets. Voici une analyse plus détaillée avec des exemples pertinents du
contexte marocain :
Autofinancement
Les entreprises rentables peuvent réinvestir leurs bénéfices non distribués pour financer de
nouveaux projets, réduisant ainsi leur dépendance aux sources de financement externes.
. Capacité d'Endettement
Les entreprises rentables sont perçues comme des risques plus faibles par les prêteurs, ce qui
leur permet d'obtenir des prêts à des conditions plus favorables.
La rentabilité rend une entreprise plus attractive pour les investisseurs, car elle indique une
performance financière solide et une gestion efficace des ressources.
17
Attijariwafa Bank : En tant que l'une des plus grandes banques du Maroc,
Attijariwafa Bank attire de nombreux investisseurs en raison de sa rentabilité et de
ses solides performances financières. Les actions de la banque sont très prisées sur la
Bourse de Casablanca, ce qui lui permet de lever des fonds en émettant des actions ou
des obligations. Par exemple, Attijariwafa Bank a réussi plusieurs levées de fonds
importantes pour financer son expansion en Afrique grâce à l'intérêt soutenu des
investisseurs.
Exemple Supplémentaire : Managem, une entreprise minière marocaine, attire
des investisseurs internationaux grâce à ses bonnes performances financières et à sa
rentabilité constante. Cela lui permet d'émettre des actions ou de lever des fonds sur
les marchés internationaux pour financer des projets d'exploration et de
développement de nouvelles mines.
Flexibilité Financière : Les entreprises rentables ont une plus grande flexibilité pour
choisir entre l'autofinancement, l'endettement ou l'émission d'actions. Cette flexibilité
leur permet de sélectionner la méthode de financement la plus avantageuse selon les
conditions du marché et leurs besoins spécifiques.
Coût du Capital : Une entreprise rentable peut réduire son coût global du capital en
utilisant ses bénéfices pour financer des projets, ce qui diminue sa dépendance à l'égard
des prêts coûteux ou des émissions d'actions dilutives.
La structure du capital d'une entreprise marocaine est un facteur crucial qui influence
directement ses décisions de financement. Voici une analyse approfondie avec des exemples
concrets du contexte marocain :
1. Ratio d'Endettement
Les entreprises marocaines ajustent leur ratio d'endettement pour optimiser leur structure du
capital, ce qui impacte leur capacité à obtenir des financements et à gérer leur coût de capital.
BMCE Bank : Avec un ratio d'endettement modéré, BMCE Bank peut accéder à une large
gamme d'options de financement. Cette banque équilibre judicieusement ses sources de
financement entre les dettes et les capitaux propres pour minimiser son coût global du
capital. Par exemple, BMCE Bank a pu lever des fonds sur le marché obligataire
international à des taux compétitifs, renforçant ainsi sa position financière pour soutenir ses
opérations de croissance en Afrique.
2. Effet de Levier
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Certaines entreprises marocaines utilisent stratégiquement l'endettement pour maximiser les
rendements sur les capitaux propres sans augmenter de manière disproportionnée les
risques financiers.
Cosumar : Cette entreprise, leader dans le secteur du sucre au Maroc, utilise l'effet de levier
pour optimiser ses rendements financiers. En tirant parti de l'endettement pour financer des
investissements stratégiques dans la modernisation de ses installations ou l'expansion de sa
capacité de production, Cosumar peut augmenter ses bénéfices tout en maintenant un niveau
de risque gérable. Par exemple, Cosumar a utilisé des prêts à long terme pour financer
l'installation de nouvelles lignes de production, ce qui a contribué à accroître sa rentabilité
opérationnelle.
3. Politique de Dividendes
Maroc Telecom : Cette entreprise verse régulièrement des dividendes élevés à ses
actionnaires, ce qui influence sa structure de capital. En distribuant une partie importante de
ses bénéfices sous forme de dividendes, Maroc Telecom réduit sa capacité à réinvestir ces
fonds dans de nouveaux projets ou à utiliser l'autofinancement pour financer ses opérations.
Cependant, cette politique de dividendes élevés peut également signaler la stabilité financière
et la générosité envers les actionnaires, renforçant ainsi la confiance des investisseurs sur le
long terme..
Optimisation du Coût de Capital : Les entreprises ajustent leur structure du capital pour
minimiser leur coût global du capital, ce qui peut inclure l'utilisation judicieuse de
l'endettement et l'équilibre entre les sources de financement internes et externes.
Alignement des Intérêts des Parties Prenantes : Les politiques de dividendes influencent
la perception des investisseurs et la stabilité financière à long terme, jouant un rôle crucial
dans la gestion des relations avec les actionnaires et les créanciers.
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2.1.5 Gouvernance d'Entreprise
La gouvernance d'entreprise au Maroc, avec des exemples comme Saham Group, influence
les décisions de financement.
Alignement des Intérêts : Saham Group, avec une gouvernance d'entreprise robuste,
assure un alignement des intérêts entre les dirigeants, les actionnaires et les
créanciers. Cela réduit les conflits d'agence et facilite l'accès à des sources de
financement à des conditions plus favorables.
Transparence et Communication : Les entreprises comme HPS (Hightech
Payment Systems) mettent en place des pratiques de gouvernance transparents et
une communication efficace avec les investisseurs et les créanciers, ce qui
augmente la confiance des investisseurs et facilite l'obtention de financements
externes.
Prises de Décision : Les structures de gouvernance efficaces, comme celles de
BMCI Bank, permettent des prises de décision rapides et éclairées concernant les
choix de financement. Cela inclut l'évaluation rapide des opportunités de marché et
l'ajustement de la structure de capital en fonction des conditions économiques.
L'environnement économique global joue un rôle crucial dans les décisions de financement
des entreprises.
Croissance Économique
20
investisseurs. Par
21
exemple, dans les secteurs en expansion comme le tourisme ou l'agro-industrie, les
PME peuvent obtenir des financements plus facilement pour répondre à la demande
croissante.
Les taux d'intérêt et l'inflation sont des éléments économiques clés qui influencent le coût du
capital.
La stabilité politique et économique est essentielle pour créer un environnement propice aux
affaires.
Les décisions de financement des entreprises sont également influencées par les politiques
gouvernementales et les régulations.
Régulations Financières
Les régulations imposées par des institutions comme Bank Al-Maghrib affectent directement
les décisions de financement.
Cadre Réglementaire : Les régulations favorables, telles que des incitations fiscales
pour les investissements ou des programmes de soutien aux PME, facilitent l'accès
au financement. Par exemple, le programme "Intelaka" lancé en 2020 a été conçu
pour
22
encourager l'entrepreneuriat en offrant des prêts à des taux d'intérêt très réduits et en
garantissant une partie des prêts via la Caisse Centrale de Garantie (CCG).
Contrôle des Risques : Bank Al-Maghrib impose des régulations strictes pour
contrôler les risques financiers. Ces régulations affectent les conditions de crédit et
les exigences de garantie. Des politiques prudentes de gestion des risques par les
banques marocaines assurent la stabilité du système financier, ce qui est crucial pour
maintenir un flux constant de financement pour les entreprises.
Politiques Fiscales
Les politiques fiscales influencent les décisions de financement des entreprises à travers les
taux d'imposition et les incitations fiscales.
Taux d'Imposition : Des taux d'imposition favorables sur les bénéfices des
entreprises encouragent les investissements. Par exemple, des réductions fiscales
pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices dans le développement de leur
activité ou dans des projets innovants peuvent stimuler les investissements. Les zones
franches industrielles offrent souvent des exonérations fiscales partielles ou totales,
ce qui rend l'investissement plus attractif.
Déductions Fiscales : Les déductions fiscales pour les investissements dans les
régions moins développées incitent les entreprises à s'installer dans ces zones,
favorisant ainsi le développement économique régional. Par exemple, les
entreprises agroalimentaires peuvent bénéficier de déductions fiscales pour l'achat
de matériel agricole moderne, ce qui réduit leur coût global de financement.
Subventions et Aides
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La disponibilité et le coût du capital sur les marchés financiers déterminent la facilité avec
laquelle les entreprises peuvent accéder aux fonds nécessaires pour leurs projets.
Liquidité du Marché : Lorsque les marchés financiers sont liquides, les entreprises
trouvent plus facile de lever des fonds par l'émission de titres de dette ou de capital.
Par exemple, durant les périodes où les taux d'intérêt mondiaux sont bas, des
entreprises comme OCP ont émis des obligations sur les marchés internationaux pour
financer leurs projets d'expansion. La liquidité abondante permet aux entreprises
d'obtenir des financements à des taux d'intérêt compétitifs.
Conditions de Crédit : Les conditions de crédit, comme les taux d'intérêt et les
exigences de garantie, influencent directement les décisions de financement. Les
banques marocaines, telles que BMCE Bank et Banque Populaire, offrent des
produits de crédit variés adaptés aux besoins des entreprises. Par exemple, BMCE
Bank propose des crédits à moyen et long terme pour financer les investissements des
PME avec des conditions favorables grâce aux garanties offertes par la CCG.
Marchés Boursiers
Accès aux Marchés : Une bourse performante permet aux entreprises d'émettre des
actions à des conditions favorables. Par exemple, HPS (Hightech Payment Systems) a
profité de la liquidité du marché pour lever des fonds via des offres publiques
initiales (IPO) et financer ses projets d'expansion à l'international. Une bonne
performance boursière augmente également la valorisation des entreprises, ce qui leur
permet de lever davantage de capitaux en émettant un nombre réduit d'actions.
Évaluations des Investisseurs : Les entreprises cotées à la Bourse de Casablanca
bénéficient d'une visibilité accrue et de l'évaluation continue par les investisseurs.
Cela peut influencer positivement leur capacité à lever des fonds. Par exemple,
Maroc Telecom, en tant que leader du secteur des télécommunications, attire
régulièrement des investissements en raison de sa performance stable et de sa
croissance continue.
Les caractéristiques spécifiques à chaque secteur influencent les décisions de financement des
entreprises marocaines.
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Secteur Agroalimentaire
Les entreprises du secteur agroalimentaire sont influencées par les cycles agricoles et les
subventions gouvernementales.
CONCLUSION
Cette étude approfondie sur les déterminants des décisions de financement des entreprises a
révélé l'interconnexion complexe entre les théories financières et les facteurs contextuels
spécifiques qui influencent les choix de financement. En examinant d'abord les théories de
financement, nous avons mis en lumière les fondements analytiques qui expliquent comment
et pourquoi les entreprises optent pour différentes sources de financement. Les théories
traditionnelles de Modigliani-Miller, de l'ordre de préférence (Pecking Order Theory), et du
compromis (Trade-Off Theory) fournissent des cadres théoriques solides, enrichis par des
perspectives contemporaines intégrant des éléments comme les asymétries d'information et la
théorie de l'agence.
En conclusion, cette recherche fournit des insights précieux pour les gestionnaires
d'entreprises et les décideurs politiques. Pour les entreprises, comprendre les déterminants
des décisions de financement est crucial pour optimiser leur structure de capital et renforcer
leur compétitivité. Pour les décideurs politiques, il est essentiel de créer un environnement
25
favorable qui facilite l'accès au financement et soutient le développement des entreprises. Les
recommandations pratiques issues de cette étude visent à améliorer la prise de décision en
matière de financement, contribuant ainsi à la croissance économique et à la prospérité des
entreprises au Maroc.
Les limites de cette étude incluent la nécessité d'approfondir l'analyse empirique avec des
données plus récentes et diversifiées. De futures recherches pourraient explorer les impacts
des nouvelles technologies financières et des changements réglementaires sur les décisions de
financement des entreprises. Ces pistes de recherche futures permettront de continuer à
enrichir notre compréhension des dynamiques complexes qui régissent les choix de
financement des entreprises dans un monde en constante évolution.
1 Méthodologie de Recherche
Introduction
Cette section décrit la méthodologie de recherche utilisée pour examiner les déterminants
des décisions de financement des entreprises par les banques marocaines. Elle inclut la
conception du questionnaire, la sélection de l'échantillon, les procédures de collecte et
d'analyse des données, et les techniques statistiques employées pour interpréter les résultats.
. Conception du Questionnaire
Le questionnaire a été élaboré pour recueillir des informations détaillées sur les critères
de décision de financement des banques. Il a été structuré en plusieurs sections pour
capturer différents aspects du processus décisionnel :
Sélection de l'Échantillon
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ont été sélectionnées en raison de leur taille, de leur présence significative sur le marché
marocain, et de leur influence dans le secteur bancaire.
La collecte des données a été réalisée à travers l'administration du questionnaire via des
entretiens semi-structurés et des enquêtes en ligne.
Administration du Questionnaire :
o Les responsables des crédits et les gestionnaires de risques des
banques sélectionnées ont été contactés pour répondre au
questionnaire.
o Des entretiens semi-structurés ont été conduits pour approfondir
certaines réponses et obtenir des insights plus qualitatifs.
Taux de Réponse :
o Un taux de réponse de 50% a été atteint, le questionnaire a été envoyer a 10
banques cinq banques ayant accepté de participer et de répondre à toutes les
questions posées.
Techniques d'Analyse
Les données recueillies ont été analysées à l'aide de techniques statistiques pour identifier les
tendances et les relations entre les différents critères de décision de financement.
Statistiques Descriptives :
o Utilisées pour résumer et décrire les caractéristiques principales des
réponses, telles que les fréquences, les moyennes et les écarts-types.
o Par exemple, les fréquences des réponses sur l'importance des garanties et
de la relation antérieure avec la banque.
Analyses de Régression :
o Effectuées pour déterminer l'impact relatif de chaque critère sur la décision
de financement.
o Les variables dépendantes incluent la probabilité d'octroi de crédit, tandis
que les variables indépendantes comprennent les garanties, les états
financiers, l'expérience de l'équipe dirigeante, etc.
Les résultats ont été discutés en termes de comparaisons des critères des banques et des
entreprises, identification des déterminants clés, et analyse des différences et similarités entre
les réponses des différentes banques.
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o Par exemple, l'importance des garanties comparée à l'expérience de
l'équipe dirigeante.
Identification des Déterminants Clés :
o Les facteurs ayant le plus d'influence sur les décisions de financement ont
été identifiés à partir des analyses de régression.
Analyse des Différences et Similarités :
o Les différences dans l'évaluation des critères par les différentes banques
ont été analysées pour comprendre les variabilités dans les politiques de
crédit.
o Par exemple, la Société Générale Maroc valorise davantage l'expérience
de l'équipe dirigeante par rapport à BMCE Bank of Africa.
Conclusion
1. Nom de la banque :
o Variable à expliquer : Identifier l'institution bancaire à laquelle appartient
la personne répondant au questionnaire.
2. Poste de la personne répondant au questionnaire :
o Variable à expliquer : Déterminer le rôle ou la fonction spécifique de la
personne répondant au questionnaire au sein de la banque.
3. Quelle est l'importance des garanties fournies par l'entreprise dans votre décision
de lui accorder un crédit ?
o Variable à expliquer : Mesurer l'importance relative des garanties fournies
par une entreprise dans la décision d'accorder un crédit.
4. Quels types de garanties sont les plus valorisés par votre banque ? (Plusieurs
réponses possibles)
o Variable à expliquer : Identifier les types spécifiques de garanties
(immobilier, équipements, stock, etc.) les plus valorisés par la banque dans
ses décisions de crédit.
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5. Dans quelle mesure la relation antérieure de l'entreprise avec la banque influence-t-
elle votre décision de lui accorder un crédit ?
o Variable à expliquer : Évaluer l'impact de la relation préexistante
entre l'entreprise et la banque sur la décision d'octroi de crédit.
REPONSES ET ANALYSE
1 Nom de la banque :
Attijarwafa bank
Banque
populaire BMCE
Credit du maroc
Société générale
Maroc
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Poste de la personne répondant au questionnaire :
30
Directeur
Responsable du département des prêts
Chargé de clientèle entreprise
Analyste financier
Responsable des risques de crédit
Commentaires :
Les garanties jouent un rôle crucial dans le processus de décision, car elles
permettent de réduire le risque perçu par la banque. Les types de garanties les
plus valorisés incluent l'immobilier, les actifs financiers, et parfois les garanties
personnelles. Cela démontre que les banques préfèrent des garanties tangibles et
facilement valorisables, réduisant ainsi le risque de non-remboursement. Par
exemple, Attijariwafa Bank et Crédit du Maroc valorisent particulièrement les
actifs immobiliers, reflétant une préférence pour des garanties stables et à forte
valeur.
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Quels types de garanties sont les plus valorisés par votre banque ?
Commentaires :
Les banques mettent l'accent sur une évaluation rigoureuse du risque afin de minimiser les
prêts non performants. L'historique de crédit et la solidité financière de l'entreprise sont des
indicateurs clés de sa capacité à honorer ses engagements financiers. Le secteur d'activité est
également important, car certains secteurs peuvent être plus risqués ou volatils que d'autres.
Par exemple, les banques comme BMCE Bank of Africa et Crédit du Maroc évaluent
minutieusement la solidité financière de l'entreprise pour anticiper les risques potentiels.
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Analyse des Réponses :
La relation antérieure de l'entreprise avec la banque est perçue comme "très influente"
ou "influente" par la plupart des banques, notamment Attijariwafa Bank et Société
Générale Maroc.
Commentaires :
Les états financiers et les performances passées de l'entreprise sont jugés "très importants" ou
"importants" par toutes les banques. Crédit du Maroc et Attijariwafa Bank, par exemple,
considèrent ces éléments comme cruciaux dans leur processus de décision.
Commentaires :
Les états financiers offrent une vue détaillée de la santé financière de l'entreprise, ce qui est
essentiel pour évaluer sa capacité à rembourser le crédit. Les performances passées
permettent d'identifier des tendances et de prévoir la stabilité future de l'entreprise. Par
exemple, Attijariwafa Bank et Crédit du Maroc mettent un accent particulier sur les états
financiers, indiquant que les entreprises présentant des résultats financiers solides et
cohérents sont plus susceptibles de se voir accorder un crédit.
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Analyse des Réponses :
L'expérience et les qualifications de l'équipe dirigeante sont perçues de manière variable. Par
exemple, Société Générale Maroc considère cet aspect comme "très influente", tandis que
BMCE Bank of Africa le trouve "peu influente".
Commentaires :
Quels autres critères non mentionnés ci-dessus sont importants pour votre
banque lors de l'évaluation d'une demande de crédit ?
l'entreprise
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Analyse des Réponses :
Commentaires :
Ces critères montrent que les banques prennent en compte des aspects qualitatifs et
stratégiques au-delà des simples indicateurs financiers. Une bonne réputation et un marché
cible en croissance peuvent atténuer les risques perçus et offrir des opportunités de
collaboration à long terme. Par exemple, Banque Populaire et BMCE Bank of Africa
valorisent le potentiel de croissance du marché cible de l'entreprise, indiquant que les
entreprises opérant dans des secteurs dynamiques et en expansion ont plus de chances
d'obtenir un crédit.
Toutes les banques utilisent des modèles de scoring de crédit pour évaluer les demandes de
crédit. Les principaux facteurs pris en compte incluent l'historique de crédit, les ratios
financiers, la qualité des garanties, et la liquidité
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Commentaires :
Les modèles de scoring de crédit permettent d'objectiver l'évaluation des demandes de crédit
en standardisant les critères et en réduisant le biais humain. Cela améliore la cohérence des
décisions et permet une gestion plus efficace des risques. Par exemple, Attijariwafa Bank et
Crédit du Maroc utilisent des modèles de scoring sophistiqués qui intègrent divers facteurs
financiers et non financiers pour évaluer la solvabilité des entreprises
Synthèse
L'analyse approfondie des réponses des banques marocaines met en lumière plusieurs critères
clés qui influencent les décisions de financement des entreprises. Parmi ces critères, les
garanties fournies par les entreprises jouent un rôle central. Les banques accordent une
importance significative à la nature et à la valeur des garanties proposées, celles-ci servant
souvent de filet de sécurité contre les risques de défaut de paiement. Cette préférence pour
les garanties tangibles reflète une approche prudente vis-à-vis du risque de crédit, visant à
protéger les intérêts financiers de la banque tout en sécurisant les fonds prêtés.
L'évaluation du profil de risque de l'entreprise constitue un autre aspect crucial. Les banques
utilisent des modèles de scoring sophistiqués pour évaluer de manière objective la solvabilité
et la capacité de remboursement des entreprises demandeuses de crédit. Ces modèles
prennent en compte divers indicateurs financiers tels que la rentabilité, la liquidité,
l'endettement et la capacité de génération de cash-flow. Une analyse rigoureuse de ces
paramètres permet aux banques de minimiser les risques de crédit tout en optimisant leurs
décisions d'octroi de prêts.
Les états financiers de l'entreprise, ainsi que ses performances passées, sont également des
éléments clés examinés par les banques lors de l'évaluation des demandes de financement.
Une situation financière stable et des performances antérieures positives renforcent la
crédibilité de l'entreprise et augmentent ses chances d'obtenir un financement favorable. Ces
indicateurs fournissent aux banques des informations cruciales sur la santé financière et la
gestion efficace des ressources de l'entreprise, influençant ainsi favorablement la perception
des risques associés.
En complément aux critères financiers, les facteurs qualitatifs jouent un rôle croissant dans
les décisions de financement. L'expérience et la compétence de l'équipe dirigeante sont
considérées comme des atouts stratégiques importants par les banques marocaines. Une
équipe dirigeante compétente est perçue comme capable de gérer efficacement les défis
opérationnels et financiers, ce qui réduit les risques perçus et inspire confiance quant à la
capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs financiers.
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La réputation de l'entreprise sur le marché, ainsi que son potentiel de croissance dans son
secteur d'activité, sont également des facteurs non financiers significatifs pris en compte par
les banques. Une bonne réputation renforce la confiance des prêteurs dans la capacité de
l'entreprise à honorer ses engagements financiers, tandis que le potentiel de croissance
indique la viabilité à long terme de l'entreprise et son attractivité en tant que bénéficiaire de
financements supplémentaires.
En conclusion, l'analyse des déterminants des décisions de financement par les banques
marocaines révèle une approche intégrée et rigoureuse, combinant à la fois des critères
financiers et non financiers pour évaluer la solvabilité et le potentiel de croissance des
entreprises. Cette approche permet aux banques de minimiser les risques tout en soutenant
activement le développement économique en facilitant l'accès au financement pour les
entreprises viables et prometteuses.
Conclusion générale
En conclusion, l'étude approfondie des déterminants de la décision de financement des
entreprises marocaines révèle une complexité stratégique où divers facteurs internes et
externes interagissent pour influencer les choix financiers. À travers une revue détaillée des
théories traditionnelles telles que la théorie de Modigliani-Miller, la théorie de l'ordre de
préférence (Pecking Order Theory), et la théorie du compromis (Trade-Off Theory), ainsi
que des perspectives contemporaines comme l'asymétrie d'information, les coûts de
transaction et la théorie de l'agence, nous avons identifié les principaux cadres conceptuels
qui guident les décisions financières.
Les facteurs internes tels que la taille de l'entreprise, la rentabilité, la structure du capital et la
gouvernance jouent un rôle crucial dans la détermination des stratégies de financement. Les
grandes entreprises comme l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) bénéficient souvent d'un
accès plus facile aux marchés financiers internationaux et peuvent exploiter des économies
d'échelle pour négocier des conditions de financement avantageuses. En revanche, les petites
et moyennes entreprises, plus susceptibles de dépendre de financements internes ou de prêts
bancaires locaux, doivent faire face à des défis supplémentaires liés à l'accès au capital et à la
gestion des risques.
Les facteurs externes tels que l'environnement économique, les politiques gouvernementales,
les conditions du marché financier et les caractéristiques sectorielles ajoutent une dimension
contextuelle importante. Ils façonnent les opportunités et les contraintes auxquelles les
entreprises sont confrontées lorsqu'elles cherchent à sécuriser des financements pour leurs
projets d'expansion et de développement.
En intégrant ces connaissances théoriques à une approche pratique, cette étude met en
lumière l'importance d'une gestion financière stratégique et adaptative. Les entreprises qui
comprennent et naviguent efficacement à travers ces divers facteurs peuvent non seulement
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améliorer leur performance financière et leur résilience, mais aussi renforcer leur position
compétitive sur le marché marocain et international.
Ainsi, pour les gestionnaires d'entreprise, les décideurs politiques et les investisseurs, cette
compréhension approfondie des déterminants de la décision de financement est essentielle
pour élaborer des stratégies financières robustes, favorisant une croissance durable et une
création de valeur à long terme. En continuant à explorer ces dynamiques complexes et à les
adapter aux réalités économiques changeantes, les entreprises peuvent positionner
stratégiquement leur capital pour un succès futur dans un environnement économique
mondialisé et en évolution constante.
38
Bibliographie :
Modigliani, F., & Miller, M.H. (1958). "The Cost of Capital, Corporation
Finance and the Theory of Investment." The American Economic
Review.
Myers, S.C., & Majluf, N.S. (1984). "Corporate Financing and Investment Decisions
When Firms Have Information That Investors Do Not Have." Journal of Financial
Economics
40
WEBOGRAPHIE
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rabat/finance/3238920
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ipme07952/1098938ar
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41
Annexes
Annexe 1 : Questionnaire
Quelle est l'importance des garanties fournies par l'entreprise dans votre décision de lui
accorder un crédit ?
1) Très importante
2) Importante
3) Moyennement importante
4) Peu importante
5) Pas importante du tout
Quels types de garanties sont les plus valorisés par votre banque ?
1) Immobilier
2) Équipements/Machines
3) Stock/Inventaire
4) Actifs financiers
5) Garantie personnelle
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Dans quelle mesure la relation antérieure de l'entreprise avec la banque influence-t-elle
votre décision de lui accorder un crédit ?
1) Très influente
2) Influent
3) Moyennement influente
4) Peu influente
5) Pas influente du tout
Quelle est l'importance des états financiers et des performances passées de l'entreprise
dans votre processus de décision ?
1) Très importante
2) Importante
3) Moyennement importante
4) Peu importante
5) Pas importante du tout
1) Très influente
2) Influent
3) Moyennement influente
4) Peu influente
5) Pas influente du tout
Quels autres critères non mentionnés ci-dessus sont importants pour votre banque lors
de l'évaluation d'une demande de crédit ?
Votre banque utilise-t-elle des modèles de scoring de crédit pour évaluer les demandes
de crédit ?
1) Oui
2) Non
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Table de matières
Remerciement................................................................................................................2
Résume...........................................................................................................................3
SOMMAIRE.................................................................................................................4
Introduction général.................................................................................6
PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE
………………………………………………………………………………..
2.1.2 : Rentabilité.................................................................................................................17
2.1.4 : Gouvernances............................................................................................................20
44
2.2 : Facteurs externes................................................................................20
CONCLUSION.................................................................................................................24
………………………………………………………………………
1 : Méthodologie de Recherche...........................................................................................25
Synthèse...........................................................................................................35
CONCLUSION GENERALE...........................................................................................36
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................37
WEBOGRAPHIE...............................................................................................................39
ANNEXE..............................................................................................................................40
TABLES DE MATIERES..................................................................................................43
45
46