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Variations cliniques chez les chiens d'entraînement

Cette étude examine les variations des paramètres cliniques des chiens lors de leur entraînement au Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie. Elle analyse les adaptations cardio-vasculaires, respiratoires et thermiques des chiens avant et après l'entraînement. Les résultats visent à améliorer la compréhension des effets de l'effort physique sur la santé des chiens de travail.

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Variations cliniques chez les chiens d'entraînement

Cette étude examine les variations des paramètres cliniques des chiens lors de leur entraînement au Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie. Elle analyse les adaptations cardio-vasculaires, respiratoires et thermiques des chiens avant et après l'entraînement. Les résultats visent à améliorer la compréhension des effets de l'effort physique sur la santé des chiens de travail.

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Étude des variations des paramètres cliniques lors de

l’entraînement des chiens au Centre national


d’instruction cynophile de la gendarmerie
Guillaume Lemaire

To cite this version:


Guillaume Lemaire. Étude des variations des paramètres cliniques lors de l’entraînement des chiens
au Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie. Médecine vétérinaire et santé animale.
2009. �dumas-04555989�

HAL Id: dumas-04555989


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ANNEE 2009 THESE : 03 – TOU 3– 4026

ETUDE DES VARIATIONS DES PARAMETRES


CLINIQUES LORS DE L’ENTRAINEMENT DES
CHIENS DU CENTRE NATIONAL D’INSTRUCTION
CYNOPHILE DE LA GENDARMERIE

_____________
THESE
pour obtenir le grade de
DOCTEUR VETERINAIRE

DIPLOME D’ETAT

présentée et soutenue publiquement en 2009


devant l’Université Paul-Sabatier de Toulouse

par
Guillaume, Robert, Emile LEMAIRE
Né le 25 juillet 1983 à Neuilly sur Seine (92)

___________

Directeur de thèse : Mme. le Docteur Armelle DIQUELOU

___________

JURY

PRESIDENT :
Mme. Elisabeth ARLET-SUAU Professeur à l’Université Paul-Sabatier de TOULOUSE

ASSESSEUR :
Mme. Armelle DIQUELOU Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de TOULOUSE
M. Patrick VERWAERDE Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de
TOULOUSE
REMERCIEMENTS

A madame le Professeur Elisabeth ARLET-SUAU, professeur des universités, qui nous a


fait l’honneur d’accepter notre jury de thèse,

Hommages respectueux.

A madame le Docteur Armelle DIQUELOU, professeur de l’Ecole Nationale Vétérinaire de


Toulouse, médecine interne des carnivores domestiques, qui nous a fait l’honneur et le plaisir
d’accepter la direction de cette thèse,

Sincères reconnaissances.

A monsieur le Docteur Patrick VERWAERDE, professeur de l’Ecole Nationale Vétérinaire


de Toulouse, anesthésie, urgences, réanimation et soins intensifs des carnivores domestiques
qui nous a fait l’honneur de prendre part à notre jury de thèse,

Qu’il trouve ici le témoignage de notre gratitude.

6
A papa,

Qui c’est qui m’a foutu des gamins pareils.


Arrêtez de vous bouffer le nez.
Tu te vexes comme un pou.
Il n’y a rien de passionnant, il n’y a que des gens passionnés.
Le meilleur moment c’est maintenant.
Dire « je t’aime » ne signifie pas grand chose, ce sont les preuves d’amour qui comptent.
« Gémir, pleurer, prier est également lâche. » (Alfred de Vigny)
Merci de m’avoir poussé quand il le fallait, ce métier que j’aime je te le dois en grande partie.
Merci pour tout ce que tu m’as appris, j’espère que je ne te décevrai pas trop.

A maman,

Merci de m’avoir soutenu dans tous mes projets quels qu’ils soient, d’être dernière nous en
toutes circonstances.

A Marie-Françoise,

Je me souviens du contrat que tu as parfaitement rempli, de nos accrocs des premiers temps,
finalement je t’ai bien préparé pour ton fils…
Sois sûr que tu as fait le bonheur de mon père ces 16 dernières années. Nous resterons une
famille.

A Christian,

Merci de m’avoir initié au bricolage et rendu touche à tout, de m’avoir emmené faire du sport
et d’avoir eu la patience de m’apprendre le ski. Profitez de votre repos dans les Landes.

A Cyrille,

Que nos différences servent à nous enrichir.

A Camille et Hadrien,

Suivez vos rêves, donnez vous le moyens de les atteindre, cela en vaut la peine.

A Monique,

Ma maman des vacances, qui nous a toujours accueillis à bras ouverts à Ajaccio. Merci pour
toutes ces vacances, toutes ces visites. Continue à faire découvrir cette ville aux jeunes
générations.

7
A mam,

Merci de m’avoir accueilli pendant mes 2 années sur Paris et de m’avoir rendu moins difficile
cette période.

A Pascal,

Hi, I hope that there will be a continuation to the harvest, the run under the sun, the break
dance, the 4L trophy.

A Mathieu,

C’est loin maintenant toutes nos p242, col 2, ligne 12 à p1655, col 3, ligne 6. Elles nous ont
permis d’être ici aujourd’hui.

A Anne et Guillaume,

Ne partez pas trop loin que l’on puisse se voir malgré notre (mon) caractère casanier.

A Jérôme,

En souvenir de nos échanges de points de vue, des cours d’anglais, ça fait du bien de pouvoir
discuter de sujets autres que vétérinaires. J’espère que l’on continuera à se croiser.

Au Docteur LAFARGUE,

Merci de m’avoir fait découvrir ce métier, de m’avoir donné l’envie de le pratiquer.

Aux Docteurs DUTHEIL et GIORDANO,

C’était avec plaisir que j’ai participé à l’ouverture de votre clinique, merci de m’y avoir
accueilli. Qu’elle vous apporte tout ce que vous espérez.

Aux vétérinaires de Decize,

Merci de me mettre le pied à l’étrier, de jour comme de nuit.

Au Docteur Capitaine Thomas NORMANT,

Merci d’avoir rendu cette thèse réalisable, d’avoir motivé tous les maîtres de chiens et de nous
avoir accordé plusieurs heures de votre temps. En espérant que ce qui en sortira pourra vous
être utile.

8
Aux maîtres de chiens,

Merci pour votre participation, en espérant que les résultats pourront vous servir.

A Lucile,

Nous nous sommes trouvé avec nos deux caractères que nous sommes peut être les seuls à
pouvoir supporter. Nous pouvons commencer notre vie, aller là où l’isolement nous sera
suffisant.

9
TABLE DES MATIERES
Page
Table des illustrations 12

I – Les chiens dans l’armée 14


1) Recrutement et soins apportés aux chiens 15
2) Importance économique 15
3) Travail demandé aux chiens 16
4) Problèmes pouvant être rencontrés 17

II – Physiologie de l’effort 20
1) Production d’énergie 20
a) Les différents substrats énergétiques 20
b) Les différentes voies de production d’énergie 20
2) Notion de fatigue 23
3) Buts de l’entraînement 24

III – Variation des paramètres cliniques 25


1) Adaptations cardio-vasculaires 25
a) Régulation nerveuse du cœur 25
b) Variations de la fréquence cardiaque 25
c) Modifications cardiaques liées à l’entraînement 26
d) Modifications du tracé ECG 26
e) Adaptations cardio-vasculaires à l’effort 26
f) Variations de la fréquence cardiaque avec l’entraînement 27
g) Variations de la régulation nerveuse avec l’effort 28
h) Variations de la régulation nerveuse avec l’entraînement 29
i) Affections cardiaques liées à l’effort 29
2) Adaptations respiratoires 30
a) Evolution de la fréquence respiratoire lors d’un effort 30
b) Evolution de la fréquence respiratoire avec l’entraînement 31
c) Affections respiratoires liées à l’effort 31
3) Température corporelle 31
4) Relations entre hyperthermie, hyperventilation et fréquence cardiaque 31

IV – Matériel et méthodes 34

V – Résultats 35
1) Avant entraînement, le 24.01.2008 35
a) Tableau de résultats 35
b) Fréquence cardiaque 37
c) Fréquence respiratoire 38
d) Température rectale 39
2) Après entraînement, le 19.03.2008 41
a) Tableau de résultats 41
b) Fréquence cardiaque 43
c) Fréquence respiratoire 44
d) Température rectale 45
3) Modifications suite à l’entraînement 46

10
a) Fréquence cardiaque 46
- Suivi par intervalle de fréquence cardiaque 46
- Suivi chien par chien 48
b) Fréquence respiratoire 50
- Suivi par intervalle de fréquence respiratoire 50
- Suivi chien par chien 52
c) Température rectale 54
d) ECG 56
e) Poids 56

VI – Discussion 56

VII – Conclusion 58

Bibliographie 60

11
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Photos : Page
Photo 1 Chien en recherche d’armes. 14
Photo 2 Chien en recherche de stupéfiants. 15
Photo 3 Chien au mordant. 16
Photo 4 Chien au mordant. 17
Photo 5 Chien au pistage. 17

Tableaux :
Tableau 1 Caractéristiques des fibres musculaires équines. 23
Tableau 2 Résultats du 24.01.2008, avant entraînement. 35
Tableau 3 Moyennes et écarts types de la fréquence cardiaque avant 37
entraînement.
Tableau 4 Répartition des chiens par intervalle de fréquence cardiaque, 37
avant entraînement.
Tableau 5 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 37
fréquence cardiaque, avant entraînement.
Tableau 6 Moyennes et écarts types de la fréquence respiratoire avant 38
entraînement.
Tableau 7 Moyennes et écarts types de la température rectale avant 39
entraînement.
Tableau 8 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 39
température rectale, avant entraînement.
Tableau 9 Résultats du 19.03.2008, après entraînement. 41
Tableau 10 Moyennes et écarts types de la fréquence cardiaque après 43
entraînement.
Tableau 11 Répartition des chiens par intervalle de fréquence cardiaque, 43
après entraînement.
Tableau 12 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 43
fréquence cardiaque, après entraînement.
Tableau 13 Moyennes et écarts types de la fréquence respiratoire après 44
entraînement.
Tableau 14 Moyennes et écarts types de la température rectale après 45
entraînement.
Tableau 15 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 45
température rectale, après entraînement.
Tableau 16 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 48
fréquence cardiaque de départ.
Tableau 17 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 48
fréquence cardiaque après l’exercice.
Tableau 18 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 49
fréquence cardiaque 15 minutes après l’exercice.
Tableau 19 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 52
fréquence respiratoire de départ.
Tableau 20 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 53
fréquence respiratoire après l’exercice.
Tableau 21 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 54
fréquence respiratoire 15 minutes après l’exercice.

12
Tableau 22 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 54
température rectale de départ.
Tableau 23 Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur 55
température rectale 15 minutes après l’exercice.

Figures :
Figure 1 La fatigue musculaire. 24
Figure 2 La régulation nerveuse du cœur par le système nerveux 25
autonome.
Figure 3 Réponse supposée du baroréflexe aux stimuli. 29

Graphiques :
Graphique 1 Evolution de la fréquence cardiaque des chiens avant 38
entraînement.
Graphique 2 Evolution de la fréquence respiratoire des chiens avant 39
entraînement.
Graphique 3 Evolution de la température rectale des chiens avant 40
entraînement.
Graphique 4 Evolution de la fréquence cardiaque des chiens après 44
entraînement.
Graphique 5 Evolution de la fréquence respiratoire des chiens après 45
entraînement.
Graphique 6 Evolution de la température rectale des chiens après 46
entraînement.
Graphique 7 Modification de la répartition des fréquences cardiaques de 46
départ.
Graphique 8 Modification de la répartition des fréquences cardiaques après 47
l’exercice.
Graphique 9 Modification de la répartition des fréquences cardiaques 15 47
minutes après l’exercice.
Graphique 10 Evolution des fréquences cardiaques de départ. 48
Graphique 11 Evolution des fréquences cardiaques après l’exercice. 49
Graphique 12 Evolution des fréquences cardiaques 15 minutes après 49
l’exercice.
Graphique 13 Evolution des moyennes des fréquences cardiaques. 50
Graphique 14 Modification de la répartition des fréquences respiratoires de 51
départ.
Graphique 15 Modification de la répartition des fréquences respiratoires après 51
l’exercice.
Graphique 16 Modification de la répartition des fréquences respiratoires 15 52
minutes après l’exercice.
Graphique 17 Evolution des fréquences respiratoires de départ. 53
Graphique 18 Evolution des fréquences respiratoires après l’exercice. 53
Graphique 19 Evolution des fréquences respiratoires 15 minutes après 54
l’exercice.
Graphique 20 Evolution des températures rectales de départ. 55
Graphique 21 Evolution des températures rectales 15 minutes après l’exercice. 55

13
I Les chiens dans l’armée :
Les chiens ont toujours eu leur place dans l’armée. Déjà au XIII siècle avant Jésus-Christ, ils
étaient utilisés en tant que soldat à part entière et étaient engagés dans des combats contre des
hommes. Il s’agissait alors de gros molosses ressemblant aux Dogues du Tibet actuels (34).
Dans les guerres plus récentes ils ont été utilisés en tant que pisteurs, chiens de liaison,
porteurs, d’attelage, patrouilleurs ou encore chiens sanitaires ; de nombreuses missions qui
sont peu à peu remplacées par la technologie (44).
Aujourd’hui il y a environ 560 équipes cynophiles de gendarmerie en France. Les chiens sont
encore utilisés pour des missions de garde, d’assaut, d’éclairage, de maintien de l’ordre. Mais
ils sont aussi utilisés pour leur très bon odorat. Ils sont ainsi sollicités pour suivre des pistes de
malfaiteurs, retrouver des personnes enfouies sous des décombres ou des cadavres. Ils
recherchent également des stupéfiants ou des explosifs (44, 46).

Photo 1 : chien en recherche d’armes


Source : service d'information et de relations publiques des armées

14
Photo 2 : chien en recherche de stupéfiants
Source : service d'information et de relations publiques des armées

Mais avant de se retrouver en mission, tous les chiens passent par des centres de formation
tels que celui de Gramat dans le Lot.

1) Recrutement et soins apportés aux chiens :


Les chiens qui arrivent à Gramat proviennent de divers élevages, rabatteurs ou particuliers. Ils
ont entre 10 et 24 mois. Après une visite d’achat effectuée par le vétérinaire du Centre
National d’Instruction Cynophile de la Gendarmerie (CNICG), ils sont pris à l’essai pour une
période de 1 mois. Commence alors une période de débourrage de 3 mois en moyenne. Puis
ils entament un stage de 3 mois au cours duquel ils vont suivre un entraînement.
Durant leur séjour à Gramat, les chiens sont logés dans des courettes individuelles de 8,5 m²,
1 courette extérieure pour la journée et 1 courette intérieure pour la nuit. Ils sont nourris avec
des croquettes premium, sont vermifugés tous les 6 mois et vaccinés tous les ans.
Les principales races présentes sont le berger belge malinois (80 % de l’effectif) et le berger
allemand. On trouve également des saint Hubert, fox terrier, berger hollandais, english
springer spaniel (44).

2) Importance économique :
Chaque année il y a une centaine de chiens formés en formation initiale et une vingtaine en
« recyclage ». Le coût de la formation d’un chien est difficile à évaluer, il comprend l’achat
(1680 € en moyenne) auquel il faut ajouter la nourriture, le salaire de l’instructeur et les frais
vétérinaires. La carrière moyenne d’un chien est de 8 ans.
Les chien sont mis à la retraite lorsqu’ils sont reconnus inaptes au service. Ce peut être soit en
raison de leur âge (généralement dans leur 9ème année) soit à cause d’un accident (44).

15
3) Travail demandé aux chiens :
Chaque chien est attribué à un maître de chien. Les maîtres de chiens sont répartis par groupe
de 6 ou 7 et sont encadrés dans leur formation par un instructeur. Chaque instructeur suit un
programme d’entrainement dont les grandes bases sont :
o 1 ou 2 pistes le matin → 15-20 minutes de concentration, cela peut aller jusqu’à 40
minutes si c’est un exercice de recherche
o 10 minutes d’obéissance et 2-3 mordants l’après-midi → 10 minutes de concentration et
5-10 minutes d’efforts intenses
o Entraînement du lundi au vendredi, repos le week-end.

Photo 3 : chien au mordant


Source : service d'information et de relations publiques des armées

16
Photo 4 : chien au mordant
Source : service d'information et de relations publiques des armées

Photo 5 : chien au pistage


Source : service d'information et de relations publiques des armées

4) Problèmes pouvant être rencontrés :


Comme tout sportif, le chien peut être sujet à divers troubles.

17
Ces troubles sont en partie dus au stress. Le stress se définit comme un état dans lequel il y a
échec dans la lutte contre les conditions adverses. L’environnement peut alors avoir des effets
préjudiciables (14). Les problèmes liés au stress peuvent être classés selon leur expression
symptomatique : comportemental, neurovégétatif ou digestif.
o Manifestations comportementales : vocalises, élimination (mictions et/ou défécations
répétées), morsures d’objets ou creusement du sol.
o Manifestations neurovégétatives : tachycardie émotionnelle, polypnée, mydriase,
sialorrhée ou hypertension.
o Manifestations digestives : vomissements, ulcères gastriques souvent pyloriques,
diarrhée. Elles peuvent être à l’origine de pertes nutritionnelles préjudiciables à la
condition physique attendue de ces chiens (15).

Les chiens entraînés à Gramat suivent un programme contenant des activités variées. On
retrouve donc les affections traumatiques liées à chacune de ces activités. Ce sont :
o des fractures dentaires principalement des crocs,
o des affections musculo-tendineuses (courbatures, claquage, rhabdomyolyse d’effort,
tendinites),
o des traumatismes ostéo-articulaires comme des entorses, la rupture du ligament croisé
crânial, les lésions méniscales, les luxations, les fractures avec notamment les fractures
de fatigue (34).

On peut également rencontrer des affections que l’on peut qualifier de métaboliques, ce sont
l’hypoglycémie, le coup de chaleur, la torsion d’estomac (34).

Les affections cardio-vasculaires font aussi partie des problèmes qui peuvent être rencontrés
lors de la formation.

Certains des problèmes précités peuvent conduire à une mise à la retraite anticipée du chien.
Or un chien qui, au bout de plusieurs mois d’entraînement, se révèle inapte à la tâche que l’on
attend de lui, va être réformé et devient une perte de temps et d’argent. C’est pourquoi nous
allons rechercher quelques paramètres facilement mesurables qui pourraient permettre de
détecter précocement ces chiens. Nous allons notamment nous intéresser à des éléments
simples de l’examen clinique : la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la
température rectale et le poids. Nous allons également étudier leur tracé
électrocardiographique (ECG).

Après une synthèse bibliographique sur l’état actuel des connaissances de la physiologie de
l’effort et des variations des paramètres cliniques induits par l’entraînement, nous allons
rechercher quelles variations sont interprétables dans les conditions de terrain afin de détecter
les chiens susceptibles de devenir insuffisants à l’effort.

18
PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE

PHYSIOLOGIE DE L’EFFORT ET

VARIATIONS DES PARAMETRES

CLINIQUES INDUITES PAR L’EFFORT ET

PAR L’ENTRAINEMENT

19
II Physiologie de l’effort :
1) Production d’énergie :
a) Les différents substrats énergétiques :

Il existe deux familles de substrats énergétiques : les glucides et les acides gras. Ces substrats
ont diverses origines. Ils peuvent provenir :
o du muscle pour le glycogène et les triglycérides (38),
o du foie pour le glucose (18),
o du tissu adipeux dans le cas des acides gras (43).

Le substrat utilisé varie au cours de l’exercice.


o L’utilisation du glucose et l’oxydation du glycogène musculaire augmentent en même
temps que l’intensité de l’exercice (59).
o Lors d’exercice de longue durée, l’utilisation des acides gras devient plus importante
que celle du glucose comme source d’énergie (40, 64).

L’entraînement modifie le substrat énergétique utilisé lors d’un exercice.


o L’oxydation du glucose diminue au profit de celle des acides gras. Ainsi la glycolyse
diminue et par là même la quantité de lactates produits.
o L’entraînement modifie l’origine des acides gras utilisés. Il y a : diminution de la
lipolyse périphérique et de l’utilisation des acides gras libres, augmentation de la
lipolyse intramusculaire et de l’oxydation des triglycérides intramusculaires (18, 36, 38,
55).

b) Les différentes voies de production d’énergie :

Un chien utilise de l’énergie pour contracter ses muscles. Cette énergie est produite dans les
cellules musculaires lors de l’hydrolyse de l’Adénosine TriPhosphate (ATP) en Adénosine
DiPhosphate (ADP) et Phosphate inorganique (Pi).

ATP ADP + Pi

Energie

Les cellules musculaires ont plusieurs voies pour produire cette énergie.

o Pendant les quelques secondes qui suivent le début de l’effort, la cellule musculaire
utilise ses réserves d’ATP. Elle reconstitue celles-ci à partir de la phosphocréatine
présente dans les cellules musculaires sans avoir besoin d’oxygène. Le transfert de
groupement phosphate depuis la phosphocréatine vers l’ADP se fait grâce à la
phosphocréatine kinase (CPK).
C’est la voie anaérobie alactique. Les faibles stocks de phosphocréatine musculaire
limitent la quantité d’énergie pouvant être produite.

20
Phosphocréatine

ADP ATP

Créatine

o Puis la cellule met en place la glycolyse qui est anaérobie. A la suite de la glycolyse, il y
a la fermentation lactique qui produit de l’acide lactique, c’est la voie anaérobie
lactique.

glucose ATP

lactate

o Au bout de quelques minutes se met en place la voie oxydative, aérobie (30).

glucose ATP

CO2

Selon la voie utilisée, le rendement est différent.

o Le glucose va d’abord subir la glycolyse. A la suite de cette réaction anaérobie, il va


être formé 2 ATP, 2 Nicotinamide Adénine Dinucléotide réduits (NADH,H+) et 2
pyruvates.

glucose 2 pyruvates

2 NAD+ 2 NADH,H+ 2 ADP 2 ATP

o Dans le cas de la fermentation lactique, il y a transformation des pyruvates en lactates.

pyruvate lactate

NADH,H+ NAD+

Ainsi, lors de la fermentation, à partir d’une molécule de glucose il y a production en


tout de 2 ATP.

o Les lactates sont ce que l’on appelle des impasses métaboliques, ils ne peuvent pas
produire d’énergie. Ils peuvent par la suite être transformés en glucose lors de la
néoglucogenèse qui se passe dans le foie. C’est le cycle de Cori.

21
glucose glucose

néo- glycolyse
glucogenèse 6 ATP S 2 ATP
A
pyruvate N pyruvate
G

lactate lactate

Cellule hépatique Cellule musculaire

o Lors de la voie oxydative, le cycle de Krebs produit 1 ATP, 4 NADH,H+ et 1 Flavine


Adénine Dinucléotide réduite (FADH2). Il se déroule dans les mitochondries.
pyruvate

NADH,H+

acétyl coenzyme A (C2)

NADH,H+ C6
C4

FADH2
NADH,H+
GTP

ATP C4 C5

NADH,H+

Puis la chaîne oxydative permet d’oxyder les molécules de NADH,H+ et de FADH2


produites et de produire de l’ATP. Il y a production de 3 ATP pour 1 NADH,H+ et de 2
ATP pour 1 FADH2.
Ainsi, lors de la voie aérobie, à partir d’une molécule de glucose, il y a production en
tout de 36 ATP.

22
o Les acides gras peuvent également servir de source d’énergie. Ils sont dégradés en
acétyl coenzyme A au cours de β-oxydations (hélice de Lynen). Il y a alors
consommation d’un ATP et production de 2 NADH,H+ et de 2 FADH2. Puis l’acétyl
coenzyme A entre dans le cycle de Krebs.
Il y a au final production de 45 ATP à partir d’un acide gras à 6 carbones.

Selon le type d’effort demandé, ce sera plutôt l’une ou l’autre de ces voies qui sera favorisée.
Au mordant ce sera principalement la voie anaérobie, au pistage ce sera surtout la voie
oxydative (33, 37).

Aucune influence de l’entraînement sur la voie anaérobie alactique n’a été rapportée à ce jour.
Par contre, il peut améliorer l’équipement enzymatique des cellules musculaires et ainsi
permettre à celles-ci de mieux tolérer l’acide lactique. Pour ce qui est de la voie aérobie, le
facteur limitant est l’apport en O2 ; si la capacité maximale d’extraction d’O2 (VO2max) est
dépassée, c’est la voie anaérobie qui fournit le surplus d’énergie (30).

L’énergie est produite dans les cellules musculaires, elles mêmes regroupées en fibres
musculaires. Il y a plusieurs types de fibres qui ont chacune leurs caractéristiques.
o Les fibres de type I : force limitée, fatigabilité faible et capacité oxydative élevée. Cela
leur permet d’utiliser de manière très efficace les lipides comme substrats énergétiques.
Elles ont peu de réserve de glycogène et ont une activité glycolytique limitée.
L’oxydation des lipides est la voie la plus rentable en termes de production d’ATP mais
c’est la plus lente à être initiée en comparaison de la glycolyse.
o Les fibres II B sont à l’opposé : force importante, fatigabilité élevée, capacité
glycolytique élevée et capacité aérobie limitée. Elles sont donc sollicitées lors d’efforts
courts et intenses.
o Les fibres II A et II C sont intermédiaires entre les 2 types précédents (3).

Une étude sur les fibres musculaires des chevaux résume leurs caractéristiques dans le tableau
1.
Paramètres Comparaison des différents types de fibres
Vitesse de contraction De plus lente à plus rapide : I < II A < II C < II B
Résistance à la fatigue De plus résistante à plus fatigable : I > II A > II C > II B
Force de contraction De moins à plus puissante : I < II A < II C < II B
Propriétés métaboliques :
- réserves en glycogène De faible à important : I < II A < II C < II B
- capacité oxydative D’important à faible : I ≥ II A > II C > II B
- capacité glycolytique De faible à important : I < II A < II C < II B
Tableau 1 : Caractéristiques des fibres musculaires équines (77)

Le pourcentage relatif des différents types de fibres est déterminé génétiquement. Cependant,
l’entraînement peut modifier les propriétés métaboliques des fibres, leur taille ou bien la
densité des réseaux capillaires environnants (77). Par exemple des chevaux soumis à un
entraînement d’endurance voient leurs fibres de type I et II A s’hypertrophier en même temps
que le réseau capillaire qui les entoure se développe (56).

2) Notion de fatigue :
La fatigue musculaire se définit par l’amoindrissement de la capacité d’un muscle à générer
une force. Ainsi la fatigue musculaire se développe avant la baisse de la performance et donc

23
avant l’arrêt de la tâche (Figure 1). On peut voir que l’affaiblissement contractile se traduit
par la nécessité d’accroître le niveau d’activation pour maintenir le niveau de force imposé
(37).

Figure 1 : La fatigue musculaire : la baisse de performances (point 1 sur le schéma) se produit après le début de
la fatigue (point 2 sur le schéma) au moment où l’activité EMG augmente (37)

L’apparition de la fatigue serait liée à diverses modifications biochimiques et métaboliques.


o L’augmentation de la concentration plasmatique en ions K+ modifierait la propagation
du potentiel d’action au niveau des tubules transverses (78).
o Au pH physiologique, l’acide lactique est dissocié en lactate et H+. L’acidose
intramusculaire ainsi créée provoque une baisse de la libération des ions Ca2+ par le
réticulum sarcoplasmique (79) et une baisse de l’affinité de la troponine C pour le
calcium (13).
En conséquence, la force développée est diminuée.
o Indépendamment du pH, une augmentation de la concentration en lactate dans le muscle
réduit la force de contraction (35).
o Une surproduction de radicaux libres de l’oxygène serait délétère en altérant les
membranes cellulaires et en provoquant une inflammation avec sensibilisation des
terminaisons nerveuses libres (type III et IV) (37).

Ainsi la fatigue musculaire est due à une accumulation de catabolites dans le muscle. Par
divers mécanismes ces catabolites diminuent le travail pouvant être produit.

3) Buts de l’entraînement :
L’amélioration des performances des chiens est le but recherché par l’entraînement.
Selon le type d’entraînement effectué, on va sélectionner un type de fibres musculaires (on
n’augmente pas le nombre de cellules musculaires) et donc sélectionner une voie métabolique.
On peut développer la capacité aérobie par de l’endurance, on cherche alors à retarder le seuil
d’accumulation du lactate et donc le seuil de fatigue. Il y a augmentation des proportions de
fibres de type I (30, 33, 56).

24
On peut également augmenter la capacité de l’organisme à tolérer de fortes concentrations en
lactates en développant le pouvoir tampon. Ceci se fait lors de l’entraînement au mordant
(33).

III Variations des paramètres cliniques :


1) Adaptations cardio-vasculaires :
a) Régulation nerveuse du cœur :

Au repos la fréquence cardiaque est ralentie par le nerf vague (parasympathique) dont le
médiateur est l’acétylcholine. A l’effort, il y a augmentation de la fréquence cardiaque par une
stimulation plus importante du système nerveux sympathique (dont le médiateur est la
noradrénaline) et par une baisse de la stimulation du parasympathique. Les fibres nerveuses
sympathiques et parasympathiques viennent se terminer au niveau du nœud sino-atrial.
Des barorécepteurs se trouvant au niveau de la crosse aortique, du sinus carotidien et dans le
cœur informent celui-ci sur la pression artérielle et sont à l’origine, en cas de baisse de cette
pression, d’une tachycardie réflexe.

Figure 2 : La régulation nerveuse du cœur par le système nerveux autonome.


Source : [Link] (45)

b) Variations de la fréquence cardiaque :

C’est au cours du sommeil que la fréquence cardiaque est la plus basse.

25
Lors d’une étude, il a été démontré qu’il y a toujours une légère augmentation de la fréquence
cardiaque des chiens lors de la manipulation de ceux-ci. Notamment lorsque l’on réalise un
électrocardiogramme (ECG), même si le chien est habitué aux expérimentateurs et qu’il
semble demeurer calme, il présente quand même une augmentation de la fréquence cardiaque
(23).
I.C. VINCENT a mis en évidence que les chiens qualifiés de « sujets au stress, excitables »
ont des variations plus importantes dans leur fréquence cardiaque que les chiens qualifiés de
« non sujets au stress, calmes » (76).
Il faut garder à l’esprit ces observations afin d’interpréter correctement les variations
observées et être capable, dans la mesure du possible, de faire la distinction entre une
tachycardie liée à l’effort et une tachycardie liée à l’excitation.

c) Modifications cardiaques liées à l’entraînement :

Chez un chien entraîné durant 10 semaines, il y a une augmentation de la masse cardiaque et


plus particulièrement une hypertrophie ventriculaire (42). On peut aussi observer une
augmentation du diamètre de l’oreillette gauche 70).
Chez l’homme il y a une augmentation du diamètre du ventricule gauche, de l’épaisseur de la
paroi postérieure du ventricule gauche ainsi que du septum interventriculaire (25).

d) Modifications du tracé ECG :

Cette augmentation de la masse cardiaque entraine une modification du tracé ECG. La durée
du complexe QRS est plus longue. Or le complexe QRS correspond à la dépolarisation des
ventricules, sa durée reflète donc la taille des ventricules. L’amplitude de l’onde R ainsi que la
durée de l’intervalle QT sont augmentées (21, 34).
On observe aussi une augmentation de l’intervalle R-R (42) ce qui correspond à une
diminution de la fréquence cardiaque.

e) Adaptations cardio-vasculaires à l’effort :

La fréquence cardiaque redescend rapidement la première minute après l’effort, puis


graduellement ensuite (54). Il semble donc hasardeux à ART T., et al. d’extrapoler la
fréquence cardiaque au cours de l’effort à partir de la fréquence enregistrée en récupération,
même si la mesure est effectuée dès l’arrêt (3). Sans cardiofréquencemètre il semble donc
impossible d’accéder à la fréquence cardiaque atteinte lors de l’effort.

Le métaboréflexe musculaire permet d’adapter la fréquence cardiaque aux besoins lors d’un
exercice. Lorsque les muscles en activité ne reçoivent pas assez de métabolites et d’O2 pour
effectuer correctement leur travail, il y a accumulation de catabolites (acide lactique, H+,
H2PO4-) au niveau des cellules. Cette accumulation active le système nerveux sympathique
via les terminaisons nerveuses libres de type III et IV (1, 49).

Les muscles respiratoires peuvent aussi engendrer le métaboréflexe (58).

Le métaboréflexe musculaire stimule le système nerveux sympathique. Cela a plusieurs


effets :
o Splénocontraction. Cela augmente l’hémoglobinémie, la concentration en O2 au niveau
artériel et donc l’O2 disponible au niveau musculaire (49).

26
o Effet inotrope positif. Cela augmente la contractilité du ventricule et ainsi le débit
cardiaque (62).
o Augmentation du débit cardiaque et vasoconstriction des territoires inactifs (2, 5).
o Augmentation de la fréquence cardiaque et légère augmentation du volume d’éjection
systolique. Cela augmente le débit cardiaque et la pression artérielle (48).
o Plus forte augmentation du volume d’éjection systolique si la fréquence cardiaque est
contrôlée par un pacemaker. Cela augmente le débit cardiaque et la pression artérielle
(48).
o Vasoconstriction des coronaires. Cela diminue le débit sanguin au niveau des coronaires
(2).
o Rehaussement du seuil de sensibilité des barorécepteurs (cf infra pour les effets) (63).

Ainsi, chez les animaux en bonne santé, le métaboréflexe augmente la fréquence cardiaque, le
débit cardiaque, la pression artérielle et permet de corriger le déficit de débit sanguin en
augmentant la pression de perfusion au niveau des territoires actifs (48).

Mais chez les animaux présentant des troubles cardiaques, il y aurait une plus importante
activation du système sympathique au niveau cardiaque. Cela diminue la perfusion du
myocarde ; par conséquent la fonction contractile de ce muscle et donc sa capacité à
augmenter le débit cardiaque diminuent également (1, 51).

Lors d’un exercice, le débit cardiaque augmente donc par divers moyens. Il y a augmentation
de la fréquence cardiaque, du retour veineux, de l’inotropisme et du volume d’éjection
systolique. Des études sur les poneys ont montré qu’il y a une vasoconstriction au niveau des
territoires inactifs tels que les reins et une vasodilatation au niveau des territoires actifs tels
que le myocarde, le diaphragme ou les muscles (53).
Au début de l’exercice, la contraction des muscles permet une expulsion du sang veineux de
ces muscles vers les veines centrales. Ce retour veineux augmente la pression au niveau des
veines centrales. De plus, les muscles augmentent leur débit sanguin par une dilatation des
artérioles afférentes ce qui provoque une baisse de la pression artérielle (65).
La redistribution du débit sanguin associée à une accélération de retour veineux permise par
les contractions musculaires et thoraciques et l’augmentation du débit sanguin au niveau des
muscles fait partie des adaptations cardio-vasculaires observées à l’effort. Ces adaptations
permettent d’accroître le débit sanguin et par conséquent l’apport d’oxygène vers les tissus
qui en ont le plus besoin.

Aucune relation entre le rythme cardiaque et les mouvements n’a été rapportée (66).

f) Variations de la fréquence cardiaque avec l’entraînement :

Selon les auteurs, l’entraînement a ou n’a pas de répercussion sur la fréquence cardiaque.
o Pour certains les fréquences cardiaques de repos et maximale ne sont pas modifiées par
l’entraînement (24).
o Chez le cheval, il apparaît que la fréquence cardiaque maximale est atteinte d’autant
plus tardivement qu’il est entraîné ; et donc pour une même intensité d’effort, à un
instant t, la fréquence cardiaque est d’autant plus basse que le cheval est entraîné (8,
71).
o Chez d’autres auteurs, un entraînement de 9 semaines a permis de diminuer la fréquence
cardiaque au repos de 26 % et celle d’un exercice submaximal de 22 % (un exercice
submaximal étant un exercice au cours duquel la VO2 est inférieure à 70 % de la

27
VO2max). Mais ils n’ont trouvé aucune différence significative quant à la fréquence
cardiaque lors d’un exercice d’intensité maximale (72). De même d’autres auteurs
trouvent une diminution de la fréquence cardiaque au repos après entraînement (7, 29,
70, 74).
o Chez d’autres auteurs encore, les expériences ont montré qu’il n’y a pas ou peu de
modification de la fréquence cardiaque 15 minutes après l’exercice suite à
l’entraînement (60).

En résumé, dans la plupart des études on observe chez les animaux sportifs une fréquence
cardiaque de repos plus basse, une fréquence cardiaque pour un même exercice plus basse,
mais une fréquence cardiaque maximale inchangée.

Avec l’entraînement, des souffles cardiaques apparaissent au repos. Ils sont systoliques et
situés en regard de la base du cœur, du coté gauche. Ils seraient causés par les turbulences
dues à l’augmentation du volume d’éjection systolique sans qu’il n’y ait d’augmentation du
diamètre aortique (70).

Après 4 à 5 semaines sans entraînement, la plupart des adaptations acquises par


l’entraînement disparaissent (74).

g) Variations de la régulation nerveuse avec l’effort :

Au repos, la bradycardie est sous le contrôle du système parasympathique et la tachycardie est


sous le contrôle du parasympathique et du sympathique. Alors qu’à l’exercice, la fréquence
cardiaque est sous l’action conjointe des 2 systèmes (52).

Au cours de l’exercice il y a augmentation d’abord rapide de la fréquence cardiaque, ceci est


en partie dû à une inhibition d’abord rapide du tonus vagal. Puis, lorsque l’on augmente la
charge de travail, la fréquence cardiaque augmente plus lentement. Ceci est en partie dû à une
inhibition plus progressive du tonus vagal associé à une augmentation du tonus sympathique
(42, 50). L’accélération du rythme cardiaque est donc d’abord due à une diminution de
l’activité parasympathique, puis quand la difficulté de l’exercice augmente, elle passe
également sous l’influence de l’augmentation d’activité sympathique (57).

Même lors d’un effort d’intensité maximale, alors que le système sympathique exerce une
action cardio-accélératrice forte, il existe toujours un contrôle cardio-modulateur effectué par
le système parasympathique (50).

Les barorécepteurs, qui permettent d’ajuster la fréquence cardiaque en fonction de la pression


artérielle, ne présenteraient pas de modification de leur sensibilité lors de l’exercice. Une
même variation de pression artérielle provoque la même variation de fréquence cardiaque que
ce soit au repos ou lors d’un exercice. Ainsi, si la stimulation sympathique du cœur devient
trop importante, l’augmentation de la pression artérielle qui en résulte permet d’inhiber en
partie le système sympathique via les barorécepteurs, et donc de limiter les effets néfastes
d’une hypertension (57).

Cependant, des études plus récentes contredisent cette idée et montrent qu’un exercice
physique tend à diminuer la sensibilité des barorécepteurs dans leur contrôle de la fréquence
cardiaque et de la pression artérielle. De plus le métaboréflexe musculaire semble avoir les
mêmes effets (63).

28
ANS

SNC SS2
Commande
baroréflexe SS1
centrale
A ANS
PA

ANS A+B

Système PA
Métaboréflexe nerveux
musculaire sympathique SNC : système nerveux central
SS
B PA : pression artérielle
ANS : activité nerveuse sympathique
PA SS : seuil de sensibilité

Figure 3 : Réponse supposée du baroréflexe aux stimuli.


A : rehaussement du SS par le SNC à une PA plus élevée ; la flèche en pointillés montre qu’une modification de
la PA autour de SS1 est peu corrigée car on se trouve sur la portion plate de la courbe
B : augmentations de l’ANS et de la PA sans changement du SS
A+B : effets combinés supposés des 2 stimuli au cours d’un exercice
(61)

Il semblerait que le système nerveux central rehausse le seuil de sensibilité des barorécepteurs
dès le début de l’exercice. Les barorécepteurs perçoivent alors une hypotension relative et la
corrigent en provoquant une tachycardie ou une vasoconstriction afin de remettre à niveau la
pression artérielle. Cependant ils ne perçoivent pas d’hypotension si la tachycardie provoquée
par l’inhibition rapide du tonus vagal est suffisante pour rehausser la pression artérielle
jusqu’au nouveau seuil. C’est ce qui se passe lors d’exercice de faible intensité. Lorsque
l’exercice emploie une importante masse musculaire, la levée du tonus vagal est insuffisante,
il y a stimulation des barorécepteurs ce qui provoque une vasoconstriction (61).

h) Variations de la régulation nerveuse avec l’entraînement :

L’entraînement augmente le tonus vagal (11, 68).


o Chez l’Homme, l’entraînement augmente l’activité parasympathique, et ce tout au long
de la journée, pas uniquement lors d’exercice (32).
o Les chiens entraînés ont une fréquence cardiaque au repos plus basse et ils présentent
une arythmie sinusale respiratoire plus marquée (20).
o Les modifications du système nerveux autonome dans la régulation de la fréquence
cardiaque lors d’un entraînement s’effectuent en premier lieu sur le recouvrement de la
fréquence cardiaque de repos à la suite d’un exercice puis sur la fréquence cardiaque de
repos elle-même (80).

i) Affections cardiaques liées à l’effort :

Des troubles dans la régulation de la fréquence cardiaque peuvent engendrer des arrêts
cardiaques. Notamment, il a été démontré qu’une augmentation de l’activité sympathique
diminue la stabilité de l’influx électrique au niveau du myocarde et prédispose à la fibrillation
ventriculaire. A l’inverse, une augmentation de l’activité parasympathique protège contre les

29
troubles du rythme (22). Les chiens entraînés seraient donc moins sujets aux fibrillations
ventriculaires.

Des expériences menées conjointement sur des chiens sensibles aux fibrillations ventriculaires
et sur des chiens résistants ont montré que :
o le tonus vagal diminue plus sur les chiens sensibles que sur les chiens résistants lors
d’exercices physiques (course) ;
o la fréquence cardiaque des chiens sensibles monte plus haut que celle des chiens
résistants ;
o au bout de 3 minutes, le tonus vagal revient à sa valeur de base chez les animaux
résistants alors qu’il est encore en dessous de cette valeur chez les animaux sensibles.
Ceci semble indiquer une plus grande inhibition de l’activité parasympathique chez les
chiens sensibles que chez les résistants (10).

Lors d’autres études, la régulation parasympathique du cœur diminue de la même manière


chez les chiens sensibles et chez les résistants. Les auteurs attribuent la plus forte
augmentation de la fréquence cardiaque des chiens sensibles lors du début de l’exercice à une
augmentation de l’activation des récepteurs β-adrénergiques (augmentation de l’activité
sympathique) (9).

Les chiens résistants aux fibrillations ventriculaires retrouvent plus rapidement une activité
vagale normale après l’exercice que les chiens sensibles. La récupération cardiaque post-
exercice peut donc permettre d’identifier les individus sensibles aux fibrillations
ventriculaires (67). Un retour anormalement long à la fréquence cardiaque de repos à la suite
d’un exercice est alors de mauvais pronostic (19).

Dès l’arrêt d’un effort d’intensité maximale tel qu’un sprint, on observe une augmentation des
troubles du rythme cardiaque. Ce sont surtout des troubles rythmiques : extrasystoles
ventriculaires, tachycardies auriculaires et ventriculaires (75).

En résumé on peut dire que les animaux sensibles aux fibrillations ventriculaires ont une trop
forte augmentation de l’activité sympathique au début de l’exercice et peinent à retrouver une
activité parasympathique normale une fois l’exercice terminé (9).

2) Adaptations respiratoires :
Chez les mammifères il existe au galop un couplage entre la fréquence respiratoire et la
fréquence des foulées. Les muscles respiratoires sont aidés dans leur travail par le balancier
cervical et le piston abdominal (81).

a) Evolution de la fréquence respiratoire lors d’un effort :

Dès le début de l’exercice il y a augmentation de la ventilation, on parle d’ « accrochage


ventilatoire ». Mais le prélèvement d’O2 par les poumons est inférieur aux besoins des
muscles.
Puis il y a mise en place d’une tachypnée dont la valeur reste constante si l’effort reste
d’intensité moyenne. A ce moment le prélèvement d’O2 correspond à la consommation des
tissus.
Dès l’arrêt de l’exercice il y a baisse de la fréquence respiratoire (« décrochage ventilatoire »)
mais il faut attendre quelques minutes avant que la valeur de repos ne soit recouvrée. Les

30
échanges gazeux sont alors supérieurs à la valeur de repos, cela permet de reconstituer les
réserves d’ATP et d’oxyder l’acide lactique produit en excès au cours de la phase anaérobie.
On parle de « régler la dette en oxygène » acquise lors du travail en anaérobie. Un chien qui
met du temps à recouvrer une fréquence respiratoire de repos à la suite d’un exercice est un
animal qui travaille beaucoup en anaérobie (26).

b) Evolution de la fréquence respiratoire avec l’entraînement :

Chez le cheval, l’entraînement ne modifie pas la fréquence respiratoire (4).

c) Affections respiratoires liées à l’effort :

Les chiens répondent à une hyperthermie par une hyperventilation.


Cette hyperventilation peut diminuer la PCO2 (hypocapnie). Cette hypocapnie augmente le
pH sanguin (alcalose respiratoire) en diminuant la quantité de bicarbonates sanguins (H+ +
HCO3- → H2O + CO2) (69). Or une alcalose respiratoire a pour conséquence de diminuer le
débit cardiaque et le volume d’éjection (82). Elle peut aussi provoquer une baisse du flux
sanguin cérébral ce qui entraîne alors céphalée, confusion mentale, vertige ou baisse de la
pression intraoculaire.

3) Température corporelle :
Après un sprint de 503 mètres, la température rectale augmente de 3,6°C chez les Greyhounds
(12). Elle augmente de 3°C en moyenne chez des Labrador Retriever lors de sprint de 69 à
366 mètres ou de nage de 91 à 229 mètres (69).

Le refroidissement de chiens au travail par application de poches de glace, qui diminuent


l’intervention de la thermorégulation, s’oppose à l’augmentation de la fréquence respiratoire
(41).

4) Relations entre hyperthermie, hyperventilation et fréquence


cardiaque :
Chez le chien, seul le halètement permet d’évacuer la chaleur produite lors de l’effort
physique. On parle de polypnée thermique. Celle-ci ne joue que sur la fréquence respiratoire
et ne modifie pas la ventilation alvéolaire à moins que la charge de travail ne soit trop
importante ou que l’environnement ne permette pas les pertes de chaleur nécessaires (27).
Selon la difficulté de l’effort demandé et la chaleur qui règne, l’air passe différemment dans
les voies respiratoires supérieures. Inspiration et expiration se font à travers le nez au repos ou
lors d’un effort peu intense dans le froid. Les deux autres modes de circulation de l’air sont
inspiration par le nez et expiration par le nez et la bouche d’une part et inspiration et
expiration par le nez et la bouche d’autre part. On observe ces deux modes de circulation
lorsqu’il fait chaud ou lorsque l’exercice ne se fait pas dans le froid. Ces deux derniers modes
ne sont pas exclusifs et passent de l’un à l’autre avec une augmentation de la proportion du
dernier mode avec la difficulté de l’exercice (31).

Il y a évaporation d’eau au niveau de la langue et des voies respiratoires. On peut noter une
augmentation du flux sanguin dans les carotides lors d’un exercice. Cette augmentation sert
principalement à la thermorégulation et se répartit surtout sur les surfaces permettant une

31
évaporation : nez, bouche et langue (6, 16). Les fibres nerveuses responsables de cette
vasodilatation sont des fibres post-ganglionnaires qui partent du tronc vago-sympathique (73).
Des expériences menées sur des rats ont montré une augmentation de la production de salive
en réponse à une augmentation de température (28).

L’air expiré est saturé en eau au repos comme à l’exercice (17, 47). L’augmentation des pertes
en eau pour la thermolyse lors de l’exercice est due à la polypnée. Ces pertes en eau peuvent
conduire à une déshydratation qui peut modifier certains paramètres biochimiques
(hématocrite, protéines totales).

Il a été démontré chez l’homme qu’une augmentation de la température corporelle de 1°C


provoque une augmentation du rythme cardiaque d’à peu près 7 bpm (39). Si la même relation
existe chez le chien, alors une part de la tachycardie observée à la suite d’un effort serait due à
l’hyperthermie.

On vient de voir que les adaptations cardio-respiratoires sont importantes lors d’un
entraînement et peuvent refléter l’aptitude ou la non-aptitude d’un animal à mener à bien le
travail qu’on lui demande. On va donc s’intéresser aux paramètres cliniques simples que sont
la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la température rectale et le poids. Ceci afin
de déterminer s’il est possible pour les maîtres de chiens d’utiliser un ou plusieurs de ces
paramètres afin de surveiller au quotidien l’état de santé de leur chien et sa réponse à
l’entraînement.

32
PARTIE EXPERIMENTALE

ETUDE DES MODIFICATIONS DE

PARAMETRES CLINIQUES SIMPLES

INDUITES PAR L’ENTRAINEMENT CHEZ

LES CHIENS DU CNICG

33
IV Matériel et méthodes :
But : On recherche des paramètres cliniques et biologiques simples permettant
potentiellement de suivre l’entraînement des chiens de la gendarmerie.

Intérêt : Evaluer si la variation d’un ou de plusieurs de ces paramètres au cours de


l’entraînement permet d’évaluer l’aptitude sportive des chiens. Permettre de détecter
précocement les chiens qui, plus tard, risquent de développer des problèmes qui les rendront
inutilisables dans le travail qui leur est demandé.

Déroulement : L’étude a été conduite de janvier à mars 2008 au Centre National


d’Instruction Cynophile de la Gendarmerie (CNICG) à Gramat (46). Elle a porté sur 17 chiens
mâles : 15 malinois, 1 berger allemand et 1 tervueren ; de 2 à 4 ans.
Les chiens avaient commencé leur débourrage au CNICG au mois de septembre 2007.
Aucun des chiens ne présentait de signe de maladie.
On a examiné les chiens à 2 moments au cours de leur stage : au début et à la fin (au bout de 8
semaines).
Lors des 2 séances les conditions climatiques étaient semblables : beau temps, température
extérieure de -2°C le matin à 12°C l’après-midi en janvier, 20°C en mars. Les chiens sont
partis dans le même ordre lors des 2 séances, ainsi ceux partis lorsqu’il faisait frais la
première fois, sont de nouveau partis quand il faisait frais la seconde fois.

Examens réalisés : Les chiens sont amenés par leur maître, en laisse et muselés, à la clinique
vétérinaire du CNICG, lieu aussi calme que possible.
A chaque séance, les chiens ont été pesés avant l’exercice.
Ensuite un examen clinique a été réalisé afin de déterminer la fréquence cardiaque (au moyen
d’un stéthoscope, sur 30 secondes), la fréquence respiratoire (de visu, sur 30 secondes) et la
température rectale (au moyen d’un thermomètre à affichage digital).
Puis les chiens sont partis courir 5 km, avec 240 m de dénivelé. L’objectif était que le
parcours soit réalisé en 30 minutes (10 km/h), ce qui correspond à un exercice d’intensité
modérée qu’ils réalisent presque quotidiennement.
A leur arrivée, les fréquences cardiaque et respiratoire ont été mesurées.
Après 15 minutes de repos, les fréquences cardiaque et respiratoire ont de nouveau été
mesurées ainsi que la température rectale. Ensuite un ECG a été réalisé sur les chiens en
décubitus latéral droit, au sol.

Nous avons effectué une analyse essentiellement descriptive des données receuillies.

34
Budy Bello Luca Bart Bosco Box Vicco Bob Vox

malinois malinois malinois malinois malinois malinois malinois malinois malinois


05/03/06 07/10/06 05/12/06 19/02/06 21/10/06 07/01/06 06/07/04 12/06/06 05/05/04
V Résultats :

Fargier Fradin Barbaro Courson Devaux Milan Vivier Cathelain Mirbel

10h04 10h26 13h42 13h50 13h48 14h05 14h14 14h23 14h34


a) Tableau de résultats :

10h48 10h55 14h14 14h22 14h28 14h36 14h48 14h53 15h04

24 18 18 22 26 18 32 24 22

96 82 104 100 96 104 128 76 120

35
38,8°C 38,3°C 39,2°C 38,8°C 38,3°C 38,6°C 38,9°C 38,6°C 39,2°C
1) Avant entraînement, le 24.01.2008 :

27 31,7 19,5 25,1 25,8 23,3 28,2 23,2 28,9

32 polypnée 160 76 118 60 96 45 polypnée

98 124 92 120 110 110 136 76 120

30 20 82 34 36 24 48 24 polypnée

136 88 136 104 120 96 116 70 128

38,8°C 38,3°C 39,2°C 39°C 39,1°C 38,8°C 38,8°C 39,1°C 39,8°C


Chien Bacou Boston 2 Valko Astus Bacille Vabrouke Balto Balthazar 2

Race, date malinois tervueren malinois malinois malinois berger al. malinois malinois
de naissance 25/07/06 05/08/06 24/08/04 01/09/05 05/10/06 09/12/04 11/10/06 11/11/06
Maître de
Miersman Pringere Lalanne Quetil Stoerkel Authier Dudeffend Daure
chien
Heure de
8h08 8h15 8h25 8h32 8h40 9h54 10h00 10h08
départ
Heure
8h34 8h45 8h55 9h02 9h08 10h20 10h26 10h38
d’arrivée
FR 32 120 200 30 36 32 26 28

Avant FC 90 180 100 104 108 124 100 90


exercice

36
t°C 38,8°C 39,3°C 39,3°C 38,7°C 38,9°C 38,4°C 38,4°C 38,3°C

poids (kg) - 28 28 24,5 23,2 35 31,5 24,3

FR 1 40 90 104 24 34 200 96 26

FC 1 130 120 168 84 80 142 140 72


Après
FR 2 (15’) 30 58 32 24 32 28 30 22

Tableau 2 : Résultats du 24.01.2008, avant entraînement.


exercice
FC 2 (15’) 128 100 180 84 108 108 112 72

t°C - 39,8°C 39°C 38,7°C 38,9°C 38,9°C 38,8°C 38,2°C

Remarques
b) Fréquence cardiaque :

FCdép = fréquence cardiaque au départ


FC1 = fréquence cardiaque à l’arrivée
FC15’ = fréquence cardiaque à l’arrivée + 15’

FC (bpm) Départ Arrivée Arrivée + 15’


Moyenne 106 113 111
Ecart type 23,4 26,6 26,9
Tableau 3 : Moyennes et écarts types de la
fréquence cardiaque avant entraînement.

FCdép FC1 FC15'


nombre intervalle nombre intervalle nombre intervalle
de chiens FC de chiens FC de chiens FC
1 71-80 3 71-80 2 71-80
3 81-90 1 81-90 2 81-90
5 91-100 2 91-100 2 91-100
4 101-110 2 101-110 3 101-110
1 111-120 3 111-120 3 111-120
2 121-130 2 121-130 2 121-130
0 131-140 2 131-140 2 131-140
0 141-150 1 141-150 0 141-150
0 151-160 0 151-160 0 151-160
0 161-170 1 161-170 0 161-170
1 171-180 0 171-180 1 171-180
Tableau 4 : Répartition des chiens par intervalles de fréquences cardiaques, avant
entraînement.

FCdép FCdép FCdép FC1 < FC1 = FC1 > FCdép FCdép FCdép
< FC1 = FC1 > FC1 FC15’ FC15’ FC15’ < FC15’ = FC15’ > FC15’
nombre
10 2 5 6 2 9 9 1 7
de chiens
% 59 12 29 35 12 53 53 6 41

Tableau 5 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence cardiaque, avant entraînement.

37
200 Série1
FC départ, arrivée, 15 min ; début entraînement Série2
Série3
180
Série4
Série5

160 Série6
Série7
Série8
140 Série9
FC (bpm)

Série10
Série11
120
Série12
Série13

100 Série14
Série15
Série16
80 Série17
Série19

60
1 2 3

Graphe 1 : Evolution de la fréquence cardiaque des chiens avant entraînement.


1 = départ, 2 = arrivée, 3 = 15 minutes après l’arrivée

N.B. : Dans tous les graphes, la série noire (18 ou 19) correspond à la moyenne des données, encadrée
de l’écart type.

Pour la plupart des chiens, la fréquence cardiaque à l’arrivée est supérieure à la fréquence
cardiaque de départ, puis elle baisse durant les 15 minutes qui suivent, mais reste supérieure à
la fréquence cardiaque de départ.
Cependant, de nombreux chiens ne suivent pas ce schéma.

c) Fréquence respiratoire :

Pour les chiens en polypnée, une fréquence respiratoire de 200 mpm a été attribuée.

FR (mpm) Départ Arrivée Arrivée + 15’


Moyenne 42 94 44
Ecart type 47 63 43
Tableau 6 : Moyennes et écarts types de la
fréquence respiratoire avant entraînement.

38
FR départ, arrivée, 15 min ; début entraînement
Série1
250 Série2
Série3
Série4
200
Série5
Série6
150 Série7
Série8
FR (mpm)

Série9
100 Série10
Série11

50 Série12
Série13
Série14
0 Série15
1 2 3 Série16
Série17
-50
Série19
Graphe 2 : Evolution de la fréquence respiratoire des chiens avant entraînement.

Pour la majorité des chiens la fréquence respiratoire augmente suite à l’exercice puis
redescend dans le quart d’heure qui suit dans des valeurs proches de la fréquence de départ.

d) Température :

Tdép = température rectale au départ


T15’ = température rectale à l’arrivée + 15’

Température (°C) Départ Arrivée


Moyenne 38,75 38,95
Ecart type 0,35 0,42

Tableau 7 : Moyennes et écarts types de


la température rectale avant entraînement.

Tdép < T15’ Tdép = T15’ Tdép > T15’


nombre de chiens 8 5 3
% 50 31 19
Tableau 8 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de
leur température rectale, avant entraînement.

39
Température pré et post footing ; début entraînement Série1
40
Série2
Série3
Série4
Série5
39,5
Série6
Série7
Série8
Température (°C)

39 Série9
Série10
Série11
Série12
38,5 Série13
Série14
Série15
Série16
38 Série17
Série19

37,5
1 2

Graphe 3 : Evolution de la température rectale des chiens avant entraînement.

Pour la plupart des chiens (50%) la température rectale augmente suite à l’exercice. Cette
augmentation reste faible, sauf pour deux d’entre eux qui ont une augmentation de plus de
0,5°C.

40
Balthazar 2 Budy Bello Luca Bart Bosco Box Vicco Bob Vox

Daure Fargier Fradin Barbaro Courson Devaux Milan Vivier Cathelain Mirbel

10h08 10h18 11h01 14h13 15h03 14h53 14h23 14h38 14h03 13h53

10h36 10h47 11h29 14h42 15h30 15h22 14h48 15h14 14h34 14h24

22 26 polypnée 54 20 72 60 60 66 63
a) Tableau de résultats :

80 86 72 96 88 84 114 90 80 108

- 38,3°C 38,7°C 40°C 38,4°C 39,3°C 38,6°C 38,5°C 39,2°C 39,1°C

25,7 28,6 29,8 18,9 25 24,8 24,9 27,9 24,2 29

41
50 28 polypnée 70 polypnée polypnée 74 60 polypnée 92
2) Après entraînement, le 19.03.2008 :

100 96 80 126 120 120 130 170 84 128

44 22 160 68 32 72 63 60 64 120

90 84 100 104 104 95 123 90 84 162

38,6°C 38,2°C 39,4°C 39,4°C 38,7°C 39,4°C 39,2°C 39°C 38,9°C 39,5°C
Chien Bacou Boston 2 Valko Astus Bacille Vabrouke Balto
Maître de
Miersman Pringere Lalanne Quetil Stoerkel Authier Dudeffend
chien
Heure de
8h09 8h49 8h19 8h29 8h39 9h56 10h28
départ
Heure
8h37 9h17 8h45 9h01 9h06 10h22 10h58
d’arrivée
FR 38 polypnée 22 18 20 45 19

Avant FC 80 120 124 138 100 96 84


exercice t°C 38°C 39,2°C 38,5°C 38,9°C 38,6°C 38,7°C 38,5°C

poids (kg) 24,8 28,5 30 28 25,6 37,7 31,5

42
FR 1 64 180 120 38 32 96 72

FC 1 124 180 176 122 116 135 118


Après
FR 2 (15’) 48 polypnée 88 24 20 64 60
exercice
FC 2 (15’) 104 130 96 112 100 87 112

t°C 38,2°C 39,9°C 38,9°C 39,2°C 38,9°C 39,3°C 38,9°C

Tableau 9 : Résultats du 19.03.2008, après entraînement.


a fait des BLOC
au mordant et une
castré
syncope en fin de
Remarques début
pistage, légère
mars
hypertrophie
oreillette gauche
b) Fréquence cardiaque :

FC (bpm) Départ Arrivée Arrivée + 15’


Moyenne 96 125 105
Ecart type 18,4 28,7 19,7
Tableau 10 : Moyennes et écarts types de la
fréquence cardiaque après entraînement.

FCdép FC1 FC15'


intervalle intervalle intervalle
nb chiens nb chiens nb chiens
FC FC FC
4 71-80 1 71-80 0 71-80
5 81-90 1 81-90 5 81-90
3 91-100 2 91-100 4 91-100
1 101-110 0 101-110 3 101-110
2 111-120 4 111-120 2 111-120
1 121-130 5 121-130 2 121-130
1 131-140 1 131-140 0 131-140
0 141-150 0 141-150 0 141-150
0 151-160 0 151-160 0 151-160
0 161-170 1 161-170 1 161-170
0 171-180 2 171-180 0 171-180
Tableau 11 : Répartition des chiens par intervalles de fréquences cardiaques, après entraînement.

FCdép FCdép FCdép FC1 < FC1 = FC1 > FCdép FCdép FCdép
< FC1 = FC1 > FC1 FC15’ FC15’ FC15’ < FC15’ = FC15’ > FC15’
nombre
16 0 1 2 1 14 11 2 4
de chiens
% 94 0 6 12 6 82 65 12 23

Tableau 12 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence cardiaque, après entraînement.

43
200 Série1
FC départ, arrivée, 15 min ; fin entraînement Série2
Série3
180
Série4
Série5

160 Série6
Série7
Série8
140 Série9
Série10
Série11
120
Série12
Série13

100 Série14
Série15
Série16
80 Série17
Série19

60
1 2 3

Graphe 4 : Evolution de la fréquence cardiaque des chiens après entraînement.

L’évolution de la fréquence cardiaque suit le même schéma après l’entraînement, elle


augmente suite à l’exercice, redescend dans le quart d’heure qui suit mais reste supérieure à la
valeur de départ. L’évolution des fréquences cardiaques est cependant plus homogène
qu’avant l’entraînement.

c) Fréquence respiratoire :

FR (mpm) Départ Arrivée Arrivée + 15’


Moyenne 59 104 71
Ecart type 56 65 49
Tableau 13 : Moyennes et écarts types de la
fréquence respiratoire après entraînement.

44
FR départ, arrivée, 15 min ; fin entraînement
Série1
250 Série2
Série3
Série4
200 Série5
Série6
Série7
150 Série8
FR (mpm)

Série9
Série10
100 Série11
Série12
Série13
50
Série14
Série15
Série16
0
Série17
1 2 3
Série19
Graphe 5 : Evolution de la fréquence respiratoire des chiens après entraînement.

Pour la fréquence respiratoire également le schéma semble identique après l’entraînement,


elle augmente suite à l’exercice puis redescend dans les 15 minutes qui suivent. Par contre il
semble qu’elle redescende un peu moins vite, en effet les fréquences respiratoires 15 minutes
après l’arrivée sont supérieures aux fréquences respiratoires de départ.

d) Température :

Température (°C) Départ Arrivée


Moyenne 38,78 39,04
Ecart type 0,48 0,45
Tableau 14 : Moyennes et écarts types de la
température rectale après entraînement.

Tdép < T15’ Tdép = T15’ Tdép > T15’


nombre de chiens 13 0 3
% 81 0 19

Tableau 15 : Répartition des chiens en fonction de


l’évolution de leur température rectale, après
entraînement.

45
Température pré et post footing ; fin entraînement Série1
40 Série2
Série3
Série4
Série5
39,5 Série6
Série7
Série8
Température (°C)

Série9
39
Série10
Série11
Série12
Série13
38,5
Série14
Série15
Série16

38 Série17
Série18

37,5
1 2

Graphe 6 : Evolution de la température rectale des chiens après entraînement.

Pour la plupart des chiens (81%) la température rectale augmente suite à l’exercice.

3) Modifications suite à l’entraînement :


a) Fréquence cardiaque :

Suivi par intervalle de fréquence cardiaque :

numéro de
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
l’intervalle
intervalle de 71- 81- 91- 101- 111- 121- 131- 141- 151- 161- 171-
FC 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180

FC départ

5
Nombre de chiens

3 Avant
Après
2

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Intervalle FC

Graphe 7 : Modification de la répartition des fréquences cardiaques de départ.

46
La FCdép a baissé de 9,5 bpm en moyenne avec un écart type de 21,4 bpm. Cela correspond à
une baisse de 9 %.

FC 1

5
Nombre de chiens

3 Avant
Après
2

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Intervalle FC

Graphe 8 : Modification de la répartition des fréquences cardiaques après


l’exercice.

FC 15'

5
Nombre de chiens

3 Avant
Après
2

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Intervalle FC

Graphe 9 : Modification de la répartition des fréquences cardiaques 15 minutes


après l’exercice.

La récupération cardiaque (FC1 – FC15’) avait une moyenne de 2,1 bpm avec un écart type de
23,6 bpm avant l’entraînement. Elle est passée à 20,5 bpm de moyenne avec un écart type de
30,1 bpm après l’entraînement.
Il y a eu un gain de 18,3 bpm de moyenne avec un écart type de 37,4 bpm.

47
Suivi chien par chien :

FCdép avant < FCdép après FCdép avant > FCdép après
nombre de chiens 4 13
% 23 67
Tableau 16 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence
cardiaque de départ.

190
FC départ Série1
Série2
170
Série3
Série4
150 Série5
Série6
130 Série7
FC (bpm)

Série8
Série9
110
Série10
Série11
90 Série12
Série13
70 Série14
Série15
Série16
50
Série17
1 2
Série18

Graphe 10 : Evolution des fréquences cardiaques de départ.

Pour 67 % des chiens, la fréquence cardiaque de départ a diminué suite à l’entraînement.

FC1 avant < FC1 après FC1 avant = FC1 après FC1 avant > FC1 après
nombre de chiens 11 1 5
% 65 6 29

Tableau 17 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence cardiaque après
l’exercice.

48
190 Série1
FC 1 Série2
170 Série3
Série4
Série5
150
Série6
Série7
130
FC (bpm)

Série8
Série9
110 Série10
Série11
90 Série12
Série13
70 Série14
Série15
Série16
50
Série17
1 2
Série19
Graphe 11 : Evolution des fréquences cardiaques après l’exercice.

Pour 65 % des chiens la fréquence cardiaque à l’arrivée était plus basse avant l’entraînement.
Ceci est en contradiction avec ce que l’on trouve dans la littérature.

FC15’ avant < FC15’ FC15’ avant = FC15’ FC15’ avant > FC15’
après après après
nombre de
7 2 8
chiens
% 41 12 47
Tableau 18 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence cardiaque 15 minutes
après l’exercice.

190 Série1
FC 15' Série2

170 Série3
Série4
Série5
150
Série6
Série7
130
FC (bpm)

Série8
Série9
110 Série10
Série11
Série12
90
Série13
Série14
70
Série15
Série16
50 Série17
1 2 Série18
Graphe 12 : Evolution des fréquences cardiaques 15 minutes après l’exercice.

49
En ce qui concerne la fréquence cardiaque 15 minutes après l’arrivée, il n’y a pas de tendance
d’évolution suite à l’entraînement.

160
Moyennes des FC
Avant entraînement
150
Après entraînement

140

130

120
FC (bpm)

110

100

90

80

70

60
1 2 3

Graphe 13 : Evolution des moyennes des fréquences cardiaques.


1 : au départ, 2 : à l’arrivée, 3 : 15’ après l’arrivée

Les fréquences cardiaques après l’entraînement suivent la même évolution qu’avant celui-ci.
Celle-ci est plus marquée après l’entraînement. Cependant les écarts types se chevauchent.

b) Fréquence respiratoire :

FRdép = fréquence respiratoire au départ


FR1 = fréquence respiratoire à l’arrivée
FR15’ = fréquence respiratoire à l’arrivée + 15’

Suivi par intervalle de fréquence respiratoire :

numéro de l’intervalle 1 2 3 4 5 6 7 8
intervalle de FR 11-20 21-30 31-40 41-50 51-60 61-70 71-100 > 100

50
FR départ

9
8
7
Nombre de chiens

6
5
Avant
4
Après
3
2
1
0
1 2 3 4 5 6 7 8
Intervalle FR

Graphe 14 : Modification de la répartition des fréquences respiratoires de départ.

La FRrep a augmenté de 17 mpm en moyenne avec un écart type de 69 mpm.

FR 1

6
Nombre de chiens

4
Avant
3 Après

0
1 2 3 4 5 6 7 8
Intervalle FR

Graphe 15 : Modification de la répartition des fréquences respiratoires après


l’exercice.

51
FR 15'

9
8
7
Nombre de chiens

6
5
Avant
4
Après
3
2
1
0
1 2 3 4 5 6 7 8
Intervalle FR

Graphe 16 : Modification de la répartition des fréquences respiratoires 15


minutes après l’exercice.

La récupération respiratoire (FR1 – FR15’) avait une moyenne de 49,8 mpm avec un écart type
de 55,4 mpm avant l’entraînement. Elle est passée à 33,4 mpm de moyenne avec un écart type
de 55,9 mpm après l’entraînement.
Il y a eu une baisse de la récupération respiratoire (plus 16,5 mpm de moyenne avec un écart
type de 72,0 mpm). Ceci signifierait une moins bonne récupération après l’effort après les 8
semaines d’entraînement. Cette plus grande fréquence respiratoire après l’entraînement est
possiblement en partie due à la température extérieure qui était légèrement plus élevée lors de
la deuxième séance en mars.

Suivi chien par chien :

FRdép avant < FRdép après FRdép avant > FRdép après
nombre de chiens 11 6
% 65 35
Tableau 19 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence
respiratoire de départ.

52
250 Série1
FR départ Série2
Série3
200 Série4
Série5
Série6
150 Série7
FR (mpm)

Série8
Série9

100 Série10
Série11
Série12
Série13
50
Série14
Série15
Série16
0
Série17
1 2
Série19
Graphe 17 : Evolution des fréquences respiratoires de départ.
1 = avant entraînement, 2 = après entraînement

Pour 65 % des chiens la fréquence respiratoire de départ était plus basse avant l’entraînement.
On peut attribuer ceci à une moindre excitation des chiens, ceux-ci étant moins habitués à
sortir courir au début du stage.

FR1 avant < FR1 après FR1 avant = FR1 après FR1 avant > FR1 après
nombre de chiens 9 1 7
% 53 6 41
Tableau 20 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence respiratoire après l’exercice.

250 Série1
FR 1 Série2
Série3
200 Série4
Série5
Série6
150 Série7
FR (mpm)

Série8
Série9
100 Série10
Série11
Série12
Série13
50
Série14
Série15
Série16
0
Série17
1 2
Série19
Graphe 18 : Evolution des fréquences respiratoires après l’exercice.

53
En ce qui concerne la fréquence respiratoire à l’arrivée, il n’y a pas de tendance d’évolution
suite à l’entraînement. Comme précédemment, on peut l’attribuer à la température extérieure
plus élevée en mars.

FR15’ avant < FR15’ FR15’ avant = FR15’ FR15’ avant > FR15’
après après après
nombre de
11 1 5
chiens
% 65 6 29
Tableau 21 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur fréquence respiratoire 15 minutes après
l’exercice.

250 Série1
FR 15' Série2
Série3
200 Série4
Série5
Série6
150 Série7
FR (mpm)

Série8
Série9
100 Série10
Série11
Série12
Série13
50
Série14
Série15
Série16
0
Série17
1 2
Série19
Graphe 19 : Evolution des fréquences respiratoires 15 minutes après l’exercice.

Pour 65 % des chiens la fréquence respiratoire 15 minutes après l’arrivée était plus basse
avant l’entraînement.

c) Température :

Tdép avant < Tdép après Tdép avant = Tdép après Tdép avant > Tdép après
nombre de chiens 7 1 8
% 44 6 50
Tableau 22 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur température rectale de départ.

54
Série1
Température départ Série2
40
Série3
Série4
Série5
39,5 Série6
Série7
tre (°C)

Série8
Série9
39
Série10
Série11
Série12
38,5 Série13
Série14
Série15

38 Série16
1 2 Série17
Série19
Graphe 20 : Evolution des températures rectales de départ.

Il ne semble pas y avoir de tendance d’évolution de la température rectale au départ suite à


l’entraînement, ce qui semble être normal puisqu’il s’agit alors de la température corporelle
basale des chiens.

T15’ avant < T15’ après T15’ avant = T15’ après T15’ avant > T15’ après
nombre de chiens 10 1 5
% 63 6 31
Tableau 23 : Répartition des chiens en fonction de l’évolution de leur température rectale 15 minutes
après l’exercice.

Série1
Température 15' Série2
40
Série3
Série4
Série5
39,5 Série6
Série7
Tre (°C)

Série8
Série9
39
Série10
Série11
Série12
38,5 Série13
Série14
Série15

38 Série16
1 2 Série17
Série19
Graphe 21 : Evolution des températures rectales 15 minutes après l’exercice.

55
Suite à l’entraînement, 63 % des chiens ont une température 15 minutes après l’arrivée de
l’exercice très légèrement supérieure (0,09°C de moyenne) à ce qu’elle était avant
l’entraînement.

d) ECG :

Nous n’avons observé aucun trouble du rythme sur les ECG.

e) Poids :

Les chiens ont pris en moyenne 3 % de leur poids avec un écart type de 6 %.
10 chiens (63 %) ont pris de poids, 1 (6 %) n’a pas bougé et 5 (31 %) ont maigri.

A la suite de notre étude, le vétérinaire du CNICG a continué de suivre ces chiens, puis
quelques mois plus tard, une fois les maîtres de chiens affectés à une unité, des courriers ont
été envoyés afin de savoir si les chiens avaient présentés des troubles lors d’efforts.
Le chien Bacille a fait un BAV 2 et une syncope ; il a des valeurs qui sont dans la moyenne du
groupe. Le chien Bacou a fait une syncope de quelques secondes suite à un exercice de
mordant consécutif à un poser d’assaut (le chien saute de l’hélicoptère pour aller mordre
l’homme d’attaque). Lui aussi a des valeurs qui sont dans la moyenne du groupe.
Aucun des paramètres étudié n’aurait permis de les détecter.

VI Discussion :
L’objectif de ce travail était double : d’une part, obtenir des données descriptives concernant
l’adaptation des chiens à l’entraînement dispensé au CNICG ; et d’autre part, rechercher
certaines variations permettant de prévoir une fatigabilité à l’effort au cours de la carrière du
chien. Aucun chien n’a montré d’inadaptation à l’effort au cours de ce stage au CNICG.
Afin de permettre que cette étude soit utile dans la suite du suivi des chiens, nous avons
volontairement limité les paramètres étudiés à des éléments simples, facilement utilisables par
les maîtres de chiens pour certains (fréquence cardiaque et fréquence respiratoire), ou faisant
déjà partie de la surveillance régulière effectuée par l’équipe vétérinaire (température rectale,
ECG).

La fréquence respiratoire est difficile à interpréter, et aucune tendance ne se dégage à


l’observation des résultats suite à l’entraînement.
Il est possible d’avancer plusieurs explications qui ne sont pas exclusives. Le port de la
muselière fausse certainement les valeurs. L’hyperthermie fait également intervenir la
respiration (27). Il semble donc difficile de se fier à la fréquence respiratoire pour juger si le
travail à été effectué plus en aérobie ou en anaérobie, même si ceci rentre en compte (26).
L’excitation peut aussi modifier la fréquence respiratoire, cela rend donc l’interprétation de ce
paramètre assez difficile.
La fréquence respiratoire est assez peu étudiée dans les articles, sans doute à cause de ces
biais.

56
L’excitation peut également entraîner une hyperthermie. Il pourrait être intéressant de relever
le comportement des chiens lors de l’examen clinique afin de déterminer si l’hyperthermie
observée est due (au moins en partie) à l’excitation. Il serait possible par la suite de mieux
interpréter les variations de température rectale observées.
Après chaque footing, on observe une légère augmentation de la température rectale des
chiens, que ce soit au début ou à la fin de l’entrainement. Les conditions climatiques étaient
semblables, avec une température externe relativement basse. Or malgré ces conditions, leur
température corporelle s’est élevée.
Ce paramètre de la température rectale pourrait être intéressant à évaluer dans des conditions
climatiques différentes, notamment avec des températures plus élevées. En effet, les chiens de
la gendarmerie sont amenés à faire des missions alors que la température extérieure et les
conditions d’hygrométrie sont beaucoup plus difficiles, en outremer par exemple. L’élévation
de leur température corporelle lors d’un effort pourrait alors devenir un facteur limitant de
leur capacité à l’effort.

La fréquence cardiaque est un paramètre simple à mesurer, c’est également celui qui semble
le plus interprétable dans notre étude. La littérature donnait des données contradictoires quant
à l’évolution de la fréquence cardiaque suite à l’entraînement (7, 8, 24, 29, 60, 70, 71, 72, 74).
Dans notre étude, on observe une diminution de la fréquence cardiaque au repos, une
augmentation de la fréquence cardiaque suite à l’exercice et une amélioration de la
récupération cardiaque.
L’évolution des fréquences cardiaques est intéressante. Alors qu’elles étaient assez disparates
avant l’entraînement, elles s’uniformisent après l’entraînement. Il est difficile de dire si cela
est dû à une moindre excitation des chiens (23), il n’y a en effet pas de modification dans le
même sens de la fréquence respiratoire qui est elle aussi liée en partie à l’excitation. Une
modification des tonus sympathique et parasympathique pourrait aussi être envisageable (11,
68).
L’évolution des fréquences cardiaques pourrait servir à établir un intervalle de référence pour
les prochains stages. De plus, il serait intéressant d’affiner cet intervalle et de noter le devenir
des chiens dont la fréquence cardiaque s’écarte de celui-ci.
Il aurait été intéressant de regarder l’influence de l’entraînement sur la fréquence cardiaque au
cours de l’exercice ainsi qu’au repos, mais ceci n’est possible qu’au moyen de la méthode de
Holter. Or nous voulions nous limiter à des mesures simples afin que notre protocole soit
utilisable dans le contexte de l’armée et en particulier par les maîtres de chiens.
L’utilisation de la méthode de Holter spécifiquement sur les chiens ayant fait une syncope
pourrait permettre d’apprécier la gravité de cette affection vis-à-vis de l’avenir du chien.
Cependant son interprétation reste difficile et requiert de l’expérience.

Nous n’avons pas observé de trouble du rythme cardiaque hormis un BAV 2 chez un chien
(Bacille), mais il n’a présenté aucune fatigabilité à l’effort. Des troubles du rythme pouvant
entraîner des problèmes lors d’efforts sont décrits dans la littérature (67). Un premier examen
réalisé lors de l’achat des chiens permet d’éliminer les chiens qui ont des troubles du rythme à
ce moment. Une surveillance cardiaque lors du stage et après celui-ci permettrait d’écarter au
plus tôt les chiens présentant des troubles cardiaques.

Les chiens suivent toujours leurs entraînements avec le même maître de chien. Il est donc
difficile de savoir si ceux-ci interviennent dans les résultats observés. Mais comme le couple
reste stable dans le temps, il faudra peut-être plus se fier aux variations qu’aux valeurs brutes.

57
Une autre étude a été réalisée en même temps que celle-ci. Elle s’intéresse à des paramètres
biochimiques : concentrations sanguines en lactate, protéines totales, créatinine, créatine
kinase et microhématocrite. Aucun de ces paramètres ne semble donner des résultats
concluants.

VII Conclusion :
Ce travail constitue une première étape descriptive. Nous avons ébauché des intervalles de
fréquences cardiaques et de températures rectales.
Notre échantillon étant de taille réduite, nos intervalles sont encore assez peu précis.
Même si nous n’avons pas pu mettre en évidence des paramètres permettant de prédire la
fatigabilité des chiens à l’effort, il parait intéressant de poursuivre dans cette voie, d’une part
car nous n’avons pas eu de chien qui soit réellement devenu fatigable et d’autre part pour
affiner les intervalles. Cela permettra de mieux suivre l’entraînement des chiens, voire
d’adapter l’entraînement au chien.

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