Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Fès
Filière: Génie Informatique
Cours sur
Les Fondements des Réseaux
et TCP/IP
Pr. Kaouthar CHETIOUI
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Année universitaire 2023 - 2024
Objectifs du cours
Comprendre les principes de base des réseaux
informatiques
Etudier des exemples concrets de protocoles
Etudier des cas pratiques à travers les travaux
pratiques.
GINFO K. Chetioui
Bibliographie
Guy Pujolle, Réseaux (Les),, 8ème édition, EYROLLES,
780 pages, Éd. 2014
Andrew Tanenbaum et David Wetherall, « Réseaux »,
Pearson - 908 pages , 4eédition, 2009
Françoise banat-berger et Claude huc, « Section 4 : Normes et
standards », [Link]
papier-pdf
Jean-Luc Damoiseaux, « Cours sur les réseaux »,
Département R&T, IUT d'Aix, France.
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GINFO K. Chetioui
Contenu du cours
Chapitre 1: Introduction:
Définition d’un réseau informatique
Topologies des réseaux
Présentation du Modèle OSI
Notions sur Normes et standards
Chapitre 2: Réseaux Locaux - Ethernet
Définition et standards d’un réseau local
Réseaux Locaux – Protocole Ethernet
Connexion à un réseau LAN Ethernet
GINFO K. Chetioui
Contenu du cours
Chapitre 3: Evolution de l’Ethernet
Ethernet commuté
La norme Fast Ethernet
La norme Gigabit Ethernet
Chapitre 4: Protocoles Internet
Modèle et Protocoles de la pile TCP/IP
Protocole ARP, RARP
Protocole ICMP
Protocole IP
GINFO K. Chetioui
Contenu du cours
Chapitre 5 : Adressage IP
Les classes d’adresses IP
Les adresses IP particulières
Le sous-adressage et sous-adressage variable (VLSM)
Introduction à IPv6
Chapitre 6 : Routage IP
Introduction à la notion de routage
Routage statique
Routage dynamique
Contenu du cours
Chapitre 7 : Virtual Local Area Network
Fonctionnement des VLAN
La norme 802.1Q
Interconnexion inter-VLAN
Chapitre 8 : Protocoles de la couche Transport
Protocole UDP
Protocole TCP
Contenu du cours
Chapitre 9 : Protocoles applicatifs DHCP et DNS
Fonctionnement du protocole DHCP
Fonctionnement du protocole DNS
Protocoles de la messagerie électronique
Multimédia
Fonctionnement du SNMP
Déroulement des évaluations
Notedu module = N1(Evaluation Ecrite)+ N2
(Evaluation Pratique)
Evaluation des TP
Comprend l'évaluation du travail durant toutes les séances (Cours +
TP) et éventuellement un test de TP.
CC: Contrôle continu
CF: Contrôle Final
Plan du chapitre 1
Définition d’un réseau informatique
Topologies des réseaux
Présentation du Modèle OSI
Notions sur Normes et standards
GINFO K. Chetioui
PLAN
Définition d’un réseau informatique
Topologies des réseaux
Présentation du Modèle OSI
Notions sur Normes et standards
GINFO K. Chetioui
Qu’est ce qu’un Réseau informatique?
Un réseau informatique est un ensemble
d'équipements reliés entre eux pour échanger
des informations.
On appelle nœud (node) l’extrémité d’une
connexion, qui peut être une intersection de
plusieurs connexions (un ordinateur, un routeur,
un concentrateur (hub), un commutateur
(Switch)).
GINFO K. Chetioui
Qu’est ce qu’un Réseau Informatique?
GINFO K. Chetioui
Rôle d’un Réseau Informatique
Partage de ressources matérielles et logicielles:
Partage d’imprimantes, de caméra, etc;
Partage de fichiers;
Accès centralisé à des applications communes;
Mise en place de solution de backup et de
stockage réseau;
Mise en place de solutions de sécurité
centralisées;
etc.
GINFO K. Chetioui
Application Utilisateurs à travers un réseau
Messagerie électronique;
Applications Web;
Messagerie instantanée;
Travail en collaboration à travers l’utilisation
d’outils collaboratifs;
Accès à des bases de données communes;
GINFO K. Chetioui
PLAN
Définition d’un réseau informatique
Topologies des réseaux
Présentation du Modèle OSI
Notions sur Normes et standards
GINFO K. Chetioui
Topologies des réseaux
Deux topologies théoriques :
Les réseaux en mode « diffusion »
Les réseaux en mode point à point
Trois catégories principales de topologies
physiques:
Bus
Anneau
Etoile
GINFO K. Chetioui
Topologies théoriques
des réseaux
GINFO K. Chetioui
Réseaux en mode diffusion
Le réseau en mode « diffusion »: Les réseaux à diffusion,
broadcast network, n’ont qu’un seul canal de communication
que toutes les machines partagent.
Une machine envoie de petits messages qui sont reçus
par toutes les autres machines :
dans le message un champ d’adresse permet d’identifier le
destinataire
à la réception du message, une machine teste ce champs:
si le message est pour elle, elle le traite ;
sinon, elle l’ignore.
GINFO K. Chetioui
Réseaux en mode diffusion
Le réseau en mode « diffusion »:
Contraintes:chaque machine appartenant au réseau doit
disposer d’une adresse.
Avantages:
envoyer un message vers tout le monde en utilisant une adresse
particulière:
Ce message est traité par toutes les machines.
Ce procédé est appelé « diffusion générale » ou « broadcast ».
transmettre un message à un sous-ensemble de machines : Ce procédé est
appelé « diffusion restreinte » ou « multipoint » ou «multicast ».
connaître le temps de transmission d’un message : permet de simplifier les
algorithmes de communication : « je suis sûr que le récepteur a reçu mon
message, mais je ne connais pas son état et s’il a pu le traiter. »
Inconvénients:
la rupture du support de transmission entraîne l’arrêt du réseau .
GINFO K. Chetioui
Les caractéristiques
des réseaux « point-à-point »
Ces réseaux sont formés d’un grand nombre de connexions entres
les machines prises deux à deux.
Le trajet des communications est rendu plus complexe :
pour aller de la source au destinataire, un message doit alors passer par un ou
plusieurs intermédiaires.
il existe plusieurs routes de longueurs différentes pour joindre ces deux
machines, il est nécessaire d’utiliser de bons algorithmes d’acheminement
des messages ;
GINFO K. Chetioui
Les caractéristiques
des réseaux « point-à-point »
Le support physique relie seulement une paire
d’équipements à la fois.
La communication est :
directe si les deux équipements sont connectés entre eux ;
indirecte sinon : quand deux équipements veulent communiquer,
ils le font par l’intermédiaire des autres nœuds du réseau.
Inconvénient: le temps de transfert d’un message
devient presque impossible à prévoir.
GINFO K. Chetioui
Réseau de grande taille:
Combiner « point-à-point » et « diffusion »
diffusion : réseau de petite taille, LAN, Local Area Network
Exemple: Ethernet
point-à-point : réseau d’interconnexion, constitué uniquement
de routeurs et de lignes de transmission.
La combinaison des deux : WAN, Wide Area Network.
GINFO K. Chetioui
Les liens de communication
Le lien point à point, « point to point »
un seul émetteur d’un côté du lien ;
un seul récepteur de l’autre côté du lien ;
contrôle des échanges MAC « Medium Access Control » : mécanismes
de contrôle de flux ;
Exemples : PPP, tunnels, Gigabit Ethernet.
Le lien à diffusion, « broadcast link »
de multiples matériels accèdent en émission et en réception au support
de communication, « Multiple Access» ;
chaque matériel reçoit une copie du message émis ;
contrôle des échanges MAC « Medium Access Control » :
CSMA/CD : « Carrier sense Multiple access with Collision Detection »,
CSMA/CA : « ...with Collision avoidance » ;
Exemples : Ethernet 10/100Mbits, Hub, WiFi, etc.
GINFO K. Chetioui
Types des communications
GINFO K. Chetioui
Types des communications
GINFO K. Chetioui
Unicast, multicast et broadcast
Les principaux types d’adressage sont:
Unicast: Ce mode d'adressage est typique lors d'échanges entre deux
stations uniquement. C'est l'essentiel du trafic sur un LAN (Local Area
Network).
broadcast Tous les bits de l'adresse sont à 1. Toutes les stations d'un
réseau sont destinatrices de tels paquets.
Exemple de cas d’utilisation: pour obtenir une information que seule une station
inconnue sur le LAN possède. C'est le cas des protocoles ARP et RARP
multicast Il existe un préfixe particulier 01:00:5E, non dédié à un
constructeur car dit de ''multicast''. Ce mode d'adressage est réservé,
plus généralement, à la découverte passive (par l'écoute de messages
d'avertissement) ou à la recherche (par l'émission de messages de
sollicitation) de voisins de LAN ayant des propriétés particulières.
En IPv4, toutes les adresses qui ne sont ni du type broadcast ni du
type multicast sont du type unicast.
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Unicast
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Broadcast
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Multicast
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Anycast
En anycast, il y a aussi une association "de une à
plusieurs" entre les adresses réseau et les points
d'arrivées finaux :
chaque adresse de destination identifie un ensemble de
récepteurs finaux, mais un seul d'entre eux est choisi
pour recevoir l'information à un moment donné pour un
émetteur donné.
anycast est habituellement utilisé pour fournir de la
haute disponibilité et de la répartition de charge
pour des services en mode non connecté.
GINFO K. Chetioui
Topologies physiques
des réseaux
GINFO K. Chetioui
Topologies physiques des réseaux
Les catégories principales de la topologie physique sont: Bus, anneau
et étoile.
Topologie en arbre
Anneau
Topologie Maillée
Étoile
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Topologie en bus
Tous les ordinateurs sont reliés à une même ligne de transmission par l'intermédiaire
de câble, généralement coaxial. Le mot « bus » désigne la ligne physique qui relie les
machines du réseau.
Représentation « conceptuelle » d’un LAN « Local Area Network ».
Avantage: facile à mettre en oeuvre et posséde un fonctionnement simple.
Inconvénients:
extrêmement vulnérable aux pannes;
puisque le câble est commun, la vitesse de transmission est très faible.
Problème de collision: un matériel décide de manière autonome quand il transmet – il peut y
avoir des collisions d’accès, et il faut s’en protéger: ex. « collision detection », « collision
avoidance »
GINFO K. Chetioui
Topologie en anneau ou “ring”
Les ordinateurs sont situés sur une boucle et
communiquent chacun à son tour.
Chaque matériel est connecté à deux autres
matériels:
les données sont transmises dans un seul sens :
elles « tournent » sur l’anneau entre les différents
matériels ;
un matériel ne peut transmettre que lorsque c’est
son tour : un jeton d’autorisation circule dans
l’anneau pour autoriser les transmissions (on parle
de « token ring ») ;
un seul matériel communique à la fois, pas de
collision : les performances sont meilleures, le
débit maximal est atteint.
Deux types:
Réseau en simple Anneau: un seul câble est
partagé en anneau et la transmission se fait dans
un seul sens;
Réseau en double anneau: deux anneaux
permettant aux données d’être envoyées dans les
deux directions;
GINFO K. Chetioui
Topologie en étoile
La topologie la plus courante pour définir
un LAN: plusieurs matériels connectés à
un noeud de connexion central :
Un concentrateur ou « hub »
un commutateur ou « switch »
Le noeud central comprend un certain
nombre de ports auxquels il est possible
de raccorder les câbles réseau en
provenance de ces ordinateurs.
Avantage: moins vulnérable aux pannes
car une connexion peut être débranchée
sans paralyser le reste du réseau.
Inconvénient:
Le point névralgique de ce réseau est le
noeud central, car sans lui plus aucune
communication entre les ordinateurs du
réseau n'est possible;
Le coût du matériel central s’ajoute par rapport
à une topologie en bus.
GINFO K. Chetioui
Topologie Maillée
elle correspond à plusieurs
liaisons point à point. Chaque
terminal est relié à tous les
autres.
Avantage: forte tolérance aux
pannes;
Inconvénient:
le nombre de liaisons
nécessaires devient très
élevé.
Le coût d’implémentation est
très élevé.
GINFO K. Chetioui
Découpage d’un Réseau Informatique
Découpage géographique
1- Réseau Personnel
PAN: Personal Area Network
4- Réseau étendu
WAN: Wide Area Network
2- Réseau local
LAN: Local Area Network
3- Réseau métropolitain
MAN: Metropolitan Area Network
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Découpage d’un Réseau Informatique
Découpage fonctionnel
Intranet: le réseau interne d'une entité
organisationnelle
Extranet : le réseau externe d'une entité
organisationnelle
Internet : le réseau des réseaux interconnectés
à l'échelle de la planète
GINFO K. Chetioui
Caractéristiques d’un réseau:
Bandwidth, Throughput and Delay
Vitessede transmission, Débit, Bande
passante numérique (Bandwidth)
Débit utile (Throughput )
Délai (Delay)
GINFO K. Chetioui
Caractéristiques d’un réseau:
Vitesse de transmission (Bandwidth)
Le débit d'une connexion est la quantité de données transmise
pendant une unité de temps. On l'exprime en bits par seconde,
écrit bit/s (le bit étant la quantité élémentaire d'information
numérique, un 0 ou un 1), ou encore en octets (8 bits) par
seconde.
Le débit est lié à l'infrastructure du réseau : il est limité par :
la rapidité de traitement des équipements actifs (routeurs,
modems...)
et la nature des supports physiques de transmission (fils de
cuivre, fibre optique, air, etc).
Il
peut être dédié à un utilisateur si celui-ci dispose d'un
support physique dédié (ligne téléphonique pour l'ADSL), ou
partagé entre différents utilisateurs.
GINFO K. Chetioui
Caractéristiques d’un réseau:
Débit utile (Throughput)
Il
est nécessaire de distinguer la vitesse de transmission du
débit utile :
la vitesse de transmission correspond à la quantité totale
d'information transmise par le support physique.
Compte tenu des différentes techniques mises en œuvre pour assurer
la transmission, seule une partie de ce signal physique
correspond aux données réellement utiles à l'application
employée par l'utilisateur.
Lavitesse de transmission des données utiles représente le
débit utile.
GINFO K. Chetioui
Caractéristiques d’un réseau
Délai (Delay)
Le délai de bout en bout d’un message (délai de transfert, ou Round Trip
Time - RTT) dans un réseau se calcule en terme de:
délai de transmission
délai de propagation
délai de traitement (appelé aussi latence) dans un nœud
délai d’attente (ou de bufferisation)
GINFO K. Chetioui
Caractéristiques d’un réseau
Délai (Delay)
Le délai de bout en bout d’un message (délai de transfert, ou Round Trip
Time - RTT) dans un réseau se calcule en terme de:
délai de transmission : nombre de bits du message à la couche
physique /débit de la carte réseau
délai de propagation : distance entre émetteur et récepteur/vitesse de
la propagation du signal (2/3 de la vitesse de la lumière c)
délai de traitement (appelé aussi latence) dans un nœud :
correspond au temps de traitement du message, dépend de la capacité
du traitement du nœud (puissance CPU), temps souvent borné et
donné par le fournisseur de l’équipement
délai d’attente (ou de bufferisation) se produit à chaque fois une file
d’attente se forme (dans les nœuds où la capacité de stockage, i.e.,
mémoire se présente) : dépend de la charge du nœud, de la politique
d’ordonnancement des messages dans le nœud, délai souvent
aléatoire mais peut être borné si l’on dispose d’une connaissance
suffisante sur le trafic entrant dans le nœud.
GINFO K. Chetioui
Autres caractéristiques d’un réseau
Un réseau à petite ou à large échelle peut être
caractérisé par sa performance et sa structure
selon les caractéristiques suivantes:
Topologie.
Evolutivité;
Disponibilité;
Coût;
Sécurité;
Fiabilité;
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PLAN
Définition d’un réseau informatique
Topologies des réseaux
Présentation du Modèle OSI
Notions sur Normes et standards
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI: Définition
Le modèle OSI (Open Systems Interconnection,
« Interconnexion de systèmes ouverts ») est un modèle
de communications entre ordinateurs proposé par l'ISO
(International Organization for Standardization).
Il décrit les fonctionnalités nécessaires à la communication et
l'organisation de ses fonctions.
La séparation en couches du modèle OSI permet:
une parfaite connaissance des fonctions réseaux exécutées au
niveau de chaque couche.
permet de comprendre comment les informations circulent dans un
réseau en suivant pas à pas un paquet de données envoyé d’un
ordinateur à un autre.
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI:
Pourquoi un modèle de réseau en couche?
Réduit la complexité: divise les communications sur le réseau en
éléments plus petits, ce qui permet de les comprendre plus
facilement;
uniformise les interfaces et les éléments du réseau afin de
permettre le développement et le soutien multi constructeur;
Facilite la conception modulaire;
Accélère le progrès technologique;
Assure l’interopérabilité entre différentes technologies;
empêche les changements apportés à une couche d'affecter les
autres couches, ce qui assure un développement plus rapide.
GINFO K. Chetioui
Concepts et terminologie :
services, protocoles et interfaces
Le modèle est essentiellement une architecture en couches définies
et délimitées avec les notions de service, de protocole et d’interface:
Unservice est une description abstraite de fonctionnalités à l'aide
de primitives (commandes ou événements) telles que demande de
connexion ou réception de données.
Un protocole est un ensemble de messages et de règles
d'échanges réalisant un service.
Une interface (« point d'accès au service » dans la norme) est le
moyen concret d'utiliser le service. Dans un programme, c'est
typiquement un ensemble de fonctions, de bibliothèques ou
d'appels systèmes.
GINFO K. Chetioui
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI
7 couches indépendantes:
4 couches inférieures orientées
plutôt communication;
3 couches supérieures
orientées plutôt application.
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI: sept couches (1/7)
La couche 1 est chargée de la transmission
effective des signaux entre les interlocuteurs.
Elle définit les spécifications électriques,
matérielles procédurales et fonctionnelles
permettant d'activer, de maintenir ou de désactiver
la liaison physique entre les systèmes d'extrémité.
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI: sept couches (2/7)
La couche 2 gère les communications entre 2
machines adjacentes, directement reliées entre
elles par un support physique.
- assure un transit fiable des données sur une liaison
physique;
- utilise l’adressage physique par adresse MAC (ou
Media Access Control);
- fait appel au verrouillage de trame pour organiser ou
regrouper les bits;
- s’occupe de la topologie du réseau, de l'accès au
réseau, de la notification des erreurs, de la livraison
ordonnée des trames et du contrôle de flux.
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI: sept couches (3/7)
La couche 3 gère les communications de
proche en proche : routage et adressage des
paquets.
- Les fonctions d'interconnexion de la couche
réseau incluent l'adressage réseau et la sélection
du meilleur chemin entre deux systèmes hôtes
pouvant être situés sur des réseaux
géographiquement éloignés.
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI: sept couches (3/7)
La couche 4 gère les communications de bout
en bout entre processus (programmes en cours
d'exécution).
- segmente les données envoyées par le système
émetteur et les rassemble en flux de données
sur le système récepteur.
- établit, maintient et termine proprement les
circuits virtuels entre les parties communicantes.
- contrôle le flux des informations pour assurer une
connectivité de bout en bout, fiable et précise, entre
des applications hôtes.
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI: sept couches (3/7)
La couche 5 gère la synchronisation des
échanges et les « transactions » et permet
l'ouverture et la fermeture de session.
- Synchronise le dialogue entre les couches
présentations des deux machines communicantes
et gère leur échange de données.
- Définie les classes de service.
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Modèle OSI: sept couches (3/7)
La couche 6 est chargée du codage et
formatage des données applicatives,
précisément de la conversion entre données
manipulées au niveau applicatif et chaînes
d'octets effectivement transmises.
Exemples:
- Graphiques :TIFF,JPEG
- Texte : ASCII
- Son et Vidéo : MIDI, MPEG
La couche 6 assure également le chiffrement et la
compression des données.
GINFO K. Chetioui
Modèle OSI: sept couches (3/7)
La couche 7 est la couche OSI la plus proche de
l'utilisateur. Elle fournit des services réseau aux
applications de l'utilisateur.
Exemples d'application : tableurs, traitements de
texte. .
- Fournit l’authentification utilisateur.
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Modèle OSI: Flux de données point à point
Paquets ou datagrammes
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Modèle OSI
points forts et points faibles
Point fort : la transmission de l'information
Les spécifications des services des couches dédiées à la transmission de
l'information, aussi appelées couches basses, ont été subdivisées en
sous-couches respectant les modes de fonctionnement avec et sans
connexion. Ce consensus est encore en vigueur aujourd'hui ; tous les
constructeurs d'équipements le respectent.
Point faible : le traitement de l'information
Les spécifications qui ont été produites pour les couches transport,
session et application étaient si complexes que seules de rares
applications ont pu être développées.
L'ISO a renoncé à promouvoir le modèle OSI en Décembre
1994
GINFO K. Chetioui
PLAN
Définition d’un réseau informatique
Topologies des réseaux
Présentation du Modèle OSI
Notions sur Normes et standards
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Terminologie
Norme et Standard
Différence entre normes et standards: Il existe une réelle
différence entre ces 2 concepts.
Dans l’industrie, l’économie ou les services, une norme est un
ensemble de règles de conformité ou de fonctionnement légiféré par un
organisme de normalisation mandaté, comme l’ISO au niveau
international, l’ITU, l’AFNOR,
tandis qu’un standard est un référentiel publié par une entité non
officielle, ou un groupe représentatif d’utilisateurs. Nous ne parlons de
standard qu’à partir du moment où le référentiel a une diffusion large :
c’est un standard de facto (standard de fait).
Les normes et standards permettent d’assurer la pérennité et
l’évolutivité des contenus et des choix techniques et favorisent
l’interopérabilité des plates-formes.
GINFO K. Chetioui
Organismes de normalisation
Les organismes de normalisation nationaux sont mandatés par les gouvernements
et disposent des droits de vote dans d’organismes internationaux.
GINFO K. Chetioui
Associations professionnelles
Les organismes nationaux peuvent déléguer certaines de
leurs responsabilités à des associations professionnelles.
Aux Etats-Unis, l’Institute of Electrical and Electronics Engineers
(IEEE), fort de plus de 400 000 membres de plus de 160 pays a été
accrédité par l’ANSI (American National Standards Institute) pour
élaborer des normes dans son domaine de compétence.
Exemples:
IEEE 802: décrit une famille de normes relatives aux réseaux
locaux (LAN) et métropolitains (MAN) basés sur la transmission
de données numériques par le biais de liaisons filaires ou sans fil.
IEEE 802.3 : Ethernet
IEEE 802.11: réseaux sans fil locaux (le Wi-Fi)
etc
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Les standards des protocoles TCP/IP
Les standards des protocoles TCP / IP qui
définissent le fonctionnement de l'Internet sont gérés
par l'Internet Engineering Task Force (IETF).
Rôle de l'IETF:
N’impose pas de normes.
Mais, supervise le processuspar lequel les idées sont
développées dans les normes convenues.
Lorsqu'un document est accepté pour publication, il se voit
attribuer un numéro de RFC de l'IETF. Le RFC est ensuite
publié.
GINFO K. Chetioui
RFC (Request for Comments)
Les requests for comments (RFC), littéralement « demande
de commentaires », sont une série numérotée de documents
officiels décrivant les aspects techniques d’Internet, ou de
différents composants informatiques (routeurs, serveur DHCP).
Peu de RFC sont des standards, mais tous les documents
publiés par l’IETF sont des RFC.
Les RFC sont disponibles sur le site Web IETF ([Link]).
Le plus ancien est le RFC 0001, publié en Avril 1969. Il décrit
comment les ordinateurs hôtes communiquaient entre eux
dans l'original ARPANET.
GINFO K. Chetioui
Exemples de RFC
N° de RFC Titre
RFC 768 User Datagram Protocol (UDP)
RFC 791 Internet Protocol (IP)
RFC 792 Internet Control Message Protocol (ICMP)
RFC 793 Transmission Control Protocol (TCP)
RFC 854 Telnet protocol specification
RFC 959 File Transfer Protocol (FTP)
RFC 1058 Routing Information Protocol (RIP)
RFC 1087 Ethics and the Internet
GINFO K. Chetioui