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Prise en charge en laparoscopie gynécologique

Ce document est une thèse de médecine présentée par M. Nouhoum SAMAKE sur la prise en charge des pathologies digestives par chirurgie laparoscopique au CHU Gabriel Touré. Il inclut des remerciements, des dédicaces, ainsi qu'une liste de membres du jury et des spécialistes ayant encadré le travail. La thèse est structurée en plusieurs sections, comprenant une introduction, des objectifs, des généralités, des méthodes, des résultats, des discussions, des conclusions, des recommandations et des références bibliographiques.

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Prise en charge en laparoscopie gynécologique

Ce document est une thèse de médecine présentée par M. Nouhoum SAMAKE sur la prise en charge des pathologies digestives par chirurgie laparoscopique au CHU Gabriel Touré. Il inclut des remerciements, des dédicaces, ainsi qu'une liste de membres du jury et des spécialistes ayant encadré le travail. La thèse est structurée en plusieurs sections, comprenant une introduction, des objectifs, des généralités, des méthodes, des résultats, des discussions, des conclusions, des recommandations et des références bibliographiques.

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MNISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DU MALI

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UN PEUPLE - UN BUT – UNE FOI

Université des Sciences, Faculté de Médecine et d’Odonto-


des Techniques et des Technologies stomatologie (FMOS)
de Bamako (USTTB)
Année universitaire : 2019 - 2020

TITRE Thèse N °………

CHIRURGIE LAPAROSCOPIQUE:
PRISE EN CHARGE DES
PATHOLOGIES DIGESTIVES AU
CHU GABRIEL TOURE
THESE
Présentée et soutenue publiquement le…/…/2019 devant le
jury de la Faculté de Médecine et d’Odonto-stomatologie
Par: M. Nouhoum SAMAKE
Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine
(Diplôme d’Etat)
JURY:
PRESIDENT : Professeur Bakary Tientigui DEMBELE

MEMBRES : Docteur Bréhima BENGALY

CO-DIRECTEUR : Docteur Madiassa KONATE

DIRECTEUR : Professeur Adégné TOGO

J
DEDICACE
A mon très cher père : Daouda
Tu as été et tu seras toujours un exemple pour moi par tes qualités humaines, ta
persévérance et perfectionnisme. En témoignage de brut d’années de sacrifices, de
sollicitudes, d’encouragement et de prières. Pourriez-vous trouver dans ce travail le
fruit de toutes vos peines et tous de vos efforts. Sans tes précieux conseils, tes
prières et ton soutien continu aussi bien moral que matériel, je n’aurai pu surmonter
le stress de ses longues années d’études. Aucune dédicace ne saurait exprimer mes
respects, ma reconnaissance et mon profond amour. Puisse Dieu vous préserver et
vous procurer santé et bonheur.

A mes très chères mamans : Kani COULIBALY et Marie Jeanne KY


Vous m’avez donné des fondations solides pour bâtir ma vie en me donnant « une
liberté dans un cadre ». Vous avez toujours su manifester votre amour
inconditionnel, votre soutien sans faille dans les épreuves et votre joie émue dans
les moments heureux, voilà une belle occasion pour vous en remercier, votre fierté
serait aujourd’hui ma plus belle récompense. Que Dieu tout puissant vous garde et
vous procure santé, bonheur et longue vie pour que vous demeuriez pour toujours
mon protecteur qui ensoleille ma vie.

A ma fiancée : Sira COULIBALY


Je te remercie pour ta patience et ton soutien permanent et sans faille. Ton aide a
été précieuse pour moi tout au long de la réalisation de ce travail. Je te dédie ce
travail qui ne saurait exprimer le respect et l’affection que je te porte.

A mon vieux et ami : Ba BOUARE


Votre sérieux, votre compétence et votre sens du devoir m’ont énormément
marqué.

I
Veuillez trouver ici l’expression de ma respectueuse considération et ma profonde
admiration pour toutes vos qualités humaines.

Ce travail est pour moi l’occasion de vous témoigner ma profonde gratitude.

A mon grand frère : Moussa SAMAKE et sa famille

Mon estime pour votre personne est sans limite, vous êtes l’exemple du frère
parfait… merci pour votre grand soutien qui m’a toujours rendu plus fort. Que mon
travail soit témoignage de mon grand amour et respect.

A mes frères : Moussa SAMAKE, Yacouba SAMAKE, Boubacar SAMAKE,


Sékou SAMAKE, Tidiani SAMAKE

Aucune dédicace ne peut exprimer la profondeur des sentiments d’amour,


d’attachement que j’éprouve à vos égards. Je vous dédie ce travail en témoignage
de ma profonde affection en souvenirs de notre indéfectible union qui s’est tissée
au fil des jours.

Puisse Dieu vous protéger, vous garder et renforcer notre relation de fraternité.

A mes très chères sœurs : Aissata SAMAKE et Oumou SAMAKE

Aucune dédicace ne pourrait traduire ma gratitude et ma profonde reconnaissance


et mon amour.

Vous me manquez énormément et chaque jour qui passe je ne cesse de remémorer


tous les bons moments passés ensemble.

Soyez assurées de toute mon affection et ma tendresse.

Je vous dédie ce travail comme témoignage de mon respect et mon amour éternel.
A mes chères tantes, leurs époux et leurs enfants, à mes chers oncles, leurs
épouses et leurs enfants
Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la
reconnaissance sincères que j’ai pour vous. Que ce travail soit un témoignage de
mon affection, je vous le dédie pour tous les moments que nous avons passés
ensemble. Je prie Dieu le tout puissant de vous accorder santé, bonheur et succès.

A mes amis : COULIBALY F, MAIGA D B, KONE Y, SACKO M,


COULIBALY L, COULIBALY O, DIALLO M,
Des amis que je trouve exceptionnels par leur raisonnement, leur humeur et surtout
leur gentillesse et leur générosité sachez que je vous admire et je vous respecte.
REMERCIEMENTS
Aux spécialistes en Chirurgie digestive : mon Maitre feu Professeur Gangaly
DIALLO, Pr Adégné TOGO, Pr Lassana KANTE, Dr Ibrahim DIAKITE, Pr
Alhassane TRAORE, Pr Bakary T. DEMBELE, Dr Madiassa KONATE, Dr
Amadou MAIGA, Dr Amadou TRAORE, Dr Boubacar Y SIDIBE, Dr
Amadou BAH, Dr Tani KONE pour m’avoir encadré.

Aux D.E.S de chirurgie digestive et d’anesthésie réanimation


Je vous remercie très sincèrement pour l’enseignement, l’accompagnement et le
respect. Merci pour tout ce que vous faites pour moi.

Aux anciens thésards du service de chirurgie générale : Dr PAMATECK S, Dr


SACKO S, Dr DIALLO Lamine, Dr COULIBALY A, Dr COULIBALY D, Dr
MAÏGA I, Dr DIAKITE S, Dr DIAKITE F, Dr TOUNKARA B, Dr SANGARE A,
Dr DICKO F, Dr COULIBALY Z, Dr DOUMBIA A, Dr DIARRA B, Dr
SANGARE S, Dr GANDEGA N, Dr Cheick O KEITA, Dr CAMARA K, Dr
DEMBELE M, Dr KONE Youssouf, Dr OUOLOGUEM Moussa, Dr TOURE
Hassane, Dr KAMISSOKO Y, Dr KORIKO F, Dr Richie D.

Aux étudiants thésards du service de chirurgie générale : SAMAKE M,


TRAORE M, Lalla C, COULIBALY D K, GOITA Dina, KONE M, SANGARE
M, BOCOUM A, DOUMBIA K, DOUMBIA L, TOGO H, TRAORE A,
KOURIBA S, DEGOGA F, DIARRA S, DIESTA G.
Mes amis de la faculté de médecine.
Aux personnels infirmiers : Koulou DIARRA et équipe.
Merci d’avoir assuré les soins de mes patients.
Aux personnels du bloc opératoire.
A Mme DIARRA Awa DIAKITE (la secrétaire). Merci pour votre compassion.
A mon équipe de gardes : KONE Moussa, TRAORE Abdou et TOGO
Hamidou.

Tous les étudiants de la FMOS/FAPH, bon courage et bonne chance.

Tous ceux qui, de près ou de loin, ont œuvré pour notre formation et à l’élaboration
de ce travail.
HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY

A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY

Professeur Bakary Tientigui DEMBELE

 Professeur titulaire en chirurgie générale à la FMOS

 Praticien hospitalier au CHU Gabriel TOURE

 Chargé de cours à l’institut National de Formation en Science de Santé

(INFSS)

 Membre de la Société de Chirurgie du Mali (SOCHIMA)

 Membre de l’Association des Chirurgiens d’Afrique Francophone (ACAF)

Cher Maître,

Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider ce jury malgré vos
multiples occupations.

Votre abord facile, votre esprit critique et votre rigueur scientifique font de vous un
maître respecté et admiré.

Veuillez agréer cher maître, l’expression de notre profonde gratitude et de notre


attachement indéfectible.
A NOTRE MAITRE ET JUGE

Dr Bréhima BENGALY

 Maître Assistant à la FMOS

 Spécialiste en chirurgie générale

 Praticien hospitalier au CHU du Point-G

Cher Maître,

C’est un réel plaisir et un honneur de vous compter parmi les membres du jury.
Votre compétence, votre sens profond de l’humanité ainsi que votre modestie sont
connus de tous.

Veuillez agréer, cher Maitre, l’expression de notre vive reconnaissance et de notre


respectueuse gratitude.
A NOTRE MAITRE ET CO-DIRECTEUR

Dr Madiassa KONATE

 Maitre-assistant en chirurgie générale à la FMOS

 Praticien hospitalier au CHU Gabriel TOURE

 Membre de la Société de Chirurgie du Mali (SOCHIMA)

 Membre de la Société Africaine Francophone de Chirurgie Digestive

(SAFCHID)

 Membre de l’Association des Chirurgiens d’Afrique Francophone (ACAF)

 Membre de l’Association Française de Chirurgie (AFC)

Cher Maître,

Votre rigueur scientifique, votre abord facile, votre simplicité, vos éminentes
qualités humaines de courtoisie, de sympathie et votre persévérance dans la prise en
charge des malades font de vous un maître exemplaire ; nous sommes fiers d’être
parmi vos élèves.

Cher maître, soyez rassuré de toute notre gratitude et de notre profonde


reconnaissance.
A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE

Professeur Adégné TOGO

 Professeur titulaire de chirurgie générale à la FMOS

 Chef de service de chirurgie générale au CHU Gabriel Touré

 Chef adjoint du département du chirurgie et spécialité chirurgicale à la

FMOS

 Spécialiste en cancérologie digestive

 Membre de West Africain College of Surgeon (WACS)

 Membre de la Société de Chirurgie du Mali (SOCHIMA)

 Membre de l’Association des Chirurgiens d’Afrique Francophone (ACAF)

 Chevalier de l’ordre du mérite de la santé.

Cher Maître,
Nous ne cesserons jamais de vous remercier pour la confiance que vous aviez
placée en nous pour effectuer ce travail.
Votre rigueur scientifique, votre assiduité, votre ponctualité, font de vous un grand
homme de science dont la haute culture scientifique forge le respect et l’admiration
de tous.
Vous nous avez impressionnés tout au long de ces années d’apprentissage, par la
pédagogie et l’humilité dont vous faites preuves.

C’est un grand honneur et une grande fierté pour nous de compter parmi vos élèves.
Nous vous prions cher Maître, d’accepter nos sincères remerciements et
l’expression de notre infinie gratitude. Que le seigneur vous donne longue et
heureuse vie.

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

AMO : Assurance Maladie Obligatoire

ASA : American Society of Anesthesiology

CFA : Communauté Financière Africaine

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

Cm : Centimètre

CO2 : Dioxyde de Carbone

DES : Diplôme d’Etude Spécialisée

ENI : Ecole Nationale des Ingénieurs

EVA : Echelle Visuelle d’Analogie

H : Heure

FAPH : Faculté de Pharmacie

FMOS : Faculté de Médecine et d’Odonto Stomatologie

HTA : Hypertension Artérielle

IV : Intra Veineuse

L : Litre

L/mn : litre par minute


Mmhg : Millimètre de mercure

Mm : millimètre

Mn : minute

O.L : Open Laparoscopy

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

ORL : Oto-Rhino-Laryngologie
SOCHIMA : Société de Chirurgie du Mali
ACAF : Association des Chirurgiens d’Afrique Francophone
AFC : Association Française de Chirurgie
SAFCHID : Société Africaine Francophone de Chirurgie Digestive
INFSS : Institut National de Formation en Science de Santé
% : pourcentage

° : Degré
SOMMAIRE

1- INTODUCTION……………………………………………………………1

OBJECTIFS………………………………………………………………...3

2- GENERALITES…………………………………………………………….4

3- MATERIEL ET METHODES…………………………………………...29

4- RESULTATS………………………………………………………………34

5- COMMENTAIRES ET DISCUSSION…………………………………..40

6- CONCLUSION…………………………………………………………....63

7- RECOMMANDATIONS…………………………………………………83

8- REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………...…85

9- ANNEXES…………………………………………………………..……102
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Provenance des patients opérés pour pathologies digestives par


coeliochirurgie

Tableau II : Nationalité des patients opérés pour pathologies digestives par


coeliochirurgie

Tableau III : Principale activité des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie

Tableau IV : Catégorie d’hospitalisation des patients opérés pour pathologies


digestives par coeliochirurgie

Tableau V : Classification ASA des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie

Tableau VI : Etat nutritionnel en kg/m² des patients opérés pour pathologies


digestives par coeliochirurgie

Tableau VII : Indice de performance OMS des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie

Tableau VIII : But de la coeliochirurgie

Tableau IX : Pathologies digestives opérées par coeliochirurgie

Tableau X : Gestes thérapeutiques réalisés par coelioscopie


Tableau XI : Complications peropératoires des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie

Tableau XII : Durée d’intervention en minutes des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Tableau XIII : Gestes thérapeutiques et durée moyenne

Tableau XIV : Conversion en laparotomie des patients opérés pour pathologies


digestives par coeliochirurgie

Tableau XV : Pathologies digestives par coeliochirurgie et conversions

Tableau XVI : Causes de conversion peropératoire des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Tableau XVII : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours des patients opérés


pour pathologies digestives par coeliochirurgie

Tableau XVIII : Indications et durée moyenne d’hospitalisation postopératoire

Tableau XIX : Suites opératoires à un mois des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie

Tableau XX : Suites opératoires à six mois des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie

Tableau XXI : Reprise des activités en jours des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie

Tableau XXII : Satisfaction des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Tableau XXIII : Coût direct de prise en charge des pathologies digestives par
coeliochirurgie

Tableau XXIV : Incidents-Accidents de cholécystectomie

Tableau XXV : Durée de l’intervention de cholécystectomie

Tableau XXVI : Conversions de cholécystectomie

Tableau XXVII : Causes de conversion de cholécystectomie

Tableau XXVIII : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours de


cholécystectomie

Tableau XXIX : Suites opératoires de cholécystectomie

Tableau XXX : Type de complications de cholécystectomie

Tableau XXXI : Indications d’appendicectomie

Tableau XXXII : Durée de l’intervention d’appendicectomie

Tableau XXXIII : Conversions d’appendicectomie

Tableau XXXIV : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours


d’appendicectomie

Tableau XXXV : Indications des péritonites

Tableau XXXVI : Durée moyenne d’intervention des péritonites

Tableau XXXVII : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours des péritonites

Tableau XXXVIII : Suites opératoires de péritonites


Tableau XXXIX : Fréquence coelioscopique en chirurgie digestive et auteurs

Tableau XL : Proportion de la coelioscopie dans le traitement des pathologies


digestives et auteurs

Tableau XLI : Conditions de réalisation de coeliochirurgie et auteurs

Tableau XLII : Proportion de la cholécystectomie dans les indications de


coelioscopie en chirurgie digestive et auteurs

Tableau XLIII : Durée moyenne de cholécystectomie laparoscopique et auteurs

Tableau XLIV : Incidents-accidents de cholécystectomie et auteurs

Tableau XLV : Complications postopératoires de cholécystectomie et auteurs

Tableau XLVI : Conversions de cholécystectomie et auteurs

Tableau XLVII : Durée moyenne postopératoire en jours de cholécystectomie et


auteurs

Tableau XLVIII : Proportion d’appendicectomies dans les indications de


coelioscopie en chirurgie digestive et auteurs

Tableau XLIX : Durée moyenne d’intervention d’appendicectomie et auteurs

Tableau L : Conversions d’appendicectomies et auteurs

Tableau LI : Complications postopératoires d’appendicectomie et auteurs

Tableau LII : Durée moyenne d’hospitalisation postopératoire en jours


d’appendicectomie et auteurs
Tableau LIII : Proportion de péritonites d’origine digestive en laparoscopie et
auteurs

Tableau LIV : Durée moyenne de péritonites et auteurs

Tableau LV : Complications postopératoires de péritonites et auteurs

Tableau LVI : Durée moyenne d’hospitalisation postopératoire en jours de


péritonites et auteurs
LISTE DES FIGURES

Figure n°1 : Tranches d’âge des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Figure n°2 : Sexe des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Figure n°3 : Type de chirurgie réalisé en coeliochirurgie
Figure n°4 : Nombre de patients opérés en coeliochirurgie par an
Figure n°5 : Conditions de réalisation de coeliochirurgie pour pathologies
Figure n°6 : Fréquence des cholécystectomies par voies coelioscopiques versus
laparotomie classique
Figure n°7 : Indications de la cholécystectomie
Figure n°8 : Fréquence des appendicectomies par voies coelioscopiques versus
laparotomie classique
LISTES DES ILLUSTRATIONS

Image n°1 : Salle de coeliochirurgie

Image n°2 : Colonne de coeliochirurgie

Image n°3 : Table de coeliochirugie

Image n°4 : Appareil d’anesthésie

Image n°5 : Instruments coelioscopiques

Image n°6 : Vue de la vésicule biliaire au cours d’une cholécystectomie

Image n°7 : Périhépatite

Image n°8 : Vésicule biliaire après cholécystectomie

Image n°9 : Calculs biliaires


1- INTRODUCTION

La cœliochirurgie ou chirurgie laparoscopique est une technique chirurgicale


permettant d’intervenir sous le contrôle d’un endoscope (tube muni d’un système
optique), introduit dans la cavité abdominale préalablement distendue par un
pneumopéritoine artificiel [1]. En pleine expansion dans les pays du nord depuis
une vingtaine d’années, cette technologie est en plein transfert dans les pays en
développement notamment le Cameroun en 1992, le Sénégal en 1995 et la Côte
d’Ivoire en 1999 [2].

Aux Etats-Unis, en Europe et dans certains pays africains cette technique a évolué
vers la chirurgie robotique, apparue au milieu des années 1980, la robotique
médicale et chirurgicale n'a cessé depuis de progresser, son développement étant lié
à celui des nouvelles technologies de l'information [3].

Cette chirurgie pratiquée grâce à de petites incisions respecte la paroi abdominale


et est dite « minimale invasive ». En effet, elle a de multiples avantages
indiscutables pour le patient : moindre préjudice esthétique, plus grand confort
postopératoire, moindre risque d’adhérence, conséquence respiratoire diminuée,
réduction de la durée d’hospitalisation [4]. Ses dangers sont rarissimes lorsque la
cœlioscopie est pratiquée par une équipe entraînée.

Les pays africains ne sont pas restés en marge de cette technique mini-invasive.
Ainsi on peut citer les pays comme Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger, Maroc qui
utilisent la technique avec des fréquences respectives de 14,37% ; 21% ; 2,16% ;
18,4% [5,6,7,8].

Cette technique a été introduite dans notre pays en mars 2001 dans le Service de
chirurgie ‘‘A’’ du CHU du Point G. Le premier symposium de chirurgie
laparoscopique, à l’initiative de la société de chirurgie endoscopique du Mali en
présence des experts venus essentiellement d’Afrique et d’Europe s’est tenu du
07/03/2001 au 09/03/2001. Ainsi l’application de cette technologie a été effective
dans plusieurs centres du pays comme : CHU du Point G (18,99%) [2] ; au CHU du
Gabriel Touré (6%) [9] ; à l’hôpital régional de Kayes (41,67%) [10] et récemment
à l’hôpital régional de Sikasso.

La technique a été introduite dans le service de chirurgie générale du CHU Gabriel


Touré en novembre 2016. Après 26 mois de pratique, nous avons initié le présent
travail en vue d’évaluer la place de cette technique dans la prise en charge des
pathologies digestives au service de chirurgie générale du CHU Gabriel Touré.
OBJECTIFS

OBJECTIF GENERAL

Etudier la prise en charge des pathologies digestives par voie coelioscopique.

OBJECTIFS SPECIFIQUES

- Déterminer la fréquence d’utilisation de la cœliochirurgie dans la prise en charge


des pathologies digestives.

- Déterminer les indications de la coeliochirurgie en chirurgie digestive dans notre


service.

- Analyser les résultats des interventions réalisées.

- Déterminer le coût direct de la prise en charge.


2- GENERALITES

2.1- DEFINITION :
La coeliochirurgie est une chirurgie effectuée par cœlioscopie. Elle est aussi
appelée chirurgie endoscopique, chirurgie laparoscopique ou encore vidéo
chirurgie.
La cœlioscopie est l’examen visuel direct de la cavité abdominale, préalablement
distendue par un pneumopéritoine, au moyen d’un endoscope introduit à travers la
paroi abdominale. La chirurgie endoscopique permet le diagnostic, l’évaluation
pronostique et le geste thérapeutique s’il est nécessaire. Elle diffère de la chirurgie
classique car : L’œil du chirurgien est remplacé par l’optique et une caméra
miniaturisée dont l’image apparaît sur un moniteur écran.
Les gestes opératoires nécessitent des instruments spécifiques, introduits dans la
cavité abdominale au moyen de trocarts et manipulés par des poignets situés à
l’extérieur de cette cavité.
Le chirurgien est très dépendant du matériel. La défaillance du matériel peut rendre
impossible l’acte opératoire.
2.2- HISTORIQUE : [11 ,12]
En 1806, Philippe BOZZINI (1775-1809), médecin italien réalise le premier
appareillage destiné à l’exploration visuelle des cavités internes.

En 1857, Antoine Jean DESORMAUX (1815-1882), urologue français invente le


terme d’endoscope. De nombreux chercheurs améliorent ensuite cette forme
d’investigation.

En 1901, l’urologue russe GUNNING réalise pour la première fois l’exploration de


la cavité abdominale du chien à l’aide d’un cystoscope.

En 1955, Raoul PALMER gynécologique français réalise la première cœlioscopie à


visée diagnostique. Il rapporte en 1956 ses premiers résultats d’adhésiolyse et de
biopsie ovarienne et tubaire.

En 1964, Kurt SEMM met au point un moniteur et un insufflateur électronique


avec Contrôle de pression. C’est le début du pneumopéritoine avec pression intra –
abdominale constante.

Dans les années 1970, la laparoscopie est passée de l’exploration simple au geste
thérapeutique (grossesse extra-utérine en 1973 et le kyste de l’ovaire en 19 76
réalisé en France par l’école du professeur BRUHAT).

A partir du milieu des années 1980, la laparoscopie viscérale et digestive se


développe :

→En 1983, Karl SEMM effectuait la première appendicectomie.


→En 1987, Philippe MOURET réalisait avec succès la première cholécystectomie
cœlioscopique en France. La cholécystectomie par voie cœlioscopique marque le
grand tournant et cause une véritable ‘‘révolution chirurgicale’’. Progressivement,
toutes les interventions de cette spécialité ont été effectuées depuis cette date.
La chirurgie par cœlioscopie prend de l’ampleur, les indications se multiplient et
les techniques se perfectionnent. C’est ainsi qu’elle s’intéresse à un grand nombre
de spécialités chirurgicales comme l’urologie, la chirurgie thoracique, la chirurgie
endocrinienne, la chirurgie cardiaque et vasculaire et la chirurgie orthopédique.
La chirurgie du cancer exige de la prudence et des précautions minutieuses. Elle est
de plus en plus concernée et en est au stade d’évaluation par différentes équipes,
Cependant certaines localisations (colon, rectum) sont désormais bien connues et
appliquées. Le transfert nord-sud de cette technologie encouragé par la motivation,
la solidarité existant entre différents chirurgiens a permis à bon nombre de pays
africains de ne pas rester en marge de la nouvelle révolution chirurgicale. La
chirurgie vidéo cœlioscopique est introduite dans les années 1990. Notre pays l’a
inauguré en 2001 et fait partie des pionniers en Afrique de l’ouest après la Côte-
d’Ivoire et le Sénégal [2].

2.3- L’ENDOBLOC

2.3.1- La salle d’opération :


L’observateur qui pénètre pour la première fois dans une salle de coeliochirurgie
constate une installation inhabituelle, un environnement technologique abondant, un
autre type d’instrumentation, des trocarts multiples placés dans la paroi abdominale,
le travail indirect sur un écran, ce qui exige un mode de placement des chirurgiens
face à l’écran. Les conditions de travail à cavité fermée imposent une installation
spécifique du malade sur une table adaptée. La salle de coeliochirurgie doit être assez
vaste pour y disposer les différents appareils
2.3.2 - La table d’opération :

La table d’opération doit être réglée à une hauteur de 20 cm plus bas qu’en chirurgie
ouverte car le pneumopéritoine élève la paroi d’une quinzaine de centimètres.

En coeliochirurgie, l’écartement des organes est souvent obtenu par mobilisation de


la table. Les commandes électriques facilitent cette tâche. L’écartement des
jambières est parfois plus commode pour la pratique endoscopique, la position demi-
cassée des jambes est obligatoire pour toutes les indications nécessitant un abord
périnéal.

7
2.3.3- Le chariot instrumental (colonne de coeliochirurgie) :

Sa préparation est du domaine de l’infirmier de bloc qui doit connaître et maîtriser les
différentes manipulations des équipements. Les chariots d’instruments endoscopiques
sont mobiles afin de pouvoir les positionner en fonction du type d’intervention.

[Link]- L’insufflateur

L’insufflateur est connecté à une bouteille de CO2. Il permet de maintenir à un


niveau constant la pression intra abdominale choisie par le chirurgien. Il insuffle le
CO2 dans l’abdomen à un débit choisi par le chirurgien. Le débit devient nul dès que
la pression moyenne intra abdominale désirée est obtenue.

[Link] - Le système de vision

Une fois le champ opératoire crée, le système de vision permet de visualiser les
organes sur l’écran d’un moniteur. Ce système comprend :

• Un endoscope ou optique (transmission de la lumière)

• Une caméra couplée à l’endoscope (acquisition de l’image)


• Une source de lumière (production de la lumière)
+ L’endoscope ou optique :
Il existe plusieurs types d’endoscope selon la méthode de vision utilisée :
→Vision directe ou optique de zéro degré dont le champ doit être le plus large
possible.
→ Une optique à vision oblique de (30°) ou for oblique qui évite une vision trop
tangentielle. L’optique oblique donne ainsi une meilleure vue sur le bas œsophage.
Le diamètre des optiques est de 10mm.

8
Cependant, il existe des optiques de 5mm pour la pédiatrie et des optiques de 1mm
capables d’être glissés directement dans l’aiguille de PALMER, pour éviter les
risques de blessure vasculaire ou intestinale.
L’optique laisse passer la lumière provenant de la source lumineuse et permet à la
caméra de visualiser le contenu de la cavité abdominale.
+ La source de lumière ou fontaine de lumière :
Il en existe deux sortes : une source de lumière à halogène et une source à xénon
(lumière froide).
En fait, toutes les lumières sont relativement chaudes et le xénon peut brûler si
l’optique est laissée longtemps en contact avec l’organe. La puissance de la source
lumineuse est habituellement de 250 watts. Un câble de lumière unit l’optique à la
source de lumière.
Câble optique
Il en existe 2 sortes :
→Les câbles à fibres optique (fibre de verre), souples et stérilisables à la vapeur. Les
fibres sont fragiles et peuvent se rompre, lors des efforts de torsion ou d’enroulement
entraînant alors un risque de surchauffe, et une baisse de la qualité de l’image.
→Les câbles à fluides (gel optique), plus lumineux mais moins souples, ont
l’avantage de filtrer les infrarouges et de mieux respecter le spectre colorimétrique.
Ils sont également fragiles et craignent les chocs.
Les câbles optiques véhiculent la lumière grâce à la réfraction lumineuse à l’intérieur
des fibres.
+ La caméra :
Il s’agit d’une caméra avec boîtier de commande, munie de capteurs qui permettent
de changer les photons en signal visible sur un moniteur de télévision. Une caméra
peut avoir un seul capteur (mono CCD) ou trois capteurs (tri CCD).

9
+ Le moniteur :
Elément important de la chaîne de vision, il doit être capable de restituer toutes les
qualités de résolution de la caméra (nombre de lignes horizontales du moniteur égal
au nombre de lignes fournies par la caméra).
+ Le matériel d’enregistrement :
On utilise habituellement un standard PAL ou plus rarement SECAM.
[Link]- Le système de lavage aspiration [13]
Ce système est important en vidéo chirurgie, car l’eau sous forme de liquide
physiologique stérile, de sérum salé ou RINGER lactate, assure six objectifs :
Le lavage du champ opératoire : ce geste dilue les caillots sanguins et les solutions de
forte densité aux fins d’aspiration. Le lavage améliore aussi la clarté de vision de
l’optique.
L’eau peut être électriquement chauffée à 42 - 45°, ceci accélère la formation de
thrombus plaquettaires et de fibrine et contribue ainsi à améliorer la qualité des
hémostases. C’est la thermo hémostase.
L’eau sous pression pénètre certains plans de clivage une fois ouvert et éloigne l’un
de l’autre les deux organes accolés facilitant ainsi les gestes d’adhésiolyse. C’est
l’hydro dissection.
Dans certaines procédures de destruction du péritoine pathologique, que ce soit avec
le laser CO2 ou l’électrocoagulation bipolaire, il est indispensable de protéger les
structures sous-jacentes comme les gros vaisseaux du pelvis, l’uretère et le rectum. Il
faut instiller au-dessous du feuillet péritonéal une certaine quantité d’eau. C’est
l’hydro protection. Une canule unique de 5mm reliée à l’appareil d’aspiration lavage
assure habituellement les deux fonctions : Le lavage peut se faire par gravitation à
partir d’un flacon de sérum physiologique.

10
[Link]- Les trocarts :
L’introduction des instruments dans la cavité abdominale se fait au travers de
trocarts. Ils sont constitués d’un mandrin et d’une canule ou chemise qui reste en
place dans l’orifice crée par le trocart. Il s’agit soit de :
Trocarts à piston facile à stériliser mais pouvant gêner le coulissage des instruments
Trocarts à valves ou clapet plus fragiles.
La pointe de leur mandrin est soit conique, soit pyramidale, soit mousse. Les joints
d’étanchéité en caoutchouc ou en plastique sont destinés à éviter une fuite de gaz
carbonique et doivent être changés régulièrement. Un tube ‘‘réducteur’’ peut être
placé à l’intérieur du trocart de façon à utiliser des instruments de plus petit diamètre
sans risque de fuite de gaz carbonique. La taille des trocarts est conditionnée par le
diamètre des instruments utilisés. Les gros sont de 10-12mm (trocarts de l’optique) ;
5mm (trocarts de travail).
[Link]- Les instruments conventionnels :

La coeliochirurgie se pratique à paroi fermée. Cette contrainte va donc faire appel à


une instrumentation de base qu’il importe de bien connaître pour éviter les risques de
complications liées au matériel. Les instruments servent aux différentes fonctions
utiles aux opérateurs : palpation, section, dissection, suture, hémostase etc. On peut
citer :

Les ciseaux cœlioscopiques : Ils sont fragiles, généralement, munis d’une connexion
mono polaire, la coagulation les porte à une haute température et est responsable de
leur émoussage plus rapide. Il existe plusieurs formes de ciseaux (droits, courbes et
perroquets).

Les pinces : Elles permettent la préhension, la présentation, la dissection et


éventuellement la coagulation des tissus. On peut distinguer des pinces plates, des

11
pinces à griffes, des pinces clips, des pinces à fenêtres pour la manipulation des anses
intestinales comme les pinces de Babcock, des pinces à extraction, des pinces à
biopsie, des pinces à suture mécanique, des dissecteurs, des portes aiguilles. Les
pinces sont rotatives avec poignée pistolet ou linéaire.

2.3.4- Le chariot d’anesthésie :

Il est généralement constitué des mêmes accessoires qu’en chirurgie classique

2.4 - LES TECHNIQUES DE BASE DE LA COELIOCHIRURGIE

2.4.1- Préparation du malade


L’information du malade : il permet d’avoir un consentement libre et éclairé du
patient. Le chirurgien se doit de donner à son malade dans une expression simple,
intelligible et loyale le maximum d’information : description succincte de
l’intervention, avantages, inconvénients. Il doit aussi évoquer la possibilité d’une
conversion en chirurgie ouverte.

Anesthésie : comme pour toute intervention effectuée sous anesthésie générale le


patient doit bénéficier d’une consultation d’anesthésie préopératoire.

2.4.2- Installation du patient

Elle est fonction de l’intervention. Les changements de position de la table permettent


de dégager les viscères du plan opératoire. Le patient, quel que soit sa position
opératoire, sera installée ou mise en place deux ceintures au niveau du thorax et de la
cuisse pour éviter tout risque de chute au moment des manœuvres de proclive, de
Trendelenburg, ou de roulis de la table.

12
2.4.3- Placement des opérateurs
Il dépend des indications et des habitudes.
Cependant les principes généraux restent les mêmes. Le moniteur est toujours placé
dans l’axe de vision de l’opérateur. Un deuxième moniteur peut être placé pour
l’aide.

Dans les interventions portant sur l’étage sus méso colique et en particulier pour la
cholécystectomie, l’opérateur se place entre les jambes ou à gauche du patient. Le
premier aide est à gauche. Son rôle est capital. Il est appelé à manipuler les pinces à
préhension et parfois à prendre en charge l’optique. Le second aide se trouve à la
droite du patient.

Dans les interventions portant sur l’étage pelvien (sous-méso colique), l’opérateur est
placé à l’opposé de la région à opérer. Ainsi, en cas d’exploration de la fosse iliaque
droite, l’opérateur est à gauche du patient, ce qui donne une bonne vision de l’annexe
droite et du cœcum. Le moniteur de vidéo chirurgie est placé au pied du malade.

2.4.4- Mode d’anesthésie

Tout en respectant la planification habituelle en anesthésie, la conduite d’un protocole


d’anesthésie en cœlioscopie doit tenir compte de la spécificité de cette technique.

L’anesthésie générale avec intubation orotrachéale reste la méthode de référence pour


la réalisation de la cœlioscopie opératoire. L’anesthésie locorégionale rachidienne est
encore une technique marginale, mais son développement au cours de la chirurgie
cœlioscopique est possible.

Les différentes phases de l’anesthésie se déroulent suivant le schéma classique :

13
 Phase préopératoire : elle permet d’évaluer l’état général du malade. Chez les
sujets sains (ASAI ou II) sans antécédents respiratoire ou cardiovasculaire, ne
présentant aucune des contre-indications classiques de la technique
 La phase peropératoire : les impératifs anesthésiques cœlioscopiques sont :
 La mise en place d’une sonde naso-gastrique : Elle permet d’éliminer une
distension gastrique provoquée par la ventilation au masque.
 La ventilation après intubation trachéale : on peut pratiquer une hyperventilation
chez certains patients pour lutter contre la survenue d’une hypercapnie. La
surveillance est clinique (survenue d’un emphysème sous cutané) et para clinique
(pression d’insufflation du respirateur).
 La curarisation : elle doit être optimale et stable afin d’obtenir une excellente
profondeur du champ chirurgical sans avoir recours à des pressions d’insufflation
péritonéale élevées.
 Le contrôle de la pression intra abdominale : elle ne doit pas dépasser 15 mm
Hg. La pression optimale se situe autour de 12 mm Hg
 La vidange vésicale : indispensable pour la cœlioscopie sous- ombilicale. Une
sonde vésicale est mise en place et retirée immédiatement après l’intervention.
 Le monitorage : le monitorage cardiaque n’a rien de spécifique (monitorage
cardiaque avec scope, prise de la pression artérielle, oxymétrie du pouls).
Un neuro-stimulateur pour monitorage de la curarisation s’avère très utile.

 Le choix des drogues : plusieurs produits peuvent être utilisés comme le propofol
qui diminue la fréquence des vomissements post-opératoire. L’isoflurane est un
halogène qui prévient le mieux les troubles du rythme induit par l’hypocapnie.
• La phase post-opératoire : le réveil doit être calme et progressif. Le patient est
conduit souvent en salle de réveil après une reprise légère de conscience.

14
• L’analgésie : la douleur post-opératoire est essentiellement due au gaz carbonique
résiduel dans la cavité péritonéale. Il s’agit d’une douleur scapulaire droite. Elle
peut persister souvent plus de 48h. Elle est prévenue par une analgésie
peropératoire suffisante et par l’exsufflation la plus complète possible du
pneumopéritoine.
2.4.5- Asepsie et mise en place des champs opératoires

On réalise un badigeonnage soigneux de toute la face antérieure de l’abdomen en


remontant largement au-dessus de l’appendice xyphoïde, en allant au-dessous de
l’ombilic jusqu’à la moitié supérieure des cuisses. La protection est assurée par 4
grands champs. Les câbles électriques sont éloignés des tuyaux d’irrigation et
d’aspiration. Des champs poches sont posés pour recevoir les différents instruments
en séparant les circuits d’eau et d’électricité.

2.4.6- Création du pneumopéritoine

La création artificielle d’un espace de vision et de manœuvre par le pneumopéritoine


est la caractéristique essentielle de la coeliochirurgie. Il consiste à insuffler dans la
cavité péritonéale initialement virtuelle, du gaz carbonique à pression suffisante pour
créer une distension (environ 15cm entre la paroi abdominale interne et les viscères),
à pression limitée pour permettre sa tolérance.

La pression moyenne intra abdominale habituellement utilisée varie selon le type de


chirurgie, pelvienne ou abdominale, de 8 à 12mm Hg avec un débit de 4l/mn. Cette
pression permet une Baro diffusion et est suffisante pour ménager un espace de
travail de 15 cm de profondeur.

Les capillaires étant sous pression, le malade saigne moins, ce qui permet une
dissection exsangue précise.

15
Une pression de 14 à 15mmHg assure une parfaite hémostase qui dans certains cas
peut être trompeuse. Il peut alors exister un danger de plaie sèche d’un vaisseau
important. Pour cette raison, il semble préférable de travailler à une pression
moyenne de 12mm Hg.

Le gaz carbonique est insufflé dans l’abdomen par l’intermédiaire d’un insufflateur.
C’est un gaz dont la diffusion péritonéale n’entraîne pas d’embolie.

Il autorise l’électrochirurgie sans risque d’explosion. Le tuyau amenant le gaz


carbonique étant branché sur une aiguille de PALMER ou un trocart, la création
initiale du pneumopéritoine peut se faire après une ponction abdominale avec une
aiguille de VERESS ou de PALMER, soit par la mise en place d’un trocart par open
laparoscopy qui a été la technique utilisée au cours de notre étude.

 L’open laparoscopy (O.L.) :

C’est la technique élective de nombreux coeliochirurgiens. Il est conseillé au début


d’une expérience coeliochirurgicale de pratiquer l’open laparoscopy (O.L).

Sur un nombre suffisant de cas afin de se familiariser avec la technique et de pouvoir


l’utiliser plus tard sans problème dans les cas difficiles. Elle expose à moins de
complications que la ponction directe à l’aiguille de VERESS. C’est la technique
d’élection de notre service.

La technique la plus utilisée est l’open laparoscopy (O.L) péri ombilicale :

* L‘incision cutanée péri ombilicale doit être plus large que dans la ponction directe.
* La dissection sous cutanée : réalisée aux ciseaux ouverts-fermés, elle doit
découvrir l’aponévrose. Celle-ci est accrochée par une pince de Kocher.
Plusieurs techniques sont possibles :

16
* Soit ouverture et section de l’aponévrose après mise en place d’une pince de
Kocher sur les bords. Mise en place d’une bourse de VICRYL 1 sur les berges.

Pour avoir de la valeur, l’ouverture du péritoine doit se faire sous contrôle de la vue.
Les deux écarteurs maintenus par l’assistant permettent un contrôle visuel de qualité.

Introduction du trocart : Un contrôle visuel est systématiquement fait avant


l’insufflation.

Une fois le trocart en place, l’insufflation peut être effectuée rapidement à haut débit.

 Le gazless laparoscopy :
C’est la création de l’espace opératoire par la suspension de la paroi. Cette procédure
n’utilise pas de gaz carbonique. Elle est peu employée.
 Insufflation de CO2

Le trocart étant en bonne position, on l’adapte au tuyau de l’insufflateur sur lequel la


pression de consigne est réglée à 12mm Hg. L’insufflation commence à faible débit
et croit régulièrement vers 8-12mm Hg. Cette pression est suffisante surtout pour un
sujet maigre.

Dans le même temps on contrôle visuellement et cliniquement le soulèvement


homogène et généralisé de la paroi abdominale et la disparition de la matité
hépatique. Le débit peut être alors augmenté de 4-6l /mn.

2.4.7- Installation des trocarts


• Introduction du trocart de l’optique
Ce trocart est introduit de préférence dans la région ombilicale, la peau et
l’aponévrose ayant été préalablement incisés.

. La distance entre l’ombilic et les gros vaisseaux doit être maximale.

17
Pour ce faire, la meilleure garantie est d’avoir une pression intra abdominale aux
environ de 15 mmHg dès l’introduction du trocart. Cette pression est ramenée à 12 une
fois le trocart introduit.

. La pression appliquée au trocart doit être en constante progression jusqu’au


franchissement de l’aponévrose.

. Le trocart doit avoir le robinet ouvert.

La mise en place de l’optique permet alors le contrôle visuel du point de ponction de


l’aiguille du pneumopéritoine, d’éventuels saignements ou ecchymoses. L’inspection
doit être rigoureuse, complète pour ne pas passer à côté d’une lésion.

• Introduction des autres trocarts : ces trocarts opérateurs doivent être mis en place
sous contrôle de la vue. La taille des trocarts et leur positionnement dépendent du type
d’intervention et de l’habitude des opérateurs.

2.4.8- Electrochirurgie :

C’est un moyen efficace et économique pour réaliser une section ou une coagulation
bien maitrisée. Le générateur électrique utilisé possède deux partes distinctes : une
partie mono polaire avec deux sous-groupes coagulation et section, et une partie
bipolaire. Chacun des blocs est indépendant. Ils peuvent fonctionner séparément ou
ensemble.

Dans le mode mono polaire le chirurgien peut contrôler six paramètres : la puissance
électrique, la nature de l’onde électrique (section ou coagulation), la forme de
l’électrode (pointe ou spatule), le temps d’application du courant électrique, la nature
du tissu et la façon d’appliquer l’énergie.
Dans le mode bipolaire les paramètres contrôlables par le chirurgien sont moins
nombreux (la taille de l’électrode, la puissance, le temps d’application, le tissu
concerné).

A côté de l’électrochirurgie classique, d’autres techniques se sont développés pour


rendre l’hémostase plus sure : bistouri à ultrason, ligature.

2.5 - INDICATIONS, LIMITES ET CONTRE INDICATIONS DE LA


COELIOCHIRURGIE
2.5.1- Indications

Les progrès technologiques ont élargi les domaines d’application de la coeliochirurgie.

En chirurgie digestive.

Les indications se sont multipliées en moins de 20 ans. Toutes les interventions


abdominales peuvent être pratiquées sous cœlioscopie, y compris le prélèvement de
foie sur donneur vivant.

Aujourd’hui, après quelques essais contrôlés, et surtout une expérience acquise, il est
possible de séparer les indications indiscutables, pour lesquelles la cœlioscopie est à
l’évidence un progrès et doit être systématique, des indications plus discutables ou
encore en évaluation, voire des mauvaises indications pour lesquelles aucun bénéfice
de la cœlioscopie n’a pu être démontré par rapport à la classique laparotomie [14].

Les indications validées


- La cholécystectomie par lithiase vésiculaire [15].
- L’appendicectomie
- Hernie inguinale
- La cure du reflux gastro œsophagien [16].
- L’achalasie [17].
Les indications en cours de validation
-La diverticulite sigmoïdienne [18].
- Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin [19].
- Le prolapsus du rectum.
- Le cancer du côlon [20].
- L’occlusion du grêle sur bride.
- La chirurgie du cancer de l’œsophage ou de l’estomac.
- Le cancer du rectum.
L’avenir de la cœlioscopie en chirurgie digestive sera probablement représenté par les
interventions encore plus complexes, comme les hépatectomies majeures et les
duodéno-pancréatectomies céphaliques déjà faites dans de très rares centres, mais dont
il est difficile d’envisager à court terme une généralisation de la pratique dans des
centres moins spécialisés.
2.5.2- Contre-indications
Les contres indications liées à l’anesthésie :
Pour les groupes classes ASA I ou ASA II, la coeliochirurgie peut toujours être
proposée en dehors des contre-indications chirurgicales.
Pour les sujets classes ASA III et IV, il faut apprécier le bénéfice que peut tirer le
malade de la technique en fonction des pathologies associées.

Les contre-indications absolues :


• Les états de choc hémorragique, cardiaque ou septique non compensés.
• Insuffisance respiratoire décompensée.
• L’emphysème bulleux.
• Antécédents de pneumothorax spontané.

• La poussée aiguë de glaucome à angle fermé car la pression intra - oculaire varie
dans le même sens que la pression intra – abdominale.
• La grossesse au-delà du premier trimestre.

• L’enfant au cours de la première année de la vie.

 L’hypertension intra – crânienne


Les contre-indications relatives :

• Les cardiopathies mal compensées et surtout à prédominance diastolique.

• Les insuffisances respiratoires et coronariennes compensées.

• Le grand âge et l’obésité.

2.5.3- Limites

Si la coeliochirurgie paraît séduisante, certaines circonstances peuvent en limiter la


pratique.

Ces limites dépendent de l’expérience et du matériel de l’équipe chirurgicale

Les limites en cours de pratique :

• Difficulté d’introduction des trocarts et de création du pneumopéritoine liée à une


laparotomie antérieure ou une masse abdominale.
• L’impossibilité d’extraction de la pièce opératoire.

• Tout geste qui dure plus de 30mn impose une conversion de la technique en
chirurgie classique.
Les limites liées à certaines pathologies :

• Urgences : occlusion, états de choc

• Les cancers
2.6- COMPLICATIONS DE LA COELIOCHIRUGIE

L’essentiel des complications rapportées est lié aux spécificités de cette


technique :

• Introduction aveugle des premiers instruments (aiguille d’insufflation,


trocart).
• Création du pneumopéritoine par insufflation du gaz carbonique.
• Position du patient (proclive pour la cholécystectomie).
• Conditions particulières du geste chirurgical (vision en deux dimensions,
perte des informations tactiles, hémorragie plus difficile à contrôler).
Cependant, les avantages de la coeliochirurgie et les progrès de l’anesthésie vont
amener rapidement à proposer cette technique à des patients à risque
(insuffisance cardiaque, respiratoire).

 Les complications cardiovasculaires

L’hypertension artérielle est un incident fréquent. Elle est favorisée par


l’augmentation de la pression intra abdominale au-dessus de 15mm Hg.

 Les complications respiratoires

La ventilation contrôlée et la surveillance des paramètres ventilatoires


(spiromètre, pression d’insufflation, capnométrie et oxymétrie de pouls) étant la
règle au cours de la coeliochirurgie, seules seront évoquées les complications
survenant dans ces circonstances.

- Le pneumothorax

La traduction clinique associe toujours une désaturation artérielle importante et


rapide et une augmentation des pressions d’insufflation [21]
Le mécanisme est imparfaitement connu : diffusion du gaz à travers les
foramens pleuro - péritonéaux ou baro - traumatisme avec rupture de la plèvre
médiastin. Le pneumothorax est souvent unilatéral gauche. Le drainage

22
thoracique n’est pas toujours nécessaire. L’exsufflation du pneumopéritoine et la
résorption rapide du gaz carbonique très diffusible peuvent suffire à traiter le
pneumothorax [22].
La survenue d’un pneumothorax impose dans un premier temps d’exsuffler le
pneumopéritoine puis discuter la conversion en laparotomie.

- L’intubation sélective

C’est une complication rare, due à l’ascension de la carène avec le médiastin


provoqué par le pneumopéritoine et entraîne la mobilisation de la sonde
d’intubation en position sélective dans un champ pulmonaire.

- Le pneumo médiastin

Il peut être associé à un pneumothorax [22]. La survenue serait particulièrement


à craindre au cours de la chirurgie du hiatus œsophagien (cure de hernie hiatale,
vagotomie).

Au maximum, il peut provoquer un syndrome cave supérieur par compression


des axes vasculaires, avec effondrement du débit cardiaque et de la pression
artérielle.

L’incidence réelle de cet accident au cours de cette chirurgie reste à déterminer.

 Les complications liées à l’insufflation de CO2

-L’hypercapnie.

Une hypercapnie difficile à contrôler doit faire suspecter une insufflation extra
péritonéale en CO2.

L’insufflation sous cutanée s’accompagne d’un emphysème sous cutanée [23].


Cette complication survient habituellement en début d’intervention, mais peut
apparaître plus tardivement du fait du déplacement accidentel de l’aiguille
d’insufflation. L’hypercapnie peut aussi résulter de l’insufflation sous

23
péritonéale de CO2 dont la résorption est alors accrue. L’insufflation intra
abdominale de CO2 dans un viscère creux peut aussi entraîner une hypercapnie
importante.

- Embolies gazeuses

Elles sont liées à une blessure vasculaire survenant au moment de la ponction


pariétale. Elles se manifestent par une bradycardie avec un bruit de rouet à
l’auscultation cardiaque. Le traitement comporte l’arrêt de l’insufflation,
l’administration d’oxygène pur, la mise en position du Trendelenburg et le
décubitus latéral gauche, l’injection d’atropine et de xylocaïne et l’aspiration du
sang par le cathéter central.

Il s’agit d’un accident malheureusement encore assez souvent mortel. Il peut être
à l’origine de manifestations neurologiques (hémiplégie, cécité…).

Elles seront prévenues grâce au contrôle par une aspiration à la seringue de la


cavité abdominale avant le début de l’insufflation.

 Les complications liées à l’installation et à la posture du malade.

Des lésions nerveuses liées à la compression des membres inférieurs par les
sangles de fixation ont été rapportées. Ces complications sont particulièrement à
craindre chez les patients obèses [24].
Le risque théorique de régurgitation serait favorisé par l’augmentation de la
pression intra - abdominale et la position de Trendelenburg.
 Les complications liées au terrain
Dans sa phase initiale de développement, la coeliochirurgie était réservé aux
patients de faible risque anesthésique (classe I ou II de l’ASA). Les avantages
potentiels de cette technique en termes de réduction de morbidité post opératoire
la font maintenant proposer à des patients à risque élevé.

24
Cependant, peu d’études rapportent l’expérience de la coeliochirurgie chez des
patients à haut risque (ASA III ou IV) et elles ne concernent que de petits
effectifs. Il est cependant possible d’en tirer plusieurs renseignements : la
cholécystectomie par cœlioscopie peut être menée à bien chez des patients à
haut risque cardiovasculaire mais les variations brutales et fréquentes des
paramètres hémodynamiques (pré et post charge) justifient un monitorage
particulièrement complet (pression artérielle, surveillance des pressions de
remplissage, mesure du débit cardiaque…).

Le risque d’hypercapnie sévère avec acidose difficile à corriger par les moyens
habituels et pouvant même nécessité la conversion en laparotomie est particulier
aux patients porteurs d’affections cardiaques et /ou pulmonaires chroniques.

Les complications liées à la chirurgie [25]

• Au moment des temps aveugles :

~L’hémorragie par une plaie vasculaire (lésion de l’aorte, de la veine cave, des
vaisseaux épigastriques) par l’introduction « aveugle » de l’aiguille
d’insufflation et des trocarts.

~ Perforations viscérales (colon, grêle, vessie, …) par l’aiguille ou les trocarts.


Elles peuvent passer inaperçues et se manifester plus tard sous forme de
septicémie, de péritonite ou de fistule digestive.

~ Emphysème sous cutané par mal position de l’aiguille d’insufflation. Il est


généralement sans gravité, mais peut s’accompagner d’un pneumothorax ou
d’un pneumo médiastin.

~ Insufflation de gaz carbonique dans l’arrière cavité des épiploons ou dans le


mésentère et même dans la lumière d’un viscère. Cet accident s’explique
toujours par la mauvaise position de l’aiguille d’insufflation.

25
Au moment des temps non aveugles ce sont l’hémorragie par dissection des
pédicules vasculaires, l’électrocoagulation d’un viscère ou d’un tissu par
diffusion du courant mono polaire. La lésion peut passer inaperçu dans un
premier temps, puis la nécrose s’installe entraînant une péritonite ou une
hémorragie secondaire.

La prévention des complications [4]

Elle consiste à respecter certaines règles et à accepter certaines contraintes. Elle


concerne les chirurgiens, les anesthésistes et les infirmiers

Le chirurgien doit être un opérateur confirmé et habitué à la coeliochirurgie. Il


convient de mettre en garde les chirurgiens novices en laparoscopie tentés par
l’apparente facilité de l’acte ou n’osant pas refuser cette technique à leurs
patients informés par les médias.
L’anesthésiste doit également être expérimenté. Les complications peuvent
survenir à tout moment : à l’insufflation, pendant la cœlioscopie, lors de
l’exsufflation ou même pendant la période de réveil, exigeant une vigilance de
tous les instants.
L’anesthésiste doit disposer de moyens efficaces ne se limitant pas à la
surveillance de la tension artérielle et du pouls et à l’électrocardiographie mais
avoir un capnographe et un oxymètre de pouls permettant de mesurer la
saturation en oxygène de permanence.
Le personnel de salle d’opération doit être qualifié et soumis à une formation
continue car le matériel, fragile doit être en parfait état de marche.
Le nettoyage doit être minutieux et constitue un élément essentiel dans la
maintenance du matériel. Tout matériel défectueux doit être retiré de la table.

26
2.7- AVANTAGES ET INCONVENIANTS [13].
Pour le patient :
Les profits de cette façon d’opérer reviennent avant tout au patient. Un seul
terme résume les bienfaits de cette nouvelle chirurgie : économie.
Économie de cicatrice : chirurgie esthétique
Économie de douleurs : chirurgie confortable par absence d’ouverture
pariétale. Moindre douleur post opératoire
Économie de séjour hospitalier : chirurgie plus ambulatoire, le séjour moyen
étant de deux jours.
Économie de la période de convalescence : chirurgie ‘‘sociale’’
professionnelle, familiale, personnelle.
Économie financière : chirurgie économique.
Si l’on veut bien considérer que l’hospitalisation est le poste qui grève le plus
lourdement l’ensemble de la facture des soins chirurgicaux, la coeliochirurgie
apporte un allègement de plus du tiers.
Pour le chirurgien :

Le chirurgien garde et augmente sa réputation : les médias ne manquent pas


de faire connaître la naissance puis l’évolution de cette nouvelle façon d’opérer.
Les patients savent maintenant qu’ils peuvent choisir une intervention
esthétique, confortable et économique

Pour l’anesthésiste

Les avantages sont : l’absence d’ouverture

Le lever précoce des patients même après des gestes longs et difficiles permet
de diminuer le risque thromboembolique.
L’absence de traumatisme viscéral autorise une reprise de transit intestinale
rapide. Une réalimentation dès le lendemain de l’intervention est possible.

27
Diminution des complications infectieuses
Absence de déperdition thermique et de spoliation hydroélectrique par
exposition du péritoine et des anses grêles à l’atmosphère, mais conservation de
l’homéostasie par infusion permanente de sérum physiologique chaud (45°).

28
3- METHODOLOGIE :

3.1- Cadre d’étude :

Cette étude a été réalisée dans le Service de chirurgie générale au


CHU Gabriel TOURE.
Situé au centre commercial de la ville de Bamako (commune III) ; le CHU
Gabriel Touré est limité à l’Est par le quartier de Médina courra, à l’Ouest par
l’Ecole Nationale d’Ingénieurs (E.N.I), au Nord par le Quartier Général de
l’Etat-major de l’Armée de Terre, au Sud par le TRANIMEX.
Ancien dispensaire, il a été érigé en hôpital le 17 février 1959. Il porte le nom
d’un étudiant soudanais, Gabriel Touré, mort de peste contractée au chevet de
son malade.
L’hôpital est devenu un Centre Hospitalier Universitaire depuis l’avènement de
l’université de Bamako en 1996. C’est un hôpital de 3 ème référence, la chirurgie
générale se trouve au côté Nord-Ouest, au pavillon « Bénitiéni Fofana » qui
regroupe les spécialités chirurgicales hors mis l’ORL.
Le service de chirurgie générale
-Les locaux sont constitués de :
33 lits d’hospitalisation repartis entre 9 salles
2 salles VIP (salle unique, toilette intérieure, climatisée)
6 salles de 2eme catégorie (2 à 4 lits)
1 salle de 3eme catégorie
Les bureaux des médecins et une salle de staff
Les salles de garde (DES, thésards, infirmiers)
Une salle de pansement
Un secrétariat
- Le personnel :
-le personnel permanent :

29
Composé de quatre (04) Professeurs titulaires dont un (01) chef de service ;
trois (03) maîtres assistants ; huit (08) chirurgiens praticiens hospitaliers. A cette
liste s’ajoutent le personnel infirmier et deux (02) techniciens de surface.
-Le personnel non permanent :
Comprenant les médecins stagiaires, les médecins en formation de DES, les
thésards, les étudiants en médecine ou d’infirmière.
- Les activités sont les suivantes :
-le staff : tous les jours ouvrables, le matin à 7h45mn ;
-La visite : tous les jours ouvrables après le staff du matin ;
-Les consultations externes du lundi au vendredi après la visite ;
-Les interventions chirurgicales à froid : lundi, mardi, mercredi et jeudi ;
-Un staff de programme opératoire tous les jeudis à 13h ;
-Les soins aux malades hospitalisés : effectués tous les jours.
Par ailleurs il faut noter la tenue d’un staff hebdomadaire, les vendredis à 8h,
auquel participent toutes les spécialités chirurgicales et les services d’anesthésie
et réanimation.
3.2- Type d’étude et période d’étude :
Il s’agissait d’une étude rétrospective et prospective qui s’est déroulée de
novembre 2016 à décembre 2018.
La phase rétrospective s’est déroulée de novembre 2016 à octobre 2017 et la
phase prospective de novembre 2017 à décembre 2018.
3.3- Patients :
Tous les patients qui ont été hospitalisés et opérés par voie coelioscopique.
-Critères d’inclusion :
Tous les patients opérés par coeliochirurgie pour pathologies digestives avec ou
sans conversion ont été inclus dans l’étude.
-Critères de non inclusion :
Les patients opérés par coeliochirurgie pour pathologies gynécologiques n’ont
pas été inclus dans l’étude.

30
3.4- Support des données :
Les patients de notre étude ont été colligés en fonction des données
sociodémographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives.
Le recueil des données émanait principalement :
-Des dossiers des malades opérés
-Des registres de consultation et d’hospitalisation
-Des registres consignant les comptes rendus-opératoires
-Des dossiers de consultation pré anesthésique
-Des fiches de compte rendu d’anesthésie
-Des fiches d’enquête individuelle
3.5- Ethique :
Avant chaque intervention, une période d’information du patient et /ou de sa
famille a été systématiquement effectuée. Elle portait essentiellement sur le
diagnostic opératoire, le geste opératoire, le bénéfice attendu et éventuellement
la possibilité d’une conversion à la chirurgie conventionnelle.
3.6- Matériel coeliochirurgical du service
 Matériel à pneumopéritoine :
▪Aiguille de VERRES ou de PALMER de 120mm disposant d’un
mécanisme de sécurité.
▪Insufflateur automatique à contrôle de pression et débit variable, fixé
par l’opérateur (lent, modéré ou rapide).
▪Obus de CO2 d’une capacité de 2 à 8 litres.
 Matériel d’aspiration lavage par l’intermédiaire d’une canule de lavage
de 5mm.
 Bistouri électrique mono et bipolaire
 Matériel optique de marque STORZ comprenant :
▪ Une optique à 0 degré ▪Un tube de 10mm sur 33cm de long
▪Câbles flexibles à gel optique.

31
▪Source de lumière froide propre provenant d’une lampe à xénon.
▪Camera Télecom mono CCD = 250 000 pixels.
▪Moniteur STORZ de dimension 51cm (taille en diagonale).
 Magnétoscope marque TOSHIBA avec lecteur NTSC/ réglage auto
avec standard PAL SECAM.
 Trocarts :
▪Usage multiple en acier.
▪Usage unique avec système de sécurité.
▪Une boite contenant des trocarts de 10mm et de 5mm.
 Instruments chirurgicaux :
▪Pince à préhension, fenêtrée atomatique de 5cm.
▪Ciseaux coagulateurs mono polaires.
▪Pinces bipolaires (pour hémostase précise).
▪Pince à clips.
▪Pince de Babcock.
▪Système d’aspiration-lavage de type crépine (fonction écarteur).
La stérilisation du matériel était réalisée avec 2 produits désinfectants :
‫ ־‬Hexanios G+R (polyhexamide de didecydimethyl amonium). Il est dilué à
0,5% et a une durée de contact de 15 min.
‫ ־‬Sporadyne 2% (glutanoldehyde 2% en milieu pur) le temps de contact était de
20 min.
Le matériel est stérilisé à l’aide du steranios 2% (solution de glutaroldehyde 2%
tamponné à pH 6 en présence d’un catalyseur) pendant une heure. Il est ensuite
rincé avec du sérum salé stérile.
3.7- Procédure de coeliochirurgie du service :
 Installation du patient sur la table coeliochirugicale en décubitus
dorsal ;
 Sous anesthésie générale, préparation cutanée, badigeonnage puis
champage ;

32
 Open coelio péri ombilicale et mise en place d’un trocart PALMER de
10 mm sous contrôle visuel puis création du pneumopéritoine ;
 Exploration avec la caméra ;
 Mise en place des autres trocarts sous la vision dont leur nombre et leur
siège dépendent des pathologies en cause ;
 Après le geste chirurgical et hémostase satisfaisante, retrait des trocarts
puis exsufflation ;
 Fermeture des orifices des trocarts et pansement.
NB : On utilise ENDOLOOP et sac d’extraction au cours des appendicectomies
dans le but de faire l’appendicectomie IN.
Par contre CLIPS et sac d’extraction sont utilisés au cours des
cholécystectomies.
3.8- Thérapeutique
La thérapie dépend des indications coeliochirurgicales :
L’antibioprophylaxie pour toutes indications,
L’antibiothérapie pour les abcès, les cholécystites aigues et les péritonites,
L’analgésie en fonction de l’Echelle Visuelle d’Analogie (EVA) : soit mono
antalgique ou bi antalgique.
3.9- Gestion des données :

L’analyse des données a été effectuée sur les logiciels Excel 2010 pour
Windows, Epi info version 6.4 et 7.1 ; le test statistique utilisé pour la
comparaison des données a été le khi carré avec un seuil de signification p<0,05.

La saisie, le traitement de texte ont été faits par Microsoft Windows version
2010.

33
4- RESULTATS

4.1- RESULTATS GLOBAUX

30 4.1.1-
25
25

20
20 19

15 14 14
12

10
7

0
[10-20] [21-30] [31-40] [41-50] [51-60] [61-70] [≥ 71]

CARACTERISTIQUES DES MALADES

Tranches d’âge

Figure n°1 : Tranches d’âge des patients opérés pour pathologies digestives
par coeliochirurgie

34
L’âge moyen était de 40,71±17,74 ans avec des extrêmes de 13 ans et 84 ans. La
tranche d’âge prédominante était celle comprise entre 21 ans et 30 ans avec une
fréquence de 22,2% (25 cas).

Figure n°2 : Sexe des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Le sexe féminin était prédominant avec un taux de 55% (61 cas) et un sex-
ratio de 0,81.
Tableau I : Provenance des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie

Provenance Effectif Pourcentage


Bamako 86 77,5
Gao 6 5,4
Kayes 2 1,8
Koulikoro 6 5,4
Mopti 2 1,8
Ségou 3 2,7
Sikasso 3 2,7
Autres 3 2,7
Total 111 100

Autres : Congo (1) ; Mauritanie (1) ; Ménaka (1)

35
La majorité de nos patients résidait à Bamako avec 77,5%(86 cas) suivi de Gao
et Koulikoro avec respectivement 5,4%(6 cas) et 5,4%(6 cas).

Tableau II : Nationalité des patients opérés pour pathologies digestives par


coeliochirurgie

Nationalité Effectif Pourcentage

Malienne 109 98,2

Mauritanienne 1 0,9

Congolaise 1 0,9

Total 111 100

La nationalité malienne était majoritaire avec 98,2% (109 cas).

Tableau III : Principale activité des patients opérés pour pathologies


digestives par coeliochirurgie

Activité Effectif Pourcentage


Chauffeur 4 3, 6
Commerçant(e) 13 11,7
Cultivateur 10 9
Etudiant(e) 17 15,3
Femme de foyer 42 37,9
Fonctionnaire 25 22,5
Total 111 100

36
Tableau IV : Catégorie d’hospitalisation des patients opérés pour
pathologies digestives par coeliochirurgie

Catégorie d’hospitalisation Effectif Pourcentage


1 24 21,6
2 79 71,2
3 8 7,2
Total 111 100

La 2ième catégorie prédominait avec un taux de 71,2% (79 cas) suivie de la 1ère
avec un taux de 21,6% (24 cas).

Catégorie d’hospitalisation 1 : correspond aux patients ayant un niveau


socioéconomique élevé.

Catégorie d’hospitalisation 2 : correspond aux patients ayant un niveau


socioéconomique moyen.

Catégorie d’hospitalisation 3 : correspond aux patients ayant un niveau


socioéconomique faible.

Tableau V : Classification ASA des patients opérés pour pathologies


digestives par coeliochirurgie

ASA Effectif Pourcentage


ASA1 89 80,2
ASA2 17 15,3
ASA3 5 4,5
Total 111 100

Tableau VI : Etat nutritionnel en kg/m² des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

37
Etat nutritionnel Effectif Pourcentage
Maigreur [16,5 à 18,5[ 1 0,9
Poids normal [18,5 à 25[ 71 64
Surpoids [25 à 30[ 24 21,6
Obésité modérée [30 à 35[ 12 10,8
Obésité morbide [≥35] 3 2,7
Total 111 100
Nos patients avaient un indice de masse corporelle normal avec un taux de 64%
(71 cas).

Tableau VII : Indice de performance OMS des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Indice de performance Effectif Pourcentage


OMS
1 95 85,6
2 14 12,6
3 2 1,8
Total 111 100

L’indice de performance OMS1 était le plus fréquent avec un taux de 85,6% (95
cas).

L’indice de performance OMS 1 : correspond aux patients ayant un bon état


général.

L’indice de performance OMS 2 : correspond aux patients ayant un état


général passable.

L’indice de performance OMS 3 : correspond aux patients ayant un mauvais


état général.

4.1.2- Fréquence d’utilisation de coeliochirurgie :

38
En 26 mois 1330 interventions digestives ont été réalisées, 133 de
coeliochirurgies dont 111 pour pathologies digestives par coeliochirurgie.

Ces interventions ont représenté :

. 8,3% de l’ensemble des interventions digestives ;

. 83,5% des interventions par voie coelioscopique.

16,50 %

83,50 %

Digestive Gynécologique

Figure n°3 : Type de chirurgie réalisé en coeliochirurgie

Les pathologies digestives par coeliochirurgie ont été dominantes avec


83,5%(111 cas) contre 16,5%(22 cas) pour des pathologies
gynécologiques.

39
Années

Pourcentage
120,00%
100,00%
100,00%

80,00%

60,00%
47,30% 48,90%
40,00%

20,00%
3,80%
0,00%
2016 2017 2018 TOTAL

Figure n°4 : Nombre de patients opérés en coeliochirurgie par an

4.1.3- Indications de coeliochirurgie pour pathologies digestives

36,00 %

64,00 %

Urgente Programmée

Figure n°5 : Conditions de réalisation de coeliochirurgie pour pathologies


digestives

Les urgences ont été les conditions de réalisation de coeliochirurgie les plus
représentés avec 64%(71 cas).

40
Tableau VIII : But de la coeliochirurgie

But de coeliochirurgie Effectif Pourcentage


Diagnostic 5 4,5
Evaluation 1 0,9
Thérapeutique 104 93,7
Diagnostic et 1 0,9
thérapeutique
Total 111 100

Dans notre étude la coeliochirurgie était réalisée à but thérapeutique dans 93,7%.

4.1.4- Résultats des interventions réalisées pour pathologies digestives par


coeliochirurgie

41
Tableau IX : Pathologies digestives opérées par coeliochirurgie

Pathologies digestives Effectif Pourcentage


opérées par
coeliochirurgie

Appendicite aigue 31 27,9

Abcès hépatique non 6 5,4


rompu

Abcès splénique non 3 2,7


rompu

Cholécystite aigue 17 15,3

Coelio-exploratrice 4 3,6

Lithiase vésiculaire 39 35,2


symptomatique

Péritonites 2 1,8
appendiculaire

Péritonites par 2 1,8


perforation gastrique

Péritonites par rupture 7 6,3


d’abcès hépatique

Total 111 100

Les lithiases vésiculaires symptomatiques prédominaient avec 35,2% (39 cas)


suivies des appendicites aigues, des cholécystites aigues et des péritonites par
rupture d’abcès hépatique avec respectivement de 27,9% (31 cas), 15,3% (17
cas) et 6,3% (7 cas).

42
Tableau X : Gestes thérapeutiques réalisés par coelioscopie

Gestes thérapeutiques Effectif Pourcentage


Appendicectomie 31 27,9
Cholécystectomie 56 50,5
Coelio-diagnostic 4 3,6
Drainage chirurgical des abcès 9 8,1
Traitement de péritonites 11 9,9
Total 111 100

Nous avons fait 50,5% de cholécystectomie (56 cas) suivi de l’appendicectomie


et de traitement de péritonites avec respectivement 27,9% (31 cas) et 9,9% (11
cas).

Tableau XI : Complications peropératoires des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Complications peropératoires Effectif Pourcentage


Hémorragie 1 0,9
Absence de complications 110 99,1
Total 111 100

L’hémorragie a été la principale complication et même l’unique complication en


peropératoire.

Tableau XII : Durée d’intervention en minutes des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Durée d’intervention Effectif Pourcentage

43
Moins de 30 1 0,9
31-60 41 36,9
61-90 50 45,1
91-120 6 5,4
121-150 9 8,1
Plus 150 4 3,6
Total 111 100

La durée moyenne d’intervention était de 67,52±32,37 avec des extrêmes de 20


et 180 minutes. L’intervalle de durée d’intervention prédominant était compris
entre 61 et 90 minutes avec une fréquence de 45,1% (50 cas).

Tableau XIII : Gestes thérapeutiques et durée moyenne

Gestes thérapeutiques Durée Ecart type Minimum Maximum


moyenne
Drainage d’abcès hépatique 69,44 34,12 30 130
et splénique non rompus
Appendicectomie 52,5 16,71 35 90
Cholécystectomie 73,8 35,69 30 180
Coelio-exploratrice 49,5 20,81 20 78
Traitement de péritonites 81,36 35,60 55 150

La durée d’intervention était plus courte au cours de coelio-exploratrices (49,5


mn) mais plus longue au cours de traitement des péritonites (81,36mn).

Tableau XIV : Conversion en laparotomie des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Conversion en laparotomie Effectif Pourcentage


OUI 8 7,2
NON 103 92,8
Total 111 100

Nous avons enregistré un taux de conversion de 7,2% soit 8 cas.

44
Tableau XV : Pathologies digestives par coeliochirurgie et conversions

Pathologies Conversions n(%)


Oui Non
Abcès hépatique 0(0%) 6(5,4%)
Abcès splénique 0(0%) 3(2,7%)
Appendicite aigue 2(1,8%) 29(26,1%)
Coelio-exploratrice 0(0%) 4(3,6%)
Pathologies de la vésicule biliaire 6(5,4%) 50(45,1%)
Péritonites 0(0%) 11(9,9%)
Total 8(7,2%) 103(92,8)

Chi²=64,06 df=36 P=0,0027

Le taux de conversion de nos interventions digestives par coeliochirurgie a été


7,2% dont 5,4% pour pathologies de la vésicule biliaire et 1,8% pour
appendicite aigue.

Tableau XVI : Causes de conversion peropératoire des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Causes de conversion peropératoire Effectif Pourcentage


Difficultés de progression : 6 75
adhérences
Hémorragie 1 12,5
Panne matérielle : bistouri et aspiration 1 12,5
non fonctionnels
Total 8 100

La cause la plus fréquente des conversions était des difficultés de progression


liées à des adhérences avec 75% (6 cas).

4.1.4- Résultats des interventions digestives réalisées en coelioscopie

45
Tableau XVII : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours des patients
opérés pour pathologies digestives par coeliochirurgie

Durée d’hospitalisation Effectif Pourcentage


postopératoire en jours

Moins de 4 90 81,1

4-6 15 13,5

7-10 3 2,7

Plus de 10 3 2,7

Total 111 100

La durée post-opératoire moyenne était de 7±5,08 avec des extrêmes de 4 et 15


jours. L’intervalle de durée d’hospitalisation postopératoire de moins de 4 jours
était majoritaire avec 81,1% (90 cas).

Tableau XVIII : Indications et durée moyenne d’hospitalisation


postopératoire

Gestes thérapeutiques Durée moyenne Ecart Minimum Maximum


d’hospitalisation type
postopératoire

Drainage d’abcès 4,33 2,05 2 9


hépatique et splénique
non rompus

Appendicectomie 1,64 1,28 1 6

Cholécystectomie 1,89 0,77 1 4

Coelio-exploratrice 5,5 1,5 1,5 7

46
Traitement de 5,6 5,53 2 15
péritonites

Le séjour hospitalier était plus court dans les appendicectomie (1,64 jours) mais
plus long dans le traitement des péritonites (5,6 jours).

Tableau XIX : Suites opératoires à un mois des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Suites opératoires à un mois Effectif Pourcentage

Récidive d’abcès hépatique 1 0,9

Péritonite postopératoire 1 0,9

Décès 2 1,8

Suites simples 107 96,4

Total 111 100


. Le taux de mortalité a été de 1,8% (2 cas) reparti comme suit :

. L’hémorragie peropératoire est décédée à j01 post reprise.

. Puis un cas de décès enregistré dans un contexte de péritonite postopératoire au


6ième jour de l’intervention, opéré initialement pour péritonite par rupture d’abcès
du foie.

Tableau XX : Suites opératoires à six mois des patients opérés pour


pathologies digestives par coeliochirurgie

Suites opératoires de deux à Effectif Pourcentage


six mois
Récidives d’abcès splénique 1 0,9
Décès 2 1,8
Suites simples 108 97,3

47
Total 111 100
Il y’a eu une récidive d’abcès splénique.
NB : A noter qu’il y’a eu deux (2) cas de décès soit un taux de 1,8%.
Tableau XXI : Délai de reprise de l’activité en jours des patients opérés
pour pathologies digestives par coeliochirurgie

Délai de reprise de Effectif Pourcentage


l’activité en jours

Moins de 10 63 56,8

11-20 37 33,3

21-30 6 5,4

31 et plus 3 2,7

Total 109 98,2

Le délai moyen de reprise de l’activité était de 13,75±4,49 avec les extrêmes de


10 jours et 20 jours. L’intervalle de moins de 10 jours était majoritaire avec un
taux de 56,8% (63 cas).

Tableau XXII : Satisfaction des patients opérés pour pathologies digestives


par coeliochirurgie

Satisfaction des patients Effectif Pourcentage


Satisfait 43 43,4
Assez satisfait 2 2
Très satisfait 54 54,6
Total 99 100

NB : A noter que les cas de conversions et reprises n’ont pas été pris en compte.

4.1.5 : Coût direct de prise en charge

48
Le coût moyen direct de la prise en charge a été de 162872,70 francs CFA avec
un minimal de 96980 francs CFA et un maximal de 172430 francs CFA.

NB : A noter qu’on n’a pas pris en compte l’AMO et que les patients occupaient
la 2ième catégorie d’hospitalisation.

Quelques détails sur le coût direct de la prise en charge :

Kit laparotomie=28980 francs CFA

Kit appendicectomie=14000 francs CFA

Kit anesthésie=20000 francs CFA

Acte chirurgie= 10000 francs CFA

Acte anesthésie=10000 francs CFA

Hospitalisation 1ere catégorie (5jours) =70000 francs CFA

Hospitalisation 2ème catégorie(5jours) =12500 francs CFA

Hospitalisation 3ème catégorie(5jours) =5000 francs CFA

Médicaments pré, per et postopératoires : dépendront de chaque pathologie et de


leurs suites opératoires.

Tableau XXIII : Coût direct de prise en charge des pathologies digestives


par coeliochirurgie

Indications Coût en franc CFA


Drainage d’abcès hépatique, 132980
splénique
Appendicectomie 172430
Coelio-exploratrice 96980
Cholécystectomie 171430

49
Traitement de péritonites 172080

4.2- CHOLECYSTECTOMIE

4.2.1- Fréquence de cholécystectomie laparoscopique

50
3,40 %

96,60 %

Voie coelioscopique Laparotomie classique

Figure n°6 : Fréquence des cholécystectomies par voies coelioscopiques


versus laparotomie classique

L’abord coelioscopique de cholécystectomie prédominait avec un taux de


96,6% (56 cas) contre 3,4% (2cas) d’abord classique.

51
Cholécystite aigue 30,40%

Lithiase vésiculaire symptomatique 69,60%

0,00% 20,00% 40,00% 60,00% 80,00%

Figure n°7 : Indications de la cholécystectomie

Les lithiases vésiculaires symptomatiques prédominaient avec 69,64% (39 cas)


contre 30,36% (17 cas) pour les cholécystites aigues.

Tableau XXIV : Incidents-Accidents de cholécystectomie

Incidents-Accidents Effectif Pourcentage


Hémorragie 1 1,8
Néant 55 98,2
Total 56 100

Tableau XXV : Durée d’intervention de cholécystectomie

52
Durée de l’intervention Effectif Pourcentage
en minutes
<60 12 21,4
61-120 36 64,3
121-180 8 14,3
Total 56 100

La durée moyenne d’intervention de cholécystectomie était de 73,8±35,69 avec


un minimum de 30 mn et un maximum de 180 mn. L’intervalle 61-120
prédominait avec 64,3% (36 cas).

Tableau XXVI : Conversions de cholécystectomie

Conversions de Effectif Pourcentage


cholécystectomie
Oui 6 10,7
Non 50 89,3
Total 56 100

Tableau XXVII : Causes de conversion de cholécystectomie

Causes de conversion Effectif Pourcentage


de cholécystectomie

53
Hémorragie 1 16,7
peropératoire
Bistouri électrique et 1 16,7
aspiration non
fonctionnels
Difficultés de 4 66,6
progression :
adhérences
Total 6 100

Tableau XXVIII : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours de


cholécystectomie

Durée d’hospitalisation Effectif Pourcentage


postopératoire en jours
de cholécystectomie
Moins de 4 54 96,4
4-6 2 3,6
Total 56 100
La durée moyenne d’hospitalisation postopératoire de cholécystectomie a été
1,89±0,77 avec des extrêmes de 1 et 4 jours. L’intervalle de moins de 4 jours a
été le plus fréquent (96,4%).

Tableau XXIX : Suites opératoires de cholécystectomie

Suites opératoires de Effectif Pourcentage


cholécystectomie
Compliquées 2 3,6
Simples 54 96,4
Total 56 100

54
Tableau XXX : Type de complications de cholécystectomie

Type de complications Effectif Pourcentage


Péritonite postopératoire 1 1,8
Décès 1 1,8
Absence de 54 96,4
complications
Total 56 100

4.2.4 : Coût direct de prise en charge de cholécystectomie

Kit laparotomie=28980 francs CFA

Kit anesthésie=20000 francs CFA

Acte chirurgie=10000 francs CFA

Acte anesthésie=10000 francs CFA

Clips coelioscopiques=22500 francs CFA

Sac d’extraction coelioscopique=25400 francs CFA

Médicaments pré, per et postopératoires=42100 francs CFA

Hospitalisation : 2ème catégorie=12500 francs CFA pour cinq (5) jours

Total=171480 francs CFA

55
4.3- APPENDICECTOMIE

4.3.1- Fréquence d’appendicectomie laparoscopique :

56
23,10 %

76,90 %

Voie coelioscopique Laparotomie classique

Figure n°8 : Fréquence des appendicectomies par voies coelioscopique


versus laparotomie classique

L’abord coelioscopique des appendicites aigues occupait une place mineure


avec un taux de 23,13% (31 cas) contre 76,87% (103) par laparotomie classique.

Tableau XXXI : Indications d’appendicectomie

Pathologies Effectif Pourcentage


appendiculaires
Appendicite aigue 31 93,9
Péritonites 2 6,1
appendiculaires
Total 33 100

L’appendicite aigue était majoritaire des pathologies appendiculaires avec un


taux de 93,9% (31 cas).

Tableau XXXII : Durée d’intervention d’appendicectomie

Durée de l’intervention Effectif Pourcentage


<60 20 64,5
61-120 11 35,5

57
Total 31 100

La durée moyenne d’intervention d’appendicectomie était 52,5±16,71 avec un


minimum de 35 mn et un maximum de 90 mn. L’intervalle de moins de 60 mn
était majoritaire avec 64,5%.

Tableau XXXIII : Conversions d’appendicectomie

Conversions Effectif Pourcentage


d’appendicectomie
Oui 2 6,5
Non 29 93,5
Total 31 100

Les causes de conversions en appendicectomie ont été les difficultés de


progression dues aux adhérences.

Tableau XXXIV : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours


d’appendicectomie

Durée d’hospitalisation postopératoire Effectif Pourcentage


en jours d’appendicectomie
Moins de 4 29 93,5
4-6 2 6,5

58
Total 31 100

La durée moyenne d’hospitalisation postopératoire des appendicectomies a été


de 1,64±1,28 jours avec des extrêmes de 1 et 6 jours. L’intervalle de moins de 4
jours a été le plus fréquent (93,5%).

 Suites opératoires

Les suites opératoires de l’ensemble des appendicectomies ont été simples.

4.3.4 : Coût direct de prise en charge d’appendicectomie

Kit appendicite=14000 francs CFA

Kit anesthésie=20000 francs CFA

Acte chirurgie=10000 francs CFA

Acte anesthésie=10000 francs CFA

Endoloop coelioscopique=42430 francs CFA

Sac d’extraction coelioscopique=25400 francs CFA

Hospitalisation : 2ème catégorie=12500 francs CFA pour cinq (5) jours

Médicaments pré, per et postopératoire=38100 francs CFA

Total=172430 francs CFA

4.4- PERITONITES

4.4.2- Résultats de l’intervention de péritonites

Tableau XXXV : Indications des péritonites

Etiologies des péritonites Effectif Pourcentage


Perforation gastrique 2 18,2
Appendiculaire 2 18,2

59
Rupture d’abcès du foie 7 63,6
Total 11 100

Les péritonites par rupture d’abcès du foie prédominaient avec un taux de 63,6%
(7 cas) suivies de péritonites appendiculaires et par perforation gastrique avec
18,2% (2 cas) chacune.

Tableau XXXVI : Durée moyenne d’intervention des péritonites

Durée moyenne Effectif Pourcentage


d’intervention

<60 2 18,2

61-120 6 54,5

121-180 3 27,3

Total 11 100

La durée moyenne d’intervention des péritonites était de 81,36±35,60 avec un


minimum de 55mn et un maximum de150 mn.

Tableau XXXVII : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours des


péritonites

Durée d’hospitalisation Effectif Pourcentage


postopératoire en jours
de péritonites

Moins de 4 3 27,3

60
4-6 5 45,4

7-10 1 9,1

Plus de 10 2 18,2

Total 11 100

La durée moyenne d’hospitalisation postopératoire des péritonites a été 5,6±5,53


avec des extrêmes de 2 et 15 jours. L’intervalle 4-6 jours a été le plus fréquent
avec 45,4%.

Tableau XXXVIII : Suites opératoires des péritonites

Suites opératoires des Effectif Pourcentage


péritonites

61
Compliquées 1 9,1

Simples 10 90,9

Total 11 100

Le décès a été la complication postopératoire.

4.4.3 : Coût direct de prise en charge des péritonites

Kit laparotomie=28980 francs CFA

Kit anesthésie=20000 francs CFA

Acte chirurgie=10000 francs CFA

Acte anesthésie=10000 francs CFA

Hospitalisation : 2ème catégorie=12500 francs CFA pour cinq (5) jours

Médicaments pré, per et postopératoires=90600 francs CFA

Total=172080 francs CFA

5- COMMENTAIRES ET DISCUSSION

62
Nous avons mené une étude en deux phases (rétrospective et prospective) se
déroulant de novembre 2016 à décembre 2018 dans le but de recruter le
maximum de patients et d’avoir un recul conséquent sur leur suivi.
La phase rétrospective s’est déroulée de novembre 2016 à octobre 2017 et a
concerné 68 patients.
Pendant cette phase les caractéristiques sociodémographiques, cliniques,
paracliniques, thérapeutiques et évolutives ont été étudiées.
Le point faible de cette phase a été :
 Le manque de certaines données des dossiers.
La phase prospective de novembre 2017 à décembre 2018 et a concerné 65
patients.
Nous avons participé à la prise en charge de ces patients depuis leur admission
au service jusqu’à leur sortie et leur suivi à domicile et à la consultation externe
ce qui nous a permis de recueillir des informations nécessaires à l’obtention de
nos objectifs et la prise en compte de certains consommables à l’AMO
constituants ainsi les points forts de cette phase.
Comme points faibles de cette phase :
 La difficulté d’organisation de coeliochirurgie en urgences.
 Le coût élevé de certains consommables coeliochirurgicaux et non pris en
compte par l’AMO.
 L’indifférence entre le coût de séjour hospitalier de la coeliochirurgie et de la
chirurgie classique (car les patients payent un intervalle de jours et non le
nombre de jours d’hospitalisation).

Tableau XXXIX : Fréquence coelioscopique en chirurgie digestive et


auteurs

63
L’approche coelioscopique dans les pathologies digestives a commencé à
s’imposer depuis le succès de la première cholécystectomie [7].

Auteurs Effectif de Effectif de Pourcentage P


coeliochirurgie coeliodigestive
FEMORY Mali 1227 393 32 0,0001
2011[26] N=1227
ABDELKARIM 95 94 99 0,0001
Maroc 2018[27]
N=95
FOUOGUE 45 13 29 0,0001
Douala 2016[28]
N=45
CISSE Sénégal 144 123 85,4 0,6530
2015[29] N=144
Notre étude 133 111 83,5

La fréquence des pathologies digestives dans notre étude a été de 83,5%.

Cette fréquence est supérieure à celles enregistrées dans les séries maliennes
[26] (32%) ; et camerounaise [28] (29%) mais inférieure à celle de la série
marocaine [27] (99%) avec p<0,05.

Cette supériorité par rapport aux séries malienne [26] et camerounaise [28]
pourrait s’expliquer par la spécialité de notre service en pathologies digestives et
surtout leurs vocations à se focaliser surtout sur les pathologies digestives d’une
part et la participation élevée des cas gynécologiques dans les séries malienne et
camerounaise.

Par contre l’infériorité par rapport à la série marocaine [27] s’expliquerait par
leur étude consacrée uniquement sur les urgences viscérales et leur période
d’étude longue.

64
Par ailleurs, il n’existe pas de différence avec la série sénégalaise [29] (85,4%)
avec p>0,05.

Tableau XL : Proportion de la coelioscopie dans le traitement des


pathologies digestives et auteurs

La chirurgie laparoscopique devient de plus en plus incontournable dans la prise


en charge des pathologies chirurgicales.

Auteurs Nombres opérés Voie coelio (%) P


FATIMA Maroc 4103 755(18,4) 0,0070
2009[8] N=4103
JAMES Niger 20640 397(1,92) 0,0042
2018[7] N=20640
FEMORY Mali 5762 393(6,8) 0,6547
2011[26] N=5762
Notre étude 1330 111(8,3)

Nous avons opéré 8,3% de nos patients par voie coelioscopique, ce taux est
considéré comme acceptable dans nos conditions d’utilisation de coelioscopie.

Ce taux est statistiquement supérieur de celui de JAMES [7] au Niger (1,92%)


mais inférieur de celui de FATIMA [8] au Maroc (18,4%) avec p<0,05.

Cette supériorité par rapport à la série nigérienne [7] pourrait s’expliquer par
l’évolution rapide de notre courbe d’apprentissage.

L’infériorité par apport à la série marocaine [8] s’expliquerait par leur champ
d’indication plus large pour coeliochirurgie.

Mais ce taux n’est pas différent à celui rapporté par FEMORY [26] au Mali
avec 6,8% (p>0,05).

Tableau XLI : Conditions de réalisation de coeliochirurgie et auteurs.

65
La coelioscopie en urgence voit ses indications s’élargir de jour en jour avec des
taux de précisions diagnostiques et thérapeutiques élevés [7].

La prise en charge des urgences par laparoscopie reste de plus en plus pratiquée
dans notre contexte.

Auteurs Effectif de Effectif de Pourcentag P


coeliodigestive coelioscopie e
en urgence
ABDELKARIM 94 94 100 0,0001
Maroc 2018[27]
N=95
WILLY Congo 70 57 81,4 0,0119
2015[30] N=75
CISSE Sénégal 123 123 100 0,0001
2015[29] N=144
BONKOUNGOU 98 20 20,4 0,0001
Burkina Faso
2013[31] N=98
Notre étude 111 71 64

Nous avons effectué 64% de cœliochirurgie en urgence. Ce taux est


statistiquement supérieur de celui de BONKOUNGOU [31] au Burkina Faso
(20,4%) mais inférieur de celui d’ABDELKARIM [27] au Maroc (100%), de
WILLY [30] au Congo (81,4%) et de CISSE [29] au Sénégal (100%) avec
p<0,05.

Cette supériorité par rapport à la série Burkinabé [31] pourrait s’expliquer par le
taux élevé de prise en charge laparoscopique des urgences dans notre contexte.

L’infériorité par rapport aux séries marocaine [27], congolaise [30] et


sénégalaise [29] s’expliquerait par leur effectif élevé en urgences d’une part et

66
d’autre part par l’insuffisance de ressources humaines et la difficulté
d’organisation de la coeliochirurgie en urgences dans notre service.

5.1- CHOLECYSTECTOMIE

Tableau XLII : Proportion de la cholécystectomie dans les indications de


coelioscopie en chirurgie digestive et auteurs

Depuis 1988, la cholécystectomie coelioscopique est devenue une procédure


standard d’ablation de la vésicule biliaire [32]. Au Mali les pathologies
vésiculaires sont opérées par coeliochirurgie depuis mars 2001[7].

Auteurs Effectif Effectif Pourcentage P


coelio- cholécystectomi

67
digestive e
ABDELKARIM 94 56 59,6 0,1910
Maroc 2018[27]
N=95
BONKOUNGOU 98 68 69 0,0054
Burkina 2013[31]
N=98
WILLY Congo 70 4 5,7 0,0001
2015[30] N=75
HAITHEM 137 50 36,5 0,0271
Tunisie 2017[33]
N=137
Notre étude 111 56 50,5

La fréquence de la cholécystectomie dans notre étude a été 50,5%.

Cette fréquence est supérieure à celles des séries de WILLY [30] au Congo
(5,7%) ; de HAITHEM [33] en Tunisie (36,5%) mais inférieure à celle de
BONKOUNGOU [31] au Burkina Faso (69%) avec p<0,05.

Cette supériorité par rapport aux séries congolaise [30] et tunisienne [33]
s’expliquerait par la faible taille de leur échantillon.

Par contre l’infériorité par rapport à la série Burkinabé [31] s’expliquerait par la
période d’enquête longue de la série Burkinabé.

Par ailleurs, il n’existe pas de différence avec celle d’ABDELKARIM [27] au


Maroc avec 59,6% (p> 0,05).

Tableau XLIII : Durée moyenne de cholécystectomie laparoscopique et


auteurs

Le manque de matériel (insuffisance du plateau technique) adéquat favorise


l’allongement du temps opératoire mais n’augmente pas le taux de

68
complications [34] mais aussi la courbe d’apprentissage (une main bien
entrainée, exécute plus rapidement les gestes).

Auteurs Effectif Durée Ecart type P


moyenne
ADISA Nigeria 24 63,2 18,2 0,1894
2011[35] N=24
GYEDU A. 25 103 0,34 0,0164
Ghana 2014
[36] N=25
HAITHEM 11 42 12 0,0255
Tunisie
2017[33] N=137
Notre étude 56 73,8 35,69
Nous rapportons une durée opératoire moyenne de 73,8 minutes. Cette durée
est supérieure à celle de HAITHEM [33] en Tunisie (42 mn), mais inférieure à
celle de GYEDU [36] au Ghana (103 mn) avec p<0,05.

Cette supériorité par rapport à la série tunisienne [33] s’expliquerait par la


grande expérience tunisienne.
Par contre l’infériorité par rapport à la série ghanéenne [36] pourrait s’expliquer
par le fait que l’équipe ghanéenne était au début de leur programme.
Nous avons de résultat similaire à celui d’ADISA [35] au Nigeria avec 63,2 mn
(p>0,05).

Tableau XLIV : Incidents-accidents de cholécystectomie et auteurs


En chirurgie laparoscopique, 50% des accidents graves surviendraient
essentiellement lors de la ponction à l’aiguille de Veress pour la création du
pneumopéritoine et la mise en place du premier trocart (pour les débutants) [47].

Auteurs Incidents- Fréquences (%) P


Accidents

69
BRAY Tchad 1 4,5 0,3413
2015 [38] N=22
ADISA Nigeria 1 4,1 0,3413
2011[35] N=24
ROBERTA Italie 1 2,3 0,6893
2012[39] N=43
SANGARE Mali 19 5,5 0,2223
2015[40] N=340
DOUAE Maroc 5 2,4 0,8184
2018[41] N=208
Notre étude 1 1,7
Dans notre étude nous avons enregistré un seul incident soit une fréquence de
1,7%. Cette fréquence ne diffère pas avec celles de tous les auteurs du tableau
ci-dessus avec p>0,05. Cette similarité s’expliquerait par l’utilisation de l’open
laparoscopy dans notre contexte.
Tableau XLV : Complications postopératoires de cholécystectomie et
auteurs

La technique laparoscopique est associée à un risque non négligeable de


complications ainsi le risque de blessure des conduits biliaires et des vaisseaux
pédiculaires apparait majoré avec la technique coelioscopique [40].

Auteurs Complications (%) P


BRAY Tchad 2015[38] 2(9) 0,6714
N=22
BONKOUNGOU 2(3) 0,8243
Burkina 2013[31] N=98
JAMES Niger 2014[7] 2(3,2) 0,6728
N=397
MALLA Népal 6(5,8) 0,7991
2010[42] N=102
Notre étude 2(3,5)

70
La fréquence des complications postopératoires a été de 3,5% dans notre étude.

Il existe une concordance avec celles des auteurs du tableau ci-dessus avec
respectivement 9% ; 3% ; 3,2% et 5,8% [38 ;31 ;7 ;42] sans différence
statistiquement significative avec p>0,05.

En effet nous pouvons dire que cette similarité peut être liée à la courbe
d’apprentissage dans notre contexte.

Tableau XLVI : Conversions de cholécystectomie et auteurs

La conversion ne doit pas être perçue comme un échec mais comme une
décision sage permettant de minimiser les complications peropératoires.

Cette décision doit être rapidement prise, car retardée au-delà de 50 minutes elle
aggrave la morbidité peropératoire, notamment respiratoire [11].

Auteurs Fréquence (%) P


MASOOD Arabie 2,2 0,0111
Saoudite 2012[43]
N=224
BRAY Tchad 2015[38] 4,5 0,6762
N=22
SANGARE Mali 5,3 0,2030
2015[40] N=340
BONKOUNGOU 10,2 0,9394
2013[31] N=98
DOUAE Maroc 3,3 0,0563
2018[41] N=208

71
Notre étude 10,7

Dans notre étude la fréquence de conversion en laparotomie a été de 10,7% ;


cette fréquence est supérieure à celle de MASOOD [43] en Arabie Saoudite
avec 2,2% (p<0,05).

Cette supériorité par rapport à la série saoudienne [43] pourrait être liée à la
grande expérience de l’équipe saoudienne.

Cependant elle ne diffère pas avec celles de BRAY [38] au Tchad ; SANGARE
[40] au Mali ; BONKOUNGOU [31] au Burkina et DOUAE [41] au Maroc
avec respectivement 4,5% ; 5,3% ; 10,2% et 3,3% (p>0,05).

Tableau XLVII : Durée moyenne postopératoire en jours de


cholécystectomie et auteurs

La coelioscopie a de multiples avantages dont la brève durée d’hospitalisation


postopératoire.

Auteurs Durée moyenne P


JAMES Niger 2014[7] 4,3 0,6728
N=397
DOUAE Maroc 1,88 0,6274
2018[41] N=208
SANGARE Mali 2 0,7054
2015[40] N=340
MALLA Népal 2,48 0,9305
2010[42] N=102
Notre étude 1,89

La durée moyenne d’hospitalisation postopératoire dans notre étude a été 1,89


jours. Celle-ci ne diffère pas statistiquement à celles des autres auteurs avec

72
p>0,05. Cette concordance s’expliquerait par le faible taux de morbidité dans
notre contexte.

5.2- APPENDICECTOMIE

Tableau XLVIII : Proportion d’appendicectomies dans les indications de


coelioscopie en chirurgie digestive et auteurs

Depuis que Kurt Semm, un gynécologue allemand en 1981 a proposé


l’alternative de l’appendicectomie par laparoscopie, le syndrome appendiculaire
aigu est devenu une indication de plus en plus courante à la laparoscopie en
urgence [27].

Auteurs Effectif Effectif Pourcentage P


coelio- appendicectomi
digestive e
WILLY Congo 70 48 68,6 0,0001
2015[30] N=75
ABDELKARIM 94 31 33 0,4631
Maroc 2018 [27]
N=95
THIAM Sénégal 127 50 39,4 0,0630
2015[44] N=127
GUERCIO Italie 142 90 63,3 0,0001
2016[45] N=142
Notre étude 111 31 27,9

La fréquence d’appendicectomie dans notre étude a été 27,9%.

73
Cette fréquence est inférieure à celles rapportées par WILLY [30] au Congo et
de GUERCIO [45] en Italie avec respectivement 68,6% ; 63% (p<0,05).

Cette infériorité par rapport aux séries congolaise [30] et italienne [45] pourrait
s’expliquer par la difficulté d’organisation de la coelioscopie en urgence dans
notre service lié à plusieurs facteurs.

Par ailleurs on a une similarité avec celles d’ABDELKARIM [27] au Maroc,


THIAM [44] au Sénégal avec des taux respectifs 33% ; 39,4% (p>0,05).

Tableau XLIX : Durée moyenne d’intervention d’appendicectomie et


auteurs

La durée opératoire plus longue, l’un des critères le plus souvent cité par les
études comme un désavantage de la laparoscopie a contribué à freiner sa
généralisation dans les services de chirurgie [46].

Auteurs Effectif Durée Ecart type P


JAWAD 72 47,54 12,82 0,1042
Pakistan
2011[47] N=160
XIAO Chine 3422 48 29 0,3884
2015[48]
N=16263
SADDAGAT 35 34,48 3,5 0,0001
Pakistan
2016[49] N=70
Notre étude 31 52,5 16,71

La durée moyenne de l’intervention d’appendicectomie dans notre étude a été


52,5 minutes. Cette durée est supérieure statistiquement de celle de
SADDAGAT [49] au Pakistan (34,48 mn) avec p<0,05.

74
Cette supériorité par rapport à la série pakistanienne [49] pourrait s’expliquer
par la grande expérience pakistanienne en coeliochirurgie.

Il n’y a pas de différence statistiquement significative avec celle de JAWAD


[47] au Pakistan (47,54mn), de XIAO [48] en Chine (48 mn) avec p>0,05.

Nous pouvons avoir une diminution de cette durée avec la maitrise de la


pratique coelioscopique (courbe d’apprentissage).

Tableau L : Conversions d’appendicectomies et auteurs

La conversion ne doit pas être perçue comme un échec mais comme une
décision sage permettant de minimiser les complications per opératoires.

Auteurs Effectif (%) P


SEKO Mali 2013[50] 5(3,3) 0,7580
N=150
ABDELKARIM Maroc 2(6,45) 0,6051
2018[27] N=95
SYRIMORY Mali 4(4) 0,9371
2011[51] N=100
Notre étude 2(6,45)

Dans notre étude la fréquence de conversion en laparotomie a été de 6,45%. Il


existe une concordance statistique avec celles des auteurs dans le tableau ci-
dessus avec p>0,05.

Cette concordance pourrait être expliquer par notre courbe d’apprentissage.

Tableau LI : Complications postopératoires d’appendicectomie et auteurs

75
Les complications dans les appendicectomies laparoscopiques sont rares.

Auteurs Complications (%) P


BONKOUNGOU 1(10) 0,0007
Burkina 2013[31] N=98
THIAM Sénégal 3(6) 0,4327
2015[44] N=127
SYRIMORY Mali 2(2) 0,2487
2010[51] N=100
SEKO Mali 2013[50] 4(2,67) 0,1231
N=150
Notre étude 0

Au cours de notre étude nous n’avons pas rencontré de complications.

Contrairement aux autres séries Burkinabé [31], Sénégalaise [44] et Malienne


[50,51] qui variaient entre 1-4 complications.

Ceci pourrait s’expliquer par l’évolution de notre courbe d’apprentissage.

Tableau LII : Durée moyenne d’hospitalisation postopératoire en jours


d’appendicectomie et auteurs

Selon certains auteurs de la littérature, la durée d’hospitalisation est liée à


l’histologie de l’appendice plutôt qu’à la technique chirurgicale utilisée [52].

76
Auteurs Durée d’hospitalisation P
en jours
SEKO Mali 2013[50] 2 0,6893
N=150
THIAM Sénégal 2 0,6893
2015[44] N=127
BONKOUNGOU 3 0,5000
Burkina 2013[31] N=98
FAJRI Maroc 2018[53] 3 0,5000
N=10
ABDELKARIM Maroc 2,32 0,4722
2018[27] N=31
Notre étude 1,64

Dans notre étude la durée d’hospitalisation moyenne a été 1,64 jours.

En effet il n’y avait pas de différence statistiquement significative avec les


autres séries du tableau ci-dessus avec p>0,05. Cette similarité pourrait
s’expliquer par le faible taux de morbidité dans notre contexte.

5.3- TRAITEMENT DE PERITONITES

Tableau LIII : Proportion de péritonites d’origine digestive en laparoscopie


et auteurs

Les progrès des techniques et la diffusion de la coelioscopie au cours des


dernières années ont conduit à étendre ses indications aux urgences abdominales
[54, 55].

77
Auteurs Effectif Effectif de Pourcentage P
coelio- péritonites
digestive sous
coelioscopie
ABDELKARIM 94 4 4,2 0,1213
Maroc 2018[27]
N=95
CISSE Sénégal 123 68 55,3 0,0001
2015[29] N=144
CASANELLI 476 36 7,5 0,4119
Côte d’Ivoire
2007[56] N=494
Notre étude 111 11 9,9

La fréquence de péritonites dans notre étude a été 9,9%. Cette fréquence est
inférieure à celle de la série sénégalaise [29] (55,3%) avec p<0,05.

Cette infériorité par rapport à la série sénégalaise [29] s’expliquerait par la


multiplicité de leurs indications et leur période d’étude longue.

Par ailleurs cette fréquence ne diffère pas avec celles trouvées dans la série
marocaine [27] (4,21%) et ivoirienne [56] (7,5%) avec p>0,05.

Tableau LIV : Durée moyenne de péritonites et auteurs

La courbe d’apprentissage joue un rôle important dans la durée d’intervention


car une main bien entraînée exécute rapidement les gestes.

Auteurs Effectif Durée en Ecart type P


minutes
CHUNG 21 49,2 15,1 0,1186
Corée
2012[57]

78
N=21
AHMED 37 62 10,6 0,2116
ABDEL
Emirates
2017[58]
N=71
NGUYEN 75 63 26,6 0,0439
Vietnam
2018[59]
N=75
Notre étude 11 81,36 35,60

La durée opératoire moyenne dans notre étude a été 81,36 min. Ce résultat est
supérieur statistiquement de celui de NGUYEN [59] au Vietnam (63 mn) avec
p<0,05.

Cette supériorité par rapport à la série vietnamienne [59] pourrait être expliquer
par l’expérience de l’équipe vietnamienne pour coeliochirurgie.

Par contre elle ne diffère pas avec celles de CHUNG [57] en Corée (49,2 mn) et
d’AHMED ABDEL [58] aux Emirates (62 min) avec p>0,05.

Cette concordance pourrait être déduite par la maitrise de la prise en charge des
péritonites tant en chirurgie classique qu’en laparoscopie dans notre contexte.

Tableau LV : Complications postopératoires de péritonites et auteurs

La prise en charge laparoscopique des péritonites diminue les complications post


opératoires [60].

Auteurs Effectif de Complications (%) P


péritonites
sous

79
coelioscopie
ABID Tunisie 84 13(15,4) 0,9128
2009[61] N=84
AHMED ABDEL 34 4(11,7) 0,7591
Emirates 2017[58]
N=71
CASANELLI Côte 36 2(5,5) 0,2033
d’Ivoire 2007[56]
N=494
Notre étude 11 1(9,1)

Dans notre étude nous avons enregistré une seule complication postopératoire
(péritonite post opératoire). Ce résultat est inférieur à ceux des séries tunisiennes
et des Emirates avec 15,4% et 11,7% [61 ; 58] mais supérieur à celui de la série
ivoirienne [56] avec 5,5% (p>0,05).

Tableau LVI : Durée moyenne d’hospitalisation postopératoire en jours de


péritonites et auteurs

La coeliochirurgie a de multiples avantages dont la brève durée d’hospitalisation


postopératoire.

Auteurs Durée en jours P


ABDELKARIM Maroc 4,75 0,5000
2018[27] N=95
HAJAR Maroc 6 0,6163
2018[62] N=325

80
AHMED ABDEL 3,6 0,3737
Emirates 2017 [58]
N=71
Notre étude 5,6

Dans notre étude la durée moyenne post opératoire a été 5,6 jours. En fait il y’a
une concordance avec les durées des auteurs du tableau ci-dessus avec p>0,05.

Cette concordance pourrait s’expliquer par le faible taux de complications dans


notre contexte.

6- CONCLUSION

La coeliochirurgie a vu ses indications augmentées au fur des années pour les


pathologies chirurgicales digestives.

Son application en urgence est de plus en plus fréquente notamment les


appendicites aigues, les cholécystites aigues, les péritonites et dans les
explorations à but diagnostique.

Les suites opératoires sont bonnes avec très peu de complications et un séjour
hospitalier réduit.

81
Le coût de la coeliochirurgie comparativement à la chirurgie classique reste
élevé.

7- RECOMMANDATIONS

***AUX AUTORITES SANITAIRES

 La dotation d’une unité de formation en coeliochirurgie.


 La formation des maintenanciers permanents pour la coelioscopie.
 La formation des infirmiers de blocs pour la coelioscopie.
 La mise en place d’un système d’approvisionnement en consommables.

***AUX PRATICIENS HOSPITALIERS

82
 La vulgarisation de la technique par la régularité des activités et
l’élargissement des indications.
 Le renforcement du compagnonnage pour améliorer la courbe
d’apprentissage pour les jeunes chirurgiens.
 La promotion de la coeliochirurgie par des campagnes d’information à
l’endroit du public.

8- REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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ILLUSTRATIONS

91
Image n°1 : SALLE DE COELIOCHIRURGIE

92
Image n°2 : COLONNE DE COELIOCHIRURGIE

93
Image n°3 : TABLE DE COELIOCHIRURGIE

94
Image n°4 : APPAREIL D’ANESTHESIE

95
Image n°5 : INSTRUMENTS COELIOSCOPIQUES

96
Image n°6 : VUE DE LA VESICULE BILIAIRE AU COURS D’UNE
CHOLECYSTECTOMIE

97
Image n°7 : PERI HEPATITE

98
Image n°8 : VESICULE BILIAIRE APRES CHOLECYSTECTOMIE

99
Image n°9 : CALCULS BILIAIRES

100
9- ANNEXES

FICHE D’ENQUETE
I. Données administratives
Q1 : N°
Fiche.............................................................................. …………………………
…../ / /

Q2 : Service d’hospitalisation……………………… ..............


…………………………………………….

Q3 : N°
Dossier ………………………………………………………………………………………
……………../ / /

Q4 : Nom et
prénom………………………………………………………………………………………
…………..

Q5 :
Age……………………………………………………………………………………………
…………………/ / /

Q6 : Sexe Masculin Féminin

Q7 : Adresse
habituelle……………………………………………………………………………………

Q8 : Contact téléphone à
Bamako…………………………………………………………………….

Q9 : Provenance

1 : Kayes 5 : Gao 9 : Tombouctou

2 : Mopti 6 : Bamako 10 : Autres

3 : Sikasso 7 : Koulikoro 99 : Indéterminé

4 : Ségou 8 : Kidal

Q9a : Si autre à
préciser………………………………………………………………………………………
……

Q10 : Nationalité

101
1 : Malienne 2 : Autres
Q11 : Statu
matrimonial…………………………………………………………………………………
……………..

1 : Marié 2 : Célibataire 3 : Veuf(e)

Q12 : Principale activité : 1 : Cultivateur 2:


Menuiser

3 : Manœuvre 4 : Elève 5 : Commerçant 6 : Ménagère

7 : Ménagère 8 : autres 99 : Indéterminé

Q12a : Si autres à
préciser……………………………………………………………………………………….

Q13 : Niveau de revenu :

1 : Faible 2 : Moyen 3 : Elevé


4 : Autres

99 : Indéterminé

Q13a : Si autres à préciser


……………………………………………………………………………….......

Q14 : Catégorie d’hospitalisation

1 :1ère catégorie 2 :2ème catégorie


3 :3èmecatégorie

Q15 : Mode de recrutement

1 : Urgence 2 : Consultation ordinaire 3:


Référence

Q16 : Date
d’entrée………………………………………………………………………..
…………………./ / / /

Q17 : Date de sortie…………………………………………………….


……………………………………/ / / /

Q18 : Durée d’hospitalisation pré op………………......


……………………………………..……/ / /

Q19 : Durée d’hospitalisation post op ....................................


…........................... / / /

102
II. Description du malade
Q20 : Classe ASA

1 :ASA1 2 :ASA2 3 :ASA3 4 :ASA4


5 : Urgence

Q21 : Etat
nutritionnel……………………………………………………………………………………
.. Q22 : Indice masse
corporel………………………………………………………………………

Q23 : Indice de performance OMS :


…………………………………………………………………….

Q24 : Facteurs Co morbidités (pathologies et tares associées)

…………………………………………………………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………………
……..

…………………………………………………………………………………………………
………...

III. Diagnostic du patient


A : Diagnostic Clinique :

Q25 : Motif
d’hospitalisation……………………………………………………………………………
………….
Q26: ATCD médicaux

1 : Diabète 2 : HTA 3 : Drépanocytose 4:


Asthme

5 : Autres à préciser:
………………………………………………………………………………………….

Q27 : ATCD chirurgicaux

1 : Oui 2 : Non

103
Si oui ; à préciser a : Laparotomie
b : Coelioscopie

Préciser
l’intervention…………………………………………………………………………………
………………………….

Q28 : ATCD
familiaux………………………………………………………………………………………
………………………

Q29 : ATCD gynéco-


obstétriques…………………………………………………………………………………
………….

Q30 : Mode de vie et facteurs de


risque…………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………..

Q31 : Signes fonctionnels:


……………………………………………………………. …………………./ /

1 : Ictère 2 : Prurit 3 : Vomissement 4 : Epigastralgies


5 : Douleur de l’hypochondre droit 6 : Algies pelviennes 7:
Douleur de la FID

8 : Constipation / AMG

9 : Autres à
préciser………………………………………………………………………………………
…………………

Q32 : Signes
généraux………………………………………………………………………………………
……..

1 : TA (mmHg) :…/… 2:
Pouls (bts/mn) :…………

3 : Fréquence respiratoire (c/mn) :……………………….4 :


Température© :………………

5:
Autres…………………………………………………………………………………………
……………………….

104
Q33 : Signes physiques :
………………………………………………………………………………………./ /

1 : Murphy positif 2 : Bloomberg positif

3 : Psoitis 4 : Rowsing 5 : Défense

6 : Contracture
7 : Autres à
préciser………………………………………………………………………………………
….

B : Diagnostic para clinique :

B/A : Biologie

Q34 : Groupe sanguin

1:A 2:B 3:O 4 : AB

Q35 : Rhésus

1 : Positif 2 : Négatif

Q36 : Electrophorèse de l’hémoglobine

1 : Faite 2 : Non faite

3 : Forme :
…………………………………………………………………………………………………
…………

Q37 :
Glycémie………………………………………………………………………………………
…………………………..

1 : Normale 2 : Elévée 3 : Basse

Q38 :
Créatininémie………………………………………………………………………………
……………………….

1 : Normale 2 : Elévée 3 : Basse

Q39 :
Hémoglobine…………………………………………………………………………………
………………………..

B/B : Imagérie

105
Q40 : ASP:
…………………………………………………………………………………………………
…………………../ /

1 : normal 2 : pas fait

3 : Si anormal, préciser :
……………………………………………………….

Q41 : TDM :
…………………………………………………………… …………………………………/
/

1 : normale 2 :pas fait

Si anormale, préciser :
…………………………………… …………………………………………………………….

Q42 : Echographie abdominopelvienne :


…………………………………………………………………………..

1=normale 2 : pas fait

Si anormale, préciser

Q43 : Indications opératoires :


…………………………………………………………………………………..

1 : Lithiase vésiculaire symptomatique 2 : Appendicite aigue


3 : Abcès du foie

4 : Obstruction tubaire 5 : GEU


6 : CA

7 : Abcès de la rate 8 : Abcès appendiculaire 9:


Péritonite appendiculaire

10 :
Autres…………………………………………………………………………………………
………………………………… Q44 : Diagnostic peropératoire :
…………………………………………………………………………….

Q45 : Apport Diagnostic :


…………………………………………………………………………………………

106
IV. TRAITEMENT

Q46 : Nature de
l’intervention …………………………………………………………………………..
….../ /

1 : Urgente 2 : Semi urgente 3 : Programmée


Q47 : Classification de ALTEMEIER………………………………..
………………………………………………/ /

1 : Propre 2 : Propre contaminée 3 : Contaminée


4 : Sale

Q48 : Type
d’installation…………………………………………………………………………………
…………

Q49 : Technique opératoire :

………………………………………………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………

Q50 : Nombre de trous (trocarts) :

0:1 1:2 2:3 3:4


4:5

Q51 : Type d’anesthésie :


…………………………………………………………………………………………………
….

Q52 : Ventilation

1 : Spontanée 2 : Manuelle 3 : Mécanique

Q53 : Intubation

107
1 : Oui 2 : Non

Q54 : Conversion

1 : Oui 2 : Non

Si oui motif de
conversion…………………………………………………………………………………….

1 : Hémorragie 2 : Nombreuses adhérences 3 : Panne


matériel chirurgical

4 : Panne matériel anesthésique

4 : Si autres à
préciser………………………………………………………………………….

Q55 : Incidents et accidents per opératoire :


………………………………………………………………….. / /

1 : néant 2 : incident technique 3:


hémorragie

4 : blessure d'un organe abdominale 5:


Extraction laborieuse de pièces opératoires

Si hémorragie, préciser l’origine et


gestes……………………………………………………………………..

Si extraction laborieuse, blessure d’un organe, précisons et


gestes……………………….

Q56 : Complications per opératoires anesthésiques

1 : Oui 2 : Non

Si oui
lesquelles……………………………………………………………………………………
………………………………

Q57 : Drainage

108
1 : Oui 2 : Non

Si oui a : Sous hépatique b : Loge splénique c:


Douglas

Q58 : Type de suture cutanée

1 : Points intradermiques 2 : Points séparés

3 : Autres, à
préciser………………………………………………………………………………………
…..

Q59 : Qualification de l’opérateur :………… ……………………………….


………………………………….

1 : Chirurgien plus de 5 ans 2 : DES 3:


Chirurgien moins de 5 ans

Q60 : Qualificatif de l’aide chirurgien :


………………………………………………………………………….

1 : Chirurgien plus de 5 ans 2 : DES 3:


Chirurgien moins de 5ans

Q60a : Si autres à préciser :


……………………………………………………………………………..

Q61 : Durée de l’intervention en mn :


……………………………………………………………..

Q62 : Traitement post opératoire :


…………………………………………………………………./ /

1 :1 antalgiques 2 :2antalgiques 3 :3antalgiques 4:


antibiotiques

5 : Autres à
préciser………………………………………………………………………………………
……….

109
V. SUITES POST PORATOIRES

Q63 : Suites : 1 : Simples 2 : Compliquées

Q64 : Type de complication :


……………………………………………………………………………. / /

1 : ISO 2 : Hémorragie
3 : Récidives

3 : Péritonite post op 4 : Décès

5 : Autres à
préciser……………………………………………………………………………………

Q65 : Date de survenue de la complication :


…………………………………………………..… / / /

VI SATISFACTION DES PATIENT

Q66 : Etes-vous satisfait des informations données par le chirurgien lors


de la consultation préopératoire (sur votre de santé, votre opération, la
complication possible)
…………………………………………………………………………………………………
…………. / /

1 : Très satisfait 2 : Satisfait 3 : Assez satisfait


4 : Peu satisfait

5 : Pas du tout satisfait 6 : Aucune

Q67 : Etes- vous satisfait des informations données par l’anesthésiste lors
de la consultation pré anesthésique(CPA)
…………………………………………………………………………………………………/
/

1 : Très satisfait 2 : Satisfait 3 : Assez satisfait 4 : Peu


satisfait

5 : Pas du tout satisfait 6 : Aucune

110
Q68 : Pensez-vous que l’accueil qu’avez reçu lors de votre arrivée dans
l’unité
était ..............................................................................................................
..........….../ /

1 : Excellent 2 : Très bon 3 : bon

4 : Mauvais 5 : Très mauvais 6 : Aucune

Q69 : Pensez-vous que les précautions prises par le personnel pour


respecter la confidentialité
étaient…………………………………………………………………………………………
…………………………/ /

1 : Excellentes 2 : Très bonnes 3 : bonnes

4 : Mauvaises 5 : Très mauvaises 6 : Aucune

Q70 : Quel est le délai de votre prise en charge (de votre arrivé à l’hôpital
à votre intervention) …………..
…………………………………………………………………………………………………/
/

1 : 24 H 2 : 48 H 3 : 72 H 4 : Autres à
préciser …………………………….

Q71 : Pendant cette hospitalisation, avez- vous eu des douleurs(EVA)


……………………………………/ /

1 : EVA (1-3) 2 : EVA (3-6)


3 : EVA (6-10)

Q72 : Si vous avez eu des douleurs, elles ont été prise en charge de
manière……………………………………………………………………… ………………
………………….…………./ /

1 : Excellentes 2 : Très bonnes 3 : bonnes

4 : Mauvaises 5 : Très mauvaises 6 : Aucune

111
Q73 : Etes- vous satisfait de la qualité des
cicatrices…........................................................./ /

1 : Excellentes 2 : Très bonnes 3 : bonnes

4 : Mauvaises 5 : Très mauvaises 6 : Aucune

Q74 : Après combien de jour avez-vous commencé la reprise de vos


activités après la
sortie…………………………………………………………………………………………
……………………………………./ /

1 : 5 jours 2 : 10 jours 3 : 15 jours 4:


20 jours

Q75 : Après votre retour à domicile, avez-vous ressenti des douleurs au


niveau de la zone
opéré…………………………………………………………………………………………
…………………………………./ /

1 : Pas de douleur 2 : Faibles 3 : Modérées

4 : Intenses 5 : Extrêmement intenses 6 : Aucune

Q76 : Après votre retour à domicile, avez-vous ressenti d’autres inconforts


liés à votre
opération……………………………………………………………………………………
…………………………………../ /

1 : Pas d’inconforts 2 : Faibles 3 Modérés

4 : Intenses 5 : Extrêmement intenses 6:


Aucune

Q77 : Coût

De J1 d’hospitalisation à l’exéat

Q77a : Médicaments et consommables (en francs CFA)


………………………………………………………

112
Q77b : Frais d’hospitalisation (en francs CFA)
………………………………………………………………………….

Q77c : Acte (en francs CFA)


…………………………………………………………………………………………………
…..

De l’exéat à J30

Q77d : Médicaments et consommables (en francs CFA)


…………………………………………………………

113
FICHE SIGNALETIQUE

Nom : SAMAKE Prénom : Nouhoum

Titre : chirurgie laparoscopique : prise en charge des pathologies digestives


au CHU Gabriel Touré

Année académique : 2019-2020

Ville de soutenance : BAMAKO

Lieu de dépôt : Bibliothèque de la Faculté de Médecine et


d’Odontostomatologie

Secteur d’intérêt : COELIOCHIRURGIE

RESUME
Objectif : Etudier la prise en charge des pathologies digestives par voie
coelioscopique en service de Chirurgie Générale du CHU Gabriel Touré.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétro-prospective incluant les
patients souffrant de pathologies digestives pris en charge par coeliochirurgie
entre novembre 2016 et décembre 2018 dans le service de chirurgie générale du
CHU Gabriel Touré.
Résultats : Il y’avait 111 cas de coeliochirurgie digestive représentant 8,3%
d’intervention de chirurgies digestives. Le sex -ratio a été de 0,81. L’âge moyen
a été de 40,71±17,74 ans. 64% des activités de coeliochirurgie étaient réalisées
en urgence. Les principales indications étaient la cholécystectomie (50,5%),
l’appendicectomie (27,9%), le traitement de péritonites (9,9%), le drainage
d’abcès (8,1%) et la coelio-exploratrice (3,6%). Le taux de conversion était de
7,2%. La durée opératoire moyenne était de 67,52±32,37 mn, elle était plus
courte au cours des coelio-exploratrices (49,5 mn) et plus longue au cours de
traitement des péritonites (81,36 mn). La morbi-mortalité a été de 4,5% (5 cas).
La durée moyenne d’hospitalisation a été de 7±5,08 jours. Le coût direct de la
prise en charge était compris entre 96980 francs CFA et 172430 francs CFA.
Conclusion : La réalisation de la laparoscopie est une procédure sûre avec une
morbidité et une mortalité faible.
Mots clés : coelioscopie, chirurgie, Mali.

114
115
SERMENT D’HIPPOCRATE
En présence des maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant

l’effigie D’HIPPOCRATE je promets et je jure au nom de l’être suprême d’être

fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.

Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au-

dessus de mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.

Admis à l’intérieur des maisons mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma

langue taira les secrets qui me seront confiés, et mon état ne servira pas à

corrompre les mœurs ni à favoriser le crime.

Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de

parti ou de classes sociales viennent s’interposer entre mon devoir et mon

patient.

Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la conception. Même sous la

menace je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales contre

les lois de l’humanité.

Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres je rendrai à leurs enfants

l’instruction que j’ai reçue de leurs pères.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.

Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.

Je le Jure !

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