Prise en charge en laparoscopie gynécologique
Prise en charge en laparoscopie gynécologique
CHIRURGIE LAPAROSCOPIQUE:
PRISE EN CHARGE DES
PATHOLOGIES DIGESTIVES AU
CHU GABRIEL TOURE
THESE
Présentée et soutenue publiquement le…/…/2019 devant le
jury de la Faculté de Médecine et d’Odonto-stomatologie
Par: M. Nouhoum SAMAKE
Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine
(Diplôme d’Etat)
JURY:
PRESIDENT : Professeur Bakary Tientigui DEMBELE
J
DEDICACE
A mon très cher père : Daouda
Tu as été et tu seras toujours un exemple pour moi par tes qualités humaines, ta
persévérance et perfectionnisme. En témoignage de brut d’années de sacrifices, de
sollicitudes, d’encouragement et de prières. Pourriez-vous trouver dans ce travail le
fruit de toutes vos peines et tous de vos efforts. Sans tes précieux conseils, tes
prières et ton soutien continu aussi bien moral que matériel, je n’aurai pu surmonter
le stress de ses longues années d’études. Aucune dédicace ne saurait exprimer mes
respects, ma reconnaissance et mon profond amour. Puisse Dieu vous préserver et
vous procurer santé et bonheur.
I
Veuillez trouver ici l’expression de ma respectueuse considération et ma profonde
admiration pour toutes vos qualités humaines.
Mon estime pour votre personne est sans limite, vous êtes l’exemple du frère
parfait… merci pour votre grand soutien qui m’a toujours rendu plus fort. Que mon
travail soit témoignage de mon grand amour et respect.
Puisse Dieu vous protéger, vous garder et renforcer notre relation de fraternité.
Je vous dédie ce travail comme témoignage de mon respect et mon amour éternel.
A mes chères tantes, leurs époux et leurs enfants, à mes chers oncles, leurs
épouses et leurs enfants
Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la
reconnaissance sincères que j’ai pour vous. Que ce travail soit un témoignage de
mon affection, je vous le dédie pour tous les moments que nous avons passés
ensemble. Je prie Dieu le tout puissant de vous accorder santé, bonheur et succès.
Tous ceux qui, de près ou de loin, ont œuvré pour notre formation et à l’élaboration
de ce travail.
HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY
(INFSS)
Cher Maître,
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider ce jury malgré vos
multiples occupations.
Votre abord facile, votre esprit critique et votre rigueur scientifique font de vous un
maître respecté et admiré.
Dr Bréhima BENGALY
Cher Maître,
C’est un réel plaisir et un honneur de vous compter parmi les membres du jury.
Votre compétence, votre sens profond de l’humanité ainsi que votre modestie sont
connus de tous.
Dr Madiassa KONATE
(SAFCHID)
Cher Maître,
Votre rigueur scientifique, votre abord facile, votre simplicité, vos éminentes
qualités humaines de courtoisie, de sympathie et votre persévérance dans la prise en
charge des malades font de vous un maître exemplaire ; nous sommes fiers d’être
parmi vos élèves.
FMOS
Cher Maître,
Nous ne cesserons jamais de vous remercier pour la confiance que vous aviez
placée en nous pour effectuer ce travail.
Votre rigueur scientifique, votre assiduité, votre ponctualité, font de vous un grand
homme de science dont la haute culture scientifique forge le respect et l’admiration
de tous.
Vous nous avez impressionnés tout au long de ces années d’apprentissage, par la
pédagogie et l’humilité dont vous faites preuves.
C’est un grand honneur et une grande fierté pour nous de compter parmi vos élèves.
Nous vous prions cher Maître, d’accepter nos sincères remerciements et
l’expression de notre infinie gratitude. Que le seigneur vous donne longue et
heureuse vie.
Cm : Centimètre
H : Heure
IV : Intra Veineuse
L : Litre
Mm : millimètre
Mn : minute
ORL : Oto-Rhino-Laryngologie
SOCHIMA : Société de Chirurgie du Mali
ACAF : Association des Chirurgiens d’Afrique Francophone
AFC : Association Française de Chirurgie
SAFCHID : Société Africaine Francophone de Chirurgie Digestive
INFSS : Institut National de Formation en Science de Santé
% : pourcentage
° : Degré
SOMMAIRE
1- INTODUCTION……………………………………………………………1
OBJECTIFS………………………………………………………………...3
2- GENERALITES…………………………………………………………….4
3- MATERIEL ET METHODES…………………………………………...29
4- RESULTATS………………………………………………………………34
5- COMMENTAIRES ET DISCUSSION…………………………………..40
6- CONCLUSION…………………………………………………………....63
7- RECOMMANDATIONS…………………………………………………83
8- REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………...…85
9- ANNEXES…………………………………………………………..……102
LISTE DES TABLEAUX
Tableau III : Principale activité des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Tableau V : Classification ASA des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Tableau VII : Indice de performance OMS des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie
Tableau XIX : Suites opératoires à un mois des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie
Tableau XX : Suites opératoires à six mois des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie
Tableau XXI : Reprise des activités en jours des patients opérés pour pathologies
digestives par coeliochirurgie
Tableau XXII : Satisfaction des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Tableau XXIII : Coût direct de prise en charge des pathologies digestives par
coeliochirurgie
Figure n°1 : Tranches d’âge des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Figure n°2 : Sexe des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Figure n°3 : Type de chirurgie réalisé en coeliochirurgie
Figure n°4 : Nombre de patients opérés en coeliochirurgie par an
Figure n°5 : Conditions de réalisation de coeliochirurgie pour pathologies
Figure n°6 : Fréquence des cholécystectomies par voies coelioscopiques versus
laparotomie classique
Figure n°7 : Indications de la cholécystectomie
Figure n°8 : Fréquence des appendicectomies par voies coelioscopiques versus
laparotomie classique
LISTES DES ILLUSTRATIONS
Aux Etats-Unis, en Europe et dans certains pays africains cette technique a évolué
vers la chirurgie robotique, apparue au milieu des années 1980, la robotique
médicale et chirurgicale n'a cessé depuis de progresser, son développement étant lié
à celui des nouvelles technologies de l'information [3].
Les pays africains ne sont pas restés en marge de cette technique mini-invasive.
Ainsi on peut citer les pays comme Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger, Maroc qui
utilisent la technique avec des fréquences respectives de 14,37% ; 21% ; 2,16% ;
18,4% [5,6,7,8].
Cette technique a été introduite dans notre pays en mars 2001 dans le Service de
chirurgie ‘‘A’’ du CHU du Point G. Le premier symposium de chirurgie
laparoscopique, à l’initiative de la société de chirurgie endoscopique du Mali en
présence des experts venus essentiellement d’Afrique et d’Europe s’est tenu du
07/03/2001 au 09/03/2001. Ainsi l’application de cette technologie a été effective
dans plusieurs centres du pays comme : CHU du Point G (18,99%) [2] ; au CHU du
Gabriel Touré (6%) [9] ; à l’hôpital régional de Kayes (41,67%) [10] et récemment
à l’hôpital régional de Sikasso.
OBJECTIF GENERAL
OBJECTIFS SPECIFIQUES
2.1- DEFINITION :
La coeliochirurgie est une chirurgie effectuée par cœlioscopie. Elle est aussi
appelée chirurgie endoscopique, chirurgie laparoscopique ou encore vidéo
chirurgie.
La cœlioscopie est l’examen visuel direct de la cavité abdominale, préalablement
distendue par un pneumopéritoine, au moyen d’un endoscope introduit à travers la
paroi abdominale. La chirurgie endoscopique permet le diagnostic, l’évaluation
pronostique et le geste thérapeutique s’il est nécessaire. Elle diffère de la chirurgie
classique car : L’œil du chirurgien est remplacé par l’optique et une caméra
miniaturisée dont l’image apparaît sur un moniteur écran.
Les gestes opératoires nécessitent des instruments spécifiques, introduits dans la
cavité abdominale au moyen de trocarts et manipulés par des poignets situés à
l’extérieur de cette cavité.
Le chirurgien est très dépendant du matériel. La défaillance du matériel peut rendre
impossible l’acte opératoire.
2.2- HISTORIQUE : [11 ,12]
En 1806, Philippe BOZZINI (1775-1809), médecin italien réalise le premier
appareillage destiné à l’exploration visuelle des cavités internes.
Dans les années 1970, la laparoscopie est passée de l’exploration simple au geste
thérapeutique (grossesse extra-utérine en 1973 et le kyste de l’ovaire en 19 76
réalisé en France par l’école du professeur BRUHAT).
2.3- L’ENDOBLOC
La table d’opération doit être réglée à une hauteur de 20 cm plus bas qu’en chirurgie
ouverte car le pneumopéritoine élève la paroi d’une quinzaine de centimètres.
7
2.3.3- Le chariot instrumental (colonne de coeliochirurgie) :
Sa préparation est du domaine de l’infirmier de bloc qui doit connaître et maîtriser les
différentes manipulations des équipements. Les chariots d’instruments endoscopiques
sont mobiles afin de pouvoir les positionner en fonction du type d’intervention.
[Link]- L’insufflateur
Une fois le champ opératoire crée, le système de vision permet de visualiser les
organes sur l’écran d’un moniteur. Ce système comprend :
8
Cependant, il existe des optiques de 5mm pour la pédiatrie et des optiques de 1mm
capables d’être glissés directement dans l’aiguille de PALMER, pour éviter les
risques de blessure vasculaire ou intestinale.
L’optique laisse passer la lumière provenant de la source lumineuse et permet à la
caméra de visualiser le contenu de la cavité abdominale.
+ La source de lumière ou fontaine de lumière :
Il en existe deux sortes : une source de lumière à halogène et une source à xénon
(lumière froide).
En fait, toutes les lumières sont relativement chaudes et le xénon peut brûler si
l’optique est laissée longtemps en contact avec l’organe. La puissance de la source
lumineuse est habituellement de 250 watts. Un câble de lumière unit l’optique à la
source de lumière.
Câble optique
Il en existe 2 sortes :
→Les câbles à fibres optique (fibre de verre), souples et stérilisables à la vapeur. Les
fibres sont fragiles et peuvent se rompre, lors des efforts de torsion ou d’enroulement
entraînant alors un risque de surchauffe, et une baisse de la qualité de l’image.
→Les câbles à fluides (gel optique), plus lumineux mais moins souples, ont
l’avantage de filtrer les infrarouges et de mieux respecter le spectre colorimétrique.
Ils sont également fragiles et craignent les chocs.
Les câbles optiques véhiculent la lumière grâce à la réfraction lumineuse à l’intérieur
des fibres.
+ La caméra :
Il s’agit d’une caméra avec boîtier de commande, munie de capteurs qui permettent
de changer les photons en signal visible sur un moniteur de télévision. Une caméra
peut avoir un seul capteur (mono CCD) ou trois capteurs (tri CCD).
9
+ Le moniteur :
Elément important de la chaîne de vision, il doit être capable de restituer toutes les
qualités de résolution de la caméra (nombre de lignes horizontales du moniteur égal
au nombre de lignes fournies par la caméra).
+ Le matériel d’enregistrement :
On utilise habituellement un standard PAL ou plus rarement SECAM.
[Link]- Le système de lavage aspiration [13]
Ce système est important en vidéo chirurgie, car l’eau sous forme de liquide
physiologique stérile, de sérum salé ou RINGER lactate, assure six objectifs :
Le lavage du champ opératoire : ce geste dilue les caillots sanguins et les solutions de
forte densité aux fins d’aspiration. Le lavage améliore aussi la clarté de vision de
l’optique.
L’eau peut être électriquement chauffée à 42 - 45°, ceci accélère la formation de
thrombus plaquettaires et de fibrine et contribue ainsi à améliorer la qualité des
hémostases. C’est la thermo hémostase.
L’eau sous pression pénètre certains plans de clivage une fois ouvert et éloigne l’un
de l’autre les deux organes accolés facilitant ainsi les gestes d’adhésiolyse. C’est
l’hydro dissection.
Dans certaines procédures de destruction du péritoine pathologique, que ce soit avec
le laser CO2 ou l’électrocoagulation bipolaire, il est indispensable de protéger les
structures sous-jacentes comme les gros vaisseaux du pelvis, l’uretère et le rectum. Il
faut instiller au-dessous du feuillet péritonéal une certaine quantité d’eau. C’est
l’hydro protection. Une canule unique de 5mm reliée à l’appareil d’aspiration lavage
assure habituellement les deux fonctions : Le lavage peut se faire par gravitation à
partir d’un flacon de sérum physiologique.
10
[Link]- Les trocarts :
L’introduction des instruments dans la cavité abdominale se fait au travers de
trocarts. Ils sont constitués d’un mandrin et d’une canule ou chemise qui reste en
place dans l’orifice crée par le trocart. Il s’agit soit de :
Trocarts à piston facile à stériliser mais pouvant gêner le coulissage des instruments
Trocarts à valves ou clapet plus fragiles.
La pointe de leur mandrin est soit conique, soit pyramidale, soit mousse. Les joints
d’étanchéité en caoutchouc ou en plastique sont destinés à éviter une fuite de gaz
carbonique et doivent être changés régulièrement. Un tube ‘‘réducteur’’ peut être
placé à l’intérieur du trocart de façon à utiliser des instruments de plus petit diamètre
sans risque de fuite de gaz carbonique. La taille des trocarts est conditionnée par le
diamètre des instruments utilisés. Les gros sont de 10-12mm (trocarts de l’optique) ;
5mm (trocarts de travail).
[Link]- Les instruments conventionnels :
Les ciseaux cœlioscopiques : Ils sont fragiles, généralement, munis d’une connexion
mono polaire, la coagulation les porte à une haute température et est responsable de
leur émoussage plus rapide. Il existe plusieurs formes de ciseaux (droits, courbes et
perroquets).
11
pinces à griffes, des pinces clips, des pinces à fenêtres pour la manipulation des anses
intestinales comme les pinces de Babcock, des pinces à extraction, des pinces à
biopsie, des pinces à suture mécanique, des dissecteurs, des portes aiguilles. Les
pinces sont rotatives avec poignée pistolet ou linéaire.
12
2.4.3- Placement des opérateurs
Il dépend des indications et des habitudes.
Cependant les principes généraux restent les mêmes. Le moniteur est toujours placé
dans l’axe de vision de l’opérateur. Un deuxième moniteur peut être placé pour
l’aide.
Dans les interventions portant sur l’étage sus méso colique et en particulier pour la
cholécystectomie, l’opérateur se place entre les jambes ou à gauche du patient. Le
premier aide est à gauche. Son rôle est capital. Il est appelé à manipuler les pinces à
préhension et parfois à prendre en charge l’optique. Le second aide se trouve à la
droite du patient.
Dans les interventions portant sur l’étage pelvien (sous-méso colique), l’opérateur est
placé à l’opposé de la région à opérer. Ainsi, en cas d’exploration de la fosse iliaque
droite, l’opérateur est à gauche du patient, ce qui donne une bonne vision de l’annexe
droite et du cœcum. Le moniteur de vidéo chirurgie est placé au pied du malade.
13
Phase préopératoire : elle permet d’évaluer l’état général du malade. Chez les
sujets sains (ASAI ou II) sans antécédents respiratoire ou cardiovasculaire, ne
présentant aucune des contre-indications classiques de la technique
La phase peropératoire : les impératifs anesthésiques cœlioscopiques sont :
La mise en place d’une sonde naso-gastrique : Elle permet d’éliminer une
distension gastrique provoquée par la ventilation au masque.
La ventilation après intubation trachéale : on peut pratiquer une hyperventilation
chez certains patients pour lutter contre la survenue d’une hypercapnie. La
surveillance est clinique (survenue d’un emphysème sous cutané) et para clinique
(pression d’insufflation du respirateur).
La curarisation : elle doit être optimale et stable afin d’obtenir une excellente
profondeur du champ chirurgical sans avoir recours à des pressions d’insufflation
péritonéale élevées.
Le contrôle de la pression intra abdominale : elle ne doit pas dépasser 15 mm
Hg. La pression optimale se situe autour de 12 mm Hg
La vidange vésicale : indispensable pour la cœlioscopie sous- ombilicale. Une
sonde vésicale est mise en place et retirée immédiatement après l’intervention.
Le monitorage : le monitorage cardiaque n’a rien de spécifique (monitorage
cardiaque avec scope, prise de la pression artérielle, oxymétrie du pouls).
Un neuro-stimulateur pour monitorage de la curarisation s’avère très utile.
Le choix des drogues : plusieurs produits peuvent être utilisés comme le propofol
qui diminue la fréquence des vomissements post-opératoire. L’isoflurane est un
halogène qui prévient le mieux les troubles du rythme induit par l’hypocapnie.
• La phase post-opératoire : le réveil doit être calme et progressif. Le patient est
conduit souvent en salle de réveil après une reprise légère de conscience.
14
• L’analgésie : la douleur post-opératoire est essentiellement due au gaz carbonique
résiduel dans la cavité péritonéale. Il s’agit d’une douleur scapulaire droite. Elle
peut persister souvent plus de 48h. Elle est prévenue par une analgésie
peropératoire suffisante et par l’exsufflation la plus complète possible du
pneumopéritoine.
2.4.5- Asepsie et mise en place des champs opératoires
Les capillaires étant sous pression, le malade saigne moins, ce qui permet une
dissection exsangue précise.
15
Une pression de 14 à 15mmHg assure une parfaite hémostase qui dans certains cas
peut être trompeuse. Il peut alors exister un danger de plaie sèche d’un vaisseau
important. Pour cette raison, il semble préférable de travailler à une pression
moyenne de 12mm Hg.
Le gaz carbonique est insufflé dans l’abdomen par l’intermédiaire d’un insufflateur.
C’est un gaz dont la diffusion péritonéale n’entraîne pas d’embolie.
* L‘incision cutanée péri ombilicale doit être plus large que dans la ponction directe.
* La dissection sous cutanée : réalisée aux ciseaux ouverts-fermés, elle doit
découvrir l’aponévrose. Celle-ci est accrochée par une pince de Kocher.
Plusieurs techniques sont possibles :
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* Soit ouverture et section de l’aponévrose après mise en place d’une pince de
Kocher sur les bords. Mise en place d’une bourse de VICRYL 1 sur les berges.
Pour avoir de la valeur, l’ouverture du péritoine doit se faire sous contrôle de la vue.
Les deux écarteurs maintenus par l’assistant permettent un contrôle visuel de qualité.
Une fois le trocart en place, l’insufflation peut être effectuée rapidement à haut débit.
Le gazless laparoscopy :
C’est la création de l’espace opératoire par la suspension de la paroi. Cette procédure
n’utilise pas de gaz carbonique. Elle est peu employée.
Insufflation de CO2
17
Pour ce faire, la meilleure garantie est d’avoir une pression intra abdominale aux
environ de 15 mmHg dès l’introduction du trocart. Cette pression est ramenée à 12 une
fois le trocart introduit.
• Introduction des autres trocarts : ces trocarts opérateurs doivent être mis en place
sous contrôle de la vue. La taille des trocarts et leur positionnement dépendent du type
d’intervention et de l’habitude des opérateurs.
2.4.8- Electrochirurgie :
C’est un moyen efficace et économique pour réaliser une section ou une coagulation
bien maitrisée. Le générateur électrique utilisé possède deux partes distinctes : une
partie mono polaire avec deux sous-groupes coagulation et section, et une partie
bipolaire. Chacun des blocs est indépendant. Ils peuvent fonctionner séparément ou
ensemble.
Dans le mode mono polaire le chirurgien peut contrôler six paramètres : la puissance
électrique, la nature de l’onde électrique (section ou coagulation), la forme de
l’électrode (pointe ou spatule), le temps d’application du courant électrique, la nature
du tissu et la façon d’appliquer l’énergie.
Dans le mode bipolaire les paramètres contrôlables par le chirurgien sont moins
nombreux (la taille de l’électrode, la puissance, le temps d’application, le tissu
concerné).
En chirurgie digestive.
Aujourd’hui, après quelques essais contrôlés, et surtout une expérience acquise, il est
possible de séparer les indications indiscutables, pour lesquelles la cœlioscopie est à
l’évidence un progrès et doit être systématique, des indications plus discutables ou
encore en évaluation, voire des mauvaises indications pour lesquelles aucun bénéfice
de la cœlioscopie n’a pu être démontré par rapport à la classique laparotomie [14].
• La poussée aiguë de glaucome à angle fermé car la pression intra - oculaire varie
dans le même sens que la pression intra – abdominale.
• La grossesse au-delà du premier trimestre.
2.5.3- Limites
• Tout geste qui dure plus de 30mn impose une conversion de la technique en
chirurgie classique.
Les limites liées à certaines pathologies :
• Les cancers
2.6- COMPLICATIONS DE LA COELIOCHIRUGIE
- Le pneumothorax
22
thoracique n’est pas toujours nécessaire. L’exsufflation du pneumopéritoine et la
résorption rapide du gaz carbonique très diffusible peuvent suffire à traiter le
pneumothorax [22].
La survenue d’un pneumothorax impose dans un premier temps d’exsuffler le
pneumopéritoine puis discuter la conversion en laparotomie.
- L’intubation sélective
- Le pneumo médiastin
-L’hypercapnie.
Une hypercapnie difficile à contrôler doit faire suspecter une insufflation extra
péritonéale en CO2.
23
péritonéale de CO2 dont la résorption est alors accrue. L’insufflation intra
abdominale de CO2 dans un viscère creux peut aussi entraîner une hypercapnie
importante.
- Embolies gazeuses
Il s’agit d’un accident malheureusement encore assez souvent mortel. Il peut être
à l’origine de manifestations neurologiques (hémiplégie, cécité…).
Des lésions nerveuses liées à la compression des membres inférieurs par les
sangles de fixation ont été rapportées. Ces complications sont particulièrement à
craindre chez les patients obèses [24].
Le risque théorique de régurgitation serait favorisé par l’augmentation de la
pression intra - abdominale et la position de Trendelenburg.
Les complications liées au terrain
Dans sa phase initiale de développement, la coeliochirurgie était réservé aux
patients de faible risque anesthésique (classe I ou II de l’ASA). Les avantages
potentiels de cette technique en termes de réduction de morbidité post opératoire
la font maintenant proposer à des patients à risque élevé.
24
Cependant, peu d’études rapportent l’expérience de la coeliochirurgie chez des
patients à haut risque (ASA III ou IV) et elles ne concernent que de petits
effectifs. Il est cependant possible d’en tirer plusieurs renseignements : la
cholécystectomie par cœlioscopie peut être menée à bien chez des patients à
haut risque cardiovasculaire mais les variations brutales et fréquentes des
paramètres hémodynamiques (pré et post charge) justifient un monitorage
particulièrement complet (pression artérielle, surveillance des pressions de
remplissage, mesure du débit cardiaque…).
Le risque d’hypercapnie sévère avec acidose difficile à corriger par les moyens
habituels et pouvant même nécessité la conversion en laparotomie est particulier
aux patients porteurs d’affections cardiaques et /ou pulmonaires chroniques.
~L’hémorragie par une plaie vasculaire (lésion de l’aorte, de la veine cave, des
vaisseaux épigastriques) par l’introduction « aveugle » de l’aiguille
d’insufflation et des trocarts.
25
Au moment des temps non aveugles ce sont l’hémorragie par dissection des
pédicules vasculaires, l’électrocoagulation d’un viscère ou d’un tissu par
diffusion du courant mono polaire. La lésion peut passer inaperçu dans un
premier temps, puis la nécrose s’installe entraînant une péritonite ou une
hémorragie secondaire.
26
2.7- AVANTAGES ET INCONVENIANTS [13].
Pour le patient :
Les profits de cette façon d’opérer reviennent avant tout au patient. Un seul
terme résume les bienfaits de cette nouvelle chirurgie : économie.
Économie de cicatrice : chirurgie esthétique
Économie de douleurs : chirurgie confortable par absence d’ouverture
pariétale. Moindre douleur post opératoire
Économie de séjour hospitalier : chirurgie plus ambulatoire, le séjour moyen
étant de deux jours.
Économie de la période de convalescence : chirurgie ‘‘sociale’’
professionnelle, familiale, personnelle.
Économie financière : chirurgie économique.
Si l’on veut bien considérer que l’hospitalisation est le poste qui grève le plus
lourdement l’ensemble de la facture des soins chirurgicaux, la coeliochirurgie
apporte un allègement de plus du tiers.
Pour le chirurgien :
Pour l’anesthésiste
Le lever précoce des patients même après des gestes longs et difficiles permet
de diminuer le risque thromboembolique.
L’absence de traumatisme viscéral autorise une reprise de transit intestinale
rapide. Une réalimentation dès le lendemain de l’intervention est possible.
27
Diminution des complications infectieuses
Absence de déperdition thermique et de spoliation hydroélectrique par
exposition du péritoine et des anses grêles à l’atmosphère, mais conservation de
l’homéostasie par infusion permanente de sérum physiologique chaud (45°).
28
3- METHODOLOGIE :
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Composé de quatre (04) Professeurs titulaires dont un (01) chef de service ;
trois (03) maîtres assistants ; huit (08) chirurgiens praticiens hospitaliers. A cette
liste s’ajoutent le personnel infirmier et deux (02) techniciens de surface.
-Le personnel non permanent :
Comprenant les médecins stagiaires, les médecins en formation de DES, les
thésards, les étudiants en médecine ou d’infirmière.
- Les activités sont les suivantes :
-le staff : tous les jours ouvrables, le matin à 7h45mn ;
-La visite : tous les jours ouvrables après le staff du matin ;
-Les consultations externes du lundi au vendredi après la visite ;
-Les interventions chirurgicales à froid : lundi, mardi, mercredi et jeudi ;
-Un staff de programme opératoire tous les jeudis à 13h ;
-Les soins aux malades hospitalisés : effectués tous les jours.
Par ailleurs il faut noter la tenue d’un staff hebdomadaire, les vendredis à 8h,
auquel participent toutes les spécialités chirurgicales et les services d’anesthésie
et réanimation.
3.2- Type d’étude et période d’étude :
Il s’agissait d’une étude rétrospective et prospective qui s’est déroulée de
novembre 2016 à décembre 2018.
La phase rétrospective s’est déroulée de novembre 2016 à octobre 2017 et la
phase prospective de novembre 2017 à décembre 2018.
3.3- Patients :
Tous les patients qui ont été hospitalisés et opérés par voie coelioscopique.
-Critères d’inclusion :
Tous les patients opérés par coeliochirurgie pour pathologies digestives avec ou
sans conversion ont été inclus dans l’étude.
-Critères de non inclusion :
Les patients opérés par coeliochirurgie pour pathologies gynécologiques n’ont
pas été inclus dans l’étude.
30
3.4- Support des données :
Les patients de notre étude ont été colligés en fonction des données
sociodémographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives.
Le recueil des données émanait principalement :
-Des dossiers des malades opérés
-Des registres de consultation et d’hospitalisation
-Des registres consignant les comptes rendus-opératoires
-Des dossiers de consultation pré anesthésique
-Des fiches de compte rendu d’anesthésie
-Des fiches d’enquête individuelle
3.5- Ethique :
Avant chaque intervention, une période d’information du patient et /ou de sa
famille a été systématiquement effectuée. Elle portait essentiellement sur le
diagnostic opératoire, le geste opératoire, le bénéfice attendu et éventuellement
la possibilité d’une conversion à la chirurgie conventionnelle.
3.6- Matériel coeliochirurgical du service
Matériel à pneumopéritoine :
▪Aiguille de VERRES ou de PALMER de 120mm disposant d’un
mécanisme de sécurité.
▪Insufflateur automatique à contrôle de pression et débit variable, fixé
par l’opérateur (lent, modéré ou rapide).
▪Obus de CO2 d’une capacité de 2 à 8 litres.
Matériel d’aspiration lavage par l’intermédiaire d’une canule de lavage
de 5mm.
Bistouri électrique mono et bipolaire
Matériel optique de marque STORZ comprenant :
▪ Une optique à 0 degré ▪Un tube de 10mm sur 33cm de long
▪Câbles flexibles à gel optique.
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▪Source de lumière froide propre provenant d’une lampe à xénon.
▪Camera Télecom mono CCD = 250 000 pixels.
▪Moniteur STORZ de dimension 51cm (taille en diagonale).
Magnétoscope marque TOSHIBA avec lecteur NTSC/ réglage auto
avec standard PAL SECAM.
Trocarts :
▪Usage multiple en acier.
▪Usage unique avec système de sécurité.
▪Une boite contenant des trocarts de 10mm et de 5mm.
Instruments chirurgicaux :
▪Pince à préhension, fenêtrée atomatique de 5cm.
▪Ciseaux coagulateurs mono polaires.
▪Pinces bipolaires (pour hémostase précise).
▪Pince à clips.
▪Pince de Babcock.
▪Système d’aspiration-lavage de type crépine (fonction écarteur).
La stérilisation du matériel était réalisée avec 2 produits désinfectants :
־Hexanios G+R (polyhexamide de didecydimethyl amonium). Il est dilué à
0,5% et a une durée de contact de 15 min.
־Sporadyne 2% (glutanoldehyde 2% en milieu pur) le temps de contact était de
20 min.
Le matériel est stérilisé à l’aide du steranios 2% (solution de glutaroldehyde 2%
tamponné à pH 6 en présence d’un catalyseur) pendant une heure. Il est ensuite
rincé avec du sérum salé stérile.
3.7- Procédure de coeliochirurgie du service :
Installation du patient sur la table coeliochirugicale en décubitus
dorsal ;
Sous anesthésie générale, préparation cutanée, badigeonnage puis
champage ;
32
Open coelio péri ombilicale et mise en place d’un trocart PALMER de
10 mm sous contrôle visuel puis création du pneumopéritoine ;
Exploration avec la caméra ;
Mise en place des autres trocarts sous la vision dont leur nombre et leur
siège dépendent des pathologies en cause ;
Après le geste chirurgical et hémostase satisfaisante, retrait des trocarts
puis exsufflation ;
Fermeture des orifices des trocarts et pansement.
NB : On utilise ENDOLOOP et sac d’extraction au cours des appendicectomies
dans le but de faire l’appendicectomie IN.
Par contre CLIPS et sac d’extraction sont utilisés au cours des
cholécystectomies.
3.8- Thérapeutique
La thérapie dépend des indications coeliochirurgicales :
L’antibioprophylaxie pour toutes indications,
L’antibiothérapie pour les abcès, les cholécystites aigues et les péritonites,
L’analgésie en fonction de l’Echelle Visuelle d’Analogie (EVA) : soit mono
antalgique ou bi antalgique.
3.9- Gestion des données :
L’analyse des données a été effectuée sur les logiciels Excel 2010 pour
Windows, Epi info version 6.4 et 7.1 ; le test statistique utilisé pour la
comparaison des données a été le khi carré avec un seuil de signification p<0,05.
La saisie, le traitement de texte ont été faits par Microsoft Windows version
2010.
33
4- RESULTATS
30 4.1.1-
25
25
20
20 19
15 14 14
12
10
7
0
[10-20] [21-30] [31-40] [41-50] [51-60] [61-70] [≥ 71]
Tranches d’âge
Figure n°1 : Tranches d’âge des patients opérés pour pathologies digestives
par coeliochirurgie
34
L’âge moyen était de 40,71±17,74 ans avec des extrêmes de 13 ans et 84 ans. La
tranche d’âge prédominante était celle comprise entre 21 ans et 30 ans avec une
fréquence de 22,2% (25 cas).
Figure n°2 : Sexe des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
Le sexe féminin était prédominant avec un taux de 55% (61 cas) et un sex-
ratio de 0,81.
Tableau I : Provenance des patients opérés pour pathologies digestives par
coeliochirurgie
35
La majorité de nos patients résidait à Bamako avec 77,5%(86 cas) suivi de Gao
et Koulikoro avec respectivement 5,4%(6 cas) et 5,4%(6 cas).
Mauritanienne 1 0,9
Congolaise 1 0,9
36
Tableau IV : Catégorie d’hospitalisation des patients opérés pour
pathologies digestives par coeliochirurgie
La 2ième catégorie prédominait avec un taux de 71,2% (79 cas) suivie de la 1ère
avec un taux de 21,6% (24 cas).
37
Etat nutritionnel Effectif Pourcentage
Maigreur [16,5 à 18,5[ 1 0,9
Poids normal [18,5 à 25[ 71 64
Surpoids [25 à 30[ 24 21,6
Obésité modérée [30 à 35[ 12 10,8
Obésité morbide [≥35] 3 2,7
Total 111 100
Nos patients avaient un indice de masse corporelle normal avec un taux de 64%
(71 cas).
L’indice de performance OMS1 était le plus fréquent avec un taux de 85,6% (95
cas).
38
En 26 mois 1330 interventions digestives ont été réalisées, 133 de
coeliochirurgies dont 111 pour pathologies digestives par coeliochirurgie.
16,50 %
83,50 %
Digestive Gynécologique
39
Années
Pourcentage
120,00%
100,00%
100,00%
80,00%
60,00%
47,30% 48,90%
40,00%
20,00%
3,80%
0,00%
2016 2017 2018 TOTAL
36,00 %
64,00 %
Urgente Programmée
Les urgences ont été les conditions de réalisation de coeliochirurgie les plus
représentés avec 64%(71 cas).
40
Tableau VIII : But de la coeliochirurgie
Dans notre étude la coeliochirurgie était réalisée à but thérapeutique dans 93,7%.
41
Tableau IX : Pathologies digestives opérées par coeliochirurgie
Coelio-exploratrice 4 3,6
Péritonites 2 1,8
appendiculaire
42
Tableau X : Gestes thérapeutiques réalisés par coelioscopie
43
Moins de 30 1 0,9
31-60 41 36,9
61-90 50 45,1
91-120 6 5,4
121-150 9 8,1
Plus 150 4 3,6
Total 111 100
44
Tableau XV : Pathologies digestives par coeliochirurgie et conversions
45
Tableau XVII : Durée d’hospitalisation postopératoire en jours des patients
opérés pour pathologies digestives par coeliochirurgie
Moins de 4 90 81,1
4-6 15 13,5
7-10 3 2,7
Plus de 10 3 2,7
46
Traitement de 5,6 5,53 2 15
péritonites
Le séjour hospitalier était plus court dans les appendicectomie (1,64 jours) mais
plus long dans le traitement des péritonites (5,6 jours).
Décès 2 1,8
47
Total 111 100
Il y’a eu une récidive d’abcès splénique.
NB : A noter qu’il y’a eu deux (2) cas de décès soit un taux de 1,8%.
Tableau XXI : Délai de reprise de l’activité en jours des patients opérés
pour pathologies digestives par coeliochirurgie
Moins de 10 63 56,8
11-20 37 33,3
21-30 6 5,4
31 et plus 3 2,7
NB : A noter que les cas de conversions et reprises n’ont pas été pris en compte.
48
Le coût moyen direct de la prise en charge a été de 162872,70 francs CFA avec
un minimal de 96980 francs CFA et un maximal de 172430 francs CFA.
NB : A noter qu’on n’a pas pris en compte l’AMO et que les patients occupaient
la 2ième catégorie d’hospitalisation.
49
Traitement de péritonites 172080
4.2- CHOLECYSTECTOMIE
50
3,40 %
96,60 %
51
Cholécystite aigue 30,40%
52
Durée de l’intervention Effectif Pourcentage
en minutes
<60 12 21,4
61-120 36 64,3
121-180 8 14,3
Total 56 100
53
Hémorragie 1 16,7
peropératoire
Bistouri électrique et 1 16,7
aspiration non
fonctionnels
Difficultés de 4 66,6
progression :
adhérences
Total 6 100
54
Tableau XXX : Type de complications de cholécystectomie
55
4.3- APPENDICECTOMIE
56
23,10 %
76,90 %
57
Total 31 100
58
Total 31 100
Suites opératoires
4.4- PERITONITES
59
Rupture d’abcès du foie 7 63,6
Total 11 100
Les péritonites par rupture d’abcès du foie prédominaient avec un taux de 63,6%
(7 cas) suivies de péritonites appendiculaires et par perforation gastrique avec
18,2% (2 cas) chacune.
<60 2 18,2
61-120 6 54,5
121-180 3 27,3
Total 11 100
Moins de 4 3 27,3
60
4-6 5 45,4
7-10 1 9,1
Plus de 10 2 18,2
Total 11 100
61
Compliquées 1 9,1
Simples 10 90,9
Total 11 100
5- COMMENTAIRES ET DISCUSSION
62
Nous avons mené une étude en deux phases (rétrospective et prospective) se
déroulant de novembre 2016 à décembre 2018 dans le but de recruter le
maximum de patients et d’avoir un recul conséquent sur leur suivi.
La phase rétrospective s’est déroulée de novembre 2016 à octobre 2017 et a
concerné 68 patients.
Pendant cette phase les caractéristiques sociodémographiques, cliniques,
paracliniques, thérapeutiques et évolutives ont été étudiées.
Le point faible de cette phase a été :
Le manque de certaines données des dossiers.
La phase prospective de novembre 2017 à décembre 2018 et a concerné 65
patients.
Nous avons participé à la prise en charge de ces patients depuis leur admission
au service jusqu’à leur sortie et leur suivi à domicile et à la consultation externe
ce qui nous a permis de recueillir des informations nécessaires à l’obtention de
nos objectifs et la prise en compte de certains consommables à l’AMO
constituants ainsi les points forts de cette phase.
Comme points faibles de cette phase :
La difficulté d’organisation de coeliochirurgie en urgences.
Le coût élevé de certains consommables coeliochirurgicaux et non pris en
compte par l’AMO.
L’indifférence entre le coût de séjour hospitalier de la coeliochirurgie et de la
chirurgie classique (car les patients payent un intervalle de jours et non le
nombre de jours d’hospitalisation).
63
L’approche coelioscopique dans les pathologies digestives a commencé à
s’imposer depuis le succès de la première cholécystectomie [7].
Cette fréquence est supérieure à celles enregistrées dans les séries maliennes
[26] (32%) ; et camerounaise [28] (29%) mais inférieure à celle de la série
marocaine [27] (99%) avec p<0,05.
Cette supériorité par rapport aux séries malienne [26] et camerounaise [28]
pourrait s’expliquer par la spécialité de notre service en pathologies digestives et
surtout leurs vocations à se focaliser surtout sur les pathologies digestives d’une
part et la participation élevée des cas gynécologiques dans les séries malienne et
camerounaise.
Par contre l’infériorité par rapport à la série marocaine [27] s’expliquerait par
leur étude consacrée uniquement sur les urgences viscérales et leur période
d’étude longue.
64
Par ailleurs, il n’existe pas de différence avec la série sénégalaise [29] (85,4%)
avec p>0,05.
Nous avons opéré 8,3% de nos patients par voie coelioscopique, ce taux est
considéré comme acceptable dans nos conditions d’utilisation de coelioscopie.
Cette supériorité par rapport à la série nigérienne [7] pourrait s’expliquer par
l’évolution rapide de notre courbe d’apprentissage.
L’infériorité par apport à la série marocaine [8] s’expliquerait par leur champ
d’indication plus large pour coeliochirurgie.
Mais ce taux n’est pas différent à celui rapporté par FEMORY [26] au Mali
avec 6,8% (p>0,05).
65
La coelioscopie en urgence voit ses indications s’élargir de jour en jour avec des
taux de précisions diagnostiques et thérapeutiques élevés [7].
La prise en charge des urgences par laparoscopie reste de plus en plus pratiquée
dans notre contexte.
Cette supériorité par rapport à la série Burkinabé [31] pourrait s’expliquer par le
taux élevé de prise en charge laparoscopique des urgences dans notre contexte.
66
d’autre part par l’insuffisance de ressources humaines et la difficulté
d’organisation de la coeliochirurgie en urgences dans notre service.
5.1- CHOLECYSTECTOMIE
67
digestive e
ABDELKARIM 94 56 59,6 0,1910
Maroc 2018[27]
N=95
BONKOUNGOU 98 68 69 0,0054
Burkina 2013[31]
N=98
WILLY Congo 70 4 5,7 0,0001
2015[30] N=75
HAITHEM 137 50 36,5 0,0271
Tunisie 2017[33]
N=137
Notre étude 111 56 50,5
Cette fréquence est supérieure à celles des séries de WILLY [30] au Congo
(5,7%) ; de HAITHEM [33] en Tunisie (36,5%) mais inférieure à celle de
BONKOUNGOU [31] au Burkina Faso (69%) avec p<0,05.
Cette supériorité par rapport aux séries congolaise [30] et tunisienne [33]
s’expliquerait par la faible taille de leur échantillon.
Par contre l’infériorité par rapport à la série Burkinabé [31] s’expliquerait par la
période d’enquête longue de la série Burkinabé.
68
complications [34] mais aussi la courbe d’apprentissage (une main bien
entrainée, exécute plus rapidement les gestes).
69
BRAY Tchad 1 4,5 0,3413
2015 [38] N=22
ADISA Nigeria 1 4,1 0,3413
2011[35] N=24
ROBERTA Italie 1 2,3 0,6893
2012[39] N=43
SANGARE Mali 19 5,5 0,2223
2015[40] N=340
DOUAE Maroc 5 2,4 0,8184
2018[41] N=208
Notre étude 1 1,7
Dans notre étude nous avons enregistré un seul incident soit une fréquence de
1,7%. Cette fréquence ne diffère pas avec celles de tous les auteurs du tableau
ci-dessus avec p>0,05. Cette similarité s’expliquerait par l’utilisation de l’open
laparoscopy dans notre contexte.
Tableau XLV : Complications postopératoires de cholécystectomie et
auteurs
70
La fréquence des complications postopératoires a été de 3,5% dans notre étude.
Il existe une concordance avec celles des auteurs du tableau ci-dessus avec
respectivement 9% ; 3% ; 3,2% et 5,8% [38 ;31 ;7 ;42] sans différence
statistiquement significative avec p>0,05.
En effet nous pouvons dire que cette similarité peut être liée à la courbe
d’apprentissage dans notre contexte.
La conversion ne doit pas être perçue comme un échec mais comme une
décision sage permettant de minimiser les complications peropératoires.
Cette décision doit être rapidement prise, car retardée au-delà de 50 minutes elle
aggrave la morbidité peropératoire, notamment respiratoire [11].
71
Notre étude 10,7
Cette supériorité par rapport à la série saoudienne [43] pourrait être liée à la
grande expérience de l’équipe saoudienne.
Cependant elle ne diffère pas avec celles de BRAY [38] au Tchad ; SANGARE
[40] au Mali ; BONKOUNGOU [31] au Burkina et DOUAE [41] au Maroc
avec respectivement 4,5% ; 5,3% ; 10,2% et 3,3% (p>0,05).
72
p>0,05. Cette concordance s’expliquerait par le faible taux de morbidité dans
notre contexte.
5.2- APPENDICECTOMIE
73
Cette fréquence est inférieure à celles rapportées par WILLY [30] au Congo et
de GUERCIO [45] en Italie avec respectivement 68,6% ; 63% (p<0,05).
Cette infériorité par rapport aux séries congolaise [30] et italienne [45] pourrait
s’expliquer par la difficulté d’organisation de la coelioscopie en urgence dans
notre service lié à plusieurs facteurs.
La durée opératoire plus longue, l’un des critères le plus souvent cité par les
études comme un désavantage de la laparoscopie a contribué à freiner sa
généralisation dans les services de chirurgie [46].
74
Cette supériorité par rapport à la série pakistanienne [49] pourrait s’expliquer
par la grande expérience pakistanienne en coeliochirurgie.
La conversion ne doit pas être perçue comme un échec mais comme une
décision sage permettant de minimiser les complications per opératoires.
75
Les complications dans les appendicectomies laparoscopiques sont rares.
76
Auteurs Durée d’hospitalisation P
en jours
SEKO Mali 2013[50] 2 0,6893
N=150
THIAM Sénégal 2 0,6893
2015[44] N=127
BONKOUNGOU 3 0,5000
Burkina 2013[31] N=98
FAJRI Maroc 2018[53] 3 0,5000
N=10
ABDELKARIM Maroc 2,32 0,4722
2018[27] N=31
Notre étude 1,64
77
Auteurs Effectif Effectif de Pourcentage P
coelio- péritonites
digestive sous
coelioscopie
ABDELKARIM 94 4 4,2 0,1213
Maroc 2018[27]
N=95
CISSE Sénégal 123 68 55,3 0,0001
2015[29] N=144
CASANELLI 476 36 7,5 0,4119
Côte d’Ivoire
2007[56] N=494
Notre étude 111 11 9,9
La fréquence de péritonites dans notre étude a été 9,9%. Cette fréquence est
inférieure à celle de la série sénégalaise [29] (55,3%) avec p<0,05.
Par ailleurs cette fréquence ne diffère pas avec celles trouvées dans la série
marocaine [27] (4,21%) et ivoirienne [56] (7,5%) avec p>0,05.
78
N=21
AHMED 37 62 10,6 0,2116
ABDEL
Emirates
2017[58]
N=71
NGUYEN 75 63 26,6 0,0439
Vietnam
2018[59]
N=75
Notre étude 11 81,36 35,60
La durée opératoire moyenne dans notre étude a été 81,36 min. Ce résultat est
supérieur statistiquement de celui de NGUYEN [59] au Vietnam (63 mn) avec
p<0,05.
Cette supériorité par rapport à la série vietnamienne [59] pourrait être expliquer
par l’expérience de l’équipe vietnamienne pour coeliochirurgie.
Par contre elle ne diffère pas avec celles de CHUNG [57] en Corée (49,2 mn) et
d’AHMED ABDEL [58] aux Emirates (62 min) avec p>0,05.
Cette concordance pourrait être déduite par la maitrise de la prise en charge des
péritonites tant en chirurgie classique qu’en laparoscopie dans notre contexte.
79
coelioscopie
ABID Tunisie 84 13(15,4) 0,9128
2009[61] N=84
AHMED ABDEL 34 4(11,7) 0,7591
Emirates 2017[58]
N=71
CASANELLI Côte 36 2(5,5) 0,2033
d’Ivoire 2007[56]
N=494
Notre étude 11 1(9,1)
Dans notre étude nous avons enregistré une seule complication postopératoire
(péritonite post opératoire). Ce résultat est inférieur à ceux des séries tunisiennes
et des Emirates avec 15,4% et 11,7% [61 ; 58] mais supérieur à celui de la série
ivoirienne [56] avec 5,5% (p>0,05).
80
AHMED ABDEL 3,6 0,3737
Emirates 2017 [58]
N=71
Notre étude 5,6
Dans notre étude la durée moyenne post opératoire a été 5,6 jours. En fait il y’a
une concordance avec les durées des auteurs du tableau ci-dessus avec p>0,05.
6- CONCLUSION
Les suites opératoires sont bonnes avec très peu de complications et un séjour
hospitalier réduit.
81
Le coût de la coeliochirurgie comparativement à la chirurgie classique reste
élevé.
7- RECOMMANDATIONS
82
La vulgarisation de la technique par la régularité des activités et
l’élargissement des indications.
Le renforcement du compagnonnage pour améliorer la courbe
d’apprentissage pour les jeunes chirurgiens.
La promotion de la coeliochirurgie par des campagnes d’information à
l’endroit du public.
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Maroc 2018.
ILLUSTRATIONS
91
Image n°1 : SALLE DE COELIOCHIRURGIE
92
Image n°2 : COLONNE DE COELIOCHIRURGIE
93
Image n°3 : TABLE DE COELIOCHIRURGIE
94
Image n°4 : APPAREIL D’ANESTHESIE
95
Image n°5 : INSTRUMENTS COELIOSCOPIQUES
96
Image n°6 : VUE DE LA VESICULE BILIAIRE AU COURS D’UNE
CHOLECYSTECTOMIE
97
Image n°7 : PERI HEPATITE
98
Image n°8 : VESICULE BILIAIRE APRES CHOLECYSTECTOMIE
99
Image n°9 : CALCULS BILIAIRES
100
9- ANNEXES
FICHE D’ENQUETE
I. Données administratives
Q1 : N°
Fiche.............................................................................. …………………………
…../ / /
Q3 : N°
Dossier ………………………………………………………………………………………
……………../ / /
Q4 : Nom et
prénom………………………………………………………………………………………
…………..
Q5 :
Age……………………………………………………………………………………………
…………………/ / /
Q7 : Adresse
habituelle……………………………………………………………………………………
…
Q8 : Contact téléphone à
Bamako…………………………………………………………………….
Q9 : Provenance
4 : Ségou 8 : Kidal
Q9a : Si autre à
préciser………………………………………………………………………………………
……
Q10 : Nationalité
101
1 : Malienne 2 : Autres
Q11 : Statu
matrimonial…………………………………………………………………………………
……………..
Q12a : Si autres à
préciser……………………………………………………………………………………….
99 : Indéterminé
Q16 : Date
d’entrée………………………………………………………………………..
…………………./ / / /
102
II. Description du malade
Q20 : Classe ASA
Q21 : Etat
nutritionnel……………………………………………………………………………………
.. Q22 : Indice masse
corporel………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………
……..
…………………………………………………………………………………………………
………...
Q25 : Motif
d’hospitalisation……………………………………………………………………………
………….
Q26: ATCD médicaux
5 : Autres à préciser:
………………………………………………………………………………………….
1 : Oui 2 : Non
103
Si oui ; à préciser a : Laparotomie
b : Coelioscopie
Préciser
l’intervention…………………………………………………………………………………
………………………….
Q28 : ATCD
familiaux………………………………………………………………………………………
………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………..
8 : Constipation / AMG
9 : Autres à
préciser………………………………………………………………………………………
…………………
Q32 : Signes
généraux………………………………………………………………………………………
……..
1 : TA (mmHg) :…/… 2:
Pouls (bts/mn) :…………
5:
Autres…………………………………………………………………………………………
……………………….
104
Q33 : Signes physiques :
………………………………………………………………………………………./ /
6 : Contracture
7 : Autres à
préciser………………………………………………………………………………………
….
B/A : Biologie
Q35 : Rhésus
1 : Positif 2 : Négatif
3 : Forme :
…………………………………………………………………………………………………
…………
Q37 :
Glycémie………………………………………………………………………………………
…………………………..
Q38 :
Créatininémie………………………………………………………………………………
……………………….
Q39 :
Hémoglobine…………………………………………………………………………………
………………………..
B/B : Imagérie
105
Q40 : ASP:
…………………………………………………………………………………………………
…………………../ /
3 : Si anormal, préciser :
……………………………………………………….
Q41 : TDM :
…………………………………………………………… …………………………………/
/
Si anormale, préciser :
…………………………………… …………………………………………………………….
Si anormale, préciser
10 :
Autres…………………………………………………………………………………………
………………………………… Q44 : Diagnostic peropératoire :
…………………………………………………………………………….
106
IV. TRAITEMENT
Q46 : Nature de
l’intervention …………………………………………………………………………..
….../ /
Q48 : Type
d’installation…………………………………………………………………………………
…………
………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………
Q52 : Ventilation
Q53 : Intubation
107
1 : Oui 2 : Non
Q54 : Conversion
1 : Oui 2 : Non
Si oui motif de
conversion…………………………………………………………………………………….
4 : Si autres à
préciser………………………………………………………………………….
1 : Oui 2 : Non
Si oui
lesquelles……………………………………………………………………………………
………………………………
Q57 : Drainage
108
1 : Oui 2 : Non
3 : Autres, à
préciser………………………………………………………………………………………
…..
5 : Autres à
préciser………………………………………………………………………………………
……….
109
V. SUITES POST PORATOIRES
1 : ISO 2 : Hémorragie
3 : Récidives
5 : Autres à
préciser……………………………………………………………………………………
Q67 : Etes- vous satisfait des informations données par l’anesthésiste lors
de la consultation pré anesthésique(CPA)
…………………………………………………………………………………………………/
/
110
Q68 : Pensez-vous que l’accueil qu’avez reçu lors de votre arrivée dans
l’unité
était ..............................................................................................................
..........….../ /
Q70 : Quel est le délai de votre prise en charge (de votre arrivé à l’hôpital
à votre intervention) …………..
…………………………………………………………………………………………………/
/
1 : 24 H 2 : 48 H 3 : 72 H 4 : Autres à
préciser …………………………….
Q72 : Si vous avez eu des douleurs, elles ont été prise en charge de
manière……………………………………………………………………… ………………
………………….…………./ /
111
Q73 : Etes- vous satisfait de la qualité des
cicatrices…........................................................./ /
Q77 : Coût
De J1 d’hospitalisation à l’exéat
112
Q77b : Frais d’hospitalisation (en francs CFA)
………………………………………………………………………….
De l’exéat à J30
113
FICHE SIGNALETIQUE
RESUME
Objectif : Etudier la prise en charge des pathologies digestives par voie
coelioscopique en service de Chirurgie Générale du CHU Gabriel Touré.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétro-prospective incluant les
patients souffrant de pathologies digestives pris en charge par coeliochirurgie
entre novembre 2016 et décembre 2018 dans le service de chirurgie générale du
CHU Gabriel Touré.
Résultats : Il y’avait 111 cas de coeliochirurgie digestive représentant 8,3%
d’intervention de chirurgies digestives. Le sex -ratio a été de 0,81. L’âge moyen
a été de 40,71±17,74 ans. 64% des activités de coeliochirurgie étaient réalisées
en urgence. Les principales indications étaient la cholécystectomie (50,5%),
l’appendicectomie (27,9%), le traitement de péritonites (9,9%), le drainage
d’abcès (8,1%) et la coelio-exploratrice (3,6%). Le taux de conversion était de
7,2%. La durée opératoire moyenne était de 67,52±32,37 mn, elle était plus
courte au cours des coelio-exploratrices (49,5 mn) et plus longue au cours de
traitement des péritonites (81,36 mn). La morbi-mortalité a été de 4,5% (5 cas).
La durée moyenne d’hospitalisation a été de 7±5,08 jours. Le coût direct de la
prise en charge était compris entre 96980 francs CFA et 172430 francs CFA.
Conclusion : La réalisation de la laparoscopie est une procédure sûre avec une
morbidité et une mortalité faible.
Mots clés : coelioscopie, chirurgie, Mali.
114
115
SERMENT D’HIPPOCRATE
En présence des maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant
Admis à l’intérieur des maisons mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés, et mon état ne servira pas à
patient.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Je le Jure !
116