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Résumé de Cours en Automatique

Le cours d'automatique aborde les théories mathématiques liées à la commande des systèmes, en introduisant des concepts clés comme les systèmes asservis, la régulation et l'asservissement. Il couvre également des outils essentiels tels que la transformée de Laplace, l'analyse temporelle et fréquentielle des systèmes linéaires, ainsi que la stabilité et la précision des systèmes asservis. Enfin, le cours se termine par des méthodes de synthèse pour les régulateurs, fournissant une base solide pour la compréhension de l'automatique.

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Résumé de Cours en Automatique

Le cours d'automatique aborde les théories mathématiques liées à la commande des systèmes, en introduisant des concepts clés comme les systèmes asservis, la régulation et l'asservissement. Il couvre également des outils essentiels tels que la transformée de Laplace, l'analyse temporelle et fréquentielle des systèmes linéaires, ainsi que la stabilité et la précision des systèmes asservis. Enfin, le cours se termine par des méthodes de synthèse pour les régulateurs, fournissant une base solide pour la compréhension de l'automatique.

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Résumé de Cours d’Automatique

Étudiant en Génie

4 juin 2025
Table des matières

1 Introduction à l’automatique 3
1.1 Objectifs et définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Notions clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Motivation et esprit du cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2 Transformée de Laplace 5
2.1 Définition et utilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Exemples de transformées usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Propriétés essentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4 Applications pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3 Analyse temporelle des systèmes linéaires 7


3.1 Notion de systèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.2 Fonction de transfert (TF) et réponses temporelles . . . . . . . . . . . . . . 7
3.3 Caractéristiques d’une réponse indicielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.3.1 Type 1 : apériodique (aucune oscillation) . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.3.2 Type 2 : oscillatoire amortie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.4 Systèmes de premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.5 Systèmes de second ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.5.1 Cas ξ ≥ 1 (apériodique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.5.2 Cas 0 < ξ < 1 (oscillatoire amortie) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.6 Éléments de base : proportionnel, intégrateur, dérivateur . . . . . . . . . . 9
3.7 Exercices types (TD) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

4 Analyse fréquentielle des systèmes linéaires 10


4.1 Introduction et portée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.2 Transmittance fréquentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.3 Réponse à une entrée sinusoı̈dale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.4 Diagramme de Bode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.5 Diagrammes asymptotiques des éléments de base . . . . . . . . . . . . . . 11
4.6 Critères fréquentiels et stabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.7 Diagramme de Nyquist (aperçu) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

5 Stabilité des systèmes asservis 12


5.1 Rappel : stabilité d’un système libre (TF) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.2 Systèmes asservis : TF en boucle fermée, équation caractéristique . . . . . 12
5.3 Critères analytiques de stabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.4 Marges de stabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.5 Exemples et exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

1
6 Précision des systèmes asservis 14
6.1 Notion de classe d’un système à retour unitaire . . . . . . . . . . . . . . . 14
6.2 Erreurs statiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
6.3 Relations entre classe et erreurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

7 Synthèse fréquentielle des régulateurs 16


7.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
7.2 Classes de régulateurs usuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
7.3 Méthodes de synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
7.3.1 Méthode de Ziegler–Nichols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
7.3.2 Synthèse IMC (Internal Model Control) . . . . . . . . . . . . . . . . 17
7.3.3 Synthèse fréquentielle (enveloppes de Bode) . . . . . . . . . . . . . 17
7.4 Procédure de synthèse typique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
7.5 Exemple de synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
7.6 Conclusion sur la synthèse fréquentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

2
Chapitre 1

Introduction à l’automatique

1.1 Objectifs et définitions


L’automatique se définit comme l’ensemble des théories mathématiques consacrées à
la commande des systèmes.
Un système asservi (ou système en boucle fermée) regroupe :
— Le processus (à commander) : toute installation physique (chariot, perceuse, etc.).
— L’organe de commande (ou régulateur) : il reçoit la consigne et la mesure de la
sortie et délivre le signal de commande u(t).
— Le capteur : fournit en continu la mesure y(t) de la sortie du processus.

+ / – e(t) u(t) y(t)


y ∗ (t) Organe de commandeProcessus
- - - 6
Mesure de y(t)

Deux fonctions fondamentales :


— Régulation : maintenir y(t) égal à une consigne constante y ∗ malgré les pertur-
bations.
— Poursuite (asservissement) : faire suivre y(t) à une consigne variable y ∗ (t).

1.2 Notions clés


— Signal de consigne y ∗ (t) : ce qu’on souhaite obtenir en sortie.
— Erreur
e(t) = y ∗ (t) − y(t)
Différence entre consigne et sortie.
— Perturbations : toute influence extérieure modifiant y(t) sans passer par u(t).
— Objectif de l’organe de commande : élaborer la loi de commande u(t) pour
amener e(t) vers 0.

3
1.3 Motivation et esprit du cours
— Comprendre comment passer de la description physique d’un processus (équations
différentielles) à une loi de commande garantissant stabilité, précision et perfor-
mance.
— Servir de base pour la suite : étude des transformées de Laplace, analyses tempo-
relle et fréquentielle, critères de stabilité, précision, puis synthèse des régulateurs
(chapitres 2 à 7).

4
Chapitre 2

Transformée de Laplace

2.1 Définition et utilité


Pour toute fonction causale f (t) (nulle pour t < 0), la transformée de Laplace s’écrit :
Z +∞
F (p) = L{f (t)}(p) = f (t) e−pt dt, p ∈ C, ℜ(p) suffisamment grand.
0

Avantage principal : convertir une équation différentielle à coefficients constants en une


équation algébrique en p.

2.2 Exemples de transformées usuelles


— Échelon unité Γ(t) = 1 pour t ≥ 0 :
1
L{Γ(t)}(p) = .
p

— Impulsion de Dirac δ(t) :


L{δ(t)}(p) = 1.
— Exponentielle e−at (a > 0) :
1
L{e−at }(p) = .
p+a
— Rampe t :
1
L{t}(p) = .
p2
— Sinusoı̈de sin(ω0 t) :
ω0
L{sin(ω0 t)}(p) = .
p2 + ω02
— Cosinus cos(ω0 t) :
p
L{cos(ω0 t)}(p) = .
p2 + ω02

5
2.3 Propriétés essentielles
— Linéarité :
L{αf (t) + βg(t)} = αF (p) + βG(p).
— Décalage temporel (translation t 7→ t − τ ) :

L{f (t − τ ) u(t − τ )} = e−τ p F (p).

— Dérivées :

L{f ′ (t)} = p F (p) − f (0), L{f ′′ (t)} = p2 F (p) − p f (0) − f ′ (0), . . .

— Intégrale :
nZ t o 1
L f (τ ) dτ = F (p).
0 p
— Théorèmes valeur initiale/finale :

f (0+ ) = lim p F (p), f (∞) = lim p F (p) (si la limite existe).


p→+∞ p→0

2.4 Applications pratiques


Considérons une équation différentielle linéaire à coefficients constants :
dn y dy dm u du
an n
+ · · · + a 1 + a0 y(t) = b m m
+ · · · + b1 + b0 u(t),
dt dt dt dt
avec conditions initiales nulles. En posant

Y (p) = L{y(t)}, U (p) = L{u(t)},

on obtient l’équation algébrique :

an pn + · · · + a1 p + a0 Y (p) = bm pm + · · · + b1 p + b0 U (p).
 

La fonction de transfert F (p) se définit par :

Y (p) bm p m + · · · + b1 p + b0
F (p) = = , (m ≤ n).
U (p) an p n + · · · + a1 p + a0

— Ordre du système : n.
— Zéros : racines du numérateur.
— Pôles : racines du dénominateur.

6
Chapitre 3

Analyse temporelle des systèmes


linéaires

3.1 Notion de systèmes


Un système linéaire mono-variable (une seule entrée u(t) et une seule sortie y(t)) se
modélise généralement par une équation différentielle linéaire à coefficients constants.
Principe de superposition : si u1 (t) 7→ y1 (t) et u2 (t) 7→ y2 (t), alors pour toute
combinaison linéaire k1 u1 (t) + k2 u2 (t), la sortie est k1 y1 (t) + k2 y2 (t).

3.2 Fonction de transfert (TF) et réponses tempo-


relles
À conditions initiales nulles, la TF est

Y (p)
F (p) = ,
U (p)

ce qui ne dépend pas de l’entrée spécifique. Si l’on applique une impulsion de Dirac
u(t) = δ(t) alors U (p) = 1 et la TF F (p) est la transformée de Laplace de la réponse
impulsionnelle h(t).
La réponse indicielle (ou réponse à un échelon unité u(t) = Γ(t)) se déduit en multi-
pliant F (p) par 1/p puis en calculant l’anti-transformée.

3.3 Caractéristiques d’une réponse indicielle


3.3.1 Type 1 : apériodique (aucune oscillation)
— Temps de montée tm : temps pour passer de 10% à 90% de la valeur finale y∞ .
— Temps de réponse à 5% tr : premier instant tel que

y(t) − y∞ ≤ 0,05 y∞ ∀ t ≥ tr .

— Rapidité : plus tm et tr sont petits, plus le système est rapide.

7
3.3.2 Type 2 : oscillatoire amortie
— Dépassement ∆ = ymax − y∞ , pourcentage de dépassement

D= × 100%.
y∞
— Taux d’amortissement ξ, pulsation propre ω0 (ci-dessous).

3.4 Systèmes de premier ordre


Soit
k
F (p) = , k = gain statique, τ = constante de temps.
1+τp
— Réponse indicielle (échelon unitaire) :
y(t) = k 1 − e− t/τ , y(0) = 0, y(∞) = k.


— Temps caractéristique :
— tm ≈ 2,2 τ (de 10% à 90%).
— tr ≈ 3 τ (à 5% de la valeur finale).
— Remarque : plus τ est petit, plus le régime transitoire est rapide.

3.5 Systèmes de second ordre


Soit la TF canonique :
k ω02
F (p) = , ξ = coefficient d’amortissement, ω0 = pulsation propre.
p2 + 2 ξ ω0 p + ω02

3.5.1 Cas ξ ≥ 1 (apériodique)


Pôles réels distincts :
y(t) = k A e−p1 t + B e−p2 t ,

pas d’oscillation.

3.5.2 Cas 0 < ξ < 1 (oscillatoire amortie)


p
Pôles complexes conjugués : − ξ ω0 ± j ω0 1 − ξ 2 . La réponse indicielle s’écrit :
 e− ξ ω0 t p
2

y(t) = k 1 − p sin ω0 1 − ξ t + ϕ ,
1 − ξ2
où p 
ϕ = arctan 1 − ξ 2 /ξ .
— Taux d’amortissement en pourcentage :
− √ ξπ
D=e 1−ξ2 × 100%.
— Première pointe (maximum) à
π 2π
t1 = p , T = p .
ω0 1 − ξ 2 ω0 1 − ξ 2
— Pour ξ = √1 , dépassement maximal d’environ 4%.
2

8
3.6 Éléments de base : proportionnel, intégrateur,
dérivateur
— Élément proportionnel (P, ordre 0) :

F (p) = k, q(t) = k u(t).

Réponse instantanée, pas d’évolution dans le temps.


— Intégrateur pur (ordre –1) :

K
F (p) = , réponse indicielle (échelon unité) : y(t) = K t (rampe).
p
Instable au sens ≪ entrée bornée → sortie non bornée ≫.
— Dérivateur pur (ordre +1) :

F (p) = K p.

La réponse indicielle induit une impulsion de Dirac, non réalisable physiquement.


On introduit un dérivateur réel :
Kp
F (p) = , τ ≪ 1,
1+τp
ce qui limite la bande passante.

3.7 Exercices types (TD)


— Modèles de circuits électriques pour dériver la TF d’un système du 1er ou 2e ordre.
— Décomposition en éléments simples pour calcul de réponses indicielle.
— Interprétation graphique de la réponse (temps de montée, dépassement, temps de
réponse).

9
Chapitre 4

Analyse fréquentielle des systèmes


linéaires

4.1 Introduction et portée


L’analyse fréquentielle étudie la réponse en sortie d’un système linéaire à une entrée
sinusoı̈dale
u(t) = Umax sin(ω t).
 
On s’intéresse au module |F (jω)| et à la phase arg F (jω) de la transmittance fréquentielle
F (jω), où F (p) est la TF (voir chapitre 2).

4.2 Transmittance fréquentielle


Si
N (p)
F (p) = ,
D(p)
alors, en posant p = j ω,

N (jω)
= M (ω) ej ϕ(ω) ,
 
F (jω) = M (ω) = F (jω) , ϕ(ω) = arg F (jω) .
D(jω)

4.3 Réponse à une entrée sinusoı̈dale


Pour u(t) = Umax sin(ω t), la sortie (à régime établi) est :
  
y(t) = Ymax sin ω t + ϕ(ω) , Ymax = Umax F (jω) , ϕ(ω) = arg F (jω) .

4.4 Diagramme de Bode


— Diagramme d’amplitude : abscisse log ω, ordonnée

L(ω) = 20 log10 F (jω) (en dB).

— Diagramme de phase : abscisse log ω, ordonnée ϕ(ω) (en degrés).

10
— Principe de composition : si

F (p) = F1 (p) F2 (p) · · · Fn (p),

alors
n
X n
  X  
20 log F (jω) = 20 log Fi (jω) , arg F (jω) = arg Fi (jω) .
i=1 i=1

4.5 Diagrammes asymptotiques des éléments de base


— Proportionnel k : amplitude constante 20 log10 k, phase 0 ◦ .
— Premier ordre
k
F (p) = .
1+T p
1
— Pour ω ≪ : L(ω) ≈ 20 log k, ϕ(ω) ≈ 0 ◦ .
T
1
— À ω = : L = 20 log k − 3 dB, ϕ = −45 ◦ .
T
1
— Pour ω ≫ : L(ω) ≈ 20 log k − 20 log(T ω) (pente −20 dB/déc), ϕ ≈ −90 ◦ ±
T
10 ◦ autour de ω = 1/T .
— Intégrateur 1/(T p) : pente −20 dB/décade, passe par 0 dB à ω = 1/T , phase
constante −90 ◦ .
— Dérivateur T p : pente +20 dB/décade (passe par 0 dB à ω = 1/T ), phase constante
+90 ◦ .
— Second ordre
k ω02
F (p) = 2 .
p + 2 ξ ω0 p + ω02
— Pour ω ≪ ω0 : F (jω) ≈ k, ϕ(ω) ≈ 0 ◦ .
√ p
— Pic de résonance (si ξ < 1/ 2) autour de ω ≈ ω0 1 − 2 ξ 2 .
— Pour ω ≫ ω0 : pente −40 dB/décade, ϕ(ω) → −180 ◦ .

4.6 Critères fréquentiels et stabilité


— Marge de gain ∆G (en dB) : augmentation de gain en boucle  ouverte G0 (jω)
avant perte de stabilité, mesurée à la pulsation où arg G0 (jω) = −180 ◦ .
— Marge de phase ∆ϕ (en degrés) : quantité de déphasage supplémentaire tolérée
avant −180 ◦ , mesurée à la pulsation où G0 (jω) = 1 (0 dB).
— Recommandations pratiques : souvent on vise ∆ϕ ≥ 45 ◦ et ∆G ≥ 10 dB pour
une bonne marge de stabilité.

4.7 Diagramme de Nyquist (aperçu)


Représentation paramétrique du lieu G0 (jω) dans le plan complexe (ℜ, G0 ; ℑ, G0 )
pour ω croissant de 0 à +∞. Le critère de Nyquist (ou critère de Revers) permet de
déterminer la stabilité du système en boucle fermée à partir de l’enroulement autour du
point critique −1 + j 0.

11
Chapitre 5

Stabilité des systèmes asservis

5.1 Rappel : stabilité d’un système libre (TF)


Un système linéaire est :
— Stable si tous les pôles de sa TF F (p) ont leur partie réelle strictement négative
(ℜ(pi ) < 0).
— Instable si au moins un pôle a ℜ(pi ) > 0.
— Marginalement stable si un ou plusieurs pôles sont sur l’axe imaginaire (ℜ(pi ) =
0) sans partie réelle positive (oscillations non amorties).

5.2 Systèmes asservis : TF en boucle fermée, équation


caractéristique
Pour un système asservi à retour unitaire (boucle fermée), avec régulateur C(p) et
processus G(p) :

G0 (p) C(p) G(p)


G0 (p) = C(p) G(p) (boucle ouverte), Gf (p) = = (boucle fermée).
1 + G0 (p) 1 + C(p) G(p)

Les pôles en boucle fermée sont les racines de 1 + G0 (p) = 0 (équation caractéristique).

5.3 Critères analytiques de stabilité


— Critère d’Hurwitz (algébrique) : pour vérifier que tous les zéros du polynôme
an pn + · · · + a1 p + a0 = 0 sont à partie réelle négative, on construit les déterminants
d’Hurwitz Di et on exige ai > 0 et Di > 0.
— Critère de Routh : version tabulaire équivalente au critère d’Hurwitz, adaptée
aux calculs sans construire explicitement les déterminants.
— Critère de Revers (Nyquist simplifié) : tracer le lieu de Nyquist de G0 (jω),
compter les enroulements autour de −1 ; si le tracé laisse le point (−1, 0) à gauche,
alors le système en boucle fermée est stable.

12
5.4 Marges de stabilité
— Marge de gain ∆G (en dB) :

ω180 : arg G0 (jω180 ) = −180 ◦ .


  
∆G = − L ω180 ,

— Marge de phase ∆ϕ (en degrés) :

∆ϕ = 180 ◦ + arg G0 (jω0 dB ) ,


 
ω0 dB : G0 (jω0 dB ) = 1.

— Plus ∆G, ∆ϕ sont grands, plus le système tolère de variations de gain/déphasage


avant instabilité.
— Valeurs pratiques : ∆ϕ ≥ 45 ◦ , ∆G ≥ 10 dB.

5.5 Exemples et exercices


Étude de la stabilité en appliquant les différents critères à des TF données (second
ordre, polynôme du troisième degré, etc.).

13
Chapitre 6

Précision des systèmes asservis

6.1 Notion de classe d’un système à retour unitaire


La classe d’un système en boucle ouverte G0 (p) est le nombre d’intégrations pures
(facteurs 1/p) qu’il contient. Si

G0 (p) = K p−n × termes sans 1/p , n = classe du système.




Exemples :
— G0 (p) = K −→ classe 0.
K
— G0 (p) = −→ classe 1.
p
K
— G0 (p) = 2 −→ classe 2.
p

6.2 Erreurs statiques


Pour un système asservi à retour unitaire, on définit, selon la forme de la consigne,
l’erreur statique en régime permanent :
— Erreur de position (consigne échelon y ∗ (t) = A Γ(t)) :

Ep = lim y ∗ (t) − y(t) .


 
t→∞

— Erreur de traı̂nage (consigne rampe y ∗ (t) = A t Γ(t)) :

Ev = lim y ∗ (t) − y(t) .


 
t→∞

— Erreur d’accélération (consigne parabolique y ∗ (t) = A 2


2
t Γ(t)) :

Ea = lim y ∗ (t) − y(t) .


 
t→∞

14
6.3 Relations entre classe et erreurs
Pour un système de classe n et gain statique K :

Classe Ep (échelon) Ev (rampe) Ea (parabole)


0 ∞ ∞ ∞
1
1 ∞ ∞
K
1
2 0 ∞
K
1
n≥3 0 0 (pour parabolique)
K
— Pour diminuer l’erreur de position, il faut au moins classe 1 ou ajouter un (1/p)
(action intégrale).
— Pour diminuer l’erreur de traı̂nage, il faut au moins classe 2.
— Le gain statique K influe sur la valeur absolue : par exemple, Ep = 1/K si classe
1.

15
Chapitre 7

Synthèse fréquentielle des


régulateurs

7.1 Position du problème


On dispose d’un processus G(p) ; on cherche un régulateur C(p) tel que le système en
boucle fermée satisfasse :
1. Bonne stabilité : marges de gain/phase supérieures aux consignes (par exemple
∆ϕ ≥ 45 ◦ , ∆G ≥ 10 dB).
2. Bonne précision : petite erreur statique (voir chapitre 6).
3. Dynamique admissible : rapidité souhaitée (temps de réponse, limitation du
dépassement).

7.2 Classes de régulateurs usuels


— P (Proportionnel) :
C(p) = Kp .
— PI (Proportionnel-Intégral) :
 1  Ti p + 1
C(p) = Kp 1 + = Kp .
Ti p Ti p

— PD (Proportionnel-Dérivé) :

C(p) = Kp (1 + Td p).

— PID :  1 
C(p) = Kc 1 + + Td p .
Ti p
— Avance de phase, retard de phase : éléments du premier ordre du type (1+T p)
ou (1 + T p)−1 intercalés dans la boucle.

16
7.3 Méthodes de synthèse
7.3.1 Méthode de Ziegler–Nichols
Procédure (essai réactionnel à la consigne) :
1. Augmenter progressivement Kp jusqu’à atteindre soutenues (gain critique Kp cr ).
2. Mesurer la période d’oscillation Tosc .
3. Formules empiriques pour réglages P, PI, PID :
— P : Kp = 0,5 Kp cr .
— PI :
Tosc
Kp = 0,45 Kp cr , Ti = .
1,2
— PID :
Kp = 0,6 Kp cr , Ti = 0,5 Tosc , Td = 0,125 Tosc .

7.3.2 Synthèse IMC (Internal Model Control)


— Choix d’une TF fermée désirée Fd (p), typiquement de premier ordre :
1
Fd (p) = .
1 + τc p
— Calcul de
F (p)
C(p) = d ,
G(p) 1 − Fd (p)
en tenant compte des limitations (phase, amplitude) et d’un éventuel terme de
filtrage pour inverser G(p) (utile si délai ou non-minimal).

7.3.3 Synthèse fréquentielle (enveloppes de Bode)


1. Tracer les diagrammes de G0 (p) = C(p) G(p).
2. Ajuster Kp , Ti , Td pour satisfaire :
— Marges de stabilité (∆G, ∆ϕ).
— Classe / erreur statique.
Rôle de chaque action :
— P seul : augmente la marge de gain, mais conserve une erreur statique.
— PI : annule l’erreur statique de position (classe ≥ 1), sans trop détériorer la marge
de phase si T1i ≪ ωc (où ωc = ω0 dB ).
— PD : améliore la marge de phase et la rapidité, mais ne corrige pas l’erreur statique.
— PID : combine intégration (précision) et dérivation (dynamique, marge de phase).

7.4 Procédure de synthèse typique


 
1. Analyser G(p) et tracer |G(jω)| et arg G(jω) : repérer ω0 dB , ω−180◦ , marges
initiales.
2. Choisir la classe minimale nécessaire pour atteindre l’erreur statique souhaitée
(chapitre 6).

17
3. Placer une action P (Kp ) pour obtenir une marge de phase acceptable (ex.
∆ϕ ≥ 45◦ ).
4. Ajouter une action intégrale (PI) pour annuler l’erreur de position : choisir Ti
tel que T1i ≈ ω10c (intégration peu perturbante à ωc ).
5. Ajouter éventuellement une action dérivée (PD ou PID) pour récupérer la
marge de phase et accélérer la réponse transitoire : choisir Td petit (typiquement
Td ≈ T4i ou selon Ziegler–Nichols).
6. Vérifier en boucle fermée : diagramme de Bode (marges), réponse indicielle
(temps de montée, dépassement), erreur statique. Ajuster de manière itérative.

7.5 Exemple de synthèse


Processus :
1
G(p) =  .
1 + 0,1 p 1 + 0,2 p
1. Choix d’abord de Kp pour ∆ϕ ≥ 45◦ .
1 1 ωc
2. Choix de Ti tel que Ti
≪ ωc (par exemple Ti
≈ 10
).
3. Si la marge de phase restante est insuffisante, ajout de Td .

7.6 Conclusion sur la synthèse fréquentielle


L’approche consiste à combiner judicieusement les actions P, I, D (ou avance/retard
de phase) afin que la boucle ouverte modifiée G0 (p) satisfasse :
— La bande passante cible (rapidité),
— Les marges de stabilité requises,
— La précision (erreur statique minimale ou nulle).
Le choix des constantes se fait à partir de l’interprétation des diagrammes de Bode (points
de croisement 0 dB, –180°), des relations classe/erreur statique, et des règles empiriques
(Ziegler–Nichols, IMC).

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Récapitulatif des formules
essentielles

1. TF d’un système linéaire :


bm p m + · · · + b1 p + b0
F (p) = , m ≤ n.
an p n + · · · + a1 p + a0
2. Réponse indicielle – premier ordre :
k
=⇒ y(t) = k 1 − e− t/τ .

F (p) =
1+τp
3. Réponse indicielle – second ordre :
k ω02  e− ξ ω0 t p 
F (p) = , ξ ∈ (0, 1) =⇒ y(t) = k 1− p sin ω0 1 − ξ 2 t+ϕ ,
p2 + 2 ξ ω0 p + ω02 1 − ξ2
ou, si ξ ≥ 1 :
y(t) = k A e−p1 t + B e−p2 t .


4. Diagrammes de Bode – pentes standard :


— Pôle réel (1 + T p)−1 → pente −20 dB/décade pour ω ≫ 1/T , phase de 0◦
vers −90◦ , −45◦ à ω = 1/T .
— Zéro réel (1 + T p) → pente +20 dB/décade pour ω ≫ 1/T , phase de 0◦ vers
+90◦ , +45◦ à ω = 1/T .
— Intégrateur 1/(T p) → pente −20 dB/décade, phase −90◦ constant.
— Dérivateur T p → pente +20 dB/décade, phase +90◦ constant.
— Second ordre → pente −40 dB/décade pour ω ≫ ω0 , phase de 0◦ vers −180◦ ,
−90◦ à ω = ω0 .
5. Marges de stabilité :
∆G = − 20 log10 G0 (jωϕ=−180◦ ) , ∆ϕ = 180◦ + arg G0 (jω0 dB ) .
 

6. Relations classe – erreurs statiques (boucle unitaire) :


Classe Ep Ev Ea
0 ∞ ∞ ∞
1
1 ∞ ∞
K
1
2 0 ∞
K
1
n≥3 0 0
K

19
7. Régulateur PID général :
 1 
C(p) = Kc 1+ +Td p , Kc = gain proportionnel, Ti = temps intégral, Td = temps dériv
Ti p

20
Liaison entre les chapitres

— Chapitre 1 → Chapitre 2 : introduction conceptuelle de l’asservissement, puis


passage au formalisme de la transformée de Laplace pour obtenir une fonction de
transfert F (p).
— Chapitre 2 → Chapitre 3 : avec la TF en main, on réalise l’analyse temporelle :
réponses transitoires, temps de montée, dépassement, amortissement.
— Chapitre 3 → Chapitre 4 : on complète par l’analyse fréquentielle : réponse
sinusoı̈dale, diagrammes de Bode, marges.
— Chapitre 4 → Chapitre 5 : utilisation des marges (Bode, Nyquist) pour évaluer
la stabilité en boucle fermée.
— Chapitre 5 → Chapitre 6 : une fois la stabilité assurée, on étudie la précision :
relation entre classe et erreur statique.
— Chapitre 6 → Chapitre 7 : conception de régulateurs C(p) (P, PI, PD, PID,
avance/retard) pour garantir stabilité, précision et performances dynamiques.

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