Le but de stage :
Le stage au Centre Technique des Agrumes (CTA) a pour but de se familiariser
avec les méthodes actuelles de lutte biologique en agriculture, notamment celles
approuvées par le ministère de l’Agriculture. Il porte sur l’élevage de ravageurs,
de parasitoïdes et de prédateurs, ainsi que sur l’étude de leurs interactions pour
mettre en place des programmes de lutte efficaces. Le CTA joue aussi un rôle
important dans la détection des maladies et des problèmes agricoles, en
particulier sur les agrumes, et assure la formation et la sensibilisation des
agriculteurs face aux principales difficultés rencontrées sur le terrain.
La lutte biologique : Ceratitis capitata
Introduction :
C’est une mouche appartenant a ordre diptera de famille tephritidae Ce Parmi les
principaux ravageurs des cultures en Tunisie, la mouche méditerranéenne des
fruits Ceratitis capitata, représente une menace sérieuse pour la production
fruitière, notamment pour les agrumes Face à ce fléau, le ministère de
l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a engagé de nombreux
efforts pour établir un système de lutte biologique durable et respectueux de
l’environnement. Ce système presente dans la centre technique des agrumes
vise à cohabiter avec l’insecte en régulant ses populations, plutôt que de
l’éradiquer totalement, ce qui est quasi impossible.
Morphologie générale
Adulte : Taille : 3 à 5 mm Corps brun clair avec des marques noires Ailes
tachetées caractéristiques (jaune, brun et transparent) Yeux composés verts
métalliques
Larve (asticot) : Couleur blanche, sans pattes Se développe à l’intérieur du fruit
Pupe : Stade de transformation, forme ovale brunâtre Généralement dans le sol
ou à proximité du fruit tombé
Cycle biologique
Cycle complet : 3 à 4 semaines En conditions favorables
Élevage de Ceratitis capitata
Pourquoi fait-on l’élevage de Ceratitis capitata ?
L’élevage de Ceratitis en laboratoire ou station spécialisée est essentiel pour
plusieurs raisons mais dans la centre la raison principale est Élevage pour
parasitoïdes Fournir un hôte vivant à des parasitoïdes naturels et utilisés en lutte
biologique Diachasmimorpha longicaudata
L’élevage de Ceratitis capitata en laboratoire peut être divisé en deux grandes
étapes :
Élevage des adultes :
Les adultes sont placés dans une boîte d’élevage. Une face de cette boîte est
couverte d’un tissu à mailles très fines permettant : Le passage de l’oviscapte de
la femelle. La ponte à travers la mèche, sans que les adultes ne s’échappent. Les
œufs sont déposés à travers la mèche et tombent dans un réceptacle contenant
de l’eau placé juste derrière, La boîte comporte également Un trou pour
introduire la nourriture et Léau Un système de remplacement des lots de pupes
pour renouveler les adultes. Les œufs collectés sont ensuite transférés pour la
phase de développement larvaire. Élevage larvaire (développement des œufs
jusqu’aux pupes) Les œufs récoltés sont transférés dans des barquettes ou boîtes
contenant un milieu artificiel nutritif. Ce milieu est souvent composé de : Son de
blé Levure Sucre Eau Autre produit : Agar / Acide benzoïque/ Nipagine On
mélange de la farine de blé avec de la levure, puis on y ajoute un mélange d'eau,
de sucre et autre produit Les larves se développent dans ce milieu pendant 7 à
10 jours. Une fois le développement terminé, les larves quittent le milieu et se
transforment en pupes (nymphes), souvent dans un substrat ou dans le fond de
la boîte. Ces pupes peuvent ensuite être utilisées pour : La production de
nouveaux adultes (cycle fermé d’élevage) L’élevage de parasitoïdes (lutte
biologique) La stérilisation (SIT) gestion des pupes • Les pupes collectées doivent
être réintroduites dans le milieu d’élevage pour maintenir le cycle. • Lors de la
collecte, tout milieu déjà utilisé doit être placé à une température < 0°C pendant
24h pour garantir la destruction des contaminants ou parasites.
Diachasmimorpha longicaudata Introduction et les cycle de parasitoïde et
methode de l’levage de ce parasitoïdes cochenille farineuse (Pseudococcus sp.)
Introduction : L’un des principaux problèmes sanitaires des agrumes est la
cochenille farineuse (Pseudococcus sp.). En raison de la couche protectrice
cireuse qui recouvre son corps, ce ravageur est difficile à contrôler par des
traitements classiques. Cette caractéristique représente un véritable obstacle
pour les agriculteurs. Face à cette contrainte, la lutte biologique apparaît comme
une solution efficace. Elle consiste à utiliser les ennemis naturels du ravageur,
notamment des insectes auxiliaires prédateurs spécifiques de la cochenille. Dans
ce cadre, le Centre Technique des Agrumes (CTA) a mis en place un protocole
technique complet visant à produire ces prédateurs. La première étape de ce
processus est l’élevage des cochenilles elles-mêmes, qui servent de nourriture
aux prédateurs. Élevage de la cochenille farineuse (Pseudococcus sp.) L’élevage
de la cochenille farineuse ne se fait pas directement sur les agrumes, mais sur
une plante hôte alternative : la pomme de terre (Solanum tuberosum). Cette
méthode permet un élevage contrôlé en laboratoire pour la production en masse
de cochenilles destinées à nourrir les prédateurs utilisés en lutte biologique.
Plante hôte utilisée : pomme de terre Au Centre Technique des Agrumes (CTA),
des tubercules de pomme de terre issus du stockage frigorifique sont utilisés. Ces
tubercules subissent un conditionnement spécifique afin de favoriser le
développement des tiges, substrat essentiel pour l’installation des cochenilles.
Préparation des tubercules Acclimatation Les pommes de terre issues du froid
sont soumises à une augmentation progressive de la température pour sortir de
leur dormance. Traitement hormonal : Une pulvérisation d’acide gibbérellique est
appliquée pour stimuler le développement végétatif, notamment la production de
tiges. Les tubercules sont placés dans des conteneurs ou box remplis de sable
humide. L’humidité doit être contrôlée afin d’éviter tout excès d’eau qui
favoriserait les maladies racinaires. L’ensemble est maintenu en chambre
d’élevage, dans un environnement ombragé, bien ventilé et à lumière limitée.
Ces conditions permettent de prévenir les risques de pourriture des tubercules.
Remarque :Les pommes de terre de petit calibre produisent des tiges plus
courtes, ce qui les rend moins intéressantes comme support pour l’élevage de la
cochenille. Après le développement des tiges en bon état, on provoque
l’infestation par le lâcher des cochenilles (issues du dernier cycle d’élevage).
Remarques techniques L’acide gibbérellique est utilisé pour stimuler la
croissance des tiges, facilitant le développement des cochenilles. L’acide indole-
acétique (AIA) ou autres auxines peuvent être utilisés pour favoriser le
développement racinaire. Il faut prévoir un temps de repos après pulvérisation
d’acides pour permettre leur absorption efficace coccinelles prédateur de la
cochenille farineuse
Cryptolaemus montrouzieri Lâcher de coccinelles contre la cochenille farineuse
Cryptolaemus montrouzieri est un type de coccinelle originaire du Mexique. Elle
appartient à l’ordre des Coléoptères et à la famille des Coccinellidae. C’est un
prédateur principal des cochenilles farineuses, notamment sur les agrumes.
Morphologie generale Adulte : Petit insecte (3 à 4 mm) Corps noir avec tête et
bout de l’abdomen brun rouge Aspect velu (ressemble à une coccinelle poilue)
Larve : Plus grande que l’adulte (jusqu’à 13 mm) Couleur blanche, recouverte de
cire Ressemble à une cochenille farineuse (imitation pour se camoufler) Œuf :
Très petit (environ 0,7 mm) Allongé, de couleur jaune Pondu près des cochenilles
Nymphe : Fixée sur les feuilles ou tiges Couleur jaunâtre à brune Stade immobile
avant devenir adulte Cycle de vie :
(schéma : cycle de vie de Cryptolaemus montrouzieri cycle de vie )
cochenilles du cactus Dactylopius opuntiae est un insecte de la famille des
Dactylopiidae, communément appelé cochenille du cactus. Il est particulièrement
connu pour son impact sur les figuiers de Barbarie (Opuntia spp.) et ca grande
impact dans la tunsie ce que necessite la action rappide ce pour qoui lafao a
installe et ce fait une programme avecla cta de elvage des cocinelle raahgeur
specifique a ce couchnille , Originaire d’Amérique.
Morphologie générale :
Femelle adulte Forme : ovale, aplatie. Taille : 3 à 5 mm. Couleur : rouge foncé,
recouverte d'une couche blanche cotonneuse. Ailes : absentes. Pattes : petites,
peu visibles. Ne bouge pas (sédentaire). Possède un rostre pour sucer la sève.
Mâle adulte Plus petit et fin. Ailes : présentes (vole). Couleur : rouge clair. Ne
mange pas, vit peu de temps. Sert uniquement à la reproduction. Larves (jeunes
cochenilles) Très petites, rouges, mobiles au début. Se fixent ensuite sur les
raquettes. Commencent à produire de la cire blanche. Cycle de développement
Reproduction : sexuée ou parthénogénétique Deformisme sexuelle entre male et
femelle Les male sont capa ble adeplace et femelle cedentaire Dégâts Succion de
la sève, affaiblissant la plante. Sécrétion de miellat favorisant le développement
de fumagine. Affaiblissement général, dessèchement des raquettes, perte de
productivité. En cas d’infestation sévère, mort de la plante. former des amas
cotonneux blanchâtres très visibles.
Élevage des coccinelles prédatrices Hyperaspis trifurcata En Tunisie, on récolte
les colonies de Cochenille naturellement infestées dans la nature. Ces Cochenille
sont ensuite utilisées directement dans les élevages sans nécessiter au préalable
l’élevage de leurs proies (ravageurs). L’introduction des coccinelles s’effectue
dans un milieu bien contrôlé, similaire aux salles d’élevage des chrysopes. Ces
chambres doivent être équipées de systèmes de ventilation et de contrôle
climatique rigoureux : Température maximale : 25 °C Humidité relative maximale
: 50 % (au-delà de ce seuil, il y a un risque de développement de champignons)
Lâcher et élevage des coccinelles Une certaine quantité de coccinelles a été
relâchée dans une nouvelle cage contenant des raquettes de figuier de Barbarie
infestées par des cochenilles. Cette installation a été maintenue pendant un mois
afin de permettre la reproduction des coccinelles. Durant cette période, des
prélèvements périodiques de coccinelles ont été réalisés à l’aide d’un mini-
aspirateur entomologique. Les individus collectés ont ensuite été comptabilisés
et utilisés dans le cadre des essais de lutte biologique. Détection et conseil
phytosanitaire En plus de sa mission principale d’accompagnement des
agriculteurs, la Cellule Territoriale d’Animation (CTA) joue un rôle essentiel dans
la détection des maladies et ravageurs affectant les cultures, notamment les
agrumes. Elle fournit aux agriculteurs les informations nécessaires pour
préserver la santé des plantes et améliorer leur productivité. Parmi les tâches
spécifiques réalisées, on peut citer l’analyse d’échantillons apportés par les
agriculteurs. Par exemple, des feuilles suspectes prélevées le 26 mai 2025 dans
un verger à Béni Khalled ont été soumises à la CTA pour observation, dans le but
de détecter la présence éventuelle d’acariens ou du pou rouge. Après analyse, la
présence de pou rouge a été confirmée dans les échantillons. En conséquence, la
CTA a conseillé à l’agriculteur de prendre des mesures préventives et de lutte
adaptées, contribuant ainsi à une gestion efficace des ravageurs et à la
protection de la culture.