Formation sur la lutte incendie et évacuation
Formation sur la lutte incendie et évacuation
et évacuation»
«Statistiques des Incendies
«Dispositions réglementaires
«Les partenaires de la
prévention et leur rôle
«Les causes les plus
fréquentes d’incendie
«Que faire en cas d’accident ?
«Démarche globale
de prévention incendie
«La combustion
«Les conséquences
de l’incendie
«Prévenir les risques
d’incendie
«Les grands principes
d’extinction d’un feu
«Les extincteurs
«L’évacuation
«La signalisation
Comment ?
Cette formation (annuelle pour les EPI** et semestrielle pour
les esi***) formule les règles de prévention et de protection
pour éviter l’incendie, agir en cas d’incendie et évacuer en cas
de nécessité.
*Les Etablissements Recevant du Public, les Immeubles de grande hauteur et les
Installations Classées pour la Protection de l’Environnement font l’objet de règles
spécifiques.
**EPI : Equipiers de Première Intervention
***ESI : Equipiers de Seconde Intervention
2
2 «Lutte
Lutte contre
contre l’incendie
l’incendie et évacuation»
et évacuation 3 «Lutte contre l’incendie et évacuation»
«
1 Statistiques des incendies
»Évolution du nombre d’incendies entre 2003 et 2009
» »Les incendies sur le lieu de travail
L'incendie sur le lieu de travail est souvent grave ; il engendre des victimes, parfois des décès,
avec des dégâts importants sur les locaux et le matériel. Un incendie survenu dans un
établissement industriel entraîne souvent sa fermeture (temporaire ou définitive) avec des
conséquences économiques irrémédiables sur l’entreprise : dans près de 70 % des sinistres
l’entreprise disparaît et le personnel se retrouve sans emploi.
IncenDIeS Sur LIeux De travaIL en 2007 frÉquence D’IncenDIeS Par tyPe D’actIvItÉ
l’InrS
Institut national de
Recherche Scientifique
equipier de
Seconde Intervention
Le c.H.S
- coordonne les extinction.
L’inspection du travail Comité d’hygiène et de Sécurité
secours internes.
pour le service public.
Le c.H.S.c.t.
- complète
Comité d’hygiène, de Sécurité, L’ a.c.M.O l’action de l’ePI.
et des Conditions de travail dans
Agent Chargé de la
le secteur privé. - attend l’arrivée des
mise en Œuvre des
règles d’hygiène et secours pour les
de sécurité. guider.
Pompiers
n° Sapeurs pompiers
Le chef d’entreprise
18 en france
112
»L’imprudence,
Les causes humaines
l’ignorance, la malveillance, la négligence technique...
D Projections d’étincelles
E Surchauffe
I Fermentation
J Cause mécanique
»LaLes causes naturelles
foudre, la fermentation (tourbières,...), le soleil (la sécheresse)...
»SurLesles causes industrielles
ouvrages électriques :
• Une installation électrique en mauvais état.
• L'absence de dispositifs de protection (fusibles, disjoncteur).
• L'électricité statique. C
• La projection de particules en fusion (disqueuse, tronçonneuse).
• La production de points chauds (soudures, chaufferettes etc...).
• Le blocage des dispositifs de protection (disjoncteurs, contacteurs).
• La suppression des fusibles et le remplacement H
par des fusibles plus gros ou tout autre
dispositif (pièces en alu, acier, etc...). B
Causes chimiques : I
• mauvaise manipulation de produits G
dangereux.
• mélange entre produits chimiques E
(risque d’explosion).
Causes biologiques : D
• Fermentation dans silo.
• émanation de gaz dues aux animaux. A
• émanation de gaz dues à la putréfaction d’algues.
Causes mécaniques :
• échauffements mécaniques. B
112 SEUROPE
SE
S EC
E CO
COOU
UR
U RS
RSS nombre de victimes, état apparent des victimes,
cause de l'accident (électricité, chute), risques particuliers...
Ca va aller,
Que faire en attendant l'arrivée des secours ? les secours arrivent !
● Couvrir la victime.
● ne lui donner ni à boire ni à manger.
● Lui tenir compagnie, lui parler.
SECOURIR
Il est préférable et souhaitable que les personnes ayant reçu une formation de
Sauveteur Secouriste du Travail
interviennent sur une victime.
Pour les techniques de secours se référer
au manuel mémoforma "Sauveteur Secouriste du travail"
IMPORTANT
La formation d'une personne de l'entreprise au secourisme et obligatoire pour toute
entreprise de plus de 20 personnes (Article R4224-15 du code du travail).
Liquide
OU
Gaz
O2
Solide
- Favoriser l'évacuation des personnes Equipes d'intervention,
et l'intervention des secours Evacuation du personnel.
- Mettre en place les consignes
- Désigner du personnel
- Mettre en place des mesures pour
limiter la propagation, etc. Chaleur Vapeur d’eau Lumière Gaz carbonique Autres gaz
certains
CO 2
peuvent être
toxiques
»effets thermiques
CAS PARTICULIER D’INCENDIE
1 Incendie dans un lieu aéré
“FLASH OVER” Embrasement éclair
»Les effets physiques du feu sur l’environnement ● Entretien régulier des installations électriques et de chauffage.
● En milieu naturel
- Entretenir les massifs boisés :
débroussailler et espacer les
arbres.
- Créer des allées pare-feu. ● De manière générale
- Interdire de faire des feux. Précaution à prendre avec l e matériel électrique :
- Surveiller les zones à risque. - ne pas surcharger les prises électriques.
- ne pas modifier l'installation électrique sans l'avis d'un électricien.
- Installer une signalétique de - Utiliser une rallonge électrique de bonne qualité et ne jamais placer
prévention adaptée. de câbles électriques sous une porte ou un tapis.
- Respecter les interdictions de faire - Utiliser des prises multiples et non pas des dominos.
du feu. - Assurer une circulation d'air suffisante autour du téléviseur.
- Se tenir informé : cartes météos et - Avant de s’absenter, ne pas oublier d’éteindre les appareils
informations sur les risques électriques.
d’incendie : journal, radio, - Débrancher les appareils électriques non utilisés (scie, perceuse, fer à souder...)
télévision. Précaution à prendre avec les produits chimiques :
- Eviter de placer les produits d’entretien et les bombes aérosols près ou sur une source de
chaleur.
- ne pas mélanger des diluants ou des produits réactifs entre eux.
- Prendre soin de manipuler les liquides inflammables dans une pièce bien aérée.
nOte - Stocker les produits inflammables (liquides, gaz ou aérosols) en quantité réduite, en
TRAVAUx PAR POINT CHAUD ET PERMIS DE FEU : Le permis de feu est obligatoire ; il est établi hauteur, et dans un endroit suffisamment ventilé à proximité duquel personne ne fume, ne
dans le but de prévenir les risques d'incendie et d'explosion occasionnés par des travaux par soude, ne fait de flammes ou d'étincelles (meuleuse...). L'idéal est de les stocker à
point chaud. Il est rempli par le chef d’entreprise (responsable de la sécurité incendie) en 3 l'extérieur de la maison.
exemplaires (un pour le chef d’entreprise, un pour le donneur d’ordre et le 3eme pour l’agent - En cas d’utilisation d’un appareil de chauffage d’appoint, éviter de l’approcher de matériaux
veillant à la sécurité de l’opération (CF modèle page 47). inflammables.
- ne jamais garder une bouteille de propane.
Les chaudières :
- n’entreposez pas des papiers ou des cartons nOn »Par étouffement
Agit sur le comburant (oxygène, air,
près de votre chaudière ou près de toute
autre source de chaleur. chlorates, peroxyde, ...)
Le plus souvent, l’oxygène (présent à 20 %
Les barbecues : dans l’air) est le comburant utilisé dans
- Vérifier qu'il soit bien stable. la combustion. Lorsque l’on projette un
- ne jamais l'allumer ni le raviver avec de l'alcool à brûler ou autre agent extincteur, le taux d’oxygène
liquide combustible.
diminue car il est dilué. En réduisant le
- Eviter de le placer trop près de taux d’oxygène à 15 % pendant 20 à 40
matériaux combustibles (buisson, minutes, il est possible d’éteindre un
herbes sèches, résineux, cabane de jardin, sous un parasol...). début d’incendie. Un taux inférieur est On utilise le même principe pour éteindre un
- Veiller à en tenir les enfants éloignés. Le plus simple est de nécessaire dans certains cas. feu avec une couverture humide.
laisser une zone dégagée de 1,50 m autour du barbecue.
- Eteindre le barbecue après la cuisson en couvrant les braises
de sable. »Par inhibition
- ne jamais utiliser un barbecue à charbon de bois ou au gaz Agit sur le combustible (bois, essence, butane, propane, ...)
dans une pièce fermée. Les gaz inhibiteurs interrompent la réaction chimique de la combustion. Ils se mélangent
- Ayez un tuyau d'arrosage à proximité qui vous permettra de avec les radicaux libres produits par la combustion.
réagir rapidement si le vent fait jaillir des étincelles.
AGENT ExTINCTEUR
Eau + Additif Poudre Dioxyde de Poudre spécifique Poudre F Agent
en jet pulvérisé polyvalente carbone (CO ) (sable, ciment, terre) spécifique classe
F (carbonate de
Bonne efficacité potassium
ou acétate
Mauvaise Efficacité d'ammonium)
à l’étude
CL A S SE S DE F EU C O MB U S TI B L E S
Feux de matériaux solides,
Papiers, bois, cartons,
généralement de nature
textiles naturels,
organique. La combustion se fait avec
végétaux...
formation de braises.
hydrocarbures, alcools,
Feux de liquides
solvants, paraffine,
ou de solides liquéfiables.
polystyrène...
EMPLOI SUR COURANT ÉLECTRIQUE < 1000 V oui oui oui oui
Estampille grise
3
● Pictogrammes
N° d’identification du constructeur représentant les
classes des feux sur
lesquelles l’extincteur
peut être utilisé.
Estampille jaune ● Restrictions et dangers
d’utilisation.
Elle est réservée, à partir de 1999,
nOte
Lorsque les locaux représentent des risques d’incendie particuliers, notamment des risques
électriques, ils doivent être dotés d’extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés aux
risques. Leur capacité doit être de 6 litres minimum.
Eau + Additif
NON OUI
ENTRETIEN ExTINCTEUR
Conseil : faire entretenir son extincteur tous les ans par son revendeur. Sinon, se référer
à la date limite d’utilisation indiquée sur l’extincteur. Recharger l’extincteur après
chaque utilisation.
5 Effectuer un balayage à la
lance pour agir sur toute la
surface du feu.
CO2
Poudre polyvalente
● Se rapprocher seulement quand les flammes ont franchement réduit d’intensité, afin de
procéder à l’extinction complète.
● S’assurer que l’extinction est bien complète.
● Rester vigilant.
Désenfumage manuel
Dispositifs permettant
Société Française de Lutte Incendie l’ouverture des portes
60 rue camaront - 31500 TOULOUSE
Tél. : 05 61 00 52 84 - Fax : 05 61 00 52 85 automatiques.
Consignes d’évacuation Plan d’évacuation du bâtiment
36 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 37 «Lutte contre l’incendie et évacuation»
LES PORTES COUPE-FEU LE SERRE-FILE LE CHEF D’ÉTABLISSEMENT
Elles empêchent la progression du feu et la diffusion des fumées, en Il fait le tour de tous les locaux du (OU LE PERSONNEL HABILITÉ)
compartimentant l’espace. bâtiment (y compris les WC ,...), pour Il effectue le recensement au point de
s’assurer que tout le monde rassemblement.
est bien informé de
l’incendie, et que personne
ne reste sur place.
font mal aux yeux) : Accès pompiers ne pas obstruer Défense de fumer
ne tentez pas de les affronter : baissez-vous
(au sol l’air et la visibilité sont meilleurs).
Panneaux de lutte contre l’incendie
Utilisez un chiffon mouillé
pour vous protéger.
● Sila fumée est trop importante et que vous ne pouvez pas évacuer : Robinet d’incendie armé échelle Extincteur téléphone pour la lutte contre l’incendie
Réfugiez-vous dans un local avec une fenêtre donnant sur l’extérieur.
DERNIER RECOURS
Détection de la fumée
Appui sur le déclencheur manuel Signalisation sonore et visuelle locale
par le détecteur automatique
2 - Mettre en sécurité
Évacuer
Informer le public à l’aide de signaux visuels et sonores et libérer les issues de secours
Compartimenter Désenfumer
Limiter la propagation du feu, des fumées pour faciliter Protéger les per personnes des fumées et faciliter
l’évacuation du public et réduire les dégâts dans le bâtiment. l’évacuation.
Fermeture des portes coupe-feu grâce aux ventouses Ouverture d’un exutoire de fumée par le biais d’un
électromagnétiques tableau de mise en sécurité
3 - Intervenir
Favoriser l’intervention des secours
o Signaler la localisation du feu et l’état des organes de mise en
sécurité.
o Mettre à disposition des organes de commandes pour limiter la
propagation du feu et des fumées.
o Permettre la coupure des circuits électriques :
- pour éviter les courts-circuits et les risques d’explosion
- pour protéger les services de secours. Coupure de l’enseigne lumineuse
Appui sur le dispositif de coupure d’urgence
2 / LES TYPES DE BATIMENTS
Tous les établissements, selon leur activité et l’effectif du public qui les fréquente, imposent des, installations de
sécurité spécifiques.
Il est impératif de déterminer ces types et catégories pour réaliser une installation d’éclairage ou d’alarme
incendie conforme à la réglementation
La réglementation distingue quatre sortes d’établissements :
les Etablissements Recevant du Public (ERP)
Les ERP sont classés en plusieurs types suivant leur activité (banque, musée, café, lieu de culte…).
Chaque type est repéré par une ou plusieurs lettres. A cette classification s’ajoute la définition d’une
catégorie, établie en fonction de l’effectif du public qu’ils peuvent recevoir. Il est impératif de connaître à
quel type d’activité se rapporte l’établissement.
les Etablissements Recevant des Travailleurs (ERT)
Assujettis à la législation du travail, ces établissements n’imposent pas la définition d’une catégorie.
Certains sont soumis à des règles additives supplémentaires.
les locaux d’habitation
Ils sont classés en familles en fonction de leur nombre d'étages et non de l'effectif.
les Immeubles de Grande Hauteur (IGH).
Ils comprennent tous bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de 50m pour les
immeubles d’habitation et 28m pour les autres immeubles.
Centralisateur
Détecteurs de Mise en Sécurité Dispositifs
Automatiques Equipement Incendie Commandés
DA de Contrôle CMSI Terminaux
et Signalisation DCT
Unité de Gestion d’Alarme
(UGA) Diffuseurs Sonores (DS)
Déclencheurs ECS
Unité de commandes Dispositifs Actionnés de
Manuels Manuelles Centralisées Sécurité (DAS)
DM (UCMC)
Unité de Signalisation (US)
o Le détecteur linéaire
Il est sensible aux fumées blanches ou noires qui traversent le faisceau laser émis par le
boîtier et renvoyé par le réflecteur.
Son intérêt réside dans la couverture de grandes distances évitant ainsi l’emploi de
plusieurs détecteurs de fumée ponctuels et offrant une solution simple d’installation dans
le cas de grandes hauteurs de plafond ou de points de fixation inaccessibles et non
souhaités (hall, entrepôt...) pour des détecteurs ponctuels.
Comme pour le détecteur optique de fumée, il doit être utilisé dans les locaux où il n’y a
pas de fumée en mode de fonctionnement normal.
o Le détecteur de flamme
Il est sensible au rayonnement infrarouge émis par les flammes d’un foyer ainsi qu’à la
présence du CO² résultant.
Le compartimentage
Il évite la propagation du feu, de la chaleur et des fumées, durant un temps donné, en
les contenant dans un espace défini par des éléments constructifs du bâtiment. Un
compartiment est une zone délimitée par des murs, planchers, portes.
Le désenfumage
Il facilite l’évacuation du public en lui permettant de mieux voir son chemin et limite les
effets toxiques des fumées ainsi que leur potentiel calorifique et corrosif. Il peut être
naturel, mécanique ou les deux. De manière générale, le nombre, la surface et
l’emplacement des organes de désenfumage sont déterminés par un bureau d’études.
4 / L’ECLAIRAGE DE SECURITE
L’éclairage de sécurité est obligatoire dans tous les établissements recevant du public et/ou des travailleurs.
Conformément à la réglementation, les exploitants doivent s'assurer tous les mois du bon fonctionnement (test
lampes) des blocs autonomes d'éclairage de sécurité (BAES) de leur établissement et tous les 6 mois de leur
autonomie de fonctionnement (test batterie)
On distingue 3 types d’éclairage dans un bâtiment :
L’éclairage normal
Permet d’assurer l’exploitation du bâtiment en présence du réseau
d’alimentation électrique
L’éclairage de remplacement
Permet de continuer l’exploitation en cas de coupure de l’éclairage
normal
L’éclairage de sécurité
Permet :
- d’assurer une circulation facile
- de faciliter l’évacuation du public en cas de besoin
- d’effectuer les manœuvres intéressant la sécurité
L’éclairage de sécurité a deux fonctions :
o L’éclairage d’ambiance ou anti-panique
Permet de maintenir un éclairage uniforme pour garantir la
visibilité et éviter les risques de panique lors d’une coupure
générale d’électricité.
o L’éclairage d’évacuation
Permet l’évacuation du public en assurant l’éclairage des
cheminements, sorties, obstacles, changements de direction
et des indications de balisage.
3- Coupure de l’éclairage normal, 4- Extinction manuelle des BAES 5- Ouverture de l’établissement, les
allumage des BAES (fonctionnement (mise à l’état de repos à l’aide de la BAES sont revenus en veille et prêts
de sécurité) télécommande) à fonctionner
La Maintenance des BAES
La modification du Règlement de sécurité contre l'incendie dans les ERP publiée dans l'arrêté du 22 novembre
2004 impose que la maintenance des BAES soit strictement réalisée dans le respect de la norme NF C 71-830
(maintenance des blocs autonomes d'éclairage de sécurité BAES/BAEH).
L'exploitant est responsable pénalement de la sécurité de son établissement. Il doit s'assurer que les blocs
autonomes d'éclairage de sécurité sont vérifiés et entretenus périodiquement afin que l'installation d'éclairage de
sécurité de son établissement soit maintenue en parfait état de fonctionnement.
La signalisation de sécurité
La signalisation de sécurité doit être visible en tout point du bâtiment et doit baliser les cheminements et issues
de secours empruntés par le public pour l’évacuation de l’établissement.
Que demande la réglementation ?
D’après article EC9 du règlement de sécurité les étiquettes de balisage doivent être éclairées par l’éclairage
d’évacuation :
• soit par le bloc qui les porte si elles sont transparentes,
Le public doit pouvoir visualiser les étiquettes en cas d’évacuation, en tout point du bâtiment même en cas
d’affluence.
ANNEXE 3 (Documentation LEGRAND)
CONSIGNES
SECURITE-
SECURITE-PREVENTION
Préambule
L'incendie n'est pas une fatalité, c'est un incident, facile à éviter, facile à
maîtriser. Si rien n'est fait, l'incident devient accident, voire catastrophe.
Ces détecteurs sont installés dans les chambres, dans les couloirs, dans les
locaux à risques particuliers.
Ces boîtiers "bris de glace" sont à votre disposition dans les couloirs,
généralement près des sorties.
Conduite
Conduit est
e à tenir si le feu es une
t dans un e chambre ou un local
Touchez la porte.
Si elle est chaude, concentrez votre action sur l'alerte des secours et
l'évacuation des occupants de la zone sinistrée vers la zone adjacente non
sinistrée. Assurez-vous de la fermeture complète de toutes les portes coupe-
feu de l'établissement.
Dans tous les cas, ne pas prendre de risques inconsidérés. Prenez une
bouffée d'air frais, retenez votre respiration, entrez, saisissez le pensionnaire
et sortez-le rapidement puis fermez la porte.
Mêmes conduites que pour une chambre, sauf que vous n'aurez pas
d'évacuation de personnes à réaliser.
Fiche réflexe
Je referme la porte.
Vigilance à tenir
tenir pour faire face à un incendie
Grâce au bon fonctionnement des installations de sécurité incendie et/ou
surtout à la vigilance et à l’efficacité du personnel, un départ d'incendie peut
être maîtrisés et éviter de graves conséquences.
Demain cela peut être votre tour d’être le témoin direct d’un départ
d’incendie, et ce jour là, tous les patients et le personnel compteront sur
votre efficacité, pour donner l’alerte et participer à la mise en sécurité des
patients.
3) Lire toutes les consignes, notamment celles ci-après, tous les 6 mois
pour être efficace le jour J ou la nuit N
En conclusion
Participez aux formations et exercices programmés
Informez-vous Sensibilisez-vous Donnez l’exemple
Comptant sur la compréhension et l’efficacité de tous, pour la sécurité
de tous.
L’évacuation d’un établissement du type U
En outre, l'évacuation verticale reste la règle pour les personnes pouvant se déplacer par leurs propres moyens.
Tous les niveaux comportant des locaux à sommeil doivent être recoupés quelle que soit leur longueur, par une
cloison CF de degré 1 heure, EI ou REI 60 de façade à façade de façon à constituer au moins deux “zones
protégées, d'une capacité d'accueil de même ordre de grandeur, isolées entre elles. Le passage entre deux “zones
protégées ne peut se faire que par des portes situées sur les circulations ;
(…)
§ 2. Les zones protégées, dès lors que leur capacité dépasse 20 lits, doivent être divisées en “zones de mise à
l'abri.
- être isolées entre elles par une cloison, de façade à façade, CF de degré 1 heure, EI ou REI 60 et des blocs
portes pare-flamme ½ heure ou E 30-C équipés de ferme porte ou à fermeture automatique ;
b) avoir, à l'intérieur d'une même zone protégée, une capacité d'accueil de même ordre de grandeur.
Article U 47 - Exercices
§.[Link] le personnel de l'établissement doit être mis en garde contre les dangers que présente un incendie dans
un hôpital et être informé des consignes très précises en vue de limiter l'action du feu et d'assurer
l'évacuation des malades. Certains employés, spécialement désignés à l'avance, doivent être entraînés à la
man uvre des moyens de secours.
§.[Link] exercices pratiques, ayant pour objet d'instruire le personnel sur la conduire à tenir en cas d'incendie,
doivent avoir lieu au moins une fois par trimestre.
Différentes étapes
Une évacuation peut être subdivisée en cinq étapes:
Alarme : un signal convenu est déclenché; ce signal avertit toutes les personnes présentes
qu’elles doivent quitter le bâtiment ou seulement une catégorie de personnel ( cas des AGS
en type U)
Alerte : l’appel aux sapeurs-pompiers.
Evacuation : toutes les personnes présentes quittent le bâtiment et se dirigent vers le point
de rassemblement sous le contrôle du guide et serre-file.
Contrôle : on vérifie qui est présent au point de rassemblement et si les instructions sont
suivies.
Accueil des pompiers : les pompiers sont informés et guidés vers le foyer d’incendie.
L’ organisation
Le facteur temps est essentiel lors d’une évacuation. L’ensemble de l’opération
d’évacuation doit s’effectuer de la manière la plus rapide et la plus efficace possible. Il est
fondamental, pour ce faire, que l’organisation soit bien structurée et que chacun soit bien
conscient de ce qu’il a à faire. Des points essentiels sont à retenir :
Evacuation
Les issues de secours doivent être connues. Le point de ralliement doit être connu et
bien étudié.
Contrôle
Les guides et les serre files ont pour mission de s’assurer que les personnes présentes dans
la zone sinistrée sont conscientes de la nécessité de quitter les locaux, de s’assurer que
personne ne reste dans la zone, mettre toute personne présente en sécurité (au point de
rassemblement). Le plus important est la comptabilisation des personnes évacuées qui
déterminera de manière importante l’intervention des sapeurs pompiers à leur arrivée :
- tout le monde est évacué => limitation de la propagation du feu et tentative d’extinction
- Tout le monde n’a pas évacué ou un doute persiste => reconnaissance et sauvetage des
victimes
Les pompiers doivent pouvoir accéder librement aux terrains. L’agent de sécurité (si
l’équipe se compose de plusieurs personnes) est désigné pour accueillir les pompiers,
leur transmettre des informations (sur les moyens d’intervention disponibles, les
produits dangereux, les disparus, etc.) et les guider vers le foyer d’incendie. Ne
confirmer l’absence de personne dans la zone sinistrée qu’avec une certitude de 100%.
ROLES DE CHACUN
Alarmer Dès audition du signal dans les circulations, et affichage de l’alarme sur les
bips, tous les personnels doivent identifier la zone en détection
incendie et se rendre sur place afin de faire une levée de doute. Si l’alarme
est avérée, ils doivent contacter le service sécurité. Si le feu est maîtrisable,
ils doivent tenter d’éteindre le foyer avec un extincteur ou tout autre moyen
et, si le feu est trop important, évacuer la zone sinistrée.
Alerter Le service sécurité alerte les secours en respectant les points de l’alerte
suivants : s’identifier , donne l’adresse précise de l’établissement
(commune, etc.), , indique la nature du sinistre et son importance, le
nombre de victime si il y en a, les premières mesures prises et attend
d’avoir reçu l’ordre avant de raccrocher.
Evacuer Commencer l’évacuation de la zone sinistrée avant l’arrivée des secours,
le responsable de l’étage guide l’évacuation vers les portes coupe–feu les plus
proches et attend le serre-file au point de rassemblement. Le personnel reste
dans la zone de transfert en attendant l’arrivée des secours, si besoin il
commence l’évacuation de l’étage supérieur à la zone sinistrée. Attention, il
est tentant de demander aux personnes valides d’évacuer vers les issues de
secours, cependant elles vous seront utiles pour aider à évacuer les personnes,
et surtout pour s’assurer que personnes ne manque (si vous évacuez les
patients en transfert horizontal et le public en transfert vertical, comment
serez vous certains qu un visiteur n a pas fait demi tour et est revenu sur les
lieux ?)
Contrôler Le personnel d’étage désigné comme serre file sera chargé de vérifier
que les résidents et visiteurs ont bien tous été évacués, que les portes et les
fenêtres sont toutes fermées.
Accueillir L’agent accueillant les secours se chargera de leur remettre le plan de
les Sapeurs
Pompiers l’établissement, un passe général, et les diriger à leur demande vers la
zone sinistrée et le CMSI, les installations techniques, etc.
Personnel Demander au personnel technique présent sur le site la coupure des énergies
technique de la zone sinistrée (sauf les gaz médicaux sur avis médical uniquement).
ou personnel
d’astreinte Si votre bâtiment possède plusieurs escaliers intérieurs, vous pouvez
éventuellement poster un agent dans chaque cage d’escalier (idéalement avec
un transmetteur )
R Ô L E D U G U I D E E T D U S E R R E - F I L E L O R S D ' U N E É VA C UAT I O N