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Formation sur la lutte incendie et évacuation

Le document traite de la lutte contre les incendies et des procédures d'évacuation, en soulignant l'importance de la formation pour assurer la sécurité des personnes dans les entreprises. Il présente des statistiques sur les incendies, les causes fréquentes, les réglementations en matière de prévention, ainsi que les rôles des différents partenaires impliqués dans la sécurité incendie. Enfin, il aborde les mesures à prendre en cas d'accident et les principes d'extinction des feux.

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Formation sur la lutte incendie et évacuation

Le document traite de la lutte contre les incendies et des procédures d'évacuation, en soulignant l'importance de la formation pour assurer la sécurité des personnes dans les entreprises. Il présente des statistiques sur les incendies, les causes fréquentes, les réglementations en matière de prévention, ainsi que les rôles des différents partenaires impliqués dans la sécurité incendie. Enfin, il aborde les mesures à prendre en cas d'accident et les principes d'extinction des feux.

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«Lutte contre l’incendie

et évacuation»
«Statistiques des Incendies
«Dispositions réglementaires
«Les partenaires de la
prévention et leur rôle
«Les causes les plus
fréquentes d’incendie
«Que faire en cas d’accident ?
«Démarche globale
de prévention incendie
«La combustion
«Les conséquences
de l’incendie
«Prévenir les risques
d’incendie
«Les grands principes
d’extinction d’un feu
«Les extincteurs
«L’évacuation
«La signalisation

1 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


«Sommaire»
«Préambule»
Pourquoi une formation sur la lutte
contre l’incendie et l’évacuation
1
2
Statistiques des incendies
Dispositions réglementaires
page 4
page 6

Les incendies qu’ils soient domestiques, industriels ou


3 Les partenaires de la prévention et leur rôle page 8
commerciaux sont à l’origine de nombreux décès chaque 4 Les causes les plus fréquentes d’incendie page 10
année et ont des conséquences directes et indirectes, sur
5 Que faire en cas d’accident ? page 12
l’homme, les entreprises, les biens et l’environnement. Ils
peuvent être provoqués par : 6 Démarche globale de prévention incendie page 14
● un accident (électrique, chimique, climatique),
7 La combustion page 15
● une défaillance d’installations,
● une imprudence (cigarette mal éteinte...), 8 Les conséquences de l’incendie page 18
● une malveillance (incendie volontaire provoqué par un 9 Prévenir les risques d’incendie page 19
pyromane).
Cette formation a pour objectif la sauvegarde des personnes et
10 Les grands principes d’extinction d’un feu page 23
des biens, la compétence des intervenants en matière de 11 Les extincteurs page 24
prévention au risque incendie et à l’évacuation de personnes 12 L’évacuation page 36
en cas d’incendie.
13 La signalisation page 41
Pour qui ? Lexique page 43
La formation lutte contre l’incendie et évacuation est établie
pour assurer la sécurité de toutes les personnes au sein d’une
entreprise* : employés, intervenants ponctuels, visiteurs.

Comment ?
Cette formation (annuelle pour les EPI** et semestrielle pour
les esi***) formule les règles de prévention et de protection
pour éviter l’incendie, agir en cas d’incendie et évacuer en cas
de nécessité.
*Les Etablissements Recevant du Public, les Immeubles de grande hauteur et les
Installations Classées pour la Protection de l’Environnement font l’objet de règles
spécifiques.
**EPI : Equipiers de Première Intervention
***ESI : Equipiers de Seconde Intervention

2
2 «Lutte
Lutte contre
contre l’incendie
l’incendie et évacuation»
et évacuation 3 «Lutte contre l’incendie et évacuation»
«
1 Statistiques des incendies
»Évolution du nombre d’incendies entre 2003 et 2009
» »Les incendies sur le lieu de travail
L'incendie sur le lieu de travail est souvent grave ; il engendre des victimes, parfois des décès,
avec des dégâts importants sur les locaux et le matériel. Un incendie survenu dans un
établissement industriel entraîne souvent sa fermeture (temporaire ou définitive) avec des
conséquences économiques irrémédiables sur l’entreprise : dans près de 70 % des sinistres
l’entreprise disparaît et le personnel se retrouve sans emploi.

IncenDIeS Sur LIeux De travaIL en 2007 frÉquence D’IncenDIeS Par tyPe D’actIvItÉ

»Dénombrement interventions pompiers Accidents du Travail 199


par catégorie pour 2009 Nouvelles incapacités Permanentes 14
Décès 1

»Les incendies domestiques (pour information)


L'incendie domestique représente un grave problème en France avec un bilan alarmant dont les
conséquences sont souvent dramatiques : s’il ne tue pas, l'incendie est responsable de graves
séquelles physiques, respiratoires, traumatiques et psychologiques.
L'incendie d'habitation est la seconde cause de décès par accident domestique chez les jeunes
enfants (après la noyade).
On compte entre 6 000 à 10 000 victimes d'incendies d'habitation chaque année.
Plus de 30 incendies par jour résultent d'inattention, d'imprudence ou de comportements
négligents.
Quelques chiffres représentatifs :
● Un incendie domestique a lieu toutes les 2 LOcaLISatIOn DÉPartS De feu
»
Dénombrement des principaux
lieux d’incendies pour l’année 2009
minutes,
● 1 personne sur 2 victimes d'un incendie
décède ou est hospitalisée dans un état
grave,
● 2/3 des victimes sont tuées par les
fumées,
● Un incendie sur 4 est dû à une installation
électrique défectueuse,
● 1 feu sur 4 se déclare dans la cuisine,
● 20% des décès par brûlures sont dûs aux barbecues allumés ou ravivés avec du white-spirit ou
de l'alcool à brûler,
● 70 % des incendies se déclarent la nuit.

4 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 5 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


2 «Dispositions réglementaires» Dans les autres établissements, des instructions sont établies, permettant d'assurer l'évacuation
rapide des personnes occupées ou réunies dans les locaux.
- Article R4227-38
»code du travail
Moyens d'extinction
- Article R4227-29 (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - Art. (V)) (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - Art. (V))
Le premier secours contre l'incendie est assuré par des extincteurs en La consigne de sécurité incendie indique :
nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement. 1 Le matériel d'extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses abords ;
Il existe au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d'une capacité 2 Les personnes chargées de mettre ce matériel en action ;
minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher. 3 Pour chaque local, les personnes chargées de diriger l'évacuation des travailleurs et
Il existe au moins un appareil par niveau. éventuellement du public ;
Lorsque les locaux présentent des risques d'incendie particuliers, notamment des risques 4 Les mesures spécifiques liées, le cas échéant, à la présence d’handicapés ;
électriques, ils sont dotés d'extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés aux risques. 5 Les moyens d'alerte ;
- Article R4227-30 (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - Art. (V)) 6 Les personnes chargées d'aviser les sapeurs-pompiers dès le début d'un incendie ;
Si nécessaire, l'établissement est équipé de robinets d'incendie armés, de colonnes sèches, 7 L'adresse et le numéro d'appel téléphonique du service de secours de premier appel, en
de colonnes humides, d'installations fixes d'extinction automatique d'incendie ou d'installations caractères apparents ;
de détection automatique d'incendie. 8 Le devoir, pour toute personne apercevant un début d'incendie, de donner l'alarme et de mettre
en œuvre les moyens de premier secours, sans attendre l'arrivée des travailleurs spécialement
- Article R4227-31 (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - Art. (V)) désignés.
Les dispositifs d'extinction non automatiques sont d'accès et de manipulation faciles.
Obligations du chef d’établissement (responsable pénal)
- Article R4227-32 (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - Art. (V)) - Article R4227-28 (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V))
Quand la nécessité l'impose, une quantité de sable ou de terre meuble proportionnée à L'employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d'incendie puisse être
l'importance de l'établissement, à la disposition des locaux et à la nature des travaux exécutés rapidement et efficacement combattu dans l'intérêt du sauvetage des travailleurs.
est conservée à proximité des emplacements de travail, avec un moyen de projection, pour - Article L4121-1
servir à éteindre un commencement d'incendie. L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique
et mentale des travailleurs...
- Article R4227-33 (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - Art. (V))
Les installations d'extinction font l'objet d'une signalisation durable aux endroits appropriés.
Exercices
»règles contractuelles des assureurs
(assemblées Plénières des Sociétés d’assurance Dommage)
- Article R4227-39 (Créé par Décret n°2008-244 du 7 mars 2008 - Art. (V))
La consigne de sécurité incendie prévoit des essais et visites périodiques du matériel et des Installation d’extincteurs
exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître les caractéristiques du - Règle APSAD R4
signal sonore d'alarme générale, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les Il doit être procédé à un entraînement du personnel dans des conditions
diverses manœuvres nécessaires. telles que chacun des membres de l'équipe de sécurité fasse fonctionner,
une fois par an au moins, un extincteur de chacun des types utilisés dans
Ces exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois. Leur date et les
l'établissement. Il est en outre souhaitable que l'ensemble du personnel
observations auxquelles ils peuvent avoir donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la
soit entraîné à la manoeuvre des extincteurs.
disposition de l'inspection du travail.
Formation des Equipiers de Première Intervention et des
Évacuation Equipiers de Seconde Intervention
- Article R4227-37 (modifié par Décret n°2010-78 du 21 janvier 2010 - art. 1)
Dans les établissements mentionnés à l'article R. 4227-34, une consigne de sécurité incendie - Règle APSAD R6
est établie et affichée de manière très apparente : Les EPI et ESI doivent recevoir une formation particulière, à la fois
théorique et pratique, sur la prévention et la lutte contre l'incendie.
1 - Dans chaque local pour les locaux dont l'effectif est supérieur à cinq personnes et pour les
Ces formations sont annuelles pour les EPI et semestrielles pour les ESI.
locaux mentionnés à l'article R. 4227-24 ;
2 - Dans chaque local ou dans chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans les
autres cas.
6 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 7 «Lutte contre l’incendie et évacuation»
3 « Les partenaires de la prévention
et leur rôle »
»La chaîne d’intervention
equipier de Première Intervention

»Les organismes de prévention et leurs rôles - Déclenche l’alarme.


- alerte les secours.

Service de prévention de la c.a.r.S.a.t


Protège.

l’InrS
Institut national de
Recherche Scientifique

equipier de
Seconde Intervention
Le c.H.S
- coordonne les extinction.
L’inspection du travail Comité d’hygiène et de Sécurité
secours internes.
pour le service public.
Le c.H.S.c.t.
- complète
Comité d’hygiène, de Sécurité, L’ a.c.M.O l’action de l’ePI.
et des Conditions de travail dans
Agent Chargé de la
le secteur privé. - attend l’arrivée des
mise en Œuvre des
règles d’hygiène et secours pour les
de sécurité. guider.

Pompiers
n° Sapeurs pompiers
Le chef d’entreprise
18 en france

Le médecin référant n° Secours europe

112

* Depuis le 1er juillet 2010, la CRAm est devenue la CARSAt.


8 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 9 «Lutte contre l’incendie et évacuation»
4 «Les causes les plus fréquentes
d’incendie»
A malveillance
B Imprudence
C Foudre
F Produits chimiques
G Végétation côtoyant un bâtiment
H Court-circuit

»L’imprudence,
Les causes humaines
l’ignorance, la malveillance, la négligence technique...
D Projections d’étincelles
E Surchauffe
I Fermentation
J Cause mécanique
»LaLes causes naturelles
foudre, la fermentation (tourbières,...), le soleil (la sécheresse)...
»SurLesles causes industrielles
ouvrages électriques :
• Une installation électrique en mauvais état.
• L'absence de dispositifs de protection (fusibles, disjoncteur).
• L'électricité statique. C
• La projection de particules en fusion (disqueuse, tronçonneuse).
• La production de points chauds (soudures, chaufferettes etc...).
• Le blocage des dispositifs de protection (disjoncteurs, contacteurs).
• La suppression des fusibles et le remplacement H
par des fusibles plus gros ou tout autre
dispositif (pièces en alu, acier, etc...). B
Causes chimiques : I
• mauvaise manipulation de produits G
dangereux.
• mélange entre produits chimiques E
(risque d’explosion).
Causes biologiques : D
• Fermentation dans silo.
• émanation de gaz dues aux animaux. A
• émanation de gaz dues à la putréfaction d’algues.
Causes mécaniques :
• échauffements mécaniques. B

»• Les lieux à risque


Tout établissement industriel ou commercial contenant des sources
F
d’énergie : station service, lieux avec produits chimiques, énergie électrique
(data center, armoire électrique, menuiserie-sciure, chaudière). J
• Milieu naturel sec ou avec émanation de gaz.

10 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 11 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


5 «que faire en cas d’accident ?» PROTÉGER
Si la victime est brûlée :

Il faut déterminer l’origine de la brûlure


puis calmer la douleur et empêcher
l’étendue de la brûlure
Sans s’exposer soi-même, identifier les risques persistants : ● La brûlure est d’origine thermique :
écrasement, électrisation, incendie, explosion, asphyxie Arroser la brûlure (pas de jet direct) à
SI CELA EST POSSIBLE : ● supprimer le risque de façon permanente, l’eau froide, en amont de la brûlure
● isoler le risque de façon permanente, jusqu’à l’arrivée des secours. ne pas
● soustraire la victime. déshabiller.
SI CELA N’EST PAS POSSIBLE : Interdire l’accès à la zone dangereuse et alerter ou
● La brûlure est interne par inhalation :
mettre en position demi-assise en cas
de difficultés respiratoires.
● Les vêtements sont enflammés :
ExAMINER Allonger la victime au sol (pour éviter
La victime saigne-t-elle abondamment ? s’étouffe-t-elle ? qu’elle ne s’asphyxie) et l’entourer
est-elle consciente ? respire-t-elle ? d’une couverture ou d’un vêtement
pour étouffer les flammes.

Pour éviter une aggravation de l’état de la victime


FAIRE ALERTER LES SECOURS
● Faireallonger la victime.
SAMU 15 suivant les consignes préétablies. ● Couvrir la victime (sauf la brûlure).
18 POMPIERS Donner les renseignements précis :
● Surveiller la victime.

112 SEUROPE
SE
S EC
E CO
COOU
UR
U RS
RSS nombre de victimes, état apparent des victimes,
cause de l'accident (électricité, chute), risques particuliers...
Ca va aller,
Que faire en attendant l'arrivée des secours ? les secours arrivent !
● Couvrir la victime.
● ne lui donner ni à boire ni à manger.
● Lui tenir compagnie, lui parler.

SECOURIR
Il est préférable et souhaitable que les personnes ayant reçu une formation de
Sauveteur Secouriste du Travail
interviennent sur une victime.
Pour les techniques de secours se référer
au manuel mémoforma "Sauveteur Secouriste du travail"

IMPORTANT
La formation d'une personne de l'entreprise au secourisme et obligatoire pour toute
entreprise de plus de 20 personnes (Article R4224-15 du code du travail).

12 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 13 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


6 «de
Démarche globale 7 «» La combustion»
prévention incendie » Définition
La combustion est une réaction chimique d’oxydation d’un combustible par un
comburant. Une source d’énergie est nécessaire pour déclencher cette réaction.

»Le triangle du feu


Mise en place des matériels Combustible
- Extincteurs matériau pouvant se consumer : bois, essence,
- Dispositifs de détection et d'extinction automatique gaz ...
- Trappes de désenfumage Comburant
- RIA. : Signal sonore, etc. Corps qui, en s’associant à un combustible, rend
la combustion possible : oxygène, air, peroxyde ...
Énergie d’activation
énergie nécessaire pour la naissance de la
réaction chimique de combustion : électricité,
étincelles, braises,...

Combustible Comburant Énergie

Organisation formation du personnel


de la sécurité incendie
- Supprimer les causes de
déclenchement d'un sinistre
- Limiter l'importance des
conséquences humaines et matérielles
- Information, sensibilisation, de
l'ensemble des nouveaux embauchés
- Formation incendie :
Maniement des extincteurs,
OU

Liquide
OU

Gaz
O2
Solide
- Favoriser l'évacuation des personnes Equipes d'intervention,
et l'intervention des secours Evacuation du personnel.
- Mettre en place les consignes
- Désigner du personnel
- Mettre en place des mesures pour
limiter la propagation, etc. Chaleur Vapeur d’eau Lumière Gaz carbonique Autres gaz

certains

CO 2
peuvent être
toxiques

14 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 15 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


»Propagation du feu CAS PARTICULIER D’INCENDIE
La combustion engendre de la chaleur. On 2 Incendie dans un lieu clos
appelle cela une réaction exothermique.
“BACKDRAFT” Explosion de fumées (gaz imbrûlés)
L’énergie d’activation est maintenue et
accrue par le feu. Le feu ne produit pas de flamme.
L’incendie gagne du terrain proportionnelle- Une fenêtre brisée ou l’ouverture d’une porte entraînent l’explosion des fumées chaudes
ment au combustible et au comburant dont et l’embrasement de toute la pièce.
il dispose. La vitesse de progression du feu
dépend principalement de son alimentation
en air.
La propagation peut se faire de quatre
manières différentes (parfois combinées
entre elles) :
● Par rayonnement thermique : c’est la chaleur qui émane du feu.
● Par convection : c’est un déplacement de gaz ou de fumée chauds. Un gaz chaud s’élève,
car la chaleur diminue sa densité, et le rend ainsi plus léger.
● Par conduction : c’est un transfert de chaleur au sein d’un ou plusieurs éléments.
● Par projection ou écoulement de liquide : lors d’un incendie, l’air transporte des particules
enflammées (escarbilles).

»effets thermiques
CAS PARTICULIER D’INCENDIE
1 Incendie dans un lieu aéré
“FLASH OVER” Embrasement éclair

La très forte chaleur accumulée entraîne l’embrasement de toute la pièce en quelques


secondes. Signe précurseur : l’air proche du plafond se met à brûler sous la forme de
vagues.

16 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 17 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


8 «» Les conséquences de l’incendie»
Les effets physiques du feu sur l’homme
9 «» Prévenir les risques d’incendie»
conduite à tenir
● La fumée est la première cause de ● Dans le cadre d’un bâtiment (entreprise, établissement,...)
décès lors des incendies.
- Asphyxie liée à la baisse du taux LES PRODUITS POTENTIELLEMENT DANGEREUx
d’oxygène. La concentration dans l’air
du taux d’oxygène est de 21%. Lors Dans la limite du possible, utiliser des
d’un incendie cette concentration produits moins inflammables.
diminue rapidement. Limiter les quantités dans les ateliers.
- Gêne visuelle : plus la fumée est Respecter la réglementation pour le
opaque, plus elle gêne l’évacuation des stockage et l’utilisation de solides,
sinistrés et l’intervention des secours. liquides et gaz combustibles. Ils doivent
● Intoxication par les produits de combustion : Le monoxyde de carbone (CO) est le gaz être stockés dans une armoire à solvants.
le plus toxique. Il est généré lors de toute combustion de matières organiques. Il est
particulièrement dangereux car inodore. Cependant, d’autres gaz (oxydes d’azote,
acides...), issus de substances dangereuses, génèrent une odeur discrète mais réelle.
Repérer une odeur suspecte peut être un bon moyen de déceler un incendie à temps
pour pouvoir le contrer.
● La chaleur et les flammes : Les deux risques liés à ces facteurs sont le risque de brûlure, LES MATÉRIELS
et le risque de problèmes oculaires. Les yeux sont en effet très sensibles à la lumière qui
● Employer des matériels électriques de sûreté.
émane des flammes. La température des flammes varie de 600 à 1200°C. ● Capoter les zones d’émission de produits inflammables.

»Les effets physiques du feu sur l’environnement ● Entretien régulier des installations électriques et de chauffage.

● L’effondrement des structures : la résistance mécanique des structures d’un bâtiment


peut, sous l’action de la chaleur s’effondrer après quelques minutes d’incendie, menaçant Entretien des
ainsi la vie des individus. installations
électriques
● Détérioration des outils de travail : BâTIMENT à STRUCTURE MÉTALLIQUE BÉTONNÉE
les outils de travail peuvent être
détruits ou fortement dégradés par les
dépôts de résidus charbonneux,
l’aspersion d’eau ou d’agents
extincteurs. Un incendie peut
engendrer des pertes économiques Machine capotée
trop conséquentes pour que
l’entreprise puisse y faire face.
● Fermeture temporaire ou définitive
d’un établissement industriel : le Vérification
de la présence
personnel se trouve confronté à
et du fonctionnement
l’incertitude quant à son avenir. des détecteurs
● L’environnement : il est pollué par les de fumée
Matériel électrique
agents extincteurs, dont la mousse. Ces pollutions diverses peuvent atteindre la nappe aux normes françaises
phréatique par les eaux de ruissellement. L’air est pollué par les gaz de combustion
(toxiques et/ou corrosifs).

18 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 19 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


● Chez soi au quotidien
L’ORGANISATION DU TRAVAIL
- ne pas couvrir les lampes avec un tissu afin de tamiser la lumière.
● Etablirles consignes générales.
- ne pas installer un lampadaire halogène près d’un rideau.
● Etablir des procédures d’intervention. - ne pas laisser une bougie ou un feu sans surveillance (ne pas perdre le
● Les travaux de soudure et autres contrôle des flammes). ne pas poser de bougie près d'un matériau
interventions provocant des flammes inflammable.
ou étincelles doivent être effectués - ne pas couvrir un radiateur électrique.
avec une autorisation (permis de feu) - ne pas fumer au lit.
dans des locaux dégagés de tous - Vider les cendriers régulièrement, en s’assurant qu’aucune braise ne
produits ou matériaux susceptibles de subsiste.
s’enflammer. - toujours garder les briquets et allumettes hors de portée des enfants.
Périmètre - ne pas manipuler des solvants inflammables dans une pièce fermée et non aérée.
● Sensibiliser l’ensemble du personnel
au risque d’incendie. de sécurité nOn nOn nOn
● Entraîner le personnel au maniement ● Concevoir et aménager les locaux par
des moyens d’extinction. rapport aux risques éventuels : certaines
● Organiser des exercices périodiques installations requièrent un périmètre de
d’évacuation, informer les nouveaux sécurité.
embauchés, ... ● Surveiller les zones sensibles.

● En milieu naturel
- Entretenir les massifs boisés :
débroussailler et espacer les
arbres.
- Créer des allées pare-feu. ● De manière générale
- Interdire de faire des feux. Précaution à prendre avec l e matériel électrique :
- Surveiller les zones à risque. - ne pas surcharger les prises électriques.
- ne pas modifier l'installation électrique sans l'avis d'un électricien.
- Installer une signalétique de - Utiliser une rallonge électrique de bonne qualité et ne jamais placer
prévention adaptée. de câbles électriques sous une porte ou un tapis.
- Respecter les interdictions de faire - Utiliser des prises multiples et non pas des dominos.
du feu. - Assurer une circulation d'air suffisante autour du téléviseur.
- Se tenir informé : cartes météos et - Avant de s’absenter, ne pas oublier d’éteindre les appareils
informations sur les risques électriques.
d’incendie : journal, radio, - Débrancher les appareils électriques non utilisés (scie, perceuse, fer à souder...)
télévision. Précaution à prendre avec les produits chimiques :
- Eviter de placer les produits d’entretien et les bombes aérosols près ou sur une source de
chaleur.
- ne pas mélanger des diluants ou des produits réactifs entre eux.
- Prendre soin de manipuler les liquides inflammables dans une pièce bien aérée.
nOte - Stocker les produits inflammables (liquides, gaz ou aérosols) en quantité réduite, en
TRAVAUx PAR POINT CHAUD ET PERMIS DE FEU : Le permis de feu est obligatoire ; il est établi hauteur, et dans un endroit suffisamment ventilé à proximité duquel personne ne fume, ne
dans le but de prévenir les risques d'incendie et d'explosion occasionnés par des travaux par soude, ne fait de flammes ou d'étincelles (meuleuse...). L'idéal est de les stocker à
point chaud. Il est rempli par le chef d’entreprise (responsable de la sécurité incendie) en 3 l'extérieur de la maison.
exemplaires (un pour le chef d’entreprise, un pour le donneur d’ordre et le 3eme pour l’agent - En cas d’utilisation d’un appareil de chauffage d’appoint, éviter de l’approcher de matériaux
veillant à la sécurité de l’opération (CF modèle page 47). inflammables.
- ne jamais garder une bouteille de propane.

20 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 21 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


Précaution à prendre avec :
Les cheminées :
- Placez un pare-feu devant la cheminée pour éviter que des
projections incandescentes n’atterrissent sur le tapis.
10 «d’un
Les grands principes d’extinction
feu»
- Faire ramoner votre cheminée une fois par an.
Les hottes :
Dans un lieu ouvert ou fermé, les gaz
- Veiller à ce que le filtre de la hotte soit toujours
propre afin d'éviter l’accumulation de matières grasses susceptibles de extincteurs agissent de 3 manières
prendre facilement feu. ne flambez jamais des plats sous la hotte. différentes :

Les chaudières :
- n’entreposez pas des papiers ou des cartons nOn »Par étouffement
Agit sur le comburant (oxygène, air,
près de votre chaudière ou près de toute
autre source de chaleur. chlorates, peroxyde, ...)
Le plus souvent, l’oxygène (présent à 20 %
Les barbecues : dans l’air) est le comburant utilisé dans
- Vérifier qu'il soit bien stable. la combustion. Lorsque l’on projette un
- ne jamais l'allumer ni le raviver avec de l'alcool à brûler ou autre agent extincteur, le taux d’oxygène
liquide combustible.
diminue car il est dilué. En réduisant le
- Eviter de le placer trop près de taux d’oxygène à 15 % pendant 20 à 40
matériaux combustibles (buisson, minutes, il est possible d’éteindre un
herbes sèches, résineux, cabane de jardin, sous un parasol...). début d’incendie. Un taux inférieur est On utilise le même principe pour éteindre un
- Veiller à en tenir les enfants éloignés. Le plus simple est de nécessaire dans certains cas. feu avec une couverture humide.
laisser une zone dégagée de 1,50 m autour du barbecue.
- Eteindre le barbecue après la cuisson en couvrant les braises
de sable. »Par inhibition
- ne jamais utiliser un barbecue à charbon de bois ou au gaz Agit sur le combustible (bois, essence, butane, propane, ...)
dans une pièce fermée. Les gaz inhibiteurs interrompent la réaction chimique de la combustion. Ils se mélangent
- Ayez un tuyau d'arrosage à proximité qui vous permettra de avec les radicaux libres produits par la combustion.
réagir rapidement si le vent fait jaillir des étincelles.

Les feux de branchages, feuilles mortes etc...


»Par refroidissement
Agit sur l’énergie d’activation (étincelle, chaleur, ...)
ne pas choisir de brûler vos déchets un jour de vent
(supérieur à 20 km/h), rester en permanence à proximité,
ne pas utiliser de liquide combustible, être à bonne distance
On dit qu’il faut :
des arbres et installer un tuyau d'arrosage. Attention, il y a
des périodes pendant lesquelles les feux à ciel ouvert sont 1 verre
interdits. d’eau 1 seau 1 tonne d’eau Beaucoup plus ...
nOte : La loi votée en janvier 2009 rend obligatoire
l'installation d'au moins un Détecteur Autonome
Avertisseur De Fumée (DAAF) dans les logements pour
2015.
attentIOn
Les départs de feux domestiques se font le plus souvent dans le local vide ordure ou au sous
sol, c’est pourquoi Il vaut mieux avoir un sous-sol ordonné et se débarrasser des objets inutiles :
un amoncellement d'objets (surtout à proximité de gaines électriques) présente un risque. 1 min 2 min 3 min ...

22 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 23 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


11 « Les extincteurs »
Un extincteur d’incendie est un appareil contenant un agent extincteur. Lors de l'utilisation
1 On ne doit éteindre un feu de gaz qui si l’on peut aussitôt en couper l’alimentation.
2 Ces extincteurs peuvent être utilisés sur des appareils ou des conducteurs sous tension par des
personnes expérimentées. Les extincteurs qui ne doivent pas être employés sur des appareils ou sur
des conducteurs sous tension en portent la mention.
de l’extincteur, l’agent est projeté et dirigé sur un feu par l’action d’une pression interne. 3 Le rendement extincteur de l’eau est amélioré par des additifs certifiés.
Un extincteur d’incendie n’est efficace que s’il est adapté au feu qu’il est appelé à combattre. 4 Ces extincteurs abattront les flammes, mais les braises peuvent entraîner la reprise du feu. Un arrosage
On distingue 5 classes de feux (Norme AFNOR NF EN 2, homologuée en octobre 1986). à l’eau complétera leur action.
Nota D’autres moyens, tels que des bacs à sable sec, employés pour éviter aux flammes de se répandre ou
couvertures pour les feux de personnes peuvent être mis à disposition.

AGENT ExTINCTEUR
Eau + Additif Poudre Dioxyde de Poudre spécifique Poudre F Agent
en jet pulvérisé polyvalente carbone (CO ) (sable, ciment, terre) spécifique classe
F (carbonate de
Bonne efficacité potassium
ou acétate
Mauvaise Efficacité d'ammonium)
à l’étude

CL A S SE S DE F EU C O MB U S TI B L E S
Feux de matériaux solides,
Papiers, bois, cartons,
généralement de nature
textiles naturels,
organique. La combustion se fait avec
végétaux...
formation de braises.

hydrocarbures, alcools,
Feux de liquides
solvants, paraffine,
ou de solides liquéfiables.
polystyrène...

gaz naturel, propane, butane, gPL, acéty-


Feux de gaz.
lène...

Feux de métaux. Limaille de fer,


(Sodium, magnésium, poudre d’aluminium, uranium, sodium,
aluminium...) titane...

Feux d’auxiliaires huiles et graisses d’origine animale ou végé-


de cuisson. tale associées à un appareil de cuisson.

Feux d’appareils ou Photocopieur, ordinateur, câble, armoire


d’installations électriques électrique, moteur,
sous tension. fils électriques...

EMPLOI SUR COURANT ÉLECTRIQUE < 1000 V oui oui oui oui

24 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 25 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


Une estampille NF, de couleur grise,
apposée sur chaque appareil portatif est »Marquage de l’extincteur : 5 parties
délivrée par le Comité national malveillance
Incendie sécurité (CnmIS). Elle est une des
preuves qui garantit la conformité à
l’ensemble des normes nF En 3 (ainsi qu’à 1
des exigences complémentaires entre ● type d’agent extincteur
autres d’ordre technique). et charge nominale.
Il existe deux formats d’estampilles grises : ● Indication des foyers
un petit modèle pour les extincteurs types.
inférieurs à 3 kg et un grand modèle pour
les autres.
2
● mode d’emploi.

Estampille grise

3
● Pictogrammes
N° d’identification du constructeur représentant les
classes des feux sur
lesquelles l’extincteur
peut être utilisé.
Estampille jaune ● Restrictions et dangers
d’utilisation.
Elle est réservée, à partir de 1999,

Année de délivrance exigences du règlement de la


marque nF pour les extincteurs sur 4
roue et les appareils des ● nom et adresse du
installations fixes. fabricant de l’appareil.
Seul le n° d’identification du
constructeur y est inscrit.
5
● mention de recharger après usage, même partiel.
Estampille bleue
● mention de vérifier périodiquement et de n’utiliser pour le rechargement ou l’entretien
Elle peut compléter le marquage initial pour les appareils anciens que les produits et pièces de rechange conformes au modèle agréé.
rénovés par les constructeurs. Ces extincteurs contrôlés et vérifiés ● Identification de l’agent extincteur et identification de la concentration des additifs.
présentent les mêmes caractéristiques que les neufs. ● Identification du gaz auxiliaire (le cas échéant).
● numéro(s) ou référence(s) d’agrément.
● Désignation du modèle.
● températures limites.
● mise en garde contre le risque de gel le cas échéant.
● Référence à la norme européenne En 3.

26 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 27 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


»Uncode couleur de l’extincteur et du panneau de signalement
panneau de signalement peut être placé sur le mur, au dessus de l’extincteur. Il indique
»Précautions d’implantation
de quelle sorte d’extincteur il s’agit, et sur quelle(s) classe(s) de feu(x) il est applicable.
Emplacement(s) à privilégier
local fermé

Eau pulvérisée + additif Poudre polyvalente CO2

La couleur du corps de l’extincteur doit être rouge.


Certaines parties de l’extincteur peuvent être colorées, afin de donner une indication
supplémentaire sur l’agent extincteur contenu. La présence ou non de ces couleurs et leur(s)
emplacement(s) varient suivant les fabricants d’extincteurs :

Extincteur à eau + additif (A, B) Extincteur à poudre (A, B, C)

nOte
Lorsque les locaux représentent des risques d’incendie particuliers, notamment des risques
électriques, ils doivent être dotés d’extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés aux
risques. Leur capacité doit être de 6 litres minimum.

28 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 29 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


Emplacement(s) à privilégier »caractéristiques d’utilisation
bâtiment et parking couvert Différents extincteurs :

PORTATIF (de 0 à 20 kg)

Eau + Additif

● Les extincteurs doivent être


accessibles et visibles.
● Ils doivent être placés sur les piliers ou
sur les murs, en des endroits bien dégagés. CO2 Poudre
● Leur support doit être fixé solidement.

NON OUI

ENTRETIEN ExTINCTEUR
Conseil : faire entretenir son extincteur tous les ans par son revendeur. Sinon, se référer
à la date limite d’utilisation indiquée sur l’extincteur. Recharger l’extincteur après
chaque utilisation.

30 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 31 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


PORTATIF (jusqu’à 20 kg) ÉTAPES D’UTILISATION DE L’ExTINCTEUR PORTATIF
Eau + Additif + Manomètre
1 Dégoupiller. 2 Saisir la lance. 3 Percuter.

Extincteurs à pression permanente.

SUR ROUES (de 20 à 200 kg) 4 Orienter le diffuseur vers la


base des flammes.
Aéroports, entrepôts, Actionner la poignée, et
stations services, ... maintenir l’extincteur en
position droite.

5 Effectuer un balayage à la
lance pour agir sur toute la
surface du feu.

32 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 33 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


DISTANCES DE SÉCURITÉ ADOPTER UNE APPROCHE RÉFLÉCHIE

● toujours se placer entre le feu et la sortie.

CO2

Eau pulvérisée + Additif

● Se baisser au maximum pour éviter les fumées.


● Se positionner de profil, pour être moins sensible à la chaleur du brasier.
● Privilégier une approche dos au vent.

Poudre polyvalente

● Se rapprocher seulement quand les flammes ont franchement réduit d’intensité, afin de
procéder à l’extinction complète.
● S’assurer que l’extinction est bien complète.
● Rester vigilant.

34 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 35 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


12 «» L’évacuation»
La stratégie d’évacuation
LES ALARMES

● Le rôle du chef d’établissement est de : Restez calme !


Dirigez-vous vers les issues de secours !
- structurer les locaux en zones de risques (chaque zone comprendra un point de
rassemblement où sera recensé le personnel évacué. Il peut être complété par un point
de regroupement pour les victimes),
- concevoir les plans d’évacuation, Bouton déclencheur d’alarme incendie Diffuseurs sonores d’alarme incendie (Art. R4227-34 du code du travail)
- désigner le personnel responsable de l’évacuation,
Cette stratégie d’évacuation tiendra compte :
- des points dangereux de l’établissement,
- des causes d’éventuels précédents d’incendie,
- d’un historique des débuts d’incendie.

● Les moyens d’aide :


LES CONSIGNES (Art.R4227-38 du code travail)
Il existe 3 sortes de consignes : Détecteur de fumée Alarme visuelle
● générales (pour l’ensemble du personnel),
● particulières (pour certains locaux et travaux), LE DÉSENFUMAGE (Art. R4216-13 du code du travail)
● spéciales (pour certaines personnes déterminées). Système manuel ou électrique permettant l’ouverture d’une
fenêtre, et laissant s’échapper la fumée.
LE PLAN D’ÉVACUATION
RÉSIDENcE “LES FLOTS BLEUS”
2 rue gimont - 31200 TOULOUSE

Bouton déclencheur de désenfumage

LE BALISAGE (Art. R4324-16 du code du travail)

Désenfumage manuel

LE DÉVERROUILLAGE DES PORTES Boîtiers lumineux : ils indiquent le


meilleur chemin à suivre pour se diriger
vers la sortie.

Dispositifs permettant
Société Française de Lutte Incendie l’ouverture des portes
60 rue camaront - 31500 TOULOUSE
Tél. : 05 61 00 52 84 - Fax : 05 61 00 52 85 automatiques.
Consignes d’évacuation Plan d’évacuation du bâtiment
36 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 37 «Lutte contre l’incendie et évacuation»
LES PORTES COUPE-FEU LE SERRE-FILE LE CHEF D’ÉTABLISSEMENT
Elles empêchent la progression du feu et la diffusion des fumées, en Il fait le tour de tous les locaux du (OU LE PERSONNEL HABILITÉ)
compartimentant l’espace. bâtiment (y compris les WC ,...), pour Il effectue le recensement au point de
s’assurer que tout le monde rassemblement.
est bien informé de
l’incendie, et que personne
ne reste sur place.

● Les équipiers d’évacuation :


● La formation du personnel :
LE GUIDE D’ÉVACUATION - Les équipiers d’évacuation :
Il connait l’accès qui mène à la sortie la plus proche. toute personne intervenant dans le déroulement de l’évacuation doit être formée à :
● la connaissance de l’établissement (dangers potentiels, moyens de sécurité, balisage...),
Il guide les individus au point de rassemblement. ● les rôles de chaque équipier d’évacuation,
● l’emplacement et l’utilisation des moyens de secours,
● la connaissance des consignes et des plans d’évacuation.
- Le personnel de l’entreprise :
Le personnel occupant les lieux doit recevoir la formation à :
● l’ensemble des principales mesures de sécurité,
● la connaissance des consignes et des plans d’évacuation.
● la connaissance des moyens d’alarmes,
● la conduite à tenir en cas d’évacuation,
● l’emplacement des moyens de première intervention,
● la connaissance des sorties de secours.

● Les exercices d’évacuation :


Les exercices d’évacuation font partie de la formation, ils doivent être préparés et effectués
avec tout le personnel. Ils sensibilisent les occupants de l’établissement sur leur sécurité. Ils
permettent de vérifier si les systèmes d’alarmes sont bien perçus par tous et enfin ils
permettent de vérifier la concordance entre les consignes, les plans d’évacuation et le
personnel et ainsi de raccourcir le temps d’évacuation.
tout exercice doit être notifié dans le registre de sécurité incendie.

38 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 39 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


»conseils
évacuation
pour une bonne NON
13 «Signalisation»
Une bonne circulation = une évacuation
efficace. »Panneaux
● Lorsque vous entendez le signal d’alarme Panneaux d’interdiction
incendie :
- ne paniquez pas.
- Arrêtez les appareils électriques, fermez
les portes et les fenêtres.
- Suivez les instructions des équipiers d’évacuation.
- Dirigez-vous vers les sorties de secours en gardant votre calme.
- n’utilisez pas l’ascenseur ou le monte-charge. Flamme nue interdite Feux de forêt interdits toute flamme interdite Défense d’éteindre avec de l’eau
- ne revenez pas en arrière si un équipier d’évacuation ne vous l’a pas dit.
- Rejoignez le point de rassemblement.

● Si les fumées sont brûlantes, sombres,


toxiques (elles vous font tousser, vous P

font mal aux yeux) : Accès pompiers ne pas obstruer Défense de fumer
ne tentez pas de les affronter : baissez-vous
(au sol l’air et la visibilité sont meilleurs).
Panneaux de lutte contre l’incendie
Utilisez un chiffon mouillé
pour vous protéger.

● Sila fumée est trop importante et que vous ne pouvez pas évacuer : Robinet d’incendie armé échelle Extincteur téléphone pour la lutte contre l’incendie
Réfugiez-vous dans un local avec une fenêtre donnant sur l’extérieur.

DERNIER RECOURS

Sirène d’alarme Point de rassemblement Point d’alarme incendie Ensemble d’équipement

EN CAS APPUYER SUR


D'INCENDIE LA BARRE
POUR OUVRIR
BRISER
LA GLACE

En cas d’incendie Avertisseur sonore Arrêt d’urgence Appuyer sur la barre

1 Fermer les portes. 2 Calfeutrez la porte 3 Signalez votre présence à


avec des linges ou la fenêtre.
des vêtements
mouillés.
Direction à suivre Direction à suivre Direction à suivre Direction à suivre

40 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 41 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


Panneaux d’évacuation, de sauvetage et de secours
«Lexique»
asphyxie Guide d’évacuation
manque d'oxygène, difficultés respiratoires. (Page 18) Personne désignée par le chef d’établissement, ayant
Sortie de secours Sortie et issue de secours Escalier de secours Premiers secours pour fonction de conduire les individus en lieu sûr, en
Backdraft
Explosion de fumées. (Page 17) cas d’incendie. (Page 38)
cO2 Intoxication
gaz carbonique. (Page 15) Présence dans l'organisme d'une substance toxique en
combustion quantité notable, empoisonnement. (Page 18)
Réaction chimique d’oxydation d’un combustible par un Manomètre
Point de rassemblement Point de rassemblement Rinçage des yeux téléphone pour le sauvetage comburant. Une source d’énergie est nécessaire pour Appareil qui enregistre la pression d'un fluide.
et premiers secours (Page 32)
déclencher cette réaction. (Page 15)
combustible Monoxyde de carbone (cO)
matériau pouvant se consumer : bois, essence, gaz ... gaz incolore, inodore et toxique qui survient lors de la
(Page 15) combustion de matières organiques. (Page 18)
comburant Oxydation
Corps qui, en s’associant à un combustible, rend la Réaction provoquée par la combinaison d'un corps à de
Direction à suivre Direction à suivre Direction à suivre Direction à suivre combustion possible : oxygène, air, peroxyde ... l'oxygène, corps qui perd ainsi des électrons.
(Page 15) (Page 15)
convection Point de rassemblement
Déplacement de gaz ou de fumée chauds. (Page 16) Point ou sera rassemblé et recensé le personnel
évacué. (Page 39)
conduction
Anciens symboles (avant 2008) Nouveaux symboles (à partir de 2008) transfert thermique. (Page 16) Projection
doivent avoir disparu en 2017
Daaf transport de particules. (Page 16)
Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée. Pyromane
(Page 22) Personne atteinte de pyromanie, tendance à allumer
Comburant, peut provoquer
Désenfumage des incendies. (Page 2)
ou aggraver un incendie.
Système manuel ou électrique permettant l’ouverture rayonnement thermique
d’une fenêtre, et laissant s’échapper la fumée. émanation de chaleur. (Page 16)
(Page 37) Solvants
Énergie d’activation Substance dans laquelle d'autres substances peuvent
Inflammable ou être dissoutes. (Page 19)
extrêmement inflammable. énergie nécessaire pour la naissance de la réaction
chimique de combustion : électricité, soudures, fumeurs ... Sprinkler
(Page 15) Extincteur automatique à eau / à eau + additif.
ePI (Page 17)
Equipier de Première Intervention. (Page 9) Serre-file
Explosif. Personne désignée par le chef d’établissement, ayant
eSI
Equipier de Seconde Intervention. (Page 9) pour fonction de s’assurer que tout le monde quitte les
extincteur locaux, en cas d’incendie. (Page 39)
Appareil contenant un agent extincteur. (Page 24) voies d’évacuation
flashover Couloirs, escaliers, portes. (Page 4
Embrasement éclair. (Page 16)

42 «Lutte contre l’incendie et évacuation» 43 «Lutte contre l’incendie et évacuation»


LA SECURITE INCENDIE
Bibliographie Catalogues LEGRAND & Schneider Electric

1 / LA SECURITE DANS LES BATIMENTS


La protection des personnes et des biens est primordiale dans les établissements accueillant du public et/ou des
travailleurs.
LES ETAPES DE LA SECURITE
1 - Détecter et signaler
Détecter le feu au plus tôt et signaler sa localisation au personnel de surveillance pour effectuer les fonctions
nécessaires à la mise en sécurité des personnes et pour limiter les dégâts dans le bâtiment.

Détection de la fumée
Appui sur le déclencheur manuel Signalisation sonore et visuelle locale
par le détecteur automatique

2 - Mettre en sécurité
Évacuer
Informer le public à l’aide de signaux visuels et sonores et libérer les issues de secours

Signalisation sonore Signalisation visuelle Ouverture des issues de secours

Compartimenter Désenfumer
Limiter la propagation du feu, des fumées pour faciliter Protéger les per personnes des fumées et faciliter
l’évacuation du public et réduire les dégâts dans le bâtiment. l’évacuation.

Fermeture des portes coupe-feu grâce aux ventouses Ouverture d’un exutoire de fumée par le biais d’un
électromagnétiques tableau de mise en sécurité

3 - Intervenir
Favoriser l’intervention des secours
o Signaler la localisation du feu et l’état des organes de mise en
sécurité.
o Mettre à disposition des organes de commandes pour limiter la
propagation du feu et des fumées.
o Permettre la coupure des circuits électriques :
- pour éviter les courts-circuits et les risques d’explosion
- pour protéger les services de secours. Coupure de l’enseigne lumineuse
Appui sur le dispositif de coupure d’urgence
2 / LES TYPES DE BATIMENTS
Tous les établissements, selon leur activité et l’effectif du public qui les fréquente, imposent des, installations de
sécurité spécifiques.
Il est impératif de déterminer ces types et catégories pour réaliser une installation d’éclairage ou d’alarme
incendie conforme à la réglementation
La réglementation distingue quatre sortes d’établissements :
 les Etablissements Recevant du Public (ERP)
Les ERP sont classés en plusieurs types suivant leur activité (banque, musée, café, lieu de culte…).
Chaque type est repéré par une ou plusieurs lettres. A cette classification s’ajoute la définition d’une
catégorie, établie en fonction de l’effectif du public qu’ils peuvent recevoir. Il est impératif de connaître à
quel type d’activité se rapporte l’établissement.
 les Etablissements Recevant des Travailleurs (ERT)
Assujettis à la législation du travail, ces établissements n’imposent pas la définition d’une catégorie.
Certains sont soumis à des règles additives supplémentaires.
 les locaux d’habitation
Ils sont classés en familles en fonction de leur nombre d'étages et non de l'effectif.
 les Immeubles de Grande Hauteur (IGH).
Ils comprennent tous bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de 50m pour les
immeubles d’habitation et 28m pour les autres immeubles.

3 / LES SYSTEMES DE SECURITE INCENDIE (SSI)


Il est obligatoire d’équiper un bâtiment de type ERP et/ou ERT d’un système de sécurité incendie (SSI) pour
assurer la fonction de détection incendie et de mise en sécurité des personnes et des biens.
Les règles concernant la sécurité incendie poursuivent deux objectifs majeurs :
 protéger les personnes en permettant l’évacuation sans panique des occupants d’un bâtiment.
 protéger les biens en réduisant les conséquences d’un sinistre à un niveau acceptable.
3-1 / DEFINITION
Un système de sécurité incendie se compose de l’ensemble des matériels servant à collecter les informations
et les ordres liés à la seule sécurité incendie (ceci ne concerne pas les Blocs Autonomes d’Eclairage de Sécurité
(BAES)). Il permet de traiter et d’effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité des personnes et du
bâtiment.
Les Systèmes de Sécurité Incendie (SSI) sont classés en 5
catégories : A, B, C, D, E
Ces catégories de SSI sont déterminées par rapport au type
d’établissement auquel ils sont destinés (L,M,N,O,...) et le nombre de
personnes admissible dans cet établissement. (Voir annexe 1)
La catégorie du SSI détermine le type d’équipement d’alarme (EA)
à installer. (Voir annexe 2)
Les équipements d’alarme sont classés par type (type 1, type 2a,
type 2b, type3, et type 4)
Un équipement d’alarme a pour fonction de donner un ordre d’évacuation du public et du personnel.
3-2 / CONSTITUTION
Dans sa version la plus complexe, un SSI est composé de deux sous-systèmes principaux :
 un Système de Détection Incendie (SDI),
Le système de détection incendie est composé de détecteurs automatiques (DA), de déclencheurs
manuels (DM) et d’un équipement de contrôle et de signalisation (ECS) gérant les informations transmises
par les détecteurs et les déclencheurs. Il a pour but de déceler et de signaler le plus tôt possible les
prémices d’un incendie.
 un Système de Mise en Sécurité Incendie (SMSI)
Le système de mise en sécurité incendie est l’ensemble des équipements nécessaires au fonctionnement
de la mise en sécurité des personnes et du bâtiment en cas d’incendie.
Il est composé d'un Centralisateur de Mise en Sécurité Incendie (CMSI) et d'un Dispositif Commandé
Terminal (DCT)

Centralisateur
Détecteurs de Mise en Sécurité Dispositifs
Automatiques Equipement Incendie Commandés
DA de Contrôle CMSI Terminaux
et Signalisation DCT
Unité de Gestion d’Alarme
(UGA) Diffuseurs Sonores (DS)
Déclencheurs ECS
Unité de commandes Dispositifs Actionnés de
Manuels Manuelles Centralisées Sécurité (DAS)
DM (UCMC)
Unité de Signalisation (US)

Système de Détection Incendie Système de Mise en Sécurité Incendie


(SDI) (SMSI)

Voir illustration en annexe 3

3-3 / LES ELEMENTS D’UN SSI


 Le Déclencheur Manuel (DM)
Il est équipé d’une vitre (bris de glace) ou d’une membrane
déformable. Il déclenche l’alarme après un bris de glace ou une
pression sur la membrane.

 Les Détecteurs Automatiques (DA)


Ils permettent la surveillance d’un bâtiment de façon automatique.
Il existe différents types de détecteurs automatiques suivant le risque à surveiller
o Le détecteur optique de fumée
Il est sensible (détection de particules) à tous les types de fumées et d’aérosols.
Il n’est pas sensible au feu sans fumée (feu d’alcool).
Il détecte rapidement le début d’un incendie avant la formation de flamme.
Il s’emploie dans les es endroits où il n’y a pas de fumée d’exploitation en fonctionnement
normal.

o Le détecteur linéaire
Il est sensible aux fumées blanches ou noires qui traversent le faisceau laser émis par le
boîtier et renvoyé par le réflecteur.
Son intérêt réside dans la couverture de grandes distances évitant ainsi l’emploi de

plusieurs détecteurs de fumée ponctuels et offrant une solution simple d’installation dans
le cas de grandes hauteurs de plafond ou de points de fixation inaccessibles et non
souhaités (hall, entrepôt...) pour des détecteurs ponctuels.
Comme pour le détecteur optique de fumée, il doit être utilisé dans les locaux où il n’y a
pas de fumée en mode de fonctionnement normal.

o Le détecteur de flamme
Il est sensible au rayonnement infrarouge émis par les flammes d’un foyer ainsi qu’à la
présence du CO² résultant.

o Le détecteur de chaleur thermo vélocimétrique


Il réagit à un seuil de température atteint à un temps donné, suivant la vitesse d’élévation de la
température.
Il transmet l’alarme dès que la température dépasse un seuil fixé.

o Le détecteur de chaleur thermostatique


Il est activé dès que la température dépasse un seuil fixé (ex : 55°C).
 L’Equipement de Contrôle et Signalisation (ECS)
L’ECS est utilisé pour :
o recevoir les signaux des détecteurs qui lui sont reliés
o déterminer si ces signaux correspondent à une condition d'Alarme Feu
o signaler cette condition sous forme audible et visible
o localiser le lieu du danger
o enregistrer tout ou partie de cette information
o surveiller le fonctionnement correct du système et signaler tout dérangement de façon audible et
visible.

 Le Centralisateur de Mise en Sécurité Incendie (CMSI)


Le CMSI assure le pilotage centralisé et automatique de la mise en sécurité d’un
établissement. Il est constitué :
o d'une Unité de Gestion d'Alarme (UGA) qui gère et déclenche le processus d’alarme
o d'une Unité de Commandes Manuelles Centralisées (UCMC) qui émet des ordres de
télécommande à destination des DCT et/ou des DAS sur décision humaine.
o d'une Unité de Signalisation (US) qui signale les états de veille, les dérangements de
sécurité et les anomalies du SMSI
Le CMSI n’est requis que dans les versions de SSI les plus élaborées (Catégories A et B)

 Les DCT (Dispositif Commandé Terminal)


o Les Diffuseurs Sonores (DS), dispositif électroacoustique permettant l’émission du signal d’alarme
générale. On distingue :
 Diffuseur Sonore Non Autonome (DSNA)
 Bloc Autonome d'Alarme Sonore (BAAS)

 Diffuseurs d'Alarme Générale Sélective (AGS)


o Les Dispositif Actionné de Sécurité (DAS), ensemble des équipements qui permettent de
compartimenter, désenfumer, gérer les issues pour l’é[Link] constitué de :
 Dispositif de verrouillage pour issue de secours

 Clapet, porte résistant au feu


 Exutoire, volet, ouvrant, coffret de relayage pour ventilateur
3-4 / LES FONCTIONS DE MISE EN SECURITE
Le zonage
Il définit des volumes et des aires géographiques, au sein du bâtiment, à protéger, correspondant aux
différentes fonctions d’un SSI. On distingue :
 Zone de détection (ZD), aire surveillée par un ensemble de détecteurs automatiques ou déclencheurs
manuels. Elle comprend :
o Les zones de détection automatiques (ZDA), elles peuvent déclencher un processus de mise en
sécurité (fermeture de porte coupe-feu, désenfumage) ainsi que le processus d’alarme. Leurs
surfaces et découpages sont définis en fonction des ZF ou des ZC
o Les zones de détection manuelles (ZDM), elles ne déclenchent pas le processus de mise en sécurité
mais elles déclenchent le processus d’alarme.
 Zone de Mise en Sécurité (ZS), aire dans laquelle seront mis en œuvre des organes de mise en sécurité,
tels qu’une porte coupe-feu avec des volets de désenfumage. Elle comprend :
o La zone d’ d’Alarme (ZA), aire dans laquelle sera audible le son d’alarme d’évacuation.
o La zone de Compartimentage (ZC), aire dans laquelle seront actionnés les portes et clapets coupe-
feu à fermeture automatique.
o La zone de Désenfumage (ZF), aire dans laquelle seront actionnés des organes de désenfumage
tels que les volets ou exutoires.

L’évacuation des personnes


L’évacuation des personnes est provoquée par la diffusion d’un signal sonore ou
organisée dans certains cas par le personnel de l’établissement.
L’alarme générale
C’est un signal sonore 2 tons spécifique destiné prévenir les occupants d’un bâtiment d’évacuer les lieux.
L’alarme générale peut être immédiate ou temporisée, elle doit être audible de tout point du bâtiment pour
une durée minimum de cinq minutes. L’’évacuation du public est également favorisée par le déverrouillage
automatique des issues de secours.
L’alarme générale sélective (AGS)
C’est un signal d’alarme générale, différent du son normalisé, et éventuellement lumineux, destiné à ne
prévenir que certaines catégories de personnel d’un ERP (ex : hôpitaux, maisons de retraite, ...) qui
organiseront l’évacuation du public afin d’éviter les risques de panique.

Le compartimentage
Il évite la propagation du feu, de la chaleur et des fumées, durant un temps donné, en
les contenant dans un espace défini par des éléments constructifs du bâtiment. Un
compartiment est une zone délimitée par des murs, planchers, portes.

Le désenfumage
Il facilite l’évacuation du public en lui permettant de mieux voir son chemin et limite les
effets toxiques des fumées ainsi que leur potentiel calorifique et corrosif. Il peut être
naturel, mécanique ou les deux. De manière générale, le nombre, la surface et
l’emplacement des organes de désenfumage sont déterminés par un bureau d’études.
4 / L’ECLAIRAGE DE SECURITE
L’éclairage de sécurité est obligatoire dans tous les établissements recevant du public et/ou des travailleurs.
Conformément à la réglementation, les exploitants doivent s'assurer tous les mois du bon fonctionnement (test
lampes) des blocs autonomes d'éclairage de sécurité (BAES) de leur établissement et tous les 6 mois de leur
autonomie de fonctionnement (test batterie)
On distingue 3 types d’éclairage dans un bâtiment :
 L’éclairage normal
Permet d’assurer l’exploitation du bâtiment en présence du réseau
d’alimentation électrique

 L’éclairage de remplacement
Permet de continuer l’exploitation en cas de coupure de l’éclairage
normal

 L’éclairage de sécurité

Permet :
- d’assurer une circulation facile
- de faciliter l’évacuation du public en cas de besoin
- d’effectuer les manœuvres intéressant la sécurité
L’éclairage de sécurité a deux fonctions :
o L’éclairage d’ambiance ou anti-panique
Permet de maintenir un éclairage uniforme pour garantir la
visibilité et éviter les risques de panique lors d’une coupure
générale d’électricité.

o L’éclairage d’évacuation
Permet l’évacuation du public en assurant l’éclairage des
cheminements, sorties, obstacles, changements de direction
et des indications de balisage.

Deux technologies sont utilisées pour réaliser l’éclairage de sécurité :


 Les Blocs Autonomes d’Eclairage de Sécurité (BAES)

 Les Luminaires sur Source Centralisée (LSC)


Les BAES s’utilisent, en général, dans tous les types d’établissements sauf cas réglementaires. L’installation des
LSC se réalise quand l’effectif est supérieur à 700 personnes.

Règle d’implantation des BAES et LSC


Les BAES et LSC doivent être implantés conformément aux exigences réglementaires afin d'assurer une
signalisation et un niveau d'éclairage de sécurité suffisants pour permettre l'évacuation des personnes en cas de
besoin.

L’exploitation des BAES


Pour garantir la sécurité de l’établissement, les BAES doivent être mis à l’état de repos lorsque l’installation
d’éclairage normal est mise intentionnellement hors tension, pendant les périodes de fermeture.
A quoi sert la mise à l'état de repos d'un BAES ?
• Elle permet d'éteindre les blocs après une coupure volontaire de l'éclairage normal (fin d'exploitation du
bâtiment). Les BAES reviennent automatiquement à l'état de veille au rétablissement de l'éclairage normal.
• La mise à l'état de repos :
- évite que les BAES ne se déchargent après une interruption volontaire de l'éclairage normal.
- garantit que les BAES seront prêts à fonctionner à l'ouverture de l'établissement (batterie chargée).
- évite l'usure prématurée des batteries en préservant la durée de vie du bloc.
• Des consignes d'exploitation doivent être données à la dernière personne qui quitte l'établissement, elles
peuvent aussi être affichées à proximité de l'interrupteur de coupure générale. L'installation de blocs
autonomes doit posséder un ou plusieurs dispositifs permettant une mise à l'état de repos centralisée
• Elle permet d'éteindre les blocs après une coupure volontaire de l'éclairage normal (fin d'exploitation du
bâtiment). Les BAES reviennent automatiquement à l'état de veille au rétablissement de l'éclairage normal.
L'installation de blocs autonomes doit posséder un ou plusieurs dispositifs permettant une mise à l'état de repos
centralisée.
Scénario d’application
En période d’exploitation, l’éclairage
de sécurité d’un établissement
recevant du public doit être mis à
l’état de veille (veilleuse allumée),
afin d’être prêt à intervenir en cas
1- Période d’exploitation de 2- Fin de l’exploitation de
d’interruption de l’alimentation de l’établissement (éclairage normal l’établissement. Absence du public
l’éclairage normal. allumé – BAES en veille) (éclairage normal allumé – BAES en
veille

3- Coupure de l’éclairage normal, 4- Extinction manuelle des BAES 5- Ouverture de l’établissement, les
allumage des BAES (fonctionnement (mise à l’état de repos à l’aide de la BAES sont revenus en veille et prêts
de sécurité) télécommande) à fonctionner
La Maintenance des BAES
La modification du Règlement de sécurité contre l'incendie dans les ERP publiée dans l'arrêté du 22 novembre
2004 impose que la maintenance des BAES soit strictement réalisée dans le respect de la norme NF C 71-830
(maintenance des blocs autonomes d'éclairage de sécurité BAES/BAEH).
L'exploitant est responsable pénalement de la sécurité de son établissement. Il doit s'assurer que les blocs
autonomes d'éclairage de sécurité sont vérifiés et entretenus périodiquement afin que l'installation d'éclairage de
sécurité de son établissement soit maintenue en parfait état de fonctionnement.

La signalisation de sécurité
La signalisation de sécurité doit être visible en tout point du bâtiment et doit baliser les cheminements et issues
de secours empruntés par le public pour l’évacuation de l’établissement.
Que demande la réglementation ?
D’après article EC9 du règlement de sécurité les étiquettes de balisage doivent être éclairées par l’éclairage
d’évacuation :
• soit par le bloc qui les porte si elles sont transparentes,

• soit par le bloc situé à proximité, si elles sont opaques

Le public doit pouvoir visualiser les étiquettes en cas d’évacuation, en tout point du bâtiment même en cas
d’affluence.
ANNEXE 3 (Documentation LEGRAND)

Composition d’un SSI de catégorie A


ETABLISSEMENT DE TYPE
J OU U

CONSIGNES
SECURITE-
SECURITE-PREVENTION
Préambule

L'incendie, dans votre établissement, doit être considéré comme un risque


majeur compte tenu de votre population (patients alités à mobilité réduite).

L'incendie n'est pas une fatalité, c'est un incident, facile à éviter, facile à
maîtriser. Si rien n'est fait, l'incident devient accident, voire catastrophe.

La sécurité de l'établissement est l'affaire de tous...

Affirmation facile, mais faut-il encore s'en donner les moyens.


Les moyens constructifs

 Votre établissement est conçu de manière à ce qu'un feu prenant


naissance dans un local ne puisse en sortir avant ½ heure.

 Le feu ne peut se propager d'un étage à un autre.

 Les escaliers sont sécurisés et à l'abri des fumées

 Les étages sont recoupés en "zone". En cas de sinistre,


les résidents sont déplacés d'abord horizontalement (de la
zone sinistrée, vers la zone sécurisée) puis éventuellement
verticalement, par les escaliers uniquement.

NE JAMAIS UTILISER LES ASCENSEURS


Les moyens techniques
Votre établissement est équipé d'une centrale incendie de type SSI de
catégorie A.

Cet équipement gère :

 Les détecteurs de fumées

Ces détecteurs sont installés dans les chambres, dans les couloirs, dans les
locaux à risques particuliers.

 Les boîtiers "bris de glace"

Ces boîtiers "bris de glace" sont à votre disposition dans les couloirs,
généralement près des sorties.

 Les sirènes d'alarme incendie (sachez les reconnaître)

 La fermeture des portes coupe-feu

 La mise en route du désenfumage

 Les clapets coupe-feu

Vous avez à votre disposition :

 des extincteurs à eau pulvérisée, répartis dans les couloirs, les


escaliers, etc. (pour feu de papier, tissus, plastique...)

 des robinets d'incendie armés (pour feu de papier, tissus, plastique...)

 des extincteurs à CO2 (pour feu d'origine électrique)

 des extincteurs à poudre (pour tous types de feu)


Les moyens actifs

Chacun de vous doit se sentir concerné :


 Ne pas caler les portes.

 Respecter l’interdiction de fumer.

 Evitez les "points chauds" (cafetière laissée en fonctionnement, braises


dans la cheminée par exemple).

 Ne pas empêcher le fonctionnement des portes coupe-feu. Evitez les


cales de bois ou autre.

 Ne pas se servir des dégagements (escaliers/couloirs/paliers) comme


rangement ou stockages de quelques natures que ce soit.

 Evitez les accumulations de matières combustibles (linges, cartons,


mobiliers...), en dehors des locaux spécifiquement dédiés.

 Jetez à la poubelle tout ce qui est inutile.

 Repérez les emplacements des extincteurs, et formez–vous aux


différents types existants et à leurs manipulations.

 Repérez les emplacements des robinets d'incendie armés, des boîtiers


bris de glace.

 Restez vigilant en permanence (1 incendie accidentel prend naissance


toutes les 2 minutes en France)

Un incendie pris en charge rapidement est facile à éteindre.

Toute extinction différée aura des conséquences graves


sur les personnes ou sur les installations qui vous permettent
de travailler au quotidien.
L'ALARME INCENDIE SONNE !!!
Pas de panique, dans la majorité des cas, il s'agit d'un incident technique.
Néanmoins, chaque alerte doit être traitée comme s'il s'agissait d'une vraie.

Ne courrez pas, gardez vos forces, marchez rapidement vers le report


d'alarme ou vers la centrale incendie afin de connaître le lieu exact du
sinistre.

Prévenez ou faites prévenir les secours.

Rendez-vous rapidement sans courir vers le lieu du sinistre éventuel.

Un indicateur d'action signale le local en feu.

Au passage, saisissez un extincteur à eau pulvérisée.

Conduite
Conduit est
e à tenir si le feu es une
t dans un e chambre ou un local

Touchez la porte.

Si elle est froide, baissez-vous et ouvrez doucement. Si vous voyez les


flammes, percutez l'extincteur et videz-le sur celles-ci.
Si le feux ne peut être maitrisé, si une victime est à l'intérieur du local et si
les conditions le permettent, tentez un dégagement d'urgence (*).

Si elle est chaude, concentrez votre action sur l'alerte des secours et
l'évacuation des occupants de la zone sinistrée vers la zone adjacente non
sinistrée. Assurez-vous de la fermeture complète de toutes les portes coupe-
feu de l'établissement.

(*) Un dégagement d'urgence peut être tenté si :


- la victime est localisée depuis la porte,
- l'itinéraire de sortie est bien identifié et dégagé.

Dans tous les cas, ne pas prendre de risques inconsidérés. Prenez une
bouffée d'air frais, retenez votre respiration, entrez, saisissez le pensionnaire
et sortez-le rapidement puis fermez la porte.

Conduite à tenir si le feu est dans un local quelconque

Mêmes conduites que pour une chambre, sauf que vous n'aurez pas
d'évacuation de personnes à réaliser.
Fiche réflexe

Déclenchement de l'alarme incendie.

Je me rends à la centrale incendie ou vers un report


d'alarme.

J'identifie le lieu du sinistre.

Je fais prévenir les pompiers le plus tôt possible.

Je me rends sur le lieu du sinistre.

Je prends un extincteur avec moi.


Avant de rentrer dans un local, je vérifie la température de
la porte, en cas de chaleur, je ne rentre pas.

Si la porte est froide, je me baisse avant d'ouvrir la porte.

J'essaie d'éteindre le feu.

J'essaie d'évacuer la victime quand les conditions


permettant un dégagement d'urgence sont réunies.

Je referme la porte.

Je procède au transfert des résidents de la zone sinistrée


vers la zone non affectée.

Je m'assure de la fermeture de toutes les portes coupe-feu.

Je ne prends jamais de risques inconsidérés.

Je signale au responsable de l'établissement les éventuels


manquants à l'appel ainsi que leur localisation
approximative possible.
Fiche réflexe COORDINATEUR

 Consulte le SSI dès le déclenchement


de l'alarme

 Identifie le lieu du sinistre

 Appel les secours extérieur (pompiers 18).

 Oriente les équipiers vers le lieu du sinistre

 Veille à l'application des consignes à suivre


en cas d'incendie (fiche réflexe)

 Procède au recensement des résidents


et du personnel

 Accueille, guide les secours


et répond à leurs demandes
(coupure des fluides et énergies,
système de désenfumage, VMC, etc)

 Renseigne les secours dès leur arrivée


sur la situation, la localisation du sinistre,
le nombre total de personnes évacuées,
le cas échéant le nombre de personnes
encore dans l'établissement,
avec si possible leur localisation.

Cette information capitale


doit être portée sans délais
aux services de secours dès leur arrivée
AFI
CONSIGNES A AFFICHER
Circulations
CONCLUSION

Vigilance à tenir
tenir pour faire face à un incendie
Grâce au bon fonctionnement des installations de sécurité incendie et/ou
surtout à la vigilance et à l’efficacité du personnel, un départ d'incendie peut
être maîtrisés et éviter de graves conséquences.
Demain cela peut être votre tour d’être le témoin direct d’un départ
d’incendie, et ce jour là, tous les patients et le personnel compteront sur
votre efficacité, pour donner l’alerte et participer à la mise en sécurité des
patients.

Ce jour là, il faudra garder son sang froid et être efficace.


Pour cela il faut anticiper :

1) Participer aux formations programmées

2) Dans votre service :

a. Repérer les lieux :


1. où est la signalisation des sens d’évacuation ?
2. les issues de secours sont-elles dégagées ?
3. les circulations sont-elles dégagées ?

b. Reconnaître et repérer les équipements de sécurité :


1. les extincteurs, sont-ils présents, visibles et accessibles ?
2. les indicateurs d’action au-dessus des portes
3. la fermeture automatique des portes coupe-feu est-elle
entravée ?
4. les déclencheurs manuels d’alerte
5. les déclencheurs d’ouverture des systèmes de désenfumage
6. les vannes d’arrêt des fluides médicaux
7. le plan d’évacuation
8. pour mettre en sécurité les patients, connaître sa zone, et les
zones voisines en cas de transfert horizontal
9. les portes équipées de ferme-porte sont-elles bien libres de
fermeture ?

3) Lire toutes les consignes, notamment celles ci-après, tous les 6 mois
pour être efficace le jour J ou la nuit N

4) Redoubler de vigilance en présence de patients à risque : tabagisme,


déficience mentale…

En conclusion
Participez aux formations et exercices programmés
Informez-vous Sensibilisez-vous Donnez l’exemple
Comptant sur la compréhension et l’efficacité de tous, pour la sécurité
de tous.
L’évacuation d’un établissement du type U

Article U 8 - Principes fondamentaux de sécurité


Compte tenu de la spécificité des établissements visés au présent chapitre et des conditions particulières de
leur exploitation, d'une part, de l'incapacité d'une partie du public reçu à pouvoir évacuer ou à être évacué
rapidement, d'autre part, le niveau de sécurité de l'ensemble de l'établissement pour satisfaire de façon
particulière aux dispositions de l'article R.123-4 du code de la construction et de l'habitation repose
notamment sur le transfert horizontal vers une zone contiguë suffisamment protégée, des personnes ne
pouvant se déplacer par leurs propres moyens au début de l'incendie. L'évacuation verticale de ces
personnes ne doit en effet être envisagée qu'en cas d'extrême nécessité.

Pour répondre à cet objectif, les principes suivants sont retenus .

- renforcement du cloisonnement intérieur;


- exigences accrues en ce qui concerne les aménagements intérieurs au plan de la
..réaction au feu
- large emploi de la détection automatique d'incendie permettant une alarme précoce;
- désenfumage des circulations;
- sensibilisation et formation du personnel aux tâches de sécurité.

En outre, l'évacuation verticale reste la règle pour les personnes pouvant se déplacer par leurs propres moyens.

Article U 10 - Conception de la distribution intérieure – Zones


§ 1. Les niveaux comportant des locaux à sommeil doivent être aménagés en “zones protégées, dans les
conditions suivantes :

Tous les niveaux comportant des locaux à sommeil doivent être recoupés quelle que soit leur longueur, par une
cloison CF de degré 1 heure, EI ou REI 60 de façade à façade de façon à constituer au moins deux “zones
protégées, d'une capacité d'accueil de même ordre de grandeur, isolées entre elles. Le passage entre deux “zones
protégées ne peut se faire que par des portes situées sur les circulations ;

(…)

§ 2. Les zones protégées, dès lors que leur capacité dépasse 20 lits, doivent être divisées en “zones de mise à
l'abri.

Les zones de mise à l'abri doivent :

- avoir une capacité maximale de 20 lits ;

- être isolées entre elles par une cloison, de façade à façade, CF de degré 1 heure, EI ou REI 60 et des blocs
portes pare-flamme ½ heure ou E 30-C équipés de ferme porte ou à fermeture automatique ;

b) avoir, à l'intérieur d'une même zone protégée, une capacité d'accueil de même ordre de grandeur.

Article U 47 - Exercices
§.[Link] le personnel de l'établissement doit être mis en garde contre les dangers que présente un incendie dans
un hôpital et être informé des consignes très précises en vue de limiter l'action du feu et d'assurer
l'évacuation des malades. Certains employés, spécialement désignés à l'avance, doivent être entraînés à la
man uvre des moyens de secours.

§.[Link] exercices pratiques, ayant pour objet d'instruire le personnel sur la conduire à tenir en cas d'incendie,
doivent avoir lieu au moins une fois par trimestre.
Différentes étapes
Une évacuation peut être subdivisée en cinq étapes:

Alarme : un signal convenu est déclenché; ce signal avertit toutes les personnes présentes
qu’elles doivent quitter le bâtiment ou seulement une catégorie de personnel ( cas des AGS
en type U)
Alerte : l’appel aux sapeurs-pompiers.
Evacuation : toutes les personnes présentes quittent le bâtiment et se dirigent vers le point
de rassemblement sous le contrôle du guide et serre-file.
Contrôle : on vérifie qui est présent au point de rassemblement et si les instructions sont
suivies.
Accueil des pompiers : les pompiers sont informés et guidés vers le foyer d’incendie.

L’ organisation
Le facteur temps est essentiel lors d’une évacuation. L’ensemble de l’opération
d’évacuation doit s’effectuer de la manière la plus rapide et la plus efficace possible. Il est
fondamental, pour ce faire, que l’organisation soit bien structurée et que chacun soit bien
conscient de ce qu’il a à faire. Des points essentiels sont à retenir :

Evacuation

Les issues de secours doivent être connues. Le point de ralliement doit être connu et
bien étudié.

Contrôle

Les guides et les serre files ont pour mission de s’assurer que les personnes présentes dans
la zone sinistrée sont conscientes de la nécessité de quitter les locaux, de s’assurer que
personne ne reste dans la zone, mettre toute personne présente en sécurité (au point de
rassemblement). Le plus important est la comptabilisation des personnes évacuées qui
déterminera de manière importante l’intervention des sapeurs pompiers à leur arrivée :
- tout le monde est évacué => limitation de la propagation du feu et tentative d’extinction
- Tout le monde n’a pas évacué ou un doute persiste => reconnaissance et sauvetage des
victimes

Accueil des pompiers

Les pompiers doivent pouvoir accéder librement aux terrains. L’agent de sécurité (si
l’équipe se compose de plusieurs personnes) est désigné pour accueillir les pompiers,
leur transmettre des informations (sur les moyens d’intervention disponibles, les
produits dangereux, les disparus, etc.) et les guider vers le foyer d’incendie. Ne
confirmer l’absence de personne dans la zone sinistrée qu’avec une certitude de 100%.
ROLES DE CHACUN

Alarmer Dès audition du signal dans les circulations, et affichage de l’alarme sur les
bips, tous les personnels doivent identifier la zone en détection
incendie et se rendre sur place afin de faire une levée de doute. Si l’alarme
est avérée, ils doivent contacter le service sécurité. Si le feu est maîtrisable,
ils doivent tenter d’éteindre le foyer avec un extincteur ou tout autre moyen
et, si le feu est trop important, évacuer la zone sinistrée.
Alerter Le service sécurité alerte les secours en respectant les points de l’alerte
suivants : s’identifier , donne l’adresse précise de l’établissement
(commune, etc.), , indique la nature du sinistre et son importance, le
nombre de victime si il y en a, les premières mesures prises et attend
d’avoir reçu l’ordre avant de raccrocher.
Evacuer Commencer l’évacuation de la zone sinistrée avant l’arrivée des secours,
le responsable de l’étage guide l’évacuation vers les portes coupe–feu les plus
proches et attend le serre-file au point de rassemblement. Le personnel reste
dans la zone de transfert en attendant l’arrivée des secours, si besoin il
commence l’évacuation de l’étage supérieur à la zone sinistrée. Attention, il
est tentant de demander aux personnes valides d’évacuer vers les issues de
secours, cependant elles vous seront utiles pour aider à évacuer les personnes,
et surtout pour s’assurer que personnes ne manque (si vous évacuez les
patients en transfert horizontal et le public en transfert vertical, comment
serez vous certains qu un visiteur n a pas fait demi tour et est revenu sur les
lieux ?)
Contrôler Le personnel d’étage désigné comme serre file sera chargé de vérifier
que les résidents et visiteurs ont bien tous été évacués, que les portes et les
fenêtres sont toutes fermées.
Accueillir L’agent accueillant les secours se chargera de leur remettre le plan de
les Sapeurs
Pompiers l’établissement, un passe général, et les diriger à leur demande vers la
zone sinistrée et le CMSI, les installations techniques, etc.

Personnel Demander au personnel technique présent sur le site la coupure des énergies
technique de la zone sinistrée (sauf les gaz médicaux sur avis médical uniquement).
ou personnel
d’astreinte Si votre bâtiment possède plusieurs escaliers intérieurs, vous pouvez
éventuellement poster un agent dans chaque cage d’escalier (idéalement avec
un transmetteur )
R Ô L E D U G U I D E E T D U S E R R E - F I L E L O R S D ' U N E É VA C UAT I O N

1 – GUIDE : 2 – SERRE-FILE : EVACUATION

 MISSION  MISSION Dès le déclenchement du signal


Il doit guider les personnes vers les différen- Il doit veiller lors d’une évacuation sonore d'alarme générale, sur
tes issues de secours les plus adaptées (sans qu’aucune personne ne reste dans la zo-
traverser de zone sinistrée ou enfumée) et ne ou à l’étage dont il a la charge.
consigne des secours extérieurs,
les accompagner au point de rassemble- sur consigne de l’encadrement ou
ment. Une fois au point de rassemblement, il à votre initiative en cas d'inci-
doit faire le point avec le guide file de sa dent :
Il doit faire presser les personnes sans les zone et rendre compte aux secours exté-
faire courir. Il évite les mouvements de pa- rieurs (pompiers) ou au PC sécurité
nique (nombre de personne dans les locaux,  EVACUER DANS LE CALME
état).
L’évacuation terminée, il doit se mettre à la
d i spo si tio n d es s ecou r s e xt ér ie ur s L’évacuation terminée, il doit se mettre à  EMPRUNTER PRIORITAIREMENT LES
(pompiers) et du PC sécurité. la disposition des secours extérieurs ISSUES PROTEGEES.
(pompiers) et du PC sécurité (campus 1).
 COMPÉTENCE
Il doit avoir une bonne connaissance des  COMPÉTENCE
bâtiments et avoir été formé. Le serre-file doit être une personne d’au-  REJOINDRE LE POINT DE RASSEM-
torité reconnue par tous, avoir une bon- BLEMENT.
 CONSEIL ne connaissance des locaux et avoir été
Il doit se positionner à des endroits judi- formé.
cieux pour guider et faciliter au maximum  NE JAMAIS REVENIR EN ARRIERE
l’évacuation.  CONSEIL
Il doit porter une attention particulière
aux personnes en situation de handicap  IL EST INTERDIT D'UTILISER LES AS-
ainsi qu’aux personnels des entreprises CENSEURS OU LES MONTE-CHARGES
extérieures. POUR EVACUER.

LE CHARGÉ D’ÉVACUATION EST FORMÉ AUX DEUX MISSIONS.


SI LE NOMBRE DES CHARGÉS D’ÉVACUATION EST INSUFFISANT  DANS LA CHALEUR ET LA FUMÉE
BAISSEZ-VOUS L’AIR FRAIS EST PRÈS
LA MISSION DE SERRE-FILE EST PRIORITAIRE DU SOL.

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