C’est une évidence, le « moi » détient la place suprême dans la société d’aujourd’hui.
Certes, la situation parait catastrophique si cela vire à la forme extrême de l’individualisme.
Or, je suis persuadée que toute idée de développement germe dans l’esprit de tout un chacun.
Prenons exemple des politiques publiques instaurées à Madagascar, elles trouvent comme
origine dans la vision d’un politique. Il a ses idées propres sur la manière de contribuer au
développement du pays, une fois arrivé au pouvoir, il fait de « ses rêves » une politique
publique.
Actuellement, la société malgache est tellement basée sur l’individualisme que ses
valeurs fondatrices d’antan à l’instar du « fihavanana » ne comptent plus. Le mot
individualisme revêt un caractère nombriliste, égocentrique mais si chacun est animé par un
sentiment positif, il peut constituer un levier de développement. De plus, dès qu’on met en
avant la notion d’individu, les autres ne tardent pas à nous lyncher. Or, la base de tout vient de
chacun. L’individualisme extrême nous donnerait l’effet inverse quand même. D’où
l’existence de certaines conditions sine qua non pour réussir dans cet équilibre. Il faut en
premier lieu un esprit critique c’est-à-dire, le recul pour analyser chaque situation qui se
produit. Ce recul sera bien évidemment accompagné d’un questionnaire pour peser le pour et
le contre afin d’examiner la situation sous toutes ses coutures. Vient après cette analyse, la
résilience qui constitue une attitude à la portée d’une poignée de commun des mortels. Le fait
d’accepter ce que l’on ne peut pas changer représente l’ultime voyage d’un individu sur terre.
« On n’est jamais mieux servi que par soi-même » ; cette citation illustre bien la réalité
sociétale malgache de ce troisième millénaire, nous ne pouvons compter que sur nous pour
s’en sortir. Les dirigeants sont submergés par leurs priorités qu’ils oublient de rendre service
à ceux qui leur ont prêtés le pouvoir. Pour ne citer que l’état des rues dans la capitale, attendre
l’Etat pour leur réparation sera vain, c’est pour cette raison que nous, peuple de 67ha nous
avons décidé de s’occuper de notre sort. Chacun a eu la conscience de sa contribution donc,
une grande partie des rues en mauvais
état dans notre quartier a été réparée sans l’aide de l’Etat. Mais, il faudrait faire attention car
une personne animée par un sentiment d’individualisme dans le sens péjoratif du terme peut
commettre tant d’atrocité comme un meurtre s’il y trouve son compte.
L’existence d’une multitude de facette du « moi » présent dans chacun de nous
constitue notre force c’est-à-dire, nous pourrions construire un édifice à partir de la diversité
de chaque individu. Ceci étant si nous serons tous animés par un sentiment positif qui est
l’amour, tout en réprimant le plus possible la peur, considérée comme source de tous les vices
d’après Neale Donald Walsch dans Conversations avec Dieu,