CORRECTION DU DEVOIR SUR TABLE D’HISTOIRE SUR LA CITOYENNETE ET LA DEMOCRATIE
A ATHENES
KHELLA ERIC
Seconde 4
Parmi les nombreux régimes politiques de la Grèce au Ve et au Ive siècle av. J.-C., Athènes vit
sous un régime politique très particulier : la démocratie. Du grec demos et kratein, elle signifie que le
peuple possède le pouvoir. Malgré la notion d’égalité sur lequel il repose, ce régime sera longuement
critiqué, et ceci le conduira à sa fin. En quoi la démocratie athénienne est-elle incomplète et inégale ?
Nous verrons dans une première partie pourquoi pouvons-nous qualifier cette démocratie
d’« incomplète » avant de voir en quoi elle n’est pas aussi égalitaire qu’elle n’y parait.
Selon l’origine grecque du mot démocratie, c’est le démos qui a le pouvoir. Or à Athènes, le
démos ne sont que les citoyens. En – 507, grâce aux réformes de Clisthène, un célèbre stratège grec,
on est citoyen lorsque l’on est un homme libre, de plus de 18 ans, né d’un père citoyen. De plus, il
faut avoir effectué son éphébie. Cette dernière est un service militaire de 16 à 18 ans. En qualité
d’éphèbe, ce dernier peut être mobilisable jusqu’à ces 60 ans. Il faut, par ailleurs, être inscrit dans les
registres de son dème. A Athènes, il y a 159 dèmes, ce sont des petits quartiers communautaires.
Cependant, depuis -451, le stratège Périclès va restreindre l’accès à la citoyenneté : il faudra, à partir
de cette date, être né d’un père citoyen mais aussi et surtout d’une mère elle-même fille de citoyen.
L’accès à la citoyenneté devient alors très difficile. Le citoyen possède le pouvoir et peut exercer des
droits politique, exécutif, législatif, religieux et militaire.
En sont alors exclus les métèques, ce sont des grecs, non originaire d’Athènes mais qui y résident.
Mais aussi les femmes qui sont mineures juridiquement : ces dernières sont sous la tutelle de leur
père puis de leur mari. Mais aussi les enfants de moins de 18 ans. Sur les 340 000 habitants
d’Athènes, seuls 40 000 sont citoyens. Ce qui représente une infime part de la population : soit moins
de 13%.
Toutefois, dans cette démocratie directe l’égalité entre citoyens reste l’une des notions les
plus importantes. Tout d’abord, l’égalité devant a loi est l’un des premier principes d’égalité que l’on
retrouve entre citoyens : c’est l’isonomie. On retrouve ensuite l’égalité face aux accès des
magistratures, tous les citoyens peuvent y accéder, quel que soit leur rang social. Tous les citoyens
effectuent l’éphébie et tous les citoyens participent aux évènement de la cité. Ces derniers rendent
toujours hommage aux dieux car la vie religieuse et politique n’est pas séparée. On voit très bien ce
fait lors des Panathénées qui rendent hommage à Athéna. Tous les citoyens ont le droit de participer
aux réunions ecclésiastiques afin de faire voter les lois. Cependant, ces principes d’égalité ne sont pas
applicables dans la réalité.
En effet, tous les citoyens ne sont pas égaux quant à l’accès face aux magistratures. Celles-ci n’étant
pas rémunérés et demandant beaucoup de travail ainsi que de temps, les citoyens les plus pauvres
n’y accèdent donc pas car ils perdent alors beaucoup de temps et d’argent. Périclès s’en est par
ailleurs rendu compte et a tenté d’y mettre fin en octroyant le misthos en -450. Ce dernier est une
indemnité versée aux citoyens les plus pauvres afin qu’ils puissent participer aux séances de
l’Ecclésia. La totalité des lois sont alors votées par les plus riches. Ceux-ci sont principalement ceux
qui occupent les postes des magistratures. Lors des processions civiques, les citoyens sont classés en
fonction de leur rang social ainsi que de leur richesse. Contrairement aux pauvres, les riches paient
toutefois les liturgies, ce sont les sommes exorbitantes de la cité.
Pour conclure, tout le monde ne possède pas le pouvoir dans cette démocratie. La minorité
décide pour la majorité et l’égalité n’est pas respectée au sein même des citoyens. Ce modèle n’est
certes pas le meilleur mais le régime politique athénien mènera à la création de régimes politiques
plus complets et respectifs de l’égalité qui, encore aujourd’hui inspirent nos gouvernements.