DESIGN ET PLANIFICATION
MINIERE
CT Enock TSHIMANGA NZOKONA
Ir civil des Mines et Géotechnicien
30H CMI +7H TD+30TP
Ma II Mines
UNIVERSITE MAPON
2024-2025
Préalables
Après mise ensemble des éléments géologiques, techniques technologique
et technique on établit les éléments essentiels de base d’une exploitation
minière suivant:
A ciel ouvert :
• La hauteur du gradin
• La largeur de la plate-forme de travail
• La banquette de sécurité
• La largeur minimum de l’exploitation
• L’angle de talus du gradin
• L’angle de talus de bords de la mine à ciel ouvert et de talus de liquidation
• La largeur des pistes ou inclinés
• La pente des pistes ou inclinés
En souterrain:
-ouvrages du complexe d’ouverture( groupes d’ouvrages principaux cad
ceux en liaison directe avec le jour tels que les puits, les galeries au jour
et descenderies; groupes des ouvrages secondaires cad ceux assurant
la liaison entre le gisement avec les ouvrages principaux tels les travers
bancs, les cheminées, les puits aveugles.
-ouvrages de dépilage ou production des minerais
PARTIE I: DESIGN MINIER
Design du projet
C’est un dessin d’un projet d’exploitation, il est la représentation en
plan d’une mine à la profondeur définie par le projet.
Ce dessin de conception met en exergue l’évolution des différents
gradins (niveau) d’exploitation depuis le fond jusqu’à la surface
topographique en y incorporant les rampes d’accès. Dans le placement
de ces rampes, on doit tenir compte de l’emplacement des remblais de
minerais et de stériles.
On trace le design en utilisant deux méthodes numériques qui sont :
La méthode numérique manuelle
La méthode numérique automatique
• Pour la méthode numérique manuelle, tout le processus est fait
manuellement et la recherche de la fosse ultime se fait par
itérations.
• Pour la méthode numérique automatique, cette dernière fait
appel à l’outil informatique selon différents logiciels tels que :
GEMCOM (GEMS5), SURPAC 2000, VULCAN, WHITTLE…
Dans la fosse du projet, il faut connaître le contenu :
Le volume total à excaver en spécifiant le cubage des stériles et
les réserves minières.
Pour la détermination de la profondeur optimale, on dessine les
fosses successives à des profondeurs différentes. L’incrément de
profondeur entre deux fosses successives est une constante de
5m, 10m ou 20m, fonction des contraintes techniques et
technologiques.
I. Méthode numérique manuelle
Tout le processus est fait manuellement et la recherche de la
fosse finale se fait par itérations. Le principe de la méthode est
le suivant :*
1. A une profondeur judicieusement choisie, on fixe le fond de la
mine à ciel ouvert qui est fonction de la dimension minimale
du fond et du contour de la minéralisation sur la coupe
horizontale du niveau correspondant à la profondeur choisie
[Link] fonction de la hauteur de gradin, de l’angle de talus de
liquidation et des plans de niveaux, on élève manuellement les
crêtes en intégrant directement la piste jusqu’à la surface du sol,
tout en veillant à ce que la piste ressorte du bon côté (C'est-à-dire
du côté où sera implanté le terril afin de minimiser le coût de
transport, étant donné que la grande partie du volume à excaver
et à déplace est constituée de stérile). On doit également tenir
compte du relief du terrain, ainsi chaque fois que la piste ressort
d’un mauvais côté (ravin, colline, …), il faudra recommencer
3. le dessin étant terminé, on fait l’inventaire des matériaux contenus
dans la fosse, ce qui permet de quantifier le cubage de stérile et le
tonnage du minerai contenu dans la fosse ou projet d’exploitation
[Link] le cubage de stérile et le tonnage de minerai, la
récupération minière, la dilution, les cours des métaux sur le marché
ainsi que les coûts globaux d’extraction minière, de traitements
minéralurgique et métallurgique, des frais de transport et de mise sur
le marché de tonnes métal marchandes, on calcule la marge
bénéficiaire de ce projet
5. on recommence le processus en fixant le fond de la fosse à un
niveau, ainsi de suite, jusqu’à atteindre soit la profondeur limite,
c'est-à-dire au niveau d’exploitation où le profit devient nul, soit
la profondeur optimale, c'est-à-dire au niveau d’exploitation où
le profit devient maximum. La complexité du processus montre à
suffisance qu’il faut la méthode automatique pour ce genre de
travail.
II. Méthode numérique automatique
Cette méthode fait appel à l’outil informatique et selon un
programme approprié (par exemple les logiciels GEMCO,
SURPAC…).
Il s’agit d’une méthode plus récente et plus attrayante pour la
détermination de la profondeur optimale (profit maximum) ou
profondeur limite (profit nul) et le design de la fosse optimale ou
de la fosse ultime. Trois méthodes sont à envisager dans la
recherche du tracé optimum du plan des mines à ciel ouvert.
a. Méthode d’étude par analogie : dans cette méthode, on étudie
plusieurs variantes des mines à ciel ouvert par analogie aux autres
exploitations des mêmes conditions géologiques, climatiques,
hydrogéologiques, utilisant les mêmes types de matériels…, on retient
la mine à ciel ouvert à tempérament optimal équivalent à une phase
avancée de l’exploitation
b. Méthode par blocs modeling : il s’agit d’une modélisation numérique
du gisement qui est une technique permettant à partir d’une répartition
à grande maille de construire une image possible de répartition en petits
blocs élémentaires de dimensions définies par le concepteur. Ce dernier
étudiera pour chaque bloc la découverture et sa rentabilité. Cette
méthode est plus efficace quand il est possible de voir les images en trois
dimensions et nécessite que le concepteur soit expérimenté
c. Méthode par approches successives : la facilité des tracés par
programmes avec l’appui de la visibilité à l’écran du terminal
graphique de la géologie, de la topographie et des plans des
mines à ciel ouvert permet, après le premier contournement, des
expansions ou décroissements aisés dans toutes les dimensions
du premier tracé (c'est-à-dire en largeur et en profondeur). Ces
accroissements positifs ou négatifs des matières valorisables
ainsi que la découverture des stériles pour leur extraction soit
quantifiés avec précision acceptable. L’évaluation économique
(dépenses et recettes) des matières quantifiées amènera par
approches successives au profit maximum (profondeur optimale)
ou au profit nul (profondeur limite).
Elle comprend les étapes suivantes :
I. La digitalisation de la géologie et de la surface topographique : à l’aide d’un lecteur
électronique, on procède à la saisie de la configuration géométrique des plans de
niveau et du plan topographique fixés sur la table de lecture. Le lecteur lit les donnés
des points de contour et introduit la figure dans l’ordinateur
[Link] des attributs de la géologie : il existe deux types d’attributs :
1. les attributs alphanumériques : qui comprennent la catégorisation géologique, le nom du
gisement et l’état de celui-ci
2. les attributs numériques : qui comprennent la teneur de la catégorisation géologique et le
volume facteur qui marque la zone d’influence
[Link] des avants projets : À une profondeur donnée, on fixe la forme du
fond du projet en tenant compte du contour des minerais au niveau considéré du
gisement. L’ordinateur, en fonction de la hauteur du gradin et de l’angle de talus
fixés, élève automatiquement les crêtes jusqu’à la surface du sol
Correction des crêtes pour lisser le contour final du projet : Avant d’être
incorporé dans le projet d’exploitation à retenir, le design est modifié comme suit :
1. correction des crêtes suivant l’allure du gisement
2. raccordement des crêtes à la surface topographique.
3. Aménagement des emplacements éventuels des puits filtrants, des concasseurs et
des tranchées d’installation des courroies transporteuses
4. introduction d’un (des) incliné(s) d’accès
5. digitalisation des parties corrigées de l’avant-projet
Calcul des réserves et du volume à excaver dans les limites du projet : l’ordinateur
donne le design (dessin de la fosse) correspondant au projet et fait ensuite l’inventaire
des matériaux contenus dans ce dernier. Ceci per4met de connaître le cubage à excaver
(minerai et stérile) ainsi que le tonnage du minerai contenu dans la fosse du projet. Le
programme terminé, on peut alors calculer la marge bénéficiaire du projet sur base :
1. des matériaux inventoriés dans la fosse ou projet
2. des données techniques (récupérations minière, dilution, rendement des usines
minéralurgiques et métallurgiques)
3. des données économiques (cours des métaux sur le marché, coûts d’extraction minière,
d’enlèvement des morts terrains, des traitements minéralurgiques et métallurgiques,
frais de transport et de mise sur le marché des tonnes métal marchandes).
4. Ces calculs étant faits après simulations de plusieurs projets ; on étudie l’évolution du
projet Pro en fonction de la profondeur Hx. Pro =f(Hx), la profondeur correspondant au
profit nul est la profondeur limite d’exploitation et celle correspondant au profit
maximum est la profondeur optimale
PARTIE II: PLANIFICATION MINIERE
Définition
La planification minière se définit comme l’ordonnancement
dans le temps et dans l’espace des tâches ou opérations
minières concourant à la production minière en vue de
respecter un programme préétabli.
Elle consiste donc en un ensemble de processus qui consistent à dresser
un programme et à élaborer un calendrier des opérations d’exploitation
minière en vue d’optimiser le gain en termes de quantité( volume,
tonnage) et qualité(teneur) du minerai à récupérer
Elle consiste à établir les séquences d’exploitation dans le temps, en
terme des hauteurs des bancs, des largeurs et de fréquence des gradins
d’un gisement.
La planification minière constitue un processus continu du
développement d’installations minières souterraines et à ciel ouvert .
Elle dépend du capital investi et comprend la conception, la
programmation de l’extraction et la préparation du produit minéral selon
les spécifications.
Objectifs de la planification
La planification minière peut avoir l’un des objectifs suivants :
A partir des moyens disponibles (engins miniers) arriver à
établir un programme d’exploitation compatible avec ces
moyens
Partant d’un programme d’exploitation minière, quels sont les
moyens nécessaires pour sa réalisation.
Importance de la planification
La planification minière est importante pour la maximisation de la
rentabilité car elle prend en compte des facteurs tels que les couts
d’exploitation, la demande du marché et la variabilité des prix des
minéraux pour une optimisation de la rentabilité du projet;
elle facilite le respect de la règlementation des lois tant locales
qu’internationales en commençant par l’obtention des permis et
licences, la sécurité jusqu’aux normes et exigences
environnementales
• Organisation des travaux
Pour mieux planifier des travaux, il faut déterminer la production
annuelle ou mensuelle en fonction des contraintes techniques tant au
niveau de la mine qu’au niveau de l’usine de traitement minéralurgique.
1. Programme d’extraction et de production minière
Cette question peut être abordée sous trois aspects, à savoir :
Soit, on peut réaliser une excavation annuelle ou mensuelle globale
(minerai et stérile) constante avec une production minière annuelle ou
mensuelle variable et l’enlèvement annuel ou mensuel du stérile variable.
Excavation
globale (m3
1
2
1 2 3 4 5 6 7 an
Figure 1: Excavation annuelle globale constante avec la production
minière annuelle variable et l’enlèvement annuel du stérile variable
Soit, on peut réaliser une production minière annuelle ou mensuelle
constante avec une excavation annuelle ou mensuelle globale (minerai et
stérile) variable et l’enlèvement annuel ou mensuel de stérile variable.
Ct ou m3
1 2 3 4 5 6 7 an
Figure 2: Excavation annuelle globale variable avec la production minière annuelle
constante et l’enlèvement annuel du stérile variable
Soit, on peut réaliser une excavation annuelle ou mensuelle globale (minerai
et stérile) constante avec une production minière annuelle constante et
l’enlèvement annuel ou mensuel de stérile constant.
Ct ou m3
1 2 3 4 5 6 7 an
Figure 3: Excavation annuelle globale constante avec la production minière annuelle
constante et l'enlèvement annuel du stérile constants.
Interprétation et discussion
1. La première variante présente l’avantage de maintenir constant le parc d’engins miniers
durant toute l’exploitation, mais il exige que plusieurs mines à ciel ouvert contribuent à
satisfaire la capacité de l’usine de traitement (concentrateur) ou qu’il y ait constitution
d’un grand stock de minerai appelé « stock tampon ».
2. La deuxième variante quant à elle présente l’avantage de satisfaire le besoin du
concentrateur en minerai tout venant à partir d’une seule mine à ciel ouvert, mais avec
comme inconvénient de varier le parc d’engins miniers tout au long de la vie de la mine
à ciel ouvert.
3. La troisième variante présente l’avantage à la fois de maintenir constant le parc d’engins
durant toute l’exploitation et de satisfaire le besoin du concentrateur à minerai tout
venant à partir d’une seule mine à ciel ouvert.
• Détermination de la production minière annuelle
L’industrie minière étant une industrie de grand risque et très
coûteuse, elle exige pour son exploitation beaucoup de prudence et
de sécurité. C’est ainsi que dans toute industrie minière, on prévoit
une production minière supérieure à la capacité d’alimentation des
usines de traitement. Cette politique permet de pallier aux ruptures
de production minière suite aux aléas d’exploitation, période
durant laquelle les remblais de minerais constitués serviront à
alimenter les usines de traitement (concentrateurs) sans qu’on soit
obligé d‘arrêter ces derniers.
Si la capacité mensuelle de l’usine de traitement (le concentrateur) est de
〔Cconc〕, en prévoyant 10 à 25% de cette capacité à mettre en stock, la
production annuelle sera calculée par l’expression suivante :
Pa= (Cconc×N) + (0,10 à 0,25)Cconc.N= (1,10 à 1,25) 𝐶𝑐𝑜𝑛𝑐. 𝑁 (𝑇. 𝑆)
Avec :
Pa : la production minière annuelle en tonnes sèches
Cconc : la capacité mensuelle de l’usine de traitement (T.S/mois)
N : le nombre des mois par an (12 mois/an).
Comme la production annuelle de la mine en tonnes sèches
(T.S) est connue, ainsi que le tempérament global, le volume
annuel à excaver sera défini par la formule suivante :
Va = Te × Pa (m3 /𝑎𝑛)
Où Va : volume annuel à excaver (m3 )
Te : tempérament global du projet (m3 /𝑇. 𝑆)
Détermination de la durée de vie de la mine à ciel ouvert
Connaissant la production annuelle et les réserves minières, la durée de
vie de la production minière sera obtenue par le rapport entre les réserves
minières en tenant compte de la récupération minière (r) et le niveau de la
production annuelle planifiée.
Res×r
Soit 𝐷 = ans Avec:
Pa
D : nombre d’années d’exploitation minière (ans) ; ce dernier doit être un
nombre entier
Rés : réserves minières (T.S)
r : récupération minière (%)
Détermination du programme annuel d’exploitation
La durée de vie d’une mine à ciel ouvert permet de limiter le projet
d’exploitation dans le temps afin d’établir un programme d’excavation.
1) Cubage annuel du minerai
La production annuelle en mètres cubes est donnée par l’expression
suivante :
𝑉𝑡𝑚
Pam = (m3 /an)Avec
𝐷
m3
Pam : la production annuelle du minerai
an
Vtm : le cubage total du minerai contenu dans le projet (m3 )
2) Cubage annuel de stériles
La production annuelle des stériles est donnée par l’expression ci-
dessous :
𝑉𝑡𝑠𝑡 m3
Past = Avec :
𝐷 an
Past : la production annuelle de stériles (m3 /an)
Vtst : le cubage total de stériles contenu dans la le projet
d’exploitation (m3 )
3) Cubage à excaver annuellement (minerai et stérile)
Ce cubage représente la somme du minerai et de stérile à excaver
annuellement, soit :
Cag = Pam + 𝑃𝑎𝑠𝑡(m3 /an)
Avec Cag : le cubage annuel global des matériaux (minerai et stérile)
4) Programme annuel d’exploitation (minerai et stérile)
Sur base de cubage annuel des matériaux, on peut établir un programme
d’exploitation suivant le modèle de tableau ci-dessous :
Tableau 1. Programme annuel d’exploitation (stérile et minerai)
Année 1 2 - - - - - - - - ---- n
Tranche Stérile Minera Stér Mine Stér Mine Stér Miner
i ile rai ile rai ile ai
580-570
570-560
560-550
550-540
------
------
Détermination de parc prévisionnel d’engins
Le dimensionnement du parc prévisionnel d’engins miniers pour le
respect du programme d’exploitation établi dépend des heures machines
et des heures de marche et est défini par l’expression suivante :
𝐻𝑚
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑑′𝑒𝑛𝑔𝑖𝑛𝑠 =
𝐻𝑀
Avec :
Hm : les heures machines
HM : les heures de marche
Heures machines
Ce sont les heures que met un engin minier d’une certaine catégorie lorsque ce dernier
exécute une tâche donnée. Elles sont donc tributaires du travail à exécuter (cubage à
excaver et déplacer) mais aussi du rendement horaire théorique de l’engin, de sa mise à
disposition et de son utilisation effective sur terrain.
Elles sont définies par la formule suivante :
𝑐𝑢𝑏𝑎𝑔𝑒𝑝𝑙𝑎𝑛𝑖𝑓𝑖é 𝑐𝑢𝑏𝑎𝑔𝑒𝑝𝑙𝑎𝑛𝑖𝑓𝑖é
𝐻𝑚 = = (Heures)
𝑅𝑑𝑡.𝑀𝐴𝐷.𝑇𝑈 𝑅𝑑𝑡 𝑒𝑓𝑓
Avec
Rdt : le rendement horaire théorique de l’engin
MAD : le coefficient de mise à disposition
TU :le coefficient d’utilisation effective.
Heures de marche
C’est le délai imparti à un type d’engin pour exécution d’un travail donné.
Considérant le coefficient de mise à disposition, le coefficient d’utilisation
effective et du rendement théorique de l’engin on peut définir les heures de
marches par :
HM=HP×MAD×TU. Avec:
• HM : les heures de marche, pour l’exécution du projet donné ;
• HP : les heures possibles d’une période de référence considérée
L’exploitation aura besoin des catégories d’engins miniers suivantes :
pelles (hydrauliques ou mécaniques) ; dragline ; chargeuse frontale ;
sondeuse ; camions ou bennes ; bulldozers ; niveleuses ou graders ;
motor-scrapers …
Parc prévisionnel d’engins miniers
• Le problème ne se pose pas pour les engins suivants :
pelles, dragline, bulldozers, par conséquent nous allons nous
intéresser aux engins présentant certaines caractéristiques lors
du calcul des heures machines.
a) Cas des sondeuses ,On a trois étapes :
La première étape consiste de calculer la quantité des produits abattus par
mètre des trous de mine en utilisant la formule suivante :
V × E × Hg
𝑉𝑡𝑚 = (m3 /m)
Lt
m3
Avec Vtm : la quantité des matériaux abattus par mètre foré (
m
V : l’écartement entre deux rangées de trous de mines consécutives (m)
E : l’espacement entre deux trous de mine d’une même rangée (m)
Lt : la longueur ou la profondeur totale du trou de mine (m)
Hg : la hauteur du gradin (m)
La deuxième étape consiste à calculer les mètres à forer
annuellement (Mfa) sur base de la production annuelle planifiée
(Pa) d’une mine à ciel ouvert en tenant compte du coefficient
représentant le pourcentage des terrains à miner (Ktm). On le
calcul par la formule suivante :
𝐾𝑡𝑚×𝑃𝑎
• Mfa = (mètres forés/an)
𝑉𝑡𝑚
La troisième étape consiste à calculer le nombre des sondeuses
(Nsond) à partir de l’expression suivante :
𝑀𝑓𝑎
• Nsond =
365𝑗×24 ℎ/𝑗×𝑅𝑡ℎ×𝑀𝐴𝐷×𝑇𝑈
• Avec Rth : le rendement horaire théorique de la sondeuse
(𝑚3 /ℎ)
Cas des niveleuses ou graders
• La niveleuse fait le reprofilage. Il s’agit d’une opération d’entretien
des routes qui a pour but de refaire le profil de ces dernières.
• En considérant des résultats obtenus sur d’autres chantiers pour
un bon travail de reprofilage, nous avons :
Rendement moyen de reprofilage : 0,76km/h
Fréquence de reprofilage : 4 reprofilages par mois
Sur base de ces données, connaissant la longueur à entretenir (x km), on
peut calculer les heures machines de la niveleuse par mois en utilisant la
formule
𝑋𝑘𝑚 × 4
Hm = (heures machines /mois)
0,76𝑘𝑚/ℎ × 𝑀𝐴𝐷 × 𝑇𝑈
Ce qui donne annuellement :
• Hma= 12 Hm (heures machines /an)
Ainsi, le nombre des niveleuses nécessaire se calcule par l’expression ci-dessous :
𝐻𝑚
Nniv = (unités)
𝐻𝑀
• GEOVIA Surpac est l'un des logiciels de planification géologique et minière les
plus populaires au monde. L’industrie minière enregistre des centaines de
milliards de dollars de recettes chaque année. La majeure partie de cette valeur
est prévue à l’avance et présentée dans les plans de vie de la mine et les plans
budgétaires.
• Les planificateurs miniers évaluent et mettent régulièrement à jour plusieurs
plans miniers simultanément. Traditionnellement, les plans à long, moyen et
court terme sont préparés au coup par coup par plusieurs départements, équipes
et logiciels.
• Cette approche peut s’avérer difficile sans les bons outils logiciels axés sur la
conception de mines à ciel ouvert et sans intégration au modèle de bloc. Les
calculs manuels et les feuilles de calcul prennent beaucoup de temps, sont sujets
à l’erreur et sont inefficaces. Les décisions d’ordonnancement peuvent être
basées sur des données inexactes.
• Le logiciel Hexagon permet une approche holistique, qui donne aux ingénieurs de
planification la possibilité d’intégrer les plans de la mine sur plusieurs horizons de
planification. Cela peut améliorer l’efficacité de votre mine, en vous aidant à
prendre des décisions éclairées en utilisant des données précises et opportunes
pour minimiser l’écart entre le plan et l’exécution.
METHODE DE PUSH BACK