Manuel de Sciences de l'Ingénieur 1ère STE
Manuel de Sciences de l'Ingénieur 1ère STE
SCIENCES DE L'INGENIEUR
P remière an née du cy cle de Baccalau réat
LES AUTEURS
EL MIMOUNI EL HASSAN HANAFI AHMED
Inspecteur de Génie Electrique Professeur d'Electronique
MOUJIBI KAMAL
Professeur de Construction Mécanique
Cher lecteur,
Comme pour les autres matières d'enseignement, le ministère de l’éducation
nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la
recherche scientifique a organisé un concours pour le manuel scolaire des « Sciences
de l’ingénieur » de la 1ere STE.
Alors dans l'absence presque sûre d'un manuel pour nos élèves de la 1ere STE
pour la rentrée 2006/2007, nous avons jugé bon de diffuser notre travail dans le but
et le souhait que nos professeurs et nos élèves en tirent profit.
La dernière révision de notre travail était celle que nous avons faite
avant l'envoi de notre travail au jury (22/05/2006) ;
Si vous jugez bon de nous faire une de vos précieuses remarques, n'hésitez
pas à le faire, car elle contribuera à corriger une éventuelle erreur, améliorer une
partie, encourager les auteurs, etc.
Enfin dans l’attente d’un manuel officiel, nous espérons que cette version
électronique de ce manuel vous sera utile et vous poussera à chercher plus, car
comme on l'a déjà signalé, les 216 pages imposées par le cahier des charges du
concours nous ont contraints de faire des choix…
Le 23/07/2006
[Link]@[Link]
ahmed_hanafi@[Link]
A VAN T-P R OP OS
Dans notre environnement quotidien, on utilise de plus en plus des systèmes dont la complexité exige une
démarche d'étude structurée fondée sur la théorie des systèmes. Pour aborder de tels systèmes, il faut :
L'enseignement des Sciences de l'ingénieur apporte alors les concepts élémentaires pour aborder les
systèmes. Il permet de :
Faire découvrir à l'élève les constituants des divers champs technologiques pour l'aider à
mieux affirmer son projet personnel ;
Développer chez l'élève les compétences de raisonnement, de communication,
d'expression, d'organisation de travail et de recherche méthodique ;
Développer chez l'élève les capacités d'auto apprentissage.
L'enseignement des Sciences de l'ingénieur privilégie l'acquisition de connaissances globales par approche
inductive et en promouvant l'utilisation des nouvelles technologies informatiques. Il se base sur des produits-
support qui peuvent être aussi bien de l'environnement quotidien de l'élève que de l'environnement industriel.
Le produit-support met en évidence principalement :
Une approche fonctionnelle répondant à la question "A quoi sert le produit ?" ;
Une approche technologique répondant à la question "Comment est construit le produit ?" ;
Une approche physique répondant à la question "Comment le produit se comporte-t-il ?".
Ces différentes approchent se conjuguent très bien avec la démarche de projet qui est fortement conseillée
pour la qualité d'enseignement qu'elle procure en favorisant l'autonomie, la recherche, le travail en équipe, la
communication, etc.
La structure de cet ouvrage est le reflet de cet aspect pluridisciplinaire qu'offre cet enseignement. Il est
conforme aux directives et programmes officiels. Il est axé principalement sur 4 unités :
Pédagogiquement, ces 3 unités constituent les centres d'intérêt cognitifs et méthodologies qui :
LES AUTEURS
COMMENT UTILISER CE MANUEL ?
Organisation de l’ouvrage
4
SOMMA IR E
U N I T E A D C
FONCTION ALIMENTER
FONCTION DISTRIBUER
FONCTION CONVERTIR
5
SOMMA IR E
U N I T E A T C
FONCTION ACQUERIR
FONCTION TRAITER
6
SOMMA IR E
FONCTION COMMUNIQUER
U N I T E T
7
SOMMA IR E
U N I T E P R O J E T E N C A D R E
8
U NIT É A DC
Alimenter- Distribuer-Convertir
PRÉSENTATION
Pour agir sur la matière d'œuvre, un système automatisé a besoin d’énergie, qui subira
de nombreux traitements pour être adaptés à la nature de l'action sur la matière d'œuvre.
L’unité ADC traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions
génériques, c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes ; il s'agit des fonctions :
Alimenter ;
Distribuer ;
Convertir ;
Grandeurs
physiques à Informations
destinées à d’autres
mesurer systèmes et aux
Chaîne d’information
interfaces H/M
PREREQUIS
U N I T E AD C 9
UNITE ADC
FONCTION
ALIMENTER
PRESENTATION
En général, les systèmes automatisés mettent en œuvre plusieurs types d’énergie. Les
énergies principalement exploitées sont l’énergie électrique et l’énergie mécanique sous
leurs différentes formes. On note en particulier :
La source d’énergie électrique, qui grâce à la souplesse de ses méthodes de
génération et de transport, demeure une richesse inégalée. Il n’est pas
surprenant donc de remarquer que l’alimentation en énergie électrique est
largement adoptée aussi bien en milieu industriel qu’en milieu domestique ;
La source d’énergie pneumatique qui est aussi largement présente dans les
systèmes industriels. Cette énergie est dans la plupart des cas générée à partir
de l’énergie électrique.
La position de la fonction Alimentation en énergie dans une chaîne d’énergie, ainsi que sa
fonction globale sont représentées par la figure suivante :
Matière
d’œuvre en
entrée
CHAÎNE D’ÉNERGIE
UNITE ADC
Énergie
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR
d’entrée
COMPETENCES ATTENDUES
A partir de tout ou partie d’un produit support avec son cahier des charges et son dossier
technique :
Identifier les constituants du réseau d’alimentation
Exprimer les caractéristiques des constituants du réseau d’alimentation
Alimentation électrique
Grandeurs électriques caractéristiques
Sécurité des biens et des personnes
Alimentation pneumatique
10 F O N C T I O N A l i m e n t e r
CHAPITRE 1
L’ENERGIE ELECTRIQUE
INTRODUCTION :
Ensuite, la tension est progressivement réduite au plus près de la consommation, pour arriver aux
différents niveaux de tension auxquels sont raccordés les consommateurs (400 000 volts, 225 000 volts, 90
000 volts, 63 000 volts, 20 000 volts, 400 volts ou 230 volts suivant leurs besoins en puissance).
L'ONE (Office National d’Electricité) assure cette fourniture par l'exploitation directe d'unités de
production ainsi que par les ouvrages qu'il a confiés à des opérateurs privés dans le cadre de contrats de
production concessionnel.
C ha p i t r e 1 L’ é n e r g i e é l e c t r i q u e 11
A la fin 2005, ce parc se compose comme suit :
Puissance installée en MW
26 usines hydrauliques 1 265
Station Pompage et turbinage d’Afourer* 464
5 centrales thermiques vapeur 2 385
charbon 1785
Fioul 600
6 centrales turbines à gaz 615
Cycle combiné de TAHADDART 400
Thermique diesel 69
Total Thermique 3 469
Eolien (dont 50 MW de la CED*) 53,9
Total ONE 5 252
* région d’errachidia.
** Comité européenne de distribution.
NOTA : Le Watt (W) est l’unité de la puissance. Une source de puissance 1kW peut alimenter, en même
temps, dix ampoules de 100W chacune.
2. TYPES DE CENTRALE :
2.1.1. Turbine :
C'est un moteur rotatif qui convertit l’énergie d’un courant d’eau, de vapeur ou de gaz en énergie
mécanique. Dans le domaine de la production on peut donner à titre d’exemple :
Turbine pelton Turbine à vapeur
12 F O N C T I O N A l i m e n t e r
2.1.2. alternateur :
V1(t) = V.√[Link](2ft)
V2(t) = V.√[Link](2f t - 2/3)
V3(t) = V.√[Link](2f t - 4/3)
Avec V = 20kV
C ha p i t r e 1 L’ é n e r g i e é l e c t r i q u e 13
Les usines de pompage/turbinage : Les stations de transfert d'énergie par pompage
fonctionnent sur le principe du recyclage de l'eau par pompage :
Turbinage : l'alternateur produit de l'énergie électrique.
Pompage : la pompe consomme de l'énergie pour remonter l'eau d'un bassin inférieur
à un bassin supérieur.
Les stations marémotrices : qui exploitent la force de la marré pour entraîner les turbines.
Turbine
14 F O N C T I O N A l i m e n t e r
Par l'intermédiaire du générateur de vapeur, l'eau sous pression du circuit primaire communique sa
chaleur à l'eau d'un deuxième circuit fermé, le circuit secondaire. Il est ainsi possible d'obtenir de la
vapeur à haute pression dans ce circuit secondaire.
La pression de cette vapeur fait tourner à grande vitesse une turbine qui entraîne elle-même un
alternateur qui produit une tension alternative sinusoïdale. A la sortie de la turbine la vapeur est
refroidie pour se transformer en eau, puis renvoyée dans le générateur de vapeur.
Centrales thermodynamiques : La
concentration du rayonnement solaire par des
miroirs permet d’obtenir des températures de
l’ordre de 450°C. Cette température permet
d’évaporer l’eau qui fait tourner des turbines.
C ha p i t r e 1 L’ é n e r g i e é l e c t r i q u e 15
3.2. Energie du vent :
V V
E X E R C I C E R E S O L U
Une station d’irrigation est alimentée par cellules solaires. Sachant que la station est constituée par deux
pompes dont la puissance de chacune est 3kW et de rendement 93 %. La tension d’alimentation nominale
est de 100 V (c’est la tension à fournir au groupe pompe/convertisseur).
Sachant que chaque cellule élémentaire peut fournir une puissance 1W avec une tension 1.25V :
1. Quel est le nombre de cellules photovoltaïques à utiliser.
2. Donner un schéma de branchement de ces cellules.
3. Si l’aire d’une cellule est de 5cm 2. Quel est l’aire total en m 2 occupé par le panneau solaire.
CORRIGE
:
1. Le nombre de cellules à utiliser est :
N = la puissance totale demandée / la puissance d’une cellule.
N = 6000 / 1 soit 6000 cellules photovoltaïque.
2. La tension que doit fournir le panneau est U = 100V. Donc le nombre de cellule à mettre
en série est : Ns = 100/1.25 soit 80 cellules.
Or on doit utiliser au minimum 6000 cellules pour assurer la puissance demandée. Donc le
nombre de rangées (80 cellules dans chaque rangé) à mettre en parallèle : Np = 6000/80
soit 75 rangées.
3. L’aire totale occupée par le panneau est : A = 6000 x 5 cm2 = 30 000 cm2 , soit A = 3 m2.
16 F O N C T I O N A l i m e n t e r
Chapitre 2
On mesure le courant électrique par l’utilisation d’un ampèremètre. L’ampèremètre est un appareil
qui doit être monté en série dans un circuit comme le montre la figure suivante :
Source Charge
Un fil conducteur présente une différence de potentiel (d.d.p) entre ses bornes lorsqu’il est traversé
par un courant électrique. Ceci est dû à sa résistance interne dont la valeur est donnée par la
formule :
R = ρ.l / S avec :
l : longueur du fil ;
S : sa section ;
: la résistivité (caractéristique de la nature du conducteur)
Cette loi exprime que certains matériaux ont une réponse linéaire en
courant à une différence de potentiel imposée. Si on considère une
résistance, noté R avec à ses bornes une tension U , elle sera
traversée par un courant I, tel que, quelque soit le temps t, U et I
vérifient toujours la relation de proportionnalité :
U=R.I
C ha p i t r e 2 Le s g r a n d e u r s é l e c t r i q u e s 17
1.3.3. Association des résistances :
Suivant que des résistances sont associées en série ou en parallèle, il résulte de leur association une
résistance équivalente Re dont la valeur dépend des valeurs des différentes résistances associées.
a. Association série :
La résistance équivalente de deux résistances en série est la somme de ces deux résistances.
Re = R1 + R2
b. Association en parallèle :
1 1 1
Re R1 R 2
On ne peut pas fabriquer les résistances avec toutes les valeurs possibles. Les résistances sont
fabriquées en grandes séries par les constructeurs des composants électroniques. On les fabrique
alors suivant des valeurs normalisées, qui couvrent largement les besoins en résistances. Ces valeurs
sont indiquées sur ces résistances sous forme d’anneaux en couleur suivant le code suivant :
18 F O N C T I O N A l i m e n t e r
Exemple : Calcul de la valeur d'une résistance dont les trois couleurs significatives sont le rouge.
R = [ (2 x1) + (2 x 10) ] x 102 = 22 x 100 = 2,2 K
Les valeurs normalisées des résistances sont classées par des séries de valeurs notées (E6, E12, E24
ou E48), qui indiquent le nombre de valeurs dans une série. Par exemple, les valeurs de la série E12
sont :
10 ; 12 ; 15 ; 18 ; 22 ; 27 ; 33 ; 39 ; 47 ; 56 ; 68 ; 82
Toutes les résistances de la série E12 sont des multiples ou des sous multiples de ces valeurs .Par
exemple, on trouve 1,2, 12, 120, 1.2K, 12K, 120K, 1.2M et ainsi de suite.
On a souvent besoin, dans les montages électroniques, de régler une résistance sur place pour avoir
la valeur exacte exigée par un montage donné ; on utilise alors :
Soit un potentiomètre pour régler la résistance régulièrement comme pour le volume d'un
poste Radio ;
Soit un ajustable pour ajuster la valeur nécessaire une fois pour toute ;
Ajustables
Potentiomètre
R2 = P – R1 = P – αP = P(1- α).
Vs = [R 2 / (R1 + R2 )].U
Vs = Ve. αP/P
P
Vs = α.Ve Ve α.P
Vs
C ha p i t r e 2 Le s g r a n d e u r s é l e c t r i q u e s 19
1.5. Diviseur de courant :
1.6. Puissance :
On appelle puissance l’énergie consommée ou débitée par une charge pendant une seconde. C’est le
produit du courant qui traverse la charge avec la tension aux bornes :
P=U.I
W I
La puissance mesurée par le
wattmètre est :
U U Charge
P=U.I
1.7. Fréquence :
Pour un signal périodique u(t), c'est le nombre de périodes par seconde. L'unité de la fréquence est
le hertz (Hz). De ce fait la relation qui lie la fréquence à la période est :
u(t)
F = 1/T
Les systèmes électroniques ont besoin d’une alimentation continue. Cette tension continue est
généralement générée à partir de :
piles pour les systèmes portables et à faible consommation, tel qu'une télécommande de
télévision, etc.
secteur pour des systèmes qui demande de la puissance et qui ont accès au réseau alternatif.
20 F O N C T I O N A l i m e n t e r
Dans ce dernier cas, la tension alternative doit être convertie en tension continue stabilisée,
conformément au schéma synoptique suivant :
2.1. Transformation :
Le rôle de la transformation est d’abaisser la tension du secteur, qui est de 220V. L’élément
électrique qui réalise cette fonction est le transformateur.
U1/U2 = n2/n1
2.2- Redressement :
Id
Anode (A) Kathode (K)
Ud
La diode est un composant électronique à conduction unidirectionnelle : elle ne conduit que dans le
sens de l’anode A vers la cathode K. Son symbole est représenté à la figure ci-dessous. Le symbole
de la diode indique le sens de conduction. Ud = 0,7V est appelée la tension de seuil de la diode.
C ha p i t r e 2 Le s g r a n d e u r s é l e c t r i q u e s 21
2.2.2- Réalisation du redresseur :
Le signal issu du transformateur est sinusoïdal. La diode est polarisée en directe dans l’alternance
positive et en inverse dans l’alternance négative.
Le montage le plus populaire est le redresseur à pont de diodes ; il a 2 diodes conductrices par
alternance :
D1 et D3 conduisent pendant l'alternance positive ;
D2 et D4 conduisent pendant l'alternance négative.
On remarque que le courant en sortie passe toujours dans le même sens, d'où la forme du signal en
sortie.
Note : Une LED est une diode qui a le même fonctionnement qu'une diode
ordinaire, à la différence qu’elle est destinée à émettre une lumière
(rouge, vert, jaune et orange) quand elle est passante. Pour une LED
rouge, la tension de seuil est 1.5V et un courant de 10mA donne une
intensité lumineuse de signalisation satisfaisante.
2.3. Filtrage :
Cette fonction est réalisée par un condensateur. Le condensateur en se chargeant et en se
déchargeant diminue l’ondulation du signal redressé ; Rc étant la résistance de charge :
Redressement Rc
22 F O N C T I O N A l i m e n t e r
2.4. Régulation :
La régulation est la fonction qui permet d'avoir une tension hautement continue à partir d'une
tension ondulée comme issue du condensateur ci-dessus. Elle est assurée par le régulateur intégré qui
est un composant électronique généralement à trois broches.
Dans la pratique, la famille des régulateurs de type 78xx est la plus utilisée. Un régulateur de
cette famille délivre une tension constante à ses bornes de sortie égale à xx V.
Transformateur R
Secteur
220v
50Hz
LED de
signalisation
E X E R C I C E R E S O L U
On suppose qu'on a une alimentation à base du régulateur 7805. Calculer la résistance de protection de la
LED de signalisation de la présence de la tension de sortie du régulateur (5V).
CORRIGE :
U R = 5 - ULED = 5 - 1.5 = 3.5V ; ILED = IR = 10mA R = U R/IR = 350 .
Les puissances normalisées sont : 1/8W, 1/4W, 1/2W, 1W, etc. On retient alors 1/8W. Le choix final
est :
330 - 1/8W
C ha p i t r e 2 Le s g r a n d e u r s é l e c t r i q u e s 23
CHAPITRE 3
1A Arrêt du coeur
t(s)
5
1 2
1
75mA Seuil de fibrillation cardiaque irréversible
0.5 3
4
0.1
30mA Seuil de paralysie respiratoire
0.05
0.02
0.01
0.1 0.5 10 50 100 (mA) 10mA Contraction musculaire (Tétanisation)
Principales zones :
1. pas de sensation
2. Sensation
3. Limite du courant de « non lâcher », douleurs,
sans effets irréversible.
0.5mA Sensation très faible
4. Risque de fibrillation ventriculaire
24 F O N C T I O N A l i m e n t e r
2. TENSION LIMITE DE SECURITE
Courbe de sécurité
Selon le type de local, on
définit deux types de tension de
sécurité, 25V pour les locaux
humides et 50V pour les locaux
secs. Ces tensions dites non
dangereuses écoulent dans le corps
humain un courant inférieur à 30
mA (seuil de paralysie respiratoire).
Le danger du courant électrique
étant fonction de sa durée de
passage. Sur la figure suivante on
représente le temps de coupure
maximal du dispositif de protection
en fonction de la tension de défaut.
Exemple :
C h a p i t r e 3 S é c u r i t é d e s b i e n s e t d e s p e r s o n n e s 25
L'utilisation de la TBTS (Très Basse Tension de Sécurité : inférieure à 25 V). Cette mesure
consiste à alimenter des circuits sous très basse tension fournie par un transformateur de
sécurité.
N
220v/24
v
Alimentation en TBTS par transformateur de sécurité
E X E R C I C E R E S O L U
Dans un atelier, la tension limite de sécurité UL = 12 V. On a mesuré une résistance de prise de terre de
40. Quel doit être le calibre du disjoncteur différentiel ?.
CORRIGE :
On sait que UL ≥R x Ir d’où Ir ≤UL/R = 0,3A soit Ir=300mA.
E X E R C I C E N O N R E S O L U
26 F O N C T I O N A l i m e n t e r
CHAPITRE4
1 : Accumulateur 6 : Moteur
2 : Manomètre 7 : Compresseur
3 : Soupape de sécurité 8 : Lubrificateur
4 : Vanne d’isolement 9 : Filtre – régulateur
5 : Filtre principal 10 : Pot de condensation
11 : Purge
Compresseur
C ha p i t r e 4 L’ é n e r g i e p n e u m a t i q u e 27
2.2- Stockage :
L’accumulateur (1) stocke l’air comprimé issu du compresseur et évite ainsi de faire fonctionner le
moteur tout le temps. Il permet en plus de compenser les variations de pression. Pour des raisons de
sécurité, l’accumulateur comporte :
2.3- Distribution :
Filtre Régulateur Lubrificateur
La distribution de l’air comprimé s’effectue par un de pression
réseau de canalisations et différents piquages servant de
point d'accès à ce réseau pneumatique. Un groupe de
conditionnement y est installé afin de filtrer et de lubrifier
l'air comprimé:
3. PRINCIPES PHYSIQUES :
La force mécanique produite par l’énergie pneumatique est liée à la pression par la relation :
F= p . S Surface S
Force
F est la force résultante en Newton F=p.s
Pression p de
p est la pression en Pascals (Pa) l'air
2
comprimé
S est la surface en m .
Le pascal étant trop petit pour les pressions utilisées dans l’industrie, on utilise souvent le bar :
28 F O N C T I O N A l i m e n t e r
UNITE ADC
FONCTION
DISTRIBUER
PRESENTATION
La partie commande d’un système automatisé met en œuvre une énergie faible. Elle est
donc incapable d’envoyer directement l’énergie nécessaire à l’actionneur ; d’où l’utilisation
des préactionneurs qui assurent la distribution de l’énergie aux actionneurs.
La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie, ainsi que sa fonction globale
sont représentées par les figures suivantes.
On s'intéresse surtout aux énergies électriques et pneumatiques, qui sont le plus souvent
utilisées :
Matière
d’œuvre en
entrée
CHAÎNE D’ÉNERGIE
UNITE ADC
Énergie
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR
d’entrée
COMPETENCES ATTENDUES
A partir de tout ou partie d’un produit support avec son cahier des charges et son dossier
technique :
Expliquer le principe de fonctionnement d’une commande
Choisir et mettre en œuvre l’appareil de commande
Préactionneurs électriques
Hacheur série / Variateur de vitesse industriel
Préactionneurs pneumatiques
29
CHAPITRE 1
1. LE RELAIS
Le relais est un composant électrique réalisant la fonction d’interfaçage entre un circuit de
commande, généralement bas niveau, et un circuit de puissance alternatif ou continu (Isolation
galvanique). On distingue deux types de relais : le relais électromagnétique et le relais statique.
1.1.1. principe :
Un relais électromagnétique est constitué d’une bobine alimentée par le circuit de commande, dont
le noyau mobile provoque la commutation de contacts pouvant être placé dans un circuit de
puissance. Le relais électromagnétique est réservé pour les faibles puissances.
Tension d’alimentation : C’est une tension continue qui permet d’exciter la bobine.
La résistance de la bobine : paramètre permettant de déterminer le courant circulant dans le
circuit de commande.
Le courant des contacts : c’est le courant maximal que peut commuter les contacts de relais
sans dommage.
1.2.1. Définition
Ce qui est vrai pour un relais électromagnétique est vrai pour un relais
statique. De plus un relais statique commute de manière totalement
statique, sans pièce en mouvement, conférant au composant une
durée de vie quasiillimitée. La structure de base d’un relais statique
ainsi que son fonctionnement sont comme suit :
30 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
1. Le circuit d'entrée correspond à
l'unité de traitement ;
2. Le circuit de mise à niveau ;
3. Le circuit de détection de passage
de zéro permet de ne commuter le
relais que si la tension secteur est
pratiquement nulle ; ainsi on
évitera les rayonnements dus à une
commutation d'une grande valeur ;
4. La charge.
La figure suivante présente un exemple de relais statique bien connu le MOC 341, ainsi que le
montage de base le mettant en œuvre :
Si l'unité de commande, ici matérialisée par une porte NAND, fournit un 0 à la sortie de cette
porte, la diode infrarouge conduit, ce qui fait conduire l'optotriac interne, qui à son tour
commande le triac extérieur, qui devient comme un circuit fermé ; la charge (LOAD) est alors
alimentée par 240V AC
Le relais est muni du système "zero crossing", ce qui évite de commander le triac quand la
tension secteur est grande, ce qui évite des parasites de commutation.
C ha p i t r e 1 Le s p r é a c t i o n n e u r s é l e c t r i q u e s 31
2. LE CONTACTEUR
2.1. Principe :
32 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
Pour choisir un contacteur on utilise généralement les guides de choix proposés par les
constructeurs :
Exemple de choix : Un circuit de chauffage est composé par deux charges résistives triphasés.
Chaque charge consomme un courant de 10A par phase sous une tension U = 380V.
Il s’agit de la catégorie de fonctionnement AC1. Sur le guide de choix on peut opter pour le
contacteur suivant :
LC1-D09 A65
Pour alimenter la bobine d’un contacteur on peut utiliser l’un des deux montages suivants :
AR K
MA
Commande par interrupteur Commande par deux poussoirs (la plus utilisé)
Si on appuie sur le bouton poussoir MA la bobine du contacteur est alimentée et ferme le contact
K. Même si on relâche le bouton poussoir la bobine reste alimentée (automaintien). Pour couper
l’alimentation il suffit d’ouvrir le bouton poussoir AR.
Généralement, dans une chaîne d’énergie électrique, le préactionneur ne s’utilise pas seul, mais
associé à une classe d’appareillage typique : sectionneur, relais thermique, etc.
3. LE SECTIONNEUR
Le sectionneur est un appareil de connexion qui permet d'isoler (séparer électriquement) un circuit
pour effectuer des opérations de maintenance ou de modification sur les circuits électriques qui se
trouvent en aval. Ainsi il permet d’assurer la sécurité des personnes qui travaillent sur le reste de
l’installation en amont.
Le sectionneur ne possède aucun pouvoir de coupure, par conséquent, il ne doit pas être manœuvré
en charge.
C ha p i t r e 1 Le s p r é a c t i o n n e u r s é l e c t r i q u e s 33
On trouve également des sectionneurs qui servent en plus de porte-fusible. On les désigne par
"Sectionneurs porte-fusible" :
4. LES FUSIBLES
La classe aM : ce sont les fusibles d’accompagnement Moteur prévus pour la protection contre les
courts-circuits et surtout pour la protection des moteurs.
5. LE RELAIS THERMIQUE
Le relais thermique est un appareil de protection capable de
protéger contre les surcharges prolongées. Une surcharge est une
élévation anormale du courant consommé par le récepteur (1 à 3 In),
mais prolongée dans le temps, ce qui entraîne un échauffement de
l'installation pouvant aller jusqu'à sa destruction. Le temps de coupure
est inversement proportionnel à l'augmentation du courant.
Symbole
Contact
commandé
Le relais thermique utilise la propriété d'un bilame formé de deux lames minces ayant des coefficients
de dilatation différents. L’apparition d’une surcharge se traduit par l’augmentation de la chaleur (effet
joule) ; Le bilame détecte l'augmentation de chaleur, se déforme et ouvre le contact auxiliaire.
34 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
Ce contact étant convenablement placé dans le circuit de commande va couper l'alimentation de la
bobine du contacteur qui va ouvrir ses pôles de puissances et interrompre le passage de l'énergie
électrique au travers du récepteur. C’est donc l'appareillage de commande qui coupe le circuit de
puissance est non pas le relais thermique.
E X E R C I C E R E S O L U
EXERCICE N°1 :
Pour distribuer l’énergie vers l’actionneur, typiquement un moteur triphasé, le schéma suivant est
généralement adopté. Décrire le fonctionnement du montage :
EXERCICE N°2 :
C ha p i t r e 1 Le s p r é a c t i o n n e u r s é l e c t r i q u e s 35
CORRIGE :
EXERCICE N°1 :
Si le bouton poussoir S1 du circuit de commande est actionné, la bobine du contacteur KM1 est
alimentée ; le contact KM1 du circuit de commande se ferme ainsi que les contacts KM1 du
circuit de puissance, ce qui entraîne la rotation du moteur MAS ;
Si S1 est relâché le contact KM1 du circuit de commande maintient l’alimentation de la bobine
du contacteur (mémorisation). On parle alors d’auto maintien ;
Pour arrêter le moteur MAS, on appuie sur le bouton poussoir Ar, ce qui ouvre le circuit de
commande ; la bobine KM1 n’est plus alimentée et les contacts KM1 (commande et puissance)
sont ouverts ;
Si au cours du fonctionnement (KM1 fermé) il y a une surcharge le relais thermique F
s’échauffe, le contact qui lui est associé F s’ouvre, ce qui ouvre le circuit de commande et
protège le moteur MAS ;
Le sectionneur porte fusible a aussi un contact auxiliaire noté Q qui s’ouvre avant les contacts
Q du circuit de puissance e, cas où on manœuvre le sectionneur en charge ; ceci a le même
effet que le contact auxiliaire du relais thermique. Ce contact est appelé « contact de
précoupure ».
EXERCICE N°2 :
E X E R C I C E S N O N R E S O L U S
EXERCICE N°1 :
A fin de minimiser le courant de démarrage d’un moteur asynchrone, on utilise un démarrage à
résistances statoriques. Au démarrage l’alimentation du moteur se fait via ces résistances. Après une
temporisation T on court-circuite ces résistance pour éliminer leurs effets, le moteur est alors alimenter
directement avec le réseau. Donner le circuit de puissance et de commande.
EXERCICE N°2 :
Donner un branchement des relais avec le
moteur pour que la commande de l’un des
deux relais permet de commander la
M
rotation du moteur dans un sens ; et la
commande de l’autre permet de le faire
tourner dans l’autre sens.
Une utilisation de ce montage est la
commande d’un store automatisé.
36 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
Chapitre 2
HACHEUR SERIE / VARIATEUR DE VITESSE INDUSTRIEL
1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT :
1.1. Structure :
Transistor
commandé
1.2. Fonctionnement :
Le fonctionnement d’un hacheur comprend deux phases principales : phase active et phase de roue
libre :
Phase active : transistor passant et la diode de roue libre bloquée ; la pleine tension E est
appliquée à la charge.
Phase de roue libre : le transistor est bloqué et la diode est passante. La tension est nulle aux
bornes de la charge jusqu’à ce que la diode devienne bloquée.
1.3.1. Charge R :
La charge est purement résistive : donc si le transistor est saturé la tension de sortie U = E, et si le
transistor est bloqué la tension de sortie est nulle (l’utilisation de la diode de roue libre n’est pas
nécessaire) :
T
U
E U R E
A
T T
On appelle valeur moyenne de la tension u l’aire A entre le tracé de celle-ci ( u(t) ) et l’axe de
temps divisé par la période T. De ce fait la valeur moyenne de la tension de sortie est :
C h a p i t r e 2 H a c h e u r s é r i e – V a r i a t e u r d e v i t e s s e i n d u s t r i e l 37
On peut remarquer que l’action sur la valeur moyenne de la tension U se fait par l’intermédiaire du
rapport cyclique .
Nota : l’action sur la tension U permet de modifier l’éclairage d’une lampe, la chaleur d’un
chauffage, etc.
EC
T T
La valeur moyenne de ce signal de sortie est : Umoy = (.T.E +(1-).[Link])/T soit U = .E +(1-).EC
AJ1
V CC2 (5 V) R6
t
T1
R4
MCC
R5 4 8 I0 4 8 D
A C
7 IC1 3 2 IC2 3
6 NE555 NE555
B NE555
2 6 UMCC 8V
C2 1 7 5 1
1
C3 P1 t
UΩ
38 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
2. VARIATEURS INDUSTRIELS POUR MOTEUR A COURANT CONTINU :
Un variateur de vitesse est un appareil qui permet de commander la vitesse de rotation d’un moteur
à courant continu. La structure d’un tel dispositif est généralement la suivante :
Dynamo Tachymétrique
(mesure de la vitesse)
Convertisseur de Ou codeur optique
Réseau
électrique puissance M
(Hacheur, Redresseur) DT
Capteur
de courant
Consigne Carte électronique de
de vitesse commande
Variateur de vitesse
2.2. Caractéristiques :
Les principales caractéristiques d’un variateur de vitesse industriel sont :
Tension réseau électrique : exemple 220/240V / 50-60Hz.
Tension d’induit : exemple 150V pour un réseau triphasé de 220V.
Calibre variateur courant induit : exemple 12A.
Consigne de vitesse :exemple +/- 10V (vitesse minimale/vitesse maximale).
Régulation : exemple Vitesse et couple.
Retour de vitesse : exemple dynamo tachymétrique.
C h a p i t r e 2 H a c h e u r s é r i e – V a r i a t e u r d e v i t e s s e i n d u s t r i e l 39
Description du montage :
E X E R C I C E R E S O L U
Pour le montage de commande à base du NE555 précédant :
CORRIGE :
1. IO = (VCC1 – VCC2 – VBE)/(R6+RAJ1). Toutes les composantes de cette équation sont des
constantes alors Io est constant.
2. On sait que Io = C3.(dUC3/dt) alors : UC3 = (Io/C3).t.
3. le tracé de la tension UC3 :
U
TW T
40 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
CHAPITRE 3
LES PREACTIONNEURS PNEUMATIQUES
1. FONCTION :
Ils ont pour fonction essentielle de distribuer l'air sous pression aux différents orifices des actionneurs
pneumatiques. Comme le contacteur est associé à un moteur électrique, le distributeur est le pré-
actionneur associé à un vérin pneumatique : Distributeur pneumatique
Ordres
Energie Energie
Distribuer
pneumatique pneumatique
l'énergie
distribuée
Distributeur
On peut comparer un distributeur à un robinet que l’on ouvre et fermer non pas à la main, mais par
des ordres donnés par la PC.
Il est constitué d’une partie fixe (le corps) et d’une partie mobile (le tiroir) qui peut se déplacer à
l’intérieur de la partie fixe selon un ordre directe (manuelle) ou indirecte (provenant de la PC). Le tiroir
est doté de conduites permettant le passage de l’air entre les différents orifices de la partie fixe.
Ordre de distribution
Tiroir
Energie vers
Energie
actionneurs
pneumatique
Partie fixe
Position 1 Position 2
C ha p i t r e 3 Le s p r é a c t i o n n e u r s p n e u m a t i q u e s 41
Le nom et la représentation d'un distributeur découlent de ces deux caractéristiques. Chaque position
est symbolisée par un carré dans lequel figurent les voies de passage de l'air comprimé :
Vers actionneurs
Orifice d’utilisation
Ordre
Case 1 Case 2
Orifice d’échappement
Orifice d’alimentation
Echappement Pression
Exemples :
Distributeur 3/2
Distributeur 5/2
42 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
La commande du distributeur est représentée par un rectangle accolé à la case qu’elle commute et
complétée par un ou plusieurs symboles schématisant la technologie utilisée.
Commande Commande
manuelle électrique
Commande Commande
manuelle électropneumatique
par poussoir
C ha p i t r e 3 Le s p r é a c t i o n n e u r s p n e u m a t i q u e s 43
E X E R C I C E N O N R E S O L U
En appelant
V+ le mouvement de sortie de tige
h
V- le mouvement de rentrée de tige
h le capteur haut
b le capteur bas m
m le bouton poussoir, b
La première équation s’écrit :
V+ = h.m
La deuxième équation s’écrit :
V- =b
1. Etablir le schéma de câblage en utilisant un distributeur bistable 5/2 et un vérin double
effet.
2. Modifier le câblage de manière à ce que la sortie du vérin ne se fasse qu’après appui
simultané sur deux boutons poussoirs m et r (pour améliorer la sécurité, l’opérateur devra
appuyer sur un bouton avec chaque main, de manière à éviter « d’oublier » une main sous le
vérin).
44 F O N C T I O N D i s t r i b u e r
UNITE ADC
FONCTION
CONVERTIR
PRESENTATION
Dans un système automatisé, souvent la finalité de l'action sur la matière d'œuvre est de
nature mécanique. Puisque l'énergie souvent disponible est électrique et moins encore
pneumatique, alors il faut convertir cette énergie disponible en énergie mécanique ; d’où
l’utilisation des actionneurs qui assurent cette fonction de conversion.
La position d'une telle fonction dans une chaîne d'énergie, ainsi que sa fonction globale
sont représentées par les figures suivantes :
Matière
d’œuvre en
entrée
CHAÎNE D’ÉNERGIE
UNITE ADC
Énergie
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE AGIR
d’entrée
COMPETENCES ATTENDUES
A partir de tout ou partie d’un produit support avec son cahier des charges et son dossier
technique :
Convertisseur électromécanique
Convertisseur pneumatique
Autres types de convertisseur
45
CHAPITRE 1
CONVERTISSEUR ELECTROMECANIQUE
INTRODUCTION :
1. ORGANISATION DE LA MACHINE :
2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT :
Un conducteur traversé par un courant et placé dans un champ magnétique est soumis à une force
dont le sens est déterminé par la règle des trois doigts de la main droite.
F=BxIxL
F: Force en Newtons
B: Induction magnétique en teslas
I: Intensité dans le conducteur en ampères
L: Longueur du conducteur en mètres
Le pouce se place dans le sens du champ (le sens des lignes d'induction est toujours du N au S à
l'extérieur d'un aimant et du S au N à l'intérieur).
Le majeur se place dans le sens du courant (sens conventionnel toujours du + vers le -).
46 F O N C T I O N C o n v e r t i r
2.2. Principe de fonctionnement d’un moteur à courant continu :
Lorsque l'on place une spire parcourue par un courant (grâce aux balais et au collecteur) dans un
champ magnétique, il apparaît un couple de forces. Ce couple de forces crée un couple de rotation qui
fait dévier la spire de plus ou moins 90 degrés par rapport au plan vertical, le sens du courant restant
inchangé dans la spire, au cours de ce déplacement, le couple de rotation diminue constamment
jusqu'à s’annuler après rotation de la bobine de plus ou moins 90 degrés ( zone neutre, la spire se
trouve à l'horizontale et perpendiculaire aux aimants naturels).
Afin d'obtenir une rotation sans à coup, l'enroulement d’induit doit être constitué d'un nombre élevé
de spires similaires. Celles-ci seront réparties de façon régulières sur le rotor (induit), de manière à
obtenir un couple indépendant de l’angle de rotation. Après le passage de la zone neutre, le sens du
courant doit être inversé simultanément dans chacune de ces spires.
L'inversion du courant est opérée par l’inverseur ou commutateur (collecteur) qui, associé au balais,
constitue l'élément assurant la transmission du courant de la partie fixe à la partie tournante du
moteur.
Balais Collecteur
La puissance électromagnétique totale est le produit fcem avec le courant induit I : Pe=E.I. Or on
sait que la relation qui lit le couple avec la puissance est : C=P/ (avec est la vitesse de rotation en
rd/s). Et puisque = 2.n (avec n est la fréquence de rotation en tr/s). Donc :
C = (k/2).I (pour un flux constant)
C ha p i t r e 1 C o n v e r t i s s e u r é l e c t r o m é c a n i q u e 47
3. MODELE ELECTRIQUE SIMPLE DU MOTEUR A COURANT CONTINU :
Induit
R
U
E
Inducteur
Re
On peut écrire la loi d’ohm électrique (on suppose que l’inducteur est à aimant permanent ou alimenté
par une tension continu constante, ce qui revient à supposer que le flux est constant).
U = E + R.I
E = k.n
C = (k/2).I = k’.I
Si on suppose que le moteur est alimenté avec une tension constante U. On peut tracer la
caractéristique mécanique C=f(n) du moteur :
nn n
U = E + R.I
I
In
Pour les grosses machines R est faible (de l’ordre de quelques dixièmes d’Ohms) et pour les petits
moteurs cette résistance est relativement grande. Ce qui impose de prévoir un circuit permettant de
minimiser ce courant lors de démarrage des grosses machines.
48 F O N C T I O N C o n v e r t i r
4.2. circuit de démarrage :
2 2 2
Pj = R.I + [Link] R.I .
La somme des pertes mécanique et des pertes magnétiques s’appelle pertes constantes (Pc).
5.2. Le rendement :
Pa = U.I
Pu = Pa – Somme(pertes).
Pu = Pa – (Pc + Pj).
Le rendement s’écrit :
Pu
=
Pa
C ha p i t r e 1 C o n v e r t i s s e u r é l e c t r o m é c a n i q u e 49
7. ALIMENTATION DU MOTEUR :
E X E R C I C E R E S O L U
Les caractéristiques d’une MCC à excitation séparée accouplée à une charge mécanique sont les
suivantes :
Flux constant k = 4.8 ; résistance d’induit R = 0.5 ; couple de pertes collectives Tp = 1 mN
(constant quelque soit la vitesse) ; la charge mécanique accouplée oppose un couple résistant
Tr de 10 mN à 157.08 rad/s.
1. Calculer le courant de démarrage (sans circuit de démarrage) de la machine si la tension
U=120v.
2. Calculer la FCEM « E » pour la vitesse 157.08 rad/s.
3. Calculer les pertes joules de la machine. En déduire le rendement.
CORRIGE :
1. ID = U/R AN ID = 240 A.
2. E = (k/2).= 0.764 x 157.08 AN E = 120 V.
3. Il faut tout d’abord calculer le courant d’induit :
I = 2. .C/k AN I = 13 A.
Donc Pj = R.I2 AN Pj = 85.6 W.
Pour calculer le rendement on doit tout d’abord calculer la puissance absorbée :
Pa = U.I AN Pa = 1560 W.
Calcul des pertes constantes :
Pc = Tp. AN Pc = 157.08 W.
Donc = (Pa-Pc-Pj)/PaAN = 84.4 %
50 F O N C T I O N C o n v e r t i r
E X E R C I C E S N O N R E S O L U S
Exercice 1 :
Une méthode pour freiner le moteur à courant continu consiste à le brancher sur une résistance R. Cette
technique qu’on appelle freinage rhéostatique permet d’accélérer le freinage.
Donner un montage avec contacteurs permettant un démarrage deux sens de marche avec un freinage
rhéostatique. La console de commande contient 4 boutons poussoirs :
S1 : Marche sens 1.
S2 : Marche sens 2.
Fr : Freinage rhéostatique.
Au : Arrêt d’urgence (Couper l’alimentation et laisser le moteur ralentir).
U U
M R M
Rotation Freinage
Les frottements ainsi que les pertes dans le fer seront négligés.
M On notera en outre :
Ce le moment du couple électromagnétique,
la vitesse angulaire de rotation,
n la fréquence de rotation en tr/s,
E la FEM ; E = k ,
U la tension aux bornes de la machine,
C ha p i t r e 1 C o n v e r t i s s e u r é l e c t r o m é c a n i q u e 51
CHAPITRE 2
le vérin pneumatique ;
le générateur de vide Venturi.
1. LES VERINS :
Ce sont les actionneurs qui réalisent des mouvements généralement linéaires à l'endroit même où on a
besoin d'une force.
Vérin
Un vérin est constitué d’un cylindre, fermé aux deux extrémités, à l’intérieur duquel se déplace
librement un piston muni d’une tige, sous l’effet des forces dues à la pression de l’air comprimé. Pour
faire sortir la tige, on applique la pression sur la face arrière du piston et pour la faire rentrer, on
applique la pression sur la face avant :
1– orifice de raccordement
2- tube fermé par les flasques
3- piston
4- orifice de raccordement
1 2 3 4 5
52 F O N C T I O N C o n v e r t i r
1.2. Types usuels des vérins:
Ce vérin produit l’effort dans un seul sens. Il n’est donc alimenté que d’un seul coté. Le retour à la
position initiale s’effectue en général par un ressort.
Effort
Air
Symbole
Dans un vérin double effet, la sortie et la rentrée de la tige s’effectue par l’application de la
pression, alternativement, de part et d’autre du piston. Les vérins double effet sont utilisés
lorsqu’on a besoin d’effort important dans les deux sens.
Efforts
Symbole
Air Air
C ha p i t r e 2 Ac t i o n n e u r s p n e u m a t i q u e s 53
1.4. Caractéristiques et performances d’un vérin :
Exemple:
Un vérin ayant un piston de diamètre D = 8 mm et
alimenté par une pression de 6 bar (60000 Pa) fournit
un effort sortant: F = (px∏xD²) / 4 soit 3016 N. D
Transfert
Marquage
Éjection Assemblage
Pivotement
Formage
Serrage
Un générateur de vide ou venturi est un actionneur pneumatique dont le rôle est de transformer
l’énergie pneumatique en surpression en une énergie pneumatique en dépression.
Principe du venturi
Un venturi est composé
d’un éjecteur muni d’une Symbole
conduite d’air plus étroite du Air
côté de l’entrée et d’un
orifice, perpendiculaire à la comprimé
conduite, servant à connecter
la ventouse. Le passage de l’air Ejecteur
Ventouse
comprimé dans le conduit
provoque une dépression et
entraîne avec lui l’air présent
dans l’orifice perpendiculaire.
Par conséquent, une aspiration
se produit au niveau de la Aspiration
ventouse.
54 F O N C T I O N C o n v e r t i r
E X E R C I C E R E S O L U
Dans un autobus, le vérin utilisé pour ouvrir ou fermer la porte
est un vérin double effet. Sachons que le diamètre:
du piston D=40mm ;
de la tige d=15mm ;
La pression est égale à : P=6bar
1- Calculer :
a) l'effort théorique Fo pour ouvrir la porte.
b) l'effort théorique Ff pour fermer la porte.
2- Pour l'ouverture et la fermeture de la porte le chauffeur appuie sur deux boutons poussoirs
Bp1 Bp2. Etablir le schéma de câblage du circuit pneumatique (vérin+distributeur+Bp1+ Bp2).
CORRIGE :
E X E R C I C E S N O N R E S O L U S
EXERCICE N°1 :
L’effort de serrage que doit exercer un vérin de bridage est de 6500N. Si le diamètre d’alésage D est de
125 mm, déterminer la pression théorique nécessaire.
EXERCICE N°2 :
Soit une masse d'une charge de 700 kg à soulever par un vérin V (avec l’accélération de la pesanteur g =
9,81 m/s²). Les pertes par frottements internes sont estimées à 10%, la pression d’alimentation en air est
de 600kPa. Si les forces d’inertie et la contre-pression sont négligées, déterminer le diamètre du piston.
EXERCICE N°3 :
Calculer les efforts théoriquement développables, en poussant et en tirant, d’un vérin (D = 100 mm et
d = 25 mm) si la pression d’utilisation est de 500 kPa. Refaire la question si les pertes par frottements sont
de 12 %.
C ha p i t r e 2 Ac t i o n n e u r s p n e u m a t i q u e s 55
CHAPITRE 3
C'est la lampe traditionnelle. Elle est constituée d'une ampoule en verre qui contient du gaz
(souvent l'azote ou l'argon). Un filament de tungstène est porté à très haute température par le
courant électrique qui le traverse, devient incandescent et émet de la lumière.
Les lampes à incandescence existent en une très grande variété de formes, couleurs et puissances.
Puissance : 25 à 200 W
Durée de vie : environ 1000 h
Ph N
Interrupteur Lampe
F
Montage simple allumage
Plus connues sous l'appellation de tubes fluo ou tubes de néon (bien qu'ils ne contiennent pas de
néon), les lampes fluorescentes ont une forme de tube dans lequel la lumière est principalement
émise par des couches de substances luminescentes excitées par une décharge électrique.
différents diamètres et longueurs liés à des puissances :
Diamètre 16 mm Diamètre 26 mm
Puissance 6W 8W 13W 15W 18W 30W 36W 58W
Longueur de tube 28cm 40cm 88cm 43,7cm 59cm 89,5cm 1,2m 1,5m
Ph Starter N
56 F O N C T I O N C o n v e r t i r
1.3. Lampes fluo compactes :
Des lampes fluorescentes miniaturisées dont : le tube de petit diamètre
est recourbé pour tenir dans un volume réduit. Elles ressemblent, plus ou
moins à des lampes classiques et elles s'utilisent sur des douilles à vis.
Puissance : 3 à 23 W.
Durée de vie : 6000 à 12 000 h
prix : 9 fois celui d'une ampoule incandescente standard
I
La puissance déssipé par cette résistance
V R chauffante est :
P= V2/R = R I2
La majorité des chauffages commerciaux disposent d’un commutateur à trois positions permettant de
choisir entre trois puissances P, P2 série, P2 parallèle.
C ha p i t r e 3 Au t r e s t y p e s d e c o n v e r s i o n 57
Si l'on applique un courant électrique entre les deux électrodes, les ions positifs migrent jusqu'à la
cathode pendant que les ions négatifs se déplacent en direction de l'anode. Les ions positifs sont appelés
cations alors que les ions négatifs sont eux appelés anions.
E X E R C I C E R E S O L U
Calculer la longueur du fil résistant nécessaire pour réaliser une résistance de 2kW alimentée sous 220V.
On optera pour un fil de Nickel-Chrome de diamètre 0.7mm et de résistivité 75 x 10-8 m.
CORRIGE :
E X E R C I C E N O N R E S O L U
Une plaque électrique de cuisinière est chauffée par trois résistances. La puissance de ces résistances est
successivement : 250W, 500W et 850W.
Si la tension d’alimentation est U = 220V.
1. Calculer la valeur de chaque résistance.
2. Quelle est la puissance minimale que peut consommer cette plaque chauffante.
3. Quelle est la puissance maximale que peut consommer cette plaque chauffante.
4. Donner les puissances possibles par association (série ou parallèle) de deux résistances.
58 F O N C T I O N C o n v e r t i r
U NIT É A TC
Acquérir-Traiter-Communiquer
PRESENTATION
L’unité ATC traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions
génériques, c'est à dire qui s'appliquent sur la plupart des systèmes ; il s'agit des fonctions :
Grandeurs
physiques à Informations
Chaîne d’information destinées à d’autres
mesurer systèmes et aux
Unité ATC
interfaces H/M
Énergies
d’entrée
Matière d'œuvre en
sortie
PREREQUIS
U N I T E AT C 59
UNITE ATC
FONCTION
ACQUERIR
PRESENTATION
La position de la fonction "Acquérir" dans une chaîne d'information, ainsi que les
différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante :
Grandeurs Images
Consignes Informationnelles Ordres
physiques utilisables Messages
,
Capteurs TOR
Interface homme/machine
Capteurs analogiques
Capteurs numériques
COMPETENCES ATTENDUES
A partir de tout ou partie d’un produit support avec son cahier des charges et son dossier
technique :
Les capteurs
Conditionnement de signal
Interfaces d’entrée / sortie
60
CHAPITRE 1
LES CAPTEURS
1. DEFINITION :
Un capteur est un composant technique qui détecte un événement physique se rapportant au
fonctionnement du système (présence d'une pièce, température, etc.) et traduit cet événement en un
signal exploitable par la PC de ce système. Ce signal est généralement électrique sous forme d'un signal
basse tension. La figure 1 illustre le rôle d’un capteur :
Fig. 1 : Rôle général d’un capteur
L'information détectée par un capteur peut être d'une grande variété, ce qui implique une grande
variété de besoins en capteurs. On cite parmi les plus connus et fréquents, les capteurs de position, de
présence, de vitesse, de température et de niveau.
Numérique : L’information fournie par le capteur permet à la PC d’en déduire un nombre binaire
sur n bits ; on parle alors d’un capteur numérique. La figure 4 illustre le principe de
fonctionnement de la souris :
Fig. 4 : Exemple de capteur numérique
C ha p i t r e 1 Le s c a p t e u r s 61
3. CARATERISTIQUES D’UN CAPTEUR :
Certains paramètres sont communs à tous les capteurs. Il caractérisent les contraintes de mise en
œuvre et permettent le choix d’un capteur :
L'étendue de la mesure : c'est la différence entre le plus petit signal détecté et le plus grand
perceptible sans risque de destruction pour le capteur.
La sensibilité : ce paramètre caractérise la capacité du capteur à détecter la plus petite variation
de la grandeur à mesurer. C’est le rapport entre la variation V du signal
électrique de sortie pour une variation donnée de la grandeur physique
d’entrée : S = V /
La fidélité : Un capteur est dit fidèle si le signal qu’il délivre en sortie ne varie pas dans le temps
pour une série de mesures concernant la même valeur de la grandeur physique
d’entrée. Il caractérise l’Influence du vieillissement.
Le temps de réponse : c'est le temps de réaction d'un capteur entre la variation de la grandeur
physique qu'il mesure et l'instant où l'information est prise en compte par
la partie commande.
Les capteurs TOR fournissent une information logique, généralement sous forme d'un contact
électrique qui se ferme ou s'ouvre suivant l'état du capteur.
Caractéristiques :
Commande directe
Présence de l'objet en buté mécanique
Caractéristiques :
62 F o n c t i o n A c q u é r i r
Fig. 7 : Capteur angulaire à levier à galet
Caractéristiques :
Caractéristiques :
Les capteurs sans contact ou de proximité détectent à distance et sans contact avec l’objet dont ils
contrôlent la position. Un contact électrique s'ouvre alors ou se ferme en fonction de la présence ou de
la non présence d’un objet dans la zone sensible du capteur.
A l'inverse des capteurs avec contacts, les capteurs de proximité sont des détecteurs statiques (pas
de pièce mobile) dont la durée de vie est indépendante du nombre de manœuvres. Ils ont aussi une
très bonne tenue à l'environnement industriel (atmosphère polluante).
Le choix d’un détecteur de proximité dépend :
de la nature du matériau constituant l’objet à détecter,
de la distance de l’objet à détecter,
des dimensions de l’emplacement disponible pour implanter le détecteur.
La technologie des détecteurs de proximité inductifs est basée sur la variation d’un champ
magnétique à l’approche d’un objet conducteur du courant électrique. Leur usage est uniquement
réservé à la détection d’éléments métalliques dans les secteurs de la machine-outil, l'agro-
alimentaire, la robotique, et les applications de l'usinage, la manutention, l'assemblage, le
convoyage.
Fig. 9 : Détecteur de proximité inductif
Caractéristiques :
C ha p i t r e 1 Le s c a p t e u r s 63
Les détecteurs inductifs existent suivant différents modèles ; ceci en fonction de leur mode de
raccordement comme c’est illustré à la figure 10 :
2 fils avec courant continu ou alternatif ;
3 fils avec courant continu type PNP ou NPN, en fonction de l’électronique interne.
Fig. 10 : Technique de raccordement des capteurs inductifs et capacitifs
BN + BN +
BN
PNP BK NPN BK
BU
BU BU
2 fils AC/DC 3 fils type PNP 3 fils type NPN
La technologie des détecteurs de proximité capacitifs est basée sur la variation d’un champ
électrique à l’approche d’un objet quelconque. Ils permettent de détecter tout type d'objet dans
les domaines de l'agro-alimentaire, de la chimie, de la transformation des matières plastiques, du
bois et des matériaux de construction.
Fig. 11 : Détecteur de proximité capacitif
Caractéristiques :
Un interrupteur à lame souple (I.L.S.) est constitué d'un boîtier à l'intérieur duquel est placé un
contact électrique métallique souple sensible aux champs magnétiques. Il permet de détecter tous
les matériaux magnétiques dans le domaine de la domotique pour la détection de fermeture de
portes et fenêtres et le domaine pneumatique pour la détection de la position d'un vérin, etc.
Fig. 12 : Principe de fonctionnement d’un ILS
Aimant
Permanent
64 F o n c t i o n A c q u é r i r
Fig. 13 : Exemple de capteurs photoélectriques
Ces détecteurs sont utilisés dans les domaines industriels et tertiaires les plus divers comme :
La détection d'objets et de produits dans la manutention et le convoyage ;
La détection de pièces machine dans les secteurs de la robotique et du bâtiment ;
La détection de personnes, de véhicules ou d'animaux, etc.
Pour réaliser la détection d'objets dans les différentes applications, 3 techniques de montages sont
possibles:
Système barrage (figure 14) caractérisé par :
L'émetteur et le récepteur sont situés dans deux boîtiers séparés ;
La portée la plus longue pour ce type de capteur (jusqu’à 30 m) ;
Le faisceau est émis en infrarouge ;
La détection des objets opaques ou réfléchissant quelque soit le matériau ;
L’alignement entre émetteur et récepteur doit être réalisé avec soin.
Fig. 15 : Montage type " Reflex " Fig. 14 : Montage type " Barrage "
Réflecteur
Emetteur
Récepteur Cible
C ha p i t r e 1 Le s c a p t e u r s 65
5. CAPTEURS NUMERIQUES :
Unité de
Traitement
Cellules
Photosensibles
LED Disque
optique
Arbre
Pour connaître le sens de rotation du codeur, on utilise une deuxième piste B qui sera décalée par
rapport à la première de 90° (1/4 de tour).
66 F o n c t i o n A c q u é r i r
E X E R C I C E R E S O L U
CORRIGE :
Au repos, on suppose le moteur dans une position où ni fcw ni fce n'est actionné.
Quand le moteur tourne vers "West" et arrive à la position limite "West" fcw s'ouvre et le
moteur s'arrête. Pour tourner vers "East", Il faut alors inverser le sens.
En inversant le sens, la diode DW joue le rôle fcw pour un court instant, après quoi fcw
se ferme (voir figure ci-dessous à gauche).
En tournant vers "East" et arrivant à la position limite "East", fce s'ouvre et le moteur
s'arrête. Pour tourner vers "West", Il faut alors inverser le sens.
Et ainsi de suite (voir figure ci-dessous à droite).
DW DE DW DE
M M
E E
fcw fce fcw fce
E X E R C I C E S N O N R E S O L U S
Les asservissements numériques, sont abondants dans le domaine industriel. On s'intéresse dans cette
étude à l'asservissement de postion. La structure du système est donnée à la figure ci-dessous. Sa
description est comme suit :
Curseur
Moteur Codeur
à C.C. incrémental
fcg Vis-écrou fcd
C ha p i t r e 1 Le s c a p t e u r s 67
1- ETUDE DU CODEUR INCREMENTAL :
Pas
Comme le montre la figure ci-contre, la
Emetteurs
capture de la position se fait à l'aide d'un
codeur incrémental constitué de :
Disque Récepteurs
2222.5 5
22.. .5
2222.5
22.5
2 2.5
22225.
22
22.5
Un disque contenant deux pistes A et B 22.5
..5
décalées et divisées chacune, en 16 secteurs
équidistants et alternativement opaques et Piste B
transparents ; Piste A
Codeur incrémental
Deux éléments optoélectroniques (une diode
infrarouge et une photodiode) disposés de 5V 5V
part et d’autre de chaque piste.
photodiode Diode
EncA infrarouge
1.1- Calculer la sensibilité de ce capteur et
préciser son unité. ¼ 4093 C R R1
R2
1.2- Calculer le déplacement minimal du curseur
détecté par ce capteur sachant que le pas 5V 5V
de la vis est de 5 mm. photodiode Diode
EncB infrarouge
1.3- Quel est le rôle:
a/ Du circuit RC ? ¼ 4093 R R2 R1
C
b/ De la porte inverseuse de type "Trigger" ? 39K
1.4- La photodiode est caractérisée par un courant ID = 100 µA en éclairage et un courant ID = 100 nA
en obscurité. Sachant que VIH min = 3,5 V et VIL max = 1.5 V pour une porte CMOS avec
Vcc = 5 V, vérifier le bon choix de R2.
1.5- On suppose que le disque a subi une rotation d'un
demi-tour dans un sens et d'un demi-tour dans le sens EncA
contraire, à une vitesse constante. Compléter les
chronogrammes des signaux EncA et EncB EncB
correspondants à ce mouvement sachant qu'ils
débutent comme le montre la figure ci-contre.
1.6- Le principe de la détermination de la position du
curseur consiste, en l'accumulation des impulsions
EncB D Q Up/Down
fournies par une piste, à l'aide d'un
N
compteur/décompteur selon le montage de la figure EncA Ck
ci-contre. Le compteur est incrémenté ou Ck (Position)
décrémenté suivant le sens de rotation donné par Compteur/Décompteur
l'état du signal EncB à chaque transition positive du
signal EncA.
a/ Que représente alors le signal Q ?
b/ Combien de tours fera le disque, pour que le curseur parcourra la course maximale de la vis,
qui est de 160 mm ?
c/ En déduire le nombre de bits nécessaire pour représenter la position.
1.7- Proposer un montage pour l'unité de traitement de ce système sachant qu'on peut utiliser un des
signaux (EncA , EncB) comme signal d'horloge et l'autre comme signal (Comptage/décomptage).
68 F o n c t i o n A c q u é r i r
CHAPITRE 2
CONDITIONNEMENT DU SIGNAL
1. INTRODUCTION :
Généralement, un capteur fournit un signal électrique qui peut se mettre sous différentes formes
(tension, courant, etc.) et qui n’est pas directement exploitable.
Le conditionnement du signal consiste à transformer et adapter le signal de départ afin de lui donner la
forme la plus appropriée pour son traitement. Plusieurs fonctions contribuent à cette fin comme c'est
indiqué dans la figure 1 :
Fig. 1 : Les fonctions de base d'une chaîne d'acquisition
Mise en forme
Signal Unité de
Amplification Filtrage ou
à traiter traitement
Conversion
Dans ce qui suit, on se limitera à l’étude des fonctions "Amplification" et "Mise forme".
L'amplification se résume par une simple multiplication du signal d'entrée par un coefficient K comme
le montre la figure 2. L'amplification se justifie dans les cas où le signal est très faible. Par exemple, un
capteur fournit quelques millivolts, alors que l'on a besoin de plusieurs volts.
C ha p i t r e 2 C o n d i t i o n n e m e n t d e s i g n a l 69
2.1- Amplificateur Opérationnel (AOP) :
Zone linéaire
70 F o n c t i o n A c q u é r i r
2.2.2. Suiveur :
Le montage de la figure 6 représente un montage suiveur qui peut être utilisé comme adaptateur
d’impédance. En considérant l'AOP idéal on démontre la relation entre la sortie Vs et l'entrée Ve :
Fig. 6 : Montage suiveur
Hypothèses :
e+ = e- +V
Ve
On a : + Vs
e Vs.
-
et : e Ve -V
Donc :
Vs
Vs Ve Av 1
Ve
Cette fonction correspond à une conversion d'un signal analogique en un signal logique comme le
montre la figure 6. En effet, le comparateur à un seuil consiste à comparer le signal analogique d'entrée
par rapport un seuil de référence :
Si ce seuil est atteint, alors la sortie du comparateur est à un niveau logique ;
Si ce seuil n'est pas atteint, alors la sortie du comparateur est à l'autre niveau logique.
Fig. 6 : La fonction de mise en forme
Comparateur
C ha p i t r e 2 C o n d i t i o n n e m e n t d e s i g n a l 71
Le montage de la figure 7 représente un comparateur à un seuil à base d'AOP. L'AOP fonctionne en
régime non linéaire. Les calculs suivants déterminent le seuil de basculement de ce comparateur ainsi que
le mode de fonctionnement :
e Ve et e Vref
+V Vs
Ve
+ Vs +V
-
-V
Vref
Ve
Vref
E X E R C I C E S R E S O L U S
R
EXERCICE N°1 :
+V
Le schéma ci-contre représente un amplificateur à Ve R
gain variable destiné pour les capteurs : - Vs
Démontrer que : + -V
R
1 .R
Vs Ve.
1
EXERCICE N°2 :
R2
On désire amplifier et adapter la tension Ve +V
fournie par un capteur de température. Pour R1
cela, on utilise le montage amplificateur - Vs
différentiateur suivant : Ve
R1
+ -V
AOP est considéré idéal Vref
Vref = 2.73V R2
V = 12V
T(°C) = T(°K) – 273°K
72 F o n c t i o n A c q u é r i r
2.1. Exprimez la tension Vs en fonction de R1, R2, Vref et Ve ?
2.2. Sachant que le capteur de température fournit une tension de 10mV pour 1°K, calculer le rapport
R2/R1 pour qu'à la sortie de l'amplificateur, Vs = 20mV pour 1°C ?
2.3. Pourquoi utilise-ton un différentiateur et pourquoi Vref = 2.73V ?
CORRIGES :
EXERCICE N°1 :
.R
e
Ve. Ve. pont diviseur de tension
.R R 1
Vs Ve 1
Or e e Vs Ve.
R R Vs Ve 1
e
1 1
théorème de Millman
2
R R
EXERCICE N°2 :
R2
2.1. e Ve. pont diviseur de tension
R1 R 2
Vs.R1 Vref.R 2 R2
e théorème Millman Or e e Vs .
Ve Vref
R1 R2 R1
274 K
2.2. T = 1°C = 274°K Ve 10mV. 2,74 V
régle de trois
1K
R2 Vs
Puisqu'on désire Vs = 20mV pour T= 1°C 2
R1 Ve Vref
2.3. Pour réaliser la formule T(°C) = T(°K) – 273°K. 2.73V 273°K.
E X E R C I C E N O N R E S O L U
Le montage ci-dessous représente un amplificateur différentiel utilisé dan les instruments de mesure,
pour les faibles tensions continues issues d'un capteur :(amplificateur d'instrumentation):
+ R4 R5
-
R1
Ve R2 V2
- Vs
V1
+
R3
- R4
+
R5
4.1. Sachant que les 3 AOP sont idéaux, Exprimer la tension V1 en fonction de V2, R1, R2 et R3 ?
4.2. En déduire la tension V2 en fonction de l'entrée Ve ?
4.3. Exprimer la tension Vs en fonction de VA , VB , R4 et R5 ?
4.4. Déduire l'expression de Vs en fonction de V2, puis de vs en fonction de Ve ?
C ha p i t r e 2 C o n d i t i o n n e m e n t d e s i g n a l 73
CHAPITRE 3
INTERFACE EN ENTREE
INTRODUCTION :
Dans un système automatisé, l'unité de traitement reçoit les informations traitées principalement de :
L'utilisateur, grâce aux organes de dialogue en entrée tel un bouton d'arrêt d'urgence ; il
s'agit de l'interface Homme/Machine (IHM) ;
Des capteurs tel un "fin de course" ; il s'agit d'interface centré principalement sur l'isolation
électrique ou galvanique et la mise en forme du signal
L’interface Homme/Machine en entrée est une fonction de communication indispensable pour bien
gérer un système automatisé. Il consiste à transmettre au système automatisé les ordres de
l'opérateur qu’on désigne par "consignes". Le dialogue Homme/Machine se fait par l’utilisation de
constituants regroupés dans ce qu'on appelle « pupitre » de commande.
Les boutons " coup de poing " à accrochage pour les arrêts d'urgence ;
Les boutons poussoirs affleurants ;
Les boutons tournants à manette ;
Les boutons tournants à clé.
74 F o n c t i o n A c q u é r i r
2. ISOLATION GALVANIQUE :
L'unité de traitement travaille typiquement avec une tension de 5V DC, nécessaire pour alimenter
principalement les circuits intégrés logiques. Alors qu'un capteur tel un "fin de course" fournit
typiquement une tension de 24 V DC. Pour protéger l'unité de traitement contre une éventuelle liaison
directe avec tension relativement dangereuse pour elle, il faut une isolation électrique ou galvanique,
ainsi qu'un filtrage et mise en forme du signal. Le principe est résumé par le schéma fonctionnel
suivant :
5V
t
0
C ha p i t r e 3 I n t e r f a c e e n e n t r é e 75
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N°1:
EXERCICE N°2:
CORRIGES :
EXERCICE N°1 :
24V
5V
Arrêt
d'urgence
EXERCICE N°2:
76 F o n c t i o n A c q u é r i r
UNITE ATC
FONCTION
TRAITER
PRESENTATION
La position de la fonction "Traiter" dans une chaîne d'information, ainsi que les
différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante.
Grandeurs Images
Consignes Informationnelles Ordres
physiques utilisables Messages
,
Modules logiques
Automates programmables
Ordinateurs
Microcontrôleur
Circuits logiques programmables
COMPETENCES ATTENDUES
A partir de tout ou partie d’un produit support avec son cahier des charges et son dossier
technique :
Exprimer les entrées/sorties d’une unité de traitement des données acquises
Mettre en œuvre une unité de traitement de l’information
77
CHAPITRE 1
Mais la représentation des nombres avec le système décimal (base 10) n'est pas la seule utilisée. On
peut donc en utiliser d'autres, en particulier le système binaire (base 2). Les circuits logiques ne
connaissent que les valeurs 0 et 1 ; alors on peut faire des calculs et des traitements comme on le fait
avec le système décimal. Ceci permet de rendre le traitement de l'information automatique et rapide.
1.1. Principe :
D'une façon générale, soit une base B, donc associée à B symboles : { S0 , S1, …, S B-1} ; un nombre N, a
les caractéristiques suivantes :
On va étudier les bases 2 et 16 pour leur intérêt dans les circuits logiques. La référence à la base 10
est d'un usage pratique, on étudiera alors la conversion de la base 2 vers la base 10 et vise versa.
L'homme connaît la base 10 ; il fait alors ses calculs dans cette base. Alors, puisque les systèmes
numériques ne reconnaissent que 2 états 0 ou 1, ils seront très aptes de faire les calculs dans la base
2. La base 2 a les caractéristiques suivantes :
Un nombre N s'écrit : N = A nAn-1 … A i … A 1A0 avec Ai {0, 1} ; chaque chiffre est appelé
couramment bit, contraction de binary digit (chiffre binaire) ; Ce nombre N est couramment
désigné aussi par "Mot de n bits" ;
An est le chiffre le plus significatif, couramment appelé MSB (Most Significant Bit) ;
A0 est le chiffre le moins significatif, couramment appelé LSB (Less Significant Bit).
n-1 i 1 0
Ce nombre a pour valeur N = A n-12 + … + Ai2 + … + A1 2 + A0 2 (forme polymoniale);
Exemple : N = 110101 ; il a pour valeur N = 1x25 + 1x24 + 0x23 + 1x22 + 0x2 1 + 1x20.
78 F o n c t i o n T r a i t e r
1.4. Conversion de la base 10 vers la base 2 :
22 2
0 11 2
La méthode de division est la plus utilisée ; elle consiste en des 1 5 2
divisions successives du nombre (N)10 par 2, jusqu'à obtenir un 1 2 2
LSB 0 1 2
quotient nul. Les restes des divisions successives, écrits dans l'ordre 1 0
inverse, constituent le nombre N dans la base 2 (N) 2.
Code binaire
Valeur décimale
A3 A2 A1 A0
0 0 0 0 0
1 0 0 0 1 Pour remplir rapidement une table de vérité
2 0 0 1 0 avec toutes les combinaisons possibles des
3 0 0 1 1 variables d'entrée, on procède comme en
4 0 1 0 0 décimal : A2 A1 A0
5 0 1 0 1 0 0 0
6 0 1 1 0 On part du poids faible (A0), qui
0 0 1
7 0 1 1 1 balaye la plage 0 à 1 ;
0 1 0
8 1 0 0 0
On passe au poids suivant (A1 ), 0 1 1
9 1 0 0 1
10 1 0 1 0 qui reste à 0 pour la plage 0 à 1 de
11 1 0 1 1 A0, puis à 1 pour la même plage ;
12 1 1 0 0 Et ainsi de suite.
13 1 1 0 1
14 1 1 1 0
15 1 1 1 1
on a 16 combinaisons différentes ;
dans le passage d'une combinaison à une autre, il n'y a qu'un bit qui change.
C h a p i t r e 1 R e p r é s e n t a t i o n e t c o d a g e d e l ’ i n f o r m a t i o n b i na i r e 79
Code binaire Code GRAY 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Valeur décimale
A 3 A 2 A 1 A 0 G3 G2 G1 G0 1 0 1 0 0 1 0 0 0 1
0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 1 1
1 0 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0 0 1 0
2 0 0 1 0 0 0 1 1
1 1 0 0 1 1 0
3 0 0 1 1 0 0 1 0
1 1 1 0 1 1 1
4 0 1 0 0 0 1 1 0
1 0 1 0 1 0 1
5 0 1 0 1 0 1 1 1
1 0 0 0 1 0 0
6 0 1 1 0 0 1 0 1
1 1 0 0
7 0 1 1 1 0 1 0 0
1 1 0 1
8 1 0 0 0 1 1 0 0
1 1 1 1
9 1 0 0 1 1 1 0 1
Axes de sysmétrie (réflexion) 1 1 1 0
10 1 0 1 0 1 1 1 1
1 0 1 0
11 1 0 1 1 1 1 1 0
1 0 1 1
12 1 1 0 0 1 0 1 0
1 0 0 1
13 1 1 0 1 1 0 1 1
1 0 0 0
14 1 1 1 0 1 0 0 1
15 1 1 1 1 1 0 0 0
80 F o n c t i o n T r a i t e r
3. NOTIONS D'ARITHMETIQUE BINAIRE :
Comme on l'a signalé, avec les circuits logiques, on peut faire des calculs arithmétiques, puisqu'on a
les mêmes règles de calcul qui s'appliquent à toutes les bases. On traite alors de l'arithmétique binaire et
on se limite aux cas de l'addition et de la soustraction.
111 19 11011
11 1011 - -
+ + 05 00111
07 0111 11
18 10010 14 01110
Des circuits logiques simples réalisent ces opérations ; de plus une soustraction est facilement
ramenée à une addition grâce à une représentation adéquate des nombres
Soit un nombre binaire A sur n bits et son complément A (nommé aussi complément à 1 de A), on a :
An -1 An- 2… A1 A0
+
A n-1 An-2 A1 A 0
A + A = 2n – 1
1 1 … 1 1
(2n – 1)
C h a p i t r e 1 R e p r é s e n t a t i o n e t c o d a g e d e l ’ i n f o r m a t i o n b i na i r e 81
Exemple : Pour n = 4, on obtient :
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N° 1 :
(40)10 = ( ? ) 2
EXERCICE N° 2 :
Trouver le code ASCII du chiffre 9 et de la lettre "a".
EXERCICE N° 3 :
Donner le complément à 2 du nombre A = (13)10 = (1101) 2.
CORRIGE :
EXERCICE N°1 :
40 2
0 20 2
0 10 2
0 5 2
LSB 1 2 2
0 1 2
1 0
EXERCICE N°2 :
pour "a" : (97)10 = (1100001) 2. A noter qu'il est différent de "A" (majuscule).
EXERCICE N°3 :
On a (13)10 = (1101) 2.
82 F o n c t i o n T r a i t e r
CHAPITRE 2
FONCTIONS COMBINATOIRES DE BASE
INTRODUCTION :
De nombreux dispositifs ont deux états stables de fonctionnement. Par exemple, un interrupteur peut
être ouvert ou fermé ; un transistor, sous certaines conditions, peut être bloqué ou saturé, etc. On
convient d’affecter, par convention, à un des deux états la valeur " 0 " et "1" à l’autre état. L’algèbre de
Boole est l’outil mathématique pour étudier ces dispositifs et les circuits logiques représentent l’outil
technologique pour réaliser pratiquement les opérations de cette algèbre. Les circuits qu'on va étudier
dans ce chapitre sont dits "combinatoires", car l'état de leurs sorties ne dépend que de l'état des entrées.
A F A F (norme IEEE)
0 1
1 0
A 1 F (norme IEC)
Illustration électrique
L’interrupteur A ouvert (A=0) ; le relais X est non excité et le
X contact qui lui est associé reste fermé (position de repos) ; la
A
lampe L est allumée (L=1) : A=0 L=1.
L’interrupteur A fermé (A=1) ; Le relais X est excité et le contact
qui lui est associé est devenu ouvert ; La lampe L est éteinte
L (L=0) : A=1 L=0 ; alors, L = Not A : LA
Propriété
F F
C ha p i t r e 2 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s d e b a s e 83
Table de vérité Symbole
A B F A
F (norme IEEE)
0 0 0 B
0 1 0
1 0 0 A
1 1 1 F (norme IEC)
. B
F = A . B = AB (se lit A ET B)
Illustration électrique
Propriétés
La fonction AND est commutative associative: F = A.B = B.A.
La fonction AND est : F = A.(B.C) = (A.B).C = A.B.C.
La fonction AND est généralisable pour n entrées.
Identités remarquables : X.0 0 ; X.1 X ; X.X X et X.X 0.
A B F A
0 0 0 F (norme IEEE)
B
0 1 1
1 0 1
A
1 1 1 1 F (norme IEC)
B
F = A + B (se lit A OU B)
Le signe "" indique que la sortie est égale à 1 si le nombre des entrées à "1" est supérieur
ou égal à 1 ; autrement dit, une entrée au moins égale à "1".
Illustration électrique
A L L est allumée (L=1) si A OU B est fermé
(A=1 OU B=1), soit L = A + B.
Propriétés
84 F o n c t i o n T r a i t e r
1.4. Propriétés et théorèmes remarquables :
Propriétés
Théorème de De Morgan :
Ce théorème d'une grande utilité, permet de calculer le complément d'une expression logique
quelconque (somme de produits ou produit de sommes) :
X Y X . Y ;
X . Y X Y .
D'une façon générale, Le complément d'une expression quelconque s'obtient en complémentant les
variables et en permutant les opérateurs "+" et ".".
Exemple : F ABD AD F ABD AD (A B D) . (A D)
2. AUTRES OPERATIONS
A B F A
0 0 1 F (norme IEEE)
0 1 1 B
1 0 1
1 1 0 A
F (norme IEC)
B
F A .B (se lit (A ET B) tout barre)
Propriétés
C ha p i t r e 2 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s d e b a s e 85
Réalisation d'une OR (F = A + B) : De même, F A B F A . B (Morgan)
A A
F A . B A B
B
B
2.2- Opération NOR :
A B F A
0 0 1 F (norme IEEE)
B
0 1 0
1 0 0
1 1 0 A F (norme IEC)
1
B
F A . B (se lit (A ET B) tout barre)
Propriétés
Comme la fonction NAND, la fonction NOR n'est ni combinatoire, ni associative ; elle est aussi
généralisable pour n entrées
L'opérateur NOR est un système logique complet, comme le NAND.
A B F A
0 0 0 F (norme IEEE)
B
0 1 1
1 0 1
1 1 0 A
=1 F ( norme IEC)
B
F A B (se lit A OU exclusif B)
Le signe "=" indique que la sortie est égale à "1" si une entrée et une seule est égale à 1.
Propretés
Remarque :
L'opérateur OU Exclusif est considéré comme l'opérateur programmable le plus élémentaire. En
effet, considérons sa table de vérité dans la figure suivante, on remarque que suivant l'état de P,
l'opérateur réalise la fonction OUI ou la fonction NON. Alors P est l'entrée de programmation de cet
opérateur.
86 F o n c t i o n T r a i t e r
P A F Fonction réalisée par l'opérateur
0 0 0 A
SI P = 0 F = A Fonction Identité F
0 1 1
1 0 1
SI P = 1 F = Not A Fonction Inversion
1 1 0 P
son équation logique qui n'est qu'une association de sommes et de produits logiques ;
sa table de vérité ou son tableau de Karnaugh, qu'on verra dans le prochain chapitre ;
Son logigramme qui est une représentation symbolique, sous forme d'un schéma, formé par les
différentes liaisons entres les symboles des opérateurs élémentaires.
Y X A
X AX
AX AY
AY
On remarque que cette petite fonction emploie différents types de portes logiques : inverseur, AND et
OR. Il est évident qu'il serait rentable de réaliser cette fonction logique avec le minimum de matériel
(circuits logiques), ce qui demande une bonne analyse du problème pour simplifier la fonction en
question.
C ha p i t r e 2 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s d e b a s e 87
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N° 1 :
EXERCICE N° 2 :
CORRIGE :
EXERCICE N° 1 :
EXERCICE N° 2 :
Alors, on suppose que c'est vrai pour (n-1) :
P n-1 = 1 (Dn-2…D 0 contient un nombre impaire de 1)
- Si Dn-1 = 0, Pn = 1 Pn- 1
- Si Dn-1 = 1, Pn = 0 Pn
Ce qui est vrai. D n-1
P n-1 = 0 (Dn-2…D 0 contient un nombre pair de 1)
- Si Dn-1 = 0, Pn = 0
- Si Dn-1 = 1, Pn = 1
Ce qui est vrai.
E X E R C I C E S N O N R E S O L U S
EXERCICE N° 1 :
Comme le NAND, le NOR est un système logique complet. Réaliser alors les opérations de base avec cet
opérateur.
EXERCICE N° 2 :
1- Montrer que L’opération NOR n’est pas associative : F A (B C) (A B ) C A B C .
2- Faire de même pour la porte NAND.
EXERCICE N° 3 : A3
A2
Réaliser un comparateur entre 2 mots A et B de 4 bits, en se basant sur A1
l'aspect élémentaire de "détecteur d'égalité" du OU EXCLUSIF et en A0 Détecteur E
utilisant des portes logiques de base :
B3 d'égalité
B2
E = 0, s'il n'y a pas d'égalité ;
B1
E = 1, s'il y a égalité ;
B0
88 F o n c t i o n T r a i t e r
CHAPITRE 3
SIMPLIFICATION DES FONCTIONS LOGIQUES
INTRODUCTION :
Une fonction logique est sous forme normale ou canonique si chacun de ses termes contient toutes les
variables, directes ou inverses, dont elle dépend. Exemple : F(X,Y) X.Y X.Y .
Si l'une de ses variables ne figure pas dans un de ses termes, alors elle est sous forme simplifiée. Cette
forme est fort bien recherchée pour aboutir à la réalisation pratique avec un minimum de matériel et à
moindre coût. Pour cette fin, on utilise, en général, 3 méthodes :
La méthode algébrique ;
La méthode graphique à base du diagramme de Karnaugh ;
Les méthodes programmables.
1. METHODE ALGEBRIQUE :
Cette méthode utilise les principes de l'Algèbre de Boole. On en rappelle ci-après 3 parmi les plus
importants :
A AB A(1 B ) A
AB AB B(A A ) B
A A B A B ; en effet, A AB ( A A)( A B ) AA AB A A AB A B
Le principe consiste à mettre en oeuvre ces propriétés, dans l'expression à simplifier, par exemple en
ajoutant un terme déjà existant : Z ABC A BC A B C ABC
Z BC AC AB
Cette méthode apprend de la rigueur, mais elle n'est pratiquement plus utilisée systématiquement.
2. METHODE GRAPHIQUE :
Aussi, dans un tableau de Karnaugh, on peut utiliser une case plusieurs fois selon la relation de la
redondance :
X+X +… +X= X
C h a p i t r e 3 S i m p l i f i c a t i o n d e s f o n c t i o n s l o g i q u e s 89
La mise en œuvre de cette méthode se fait alors en 2 phases :
Fig4. Simplification par tableau de Karnaugh
La transcription de la fonction à
simplifier dans le tableau de A B C F2
Karnaugh ; 0 0 0 0
La recherche des groupements de 0 0 1 1
0 1 0 1 F2 BC
cases qui donneront des 00 01 11 10
0 1 1 0 A
expressions simplifiées. 0 0 1 0 0
1 0 0 1
1 1 0 1 0
1 0 1 0
Pour illustrer le passage de la table de
1 1 0 0
vérité au tableau de Karnaugh, la figure 4
1 1 1 1
montre un exemple pour 3 variables.
Exemple 1 : Exemple 2 :
F1 BC G1 F2 BC
A 00 01 11 10 G2 A 00 01 11 10
0 0 1 1 1 0 0 0 1 1
1 0 0 0 1 1 0 0 0 1
Exemple 3 :
F3
CD
M
AB 00 01 11 10
00 1 1 0 1
01 1 1 0 0
11 1 1 0 0
10 1 1 0 1
F 3CBD
2.3. Conclusion :
On ne regroupe pas des cases qui ne sont pas symétriques, car cela ne donne pas de termes
vérifiant la forme simplificatrice : ABAB A( B B) A .
90 F o n c t i o n T r a i t e r
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N° 1 :
Simplifier la fonction suivante en utilisant le principe qui consiste à multiplier un terme égal à 1 (X X) :
Z AB B C AC
Donner l'équation de la montée du Store M, ainsi que son logigramme, en dressant la table de vérité du
système et en utilisant le tableau de Karnaugh.
CORRIGE :
EXERCICE N° 1 :
Z AB B C AC .( )
AB B C
Z AB B C ACB AC B ABAC
. C
1 B BB C.
1 A
.
Z AB B C
EXERCICE N° 2 :
M
md
Table de vérité vs 00 01 11 10
v s m d M D 00 0 0 0 1
0 0 0 0 0 0
01 0 0 1 0
0 0 0 1 0 1
0 0 1 0 1 0 11 1 1 1 1
0 0 1 1 0 1
10 1 1 1 1
0 1 0 0 0 1
0 1 0 1 0 1
0 1 1 0 0 1
0 1 1 1 0 1 Msmd v
1 0 0 0 1 0
1 0 0 1 1 0
1 0 1 0 1 0
1 0 1 1 1 0
1 1 0 0 1 0
1 1 0 1 1 0
1 1 1 0 1 0
1 1 1 1 1 0
C h a p i t r e 3 S i m p l i f i c a t i o n d e s f o n c t i o n s l o g i q u e s 91
CHAPITRE 4
1. LES DECODEURS :
La fonction de décodage consiste à faire correspondre à un code présent en entrée sur n lignes, un
autre code en sortie sur m lignes avec en général m n :
n lignes m lignes
Décodeur
ENTREES SORTIES
Y0 B A Y0 Y1 Y2 Y3
A 0 0 0 1 1 1
DEC Y1
1/4 Y2 0 1 1 0 1 1
B
Y3 1 0 1 1 0 1
1 1 1 1 1 0
Y3
92 F o n c t i o n T r a i t e r
Les circuits intégrés réalisant cette fonction contiennent des entrées de validation comme G ou E
permettant de sélectionner le circuit. On peut citer comme exemple le double décodeur 74LS156 dont
le brochage et la table de fonction sont donnés à la figure 3 :
Ce type de décodeur permet de convertir le code BCD 4bits à l'entrée pour obtenir à la sortie un
code 7 segments permettant de commander un afficheur 7 segments permettant l'écriture de tous les
chiffres et aussi d'autres symboles comme le montre la figure 4 :
Fig. 4 : Afficheur 7 segments
a
f g b
e c
d
Identification des segments Désignations numériques et résultat de l'affichage
Pour mettre en équation ce type de décodeur, il faut dresser la table de vérité suivante :
C ha p i t r e 4 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s a v a n c é e s 93
La table de karnaugh de chaque segment permet alors d'obtenir les équations de ce décodeur. Les 0
étant les moins nombreux, l'écriture des équations de commande d'extinction des segments sera plus
facile :
a A. B.C.D A.C b A. B.C A.B.C c A.B.C d A. B.C A.B.C A. B. C
Comme exemple de décodeur, on peut citer le circuit intégré 74LS47 dont le schéma de brochage et
la table de vérité sont données à la figure 5 :
2. LE MULTIPLEXEUR :
Un multiplexeur permet de sélectionner une entrée parmi 2n pour transmettre l'information portée par
cette ligne à un seul canal de sortie. La sélection de l'entrée se fait alors à l'aide de n lignes d'adressage.
Pour comprendre le principe, considérons un multiplexeur à quatre entrées (figure 6), donc deux lignes
d'adressage et une ligne de sortie :
Fig. 6 : Multiplexeur 4 vers 1
E0 ADRESSES SORTIE
Entrées
E1 MUX B A Y
Y
E2 vers 1
4 0 0 E0
E3 0 1 E1
A B
1 0 E2
1 1 E3
Adresses
94 F o n c t i o n T r a i t e r
Fig. 7 : Logigramme de multiplexeur 4 vers 1
B A
Les circuits intégrés réalisant cette fonction contiennent des entrées de validation (Strobe - Enable)
permettant de sélectionner le circuit comme le 74LS151 qui est multiplexeur 8 vers 1 (figure 8) :
Fig. 8 : Diagramme de brochage et table de fonctionnement du 74LS151
3. LE DEMULTIPLEXEUR :
S0 ADRESSES SORTIES
B A S0 S1 S2 S3
Sorties
DEMUX S1
E
1 vers4 S2 0 0 E 0 0 0
S3 0 1 0 E 0 0
A B
1 0 0 0 E 0
1 1 0 0 0 E
Adresses
C ha p i t r e 4 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s a v a n c é e s 95
Fig. 10 : Logigramme de démultiplexeur 1 vers 4
A partir de la table de vérité, on détermine les
A B
équations de sortie suivantes :
S 0 E.B.A
S1 E.B.A E S0
S 2 E.B.A
S1
S 3 E. A.B
S2
Les circuits intégrés réalisant cette fonction contiennent des entrées de validation (Strobe et Enable)
permettant de sélectionner le circuit comme le 74LS155 qui est un double démultiplexeur 1 vers 4 dont le
schéma de brochage et la table de vérité sont données à la figure 11 :
4. L'ADDITIONNEUR :
4.1- Le demi-additionneur :
C'est un circuit permettant d'effectuer l'addition de deux bits A et B pour générer leur somme et
leur retenue C (Carry) comme le montre le schéma et la table de vérité de la figure 12 :
Fig. 12 : Le Demi-Additionneur
ENTREES SORTIES
B A C
A
½
½ 0 0 0 0
B C 0 1 1 0
1 0 1 0
1 1 0 1
96 F o n c t i o n T r a i t e r
Fig. 13 : Le Demi-Additionneur
A partir de la table de vérité, on peut écrire les deux
fonctions sous la forme suivante : B A
C
Ce qui peut être réalisé par le circuit schématisé sur le
logigramme de la figure 13 ci-contre.
Pour effectuer une addition de deux nombres binaires de n bits, on additionne successivement les
bits du même poids en tenant compte de la retenue de l'addition précédente comme le montre
l'exemple suivant :
a3 a2 a1 a0 Nombre A
b3 b2 b1 b0 Nombre B
S3 S2 S1 S0 Somme : S = A+B
C3 C2 C1 C0 Retenues
Il faut donc concevoir une cellule élémentaire appelée additionneur complet et qui permet de
réaliser l'addition des bits ai et bi en plus de la retenue Ci-1 de l'addition précédente. Un tel circuit est
définit par le schéma et la table de vérité de la figure 14 :
Fig. 14 : Additionneur complet
ENTREES SORTIES
ai bi Ci-1 Si Ci
0 0 0 0 0
ai 0 0 1 1 0
Si
0 1 0 1 0
bi
å 0 1 1 0 1
Ci
Ci-1 1 0 0 1 0
1 0 1 0 1
1 1 0 0 1
1 1 1 1 1
Si a i . bi . Ci 1 a i .b i . Ci 1 a i . bi .Ci 1 a i .b i . Ci 1 a i b i C i1
Ci a i .b i a i .b i .C i1 a i .b i .C i1 a i .b i
a i b i
.C i 1
C ha p i t r e 4 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s a v a n c é e s 97
Le schéma d'implantation de l'additionneur complet sera celui de la figure 15 :
Fig. 15 : Logigramme d'un additionneur complet
Ci-1 bi ai
Ci
Si
Comme exemple d'additionneur complet de mots de 4 bits , on peut citer le circuit intégré 74LS83
dont le schéma de brochage et la table de vérité sont données à la figure 16 :
Fig. 16 : Additionneur 4bits 74LS83
5. LE COMPARATEUR :
98 F o n c t i o n T r a i t e r
Pour comprendre le principe, on va réaliser un comparateur simple permettant de comparer deux mots
de 1 bit. La table de vérité d'un tel comparateur est donnée à la figure 17 :
Fig. 17 : Comparateur de 2 mots de 1 bit
ENTREES SORTIES
Comparateur B A S1:A<B S2:A=B S3:A>B
A A<B 0 0 0 1 0
A=B 0 1 0 0 1
B
A>B 1 0 1 0 0
1 1 0 1 0
A partir de la table de vérité, on peut écrire les trois fonctions sous la forme suivante :
B A
A>B
A=B
A<B
Comme exemple de comparateur binaire, on peut citer le circuit intégré 74LS85 dont le schéma de
brochage et la table de vérité sont données à la figure 19 :
C ha p i t r e 4 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s a v a n c é e s 99
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N°1:
Y0
A
Y1
1/4 ST : entrée de validation active sur niveau haut
B Y2
ST Y3
EXERCICE N°2:
A
å
½å
½
B C
EXERCICE N°3:
On désire afficher le résultat de la comparaison de deux nombres binaires 4 bits A et B avec un afficheur 7
segments. Etudier le circuit qui permet de rendre lumineux les segments de façon à afficher :
Si A > B
Si A = B
Si A < B
CORRIGES :
EXERCICE N°1 :
Y0 Y0
A A
Y1 Y1
1/4
B B Y2 Y2
ST Y3 Y3
C
Y0 Y4
A
Y1 Y5
1/4
B Y2 Y6
ST Y3 Y7
EXERCICE N°2 :
C Ci
A A
½
½
B B C
A
½
½
Ci-1 B
100 F o n c t i o n T r a i t e r
EXERCICE N°3 :
Comparateur
A
B A<B A=B A>B
7 résistances
a
b
c
d
e
f
g
E X E R C I C E N O N R E S O L U
D C B A
74LS42
Y0 Y1 Y2 Y3
S0 S1 S2 S3
Le circuit intégré 74LS42 est un décodeur 1 parmi 10 qui est utilisé uniquement comme un décodeur 1
parmi 4 :
C ha p i t r e 4 F o n c t i o n s c o m b i n a t o i r e s a v a n c é e s 101
CHAPITRE 5
NOTION DE MEMOIRE
INTRODUCTION :
A la différence d'un circuit combinatoire, l'état d'un circuit séquentiel dépend de l'état de ses entrées
et de l'état précédent de ses sorties ; il doit donc "se rappeler" ou avoir de la "mémoire". Par mémoire, on
exprime le phénomène qui consiste à conserver l'effet d'un événement après sa disparition.
Un bouton "m" permet de mettre en marche le moteur et un bouton "a" permet de l'arrêter ;
Quand on appuie sur le bouton m, le moteur démarre ; quand on relâche le bouton, le moteur
continue à tourner. L'ordre de mise en marche a donc été mémorisé ;
Il en est de même pour le bouton a ;
L'action arrêt est prioritaire : si m et a sont appuyés en même temps, on arrête le moteur.
On connaît déjà la solution de ce problème, figurant dans le circuit d'auto maintien ou d'auto-
alimentation :
24 V 220 V
Le bouton m est un contact ouvert au repos ; le bouton a est un
contact fermé au repos. Le relais K dispose de 2 contacts : un
utilisé dans le circuit de commande et l'autre utilisé dans le a K
circuit de puissance.
m K
Quand l'utilisateur appuie sur m, la bobine du relais est
alimentée. Les contacts K associés se ferment. Si l'utilisateur M
relâche m, le courant continue à circuler par K ; le relais est
alors auto-alimenté et le moteur continue à tourner. L'équation K
du relais X et du moteur M est :
K (K m).a
Circuit de Circuit de
commande puissance
102 F o n c t i o n T r a i t e r
2.1. Approche 1 :
R
Dans cette approche, on part de l'équation d'auto-alimentation
du relais et on fait la correspondance logique : S correspond à m, R
correspond à a et Q correspond à K. On en déduit alors l'équation S Q
de la bascule SR avec Reset prioritaire, ainsi que son logigramme :
Q (Q S).R
Retour permettant au circuit de se "rappeler"
Ce circuit est plus connu par sa réalisation simplifiée avec
l'utilisation de portes NOR :
R S R Q Fonction de la bascule
QQ Q 0 0 x Mémorisation
0 1 1 Action Reset
(Q
S).R 1 0 0 Action Set
1 1 0 Action Reset ( *)
(Q
S)
R S
X indique l'état précédent (0 ou 1)
( )
2.2. Approche 2 : * Etat indéterminé si on passe à SR=00.
Dans cette approche, on raisonne comme pour un circuit combinatoire. Il est donc nécessaire de
connaître l’état de Q pour connaître l’état de la sortie lorsque les deux entrées sont à 0 (état de
mémoire). On introduit alors une variable supplémentaire qui indique l'état précédent de Q. On note
"q" cette variable.
S R q Q Q Rq
0 0 0 0 S 00 01 11 10 QSRRq
0 0 1 1
0 0 1 0 0
0 1 0 0 (qS).R
1 1 1 0 0
0 1 1 0
1 0 0 1
Puisqu' on a (q = Q), alors :
1 0 1 1
1 1 0 0
1 1 1 0 Q(QS).R
E X E R C I C E R E S O L U
Il s'agit de trouver la version électronique du montage Marche/Arrêt du moteur ; le circuit utilisé est
le circuit CMOS CD4011 comportant 4 portes NOR à 2 entrées.
CORRIGE : 220 V
L'appui sur a correspond à l'action Reset, ce qui fait bloquer T1 et désexciter le relais K ;
le moteur s'arrête ; le relâchement de ce bouton correspond à la mémorisation de cet état.
Cha p i t r e 5 N o t i o n d e m é m o i r e 103
CHAPITRE 6
FONCTIONS SEQUENTIELLES
1. LES BASCULES :
A l’instar des opérateurs logiques élémentaires en logique combinatoire, les bascules (appelées aussi
flip-flop) sont les éléments de base de la logique séquentielle
Les bascules RS sont à la base de tous les éléments de mémorisation. Il s'agit d'un montage utilisant
deux portes NAND et capable de mémoriser un niveau logique choisi à l’aide de deux sorties
complémentaires. Son schéma est donné à la figure 1 :
Fig. 1 : Bascule SR asynchrone
SET S S Q
S Q
Q
R CLR Q R R
Parmi les circuits intégrés à bascules S R , on trouve le 74279 dont la table de fonction et le schéma
de brochage sont donnés à la figure 2 :
Fig. 2 : Brochage et table de vérité du 74279
104 F o n c t i o n T r a i t e r
1.2. Bascule SR Synchrone :
La bascule SR synchrone (figure 3) permet de résoudre le premier inconvénient de la bascule SR
asynchrone. Les ordres Set et Reset ne changent l’état de la sortie qu’après l’autorisation d’un signal
de commande G (Gate) :
Fig. 3 : Bascule SR synchrone
S
SET
S Q Q
G G
Q
R CLR Q R
G S R Qn Commentaires
0 X X Q n 1 Mémorisation de l’état de la sortie
1 0 0 Q n 1
1 0 1 0 Fonctionnement normal de la bascule SR
1 1 0 1
Le changement d’état de cette bascule est autorisé sur niveau logique 1 du signal de commande G.
On dit que c’est une bascule commandée de manière statique (sur niveau logique 0 ou 1) et sa
représentation est donnée à la figure 4 :
Fig. 4: Bascule SR statique
SET SET
S Q S Q
G G
R CLR Q R CLR Q
Bascule SR active sur niveau haut Bascule SR active sur niveau bas
1.3. Bascule D :
La bascule D est dérivée de la bascule SR en ajoutant un inverseur entre Set et Reset pour n'avoir
plus qu'une seule entrée pour fixer le niveau à mémoriser. Avec un tel montage, il n'y a plus de
combinaisons d'entrées invalides (S=R=1) :
Fig. 5: Bascule D
D SET Q
D
SET
Q S Q
G
G G
Q
CLR Q R CLR Q
G D Qn Commentaires
0 X Q n1 Mémorisation de l’état de la sortie
1 0 0 Mise à zéro de la sortie Q
1 1 1 Mise à un de la sortie Q
C ha p i t r e 6 La l o g i q u e s é q u e n t i e l l e 105
Le changement d’état d’une bascule D peut aussi être autorisé par le front montant ou le front
descendant du signal de commande G. On parle alors de bascule D dynamique (figure 6) :
Fig. 6: Bascule D dynamique
SET SET
D Q D Q
G G
CLR Q CLR Q
Bascule D active sur front descendant Bascule D active sur front montant
Parmi les circuits intégrés à bascules D, on trouve le 7475 dont la table de fonction et le schéma de
brochage sont donnés par la figure 7 :
Fig. 7: Brochage et table de vérité du 74LS75
1.4. Bascule JK :
Le principe des bascules dynamiques permet de mieux protéger la bascule contre les changements
indésirables des entrées. La bascule JK permet en plus de lever l’ambiguïté qui existe pour l’état
S=R=1 d’une bascule SR. Son symbole et sa table de vérité sont les suivants :
SET
CK J K Qn Commentaires
J Pr Q 0 0 Q n 1 Mémorisation de l’état de la sortie
C 0 1 0 Mise à 0 de la sortie Q
K 1 0 1 Mise à 1 de la sortie Q
K CLR
Clr Q 1 1 Basculement de l’état de la sortie
Q n 1
Parmi les circuits intégrés à bascules JK, on trouve le 7476 dont la table de fonction et le schéma de
brochage sont donnés à la figure 8 :
Fig. 8: Brochage et table de vérité du 74LS76
106 F o n c t i o n T r a i t e r
Si on utilise la bascule JK avec J = K = 1, on obtient l’une des principales applications de la bascule
JK à savoir le diviseur de fréquence par 2 (figure 9) :
Fig. 9: Diviseur de fréquence par 2
1
Ve
Vs
J
SET
Q
Ve t
CK Vs
K CLR Q
t
J
SET
Pr Q PR Clr Qn Commentaires
2. LES COMPTEURS :
Un compteur est un ensemble de n bascules interconnectées par des portes logiques. Ils peuvent
décrire, au rythme d’un signal de commande appelé horloge, une suite d'états binaires. Il ne peut y avoir
au maximum que 2n combinaisons et le nombre total N des combinaisons successives est appelé le modulo
du compteur. Les compteurs binaires peuvent être classés en deux catégories :
Les compteurs asynchrones ;
Les compteurs synchrones ;
1 1 1
Q0 Q1 Q2
C ha p i t r e 6 La l o g i q u e s é q u e n t i e l l e 107
Les chronogrammes et al table de vérité d'un tel compteur sont donnés à la figure 11 :
Fig. 11: Chronogrammes et table de vérité d'un compteur asynchrone module 8
t H Q 3(MSB) Q2 Q1(LSB )
Q0
… 0 0 0
0 0 1
t
Q1 0 1 0
0 1 1
t
1 0 0
Q2
1 0 1
Q
t 1 1 0
0
0 1 0 1 0 1 0 1 0 1
Q 1 1 1
0 0 1 1 0 0 1 1 0 0
1 0 0 0
0 0 0 0 1 1 1 1 0 0
Q
N
2 0 1 2 3 4 5 6 7 0 1
Pour ce type général de compteur qui compte de 0 à N-1, on va étudier l’exemple d’un compteur
asynchrone modulo 10 (0 à 9). Pour le réaliser, il y a deux étapes :
On cherche d’abord la puissance de 2 immédiatement supérieure à N et qui est pour notre
4
compteur 2 = 16. L’exposant de cette puissance de 2 donne le nombre de bascules JK à
monter en cascade, 4 pour notre exemple ;
On détecte ensuite l’état N qui remettra le compteur à 0 et qui est pour notre compteur
10 = (1010) 2. On relie les sorties Q = 1 (Q1 et Q3) pour N aux entrées d’une porte NAND dont la
sortie commandera l’entrée CLR de chaque bascule (figure 12).
Fig. 12: Compteur asynchrone modulo 10
1 1 1 1
Q0 Q1 Q2 Q3
H
t
Q0
t
Q1 Remise à 0 des 4
bascules
t
Q2
t
Q3
N 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0
108 F o n c t i o n T r a i t e r
Les compteur 7490 (modulo 10), 7492 (modulo 12) et 7493 (modulo 16) sont des compteurs
asynchrones (figure 13) composés de 4 bascules dont les connexions internes varient suivant le type du
compteur :
Fig. 13: Exemples de compteur asynchrones
Pour cela on utilise la table de transition de la bascule J-K ainsi que la table de vérité décrivant la
séquence du compteur. Prenons l’exemple d’un compteur modulo 8 :
Q3 Q2 Q1
0 0 0
0 0 1
Qn Q n 1 J K
0 0 0 X
0 1 0
0 1 1 X
0 1 1
1 0 0 1 0 X 1
1 0 1 1 1 X 0
1 1 0 Table d’excitation
1 1 1
C ha p i t r e 6 La l o g i q u e s é q u e n t i e l l e 109
La résolution du problème consiste à chercher les équations des entrées J et K de chaque bascule à
l’aide de la table des états recherchés :
J0 Q1 Q0 K0 Q1 Q0
00 01 11 10 00 01 11 10
0 1 x X 1 0 X 1 1 X
Q2 Q2
1 1 X X 1 1 X 1 1 X
J0 = K0 = 1
J1 Q1 Q0 K1 Q1 Q0
00 01 11 10 00 01 11 10
0 0 1 X X 0 X X 1 0
Q2 Q2
1 0 1 X X 1 X X 1 0
J1 = K1 = Q0
J2 Q1 Q0 K2 Q1 Q0
00 01 11 10 00 01 11 10
0 0 0 1 0 0 X X X X
Q2 Q2
1 X X X X 1 0 0 1 0
J2 = K2 = Q0.Q1
Q0 Q1 Q2
3. LES REGISTRES :
3.1. Présentation :
Un registre est constitué d’un assemblage de n bascules D permettant la mémorisation temporaire
de n bits avec ou sans décalage. L'information est emmagasinée sur un signal de commande et ensuite
conservée et disponible en lecture. La figure 16 donne un exemple de registre de mémorisation 4
bits avec le signal d'écriture W (Write) qui commande la mémorisation des données D0, D1, D2 et D3:
Fig. 16: Registre de mémorisation 4bits à lecture / écriture parallèles
D0 D1 D2 D3
SET SET SET SET
D Q D Q D Q D Q
Q0 Q1 Q2 Q3
110 F o n c t i o n T r a i t e r
3.2. Les registres à décalage :
Dans un registre à décalage les bascules sont interconnectées de façon à ce que l'état logique de la
bascule de rang i puisse être transmis à la bascule de rang i+1 (ou i-1) quand un signal d'horloge est
appliqué à l'ensemble des bascules.
De même, l’information peut être lue en série ou en parallèle. La figure 17 résume les modes de
fonctionnement d’un registre à décalage :
Fig. 17: Modes de fonctionnement d'un registre à décalage
r3 r2 r1 r0 r3 r2 r1 r0
r3 r2 r 1 r0 r3 r 2 r1 r0
SR r3 r2 r1 r2 r1 r0 SL
Ecriture / Lecture Lecture parallèle Ecriture série avec Ecriture série avec
parallèle décalage à droite décalage à gauche
Données d’entrée
A B C D
QA Q B QC QD
Données de sortie
Parmi les registres universels, on trouve le 74194 qui est un registre à chargement parallèle ou
série, avec la possibilité d’un déplacement de l’information vers la droite (QA vers QD) ou la gauche
(QD vers QA). La description et le schéma de brochage sont donnés à la figure 19 :
C ha p i t r e 6 La l o g i q u e s é q u e n t i e l l e 111
4. LES MEMOIRES :
4.1. Introduction :
Les systèmes modernes sont souvent à microprocesseur de tels systèmes exigent une capacité
mémoire importante pour le stockage des données. Les mémoires électroniques ou à semi-conducteurs
sont les éléments qui répondent à ce besoin.
Une mémoire est un dispositif capable d’emmagasiner puis de restituer une information. L'unité
d’information (bit, octet, etc.) s’appelle «point mémoire » ou «cellule».
Fig. 19: Schéma fonctionnel d'une mémoire
p n
MEMOIRE Bus de données
Bus d’adresse bidirectionnel
2p données de n bits
CS R/W
Chip Select Read/Write
L’adresse fournie par le bus d'adresses est le mot binaire de p bits qui permet de localiser la
donnée ;
La donnée de n bits entre (écriture) et sort (lecture) par le bus de données qui est
bidirectionnel : deux sens possibles, en liaison avec le signal R/W ;
La mémoire peut stocker 2p données de n bits chacune ;
Le signal CS permet la sélection du circuit ou le mettre en haute impédance ; cette possibilité
permet, comme on le verra, l'extension de la capacité mémoire d'un système.
On peut donc utiliser une mémoire soit en :
lecture :
Appliquer le mot adresse sur le bus d’adresse ;
Sélectionner le boîtier mémoire en appliquant un niveau logique bas sur la ligne CS ;
Sélectionner le mode lecture en appliquant un niveau logique haut sur la ligne R/W ;
écriture :
Appliquer le mot d’adresse sur le bus d’adresse ;
Le mot de donnée sur le bus de données ;
Sélectionner le boîtier mémoire en appliquant un niveau logique bas sur la ligne CS ;
Sélectionner le mode écriture en appliquant un niveau logique bas sur la ligne R/W ;
112 F o n c t i o n T r a i t e r
4.3.1. Les mémoires mortes :
Les ROM sont utilisées pour stocker des informations figées telles que des programmes fixes dans
des machines programmées ou les tables de conversion de données.
Le contenu est fixé à la construction ou par l’utilisateur et la disparition de l’alimentation
électrique n’altère pas le contenu.
Dès qu’un système doit conserver temporairement des informations, la RAM trouve sa place. En
informatique, elles sont largement mises en oeuvre en quantités importantes (plus de 16 Mo en
microinformatique et plusieurs centaines de méga octets en mini–informatique).
Les mémoires programmables sont intermédiaires entre les RAM et les ROM. Leur contenu peut être
défini par l’utilisateur et subsister sans alimentation électrique.
On en rencontre de différentes familles :
Les PROM (Programmable ROM) : sont composées de fusibles que l’on peut détruire une
seule fois ;
Les EPROM (Erasable PROM) : ce sont des mémoires effaçables par ultraviolet et
programmables électriquement ;
Les EEPROM (Electrical Erasable PROM) : ce sont des mémoires effaçables et
programmables électriquement .
AB
A0..A9
R/W
D0..D3 D4..D 7 D8..D11 D 12..D15
DB
D0..D15
C ha p i t r e 6 La l o g i q u e s é q u e n t i e l l e 113
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N°1 :
ENTREES SORTIES
Mode Parallèle
Clear Clock QD QC QB QA
S1 S0 D C B A
114 F o n c t i o n T r a i t e r
CORRIGES :
EXERCICE N°1 :
* Au repos, l’interrupteur K est en position 1, S = 0 et R = 1, alors Q = 1 ;
* Si on passe à la position 2, S = 1 et R = 0, alors Q = 0 ;
* Mais l’interrupteur rebond entre cette position et la position intermédiaire :
où S = 1 et R =1, ce qui correspond à l’état de mémoire de la bascule SR (Q = 0) ;
* De même, si on revient à la position 1 ; A la sortie, on n’a pas de rebondissemets.
EXERCICE N°2 :
1.1. On aura besoin de 4 bascules JK donc de 2 circuits 74LS76.
1.2. 1 1 1 1
Q0 Q1 Q2 Q3
Init
EXERCICE N°3 :
3.1.C'est un compteur asynchrone binaire 4 bits.
3.2.
Horloge CK A R01
CK B 74LS93 R02
QD QC QB QA
er éme
[Link] 1 compteur 74LS93 est un modulo 10 tandis que le 2 est un modulo 6. Les deux
compteurs sont montés en cascade puisque la dernière sortie de 1er compteur attaque
l'horloge du deuxième.
EXERCICE N°4 :
4.1.
ENTREES SORTIES
Mode Parallèle
Clear QD QC QB QA
S1 S0 D C B A
1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1
4.2. 5V
DSR MR
Horloge CP S0
DSL 74LS194 S1
Q3 Q 2 Q 1 Q0
C ha p i t r e 6 La l o g i q u e s é q u e n t i e l l e 115
E X E R C I C E N O N R E S O L U
Le montage proposé permet un asservissement de position pour un positionneur d'antenne parabolique :
Le montage suivant représente une solution câblée pour la chaîne d'information du système "Positionneur
d'antenne parabolique". Le fonctionnement d'une telle structure est comme suit :
5V
5V
Entrée
Capteur ILS
P Bin/Dec Q4 CK
Q5 R1
4029 4060 C1 R2
Q6
Cin R
Q4 Q3 Q2 Q1 U/D Q7
B
5V
B3 B2 B1 B0
A<B
A<B
A=B 7485 A=B 12V
A>B A>B
A3 A2 A1 A0
5V M
Roue Codeuse
1. Pour les 2 sens de rotation du moteur, donner la fonction du compteur 4029 (comptage ou décomptage),
l'état des 2 relais ainsi que le schéma correspondant à la commande du moteur.
2. 16 impulsions du capteur ILS correspondent approximativement à un déplacement de 0.1 mm, de la tige du
vérin électrique (moteur + système vis-écrou). Quel est le rôle du compteur 4060 ?
3. Le relais est un circuit selfique. Qu'est ce qui manque alors dans ce circuit de commande ?
116 F o n c t i o n T r a i t e r
CHAPITRE 7
FAMILLES LOGIQUES TTL ET CMOS
1. NOTION DE FAMILLE DE CIRCUIT LOGIQUE
Un circuit logique se présente sous forme de circuit intégré qui permet de regrouper dans un même
boîtier un maximum de composants électroniques dont le plus important est le transistor.
Fig. 1 : Exemple de circuit logique intégré
Les circuits intégrés logiques sont classés suivant leur technologie de fabrication en plusieurs familles
logiques. Chaque famille logique a pour point commun la technologie employée.
Dans ce chapitre, on étudiera les familles les plus populaires actuellement, à savoir :
La famille TTL (Transistor Transistor Logic) : utilise une technologie à base de transistors
bipolaires ;
La famille CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor) : utilise une technologie a base
de transistor MOS.
Chaque famille logique est caractérisée par des paramètres électriques comme l’alimentation et la
consommation, et des performances dynamiques comme le temps de propagation.
C ha p i t r e 7 F a m i l l e l o g i q u e T T L s t C M O S 117
3. LA STRUCTURE DE BASE DES FAMILLES LOGIQUES TTL ET CMOS
Le montage de la figure 1 est la structure de base d’une porte NAND TTL à base de transistors
bipolaires ; l'analyse suivante montrera qu'il s'agit bien d'une porte "NAND".
Lorsque les deux entrées a et b sont au niveau Fig. 1 : Structure de base d'une porte NAND TTL
haut (5V), le transistor T1 est bloqué et le 5V
transistor T2 est saturé ce qui bloque T3 et
R4
sature T4 ; S est alors au niveau logique bas (0V)
R1 R2
si la porte est chargée normalement (par
exemple par une autre porte TTL); T3
Famille logique TTL : L’alimentation doit être fixe et égale à 5V avec une tolérance de ± 5%.
Famille logique CMOS : Le choix de la tension d’alimentation est plus large de 3V à 18V.
Pour une famille donnée, les niveaux logiques « 0 » ou "L" (Low) et « 1 » ou "H" (High) ne
correspondent pas à une tension précise, mais à une certaine « plage » de tension.
118 F o n c t i o n T r a i t e r
La terminologie utilisée pour les valeurs de la tension en entrée (Input):
VIHmin : Tension minimale en entrée qui assure le niveau logique haut.
VILmax : Tension maximale en entrée qui assure le niveau logique bas.
Fig. 3 : Niveaux logiques d'entrées
Vcc
En TTL :
1 VIHmin = 2 V V ILmax = 0,8 V
VIHmin
En CMOS : (3V ≤Vcc ≤18V)
VILmax (Etat indéfini) VIHmin = 0,[Link] VILmax = 0,[Link]
0V
0
Vcc
En TTL :
VOHmin
1 VOHmin = 2,4 V VOLmax = 0,4 V
C ha p i t r e 7 F a m i l l e l o g i q u e T T L s t C M O S 119
6. PERFORMANCES COMPAREES DES DIFFERENTES FAMILLES TTL ET CMOS
5V
L’étage de sortie, appelé totem pole ajoute un R4
étage à transistors pour améliorer les R1 R2
commutations de la sortie et la stabilité des
T3
niveaux logiques.
La figure 6 montre la structure d’une porte
a
NAND avec sortie totem pole : T1 T2 S
b
T4
R3
La figure 8 montre le symbole d’un opérateur OUI 3 états avec sa table de vérité :
120 F o n c t i o n T r a i t e r
Fig. 8 : Porte OUI 3 états
Par contre, une sortie TTL délivre une tension VOH très Rp
proche de VIH(min) de l’entrée CMOS. La solution la
plus utilisée pour assurer la compatibilité consiste à
TTL
utiliser une résistance de rappel à la source Rp comprise CMOS
entre 1KΩà 10KΩ.
Souvent, l’entrée d’un circuit logique TTL change d’état en fonction de l’état d’un contact
(interrupteur, contact d'un capteur TOR, etc.). Dans ce cas, il faut prévoir un interfaçage pour assurer
le bon fonctionnement comme le montre les figures 10 et 11 :
Fig. 10 : Contact commandant un niveau bas
5V
Sans la résistance R1, la fermeture du contact provoque un court-
circuit de l'alimentation 5V. La résistance R1 résout ce problème :
R1
Au repos, le contact est ouvert, R1 assure le '1' logique
sur l'entrée de la porte logique ; R1 est typiquement de 10kΩ
;
lorsque le contact est fermé, l'entrée logique est au
VI niveau "0" et l'alimentation n'est pas court-circuitée.
5V
Au repos, le contact est ouvert, R1 assure le
'0' logique sur l'entrée de la porte logique ; R1 est
typiquement de 1kΩ;
C ha p i t r e 7 F a m i l l e l o g i q u e T T L s t C M O S 121
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N°1:
5V
1.1- Donner le schéma d'une porte NAND à 4 entrées. R4
1.2- Peut-on généraliser le principe sur n entrés ? R1 R2
EXERCICE N°2: T3
D2
CORRIGES :
EXERCICE N°1 :
1.1- C'est le même schéma que pour le schéma de base, mais avec un transistor à 4 émetteurs..
1.2- Oui.
EXERCICE N°2 :
Si OE=0 (0V), D2 conduit, ce qui fait conduire T1 bloquant par conséquence T2 et T4. La conduction
de D2 bloque T3 et D1. En conclusion, l'étage TOTEM POLE est bloqué, ce qui met la sortie de la porte
en haute impédance.
Si OE= (5V), D2 est bloqué ; elle n'a aucune influence sur le montage. Par analyse simple, on trouve
que la porte est inverseuse (S = E ). En conclusion, c'est une porte inverseuse Tri-State.
E X E R C I C E N O N R E S O L U
La sortie d’une porte logique à l’état haut est équivalente à un dipôle actif, comme il est modélisé dans
la figure ci-dessous :
5v (Alimentation de la porte)
E IOH IOH S
IOH
L’entrée est 0v r
à l’état bas VOH VOH
E
0v 0v
VOH(V
3.8 ) Caractéristique linéarisée 5v
V Caractéristique Réelle E IOH
A
0v
VOH V
Rch
IOH(mA)
0 25mA 0v
122 F o n c t i o n T r a i t e r
CHAPITRE 8
TEMPORISATEURS A BASE DE CIRCUITS INTEGREES
INTRODUCTION
Dans les systèmes numériques, on a souvent besoin q'une action soit effectuée pendant une durée
déterminée ; on parle de temporisation. Aussi, on a besoin d'un signal périodique qui synchronise ou
cadence les opérations d'un systèmes séquentiel ; on parle de base de temps ou d'horloge (Clock).
E C Vc R C Vc
Dans un circuit RC, avec C déchargé Dans un circuit RC, avec C déjà chargé
(Vc=0V), alimenté par une tension continue (Vc=Vc 0), la tension aux bornes de C
Vcc, la tension Vc aux bornes de C diminue ; on dit que C se décharge. la loi
augmente ; on dit que C se charge. La loi de de variation de Vc est de la forme :
variation de Vc est de la forme : -t/RC
Vc = Vc 0(e )
-t/RC
Vc = E(1-e )
Pour t=0 Vc=Vc0 ;
Pour t=0 Vc=0V ; Pour t Vc0 ;
Pour t VcE ; Pour t= Vc=0.33Vc0.
Pour t= Vc=0.63E.
Vc Vc
E Vc 0
0.63E
0.33E
t t
0
=RC 0
=RC
On démontre que pour atteindre une certaine valeur VcX, il faut un certain temps tX, tel que :
tX Varaition_totale )]
RC[ln(Variation_res tante Vc
E
où : Variation restante
ln est le logarithme népérien ; VcX
R est la valeur de la résistance ;
C est la capacité du condensateur. t
0 tX
t X RC [ln( E )]
E
VcX
C h a p i t r e 8 T e m p o r i s a t e u r s à b a s e d e c i r c u i t s i n t é g r é s 123
2. PRINCIPE DE BASE :
Il correspond au schéma ci-contre. Son fonctionnement est comme suit :
Un tel principe est utilisé régulièrement dans les systèmes électroniques ; une variété de circuits
intégrés le concrétisent (74121 en TTL, le 4047 en CMOS, NE555, etc.). Le plus célèbre de ces circuits est
le fameux NE555, qui fera l'objet de l'étude suivante.
3. LE TEMPORISATEUR NE555 :
Introduit en 1972, le NE555 était le premier
circuit intégré temporisateur qui représente une
sorte de standard en matière de fonctions de
temporisation, en particulier le circuit monostable
et le circuit astable. Comme l'indique son schéma
interne, il est consistitué de :
2 comparateurs dont les seuils sont fixés par
le pont des 3 réistances R ;
d'une bascule SR, avec une entrée de forcage
à 0 (RESET) ;
d'un transistor pour la décharge de
condensateur externe.
4.1. Le monostable
124 F o n c t i o n T r a i t e r
Quand Vc, après un temps qui dépend de R et C, atteint 2/3 de E, on a :
(S=0) et (R=1) la sortie Vs est à 0 ;
le transistor est saturé ; on revient à l'état de repos.
L'expression de la durée de temporisation TW est :
t
0 R
Vc
E 4 8
2/3 E 7 3 S
t 6
0 NE555
Vs
E Vc 2 1 Vs
C
t Vt
0
TW TW
4.2. L'astable
Il y a plusieurs variantes de cette fonction ; on va étudier la plus courante. Son schéma et son
fonctionnement sont donnés ci-après :
On suppose qu'au démarrage, le condensateur C est déchargé et la sortie Vs à 1 ; alors les
variables du montage sont positionnées ainsi :
Le entrées de la bascule (S=0) et (R=0) Etat mémoire de la bascule et Vs reste à 1 ;
le transistor est bloqué, ce qui permet au condensateur C de se charger à travers (RA+ RB).
Quand Vc, après un temps qui dépend de (RA+ RB ) et C, atteint 2/3 de E, on a :
(S=0) et (R=1) la sortie Vs est à 0 ;
le transistor est saturé ; ce qui permet au condensateur C de se décharger à travers la
résistance RB. La tension Vc diminue alors.
Quand Vc, après un temps qui dépend de RB et C, atteint 1/3 de E, on a :
(S=1) et (R=0) la sortie Vs est à 1 ;
le transistor est bloqué ; le cycle recommence. Il s'agit bien d'un oscillateur.
L'expression de la période est T = T L + TH, avec :
TL RBCln2 et TH
( RA RB)Cln2 T 0. 7( 2 RA RB)C
Vc
E E
2/3 E
1/3 E RA
0 t 4 8 S
7 3
Vs
RB NE555
E
6
2 1 Vs
C
t Vc
0
Etat transitoire TL TH
C h a p i t r e 8 T e m p o r i s a t e u r s à b a s e d e c i r c u i t s i n t é g r é s 125
E X E R C I C E S R E S O L U S
R1
4 8
7 3
R2 NE555
1 D M
2
C1 6 1
1
K
R3
2 T1
R4 3
4 8 4
12 V 7 3
Batterie NE555 CC
R5
6 2
2
C2 6 1
CORRIGE :
126 F o n c t i o n T r a i t e r
CHAPITRE 9
CIRCUITS LOGIQUES PROGRAMMABLES
INTRODUCTION :
Actuellement les systèmes techniques utilisent de plus en plus de circuits numériques, qui impliquent
l’utilisation d’un nombre important de circuits intégrés logiques. Ceci a pour conséquence, une mise en
oeuvre complexe, un circuit imprimé de taille importante et un prix de revient élevé. Le développement
incessant de la technologie des mémoires électroniques utilisées en informatique a alors permis la
naissance des circuits logiques programmables (Programmable Logic Devices ou en abrégé PLD ).
Toute fonction logique combinatoire peut se mettre sous forme d'une somme (OU) de produits (ET).
Partant de ce principe, on en déduit une structure appelée PLA (Programmable Logic Array). Elle est
constituée :
D'un ensemble d’opérateurs « ET » (figure 1) sur lesquels viennent se connecter les variables
d’entrée et leurs compléments ;
D'un ensemble d’opérateurs « OU » (figure 2) sur lesquels les sorties des opérateurs « ET » sont
connectées.
Fig. 1 : Porte ET
Vcc
: Fusible Intact
a b
a b
a
S ET
b
S ET SET
Fig. 2 : Porte OU
S ET0
S ET1
SET0 S ET1
Q0
SET1
Q0
Q0
C ha p i t r e 9 C i r c u i t s l o g i q u e s p r o g r a m m a b l e s 127
L’ensemble des opérateurs forment des matrices (matrice OU et matrice ET). Les interconnexions de
ces matrices sont assurées par des fusibles qui sont « grillés » lors de la programmation. Lorsqu’un PLD est
vierge toutes les connexions sont assurées (fusibles intacts).
La figure 3 représente la structure interne d'un PLA et la figure 4 contient la représentation simplifiée
d'une telle structure :
Fig. 3 : Structure interne d'un PLA 2 entrées et 1 sortie Fig. 4 : Représentation conventionnelle d'un PLA
I1 I1 I2 I2 I1 I1 I2 I2
F1
I1
I1
Q
Q
I2 I2
F8
: Fusible Intact
3.1. Structure de base d’un PAL : Fig. 4 : Exemple de programmation d'un PAL
a b
Les PAL sont les premiers circuits programmables à être
utilisés et ont été développés par le constructeur AMD il y
a une vingtaine d’années. Ils possèdent une matrice « ET »
programmable et une matrice « OU » fixe ou figée.
: Fusible intact
: Liaison figée Q1 Q0
128 F o n c t i o n T r a i t e r
Soit à programmer les fonctions suivantes :
Ces sorties 3 états sont rebouclées vers la matrice de fusibles. En mode haute impédance, on peut
utiliser une broche de sortie comme étant une variable d’entrée intermédiaire :
I/O
Ces sorties utilisent des bascules D dont les sorties sont de type trois états. Elles sont contrôlées par
un signal de validation OE (Output Enable) et une horloge commune à toutes les bascules :
Horloge OE
D
SET
Q Out
CLR Q
Les constructeurs ont défini une nomenclature permettant de décoder facilement la référence des
PAL :
PAL (CE) XX AB YY C ZZ EF
Type de boîtier
Vitesse
Consommation
Nombre de sorties
Structure de sortie
Nombre d’entrées
CE pour version CMOS
C ha p i t r e 9 C i r c u i t s l o g i q u e s p r o g r a m m a b l e s 129
4. LES GAL (GENERIC ARRAY LOGIC) :
L'inconvénient majeur d'un PAL est qu'il ne peut être programmé qu'une seule fois, ce qui impose un
"gaspillage" lors du développement. On a donc pensé à remplacer les fusibles par des transistors MOS
pouvant être régénérés, d'où le terme "Generic Array Logic"(Réseau logique programmable). GAL est
marque déposée de LATTICE.
Les GAL sont donc des PAL effaçables, avec en plus macro-cellules de sortie programmables, ce qui le
rend versatile. La partie nommée OLMC (OUTPUT LOGIC MACROCELL) est versatile, ce qui veut dire qu'il
est possible par programmation de choisir entre une configuration de sortie combinatoire ou séquentielle.
La figure 7 montre la structure et la table de fonctionnement d'une OLMC :
Le multiplexeur 4 vers 1 permet de mettre en circuit ou non la bascule D, en inversant ou non les
signaux ;
Le multiplexeur 2 vers 1 permet de réinjecter soit la sortie, soit l'entrée du buffer de sortie vers le
réseau programmable.
Fig. 7 : Structure et table de fonctionnement d'une OLMC
130 F o n c t i o n T r a i t e r
E X E R C I C E S R E S O L U S
Donner pour chaque combinaison de S1S0 de la macro-cellule d'un GAL, le schéma équivalent.
CORRIGE :
EXERCICE N° 1 :
C ha p i t r e 9 C i r c u i t s l o g i q u e s p r o g r a m m a b l e s 131
CHAPITRE 10
LE GRAFCET
INTRODUCTION :
La représentation graphique permet de décrire le fonctionnement séquentiel d'un système automatisé
sans ambiguïté et d'une façon compréhensible par toutes les catégories de personnel : de l'ingénieur au
technico-commercial. En effet, l'œil humain est capable de saisir, d'un regard, une évolution séquentielle
représentée graphiquement. Parmi les méthodes possibles, on trouve l'organigramme et le GRAFCET qui
est l'objet d'étude de ce chapitre. Le GRAFCET provient de GRAphe Fonctionnel de Commande par Etapes
et Transitions. Il est normalisé sur le plan international, depuis 1988 sous le nom de "Sequential Function
Chart (SFC)" (norme CEI 848). Pour illustrer les notions traitées dans ce chapitre, on se basera sur le
système de perçage automatisé, décrit ci-dessous :
1. TYPES DE GRAFCET :
Suivant les différents points de vue (utilisateur, technico-commercial, concepteur-réalisateur, etc.),
on peut distinguer plusieurs types de GRAFCET. Pour simplifier, on les résume dans 2 types :
132 F o n c t i o n T r a i t e r
2. ELEMENTS DE BASE :
Le GRAFCET se compose d'un ensemble :
D'étapes auxquelles sont associées des actions ;
De transitions auxquelles sont associées des réceptivités ;
De liaisons orientées reliant les étapes aux transitions et les transitions aux étapes.
2.1- Etape :
2.1.1- Définition : Fig4. Symbole d'une étape
Une étape caractérise un état qui est un Une étape est symbolisée par un carré
comportement invariant d'une partie ou de repéré numériquement ; ici, c'est
la totalité de la partie commande. C'est une l'étape 1.
situation dans laquelle les variables
d'entrée et de sortie de la partie commande Fig5. Etape initiale
conservent leur état. Une variable d'étape
est associée à chaque étape (en général Si elle est symbolisée par un carré à côtés
repéré par Xi, ou i est l'identificateur de doublés, il s'agit alors d'une l'étape
l'étape). Cette variable booléenne a pour initiale, par laquelle le système démarre.
valeur logique :
"1" lorsque l'étape associée est active. Fig6. Etape active
Par exemple pour l'étape 0, X0 = 1 ;
"0" logique lorsque celle-ci est S'il est nécessaire de préciser à un
instant donné une étape i active, un
inactive. Par exemple pour l'étape 0,
point est placé comme ci-contre.
X0 = 0.
Une ou plusieurs actions peuvent être associées à une étape. Elles traduisent ce qui doit être fait
chaque fois que l'étape à laquelle elles sont associées est active. On symbolise les actions par un
rectangle relié au symbole de l'étape. Elles peuvent être :
Externes correspondant aux ordres vers la PO ;
Exemple : Serrer la pièce.
Internes correspondant à des fonctions qui n'agissent pas sur la PO, telles qu'une
temporisation, un comptage, etc.
Exemple : Lancer une temporisation de 5 s.
Fig7. Exemples d'actions associées à une étape
C ha p i t r e 1 0 Le G R AF C E T 133
2.2.2- Réceptivité associée à une transition :
b. Cas particuliers :
134 F o n c t i o n T r a i t e r
4. STRUCTURES DE BASE D'UN GRAFCET :
Fig12. Séquence linéaire
4.1- La séquence linéaire :
1 V+
Une séquence linéaire est composée d'un ensemble s
d'étapes successives où chaque étape est suivie d'une seule
2 MF VM+
transition et chaque transition n'est validée que par une
seule étape. pb
3 VM-
ph
4.2- Les séquences simultanées :
Une structure alternative permet d'effectuer un choix unique d'évolution entre plusieurs étapes en
aval à partir d'une seule étape en amont. Pour représenter la structure alternative, on utilise un simple
trait horizontal pour indiquer le début et la fin des séquences. Considérons l'exemple de la figure 14 :
Fig14. Sélection de séquences
De l'étape 1 :
On active l'étape 2 si la réceptivité b = 1 et a =1 ;
Ou on active l'étape 12 si la réceptivité b = 1 mais a = 0.
On appelle cette structure "divergence en OU". Il est à
noter que les branches d'une divergence en OU doivent
avoir des réceptivités exclusives, c'est-à-dire ne peuvent
pas être vraies simultanément.
C ha p i t r e 1 0 Le G R AF C E T 135
Fig15. Saut d'étapes
4.4- Le saut d'étapes :
136 F o n c t i o n T r a i t e r
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N° 1 : Malaxeur agroalimentaire
EV1
Le malaxeur étudié est un système utilisé dans des usines de
produits agro-alimentaires. Il décrit le processus de
EV2
traitement d’un produit liquide assurant le dosage d’une
P1 A
certaine quantité du liquide pour la porter à une température
donnée 0 (°c). Le système est réalisé autour de :
P0 B MB
Un bac de dosage A permettant de peser la quantité du B1
TP
liquide à chauffer ; M
Un ballon de chauffe permettant le chauffage et le EV3
RC
brassage (mélange) du liquide pesé.
A : Bac de pesage.
Le mode de marche du système est cycle par cycle. Le début B : Ballon de chauffe.
RC : Circuit de chauffe.
de chaque cycle est commandé par l'appui sur le bouton MB : Moteur de brassage.
poussoir Dcy. Les étapes suivantes sont alors exécutées : EV1..3 : Electrovannes.
L’ouverture de EV1 autorise le remplissage du bac doseur A jusqu’à une valeur préaffichée P1
du système de pesage.
Lorsque P1 est atteinte, on arrête le remplissage et on ouvre EV2 pour autoriser le
déversement du liquide du bac vers le ballon de chauffe B.
A la fin du déversement (information P0), le circuit de chauffage RC et le moteur de brassage
MB sont alimentés.
La température de chauffage est contrôlée par le capteur B1. Lorsque la température 0 est
atteinte, le chauffage et le brassage sont arrêtés et on ouvre EV3 pour autoriser la
circulation du liquide chauffé vers la suite du processus.
V
Capteur : H
Dcy : Départ du cycle.
TP : Tapis en position.
BR : la bouteille est remplie.
EV F : L’électrovanne est fermée.
Capteur : BE BE : Le bouchon est enfoncé.
Bouteille Capteur : F H : Le vérin V est en position
haute
Capteur : BR
Capteur : TP Moteur M
Avancer d’un pas
Il s’agit d’un système utilisé dans les usines de production des boissons liquides. Il décrit une partie du
processus assurant les fonctions de remplissage et de bouchage des bouteilles.
Le système est réalisé autour de :
Un tapis roulant permettant le déplacement des bouteilles.
Un poste de remplissage P1 commandé par l’électrovanne EV.
Un poste de bouchage P2 commandé par un vérin presseur V à double effet.
C ha p i t r e 1 0 Le G R AF C E T 137
Le déclenchement de la chaîne d’embouteillage se fait par action sur l’interrupteur Dcy. Le moteur ‘
Avance Tapis : M ’ tourne d’un pas jusqu’à l’action du capteur ‘ Tapis en position : TP ’. Une bouteille
est alors présente à chacun des postes P1 et P2. Les opérations de remplissage et de bouchage
s’effectueront simultanément sur les deux bouteilles :
Il est à noter que le cycle ne recommencera que si les deux opérations de remplissage et de bouchage
sont achevées.
CORRIGE :
EXERCICE N° 1 : EXERCICE N° 2 :
138 F o n c t i o n T r a i t e r
CHAPITRE 11
AUTOMATE PROGRAMMABLE INDUSTRIEL
INTRODUCTION
La matérialisation d'un GRAFCET peut être réalisée de deux façons :
Logique câblée à base de bascules : elle est simple et adaptée à des petits systèmes figés ;
Logique programmée à base d'ordinateur, de microcontrôleur ou d'automate programmable
industriel (API) : cette solution a l'avantage d'être flexible et évolutive puisqu'elle s'adapte
facilement à tout changement du système par un simple changement de programme.
1. LOGIQUE CABLEE
L'élément de base dans cette logique est la bascule SR. L'action Reset étant prioritaire (S = R = 1 alors
Q = 0), l'équation de la sortie Q a pour expression :
Q Q S
.R
Pour matérialiser un GRAFCET, on associe à chaque étape
une bascule SR ; en effet, dans un GRAFCET, une étape : Ri
est activée (action Set) par la condition (Etape Ri
précédente ET réceptivité vraie) ; R S
reste activée même si la condition (Etape i i
précédente ET réceptivité vraie) devient fausse ; Q
est désactivée (action Reset) si l'étape suivante est Ri+1
activée. Ri+1
R S
0
Q
Dcy
0
Départ cycle Dcy R S
1
1 Serrage (VS+) Q
VS+ ps
Pièce serrée (ps )
R S
2 Rotation MF Descente (VM+) 2
Q
Pièce percée (pp)
VM+ pp
)
3 Montée (VM-) MF
R S
Retour effectué (fr) 3
Q
C h a p i t r e 1 1 A u t o m a t e p r o g r a m m a b l e i n d u s t r i e l 139
On passe du GRAFCET au schéma avec modules d'étapes comme expliqué plus haut ;
L'équation d'une sortie se détermine :
en cherchant toutes les étapes où cette sortie est active ; et
en liant les sorties Q des bascules (X) associées à ces étapes par un opérateur
logique OU.
Dans le cas de l'exemple ci-dessus :
La sortie V est active dans l'étape 1 OU 2 OU 3, alors V = X1 + X2 + X3 ;
La sortie MB est active uniquement dans l'étape 1, alors MB = X1 ; de même, MK = X3.
2.1- Structure :
Un Automate Programmable Industriel (API) est une machine électronique programmable destinée à
piloter en ambiance industrielle et en temps réel des systèmes automatisés. La structure interne d'un
API est représentée par la figure suivante :
Bus
Unité centrale de
traitement Module
Module de
d’entrées Sorties
logiques logiques
Mémoire
Issue de programmation
Connexion avec le la Entrées / Sorties Alimentation
console de programmation. Liaison capteurs/actionneurs
L’unité de traitement : Elle réalise toutes les fonctions logiques et arithmétiques à partir d'un
programme contenu dans sa mémoire : elle lit et écrit dans la mémoire et actualise les sorties.
Elle est connectée aux autres éléments (mémoire et interface E/S) par un "Bus" parallèle qui
véhicule les informations entre ces éléments.
140 F o n c t i o n T r a i t e r
L’interface d'entrée a pour fonction de :
C h a p i t r e 1 1 A u t o m a t e p r o g r a m m a b l e i n d u s t r i e l 141
2.3.1- Le LADDER
a. Description :
b. Exemple :
% X1 % X0
% X0 % X4
R
R
142 F o n c t i o n T r a i t e r
% I0. 2 % X1 % X2
S
Traitement postérieur : Activation des sorties
% X2 % X1 % X1 % Q1.1
R
% I0. 3 % X2 % X3 % X2 % Q1.2
S
% X3 % X2
% Q1.3
R
% I0. 4 % X3 % X4 % X3 % Q1.4
S
% X4 % X3 % Q1.5
% X4
R
a. Description :
L'IL est un langage dans lequel toutes les opérations sont décrites par des instructions mnémoniques.
Ce n’est pas un langage graphique. Le tableau suivant donne une liste représentative de ce langage :
INSTRUCTION FONCTION
LD Lire une entrée ou une variable interne.
LDN Lire l’inverse d’une entrée ou d’une variable interne.
AND ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
ANDN ET logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.
OR OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état de l'opérande.
ORN OU logique entre le résultat de l'instruction précédente et l'état inverse de l'opérande.
N Négation du résultat de l'instruction précédente
ST L'opérande associé prend la valeur du résultat de la zone test.
STN L'opérande associé prend la valeur inverse du résultat de la zone test.
S L'opérande associé est mis à 1 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
R L'opérande associé est mis à 0 lorsque le résultat de la zone test est à 1.
END Fin de programme.
b. Exemple : le programme suivant est une mise en œuvre du GRAFCET de l’exemple de la perceuse
en langage IL
LD% I0.1
Principe de base AND % X0 LD % I0.5
S % X1 AND % X4
R % X0 S % X0
LD % I0.0 LD % I0.2 R % X4
S2
S1 ANDN % I0.2
AND % X1 Traitement postérieur
OR % I0.1 S % X2 LD % X1
S ST % Q0.0 R % X1 S % Q1.1
S1 : % I0.1 LD % I0.3 LD % X2
S2 : % I0.0 AND % X2 S % Q1.2
S3 : % I0.2 S % X3 S % Q1.3
K K : % Q0.0 R % X2 LD % X3
LD % I0.4 S % Q1.4
AND % X3 LD % X4
S % X4 S % Q1.5
R % X3 END
C h a p i t r e 1 1 A u t o m a t e p r o g r a m m a b l e i n d u s t r i e l 143
2.3.3- Sequential Function Chart (SFC)
a. Description :
Le SFC est le langage graphique qui traduit un GRAFCET sur un API. Par abus de langage, on l'appelle
aussi le langage GRAFCET. Pour éditer un programme GRAFCET on passe par les étapes suivantes :
% I0.1
0
#
1
Ou en « IL » :
2 LD % I0.5
LD % X1 % Q1.1
% X1
S % Q1.1
LD % X2 % Q1.2
S % Q1.2 % X2
S % Q1.3
% Q1.3
LD % X3
S % Q1.4
LD % X4 % X3 % Q1.4
S % Q1.5
% X4 % Q1.5
END
Un temporisateur (Timer), a pour fonction de retarder une action. Dans un API on dispose
généralement de trois type de temporisateur, dont le plus utilisé est le temporisateur TON. Un
temporisateur TON, lorsqu'il est lancé, fait un retard t = N x TB, comme l'indique la figure suivante :
IN
N : valeur de présélection ;
TB : Base de temps. t
TMi.Q
N x TB N x TB
t
144 F o n c t i o n T r a i t e r
E X E R C I C E S R E S O L U S
EXERCICE N° 1 :
CORRIGE :
EXERCICE N° 1 :
% X4 % TM0 % X5
IN Q
LD % X4
ST % [Link]
LD % TM0.Q
S % X5
% TM0.Q % X4 R % X4
C h a p i t r e 1 1 A u t o m a t e p r o g r a m m a b l e i n d u s t r i e l 145
On propose dans ce qui suit la correction de l'application en traduisant les réceptivités et le
postérieur en LADDER.
Le GRAFCET
0 % I0.0
#
% TM0.Q
1
#
% TM1.Q
2 #
% TM2.Q
#
3
Traitement postérieur
% X1 % Q1.1
% X2 % Q1.2
% X3 % Q1.3
IN Q
% X2 % TM0
IN Q
% X3 % TM0
IN Q
146 F o n c t i o n T r a i t e r
UNITE ATC
FONCTION
COMMUNIQUER
PRESENTATION
La position de la fonction "Communiquer" dans une chaîne d'information, ainsi que les
différentes réalisations principales sont représentées par la figure suivante :
Grandeurs Images
Consignes Informationnelles Ordres
physiques utilisables Messages
,
Commande TOR
Interface homme / machine
Liaison utilisant le mode de transmission série
Liaison utilisant le mode de transmission parallèle
Réseaux
COMPETENCES ATTENDUES
A partir de tout ou partie d’un produit support avec son cahier des charges et son dossier
technique :
CHAPITRES
CHAPITRESINCLUS
INCLUSDANS
DANSLA
LAFONCTION
FONCTIONCOMMUNIQUER
COMMUNIQUER
Interfaçage en sortie
Liaison parallèle – Liaison série
147
CHAPITRE 1
INTERFACE EN SORTIE
INTRODUCTION :
L'utilisateur, grâce aux organes de dialogue en sortie ? tel un voyant de signalisation ; il s'agit
de l'interface Homme/Machine (IHM) ;
des organes de puissance tel un moteur électrique triphasé ; il s'agit d'interface de puissance
centré principalement sur l'isolation électrique ou galvanique.
L’interface Homme/Machine en sortie est une fonction de communication indispensable pour bien
gérer un système automatisé. Il consiste à fournir à l'opérateur l'ensemble des informations concernant
l'état du système automatisé qu’on désigne par "messages". Le dialogue Homme/Machine se fait par
l’utilisation de constituants regroupés dans ce qu'on appelle "pupitre" de commande. On en décrit
quelques-uns des plus populaires.
C'est un constituant de dialogue programmé permettant d’afficher des messages clairs concernant
l'exploitation, le dépannage ou le réglage du système automatisé.
148 F o n c t i o n C o m m u n i q u e r
1.4. Les terminaux d'exploitation :
Les terminaux d'exploitation sont des constituants de dialogue programmés permettant à
l'opérateur :
Ces terminaux peuvent être programmés à l'aide d'un terminal de programmation ou d'un micro-
ordinateur, et peuvent éditer les événements et les messages grâce à des imprimantes.
2. ISOLATION GALVANIQUE :
L'unité de traitement travaille typiquement avec une tension de 5V DC, nécessaire pour alimenter
principalement les circuits intégrés logiques. Alors qu'un actionneur tel un moteur triphasé a besoin
d'une forte tension (220V AC, par exemple). Pour protéger l'unité de traitement contre une éventuelle
liaison directe avec la forte de tension, il faut une isolation électrique ou galvanique. Le principe est
résumé par le schéma fonctionnel suivant :
2.2.1- Principe :
Le schéma le plus classique dans ce domaine est à base de relais électromagnétique, ce qui donne
le schéma de base suivant ; un tel montage, on le trouve déjà intégré dans un API :
C ha p i t r e 1 I n t e r f a c e e n s o r t i e 149
Quand l'unité de traitement communique l'ordre d'action (5 V), alors :
Le transistor Q se bloque ;
Le relais KA est désexcité, ce qui ouvre son contact ; la charge est alors
désalimentée.
dans cet état, la diode D joue le rôle de roue libre pour protéger le transistor Q
contre la surtension qui apparaît aux bornes de la bobine du relais KA, par dV/dt.
L'étage déjà étudié est généralement intégré dans un API, ou à intégrer dans une carte de logique
câblée ou une carte à microprocesseur (µP). Pour commander une charge de puissance relativement plus
grande que celle pouvant être admissible par le relais (un moteur triphasé), on utilise un contacteur KM :
L1
L2
L3
N
Q
Vcc
D KA KM
KA
F
Unité de R
Q
traitement
Moteur
(MAS)
Le moteur est muni de son circuit de puissance (Sectionneur Q, contacteur KM, relais
thermique F) ;
Si KA est excité, KM l'est de même, le moteur tourne ;
Si KA est desexcité, KM l'est de même, le moteur s'arrête ;
150 F o n c t i o n C o m m u n i q u e r
CHAPITRE 2
LIAISON PARALLELE ET LIAISON SERIE
INTRODUCTION :
A l'intérieur, l'unité de traitement d'un système automatisé (API, etc.) communique les informations
naturellement en parallèle sous un format de 8 bits ou plus. Mais, pour communiquer avec le milieu
extérieur, l'unité de traitement communique en général en série, ce qui réduit le câblage.
1. LIAISON PARALLELE :
Exemple : Imprimante parallèle 0 0
1 1
1 1
Un texte est un ensemble de caractères ; Unité de 0 0 Périphérique
traitement 1 1
chaque caractère est codé par un nombre de parallèle
1 1
8 bits (code ASCII). Avec une imprimante 0 0
parallèle, le PC envoie le texte caractère 0 0
par caractère, mais en parallèle, c'est à dire
8 bits / 8bits ; Les 8 bits sont transmis en parallèle sur 8 fils
2.1- Introduction
0 0
Lorsque la distance devient grande, la 1 1
liaison parallèle devient techniquement 1 1
difficile à réaliser à cause de la longueur Unité de 0 0 Périphérique
du câblage et des parasites de traitement 1 1 série
1 1
transmission ; on utilise alors la liaison 0 0
série. Par exemple, un API est 0 0
généralement, programmé avec un PC ;
le mode de communication dans cette Programmation d'API Les 8 bits sont communiquées en série un par
avec PC un sur un seul fil
situation est le mode série.
Dans une liaison série, on distingue plusieurs procédés et techniques de transmission ; dans ce qui
suit on s'intéresse à la liaison série asynchrone, en particulier avec les normes RS 232 et RS 485.
2.2.1- Format :
La liaison série asynchrone est orientée pour une transmission par caractères ; ces derniers sont
envoyés individuellement et l'intervalle séparant 2 octets est quelconque. Ce mode asynchrone
utilise un format où chaque caractère :
A une longueur de 5 à 8 bits
Est encadré par des bits délimiteurs :
1 bit START au début de chaque caractère.
1 à 2 bits STOP à la fin de chaque caractère.
Peut être protégé contre les parasites de transmission , par un bit de parité optionnel
(suivant la configuration du système) destiné à la détection d'erreurs ; il est généré à
l'émission et testé à la réception. Il existe deux types de parité :
Parité paire : la parité est dite paire si le nombre de bits (donnée + bit parité) au
niveau logique 1 est paire.
Parité impaire : la parité est dite impaire pour un nombre impaire de bits à 1.
C ha p i t r e 2 Li a i s o n p a r a l l è l e e t l i a i s o n s é r i e 151
L'ensemble {Bit Start, Bits données, Bit parité, Bits Stop} est appelé "trame" (frame). Voici un
exemple de trame série asynchrone avec une parité paire ; elle représente la transmission de la
lettre "K" dont le code ASCIIest (75)10 = (1001011) : on remarque que le bit LSB est transmis le
premier :
Parité
Caractère 1 Caractère 2
START Stop
7 bits 7 bits
Trame de
Données 1 1 0 1 0 0 1 0 1 0 1 0 0 1
Horloge
Non transmise
2.2.2- Fonctionnement :
3. NORME RS232 :
3.2- Caractéristiques :
152 F o n c t i o n C o m m u n i q u e r
3.2.3. Les niveaux de tension :
4. NORME RS485 :
4.2- Caractéristiques :
C ha p i t r e 2 Li a i s o n p a r a l l è l e e t l i a i s o n s é r i e 153
4.2.3. Niveaux de tensions :
Niveaux logiques
L'équivalence avec les niveaux logiques sont décrits par le +6V
graphique ci-contre. Les circuits logiques à l'origine de la
transmission sont compatibles TTL/CMOS, il faut alors des Niveau logique '0'
circuits d'adaptation à la norme RS485, pour convertir une +0.3V
Zone de transition
tension bipolaire en une tension différentielle. Parmi les - 0.3V
circuits les plus utilisés à cette fin, on trouve l' AD485 et
SN75176 : Niveau logique '1'
-6V
Il va sans dire que le Bus est partagé et doit donc connaître un "arbitrage" ; en effet, d'après la
structure physique du réseau (norme RS485), il ne peut y avoir q'un seul élément qui émet sur le bus, le
reste écoute ; d'où la nécessité de s'accorder sur des règles de communication, qu'on appelle
protocole. Un protocole doit donc résoudre les problèmes liés aux questions suivantes :
Quel est le format de la trame, etc. ?
A qui s'adresse la trame sur le bus ?
A titre d'exemple, on donne le principe d'un protocole largement diffusé dans ce domaine ; il s'agit
de "ModBus" de MODICON. C'est une structure "Maître/Esclave" (Master/Slave). Dans ce protocole , il y
a un seul maître (exemple le PC) et n esclaves (exemple les API). Dans le cas de la figure ci-dessous :
Le PC est le maître ; les n API sont les esclaves ;
Chacun des API a une adresse ;
Le PC envoie une demande à un API et attend une réponse ;
L'API interrogé répond à la demande du PC ;
Chaque demande du maître ou réponse d'esclave est un ensemble d'octets (trame) qui a le
format ci-contre :
Adresse : 1 octet représentant l'adresse de l'esclave ; Adresse N Octets CRC16
N octets : Ces N octets représentent l'objet de la
demande du maître ou de la réponse d'un
esclave ; Trame
CRC16 : 2 octets de détection d'erreur, calculé suivant un algorithme précis, d'après les
octets (Adresse + N Octets).
154 F o n c t i o n C o m m u n i q u e r
E X E R C I C E S R E S O L U S
Pour une configuration avec 7 bits de données, pas de parité et un bit de stop :
1.1- Donner la trame pour la transmission de la lettre "A", en indiquant la signification des différents bits.
1.2- Calculer le rendement de ce mode transmission, en calculant le rapport : (Bits de données)/(Bits de la trame).
CORRIGE :
E X E R C I C E S N O N R E S O L U S
Le schéma ci-dessous représente un convertisseur TTL/RS232 et un convertisseur RS232/TTL. La
communication entre un système à µP et un PC se fait à l'aide d'une liaison série asynchrone RS 232 en utilisant :
Du côté système à µP, l'interface série est compatibles TTL ;
Du côté PC, le port série COM1 ou COM2 utilise la norme RS 232 caractérisée par :
Une tension +12 V pour le niveau bas ;
Une tension -12 V pour le niveau haut.
Les signaux RTS et DTR non utilisés, alors ils sont maintenus à –12V et +12V pour servir d'alimentation.
1- La conversion RS232/TTL se fait par le montage autour du transistor Q.
1.1- Préciser les valeurs de la tension de la ligne RxD côté µP correspondantes respectivement au niveau haut
et au niveau bas de TxD côté PC.
1.2- Quel est le rôle de la diode D1 ?
2- La conversion TTL/RS232 se fait par le montage autour de l'amplificateur opérationnel Aop.
2.1- Préciser les valeurs de la tension de la ligne RxD côté PC correspondantes respectivement au niveau haut et
au niveau bas de TxD côté µP.
2.2- Quel est le rôle des diodes D2 et D3 ?
5V
5V Le port série
LM780
du PC
Rc C2 C1
1 6
RxD RxD
Rb RTS
Q TxD
DTR
Système à D1
Microprocesseur D2 GND
(µP)
TxD
R Aop
5V D3
R
3.1- A chaque période d'horloge, correspond un bit. Donner le nom de chaque bit.
3.2- Tracer l'allure de la ligne RxD côté PC correspondant.
C ha p i t r e 2 Li a i s o n p a r a l l è l e e t l i a i s o n s é r i e 155
UN IT É T
Transmettre
PRESENTATION
Le mouvement de rotation recueilli par l'arbre de sortie d'un moteur électrique, ainsi
que le mouvement de translation que permet la tige de sortie d'un vérin pneumatique n'est
pas toujours bien adapté pour agir directement sur la matière d'œuvre d'un système
automatisé.
Pour agir correctement, il faut alors transmettre ces mouvements en les adaptant en
changeant la vitesse ou le sens ou la nature de mouvement, etc.
Grandeurs
physiques à Informations
mesurer destinées à d’autres
Chaîne d’information systèmes et aux
interfaces H/M
Énergies Unité T
d’entrée
Matière d'œuvre en
sortie
COMPETENCES ATTENDUES
Il indique comment les pièces sont assemblées et disposées les unes par rapport aux autres, et
représente le mécanisme dans son ensemble.
Ø9
utiles pour la fabrication de la pièce.
2. FORMATS :
Un dessin technique peut être représenté sur des feuilles de dimensions normalisées appelées :
formats. La série A (A0, A1, A2, A3, A4) normalisée est universellement utilisée. Le format A0 (189 x 841)
est le format de base ; Un format directement inférieur s’obtient en divisant la longueur par 2.
297
297
420
A4 A3 A2
210 420
594
C ha p i t r e 1 G é n é r a l i t é s u r l e d e s s i n i n d u s t r i e l 157
3. ELEMENTS PERMANENTS :
10 mm
Repère d'orientation
4. L'ECHELLE :
Lorsque les objets sont grands (immeubles, automobiles, etc.) ou petites (montres, circuit
électronique, etc.), il est nécessaire de faire des réductions ou des agrandissements pour représenter ces
objets. L’échelle d’un dessin est donc le rapport entre les dimensions dessinées et les dimensions réelles
de l’objet.
Dimensions dessinées
Echelle =
DimensionrDimensions réelles
Dimensionréelledessinées
Echelle 1:2
Echelle 2:1 Echelle 1:1
5. LE CARTOUCHE :
Le cartouche est un tableau situé au bas du format et comportant les informations suivantes : le titre
du dessin, l’échelle du dessin, l’identité du dessinateur (nom, prénom, classe), la date, le format, le nom
de l’établissement, le symbole de disposition des vues. Exemple de cartouche
Le symbole de disposition des vues montre la disposition des vues par rapport au dessinateur
7. ECRITURE :
Sur un dessin technique, on utilise une écriture normalisée. Dans une écriture les caractères doivent
avoir la même hauteur et le même espace entre eux. On trouve 2 types d'écriture : droite et penchée
(inclinée). Par exemple :
Remarque : En dessin manuel, les écritures sont réalisées à l’aide d’un trace lettre :
8. LES TRAITS :
Plusieurs types de traits sont employés en dessin technique. Un trait est caractérisé par :
sa nature : continu ou interrompu ou mixte ;
son épaisseur : fort ou fin.
Axes
Mixte fin Plan de symétrie ou de coupe
Elément primitif
Ligne d'attache de repères ou de côtes,
Continu fin
hachures ,filetages
Continu fin ondule
Limites de vues ou de coupes partielles
ou en zigzag
Contours de pièces voisines
Mixte fin à deux Détail avant plan de coupe
tirets Demi rabattement
Positions des pièces mobiles
C ha p i t r e 1 G é n é r a l i t é s u r l e d e s s i n i n d u s t r i e l 159
CHAPITRE 2
1. TRACES GEOEMETRIQUES :
1.1. Construction d'un angle droit :
1.2. Tangentes : M
D3 D4
2.3.1-Mêmes diamètres :
Les cylindres bleu et orange ont le même diamètre. Tracer les diagonales ou les moitiés de
diagonales en trait continu fort
1. Diviser la section droite, du cylindre au plus petit diamètre, en parties égales (repérer).
2. Faire passer les plans sécants par ces points : ces plans sont frontaux. Ils déterminent des
génératrices dans le second cylindre.
3. L'intersection de ces génératrices, avec les génératrices correspondantes du premier cylindre,
détermine la courbe d'intersection.
4. L'intersection est obtenue en joignant tous les points.
C h a p i t r e 2 T r a c é s g é o m é t r i q u e s - I n t e r s e c t i o n s 161
CHAPITRE 3
Pour être utilisable, l’image d’un objet doit être représentée fidèlement. L’image
ne doit pas être déformée. L’antenne parabolique ci-contre doit être présentée sous
forme de plusieurs vues, afin de donner une idée détaillée sur le fonctionnement dans
différentes positions.
1. PERSPECTIVE CAVALIERE :
1.1- But :
1.2- Définition :
Orientations possibles :
Haut vers gauche Haut vers la droite Bas vers la gauche Bas vers la droite
Fuyantes
Face
α principale
2. PROJECTIONS ET VUES :
Pour mieux décrire la géométrie d’un objet, on est ramené de passer d’une représentation en
perspective à une représentation en vues. Cette projection nécessite la présence de trois éléments :
l’oservateur, l’objet et le plan de projection(dessin).
C’est la projection orthogonale sur les plans de projection d’un objet dont la face principale est
parallèle au plan de projection. Les lignes de projection sont parrallèles entre elles et perpendiculaire
au plan de projection. Il existe principalement 2 types de projection :
Projection européenne ;
Projection américaine.
2.2.1- Principe :
On imagine la pièce à l’intèrieur d’un cube et on projette l’objet sur les six faces :
C h a p i t r e 3 R e p r é s e n t a t i o n g éo m é t r i q u e d e s p i è c e s 163
Éditions d’Organisation
1, rue Thénard
75240 Paris Cedex O5
Gestion de production
Quatrième édition
Remerciements
Cet ouvrage est le fruit de plus de quinze ans d’enseignement et de
conseil en gestion industrielle et qualité. Il résulte d’un échange per-
manent avec nos interlocuteurs tant universitaires qu’industriels.
Ce sont eux que nous voulons donc remercier en premier lieu : nos
promotions successives d’élèves techniciens supérieurs et ingénieurs
ou cadres et personnels des entreprises où nous sommes intervenus.
Autres interactions fructueuses : la formation de futurs diplômés aux
modules de l’APICS (American Production Inventory Control Society)
ainsi que les activités de l’Association PROGECTION (PROmotion de la
GEstion de produCTION) d’échange entre milieu universitaire et milieu
industriel.
Pour mettre au point cette quatrième édition totalement refondue de
notre livre, nous avons été aidés par des amis du milieu industiel que
nous tenons à remercier vivement, plus particulièrement Jean-Robert
COMPÉRAT d’Alcatel AVTF nous a permis d’illustrer le chapitre sur les
données techniques.
Nous n’oublions pas les collègues du département OGP de l’IUT
d’Annecy qui, par leurs compétences, nous permettent des échanges
fructueux dans un climat convivial.
Enfin nous remercions chaleureusement Pierre-Marie G ALLOIS avec qui
nous partageons beaucoup d’idées et qui nous a souvent éclairé par
son approche visionnaire de l’avenir de la gestion industrielle.
Chantal BONNEFOUS-MARTIN
Alain COURTOIS
Maurice PILLET
V
Préface
Aujourd’hui, dix ans plus tard, après une profonde refonte de leur
ouvrage liée à une évolution significative de l’environnement économi-
que et industriel, la même équipe d’amis me sollicite à nouveau. Tout
en les remerciant de la confiance dont ils m’honorent, je tiens surtout à
les féliciter de la qualité du « réingeniering » de leur livre qui leur per-
mettra, pour au moins dix nouvelles années, de rester la référence de
la gestion industrielle.
VII
Gestion de production
Un deuxième constat,
les mêmes causes produisent les mêmes effets !
Quand il y a près de quinze ans, nous évoquions ensemble les princi-
pales causes d’échecs de la GPAO et que nous clamions qu’automatiser
les problèmes n’était pas forcément la meilleure façon de progresser,
nous étions convaincus avoir été entendus et que ce type de situation
ne se représenterait plus.
Or, si aujourd’hui l’on ne parle plus de GPAO mais d’ERP, les embû-
ches restent les mêmes voire se sont multipliées et force est d’observer
que nous avons parfois la mémoire courte ; nous retombons trop sou-
vent dans les mêmes pièges.
© Éditions d’Organisation IX
Sommaire
Chapitre 1
Introduction
1. L’évolution de la compétitivité de l’entreprise ............................................................ 1
7. Conclusion .............................................................................................................................................. 14
XI
Gestion de production
Chapitre 2
L’implantation des moyens de production
1. Typologie de production ............................................................................................................. 18
1.1 Classification en fonction de l’importance des séries
et de la répétitivité .................................................................................................................... 18
1.2 Classification selon l’organisation du flux de production............................. 19
1.2.1 Production en continu ............................................................................................... 19
1.2.2 Production en discontinu ......................................................................................... 20
1.2.3 Production par projet ................................................................................................. 21
1.2.4 Comparaison type continu et discontinu ........................................................ 22
1.3 Classification selon la relation avec le client ......................................................... 24
1.3.1 Vente sur stock .............................................................................................................. 25
1.3.2 Production à la commande ..................................................................................... 25
1.3.3 Assemblage à la commande .................................................................................. 25
1.3.4 Comparaison sur stock à la commande .......................................................... 25
2. Les différentes organisations de la production ......................................................... 26
2.1 Implantation en sections homogènes .......................................................................... 26
2.2 Implantation en lignes de fabrication ......................................................................... 27
2.3 Implantation en cellules de fabrication ..................................................................... 28
3. Conception d’une unité moderne de production ..................................................... 30
3.1 Les principes de base ............................................................................................................. 30
3.2 Les problèmes des implantations en sections homogènes ........................... 30
3.3. La séparation des usines ................................................................... 32
3.4 La séparation géographique des fabrications de produits différents ..... 33
3.5 La décentralisation des activités de stockage et d’expédition.................... 34
3.6 Le dédoublement de certaines machines.................................................................. 35
4. Les méthodes d’analyse ............................................................................................................... 36
4.1 Les documents à réunir ........................................................................................................ 36
4.2 Le graphique de circulation ............................................................................................... 37
4.3 Le schéma opératoire ............................................................................................................. 38
4.4 Analyse de déroulement....................................................................................................... 40
4.5 Le plan coloré .............................................................................................................................. 40
5. Les méthodes de résolution ...................................................................................................... 41
5.1 La logique et les méthodes ................................................................................................. 41
5.2 Recherche des îlots de production ................................................................................ 42
5.2.1 Méthode de Kuziack .................................................................................................... 42
5.2.2 Méthode de King ........................................................................................................... 45
Chapitre 3
La prévision de la demande
1. Objectifs et contraintes de la prévision de la demande ..................................... 65
1.1 Objectif de la prévision de la demande ..................................................................... 66
1.2 Les éléments du choix ........................................................................................................... 69
1.3 Les sources de données ........................................................................................................ 70
1.4 Typologie de la demande .................................................................................................... 70
2. Les méthodes de prévision ........................................................................................................ 71
2.1 Généralités sur les méthodes de prévision .............................................................. 71
2.2 Les méthodes qualitatives ................................................................................................... 72
2.3 Les méthodes quantitatives................................................................................................ 73
2.3.1 Représentation graphique ........................................................................................ 73
2.3.2 Méthode de décomposition ...................................................................................... 74
2.3.3 Méthode des moyennes mobiles ........................................................................... 79
2.3.4 Méthodes de lissage exponentiel .......................................................................... 82
2.3.5 Autres modèles mathématiques ........................................................................... 84
3. Erreurs et incertitude sur les prévisions ......................................................................... 85
4. Conclusion .............................................................................................................................................. 88
Chapitre 4
Les méthodes de gestion de projets
1. Introduction ........................................................................................................................................... 91
1.1 Fonctions de la gestion de projet ................................................................................... 92
1.2 But de la gestion de projet .................................................................................................. 93
2. La méthode Gantt ............................................................................................................................. 93
2.1 Présentation de la technique Gantt............................................................................... 94
2.1.1 Critère de représentation classique du Gantt ................................................ 95
Chapitre 5
La gestion des stocks traditionnelle
1. Le problème de la gestion des stocks ............................................................................ 119
1.1 Introduction ............................................................................................................................... 119
1.2 Différents types de stocks ................................................................................................ 120
1.3 Objectif de la gestion des stocks.................................................................................. 122
1.4 Optimisation du niveau du stock ................................................................................ 122
2. Classification des stocks ........................................................................................................... 124
2.1 Nécessité d’un classement ............................................................................................... 124
2.2 Classement ABC ...................................................................................................................... 124
2.2.1 Principe du classement ABC ............................................................................... 124
2.2.2 Étude de la méthode sur un exemple d’école ............................................. 125
2.3 Classement ABC adapté ..................................................................................................... 129
2.3.1 Classement combiné articles/clients ............................................................... 129
2.3.2 Classement introduisant des catégories supplémentaires ................... 130
3. Les opérations de gestion des stocks ............................................................................. 130
3.1 Le magasinage .......................................................................................................................... 130
3.2 La gestion des entrées/sorties ....................................................................................... 131
3.3 Les inventaires ......................................................................................................................... 132
4. Quantités économiques ............................................................................................................. 133
Chapitre 6
Fonctions, documents et données techniques
1. Introduction ........................................................................................................................................ 163
2. Fonctions et documents ............................................................................................................ 165
2.1 Fonction Études et documents techniques ........................................................... 165
2.1.1 Généralités .................................................................................................................... 165
2.1.2 Documents en entrée ............................................................................................... 166
2.1.3 Documents en sortie ................................................................................................ 166
2.2 Fonction Méthodes et documents techniques .................................................... 167
2.2.1 Généralités .................................................................................................................... 167
2.2.2 Documents en entrée ............................................................................................... 168
2.2.3 Documents en sortie ................................................................................................ 168
2.3 Fonction Gestion de production et documents techniques ....................... 169
3. Généralités sur les données techniques ....................................................................... 169
© Éditions d’Organisation XV
Gestion de production
Chapitre 8
La méthode Kanban :
du Kanban spécifique au Kanban générique
1. Introduction ........................................................................................................................................ 263
2. La méthode du Kanban spécifique .................................................................................. 265
2.1 Description d’un système Kanban spécifique .................................................... 265
2.2 La gestion des priorités en Kanban spécifique .................................................. 267
2.3 Caractéristiques des étiquettes Kanban spécifiques....................................... 272
2.4 Du Kanban spécifique à étiquettes au Kanban spécifique
à emplacements ....................................................................................................................... 272
2.5 Dimensionnement d’un système Kanban.............................................................. 275
2.5.1 À propos de la taille d’un container ............................................................... 275
2.5.2 À propos du nombre de Kanban ...................................................................... 275
3. La méthode Kanban générique et CONWIP ............................................................. 278
3.1 La méthode CONWIP .......................................................................................................... 278
3.2 Description d’un système Kanban générique ..................................................... 280
Chapitre 9
La gestion d’atelier par les contraintes
1. Introduction ........................................................................................................................................ 291
2. Les contraintes et le pilotage de l’atelier ..................................................................... 293
2.1 Quelques remarques préalables ................................................................................... 293
2.2 Équilibre des capacités, équilibre du flux ............................................................. 294
2.3 Niveau d’utilisation d’un poste non-goulet ......................................................... 294
2.4 Utilisation des goulets et fonctionnement du système
de production ............................................................................................................................ 297
2.5 Les autres axes du pilotage des ateliers par les contraintes ..................... 300
2.5.1 La notion de lot de transfert, la notion de lot de fabrication ........... 300
Chapitre 10
Du juste-à-temps au Lean Management
et à Six sigma
1. Introduction ........................................................................................................................................ 311
1.1 Historique du Lean Management................................................................................ 311
1.2 Principes de base du Lean Management ............................................................... 313
1.2.1 La suppression des gaspillages .......................................................................... 314
1.2.2 Une production en flux tendus .......................................................................... 316
1.2.3 La réduction des cycles de développement des produits ...................... 319
1.2.4 Une attitude prospective vis-à-vis de ses clients ....................................... 321
1.2.5 Gestion de la qualité ................................................................................................ 323
2. Les outils du Lean Management ........................................................................................ 328
2.1 La cartographie du processus ........................................................................................ 329
2.2 Amélioration des temps de changements de séries
– Méthode SMED.................................................................................................................... 331
2.2.1 Introduction .................................................................................................................. 332
2.2.2 La méthode ................................................................................................................... 332
2.2.3 Conclusion ..................................................................................................................... 335
2.3 TPM – Total Productive Maintenance ...................................................................... 336
2.3.1 Le TRS, une mesure de la performance du poste de travail .............. 336
2.3.2 Le problème .................................................................................................................. 338
2.3.3 Diminution du taux de panne ........................................................................... 338
2.4 La maîtrise de la qualité des processus .................................................................. 341
2.4.1 Aspect statique de la maîtrise des processus ............................................. 342
2.4.2 Aspect dynamique de la maîtrise des processus ...................................... 343
2.5 Les 5 S ............................................................................................................................................ 344
2.6 Relations avec les fournisseurs et les sous-traitants ...................................... 349
2.6.1 Les problèmes .............................................................................................................. 349
2.6.2 Les nouvelles relations avec les fournisseurs ............................................. 350
3. Les changements de culture liés au Lean Management ................................. 352
3.1 La problématique du changement.............................................................................. 352
3.2 Les facteurs du changement ........................................................................................... 353
3.2.1 La communication .................................................................................................... 353
3.2.2 La formation ................................................................................................................ 353
3.2.3 La motivation .............................................................................................................. 354
3.2.4 Communication, formation, motivation, comment faire ? ................ 355
4. Conclusion ........................................................................................................................................... 356
XX © Éditions d’Organisation
Chapitre 11
La mesure de la performance
du système de production
1. Les limites des systèmes de mesure traditionnelle ............................................. 357
1.1 Introduction ............................................................................................................................... 357
1.2 Inefficacité du système traditionnel au niveau du pilotage
de la production ...................................................................................................................... 358
1.3 Performance industrielle et évaluation financière........................................... 359
2. Les indicateurs de performance ......................................................................................... 361
2.1 Quelques définitions ............................................................................................................ 361
2.2 Indicateurs de résultat et indicateurs de processus........................................ 362
2.3 Construction d’un système d’indicateurs de mesure et de pilotage ... 363
2.4 Caractéristiques essentielles des indicateurs de performance ................ 369
2.5 Mise en place des indicateurs de performance.................................................. 371
3. Conclusion ........................................................................................................................................... 373
Chapitre 12
La supply chain
1. Introduction ........................................................................................................................................ 375
1.1 Généralités .................................................................................................................................. 375
1.2 De la logistique à la supply chain ............................................................................... 378
2. Comment définir la supply chain ou « chaîne logistique intégrée
et étendue » ? ..................................................................................................................................... 379
2.1 Le concept de logistique .................................................................................................... 379
2.2 Le concept de supply chain, chaîne logistique globale ................................ 381
3. Supply chain et processus ....................................................................................................... 382
3.1 Processus et approche théorique................................................................................. 383
3.2 Processus et approche pratique ................................................................................... 384
4. Le fonctionnement de la supply chain .......................................................................... 389
4.1 Le point de départ de la supply chain : le client final................................... 389
4.2 La planification et la programmation dans la supply chain...................... 390
4.3 Supply chain et mutation des systèmes d’information ................................ 392
4.4 Supply chain et informations de gestion ................................................................ 393
5. Les conséquences de ce mode de fonctionnement ............................................. 395
5.1 La virtualisation des entreprises .................................................................................. 396
Chapitre 13
Gestion de production
et système d’information
1. L’évolution de l’offre logicielle ........................................................................................... 401
Introduction
1. L’évolution de la compétitivité
de l’entreprise
De tous temps, les entreprises ont dû gérer leurs productions pour
imposer leur efficacité. Ainsi, le rôle de la gestion de production est
aussi ancien que l’entreprise elle-même. On peut dater les premières
réelles expériences en matière de gestion de la production au moment
de la réalisation des premières pyramides égyptiennes. Ces grands
chantiers ont suscité les premières réflexions dans le domaine des
approvisionnements, des ressources humaines mais aussi de la stan-
dardisation des tâches.
1
Gestion de production
Depuis un passé récent (le milieu du XXe siècle pour fixer les idées), on
peut distinguer trois phases d’évolution dans l’environnement de
l’entreprise. Selon son secteur d’activité, l’enchaînement de ces trois
phases dans le temps peut être différent.
La première phase représente une période de forte croissance avec un
marché porteur, des marges confortables et une offre de biens infé-
rieure à la demande. Il s’agit pour l’entreprise d’une période de séré-
nité où les fonctions essentielles sont techniques et industrielles. Il faut
alors produire puis vendre. Voici les principales caractéristiques de la
production : quantités économiques de production, stocks tampons
entre les postes de travail, fabrication en série, délais fixés par le cycle
de production, gestion manuelle.
Lorsque l’offre et la demande s’équilibrent, nous atteignons une
deuxième phase où le client a le choix du fournisseur. Pour l’entre-
prise, il faut alors produire ce qui sera vendu. Il devient alors nécessaire
de faire des prévisions commerciales, de maîtriser l’activité de produc-
tion, d’organiser les approvisionnements, de réguler les stocks et de
fixer les échéances.
Très rapidement, on passe à la phase suivante où l’offre excédentaire
crée une concurrence sévère entre les entreprises face à un client qui
devient exigeant. Cette compétitivité contraint l’entreprise à :
• la maîtrise des coûts ;
• une qualité irréprochable ;
• des délais de livraison courts et fiables ;
• de petites séries de produits personnalisés ;
• un renouvellement des produits dont la durée de vie s’est
raccourcie ;
• l’adaptabilité par rapport à l’évolution de la conception des pro-
duits et des techniques de fabrication...
L’entreprise tend désormais à produire ce qui est déjà vendu. Nous
voyons apparaître des soucis de stratégie industrielle et de contrôle
précis de la gestion. De plus, on y décèle des contradictions (prix-qua-
lité, prix-petites séries...) qui nécessiteront des arbitrages pour obtenir
une cohérence globale.
2 © Éditions d’Organisation
Introduction
© Éditions d’Organisation 3
Gestion de production
Ce sont les projets de type chaîne logistique que les grands groupes
internationaux mettent aujourd’hui majoritairement en œuvre pour
assurer leur pérennité.
2. Le contexte
de la nouvelle gestion de production
Qu’on soit intégré dans un projet de type supply chain ou non, l’objec-
tif « Produire ce qui est déjà vendu » reste l’objectif dominant.
Être réactive, cela signifie être capable de s’adapter très vite et en per-
manence aux besoins en produits de plus en plus variés, d’un marché
mondial et fortement concurrentiel.
4 © Éditions d’Organisation
Introduction
© Éditions d’Organisation 5
Gestion de production
4. Gestion de production
et aspect financier
En règle générale, chaque société possède des fournisseurs, des clients
et apporte une valeur ajoutée à son produit.
6 © Éditions d’Organisation
Introduction
€ € € €
Production
Achat Vente
de valeur ajoutée
Voire :
Prix de vente – marge souhaitée = coût de revient cible
© Éditions d’Organisation 7
Gestion de production
Cela signifie donc que si l’entreprise veut continuer à exister elle doit
supporter un coût de revient au maximum égal au coût de revient
cible. Si ce n’est pas le cas, elle se doit de réfléchir à toutes les amélio-
rations qu’elle peut réaliser pour rester dans l’enveloppe définie par le
coût de revient cible. Toutes les améliorations, c’est-à-dire tout ce qui
est possible à tous les niveaux : conception, industrialisation, approvi-
sionnements, distribution, production, logistique, qualité…
8 © Éditions d’Organisation
Introduction
Quantité de moyens
Achat Vente
Cycle de fabrication
© Éditions d’Organisation 9
Gestion de production
Gain
Quantité
de
moyens
Temps de production
Mais cette solution n’est pas sans risque car, dans le cas d’un man-
quant, c’est l’ensemble de la production qui sera retardée. Ainsi, com-
mander au plus tard est un jeu délicat qui peut être dangereux pour
l’entreprise car l’espérance d’un petit gain peut générer une perte bien
plus importante si on ne maîtrise pas totalement les paramètres de pro-
duction.
10 © Éditions d’Organisation
Introduction
Contraintes de qualité
• service commercial : un produit est plus facile à vendre s’il est de
bonne qualité ;
• service fabrication : un produit de qualité est plus difficile à obte-
nir.
Contraintes de prix
• service commercial : un produit est plus facile à vendre si son
prix est faible ;
• service fabrication : les contraintes de coût sont toujours diffici-
les à tenir.
Située au carrefour d’objectifs contradictoires, la gestion de production
est une fonction transversale, c’est-à-dire qu’elle est en relation avec la
plupart des autres fonctions et la majeure partie des systèmes d’infor-
mation de l’entreprise. Aussi la gestion de production doit-elle être par-
faitement intégrée dans le système informationnel de l’entreprise.
Nous schématiserons sa position vis-à-vis des diverses fonctions au
moyen de la figure suivante :
© Éditions d’Organisation 11
Gestion de production
Figure 1.4
La gestion de production et les autres fonctions de l’entreprise
Direction
Objectifs stratégiques
Commercial Études
Commandes, offres Nomenclatures,
spécifications
Personnel DE LA Maintenance
Embauche, compétence, Maintenance des moyens
PRODUCTION
formation, motivation
Informatique Fabrication
Traitement de l'information Fabrication des produits
12 © Éditions d’Organisation
Introduction
6. Gestion de production
et aspect humain
L’influence technologique est dominante dans la fonction production
mais le facteur humain dont dépendra toute la réussite du projet
d’entreprise reste fondamental. Il intéresse au premier chef le gestion-
naire de production, au carrefour de multiples informations et instruc-
tions, qu’il reçoit et qu’il communique à de nombreux utilisateurs.
© Éditions d’Organisation 13
Gestion de production
7. Conclusion
Quel que soit son secteur d’activité (mécanique, plastique, alimentaire,
bois...), l’entreprise a besoin d’une gestion de production résolument
moderne et efficace qui se traduit tant par la mise en œuvre de nou-
veaux principes de gestion de production, l’implication, la formation
des acteurs de l’entreprise que par la mise en œuvre de technologies.
En essayant de hiérarchiser la démarche d’évolution de la gestion de
production, on peut dire que l’on doit :
1. se fixer une stratégie d’excellence industrielle ;
2. en déduire les principes de gestion (tension des flux, qualité
totale, planification) ;
3. définir les méthodes appropriées (MRP2, Kanban...) ;
4. définir les outils appropriés (SMED, SPC...).
Ces quatre axes de travail doivent découler les uns des autres et être
cohérents entre eux, ce qui n’est pas simple à réaliser.
Ils doivent par ailleurs s’intégrer dans la stratégie globale de l’entre-
prise qui impose généralement, avant tout, la satisfaction des clients,
clients intermédiaires et client final. Cela se traduit par :
• de bons produits,
• une bonne organisation de la production,
• un bon système de fabrication,
• une bonne gestion,
• une bonne fonction commerciale.
Nous venons de définir les points clés du fonctionnement de l’entre-
prise. Faisons fi de ces années où les commerciaux pestaient contre
l’incompétence des techniciens qui eux-mêmes accusaient les mauvais
fournisseurs et les mauvais commerciaux, qui eux-mêmes parlaient
d’exigences excessives au niveau des clients…
Cet ouvrage n’a d’autre objet que de donner une idée générale de la
fonction gestion de production en présentant les bases des méthodes et
techniques qui y sont actuellement rencontrées, et surtout de faire
14 © Éditions d’Organisation
Introduction
© Éditions d’Organisation 15
Chapitre 2
L’implantation
des moyens de production
Gérer une production, cela consiste entre autres choses à organiser les
flux physiques de produits au travers de moyens de production. Dans
ce chapitre, nous aborderons l’organisation de ces moyens physiques
sur la base d’une typologie de production en dissociant les grands
types de production. Nous dégagerons les grandes lignes qui doivent
guider l’industriel lors de la conception d’une unité moderne de pro-
duction. Enfin, après avoir décrit les moyens d’analyse d’un système
de production, nous étudierons les méthodes de résolution qui permet-
tent d’améliorer son implantation et, ce faisant, sa réactivité.
17
Gestion de production
1. Typologie de production
Chaque entreprise est unique de par son organisation et la spécificité
des produits qu’elle fabrique. Cependant, on peut réaliser une classifi-
cation des entreprises en fonction des critères suivants :
• quantités fabriquées et répétitivité ;
• organisation des flux de production ;
• relation avec les clients.
Ces critères ne sont bien sûr pas exhaustifs, mais ils permettent de
bien cerner le type d’une entreprise. Une typologie de production est
fondamentale, car elle conditionne le choix des méthodes de gestion de
production qui sont le plus adaptées. Cette analyse est donc un préala-
ble indispensable à tout projet de mise en place ou de restructuration
d’une gestion de production. En fait, toute entreprise est une juxtaposi-
tion des différents types que nous décrirons et sera amenée à mettre en
place divers modèles d’implantation pour les différents flux.
18 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
• production en continu ;
• production en discontinu ;
© Éditions d’Organisation 19
Gestion de production
20 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Assemblage
Fraisage
Tournage
© Éditions d’Organisation 21
Gestion de production
22 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Flux des M1 M3
produits
M1 M2 M3 M4
M2 M4
© Éditions d’Organisation 23
Gestion de production
Volume de production
Pour les faibles volumes, une production par projet sera plus avanta-
geuse (fabrication d’une Formule 1). Si le volume augmente, on pas-
sera par la production en discontinu (fabrication d’une Ferrari) et, si
les volumes deviennent très importants, on passera à la production en
continu (fabrication d’une Twingo).
• production à la commande ;
• assemblage à la commande.
24 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
© Éditions d’Organisation 25
Gestion de production
26 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Avantages principaux :
• Regroupement des métiers – les personnes travaillant dans un
secteur sont des professionnels de ce type de machine. Ils peu-
vent facilement passer d’une machine à l’autre.
• Flexibilité – l’implantation est indépendante des gammes de
fabrication, il est donc possible de fabriquer tous les types de
produits utilisant les moyens de l’atelier sans perturber davan-
tage le flux.
Inconvénients principaux :
• Flux complexes – dans ce type d’implantation, les flux sont com-
plexes avec de nombreux points de rebroussement, d’accumula-
tion.
• En-cours importants – c’est la conséquence logique de la com-
plexité des flux. Ils se transforment nécessairement en délais de
production importants.
Produits finis
Assemblage
© Éditions d’Organisation 27
Gestion de production
Cellule en U
Magasin
Cellule en ligne
28 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
L’aménagement des cellules peut être très différent d’un cas à l’autre.
La figure 2.9 montre les principaux types d’aménagement.
Réception Expédition
© Éditions d’Organisation 29
Gestion de production
Les pièces passent par exemple par le secteur des tours, puis par le sec-
teur des fraiseuses. Elles contournent nécessairement toutes les frai-
seuses qui ne les concernent pas pour atteindre celle qui doit les
traiter !
30 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
M1 M2 M3
M1
M2
M3
Première pièce disponible
© Éditions d’Organisation 31
Gestion de production
32 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
• la cage ;
• le réducteur.
Réducteurs 60 Cages 60
Assemblage Assemblage
L80
des réducteurs des cages
40, 60, 80 40, 60, 80
Réducteurs 60 Cages 60
© Éditions d’Organisation 33
Gestion de production
34 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Figure 2.13
Décentralisation des activités de réception et d’expédition
Assemblage
Fraisage
9
5
3
1
8 2
7
Tournage
4
6
© Éditions d’Organisation 35
Gestion de production
36 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
• la logique de l’implantation ;
1. Voir notamment le logiciel IMPACT, logiciel d’implantation de sites de production, sur http://
[Link]
© Éditions d’Organisation 37
Gestion de production
Fraisage
Fraisage
Assemblage
Tournage
En-cours
Laboratoire de contrôle
38 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
• Transport = Bleu
• Stock = Orange
• Contrôle = Rouge.
Sciage Tournage
Perçage Perçage
Contrôle dimensionnel
Produit à réaliser
Montage
plat
© Éditions d’Organisation 39
Gestion de production
40 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Implanter
chacun des îlots
© Éditions d’Organisation 41
Gestion de production
Machines
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
Pièces
P1 1 2
P2 2 1
P3 2 3 1
P4 1 2
P5 1 2
P6 2 1
P7 2 1
42 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Machines
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
Pièces
P1 1 2
P2 2 1
P3 2 3 1
P4 1 2
P5 1 2
P6 2 1
P7 2 1
Machines
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
Pièces
P1 1 2
P2 2 1
P3 2 3 1
P4 1 2
P5 1 2
P6 2 1
P7 2 1
© Éditions d’Organisation 43
Gestion de production
Machines
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
Pièces
P1 1 2
P2 2 1
P3 2 3 1
P4 1 2
P5 1 2
P6 2 1
P7 2 1
Machines
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
Pièces
P1 1 2
P2 2 1
P3 2 3 1
P4 1 2
P5 1 2
P6 2 1
P7 2 1
44 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Machines
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
Pièces
P2 2 1
P4 1 2
P6 2 1
Machines
M2 M3 M5 M4 M6 M1 M7
Pièces
P1 1 2
P5 1 2
P7 2 1
P3 2 1 3
P2 2 1
P6 2 1
P4 1 2
© Éditions d’Organisation 45
Gestion de production
Machines
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
Pièces
P1 1 2
P2 2 1
P3 2 3 1
P4 1 2
P5 1 2
P6 2 1
P7 2 1
L’équivalent décimal est alors calculé en sommant les poids des pièces
utilisant la machine.
Poids Pièces M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
26 P1 0 1 0 0 1 0 0
25 P2 0 0 0 1 0 1 0
24 P3 0 0 1 1 1 0 0
23 P4 1 0 0 0 0 0 1
22 P5 0 1 0 0 1 0 0
21 P6 0 0 0 1 0 1 0
20 P7 0 1 1 0 0 0 0
Équivalent décimal 8 69 17 50 84 34 8
46 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Équivalent
Pièces M5 M2 M4 M6 M3 M1 M7
décimal
P1 1 1 0 0 0 0 0 96
P2 0 0 1 1 0 0 0 24
P3 1 0 1 0 1 0 0 84
P4 0 0 0 0 0 1 1 3
P5 1 1 0 0 0 0 0 96
P6 0 0 1 1 0 0 0 24
P7 0 1 0 0 1 0 0 36
Poids 26 25 24 23 22 21 20
Poids Pièces M5 M2 M4 M6 M3 M1 M7
26 P1 1 1 0 0 0 0 0
25 P5 1 1 0 0 0 0 0
24 P3 1 0 1 0 1 0 0
23 P7 0 1 0 0 1 0 0
22 P2 0 0 1 1 0 0 0
21 P6 0 0 1 1 0 0 0
20 P4 0 0 0 0 0 1 1
Équivalent décimal 112 104 22 6 24 1 1
© Éditions d’Organisation 47
Gestion de production
On ordonne M5, M2, M3, M4, M6, M1, M7, ce qui donne le tableau
suivant :
Équivalent
Pièces M5 M2 M3 M4 M6 M1 M7
décimal
P1 1 1 0 0 0 0 0 96
P5 1 1 0 0 0 0 0 96
P3 1 0 1 1 0 0 0 88
P7 0 1 1 0 0 0 0 48
P2 0 0 0 1 1 0 0 12
P6 0 0 0 1 1 0 0 12
P4 0 0 0 0 0 1 1 3
Poids 26 25 24 23 22 21 20
Soit l’îlot de fabrication avec les gammes définies par la figure 2.19.
48 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9
P1 3 1 2 4 5 6
P2 1 5 3 2 4 6 7
P3 1 3 2 4 5
P4 1 5 3 2 4 6 7
Machines M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9
Antériorités M1 M1 M1 M1 M1 M1 M1
M3 M5 M3 M2 M2 M2
M4 M4 M3 M3 M3
M5 M5 M4 M4 M4
M6 M5 M5 M5
M7 M6 M6 M6
M7 M7
M8
Machines M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9
Antériorités M1 M1 M1 M1 M1 M1 M1
M3 M5 M3 M2 M2 M2
M4 M4 M3 M3 M3
M5 M5 M4 M4 M4
M6 M5 M5 M5
M7 M6 M6 M6
M7 M7
M8
© Éditions d’Organisation 49
Gestion de production
M1
M3
Machines M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9
Antériorités M1 M1 M1 M1 M1 M1 M1
M3 M5 M3 M2 M2 M2
M4 M4 M3 M3 M3
M5 M5 M4 M4 M4
M6 M5 M5 M5
M7 M6 M6 M6
M7 M7
M8
M1
M5 M4 M6
M3
Machines M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9
Antériorités M1 M1 M1 M1 M1 M1 M1
M3 M5 M3 M2 M2 M2
M4 M4 M3 M3 M3
M5 M5 M4 M4 M4
M6 M5 M5 M5
M7 M6 M6 M6
M7 M7
M8
M2 M7
Lorsqu’il y a une boucle dans le tableau, par exemple
M7 M2
50 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
M1 M2
M5 M4 M1 M8 M9
M3 M7
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9
P1 3 1 2 4 5 6
P2 1 5 3 2 4 6 7
P3 1 3 2 4 5
P4 1 5 3 2 4 6 7
Total des rangs 3 16 1 8 4 6 12 22 20
Nombre de rangs 3 4 1 3 2 2 3 4 3
Rang moyen 1 4 1 2,66 2 3 4 5,5 6,66
=3+5+3+5
Nombre de fois où la machine apparaît dans les gammes
© Éditions d’Organisation 51
Gestion de production
Le tableau est alors classé dans l’ordre croissant des rangs moyens. On
note sur ce tableau les points de rebroussement par une flèche (ordre
des machines ne respectant pas l’ordre des opérations d’une gamme).
M1 M3 M5 M4 M6 M2 M7 M8 M9
P1 1 2 3 4 5 6
P2 1 2 3 5 4 6 7
P3 1 2 3 4 5
P4 1 2 3 4 5 6 7
Rang moyen 1 1 2 2,66 3 4 4 5,5 6,66
Dans le cas de l’exemple simple que nous avons pris, la méthode des
rangs moyens donne immédiatement la bonne gamme fictive. La
gamme fictive représente la suite des machines telle que les gammes
de fabrications des produits soient un sous-ensemble avec un mini-
mum de points de rebroussement.
Définitions
52 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
Exemples
Gamme de P1 : A, B, C A
Chaînon
B
Chaînon
C
Nœud
Gamme de P2 : A, C
E F A B G
D
Porte
C H Stock PF
Porte
© Éditions d’Organisation 53
Gestion de production
La méthode des chaînons se fonde sur l’analyse du trafic entre les pos-
tes. Le trafic peut être quantifié par :
• le nombre de pièces ;
• le poids transporté ;
• le volume transporté ;
• le nombre de containers, de palettes ;
• etc.
L’unité doit être cohérente pour l’ensemble de l’étude, et significative
de la densité des manutentions. Par exemple, dans une entreprise qui
fabrique des produits de tailles très différentes, le nombre de pièces ne
sera pas le bon critère. Il est en effet plus facile de transporter dix pro-
duits de cent grammes qu’un produit d’une tonne.
54 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
© Éditions d’Organisation 55
Gestion de production
Implantation théorique
Pour optimiser le placement des postes les uns à côté des autres, une
première implantation théorique est réalisée sans contrainte. Le seul
but de cette première implantation est de rapprocher les machines
entre lesquelles les flux sont les plus importants.
On réalise un classement des flux en trois catégories en fonction de
leur importance. Les flux sont alors reportés sur un cercle par souci de
visibilité (figure 2.25). Une réorganisation empirique permet de modi-
fier l’ordre des machines pour clarifier les flux.
56 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
B D
> 450
> 190
< 190
A E
H F
B E
> 450
> 190
< 190
C D
A H
© Éditions d’Organisation 57
Gestion de production
C B E
A F H D
Implantation pratique
• etc.
58 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
A C B E
D
Porte
F G H
Porte
6. Technologie de groupe
Nous venons de présenter les méthodes d’implantation d’atelier.
Cependant, la philosophie de regroupement qui prévaut dans les tech-
niques d’implantation peut être généralisée à l’ensemble des secteurs
de l’entreprise. C’est l’objectif de la technologie de groupe qui propose
par un codage spécial de rassembler les produits à forte similitude
dans des familles, et ce, dès la conception.
© Éditions d’Organisation 59
Gestion de production
60 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
© Éditions d’Organisation 61
Gestion de production
Le système du CETIM
À titre d’exemple, nous allons voir de façon succincte le principe du
système de codification proposé par le CETIM. Il utilise une codifica-
tion morphodimensionnelle adaptée à chaque entreprise en fonction
de ses problèmes et de son contexte. Une pièce est codée selon :
• le type de pièce ;
• la classe de dimension ;
• les éléments de forme additionnelle d’usinage.
Le principe de la classification est donc simple : à chaque nouvelle
pièce, on attribue un code en fonction des critères venant d’être énu-
mérés, et on compare la pièce à toutes celles qui ont un code similaire
(figure 2.28).
62 © Éditions d’Organisation
L’implantation des moyens de production
1
Type de pièce
2
Classe de dimension
Plats Filetages Cônes, etc.
3
Élements de forme
additionnelle d'usinage
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
• Morphologie
Groupe clé :
• Dimensions
1. Pièces élémentaires usinées
de révolution • Éléments de forme
2. Pièces élémentaires usinées • Tolérances
de non-révolution • Matières et bruts
3. Pièces élémentaires de tôlerie- • Traitements thermiques
chaudronnerie issues de tôles et de surface
4. Pièces élémentaires de tôlerie- • Quantités et cadences
chaudronnerie issues de profilés
© Éditions d’Organisation 63
Gestion de production
7. Conclusion
Ce chapitre nous a permis d’étudier les différents types de production
avec leurs spécificités. Lors des chapitres suivants, nous approfondi-
rons les différentes méthodes de gestion de production qui s’appli-
quent particulièrement à chaque type de production.
L’étude détaillée des méthodes d’implantation des ateliers de produc-
tion nous a permis d’insister sur l’importance de la mise en ligne des
moyens de production. Héritage de l’ère taylorienne, les implantations
en sections homogènes ont montré leurs limites dès que les séries
commencent à devenir importantes. Une des bases de la gestion de
production moderne consiste à simplifier avant de gérer. C’est bien
l’objectif de l’implantation qui permet de simplifier les flux, et ainsi de
supprimer un nombre important d’opérations qui n’apportent pas de
valeur ajoutée, mais génèrent des délais et des coûts.
64 © Éditions d’Organisation
Chapitre 3
La prévision de la demande
1. Objectifs et contraintes
de la prévision de la demande
65
Gestion de production
66 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
© Éditions d’Organisation 67
Gestion de production
SS = 2σn–1(Ei)
SS = 2 × 10,32
SS = 20,63 soit environ 21 produits
On voit bien dans ce cas particulier que le fait d’avoir réalisé des pré-
visions, même si elles ne sont pas complètement fiables, a permis de
diviser le stock de sécurité par un peu plus de 2.
68 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
© Éditions d’Organisation 69
Gestion de production
Les autres sources de données sont constituées par les études de mar-
ché, les avis d’experts, le suivi des commerciaux, les enquêtes auprès
des clients... Mais ces données sont plus délicates à manipuler et à
interpréter ; en revanche, elles constituent un complément sûr à un
historique ; sans compter que, si l’on ne dispose pas d’historique, c’est
la seule source utilisable.
70 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
A B
Demande constante Demande à tendance
D D
t t
C D
Demande saisonnière Demande saisonnière à tendance
D D
t t
© Éditions d’Organisation 71
Gestion de production
72 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
© Éditions d’Organisation 73
Gestion de production
Historique de la demande
Demande
30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
Janv Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Sep Oct Nov Déc
période
74 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
Estimation de la tendance T
On peut définir une droite de tendance par la méthode des moindres
carrés. Cela consiste à retenir parmi toutes les droites du plan étudié
celle qui minimise la somme des carrés des écarts des points observés
à la droite.
L’équation de cette droite, exprimant la demande D en fonction du
numéro de la période n, est du type
D=a×n+b
N ∑ nD n – ∑ n ∑ D n
avec a = ---------------------------------------------------------
N ∑ n 2 –( ∑ n )2
∑ Dn ∑n
et b = --------------- – a -----------
N N
où N est le nombre de périodes de l’historique des données.
Facile à calculer à partir d’un tableur, cette droite est représentée sur la
figure 3.4 en comparaison des valeurs historiques précédentes. On
pourra donc représenter l’évolution de la tendance par l’équation :
Dt = 378 n + 19 045
où
Dt représente la prévision de la demande en tenant compte que de la
tendance
n : le numéro de la période considérée.
Le coefficient R2 de 0,22 signifie que 22 % de la variance (carré de
l’écart type) de la demande peuvent être expliqués par l’équation de la
droite. Les 78 % restants doivent être expliqués par d’autres éléments
(variations saisonnières, caractère aléatoire…).
© Éditions d’Organisation 75
Gestion de production
Droite de tendance
y = 377,62 n + 19045
Demande
R2 = 0,22
30 000
25 000
20 000
15 000
10 000
5 000
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
n (périodes)
76 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
Dn = T n × S n × Rn
© Éditions d’Organisation 77
Gestion de production
78 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
© Éditions d’Organisation 79
Gestion de production
Figure 3.8
Exemple de prévision par moyenne mobile à trois périodes
80 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
Demande
45
40
35
30
25
20
Valeurs réelles
15 Moyenne mobile
10
5
périodes
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
Lors d’une prévision, on peut affecter des poids différents aux données
afin de favoriser les plus récentes au lieu de mettre sur le même plan
les diverses valeurs, par exemple :
© Éditions d’Organisation 81
Gestion de production
P8 = (2 D5 + 3 D6 + 4 D7)/(2 + 3 + 4)
= (2 D5 + 3 D6 + 4 D7)/9
donne une importance double (4/2) à la donnée Dn-1 vis-à-vis de Dn-3
et une fois et demie (3/2) à la donnée Dn-2. La somme des poids doit
évidemment être égale à 1.
82 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
0,30
0,25
n
0,20 n-2
n-4
poids
n-3
0,15
n-1
0,10
0,05
0
0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 alpha
© Éditions d’Organisation 83
Gestion de production
tn = Pn – Pn-1
Tn = β.tn + (1 – β)Tn-1
84 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
∑ ( Di – Pi )
e = ---------------------------
n
∑ Di – Pi
MAD = -------------------------
n
© Éditions d’Organisation 85
Gestion de production
Di Pi Di – Pi Di – Pi
150 153 –3 3
146 155 –9 9
156 147 9 9
152 145 7 7
145 155 –10 10
146 154 –8 8
153 148 5 5
157 146 11 11
Σ 2 62
MAD lissée
86 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
© Éditions d’Organisation 87
Gestion de production
tête du tableau. C’est tout à fait normal car les écarts étaient initiale-
ment supposés nuls... ce qui correspond bien à une modification du
modèle !
Di Pi Di – Pi Σ (Di – Pi) Ai
150 153 –3 –3 – 10,0
146 155 –9 – 12 – 10,2
156 147 9 –3 – 1,5
152 145 7 4 1,6
145 155 – 10 –6 – 1,9
146 154 –8 – 14 – 3,8
153 148 5 –9 – 2,4
157 146 11 2 0,4
4. Conclusion
Nous n’avons nulle intention dans cet ouvrage de donner un pano-
rama exhaustif des méthodes de prévision, mais bien de fournir un
aperçu des différents types de méthodes. Les méthodes classiques sont
rapides et peu coûteuses. Elles donnent des informations intéressantes
à court terme mais moins fiables dès qu’on s’éloigne dans le temps.
Les modèles plus complexes et plus récents sont beaucoup plus coû-
teux mais fournissent en général des prévisions valables à plus long
terme. Il reste du ressort de chaque entreprise de choisir la méthode
qui lui conviendra en fonction de l’objectif fixé, ainsi que des critères
de données et de coûts décrits en début de chapitre. De même, il lui
appartiendra de vérifier la validité du modèle au moyen d’indicateurs.
Tous les modèles de prévision évoqués ont été intégrés à des logiciels.
Certains progiciels comportent plusieurs méthodes et proposent même
un choix à l’utilisateur s’il le désire. Soulignons toutefois qu’il est
88 © Éditions d’Organisation
La prévision de la demande
© Éditions d’Organisation 89
Chapitre 4
Les méthodes
de gestion de projets
1. Introduction
Gérer un projet, cela signifie traditionnellement ordonner, ordonnancer
les différentes tâches qui vont permettre de mener à bien le projet.
Cette idée fait habituellement référence à des projets unitaires à lance-
ment répétitif ou non, comme la conception-fabrication d’un supertan-
ker, d’une université ou encore d’un chantier de travaux publics.
Mais, depuis quelque temps, avec l’apparition de l’ingénierie simulta-
née (simultaneous engineering ou concurrent engineering), les idées
évoluent. On gère aujourd’hui la conception-fabrication d’une automo-
bile ou d’une gamme de caméscopes comme un projet. Une équipe-
projet, comprenant des hommes du commercial, du bureau d’études,
des méthodes, de la fabrication, de la gestion de production et de la
qualité, est constituée dès le départ du projet et va suivre celui-ci
jusqu’à son aboutissement.
91
Gestion de production
92 © Éditions d’Organisation
Les méthodes de gestion de projets
2. La méthode Gantt
C’est une méthode fort ancienne puisqu’elle date de 1918 et pourtant
encore très répandue mais sous des formes et sur des applications
résolument modernes.
Elle consiste à déterminer la meilleure manière de positionner les diffé-
rentes tâches d’un projet à exécuter, sur une période déterminée, en
fonction :
• des durées de chacune des tâches ;
• des contraintes d’antériorité existant entre les différentes tâches ;
• des délais à respecter ;
• des capacités de traitement.
© Éditions d’Organisation 93
Gestion de production
Tâches à réaliser
Tâche A : durée 3 jours
Tâche B : durée 6 jours
Tâche C : durée 4 jours
Tâche D : durée 7 jours
Tâche E : durée 5 jours
94 © Éditions d’Organisation
Les méthodes de gestion de projets
Temps
Tâches 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
On représente ensuite les tâches ayant pour antérieures les tâches déjà
représentées, et ainsi de suite...
Pour définir les liens existant entre les différentes tâches d’un projet,
on dispose de plusieurs possibilités :
© Éditions d’Organisation 95
Gestion de production
96 © Éditions d’Organisation
Les méthodes de gestion de projets
Exemple no 1
La société G. Duval a, parmi ses différentes activités, une activité de
conception-fabrication de scooter des neiges. Pour répondre aux évolu-
tions du marché, elle vient de concevoir un nouveau modèle de scoo-
ter qu’elle compte mettre en vente au cours du prochain hiver. Avant
de lancer en fabrication le nouveau modèle, elle se propose de réaliser
un prototype. La fabrication de celui-ci nécessite les opérations men-
tionnées sur la figure 4.2.
© Éditions d’Organisation 97
Gestion de production
Essai du scooter G
D
Pose du pare-brise,
du guidon, des manettes,
F du siège et de la courroie
C
Perçage et soudage
des éléments du châssis E
B A H
98 © Éditions d’Organisation
Les méthodes de gestion de projets
Jours
Tâches 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
© Éditions d’Organisation 99
Gestion de production
Jours
Tâches 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Exemple no 2
Heures
Postes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
P1
P2
P3
P4
Heures
Postes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
1/4 h
P1
3/4 h
P2 Lot terminé
en 5 heures 15 minutes
1 h 3/4 2 h 3/4 3 h 3/4 4 h 3/4
P3
P4
2 h 1/4 3 h 1/4 4 h 1/4 5 h 1/4
Remarque
Figure 4.8
Jalonnement au plus tôt avec chevauchement et lots complets
Heures
Postes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
P1
P2 Un seul lot
sur le poste P4
P3
P4
Le Gantt n’est pas utilisé seulement pour gérer des projets de type uni-
taires. On le trouve très souvent dans les entreprises, utilisé dans les
ateliers comme outil de planning d’ordonnancement-lancement de la
production quotidienne.
2.3 Conclusion
L’intérêt principal du Gantt réside dans sa simplicité de construction,
de présentation et de compréhension. C’est un outil qui met visuelle-
ment en évidence la solution simple d’un problème. Il permet de pren-
dre en considération les contraintes modernes du juste-à-temps par le
chevauchement et le jalonnement au plus tard.
Tous ces éléments expliquent l’utilisation encore très actuelle du Gantt.
Par ailleurs, on peut constater que de nombreux et récents logiciels de
type APS (Advanced Planning and Scheduling) intègrent les principes
des diagrammes Gantt. Toutefois, son utilisation devient difficile quand
le nombre de tâches ou de postes devient très important.
3. La méthode PERT
3.1 Généralités
PERT est l’acronyme de Program and Evaluation Review Technique,
« Technique d’élaboration et de contrôle des projets » pourrait-on tra-
duire en français.
La méthode PERT date de 1958 et vient des États-Unis où elle a été
développée sous l’impulsion de la marine américaine. Celle-ci a en
effet créé à cette époque-là une force de frappe nucléaire dont faisait
partie un programme de missiles à longue portée POLARIS qui
représentait :
• 250 fournisseurs ;
• 9 000 sous-traitants ;
• 7 ans de réalisation prévue.
Opérations à réaliser
A B C D E
15 20 12 7 1
Durée
A B
A
C
• A et B sont simultanées.
• C et D sont convergentes.
• A précède C.
• B précède D.
Figure 4.13
Exemple comportant des tâches simultanées et convergentes
A C
B D
A C
B D
Première étape
Pour construire le graphe, il faut tout d’abord déterminer la manière de
positionner les différentes opérations. Plusieurs méthodes permettent
d’apporter une solution à ce problème. Nous parlerons ici de la
méthode des niveaux qui se développe à partir du tableau des
antériorités :
On définit le niveau 1 comme étant l’ensemble des tâches n’ayant pas
de tâches antérieures.
On barre dans le tableau des antériorités les tâches qui n’ont plus
d’antériorités et on obtient le niveau suivant, et ainsi de suite...
Les niveaux ainsi définis nous donnent la position des sommets de
début des tâches correspondantes.
En appliquant cette démarche à notre exemple, nous obtenons les
tâches de niveau 1 : A, B et H. Barrons-les dans le tableau des antério-
rités pour définir les tâches de niveau 2 (figure 4.16).
La seule tâche n’en ayant pas d’antérieure est E ; elle est de niveau 2.
Poursuivons en barrant la tâche E (figure 4.17).
Deuxième étape
Elle consiste à numéroter les sommets. La numérotation se fait de gau-
che à droite dans la partie gauche des sommets (figure 4.20).
2
A:2 E:1 6
C:1 D:2
B:1 X:0 G:1
1 3 5 8 9
Troisième étape
2
2
4
A:2 E:1 6
C:1 D:2
0 B:1 1 X:0 3 6 G:1 7
1 3 5 8 9
Quatrième étape
2
2
2 4
A:2 E:1 6
C:1 4 D:2
0 B:1 1 X:0 3 6 G:1 7
1 3 5 8 9
0 3 3 6 7
H:3 X:0 F:2 5 X:0
7
3 6
4
3
Cinquième étape
Sixième étape
Réseau principal
Sous-réseau
Réseau principal
Sous-réseau
Niveau 1
Niveau 2
Niveau 3
• coût de la main-d’œuvre ;
Signalons ici pour mémoire que la méthode CPM, pour Critical Path
Method (« méthode du chemin critique »), est fondée sur la relation
durée-coût et a pour objectif, à partir d’une solution acceptable en ter-
mes de durée et de coût, de parvenir à une réduction maximale de la
durée, pour une augmentation minimale du coût.
4. Conclusion
Nous avons décrit dans ce chapitre les deux méthodes d’aide à la ges-
tion par projet : planning Gantt et graphes PERT. Le PERT est une tech-
nique de gestion des projets utilisée en général pour des projets
importants en taille, coût et durée, alors que le Gantt est davantage uti-
lisé pour des projets de moindre importance et même de gestion quoti-
dienne de l’atelier.
Toutes deux sont des outils de visualisation. Le PERT a un avantage
par rapport au Gantt : il met clairement en évidence les liens existant
entre les différentes opérations. Cependant, contrairement au Gantt, un
PERT réalisé manuellement rencontre rapidement des problèmes de
conception en raison de sa complexité de construction.
Ces deux méthodes pourtant déjà anciennes sont toujours d’actualité
grâce à leur intégration dans la plupart des logiciels de gestion de
production et de gestion par projet. L’intégration d’algorithmes sophis-
tiqués, laquelle serait ingérable à la main, rend les versions informa-
tisées de ces méthodes d’une redoutable efficacité.
1.1 Introduction
Le rôle des stocks dans une entreprise apparaît souvent ambigu. Il est
indéniable qu’ils ont un rôle positif de régulation du processus de pro-
duction. Ils permettent de désynchroniser la demande d’un produit de
la production.
Hélas, ce rôle positif est largement compensé par plusieurs inconvé-
nients majeurs :
• rigidification de la production – il faut écouler les stocks ;
• augmentation du délai moyen de production ;
• immobilisation de moyens financiers importants ;
119
Gestion de production
• immobilisation de surface ;
• etc.
La désynchronisation, due à la présence de stocks, permet de masquer
de nombreux problèmes tels qu’une maintenance des machines insuf-
fisante, une mauvaise planification...
Il faut donc trouver un compromis afin d’obtenir ce rôle positif indiqué
pour un coût minimal. Tel va être un des objectifs permanents de la
gestion de production.
• Ils apparaissent parce que l’on produit plus que nécessaire, d’où
la tendance des stocks à se gonfler.
Stock
Q/2
Temps
1 an
100 %
80 %
0%
0% 20 % 100 %
Soit donc une entreprise gérant 10 articles, et dont les valeurs de sor-
ties de stock et les valeurs de stock sont les suivantes :
Classement ABC
100
Sorties de stock cumulées
80
A B C
60
40
20
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
02 01 05 07 04 03 10 06 08 09
Article
Classement ABC
100
Valeurs de stock cumulées
80
A B C
60
40
20
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
02 01 07 10 04 03 05 09 06 08
Articles
Les anomalies constatées par cette double analyse ABC devront être
étudiées avec attention pour savoir si le fait s’explique ou s’il est l’illus-
tration de la maxime suivante : « Plus il y a de stocks, plus il y a de
manquants. »
3.1 Le magasinage
Les stocks d’une entreprise sont placés dans un ou plusieurs magasins
afin qu’ils soient rangés entre leur réception et leur mise à disposition.
Cette gestion suppose deux types d’organisation.
Gestion mono-magasin
Dans ce type d’organisation, tous les produits sont stockés et gérés
dans un lieu unique. L’avantage en est de simplifier la gestion du
stock, mais cela entraîne nécessairement de nombreuses manuten-
tions, donc des délais et des coûts.
Gestion multi-magasins
Afin de minimiser les manutentions, on préfère parfois répartir les
stocks dans plusieurs magasins. Chaque magasin regroupe les produits
par type (produits finis, matières premières...) ou en fonction de la
proximité géographique.
Pour les produits, on peut également dissocier deux modes de gestion.
Gestion mono-emplacement
Chaque article est stocké dans un et un seul emplacement. Ainsi le
suivi des quantités de cet article est-il facilité, de même que les opéra-
tions d’inventaire sont simplifiées. Cependant, on retrouve l’inconvé-
nient de la gestion mono-magasin : les problèmes de manutention.
Gestion multi-emplacements
Dans ce type de gestion, un article peut être stocké à plusieurs
endroits. On facilite ainsi les opérations de manutentions, mais il
devient difficile d’avoir une vision globale du stock. Outre les problè-
mes d’inventaire que ce type de gestion induit, il est possible d’avoir
un article en rupture dans un emplacement, alors qu’il est disponible
dans un autre emplacement. Cependant, ce type de gestion est plus en
accord avec la gestion au point d’utilisation préconisée par l’approche
de juste-à-temps.
La réception
Elle consiste à entrer un produit dans le magasin. Pour ce type de tran-
saction, il faut vérifier tant la conformité que la quantité des produits
reçus.
La sortie
Les pièces demandées sont retirées du stock conformément à une com-
mande client (produits finis) ou un bon de sortie (produits fabriqués).
L’inventaire permanent
Il consiste à tenir à jour en permanence les quantités en stock de cha-
que article grâce aux transactions.
L’inventaire intermittent
Il est en général effectué une fois par an en fin d’exercice comptable. Il
est effectué pour tous les articles de l’entreprise, d’où une grosse
charge de travail qui perturbe son activité.
L’inventaire tournant
Il consiste à examiner le stock par groupe d’articles et à vérifier l’exac-
titude en quantité et localisation de ces articles. On définit générale-
ment des fréquences différentes d’inventaire tournant selon
l’importance de l’article. On fera, par exemple, un inventaire trimes-
triel pour les articles de classe A, un inventaire semestriel pour les arti-
cles de classe B et un inventaire annuel pour ceux de la classe C.
4. Quantités économiques
Ce coût varie de presque rien à plus de 150 € si, par exemple, les dis-
cussions techniques et mises au point doivent aboutir à la définition
d’un cahier des charges.
A = L × (Nombre d’approvisionnements)
Q
S = ---- at
2
Coûts
annuels
Coût total C
Ce Coût de stockage S
Coût
économique
Coût d’approvisionnement A
0
Qe Quantité approvisionnée
Quantité économique
N
A = ---- L
Q
---- L + Q
C = Na + N ---- at
Q 2
∂C ∂
------- = ------- ⋅ N
Q NL + at
---- ⋅ L + ---- ⋅ at + Na ) = – ------- ----- = 0
∂Q ∂Q Q 2 Q2 2
d’où Qe = 2NL
-----------
at
Cette expression, appelée « formule de WILSON », donne la quantité
économique d’approvisionnement Qe.
Application numérique
N = 200 000 pièces par an
L = 150 €
t = 20 %
a = 10 €
2 × 20 000 × 150
Qe = ---------------------------------------- = 5 477
10 × 0,2
265 × 5 477
et on approvisionnera tous les ---------------------------- = 10 jours .
200 000
Coûts
annuels
Coût total C
Ce a2 = 1 €
Coût Coût de stockage S
a1 = 0,85 €
économique
a=1
a = 0,85
0
4 000 Quantité approvisionnée
2NL 2 × 20 000 × 50
Q1 = ---------- = --------------------------------------- = 3 430
a1 t 0,85 × 0,2
2NL 2 × 20 000 × 50
Q2 = ---------- = --------------------------------------- = 3 162
a2 t 1 × 0,2
N Q
C = Na + ---- L + ---- at
Q 2
20 000 3 162
C 2 = 20 000 × 1 + ----------------- × 50 + -------------- × 1 × 0,2 = 20 632 €
3 162 2
N Q
C = Na + ---- L + ---- at
Q 2
20 000 4 000
C 3 = 20 000 × 0,85 + ----------------- × 50 + -------------- × 0,85 × 0,2 = 17 590 €
4 000 2
N Q
Le coût total étant donné par : C = Na + ----- L + ----- at
Q 2
N Qe
le coût économique vaut : C e = Na + ------- L + ------- at
Qe 2
( Q – Qe )2
C(Q) = C ( Q e ) + ( Q – Q e )C ′ ( Q e ) + ----------------------------C ″ ( Q e )
2
∂C NL
et, en dérivant C ′ = --------- , on calcule C″ ( Q e ) = 2 -------3
∂Q Qe
On a donc :
NL
E = C – C e = -------3 × ( Q – Q e ) 2
Qe
Coûts
annuels
E : écart économique
C
S
Ce
0
Qe Q
Ze Zone économique
EQ e3
Q – Q e = ± ----------
NL
5. Méthodes de réapprovisionnement
5.1 Introduction
Une entreprise doit posséder en temps voulu les matières et les pro-
duits nécessaires à la production, à la maintenance et à la vente. Pour
cela, il faut déterminer quelles quantités commander et à quelles dates,
afin que le coût global soit le moins élevé possible. Ce problème est
naturellement indissociable de la gestion des stocks.
Stock
Stock
de sécurité
0
T T T Temps
Qm = C × (D+d) + SS
Stock
Qm
Q1 Q2 Q3
Stock
de sécurité
0 D D D Temps
d d d
Exemple : dès que le stock de vis atteint la valeur limite de 250 unités,
déclencher une commande de 1 000 pièces.
Stock
Point de commande
Stock de
couverture (Sc)
0
Date Date Temps
de commande de réception
Q Consommation réelle Q
Livraison prévue
Prévision
Temps Temps
0 0
Rupture Rupture
de couverture
de sécurité
0
date date Temps
de commande de réception
PC = C × D + SS
Pour leur part, les quantités commandées peuvent être calculées grâce
à la formule de la quantité économique (formule de Wilson). Le ges-
tionnaire suit l’évolution du stock aussi fréquemment que possible afin
de détecter le franchissement du point de commande.
Remarquons que :
• le stock de couverture est un stock vivant ;
• le stock de sécurité est un stock dormant.
La figure 5.14 illustre le cycle de commande : lorsque la quantité en
stock atteint le niveau d’alerte (points Mi), on déclenche une com-
mande. Dans le cas M3, le stock de sécurité évite la rupture de stock.
Stock
Q2
Q1
Q3
PC M1 M2 M3 M4
SS
0 D D D Temps
Délai
de livraison
Le risque de rupture est illustré par la figure 5.15. Dans ce cas, il faut
raisonner sur un stock fictif.
Stock
Point de commande (stock d'alerte)
Quantité économique
PC
SS
0
Date Date Rupture Temps
de commande de réception
1re commande
Stock 2e commande
3e commande
Stock
PC fictif
Quantité
SS économique
0
3e réception Temps
2e réception
1re réception
Ce problème n’est pas simple car la demande n’est pas constante mais
aléatoire. De plus, les délais de livraison ou de fabrication sont eux-
mêmes aléatoires.
La consommation sur une période D suit donc une loi normale d’écart
type : σ x,D = σ x D .
zσx D
σx D
Risque de rupture
Consommation moyenne
nécessaire
S = z σx D
Consommation fixe
Exemple
σ x,D
2 = D σ x2 = 4 × 5 2 = 100
σ 2 = σ l2 + Dσ x,D
2 = 400 + 100 = 500 soit σ = 22,36
Méthodologie
Le problème consiste à prévoir la consommation pendant la durée qui
sépare la commande et la réception. D’après l’historique de l’entre-
prise, on établit par exemple un tableau C comportant les délais
d’obtention des 15 dernières commandes et un tableau P des 100 der-
nières productions journalières. On peut alors déterminer la distribu-
tion de la consommation pendant le laps de temps qui s’écoule entre
commande et réception, en appliquant le petit algorithme suivant qui
consiste à faire des tirages aléatoires des consommations pendant l’his-
torique des délais.
DÉBUT
Pour i : = 1 à 1 000 Faire
Consommation : = 0
Tirer-Hasard Délai dans C
Pour j : = 1 à Délai Faire
Tirer Hasard Production dans P
Consommation : = Consommation + Production
Fin Faire
Distribution[i] : = Consommation
Fin Faire
Tracer histogramme(Distribution)
FIN
L’histogramme généré ne suit pas une loi normale ; on trouve une
quelconque distribution, représentative toutefois de la production
considérée en fonction de l’historique. Le stock de sécurité est déter-
miné par estimation sur l’histogramme obtenu (figure 5.18).
Figure 5.18
Détermination de la quantité par la méthode de Monte Carlo
Fréquence
Quantité commandée
Risque de rupture
5.5 Approvisionnement
par dates et quantités variables
Cette méthode concerne la gestion d’articles coûteux appartenant donc
à la catégorie A (de la classification ABC) dont les prix varient et qui
présentent un caractère plus ou moins spéculatif ou stratégique
(métaux et diamants en particulier).
L’attention demandée par cette méthode ne la rend exploitable que
pour un nombre très réduit d’articles : au plus une dizaine par gestion-
naire.
Zone Zone
de d'attente
conditionnement départ
Flux entrant
• Le quai de déchargement : sur lequel arrivent les palettes et/ou
produits par route ou voie ferrée.
• La zone de contrôle arrivée : dans cette zone sera traité l’ensem-
ble des contrôles qui sont prévus à l’arrivée d’un colis. Ce peut
être un contrôle simplement administratif des documents ou cela
peut être également un contrôle des produits par échantillon-
nage, ou exhaustif.
• La zone de quarantaine : parfaitement définie, en principe repé-
rée en rouge, cette zone permet d’isoler les lots en attente de
décision après un contrôle qui n’a pas donné satisfaction. Les
lots sont alors isolés afin d’éviter qu’ils ne se mélangent au flux
normal de production.
• Le stock de masse : ce stock est généralement un stock de palet-
tes. Les palettes sont empilées sur de grandes hauteurs dans des
palettiers (étagères spécialement conçues pour palettes).
• Le stock de détail : comme il n’est pas très pratique de préparer
les ordres de fabrication (OF) en faisant le tour du stock de
masse, on crée parfois un stock de détail qui permet de rassem-
bler dans un périmètre réduit l’ensemble des produits
nécessaires à la préparation des commandes. Le stock de détail
est alimenté par le stock de masse.
Flux sortant
Le stockage fixe
Le stockage rotatif
Le stockage dynamique
On peut l’utiliser pour stocker des cartons, des bacs et des palettes.
8. Conclusion
Les stocks constituent un « mal nécessaire » pour tout système de ges-
tion industrielle. Ils apportent de la souplesse en masquant de nom-
breux problèmes mais leur coût est élevé. Gérer les stocks est donc un
impératif pour maîtriser leurs niveaux au juste nécessaire.
Fonctions, documents
et données techniques
1. Introduction
La gestion de la production a pour objet la maîtrise des flux physiques.
Pour ce faire, elle s’appuie sur un système d’information (SI) qui donne
une image virtuelle de la réalité physique de l’entreprise. Tout système
d’information doit, d’une part, fournir aux gestionnaires l’information
nécessaire à leurs tâches, d’autre part, alimenter le système d’aide à la
décision (SIAD) qui donne aux dirigeants une vue d’ensemble sur le
fonctionnement de l’organisme, sa position par rapport aux objectifs,
ainsi que sur les principaux risques.
163
Gestion de production
2. Fonctions et documents
2.1.1 Généralités
Pour être performante, une entreprise doit innover sans cesse. Sous la
pression des clients et de la concurrence, les produits ont une durée de
vie (présence au catalogue) de plus en plus courte et il faut donc que
l’entreprise se remette continuellement en cause. On estime qu’une
entreprise qui veut assurer son avenir doit réaliser 40 % de son chiffre
d’affaires avec des produits nouveaux. Cette fonction est généralement
remplie par le bureau d’études et les services recherche et développe-
ment lorsqu’ils existent.
2.2.1 Généralités
La fonction Méthodes a pour finalité de permettre de passer d’un plan
ou d’une idée à un produit et même le plus souvent à des milliers de
produits. Il s’agit du stade de l’industrialisation du produit. Nous évo-
quons là la différence fondamentale entre artisanat et industrie. Dans
le premier cas, deux produits ne sont jamais totalement identiques, ce
qui fait la richesse du produit artisanal. En revanche, l’industriel doit
être capable de reproduire facilement et d’une manière économique de
nombreuses fois un produit. L’industrialisation doit expliciter la
manière d’y procéder en limitant la dispersion entre deux produits.
Outre ces objectifs techniques et économiques, la fonction Méthodes a
des objectifs humains. En effet, la réalisation des processus et la con-
ception des postes de travail, notamment leur ergonomie, pourront
conduire à des postes pour opérateurs « pensants », sollicitant leur
réflexion et pas seulement leurs muscles.
À court terme, la fonction Méthodes effectue la préparation technique
du travail de production : définition et mise à jour des gammes, dessin
et étude de pièces et outillages nécessaires, tenue des fichiers outillage,
machines, coûts par poste... À moyen terme, son rôle comprend l’amé-
lioration des procédés, la simplification des produits et de leur fabrica-
tion, l’amélioration des postes de travail et de leur implantation. À plus
• etc.
4. Articles
4.1 Définitions
Un article est un produit de l’entreprise ou un élément entrant dans la
composition d’un produit, que l’on veut gérer. C’est un terme général
correspondant à un produit fini, un sous-ensemble, un composant ou
une matière première.
Les données « Articles » sont nombreuses et, par exemple, dans le pro-
giciel SAP R/3 il y a une dizaine d’écrans correspondant à des vues
données de base, production, administration des ventes, achats, qua-
lité, coûts… Pour illustration, la figure 6.1 donne deux de ces écrans.
Figure 6.1 – Exemple d’écrans des données « Articles » dans SAP R/3
Les règles pour assigner le code article doivent être claires et comprises
de toutes les personnes qui les manipulent. Par ailleurs, procéder à un
changement du système de codification est une action lourde et coû-
teuse pour une entreprise (réétiquetages, transcodification...). Il est
donc indispensable de penser et choisir un système adapté aux objec-
tifs attendus et d’une durée de vie suffisante.
1 43 02 92 110 109 33
C’est le code (figure 6.3) utilisé pour la grande majorité des produits de
consommation et que l’on retrouve sur les codes barres.
3 24864 327632 2
3 2 4 8 6 4 3 2 7 6 3 2
2 +8 +4 +2 +6 + 2 = 24 24 x 3 = 72
3 + 4 + 6 + 3 + 7 + 3 = 26 + 26
= 98
6. Nomenclatures
6.1 Définitions
Une nomenclature est une liste hiérarchisée et quantifiée des articles
entrant dans la composition d’un article-parent. L’article-parent est le
composé, les autres étant les composants. On appelle lien de nomencla-
ture, l’ensemble composé-composant (figure 6.5). Chaque lien est
caractérisé par un coefficient indiquant la quantité de composant dans
le composé. Ce coefficient peut être entier ou non (0,12 m ou
2,430 kg). Une nomenclature est ainsi un ensemble de liens.
A composé
x2 coefficient
B composant
valise
partie partie
inférieure 1 1 1 supérieure
axe
coque
inférieure coque
2 1 1 2 1 supérieure
ferrure
fermeture
poignée
0,002 m2
0,1 kg 0,9 kg 0,7 kg
valise
x1 x1 x1
partie partie
inférieure axe supérieure
x2 x1 x1 x 0,4 m x2 x1
coque coque
fermeture poignée inférieure barre ferrure supérieure
niveau 0 valise
niveau 1 partie inférieure, axe, partie supérieure
niveau 2 fermeture, poignée, coque inférieure, barre, ferrure, coque supérieure
niveau 3 plastique noir, plastique gris, tôle
tures. D’autre part, elle permet d’allouer le stock disponible pour cet
article au plus tôt dans le temps et non pas au niveau le plus haut de la
nomenclature. En effet, le calcul des besoins est réalisé niveau par
niveau et il est indispensable de rassembler tous les besoins d’un arti-
cle à un même niveau.
A A Niveau 0
B C C Niveau 1
B B B Niveau 2
1 1 2
B C D
1 0,5 1 1 1
C E F G H
0,3
1 1 1
F G H
Le cas d’emploi, comme son nom l’indique, explicite dans quel(s) com-
posé(s) un article intervient. Il peut être multiniveaux ou à un niveau
(figure 6.12).
Des produits standardisés, avec une faible diversité des produits finis,
mais de nombreux composants, ont une structure convergente
(figure 6.13). Le nombre de niveaux de nomenclature est fonction de la
complexité du produit fini. Ce type de structure se retrouve dans la
fabrication de circuits électroniques ou d’ensembles de mécanique
générale.
nombreux composants
sous-ensembles standard
nombreux composants
COM BM BA TM TA
E10 G53
V125
100 % 65 % 35 % 75 % 25 %
COM BM BA TM TA
1 1 2
B C D
1 0,5 1 1 1
C E F G H
0,3
2 0,5 2 2 0,6
C E F H I
0 Valise
1 Partie inférieure
2 Fermeture
2 Poignée
3 Plastique noir
2 Coque inférieure
3 Plastique gris
1 Axe
2 Barre
1 Partie supérieure
2 Ferrure
3 Tôle
2 Coque supérieure
3 Plastique gris
Composants Composés
code unité coût standard 111 112 121 987
122 un 162,50 1
222 un 189,00 1 1
246 un 121,75 1
444 kg 5,00 0,250
511 m 3,12 1,80 1,80 0,95 0,95
888 un 19,83 2 3 2
923 un 18,83 1 1
924 un 13,00 2
987 un 1,75 2 2 1 1
La figure 6.22 illustre ces données dans le progiciel SAP R/3 (voir
notamment : niveau, code, désignation, quantité de lien, unité de ges-
tion).
7. Postes de charge
7.1 Définitions
Un poste de charge est une unité opérationnelle de base que l’entre-
prise a décidé de gérer. Précisons tout de suite qu’il ne faut pas le con-
fondre avec le poste de travail. Ce dernier est une unité physique qui
entrera dans un poste de charge, alors que le poste de charge est une
entité qui résulte d’un choix d’organisation. En général, le poste de
charge résultera de la combinaison de plusieurs postes de travail asso-
ciés pour réaliser une action de production déterminée. Ainsi, selon le
cas, le poste de charge peut être une machine, ou un groupe de machi-
nes, un ou plusieurs opérateurs, une association machine(s)-opéra-
teur(s), un atelier...
Le fichier des postes de charge sera utilisé pour déterminer les capacités
disponibles et les coûts de revient.
La figure 6.23 donne l’exemple d’un poste de charge selon SAP R/3
(les onglets donnent accès à plusieurs écrans ; ici, on voit les données
relatives à la capacité et aux temps inter-opératoires).
7.3 Outillages
Dans un système de gestion de la production, les outillages spécifi-
ques, les outillages consommables, à durée de vie limitée ou
nécessitant une maintenance, doivent être gérés de façon à assurer leur
disponibilité lors de la planification, puis de l’exécution.
8. Gammes
8.1 Définitions
L’industrialisation d’un produit consiste à choisir le processus et la
suite optimale des opérations permettant d’aboutir au produit fini con-
cerné. Toutes ces opérations sont répertoriées et précisées sur un docu-
ment comportant des données théoriques ou réelles, décrivant les
caractéristiques techniques utiles à la réalisation d’un article, c’est-à-
dire la manière de réaliser ces opérations, le matériel à utiliser, les
temps d’intervention, les tailles de lot... Ce document est communé-
ment appelé gamme et édité par le service des Méthodes. Selon le sec-
teur d’activité, ce document prend d’autres noms : process
(électronique), recette (agro-alimentaire), formule (chimie)...
les délais d’obtention des articles. Elle est donc beaucoup moins
détaillée puisque seuls sont alors indispensables l’ordre des opérations,
le poste de charge concerné et les temps d’utilisation du poste.
L’en-tête comporte :
• La référence de la gamme. Le plus souvent, il s’agit de la réfé-
rence de l’article correspondant. Lorsque plusieurs articles ont
des gammes communes, on est amené à définir des références
spécifiques de gammes et à rattacher la gamme adéquate à cha-
que article.
• La désignation de la gamme en clair.
• La description sous forme de commentaire ou de renvoi vers un
dossier technique.
• Les conditions d’emploi (tailles maximales et minimales de lot,
possibilité de fractionnement de lot).
• Les outillages nécessaires.
• les clients ;
• les fournisseurs ;
• les sous-traitants.
Les données de base s’y rapportant sont gérées par la fonction Com-
merciale dans le premier cas et par la fonction Achat pour les deux
autres.
Les enregistrements comportent dans tous les cas une référence per-
mettant d’y accéder et de mettre en relation les fichiers du système
d’information de l’entreprise, l’identification du partenaire, des don-
nées de description et de classification. Ces dernières concernent la
gestion de production pour l’évaluation qualitative ou quantitative des
partenaires (respect des délais, de la qualité par les fournisseurs et
sous-traitants, exigences des clients dans ces domaines).
Les premières ont pour origine les commandes clients ou les prévisions
de commandes qu’il faut confronter aux ressources de l’entreprise
(capacité disponible sur les postes machine et main-d’œuvre, ventilée
par périodes, stocks disponibles en produits finis, sous-ensembles,
composants et matières premières). Il en résulte selon le cas la création
d’ordres de fabrication (OF), d’ordres d’achat (OA) ou d’ordres de
sous-traitance (OST).
Après étude d’un grand nombre de cas réels d’entreprise, les cabinets
Oliver Wright estiment qu’il est nécessaire, pour qu’un système de ges-
tion de production fonctionne bien (entreprise de classe A), que cer-
tains indicateurs de performances satisfassent des valeurs minimales
(figure 6.25).
11. Conclusion
Les données techniques représentent les fondations de toute gestion
industrielle. Elles touchent toutes les fonctions de l'entreprise en for-
mant le cœur du système d'information de l'entreprise. Les meilleurs
outils et méthodes ne donneront que de piètres résultats si les données
techniques manipulées sont erronées ou mal structurées.
Nous avons développé dans ce chapitre les principales données qui
doivent être formalisées pour mettre en œuvre un bonne gestion de
production telles que les nomenclatures, gammes, articles, clients,
fournisseurs… Nous verrons dans les prochains chapitres comment
sont manipulées ces données notamment dans le chapitre consacré à
MRP.
205
Gestion de production
Plan stratégique
Exécution
Plan
stratégique
Calcul Charges
des besoins nets détaillées
Gestion
d'atelier
Clients Constructeur
Carrosserie
Vitres
Automobile Roues
Moteur
…
Besoins indépendants Besoins dépendants
Les modes de gestion de ces deux types de besoin sont donc totale-
ment différents, puisque dans le premier cas ils reposent sur des
méthodes de prévision (chapitre 3) alors que, dans le second cas, ils
font appel à la technique du calcul des besoins nets (voir section ci-
après). Ainsi, pour la voiture de la figure 7.3, des prévisions de ventes
seront à la base de l’estimation du volume de production nécessaire en
véhicules. Quant aux composants, les quantités à fabriquer ou acheter,
nécessaires pour assembler ces véhicules, seront calculées en se fon-
dant sur les nomenclatures (voir chapitre 6).
Il faut dès à présent remarquer que certains articles peuvent avoir des
besoins à la fois indépendants et dépendants. Ainsi, un article peut
entrer dans la composition d’un produit (besoin dépendant) et être
également vendu en pièce de rechange (besoin indépendant).
2.1 Généralités
Le calcul des besoins nets a pour objet de définir, à partir des besoins
indépendants, l’ensemble des besoins dépendants. Il fournit les appro-
visionnements et lancements de fabrication de tous les articles autres
que les produits finis, dans les périodes à venir. Il vérifie en outre la
cohérence des dates de livraison et des dates de besoin, notamment si
les besoins changent ou sont décalés dans le temps.
St = 150 ; L = 500 ; D = 2
Article S 1 2 3 4 5
Besoins bruts 500 500 500 250
Ordres lancés 500
Stocks prévisionnels 150 150 150 150 150 400
Fin 500 500 500
Ordres proposés
Début 500 500 500
Message : Lancer 500 S en période 1
Dans les colonnes, toutes les valeurs sont valables en début de période,
sauf le stock prévisionnel : les « besoins bruts » doivent être satisfaits
en début de période, les « ordres lancés » (en attente de production ou
achats en cours de livraison) sont disponibles en début de période, les
« ordres proposés » ont des dates de début et fin en début de période,
et en revanche les « stocks prévisionnels » donnent la valeur en fin de
période. Un tel tableau va permettre d’effectuer le calcul en se plaçant
au début de la première période.
Progamme directeur
de production (PDP)
éclatement
selon nomenclature
Besoins bruts
échéancés
Besoins nets
échéancés
Ajustements
aux paramètres de gestion
PF
×2
S
× 0,5 kg
M
St = 300 ; L = 250 ; D = 1
Article PF 1 2 3 4 5
Besoins bruts 100 150 150 200 250
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 300 200 50 150 200 200
Fin 250 250 250
Ordres proposés
Début 250 250 250
Article M
Les besoins bruts en article M (tableau 7.10) sont entraînés par les
ordres proposés de S : BB1 = BB2 = 0,5 × 500 = 250.
Prenons le cas d’un composant P utilisé dans les produits finis PF1 et
PF2, avec respectivement les coefficients 1 et 3 (figure 7.11).
PF1 PF2
×1 ×3
P P
St = 300 ; L = 250 ; D = 1
Article PF1 1 2 3 4 5
Besoins bruts 100 150 150 200 250
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 300 200 50 150 200 200
Fin 250 250 250
Ordres proposés
Début 250 250 250
St = 150 ; L = 200 ; D = 2
Article PF2 1 2 3 4 5
Besoins bruts 100 100
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 150 150 50 50 150 150
Fin 200
Ordres proposés
Début 200
St = 300 ; L = 600 ; D = 1
Article P 1 2 3 4 5
Besoins bruts 850 250 250
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 300 300 50 400 150 150
Fin 600 600
Ordres proposés
Début 600 600
Message : Lancer 600 P en période 1
niveaux
A 0 A
×1 ×2 ×2
B C 1 ×1 C
×1 ×1
B 2 B B
St = 450 ; L = 400 ; D = 1
Article A 1 2 3 4 5
Besoins bruts 200 200 200 200 200
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 450 250 50 250 50 250
Fin 400 400
Ordres proposés
Début 400 400
St = 850 ; L = 900 ; D = 1
Article C 1 2 3 4 5
Besoins bruts 800 800
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 850 850 50 50 150 150
Fin 900
Ordres proposés
Début 900
St = 500 ; L = 800 ; D = 2
Article B 1 2 3 4 5
Besoins bruts 400 900 400
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 500 500 100 0 400 400
Fin 800 800
Ordres proposés
Début 800 800
Message : Lancer 800 B
St = 190 ; L = 500 ; D = 2
Article X127 1 2 3 4 5
Besoins bruts 150 180 140 200 210
Ordres lancés 500
Stocks prévisionnels 190 40 360 220 520 310
Ordres proposés Fin 500 F
Début 500 F
Message :
Reculer ordre de 500 X127 avec date de fin en période 4 pour fin en période 5.
Article P 1 2 3 4 5
Besoins bruts 850 250 250
Ordres lancés
Stocks prévisionnels 250 250 0 350 100 100
Fin 600 600
Ordres proposés
Début 600 600
Message : Lancer 600 P
contre au plus haut niveau est essentielle, car elle permet de faire le
point sur le fonctionnement de l’entreprise. Elle nécessite donc la pré-
sence de tous les acteurs cités.
Objectif de stock :
L’examen des trois mois passés montre que la production n’a pas
atteint ses prévisions et que le service commercial les a dépassées. Le
stock est actuellement tombé en dessous de la fourchette prévue. La
réunion de PIC est là pour décider de la politique à choisir. Nous
complétons les tableaux en supposant que les problèmes de produc-
tion soient résolus et permettent d’être au niveau 520 k€ pour les mois
à venir. Avec les ventes prévues, le niveau de stock remontera rapide-
ment vers l’objectif.
300
Objectif de stock : 250
200
Familles Ratio
A 5
B 2
C 3
D 2
Les ratios utilisés seront réactualisés une à deux fois par an selon la
variation observée dans l’entreprise. Ajoutons que le calcul global de
charge au niveau du PIC pourrait tout aussi bien porter sur la charge
machine d’un atelier, mais le principe d’évaluation globale sur des pro-
duits « moyens » représentant les familles serait analogue.
On comprend aisément l’utilité du PIC, outil simple d’utilisation mais
puissant, pour établir la planification globale de l’activité. Et son grand
intérêt est de permettre d’y procéder sous la forme d’un contrat entre
les responsables des diverses fonctions de l’entreprise.
St = 125 ; L = 100 ; D = 1 ; SS = 5 ; ZF = 3
1 2 3 4 5 6 7
Prévisions de vente 5 20 30 40 45 50 50
Commandes fermes 35 20 15 5 2
Disponible prévisionnel 120 80 40 95 50 3 53 3
PDP (date de fin) 100 100
Disponible À vendre
PDP (date de début) 100 100
ZF, les ordres du PDP sont des ordres fermes, non modifiables par le
système informatique, mais seulement par le gestionnaire du PDP (voir
la définition donnée au paragraphe 2.4, « Les différents types
d’ordre ») alors qu’au-delà de ZF, des ordres proposés sont placés
comme dans un calcul des besoins. Le rôle de la limite ZF est naturel-
lement de stabiliser le PDP et de lui éviter une trop grande nervosité.
En effet, sa modification permanente entraînerait une remise en cause
constante des ordres, des ruptures, car les composants du produit fini
n’auraient pas été prévus, mais aussi une efficacité bien faible de la
production et un service client de mauvaise qualité. Des modifications
peuvent être envisagées dans la zone ferme. Cependant, ces modifica-
tions exceptionnelles doivent être placées sous la responsabilité du
gestionnaire qui prend l’accord de la production. Et, bien sûr, l’entre-
prise cherchera à réduire la taille de cette zone ferme en maîtrisant et
en diminuant les délais de production.
St = 125 ; L = 100 ; D = 1 ; SS = 5 ; ZF = 4
1 2 3 4 5 6 7
Prévisions de vente 5 20 30 40 45 50 50
Commandes fermes 35 20 15 5 2
Disponible prévisionnel 120 80 40 95 50 3 53 3
PDP (date de fin) 100 100
Disponible À vendre
PDP) (date de début) 100 100
St = 125 ; L = 100 ; D = 1 ; SS = 5 ; ZF = 4
1 2 3 4 5 6 7
Prévisions de vente 5 20 30 40 45 50 50
Commandes fermes 35 20 15 5 2
Disponible prévisionnel 120 80 40 95 50 3 53 3
PDP (date de fin) 100 100
Disponible À vendre 70 78 100
PDP (date de début) 100 100
Le DAV donne tout ce qui peut être encore promis à des clients. Une
valeur est à donner en première période, puis chaque fois qu’il y a une
nouvelle ressource, donc un ordre en PDP Fin : ici, en périodes 1,3 et 6.
En période 1, le stock existant est de 125 (car tout le stock, y compris
le stock de sécurité, peut être vendu... sinon à quoi servirait le stock de
sécurité ?) ; or, tout ce qui est déjà promis à des clients jusqu’à la pro-
chaine ressource (période 3) est de 35 + 20.
Pour les périodes autres que la première, on ne doit tenir compte que
des ressources PDP, car tout le disponible prévisionnel a pu être vendu
(il est inclus dans le DAV précédent).
Remarques
Nous avons fixé ici des conventions simples pour illustrer, tout
d’abord, la consommation des prévisions par les commandes. Nous
avons également divisé l’horizon de planification en deux zones ; elles
peuvent être au nombre de trois : zone gelée (modification exception-
nelle avec accord de la production), zone négociable (modification
possible après vérification de disponibilité des composants et de la
capacité) et zone libre.
Pour être efficace, le Calcul des charges détaillées doit porter sur tous
les ordres qui vont apporter une charge : ordres lancés (par les opéra-
tions non encore exécutées), ordres planifiés fermes et ordres pro-
posés.
Pour chaque ordre i, on connaît la quantité de l’article et la date de fin
de l’ordre. La gamme associée donne l’échéancement des opérations
avec, pour chaque opération, le centre de charge j concerné, les temps
de changement de série ou préparation et le temps unitaire d’exécu-
tion. Il est donc aisé d’affecter les opérations exécutées sur chaque
centre de charge dans la période concernée et d’effectuer le calcul de la
charge résultante :
Temps Prépa + Temps Exéc. × Nombre (figure 7.29).
Figure 7.29
Charge d’un ordre de fabrication sur un centre de charge
La charge du centre j sera la somme des charges apportées par tous les
ordres i exécutés dans la période considérée (figure 7.30).
6. La gestion d’atelier
6.1 Définition
Une liste de priorités donne la séquence des ordres à exécuter. Elle est
fondée sur une règle de priorité. Soulignons immédiatement qu’une
règle de priorité doit être simple, facile à interpréter, en accord avec la
planification, et surtout qu’elle n’est pas un substitut à la répartition
des charges. Une surcharge de planification d’un atelier n’est en aucun
cas soluble par des priorités ! Le tableau 7.32 rappelle quelques règles
simples et bien connues déjà évoquées dans la gestion par la méthode
Gantt.
N˚ Règle Explication
1 date de fin la plus proche date fin– date actuelle
2 FIFO (first in first out) priorité dans l’ordre d’arrivée
3 LIFO (last in first out) priorité au dernier arrivé
4 marge minimale (temps restant – temps opératoires
restants) minimal
5 marge moyenne marge /nombre d’opérations minimale
par opération minimale
6 rapport critique (ratio critique) temps restant /travail restant minimal
Exemple
Temps
N° OF Jour d’arrivée Date de fin Travail restant (j)
d’exécution (h)
101 42 5 56 4
127 45 3 53 3
243 44 2 51 2
204 49 4 52 3
125 50 1 55 2
Réponses
1. 101 – 243 – 127 – 204 – 125
2. 243 – 204 – 127 – 125 – 101
3. 125 – 243 – 127 – 204 – 101
4.
N° OF Temps restant Travail restant Rapport critique
101 56 – 50 = 6 4 1,5
127 53 – 50 = 3 3 1,0
243 51 – 50 = 1 2 0,5
204 52 – 50 = 2 3 0,7
125 55 – 50 = 5 2 2,5
On remarquera que l’OF 243, le plus prioritaire, ne sera pas terminé à la date
de fin prévue puisque le travail restant est supérieur au temps restant.
Déroulement du temps
Opérations
1 2 3 4 5 6 7
1
Ordre normal 2
3
1
2
Éclatement
3
d’ordre
2
3
1
Éclatement 1
d’opération 2
3
1
Chevauchement 2
3
Figure 7.35
Les informations du pilotage des activités de la production
6.3.4 L’interface
L’interface entre le système de planification et le système de pilotage
des activités de production doit être formelle. Par exemple, de la planifi-
cation (vers le PAP) proviennent date de besoin, quantité de l’ordre,
date de début... conduisant au calcul des priorités, et du PAP vers la
planification circulent des informations sur les arrêts machines, les
rebuts excessifs... induisant des délais.
Nombre d’OF avec date de fin dans la période et terminés dans la période
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Nombre total d’OF avec date de fin dans la période
En-cours
7. Exemple de synthèse
Afin de bien comprendre l’enchaînement des niveaux de planification
précédant l’exécution et la cohésion du système, voici un exemple sim-
ple. Les nombres figurant dans les divers tableaux du paragraphe sont
en caractères gras quand il s’agit de réponses aux questions.
Production Fév Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct
Prévisionnel 7 300 7 300 7 300 7 300 7 300 7 300 7 300 7 300 7 300
Réel 7 000 7 200 7 200
Écart – 300 – 100 – 100
Écart en % – 4,1 – 1,4 – 1,4
Stock Fév Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct
Prévisionnel 1 400 800 800 600 800 1 000 1 000 1 000 1 200
Réel 800 800 600
Écart – 600 0 – 200
% objectif 67 67 50
1 400
Objectif de stock : 1 200
1 000
Le stock actuel est 600, il faut donc l’accroître de 600 pour atteindre
l’objectif de 1200 fixé. Le total des prévisions de ventes pour les six
prochains mois (mai à octobre) est de 43 200. Pour satisfaire à l’aug-
mentation de stock, la production globale de ces six mois doit être de
43 200 + 600 = 43 800. La charge induite devant être constante, la
production mensuelle devrait être fixée à 43 800/6 = 7 300. Le calcul
de stock donne alors les valeurs mentionnées.
St = 170 ; L = × 150 ; D = 1 ; SS = 20 ; ZF = 4
18 19 20 21 22 23 24 25
Prévisions des ventes 60 80 160 260 320 240 280 280
Commandes fermes 240 220 160 60 40
Disponible prévisionnel 150 300 0 130 110 90 110 130 0
PDP (date de fin) 450 450 300 300 300 300 150
Disponible à vendre 160 290 240 300 260 300 150
PDP (date de début) 450 300 300 300 300 150
Message : Rendre ferme l’ordre de 300 A1 à lancer semaine 21
Figure 7.40
PDP des trois produits A1, A2 et A3 de la famille A
mois de mai
semaine 18 semaine 19 semaine 20 semaine 21
PDP A1 (fin) 450 0 450 300
PDP A2 (fin) 1 000 1 200 1 100 1 000
PDP A3 (fin) 300 900 0 750
mois de mai
semaine 18 semaine 19 semaine 20 semaine 21
A1 6 0 6 4
A2 10 12 11 10
A3 2 6 0 5
Total 18 18 17 19
Figure 7.42
Lissage de la charge globale par modification du PDP A3
mois de mai
semaine 18 semaine 19 semaine 20 semaine 21
A1 6 0 6 4
A2 10 12 11 10
A3 2 6 1 4
Total 18 18 18 18
St = 60 ; L = 1000 ; D = 2
18 19 20 21 22 23 24 25
Besoins bruts 900 600 600 600 600 300
Ordres lancés 1 000
Stocks prévisionnels 60 60 160 560 960 360 760 460 460
Fin 1 000 1 000 1000
Ordres proposés
Début 1 000 1 000 1 000
Message : Lancer 1 000 V55
Chaque ordre porte sur une quantité de 1 000. La charge induite par un
ordre occupe le centre de charge REC5 pendant :
1 + 0,02 × 1 000 = 21 h
Nous reportons sur le tableau 7.45 les charges que nous venons de cal-
culer pour V55. Ce tableau comporte également les différentes charges
dues à d’autres articles (V47, V13 et V98) sur le même centre de
charge. Nous calculons ensuite la charge totale sur REC5.
18 19 20 21 22 23
V55 21 21 21 21
V47 10 10 10 10
V13 5 5 10 5 15 5
V98 8 8 8 8
Total 36 36 39 23 44 23
Charge/capacité
Charge/capacité
(h)
(h)
Capacité démontrée
40 39 Capacité démontrée
40 39
30
30
20
20
10
10
18
18 19
19 20
20 21
21 22
22 23
23 Semaines
Semaines
18 19 20 21 22 23
V55 21 21 21 6 16
V47 10 10 10 10
V13 5 5 10 5 15 5
V98 8 8 8 8
Total 36 36 39 29 39 23
8. Régulation de MRP2
Dans ce chapitre, nous avons présenté les divers niveaux de planifica-
tion et de gestion d’atelier constituant le management des ressources
de la production. Nous avons notamment montré leur enchaînement
depuis le domaine stratégique jusqu’à celui de l’atelier. Nous avons à
plusieurs reprises souligné la nécessité d’un réalisme dans la mise en
œuvre à tous les niveaux.
Pour y pourvoir le système comporte trois boucles fonctionnelles de
régulation schématisées sur la figure 7.48 et décrites ci-après.
• La première concerne les délais. Elle est double et relie les résul-
tats de la planification des capacités aux deux niveaux constitués
par le calcul des besoins nets et le programme directeur de pro-
duction.
Plan stratégique
Plan industriel
et commercial
Plan industriel Plan industriel
et commercial et commercial
Programme directeur
de production
Calcul
des besoins nets
non
Réaliste ?
oui
Suivi et contrôle
du flux des charges
Priorité
et contrôle d'exécution
9. Conclusions
Le management des ressources de la production est donc une méthode
de planification de l’ensemble des ressources d’une entreprise indus-
trielle. Cette méthode comprend trois niveaux de planification, avec
détail de plus en plus fin depuis le plan industriel et commercial, en
passant par le programme directeur de la production vers le calcul des
besoins nets. Cette planification prépare l’exécution.
L’évaluation des besoins est à tous les niveaux calculée à capacité infi-
nie mais doit toujours être validée par un calcul de charge. Il faut sur-
tout s’attacher à une bonne planification de « tête » (PIC puis PDP),
réaliste, pour bénéficier d’un calcul des besoins utile, conduisant à une
exécution ainsi facilitée. Nous avons également mentionné la
régulation par des boucles de rétroaction.
La méthode Kanban :
du Kanban spécifique
au Kanban générique
1. Introduction
263
Gestion de production
C’est en cette période que M. Ohno constate que « les gens des usines
ont toujours tendance à faire de la surproduction » et cherche le moyen
qui permette de produire :
Flux Flux
physique physique
Flux Flux
des Kanban des Kanban
Flux Flux
physique physique
Dans le détail, si l’on observe ce qui se passe entre deux postes de tra-
vail consécutifs, on peut observer la situation illustrée sur la figure 8.3.
POSTE 1 POSTE 2
Containers avec Kanban
K K K K
Étiquette Kanban
K
S’il n’y a pas de Kanban sur le planning du poste no 1, cela signifie que
tous les Kanban sont attachés à des containers en attente de consom-
mation devant le poste no 2. Le poste no 2 est donc très bien approvi-
sionné et le poste no 1 ne doit pas produire !
Le système que nous venons de décrire se reproduit entre tous les pos-
tes d’un même atelier, pris deux à deux. Un Kanban particulier ne cir-
cule qu’entre deux postes de travail. Il apparaît donc sur le Kanban
l’adresse du poste amont et l’adresse du poste aval entre lesquels il cir-
cule.
Si, pour différentes raisons, on n’y parvient pas, le Kanban ne doit pas
être appliqué ; il est préférable de rester dans un système de gestion de
la ligne de production par ordres de fabrication.
Pour que le poste fournisseur puisse répondre correctement aux
besoins de son ou ses clients, il devra gérer correctement ses priorités.
Quand le planning Kanban d’un poste de travail comporte plusieurs
types de Kanban, le principal problème de l’opérateur consiste à choi-
sir le type de pièces à fabriquer en priorité.
Supposons qu’un poste de travail fabrique 3 types de pièces :
• Référence A : 8 Kanban en circulation.
• Référence B : 5 Kanban en circulation.
• Référence C : 3 Kanban en circulation.
Cas no 1 : il n’y a aucun Kanban sur le planning ; l’opérateur du poste
ne doit donc pas produire !
Cas no 2 : le planning a la physionomie de la figure 8.4.
A B C
A B C
A B C
Figure 8.5
Planning avec priorité déterminée par l’index total des Kanban
A B C
A B C
A B C
Figure 8.6
Planning avec priorité déterminée par les deux index :
total des Kanban et zone d’alerte
A B C
A B C
A B C
2.3 Caractéristiques
des étiquettes Kanban spécifiques
Le Kanban n’est autre que l’étiquette attachée à un container. Il se pré-
sente généralement sous la forme d’un rectangle de carton plastifié ou
non de petite taille. Un certain nombre d’informations sont précisées
sur un Kanban.
Ces informations varient beaucoup selon les entreprises, mais l’on
retrouve des informations indispensables minimales sur tous les
Kanban :
• la référence de la pièce fabriquée ;
• la capacité du container, et donc la quantité à produire ;
• l’adresse ou référence du poste amont fournisseur ;
• l’adresse ou référence du poste aval client.
Aujourd’hui, toutefois, nombre d’entreprises dotées de lignes de pro-
duction appliquent les principes du Kanban sans étiquette.
Poste client 1
A
Poste
fournisseur B B B B
C C C C
Poste client 2
Si l’on observe un peu mieux la figure 8.7, on s’aperçoit que les empla-
cements vides se situent à proximité des postes clients. En effet, pour
des raisons de recherche de déplacement minimal, les clients ont ten-
dance à utiliser les containers de pièces le plus proches d’eux, et les
fournisseurs viennent positionner leurs productions au niveau de ces
mêmes emplacements. Ce n’est donc pas du tout une logique de type
FIFO (First In First Out : premier arrivé, premier utilisé) mais plutôt
LIFO (Last In First Out : dernier arrivé, premier utilisé), ce qui signifie
que les containers situés à proximité des postes fournisseurs, qui sont
en général des stocks de sécurité, ne sont que peu ou pas utilisés. Cela
peut se révéler problématique s’il s’agit de produits périssables, à cor-
rosion rapide…
Pour des produits plus légers, le stockage peut se faire sur des stoc-
keurs dynamiques, étagères en plan incliné sur lesquelles glissent les
containers jusqu’au point d’utilisation, ce qui permet simplement une
gestion FIFO (voir chapitre 5 – figure 5.22).
Mais cette règle n’est pas obligatoire et ne s’adapte pas à toutes les
situations. Il convient donc de tâtonner quelque temps, d’observer le
fonctionnement du système dans différentes situations avant d’arrêter
une décision. On peut remarquer que cette décision ne sera que tem-
poraire puisqu’un système Kanban se doit d’être évolutif, d’être amé-
lioré en permanence. Les améliorations apportées permettent au
système d’être plus réactif et flexible, et cela permet de diminuer la
taille des containers au fur et à mesure. L’objectif est de parvenir à la
situation optimale, ce que les Anglo-Saxons appellent le système one
piece flow, qui se traduit par une seule pièce dans le container. Mais,
pour y parvenir, on doit fiabiliser presque totalement le système de
fabrication, ce qui n’est pas facile !
Où :
Exemple
Nombre de Kanban
pour A = (50 × 1 + (100 + 50))/100 = 2 Kanban
Nombre de Kanban
pour B = (100 × 1 + (200 + 100))/100 = 4 Kanban
P1 P2 P3
Kanban spécifique
P1 P2 P3
CONWIP
Figure 8.9
Le Kanban générique : exemple de fonctionnement (instant t)
A C X Z
Poste 1 C Poste 2 D Poste 3 A Poste 4 T
D B K
FIFO FIFO FIFO
Ordinateur
X, X, avec liste de priorité Livraison
B, C, H de production – plates-formes de distribution
– ou clients
Figure 8.10
Le Kanban générique : exemple de fonctionnement (instant t + 1)
C C X Z
Poste 1 D Poste 2 D Poste 3 A Poste 4
A B K
FIFO FIFO FIFO
T, X,
Livraison
B, C,
– plates-formes de distribution
– ou clients
On voit bien sur cet exemple que le Kanban générique est un système
de pilotage par l’aval dans lequel les priorités de production sont don-
nées par le premier poste, donc le « programme client ».
4. Conditions de réussite
de la mise en place
d’un système Kanban,
spécifique ou générique
Comme nous venons de le voir, cette méthode est excessivement sim-
ple à mettre en œuvre. Cependant, il ne faut pas oublier que l’utilisa-
tion d’un Kanban dans un atelier correspond à l’apparition d’un
système d’information qui va mettre en évidence, révéler, la plupart des
problèmes d’atelier. Pour gérer un flux de produits par la méthode Kan-
ban, il faut générer une très grande fluidité de l’écoulement des pro-
duits. Loin de réguler les perturbations, le système Kanban, lorsqu’il
est tendu, a plutôt tendance à amplifier leurs effets, contrairement aux
stocks qui les amortissent. L’atelier ne pourra donc fonctionner que si
les problèmes sont résolus, ou du moins s’ils le sont en partie.
Les actions à réaliser doivent être engagées pour une part avant et pour
l’autre pendant la mise en œuvre de la méthode Kanban dans l’atelier.
Ces actions sont une condition nécessaire à la réussite de l’installation
du Kanban dans l’entreprise.
Les modifications qui doivent être apportées sont multiples et on peut
remarquer que la démarche de progrès n’est pas la même dans toutes
les entreprises. Certaines entreprises rencontreront des problèmes rela-
tifs à leur implantation et devront travailler en priorité ce point là,
d’autres ont des temps de réglage très longs et nuisibles au bon fonc-
tionnement du Kanban.
La plupart des actions que l’entreprise doit entreprendre seront large-
ment développées dans le chapitre 10 consacré à la Lean Production.
On peut cependant déjà évoquer :
• La nécessité d’une bonne implantation des ateliers.
• La nécessité de réduire considérablement les temps de change-
ments de série.
• La suppression des aléas (pannes, pièces non conformes...).
• Le développement de relations privilégiées, le véritable partena-
riat avec les fournisseurs internes et externes à l’entreprise.
rochers = perturbations
6. Conclusion
La méthode Kanban est l’un des outils d’application de la philosophie
Lean Production. Tous les éléments de réflexion évoqués dans le
chapitre 10 consacré à la Lean Production doivent y être appliqués
pour que le système Kanban fonctionne bien.
Le Kanban est aussi utilisé de façon assez inattendue dans des entre-
prises qui n’ont pas d’activité de production industrielle traditionnelle,
par exemple pour déclencher des réapprovisionnements de produits.
C’est le cas dans la logistique pharmaceutique où il est largement
répandu entre officines et plates-formes de regroupements de médica-
ments. La réactivité est l’atout essentiel de ce système puisque tout
patient peut obtenir le médicament qu’il souhaite dans un délai d’une
demi-journée. Il est aussi utilisé dans des restaurants de type « fast
food » pour déclencher une nouvelle réalisation d’un lot de produits
dont la consommation est souhaitée très vite. L’atout de ce système est
là aussi sa très forte réactivité.
Il s’agit d’un outil très simple de mise en place et de compréhension à
partir duquel on peut mettre en place un réel pilotage des ateliers au
niveau des opérateurs, lesquels peuvent en assumer l’entière responsa-
bilité.
La gestion d’atelier
par les contraintes
1. Introduction
291
Gestion de production
Que peut bien signifier gérer un atelier par ses contraintes ? Qu’est-ce
qui est une contrainte dans un atelier ? La mauvaise humeur de son
responsable ? Eh bien non ! Une contrainte s’exprime en termes de
capacité de production insuffisante, et plus précisément en termes de
goulet d’étranglement.
Chaque poste est soumis à des aléas divers : pannes machine, non-
qualité des pièces, en-cours...
Poste X Poste A
Matière première Capacité (100 p/h) Capacité (100 p/h)
100 p/h 120 p/h
Production Production
100 p/h 100 p/h
Production limitée
Une heure perdue sur un goulet est donc une heure perdue pour
tout le système.
Il faut donc chercher à protéger les goulets puisque ce sont eux qui
déterminent toute la production. Il faut qu’ils soient constamment
approvisionnés afin qu’ils puissent au moins fabriquer l’équivalent de
leur capacité. Si un stock est indispensable quelque part, c’est bien
juste en amont d’un goulet ! Ailleurs non, car les postes ont une capa-
cité suffisante pour leur permettre de compenser le retard par manque
d’approvisionnement.
Supposons que l’on soit de nouveau dans la situation de la figure 9.2,
où X alimente A. Supposons que l’on parvienne à diminuer le temps
de changement de série sur A. Quel intérêt cela peut-il avoir puisque X
limite toujours la production ?
Essayons de répondre aux deux questions suivantes :
Question no 1
Quand on décide d’installer dans un atelier un chantier pilote SMED,
sur quelle machine le fait-on a priori dans une logique traditionnelle ?
Et pourquoi ? Et dans une logique de gestion par les contraintes ? Et à
nouveau pourquoi ?
Dans une logique traditionnelle, on choisira pour un chantier SMED
une machine qui a un temps de réglage long que l’on va essayer de
diminuer pour réduire les tailles de lots de fabrication, et donc accroî-
tre la flexibilité en changeant de série plus souvent.
Dans une logique de gestion par les contraintes, on doit tout d’abord
effectuer la démarche SMED sur le ou les goulets pour diminuer le
temps de réglage et gagner ainsi du temps de production ; ainsi, on
augmente la capacité du goulet afin que celui-ci soit « moins goulet ».
En conclusion, on utilisera SMED sur les goulets pour augmenter leur
capacité de production et on utilisera SMED sur les non-goulets pour
diminuer les tailles de lot et les rendre plus flexibles. On peut d’ailleurs
remarquer que toute la surcapacité des non-goulets peut être utilement
mise à profit en temps de réglage pour rendre ceux-ci plus flexibles.
Question no 2
Quand on souhaite parvenir à une amélioration de la fiabilité des
machines par mise en place d’une maintenance préventive, sur quelle
A1
A2
A3
Les goulets sont donc les contraintes à partir desquelles il faut piloter
la production.
P1
Fin : 4 h 40 min
P2
P3
1h 2h 3h 4h 5h
P1
Fin : 2 h 40 min
P2
P3
1h 2h 3h 4h 5h
Si on applique cette idée, elle conduit à rechercher dans les ateliers des
lots de transfert les plus faibles possibles : pièce à pièce, comme dans
l’industrie automobile, est la situation idéale. Mais cela nécessite une
excellente organisation, une implantation parfaite et une grande fiabi-
lité des fournisseurs.
Pendant qu’il fabrique les 950 vis non demandées, d’autres clients pas-
sent des commandes qui, elles, ne sont pas satisfaites dans les délais.
Par ailleurs, la taille de lot retenue continuera à être utilisée sans modi-
fication chaque fois qu’on devra fabriquer ce produit.
Cette situation est aujourd’hui utilisée par toutes les entreprises qui
utilisent des logiciels de GPAO de type MRP, c’est-à-dire plus de 80 %
des entreprises françaises.
F=P+Q×U+A+D
Ce temps, estimé une fois pour toutes, est inséré dans le logiciel de
gestion de production et tous les calculs d’ordres de fabrication sont
effectués avec ce temps-là.
Dans une gestion traditionnelle par MRP, on fige un délai estimé qui ne
correspond en rien aux contraintes du système de production à un ins-
tant donné.
Dans ce domaine, la gestion par les contraintes nous fait observer que
la somme des optimums locaux n’est pas l’optimum du système global.
Dans une entreprise, on peut dire que ce n’est pas parce que chaque
personne, chaque atelier, chaque service de l’entreprise est efficace,
que l’on a une entreprise globalement efficace.
Il faut chercher à faire en sorte que dans l’entreprise toutes les person-
nes travaillent dans un même but commun : la stratégie de l’entreprise,
et tirent l’entreprise dans le même sens.
Exemple
E5 E3
E6 P1 E6 P3
E7
E1 E4
E2 P2 E6 P4
E4 E7
Cet exemple est un peu simpliste, mais il donne quand même une idée
de la démarche à suivre.
On peut être amené à penser que, de toute façon, les goulets changent
de place dans l’entreprise en fonction de la demande du moment et
donc de la production du moment. Cela est probablement vrai pour
des entreprises qui ont des productions très différenciées et à durée de
vie extrêmement courte. Pour toutes les autres, les goulets sont stables.
À partir du moment où les goulets sont repérés, il est nécessaire de
leur appliquer les règles que nous avons développées précédemment :
• utiliser les goulets à plein rendement ;
• protéger les goulets ;
• gagner des heures de production sur les goulets ;
• utiliser les temps disponibles des non-goulets ;
• etc.
Mais ces règles n’ont pour but que de fonctionner le moins mal possi-
ble pendant la période où l’on n’est pas encore capable d’éliminer les
goulets, puisque le but ultime doit bien évidemment être d’éliminer les
goulets ! Mais on peut imaginer que, dans une entreprise en bonne
santé économique où la croissance est de mise, l’élimination d’un gou-
let va se traduire par la création d’un autre ailleurs, à gérer lui aussi, et
ainsi de suite. La gestion par les goulets est donc une quête quasi
permanente !
4. Conclusion
La démarche que nous avons étudiée peut être utilisée dans toutes les
entreprises de production quel que soit leur secteur d’activité. Cette
démarche est parfaitement complémentaire d’une démarche Lean Pro-
duction/qualité totale, d’une planification de type MRP2.
Nous n’avons étudié ici qu’une petite partie du management par les
contraintes, fondée sur le pilotage d’atelier. Mais elle recouvre d’autres
aspects de management plus globaux, et en particulier une réflexion
sur la mesure de la performance de l’entreprise.
Du juste-à-temps
au Lean Management
et à Six sigma
1. Introduction
311
Gestion de production
• un manque de motivation ;
3. gagner de la place ;
4. améliorer l’efficacité ;
Entreprise
Implantation
Cht outils Formation
Stock
Founisseurs
Qualité
Fiabilité Propreté
Pour cela, il faut être capable de commencer à travailler avec des don-
nées imprécises qui gagneront en précision au fur et à mesure du déve-
loppement. Il faut également réduire les allers-retours dans le
développement.
validés par ailleurs, et avec une étude sérieuse des défaillances poten-
tielles par l’AMDEC2, la validation ne doit conduire qu’à des modifica-
tions mineures ne pénalisant pas le délai de développement.
Pour se mettre à l’écoute des clients, il faut engager une action en pro-
fondeur dans leur sens. Il est donc indispensable d’instaurer un sys-
tème d’étude de marché permanent et le plus complet possible pour
bien identifier les besoins.
2. AMDEC – Analyse de modes de défaillance de leurs effets et de leurs criticités. Voir pour plus
de détail l’ouvrage Qualité en production, D. DURET, M. PILLET, Éditions d’Organisation, 2001.
En outre, ces petites améliorations sont souvent sans coût voire contri-
buent à la diminution des coûts et des gaspillages.
• le QFD,
• l’AMDEC,
Mais cela n’est pas suffisant car il faut sans cesse progresser quand on
utilise les démarches Kaïzen et Six sigma. Certaines entreprises ont
adopté Lean Six sigma comme démarche globale. Cela consiste à adop-
ter le Lean Management combiné avec la logique et la dynamique de
progrès fournie par Six sigma.
Founisseur
1f/semaine
Bi mensuel
5 2
jours jours
Nombre de personnes
Temps de cycle
Temps de changement de série Chronogramme du processus
Taux de rendement synthétique Délais de production
Proportion de rebut
4 5 2 7 59 jours
Proportion de retouches
Taille des lots Temps de 10 5 4 19
Taille des emballages Temps de valeur 5 3 4 12
Temps de travail réel
Nombre de type de produits
…
Contrôle Rebut
Contrôle Rebut
SMED est l’acronyme de Single Minute Exchange of Die, que l’on peut
traduire par « changement d’outil en moins de 10 minutes ». Cette
méthode a pour objectif la réduction des temps de changement de
série, en appliquant une réflexion progressive qui va de l’organisation
du poste à son automatisation. L’application de cette méthode impli-
que donc directement la fonction Méthode. Cependant, afin de faciliter
les changements de séries, des modifications peuvent être apportées au
tracé de la pièce. La fonction Étude est alors également concernée.
2.2.1 Introduction
Un des obstacles principaux à la production par petits lots est le temps
de changement de série. Il est en effet difficile d’envisager une produc-
tion qui correspondrait au chronogramme de la figure 10.5.
Cht de série
Cht de série
Production
Production
Production
1h 3h 1h 3h 1h 3h
Cht de série
2.2.2 La méthode
La méthode SMED (inventée par Shigeo Shingo, voir ses livres Maîtrise
de la production méthode Kanban et Méthode SMED aux Éditions
d’Organisation) distingue, dans un changement de série, deux types
d’opérations :
Pour mettre en œuvre la méthode SMED, il faut suivre les huit points
suivants :
Exemples
• si le préchauffage est nécessaire sur la machine, le faire en
externe ;
• si une phase d’essai est nécessaire, chercher à la supprimer par
une meilleure maîtrise du procédé ;
• remplacer des vissages par des clipsages plus rapides à effectuer.
Exemples
• Outils sur centre d’usinage. Il n’est plus nécessaire de changer
les outils du magasin lors du changement de série.
• Dimensions standardisées des matrices sur presses.
4) Serrages fonctionnels
Exemple du boulon : le boulon est serré lorsque l’on visse le dernier
filet et il est desserré lorsque l’on dévisse le dernier filet. Pourtant, il
faut souvent plusieurs tours d’écrou pour arriver à fixer l’outillage,
d’où une perte de temps. Il faut chercher au moyen de toutes les tech-
niques disponibles à optimiser le temps pendant lequel la machine est
arrêtée ; par exemple, se rapprocher le plus possible du concept
« enclenchement de cassettes » pour l’installation de l’outillage.
A B C D E
7) Adoption de la mécanisation
Ce point doit arriver en dernier car c’est le plus coûteux et pas toujours
le plus efficace. Lorsque le coût de réduction des temps de changement
de série devient trop important, il faut faire un calcul de rentabilité.
Cependant, l’ensemble des apports structurels d’un temps de change-
ment de série rapide reste difficilement chiffrable.
2.2.3 Conclusion
Les aléas étant souvent dus aux pannes des machines et aux problè-
mes de non-qualité, l’action à mener pour supprimer ces aléas concer-
nera donc principalement la fonction Maintenance et la fonction
Qualité.
Exemple de calcul
Le temps gamme d’une pièce est de 612 DMH (dix millièmes d’heure).
555
TRS = --------------------------------- = 0, 485
70 × 16, 34
Changement de séries = 2%
Attente pièces = 4%
Contrôle = 6%
Pertes
État de référence
Rebuts = 8%
Fonctt continue
Temps de cycles
Changement outils = 10 %
standard
Aucun défaut
Production
71 x 16,34 = 1 145 réelle Pannes = 13 %
555
TRS = 49 %
2.3.2 Le problème
Lorsque l’on doit travailler sur une machine qui n’est pas très fiable, il
faut prévoir une panne éventuelle. À cette fin, le plus simple est de
constituer un stock qui permettra de ne pas arrêter la production en
aval en cas d’arrêt de la machine.
Ainsi, il n’est pas rare que des usines présentent un taux d’immobilisa-
tion moyen de l’ensemble des équipements voisin de 50 %, surtout
dans les phases de démarrage. On imagine alors l’ensemble des gains
de capacité que pourrait apporter une amélioration de ce taux.
Le manque de fiabilité
Le manque de fiabilité est parfois dû à une mauvaise conception de la
machine. Pour éviter de tels déboires, il convient de prendre un certain
nombre de garanties dès l’investissement initial. Cependant, lorsque la
machine est achetée, il faudra améliorer ses points faibles, mettre en
place des systèmes de régulation et de surveillance.
Le manque de fiabilité peut également être dû à la façon dont on utilise
la machine. Est-elle adaptée au travail qu’on lui demande ? Est-elle
adaptée au milieu dans lequel elle évolue ?
On peut citer par exemple les problèmes de fiabilité qui ont été rencon-
trés lorsque l’on a voulu placer des ordinateurs dans les ateliers.
La façon dont on entretient une machine peut aussi occasionner un
manque de fiabilité. Dans un atelier très propre, les machines sont net-
toyées et on évite ainsi les problèmes de copeaux qui se coincent ou de
poussière qui rentre dans une règle.
La maintenabilité insuffisante
Ces dernières années, les entreprises ont pris conscience du problème
de la maintenance. Auparavant, il était courant que l’on attende
qu’une machine tombe en panne pour la réparer. Cette méthode a
généralement pour conséquence, au mieux, un temps d’immobilisation
important et, au pire, une sur-panne.
Exemple de sur-panne : un niveau d’huile n’est pas vérifié, entraînant
la dégradation d’un roulement.
Il existe deux types de maintenance : curative ou préventive.
Maintenance préventive
Elle consiste à effectuer des interventions en vue d’éviter les pannes.
Elle peut se faire de façon systématique ou prédictive.
Maintenance préventive systématique
La maintenance préventive systématique consiste à changer des
éléments et à remettre à neuf la machine. Ces interventions ont
lieu après une période de fonctionnement (exemple : 6 mois),
cette période étant déterminée d’après les statistiques des pannes
antérieures.
Exemple : on change l’embrayage tous les 100 000 km, le
moteur est réglé tous les 15 000 km.
Maintenance préventive prédictive
On cherche par cette méthode à éviter les changements superflus
de pièces. Pour cela, il faut suivre de façon régulière l’équipe-
ment afin d’identifier les dégradations et de prédire les interven-
tions. Le suivi s’effectue par « auscultation de la machine », de
type mesure des taux de vibration, des débits, des couples etc.
Exemples : on établit l’usure de l’embrayage par mesure de
l’avance du système de rattrapage automatique, on vérifie les
réglages moteurs en vérifiant le ralenti et la teneur des gaz
d’échappement.
De ces deux types de maintenance, le préventif /prédictif est souvent
le plus économique. Cependant, il ne peut pas toujours être mis en
œuvre et se révèle quelquefois plus onéreux que le préventif. Il faut
donc considérer que les maintenances préventives et prédictives sont
complémentaires, et qu’elles doivent être mises en œuvre dans le but
de supprimer la maintenance curative.
Démarche
Pour améliorer la fiabilité d’une machine, il faut d’abord bien connaître
les incidents qui se produisent sur la machine. À cette fin, il faudra
mettre en place un système de suivi.
La capitalisation du savoir-faire
La standardisation
4. Voir Appliquer la maîtrise statistique des procédés, M. PILLET, Éditions d’Organisation, 2001.
• l’amélioration continue,
2.5 Les 5 S
Seïketsu propreté
Seiri rangement
Seïso nettoyage
Bien déterminer le critère de distinction entre
les objets nécessaires et ceux qui ne le sont pas
Créer un lieu de travail
où il n'y a ni déchet ni
saleté Séparer les objets nécessaires
et ceux qui ne le sont pas
1. Mise à niveau
Cette étape consiste à faire le tri entre les objets nécessaires et les
objets inutiles sur le poste de travail. La manie d’accumuler et de gar-
der « parce que cela peut servir » ne favorise pas la propreté et l’effica-
cité d’une recherche.
Le Seiton peut par exemple consister à peindre les sols afin de pouvoir
visualiser aisément les saletés, délimiter visuellement les aires de tra-
vail, ombrer les emplacements d’outils sur les tableaux… Dans les
bureaux, on pourra également équiper les tiroirs des bureaux de pan-
neaux en mousse découpés afin, par exemple, de repérer immédiate-
ment l’emplacement de l’agrafeuse. On va également définir des règles
d’organisation des répertoires sur un disque dur afin de retrouver rapi-
dement une information.
2. Maintien
Mise en place du 5 S
Toute entreprise souhaite que les composants livrés par ses fournis-
seurs soient conformes au cahier des charges, avant de les introduire
dans sa fabrication. Si elle désire se débarrasser des coûteux contrôles
de réception, il faut qu’elle travaille en « Assurance qualité » avec ses
fournisseurs.
Beaucoup d’entreprises n’ont pas encore compris l’enjeu d’un vrai par-
tenariat avec leurs fournisseurs et en particulier les fournisseurs de piè-
ces stratégiques, et c’est vraiment dommage. Si on travaille main dans
la main avec son fournisseur, on travaille directement pour soi…
3.2.1 La communication
On constate souvent que la circulation de l’information est défaillante
dans l’entreprise. Certains sont assaillis d’informations qu’ils ne com-
prennent pas toujours, d’autres au contraire en manquent.
3.2.2 La formation
Dans l’entreprise, on recherche des personnes polyvalentes, flexibles et
autonomes. Pour y parvenir, la formation est un atout essentiel, une
formation pertinente qui engendre une modification des comporte-
ments.
3.2.3 La motivation
L’esprit d’équipe
Pour être réactif, il faut créer un véritable « esprit d’équipe ». Dans une
entreprise Lean, chacun a son rôle mais on n’enferme pas les gens par
une définition de fonction trop stricte. On doit créer un esprit d’équipe
à l’image d’une équipe de football dans laquelle les avants n’hésitent
pas à couvrir le terrain pour suppléer une faiblesse passagère des
lignes arrière. On le sait bien, le résultat de l’équipe n’est pas la somme
des valeurs individuelles mais la somme multipliée par un coefficient
4. Conclusion
L’ensemble des aspects du Lean Management que nous avons décrits
dans ce chapitre donne la dimension d’une telle approche de la perfor-
mance industrielle. Il s’agit dans un premier temps de définir une stra-
tégie claire et de la déployer dans tous les secteurs de l’entreprise au
travers de méthodes, d’outils, mais également, et c’est peut être cela le
plus important, d’une certaine culture de l’entreprise.
La recherche de l’excellence pour le client est la finalité du Lean
Management ; c’est cette recherche d’excellence qui permet à l’entre-
prise de continuer à prospérer dans un monde où tout évolue.
La mesure de la performance
du système de production
1.1 Introduction
La production et la gestion de production ne peuvent se passer de
mesures. On produit pour des raisons économiques et on gère éga-
lement pour des raisons économiques.
357
Gestion de production
Exemple 1
Exemple 2
La comptabilité analytique traditionnelle repose sur l’utilisation des
charges directes comme critère de répartition des charges indirectes.
Tant que la proportion des charges directes dans l’entreprise reste
supérieure à la proportion de charges indirectes, on peut considérer
l’idée précédemment énoncée comme n’étant pas trop incorrecte. Mais
on sait qu’aujourd’hui, les charges directes ne représentent plus en
moyenne que 10 % des charges globales. Certaines entreprises très
automatisées ou très flexibles prétendent même ne plus avoir de char-
ges directes du tout. Alors, que faire ?
Le moment est venu de se poser une question clé : à quoi sert vérita-
blement la gestion d’une entreprise ?
Si son objectif est de refléter la santé de celle-ci, alors les critères rete-
nus doivent être corrélés avec l’efficacité de l’entreprise. Ce n’est mal-
heureusement plus le cas quand on continue à utiliser un contrôle de
gestion traditionnel.
Prenons deux exemples pour illustrer cette idée.
Exemple 1
Au niveau du pilotage de la production, les industriels savent parfaite-
ment qu’ils doivent disposer de données techniques de qualité pour
espérer un système de gestion de la production efficace, donc avec des
délais respectés, et à la clé la satisfaction des clients...
Mais la comptabilité analytique ne propose pas de calcul qui permet-
trait à l’entreprise de connaître le niveau de fiabilité des gammes de
fabrication ou de ses nomenclatures de gestion de la production.
Exemple 2
Toujours en ce qui concerne la production, les industriels savent aussi
parfaitement qu’il leur faut des fournisseurs fiables, pour maîtriser les
délais...
Mais, là non plus, la comptabilité traditionnelle ne propose pas d’outil.
Toutes ces constatations remettent sérieusement en cause les outils tra-
ditionnels du pilotage de la production. En particulier, il apparaît
nécessaire de concevoir un système d’indicateurs non financiers du
système de production.
Deux orientations occupent la pensée dans ce domaine. L’une
concerne la recherche d’un nouveau système analytique fondé sur une
expression financière, et l’autre la recherche d’un système d’indica-
teurs fondé sur une expression quantitative et financière.
La première orientation, connue sous le nom de ABC-ABM (pour Acti-
vity Based Costing-Activity Based Management), et en français sous le
nom de gestion par les activités, reste aujourd’hui peu utilisée dans les
entreprises françaises. En revanche, la seconde semble connaître un
essor croissant. Nous nous proposons de détailler cette approche dans
les paragraphes suivants.
Il semble que l’on sache bien modéliser des états mais que l’on appré-
hende mal les processus.
5. Voir notamment Qualité en production, « De l’ISO 9000 à Six sigma », D. DURET, M. PILLET,
op. cit., pour plus de détail concernant l’aspect « qualité ».
Figure 11.1
Parallélisme entre l’organisation hiérarchique du pilotage
et celle de la qualité
Décompositions hiérarchiques
du système de pilotage, de l'organisation qualité,
du processus, et des tâches
Pilotage stratégique Stratégie qualité
P T
Pilotage tactique Système qualité
P T
Pilotage opérationnel Méthode qualité
P T
Conduite et suivi tage lité Outils qualité
P Pilo Qua T
La mise en place d’un tel système implique que l’on recherche la satis-
faction des clients en identifiant les CTQ (pour Critical To Quality) qui
sont les éléments essentiels de la pérennité de l’entreprise. On doit
dans un premier temps procéder à l’identification de ces CTQ au
niveau stratégique. La seconde étape consiste à se poser la question
suivante : « Comment mesurer la façon dont on atteint les objectifs
fixés ? » On voit bien ici le lien avec les indicateurs de niveau straté-
gique pour l’entreprise.
• Les processus supports qui ont comme clients les processus prin-
cipaux.
+++ + ++
3. Conclusion
Les indicateurs de performance constituent une bonne solution pour
mesurer la performance de l’entreprise, et plus particulièrement de son
système de production. Face aux grands bouleversements que subit
l’industrie, un changement d’approche semble indispensable.
La supply chain
1. Introduction
1.1 Généralités
Nous avons choisi de conserver les termes américains de ce concept
pour intituler ce chapitre car ils en fournissent sans doute la meilleure
illustration. En France, pour le traduire, on parle de chaîne logistique,
expression à laquelle on agrège souvent des épithètes comme globale,
étendue ou intégrée.
375
Gestion de production
Il faudra attendre les décennies 1950-1960 pour voir apparaître les pre-
miers logiciels informatiques spécialisés en logistique industrielle.
Class d’IBM sera le premier programme informatique capable de gérer
une production.
Les entreprises se sont alors orientées vers une réflexion bien plus
globale : pourquoi, en effet, ne pas réfléchir au niveau de la chaîne
constituée par l’ensemble des acteurs à l’origine de la réalisation d’un
produit ou d’une famille de produits, de l’entreprise représentant le pre-
mier fournisseur de la chaîne jusqu’au client le plus en aval de la
chaîne, à savoir le consommateur final du produit ?
Matière
Matière
Le but recherché est une meilleure maîtrise des fournisseurs (et des
fournisseurs des fournisseurs) et des clients (et des clients des clients)
afin d’améliorer la qualité de la prestation globale proposée au
consommateur final.
« Nous appellerons activité tout ce que l’on peut décrire par des ver-
bes dans la vie de l’entreprise : tourner, fraiser, assembler, négocier
un contrat, qualifier un fournisseur, monter une campagne promo-
tionnelle, préparer un budget, émettre des factures, visiter un client,
traiter des commandes… »
Une activité devra donc être très étroitement liée à ce qui se passe réel-
lement dans le fonctionnement de l’organisation ; elle devra être acces-
sible à tous les acteurs quel que soit leur niveau de responsabilité, et
elle devra permettre une base de travail efficace pour analyser les cau-
ses de la performance ou de la non-performance dans l’organisation.
Activités de soutien
Structure décisionnelle :
Direction générale, planification, comptabilité, finance…
Gestion des ressources humaines
Recherche et développement :
Innovation, amélioration des produits et des processus…
Achats et approvisionnements
Profit
Logistique Fabrication Logistique Marketing Services
amont aval et
commercial
Manutention, Usinage, Stockage et Installation,
Stockage assemblage, distribution Publicité, réparations,
contrôles… des produits promotion, SAV…
finis… prix,
réseau de
distribution…
Activités principales
t c o m m e r c ial
t c o m m e r c ial
t c o m m e r c ial
S e rvic e s
S e rvic e s
S e rvic e s
S e rvic e s
F a b ri c a ti o n
L o g i s ti q u e a v al
F a b ri c a ti o n
L o g i s ti q u e a v al
F a b ri c a ti o n
L o g i s ti q u e a v al
F a b ri c a ti o n
L o g i s ti q u e a v al
L o g i s ti q u e a m o nt
L o g i s ti q u e a m o nt
L o g i s ti q u e a m o nt
L o g i s ti q u e a m o nt
Marketing e
Marketing e
Marketing e
Marketing e
Fournisseur Entreprise Distributeur Client
On observe sur ces deux derniers exemples que les choix de décisions
pris dans le cadre d’une réorganisation autour de la supply chain ne
sont pas neutres en termes de conséquences et qu’il est très important
de bien en mesurer les enjeux.
C’est grâce à une bonne gestion de la relation client que l’on pourra le
fidéliser et permettre une augmentation des ventes bénéfique à tous les
maillons de la chaîne.
La réflexion long terme doit être relayée par la réflexion moyen terme
qui va assurer le pilotage des flux pour une meilleure satisfaction des
clients. La chaîne logistique globale se doit donc de mettre en place :
Dans un premier temps, les éditeurs ont proposé des progiciels chargés
de gérer la production, les Manufacturing Execution Systems (MES).
Les éditeurs ont ensuite conçu des progiciels capables de gérer les opé-
rations de logistique de distribution. Ce sont les Supply Chain Execu-
tion (SCE) qui regroupent la gestion et le suivi des opérations
logistiques, ainsi que la gestion des commandes.
Enfin, pour relier la gestion des clients d’un point de vue marketing
aux bases de données ERP ou APS, on dispose des Customer Rela-
tionship Management (CRM).
Client
Processus Finances
Croissance
Ces quatre axes doivent être non pas additionnés mais corrélés pour
mesurer les impacts respectifs de chacune des performances en
matière de rentabilité et de niveau de service client. C’est la corrélation
des quatre axes qui va permettre de fixer le score à atteindre pour que
la supply chain soit performante.
5. Les conséquences
de ce mode de fonctionnement
Les entreprises qui vont s’intégrer dans une approche logistique glo-
bale vont chercher à identifier leurs activités clés, c’est-à-dire celles qui
sont à l’origine de la création de valeur pour le client ; les autres activi-
tés viendront en support de ces activités valorisantes. Cela va se tra-
duire souvent par l’externalisation de certaines activités auprès
d’autres maillons de la chaîne. Ce n’est donc pas par hasard si l’on
6. Conclusion
Un projet de chaîne logistique globale est finalement un projet multi-
fonctions et multi-entreprises qui met en évidence la nécessité de
mutualiser un certain nombre de responsabilités. Cela se traduit donc
presque automatiquement par une redistribution des rôles et des pou-
voirs qui est fortement perturbante pour l’organisation, compte tenu
des réactions qu’elle engendre.
Les expériences de supply chain réussies sont encore très rares à obser-
ver. Mais nombreux sont les groupes d’entreprises qui ont la volonté
d’y parvenir. Les années à venir nous éclaireront mieux sur les capaci-
tés de certaines à se transformer profondément.
On peut tout de même observer aujourd’hui que la supply chain est
plus facile à mettre en œuvre pour les entreprises appartenant à des
chaînes logistiques courtes, du type : producteur-distributeur-client.
Elle est aussi plus facile à réaliser quand toutes les entreprises consti-
tuant la chaîne appartiennent au même groupe : il y a alors une
volonté réelle d’avancer dans le même sens pour le bien du groupe
dans sa globalité.
En revanche, quand la chaîne logistique est longue et qu’en plus, les
différents maillons de la chaîne appartiennent à des groupes différents,
de surcroît des groupes importants, la création de la supply chain bute
alors sur de nombreuses difficultés et, en particulier, les entreprises
constituantes ont beaucoup de mal à accepter de perdre une partie de
leurs pouvoirs. Il suffit d’observer ce qui se passe aujourd’hui dans le
monde de l’automobile où s’affrontent des groupes importants sur une
même chaîne logistique comme Arcelor, Renault, Valéo, Bosch… Les
améliorations supply chain restent dans ce type de situation limitées à
des expériences de mini-supply chains, parties de la chaîne complète…
Gestion de production
et système d’information
1.1 Introduction
La gestion de production manipule un nombre très important de don-
nées. Elle est donc par nature intimement liée au système d’informa-
tion de l’entreprise et à l’offre logicielle présente sur le marché qui a
considérablement évoluée ces dernières années. En effet, alors que très
longtemps elle a été concentrée autour de la GPAO (Gestion de produc-
tion assistée par ordinateur) et des logiciels d’ordonnancement et de
suivi de production, on a vu apparaître de nombreux sigles nouveaux
(ERP, SCM, APS, MES…) que nous allons définir dans ce chapitre.
Cette évolution correspond à la fois à une évolution des fonctions de
bases intégrées dans les logiciels de GPAO, mais également à une inté-
gration de fonctionnalités connexes qui a considérablement modifié la
401
Gestion de production
Nous verrons que, en suivant cette idée, les nouveaux logiciels corres-
pondent soit à une filiation des logiciels existant auparavant, soit à une
approche différente mais qui s’inscrit dans le même esprit de globalisa-
tion et de transversalisation.
2.1 Définition
Un ERP ou progiciel de gestion intégré (PGI) est destiné à la gestion
globale des différents flux de l’entreprise aux niveaux stratégique, tac-
tique et opérationnel. Il met en commun, pour les diverses entités et
fonctions, l’ensemble des données nécessaires à cette gestion dans une
base de données unique.
Nous reprendrons les définitions complémentaires données par deux
organismes réputés compétents en la matière : le CXP, organisme fran-
çais (Conseil sur les systèmes d’information à base de progiciels,
[Link]), et l’APICS, association américaine (American Production
Inventory Control Society, [Link]) de notoriété internationale.
Nous les compléterons par le standard extrait du marché.
Pour le CXP, un progiciel de gestion d’entreprise est dit intégré s’il véri-
fie l’ensemble des conditions suivantes : s’il émane d’un fournisseur
unique, garantit l’unicité de l’information, assure une mise à jour en
temps réel des données et fournit les éléments d’une traçabilité totale
des opérations.
L’APICS considère qu’un ERP est un système d’information orienté
comptabilité permettant de gérer toutes les ressources nécessaires pour
satisfaire le besoin du client. Il correspond à une extension des systè-
mes MRP2 comportant les technologies suivantes : base de données
relationnelle, architecture client-serveur, interface homme-machine
unifiée et commune, système ouvert…
Ces définitions ne donnent pas de précision sur les aspects fonction-
nels mais la concentration du marché sur quelques éditeurs permet
d’identifier clairement cinq domaines de compétence :
• gestion de la production ;
• gestion commerciale ;
GPAO GPAO
GPAO
Finances Ordonan Finances Ordonan
Finances
Ordonnancement EAI
RH
RH Qualité RH Qualité
Qualité
… …
Comme nous l’avons vu, les éditeurs d’ERP ont opté pour le dévelop-
pement de gros logiciels couvrant l’ensemble des fonctions permettant
de gérer l’entreprise (figure 13.1b). La plupart du temps, ils sont partis
d’un noyau dur relatif à une application particulière (la production, la
finance…) et ont gonflé leur offre par développement d’applications
supplémentaires ou par intégration d’applications existantes. On
s’attend à ce que l’unicité de l’information soit assurée par une base de
données unique, commune aux divers modules. Ce n’est pas toujours
le cas mais l’utilisateur ne le voit pas a priori. Dans ce contexte, le rôle
des SSII a évolué vers le déploiement de l’ERP qui nécessite une
réorganisation en profondeur de l’entreprise, de ses données, puis un
paramétrage du progiciel devant s’adapter aux spécificités de l’entre-
prise. La SSII assurera en outre un certain nombre de développements
adaptés au fonctionnement spécifique de l’entreprise.
En effet, quel que soit l’ERP, il existera toujours dans un coin ou dans
un autre un logiciel traitant un point particulier du métier de l’entre-
prise qui aura besoin de communiquer. Dans ce cas, se reposera le pro-
blème de la connexion point à point des logiciels.
En ce qui concerne leur structure, les EAI les plus performants sont
organisés pour matérialiser, dans le système d’information, les proces-
sus de l’entreprise. Ainsi, en figure 13.2, on a représenté le processus
de revue de contrat existant dans le référentiel ISO 9000 de l’entreprise
matérialisé dans l’EAI. Bien que l’entreprise soit équipée d’un ERP très
sophistiqué, on constate néanmoins qu’il reste un certain nombre de
connexions nécessaires entre des applications très différentes :
Une application EAI performante doit être capable de décrire les procé-
dures de l’entreprise et de définir les connexions nécessaires entre les
différents systèmes. Elle doit bien entendu fournir les outils capables
de configurer toutes ces connexions depuis ou vers les différents systè-
mes hétérogènes.
Messagerie
Arrivée demande client
ERP Acceptation
commande
Fournisseur
Comme il vient d’être dit, les ERP sont des solutions lourdes à mettre
en place bien que modulaires. Les entreprises se font accompagner par
des sociétés de consultants qui doivent avoir des compétences à la fois
en organisation et en informatique.
3. Les MES
(Manufacturing Execution System)
3.1 Définition
Il s’agit d’une intégration au niveau de l’atelier. En effet, au niveau de
l’atelier, les nombreuses fonctions qui se sont développées ont donné
lieu à des applications informatiques : ordonnancement de la produc-
tion, suivi de production, suivi des heures et des personnes, gestion de
la qualité, suivi statistique de la qualité (SPC, pour Statistical Process
Control, ou MSP, pour Maîtrise Statistique des Procédés), gestion de la
maintenance, gestion de la documentation et des données techniques,
suivi des actions correctives.
3.2 Fonctionnalités
Les divers MES du marché présentent des différences parmi les
fonctions assurées car les éditeurs se sont souvent spécialisés selon
leur cible d’activité. Toutefois, on peut s’appuyer sur les onze fonction-
4. Les APS
(Advanced Planning and Scheduling)
4.1 Définition
Les APS ont commencé à apparaître au milieu des années 1990. Leur
positionnement par rapport aux progiciels de la gestion industrielle est
original. En effet, alors que les logiciels décrits précédemment n’opè-
rent que des transactions sur la base de règles définies a priori et
notamment sur celle édictant que seul l’homme fait des choix parmi
plusieurs possibilités, les APS vont au contraire introduire la prise de
décision.
4.2 Fonctionnalités
Il y a trois grandes familles dans les APS selon leur origine. Certains
proviennent de la logistique et du transport avec gestion des entrepôts,
d’autres dérivent de l’ordonnancement et enfin les derniers correspon-
dent à l’offre ERP. La majeure partie de l’offre vise la gestion globale de
la chaîne logistique.
5.1 Définition
Les SGDT (ou PDM pour Product Data Management) sont issus du
monde la CAO (Conception assistée par ordinateur). À l’origine, ils
étaient utilisés pour la gestion des données d’ingénierie mais ils ont
pris au fur et à mesure une tout autre dimension. Ils fournissent un
référentiel de données produit/process partagées par les acteurs de
l’entreprise, qu’ils soient créateurs ou utilisateurs d’informations sur
les produits. Leur vocation s’est donc étendue et ils constituent un sup-
port au système d’information centré autour du produit.
La gestion des données techniques est un point extrêmement impor-
tant pour une entreprise. Toutes les méthodes que nous avons
développées dans cet ouvrage reposent sur des données techniques.
Un point fondamental qu’il est bon de répéter est celui de l’indispensa-
ble fiabilité des données comme nous l’avons souligné au chapitre 6.
En effet, comment envisager de planifier et piloter une production avec
des données erronées ?
Mais d’un point de vue informatique, la difficulté ne s’arrête pas là ; en
effet, les données techniques doivent pouvoir être mises en forme
selon différents points de vue. Par exemple, à partir d’un produit fini,
je dois être capable de voir :
• l’arborescence des composants du produit ;
• pour chaque composant, la liste des opérations de fabrication ;
• pour une opération de fabrication, la liste des documents de tra-
vail nécessaires.
Cette première arborescence est une vision produit, mais on peut obte-
nir une vision processus en partant d’une instruction de travail sur un
poste pour lequel je veux connaître :
• la liste des opérations pour lesquelles elle est applicable ;
• la liste de composants concernés par cette instruction ;
• la liste des produits finis comportant un tel composant.
Tout d’abord, une première exigence d’un SGDT est de constituer une
sorte d’armoire électronique sécurisée puisqu’il assure le stockage,
l’accès sécurisé et le partage de l’information technique pour l’ensem-
ble des acteurs de l’entreprise.
Enfin, bien que non spécifique des SGDT, la gestion de projet est une
brique nécessaire dans la planification et le suivi des tâches et des
ressources à toutes les étapes de la vie du produit. À ce titre, c’est un
élément permettant le pilotage et l’intégration des processus informa-
tionnels aux niveaux décisionnel et opérationnel de l’entreprise.
6. Conclusion
Les ERP et les MES correspondent à la notion d’intégration des diffé-
rentes fonctions de l’entreprise et la création de processus transver-
saux. On y retrouve bien un noyau de progiciels de GPAO, de gestion
comptable ou financière qui se sont développés par ajout d’applica-
tions et de fonctionnalités autour d’une base de données commune.
On reconnaît là une évolution rationnelle et conventionnelle du sup-
port informatique de l’entreprise.
Au contraire, les APS correspondent à une intégration comportant un
esprit nouveau puisqu’il y a intégration de la décision et qu’il porte sur
l’ensemble de la chaîne logistique. Cette approche est donc beaucoup
plus révolutionnaire avec une filiation logicielle moins naturelle à par-
tir des logiciels de la gestion industrielle.
Quant aux SGDT, nous les avons cités ici car ils touchent aux diverses
fonctionnalités de la gestion industrielle et de ses processus transver-
saux. Ils ont la caractéristique d’être centrés sur les informations des
produits et constituent un sous-ensemble du système d’information.
1. Introduction
Dès le premier chapitre de ce livre, nous avons souligné combien il est
impératif de gérer la production dans un but de compétitivité et donc
de pérennité, sinon de survie, de l’entreprise dans le concert de la con-
currence mondiale actuelle. Le projet de gestion industrielle est cepen-
dant trop souvent assimilé dans les entreprises à un projet
informatique. Or, autant nous sommes tous d’accord pour mettre en
avant le rôle indispensable de l’informatique dans ce domaine, autant
la réussite du projet et la qualité de la gestion industrielle résultante
reposeront sur la motivation des hommes et leur connaissance en
matière de gestion et organisation de la production. Précisons notre
propos quant à la GPAO (Gestion de production assistée par
ordinateur) : il s’agit bien de faire de la GPao et non de la gpAO !
421
Gestion de production
L’aspect humain
Cinq points clés contribueront à la motivation de tous et permettront la
mise en place puis le déroulement réussi du projet :
• Un engagement et une participation active de la direction, car on
ne peut attendre une motivation de tous si la direction n’est pas
explicitement active dans le projet.
• Un engagement total et la formation des responsables dans toute
la hiérarchie.
• Une formation au projet, étendue à tout le personnel, car forma-
tion et information seront les clés de la motivation de l’ensemble
des acteurs plus ou moins proches du projet. La formation n’est
pas identique et aussi développée pour tous (elle est adaptée à la
catégorie d’acteurs, c’est-à-dire responsables, personnes directe-
ment liées au projet ou qui en sont plus éloignées).
• Une formation permanente après la formation initiale citée ci-
avant. Cette formation permanente consistera en un entretien et
un perfectionnement continu des connaissances. Elle sera mise
en œuvre par des intervenants extérieurs mais surtout procédera
du management direct à tous les niveaux et de la dynamique
insufflée par le chef de projet.
• Une communication accrue dans l’entreprise indispensable au
bon fonctionnement et au bon management.
3. La démarche de projet GP
3.1 Introduction
Nous avons déjà souligné, dans les paragraphes précédents, les condi-
tions de succès du projet de gestion de la production. Il faut de plus
procéder avec méthode. Il faut naturellement savoir d’où on part et où
on veut arriver avant de choisir les moyens d’y parvenir. Il est donc
nécessaire d’effectuer un diagnostic pour avoir un état de l’existant,
d’en faire un bilan et de fixer des objectifs. Il faudra ensuite réaliser
des choix techniques pour atteindre ces objectifs. Et on doit, par
ailleurs, se donner les moyens de mettre tout cela en place, notamment
avec des personnes compétentes et motivées (formation et manage-
ment interactif). La mise en place d’un projet GP suit en général les
quatre étapes décrites dans la figure 14.1 :
4. phase d’exploitation.
Cette phase est une étape charnière entre le diagnostic qui a permis de
mettre en évidence les dysfonctionnements et la phase de mise en
place – plus pratique – qui consistera à choisir et à mettre en œuvre le
progiciel. Elle a pour objet de poser la question suivante : quelle struc-
ture du système d’information me permettra de répondre aux princi-
paux dysfonctionnements mis en évidence ?
On le constate, il existe des liens très forts entre la création d’un sys-
tème qualité dans l’entreprise et la nécessaire phase d’analyse du sys-
tème d’information que le gestionnaire de production se doit de
réaliser lors de la mise en place d’un nouveau système ou de l’adapta-
tion d’un système existant. Plus le gestionnaire de production aura été
actif dans le cadre de la certification ISO pour disposer d’un outil com-
mun entre la qualité, la gestion de production et les services informati-
ques, et plus son travail sera facilité dans cette phase.
Enfin, la phase de mise en place doit être accompagnée d’un effort par-
ticulier de formation qui ne sera pas seulement centrée sur l’aspect
progiciel, mais également sur les concepts sous-jacents qui ont été lar-
gement exposés dans cet ouvrage.
4. Conclusion
La mise en œuvre d’une gestion industrielle dans l’entreprise n’est pas
une affaire banale, même s’il ne s’agit pas d’un ERP. C’est un projet
lourd qui exige un engagement total de la direction et l’animation effi-
cace d’un chef de projet. La réussite repose sur la motivation de
l’ensemble du personnel qui doit en comprendre tout l’intérêt et son
rôle au sein du projet. On y parviendra par la formation et l’informa-
tion, en ayant bien à l’esprit qu’il faut faire de la gestion de la produc-
tion avec une aide informatique, et non se contenter simplement
d’installer un progiciel. On partira d’une situation saine, après élimina-
tion des dysfonctionnements de la gestion précédemment en place et
amélioration de l’implantation dans les ateliers. On installera au plus
tôt le pilote qui doit apporter l’amélioration maximale, car son impact
positif créera une dynamique favorable. Afin d’évaluer la réussite du
projet, on mettra en place un réseau d’indicateurs de performance.
Cette structure de contrôle des résultats et performances est destinée à
informer tous les acteurs du projet, des responsables aux opérateurs.
Rappelons enfin que le projet de gestion de la production est accompa-
gné de plans associés de qualité, maintenance, communication... La
démarche est en effet nécessairement une approche globale définie au
niveau stratégique par la direction générale dans une optique d’excel-
lence pour la pérennité de l’entreprise.
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5 atelier(s)
à flux, 19
5 S, 344 fonctionnels, 21
auto-contrôle, 305
A
ABC-ABM (Activity Based Costing-Acti-
B
vity Based Management), 360, 393 Balance Scorecard, 394
acquisition de données, 415 base de données, 248, 406, 409
actions d’améliorations, 370 besoins
activité, 383 bruts, 212
aide à la décision, 374 dépendants, 208
amélioration indépendants, 208
continue, 287, 323 bon
par percée, 323 de sortie de magasin, 169
analyse, 430 de travail, 169
de déroulement, 40 boucles fonctionnelles, 258
des performances, 414 but (le), 291
antériorités, 48
APICS, 407
approvisionnement, 141
APS, 402, 416
C
(Advanced Planning Systems), 392 cahier des charges, 166
articles, 167, 170 calcul
codification des, 174 des besoins, 212
fantômes, 170 des besoins nets (CBN), 209
fictifs, 170 des charges globales, 238
assemblage à la commande, 25 global de charge, 229
assurance qualité, 350 capabilités, 343
447
Gestion de production
I
îlots de production, 28 L
Implantation
lancement, 243
pratique, 58
théorique, 56 lancer, 242, 243
implantation, 17 Lean Management, 311
implication, 354 Lean Production, 305
incertitude, 85 lien de nomenclature, 181
index, 269 lignes de fabrication, 27
indicateurs lissage(s)
de performance, 202, 358, 361, 394 exponentiel, 82
de processus, 362 exponentiel simple, 82
de résultat, 362 exponentiels multiples, 84
industrialisation, 167, 196 liste de priorités, 243
informations de gestion, 393 logiciels
ingénierie simultanée, 91, 321 d’ordonnancement, 405
intégration, 406, 409, 413 de suivi, 405
interchangeabilité, 181 logistique, 378
interfaçage, 409 lot
inventaire(s), 132 de fabrication, 300
ISO 9000, 384, 431 de transfert, 300
M moyenne(s)
mobile pondérée, 81
macro-gammes, 197 mobiles, 79
macro-nomenclatures, 188 MRP, 206
MAD MRP2, 206
(Mean Absolute Deviation), 85 MRP-Kanban, 287
lissée, 86 MSP (Maîtrise statistique des procédés),
maintenabilité, 339 343
maintenance Muda, 315
curative, 339
préventive, 340
préventive prédictive, 340 N
préventive systématique, 340
productive totale, 376 nervosité, 234
maîtrise des processus, 342, 343 nœud, 53
management des ressources de la pro- nombre de niveaux, 184
duction (MRP2), 205 nomenclature(s), 167, 181
marge, 8, 96 arborescente, 181, 190
cumulée, 190
mécanisme du calcul des besoins, 212
de fabrication, 188
MERISE, 430
de gestion de production, 188
MES, 402, 413 fonctionnelle, 188
(Manufacturing Execution Systems), indentée, 191
392 modulaires, 188
message(s), 210, 212, 222, 235 multiniveaux, 184
méthode(s) valorisée, 191
CPM, 117 non-conformité, 326
de décomposition, 74 NTED, 336
de Delphes, 72
de King, 45
de Kuziack, 42
de mise en ligne, 48
O
de prévision, 71 offre logicielle (l’), 401
des antériorités, 48 Ohno, 264
des chaînons, 52 OLYMPIOS, 430
des moyennes mobiles, 79 opération(s), 198
des rangs moyens, 48 externes (OED), 333
du chemin critique, 117 internes (IED), 333
Kanban, 263 OPITZ, 61
quantitatives, 73 OPT (Optimized Production Technolo-
micro-usines, 32 gy), 291
mise en ligne, 48 ordinateur, 402
mise en œuvre, 421 ordonnancement, 414
mise en place, 435 ordres
modularité, 408 du PDP, 235
motivation, 354 fermes, 221
U
unicité de l’information, 407, 413 Z
unité, 224 ZAD (Zones en attente de décision), 346
zone
ferme, 233
V gelée, 238
libre, 238
valeur ajoutée, 6 négociable, 238