COMPTE RENDU DE LA 1ERE JOURNEE DE LA FORMATION DES
PRESTATAIRES DE SOINS EN SURVEILLANCE ELECTRONIQUE
Date : 28 mai 2025
Lieu : Salle BDOM MAKOTA
Profil des participants
La formation a réuni divers acteurs de la zone de santé de Makota, à savoir :
17 infirmiers titulaires issus des différentes aires de santé de la zone de santé de
Makota ;
3 membres de l’équipe cadre de la zone de santé de Makota ;
5 participants libres ayant manifesté un intérêt pour la formation.
Profil des facilitateurs
Les interventions ont été assurées par les personnes suivantes :
Deux membres du Bureau Central de la Zone (BCZ) ;
Un représentant de l'organisation Save the Children ;
Le Chef du bureau de l'information sanitaire, qui a également assuré l'ouverture
des travaux.
Déroulement de la journée
Les activités de cette première journée ont débuté par le mot d’ouverture du Chef du bureau
de l'information sanitaire, suivi de :
La présentation des participants ;
L’expression des attentes de ces derniers ;
L’élection du chef de village (responsable du groupe pour la durée de la formation) ;
L’adoption d’un code de bonne conduite ;
La présentation de l’agenda de la journée ;
La photo de famille ;
La passation du prétest ;
Et enfin, la présentation du terme de référence de cette session de formation.
Première plage : Introduction à la surveillance
Cette première séquence a porté sur la surveillance de la santé publique. Elle a permis de
retenir que la surveillance est un processus systématique, continu et structuré qui consiste
à:
Identifier,
Collecter,
Compiler,
Analyser,
Et interpréter des données relatives à l’apparition de maladies ou d’événements de
santé publique,
dans le but de permettre une prise de décision rapide et efficace.
Deux formes de surveillance ont été distinguées :
La surveillance active, où les informations sont recherchées de manière proactive par
les agents de santé ;
La surveillance passive, qui repose sur les données rapportées spontanément par les
structures de santé.
Définition de la SIMR (Surveillance Intégrée des Maladies et Riposte)
La SIMR est une approche coordonnée de la surveillance qui vise à intégrer les
efforts de détection, d’analyse, de notification et de riposte aux maladies prioritaires et aux
événements de santé publique. Elle favorise une synergie entre les différents programmes de
santé afin d’améliorer l’efficacité des interventions sanitaires, réduire la duplication des
efforts et optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Règlement Sanitaire International (RSI) et son objectif
Le RSI est un instrument juridique international mis en place par l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) pour aider les pays à prévenir, détecter et répondre aux
menaces sanitaires susceptibles de traverser les frontières.
Son objectif principal est de renforcer la sécurité sanitaire mondiale en assurant
une réponse coordonnée aux épidémies et autres urgences de santé publique, tout en évitant
les interférences inutiles avec le commerce et les voyages internationaux.
Questions – Réponses issues de cette plage
1. L’apparition d’une bête féroce doit-elle être rapportée comme un événement
sanitaire ?
✅ Oui, cet événement doit être signalé sans délai.
2. Dans le concept “Un monde, une santé”, les agents des autres ministères peuvent-
ils être formés ?
✅ Oui, le RECO multisectoriel formé en SIMR peut contribuer à cette formation et
intégrer des sensibilisations dans leurs plans d’action.
3. En cas de morsure par un animal malade, les vétérinaires peuvent-ils prendre en
charge le patient ?
❌ Non, ils doivent orienter la victime vers une structure hospitalière appropriée.
La pause repas est intervenue à 15h00.
2ème Plage : Aperçu sur la gestion des données
Cette seconde plage a été consacrée à l’aperçu sur la gestion des données en lien
avec la surveillance électronique. Elle a permis aux participants de mieux comprendre la
notion de « donnée » ainsi que son importance dans le système de santé publique.
Définition d’une donnée
Une donnée est définie comme une information structurée selon une forme
spécifique. En d’autres termes, il s’agit d’un élément d’information recueilli, organisé et mis
en forme de manière à pouvoir être analysé ou exploité dans un objectif précis, comme la
prise de décision en matière de santé publique.
Données primaires et secondaires
Les participants ont appris à distinguer deux grandes catégories de données :
Les données primaires, qui sont directement collectées sur le terrain, par exemple
à partir des observations cliniques, des questionnaires ou des interviews réalisés
auprès des patients ou des communautés.
Les données secondaires, quant à elles, proviennent de sources déjà existantes. Il
peut s’agir de rapports, de registres médicaux, ou de bases de données déjà compilées
par d’autres services ou structures.
Cette distinction est importante car elle permet de savoir comment les données ont été
obtenues et à quel niveau de fiabilité ou de précision on peut s’attendre.
But de la gestion des données
L’objectif principal de la gestion des données est de donner une vue d’ensemble structurée
et cohérente des informations disponibles dans un système de santé.
Une bonne gestion permet :
Une meilleure compréhension de la situation sanitaire,
Une définition claire des objectifs,
Et une planification efficace des actions.
Lorsqu’elles sont bien organisées, les données deviennent une véritable richesse. Elles
servent de base fiable pour la prise de décision, la formulation des politiques sanitaires, et
l’évaluation des interventions mises en œuvre.
Principaux éléments abordés dans cette plage
1. La qualité des données : Il a été souligné que des données fiables, complètes, exactes
et disponibles à temps sont essentielles pour garantir une réponse sanitaire adéquate.
Une mauvaise qualité des données peut entraîner des erreurs dans les décisions prises.
2. Les conséquences de données erronées : Lorsque les données sont incomplètes ou
incorrectes, cela peut fausser l’analyse de la situation, entraîner une mauvaise
allocation des ressources, et compromettre la riposte aux urgences sanitaires.
3. Les données quantitatives : Ce sont des données mesurables, exprimées en chiffres,
comme le nombre de cas d’une maladie, le taux de mortalité, etc.
4. La visualisation des données : Il s’agit de représenter les données de manière
graphique (tableaux, graphiques, cartes, etc.) pour mieux les comprendre, les
comparer et les interpréter rapidement.
3ème Plage : Surveillance électronique
La troisième et dernière plage de la première journée de formation a porté sur la
surveillance électronique, une approche innovante et technologique qui s’inscrit dans les
principes de la Surveillance Intégrée des Maladies et Riposte (SIMR).
Définition et principe de la surveillance électronique
La surveillance électronique est l’utilisation des outils électroniques pour faciliter
la collecte, la transmission, l’analyse et l’interprétation des données de santé, dans l’objectif
de détecter précocement les menaces sanitaires, d’assurer leur suivi, et d’organiser une riposte
rapide et appropriée.
Elle s’appuie principalement sur les principes fondamentaux de la SIMR, tout en
ajoutant la puissance de la technologie pour rendre le système de surveillance plus efficace,
plus rapide et plus réactif.
Échanges et questions-réponses à la fin des plages 2 et 3
À la suite des présentations, une série de questions et réponses a permis d’éclaircir certains
concepts abordés :
Quelle est la différence entre "intégré" et "interopérabilité" ?
o Intégré signifie que le système prend en compte plusieurs éléments en même
temps, par exemple les maladies, les événements, les urgences sanitaires, les
catastrophes, etc.
o Interopérabilité fait référence à la capacité des différents systèmes à migrer
ou échanger les données entre eux, de manière fluide.
Comment sécuriser les données ?
o Il a été rappelé que la protection des données est cruciale. Une des méthodes
simples consiste à utiliser des mots de passe sécurisés pour limiter l’accès aux
systèmes électroniques.
Lorsque l’on notifie un cas et que cela met mal à l’aise, peut-on quand même
notifier ?
o La réponse a été claire : il faut toujours notifier, même si la situation est
inconfortable. La notification rapide et fidèle reste un devoir professionnel et
éthique.
Évaluation journalière
La journée de formation, entamée à 10h00, s’est clôturée à 17h00 après une évaluation
journalière au cours de laquelle les participants ont pu donner leur avis sur les contenus, les
méthodes et l’organisation de cette première journée.
Rapporteurs du jour :
IT KASANZA
IT NKUNA
IT DITU ILUNGA