0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues10 pages

Délit de corruption en droit pénal marocain

Le document traite du délit de corruption en droit pénal des affaires au Maroc, en définissant la corruption et ses éléments constitutifs, ainsi que les différentes formes de corruption, y compris la corruption active et passive. Il aborde également les sanctions pénales applicables aux personnes physiques et morales, ainsi que les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption. Enfin, il souligne l'importance de la lutte contre la corruption pour garantir l'intégrité des transactions économiques et la confiance dans les relations d'affaires.

Transféré par

choufaniaffaf
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
10 vues10 pages

Délit de corruption en droit pénal marocain

Le document traite du délit de corruption en droit pénal des affaires au Maroc, en définissant la corruption et ses éléments constitutifs, ainsi que les différentes formes de corruption, y compris la corruption active et passive. Il aborde également les sanctions pénales applicables aux personnes physiques et morales, ainsi que les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption. Enfin, il souligne l'importance de la lutte contre la corruption pour garantir l'intégrité des transactions économiques et la confiance dans les relations d'affaires.

Transféré par

choufaniaffaf
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Le délit de corruption

DROIT PÉNAL DES AFFAIRES

KHAJI Kenza

ENCADRÉNT : BERDAI AYOUB


Introduction :
Le terme de corruption est victime des ambigüités du sens commun. Il est
utilisé comme une notion générique qui englobe toutes les formes d’abus
de fonctions privés ou publics. Le terme reçoit une signification encore
plus grande, plus extensive. La corruption devient donc à peu près
synonyme de déviance mais sans que pour cela on définisse exactement
les comportements liés à cette forme de déviance. L’essentiel de
l’attention sociale s’est porté sur la corruption politique alors que celle
des acteurs privés a été plus ou moins oublié. La corruption constitue une
menace majeure pour l'intégrité des transactions économiques et pour la
confiance dans les relations d'affaires. Dans un contexte où les enjeux
financiers sont souvent considérables, il est essentiel de comprendre
comment le droit pénal des affaires lutte efficacement contre ce fléau et
met en place des mesures préventives et répressives pour garantir
l'intégrité des transactions économiques.

Problématique :
Qu’est ce qu’un délit de corruption en matière de droit pénal marocain ?
PLAN :

I. Éléments constitutifs du délit de corruption en droit


pénal des affaires
1. Définition de la corruption.

2. Éléments constitutifs du délit de corruption

II. . Les différentes formes de corruption en droit pénal des


affaires
1. Corruption active et passive

2. Corruption publique et privée

3. Les formes de corruption couramment rencontrées en droit des


affaires

III. . Sanctions pénales et responsabilité des personnes


physiques et morales
1. Les sanctions pénales

2. Circonstances aggravantes et Excuse absolutoire

3. La responsabilité des personnes morales

IV. Les mécanismes de prévention et de lutte contre la


corruption au Maroc
1. L'Instance Centrale de Prévention de la Corruption

2. L’Instance Nationale de Probité, de Prévention et de Lutte contre la


Corruption
I. DÉFINITION ET ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DU DÉLIT DE
CORRUPTION EN DROIT PÉNAL DES AFFAIRES :
1. Définition de la corruption :
L'article 248 du Code Pénal Marocain définit la corruption comme
étant le fait par toute personne de solliciter ou agréer des offres ou
promesses, sollicite ou reçoit des dons, présents ou autres
avantages pour accomplir ou s'abstenir d'accomplir un acte de sa
fonction. (Ne pas convoquer, ne pas arrêter, ne pas donner un
certificat). La corruption consiste donc à rémunérer une personne
pour qu'elle accomplisse ou n'accomplisse pas un acte qui révèle de
sa fonction. L’infraction suppose une collusion entre deux
personnes, l'une, le corrupteur, offre ou accepte de rémunérer
l'autre personne (corruption positive) (art 251). Et le corrompu, qui,
en échange, promet d'accomplir ou de ne pas accomplir un acte de
sa fonction (corruption passive).
2. Éléments constitutifs du délit de corruption :

Selon la loi marocaine, les éléments constitutifs du délit de


corruption sont définis par l'article 248 du Code pénal marocain.
- L’élément légal : L'élément légal de la corruption au Maroc
repose sur les dispositions du Code pénal marocain, notamment
les articles 248 à 254. Il comprend les différents actes de
corruption tels que l'offre, la promesse, la sollicitation ou
l'acceptation d'avantages illicites, ainsi que l'intention
d'influencer un acte ou une décision d'un agent public ou d'un
tiers exerçant une fonction publique.
- L'élément matériel : Il s'agit de la sollicitation, de l'acceptation
ou de la réception d'un avantage quelconque (dans le cas de la
corruption passive) ou de l'offre d'un avantage (dans le cas de la
corruption active).
Sollicitation : Il s'agit du fait pour une personne de demander ou
d'accepter des offres, des promesses, des dons, des présents ou
d'autres avantages en échange de l'accomplissement ou de
l'abstention d'un acte lié à sa fonction.
Acceptation : Cela fait référence à l'acte de recevoir les offres,
les promesses, les dons, les présents ou autres avantages en
échange de l'accomplissement ou de l'abstention d'un acte lié à
sa fonction.
Réception : Il s'agit de l'acte de recevoir les offres, les
promesses, les dons, les présents ou autres avantages en
échange de l'accomplissement ou de l'abstention d'un acte lié à
sa fonction.
- L'élément moral : L’article 256-2 du code pénal prévoit que « la
tentative de commettre les délits prévus dans les sections II et VI
(corruption, trafic d’influence, trahison, détournement des fonds
publics, l’obtention d’un intérêt illégitime …) est punie comme
l’infraction consommée ». La tentative de corruption fait l’objet
des mêmes peines que celles applicables à l’infraction de base,
ce qui est conforme aux standards internationaux.
- L’élément anti juridique : L'élément anti-juridique de la
corruption au Maroc est défini dans le Code pénal marocain. La
corruption est considérée comme un délit et est punie par la loi.
Les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption au
Maroc comprennent la mise en place de l'Instance Centrale de
Prévention de la Corruption (ICPC), la volonté politique, les
réformes législatives, le rôle des acteurs publics et privés, ainsi
que le cadre intégré et constitutionnel. Les facteurs marocains
qui contribuent à la corruption comprennent le niveau élevé de
tolérance sociale et la conduite corrompue des acteurs, ainsi que
les mécanismes institutionnels. La lutte contre la corruption est
une priorité pour le Maroc, qui a mis en place des réformes
juridiques pour lutter contre la corruption et a adopté une
nouvelle Constitution en 2011 contenant des dispositions en
matière d'intégrité, de lutte contre la corruption et de
transparence.

II. . LES DIFFÉRENTES FORMES DE CORRUPTION EN DROIT


PÉNAL DES AFFAIRES :
Le Code pénal, dans ses articles 248 à 251, incrimine la
corruption passive et active (sans véritable distinction formelle)15. La rédaction
du Code met l’accent sur l’incrimination de la corruption passive (art. 248 et
249), alors que la corruption active ne fait l’objet que d’un article 251 rédigé en
référence et en parallèle avec l’incrimination de corruption passive (« pour
obtenir (…) une des faveurs ou avantages prévus aux articles 248 à 250 » … «
est puni des mêmes peines que celles prévues auxdits articles contre la
personne corrompue »).

1. Corruption active et passive

a- La Corruption passive : lorsqu'une personne exerçant une


fonction publique profite de cette fonction en sollicitant ou en
acceptant des dons promesses ou avantages en vue
d'accomplir ou de s'abstenir d'accomplir un acte de sa
fonction cette personne reçoit le nom de corrompu.
b-La corruption active : lorsqu'une personne physique ou
morale obtient ou essaie d'obtenir moyennant des dons des
promesses ou avantages d'une personne exerçant une
fonction publique qu'elle accomplisse ou retarde ou
s'abstienne d'accomplir ou de retarder un acte de sa fonction
ou un acte facilité par elle ; le tiers reçoit le nom de
corrupteur.
2. Corruption publique et privée :
a- La corruption publique se produit lorsque l'une des
parties impliquées dans l'acte de corruption est un agent
public, qu'il s'agisse d'un fonctionnaire national ou étranger.
Dans ce cas, l'agent public utilise son pouvoir et son influence
pour obtenir des avantages personnels, tels que de l'argent ou
des faveurs, en échange de l'exécution ou de l'abstention
d'une action qui relève de ses fonctions. La corruption
publique est souvent considérée comme plus grave que la
corruption privée, car elle implique des personnes en position
d'autorité et peut avoir un impact direct sur la société et
l'administration publique.
b- La corruption privée, également appelée "corruption
entre organismes privés", se produit lorsque les actes de
corruption n'impliquent que des personnes travaillant dans le
secteur privé. Dans ce cas, les individus utilisent leur position
ou leur influence dans une entreprise privée pour obtenir des
avantages personnels, tels que des pots-de-vin ou des
commissions occultes. Bien que la corruption privée puisse
également avoir des conséquences néfastes, elle est
généralement considérée comme moins grave que la
corruption publique, car elle n'implique pas l'utilisation
abusive du pouvoir de l'État.

3. Les formes de corruption couramment rencontrées en droit


des affaires :

a) Le versement de pots-de-vin :
C’est l'une des formes les plus répandues de corruption en droit
pénal des affaires. Il s'agit d'une pratique illégale où une personne
offre, donne, promet ou sollicite de l'argent, des cadeaux, des
faveurs ou d'autres avantages matériels ou immatériels à une autre
personne dans le but d'obtenir un avantage injuste, d'influencer une
décision ou de faciliter une transaction commerciale.

Les pots-de-vin peuvent être versés à différentes parties,


notamment des fonctionnaires, des agents publics, des dirigeants
d'entreprises, des employés ou d'autres personnes ayant un pouvoir
de décision ou d'influence dans le domaine des affaires. Les motifs
derrière le versement de pots-de-vin peuvent varier, tels que
l'obtention d'un contrat lucratif, l'accès à des informations
confidentielles, l'obtention de licences ou permis, l'accélération de
processus administratifs, l'évitement de sanctions ou l'obtention de
faveurs spéciales.

Le versement de pots-de-vin peut être réalisé de manière directe ou


indirecte. Il peut être dissimulé sous différentes formes, telles que
des commissions, des honoraires de consultation, des paiements à
des sociétés écrans, des dons à des organisations caritatives ou des
arrangements financiers complexes. Ces pratiques visent à masquer
la véritable nature du versement et à échapper à la détection.

b) Le favoritisme dans les marchés publics :

Selon la loi du 3 janvier 1991, le délit de favoritisme a été créé dans


le but de réprimer les atteintes à la liberté d'accès des candidats
dans les marchés publics et de sanctionner les entorses aux règles
de publicité et de mise en concurrence. Le délit de favoritisme
s’applique à l'ensemble des marchés publics, qu'ils soient passés
par des personnes morales de droit public, des personnes morales
de droit privé créées pour satisfaire des besoins d'intérêt général,
ou des organismes de droit privé constitués par des pouvoirs
adjudicateurs en vue de réaliser certaines activités en commun.

c)La fraude fiscale et le blanchiment d'argent :

Dans les cas de corruption, la fraude fiscale est utilisée pour


dissimuler les pots-de-vin et les revenus illicites en évitant de
payer les impôts, tandis que le blanchiment d'argent est utilisé
pour rendre ces fonds illégaux légitimes et les intégrer dans
l'économie légale. Ces pratiques compromettent l'intégrité du
système financier, privent les gouvernements de revenus
importants et facilitent la perpétuation de la corruption. La lutte
contre la fraude fiscale et le blanchiment d'argent dans le
contexte de la corruption nécessite une collaboration étroite
entre les gouvernements, les organismes de réglementation et
les institutions financières pour renforcer la transparence, la
conformité et la détection des activités suspectes.

III. . SANCTIONS PÉNALES ET RESPONSABILITÉ DES


PERSONNES PHYSIQUES ET MORALES :
1. Les sanctions pénales
Au Maroc, les sanctions délictuelles prévues pour les actes de corruption
concernent avant tout les personnes physiques. Les peines d’emprisonnement
prévues sont faibles (de deux à cinq ans pour les fonctionnaires ou chargés
d’une mission de service public). Les sanctions financières sont
également faibles et ne sont pas indexées sur les sommes en jeu, ce qui
pourrait être utile pour dissuader la petite ainsi que la grande corruption.
La corruption passive de certaines catégories d’agents publics (art. 248
du Code pénal) est punie de sanctions financières allant de 2 000 à 50
000 MAD. La corruption passive d’autres employés (art. 249) est punie
d’une amende allant de 5 000 à 50 000 MAD. L’article 256, renvoyant à
l’article 40, prévoit des sanctions complémentaires pour les agents
publics et pour les corrupteurs en cas de condamnation délictuelle, à
savoir la privation des droits civils, civiques ou de famille. L’interdiction
d’exercer des fonctions ou un emploi public pendant dix ans est aussi
prévue. Compte tenu de la qualité et de la fonction des corrompus, des
sanctions plus appropriées devraient être envisagées, comme la
suspension des avantages liés à la fonction.

Les personnes morales ne font pas l’objet de sanctions spécifiques. Il est


possible par interprétation de la lettre de certains articles de considérer
que les personnes morales pourraient être incriminées. Cependant,
l’interprétation des tribunaux sur ce point n’a pas été communiquée et les
sanctions prévues pour les personnes physiques sont inapplicables pour
la peine d’emprisonnement et insuffisantes pour les sanctions financières.

2. Circonstances aggravantes et Excuse absolutoire :

Dans le cas où la corruption ou le trafic d'influence a pour objet


l'accomplissement d'un fait qualifié crime par la loi, la peine réprimant
ce crime est applicable au coupable de la corruption ou du trafic
d'influence en vertu de l'article 252 du code pénal marocain.

Notons que quand il s'agit d'une corruption d'un magistrat, d'un


assesseur-juré ou d'un membre d'une juridiction a eu pour effet de
faire prononcer une peine criminelle contre un accusé, cette peine
est applicable au coupable de la corruption selon l'article 253 du
code pénal marocain.

Le dernier alinéa de l'article 248 du code pénal précise que «


Lorsque la somme est supérieure à 100.000 dirhams, la peine est de
cinq ans à dix ans de réclusion et 5.000 à 100.000 dirhams
d'amende »

Excuse absolutoire :
L'article 256-1 du code pénal précise que « Bénéficie d'une excuse
absolutoire, le corrupteur, au sens de l'article 251 de la présente loi,
qui dénonce aux autorités judiciaires une infraction de corruption,
lorsque la dénonciation a eu lieu avant de donner suite à la demande
présentée à lui à cet effet, ou s'il établit dans le cas où il a donné suite
à la demande de corruption que c'est le fonctionnaire qui l'a obligé à la
verser.
3. La responsabilité des personnes morales :

L’Article 26 de la CNUCC et l’Article 2 de la Convention de l’OCDE oblige


les Parties à établir la responsabilité des personnes morales pour les
infractions de corruption. Cette responsabilité peut être administrative,
civile ou pénale, selon les exigences de chaque système judiciaire
national. Elle doit également s’appliquer aux entreprises publiques. Il est
également impératif que la responsabilité de la personne morale puisse
être engagée sans préjudice à la responsabilité pénale des personnes
physiques qui ont commis les infractions. La responsabilité pénale des
personnes morales doit aussi être accompagnée de sanctions efficaces,
proportionnées et dissuasives de nature pénale ou non pénale, y compris
des sanctions pécuniaires.

Bien que la législation pénale marocaine ne prévoie pas suffisamment


expressément la responsabilité pénale des personnes morales dans des
termes généraux, un certain nombre d’articles du Code pénal – y compris
les dispositions incriminant le blanchiment d’argent – prévoient des
sanctions pénales et des mesures dissuasives à l’endroit des personnes
morales reconnues responsables d’infractions spécifiques. Par
conséquent, les autorités marocaines soutiennent que leur droit reconnaît
la responsabilité pénale des personnes morales. Au titre de la Convention
de l’OCDE, étant donné que le Maroc a établi la responsabilité pénale des
personnes morales pour certaines infractions, il doit être en mesure
d’établir le même cadre de responsabilité pénale pour les entreprises
impliquées dans des affaires de corruption. Il convient de noter que le
Maroc a mis en place un casier judiciaire des personnes morales. Les
autorités ont indiqué que ce casier est opérationnel.

IV. LES MÉCANISMES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA


CORRUPTION AU MAROC :
1.L'Instance Centrale de Prévention de la Corruption :

L'Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC) a été créée en


2005 par décret, avec pour mission de prévenir et de lutter contre la
corruption à tous les niveaux de la hiérarchie. Elle est chargée de
recevoir, traiter et transmettre les plaintes aux autorités judiciaires, de
collecter les informations et de gérer la base de données relatives à la
corruption. De plus, l'ICPC exerce des missions centrées sur la
prévention, telles que la diffusion des valeurs de probité et la contribution
à la lutte contre la corruption. Elle formule des avis sur les projets de lois
et les propositions de lois relatives à la prévention et à la lutte contre la
corruption, et peut soumettre des propositions ou recommandations au
gouvernement pour simplifier les procédures administratives visant à
prévenir et à lutter contre la corruption. En outre, elle contribue à
l'évaluation des politiques publiques de prévention et de lutte contre la
corruption.

2.L’Instance Nationale de Probité, de Prévention et de Lutte


contre la Corruption :

L’Instance Nationale de Probité, de Prévention et de Lutte contre la


Corruption (INPPLC) a été créée pour renforcer la lutte contre la
corruption et donner un nouvel élan à cette cause. Elle s'inscrit dans le
cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption lancée
officiellement en 2016, qui vise à réduire la corruption, renforcer
l'intégrité et améliorer la redevabilité pour assurer une prestation plus
efficace des services sociaux aux populations marocaines, ainsi que pour
améliorer les résultats du développement humain. Ces instances
témoignent de l'engagement du Maroc à promouvoir l'intégrité et la
transparence dans tous les secteurs de la société.

CONCLUSION :
En conclusion, le délit de corruption en droit pénal des affaires est une
infraction sérieuse qui compromet l'intégrité des transactions commerciales et
nuit à la confiance dans le monde des affaires. Il implique l'offre, la sollicitation,
la promesse ou l'acceptation d'avantages illicites dans le but d'influencer des
actes ou des décisions dans le domaine des affaires. La lutte contre la corruption
en droit pénal des affaires est essentielle pour promouvoir la transparence,
l'équité et la concurrence saine. Les systèmes juridiques doivent être renforcés
pour garantir des enquêtes rigoureuses, des poursuites efficaces et des
sanctions dissuasives. De plus, il est important de promouvoir la sensibilisation,
l'éducation et l'éthique dans le milieu des affaires afin de prévenir et de
décourager les comportements corrompus. La coopération internationale et les
mécanismes de récupération des avoirs illicites jouent également un rôle crucial
dans la lutte contre la corruption en droit pénal des affaires. La lutte contre la
corruption est un enjeu majeur pour assurer un environnement commercial sain,
favoriser le développement économique et préserver l'éthique dans les relations
d'affaires.

Vous aimerez peut-être aussi