Comprendre la procédure civile en droit
Comprendre la procédure civile en droit
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Ces divers procédures obéissent à des règles spéciales, notamment en raison de
ce que la procédure civile n’oppose que des particuliers alors que dans la
procédure pénale et la procédure administrative l'un des intervenants est
toujours l'état.
Toutes ces procédures sont fondées sur certains principes généraux:
impartialité des juridictions, le respect de droits de défense, le caractère
contradictoire de la procédure et l'existence des voies de recours.
Droit de la procédure civile…
3- Objets de la procédure civile
On reconnaît à la procédure civile trois objets qui comportent trois séries de
règles:
1- Elle détermine d'abord quels sont les tribunaux devant lesquelles les
justiciables pourront faire valoir leurs droits et quel est le statut des
membres de ces juridictions et des auxiliaires de la Justice: ce sont les
règles d’organisation judiciaire.
2- Elle détermine ensuite quelles sont les attributions de chaque tribunal
et quelle est en conséquence la juridiction à laquelle le justiciable doit
s'adresser: ce sont les règles de compétence.
3- La procédure civile fixe enfin les règles suivants lesquelles les
tribunaux sont saisis, instruisent les procès et rendent leurs jugements
qui feront l'objet d'une exécution forcée: ce sont les règles de procédure
proprement dite.
Droit de la procédure civile…
4- Règles de forme et règle de fond: la procédure comprend, d'une part, des
règles de forme.
Elle détermine en ce sens les formalités à accomplir, les mentions à faire
figurer dans les actes, les délais à observer, etc.
Si l'excès de formalisme est condamnable, les formalités demeurent
nécessaires pour la protection des justiciables et sont une garantie d'une
bonne justice.
À côté de ces règles de forme, la procédure comprendre, d'autre part, des
règles de fond importantes. On peut citer notamment certaines questions
que nous étudierons: les conditions d'exercices des actions, les notions
de moyens de défense, d'exception, de fin de non-recevoir, le rôle de la
Cour de cassation, les principes directeurs de la procédure, le
caractère des règles de compétence, les effets des jugements, les effets
des voies de recours, etc.
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Droit de la procédure civile…
L'existence de nombreux règles de fond explique d'ailleurs d'autres appellation
de la procédure civile: Droit procédural civil, droit processuel civil, droit
judiciaire privé, qui sont tout aussi valables que celle de procédure civile.
Quoi qu'il en soit, ces différentes règles ne doivent pas être examinées
abstraction faite de la place de la « justice » dans un pays du tiers-monde,
d'autant plus que les lois et autres textes adoptés sont souvent le fait d'une
certaine force (politique, économique ou financière).
II- La portée de la procédure civile
Si le recours au juge permet de protéger les plus faibles les plaideurs, c'est-à-
dire les personnes qui intentent ou contre qui on intente un procès (soutiennent
ou contestent quelque chose en justice), encore faut-il que ces derniers aient un
libre accès aux tribunaux.
Avant de vérifier cette hypothèse, il n'est pas indifférent de citer, à titre
d'exemple, le point de vue d'un juge du tiers-monde sur la justice de son pays,
mais qui est plein d'enseignements pour d'autres pays comparables.
Le juge P BHAGWATI faisais la remarque suivante, lors d'une décision
capitale prise en Inde par la Cour suprême:
« Il est temps que les tribunaux deviennent des tribunaux pour les pauvres et
les masses en lutte dans ce pays. Il (les tribunaux) doivent cesser d'être les
défenseurs de l'ordre établit et du statut quo. Il faut également les sensibiliser à la
nécessité de rendre justice au Masses qui ont été privées pendant des générations
par une société cruelle et son cœur.
Jusqu'à présent, les tribunaux ont uniquement servi à défendre les droits des
riches et des nantis. Seules les classes privilégiées ont pu avoir accès au tribunal
pour protéger leurs intérêts acquis. Seuls les nantis ont eu jusqu'à présent le
« sésame » qui leur ouvrait les portes de la Justice. Mais aujourd'hui, pour la
première fois, les portes de la Justice s'ouvrent aux pauvres et à ceux qui ont été
piétinés, aux innocents et aux illettrés, et leurs causes sont entendues à la Cour, à
travers les litiges sur les intérêts publics, grâce à un arrêt rendue récemment par
cette Cour. Des millions de personnes appartenant aux groupes le plus démunis et
les plus vulnérables de l‘humanité s'en remettent à la Cour pour qu’elle améliore
leur condition de vie et traduise leurs droits fondamentaux d'homme en réalité ».
L'effort pour des services juridiques pour le développement:
C'est un juge qui parlait de la justice de son pays. En effet, la Cour suprême de
l'Inde venait d'effectuer une réforme radicale dans les règles de juridiction et de
procédure arrêtées par la Cour, portant sur le droit de comparaître devant la
cour. Ceci permet au groupe de soutien nationaux de soumettre plus facilement
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« les litiges sur les intérêts public », au nom des organisations des pauvres. Il
s'agit d'une évolution du Droit valable et nécessaire, grâce à l'apport de la
jurisprudence. Mais le fait d'ouvrir les portes de la Cour -ou de la justice
d'une manière générale- n'est pas suffisant en lui-même. Il faut aussi que les
pauvres disposent de « ressources juridiques » qui leur sont nécessaires pour
franchir ces portes et contester efficacement les structures perpétuant leur
approvisionnement. En l'occurrence, il faudrait conjuguer les efforts vers la
mise en place de l'autosuffisance juridique des communautés et la création
d'un appareil efficace de défense des groupes d'intérêts.
Le débat judiciaire ne canalise t-il pas, n’apaise-t-il pas surtout ne dédramatise-
t-il pas des affrontements qui sans le recours à la justice, Auraient abouti à des
violences parfois sanglantes. Alors que la justice et ses institutions soient bien
administrées non seulement pour régler les conflits d'intérêts, mais pour
participer à l'effort national d'assainissement de la société.
Après avoir tenté d’esquisser une définition de la procédure civile, son objet et
sa portée, quel est son contenu ?
III- Contenu de la procédure civile
Branche de droit privé ou de droit public ?
La procédure recouvre un domaine juridique très vaste. Il est difficile de
la classe définitivement comme branche de droit privé ou comme
discipline du droit public. Cela est dû au fait qu'elle permet l'étude d'une
administration, à savoir un service public de la Justice, faisons appel au
droit administratif et au droit public en général et ce, à côté d'autres
règles et normes concernant directement les droits des personnes,
notamment leur droit processuel.
En outre, les différentes branches de droit (droit civil, droit commercial,
droit social, droit pénal, droit administratif, droit constitutionnel…)
peuvent non seulement être envisagées sous l'angle substantiel; c'est-à-
dire de leur contenu et contenant, mais encore sous l'angle processuel;
ce qui permet grâce aux formes appropriées de procédure, d'assurer le
respect et la sanction de ces droits substantiels.
Il ne s'agira pas cependant, pour nous, d'étudier le droit processuel sous
ses multiples facettes.
Droit du procès civil
on se contentera seulement d'examiner le droit du procès civil en écartant le
procès pénal, le procès constitutionnel et les procès d'exception (militaire et
politique…)
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On relève néanmoins le caractère unificateur du droit du procès civil
puisqu'il est étendu également au procès commercial, au procès social, aux
procès foncier et de statut personnel etc…, selon la substance même du litige.
De toute façon, en se penchant sur le débat judiciaire en matière civile, on
commencera par étudier son cadre puis ses acteurs avant de s'arrêter sur le
processus imposé au justiciable pour agir en justice.
Ainsi, l'étude du cadre du débat judiciaire sera consacrée à l'organisation et à la
compétence des différentes juridictions civiles et administratives, celle des
acteurs du débat judiciaire permettra de se pencher sur le statut des membres de
ces juridictions ainsi que celui des auxiliaires des juges et des justiciables.
Enfin l'étude du débat judiciaire proprement dit permettra de préciser la
théorie de l'action en justice et de suivre les différents étapes de
déroulement de l'instance et les recours admis pour contester les décisions
de justice.
Les caractéristiques de la procédure civile (les principes généraux)
A. Le caractère accusatoire :
Une procédure est dite inquisitoire quand l’instance est entièrement dirigée
par la juridiction compétente. En revanche, elle est dite accusatoire quand
la juridiction saisie se contente de trancher en fonction des éléments versés
par les litigants et selon leurs requêtes. En fait, le juge ne peut jamais statuer
au delà des demandes des parties. Dans ce cas la, sont les litigants qui se
chargent de diriger l’instance.
De nos jours la PC est devenue hybride. Elle est accusatoire dans certains
phases et inquisitoire dans d’autre. En effet ce sont les parties qui dirigent
principalement l’instance qui déterminent sa portée.
B. Le caractère écrit : Art 45 du CPC
Notre système est non seulement accusatoire mais aussi obligatoire, c'est-à-dire
la procédure est obligatoirement écrite. La procédure en matière civile est, en
principe écrite. Par conséquent, tous les actes de procédure, produits par les
parties, accomplis par les juridictions ou réalisés par les auxiliaires de justice
doivent faire l’objet d’un écrit.
Par dérogation à ce principe, l’oralité demeure applicable devant les TPI dans
le cadre des affaires limitativement déterminées par la loi, les autres tribunaux
doit être écrit. Le caractère écrit de la procédure engendre l’obligation pour les
justiciables d’être assisté d’un avocat.
Si l’intéressé réside par exemple à l’étranger, dans ce cas peut nommer un
mandataire. Si la demande acceptée par le tribunal toutes les notifications
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seront accepté. Le mandataire ne peut en aucun cas un notaire, huissier de
justice… ou représentant de justice. La procédure est donc écrite.
Titre I : Les principes fondamentaux de la procédure civile
Le procès civil est gouverné par plusieurs principes fondamentaux lui
servant de socle et dont une grande partie peut être qualifiée d’universel.
Chapitre I: Le droit à un tribunal indépendant et impartial
L’accès à la justice, l’équité du procès, l’indépendance et l’impartialité des
magistrats sont des droits attribués par la loi aux litigants.
Section I- Le droit d’accéder à la justice
Ce droit ne peut être exercé de manière effective qu’en la reconnaissance de la
gratuité de la justice. Car, Les nécessiteux peuvent demander à bénéficier de
l’assistance judiciaire afin de soustraire de certains charges que peut engendre
l’exercice d’une action en justice.
§1. Le principe de la gratuité de la justice
La justice est un service public gratuit de l’Etat, c'est-à-dire les justiciable ne
sont pas obligé de payer son juge. Mais, cette gratuité n’est pas absolue, l’Etat
n’impose de payer des taxes judiciaires et aussi les frais de l’expertise et des
autres mesures d’instruction ordonnée à leur requête.
Si l’intéressé n’a pas les moyens de payé les honoraires il suffit de faire une
attestation, pour bénéficier de la gratuité de la justice et de l’assistance
judiciaire.
§2. L’assistance judiciaire
L’assistance judiciaire est un système mis à la disposition des justiciables
nécessiteux. Elle permet à ceux qui en obtiennent le bénéfice d’être exonérés
du paiement de la taxe judiciaire ainsi que la désignation d’un avocat d’office.
Si l’intéressé n’a pas les moyens de payé les honoraires il suffit de faire une
attestation, pour bénéficier de la gratuité de la justice et de l’assistance
judiciaire.
Section II : le droit à une juridiction impartiale
Ce droit permet aux parties de provoquer le dessaisissement d’un magistrat,
dont l’impartialité n’est plus garantie. Et d’engager la responsabilité civile de
toute faute qu’il a commise dans le cadre de l’exercice de sa fonction.
§1. L’égalité de tous devant la justice
La justice ne peut être équitable que si elle ne se faisait pas en fonction des
classes, des confessions, de la race et de la nationalité. Les demandes
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introduites en justice par les justiciable doivent être traités sur un pied
d’égalité, et ils peuvent introduites par toute personne titulaire d’une prétention.
§2. La récusation (Plutôt la renonciation)
Tout magistrat désigné pour connaitre d’une affaire, peut demander à ce qu’il
soit déchargé. Cette demande est présentée indépendamment par le magistrat
concerné, à raison des circonstances de l’affaire ou de la qualité de ses parties.
La demande doit être présentée selon les règles relatives aux requêtes
introductives.
Les cas de récusation sont déterminés limitativement par l’art 295 du CPC.
§3. La suspicion légitime
Cette procédure est régie par les arts 383 et 384 du CPC.
Elle a pour intérêt de retirer l’affaire à la juridiction compétente dont
l’impartialité ne semble pas être garantie, et partant son renvoi devant une autre
juridiction du même degré. La demande de renvoi pour suspicion légitime doit
être présentée à la cour suprême.
§4. La prise à partie
L’art 81 du DOC, s’avère que la responsabilité civile des magistrats est limitée
aux cas dans lesquels un magistrat peut être pris à partie.
Les cas de prise à parties ont été déterminés par la loi, à titre limitatif. Ces
derniers sont respectivement le dol, la fraude, la concussion et le déni de
justice.
§5. La procédure de l’art 517
Cette procédure concerne uniquement les magistrats siégeant près d’une cour
d’appel ou d’un TPI.
Elle a pour effet de relever une affaire à la juridiction territorialement
compétente. Le magistrat concerné doit saisie, de son cas, le premier président
de la cour suprême. Art 517 du CPC.
Chapitre II : Le droit à un procès équitable
Section I : Le principe du contradictoire (droit de la défense)
Le principe du contradictoire fait parti des droits de la défense.
Il permet les parties de se faire connaitre, les moyens de faits sur lesquels elles
fondent leurs prétentions.
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Il leur permet aussi de prendre connaissance des éléments de preuve et des
éléments de droit sur lesquels leur adversaire compte s’appuyer pour obtenir
gain de cause.
Les règles régissent la convocation (notification) sont prévue par l’art 36 du
CPC.
Le CPC prévoit une seule dérogation à ce principe, est celle de l’ordonnance
sur requête. Prévue par l’art 148 du CPC.
Section II : Le principe de la publicité
Le procès il faut qu’il soit public. Si l’audience passé en huis clos le procès doit
publier au public avant bien sur la demande des parties comme quoi l’audience
passé en huis clos.
En matière contentieuse, les décisions doivent être rendues publiquement. En
revanche, les décisions rendues en matière gracieuse sont toujours prononcées
dans une audience non ouverte au public.
Section III : Le principe dispositif
Ce principe attribue aux justiciables le droit de déterminer et de maitriser la
matière litigieuse.
L’objet du litige est déterminé librement par les parties, et notamment par le
demandeur dans sa requête introductive d’instance.
Dès qu’elle est accomplie par le demandeur, la détermination de l’objet du
litige s’impose aux deux parties du litige.
La direction de l’instance est attribuée en grand partie, aux justiciables.
Section IV : L’obligation de motivation
Cette obligation vise à faciliter l’exercice du contrôle des décisions judiciaires
lors des différentes voies de recours.
Elle permet aussi de renforcer la foi en l’équité des décisions judiciaires.
Une bonne motivation est gage de rationalité et de l’équité du verdict rendu.
Le défaut de motivation constitue un vice qui peut entacher les décisions
rendues par les différentes juridictions de fond. Ce vice peut être évoqué lors
des différentes voies de recours.
Section V : Le droit de faire recours
Les voies de recours sont des moyens mis à la disposition des justiciables. Elles
leur permettent de solliciter la modification de la décision qu’ils considèrent
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inéquitable en vue de combattre les effets de la partialité ou des erreurs de
jugement.
Les recours pouvant être exercés à l’encontre d’une décision de justice sont soit
ordinaire (sont ouvert en toute matière sans aucune limitation)
soit extraordinaire (ne sont ouverts que dans les cas limitativement déterminés
par la loi).
Section VI : Le double degré de juridiction
Le principe de double juridiction a pour objectif d’amoindrir les iniquités dont
peuvent souffrir les justiciables.
Il garantit l’examen de tous les litiges par deux juridictions distinctes,
appartenant à deux degrés différents.
((Ce principe ne reçoit pas application dans le cadre des litiges portant sur des
demandes dont la valeur est inférieure ou égale à 3000 DH)).
Titre II : L’action en justice en droit marocain
C’est le droit pour toute personne d’agir en justice (article 1 du CPC « ne
peuvent ester en justice que ceux qui ont qualité, capacité et intérêt pour faire
valoir leur droit ».
Ce droit a un caractère légal car il est garanti par la loi, mais il est aussi
facultatif en ce qu’une personne n’est pas forcée d’agir en justice.
L’action en justice constitue l’acte de procédure qui exprime la décision de
passer de la faculté d’agir à la volonté d’engager une instance précise et
déterminée.
Le plaideur devra accomplir certaines conditions pour intenter une action en
justice au moyen d’une demande.
Précisons qu’à l’appui de ses demandes, il peut y avoir un abus de droit d’ester
en justice, il s’agira alors d’une faute génératrice qui donnera lieu à des
dommages et intérêts, si cet abus de droit constitue un acte de malice ou une
erreur grossière équipollente au dol (article 5 du CPC « Tout plaideur est tenu
d’exercer ses droits selon les règles de la bonne foi » (c’est le cas du créancier
qui pour une créance minime saisit des immeubles très importants de son
débiteur.)
Chapitre I: Les parties de l’action civile
L’action civile met en opposition deux parties principales.
Section I : Le demandeur
Toute personne prétendant à un droit peut saisir la justice et lui demander
d’examiner le bien-fondé de sa prétention.
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La recevabilité de cette saisine est, subordonné à la réunion de trois conditions,
l’intérêt, la capacité et la qualité.
Le demandeur est celui qui a usé de son droit d’accès à la justice. C’est lui qui
prend l’initiative du procès et qui déclenche l’action par le dépôt d’une requête
ou par déclaration faite au greffe.
En principe l’action en justice est exercée par un seul demandeur.
Section II : Le défendeur
Est celui contre lequel une action est intentée.
Par contre au demandeur le défendeur doit réuni seulement les deux dernières
conditions (capacité et qualité).
Section III: Le ministère public
L’intervention du ministère public dans les instances civiles est régie par
des dispositions de la loi.
a. Intervention comme partie principale
Le Ministère public agie d’office comme partie principale, en tant que
demandeur ou défendeur, dans les cas expressément déterminés par la loi. Le
fait d’agir en cette qualité permet au représentant de la société de disposent de
toutes les voies de recours prévues par la loi à l’exception de l’opposition. Dans
ce cas, le ministère public est tenu d’assister à toutes les audiences en vertu des
dispositions de l’art 10 du CPC.
b. Intervention comme partie jointe
L’intervention du ministère public en tant que partie jointe peut être
obligatoire (dans toutes les causes qui doivent lui être communiquées en vertu
de la loi), soit facultative (s’il estime que son intervention est nécessaire). Le
ministère public agissent en cette qualité ne dispose pas des voies de recours.
Sa présence aux audiences n’est pas obligatoire.
Section IV: Le déclenchement de l’action
La saisine du TPI peut être provoquée soit par requête introductive d’instance
soit par une déclaration. La déclaration doit être effectué par le demandeur
comparent en personne. La requête doit être signée du demandeur ou de son
mandataire. Le procès verbal de déclaration doit être signé du demandeur lui-
même.
Les requêtes et les procès-verbaux doivent contenir plusieurs mentions, à
savoir, les noms, prénoms, qualité ou profession, domicile ou résidence du
défendeur et du demandeur, ainsi que s’il y a lieu, le nom, prénom et domicile
du mandataire du défendeur, (pour les sociétés au siège social).
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Chapitre II : Recevabilité de l’action
Les conditions nécessaires à la recevabilité de l’action en justice de décline
autour de trois axes.
Section I : Les conditions de recevabilité de l’action
I- L’intérêt :
Pour exercer valablement une action en justice, il faut avoir un intérêt à agir car
à défaut : « pas d’intérêt, pas d’action ».
En effet celui qui agit en justice doit justifier que l’action qu’il exerce est
susceptible de lui procurer un avantage.
1- L’intérêt doit être légitime et juridique
Il est nécessaire que la partie qui agit en justice fasse état d’un intérêt protégé,
cet intérêt juridique peut être pécuniaire (réclamer le paiement d’une créance)
ou morale, si la personne demande en plus du préjudice matériel, la réparation
d’un préjudice qu’il éprouve suite à une atteinte à sa réputation ou aux mœurs.
L’intérêt doit être légitime : le titulaire de l’action doit justifier d’un droit
reconnu par la loi dont il a été lésé. Ainsi la concubine ne peut réclamer la
réparation du préjudice à la suite du décès du concubin, car le concubinage est,
au Maroc, une situation de fait non reconnue par la loi.
2- L’intérêt doit être direct et personnel
La personne qui agit doit prouver qu’elle a subi une atteinte à un droit qui lui
est propre.
L’action ne pouvant être effectivement intenté que par le titulaire du droit
allégué.
Il n’est pas permit d’agir dans l’intérêt d’autrui pour faire respecter la loi (nul
ne peut plaider par procureur).
Cette condition ne soulève d’aucune difficulté s’agissant des personnes
physiques, mais la question revêt à tout autre intérêt lorsqu’il s’agit d’apprécier
ce caractère direct et personnel, dans le cadre des groupements dotés de la
personnalité morale.
Il est évident qu’un groupement peut agir en justice pour la défense de ses
intérêts mais cette action sociale se distingue de l’action individuelle qui
appartient à chaque membre du groupement pour défendre ses intérêts.
La question qui se pose est de savoir si le groupement peut se substituer à l’un
de ses membres pour exercer une action individuelle lorsqu’il y a atteinte de
l’intérêt collectif du groupement.
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S’agissant des syndicats, la violation des droits de l’un des membres porte
atteinte à l’intérêt de la profession. Ex : Si une personne se livre à l’exercice
illégal de la médecine, elle porte atteinte aux intérêts du corps médical qui ne
saurait tolérer l’usage des voyers de la profession réservées aux titulaires
diplômés.
Quant aux associations, elles ne sont pas en mesure de se substituer à leur
adhérent pour défendre les intérêts individuels de ceux-ci.
Ceci s’explique par le fait que les pouvoirs publics ont une certaine méfiance à
l’égard des associations car il est à craindre qu’elle ne s’arroge la fonction de
défenseur de l’ordre et portant atteinte au rôle du ministère public, seul le juge
a l’opportunité de poursuite.
3- L’intérêt doit être né et actuel
Il faut que l’atteinte au droit allégué soit certaine au moment où la demande est
formée : un intérêt éventuel ou futur ne peut servir de base à une action en
justice.
On ne peut pas saisir un tribunal à titre préventif s’il n’existe pas un préjudice
réel et avéré car le rôle du juge est de trancher les litiges déjà nés, l’exigence
d’un intérêt né est d’éviter que les guerres préventives ne viennent à engorger
les tribunaux : une certaine moralisation rejoint la régulation des faits
judiciaires et le manque de magistrats.
II- La qualité
C’est le titre juridique en vertu duquel une personne a le pouvoir de figurer
dans une procédure lorsque l’action est intentée par le titulaire du droit lui-
même.
Ont qualité pour agir, le titulaire du droit litigieux ainsi que ces héritiers et
ayant cause universel, le mandataire légal ou conventionnel (le premier
ministre pour l’Etat, ou le trésorier général pour le trésor).
En tout cas, les personnes ayant qualité pour représenter les plaideurs ne
peuvent le faire que dans certaines situations et en respectant certaines
conditions.
1- Les cas de représentation en justice
Le mandat conféré par une personne à une autre en vue d’agir en son nom et
pour son compte est parfaitement licite : c’est un mandat ad litem c ad un
mandat de représentation en vue d’un procès.
La représentation est obligatoire, constitution d’avocat devant certaines
juridictions (cour d’appel, cour suprême) sauf autorisation expresse d’agir en
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justice pour soi même accordé par le chef de la juridiction saisi du litige. Il en
va de même devant le TPI en cas de procédure écrite.
A préciser qu’exceptionnellement, la représentation en justice n’est pas admise
lorsque le tribunal ordonne la comparution des personnes des parties : par
exemple, quand il s’agit des mesures d’instructions supposant la présence des
parties (expertise).
2- Conditions de représentation en justice
Toute personne capable peut être mandataire en justice.
Les pouvoirs du représentant sont déterminés par la loi (mandataire légal pour
les administrations publiques) par le juge (mandataire judiciaire : pour le
mineur il sera représenté par le tuteur autorisé par le juge) ou par la volonté des
parties (mandataire conventionnel).
Le représentant doit justifier de son pouvoir par acte authentique ou sous seing
privé dûment légalisé soit par la déclaration verbale de la partie comparaissant
avec lui devant le juge. A noter que le mandat doit être spécial à telle affaire
déterminée.
La procuration doit être écrite, le nom du mandant devant figurer à côté de
celui du mandataire. Cette obligation s’impose en vertu de la règle, nul ne
plaide par procureur.
3- Les effets de la représentation en justice
Ce n’est pas le mandataire mais le représenté qui est partie en procès, ainsi la
notification d’une décision de justice doit être faite à l’adresse du plaideur,
plutôt qu’à celle de son avocat.
III- La capacité
Pour être recevable, l’action en justice doit être exercée par une personne ayant
la capacité d’agir en justice, on distingue deux types de capacités : la capacité
de jouissance qui est le droit d’agir en justice : en principe toute personne
physique ou morale a ce droit.
Quand à la capacité d’exercice, elle correspond à l’exercice du droit d’agir en
justice de sorte que les personnes qui sont frappées d’incapacité ne peuvent agir
que par l’intermédiaire de leur représentant légal.
Section II : Sanctions des conditions de recevabilité
Le juge relève d’office le défaut de qualité, de capacité ou d’intérêt. Il mettra
ainsi en demeure la partie de régulariser la situation dans un délai qu’il fixe, et
si la régularisation intervient, l’action est considérée comme valablement
engagée.
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Dans le cas contraire, le juge va déclarer l’action irrecevable. Les parties
intéressées peuvent également relever l’absence d’une condition de
recevabilité. En effet, le juge, même si la loi l’y oblige, n’en a pas seul le
monopole pour relever l’absence de qualité, d’intérêt ou de capacité.
Il est à noter que le juge ne peut jamais prononcer l’irrecevabilité de la
demande s’il n’a pas d’abord mis en demeure la partie de régulariser la
situation.
La régularisation concerne en premier lieu le défaut de capacité ou
d’autorisation. En effet le défaut de qualité ou d’intérêt pouvant l’être
difficilement. En effet l’incapable peut devenir capable ou se faire représenter
par la personne ayant qualité pour la défense de ses intérêts.
Titre III : les débats
Le procès oppose deux justiciables qui sont respectivement le demandeur et
défendeur. Chaque partie du litige cherche à faire pencher la balance en sa
faveur.
La prétention doit être évoquée sous la forme d’une demande, que ce soit
principale qui consiste en le fait de se défendre des attaques de son adversaire.
Soit dite reconventionnelle dont l’introduction engendre la transformation de
la physionomie du litige.
Chapitre I : La demande en justice
-Les demandes sont les moyens utilisés par celui qui déclenche le procès civil.
-Elles sont dites principales ou initiales et incidentes, qu’elle que soit sa
nature, la demande ne peut conclure que s’elle est fondée en fait et en droit.
Section I : Les demandes principales
Il convient d’abord de déterminer les formes sous lesquelles elles peuvent être
formulées. Et ensuite de procéder à l’analyse des effets que leur présentation
est en mesure de produire
§ 1 : Les formes de présentation des demandes initiales
Devant le TPI, la demande initiale peut être présentée, en vertu de deux
modalités de saisine.
Elle peut soit être contenue dans un acte écrit (requête introductive d’instance)
soit faire l’objet d’une déclaration (auprès du greffe).
1. La requête introductive d’instance
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La requête introductive d’instance doit contenir plusieurs mentions, dont le
défaut est sanctionné d’irrecevabilité. Elle doit déterminer clairement le nom, la
qualité et la profession du demandeur.
Cet acte doit aussi énoncer sommairement l’objet et la cause de la demande
ainsi que les faits et les moyens sur lesquels il compte d’appuyer pour défendre
sa prétention.
Cette détermination permet de vérifier si un jugement ayant acquis autorité de
la chose jugée à déjà été rendu à propos du même litige.
Les vices de forme entachant la demande peuvent entrainer l’irrecevabilité de
l’action. Le juge doit, le cas échéant aviser le demandeur et l’inviter à
régulariser sa situation.
2. La déclaration
Contrairement à la requête écrite, la déclaration est une voie de saisine
verbale. Elle doit être effectuée par le demandeur en personne devant l’un des
agents greffe de la juridiction compétente, comme il doit par la suite présenter
un mémoire supplétif. En suite le secrétaire greffier doit dresser un PV qui
constate la déclaration. .
§ 2 : Les effets de la demande
L’introduction d’une demande en justice engendre plusieurs effets.
Cette demande engendre la détermination définitive du champ du litige. Dans
ce cas la juridiction statuée dans la limite de ce qui a été demandé.
1. La détermination du champ du litige
L’introduction d’une demande en justice a pour effet de déterminer d’une
manière définitive le champ du litige.
Il est normal que les parties assument les conséquences de leurs actes et soient
privées de la possibilité de modifier, à tout moment sa physionomie et son
objet. En fait, l’interdiction de modifier le litige trouve son fondement dans le
principe de l’immutabilité qui trouve son origine dans le droit romain.
Ce principe de l’immutabilité du litige est étroitement attaché au principe
dispositif et au principe de célérité. Il peut être considéré comme étant une
conséquence logique de leur mise en application. Le premier permet au
demandeur de déterminer librement le champ du litige. Et le second garantit au
litigants le droit à un procès rapide.
1. La détermination du champ du litige…
Plusieurs exceptions au principe de l’immutabilité du litige peuvent donner à
l’instance une certaine élasticité.
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La première consiste en la possibilité de présenter une demande incidente.
La seconde demeure en la possibilité de présenter une demande
nouvelle devant la cour d’appel.
Cette dernière exception, porte aussi au principe du double degré de juridiction.
2. L’obligation pour le juge de statuer…
Le juge est obligé de tranche toutes les demandes qui lui ont présentées. Il ne
peut s’abstenir sans raison sous peine d’être considéré comme ayant commis un
déni de justice.
Le déni de justice est une infraction dont l’élément matériel consiste en le
défaut de statuer sur une demande. L’incrimination de cet acte constitue l’une
des principales garanties dont disposent les litigants. Il a pour effet d’obliger la
juridiction de trancher toute demande qui lui a été soumise.
2. L’obligation pour le juge de statuer
Les pouvoirs de la juridiction saisie sont limités par la demande. Elle doit
seulement répondre à la question de droit qui lui a été posée. Elle ne peut
statuer ni Ultra petita ni Infra petita.
Une juridiction est considéré comme ayant statué ultra petita si elle s’est
prononcée sur des choses qui ne lui ont pas été demandées.
Une juridiction est considérée comme ayant statué infra petita si elle n’a pas
statué sur tous les chefs de la demande.
L’inobservation de la règle d’obligation de statuer, selon l’article 3 du CPC,
constitue une violation de la loi, cette violation peut constituer un motif
d’annulation ou de cessation.
3. L’interruption de la prescription
L’introduction d’une demande en justice à pour conséquence d’interrompre le
délai de prescription.
Par conséquent, le temps qui s’est écoulé du premier délai ne sera plus
comptabilisé.
L’introduction d’une demande en justice produit ses même effets, même, s’il
s’est avéré que la juridiction qui a été saisie par le demandeur est incompétente.
Section II : Les demandes incidentes
Les demandes incidentes sont introduites au courant de l’instance. Leur
introduction permet aux parties de modifier leur prétention et l’objet initial du
litige en vue d’adapter l’instance à l’évolution que les faits ont connue. Les
16
demandes incidentes ne sont pas des moyens dont l’usage est reconnu
exclusivement au demandeur.
Il convient donc de distingué entre trois demandes incidentes. Mais, il échoit,
au début de déterminer les conditions de recevabilité auxquelles toutes ces
demandes sont soumises.
§ 1 : Les demandes additionnelles
Les demandes additionnelles sont celle par lesquelles une partie modifie ses
prétentions antérieures.
Cette demande émanée de toutes les parties du procès. (Elle peut être présentée
par le demandeur en vue de modifier la demande initiale comme elle peut être
présentée par le défendeur qui à présenter une demande reconventionnelle ou
même par le tiers qui a présenté une demande en intervention).
La demande additionnelle a pour effet d’élargir l’objet de la demande initiale.
Elle peut être utilisée pour soumettre à la même juridiction une demande
distincte.
§ 1 : Les demandes additionnelles..
La recevabilité des demandes additionnelles est subordonnée à l’existence d’un
lien suffisant avec la demande initiale. L’appréciation de son existence est
laissée au pouvoir d’appréciation des juridictions de fond.
Les juridictions de fond sont tantôt censurées tantôt approuvées pour n’avoir
pas examiné le recevabilité de ces demandes sur la base dudit critère. Les
demandes en compensation ne sont pas concernées par cette condition. Leur
recevabilité est expressément prévue par la loi.
-La seconde condition de recevabilité des demandes incidentes se rapporte au
moment de leur présentation. La présentation de cette demande ne doit en
aucun cas avoir pour conséquence de retarder le jugement de la demande
principale. La détermination du moment est une question soumis au pouvoir
d’appréciation des juridictions de fond.
§ 2 : Les demandes reconventionnelles
Les demandes reconventionnelles sont des demandes qui émanent du défendeur
originaire et par le biais desquelles ce dernier tente d’obtenir un avantage
quelconque. En effet, le défendeur déclare qu’il ne compte pas se contenter de
combattre les demandes de son adversaire.
La demande reconventionnelle se distingue des moyens de défense, et
notamment des défenses au fond dont le but est limitées au rejet de la
prétention de l’adversaire. Certains auteurs distinguent au sein des demandes
reconventionnelles entre les demandes reconventionnelles pures et simples et
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les demandes reconventionnelles hybrides. Les premières ont un objet propre.
Les secondes constituent à la fois un moyen de défense et une demande.
§ 2 : Les demandes reconventionnelles
Les demandes reconventionnelles émanent en principe du défendeur à la
demande initiale. En revanche la question de savoir si le demandeur initiale
peut présenter une demande reconventionnelle ne fait pas l’unanimité au sein
de la doctrine.
Les demandes reconventionnelles sont soumises aux mêmes conditions de
recevabilité de la demande additionnelle.
§ 3 : Les demandes en intervention
Les demandes en intervention sont des demandes incidents émanent d’un tiers
ou dirigées contre lui (dite : Demande en intervention volontaire (présenté par
un tiers), dite Demande en intervention forcée (présenté contre un tiers).
1. La demande en intervention volontaire
La Demande en intervention volontaire est celle qui est présenté par un tiers en
vue de l’associer à une instance en cours. Et elle doit être obligatoirement,
dirigée contre une partie du litige.
L’intervention peut être soit principale ; qui tend à soumettre au juge une
prétention propre à celui qui l’a formé. En fait, l’existence d’un lien suffisant
entre la demande en intervention et la demande principale constitue également
une condition de recevabilité de cette intervention.
Comme elle peut être accessoire, celle par le biais de laquelle l’intervenant tend
seulement à appuyer les prétentions d’une partie du litige. En fait, l’existence
d’un lien suffisant et d’un intérêt au litige sont tout de même nécessaire à la
recevabilité de ces demandes.
2. La demande en intervention forcée
Dite aussi la mise en cause, est une demande qui est dirigée contre un tiers en
vue de l’obliger à intervenir dans un litige. Il convient donc de distingué entre
deux types de demande en intervention forcée.
-Le premier type concerne les demandes en intervention forcée aux fins de
condamnation, telle que l’appel en garantie. Elle peut être dirigée contre un
tiers à l’encontre duquel le demandeur aurait pu diriger sa demande initiale.
-Le second type regroupe les appels en déclaration de jugement commun. Elle
à pour objectif d’étendre à un tiers l’autorité de la chose jugée du jugement qui
sera prononcé à l’encontre du défendeur.
18
Enfin, la recevabilité de cette demande en intervention forcée est subordonnée
à la réunion des mêmes conditions exigées pour la recevabilité des autres
demandes incidentes. L’existence d’un lien suffisant est aussi nécessaire.
§ 4 : intérêts de la distinction
La distinction des demandes introductif d’instance et des demandes incidentes
est importante au point de vue de la procédure et de la compétence.
Au point de vue de la procédure: les demandes introductives se
forment par requête écrite, les demandes incidentes se forment par
conclusions ou mémoires en défense.
Au point de vue de la compétence: le TPI connaît de toutes les
demandes incidentes qui ne relèvent pas de la compétence exclusive
d’une juridiction spéciale ou d’exception. Ces juridictions ne
connaissent que des demandes incidentes qui entrent dans leur
compétence d’attribution.
Section III : Les défenses
C’est l’ensemble des moyens mis à la disposition du défendeur pour résister à
l’attaque quand il est l’objet de la part du demandeur.
Le CPC comporte des lacunes quant à la définition des différents moyens de
défenses comme c’est le cas pour les demandes.
Il se borne seulement à les évoquer dans certaines de ses dispositions (art 16
CPC: exception d’’incompétence; art 49 CPC: exceptions de fin de non
recevoir, de litispendance et de connexité).
A- La défense au fond
Moyen tendant à rejeter la prétention de l’adversaire
Le défendeur va s’attaquer au droit du demandeur et soutenir que ce droit n’a
jamais existé ou qu’il est éteint.
Par ex : le défendeur poursuivi pour le paiement d’une dette soutient qu’il a
déjà payé.
B- L’exception
Moyen tendent à faire déclarer une procédure irrégulière
Il s’agit d’une exception de procédure, en l’occurrence tout moyen qui tend à
faire déclarer la procédure irrégulière ou à en suspendre le cours. Art 73 CPC
Français.
B- L’exception …
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1. Les exceptions d’incompétences par lesquelles une partie prétend que la
juridiction saisie est incompétente. Art 16 CPC
2. Exception de litispendance suppose que le même litige entre les mêmes
parties se trouve soumis à deux juridictions distinctes, ou de connexité, c’est
lorsqu’il existe entre deux litiges portant devant deux juridictions différentes un
lien étroit tel que la solution du premier pourra directement influer sur celle du
second. Art 49 CPC
3. Les exceptions dilatoires par lesquelles il est demandé au juge de suspendre
l’instance ex : une caution qui se prévaut du bénéfice de discussion pourra sur
la base de celui-ci exiger du créancier qu’il exerce d’abord ses poursuites
contre le débiteur.
4. Les exceptions de nullité par lesquelles une partie invoque la nullité de
procédure (non respect des délais, mentions insuffisantes sur la requête...
En conclusion, par le biais des exceptions, le défendeur met un obstacle
temporaire à l’examen du fond de la demande ce qui explique que les
exceptions doivent être nécessairement invoquées in limine litis c a d au seuil
de l’instance avant tout débat au fond.
C- Intérêt de la distinction des défenses au fond et les exceptions
1. - Les défenses au fond peuvent être proposées, en tout état de cause, par
exemple en première instance jusqu’à la fin des débats.
- Au contraire, les exceptions doivent, à peine d’irrecevabilité, être soulevées
avant toute défense au fond ou fin de non recevoir ( art 16, al 1er CPC).
2. Les défenses sont opposées dans un ordre quelconque. Au contraire; toute les
exceptions doivent être soulevées simultanément (art 49, al 1er CPC)
3. Si la défense au fond est accueillie par le tribunal, le demandeur perd son
procès. Il ne peut le renouveler à raison de l’autorité de la chose jugée. Si
l’exception est admise, rien n’est perdu pour le demandeur, il aura seulement,
par exemple, à attendre l’expiration d’un certain délai.
D- La fin de non recevoir
Moyen contestant le droit d’agir.
Le défendeur va soutenir qu’il manque une condition de recevabilité de
l’action. Par exemple, il va invoquer le défaut d’intérêt ou de qualité ou se
prévaloir de la prescription. Le défendeur ne conteste pas la demande au fond
mais seulement le droit à l’exercice de l’action.
Si la fin de non recevoir est accueillie par le juge elle aboutit à l’échec définitif
de la demande.
20
Comme l’’exception, la fin de non recevoir ne contredit pas la demande au
fond. Elle s’attaque au droit d’action.
Chapitre II : La classification des actions
La classification des actions peut être faite soit en fonction des objectifs (que
les demandeurs visent à atteindre) soit en fonction du droit (qui leur sert de
fondement).
Section I : L’action réelle, l’action personnelle et l’action Mixte
Cette classification est fondée sur la nature du droit revendiqué par le
demandeur et servant de fondement à sa demande. Elle aboutit à la distinction
entre les actions réelles, les actions personnelles et les actions mixtes.
§1. L’action réelle
C’est une action qui vise à protéger un droit réel tel que le droit de propriété,
l’hypothèque, le gage, l’usufruit ou qui en constitue l’exercice.
Ces actions peuvent être soit confessoires (c’est une action par laquelle le
demandeur cherche à établir l’existence d’un droit réel sur un bien mobilier ou
sur un immeuble) soit négatoires (cette action réelle tend à prouver qu’un bien
immobilier n’est grevé d’aucun droit réel).
§2. L’action personnelle
C’est une action fondée sur un droit de créance.
Elle permet au créancier de réclamer à son débiteur le paiement d’une somme
d’argent.
§3. L’action Mixte
C’est une action qui porte à la fois sur la contestation d’un droit personnel et
d’un droit réel.
Elle est considérée comme étant une action mixte, l’action tendant à obtenir
l’exécution d’un acte relatif au transfert ou à la création d’un droit réel
immobilier, de même est considérée comme étant une action mixte l’action
tendant à l’annulation d’un acte translatif de propriété ou constitutif d’un droit
réel immobilier.
Section II : Les actions mobilières et les actions immobilières
Cette classification est fondée sur la nature juridique de l’objet du litige.
Les actions mobilières portent sur un bien meuble. Les actions immobilières se
rapportent à des immeubles.
21
L’intérêt de cette distinction demeure dans la détermination du tribunal
compétent.
En faite l’action personnelle ne peut être que mobilière.
L’action réelle immobilière est celle qui à pour objet un droit réel portant sur
un immeuble, par contre l’action réel mobilière est une action relative un droit
portant sur un meuble.
Section III : Les actions possessoires et les actions pétitoires
Il convient de distingué entre les actions possessoires ) (دعوى الحيازةet les actions
pétitoires )(دعوى االستحقاق أو الملكية.
§1. Le critère de distinction
Les actions pétitoires sont celles qui tendent à faire juger au fond une
prétention portant sur un droit réel, tel que le droit à la propriété d’un
immeuble.
Contrairement aux actions pétitoires les actions possessoires ne portent pas sur
la propriété d’un bien.
Elles visent seulement à protéger leur possession par le demandeur.
§2. La classification des actions possessoires
La doctrine distingue entre trois types d’actions possessoires.
Cette distinction est à la fois fondée sur la nature du trouble et sur l’objet de la
demande.
1. La complainte
C’est une action qui peut être exercée par le possesseur d’un immeuble. Elle
tend à faire cesser un trouble grave et actuel de la possession.
Les troubles ordinaires ne peuvent pas justifier l’exercice de cette action, ils
permettent seulement à celui qui en a souffert d’exercer une action en vue de la
réparation du préjudice qu’il a subi.
2. La dénonciation de nouvel œuvre
C’est une action possessoire à caractère préventif.
Elle vise à faire cesser les travaux effectués par un voisin dont l’achèvement
risque de provoquer un trouble grave pour le demandeur. Elle représente un
intérêt éventuel.
3. La réintégrande
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C’est une action dont bénéficie la victime d’une voie de fait, accompagnée ou
non d’une violence.
Elle a pour objet de permettre au demander de réintégrer l’immeuble dont il a
été dépossédé brutalement.
Section IV : L’action paulienne et l’action oblique
L’action paulienne
Que certains auteurs nomment aussi action révocatoire, est celle par laquelle le
créancier demande la révocation d’un acte conclu par son débiteur qui est
susceptible de lui porter préjudice.
L’action oblique
Dite aussi l’action indirecte, est une action exercée par le créancier contre le
débiteur. Mais contrairement à l’action paulienne, l’action oblique ne vise pas
annuler un acte.
Elle est un moyen qui permet au créancier de se substituer au débiteur
négligeant dans l’exercice des différents recours à l’encontre de ses débiteurs
de ce dernier.
Recherche :
Justice gracieuse et justice contentieuse
L’INSTANCE
Chapitre I: Les principes directeurs de la procédure
Le déroulement du procès doit d’abord obéit à certaines exigences qui
constituent des garanties de procédure pour le plaideur.
Il y a des règles fondamentales qui doivent être respectées. On se penchera
successivement sur certaines d’entre elles.
Le principe du contradictoire, le principe de la publicité et ceux relatifs au rôle
des parties et à loffice du juge.
Section I : Le principe du contradictoire
Liberté de défense-La procédure est contradictoire en ce sens qu’une partie ne
peut pas être jugée sans avoir été entendue ou appelée.
Ce principe consacre la liberté de la défense. Il s’impose aux parties et au juge.
A l’égard des parties
Les parties doivent faire connaître en temps utile les moyens de fait sur
lesquelles elles fondent leur prétention, les éléments de preuves qu’elles
23
produisent, les moyens de droit qu’elles invoquent afin que chacun soit à même
d’organiser sa défense.
Les règles de citation, de notification et autre acte de procédure, veille au
respect des échanges des informations entre parties adverses en vue de faire
respecter le principe du contradictoire.
S’il arrivait qu’une mesure soit ordonnée à l’’insu dune partie, celle-ci
disposerait d’un recours approprié contre la décision qui lui fait grief.
A l’égard du tribunal et du juge
Celui-ci est tenu, en toutes circonstances, de le faire observer.
Il ne peut retenir dans sa décision que les moyens et documents invoquées ou
produites par les parties que celles-ci ont été en mesure d’en débattre
contradictoirement.
Dérogation (cas des ordonnances sur requêtes)
Il arrive cependant qu’il soit dérogé à ce principe lorsque la mesure recherchée
et ordonnée ne préjudicie pas aux droits des parties et que l’urgence la rend
nécessaire,
Tel est le cas de la procédure suivie en matière d’ordonnances sur requêtes et
constats(art,148 CPC) où la décision est prise « hors de la présence des parties
et sans l’assistance du greffier ». Il s’agit là aussi d’une exception au principe
de la publicité des débats.
Section II : Le principe de la publicité des débats
Garantie de bonne administration de la justice
Les débats sont généralement publics. L’art 43 al 1er dispose, en effet, que les
« audiences sont publiques, à moins que la loi n’en décide autrement »
C’est une garantie de bonne administration de la justice et cette publicité
s’applique à l’audience et au jugement et elle a pour corollaire la publicité des
débats et des décisions judiciaires notamment par voie de presse.
Limites du principe; des restrictions sont néanmoins prévues par la loi dans
certains cas. Ainsi, le tribunal peut décider que les débats auront lieu ou se
poursuivront en chambre de conseil s’il doit résulter de la publicité une atteinte
à l’intimité de la vie privé, ou si toutes les parties le demandent, ou s’il
survient des désordres de nature à troubler la sérénité de la justice ( cas de
divorce, d’avortement, certains procès en diffamation, attentats à la pudeur au
pénal…)
Publicité du jugement
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Quand au jugement, il est en matière contentieuse rendu publique, même si
les débats ont eu lieu en chambre du conseil (art 50 CPC), tandis qu’en matière
gracieuse il est prononcé hors du public (art 148 CPC).
La publicité de la procédure et le caractère contradictoire de celle-ci permettent
ainsi aux partie d’exercer librement le droit d’agir en justice. Le tribunal peut
toutefois y apporter quelques atténuations.
Section III : Rôle des parties et des juges
Procédure accusatoire: seules les parties introduisent l’instance et ont la
liberté d’y mettre fin. Donc seul les parties déterminent l’objet du litige et le
juge ne peut se prononcer que sur ce qui est demandé, ce sont également les
prétentions des parties qui déterminent l’objet du litige en ce sens, la procédure
accusatoire. (art 3 CPC)
Procédure inquisitoriale: La procédure civile en certains points relève du droit
public puisqu’elles comportent des règles impératives relatives à l’organisation
et au fonctionnement de la justice. A ce titre, le juge n’a pas un rôle passif
puisqu’il veille au bon déroulement de l’instance, il a le pouvoir d’impartir des
délais et d’ordonner toute mesure d’instruction qu’il juge nécessaire (inviter les
parties à fournir des explications de droit et de fait qu’il estime nécessaire à la
solution du litige.) en ce sens, la procédure est dite inquisitoriale.
Chapitre II : Les actes et les délais de procédure
On examinera, d’une part, les actes de procédure et d’autre part, les délai de
procédure. On étudiera enfin les sanctions de ces règles générales
Section I : Les actes de procédure
On se penchera sur les divers actes de procédure, puis sur leur notification.
Ces actes de procédure sont essentiellement des actes écrits.
A- Les divers actes écrits
Forme écrite exigée comme mode de preuve: Si les débats peuvent se
dérouler oralement, la forme écrite s’impose toutefois pour un grand nombre
d’actes, pour conserver la preuve de ce qu’elles contiennent.
On groupe les actes de procédure en deux catégories :
1-Les actes des tribunaux: ce sont les jugements, arrêts; ordonnances;
procès-verbaux.
2- Les actes accomplis par les avocats, les officiers ministériels,
auxiliaires de la justice (huissiers not), ou par les fonctionnaires
(greffiers), au nom et pour le compte des parties. Ces actes doivent être
25
écrit, contenir certaines mentions et comme les parties ont besoin d’être
informées, ils doivent être notifiés.
B- Notification des actes
Distinction: citation, assignation, signification
La citation est le terme général; l’assignation est plus précisément
« l’acte…par lequel le demandeur cite son adversaire à comparaitre devant le
juge ». La signification est la notification d’une décision de justice. Elle peut
concerner également les notifications qui seront faites par l’huissier de justice.
1- Les procédés de notification
Notification directe par le greffe, par voie postale ou par voie
administrative.
La notification est directe lorsqu’elle s’opère par l’un des agents de greffe soit
à la partie elle-même soit à son mandataire. Ensuite lorsque la notification par
le greffe est demeurée infructueuse, la partie diligente peut requérir au juge la
notification par voie postale (lettre recommandée avec accusé de réception).
Enfin, le juge peut ordonner de son propre chef, qu’une notification soit
effectuée par voie administrative en l’occurrence par les agents de
l’administration (forces publiques).
1- Les procédés de notification…
Notification à l’étranger par voie diplomatique
Si le destinataire réside à l’étranger, la notification s’effectue par vole
hiérarchique pour être acheminée par la voie diplomatique.
Une collaboration directe entre les juridictions de deux ou plusieurs pays
peut être réglée par convention judiciaire (art 37 CPC).
1- Les procédés de notification…
Notification à l’audience :
Il est enfin fait application d’un quatrième procédé de notification, a
savoir la signification d’une décision de justice à l’audience
lorsqu’elle est susceptible d’exécution et si les parties sont présentes
lors du prononcé de la décision (non les avocats les représentant :
art 153 in fine en matière de référé). Cependant, les difficultés
d’application de ce procédé, relevées notamment au début de la
réforme de 1974, ont rendu caduc ces dispositions.
2- Le destinataire de la notification
Notification à personne, à domicile ou à résidence:
26
I. La remise à personne
Dans ce cas la convocation est remise au défendeur lui-même. Cette modalité
est la plus importante de par les effets qu’elle est en mesure de produire.
II. La remise à domicile
La notification peut être faite à tous les lieux où le défendeur est considéré
comme étant domicilié. Si le défendeur ne dispose pas de domicile au Maroc,
la notification peut être faite à sa résidence.
La validité de la notification de la convocation est subordonnée à la qualité de
ceux auxquelles le pli est remis.
II. La remise à domicile..
A. Le domicile réel
Le domicile réel des personnes physique est définit par l’art 519 du CPC. Le
domicile des personnes morales corresponde au lieu où se trouve leur siège
social.
B. Le domicile élu
Les justiciables peuvent procéder à l’élection d’un domicile pour l’exécution de
certains acte ou pour l’accomplissement des faits et des obligations qui en
résultent.
II. La remise à domicile..
C. La notification au cabinet du mandataire en justice
La notification de la convocation faite au cabinet du mandataire en justice ainsi
que la communication de toutes les décisions et de tous les actes de procédure
sont valables et produisent pleinement leurs effets à l’égard des parties. La
notification des arrêts rendus par la cour d’appel ne produit ses effets que si elle
est faite à domicile du défendeur.
D. Le domicile légal
Ce domicile est déterminé par une disposition expresse de la loi. Le domicile
légal d’un incapable est fixé par la loi au lieu du domicile de son tuteur. Celui
d’un fonctionnaire public est fixé au lieu où ce dernier exerce ses fonctions.
E. La résidence
A défaut de domicile au Maroc, la notification peut être faite au lieu de
résidence. Selon l’art 518 du CPC.
III. Les personnes habilités à recevoir la convocation à domicile
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La notification à domicile ou à résidence consiste en la remise du pli à une
personne qui se trouve dans le domicile du destinataire. Cette remise ne peut
être valable que si elle est faite entre les mains de l’une des personnes
déterminées par la loi.
III. Les personnes habilités à recevoir la convocation à domicile
A. Les parents
Le pli peut être valablement remis à toute personne ayant un lien de parenté
avec le destinataire. Aucun degré n’est exigé.
B. Les serviteurs
La remise du pli peut être valablement effectuée entre les mains d’un serviteur
du défendeur. Est celui qui travail pour le compte du destinataire.
IV. La convocation par pli recommandée
Si la convocation n’a pas pu remiser au destinataire ou à son domicile, il doit
être procédé, à la diligence du greffier, à la convocation sous pli recommandé
avec accusé de réception.
V. Le refus de réception
En cas de refus de réception l’agent chargé de l’exécution doit mentionner ce
refus sur le certificat.
La notification sera dans ce cas comme valablement notifiée le dixième jour
qui suit le refus.
VI. La procédure du curateur
Cette procédure est utilisée si le domicile et la résidence d’une partie sont
inconnus de l’autre. Le président de la juridiction, doit dans ce cas, procéder à
la nomination d’un agent greffe en qualité de curateur.
Le curateur doit rechercher le défendeur avec le concours du ministère public et
des autorités administratives.
Si le défendeur est découvert à tout moment de l’instance, le curateur doit en
informer la juridiction qui l’a nommé.
VII. Les délais de notification
Le jour de la notification de la convocation et celui fixé pour la comparution
doivent être séparés de 5 jour au moins si le défendeur est domiciliée ou
dispose d’une résidence dans le ressort du TPI.
Les personnes domiciliées ou résident sur le territoire du royaume en dehors de
ce ressort doivent bénéficier d’un délai égal au moins à 15 jours.
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Si celui qui est convoqué ne dispose ni d’un domicile ni d’une résidence au
Maroc, dans ce cas est soumis à la disposition de l’art 41 du CPC.
Section II : Sanctions des actes et délais de procédure
Divers sanctions sont prévues en cas de non respect des règles applicables aux
actes et délais de procédure : Déchéance, nullité et amende.
Concernant la déchéance, si l’acte de procédure n’a pas été accompli de façon
régulière dans les délais fixés par la loi, on ne peut plus le refaire valablement.
Art 511 CPC
La nullité s’applique, si on n’a pas observé pour un acte, les formalités
imposées par le législateur, la nullité interviendra à la demande des intéressés.
Enfin, il peut y avoir également des amendes civiles ou des dommages et
intérêts auxquelles les parties pourront être condamnées.
Chapitre III : Le déroulement et la fin des procès civils
Le code de procédure civile pose les règles générales pour le déroulement et la
fin de l’instance qui s’appliquent, sauf dérogation expresse, aux juridictions de
droit commun: TPI, CA et CC.
La seule exception existante en matière civile est afférente à la procédure suivie
devant les juridictions communales et d’arrondissement, qui sont régies par des
textes particuliers.
Section I : La procédure devant les juridictions communales et
d’arrondissement
Section II : Procédure devant le TPI
§1- Le déroulement proprement dit du procès civil
1- Introduction de la demande et saisine d’un tribunal
La requête doit être obligatoirement écrite mais la demande en justice peut
être également introduite sous forme de déclaration verbale.
Toutefois, avec la réintroduction de la formation collégiale et la généralisation
de la procédure écrite en première instance, c’est également la requête écrite
qui prévaut.
La requête écrite est signée par le demandeur ou par son mandataire et doit
comporter les noms, prénoms, qualité et profession domicile ou résidence des
parties, ainsi que, le cas échéant, nom, qualité et domicile du mandataire.
1- Introduction de la demande et saisine d’un tribunal …
29
Si l’une ou l’autre des parties est une société, le requérant doit indiquer la
dénomination sociale, la nature de la société et le siège social.
L’objet de la demande doit être énoncé dans la requête, les faits et moyens
invoqués, et les pièces dont le demandeur entend éventuellement se servir
doivent être annexées à la demande.
Ces indications ou ces mentions sont pour la plupart impératives et leur non
respect entraine donc l’irrecevabilité de la demande. En outre, le demandeur est
tenu de s’acquitter, lors du dépôt de la requête introductive d’instance, de la
cause judiciaire.
2- Saisine de juge ou tribunal
Dépôt de requête et paiement de la taxe judiciaire : l’introduction de la
demande ne suffit pas, à elle seule, pour déclencher la machine judiciaire. Le
demandeur est tenu de déposer sa requête introductive d’instance au moment
même ou il s’acquitte de la taxe judiciaire, à la caisse du greffe du tribunal
saisi. Le paiement de la taxe n’a pas toutefois lieu si le requérant bénéficie de
l’assistance judiciaire.
Le greffe inscrit ensuite les requêtes ou les déclarations sur un registre spécial,
ordre de réception et de date avec indication du nom des parties ainsi que la
date des convocations (Art 31, al 2 CPC).
Enregistrement de la requête, fixation de l’audience et désignation du juge
rapporteur.
§2- L’instruction de la demande
L’instruction de la demande est confiée d’abord à un juge rapporteur, dont le
rôle est de superviser et contrôler toutes les phases de la procédure en faisant
respecter les règles régissant les actes et les délais de la procédure.
Il veille également à la garantie des droits de la défense des parties, notamment
lors de la mise en œuvre de mesure d’instruction destinées essentiellement à
l’administration de la preuve.
Enfin, le juge rapporteur dresse, lorsque l’affaire est en état d’être jugée, un
rapport écrit qui relate les incidents de procédure, et l’accomplissement des
formalités légales analysant les faits et les moyens des parties, en énonçant les
points juridiques à trancher sans donner son avis.
§2- L’instruction de la demande …
L’administration judiciaire de la preuve peut être faite au moyen des expertises
(art 59-66), des visites sur les lieus (art 67-70), enquête (71-84), preuve
testimoniale ou serment (85-88)...
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Donc le juge rapporteur manifeste par ces différentes mesures d’instructions
sans besoin d’être éclairé sur les éléments du procès aussi lorsqu’il l’est, il va
rendre une ordonnance de dessaisissement.
Quant au juge unique, il décide de mettre l’affaire en délibéré lorsqu’il estime
que celle-ci est en état d’être jugée, on constate donc d’importants pouvoirs de
direction du procès. Art 45, al 3 CPC ou la procédure est suivie oralement.
1 – Régime applicable en matière d’administration de la preuve
Le CPC dans ses articles 55 à 102 détermine les dispositions devant être mises
en œuvre pour l’administration de la preuve devant les juridictions du droit
commun, en l'occurrence le TPI et CA.
La CC ne reconnait, quant à elle , en matière civile que les points de droit et
donc ne réexamine pas le procès.
2- Dispositions générales
Le CPC pose certaines règles générales communes à toutes les mesures
d'instruction. Ainsi ces mesures peuvent elles être soit demandées par les
parties, soit d’office par le juge.
On remarquera, on outre, que le ministère public peut assister à toutes les
mesures d’instruction ordonnées par le tribunal (art 55). Bien qu’il n’en soit pas
souvent ainsi en pratique.
Les autres dispositions visent, quant à elles, à préciser que l'avance des
vacation et frais nécessités par les mesures prescrites doit d’abord être
consignée par la partie intéressée, à moins qu’elle bénéficie de l’assistance
judiciaire. Mais en aucun cas, le paiement de ces frais ne sera fait directement
aux experts ou témoins.
L’emploi des avances est d’ailleurs effectué par le greffe sous le contrôle du
juge.
De même, l'acceptation par un expert inscrit au tableau d’une avance ainsi faite
entraine sa radiation.
a- L’Expertise
L’expertise est une mesure d’instruction dans laquelle il est fait appel à un
homme de l’art. sa réalisation permet à la juridiction saisie de disposer de l’avis
d’un spécialiste sur une question à caractère technique dont dépend la solution
du litige (et pas des questions juridique tranchées par les magistrats).
L’expert est désigné par le juge rapporteur ou par la juridiction du jugement
statuant en audience ou en chambre du conseil. Cette désignation est effectuer
d’office ou à la demande de l’une des parties. L’expert doit être inscrit au
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tableau des experts judiciaires comme il doit prêter serment(en cas de peine de
nullité).
Le délai de déposition du rapport de l’expert est fixé par le juge chargé de
l’affaire ou par le juge rapporteur. L’expert doit se limiter à donner des
réponses aux questions techniques qui lui ont été posées par le magistrat chargé
de l’instruction.
a- L’Expertise…
Le rapport de l’expertise peut être soit écrit soit oral. Le rapport écrit doit être
déposé dans le délai fixé par le juge rapporteur au greffe de la juridiction
compétente. En fait, le rapport ne s’impose pas à la juridiction qui a ordonné
cette mesure.
L’expertise doit être réalisée contradictoirement. Les parties ont le droit
d’assister à son déroulement. L’expert dans ce cas la, doit procéder à la
convocation des partie et de leurs conseils.
b- La visite des lieux
La visite des lieux est une mesure qui permet au juge, pour les besoins de
l’instruction, de se transporter sur des lieux ayant abrité le litige afin de
constater, par lui-même, l’existence ou l’absence d’un fait. Cette mesure peut
ordonner soit d’office soit à la demande de l’une des parties. Elle peut être
ordonnée par jugement ou par ordonnance.
La décision ordonnant cette mesure doit à peine de nullité déterminer le jour,
l’heure et le lieu où elle sera effectuée. Cette décision doit dument notifiée aux
parties qui ont le droit d’assister à son déroulement.
Le juge de l’instruction peut, le cas échéant, procéder à la désignation d’un
expert qui aura rôle de l’assister lors de l’accomplissement de cette mesure. En
fait, le juge rapporteur et le juge chargé de l’affaire dispose de tous les pouvoirs
d’investigations (ex : entendre toutes personnes se trouvant sur les lieux).
Après la clôture de cette mesure, un procès-verbal (PV) relatant son
déroulement, doit être dressé par le secrétaire greffier, et une copie mise à la
disposition des parties.
c- L’Enquête
L’enquête est une mesure d’instruction qui permet au juge d’entendre les
témoins et les parties du litige. Cette mesure peut ordonnée soit d’office soit à
la demande de l’une des parties.
Le témoignage peut être défini comme étant le fait pour un tiers au litige
d’informer le juge, après avoir prêté serment, des éléments dont il a eu
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connaissance. Cette mesure peut être ordonnée pour permettre aux juridictions
de fond de vérifier la réalisation d’un fait déterminé.
La présence des témoins convoqués est obligatoire. La défaillance est
sanctionnée 50DH pour la 1ère fois et 100 DH pour la 2ème fois.
c- L’Enquête
Pour les délais de la présence des témoins ; 5 jours pour les personnes qui
résident dans le ressort de tribunal, et ceux qui résident dans un autre lieu
doivent bénéficier d’un délai de 15 jours.
La décision rendue doit être notifiée aux parties, selon les dispositions de l’art
37 - 38 - 39 du CPC.
Au cours de l’audience le juge essayera de chercher à résoudre le conflit, par le
fait d’entendues séparément les témoins, après avoir prêté serment et après
avoir précisé leur identité. Cette règle permet d’éviter que l’un d’entre eux soit
influencé par le témoignage d’un autre.
Les parties peuvent adresser des reproches à un ou plusieurs témoins même
après la déposition, par le fait de demander au juge d’apporter d’autres témoins
qui a un lien par exemple de l’un des parties. A défaut, ils seront déclarés
irrecevables, sauf en cas de preuve contradictoire.
Encas de faut témoignage, il est seulement prévue l’annulation de la déposition.
Certes le témoin peut aussi être puni des peines correctionnelles (art 368-376
CP).
d- Les mesures relatives à la preuve écrite
Les justiciables peuvent prouver la véracité de leurs prétentions en produisant
des actes écrits qui peuvent être soit authentiques soit sous seing privé.
Les actes authentiques sont ceux établis par les soins d’un notaire.
Les actes sous seing privé sont ceux établis par les soins des intéressés ou par
toute personne autre qu’un notaire.
La vérification d’écriture et le faux incident ne constituent pas réellement
des mesures d’instruction, mais ce sont des moyens de défense qui peuvent être
évoqué par la partie contre laquelle un acte écrit est produit.
d-1: La vérification d’écriture
Cette mesure permet d’examiner la sincérité d’un acte sous seing privé qui a
été déniée par la partie contre laquelle il a été produit. La vérification peut
porter soit sur le contenu de l’acte soit sur la signature apposée sur lui. Cette
mesure ne peut être ordonnée que si elle est nécessaire à la solution du litige.
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La vérification d’écriture est faite soit par titres (comparaison) soit par témoins
soit par expert. La première méthode consiste en la comparaison des écritures
et des signatures figurant sur l’acte concerné. La seconde méthode consiste en
l’audition de témoins qui ont assisté à la signature de l’acte. La 3ème méthode
est celle dans laquelle il est fait recours à un expert.
La peine peut aller à 5ans d’emprisonnement comme elle peut aggravée s’il y a
des circonstances aggravantes. Si la sincérité de l’acte est prouvée, la partie qui
l’a dénié peut être condamnée à une amende civile de 100 à 300 DH ainsi
qu’aux dépens.
d-2: Le faux incident دعوى الزور
Le faux incident concerne ainsi bien les actes authentiques que les actes sous
seing privé.
Le faut incident constitue un moyen de défense au fond. Il peut être évoqué en
tout état de cause et même pour la première fois devant la cour d’appel.
Les faux incident doit être expressément requis par la partie concernée. La
juridiction de fond ne peut pas l’évoquer d’office. Si ce moyen est déclaré
recevable, la juridiction de fond adresse une sommation à la partie qui à produit
la pièce concernée. Ce dernier doit déclarer dans un délai de 8 jours. Le défaut
de dépôt dans ce délai vaut renonciation.
En cas d’échec de la demande la partie qui a requis cette mesure sera passible
d’une amende de 500 à 1500 DH.
Enfin, la ou les déclarations est faux, l’action est transférer immédiatement au
procureur du Roi, le juge civil dans ce cas la ne peut plus statuer dans cette
action, et il faut que l’action déjà engager devant le tribunal sursis à statuer
pour que le juge pénal statue sur cette action. « le criminel tient le civil en
l’état » art 631 CPP
contrôle
La notion d’intérêt d’agir en procédure civile
Définissez l’objet du litige, en précisant les rôles respectifs du juge et des
parties
e- Le Serment judiciaire القسم القضائي/ اليمين
Le serment constitue l’un des derniers bastions de la loi religieuse en droit
processuelle qui constitue la partie la plus séculière du droit positif.
Il est un moyen par lequel une partie du litige obtient soit attestation de la
véracité d’un fait ou d’un acte soit la négation de leur existence.
Il est un moyen de preuve qui peut être qualifié d’extraordinaire.
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le CPC distingue deux types de serment
e-1: Le serment décisoire اليمين الحاسمة
Le serment décisoire ne constitue pas réellement une mesure d’instruction. Il
est seulement un moyen de preuve. Ce serment peut être déféré par une partie a
son adversaire. Il ne peut être utilisé que sur requête de l’une des parties.
Le serment décisoire constitue une partie de la décision rendue sur le fond. Il
doit être prêté conformément aux dispositions de l’art 85 du CPC, a l’audience
par la partie concerné en personne. Ce serment peut être déféré a tout moment
du litige. Il peut être requis même pour la première fois devant la cour d’appel.
Mais Il ne peut en aucun cas être déféré devant la cour de cassation.
e-2: le serment supplétoire القسم التكميلي
Contrairement au serment décisoire, qui ne peut être déféré que sur la requête
de l’une des parties, le serment supplétoire est déféré d’office par le juge. Ce
serment ne constitue pas un moyen de preuve entier mais seulement
un complément de preuve.
Le serment supplétoire constitue une mesure d’instruction il doit ordonner par
le biais d’un jugement avant dire droit. Cette mesure permet au juge de mettre
un terme au doute qui plane autour d’un fait déterminé. La juridiction de fond
n’est pas obligée de prendre en considération les effets de cette mesure.
3- L’audience
Après avoir fixé le jour de l’audience, les parties comparaissent en personne ou
par leur mandataire et elles sont, suivant le cas, invitées à échanger leur
conclusion écrites, remettre éventuellement des pièces au juge, voire plaider
directement leur affaire.
Les parties sont tenues de s’expliquer avec modération, faute de quoi elles
s’exposent à une amende (outrage à magistrat) ce magistrat peut également, en
cas de trouble ou de scandale ordonner l’expulsion tant d’une partie ou de son
mandataire.
Si toutefois ces personnes résistent ou reviennent, il peut procéder à la
suspension de l’audience (art 299 CPP)
§4- Les procédures particulières
ces procédures sont réglementées par les articles 148 à 165 TITRE IV du
CPC ainsi par les articles 166 à 302 TITRE V.
A- Les procédures en cas d’urgence
Il existe en cas d’urgence, deux procédures; la procédure d’ordonnance sur
requête et la procédure de référé.
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On peut adjoindre également la procédure d’injonction de payer ou les
considérations d’urgence formelle et de simplicité sont loin d’être absentes .
I- La procédure d’ordonnance sur requête
L’ordonnance sur requête est une décision de justice rendue sous forme
d’ordonnance et apposées au bas de la requête par laquelle est saisi le juge
compétent.
Deux conditions sont généralement exigées pour qu’une telle ordonnance soit
prononcée : il faut que la mesure sollicitée soit urgente et qu’elle ne préjudicie
pas au principal.
Cas où il y a lieu à ordonnance sur requête
D’une façon générale, l’article 148 CPC dispose que les cas où il a lieu à
ordonnance sur requête sont les constats, les sommations et autres mesures
d’urgence en quelque matière que ce soit.
Il ne s’agit pas d’une énonciation ou énumération limitative, bien au contraire.
La seule limite doit être le fait d’une disposition spéciale. Ainsi, les cas les
courants où il est statué sur requête sont:
Ordonnance aux fins de saisies conservatoires mobilières ou immobilières;
Ordonnance aux fins de saisies-arrêt
Ordonnance aux fins de saisie revendication et saisie gagerie
Ordonnance aux fins de constat par expert
Ordonnance autorisant un propriétaire à reprendre possession d’un local
abandonné par son locataire
Ordonnance aux fins de prénotation
Ordonnance en matière d’état ou de statut personnel
Ordonnance en matière d’arbitrage
Ordonnance en matière de commission rogatoire
Ordonnance de taxe et de frais
Textes particuliers
Il existe également d’autres textes qui permettent le recours à cette procédure:
Art 85 et 86 du dahir de 1913 sur l’immatriculation des immeubles en matière
de prénotation, dahir de 4 septembre 1915 ( ordonnance prescrivant une
rectification d’état civil ) art 452 CPC (saisie conservatoire) art 488 CPC (saisie
arrêt) art 322 CPC (formule exécutoire de la sentence arbitrale).
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Compétence, procédure et effets
Compétence exclusive du Président du tribunal – délégation possible- La
compétence est attribuée exclusivement au président du TPI. Ce magistrat peut
toutefois se faire remplacer par le juge le plus ancien en cas d’empêchement.
La procédure d’ordonnance n’est soumise a aucune forme particulière.
Une fois la requête enregistrée et la taxe judiciaire acquittée, le président du
tribunal ou son délégué répond, hors de la présence des parties et sans
l’assistance du greffier, favorablement ou non à la requête.
En cas d’admission: la partie la plus diligente peut en référer au magistrat qui
a statué en cas de difficultés. Cette possibilité permet d’atténuer, très
partiellement, la violation de la liberté de la défense et le principe de
contradictoire.
En cas de rejet de la demande: Sauf en matière de constat ou de sommation,
l’ordonnance rendue est susceptible d’appel dans le délai de 15 jours de son
prononcé.
L’ordonnance est immédiatement exécutoire: L’ordonnance régulièrement
datée et signée est immédiatement exécutoire, sans même qu’il soit besoin de
mentionner quelle est exécutoire sur minute et sans être assortie de la formule
exécutoire. Tel n’est pas le cas de l’ordonnance de référé.
- II- La procédure des référés أالستعجالي
Comme son nom l'indique le juge peut intervenir pour référé. La justice est
toujours contradictoire.
Compétence du juge des référés :
La compétence du juge de référé est subordonnée à la réunion de deux
conditions qui sont, l’urgence et l’interdiction d’entamer le fond.
L’urgence
L’urgence qui constitue une condition de recevabilité de la requête en vue de
l’obtention d’une ordonnance de référé, n’a pas été définie par la loi.
La question d’urgence relève du pouvoir d’appréciation du président du TPI.
Si ce dernier estime que cette condition est réalisée, il rend une ordonnance non
contradictoire afin de protéger les intérêts du requérant, à défaut il doit se
déclarer incompétent. Il est tenu aussi de porter, dans l’affirmative, la mention
« vu l’urgence » dans le dispositif de l’ordonnance de référé.
L’interdiction d’entamer le fond
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La mesure ordonnée doit avoir seulement un caractère provisoire. En fait, les
magistrats doivent se déclarer incompétent si la requête présentée porte sur une
question relative au fond.
Le principe empêchant le juge des référés d’entamer le fond ne l’empêche pas
de prendre connaissance des pièces produites par les parties.
Le domaine des ordonnances de référé
Le référé à lieu, d’après l’article 149 CPC dans les cas suivants: Possibilités de
recourir à la procédure de référé- Etant donné la similitude des conditions de
mise en œuvre des deux procédures(sur requête et référé), il est permis aux
parties qui désirent recourir à une procédure contradictoire, de requérir une
mesure conservatoire (saisie) ou une expertise devant le juge des référés au lieu
d'utiliser la procédure d'ordonnance sur requête.
Le fait que le juge des référés soit compétent pour ordonner des mesures
conservatoires peut engendrer une confusion entre ses attributions et celles du
président du TPI statuant sur requête.
La procédure des référés
La compétence en matière des référés revient au président du TPI dans le
ressort duquel la mesure requise doit être exécutée. La demande aux fins de
rendre une ordonnance de référé doit être présentée dans les jours et heurs fixé
par le président. En cas d’extrême urgence, cette demande peut être présentée
au juge des référés à n’importe quelle heure et même à son domicile.
L’ordonnance de référé est rendue dans le cadre d’une procédure
contradictoire. Le juge des référés n’est tenu de convoquer que la partie
adverse. En cas d’extrême urgence, il peut passer outre cette présence. Les
ordonnances de référé sont exécutoires par provision de plein droit.
L’ordonnance rendue en vertu de cette procédure n’est dotée que d’une autorité
de la chose jugée relative. Cette ordonnance ne s’impose pas à la juridiction de
fond.
Recours
L’ordonnance du référé n’est pas susceptible d’opposition. Elle est toujours
considérée comme été rendu contradictoirement même à défaut de la partie
adverse.
En fat, cette ordonnance est susceptible d’appel. Cette recours doit être exercée
dans un délai de 15 jours à compter de la notification ou de le prononciation de
l’ordonnance.
-III- La procédure d’injonction de payer مسطرة االمر باألداء
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cette procédure est essentiellement utilisée par le recouvrement de créance, en
l’occurrence pour toute demande de paiement d’une somme d’argent
supérieure à 1000 DH. La créance doit être due en vertu d’un titre ou d’une
promesse reconnue, c’est le cas du règlement d’une traite.
Cette procédure est donc utilisée seulement lorsqu’il s’agit d’une somme
d’argent c a d une créance liquide et non une obligation de faire.
Cette procédure n’est pas applicable au cas ou le débiteur réside à l’étranger ou
n’a pas de domicile au Maroc, elle est de la compétence exclusive du juge
président du TPI.
b- Les procédures spéciales
Les offres de paiement et de consignation
Généralement un débiteur est tenu de s’acquitter de son obligation sinon le
créancier met en jeu toutes les voies de droit qui lui sont reconnues pour
récupérer sa créance, pourtant il arrive parfois que le créancier refuse
l’exécution par le débiteur d’une obligation devenue exigible. Dans ce cas, le
débiteur peut faire somation au créancier d’avoir à recevoir sa créance. C’est
par exemple le cas en matière de loyer.
Ces offres doivent porter sur la totalité de la somme exigible. Un procès-verbal
d’offre sera dressé à cet effet et si le créancier refuse les offres, le débiteur
peut, pour se libérer, consigner la somme ou la chose offerte.
Les procédures en matière de statut personnel
Par exemple ; en attendant qu’il soit statué sur le fond de la demande relative
au divorce et donc à l’octroi de la pension alimentaire, le juge peut dans le délai
d’un mois à compter de la date de cette demande, ordonner l’attribution acquis
de droit épouse et ou enfants d’une pension alimentaire provisoire en tenant
compte du bien-fondé de la demande et des preuves fournies à son appui.
(Voir procédure judiciaire concernant l’état civil).
La procédure par défaut :
il faut distinguer le défaut du demandeur et celui du défendeur
S’agissant du premier, si le demandeur ou son mandataire régulièrement
convoqué, ne comparait pas à la date fixée, deux situations sont nécessaires
pour la radiation définitive de l’instance :
Dans un premier temps, et il s’agit de la radiation de l’affaire du rôle de
l’audience c ad que le tribunal peut en l’absence d’éléments lui
permettant de statuer sur cette demande, décider la radiation de l’affaire
du rôle de l’audience.
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Dans un second temps, si au cours des deux mois suivant la radiation du
rôle, le demandeur ne sollicite pas la poursuite de l’examen de l’affaire,
le tribunal ordonne la radiation de l’instance en l’état. Autrement dit, ce
n’est qu’en l’absence d’acte de procédure en ce sens, interprété comme
une manifestation négative du demandeur que le juge peut prononcer la
radiation de l’instance.
Quant au défaut du défendeur, si après avoir comparu, une partie s’abstient
d’accomplir les actes de procédure, le juge statue par jugement contradictoire.
Le juge rend en outre, un jugement réputé contradictoire si le défendeur a été
touché à personne et n’a pas comparu, en définitive, si le défendeur et son
mandataire régulièrement convoqués ne comparaissent pas au jour fixé, il est
statué par défaut à moins qu’il n’a été touché à personne et que le jugement soit
susceptible d’appel auquel cas il est réputé contradictoire à l’égard des parties
défaillantes.
Les incidents de procédure
Un procès ne se déroule jamais aussi simplement qu’il vient d’être décrit, il est
parfois l’occasion d’incidents qui ralentissent ou qui alourdissent son cours
normal.
1- Les causes de suspension et d’interruption de l’instance
a- Causes de suspension de l’instance :
Les causes de suspension sont des événements qui arrêtent le cours de
l’instance momentanément pour la laisser se continuer ensuite quand la cause
disparaît.
C’est le juge qui va statuer sur la recevabilité de ces causes, parmi ces
événements, on peut citer le sursis à statuer par exemple à la suite d’une
poursuite criminelle (la radiation en cas de défaut de diligence d’une partie).
b- Causes d’interruption de l’instance :
Les causes d’interruption de l’instance se rattachent à une modification dans la
situation des parties ou de leur représentant ; ex : le décès de l’une des parties.
L’instance interrompue ne reprend qu’après les formalités de reprise
d’instance : Reprise volontaire par la partie (Art 118 du CPC) ; Reprise forcée
par voie de citation émanant du juge ou de la partie adverse (Art 115 du CPC).
En tout cas, le décès ou la modification dans la capacité des parties ne peuvent
retarder le jugement de l’affaire si celle-ci est en état d’être jugée.
2- Les causes d’extinction de l’instance
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L’instance se termine normalement par le jugement mais les parties peuvent
mettre fin à l’instance par le désistement ou l’acquiescement et en vertu de la
loi, la péremption met fin à l’instance.
a- Le désistement
Il se produit quand le demandeur renonce à l’instance actuellement engagé sans
renoncer pour autant à sa prétention ; il y a intérêt par exemple si l’instance a
été engagée devant un tribunal incompétent.
En d’autres termes, le désistement d’instance n’entraîne pas la renonciation de
la partie au fond du droit.
A côté de ce premier type de désistement appelé désistement d’un acte, on
distingue le désistement d’action qui est bien plus grave puisque le demandeur
dans ce cas d’espèce renonce non pas à l’instance mais à l’action elle-même
donc au droit agir lui-même.
b- L’acquiescement
C’est le fait de la part d’un plaideur (le défendeur) de se soumettre aux
prétentions de l’autre, on distingue deux sortes d’acquiescement :
L’acquiescement à la demande : le défendeur se soumet alors à toutes
les prétentions du demandeur.
L’acquiescement au jugement : qui emporte renonciation aux voies de
recours et soumission à tous les chefs du jugement.
c- La péremption de l’instance
C’est l’extinction de l’instance par suite de l’inaction des parties pendant un
certain délai. La péremption n’est cependant pas réglementée par le CPC, elle
peut être considérée seulement comme une pratique consacrée par la
jurisprudence mais aucune disposition légale ne fixe le délai de péremption
(qui est de deux ans en France).
A noter que ce délai de péremption peut être interrompu par l’acte de
procédure.
Les jugements
Il s’agit de toute décision émanant d’une juridiction.
Rappelons d’abord que les jugements sont rendus en audience publique au nom
de sa majesté le Roi et à la fin des débats, on dit l’affaire est mise en délibéré
pour une durée déterminée par le juge ou par la formation collégiale. Ensuite
intervient le prononcé du jugement puisqu’il est assez rare que le jugement soit
prononcé sur le champ.
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Chapitre I : Les voies de recours ordinaires
Section I : L’opposition
L'opposition est la voie de recours ordinaire ouverte au défendeur défaillant
contre les jugements en dernier ressort lorsque le défendeur n'a pas été assigné
à sa personne même et n'a pas comparu. Elle a pour effet de provoquer un
nouvel examen du litige par la juridiction même qui avait prononcé la décision
attaquée et vise à provoquer la rétractation totale ou partielle de cette décision ;
c'est pourquoi l'opposition est encore appelée voie de rétraction.
A. La procédure
L’opposition est formée par le biais d’une requête écrite, déposée au
secrétariat-greffe de la juridiction qui a prononcé la décision attaquée. Dans un
délai de 10 jours a compté de la notification de la décision au défendeur. Ce
délai concerne aussi les personnes qui ne disposent ni de domicile ni résidence
au Maroc.
[Link] effets de l’opposition
-Effet suspensif : l’opposition produit un effet suspensif ; une décision qui est
encore susceptible d’opposition ou contre laquelle cette voie de recours est
exercée ne peut pas être exécutée.
-Effet dévolutif : l’opposition permet à la juridiction devant laquelle elle est
formée de réexaminer le litige dans son ensemble. Les pouvoirs de cette
juridiction s’étendent aussi bien aux questions de droit qu’aux questions de
faits.
-La conservation des qualités initiales : l’opposition permet de ressaisir la
juridiction qui s’est prononcée par défaut d’une demande de rétractation portant
sur la totalité ou une partie de décision attaquée.
Section II : L'appel
A la différence de l'opposition, l'appel est une voie de réformation ouverte, en
application du principe du double degré de juridiction, et qui tend à faire
réformer ou annuler par une juridiction d'un degré supérieur la décision du
Premier juge. La Cour d'Appel est la seule juridiction du second degré ; elle
connaît de l'appel formé contre les décisions de toutes les juridictions de
première instance et même contre les sentences arbitrales.
Seules échappent à l'appel, les décisions rendues en dernier ressort et celles qui,
par leur nature, ou par disposition spéciale de la loi ne sont pas sujettes à appel.
[Link] décisions susceptibles d'appel
Enfin, ne peuvent être frappés d'appel qu'avec le jugement sur le fond :
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- Les jugements avant dire droit qui ne statuent en aucune partie sur le principal
- Les ordonnances du magistrat de la mise en état autres que celles
précédemment énumérées.
Lé délai dans laquelle cette voie de recours peut être exercée est fixé entre 30
jours à compter de la notification.
[Link] formes d'appel
La forme d'appel varie selon qu'il s'agit d'une matière gracieuse ou d'une
matière contentieuse :
- En matière gracieuse : l'appel est formé par une déclaration que la partie ou
tout mandataire fait ou adresse par pli recommandé au secrétariat de la
juridiction qui a rendu la décision et l'auteur doit consigner les frais.
- En matière contentieuse : les parties sont tenues de constituer Avoué et l'appel
est formé par déclaration unilatérale ou par requête conjointe au Secrétariat-
greffe.
C. Les effets de l'appel
L'appel possède un effet suspensif, un effet dévolutif, et permet aussi sous
certaines conditions l'évocation.
• L'effet suspensif : l'appel suspend l'exécution du jugement à moins que
l'exécution provisoire ne soit de droit ou ait été ordonnée.
• Effet dévolutif : l'appel attribue la connaissance de l'affaire à la Cour qui en
conséquence l'examinera dans tous ses éléments de fait ou de droit. La
dévolution s'opère pour le tout lorsque l'appel n'est pas limité à certains chefs
du jugement précédent.
• Le droit d’évocation: c'est le droit reconnu à la Cour, saisie de l'appel d'un
jugement qui a statué sur une exception de procédure, d'examiner l'affaire en
son entier et plus spécialement les points non jubés en première instance si elle
estime de bonne justice de donner à l'affaire une solution définitive.
Chapitre II : Les voies de recours extraordinaires
Section I : La tierce opposition
La tierce opposition est une voie de recours extraordinaire qui tend à faire
rétracter ou réformer un jugement au profit du tiers qui l'attaque.
Conditions de recevabilité
En principe, tout jugement de quelque juridiction qu’il émane, qu'il soit ou non
définitif, est susceptible de tierce opposition, dès lors que les autres conditions
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sont remplies. C'est ainsi, notamment, que sont susceptibles de tierce
opposition :
- Les décisions contentieuses rendues en matière administrative;
- Les jugements d'exequatur;
- Les décisions frappées de pourvoi en Cassation;
- Les ordonnances en référé ;
- Les ordonnances sur requête.
• Mais l'existence d'un préjudice, causé au tiers opposant par la décision de
justice attaquée, est une condition essentielle de la recevabilité de la demande.
• D'autre part, le tiers opposant ne doit pas avoir été partie ou représenté. Les
parties en cause ont en effet à leur disposition d'autres voies de recours telles
que l'appel, l'opposition.
Section II : Le recours en révision ou rétractation
Le recours en révision, qui a remplacé la requête civile, est une voie
extraordinaire de recours qui tend à faire rétracter un jugement passé en force
de chose jugée pour qu'il soit à nouveau statué en fait et en droit.
Conditions d'ouverture du recours en révision
• Conditions concernant la décision attaquée
Les règles de procédure civile étant étrangères à la matière pénale, le recours en
révision n'est pas possible contre les décisions des tribunaux répressifs.
D'autre part, le recours en révision n'est possible que contre les décisions
passées en force de chose jugée.
• Conditions concernant les parties La révision ne peut être demandée que par
les personnes qui ont été parties ou représentées au jugement.
• Conditions concernant les motifs légaux d'ouverture
Section III : Le pourvoi en cassation
Le pourvoi en cassation, également appelé recours en cassation ou simplement
pourvoi, est une voie de recours extraordinaire qui a pour objet de faire
annuler, par la Cour de Cassation, une décision judiciaire en dernier ressort
rendue en violation de la loi.
La Cour de Cassation n'est pas un troisième degré de juridiction ; elle n'est pas
saisie du procès tout entier : sa mission consiste à examiner non les faits, mais
le droit.
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Conditions du pourvoi
• Conditions relatives à la décision attaquée
Sont susceptibles de pourvoi les décisions de toutes les juridictions de l'ordre
judiciaire soit de droit commun, soit d'exception. Peuvent également, à
condition d'être en dernier ressort, être déférées à la Cour de Cassation, les
décisions de certains organismes juridictionnels.
Ne sont pas susceptibles de recours en cassation les décisions rendues soit par
les juridictions relevant du contrôle du Conseil d'Etat, soit par des organismes
relevant des juridictions administratives. Il en est de même des décisions du
Conseil supérieur de la magistrature et des décisions du parquet en matière
disciplinaire.
• Personnes admises à se pourvoir
Toute partie qui y a intérêt est recevable à se pourvoir en cassation, même si la
disposition qui lui est défavorable ne profite pas à son adversaire. D'autre part,
une partie ne peut former un pourvoi en une autre qualité que celle en laquelle
elle a figuré dans l'instance.
• Conditions concernant les moyens admissibles
Tout recours en cassation doit être motivé par un "moyen" dans lequel sont
indiqués les chefs de la décision dont le demandeur se fait grief, les loi ou
règles de droit dont la violation est invoquée. D'autres parts, la loi énumère
limitativement les causes pour lesquelles le pourvoi en cassation peut être
formé et qui peuvent motiver la rédaction des moyens. Ce sont :
- La violation de la loi : elle se résume soit en la fausse interprétation d'un
texte, soit en la solution erronée d'un point de droit.
- L'incompétence et l'excès de pouvoir : l'incompétence résulte du fait qu'un
tribunal statue sur un litige dont la loi attribue la compétence à un autre
tribunal ; l'excès de pouvoir résulte d'un empiètement du juge sur les
attributions réservées aux organes du pouvoir législatif ou du pouvoir exécutif
et aux agents de l'Administration.
- Violation des règles de forme : il s'agit de l'inobservation des formes
prescrites par la loi à peine de nullité, soit dans les actes de procédure, soit dans
les jugements.
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