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Préparation à l'examen CRFPA

Ce document fournit des conseils et des informations sur la préparation à l'examen d'entrée au CRFPA, y compris les épreuves écrites et orales, le choix de spécialité et d'Institut d'Études Judiciaires. Il souligne l'importance de la confiance en soi et de l'adaptation des méthodes de révision à chaque candidat. Enfin, il aborde les différentes préparations disponibles et l'organisation des révisions pour maximiser les chances de réussite.

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Préparation à l'examen CRFPA

Ce document fournit des conseils et des informations sur la préparation à l'examen d'entrée au CRFPA, y compris les épreuves écrites et orales, le choix de spécialité et d'Institut d'Études Judiciaires. Il souligne l'importance de la confiance en soi et de l'adaptation des méthodes de révision à chaque candidat. Enfin, il aborde les différentes préparations disponibles et l'organisation des révisions pour maximiser les chances de réussite.

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LUCIE ROLLAND

ÉTUDIANTE EN MASTER DJCE


TOULOUSE

PRÉPARATION À L’EXAMEN D’ENTRÉE AU


CENTRE RÉGIONAL DE FORMATION
PROFESSIONNELLE D’AVOCATS (CRFPA)

Avant-propos.......................................................................................................... 2
En quoi consiste l’examen d’entrée au CRFPA ?..................................................... 3
Quelle spécialité choisir ? ...................................................................................... 4
Quel Institut d’Études Judiciaires (IEJ) choisir (Toulouse / Paris 1) ?.................... 5
Comment s’inscrire à l’IEJ ? ................................................................................... 6
Quelle préparation choisir ?................................................................................... 7
Comment organiser ses révisions pour les écrits ? ............................................... 8
Méthodologie de la note de synthèse .................................................................... 9
1) L’épreuve ................................................................................................................ 9
2) La prise de connaissance du dossier .................................................................... 10
3) La lecture du dossier ............................................................................................ 11
4) La construction du plan ........................................................................................ 12
5) La rédaction .......................................................................................................... 13
6) Les grandes distinctions ....................................................................................... 15
Méthodologie de la consultation .......................................................................... 16
1) L’épreuve .............................................................................................................. 16
2) La méthodologie ................................................................................................... 17
Comment préparer ses codes ? ............................................................................ 19
1) Le rôle des codes .................................................................................................. 19
2) La préparation des codes ...................................................................................... 20
Comment préparer les oraux ? ............................................................................. 22
1) Le grand oral ......................................................................................................... 22
a. L’épreuve .......................................................................................................... 22
b. Les révisions .................................................................................................... 23
c. Les méthodologies ........................................................................................... 24
d. Le déroulement du grand oral ......................................................................... 25
2) L’oral d’anglais...................................................................................................... 27
Que faut-il avoir sur soi le jour J ? ....................................................................... 28
Derniers encouragements .................................................................................... 29

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LUCIE ROLLAND
ÉTUDIANTE EN MASTER DJCE
TOULOUSE

Avant-propos

Il n’existe pas de formule magique garantissant à chacun la réussite de


l’examen d’entrée au CRFPA.

Dans ce document, vous trouverez des suggestions. Certaines sont bonnes


à prendre, d’autres à jeter. Il existe en effet autant de méthodes de
préparation que de candidats.

Le meilleur conseil que nous puissions vous donner est de vous faire
confiance. Ce qui a fonctionné pour l’un ne fonctionnera pas
nécessairement pour l’autre. Vous l’avez probablement déjà remarqué
durant vos années de licence. Certains ont une mémoire visuelle, d’autres
ont une mémoire auditive ou encore kinesthésique. Certains progresseront
aussi plus vite que d’autres. Mais cela ne doit pas vous inquiéter.

Après 4 années d’études, voire plus, personne ne saura mieux que vous ce
qui vous convient ou non. Donc écoutez-vous et ne vous laissez pas trop
influencer par les autres.

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LUCIE ROLLAND
ÉTUDIANTE EN MASTER DJCE
TOULOUSE

En quoi consiste l’examen d’entrée au CRFPA ?

L’examen d’entrée au CRFPA se compose de deux étapes.

La première semaine de septembre, vous passerez une épreuve écrite par


jour pendant quatre jours : la note de synthèse, le droit des obligations, la
spécialité (droit des affaires, fiscalité, …), la procédure correspondante
(procédure civile, procédure administrative, …).

L’épreuve de la note de synthèse dure 5 heures et a un coefficient de 3. Les


épreuves de droit des obligations et de spécialité durent 3 heures et ont
chacune un coefficient de 2. L’épreuve de procédure dure 2 heures et a un
coefficient de 2.

Chaque année, de nombreux candidats abandonnent avant la fin des


épreuves écrites, convaincus qu’un échec est inévitable après une
performance qu’ils jugent insuffisante, notamment à la note de synthèse.
Quoi qu’il arrive, ne baissez pas les bras. Avec le stress et la fatigue, il est
facile de sous-estimer ses capacités ou de surestimer les exigences des
correcteurs. De plus, une mauvaise note peut être compensée par une
meilleure, les résultats réservant souvent de bonnes surprises. Allez
jusqu’au bout et donnez le meilleur de vous-même chaque jour, sans
penser à la veille. Même dans le pire des cas, vous en tirerez une précieuse
expérience pour la prochaine tentative.

À l’issue de cette étape, une première sélection a lieu. Pour être admissible
aux oraux, il faut obtenir une moyenne de 10/20.

Le cas échéant, en octobre, vous serez convoqué pour l’oral d’anglais et le


grand oral. Les oraux se déroulent en novembre sur une période de 3
semaines. L’ordre de passage dépend de la lettre alphabétique tirée au sort
dans chaque IEJ (ex : En 2024, à Toulouse, ce sont les personnes dont le nom
commence par un « F » qui ont été convoquées les premières).

L’oral d’anglais, avec un coefficient de 1, consiste en une préparation de


15 minutes suivie d’un entretien de 15 minutes. Le grand oral, avec un
coefficient de 4, consiste en une préparation de 1 heure suivie d’un exposé
de 15 minutes et d’un entretien de 30 minutes.

À l’issue de cette étape, une dernière sélection a lieu. Pour être admis, il
faut obtenir une moyenne de 10/20, écrits compris.

Les résultats d’admission sont généralement publiés en décembre.


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LUCIE ROLLAND
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Quelle spécialité choisir ?

Deux des quatre épreuves écrites dépendent du choix de votre spécialité.


Cependant, ce choix n’a aucune incidence sur votre carrière d’avocat. En
effet, vous pouvez choisir de passer l’examen en droit pénal et devenir
avocat en droit des affaires.

Vous avez le choix entre :

- Droit civil + procédure civile,


- Droit des affaires + procédure civile,
- Droit social + procédure civile,
- Droit pénal + procédure pénale,
- Droit administratif + procédure administrative contentieuse,
- Droit international et européen + procédure civile ou administrative,
- Droit fiscal + procédure civile ou administrative.

Il n’y a pas de spécialité plus facile que les autres.

Certains vous diront que le droit pénal est plus facile. Mais si vous n’en
avez jamais fait, vous aurez tout à apprendre. Au contraire, d’autres vous
diront que le droit des affaires est le plus difficile. Cependant, durant le
M1 DJCE, vous aurez déjà vu le droit du financement des entreprises, le
droit des entreprises en difficulté ou encore la procédure civile
d’exécution. Au cours de la licence, vous avez peut-être déjà étudié le droit
commercial ainsi que le droit des sociétés. Renseignez-vous sur le
programme de chaque spécialité.

Il est aussi important de prendre en compte vos affinités avec ces matières,
car il est possible de prendre du plaisir dans ces révisions.

Votre choix peut donc tout aussi bien porter sur le droit des affaires, le
droit fiscal ou encore le droit civil. Écoutez-vous et ne vous laissez pas
trop influencer par les autres.

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LUCIE ROLLAND
ÉTUDIANTE EN MASTER DJCE
TOULOUSE

Quel Institut d’Études Judiciaires (IEJ) choisir


(Toulouse / Paris 1) ?

Le choix de l’IEJ est important car certains éléments diffèrent de l’un à


l’autre : les exigences des correcteurs, le lieu de poursuite d’études, …

Nous traiterons ici uniquement des IEJ de Toulouse et Paris 1.

Le choix de l’IEJ vous revient. En effet, il dépend des goûts et des priorités
de chacun. C’est pourquoi ce comparatif est uniquement descriptif.
Écoutez-vous et ne vous laissez pas trop influencer par les autres.

TOULOUSE PARIS 1
Modalités examens En présentiel À distance
blancs Sauf dérogation
Lieu des épreuves UT1 Congrès Paris Est
écrites (hangar)
Consultation des Sur place En ligne
copies
Forme du grand oral Commentaire Commentaire ou
soutenance
Forme de l’oral Commentaire Soutenance
d’anglais (simplifiée)
Taux de réussite1 ⁓ 20 % ⁓ 40 %
Lieu de poursuite IEJ de Toulouse
d’études Mais dérogation vers EFB
l’IEJ de Versailles
… … …

Si vous vous posez encore la question, n’hésitez pas à faire davantage de


recherches (sur les exigences des correcteurs, les modalités de formation,
…).

1
Ces chiffres sont à prendre avec précaution car ils peuvent beaucoup varier d’une
année à l’autre et l’assiette des candidats peut être différente.
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TOULOUSE

Comment s’inscrire à l’IEJ ?

La procédure d’inscription à l’IEJ changeant d’une année à l’autre et d’un


IEJ à l’autre, nous vous invitons à consulter le site internet dédié :

- IEJ de Toulouse (cliquez ici).


- IEJ de Paris 1 (cliquez ici).

Nous attirons votre attention sur la nécessité de s’y intéresser


suffisamment tôt car certains IEJ clôturent les inscriptions en septembre
de l’année N-1.

À Toulouse, les inscriptions se terminent en septembre. Postérieurement à


cette date, même si le site internet ne l’indique pas, vous pouvez effectuer
votre inscription en appelant l’IEJ ou en leur adressant un email
(inscription@[Link]).

À Paris, les inscriptions se terminent en décembre.

Concernant le choix de votre spécialité, vous bénéficierez de plus de


temps.

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TOULOUSE

Quelle préparation choisir ?


Avant toute chose, il faut savoir que payer une préparation (privée ou publique) n’est pas la condition nécessaire et suffisante à votre
réussite. Des étudiants autonomes réussissent très bien sans cela.

Nous traiterons ici uniquement des avantages et des inconvénients des préparations que nous avons testées. Mais n’hésitez pas à vous
renseigner sur d’autres (Prépa Dalloz, Prépa ISP, …).

Préparation estivale CFJ Préparation estivale Paris 1 Préparation estivale/annuelle Préparation estivale
(Mission-Avocat) Pré-Barreau Objectif Barreau

Prix (hors 1890€ 600-800€ (selon les options) 1600-2000€ 1300-2000€


réductions) 1700-3000€
Fascicules en PDF Manuels de cours Fascicules imprimés ou non Fascicules imprimés ou non
Vidéos (oblig, DLF, anglais) Vidéos et fiches d’actualisation Synthèses Vidéos
Vidéos d’actualisation 8 x 4 galops d’essai Vidéos 9x4 galops d’essai
Organisation 8 x 4 galops d’essai Séminaires de correction par 12x4 galops d’essai Séminaires de correction
(selon les Séminaires de correction sur petits groupes Séminaires de correction par par petits groupes
options d’autres sujets Exercices supplémentaires petits groupes Exercices supplémentaires
choisies) Exercices supplémentaires corrigés Exercices supplémentaires corrigés
corrigés Forums (q° en ligne) corrigés 1 simulation au Grand Oral
2 simulations au Grand Oral 2 simulations au Grand Oral
Les manuels sont clairs et Les manuels sont clairs et concis, Les délais de correction sont Liberté d’organisation dans
concis, liberté d’organisation les galops d’essai correspondent courts (48h), contact avec le la restitution des copies,nes
Avantages dans la restitution des copies, parfaitement à la réalité, les correcteur, chaque candidat délais de correction sont
les délais de correction sont annales du CRFPA sont corrigées, 1 dispose d’un mentor, … courts, chaque candidat
courts (48h), contact avec le semaine pour rendre les copies, les dispose d’un mentor, les
correcteur, chaque candidat correcteurs sont des correcteurs galops d’essai
dispose d’un mentor, … de l’IEJ de Paris 1, … correspondent à la réalité, …
Les galops d’essai sont plus Les délais de correction sont longs Les fascicules sont conséquents,
durs que la réalité (ex : notes (⁓ 1 semaine), aucun contact avec le cours de fiscalité ne couvre pas
Inconvénients de synthèse plus de 40 pages le correcteur, pas de préparation tout le programme, les galops
au lieu de 30), … aux oraux (mais il est possible d’essai sont plus durs que la
d’acheter leur manuel sur les DLF réalité, 48h pour rendre les
et payer des simulations auprès de copies, …
professionnels), …

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LUCIE ROLLAND
ÉTUDIANTE EN MASTER DJCE
TOULOUSE

Comment organiser ses révisions pour les écrits ?

Sur ce point, il est difficile de vous donner une unique réponse. La manière
d’organiser vos révisions dépendra du temps que vous souhaitez y
consacrer et de votre propre méthode de travail.

Concernant le temps à y consacrer, en M1 DJCE, vous disposez de 4 mois


de « vacances ». Cependant, il vous est conseillé de prendre de vraies
vacances durant cette période. Vous pouvez prendre deux semaines avant
de commencer, par exemple. Mais vous pouvez aussi choisir de prendre
une semaine au cours de vos révisions pour faire une pause, par exemple.

Si vous révisez sur 4 mois sans interruption, vous pourrez peut-être


aborder ces révisions plus légèrement. Cependant, ce qui est difficile est
de toujours réactiver les connaissances que vous aurez acquises quelques
semaines auparavant. Donc si vous étalez vos révisions dans le temps, vous
devrez fournir plus d’efforts sur ce point. Le risque est alors d’être
essoufflé vers la fin des révisions et de relâcher le rythme au moment où
il est le plus important de rester motivé.

Enfin, vous pouvez décider de travailler du lundi au vendredi ou du lundi


au samedi et conserver vos soirées et la fin de semaine pour vous reposer
et faire des choses qui vous font plaisir.

Ayez en tête que des candidats réussissent l’examen d’entrée au CRFPA en


révisant de manière intensive sur 2 mois. Donc 4 mois sont largement
suffisants.

Concernant l’organisation des révisions, prenez connaissance du cours,


préparez vos codes puis effectuez des exercices dans les conditions de
l’examen (écrire à la main et dans le temps imparti). Vous apprendrez tout
au long de vos révisions.

À ce stade, le meilleur conseil que nous puissions vous donner est


d’appliquer la méthode qui a fonctionné pour vous jusqu’à présent. Si vous
avez besoin de faire des fiches, d’apprendre, de réciter, d’écrire, d’écouter
ou encore de discuter, faites-le. Écoutez-vous et ne vous laissez pas trop
influencer par les autres !

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LUCIE ROLLAND
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TOULOUSE

Méthodologie de la note de synthèse

Il s’agit ici d’une méthodologie parmi tant d’autres. À vous de vous l’approprier !
Il vous est aussi fortement conseillé de vous procurer la méthodologie auprès
de votre IEJ, qui peut différer de l’un à l’autre.

Pour réussir la note de synthèse, le plus important est de s’entraîner dans les
conditions de l’examen (écrire à la main et dans le temps imparti). Pour cela,
profitez des quatre notes de synthèse proposées par votre IEJ au cours de l’année.
Cependant, ne paniquez pas si vous effectuez la première en 8 heures et la
seconde en 6 heures…

1) L’épreuve

- Coefficient 3 (deuxième épreuve la plus importante).

- Durée : 5 heures.
• ⁓ 5 min : prise de connaissance du sujet et du dossier.
• ⁓ 2h : lecture,
• ⁓ 45 min : construction du plan,
• ⁓ 2h : rédaction,
• ⁓ 10 min : relecture.

- Un dossier :
• Un sujet,
• ⁓ 30 pages,
• 15 - 20 documents (de natures différentes).

- Aucun document autorisé.

- Une synthèse de 4 pages (ni +, ni -) :


• ≠ dissertation : pas d’apports personnels.
• ≠ commentaire : pas de réflexion personnelle.
• ≠ résumé : il ne faut pas être purement descriptif mais faire
ressortir la dynamique et la réflexion qui émane du corpus de
documents pour construire un plan démonstratif.
/!\ Ce n’est pas parce que c’est une synthèse qu’il ne faut pas rentrer
dans le détail.

- Votre copie sera toujours corrigée par deux personnes. Si elles n’ont pas
la même note, elles devront s’harmoniser. Si elles n’y parviennent pas,
une troisième personne corrigera votre copie.
Les correcteurs sont pour 1/3 des académiciens, 1/3 des avocats et 1/3
des magistrats.
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2) La prise de connaissance du dossier

- Étudier le sujet :
• Un mot : l’invulnérabilité, l’anonymat, …
• Plusieurs mots : l’imprescriptibilité à l’épreuve des droits
fondamentaux, consentir au traitement de ses données
personnelles par les réseaux sociaux, les lanceurs d’alerte et
l’argent, les violences conjugales, …

/!\ Il ne faut jamais s’éloigner du sujet et faire attention aux raccourcis


(ex : violences conjugales > féminicides).

- Étudier le sommaire :
• Nombre de documents,
• Nombre de pages,
• Nature des documents :
o Presse (P),
o Doctrine (D),
o Textes normatifs (T),
o Jurisprudence (JP).
 Faire des déductions :
▪ Beaucoup de doctrine ? débats, actualité, vide juridique
(de la loi et de la JP), à vocation à évoluer, …
▪ Beaucoup de JP ? divergences d’opinion et pas d’opinion
commune.
▪ Un document de droit étranger ? comparaison.
▪ …
• L’intitulé des documents.
 Faire des déductions : lexique de l’amélioration, de la
protection des victimes, de la répression des auteurs, …

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3) La lecture du dossier

- Numéroter les documents dans l’ordre de lecture :


(1) Presse (P) : car facile à lire, donne les axes majeurs, …
(2) Doctrine (D) : car elle résume des arrêts et textes qui viendront ensuite.
(3) Textes normatifs (T) : car sûrement cités dans les documents précédents.
(4) Jurisprudence (JP) : car très précises et sûrement citées dans les
documents précédents.
 Dans chaque catégorie, lire les documents dans l’ordre
chronologique (pour comprendre d’où l’on vient et vers où l’on va)
/ antéchronologique (pour ne pas lire plusieurs fois la même chose).

/!\ Ne pas perdre trop de temps sur cette classification. De plus, un autre
ordre de lecture peut parfois être plus logique (deux documents de nature
différente qui abordent le même thème, aucune logique donc lecture dans
l’ordre du dossier, …). Écoutez-vous et ne vous laissez pas trop influencer
par les autres.

- Lecture :
• Survolez le document : structure, plan apparent, mots en gras, …
• Chaque paragraphe énonce, explique puis résume une idée. Il faut donc
lire la première phrase du paragraphe afin d’identifier l’idée qu’il
contient et ainsi juger s’il est nécessaire ou non de le lire en entier.
 Il n’est pas toujours nécessaire de tout lire.
• Utilisez un code couleur :
o __ : citations, chiffres, … pour l’accroche, les transitions, …
o __ : définition des termes du sujet.
o __ : informations importantes.
o __ : articles, JP, … majeurs.
o __ : exemples.
• Ayez en tête les grandes distinctions qui permettent de construire le
plan (notion/régime, principe/exception, …) => cf. infra.

- Prise de notes :
• N’écrivez qu’au recto des feuilles de brouillon,
• Numérotez les feuilles de brouillon,
• Ayez en tête les grandes distinctions => cf. infra.
• 2 techniques :
o Technique de l’aller-simple : des notes suffisamment précises pour
ne pas avoir à revenir dans le corpus de textes.
 Nécessite plus de temps lors de la prise de notes, mais moins
lors de la rédaction.
o Technique de l’aller-retour : des notes concises avec des renvois
précis au corpus de textes.
 Nécessite moins de temps lors de la prise de notes, mais plus
lors de la rédaction.

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LUCIE ROLLAND
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4) La construction du plan

- Regrouper les idées par thème (notion, sources, régime, intérêts, limites,
protection/répression, avant/après, …). Ayez en tête les grandes distinctions => cf.
infra.

- Construire un plan (2 parties > 2 sous-parties > 2 paragraphes correspondant à 2


idées) :
• Le plan doit faire ressortir les dynamiques du sujet.
• Les plans les plus simples sont toujours les meilleurs.
• Les sous-parties doivent être équilibrées (dans la longueur et ⁓ le nombre de
documents cités).
• Les sous-parties doivent être structurées (une phrase d’annonce + 2-3 idées
par sous-partie).
• Il est possible de s’inspirer de la structure du document pivot (lorsqu’il
existe…).
• Il ne doit pas y avoir de répétitions (sinon le plan n’est pas étanche).
• Même si des informations redondantes sont attendues, le correcteur n’a pas
une liste exhaustive d’éléments qui doivent apparaître. En réalité, il a à sa
disposition deux plans différents, mais il reste ouvert à toute autre
proposition cohérente. C’est au candidat d’être convainquant en choisissant
les informations qui, selon son analyse, lui paraissent pertinentes.
• Ne pas perdre en tête qu’il s’agit d’un devoir juridique !
• On a tendance a prendre des notes et essayer d’en faire 4 parties. Cependant,
il est nécessaire de prendre du recul et de se raccrocher au sujet. Si vous avez
des connaissances dessus, ce sera plus facile. Mais dans le cas contraire, la
note de synthèse doit répondre à vos propres questions. Vous expliquez le
sujet à un profane. Qu’a-t-il besoin de savoir pour maîtriser le sujet : Qui ?
Quoi ? Pourquoi ? Quand ? Comment ? …

- Rédiger l’intitulé des titres :


• Reprendre les termes du sujet,
• Des titres qualifiés (un principe anciennement affirmé / des exceptions
nouvellement posées).
/!\ : La rédaction des titres est importante car c’est le seul moment où vous
pourrez apporter quelque chose de personnel à la copie, dans le choix des
termes utilisés. Il est cependant nécessaire de trouver un équilibre : ne pas
être trop excessif (ex : on préfère « critiqué » à « critiquable ») et ne pas être
trop descriptif (sinon il ne s’agit plus d’une synthèse mais d’un résumé).
• Des titres courts (pas plus d’une ligne).
• Des titres dynamiques (les titres se suivent et se répondent).
• Des titres qui reflètent exactement le fond de la pensée développée dans la
partie. Le correcteur commencera par lire les titres. L’idée doit donc être claire
pour qu’il puisse comprendre en quelques mots le fil de la pensée.

/!\ Distinguez bien ces deux dernières étapes. Il faut d’abord chercher l’idée qui
résume la partie, puis la reformuler sous la forme d’un titre. Faire les deux en
même temps fait perdre beaucoup de temps !
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5) La rédaction

- Écrire au stylo noir (et souris), lisiblement et sans fautes.


Environ 2 points sont alloués à la présentation…

- Structurer :
SUJET

INTRODUCTION
I–…
CHAPEAU
A) …
TRANSITION
B) …
TRANSITION
II – …
CHAPEAU
A) …
TRANSITION
B) …

• Dans les transitions, il ne faut pas indiquer le (B) ou le (II),


contrairement aux chapeaux. De plus, il n’est pas nécessaire de
citer un document.
• Évitez les titres en bas de page, mais sacrifiez l’esthétique au
profit de la longueur de la copie (4 pages maximum).

- Introduction (10-15 lignes) :


• Accroche : un chiffre, une citation, du droit comparé, …
• Définition des termes du sujet à partir des documents et, s’il n’y
en a pas, l’indiquer ou sauter cette étape.
• Contextualisation / intérêt du sujet.
• Annonce du plan.

- Citer
tous les documents :
•Au moins une fois,
•En une phrase (et au maximum 2),
•« (doc. X) » à la fin de CHAQUE phrase (plutôt 1 document à la fois,
mais il est possible d’en citer jusqu’à 3).
• Chaque sous-partie doit porter sur au moins 3 documents.

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- Conseils rédactionnels :
• Introduisez la sous-partie par une phrase annonçant l’idée
directrice.
• Faites des phrases simples et pédagogiques.
• Allez du général au spécial.
• Faites attention à la chronologie du droit.
• Soyez précis dans les termes, dans les sources, …
 Toujours garder en tête qu’il s’agit d’un devoir juridique. Par
conséquent, il convient d’expressément citer les articles, lois,
projets, …
 Lorsque la pensée singulière d’auteurs est développée, il faut
les nommer.
• Les mots péjoratifs sont à proscrire, sauf s’ils sont utilisés dans
les documents.
• Utilisez des connecteurs logiques :
o D’une part / d’autre part, d’abord / ensuite / enfin, …
o De plus, par ailleurs, de surcroît, …
o En revanche, toutefois, néanmoins, en dépit de, …
o Car, à la suite de, par conséquent, en effet, …
o Conformément à / contrairement à, …
o De même, également, ainsi que, …
o C’est-à-dire, en d’autres termes, autrement dit, …
o Par exemple, c’est ainsi que, comme, c’est le cas de,
notamment, en particulier, …
• Ne listez jamais des éléments sous la forme de tirets.
• Lorsqu’il faut accompagner une idée d’arguments ou d’exemples,
il n’est pas nécessaire de tous les citer !
• Faites un alinéa au début de chaque paragraphe.
• Il n’est pas nécessaire de sauter une ligne entre chaque
paragraphe, seulement entre chaque partie.
• Respectez la hiérarchie des normes (il faut citer la loi avant la JP).
• Faites attention aux fautes d’orthographe, de grammaire, …
Ex :
o Les institutions uniques prennent une majuscule (Cour de
cassation, Conseil constitutionnel, … ≠ cour d’appel de
Toulouse, …).
o Les prénoms des auteurs doivent être écrits en entier, sauf
lorsqu’ils sont décédés.
o …
• Essayez de terminer avec une citation ou autre clôturant bien le
propos.

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6) Les grandes distinctions

- Notion / régime ou fonction


- Conditions / effets
- Principe / exceptions ou limites
- Domaine / modalités
- Caractères / nature
- Similitudes / différences
- Affirmation / tempérament
- Prohibition / sanction
- Prévention / répression
- Créancier / débiteur
- Parties / tiers
- Droits / obligations
- Existence du droit / exercice du droit
- Naissance / extinction
- Formation / exécution
- Causes / conséquences
- Acteurs / contenu
- Origine (avant) / évolution (après/depuis)
- Consécration / renforcement
- Droit positif / droit prospectif
- Droit interne / droit externe
- Loi / jurisprudence
- Ponctuelle / pérenne
- …

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Méthodologie de la consultation

Il s’agit ici d’une méthodologie parmi tant d’autres. À vous de vous


l’approprier !

1) L’épreuve

- Coefficient 2.

- Durée : 2 ou 3 heures.

- Une ou plusieurs consultations.


 Quelle est la différence entre un cas pratique et une consultation ?
Dans une consultation, il faut résoudre les problématiques
uniquement au regard du client qui nous consulte, sauf si le sujet
demande expressément le contraire.
Ex : En matière de responsabilité extracontractuelle de coresponsables,
- Si client = victime : la question porte sur l’obligation à la dette,
- Si client = coresponsable : la question porte sur obligation +
contribution à la dette.

- Documents autorisés : voir la liste des documents autorisés le jour de


l’examen, communiquées au cours de l’année par le Conseil national
des barreaux (CNB).

- Votre copie sera toujours corrigée par 2 personnes. Si elles n’ont pas la
même note, elles devront s’harmoniser. Si elles n’y parviennent pas, une
troisième personne corrigera votre copie.
Les correcteurs sont pour 1/3 des académiciens, 1/3 des avocats et 1/3
des magistrats.

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2) La méthodologie

- Lecture du sujet :
o Les questions peuvent être apparentes ou non.
o Le barème peut être apparent ou non.
o Surlignez les faits déterminants => une couleur par question.
o Faire attention aux termes utilisés dans l’énoncé qui ne sont
pas toujours justes ou précis. Il sera parfois nécessaire de les
requalifier.

- Brouillon (30-45 min) :


o Une question = une partie.
o N’hésitez pas à subdiviser les parties en sous-parties afin que
votre raisonnement soit clair et visible pour le correcteur
(qualification, conditions, régime, …).

- Relire le sujet pour vérifier de ne pas avoir oublié un détail


important, qui peut avoir été vu lors de la première lecture puis
oublié dans la précipitation !

- Rédaction :

o Structurez :

INTRODUCTION : « Mme. A (I) et M. B (II) rencontrent des difficultés qu’il


convient d’étudier successivement »

I – Mme A

A) …
B) …

II – M. B

IDEM

Il est possible que, durant votre préparation, les correcteurs


mettent l’accent sur le rappel des faits, la problématique,
l’annonce du plan, les transitions, … Dans une consultation,
ces éléments n’ont pas du tout la même importance que dans
la note de synthèse. Ils ont pour objectif de faciliter la
compréhension de votre devoir par le correcteur (ce qu’il ne
faut pas négliger) mais ne vous rapporteront pas de points. Par
conséquent, si vous avez le temps, prêtez-y attention.
Cependant, si le temps presse, il vaut mieux que vous
terminiez le devoir sans rappel des faits. Cela ne vous
empêchera pas d’avoir une bonne note.

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o Vos titres doivent être courts, simples et soulignés,
o Dans chaque sous-partie, vous devez appliquer le fameux
syllogisme juridique :
▪ Résumé concis des faits (3 lignes),
▪ Problématique,
▪ Majeure = règles de droit (article et alinéa + JP soulignés
sinon il y a de fortes chances que le correcteur ne les
relève pas…).
RMQ : ne pas hésiter à numéroter les conditions afin
qu’elles apparaissent clairement au correcteur : (1), (2),

▪ Mineure = application argumentée en l’espèce.
La mineure est tout aussi importante, voire plus, que la
majeure. Vous devez faire un effort de précision. TOUS
les faits qui vous ont permis d’arriver à votre conclusion
doivent apparaître.
▪ Conclusion.

- Conseils :
o Pour des raisons pédagogiques, les corrections sont
exhaustives mais tout n’est pas toujours attendu dans la copie.
o Au cours de vos révisions, vous dégagerez des trames
redondantes. Cependant, ne tombez pas dans le piège de ne
réviser que celles-ci. En effet, le rédacteur du sujet peut décider
d’une année à l’autre d’intégrer dans le devoir une partie du
cours qui n’a encore jamais fait l’objet d’un examen (ex : en
2024, la moitié du sujet de procédure civile portait sur la
procédure civile d’exécution, jamais tombée jusqu’à présent et
donc ignorée de beaucoup de candidats…). Ne faites donc
aucune impasse ! En étudiant le cours avant d’effectuer les
exercices, vous identifierez naturellement ces trames qui
correspondent en réalité à son plan.
o Chaque correcteur a ⁓ 150 copies à corriger. Vous devez donc
soigner votre écriture et mettre en évidence les éléments
importants en les soulignant (plan, articles, JP, …). Lorsque
vous arrivez en bas de page, continuez sur la page suivante au
lieu d’écrire une information importante en bas de page, qui ne
sera probablement pas lue ! Pour faire simple : bichonnez
votre correcteur !

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Comment préparer ses codes ?

Avant toute chose, consultez la liste des documents autorisés le jour de


l’examen, communiquées au cours de l’année par CNB. Nous en profitons
pour vous informer que la calculatrice est interdite, peu importe la
spécialité choisie.

1) Le rôle des codes

Selon les différents candidats, le code peut être vu comme :

- Un outil de précision : Certains préfèrent apprendre le cours


pratiquement par cœur – ce qui est possible contrairement aux
croyances selon lesquelles le programme est indéterminé et trop
vaste. Dans ce cas, le code ne sera pratiquement pas nécessaire pour
le corps du devoir. Il restera utile pour retrouver le numéro d’un
article, des jurisprudences, …
- Un support de connaissances : Certains préfèrent apprendre dans les
grandes lignes le cours et se reportent davantage au code lors de
l’examen.

Sachez que les sujets sont très longs par rapport au temps imparti. Il faut
donc être efficace dans la recherche des informations. Le code est un outil
indispensable mais attention à ne pas trop s’y perdre…

Peu importe la méthode que vous choisirez, vous devez donc connaître
votre code. Pour cela, appropriez-le-vous !

Pour savoir ce que vous avez le droit de modifier sur vos codes, consultez
les consignes communiquées au cours de l’année par le CNB. En 2024, nous
avions le droit de surligner, souligner, d’ajouter des signes (accolades,
flèches, croix, …) ou encore d’utiliser des post-it. Vous ne devez pas écrire
en chiffres ou en lettres. Sur ce point, soyez extrêmement vigilants car les
codes sont méticuleusement vérifiés le jour de l’examen.

La préparation des codes peut prendre un certain temps mais ne le voyez


pas comme du temps perdu. Ils vous seront d’une grande aide et vous
rassureront.

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2) La préparation des codes

Pour commencer, prenez connaissance de la table des matières et de


l’agencement de ses différents titres. Vous pouvez déjà surligner des mots clés.

Les post-it seront ensuite vos meilleurs amis. Le plus efficace est d’avoir un code
couleur qui vous inspire. Voici un exemple :

- En droit des obligations :


__ Contrat et quasi-contrat
__ Responsabilité extracontractuelle
__ RGO
__ Preuve

- En droit des affaires :


__ Droit commercial
__ Droit général des sociétés
__ Droit spécial des sociétés
__ Droit du financement des entreprises
__ DED

- En procédure civile :
__ Première instance
__ Recours
__ Procédure devant TC, prud’homme, …
__ Modes alternatifs de règlement des différents
__ Compétence
__ Preuve
__ Voies d’exécution (partie législative)
__ Voies d’exécution (partie règlementaire)

Vous trouverez des post-it de toutes ces couleurs sur Amazon pour moins de 10€
(cliquez ici).

Il existe deux méthodes :


- Moins il y a de post-it mieux c’est : Le fait de ne placer qu’un post-it au
début de chaque partie vous permet de savoir à quoi correspond chaque
post-it et de tourner plus vite les pages.
Ex : En droit des contrats, 3 post-it suffisent (formation/effets/exécution du
contrat). En droit spécial des sociétés, un post-it pour chaque forme sociale
suffit.
- Plus il y a de post-it mieux c’est : Le fait de placer un post-it pour chaque
article important peut rassurer mais le risque est de ne plus savoir à quoi
correspondent les post-it.

Vous pouvez optimiser les tranches du code (dessus, côté, dessous) pour
différencier la qualification, les conditions, le régime, les exceptions, …

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Vous pouvez ensuite utiliser des surligneurs.

Afin de comprendre en un coup d’œil de quoi parle les articles que vous avez sous
les yeux, vous pouvez surligner en jaune un mot clé pour chacun. Parfois, vous
aurez un vague souvenir d’un article mais vous ne saurez plus où il se situe
exactement. Avec cette méthode, en survolant une section, vous le trouverez
rapidement. Les articles du Code de commerce pouvant être très longs, c’est dans
cette matière que vous en aurez le plus besoin.

Exemples :

Art 1191 CCiv :


« Les conditions générales invoquées par une partie n'ont effet à l'égard de l'autre que si elles ont été
portées à la connaissance de celle-ci et si elle les a acceptées.

En cas de discordance entre des conditions générales invoquées par l'une et l'autre des parties, les
clauses incompatibles sont sans effet.

En cas de discordance entre des conditions générales et des conditions particulières, les secondes
l'emportent sur les premières. »

Art L621-2 CCom :


« Le tribunal compétent est le tribunal de commerce si le débiteur exerce une activité commerciale ou
artisanale. Le tribunal judiciaire est compétent dans les autres cas.

A la demande de l'administrateur, du mandataire judiciaire, du débiteur ou du ministère public, la


procédure ouverte peut être étendue à une ou plusieurs autres personnes en cas de confusion de leur
patrimoine avec celui du débiteur ou de fictivité de la personne morale.

Dans les mêmes conditions, un ou plusieurs autres patrimoines du débiteur peuvent être réunis au
patrimoine visé par la procédure, en cas de confusion avec celui-ci. Il en va de même lorsque le
débiteur a commis un manquement grave aux obligations prévues à l'article L. 526-13 ou encore une
fraude à l'égard d'un créancier titulaire d'un droit de gage général sur le patrimoine visé par la
procédure.

Pour l'application des deuxième et troisième alinéas du présent article, le président du tribunal peut
ordonner toute mesure conservatoire utile à l'égard des biens du défendeur à l'action mentionnée à
ces mêmes alinéas, à la demande de l'administrateur, du mandataire judiciaire, du ministère public
ou d'office.

Le tribunal ayant ouvert la procédure initiale reste compétent pour ces demandes. Lorsque le débiteur
soumis à la procédure initiale ou le débiteur visé par l'extension exerce une profession libérale soumise
à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé, le tribunal statue en chambre du
conseil après avoir entendu ou dûment appelé l'ordre professionnel ou l'autorité compétente dont, le
cas échéant, il relève. »

Vous pouvez aussi surligner en orange les jurisprudences de principe et en vert


les jurisprudences d’espèce.

Pour terminer, prenez connaissance de la table alphabétique. Vous pouvez de


nouveau surligner des mots clés.

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Comment préparer les oraux ?

1) Le grand oral

a. L’épreuve

L’épreuve du grand oral est celle au coefficient le plus élevé, soit 4.

Sa forme dépend de l’IEJ :

- À Toulouse, il s’agit d’un commentaire de décision (Cour de cassation,


Conseil d’État, Conseil constitutionnel, Cour européenne des droits de
l’homme, question au Gouvernement, …).
- À Paris, il peut s’agir d’un commentaire de texte (un article, …), d’un
commentaire de décision, d’une soutenance (défense d’un point de vue)
et, plus rarement, d’une soutenance à l’appui d’un document ou d’une
dissertation.

Vous disposerez d’une heure de préparation. Ensuite, vous devrez présenter


votre exposé pendant 15 minutes (ni +, ni -). Enfin, pendant 30 minutes, le jury
vous posera des questions sur votre sujet ou toute autre chose.

Le jury est composé de 3 personnes : un académicien (le président), un avocat


et un magistrat.

Cette épreuve fait davantage appel à la chance… Ce serait mentir que de dire
le contraire. Vous pouvez avoir de la chance dans le tirage au sort de votre
sujet, mais aussi dans la composition de votre jury. En effet, vous vous
rendrez vite compte que tout peut être relié d’une manière ou d’une autre aux
droits et libertés fondamentaux (DLF), et donc faire l’objet d’un sujet. De plus,
les questions que les membres du jury vous poseront dépendront de leur
spécialité et de leur tempérament.

Concernant les documents autorisés le jour de l’examen, nous vous invitons


à consulter la longue liste communiquée au cours de l’année par le CNB. Il
n’est pas possible de tout avoir sur soi. Le Code constitutionnel, qui regroupe
les principaux fondements des DLF ainsi que les jurisprudences, est le plus
utile. Ensuite, vous pouvez notamment prendre le Code pénal (secret de
l’instruction, prostitution, délit de presse, …), le Code de procédure pénale
(conditions indignes de détention, …), le Code civil (vie privée, dignité, …), le
Code de commerce (secret des affaires, …), le Code du travail (vie privée au
travail, …).
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b. Les révisions

Il n’est pas nécessaire de commencer à réviser les oraux avant d’avoir passé les
épreuves écrites.

Les résultats d’admissibilité aux oraux n’étant publiés que fin novembre, soit deux
semaines avant le début des oraux, il sera nécessaire de commencer à réviser en
septembre, même si vous ne savez pas encore si vous y serez convié.

La manière d’organiser vos révisions dépendra du temps que vous souhaitez y


consacrer et de votre propre méthode de travail.

Au cours de l’année, suivez l’actualité. En effet, elle vous permettra notamment


d’enrichir votre exposé et de gagner du temps. Pour cela, tous les jours, vous
pouvez par exemple regarder sur YouTube le résumé de l’actualité en 10 minutes
de Hugo Décrypte. Pour vous en souvenir au moment des révisions, notez les
actualités qui concernent le droit, mais surtout celles qui touchent aux DLF.

En 2024, par exemple, nous avons entendu parler de : la loi sur l’immigration, la
vidéosurveillance augmentée de l’IA pendant les JO, le refus de l’ARCOM de
renouveler l’autorisation de diffusion de C8 et NRJ12, les grèves des agents de la
SNCF, l’ouverture du procès pour le meurtre de Samuel Paty, l’interdiction de la
commercialisation des puffs en France, le projet de loi sur l’élargissement du corps
électoral en Nouvelle-Calédonie, sur la suppression du droit du sol à Mayotte, sur
l’aide active à mourir, la constitutionnalisation de l’IVG ou encore la dissolution de
l’Assemblée nationale. Au regard de ces nombreux exemples, vous comprendrez
rapidement que l’actualité peut facilement être rattachée aux DLF. Alors soyez
curieux.

Vous pouvez aussi suivre des juristes sur les réseaux sociaux (Remy Dandan,
Camille Décode, Nina Potier, Maxime Doliveux, CNCDH, Just News, Vie publique, Le
Club des Juristes, …) ou écouter des podcasts (Les podcasts de l’ISP, Angle Droit,
Podcast du Droit et du Chiffre, …).

Pour réussir le grand oral, vous devrez avoir des connaissances sur les DLF,
l’actualité, l’essentiel du droit (autrement dit les bases en droit de la famille,
droit des biens, droit pénal, droit administratif, droit constitutionnel, droit du
travail, …), la déontologie de l’avocat et un peu de culture générale (femmes
avocates / ministres, élaboration des lois, institutions européennes, personnalités
historiques, procès médiatiques, lois emblématiques, personnalités du monde
juridique tel que le procureur général près la Cour de cassation, …).

Prenez connaissance du cours, préparez les codes et exercez-vous dans les


conditions de l’examen (brouillon écrit à la main, présentation à l’oral devant un
miroir ou filmée, dans le temps imparti). Pour cela, procurez-vous les annales de
votre IEJ : auprès de l’IEJ de Toulouse ou de la prépa Pré-Barreau (pour l’IEJ de
Paris 1).

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c. Les méthodologies

Concernant le commentaire de décision, nous ne développerons pas davantage


la méthodologie, qui doit être connue après 4 années d’études en droit.

Cependant, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un commentaire au regard des DLF. Par
conséquent, dans chaque sous partie, citez la décision, expliquez et critiquez au
regard des DLF (c’est le moment de développer votre cours et l’actualité en lien
avec le sujet), puis concluez en vous rattachant à la décision.

La soutenance est le fait de défendre, sur un sujet, un point de vue donné. Par
exemple, « Soutenez qu’il n’existe pas, en France, de recours effectif contre les
conditions indignes de détention en prison » (IEJ Paris 1, 2024).

Au premier abord, ce type de sujet peut faire peur. En effet, comment faire si le
sujet ne nous inspire pas ? En réalité, cet exercice a ses avantages. Les sujets
concernent souvent l’actualité. Il est donc possible de les préparer en amont. Par
exemple, « Soutenez que l’aide active à mourir est conforme aux DLF » (IEJ Paris 1,
2024). De plus, n’ayant pas à lire de décision, vous aurez plus de temps pour
construire votre exposé.

L’introduction est structurée de la manière suivante :

- Rappel du sujet au jury (exemple : « L’aide active à mourir est conforme aux
DLF »),
- Accroche (actualité, citation, …),
- Définition de chaque terme du sujet,
- Intérêt du sujet,
- Nouveau rappel du sujet au jury,
- Annonce du plan (2 parties > 2 sous-parties).

Chaque partie et sous-partie doit correspondre à un argument en faveur de la


thèse que vous soutenez. Pour les identifier, ayez en tête la liste des DLF (droit à
un procès équitable, à l’égalité, la liberté d’expression, …) ainsi que leurs limites
(S’agit-il d’un droit absolu ? L’atteinte est-elle justifiée, nécessaire et
proportionnée ? …).

Ne vous contredisez pas avec la thèse adverse. Cependant, identifier les


arguments que l’on pourrait vous opposer peut vous permettre d’identifier un
nouvel argument. Par exemple, le premier argument contre l’aide active à mourir
est le respect du droit à la vie, un droit absolu qui ne peut aujourd’hui faire l’objet
d’aucune dérogation. Cependant, seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.
Finalement, la volonté et la dignité d’un individu ne seraient-ils pas suffisants pour
justifier une atteinte proportionnée à ce droit ?

Enfin, enrichissez votre exposé de liens avec l’actualité.

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d. Le déroulement du grand oral

Avant toute chose, sachez que le grand oral est ouvert au public. Par
conséquent, toute personne peut assister à votre oral. Cela signifie aussi que
vous, en tant que futurs candidats, pouvez assister à l’oral d’un autre. C’est
une opportunité unique pour appréhender cette épreuve.

Concernant le déroulement de l’épreuve, une fois que vous aurez récupéré


votre sujet, vous le préparerez pendant 1 heure dans une salle, en présence
d’autres candidats.

Vous serez ensuite conduit devant la salle d’examen. Le jury délibérant sur la
prestation du précédent candidat, attendez que l’un de ses membres vous
ouvre la porte. Saluez en premier lieu celui qui vous invitera à entrer, puis les
deux autres membres du jury.

Dans la salle, les 3 membres du jury seront assis à un bureau face à vous. Le
public, s’il y en a un, sera assis derrière vous.

À Toulouse, le jury vous proposera peut-être de vous asseoir. Il vous est alors
conseillé de décliner l’offre car certains jurys n’apprécient pas cette posture.
À Paris, le jury vous proposera de vous asseoir et il est coutume d’accepter
l’offre.

Attendez que le jury vous donne la parole pour commencer. Votre exposé doit
durer 15 minutes, ni plus, ni moins. Concernant l’éloquence :

- Commencez par : « Madame/Monsieur le président,


Madame/Monsieur/Mesdames/Messieurs les membres du jury ».
- Exprimez-vous clairement, lentement et naturellement.
- N’hésitez pas à marquer une pause après l’annonce du plan pour leur
laisser le temps de le noter.
- Le jury examine environ 10 candidats par jour. Si votre ton est trop
monotone, il ne vous écoutera pas. Vous devez donc souligner les
informations importantes.
- Accompagner vos propos de mouvements de mains vous permettra de
retenir leur attention.
- Essayez de détacher votre regard du brouillon.
- Choisissez une position confortable. Si vous changez trop souvent de
posture, cela pourrait être interprété comme un signe de malaise. Faites-
y particulièrement attention lorsqu’ils vous poseront des questions.
- Soyez souriant.
- Terminez par : « Je vous remercie pour votre attention ».

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Certains membres du jury, volontairement ou non, souffleront, se
frotteront le visage, lèveront les yeux au plafond, … Ne vous laissez pas
déstabiliser et concentrez votre attention sur les membres qui vous écouteront
attentivement.

Ensuite, le jury vous posera des questions pendant 30 minutes. À Toulouse,


la plupart des questions, voire toutes, portent sur votre sujet. À Paris, les
questions portent d’abord sur votre sujet, puis sur les autres DLF et la culture
juridique.

Il peut s’agir tout d’abord de questions ouvertes. Dans ce cas, vous ne pouvez
pas dire « Je ne sais pas ». En effet, même si vous n’avez pas la bonne réponse,
vous devez construire un raisonnement. Par exemple, le juge est-il laxiste ? En
effet, la question se pose en matière pénale. À la suite de faits divers, la peine
prononcée est souvent jugée trop faible par des personnes extérieures au
procès. Cependant, lors de la délibération, les juges prennent notamment en
compte l’environnement familial et professionnel de l’individu, ignoré par ces
personnes. Enfin, les établissements pénitentiaires font actuellement l’objet
d’une surpopulation carcérale qui limite fortement la liberté des juges.

Il peut aussi s’agir de questions fermées. Dans ce cas, si vous ne savez pas,
vous ne pourrez pas inventer la réponse. Cela ne signifie pas pour autant que
vous ne devez rien dire. Par exemple, qui est le bâtonnier de Paris ? Le
bâtonnier du barreau, élu pour 2 ans par l’assemblée générale de l’Ordre des
avocats, représente le barreau, instruit les réclamations formées contre un
avocat par un tiers, concilie les différends d’ordre professionnel et peut visiter
les lieux de privation de liberté. Je ne sais cependant pas qui occupe cette
fonction actuellement.

Vous n’aurez peut-être pas la réponse à toutes les questions et c’est normal
car vous ne pourrez pas maîtriser à la perfection toutes les matières du droit.

Lorsque vous construisez votre réponse, n’oubliez pas que vous avez devant
vous un académicien, un avocat et un magistrat. Ne vexez pas votre jury.

Souvenez-vous que le plus difficile est d’atteindre les oraux. Une fois que vous
y êtes, il y a de grandes chances de succès. Mais ne vous relâchez pas pour
autant. Pour les examinateurs, l’objectif du grand oral est avant tout
d’apprécier votre manière de vous exprimer, d’argumenter ou encore de gérer
le stress. Faites ressortir l’avocat qui est en vous !

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2) L’oral d’anglais

L’épreuve d’anglais a un coefficient de 1.

L’apprentissage de l’anglais s’effectue sur le long terme. À partir du mois


de septembre, ne révisez l’anglais que si vous avez le temps. Votre priorité
doit être le grand oral.

L’épreuve d’anglais dépend de l’IEJ. À Toulouse, il s’agit d’un commentaire


de texte. À Paris, il s’agit d’une soutenance simplifiée (rien à voir avec le
grand oral).

Vous disposerez de 15 minutes de préparation et 15 minutes d’oral, au


cours duquel vous présenterez votre sujet et répondrez à des questions
(sur le sujet, l’actualité, votre parcours académique, … Autrement dit, tout
ce qui est prétexte à vous faire parler !).

Si vous souhaitez enrichir votre vocabulaire, certains thèmes sont


redondants : Common Law, systèmes judiciaires UK/US, élections
américaines, environnement, immigration, guerres, légalisation du
cannabis / du port d’armes / de l’avortement, discriminations, évolutions
technologiques, crises économiques, …

Pour cela, vous pouvez emprunter à la bibliothèque les deux manuels


suivants :
- Cours d’anglais juridique, Enrick B. Édition, Fanny Cornette.
- The Big Picture, Ellipses, Jean Thomson.

Enfin, au cours de votre année de M1, vous pouvez suivre l’actualité anglo-
saxonne en lisant (gratuitement sur Europresse ou les réseaux sociaux) :
The Guardian, The Economist, The New-York Times, …

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Que faut-il avoir sur soi le jour J ?

- Uniquement les documents autorisés pour l’épreuve en question


 cf. liste officielle communiquée par le CNB,
- Carte d’identité,
- Convocation,
- Montre,
- Boules Quies,
- Trousse transparente (ou sac de congélation),
- Surligneurs,
- Stylo noir ou bleu (x2),
- Souris (x2),
- Crayon à papier (x2),
- Gomme,
- Taille crayon,
- Règle,
- Post-it,
- Gourde,
- Snack,
- …

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Derniers encouragements

Pour atteindre vos objectifs, vous devez garder à l’esprit que :

- Votre projet doit être réaliste : L’examen d’entrée au CRFPA n’a rien
d’irréaliste. Le travail paie toujours. Gardez en tête que chaque
candidat est un être humain doté de qualités et de faiblesses. Ne vous
fiez pas aux apparences. Croyez en vous !

- Votre projet doit être relativisé : Il s’agit d’un examen. Pas d’un
concours. De plus, votre réussite ou votre échec ne définira pas le
reste de votre vie. Vous avez 3 chances. La deuxième fois, s’il y a,
sera nécessairement plus facile que la première.

- Votre projet doit être personnel : Vous devez passer cet examen pour
vous et non pour les autres. C’est en cela que vous trouverez la
motivation.

- Votre projet doit être visualisé : Prenez le temps de vous imaginer le


jour de l’examen. Cela vous évitera de perdre vos moyens le jour J.

- Votre projet doit être quantifiable : Prenez le temps d’organiser vos


heures de révisions. Cela vous rassurera sur leur avancement et le
fait que le jour J, vous serez prêts.

Pour réussir l’examen d’entrée au CRFPA, travaillez et ayez confiance en


vous. Si ce n’est pas encore le cas, développez cela en amont ou en
parallèle de vos révisions. Mais sachez qu’après 4 années d’études de droit
et une stricte sélection en master, vous pouvez et avez confiance en vous.
Sinon vous n’en seriez pas là…

Nous espérons sincèrement que ce document vous aidera dans la manière


d’aborder cet examen.

Pour conclure, écoutez-vous et ne vous laissez pas trop influencer par


les autres !

Bonne chance !
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