Intégration de la culture infirmière en vaccination
Intégration de la culture infirmière en vaccination
Se référer à [Link] pour les dernières mises à jour du tableau et des notes d’information.
Ce tableau résume les recommandations de l’OMS pour la vaccination des enfants. Il est conçu pour assister au développement des programmes spécifiques des pays et n’est pas destiné à un usage
direct par les agents de santé.
Les programmes spécifiques de chaque pays doivent prendre en compte les considérations locales épidémiologiques, programmatiques, financières et politiques. Même si les vaccins sont
universellement recommandés, certains enfants peuvent présenter des contre-indications à des vaccins particuliers.
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(mise à jour en avril 2024)
Dukoral (WC-rBS): 3 doses ≥ 2-5 ans, rappel tous les 6 mois; 2 doses adultes/enfants ≥ 6 ans, rappel après 2 ans Âge minimum;
Choléra 15
Shanchol, Eucvchol & mORCVAX: 2 doses ≥1 an, dose de rappel après 2 ans Définir haut risque
MenA
conjugué 1 dose 9 - 18 mois (5µg) 2 doses si < 9 mois avec intervalle de 8 semaines
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.3 /13
3 Polio population importants qui présentent également des taux de couverture élevés), un calendrier
séquentiel VPI-VPOb peut être mis en œuvre si la PPPV est plus préoccupante que la faible perte
• Référence Note de synthèse: Relevé epid. hebdo. (2022, 97: 277-300) [pdf 589KB] d’immunogénicité des VPI lorsqu’ils sont administrés précocement.
• Tous les enfants dans le monde devraient être entièrement vaccinés contre la poliomyélite, et • Lorsqu’on utilise un tel calendrier, l’administration initiale de 1 ou 2 doses de VPI doit être suivie
chaque pays devrait s’efforcer d’obtenir et de maintenir des niveaux élevés de couverture par de l’administration de ≥2 doses de VPOb pour garantir un niveau suffisant de protection de la
les vaccins antipoliomyélitiques à l’appui de l’engagement mondial à éradiquer la poliomyélite. muqueuse intestinale et une diminution de la charge de la PPPV.
VPOb plus un VPI • Pour les schémas séquentiels VPI-VPOb, l’OMS recommande que la première dose de VPI
soit administrée à partir de l’âge de 8 semaines avec un intervalle de 4 à 8 semaines avant
• Pour tous les pays qui utilisent le VPO dans leur programme national de vaccination, l’OMS
l’administration de la deuxième dose de VPI. On administrera ensuite au moins 2 doses de
recommande un calendrier vaccinal comportant 3 doses de VPOb et 2 doses de VPI.
VPOb, espacées de 4 à 8 semaines selon le risque d’exposition aux poliovirus dans la petite
• Le calendrier à privilégier consiste à administrer les 3 doses de VPOb à partir de l’âge de 6 enfance.
semaines, avec un intervalle d’au moins 4 semaines entre les doses. La première dose de VPI
«tout VPI»
doit être administrée à partir de l’âge de 14 semaines (avec le DTC3/ Penta3), la deuxième
dose de VPI étant administrée au moins 4 mois plus tard (éventuellement en même temps que • Il est possible d’envisager un calendrier «tout VPI» dans les pays situés dans des régions
d’autres vaccins administrés à l’âge de 9 mois). exemptes de poliomyélite où le risque d’importation est très faible et la couverture par la
vaccination systématique est durablement élevée (DTC3 >90%).
• Les 2 doses de VPI procurent une immunité contre la paralysie causée par le poliovirus de type
2 et renforcent également l’immunité contre les poliovirus de types 1 et 3. • Dans le contexte épidémiologique actuel, l’OMS recommande aux régions et aux pays de faire
preuve de prudence avant de passer d’un calendrier combiné VPOb-VPI à un calendrier «tout
• Ce schéma vaccinal fournit l’immunogénicité la plus élevée et peut être mis en œuvre en
VPI» dans leurs programmes de vaccination systématique; il convient d’adopter une approche
utilisant des doses complètes de VPI (VPI Salk ou VPI Sabin (VPIs)) ou des doses fractionnées
progressive en assurant d’abord une couverture élevée par 2 doses de VPI tout en continuant
de VPI en ID (VPI Salk uniquement pas VPIs) sans perte d’immunogénicité.
à utiliser le VPOb.
• En fonction de l’épidémiologie locale, des implications programmatiques et de la faisabilité de
• Il est recommandé de prévoir une série de primovaccination à 3 doses de VPI administré à
l’administration des vaccins, les pays peuvent choisir un autre calendrier précoce avec le VPI
partir de l’âge de 6 ou 8 semaines, avec un intervalle minimum de 4 semaines entre les doses.
consistant à administrer la première dose à l’âge de 6 semaines (avec le DTC1/Penta1) et la
deuxième dose à 14 semaines (avec le DTC3/Penta3). • Si la primovaccination commence à 6 semaines, une dose de rappel doit être administrée 6 mois
ou plus après la troisième dose.
• Ce schéma présente l’avantage de conférer une protection dès le début de la vie; cependant,
l’immunogénicité totale obtenue est plus faible. Si l’on choisit ce calendrier, il faut utiliser des • Autrement, il est possible d’envisager un schéma à 2 doses de VPI ou de VPI fractionné, à partir
doses complètes de VPI (VPI Salk ou VPIs) plutôt que des doses fractionnées en raison de de l’âge de 14 semaines ou plus, avec une deuxième dose au minimum 4 mois plus tard. Ce
l’immunogénicité plus faible des VPIf à un âge précoce. calendrier est actuellement recommandé seulement après l’arrêt des VPO.
• Dans les pays d’endémie de la poliomyélite et dans ceux très exposés au risque d’importation et • Bien que ces deux schémas soient fortement immunogènes (>90%), la primovaccination à 3
de propagation ultérieure de poliovirus, l’OMS préconise une dose de VPOb à la naissance (dose doses confère une protection très tôt dans la petite enfance.
zéro), suivie d’une série de primovaccination de 3 doses de VPOb et de 2 doses de VPI. La dose
zéro de VPOb doit être administrée à la naissance, ou au cours de la première semaine de vie, • Deux vaccins hexavalent anticoquelucheux à cellules entières et contenant un VPI sont
afin de maximiser les taux de séroconversion obtenus après les doses suivantes et d’induire une actuellement homologués et en attente de la préqualification par l’OMS. Après la préqualification,
protection mucosale avant que des agents pathogènes entériques ne puissent interférer avec la le vaccin hexavalent pourra être administré selon les schémas actuellement recommandés pour
réponse immunitaire. En outre, l’administration de la première dose de VPOb pendant que les le vaccin pentavalent (c’est-àdire à l’âge de 8, 12 et 16 semaines ou de 6, 10 et 14 semaines
nourrissons sont encore protégés par les anticorps d’origine maternelle (jusqu’à 6 mois) peut plus une dose de rappel au moins 6 mois plus tard).
prévenir la PPPV.
• Pour les nourrissons qui commencent tardivement le schéma de vaccination systématique (âge
>3 mois), la première dose de VPI devra être administrée lors du premier contact vaccinal en 4 Vaccin contenant DTC (Diphthérie, Tétanos and Coqueluche)
même temps que le VPO et les autres vaccins systématiquement recommandés.
• Référence Note de synthèse: Diphthérie - Relevé épid. hebdo. (217, 92:417-436) [pdf 526KB];
• La mise en œuvre du calendrier de vaccination du nourrisson (3 doses de VPOb plus 2 doses Tétanos - Relevé épid. hebdo. (2017, 92: 53-76) [pdf 636kb]; Coqueluche - Relevé épid.
de VPI) ne remplace pas la nécessité de mener des AVS. Les pays dont la couverture par la hebdo. (2015, 90: 433-460) [pdf 667kb]
vaccination systématique est insuffisante qui s’appuient sur les AVS pour accroître l’immunité
de la population devront continuer à utiliser le VPOb dans les AVS jusqu’à ce que la couverture • La vaccination précoce des nourrissons par le vaccin contenant DTC (DTCCV) vise essentiellement
systématique s’améliore ou jusqu’au retrait coordonné à l’échelle mondiale du VPOb. à garantir une protection rapide contre la coqueluche, car les cas graves et les décès dus à la
coqueluche se produisent presque exclusivement durant les premières semaines et les premiers
• Les pays qui ont retardé l’introduction des VPI ou qui ont connu des ruptures de stock entre mois de la vie.
2016 et 2019 devront assurer une vaccination de rattrapage dès que possible à tous les enfants
qui n’ont pas été vaccinés. • Il est recommandé d’effectuer une série de primovaccination par 3 doses de vaccin contenant
l’anatoxine diphtérique, dont la première est administrée dès l’âge de 6 semaines. Les doses
Séquentiel VPI-VPOb suivantes doivent être administrées avec un intervalle minimal de 4 semaines entre les doses.
• Dans les pays où la couverture vaccinale est élevée (90% - 95%, par exemple) et où le risque La troisième dose de la série de primovaccination devrait si possible être administrée au plus
d’importation est faible (de pays limitrophes et/ou de pays partageant des mouvements de tard à l’âge de 6 mois.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.4 /13
• Si le début ou la fin de la série de primovaccination a été retardé, les doses manquantes doivent recommandations vaccinales applicables à la population générale.
être administrées dans les meilleurs délais, avec un écart minimal de 4 semaines entre les
doses. • Vaccins anticoquelucheux: Les 2 types de vaccins anticoquelucheux ont enregistré jusqu’à
présent d’excellents résultats en matière d’innocuité.
• 3 doses de rappel d’anatoxine diphtérique doivent être administrées au cours de l’enfance et
de l’adolescence. Il convient d’administrer ces doses de rappel en association avec l’anatoxine • Les éléments disponibles indiquent que les vaccins anticoquelucheux acellulaire et à germes
tétanique selon un calendrier harmonisé, c’est-à-dire à l’âge de 12-23 mois, 4-7 ans et 9-15 entiers homologués présentent une efficacité initiale équivalente dans la prévention de
ans, au moyen de vaccins dont la formulation est adaptée à l’âge des sujets. Idéalement, les la coqueluche au cours de la première année de vie, mais que l’immunité s’estompe plus
doses de rappel devraient être espacées d’au moins 4 ans. rapidement, avec éventuellement un impact plus limité sur la transmission, pour les vaccins
acellulaires que pour les vaccins à germes entiers.
• Tétanos - de conférer à toutes les personnes une protection à vie contre le tétanos en obtenant
et en maintenant une forte couverture de la vaccination par 6 doses de vaccin contenant • Les programmes nationaux vaccinant actuellement contre la coqueluche avec le vaccin à germes
l’anatoxine tétanique (3 doses de primovaccination et 3 doses de rappel) dans le cadre des entiers peuvent continuer à utiliser ce type de vaccin pour la primovaccination. Les données de
programmes de vaccination systématique de l’enfant. surveillance et de modélisation laissent à penser que l’utilisation des vaccins acellulaires peut
conduire à une résurgence de la coqueluche au bout d’un certain nombre d’années.
• Ces 3 doses de rappel du vaccin contenant l’anatoxine tétanique devraient être administrées
aux âges suivants: 12-23 mois; 4-7 ans; et 9-15 ans. Dans l’idéal, les doses de rappel devraient • Les programmes nationaux utilisant actuellement le vaccin acellulaire peuvent continuer de le
être espacées d’au moins 4 ans. faire, mais devront prendre en compte la nécessité de doses de rappel supplémentaires et de
stratégies pour prévenir la mortalité infantile précoce, telles que la vaccination maternelle, en
• Les calendriers nationaux de vaccination peuvent être ajustés dans les limites d’âge énoncées cas de résurgence de la coqueluche.
ci-dessus pour permettre aux programmes d’adapter leurs calendriers à l’épidémiologie locale,
à leurs objectifs et à tout problème programmatique particulier, d’harmoniser la vaccination • Pour vacciner contre la coqueluche les individus de ≥7 ans, il ne faut utiliser que des vaccins
antitétanique avec les exigences immunologiques d’autres vaccins (en particulier les vaccins acellulaires.
anticoquelucheux et antidiphtérique). • Rappel de vaccin anticoquelucheux - une dose de rappel est recommandée pour les enfants de
• Le vaccin antitétanique pourra être administré à l’occasion des consultations prévues dans la 1 à 6 ans, de préférence pendant la 2e année de vie (>6 mois après la dernière dose primaire),
deuxième année de vie – pour le vaccin antipneumococcique conjugué selon le schéma 2+1, la à moins que l’épidémiologie locale n’impose un autre moment; on pourra aussi tirer parti du
seconde dose du vaccin contenant l’anatoxine tétanique et les vaccins contre le méningocoque contact pour effectuer un rattrapage vaccinal si des doses ont été manquées pour d’autres
A – et pendant la préadolescence et l’adolescence, notamment dans le cadre de la vaccination vaccinations. Ce calendrier devrait fournir une protection pendant au moins 6 ans dans les
anti-PVH. pays utilisant le vaccin à germes entiers. Dans les pays faisant appel au vaccin acellulaire, la
protection fournie peut diminuer de manière appréciable avant l’âge de 6 ans.
• Pour obtenir et maintenir une immunité à la fois contre le tétanos et la diphtérie tout au long de
la vie et chez les deux sexes, il est recommandé d’utiliser des vaccins associant les anatoxines • Vaccination des femmes enceintes et des contacts familiaux - la vaccination des femmes
diphtérique et tétanique adaptés à l’âge des patients. Pour les enfants de < 7 ans, on pourra enceintes constitue probablement la stratégie complémentaire la plus rentable pour prévenir la
employer les associations DTCe ou DTCa. Chez les enfants de 4 ans et plus le vaccin contenant coqueluche chez les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés et semble être plus efficace et
Td est à privilégier. Link bénéfique que le cocooning.
• À partir de l’âge de 7 ans, seuls les vaccins combinés Td doivent être utilisés. Des associations • Les programmes nationaux peuvent envisager la vaccination des femmes enceintes avec
adaptées à l’âge contenant le vaccin anticoquelucheux avec l’anatoxine diphtérique faiblement une dose de vaccin Tdca (au cours du 2e ou du 3e trimestre et de préférence au moins 15
dosée sont également disponibles. jours avant la fin de la grossesse), en tant que stratégie destinée à compléter la vaccination
anticoquelucheuse primaire systématique des nourrissons dans les pays ou les endroits où la
• Si la vaccination antitétanique a débuté à l’adolescence ou à l’âge adulte, 5 doses correctement morbidité/mortalité dues à la coqueluche sont élevées ou en hausse.
espacées suffisent pour obtenir une protection à vie.
• Vaccination contenant DTC retardée ou interrompue - chez les enfants dont la série vaccinale
• Les femmes enceintes et leurs nouveau-nés sont protégés du tétanos lié à la naissance si, a été interrompue, il faudra reprendre la série sans ré-administrer les doses antérieures. Les
avant d’arriver à l’âge de procréer, la mère a reçu 6 doses de vaccin contenant l’anatoxine enfants dont l’âge est compris entre 1 et 7 ans et qui n’ont pas été vaccinés auparavant devront
tétanique durant l’enfance, ou 5 doses si la vaccination a débuté à l’adolescence/l’âge adulte recevoir 3 doses de vaccin suivant un calendrier de 0, 1 et 6 mois. L’administration ultérieure
(attestées par un carnet de vaccination, un registre de vaccination et/ou les antécédents de la de 2 doses de rappel de vaccin combiné Td ou Tdca est nécessaire, avec un intervalle d’au moins
femme). Les antécédents vaccinaux de la femme enceinte doivent être vérifiés pour déterminer 1 an entre les doses.
si l’administration d’une dose de vaccin contenant l’anatoxine tétanique s’impose pendant la
grossesse en cours. • Il doit désigner les agents de santé comme groupe prioritaire pour recevoir le vaccin
anticoquelucheux.
• L’OMS réitère sa recommandation antérieure, préconisant un abandon des vaccins monovalents
à base d’anatoxine tétanique au profit de vaccins combinés contenant l’anatoxine diphtérique
(vaccins DT ou Td). Dans de nombreux pays, cette recommandation n’a pas encore été
pleinement mise en oeuvre, malgré l’écart de prix négligeable entre le vaccin monovalent et les
vaccins DT ou Td. L’OMS encourage vivement les pays et les partenaires à prendre les mesures
nécessaires pour accélérer cette transition.
• Les vaccins contenant l’anatoxine tétanique peuvent être utilisés chez les personnes
immunodéprimées, y compris celles infectées par le VIH, mais la réponse immunitaire suscitée
peut être plus faible que chez les sujets pleinement immunocompétents. Tous les enfants
présentant une infection à VIH doivent être vaccinés contre le tétanos conformément aux
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.5 /13
5 Haemophilus influenzae type b (Hib) pouvant être appliqué sous forme de schéma 2p+1 ou 3p+0, dès l’âge de 6 semaines.
• Référence Notes d’information: Relevé épid. hebdo. (2013, 88: 413-428) [pdf 209kb] • Si le schéma 2p+1 est choisi, un écart de ≥8 semaines est recommandé entre les 2 doses de
primovaccination. Dans le schéma 2p+1, la dose de rappel doit être administrée entre les âges
• L’utilisation des vaccins anti-Hib devra s’intégrer dans une stratégie complète pour lutter contre de 9 et 18 mois, en tenant compte des considérations programmatiques; il n’y a pas d’intervalle
les pneumonies incluant l’allaitement au sein exclusif jusqu’à 6 mois, le lavage des mains au minimal ou maximal à respecter entre la série de primovaccination et la dose de rappel.
savon, l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, la réduction de
la pollution de l’air dans les foyers et une meilleure prise en charge des cas au niveau des • Si le schéma 3p+0 est employé, un intervalle d’au moins 4 semaines doit être respecté entre
collectivités et des établissements de soins. les doses.
• L’OMS recommande d’appliquer l’un des calendriers de vaccination anti-Hib suivants: 3 doses • Les enfants non vaccinés ou partiellement vaccinés qui se sont rétablis à la suite d’une
primaires sans dose de rappel (3p+0); 2 doses primaires plus une dose de rappel (2p+1); et 3 pneumococcie invasive (PI) doivent être vaccinés selon les schémas recommandés pour leur âge.
doses primaires plus une dose de rappel (3p+1). Si un calendrier de vaccination est interrompu, il convient de le reprendre sans réadministrer
la dose précédente.
• Les maladies à Hib graves étant plus fréquentes chez les enfants de 4 à 18 mois, la vaccination
devra débuter à 6 semaines ou dès que possible après cet âge. • Le VPC10 et le VPC13 ont tous deux un impact considérable contre la pneumonie, la PI imputable
aux sérotypes vaccinaux et le portage rhinopharyngé. Le choix du produit dans un pays donné
• Le nombre de doses primaires devra être fixé après prise en compte de l’épidémiologie locale, devra se fonder sur les caractéristiques programmatiques, l’approvisionnement en vaccins, le
de la présentation du vaccin (anti-Hib conjugué monovalent ou combiné à d’autres antigènes) prix des vaccins, la prévalence locale et régionale des sérotypes vaccinaux et les profils de
et des possibilities d’intégration dans le calendrier de vaccination systématique global. résistance aux antimicrobiens.
• Dans les pays où le pic de maladies à Hib sévères se produit chez les jeunes nourrissons, • Une fois qu’un programme de vaccination par les VPC a été mis en place, il est déconseillé de
l’administration de 3 doses de vaccin à un stade précoce de la vie peut apporter un grand passer d’un produit à l’autre à moins d’une évolution majeure des facteurs épidémiologiques
bénéfice. ou programmatiques sur lesquels s’est fondé le choix initial du produit, par exemple en cas
d’augmentation de la charge du sérotype 19A. Si une série ne peut être menée à terme avec le
• Dans certains contextes (par exemple lorsque le maximum de la charge de morbidité et de
même type de vaccin, on utilisera le VPC qui est disponible. Il est déconseillé de recommencer
mortalité se présente plus tardivement ou lorsque les taux de réduction de la maladie ne se
une série, même s’il s’agit de la série de primovaccination.
maintiennent pas complètement une fois le vaccin anti-Hib utilisé de manière systématique),
il peut être avantageux d’adjoindre une dose de rappel selon un calendrier de type 2p+1 ou • Dans la mesure du possible, on procèdera à une vaccination de rattrapage lors de l’introduction
3p+1. des VPC afin d’accélérer les effets de la vaccination sur la maladie parmi les enfants âgés
de 1 à 5 ans, en particulier dans les zones où la charge de morbidité et la mortalité liées à
• L’intervalle entre les doses devra être de 4 semaines au moins si l’on administre 3 doses
la maladie sont élevées. Si la quantité de vaccins disponibles ou les ressources financières
primaires, et de 8 semaines au moins si le nombre de doses primaires est de 2. Lorsqu’elle est
sont insuffisantes pour mettre pleinement en œuvre la vaccination de rattrapage, les doses
administrée, la dose de rappel devra être injectée 6 mois au moins après l’achèvement de la
de rattrapage de VPC devront être administrées en priorité aux enfants les plus jeunes (par
série primaire.
exemple de <2 ans) en raison du risque plus élevé de pneumococcie dans cette population.
• Si le déroulement de la vaccination a été interrompu, le calendrier peut être repris sans
• Chez les enfants de ≥24 mois, on pourra administrer une dose unique de vaccin aux fins de la
renouveler la première injection. Pour les enfants dont la vaccination débute tardivement, mais
vaccination de rattrapage.
dont l’âge ne dépasse pas 12 mois, il faudra achever le calendrier de vaccination (par exemple
administrer 3 ou 2 doses primaires plus une dose de rappel). • Les enfants âgés de 1 à 5 ans qui n’ont pas été vaccinés et qui présentent un risque élevé
d’infection pneumococcique en raison d’affections médicales sous-jacentes, comme une
• Lorsque la première dose de vaccin est injectée à un enfant de >12 mois, il est recommandé de
infection à VIH ou une drépanocytose, doivent recevoir au moins 2 doses espacées d’au moins
n’administrer qu’une seule dose.
8 semaines.
• Le vaccin anti-Hib n’est pas nécessaire chez les enfants de >5 ans en bonne santé.
• Chez les nourrissons positifs pour le VIH et les prématurés qui ont reçu leurs 3 doses de
• Le vaccin anti-Hib conjugué est contre-indiqué pour les personnes que l’on sait allergiques à primovaccination avant d’atteindre l’âge de 12 mois, un rappel au cours de la deuxième année
l’un des composants de ce vaccin. Il n’y a pas d’autre contre-indication ou precaution à prendre de vie peut être bénéfique
connue.
• La coadministration motivée par des raisons programmatiques semble acceptable.
• L’OMS n’a pas en ce moment des recommandations en ce qui concerne l’administration du VPC
aux personnes >5 ans.
6 Pneumocoque (Conjugué)
• Considérations relatives à la vaccination antipneumococcique chez les personnes âgées voir la
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2019, 94: 85-104) [pdf 444kb] Note: Relevé épid. hebdo. (2021, 96 (23): 217 - 228) [pdf 373KB]
• Les VPC actuellement disponibles sont efficaces et sans danger et sont recommandés pour être • La priorité devrait être donnée à l’introduction du VPC dans les programmes nationaux de
intégrés aux programmes de vaccination de l’enfant dans le monde entier. vaccination de l’enfant et aux mesures de maintien d’un haut niveau de couverture chez les
enfants avant d’envisager la mise en place d’un programme de vaccination antipneumococcique
• La vaccination antipneumococcique devrait s’inscrire en complément d’autres mesures de
chez les personnes âgées.
prévention et de lutte contre la maladie: prise en charge appropriée des cas, encouragement
d’un allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois de vie et réduction des facteurs • Les pays déjà dotés d’un programme bien établi de vaccination antipneumococcique de l’enfant
de risque connus, comme la pollution intérieure et la fumée de tabac. pourront décider s’il convient de lancer un programme semblable chez l’adulte, avec le VPP23
ou le VPC13, en tenant compte de la charge de morbidité locale et du rapport coût-efficacité de
• L’OMS recommande d’administrer les VPC aux nourrissons selon un calendrier à 3 doses,
cette intervention.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.6 /13
7 Rotavirus contact avec les services de santé) doit être prise pour vacciner tous les enfants non vaccinés
qui ont raté une ou les deux doses de routine de MCV, en particulier ceux de moins de 15 ans.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2021, 96: 301-320) [pdf 515KB] Les politiques qui interdisent l’utilisation du vaccin chez les enfants de plus d’un an, les enfants
plus âgés et les adolescents devraient être modifiées pour permettre à ces personnes d’être
• Les vaccins antirotavirus devraient être intégrés dans tous les programmes nationaux de
vaccinées.
vaccination.
• Dans les pays présentant de faibles niveaux de transmission de la rougeole (c’est-à-dire les
• L’utilisation des vaccins antirotavirus devrait faire partie d’une stratégie globale de lutte contre
pays approchant de l’élimination ou ceux dont il est vérifié qu’ils ont éliminé la transmission
les affections diarrhéiques prévoyant le renforcement des mesures de prévention (promotion de
endémique du virus rougeoleux) et où le risque d’infection rougeoleuse chez les nourrissons
l’allaitement précoce et exclusif au sein, lavage des mains, amélioration de l’approvisionnement
est donc bas, la MCV2 peut être administrée à l’âge de 12 mois pour tirer parti des taux
en eau et de l’assainissement) et de traitement (SRO à faible osmolarité et zinc).
de séroconversion élevés obtenus à cet âge. Dans ces pays, l’âge optimal pour délivrer la
• La première dose de vaccin antirotavirus soit administrée le plus tôt possible après l’âge de 6 MCV2 systématique dépend de considérations programmatiques visant à obtenir la plus forte
semaines. couverture possible par cette seconde dose et par conséquent le niveau le plus élevé possible
d’immunité de la population. L’administration de la MCV2 entre 15 et 18 mois garantit une
• Si un enfant âgé de <24 mois a manqué une dose ou une série de doses de vaccin antirotavirus protection précoce des individus, ralentit l’accumulation de jeunes sujets sensibles et peut
pour quelque raison que ce soit, l’OMS recommande de vacciner l’enfant contre le rotavirus. coïncider avec le calendrier d’autres vaccinations systématiques (rappel du DTC, PCV ou vaccins
Compte tenu de la répartition habituelle de la GERV selon l’âge, la vaccination antirotavirus des antiméningococciques, par exemple). Cette mesure peut aussi appuyer la mise en place d’une
enfants âgés de >24 mois n’est pas recommandée. politique de vaccination et d’autres interventions sanitaires au cours de la deuxième année de
• Dans la mesure du possible, il convient d’utiliser le même vaccin antirotavirus pour la série de vie. Si la couverture par la MCV1 est forte (>90 %) et le taux de scolarisation élevé (>95%),
doses à administrer à chaque enfant. Toutefois, si le vaccin utilisé pour une dose antérieure l’administration d’une MCV2 systématique à l’entrée à l’école peut s’avérer une stratégie efficace
est indisponible ou non connu, tout autre produit homologué disponible pourra être utilisé pour obtenir une couverture importante et prévenir les flambées en milieu scolaire.
pour compléter la vaccination. Dans le cas d’une série mixte ou d’une série comprenant des • Pour des raisons programmatiques (par exemple, pour réduire les besoins en stockage réfrigéré
vaccins non connus, un total de 3 doses de vaccin antirotavirus doit être administré pour que et le gaspillage de vaccins), il est recommandé d’utiliser la même formulation pour les 2 doses
la vaccination soit complète. systématiques de MCV.
• Les vaccins antirotavirus peuvent être administrés en même temps que d’autres vaccins du • Dans les situations suivantes, une dose supplémentaire de MCV devra être administrée aux
programme de vaccination de l’enfant. nourrissons à partir de l’âge de 6 mois: (1) au cours d’une flambée de rougeole dans le cadre de
• Les vaccins antirotavirus préqualifiés par l’OMS sont sans danger et bien tolérés. Il subsiste un l’intensification de la délivrance de services; (2) pendant les campagnes, dans les contextes où
faible risque d’invagination intestinale après la vaccination antirotavirus. le risque de rougeole chez les nourrissons de <9 mois reste élevé (pays d’endémie subissant des
flambées régulières, par exemple); (3) pour les populations déplacées à l’intérieur du pays et
• Le vaccin contre le rotavirus ne doit pas être administré aux enfants ayant des antécédents les réfugiés, et pour les populations résidant dans des zones de conflit; (4) pour les nourrissons
d’invagination, de réaction allergique sévère (anaphylaxie par exemple) après une dose qui individuellement sont à haut risque de contracter la rougeole qui se trouvent dans des
antérieure, ou d’immunodéficience sévère, notamment le déficit immunitaire combiné sévère. situations comportant un risque accru d’exposition en cas de flambée, comme les garderies,
par exemple); (5) pour les nourrissons emmenés dans des pays soumis à des flambées de
• En présence d’une immunocompétence altérée autre qu’un déficit immunitaire combiné sévère, rougeole; (6) pour les nourrissons dont on sait qu’ils sont infectés par le VIH ou exposés à ce
d’une maladie gastro-intestinale chronique et d’un spina bifida ou d’une exstrophie vésicale, virus (c’est-à-dire nés d’une femme infectée par le VIH).
des précautions s’imposent. La vaccination peut être différée en cas de gastro-entérite aiguë en
cours ou de fièvre accompagnant une affection modérée à sévère. • L’administration du MCV avant 9 mois devra donc amener à envisager une dose supplémentaire
et à enregistrer la première dose dans le carnet de vaccination de l’enfant en tant que «MCV0».
Les enfants bénéficiant d’une dose de MCV0 devront aussi recevoir une MCV1 et une MCV2 aux
âges recommandés, conformément au calendrier national.
8 Rougeole
• Compte tenu de l’évolution sévère de la rougeole chez les personnes atteintes du sida, la
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2017, 92:205-228) [pdf 600KB]. vaccination antirougeoleuse devra être administrée de manière systématique aux enfants et
aux adultes infectés par le VIH asymptomatiques potentiellement sensibles. Cette vaccination
• L’accès à tous les enfants avec 2 doses de vaccin antirougeoleux devrait être la norme pour tous peut même être envisagée chez les individus présentant une infection à VIH symptomatique
les programmes nationaux de vaccination. En plus de la première dose de routine du vaccine s’ils ne sont pas sévèrement immunodéprimés selon les définitions classiques. Dans les zones
contenant le virus de la rougeole (MCV1), tous les pays devraient ajouter une deuxième dose de forte incidence des infections à VIH comme de la rougeole, la première dose de MCV peut
de routine de MCV2 à leurs calendriers nationaux de vaccination, quel que soit le niveau de être proposée dès que les enfants atteignent l’âge de 6 mois (dose enregistrée en tant que
couverture MCV1. MCV0). Les 2 doses systématiques de MCV (MCV1 et MCV2) devront donc être administrées à
• Le MCV1 devrait être administré à l’âge de 9 mois dans les pays où la transmission de la ces enfants conformément au calendrier de vaccination national.
rougeole est continuelle. L’adminstration de la deuxième dose devrait être administrée entre 15 • Une dose supplémentaire de MCV devra être administrée aux enfants infectés par le VIH et
et 18 mois. L’administration systématique de la seconde dose aux enfantsdans leur deuxième recevant un TARHA après reconstitution immunitaire. Si l’on effectue un suivi des numérations
année de vie diminuela vitesse à laquelle le nombre des enfants sensibles augmente et les de lymphocytes T CD4+, il faudra administrer une dose supplémentaire de MCV une fois la
risques de flambée de rougeole.L’intervalle minimum entre les deux doses est de 4 semaines. reconstitution immunitaire obtenue, par exemple lorsque la numération en lymphocytes T
• Étant donné que de nombreux cas de rougeole se produisent chez des enfants âgés de plus de CD4+ aura atteint 20 à 25 %. En cas d’indisponibilité de cette numération, les enfants devront
12 mois qui n’ont pas été vaccinés, la vaccination avec le MCV1 ne devrait pas être limitée aux recevoir une dose additionnelle de MCV 6 à 12 mois après le début du TARHA.
nourrissons âgés de 9 à 12 mois et la vaccination avec le MCV2 ne devrait pas être limitée aux • Une dose supplémentaire de MCV (enregistrée en tant que MCV0) devra être envisagée chez les
nourrissons de 15 à 18 mois âge. Chaque occasion (par exemple lorsque les enfants entrent en nourrissons que l’on sait exposés au VIH (c’est-à-dire nés d’une femme infectée par ce virus) ou
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.7 /13
immédiatement après le diagnostic d’une infection à VIH chez les enfants âgés de >6 mois qui 10 Papillomavirus Humain (PVH)
ne reçoivent pas le TARHA et pour lesquels le risque de rougeole est important.
• Reference Note de synthèse: Relevé epid. hebdo. (2022, 97: 645-672) [pdf 590KB]
• Les infections bénignes concurrentes ne sont pas des contre-indications à la vaccination. À titre
de précaution, l’administration du vaccin antirougeoleux - seul ou en association avec d’autres • L’introduction des vaccins anti-PVH doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie complète
vaccins - devra être évitée pendant la grossesse. Les MCV ne devront pas être administrés à des et coordonnée de prévention du cancer du col utérin et d’autres maladies dues aux PVH.
individus ayant des antécédents de réaction anaphylactique ou de réaction allergique sévère à Cette stratégie devra notamment reposer sur des efforts d’éducation visant à réduire les
l’un des constituants du vaccin (néomycine ou gélatine, par exemple) ou encore souffrant d’une comportements qui entraînent un risque accru d’infection à PVH et sur la communication
forme quelconque d’immunodépression sévère. d’informations sur le dépistage, le diagnostic et le traitement des lésions précancéreuses, sur
le cancer et sur les facteurs de risque. L’accès à des services de dépistage et de traitement de
• En règle générale, les vaccins vivants doivent être administrés soit simultanément, soit à qualité doit être amélioré.
intervalles de 4 semaines. Le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) fait exception à cette règle
et peut être administré à tout moment, avant, avec ou après la vaccination antirougeoleuse, • L’objectif prioritaire de la vaccination anti-PVH est de prévenir le cancer du col de l’utérus, qui
sans interférer avec la réponse à l’un des vaccins. représente 82% de tous les cancers liés aux PVH. La Stratégie mondiale 2020 de l’OMS visant
à accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique4
recommande que les vaccins anti-PVH soient intégrés dans tous les programmes nationaux de
vaccination et que 90% des filles soient vaccinées avant l’âge de 15 ans d’ici 2030. Le meilleur
9 Rubéole moyen de prévenir le cancer du col de l’utérus est de vacciner les jeunes filles avant qu’elles ne
deviennent sexuellement actives.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2020, 95: 301-324) [pdf 772KB]
• l’OMS recommande que la vaccination anti-PVH cible principalement les filles âgées de 9-14
• Les pays qui n’ont pas encore introduit le RCV dans leurs calendriers de vaccination doivent le ans, avant le début de l’activité sexuelle.
faire s’ils peuvent atteindre un niveau de couverture de 80% ou plus, soit par la vaccination
systématique, soit par des campagnes de vaccination. Bien qu’il ne faille pas manquer ces • En raison de la protection directe et collective accrue qu’elle engendre, la vaccination de
occasions, la décision d’introduire le vaccin antirubéoleux en combinaison avec le vaccin rattrapage de plusieurs cohortes de filles âgées de 9 à 18 ans au moment de l’introduction du
antirougeoleux doit être soigneusement examinée en termes de capacité à maintenir une vaccin anti-PVH a un impact plus rapide et plus important dans la population. Cette approche
couverture élevée par le RCV à l’avenir. présente un bon rapport coût/efficacité, permet de réaliser des économies d’échelle et rend les
programmes plus résistants à d’éventuelles interruptions de la vaccination.
• L’introduction du RCV dans les calendriers de vaccination de l’enfant implique un engagement
à long terme afin d’atteindre et de maintenir une couverture vaccinale suffisante pour garantir • La vaccination des populations cibles secondaires, notamment des femmes et des filles de ≥15
une immunité durable de la population. ans, des garçons, des hommes ou des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes,
n’est recommandée que si elle est réalisable et financièrement abordable et si elle ne détourne
• L’incidence par âge diminue dans toutes les tranches d’âge lorsque la couverture vaccinale est pas les ressources nécessaires à la vaccination de la population cible principale ou à la mise en
suffisamment élevée (généralement estimée à ≥80%). œuvre de programmes efficaces de dépistage du cancer du col utérin.
• Il est recommandé d’administrer le RCV en combinaison avec le vaccin antirougeoleux et sachant • Tous les vaccins bivalents, quadrivalents et nonavalents actuellement homologués contre les
que l’élimination de la rougeole exige une couverture de ≥95%, l’objectif de la couverture PVH présentent d’excellents profils d’innocuité et sont dotés d’une grande efficacité ou ont
vaccinale contre la rubéole doit également être de ≥95%. satisfait aux exigences d’immunobridging.
• La stratégie de vaccination recommandée consiste à commencer par une campagne de • Au vu des données actuelles, il est recommandé d’utiliser un schéma à 2 doses dans le groupe
vaccination par le RR ciblant les 2 sexes et une large tranche d’âge (par exemple 9 mois- cible principal à partir de l’âge de 9 ans et dans toutes les tranches d’âge supérieures pour
15 ans), en se basant si possible sur le profil de sensibilité par cohorte de naissance, suivie lesquelles les vaccins anti-PVH sont homologués.
immédiatement par l’introduction du vaccin RR ou ROR dans le calendrier de vaccination
systématique. La campagne doit cibler les hommes aussi bien que les femmes afin de réduire • La première et la deuxième dose doivent être espacées d’au moins 6 mois. Avec un intervalle
la probabilité de créer des lacunes en matière d’immunité. de 12 mois, la moyenne géométrique des titres d’anticorps produits est plus élevée et cette
approche est suggérée pour des raisons programmatiques et d’efficacité.
• La première dose de RCV peut être administrée à l’âge de 9 ou 12 mois, en fonction de l’intensité
de la transmission du virus rougeoleux. Le RCV doit être utilisé dans toutes les campagnes de • Il n’y a pas d’intervalle maximum recommandé entre les doses et on pourra envisager des
suivi ultérieures. intervalles plus longs, allant jusqu’à 3 ou 5 ans, si cela est utile d’un point de vue programmatique.
• Le RCV peut être administré en même temps que les vaccins inactivés. Les vaccins vivants • Schéma à dose unique: En tant qu’utilisation hors indications officielles, un schéma à dose
doivent être administrés soit simultanément, soit à au moins 4 semaines d’intervalle. Le vaccin unique peut être adopté chez les filles et les garçons âgés de 9-20 ans. Les données actuelles
antipoliomyélitique oral (VPO) fait exception à cette règle et peut être administré à tout moment, portent à croire que l’efficacité vaccinale et la durée de protection offertes par une dose unique
avant, en même temps ou après le RCV, sans interférer avec la réponse à l’un ou l’autre de ces sont comparables à celles d’un schéma à 2 doses et que le schéma à dose unique peut présenter
vaccins. L’OMS recommande la coadministration des vaccins antirubéoleux et antiamaril. des avantages sur le plan programmatique, être une solution plus efficace et abordable et
contribuer à une meilleure couverture. Du point de vue de la santé publique, l’utilisation d’un
• La vaccination contre la rubéole doit être évitée pendant la grossesse en raison d’un risque schéma à dose unique peut avoir des avantages substantiels qui l’emportent sur le risque d’un
théorique (mais jamais démontré) d’effets tératogènes. Il est conseillé aux femmes qui prévoient déclin potentiel de la protection si l’efficacité vaccinale diminue avec le temps, bien que rien
une grossesse d’éviter de tomber enceinte dans le mois qui suit la vaccination antirubéoleuse. n’indique actuellement que cela soit le cas.
• L’OMS recommande aux personnes qui reçoivent des produits sanguins d’attendre au moins 3 • Les personnes immunodéprimées ou infectées par le VIH (quel que soit leur âge ou leur statut
mois avant de se faire vacciner contre la rubéole et, si possible, d’éviter de recevoir des produits au regard du traitement antirétroviral) devraient recevoir au moins 2 doses de vaccin antiPVH
sanguins pendant 2 semaines suivant la vaccination. (espacées d’au moins 6 mois), voire 3 doses si possible.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.8 /13
• Les vaccins anti-PVH peuvent être administrés en même temps que d’autres vaccins, vivants ou indispensable à la vaccination contre l’EJ. L’administration par inadvertance d’un vaccine vivant
non, en utilisant des seringues et des sites d’injection distincts. La coadministration avec une atténué ou vivant recombinant contre l’EJ à une femme enceinte n’est pas une indication pour
dose de rappel du vaccin antitétanique-antidiphtérique devrait être envisagée pour améliorer l’interruption de la grossesse.
l’efficacité des programmes et éviter les occasions manquées de vaccination.
• Il est déconseillé, à titre de précaution, d’administrer le vaccin anti-PVH pendant la grossesse.
Si la grossesse survient après l’administration de la première dose, la dose suivante doit être 12 Fièvre Jaune
différée jusqu’à la fin de la grossesse. Il n’est pas indiqué de mettre un terme à la grossesse
en cas de vaccination par inadvertance de la mère pendant la gestation. L’allaitement n’est pas • Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2013, 88: 269-284 [pdf 1.24mb]
une contre-indication à la vaccination anti-PVH.
• L’OMS recommande à tous les pays d’endémie d’introduire le vaccin contre la FJ dans leurs
programmes de vaccination.
11 • Une dose unique de vaccin antiamaril suffit pour conférer une immunité protectrice contre la FJ
Encéphalite Japonaise (EJ) tout au long de la vie ; l’administration d’une dose de rappel n’est pas nécessaire.
• Reference Note de synthèse Relevé épid. hebdo. (2015, 90: 69-88) [pdf 923kb]. • Il est recommandé d’administrer le vaccine antiamaril aux enfants entre 9 et 12 mois, en même
• La vaccination contre l’EJ devra être intégrée aux calendriers nationaux de vaccination dans temps que la vaccination antirougeoleuse.
toutes les zones où cette maladie est reconnue comme une priorité de santé publique. • La vaccination antiamarile est contre-indiquée chez les enfants de < 6 mois et n’est pas
• La stratégie la plus efficace de vaccination contre l’EJ dans les zones d’endémie consiste à recommandée chez ceux de 6 à 8 mois, sauf en cas d’épidémie lorsque le risque d’infection
mener une campagne unique dans la population cible primaire définie par l’épidémiologie locale par le virus de la FJ est très élevé. Les autres contre-indications pour cette vaccination sont
(habituellement les enfants <15 ans), suivie par l’intégration du vaccin contre l’EJ dans le l’hypersensibilité sévère aux antigènes de l’œuf et l’immunodéficience sévère.
programme de vaccination systématique des enfants. • Des campagnes de vaccination de masse préventives sont recommandées pour les habitants
• Il est recommandé de respecter les schémas posologiques vaccinaux et les âges d’administration des zones à risque de FJ lorsque la couverture vaccinale y est faible. Dans les zones où des cas
indiqués ci-après. La nécessité d’une dose de rappel dans les situations d’endémie n’a été sont notifiés, tout individu âgé de ≥ 9 mois doit être vacciné. Sachant que le vaccin antiamaril
clairement établie pour aucun des vaccins figurant dans la liste suivante: est un vaccin vivant, il convient d’effectuer une évaluation risque/bénéfice pour les femmes
enceintes et allaitantes.
• vaccin inactivé préparé sur cellules Vero : série primaire selon les recommandations
du fabricant (variables selon les produits) : généralement 2 doses à 4 semaines • Le vaccin antiamaril doit être proposé à tous les voyageurs non vaccinés de ≥ 9 mois se
d’intervalle, en débutant la série primaire à ≥6 mois dans les situations d’endémie, rendant dans une zone à risque ou quittant une telle zone, à moins qu’ils n’appartiennent à une
catégorie d’individus pour laquelle cette vaccination est contre-indiquée.
• vaccin vivant atténué: dose unique administrée à ≥8 mois,
• La vaccination antiamarile peut être administrée en même temps que d’autres vaccins. En
• vaccin vivant recombinant: dose unique administrée à ≥9 mois. règle générale, tout vaccin vivant peut être administré simultanément ou avec un intervalle de
4 semaines. Le vaccin antipoliomyélitique oral est administrable à un moment quelconque par
• Il est préférable de remplacer les vaccins inactivés prepares sur tissu cérébral murin par des
rapport à la vaccination antiamarile.
vaccins de génération plus récente, examines dans cette note de synthèse. Les vaccins inactivés
préparés sur tissu cérébral murin peuvent continuer à jouer un rôle dans la lutte contre l’EJ
dans certains pays, mais globalement, ces produits ont un profil d’innocuité moins favorable,
en raison de leur plus forte réactogénicité, que les vaccins contre l’EJ plus récents. Parmi leurs 13 Encéphalite à tiques
autres inconvénients, figurent la variabilité de la production, leur coût, le plus grand nombre de
doses requises et la nécessité de doses de rappel. • Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2011, 86: 241-256) [pdf 318kb]
• Même si les données concernant l’immunogénicité/l’efficacité et l’innocuité pour toutes les • L’incidence de l’encéphalite à tiques pouvant varier considérablement d’une région géographique
associations possibles du vaccin contre l’EJ avec les vaccins du programme de vaccination à l’autre, voire au sein d’une même région, les stratégies publiques de vaccination doivent
systématique ne sont pas complètes, une coadministration semble néanmoins acceptable s’appuyer sur des évaluations du risque menées au niveau du pays, de la région ou même du
pour des raisons programmatiques, même dans le contexte de campagnes de masse. En règle district et être adaptées à la situation d’endémie locale. Par conséquent, il est indispensable de
générale, tout vaccin vivant peut être administré simultanément ou avec un intervalle de 4 mettre en place la notification des cas de la maladie avant de décider des mesures préventives
semaines. les plus appropriées.
• Le vaccin contre l’EJ inactivé est utilisable chez les personnes immunodéprimées, y compris • Dans les zones où l’encéphalite à tiques est fortement endémique (c’est-à-dire où l’incidence
celles infectées par le VIH, mais la réponse immunitaire suscitée peut être plus faible que chez moyenne de la maladie clinique avant la vaccination est ≥5 cas/100 000 habitants par an), ce
des personnes pleinement immunocompétentes. Il faudra pour vacciner ces personnes faire qui implique un risque individuel d’infection élevé, l’OMS recommande de proposer la vaccination
appel à des vaccins inactivés préparés sur cellules Vero de préférence aux vaccins vivants dans toutes les classes d’âge, y compris les enfants.
atténués ou recombinants. Le dépistage du VIH n’est pas un préalable indispensable à la
vaccination. • Sachant que l’encéphalite à tiques tend à être plus grave au-delà de 50-60 ans, il est important
que cette classe d’âge soit visée par la vaccination.
• Si le risque d’EJ est suffisant pour justifier la vaccination des femmes enceintes, on utilisera
pour cela des vaccins inactivés préparés sur cellules Vero de préférence aux vaccins vivants • Dans les zones où l’incidence prévaccinale de la maladie est faible ou modérée (moyenne
atténués ou aux vivants recombinants sur la base du principe général de précaution qui annuelle <5/100 000 habitants sur 5 ans) ou limitée à des lieux géographiques particuliers ou
s’oppose à l’utilisation de vaccins vivants chez les femmes attendant un enfant, notamment si à certaines activités de plein air, la vaccination doit viser des sujets appartenant aux cohortes
d’autres types de vaccins sont disponibles. Le dépistage de la grossesse n’est pas un préalable les plus sévèrement touchées.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.9 /13
• Il faut aussi proposer la vaccination aux personnes qui viennent de zones de non-endémie et • Une vaccination antityphoïdique est recommandée en riposte à une flambée confirmée de fièvre
se rendent dans des zones d’endémie si leur séjour doit comprendre des activités de plein air typhoïde et peut être envisagée en situation d’urgence humanitaire, selon l’évaluation des
prolongées. risques dans la zone concernée.
• La vaccination contre l’encéphalite à tiques nécessite une première série de 3 doses; les
• La nécessité éventuelle d’une revaccination par le VTC n’a pas été clairement établie à ce jour.
personnes qui vont continuer d’être exposées à ce risque devront recevoir > 1 dose de rappel.
S’agissant des vaccins ViPS et Ty21a, une revaccination est recommandée tous les 3 ans pour
• Les autorités sanitaires concernées doivent choisir, parmi la gamme étendue d’intervalles le ViPS et tous les 3 à 7 ans.
acceptables entre les doses, le calendrier de primovaccination le plus rationnel pour leurs
programmes de vaccination à l’échelle du pays, de la région ou du district. • L’administration du vaccin vivant atténué Ty21a doit être évitée pendant la grossesse en raison
du risque théorique.
• Bien que tout porte à croire qu’on puisse espacer considérablement les rappels par rapport
aux intervalles actuellement préconisés par les fabricants (chaque 3-5 ans), on ne dispose pas
encore de suffisamment d’éléments pour recommander avec certitude le nombre et la fréquence
de ces rappels. Les pays peuvent donc continuer de recommander d’utiliser les vaccins en 15 Cholera
fonction de l’épidémiologie locale de la maladie et selon les calendriers actuels jusqu’à ce que
l’on dispose d’informations plus précises. • Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2017, 92:477-500) [pdf 676KB]
• Pour les vaccins fabriqués en Autriche et en Allemagne (FSME-Immun and Encepur), on • La prise en charge adéquate des cas, les interventions en faveur de l’eau, l’assainissement et
recommande un intervalle de 1 à 3 mois entre les 2 premières doses et de 5 à 12 mois entre la l’hygiène, la surveillance et la mobilisation des communautés demeurent les pierres angulaires
deuxième et la troisième dose. Si la protection doit être obtenue rapidement, par exemple pour de la lutte contre le choléra. La vaccination se veut complémentaire des autres mesures de lutte
les voyageurs devant se rendre dans des zones d’endémie, l’intervalle entre les 2 premières et devrait être mise en œuvre dans les contextes pertinents dans le cadre de stratégies globales
doses peut être ramené à 1-2 semaines. de lutte contre le choléra ou pendant l’élaboration des autres activités.
• Pour les vaccins fabriqués dans la Fédération de Russie (TBE-Moscow and EnceVir), on • Pour les vaccins WC (Shanchol, Euvchol, and mORCVAX), 2 doses doivent être administrées à
recommande des intervalles de 1-7 mois entre les deux premières doses et de 12 mois entre la 14 jours d’intervalle aux individus âgés de ≥1 an. Pour le vaccin WC-rBS (Dukoral), les enfants
deuxième et la troisième dose. Les rappels sont préconisés tous les 3 ans pour les personnes âgés de 2 à 5 ans doivent recevoir 3 doses et les enfants âgés de ≥6 ans et les adultes 2 doses,
constamment exposées au risque. avec un intervalle de 1 à 6 semaines entre les doses dans les 2 groupes.
• Il convient de maintenir les intervalles entre les rappels actuellement recommandés jusqu’à ce • Une nouvelle vaccination est recommandée si le risque d’infection à V. cholerae est permanent,
que davantage de données aient été générées sur la durée de la protection conférée par les une nouvelle vaccination au bout de 3 ans est recommandée avec les vaccins WC. Avec le vaccin
vaccins russes. WC-rBS, le fabricant recommande une nouvelle vaccination dans les 6 mois pour les enfants
âgés de 2 à 5 ans. Si le délai écoulé depuis la vaccination précédente est inférieur à 6 mois, une
• Quel que soit le retard pris, les calendriers vaccinaux interrompus doivent être repris sans dose unique suffira pour renouveler la protection. Sinon, il faudra répéter la primovaccination
répétition des doses antérieures. (3 doses). Pour les enfants de ≥6 ans et les adultes, si le délai écoulé depuis la dernière dose
de vaccin est supérieur à 2 ans, il faudra répéter la primovaccination (2 doses).
• Dans les pays d’endémie cholérique, la vaccination de l’ensemble de la population (dans tout
14 Typhoïde le pays quel que soit le risque) n’est généralement pas justifiée. Les politiques et les stratégies
de vaccination doivent reposer sur une évaluation du risque de choléra et doivent cibler des
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2018, 93: 153-72) [pdf 297kb]. points chauds de choléra. On peut envisager des stratégies ciblant certaines tranches d’âges
davantage exposées au risque de choléra.
• Des programmes de vaccination antityphoïdique devraient s’inscrire dans le cadre d’autres
efforts de lutte contre la maladie, notamment l’éducation sanitaire, l’amélioration des conditions • La vaccination anticholérique doit être envisagée pour aider à prévenir la propagation des
d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène, et la formation des professionnels flambées épidémiques actuelles vers de nouvelles zones. Pour les campagnes de vaccination,
de la santé au diagnostic et au traitement de cette maladie. une vaccination à dose unique avec les vaccins WC (Shanchol, Euvchol or mORCVAX) peut être
envisagée dans les zones touchées par des flambées épidémiques de cholera.
• Parmi les vaccins antityphoïdiques disponibles, le VTC est à privilégier à tous les âges en raison
• Lors d’urgences humanitaires associées à un risque de choléra, mais sans flambée épidémique
de ses meilleures propriétés immunologiques, de son aptitude à être utilisé chez le jeune enfant en cours, la vaccination par le VCO devrait être envisagée comme une mesure de préparation
et de la durée de protection plus longue escomptée. Les pays pourront également envisager une supplémentaire pour prévenir les épidémies, si l’infrastructure locale le permet (capacités pour
administration systématique du vaccin ViPS chez les sujets âgés de 2 ans ou plus et du vaccin organiser une campagne de vaccination).
Ty21a après l’âge de 6 ans.
• Femmes enceintes et allaitantes et personnes infectées par le VIH doivent être inclues dans
• VTC - les enfants à partir de l’âge de 6 mois, ainsi que chez les adultes jusqu’à l’âge de 45 ans. les campagnes de vaccination par le VCO ainsi le bénéfice potentiel est élevé et les risques
L’administration programmatique systématique de VTC en même temps que les autres vaccins minimes.
administrés à l’âge de 9 mois ou au cours de la deuxième année de vie. ViPS - une dose unique
doit être administrée par voie intramusculaire ou sous-cutanée à partir de l’âge de 2 ans. Ty21a
- l’administration de 3 doses orales, prises 1 jour sur 2, après l’âge de 6 ans.
• Une vaccination de rattrapage par le VTC est recommandée jusqu’à l’âge de 15 ans lorsque cela
est possible et que les données épidémiologiques le justifient.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.10 /13
16 Méningocoque • Dans les pays de forte endémicité, la plupart des habitants ont contracté une infection à
VHA asymptomatique pendant l’enfance, ce qui les protège contre l’apparition d’une hépatite
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2011, 86: 521-540) [pdf 1.1Mb) et A clinique à l’adolescence et à l’âge adulte. Dans ces pays, il n’est pas systématiquement
Orientations actualisées, antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A: Relevé épid. recommandé de mettre en place des programmes de vaccination à grande échelle, car ces
hebdo. (2015, 90: 57-68) [pdf 852 Kb] derniers comportent le risque d’une augmentation paradoxale de l’incidence de la maladie chez
les personnes non vaccinées. Si un pays de forte endémicité souhaite néanmoins envisager une
• On recommandera les vaccins conjugués de préférence aux vaccins polyosidiques en raison
vaccination à grande échelle, il est essentiel qu’il procède à une analyse préalable approfondie
de leur potentiel à créer une protection collective et de leur plus forte immunogénicité, en
des risques par rapport aux avantages et qu’il assure une couverture vaccinale élevée pour
particulier chez l’enfant de moins de 2 ans.
éviter ce risque.
• Les vaccins conjugués comme les vaccins polyosidiques sont sûrs et efficaces lorsqu’ils sont
• Les groupes à haut risque d’hépatite A devraient être vaccinés. Ces groupes comprennent:
utilisés chez la femme enceinte.
les voyageurs venant de pays de faible endémicité et se rendant dans des zones d’endémicité
• Pour le vaccin conjugué MenA (5µg) un calendrier en 1-dose est recommandeé à l’âge de intermédiaire ou forte, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les groupes
9-18 mois en function des considerations programmatiques et épidémiologiques locales. exerçant des professions à risque (tels que les égoutiers ou le personnel de laboratoire manipulant
L’Administration du vaccin par injection intramusculaire profonde, de préférence dans la face des échantillons de VHA), les consommateurs de drogues par injection, les personnes sans abri,
antérolatérale de la cuisse. Il n’y a aucune raison de s’attendre à des interférence quand les migrants, les réfugiés, les personnes incarcérées; et les patients souffrant d’une maladie
l’administration concomitante avec d’autres vaccins. La nécessité d’une dose de rappel n’a pas hépatique chronique ou les personnes vivant avec le VIH, en particulier dans les pays de faible
été établie. ou de très faible endémicité.
• Si, dans un context spécifique, il y a un motif impérieux de vacciner les nourrissons avant l’âge de 9 mois, • Les pays qui connaissent une amélioration de leur situation socioéconomique peuvent
un calendrier de 2 doses sera alors appliqué à partir de l’âge de 3 mois et avec un intervalle d’au moins rapidement passer d’une forte endémicité à une endémicité intermédiaire de l’hépatite A, ce
8 semaines entre les 2 doses. qui implique qu’une plus grande proportion des adolescents et/ou des jeunes adultes sera
sensible à l’infection à VHA. Dans ces pays, la vaccination à grande échelle contre l’hépatite A
• Pour le vaccin monovalent conjugué MenC, on recommande une dose unique intramusculaire chez les dans la petite enfance est susceptible de présenter un bon rapport coût-efficacité et est donc
enfants âgés de ≥12 mois, les adolescents et les adultes. Les enfants âgés de 2 à 11 mois nécessitent recommandée. Lors de l’introduction du vaccin, ces pays doivent envisager une vaccination
l’administration de 2 doses espacées d’au moins 2 mois et un rappel au bout de 1 an. Si la primovaccination de rattrapage en fonction des taux de séroprévalence selon l’âge ou d’autres marqueurs de
est interrompue, il convient de reprendre la vaccination sans répéter la dose précédente. sensibilité.
• Les vaccins conjugués quadrivalents (A, C, W135, Y-D et A, C, W135, Y-CRM) doivent être administrés en • Les vaccins contre l’hépatite A peuvent être administrés en même temps que d’autres vaccins
une dose intramusculaire unique à partir de l’âge de 2 ans. Le premier est également homologué pour les figurant dans le calendrier de vaccination systématique de l’enfant. Les vaccins inactivés:
enfants âgés de 9 à 23 mois et il est alors administré en 2 doses, à 3 mois d’intervalle, à partir de l’âge
de 9 mois. Si la primovaccination est interrompue, il convient de reprendre la vaccination sans répéter Les vaccins inactivés:
la dose précédente. • Chez l’enfant, les vaccins inactivés contre l’hépatite A peuvent être administrés selon un schéma à
• Les vaccins antiméningococciques polyosidiques, sont moins, ou pas immunogènes chez l’enfant de une ou 2 doses, par voie intramusculaire. Dans le schéma à 2 doses, la première dose doit être
moins de 2 ans. administrée à partir de l’âge ≥12 mois. L’intervalle entre les doses est flexible, pouvant aller
de 6 mois à 4-5 ans ou plus, mais se situe habituellement entre 6 et 18 mois. Les données sur
• Les vaccins polyosidiques peuvent être utilisés pour lutter contre les flambées dans les pays l’efficacité vaccinale et sur la persistance des anticorps, ainsi que les études de modélisation de
disposant de ressources économiques limitées, ou dans lesquels un approvisionnement la séroprotection à long terme, indiquent que l’utilisation hors indications d’un schéma à dose
insuffisant limite l’utilisation des vaccins antiméningococciques conjugués. Les vaccins unique donne des résultats équivalents au schéma à 2 doses chez les enfants, tout en étant
antiméningococciques polyosidiques doivent être administrés en une dose unique à partir de moins coûteux et plus facile à mettre en œuvre.
l’âge de 2 ans. Un rappel effectué 3 à 5 ans après la primovaccination peut être administré aux
personnes considérées comme exposées à un risque permanent élevé, notamment certains • Chez les adultes âgés de >40 ans, il convient de privilégier le schéma à 2 doses de vaccin
agents de santé. Voir note de synthèse pour plus de détails. inactivé, car on ne dispose pas de données suffisantes sur l’immunogénicité et la protection à
long terme d’une dose unique dans cette tranche d’âge.
• Les vaccins anti-hépatite A inactivés produits par les différents fabricants sont tous
interchangeables, y compris ceux se présentant sous forme de vaccin combiné.
17 Hépatite A
• Chez les personnes immunodéprimées, le schéma à 2 doses de vaccin inactivé reste recommandé
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2022, 97: 493-512) [pdf 518.2 KB] tant que l’on n’aura pas acquis une expérience plus poussée de l’utilisation d’un schéma à dose
unique. Les vaccins anti-hépatite A inactivés doivent aussi être envisagés chez les femmes
• La vaccination contre l’hépatite A doit s’intégrer dans un plan global de prévention et de lutte enceintes exposées à un risque d’infection par le VHA.
contre l’hépatite virale, comprenant notamment des mesures d’amélioration de l’accès à l’eau
potable et aux services d’hygiène et d’assainissement (par exemple pour le lavage des mains) Les vaccins vivants:
et des mesures de lutte contre les flambées épidémiques.
• Les vaccins vivants atténués sont homologués pour les personnes âgées de ≥18 mois et sont
• L’OMS recommande d’introduire la vaccination contre l’hépatite A dans les calendriers nationaux administrés en dose unique par voie sous-cutanée.
de vaccination pour les personnes âgées de ≥12 mois si cette vaccination est indiquée sur la
• Les vaccins contre l’hépatite A peuvent être administrés simultanément avec n’importe lequel
base: i) d’une tendance à la hausse de l’hépatite A aiguë, y compris des cas sévères, chez les
des vaccins couramment utilisés dans les programmes de vaccination des enfants.
enfants plus âgés, les adolescents ou les adultes; ii) d’un changement du degré d’endémicité,
passé d’un niveau élevé à intermédiaire; et iii) de considérations relatives au rapport coût-
efficacité.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.11 /13
18 Rage moins a été relevé chez les enfants de 9 ans.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2018, 93: 201-220) [1.01kb]. • Les décisions relatives à la mise en oeuvre d’une vaccination sur la base de critères de
séroprévalence, sans dépistage individuel, devront s’appuyer sur des enquêtes sérologiques de
• La production et l’utilisation de vaccins développés sur tissus nerveux devraient être arrêtées haute résolution, c’est-à-dire au niveau du district et du sous-district.
et remplacées par des vaccins fabriqués à partir du virus rabique préparés en culture cellulaire
ou sur œufs embryonnés (VCCOE). • Les tests de dépistage devront être hautement spécifiques pour éviter de vacciner des
personnes réellement séronégatives et présenter une grande sensibilité pour s’assurer qu’une
• Il y a deux 2 grandes stratégies de vaccination pour la prévention de la rage humaine: (i) la PPE forte proportion des individus séropositifs est vaccine.
qui comprend un lavage soigneux et poussé de la plaie là où l’exposition au virus rabique a eu lieu,
ainsi que l’administration d’immunoglobuline antirabique si nécessaire, et l’administration d’une • La communication doit veiller à informer correctement et complètement des risques que
série de plusieurs doses de vaccin antirabique; (ii) la PPrEx qui consiste dans l’administration de comporte la vaccination de personnes dont le statut sérologique est inconnu.
plusieurs doses de vaccin antirabique avant l’exposition au virus de la rage. • La tranche d’âge optimale à viser est celle précédant immédiatement l’âge de plus forte
• La PPrEx est recommende pour les individus exposés à un risque élevé d’exposition au virus incidence de la dengue sévère, celui-ci peut être déterminé à partir des données de surveillance
rabique. Il s’agit notamment de sous-populations vivant dans des milieux de forte endémie où systématique confirmées en laboratoire de niveau national et infranational.
l’accès à une PPE en temps utile et adéquate est limité, de personnes exposées à un risque • Il est recommandé d’administrer le CYD-TDV sous forme de série de 3 doses, à 6 mois
professionnel et de voyageurs présentant un risque d’exposition. d’intervalle. Si pour une raison quelconque, l’administration d’une dose doit être différée, il
• Pour la PPE comme pour la PPrEx, les vaccins peuvent être administrés soit par voie n’est pas necessaire de redémarrer la série complète et la dose vaccinale suivante doit être
intradermique, soit par voie intramusculaire. Une dose intradermique correspond à 0,1 ml de administrée dès que possible.
vaccin; une dose intramusculaire à 0,5 ml ou 1,0 ml selon le produit. • Le CYD-TDV n’est pas recommandé chez les femmes enceintes et allaitantes en raison de
• L’indication et la procédure de la PPE dépendent du type de contact avec l’animal suspecté l’insuffisance des
enragé et du statut vaccinal du patient. Pour les expositions de catégorie I, aucune PPE n’est • données disponibles sur son emploi pendant la grossesse. Néanmoins, les données limitées
requise; pour la catégorie II, la vaccination immédiate est recommandée; pour la catégorie III, générées par la vaccination involontaire de femmes enceintes dans le cadre d’essais cliniques
la vaccination immédiate est recommandée, combinée à l’administration d’immunoglobuline n’ont pas mis en évidence de risque spécifique.
antirabique si nécessaire.
• En raison du manque de données, le CYD-TDV est contre-indiqué chez les individus
• Le schéma de PPrEx suivant: injections ID en 2 sites aux jours 0 et 7. Pour une administration immunodéprimés.
par voie intramusculaire, l’OMS recommande des doses IM en 1 site aux jours 0 et 7.
• Si l’administration d’une dose est retardée, il faut poursuivre la vaccination et non la
recommencer. Un changement dans la voie d’administration ou dans le produit vaccinal au cours 20
d’une prophylaxie pré ou post-exposition est acceptable si un tel changement est inévitable. Antipaludique (RTS,S)
• Aucune autre dose de rappel de vaccin antirabique n’est nécessaire après une série primaire • Référence Note de synthèse: Relevé epid. hebdo. (2022, 97: 67-78) [pdf 577KB]
de prophylaxie pré ou post-exposition pour les personnes vivant ou voyageant dans des zones
• Le vaccin antipaludique RTS,S/AS01 devrait être utilisé pour la prévention du paludisme à
à haut risque.
P. falciparum chez les enfants vivant dans des régions où la transmission du paludisme est
• Les professionnels continuellement ou fréquemment exposés à un risque dans le cadre de modérée à élevée, telle que définie par l’OMS.
leurs activités devraient faire l’objet d’un suivi sérologique régulier. Si les taux d’anticorps
• Le vaccin RTS,S/AS01 doit être administré selon un schéma à 4 doses aux enfants à partir de
neutralisants induits par le vaccin tombent à <0,5 UI/ml, il est recommandé d’administrer une
l’âge de 5 mois.
dose de rappel ID ou IM en 1 site. Si le suivi sérologique n’est pas disponible pour les personnes
exposées à un risque professionnel continu ou fréquent, on peut envisager l’administration • Le vaccin antipaludique RTS,S/AS01 devrait être fourni dans le cadre d’une stratégie globale de
périodique d’une dose de rappel (ID ou IM) en fonction de l’évaluation du risque relatif. lutte contre le paludisme.
• L’OMS recommande d’administrer la première dose de vaccin à partir de l’âge de 5 mois.
L’intervalle minimal entre les doses doit être de 4 semaines minimum. Le vaccin doit être
19 Dengue (CYD-TDV) administré selon un schéma initial de 3 doses, suivi d’une quatrième dose administrée environ
12 à 18 mois après la troisième dose pour prolonger la durée de la protection.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2018, 93: 457-476) [pdf 513kb] • Ce schéma peut être adapté pour optimiser l’administration, par exemple, en programmant
• La vaccination devra être envisagée comme faisant partie intégrante de la stratégie pour la quatrième dose en même temps que d’autres vaccins administrés au cours de la deuxième
prévenir et combattre la dengue. année de vie.
• Les pays ne devront envisager l’introduction du vaccin CYD-TDV contre la dengue que s’ils sont • Les enfants qui commencent leur série vaccinale doivent recevoir les 4 doses de vaccin.
en mesure de minimiser les risques parmi les individus séronégatifs. • Les pays peuvent envisager d’administrer le vaccin RTS,S/AS01 de façon saisonnière, avec une
• Pour les pays qui envisagent de vacciner dans le cadre de leur programme de lutte contre la stratégie à 5 doses, dans les zones où la transmission du paludisme est fortement saisonnière
dengue, le dépistage prévaccinal est la stratégie recommandée. ou permanente avec des pics saisonniers. Cette stratégie vise à maximiser l’impact du vaccin
en faisant coïncider la période d’efficacité vaccinale la plus élevée (juste après la vaccination)
• Si le dépistage prévaccinal n’est pas praticable, on pourra envisager la vaccination sans avec la période de transmission palustre la plus forte.
dépistage préalable dans les zones où la présence d’un taux de séroprévalence de 80% au
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.12 /13
• La série initiale de 3 doses doit être administrée en respectant des intervalles mensuels, et les que les données sur leur administration aux femmes enceintes et sur les risques maternels et
doses supplémentaires fournies une fois par an, avant le pic de transmission saisonnière. fœtaux associés sont limitées, ils ne sont pas non plus recommandés pendant la grossesse. Les
personnes enceintes doivent recevoir un vaccin inactivé.
• Le vaccin RTS,S/AS01 peut être administré en même temps que d’autres vaccins du programme
de vaccination de l’enfant. • Co-administration du vaccin contre la grippe saisonnière, y compris avec les vaccins contre la
COVID-19 ou des vaccins vivants, est acceptable. Lorsque 2 vaccins sont administrés lors de la
• Les enfants malnutris ou séropositifs pour le VIH peuvent être vaccinés avec le RTS,S/AS01 en même visite, le membre controlatéral doit être utilisé.
suivant le schéma vaccinal standard. Ces enfants peuvent être particulièrement exposés à un
risque d’infection palustre et le vaccin s’est avéré sans danger pour ces groupes.
• Le vaccin devrait être administré aux nourrissons et aux jeunes enfants âgés de 5 à 17 mois qui
23 Varicelle
déménagent dans une zone de transmission modérée à élevée, notamment lors de situations
d’urgence.
• Reference Note de synthèse Relevé épid. hebdo. (2014, 89:265-288) [pdf 889kb]
• Les pays ou la varicella représente un important fardeau pour la santé publique devront
envisager d’introduire la vaccination antivaricelleuse dans leurs programme de vaccination
21 Oreillons infantile systématique. Néanmoins, les ressources devront être suffisantes pour atteindre et
maintenir durablement une couverture vaccinale ≥ 80 %. Les decisions concernant la vaccination
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2024, 82: 49-60) [pdf 311KB] antivaricelleuse des enfants devront aussi prendre en consideration l’impact potential sur
• La vaccination anti-ourlienne est recommandée dans les pays disposant d’un programme de l’herpès zoster.
vaccination capable de maintenir une couverture élevée par la vaccination antirougeoleuse et • Selon l’objectif du programme de vaccination, 1-2 doses doivent être administré avec la
antirubéoleuse et atteindre les niveaux de contrôle et/ou d’élimination de la rougeole et de la première dose administrée à 12-18 mois. L’intervalle minimal entre les doses doit s’aligner avec
rubéole. les recommandations des fabricants et varient de 4 semaines à 3 mois.
• S’il est mis en œuvre, anti-ourlienne vaccin doit être administré avec le contre la rougeole et la • Les pays ou l’âge moyen d’acquistion de l’infection est élevé (≥ 15 ans), ce qui indique un forte
rubéole sous forme de vaccin combiné ROR ou RORV et suivre le même calendrier. proportion de personnes susceptibles dans la population, pourront envisager d’autres stratégies
de vaccination telles que la vaccination des adolescents et des adultes en l’absence de preuves
d’immunité contre la varicella. Ces stratégies nécessitent un calendrier de vaccination en 2
doses.
22 Grippe saisonnière (Vaccin inactivé)
• La vaccination antivaricelleuse est contre-indiquée pendant la grossesse et l’éventuelle mise en
• Référence Note de synthèse: Relevé épidémiologique hebdomadaire (2022, 97: 185-208) [pdf route d’une grossesse devra être différée pendant 4 semaines après la vaccination. Il n’est pas
600.1 kB] indiqué de mettre un terme à la grossesse en cas de vaccination par inadvertence de la mère
pendant la gestation.
• L’OMS recommande à tous les pays d’envisager la mise en œuvre de programmes de vaccination
contre la grippe saisonnière. Il a été démontré que l’existence d’un programme solide de lutte • Le vaccin antivaricelleux peut être administré en même temps que d’autres vaccins. A moins
contre la grippe est un atout pour pouvoir riposter à une éventuelle pandémie de grippe. qu’il ne soit administré avec d’autres vaccins antiviraux vivants (antirougeoleux, RR, ROR), il
convient de l’injecter en respectant un intervalle minimum de 28 jours.
• Pour les pays qui prévoient de lancer ou d’étendre des programmes de vaccination contre la
grippe saisonnière, l’OMS recommande d’envisager la vaccination des groupes cibles suivants • Les pays devront envisager la vaccination du personnel soignant potentiellement susceptible
(sans ordre de priorité): les agents de santé, les personnes présentant des comorbidités et des (c’est-à-dire non vaccine et sans antécédents de varicelle) avec 2 doses de vaccin antivaricelleux.
affections sousjacentes, les personnes âgées et les femmes enceintes.
• En fonction de leurs objectifs de lutte contre la maladie et des capacités, des ressources, de
l’épidémiologie, des politiques, des priorités et de la charge de morbidité au niveau national, les
pays peuvent envisager de vacciner d’autres (sous-)populations, notamment les enfants . Les
autres groupes pour lesquels la vaccination devrait être envisagée comprennent les personnes
à haut risque de grippe sévère qui vivent dans des structures collectives, comme les prisons,
les camps de réfugiés et les foyers collectifs. Les programmes doivent accorder une attention
particulière à l’équité vaccinale en tenant compte des populations défavorisées et autochtones
soumises à une forte charge de morbidité.
• Les enfants âgés de 6 mois à 8 ans n’ayant jamais été vaccinés devront recevoir 2 doses,
espacées d’au moins 4 semaines.
• Ceux qui ont déjà été vaccinés au moins une fois devront ensuite recevoir une dose annuelle,
tout comme les enfants et pour les personnes âgées de 9 ans ou plus, y compris pour les
adultes en bonne santé.
• Les vaccins antigrippaux vivants atténués ne sont actuellement pas recommandés pour les
enfants de moins de 2 ans et les adultes, y compris les personnes âgées et les sujets présentant
des comorbidités, car l’efficacité de ces vaccins n’a pas été systématiquement démontrée dans
ces tranches d’âge. Étant donné que les vaccins vivants atténués contiennent un virus vivant et
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en avril 2024) P.13 /13