Premiers Secours : Guide Essentiel
Premiers Secours : Guide Essentiel
INTRODUCTION
Le secourisme, ou les premiers gestes élémentaires de survie, est l’ensemble des gestes
pratiques simples qui peuvent prévenir le danger de mort immédiate, rendre le blessé transportable
vers un centre hospitalier et réduire les conséquences immédiates et tardives des blessures.
Chacun, dans la vie quotidienne, à la maison, au travail, dans les activités de loisirs, peut être
confronté à une situation de détresse ou à un accident. Toutes les études montrent que le pronostic
vital est étroitement lié à l’intervention de témoin d’un accident par la rapidité de l’alerte et
l’efficacité des actions entreprises avant l’arrivée des secours spécialisés.
Les premiers secours sont assurés par les secouristes volontaires et le public, grâce
aux programmes de formation proposés par les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge
Votre collègue chute dans les escaliers, votre voisin se blesse en jardinant, une
personne est inconsciente dans la rue, vous vous êtes brûlé en sortant un plat du four…autant de
situations d’urgence auxquelles vous pouvez être confronté.. Et malheureusement, au Cameroun,
c’est ¾ de la population qui ne sait comment réagir… Ce qui nous a valu la qualification « les
camerounais, mauvais élèves du secourisme ». A l’heure actuelle, les chances de survie d’une victime
en état d’arrêt cardio-respiratoire sont de 4 %; ce chiffre pourrait être de 40 % si l’entourage
immédiat de la victime savait comment faire face à la situation.
I- CONNAISSANCE DU SECOURISME
Historique
En 1859, Henry Dunant, un homme d’affaires suisse voyageant dans le nord de l’Italie,
est témoin des ravages terribles de la bataille de Solférino. Bouleversé par le sort de milliers
de soldats blessés, agonisants et abandonnés à leurs souffrances sans recevoir de soins, il
écrit Un souvenir de Solférino, ouvrage dans lequel il présente deux propositions destinées à
améliorer l’assistance aux victimes de la guerre:
Objectifs
Les emblèmes sont dénués de toute connotation religieuse, culturelle ou politique. Ils peuvent être
employés à deux fins distinctes:
> Ils servent à indiquer aux parties à un conflit armé que les personnes, les véhicules ou les structures
qui les arborent doivent être protégés en toutes circonstances et qu’ils ne doivent en aucun cas être
pris pour cible ou attaqués. On parle alors d’« usage de l’emblème à titre protecteur » ;
> Ils servent aussi à indiquer qu’une personne, un véhicule ou une structure a un lien avec les
institutions qui constituent le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
(Mouvement). Dans ce deuxième cas, on parle d’« usage de l’emblème à titre indicatif ».
Missions
- Agir en cas de conflit armé et de se préparer en temps de paix pour agir dans tous les domaines
prévus par les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels, en faveur de toutes les
victimes de la guerre, tant civiles que militaires ;
- Organiser dans le cadre d’un plan de contingence en vigueur, des services et des équipes de secours
d’urgence en faveur des victimes des catastrophes de quelque nature que ce soit ;
- Recruter, former et affecter le personnel et les Volontaires pour l’accomplissement des missions qui
leur sont assignées ;
- Promouvoir la participation des femmes et des jeunes aux activités qu’elle initie ou auxquelles elle
est associée ;
- Collaborer avec les Pouvoirs Publics pour faire respecter le Droit International Humanitaire (DIH) et
assurer la protection de l’Emblème de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-Rouge, le cas
échéant ;
- Favoriser le rapprochement des familles séparées par une situation d’urgence (conflit armé,
catastrophe, etc.)
PRINCIPE DU SECOURISME
HUMANITÉ
Né du souci de porter secours sans discrimination aux blessés des champs de bataille, le Mouvement
international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s’efforce, en s’appuyant sur ses capacités tant
nationales qu’internationales, de prévenir et d’alléger en toutes circonstances les souffrances des
hommes. Il tend à protéger la vie et la santé ainsi qu’à faire respecter toute personne humaine. Il
favorise la compréhension mutuelle, l’amitié, la coopération et une paix durable entre tous les
peuples.
IMPARTIALITÉ
NEUTRALITÉ
Afin de garder la confiance de tous, le Mouvement s’abstient de prendre part aux hostilités et, en
tout temps, aux controverses d’ordre politique, racial, religieux et idéologique.
INDÉPENDANCE
Le Mouvement est indépendant. Auxiliaires des pouvoirs publics dans leurs activités humanitaires et
soumises aux lois qui régissent leur pays respectif, les Sociétés nationales doivent pourtant conserver
une autonomie qui leur permette d’agir toujours selon les principes du Mouvement.
Par : Libert KAKEM Page 6
Secourisme : Gestes de premiers secours
VOLONTARIAT
UNITÉ
UNIVERSALITÉ
Le Mouvement, au sein duquel toutes les Sociétés ont des droits égaux, ainsi que la
responsabilité et le devoir de s’entraider, est universel.
En période de conflit armé, aussi longtemps que vous poursuivez votre tâche humanitaire en
secourant les blessés et les malades, vous bénéficiez de la même protection juridique – découlant du
droit international humanitaire – que les victimes elles-mêmes.
•D’être respecté ;
•D’avoir accès aux lieux où vos services sont requis, cela dans certaines limites (imposées, par
exemple, par les combats en cours, la présence de mines sur le terrain, etc.);
• De soigner les malades et les blessés (qu’il s’agisse de civils ou de personnel militaire) et de les
évacuer vers un endroit où ils peuvent être traités;
• De ne pas être contraint de fournir des services qui contreviennent à l’éthique médicale ;
• De ne pas être empêché de fournir des services qui, au contraire, sont exigés par l’éthique
médicale;
• D’être rapatrié si vous avez été capturé et si vos soins ne sont pas indispensables aux autres
prisonniers.
> Aider à protéger et à sauver des vies, et aider d’autres personnes à le faire ;
> Etre suffisamment flexible et polyvalent pour répondre à différentes tâches (logistique,
administration, etc.) allant au-delà des soins aux victimes.
Premiers secours sont des gestes et techniques efficaces que l’on applique aux victimes
d’accident ou de maladies subites avant l’évacuation dans un centre de santé le plus proche.
- Favoriser la guérison ;
Pour atteindre les objectifs de premier secours, le volontaire secouriste doit observer les
principes suivants :
Vérifier l’état de conscience de la victime : En lui posant des questions et donner des ordres
simples (ouvrir les yeux, lui demander de serrer votre main, monsieur ou madame que s’est –
il passé ?...) sont les premiers de premiers secours permettant d’évaluer la conscience de la
victime si elle ne répond pas à vos demandes, elle a très certainement perdu connaissance
et se trouve dans un état d’inconscient ;
Contrôler la respiration : En cas d’une personne inconsciente ; ceci se fait en vérifiant que sa
cage thoraciques se soulève et que vous sentez son souffle au niveau des narines et de la
bouche;
Placer la victime en position latérale de sécurité (PL) si la victime est inconsciente et respire.
Ce geste de premiers secours sert à assurer la bonne circulation de ses voies aériennes, et
donc du passage de l’air jusqu’aux poumons de la victime. Une fois la victime dans cette
position, contacter les secours d’urgence et vérifier régulièrement la respiration de la victime
jusqu’à l’arrivée des secours ;
Pratiquer des compressions thoraciques et des insufflations : Si la victime est inconsciente
et ne respire plus (aucun signe de respiration aperçu) appeler immédiatement les secours.
Dans l’attente des secours, pratiquer les gestes de premiers secours suivants réaliser des
compressions thoraciques et des insufflations (bouche à bouche) en alternant 30
compressions et 2 insufflations pour tenter de réanimer la victime.
En fonction de la gravité des cas, l’ordre d’évacuation idéale s’établit de manière prioritaire selon
l’ordre suivant :
Urgences absolues
- Extrêmes urgences :
Hémorragies internes ;
Hémorragies incontrôlables ;
Asphyxie ;
Polytraumatisme ;
Lésions crâniennes ;
Atteinte grave des organes nobles (Cerveau, cœur, poumons…).
- Premiers urgences :
Blessés du thorax ;
Plaies vasculaires,
Brulures grave ;
Fractures ouvertes.
Urgences relatives
- Deuxièmes urgences
Fractures fermées ;
Plaies de l’abdomen ;
- Troisièmes urgences
Saignements particuliers
Saignement du nez
Identification:
Premiers soins:
Faire s’asseoir le patient et l’inviter à se pencher légèrement vers l’avant de façon à ce que le
sang ne s’écoule plus dans l’espace pharyngé. Exercer ensuite une légère pression avec le
doigt sur le côté du nez touché (demander éventuellement au patient de se moucher). Si le
saignement persiste, il faut consulter un médecin.
Le patient expectore du sang rouge clair, parfois écumeux. La quantité peut être importante.
Problèmes respiratoires.
Premiers soins:
Rassurer le patient - éviter toute agitation - placer le patient en position semiassise afin
de lui faciliter la respiration et d’éviter un débordement de sang dans la partie saine des
poumons - soutenir la tête, afin de faciliter l’évacuation du sang.
Hémorragies digestives
Des vomissements de sang noir “digéré”, à l’odeur aigre, indiquent une hémorragie au
niveau de la partie supérieure de l’appareil digestif. Ces saignements doivent être pris au
sérieux et nécessitent un traitement médical immédiat.
Premiers soins:
Poser un sac de glace sur le ventre, zone épigastrique. Positionner le patient avec paroi
abdominale relâchée.
Les médicaments et certains aliments peuvent influencer l’aspect des selles et faire
parfois supposer une hémorragie digestive.
La présence de sang dans les urines indique une lésion ou une maladie des organes
urinaires (reins, vessie, urètre).
L’asthme
L’asthme est une maladie des voies respiratoires (affectant certaines parties des poumons).
En effet, chez les asthmatiques, les petites bronches sont hypersensibles à certains stimuli
(tels que tension psychique ou surmenage) et se rétrécissent par des contractions
spasmodiques.
par des allergies (par exemple aux pollens), des infections des voies respiratoires
supérieures, le froid, des médicaments ou la pollution atmosphérique.
Une crise d’asthme peut durer entre quelques secondes et plusieurs heures (crise d’asthme
grave).
• expiration prolongée ;
• envie de tousser ;
La crise d’étouffements peut être plus ou moins grave selon que le patient subit une
crise d’asthme plus ou moins sévère. Les patients asthmatiques ont souvent sur eux un
médicament qui, administré sous forme de spray, les soulage au bout de quelques minutes.
Si, en cas de crise d’étouffements sévère, l’état du patient tarde à s’améliorer, il faut
immédiatement appeler le numéro d’urgence
• encourager à tousser ;
• donner des claques dans le dos, entre les 2 omoplates: une série de 5
- au niveau thoracique s’il s’agit d’un nourrisson, d’un adulte obèse ou d’une femme dans
les derniers mois de sa grossesse ;
• répéter le cycle « claques dans le dos » et « compressions » : alterner 5 claques dans le dos
et 5 compressions
• la reprise de la respiration ;
• surveiller la victime.
• accompagner au sol ;
Electrocution
Avant toute intervention, couper immédiatement le courant, soit à la prise, soit au disjoncteur. Pour
le courant industriel ou les câbles à haute-tension, rester à une distance d'au moins 20 mètres et
appeler les secours.
S’assurer que le sol n’est pas conducteur, avant d’approcher la victime. (Sol métallique ou
mouillé). En l’absence de respiration spontanée, pratiquer immédiatement deux insufflations puis
vérifier la présence de signes de vie (respiration, toux, mouvement) en cas d’absence, commencer les
compressions.
Accident de la route
Garer correctement votre véhicule à distance de l'accident. § Allumer les feux de détresse. §
Empêcher de fumer aux abords de l'accident. § Couper le contact des véhicules accidentés, les caler
si nécessaire. § Placer un triangle de pré signalisation à 150 M au moins de l'accident. § Alarmer la
police et les secours § Faire ralentir les véhicules par des témoins placés sur les bas-côtés de la route,
dans les 2 sens de circulation.
Brûlure
La brûlure est une lésion de la peau, des muqueuses (voies aériennes ou digestives) et des tissus
sous-jacents. Elle est qualifiée de :
Brûlure simple, lorsqu’il s’agit de rougeurs de la peau chez l’adulte ou d’une cloque dont la surface
est inférieure à celle de la moitié de la paume de la main de la victime.
- D’une ou plusieurs cloques dont la surface totale est supérieure à celle de la moitié de la paume de
la main de la victime ;
- D’une destruction plus profonde (aspect blanchâtre ou noirâtre parfois indolore) associé souvent à
des cloques et à une rougeur plus ou moins étendue ;
- D’une brûlure dont la localisation est sur le visage ou le cou, les mains, les articulations ou au
voisinage des orifices naturels.
Causes
La brûlure peut être provoquée par la chaleur, des substances chimiques, l’électricité, le frottement
ou des radiations.
Signes
La reconnaissance d’une brûlure est en règle générale facile. Elle est réalisée le plus souvent au cours
du bilan circonstanciel ou par l’écoute de la plainte.
- Son aspect ;
- Son étendue ;
- Sa localisation ;
- La présence de douleur.
- Supprimer la cause ;
- De limiter l’infection.
Procédure : Brûlure
Cas de brûlure chimique
- Laver à grande eau tempérée (15 à 25°C) durant 20min au moins la zone atteinte ;
Brûlure électrique
Ce type de brûlure doit être suspecté chez une personne qui a respiré des fumées d’incendie ou
inhalé des produits chimiques.
Brûlure thermique
- Supprimer la cause ;
- Refroidir la surface brûlée le plus tôt possible et au plus tard 30min après la survenue de la brûlure
si la victime est consciente et la surface brûlée est inférieur à 30% chez l’adulte 10% chez l’enfant et
5% chez un nourrisson (eau 15-25° ou compresses stériles enduite de gel d’eau) ;
- Retirer les vêtements si possible et bijoux avant que le gonflement ne devienne important ;
Brûlure grave
Brûlure simple
- Conseiller de voir médecin si douleurs au-delà de 24h, en l’absence de vaccination antitétanique, s’il
s’agit d’un enfant ou d’un nourrisson ;
Atteintes traumatiques
Plaie
La plaie est une lésion de la peau avec effraction et atteinte possible des tissus sous-jacents.
Causes
Risques et conséquences
Suivant son importance et sa localisation, une plaie peut avoir pour la victime plusieurs types de
conséquences comme :
- Une hémorragie ;
La gravité :
Une plaie est considérée comme simple lorsqu’il s’agit d’une petite coupure superficielle, d’une
éraflure saignant peu, qui n’est pas située au niveau d’un orifice naturel ou de l’œil.
- De plaies multiples.
- D’éviter l’apparition ou limiter l’aggravation d’une détresse vitale, si la victime présente une plaie
grave ;
Procédure : Plaie
Plaie Simple
- Se protéger ;
- Nettoyer la plaie ;
- Appliquer un antiseptique ;
Plaie grave
- Protéger la plaie.
Détresse Respiratoire
Si l’arrêt respiratoire est une détresse respiratoire majeure qui relève de geste de
secours immédiats, il existe un certain nombre de situations où une victime peut présenter
des signes visibles de détresse respiratoire sans qu’elle soit, pour autant, en arrêt
respiratoire.
Causes
- Le traumatisme du thorax ;
Signes
Les signes de détresse respiratoire sont identifiés au cours du bilan d’urgence vitale.
Toute victime ayant perdu connaissance et qui ne respire pas ou qui présente une respiration
anormale doit être considérée en arrêt cardiaque. Toute victime ayant perdu connaissance et qui
respire doit être considérée à haut risque de détresse respiratoire car ses voies aériennes sont
menacées.
Lorsque la victime est consciente, les signes de détresse respiratoire sont repérés par le secouriste,
grâce aux dires de la victime si elle parle, mais aussi à ce qu’il voit et à ce qu’il entend.
- J’étouffe ;
- La victime refuse de s’allonger mais cherche à rester en position assise, ce qui rend moins pénible la
respiration ;
- La victime fait des efforts pour respirer, se tient la poitrine, les muscles du haut de son thorax et de
son cou se contractent ;
- La victime est couverte de sueurs, en l’absence d’effort ou de fièvre, ce qui traduit un défaut
d’épuration dioxyde de carbone (CO2) contenu dans le sang.
- La victime présente une coloration bleutée (Cyanose), surtout au niveau des doigts, du lobe des
oreilles et lèvres. Cette coloration traduit un manque d’oxygénation du sang.
- La victime est confuse, somnolente, anxieuse ou agitée, ce qui traduit un manque d’oxygénation du
cerveau et une accumulation du CO2 ;
- Installer la victime dans une position confortable pour lui permettre de mieux respirer, lui proposer
la position demi assise ou assise ;
Détresse Circulatoire
On appelle détresse circulatoire une atteinte de la fonction circulatoire dont l’évolution peut
affecter, à court terme, les autres fonctions vitales de l’organisme (fonction respiratoire, fonction
neurologique) et conduire au décès de la victime. Si l’arrêt cardiaque est une détresse circulatoire
majeure qui relève des gestes de secours immédiats, il existe un certain nombre de situations où une
victime peut présenter des signes visibles de détresse circulatoire sans pour autant être en arrêt
cardiaque.
Causes
- Une perte de sang à la suite d’une hémorragie externe, extériorisée ou interne, secondaire à un
traumatisme ou non ;
- Une perte de liquide ou de plasma comme lors de brûlures étendues ou une déshydratation
(diarrhées importantes) ;
- Une atteinte du cœur, qui devient incapable de pomper le sang, comme lors d’un infarctus du
myocarde ou d’insuffisance cardiaque.
- Une dilatation excessive des vaisseaux sanguins, suite à une réaction allergique grave ou à une
intoxication…
Signes
Les signes de détresse circulatoire sont identifiés au cours du bilan d’urgence vitale.
Toute victime ayant perdu connaissance et qui ne respire pas ou qui présente une respiration
anormale doit être considérée en arrêt cardiaque.
L’impossibilité de percevoir le pouls radial alors que le pouls carotidien est présent,
Malaise et Maladie
Le malaise est une sensation pénible, traduisant un trouble du fonctionnement de l’organisme, sans
que la personne qui en est victime puisse en identifier l’origine.
Ce trouble peut être fugace ou durable, de survenue brutale ou progressive, ou correspondre à une
maladie qui s’aggrave.
Certaines personnes présentent des malaises répétitifs, souvent identiques, typiques d’une maladie
(troubles cardiaques, diabète, asthme).
On distingue couramment :
- Le malaise bénin, pas de détresse vitale et dont les signes disparaissent après quelques minutes.
Souvent à cause de la fatigue, stress, émotion, colère, douleur violente…
- Le malaise grave, qui peut être révélateur d’une situation pouvant à tout moment entraîner une
détresse vitale.
Causes
De nombreuses causes peuvent entrainer un malaise ou l’aggravation d’une maladie, telles que :
- Une modification des conditions de vie : alimentation, exercice physique, surmenage, fatigue,
stress, médicaments (arrêt, modification)
- L’expression d’un problème de santé non connu comme : AVC, TC, hypo ou hypertension, hypo ou
hyper-glycémie, hypo-hyperthermie.
Il ne faut pas confondre un malaise ou une aggravation d’une maladie avec la survenue de signes ou
de manifestations qui sont secondaires à :
- Exposition à des facteurs thermiques extrêmes induisant une hypothermie ou une hyperthermie ;
Signes
Au cours du bilan d’urgence vitale, la victime est consciente. Elle peut présenter des signes de gravité
tels que :
L’interrogatoire permet de retrouver parfois des antécédents médicaux, (maladies) ainsi que
l’existence d’un traitement à prendre régulièrement ou en cas de malaise.
- Une difficulté d’élocution, une paralysie d’une partie du corps, des troubles de l’orientation (espace
et temps) ;
- Des tremblements ;
- Mettre au repos : Assise ou demi-assise en cas de gêne respiratoire, en position allongée sur
malaise bénin, position où la victime se sent le mieux
- Rassurer la victime,
- Transmettre les informations recueillies pour avoir un avis médical et appliquer les consignes,
- Surveiller la victime
Réaction allergique
L’allergie est une réaction de l’organisme à une substance étrangère ou allergène que l’individu
touche, inhale, avale ou qui lui est administrée.
Si les réactions allergiques sont relativement courantes et bégnines, elles peuvent dans certains cas
donner une réaction généralisée sévère qui met en jeu le pronostic vital. Il s’agit alors d’une réaction
allergique grave appelée « réaction anaphylactique » ou « anaphylaxie ».
Causes
- Au pollen ;
- Aux aliments ;
- Aux médicaments ;
- Aux venins ;
- Eliminer tout contact de la victime avec l’allergène si possible et si l’allergène est connu ;
Par exemple supprimer le contact avec du latex si la victime est allergique au latex.
- Appliquer la conduite à tenir devant une victime présentant un malaise ou une aggravation de
maladie ;
Le médecin régulateur peut, même en l’absence de détresse vitale, demander qu’une autoinjection
d’adrénaline soit réalisée.
L’entorse : qui est une lésion traumatique avec élongation, déchirure ou arrachement d’un ou
plusieurs ligaments à la suite d’un mouvement exagéré ou forcé de l’articulation (faux mouvement)
créant un écartement transitoire des deux extrémités osseuses.
La luxation : Est une lésion traumatique d’une articulation avec perte complète et permanente des
rapports articulaires normaux (articulation déboitée). Les deux extrémités des os ne sont plus au
contact l’une de l’autre.
La fracture : Est une rupture totale ou partielle de l’os. Elle est dite :
- Compliquée lorsqu’il existe des lésions des structures adjacentes (nerfs, ligaments, muscles,
vaisseaux) La fracture peut être accompagnée d’une plaie (fracture ouverte).
Causes
victime
Cette technique est indiquée pour aider un blessé léger, qui peut maintenir la station debout, à
marcher sur quelques mètres.
Justification
Cette technique permet de déplacer une victime qui peut temporairement garder la station debout
vers une zone calme (Bord du terrain) ou un abri pour la protéger de la pluie ou de tout autre
intempérie.
Réalisation
A un secouriste
Cette technique est utilisée si la victime est capable de porter son propre poids et de se tenir debout
sur ses deux jambes. Il convient :
- Passer le bras de la victime autour de son cou et le maintenir au niveau du poignet avec une main ;
- Passer son avant-bras derrière le dos de la victime et la maintenir en passant la main sous l’aisselle
ou au niveau de la ceinture.
A deux secouristes
Cette technique est utilisée si la victime a des difficultés pour se tenir debout seule.
La technique est la même que celle à un secouriste, mais, dans ce cas, un secouriste se place de
chaque côté de la victime
Hémorragie Compresser
Fracture Immobiliser