ROYAUME DU MAROC
UNIVERSITÉ MOHAMMED V RABAT
ÉCOLE MOHAMMED D’INGÉNIEURS
DÉPARTEMENT GÉNIE ÉLECTRIQUE
RAPPORT DE PROJET
INTITULÉ
Étude et conception d’un capteur de température
Conception assistée par ordinateur
RÉALISÉ PAR
Ayoub AYYACH Lahcen CHEIKH ALI
Omar EL HADI SOUFIANE CHAANANE
EXAMINÉ PAR
Pr. Loubna Berrich
ANNÉE UNIVERSITAIRE
2024/2025
TABLE DES MATIERES
TABLE DES MATIERES 1
LISTE DES FIGURES 2
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION 3
1. Types de capteurs de température 3
a. Les thermocouples 3
b. Les sondes métalliques (les thermomètres à résistance RTD) 3
c. Les thermistances 4
CHAPITRE 2 : DESCRIPTION ET ÉTUDE DU CIRCUIT 5
1. Description du circuit 5
a. But du circuit 6
b. Structure du circuit 6
c. Avantages du circuit 6
d. Utilisation typique 7
2. Hypothèses fondamentales 7
3. Étude du circuit 7
CHAPITRE 3 : SIMULATION DU PROBLÈME AVEC PSPICE 9
1. Description de la simulation 9
2. 1er essai : 𝑻 = 𝟐𝟓 °𝑪 10
a. Résultat de la simulation 10
b. Interprétation 10
3. 2ème essai : 𝑻 = 𝟓𝟎 °𝑪 11
a. Résultat de la simulation 11
b. Interprétation 11
4. Interprétation générale 11
CHAPITRE 4 : CONCEPTION DU CIRCUIT 12
1. Structure générale du circuit 12
2. Vue 3D – Interprétation de la maquette 12
3. Vue du routage PCB (schéma de pistes) 13
4. Fonctionnalité du circuit sur PCB 13
5. Conclusion 14
CHAPITRE 5 : CONCLUSION 15
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Schéma de principe d'un thermocouple 3
Figure 2 : Sonde platine PT 100 4
Figure 3 : Des thermistances PTC 4
Figure 4 : Des thermistances NTC 4
Figure 5 : Schéma électrique du circuit 5
Figure 6 : Résultat de la simulation pour T = 25 °C 10
Figure 7 : Résultat de la simulation pour T = 50 °C 11
Figure 8 : Vue 3D de la maquette 12
Figure 9 : Schéma PCB du circuit 13
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION
Dans les systèmes industriels modernes, la surveillance et le contrôle des grandeurs physiques
sont indispensables pour garantir la qualité, la sécurité et la performance des procédés. Parmi
ces grandeurs, la température joue un rôle central : elle influence la réactivité chimique, le
comportement des matériaux, la consommation énergétique et la sécurité des machines.
La mesure précise de la température est donc une exigence dans de nombreux domaines :
génie chimique, production alimentaire, métallurgie, automatisation, médical ou encore
aéronautique. Une température mal contrôlée peut entraîner des pertes économiques
importantes, des risques pour le personnel ou la dégradation des équipements.
1. Types de capteurs de température :
a. Les thermocouples :
Un thermocouple est un capteur servant à mesurer la température. Il se compose de deux
métaux de natures différentes reliés à une extrémité.
Figure 1 : Schéma de principe d'un thermocouple
b. Les sondes métalliques (les thermomètres à résistance RTD) :
C’est une résistance qui augmente sa résistivité avec l’élévation de la température, on choisit
généralement le Platine vu sa noblesse et sa stabilité et on l’appelle : Sonde platine PT 100.
La valeur de la résistance équivalente du RTD peut être calculée approximativement à l'aide
de la formule suivante :
𝑅𝑡 = 𝑅0 (1 + 𝛼𝑇) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝛼 = 3.85 ∗ 10−3
▪ 𝑅𝑡 : la valeur de la résistance pour une température 𝑇 donnée.
▪ 𝑅0 : la valeur de référence du RTD à 0 °C.
▪ 𝛼 : la valeur du coefficient de température du matériau (en Ω/°𝐶).
Figure 2 : Sonde platine PT 100
Remarque :
On distingue aussi les Sondes platine Pt 200, Pt 500 et Pt 1000 pour avoir plus de précision
en négligeant la valeur des conducteurs par rapport à la valeur de la RTD.
c. Les thermistances :
Les CTP (Coefficient de Température Positif, en anglais
PTC, Positive Temperature Coefficient) sont des
thermistances dont la résistance augmente fortement
avec la température dans une plage de température
limitée (typiquement entre 0 et 100°C), mais diminue en
dehors de cette zone.
Les CTN (Coefficient de Température Négatif, en anglais
NTC, Negative Temperature Coefficient) sont des
thermistances dont la résistance diminue de façon Figure 3 : Des thermistances PTC
uniforme avec la température.
Figure 4 : Des thermistances NTC
CHAPITRE 2 : DESCRIPTION ET ÉTUDE DU CIRCUIT
1. Description du circuit :
La mesure précise de la température est une exigence fondamentale dans de nombreux
domaines industriels, scientifiques et médicaux. Pour répondre à cette exigence, il est essentiel
de convertir de manière fiable une variation de température en un signal électrique exploitable.
Le circuit étudié ici s'inscrit dans cette logique : il s'agit d’un système de mesure analogique
utilisant un capteur résistif dont la valeur change avec la température, intégré dans un pont de
Wheatstone.
Pour exploiter efficacement la faible variation de tension générée par le pont, le montage utilise
une architecture d’amplificateur d’instrumentation composée de trois amplificateurs
opérationnels. Cette structure permet une amplification différentielle du signal utile tout en
rejetant efficacement les signaux parasites et les bruits de mode commun. Ce type de montage
est reconnu pour sa grande stabilité, sa linéarité et sa capacité à offrir un gain élevé sans altérer
la fidélité du signal.
L’étude de ce circuit vise à comprendre son principe de fonctionnement, à analyser le rôle de
chaque sous-ensemble et à mettre en évidence la manière dont la température est traduite en
une tension proportionnelle. Cette analyse repose sur des considérations à la fois physiques
(variation de résistance avec la température) et électroniques (comportement des
amplificateurs en régime linéaire).
Le schéma électrique de ce circuit est donné par la figure 5.
Figure 5 : Schéma électrique du circuit
a. But du circuit :
Ce montage est conçu pour mesurer avec précision une température physique, en
convertissant cette information thermique en tension électrique exploitable. Il s’appuie sur un
capteur résistif dépendant de la température (typiquement une thermistance ou un RTD)
intégré dans un pont de résistances, et utilise des amplificateurs opérationnels pour amplifier
de façon sélective les variations liées uniquement à la température.
b. Structure du circuit :
Le circuit est composé de trois grandes parties :
Le capteur et le pont de résistances (ou pont de Wheatstone) :
▪ Le cœur de la détection de température repose sur un réseau de quatre résistances,
dont l’une varie légèrement avec la température.
▪ Ce pont est alimenté par une tension continue fixe.
▪ À température constante, la tension mesurée entre deux points du pont est nulle ou
stable.
▪ Lorsque la température change, la résistance sensible varie, déséquilibrant le pont : cela
crée une petite tension différentielle proportionnelle à la variation de température.
▪ Cette tension est très faible et bruitée : elle doit être amplifiée.
Les deux premiers amplificateurs opérationnels (amplification séparée) :
▪ Ces deux amplificateurs reçoivent chacun un des deux signaux issus du pont.
▪ Ils servent à préamplifier séparément chaque signal sans les inverser.
▪ Ils ont pour fonction d’élever le niveau des signaux tout en conservant leurs
caractéristiques différentielles.
▪ Cela améliore la sensibilité du montage sans introduire de distorsion ou de bruit
supplémentaire.
L’amplificateur différentiel final :
▪ Ce troisième amplificateur compare les deux signaux amplifiés précédemment.
▪ Il soustrait l’un de l’autre, ce qui permet de ne conserver que la différence entre les
deux (due à la température).
▪ Tout ce qui est commun aux deux signaux (comme des interférences ou des parasites)
est éliminé.
▪ Ce stade donne une tension de sortie proportionnelle uniquement à la température,
débarrassée des bruits indésirables.
c. Avantages du circuit :
▪ Il offre une forte sensibilité aux faibles variations de température.
▪ Il rejette les parasites électromagnétiques et les variations de tension commune (bruits
de fond).
▪ Il protège contre les erreurs de mesure liées aux longues connexions ou aux variations
de masse.
▪ La conception à trois amplificateurs permet une stabilité élevée et une linéarité idéale
pour les applications industrielles, biomédicales ou scientifiques.
d. Utilisation typique :
Ce type de montage est utilisé dans :
▪ Les thermomètres électroniques de haute précision
▪ Les systèmes embarqués pour la régulation thermique
▪ La métrologie pour la mesure exacte de températures ambiantes, corporelles ou
industrielles
▪ Les systèmes de sécurité thermique (détection de surchauffe)
En gros, ce circuit agit comme un intermédiaire intelligent entre une information thermique
très faible et un signal électrique clair, amplifié, et fiable, prêt à être exploité par un
microcontrôleur, un système d'acquisition ou un affichage. C’est un excellent exemple de
l’utilisation des montages analogiques en instrumentation pour convertir un phénomène
physique en données exploitables.
2. Hypothèses fondamentales :
On suppose que :
▪ Tous les amplificateurs opérationnels sont idéaux, par conséquent et en notant 𝜖 =
𝑉 + − 𝑉 − on a :
𝑉𝑠 = −𝑉𝑠𝑎𝑡 ; 𝜖 < 0 +
{ 𝑉𝑠 = 0 ; 𝜖 = 0 et {𝑖 − = 0
𝑉𝑠 = +𝑉𝑠𝑎𝑡 ; 𝜖 > 0 𝑖 =0
▪ La relation entre la résistance du résistor thermique et la valeur de la température
suivant une loi de la forme : 𝑅𝑇 = 𝑅(1 + 𝑥) avec 𝑥 = 𝛼𝑇 et 𝛼 = 10−3 °𝐾 −1.
▪ On suppose de plus que 𝑥 ≪ 1.
▪ On prend les valeurs de 𝑅0 , 𝑅1 et 𝑅2 sont égaux.
3. Étude du circuit :
Déterminons l’expression de la sortie 𝑉𝑠 en fonction de 𝑉𝑠1 , 𝑉𝑠2 , 𝑅3 et 𝑅4 :
L’AOP A3 est idéal et en contre-réaction, donc : 𝑖3+ = 𝑖3− = 0 et 𝑉3+ = 𝑉3− .
𝑉𝑠1 𝑉𝑠 𝑉𝑠2 0
+ 𝑅4 𝑉𝑠1 +𝑅3 𝑉𝑠 + 𝑅4 𝑉𝑠2
𝑅3 𝑅4 𝑅3 𝑅4
Et on a : 𝑉3− = 1 1 = et 𝑉3+ = 1 1 =𝑅
+ 𝑅3+𝑅4 + 3+𝑅4
𝑅3 𝑅4 𝑅3 𝑅4
𝑅4 𝑉𝑠1 +𝑅3 𝑉𝑠 𝑅4 𝑉𝑠2 𝑅
Donc : =𝑅 , d’où : 𝑅4 𝑉𝑠1 + 𝑅3 𝑉𝑠 = 𝑅4 𝑉𝑠2 et par suite : 𝑉𝑠 = 𝑅4 (𝑉𝑠2 − 𝑉𝑠1 ).
𝑅3+𝑅4 3+𝑅4 3
Déterminons l’expression respectivement de 𝑉𝑠1 et 𝑉𝑠2 en fonction de 𝑉𝑒1 et 𝑉𝑒2 :
L’AOP A1 est idéal et en contre-réaction, donc : 𝑖1+ = 𝑖1− = 0 et 𝑉1+ = 𝑉1− .
L’AOP A2 est idéal et en contre-réaction, donc : 𝑖2+ = 𝑖2− = 0 et 𝑉2+ = 𝑉2− .
Et on a :
−
𝑉𝑠1 𝑉2
+ 𝑉𝑠1 +𝑉2−
𝑅1 𝑅0
▪ 𝑉1− = 1 1 =
+ 2
𝑅1 𝑅0
▪ 𝑉1+ = 𝑉𝑒1
−
𝑉𝑠2 𝑉1
+ 𝑉𝑠2 +𝑉1−
𝑅2 𝑅0
▪ 𝑉2− = 1 1 =
+ 2
𝑅2 𝑅0
▪ 𝑉2+ = 𝑉𝑒2
On a donc :
𝑉𝑠1 = 2𝑉1− − 𝑉2− = 2𝑉1+ − 𝑉2+ = 2𝑉𝑒1 − 𝑉𝑒2
{
𝑉𝑠2 = 2𝑉2− − 𝑉1− = 2𝑉2+ − 𝑉1+ = 2𝑉𝑒2 − 𝑉𝑒1
Déduisons alors l’expression de la tension de sortie 𝑉𝑠 en fonction de 𝑉𝑒1, 𝑉𝑒2 , 𝑅3 et 𝑅4 :
On a donc :
𝑅4 𝑅4 𝑅4 3𝑅4
𝑉𝑠 = (𝑉𝑠2 − 𝑉𝑠1 ) = (2𝑉𝑒2 − 𝑉𝑒1 − 2𝑉𝑒1 + 𝑉𝑒2 ) = (3𝑉𝑒2 − 3𝑉𝑒1 ) = (𝑉 − 𝑉𝑒1 )
𝑅3 𝑅3 𝑅3 𝑅3 𝑒2
Entre les entrées différentielles 𝑉𝑒1 et 𝑉𝑒2 , on insère un pont de résistances alimenté par une
tension continue 𝑉𝑅 .
Déterminons l’expression de la sortie 𝑉𝑠 en fonction de la température 𝑇 :
On a :
𝑅 𝑉𝑅 𝑅 1 𝑉
𝑉𝑒1 = 𝑅+𝑅 𝑉𝑅 = et 𝑉𝑒2 = 𝑅+(1+𝑥)𝑅 𝑉𝑅 = 1+(1+𝑥) 𝑉𝑅 = 𝑥+2
𝑅
2
Donc :
3𝑅4 𝑉𝑅 𝑉𝑅 1 1 𝑅4 3 1 𝑅4
𝑉𝑠 = ( − ) = 3( − ) 𝑉𝑅 = ( 𝑥 − 1) 𝑉𝑅
𝑅3 𝑥 + 2 2 𝑥 + 2 2 𝑅3 2 1+ 𝑅3
2
3 𝑥 −1 𝑅4
= ((1 + ) − 1) 𝑉𝑅
2 2 𝑅3
En effectuant un développement limité d’ordre 1, on obtient donc :
3 𝑥 𝑅4 3𝑥 𝑅4
𝑉𝑠 = ((1 − ) − 1) 𝑉𝑅 = − 𝑉
2 2 𝑅3 4 𝑅3 𝑅
Et enfin on a :
3𝛼 𝑅4
𝑉𝑠 = − 𝑉 𝑇
4 𝑅3 𝑅
On a : −𝑉𝑐𝑐 ≤ 𝑉𝑠 ≤ 𝑉𝑐𝑐 , donc la plage de température qu’on peut mesurer :
4𝑅3 𝑉𝑐𝑐 4𝑅3 𝑉𝑐𝑐
− ≤𝑇≤
3𝛼𝑅4 𝑉𝑅 3𝛼𝑅4 𝑉𝑅
On donne : 𝑅0 = 2 𝑘Ω, 𝑅1 = 𝑅2 = 2 𝑘Ω, 𝑅3 = 1 𝑘Ω, 𝑅4 = 4 𝑘Ω et 𝛼 = 10−3 °𝐾 −1
On a : 𝑉𝑅 = 12 𝑉 et 𝑉𝑐𝑐 = 15 𝑉.
On trouve : 0 𝐾 ≤ 𝑇 ≤ 416.67 𝐾 ou bien −273.15 °𝐶 ≤ 𝑇 ≤ 143.52 °𝐶.
CHAPITRE 3 : SIMULATION DU PROBLÈME AVEC PSPICE
1. Description de la simulation :
Trois amplificateurs opérationnels (U4, U5, U6) : type UA741, configurés probablement en
mode amplificateur non-inverseur.
Résistances de gain :
▪ 𝑅1 , 𝑅2 , 𝑅3 , 𝑅4 , 𝑅5 , 𝑅6 et 𝑅7 : 1 kΩ
▪ 𝑅9 , 𝑅11 et 𝑅12 : 2 kΩ
▪ 𝑅10 : 4 kΩ
▪ 𝑅4 : il dépend de la température.
Sources d'alimentation :
▪ 𝑉1 : +12 V
▪ 𝑉3 , 𝑉6 , 𝑉7 , 𝑉8 , 𝑉10 et 𝑉11 : toutes +15 V
Connexion du capteur de température simulé : probablement en entrée de U4 (non explicite,
mais déduit de la chaîne de traitement).
2. 1er essai : 𝑻 = 𝟐𝟓 °𝑪 :
a. Résultat de la simulation :
Figure 6 : Résultat de la simulation pour 𝑇 = 25 °𝐶
b. Interprétation :
Stabilité :
▪ Les deux sorties sont parfaitement plates, confirmant l’absence d’oscillation ni de bruit
parasite.
▪ L’alimentation négative est stable à –10 V, gage d’un bon découplage et d’une bonne
régulation.
Gain et offset :
▪ Le capteur LM35 fournit 10 mV/°C → à 25 °C, on attend 0,25 V à l’entrée.
▪ Sur 𝑈1 , on observe ≃ 5,20 V : cela correspond à un gain ~20,8 (5,20 V / 0,25 V).
▪ U2 se situe à 5,67 V : la différence 𝑈2 − 𝑈1 ≃ 0,47 V traduit probablement un
ajustement d’offset ou un second étage d’amplification léger (gain partiel ou
calibration).
Marge par rapport aux rails :
▪ Les sorties sont situées loin des rails ±10 V, assurant un fonctionnement linéaire sans
saturation.
3. 2ème essai : 𝑻 = 𝟓𝟎 °𝑪 :
a. Résultat de la simulation :
Figure 7 : Résultat de la simulation pour 𝑇 = 50 °𝐶
b. Interprétation :
Linéarité :
▪ En passant de 25 °C à 50 °C, U1 passe de 5,20 V à 8,14 V, soit une augmentation de
Δ≈ 2,94 V pour +25 °C → ≈ 0,1176 V/°C.
▪ 𝑈2 passe de 5,67 V à 8,60 V, Δ≈ 2,93 V → ≈ 0,1172 V/°C.
▪ Ces pentes sont quasiment identiques et très proches de 10 mV/°C × gain (gain≈11,7)
attendu.
Répétabilité et précision :
▪ L’écart presque constant entre 𝑈2 et 𝑈1 (≈ 0,46 – 0,48 V) souligne la répétabilité du
second étage (offset ou calibration stable).
▪ L’absence de dérive dans le temps montre que le circuit est bien compensé
thermiquement et qu’il n’y a pas d’effet de « warm-up » des AOP sur cette plage
temporelle.
Sécurité d’usage :
▪ Avec un point à 8,6 V, on reste encore à plus de 1 V du rail +10 V, laissant une bonne
marge pour des excursions de température plus élevées ou des transitoires.
4. Interprétation générale :
La variation de la tension de sortie Vs en fonction de la température T s'explique par le
fonctionnement du capteur de température (comme le LM35), qui délivre une tension
analogique proportionnelle à la température, typiquement 10 mV/°C. Ainsi, lorsque la
température augmente, la tension en sortie du capteur augmente linéairement. Cette tension
est ensuite amplifiée par un ou plusieurs amplificateurs opérationnels configurés en mode non-
inverseur, ce qui permet d'obtenir une tension de sortie Vs plus élevée, proportionnelle à la
température mesurée. La variation de Vs reflète donc directement l'évolution de la
température, selon la loi 𝑉𝑠 = 𝐺 × (10 𝑚𝑉 × 𝑇) ou G est gain du circuit d'amplification.
CHAPITRE 4 : CONCEPTION DU CIRCUIT
1. Structure générale du circuit :
Le montage repose sur :
▪ Deux circuits intégrés à 8 ou 14 broches (Amplificateurs opérationnels doubles).
▪ Un réseau de résistances (𝑅1 à 𝑅9 ) disposées autour des amplis.
▪ Un composant bleu vertical qui est un potentiomètre réglable par un vis.
▪ Une résistance de température (RT1) qui est un capteur de type thermistance PTC.
2. Vue 3D – Interprétation de la maquette :
Dans la vue 3D du PCB :
▪ Les deux circuits intégrés noirs représentent les amplificateurs opérationnels, disposés
horizontalement, 𝐴1 , 𝐴2 , 𝐴3 selon le schéma théorique.
▪ Les résistances sont montées en surface (mais représentées comme traversantes dans
ce modèle) : elles jouent un rôle dans le gain, la balance du pont et la linéarité.
▪ Le composant bleu vertical comme il est dit auparavant, c’est un potentiomètre
réglable par un vis.
Figure 8 : Vue 3D de la maquette
3. Vue du routage PCB (schéma de pistes) :
La vue en topologie de pistes montre les connexions internes entre composants :
▪ Les pistes rouges sont des connexions sur la couche supérieure (top layer).
▪ Les pistes bleues sont sur la couche inférieure (bottom layer).
▪ Les vias (trous violets) relient les deux couches.
▪ Les composants sont bien identifiés par des empreintes de résistance (𝑅1 à 𝑅9 ) et les
deux boîtiers DIP au centre sont les AOP.
▪ Le capteur de température 𝑅𝑇1 est en bas au centre, connecté directement à un pont
de résistances.
Figure 9 : Schéma PCB du circuit
4. Fonctionnalité du circuit sur PCB :
▪ Alimenter un pont de résistances, où une des branches contient 𝑅𝑇1 , sensible à la
température.
▪ Extraire les tensions différentielles du pont pour les envoyer à deux amplificateurs
opérationnels (premier étage).
▪ Les deux signaux amplifiés sont envoyés à un amplificateur différentiel final (troisième
AOP) qui fournit la sortie 𝑉𝑠 .
▪ Les résistances 𝑅1 à 𝑅9 ajustent le gain de chaque étage ainsi que l’équilibre du pont.
▪ Le circuit est symétrique, assurant un bon rejet du mode commun (bruits parasites
identiques sur les deux voies).
5. Conclusion :
Ce circuit imprimé est une réalisation matérielle soignée d’un amplificateur d’instrumentation
pour mesure de température. Il est organisé de manière compacte, logique, et respecte les
bonnes pratiques de routage (pistes courtes, symétrie, séparation des signaux analogiques). Il
est particulièrement adapté à une utilisation pédagogique ou pour prototyper un système de
détection thermique précis dans un environnement contrôlé.
CHAPITRE 5 : CONCLUSION
Ce circuit permet de mesurer les variations de température avec précision grâce à l’utilisation
d’un pont de Wheatstone et d’amplificateurs opérationnels. Il transforme une faible variation
de résistance en un signal électrique amplifié. Ce système est fiable, facile à simuler, et peut
être utilisé dans de nombreuses applications industrielles ou domestiques.