Propriétés des bétons à Goma
Propriétés des bétons à Goma
« U.L.P.G.L/GOMA »
EPIGRAPHE
Albert Einstein
DEDICACES
A
mes parents MUNGUMWA SIYITWALWA Abdon et
KATSONGO KASIKA Jeanne
REMERCIEMENTS
La réalisation de ce travail n’est pas le résultat de nos seules propres forces mais plutôt
des efforts conjugués de plusieurs personnes à qui nous devons pleines reconnaissances.
Nos profonds remerciements s’adressent tout d’abord à l’Eternel Dieu Tout Puissant qui
n’a cessé de faire des merveilles pour nous.
Nos grandes reconnaissances s’en valent aux autorités académiques de l’ULPGL, et plus
particulièrement à celles de la Faculté des Sciences et des Technologies Appliquées,
Département de Génie Civil pour leurs efforts fournis ainsi que de nous avoir accordé le
laboratoire pour y effectuer les différents essais du présent travail, qu’elles trouvent ici leur
couronnement.
Nos sincères remerciements restent méritoires à nos ami(e)s, sœurs, frères, qui nous ont
aidé à atteindre nos objectifs, nous citons entre autres NGESERA Bénédicte, SOKI WA
MUHINDO Solange, KAMBALE WA MUHINDO Abed Nego et KASEREKA WA
MUHINDO Abner.
Nous ne saurions terminer sans toutefois remercier tous les camarades étudiants pour leur
parfaite collaboration, notamment : AMANI DUGA Yves, KUBUYA BINWA Patient, MAZEE
MOSSI, KAMBA TE NZANDO Elie, …
Que toutes les connaissances qui n’ont pas été citées ne se sentent pas oublier pour leurs
apports de tout genre qu’ils ont eu à notre égard, qu’ils trouvent ici l’expression de nos profondes
gratitudes.
SIGLES ET ABBREVIATIONS
°C : degré Celsius
AG : analyse granulométrique
C : dosage en ciment
cm : centimètre
E : proportion eau
E/C : rapport eau sur ciment
ES : équivalent de sable
fc28 : résistance caractéristique du béton à 28 jours
G : proportion gravier
kg : kilogramme
kN : kilo newton
Mf : module de finesse
MPa : méga pascal
N : Newton
S : proportion sable
ρ : masse volumique
RESUME
ABSTRACT
For a concrete, its targeted resistance on compression at after 28 days, its consistency
compatible with the nature of the structure to be realized and its durability of depend on the
quality of its constituents and their respective proportions. This work is aimed to characterize
different types of concretes made of different qualities of cements available in Goma town,
especially the ones brinded as Nyiragongo, Hima, Interlac, Simba, Nyati and Tororo. The
concretes that studied in this research were formulated in accordance with the Bolomey method,
using crushed sand and gravels of classes of 0/4 and 5/15, respectively. The resistance on
compression at 28 days with a dosage of 350 kg/m3 of the concrete for different cements listed
above were obtained as 4.5 MPa, 17 MPa, 18.4 MPa, 18.9 Mpa, 25 MPa and 27.6 MPa,
respectively. On the other hand, with a dosage of 400 kg/m3 of the concrete, the compressive
strengths at 28 days with NYIRAGONGO, HIMA, INTERLAC, SIMBA, NYATI and TORORO
cements were obtained as 16.2 MPa, 26 MPa, 20.2 MPa, 27 MPa, 28.7 MPa and 30.4 MPa,
respectively. These results lead to the conclusion that Tororo cement is the best one for that
purpose because it is the one which offers the best resistance considering that they are located in
the interval of usual compressive resistance, i.e. values between 20 and 40 MPa.
SOMMAIRE
EPIGRAPHE.................................................................................................................................... i
DEDICACES .................................................................................................................................. ii
SOMMAIRE .................................................................................................................................. ix
I. 2. 1. Le ciment ...................................................................................................................... 5
I. 2. 2. L’eau............................................................................................................................. 7
II. 1. 1. Echantillonnage......................................................................................................... 18
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................ 41
ANNEXES ....................................................................................................................................... I
INTRODUCTION GENERALE
Le béton doit ses caractéristiques à ses différents constituants. Les granulats appelés
matériaux inertes, sont en poids les principaux constituants du béton. Les granulats constituent le
squelette granulaire de ce matériau composite; ils lui confèrent donc l’essentiel de sa résistance
mécanique.
Le ciment, présent dans le béton en une quantité relativement faible, maintient ensemble
les autres constituants du béton. Cependant, malgré sa faible proportion, le ciment est le
constituant le plus important et le plus couteux, mais aussi le dosage et la qualité de ce dernier
déterminent la résistance du béton. En plus du rôle de liant, il complète la courbe
granulométrique du béton en éléments fins.
Quant aux adjuvants, ce sont des produits solubles dans l’eau qui, incorporés dans le
béton à des doses inférieures ou égales à 5% du poids du ciment améliorent certaines de ses
propriétés.
En outre, il s’est avéré que les bétons confectionnés avec l’utilisation des différents
ciments présents sur le marché à Goma, notamment les ciments Nyiragongo, Hima, Simba,
Tororo, Nyati et Interlac, de même classe donneraient des résistances différentes. Il en résulte
des préjugés sur l’un ou l’autre type de ciment. A titre illustratif, à Goma, le béton confectionné à
partir de ciment Nyiragongo est moins apprécié par rapport à celui confectionné à partir de
ciment Simba ou Hima de même classe.
De ce qui précède, il y a lieu d’affirmer que la diversité des ciments constitue une
contrainte à laquelle les ingénieurs de la ville de Goma se heurtent lorsqu’il faut effectuer le
choix du ciment qui devra être utilisé dans la confection du béton. Le présent travail, portant sur
une étude comparative des propriétés de bétons formulés à base des ciments présents sur le
marché à Goma et des granulats concassés, a été initié en vue d’apporter une contribution à la
résolution de ce problème.
Toutes choses étant égales par ailleurs, quelles sont les caractéristiques qu’offrent les
bétons confectionnés à base de chaque manufacture de ciment à Goma ?
La méthodologie et les techniques adoptées dans la présente étude sont les suivantes :
Le premier chapitre présente les généralités sur le béton, qui consiste en la présentation du
matériau béton, ses propriétés, ses constituants, son mode d’obtention ainsi que les différents
ciments utilisés dans la ville de Goma. Le second chapitre présente les matériels et méthodes de
recherche. Quant au troisième chapitre, il est consacré à la présentation et l’analyse des résultats
obtenus.
Chapitre premier
GENERALITES SUR LE BETON
On appelle béton une pierre artificielle obtenue grâce au durcissement d’un mélange de
liant, d’eau et de granulats choisis de façon rationnelle [1]. Le béton est l’un des matériaux les
plus importants dans tous les domaines de la construction. Ceci s’explique par le fait qu’il offre :
la possibilité de varier ses propriétés dans de longues limites en utilisant les composants aux
qualités correspondantes, et en appliquant des méthodes spéciales de traitement mécanique et
physico-chimique ; la facilité de traitement mécanique des mélanges de béton plastique, qui
permet de réaliser sans dépense sensible de main d’œuvre, des éléments de construction de
longue durée dont les formes et les dimensions sont les plus diverses ; la possibilité de
mécanisation totale des travaux de bétonnage, qualité économique du béton parce que 80 à 90%
de son volume est composé d’agrégats d’origine locale. Une bonne connaissance des propriétés
des matériaux de construction permet de bien les utiliser et de construire des ouvrages solides,
durables, et économiques. Le béton est un produit artificiel car il est produit par une technique et
non par la nature [2].
Le béton à travers ses performances et sa souplesse d’emploi est présent dans tous les
domaines du bâtiment et des travaux publics.
Le béton fait partie du cadre de vie. Il a mérité sa place par ses caractéristiques
de résistance, ses propriétés en matière thermique, sa résistance au feu, son isolation phonique,
son aptitude au vieillissement, ainsi que par la diversité qu’il permet dans les formes, les
couleurs et les aspects. Le béton a sa place dans les bâtiments d’habitation (logements,
écoles, hôpitaux…) aussi bien que dans les constructions liées à l’activité professionnelle
(business, ateliers, commerces, bureaux) ou dans des réalisations diverses (socioculturelles,
sportives ou de loisir…).
Le béton est dans les routes. Supprimant pratiquement toutes les servitudes inhérentes à
l’entretien, le béton routier s’est fait sa place dans tous les types de voiries, de
l’autoroute, au chemin de vignoble, en passant par les pistes cyclables. Dans les villes, les
dalles et les pavés en béton apportent leur esthétique particulière, en harmonie avec le mobilier
urbain.
I. 2. CONSTITUANTS DU BETON
Le béton est un mélange de ciment, eau, air, granulats et éventuellement d’adjuvants qui
doivent constituer un ensemble homogène. Les composants sont très différents : leurs
masses volumiques vont, dans les bétons courants, de 1 (eau) à 3 (ciment) t/m3; les
dimensions de leurs grains s’échelonnent de 0,5μm (grains les plus fins du ciment) à 25mm
(gravillons).
La pâte (ciment + eau), élément actif du béton enrobe les granulats avec pour objectif de
remplir les vides existants entre les grains et assurer la jonction de ces derniers. La confection
d’un béton approprié à sa destination consiste, à partir d’études graphiques ou expérimentales, à
déterminer la composition granulaire, le dosage et ses divers constituants.
I. 2. 1. Le ciment
Le ciment est un liant hydraulique, c’est-à-dire capable de faire prise dans l’eau. Il se
présente sous l’aspect d’une poudre très fine qui, mélangée avec de l’eau, forme une pate faisant
prise et durcissant progressivement dans le temps. Ce durcissement est dû à l’hydratation de
certains composés minéraux, notamment des silicates et des aluminates de calcium, la proportion
de chaux et de silice réactive devant être au moins de 50% de la masse du ciment [3].
I. 2. 1. 1. Types de ciments
Les types des ciments sont fonction de la teneur en clinker ainsi que d’autres constituants
secondaires. Il en existe plusieurs. Le tableau I. 1 reprend les différents types de ciments courants
normalisés avec indication, pour chacun d’eux, de leur désignation propre et des pourcentages
respectifs des constituants qu’il comporte [3].
Teneur des
Désignation Types de ciments Teneur en clinker constituants
secondaires
De même qu’il existe plusieurs sortes de ciments, ceux-ci présentent également des prises
différentes.
I. 2. 1. 2. Prise
Le phénomène de prise qui est déclenché par l’hydratation du ciment s’accompagne d’un
dégagement de chaleur plus ou moins important. Le déclenchement de ce phénomène est
accéléré par plusieurs facteurs parmi lesquels le type de ciment, la finesse de mouture du ciment,
la température ambiante, la présence des matières organiques dans l’eau. L’excès de l’eau de
gâchage quant à lui agit comme retardateur de prise [3].
D’une façon générale, les temps de prise sont de l’ordre de grandeur allant de 2h30 à
3h30 pour la grande majorité des ciments. Ces valeurs s’accroissent à une température ambiante
de 20 °C.
I. 2. 1. 3. Dosage en ciment
Le dosage en ciment est dépendant de plusieurs critères tels que le type de béton,
la destination de l’ouvrage, la résistance requise, les granulats utilisés. Le dosage n’est pas
déterminé par un calcul théorique absolu, mais il résulte de l’application de règles dont la
valeur a pu être appréciée à l’usage et vérifiée expérimentalement [1].
Le dosage en ciment a une influence directe sur la résistance mécanique du béton. Toutes
autres conditions égales par ailleurs, on peut dire que dans une certaine plage, la résistance est
sensiblement proportionnelle au dosage en ciment C [1].
I. 2. 2. L’eau
L’eau est nécessaire à l’hydratation du ciment, elle facilite aussi la mise en œuvre
du béton (effet lubrifiant), néanmoins son excès diminue le résistance et la durabilité du béton
[1].
L’eau doit être propre et ne doit pas contenir d’impureté nuisible (matière organique,
alcalis). L’eau potable convient toujours. Le gâchage à l’eau de mer est à éviter à cause
de la salinité. La quantité d’eau varie avec un très grand nombre de facteurs (teneur en
ciment, granulats, consistance recherchés du béton frais). Elle est en général comprise entre
140 et 210 l/m3 [1]. Il convient de tenir compte de l’eau apportée par les granulats. Il est
souvent utile de contrôler la plasticité à l’aide d’essais simples connus. Le rapport E/C est un
critère important des études de béton, c’est un paramètre essentiel de l’ouvrabilité du béton et de
sa qualité: résistance mécanique à la compression, durabilité.
I. 2. 3. Les granulats
Les granulats se différencient par leur nature, leur composition, leur origine, leur forme,
leur répartition granulométrique, leur masse volumique (granulats légers, granulats lourds).
Outre les granulats naturels, il existe aussi des granulats artificiels (laitiers, argiles
expansées etc.
Les granulats sont des matériaux de qualité et devant être non seulement propres mais
aussi avec une granulométrie bien définie. Les granulats utilisés dans le béton doivent permettre
le remplissage des moules ou des coffrages ainsi que l’enrobage des armatures [1]. Les granulats
sont regroupés selon les origines. Ainsi on distingue les granulats naturels et les granulats
artificiels.
Les granulats naturels regorgent les granulats roulés ainsi que les granulats concassés.
Les granulats roulés sont issus de dragages en rivière ou d’extraction dans les terrasses
alluviales. Ils nécessitent un lavage pour les débarrasser des argiles et d’autres impuretés. Leurs
formes sont arrondies et leur nature est calcaire ou silico-calcaire.
Les roches décomposables ou qui génèrent des granulats plats sont à éviter dans
l’élaboration du béton. Les granulats concassés nécessitent un dépoussiérage pour éliminer les
fines particules inférieures à 0,08 mm nuisibles à la résistance des bétons.
Les granulats artificiels et spéciaux proviennent soit des sous-produits industriels, soit des
fabrications spéciales en usine, soit des minéraux dont l’emploi est réservé à usage spécial.
a. Granulats de laitier
Le laitier de haut fourneau qui s’est refroidi lentement est proche d’une roche
artificielle cristallisée. Il est ensuite traité comme les granulats concassés pour au final générer
des granulats de laitier [1].
b. Granulats légers
Les granulats légers sont généralement les argiles ainsi que les polystyrènes expansés, la
vermiculite fabriquée avec certains micas et la perlite issue des laves volcaniques. Ils sont
appelés granulats légers à cause de leur masse volumique inférieure à celle des granulats
naturels [1].
Les granulats spéciaux servent à la fabrication des bétons spéciaux tels que les bétons
réfractaires (chromite, corindon, etc.) ainsi que les revêtements des sols des bâtiments industriels
(limonite, magnétite, fonte en paillettes, corindon, hématite, etc.).
Les granulats à employer dans le béton doivent assurer une résistance mécanique qui peut
s’exprimer par des résistances mécaniques à la fragmentation, à l’usure et au polissage. La
résistance mécanique des granulats dépend des caractéristiques intrinsèques de la roche
d’origine.
Le classement des granulats se fait par criblage. Le sable pauvre en éléments fins
de granularité constante (à l’exemple des sables de certains cours d’eau) subit une correction
par adjonction d’un sable fin, soit naturels à grains ronds, soit de broyage en proportion
convenable dans le but d’obtenir un sable composite de granularité admissible [4].
L’obtention du sable de granularité admissible à partir d’un sable très hétérogène, tantôt
pauvre en éléments fins, tantôt excédentaire, sa correction se résume à une coupure interne à une
maille judicieusement choisie, comprise généralement entre 0,4 et 0,8mm. La correction
appliquée génère deux sables, un fin et un gros qui, correctement dosés lors de la fabrication du
béton, permettent l’obtention d’un sable composite acceptable [4].
I. 2. 4. Les adjuvants
Les adjuvants modifient les propriétés des bétons et des mortiers auxquels ils sont
ajoutés. Par exemple, l’emploi des plastifiants-réducteurs d’eau et des supers plastifiants comme
adjuvants facilite la mise en place du béton dans les pièces minces fortement armées, ainsi que la
réalisation des bétons de hautes performances. On en définit les adjuvants retardateurs de prise
ainsi que des accélérateurs de prise [1].
L’étude de la composition d’un béton consiste à définir le mélange optimal des différents
granulats dont on dispose, ainsi que le dosage en ciment et en eau, afin de réaliser un béton dont
les qualités soient celles recherchées pour la construction de l’ouvrage ou de la partie de
l’ouvrage en cause. Les méthodes proposées sont nombreuses et il n’est pas possible de les citer
toutes, elles aboutissent à des dosages volumétriques ou de préférences pondéraux, le passage de
l’un à l’autre pouvant se faire, si nécessaire, par la connaissance de la densité apparente des
granulats en vrac.
I. 3. 1. Méthode de BOLOMEY
Par une formule appropriée, on trace une courbe granulométrique de référence et l’on
s’efforce de réaliser avec les granulats dont on dispose une composition granulaire totale (ciment
compris), dont la courbe soit aussi proche que possible de la courbe de référence théorique. Cette
méthode aboutit théoriquement tout ou moins à une granularité continue [3].
I. 3. 2. Méthode d’Abrams
C’est une règle de mélange basée sur l’obtention d’un certain module de finesse global
pour le mélange des granulats à partir de la connaissance des modules de finesse des granulats à
employer. Les modules de finesse du mélange sont choisis de manière que les vides dans le
mélange soient, en principe, réduits au minimum [3].
I. 3. 3. Méthode de Faury
En 1942, J. Faury proposa, comme suite à une étude générale du béton, une nouvelle loi
de granulation de type continu. Il s’inspirait pour cela d’une théorie de Caquot relative à la
compacité d’un granulat de dimension uniforme correspondant à un serrage moyen. La loi de
granulation qui en découle est une loi fonction de 5d, c’est pourquoi Faury adopta une échelle des
abscisses graduée en 5d. La courbe idéale conduisant à la compacité maximale est alors
théoriquement une droite, cependant Faury a distingué les grains fins et moyens (< D/2) des gros
grains (> D/2) et la pente de la droite de référence n’est pas la même pour chacune de ces deux
catégories [3].
Les abaques de Dreux permettent une approche pratique d’une composition de béton
répondant à des objectifs déterminés moyennant quelques hypothèses facilitant la démarche. Il
est bien évident qu’une fois cette composition déterminée, elle devra, être soumise à
l’expérimentation afin d’affiner les dosages indiqués. En général, les données telles que la
résistance à la compression du béton comprise entre 20 et 40 MPa à 28 jours ainsi que la
maniabilité sont déterminées par le cahier des charges du projet, les conditions du chantier ou la
disponibilité des matériaux. Selon les hypothèses de la théorie de Dreux le ciment doit être de
classe 42.5
Pour utiliser au mieux le béton, il faut bien connaître ses propriétés : d’une part à l’état
frais, alors qu’il est plastique et qu’on peut le travailler, d’autre part, à l’état durci, alors que sa
forme ne peut plus être modifiée mais que ses caractéristiques continuent à évoluer durant
de nombreux mois, voire des années.
La principale propriété du béton frais est la maniabilité ou l’ouvrabilité. C’est l’indice qui
indique l’aptitude à la mise en place du béton dans un moule. L’ouvrabilité se mesure à l’aide du
cône d’Abrams. Les bétons frais sont classifiés à partir des différents affaissements observés au
cône d’Abrams. Le tableau I. 2 reprend les différentes classes de consistance ainsi que leurs
domaines respectifs d’utilisation.
Lorsque la surface des grains est arrondie et lisse, la surface totale et le frottement
entre eux sont plus petits que si la forme est angulaire et la surface rugueuse. C’est pour
cela que le béton frais au gravier et au sable roulé est plus fluide que celui formé de pierres
concassées de sable de forme angulaire. Le choix de la fluidité d’une pâte de béton doit tenir
compte des dimensions et du type de construction, de la simplicité de l’armature et des
méthodes de mise en œuvre [5].
a. Le ressuage
b. La ségrégation
Les granulats placés dans la pâte de ciment sont soumis à leur poids propre, à la
poussée d’Archimède (étant donné que la pâte de ciment est considérée comme un fluide) et
aux forces de liaison (liées à la viscosité de la pâte) de la pâte. Lorsque les forces de liaison sont
faibles (faible viscosité de la pâte), les granulats, plus lourds tendent à descendre et les
bulles d’air, plus légères tendent à remonter vers la surface. Quand le béton est soumis
à des vibrations ou des chocs importants ou répétés, il y a risque de « décohésion » des
éléments les plus gros du mélange. Ainsi, la ségrégation est le phénomène de séparation des
éléments les plus gros du mélange. Ces derniers tendent à descendre.
I. 4. 2. 1. Résistance à la compression
En effet, une humidité de l’air élevée empêche l’évaporation de l’eau du béton, qui
provoquerait l’arrêt du durcissement tandis que l’élévation de la température accélère le
durcissement. Pour le bétonnage sous les basses températures la pratique des adjuvants est
employée.
Pour des rapports E/C < 0.4, la résistance à la compression est majorée de 38 %, lorsque
le béton est fabriqué avec des granulats concassés que ceux roulés et pour des rapports E/C =
0.65 la résistance ne varie pas [5].
Lorsque l’eau est en excès, celle qui n’entre pas en réaction chimique avec le ciment (eau
libre) s’évapore du béton en y formant des pores dont la présence réduit la compacité, et par
conséquent, diminue la résistance du béton. La réduction de l’eau par contre rend le béton frais
difficilement maniable, avec toutes les autres conséquences qui en découlent.
Les bétons courants ont une résistance à la compression comprise entre 20 et 40 MPa [6]
pour un rapport E/C de l’ordre de 0,5. Comme nous l’avons signalé dans le corps du travail, la
résistance mécanique des bétons se détermine généralement à l’aide des essais mécaniques
(NF ℓ18-404).
Le tableau I. 3 illustre les différents types de ciments qui sont utilisés dans la ville de
Goma lors de la formulation des bétons.
I. 6. CONCLUSION PARTIELLE
Chapitre deuxième
MATERIELS ET METHODES DE RECHERCHE
Ce chapitre présente les matériels et méthodes de recherche utilisés pour aboutir aux
résultats escomptés de ce travail. Il est scindé en deux parties à savoir : la recherche
documentaire et les travaux en laboratoire.
II. 1. 1. Echantillonnage
Les essais effectués en laboratoire portent nécessairement sur des quantités réduites des
matériaux, celles-ci devant permettre de mesurer les paramètres caractéristiques de l’ensemble de
matériau sur lequel on effectue le prélèvement. L’échantillon prélevé doit être représentatif de
l’ensemble.
Lorsqu’un matériau granulaire est mis en stock, les gros éléments ont tendance à rouler
en bas du tas tandis que le haut est plus riche en élément de faibles diamètres. Les matériaux sont
donc prélevés en haut, en bas, au milieu et à l’intérieur du tas de granulats, afin d’avoir un
échantillon aussi représentatif que possible de l’ensemble.
II. 1. 1. 2. Quartage
Le béton est un mélange dont la composition a une profonde influence sur ses
caractéristiques, mais si les caractéristiques attendues sont la plupart du temps bien définies, la
mise au point du béton peut s’avérer plus délicate. Les paramètres sont en effet nombreux : les
données du projet (caractéristiques mécaniques, dimensions de l’ouvrage, ferraillage, etc.), les
données du chantier (matériels de mise en œuvre, conditions climatiques, etc.), les données liées
aux propriétés du béton (maniabilité, compacité, durabilité, aspect, etc.).
La méthode de Bolomey a le mérite d’avoir ouvert la voie aux études de béton. Toutefois,
elle ne peut être appliquée qu’aux granulats dont la masse volumique absolue est comprise entre
2.5 et 2.7 kg/m3.
La figure II. 1 présente l’exemple d’une courbe de mélange régit par la relation II. 1 avec A
et D des constantes. L’équation est sous la forme d’une droite y = a + b x d’équation II. 1,
passant par les points d (0, A) et P (D, 100) dont la courbe optimale est illustrée à la figure II. 2.
𝒅
𝐏 = 𝐀 + (𝟏𝟎𝟎 − 𝐀)√𝑫 (II.1)
- A : représente le pourcentage d’éléments très fins contenus dans le mélange sec, éléments
qui ont une incidence sur la maniabilité de béton.
- D : est la dimension de la maille du tamis qui serait tous juste suffisante pour laisser
passer la totalité des granulats.
fréquent), si le point était situé au-delà de 1/ 3 de l’intervalle 16-20 ou à droite de 20 c’est 20 qui
serai la valeur retenue D.
1. Cas du ciment :
𝐦𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭
𝐂 % = 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 é𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐬 ∗ 𝟏𝟎𝟎 (II. 2)
Une méthode graphique nommée « méthode de Josiel » est appliquée. Cette dernière est
universelle, applicable à toutes les courbes optimales et tous les modes de graduation des axes.
La méthode de Josiel repose sur le tracé d’une parallèle à l’axe des coordonnées prenant
successivement les 3 cas :
a) Juxtaposition des deux courbes : la verticale ici est l’ordonnée correspondant à d2d3.
Cette verticale coupe la courbe optimale en un point M qui reporté en N sur l’échelle des
ordonnées détermine deux segments :
- Le segment ON : pourcentage des granulats d1d2 ou pourcentage des composants de
dimension inferieure à d2.
- Le segment N100 : c’est le pourcentage des granulats d3d4, ou pourcentage de tout ce qui
est supérieur à d2.
b) Superposition partielle des deux courbes : pour ce cas, la verticale est placée à l’abscisse
« d0 » telle que pour cette dimension de tamis le pourcentage de tamisât du gros élément
soit égal au pourcentage de refus du plus petit (ab = cd). M et N ont la même signification
que précédemment.
d2 + d3
c) Discontinuité entre les deux courbes : la verticale est au point d’abscisse : d0 = 2
Et la construction est la même que précédemment et la figure II. 6 sert de base à cet effet.
Les pourcentages seront déterminés sans qu’une nouvelle analyse granulométrique ne soit
nécessaire. Le pourcentage du ciment passe à travers tous les tamis. Le pourcentage de tamisât
des granulats est calculé pour chaque tamis sur base de pourcentage de tamisât de chaque
granulat et du pourcentage de granulat dans le mélange. Le pourcentage de tamisât du mélange
est le calcul de tous ces tamisât calculés à chaque granulat. Le tableau II. 2 présente la
détermination des constituants du mélange et la figure II. 7 illustre le tracé de la courbe optimale.
Constituant % 20 23 26 29 32 35 38 39 40 41
0.080 0.160 0.315 0.63 1.25 2.5 5.0 6.3 8 10
Ciment 13.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9
Sable 39.1 0.9 3.9 11.1 23.4 35.2 39.1 39.1 39.1 39.1
Gravillon 45 2.2 4.5 9 18.0
Totaux 100.0 15.9 15.7 19.8 27.5 39.3 51.1 57.5 59.5 64.0 73.0
Constituant % 42 43 44 45 46 47 48 49 50
12.5 16 20 25 31.5 40 50 63 80
Ciment 15.9 15.9 15.9 15.9
Sable 39.1 39.1 39.1 39.1
Gravillon 45 31.5 42.1 45.0
Totaux 100.0 86.5 97.7 100.0
Source : GHOMARI Fouad [7]
On ne s’est préoccupé que des éléments secs ; mais le béton contient aussi de l’eau, il
nous faut alors déterminer cette quantité.
Il n’existe pas de méthode rigoureuse pour cette détermination ; il est donc nécessaire de
faire un calcul en fonction des relations empiriques :
S’il s’agit de passoire au lieu de tamis le coefficient 1.17 serait remplacé par 1.
La quantité de l’eau doit être exprimée en pourcentage comme pour le ciment et les granulats,
par rapport au total des éléments secs.
𝐄𝟏+𝐄𝟐
𝐄 = 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 é𝐥é𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐬 × 𝟏𝟎𝟎 (II. 5)
Le rapport E/C est important dans la composition du béton ; cette valeur doit se
rapprocher le plus de 0.5.
L’essai de gâchée, fournit une valeur plus précise. Il s’agit d’introduire dans une
bétonnière des quantités de constituants secs proportionnelles à ceux calculés, après leur mélange
à sec, on ajoute l’eau progressivement jusqu’à ce que la consistance voulue soit obtenue.
La quantité d’eau qui y correspond est multipliée par le facteur de réduction pour
déterminer la quantité d’eau gâchage pour 1m3.
Le calcul du poids des éléments secs s’effectue en supposant connue la densité apparente du
béton.
La masse des éléments sec = masse total - masse de l’eau de gâchage ;
La masse des granulats = masse des éléments secs - masse du ciment ;
La masse de chaque granulat = % cumulé * masse des granulats.
Cette méthode donne des bétons riches en éléments fins, donc maniable, susceptibles de rester
bruts de décoffrage.
II. 2. 1. Le ciment
Les ciments utilisés dans la confection des différents bétons ont été conformes aux
normes NF P 15-301 et ENV 197-1 [9, 10]. Il s’agit des ciments pouzollaniques de classe CEM
IV/B 32.5 et des ciments portland composés de classe CEM II/B 32.5 dont respectivement le
ciment Hima et Nyati ainsi que le ciment Tororo, Nyiragongo, Interlac et Simba. Ces différents
ciments ont fait l’objet de l’essai de début de prise et de fin de prise, de consistance normale,
ainsi que de masse volumique absolue.
L’essai de consistance normale a été réalisé à l’aide de l’appareil de Vicat équipé d’une
sonde de diamètre de 10 mm, selon la norme NF EN 196-3 [11]. Le but était de déterminer la
quantité d’eau nécessaire pour trouver la pâte à consistance normale de ciment. La consistance
normale est atteinte lorsque la distance entre l’extrémité de la sonde et le fond du moule atteint 6
± 1 mm.
Les essais de prise ont été fait à l’aide de l’appareil de Vicat équipé d’une aiguille selon
la norme EN 196-3 [11] avec pour objectif de déterminer le temps de début de prise, qui
correspond au moment où l’on observe une augmentation de la viscosité, ou raidissement de la
pâte, et la fin de prise qui correspond au moment où la pâte cesse d’être déformable et se
transforme en un matériau rigide.
𝐌
ρabs = 𝐕𝟐−𝐕𝟏 (II. 7)
Les granulats ayant intervenu dans la formulation des bétons sont des concassés obtenus
à partir de la roche naturelle basalte d’origine locale extraite de carrière de l’aéroport de Goma.
La série d’essais sur les granulats s’est résumé à la recherche des caractéristiques
granulométriques, géométriques et physiques.
Les masses des différents refus ont été rapportées à la masse initiale du matériau et ont
été exprimées en pourcentage. Ces pourcentages ont servi dans le traçage de la courbe
granulométrique sur un graphique comportant en ordonnée le % des refus et les mailles D en
abscisse.
Le module de finesse des sables a été déterminé selon la norme XP P 18-540 [4], et a été
calculé selon la formule (II. 8).
MF = ∑ Refus cumulés en % des tamis (0,16 - 0,315 - 0,63 - 1,25 - 2,5 - 5 mm) (II. 8)
La masse volumique apparente a été déterminée selon les normes NF P 18-554 [13] pour
les graviers et NF P 18-555 [14] pour les sables. L'essai a consisté au remplissage d’un récipient
vide de volume (V) du matériau sec non tassé qui a été pesé pour en déduire la masse volumique
selon la formule II. 9.
𝐌
ρapp = (g/cm3) (II. 9)
𝐕
La masse volumique apparente a été déterminée selon les normes NF P 18-554 [13] pour
les graviers et NF P 18-555 pour les sables [14]. La méthode qui a été utilisée est celle de
l'éprouvette graduée. Elle a consisté à mesurer la masse, par unité de volume de matière pleine
sans aucun vide entre les grains en versant une quantité connue de granulat dans une quantité
d’eau. La différence de volume rapportée à la masse du matériau a donné la masse volumique
absolue. La masse volumique est calculée selon la formule II. 10.
𝐌
ρabs = (g/cm3) (II. 10)
𝐕𝟐−𝐕𝟏
Le degré de propreté du sable a été fourni par l’essai d’équivalent de sable (ES), selon la
norme XP P 18-597 [15], l’équivalent de sable a été déterminé selon la formule II. 11.
𝐡𝟏
ES =𝐡𝟐 ×100 (%) (II. 11)
L’essai réalisé sur le béton durci dans cette étude est la mesure de la résistance à la compression.
La détermination de la résistance à la compression simple des bétons s’est faite sur des
éprouvettes cylindriques, l’essai a été réalisé conformément à la norme BS 1881Ŕ partie 116
[17]. La presse est électrique à doubles manomètres et grands plateaux, ayant une capacité 5 000
kgf. Les résultats ont été obtenus par la formule (II. 12) :
𝐅
RC j = (MPa) (II. 12)
𝐀
Chapitre troisième
PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS
Ce chapitre présente les résultats des essais auxquels ont été soumis les différents
matériaux entrant dans la formulation des bétons ainsi que les diverses formulations des bétons
issus des différents ciments à différents dosages, leurs analyses ainsi que leurs comparaisons aux
exigences de normes considérées.
Les tableaux III. 1, III. 2 et III. 3 reprennent les résultats des essais sur les ciments.
A la lecture du tableau III. 1, le ciment Nyati requiert plus d’eau par rapport aux cinq
autres, soit 37.6 %, alors que le ciment Nyiragongo requiert moins d’eau (27,3%) pour avoir la
même pâte.
Le tableau III. 2 présente les temps de début et de fin de prise des différents ciments
obtenue sur des pâtes à consistance normale.
Le tableau III. 2 montre que le ciment Nyati connait un début de prise rapide (2h 08min.
05sec), suivi du ciment Tororo dont la prise commence à 3h 15min 40sec sur les six ciments
ayant fait l’objet de la présente étude, seul ces deux ciments ont un temps de début de prise
compris entre 1h et 3h 30min.
Les masses volumiques des ciments obtenus sont reprises dans le tableau III. 3
100
90
80
70
60
TAMISATS (%)
50
40
30
20
10
TAMIS (MM)
La valeur du module de finesse de ce sable est de 2.76, (valeur comprise entre 2,2 et 2,8)
ce qui atteste ainsi que sa granulométrie est convenable pour la confection des bétons.
Le tableau III. 4 présente les masses volumiques absolues et apparentes du sable et des
gravillons.
La lecture du tableau III. 4 révèle que la masse volumique absolue du sable concassé et
des graviers concassés sont respectivement de 2.61 g/cm3 et 2.59 g/cm3 tandis que leurs masses
volumiques apparentes sont respectivement de 1.67 et 1.35 g/cm3. Ainsi, les granulats répondent
à la condition de la méthode de BOLOMEY selon laquelle la masse volumique absolue doit être
comprise entre 2.5 et 2.7 g/cm3.
La fiche d’équivalent de sable en annexe atteste que celui-ci est de 90.1%. Par
conséquent, ce sable est très propre et convient à la formulation des bétons.
Le tableau III. 5 présente les dosages en divers éléments entre autres le sable, le gravier
ainsi que l’eau obtenus à partir de la méthode de Bolomey.
La lecture du tableau III. 5 prouve qu’au même dosage, le rapport E/C varie ainsi que la
quantité du sable et des graviers. Néanmoins, le passage du dosage 350 kg/m3 à 400 kg/m3 influe
sur la quantité des granulats ainsi que sur le rapport E/C.
Le tableau III. 6 présente les différentes valeurs d’affaissement au cône d’Abrams obtenu
pour les différents bétons confectionnés.
A partir du tableau III. 6 on constate que les bétons formulés aux différents dosages ont
un affaissement compris entre 5 et 9 cm et par conséquent sont des bétons plastiques destinés à la
construction des semelles coffrées, murs de soutènement, planchers, dallage, poutre, poteau,
voile. Néanmoins, le ciment Nyiragongo et interlac présente une particularité selon laquelle le
passage de dosage 350 à 400 connait un accroissement de l’affaissement alors que les autres
ciments ont un comportement contraire à celui-ci.
Les valeurs de la résistance en compression des éprouvettes des bétons formulés à l’aide
de la méthode de Bolomey sont présentées dans le tableau III. 7.
Le tableau III. 7 présentes les différentes résistances en compression des différents bétons
dosés à 350 et 400 kg/m3. Nous constatons que le béton à base du ciment Tororo offre une
résistance de 27.6 MPa au dosage 350 kg/m3 et 30.4 MPa au dosage 400 kg/m3. Vient ensuite le
béton à base du ciment Nyati avec les résistances 25.3 MPa et 28.7 MPa respectivement au
dosage 350 kg/m3 et 400 kg/m3. Ces deux ciments correspondants offrent des meilleures
résistances des bétons puisque les résistances de ces derniers se situent dans l’intervalle de 20 à
40 MPa (résistances usuelles).
Au dosage de 350 kg/m3 les ciments Tororo et Nyati permettent d’obtenir des bétons de
plus grandes résistances, atteignant et excédant la valeur usuelle de 20MPa. A un dosage de 400
kg/m3 tous les ciments étudiés permettent d’obtenir des résistances de béton de cette valeur.
CONCLUSION GENERALE
Le présent travail s’est articulé sur l’étude des bétons à base des différents ciments
disponibles dans la ville de Goma en vue de leur meilleure utilisation dans la construction de
celle-ci. Pour arriver aux résultats escomptés, les différents ciments à l’instar du ciment Hima,
Nyiragongo, Nyati, Simba, Interlac et Tororo ont été soumis aux essais de caractérisation
physique. Ceux-ci ont révélé que ces différents ciments sont conformes à la norme NF P 15-301
[18].
Partant de cette observation, il s’en suit qu’à dosage identique en divers constituants, les
bétons fabriqués à base des ciments de Tororo et Nyati offrent des meilleures résistances en
compression à 28 jours. Ces ciments peuvent donc être utilisés pour la confection des bétons
pour la réalisation des éléments porteurs (semelles, colonnes, poutres). Les bétons confectionnés
à base des ciments Simba, Interlac, Hima et Nyiragongo ont offert des résistances moindres que
ceux fabriqués à base les deux premiers. Il s’en suit que l’utilisation de ces derniers dans la
confection des bétons pour éléments porteurs nécessiterait la prise des mesures complémentaires
telles que l’utilisation d’adjuvants permettant l’amélioration de la résistance des bétons
confectionnés.
La présente étude s’est étendue juste sur les bétons dosés à 350 kg/m3 et 400 kg/m3 et n’a
pas pu considérer d’autres dosages suite aux différentes difficultés. Il n’a pas pris également en
considération le ciment Twiga à cause de sa rareté sur le marché.
Nous ne pouvons pas prétendre étudier ou terminer tous les aspects liés aux propriétés
des bétons formulés à base de granulats concassés et différents ciments de la ville de Goma. Des
études futures pourraient s’intéresser aux mêmes études que le présent travail, mais en
envisageant l’association des adjuvants pour l’amélioration des résistances des bétons
confectionnés. De même, des études en vue de l’utilisation des ciments de classe 42.5 restent à
envisager.
BIBLIOGRAPHIE
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Sciences et Technologies appliquées, ULPGL, 2015-2016, 58p ;
2. NKONDI MBAKI, Cours de physique et technologie du béton, cours inédit, Faculté
polytechnique, UNIKIN, décembre 2010 ;
3. Jean FESTA, Georges DREUX, Nouveau guide du béton et de ses constituants, EYROLLES,
8ème Edition 1998, 418p ;
4. Norme Française XP P 18-540, Granulats-Définitions, conformité, spécifications, indice de
classement : P 15-540, 1997 ;
5. A. M. NEVILLE, Propriétés des bétons, traduit par le CRIB, EYROLLES, 2000, 806p ;
6. François NGAPGUE, Cours de béton armé I, cours inédit, Faculté des Sciences et
Technologies appliquées, ULPGL, 2014-2015, 57p ;
7. GHOMARI Fouad, Cours de matériaux de construction, Faculté de technologie, département
de génie civil, université ABOUBEKR BELKAID, 55p ;
8. Norme Française P 18-553, Granulats-Préparation d’un échantillon pour essai, AFNOR,
1990 ;
9. Norme Française P 15-301, Liants hydrauliques-Définitions, classification et spécifications
des ciments, AFNOR, 1994 ;
10. Norme Française EN 197-1, Ciment-Partie 1 : composition, spécifications et critères de
conformité des ciments courants, AFNOR, 2001 ;
11. Norme européenne EN 196-3, Méthodes d’essai des ciments, partie 3 : Détermination du
temps de prise et de la stabilité, AFNOR Tome 3, 1995 ;
12. Norme Française P 18-560, Granulats-Analyse granulométrique par tamisage, AFNOR,
1990 ;
13. Norme Française P 18-554, Granulats-Mesures des masses volumiques, de la porosité, du
coefficient d’absorption et de la teneur en eau des gravillons et cailloux, AFNOR, 1990 ;
14. Norme Française P 18-555, Granulats-Mesures des masses volumiques, de la porosité, du
coefficient d’absorption et de la teneur en eau du sable, AFNOR, 1990 ;
15. Norme Française XP P 18-597, Granulats-Détermination de la propreté des sables :
équivalent de sable à 10 % de fines, AFNOR, 1990 ;
16. Norme Française P 18-451, Béton frais essai d’affaissement au cône, Béton et constituants
du béton, T2 ciment et chaux, recueil de normes françaises AFNOR, 1990 ;
17. Britisch Standard, 1881-BS, partie 116, 1983 ;
18. Norme Française NF P 15-301, Liants hydrauliques-ciments courants-composition,
spécifications et critères de conformité, AFNOR, 1994 ;
19. François NGAPGUE, Cours de mécanique des sols, cours inédit, Faculté des Sciences et
Technologies appliquées, ULPGL, 2014-2015, 55p ;
20. HANGI KIBIRITI Bienvenu, Etudes des constituants et analyse des méthodes en vue de la
composition des bétons dans la ville de Goma, Mémoire, Faculté des Sciences et
Technologies appliquées, ULPGL, 2013-2014 ;
21. DUPAIN R., LANCHON R., SAINT-ARROMAN JC, Granulats, sols, ciments et bétons,
CASTEILLA, 1995, 236p ;
22. Georges DREUX, Nouveau guide du béton, EYROLLES, 3ème Edition 1981, 155p ;
23. Norme Française P 18-558, Granulats : Détermination de la masse volumique absolue des
fines, AFNOR, 1990.
ANNEXES
2. Essai de prise
100
90
80
70
60
TAMISATS (%)
50
40
30
20
10
TAMIS (MM)
C O M P O S I T I O N G R A N U L O M E T R I Q U E G R AV I E R
CONCASSE
100
90
80
70
TAMISATS (%)
60
50
40
30
20
10
0
4 5 6.3 8 10 12.5 16 20
TAMIS (MM)
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon avant essai (g) 300 300 300
2 Volume d’eau initial (cm3) 200 200 200
3 Volume final (cm3) 315 315 315
4 Masse spécifique (g/cm3) 2.61 2.61 2.61
5 Moyenne 2.61
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon avant essai (g) 300 300 300
2 Volume d’eau initial (cm3) 200 200 200
3 Volume final (cm3) 316 316 316
4 Masse spécifique (g/cm3) 2.59 2.59 2.59
5 Moyenne 2.59
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon (g) 333.4 333.4 333.4
2 Volume (cm3) 200 200 200
3 Masse spécifique (g/cm3) 1.67 1.67 1.67
4 Moyenne 1.67
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon (g) 270.1 270.1 270.1
2 Volume (cm3) 200 200 200
3 Masse spécifique (g/cm3) 1.35 1.35 1.35
4 Moyenne 1.35
9. Equivalent de sable
CIMENT NYIRAGONGO
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
350
C% = 2 200 ∗ 100 = 15.9 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 350 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 526 kg (350 + 176)
Le total à mouiller est 121 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 526 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 674 kg (2 200 - 526)
0.1 ∗1 674
Donc eau = 3 = 97 kg
1.17∗ √0.16∗20
218
E % = 2 200 ∗ 100 = 9.9 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 15.9 2.997 5.3 14.47 334.25 1 334.25
S 62.1 2.6 23.88 56.49 1304.54 1.67 781.16
G 22 2.59 8.49 2.31 20.02 462.22 1.35 342.39
E 9.9 1 9.9 9.02 208.26 1 208.26
TOTAUX 109.9 47.6 100 2309.28
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 16.5 2.997 5.37 14.89 350 1 350
S 61.5 2.6 23.64 55.37 1263 1.67 756
G 22 2.59 8.49 2.28 19.82 452 1.35 335
E 11 1 11 9.91 226 1 226
TOTAUX 111 48.67 100 2291
CIMENT HIMA
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
350
C% = 2 200 ∗ 100 = 15.9 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 350 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 526 kg (350 + 176)
Le total à mouiller est 121 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 526 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 674 kg (2 200 - 526)
0.1 ∗1 674
Donc eau = 3 = 97 kg
1.17∗ √0.16∗20
3. Pourcentage eau
218
E % = 2 200 ∗ 100 = 9.9 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 15.9 2.916 5.46 14.47 333.22 1 333.22
S 62.1 2.6 23.88 56.49 1300.51 1.67 778.75
G 22 2.59 8.49 2.30 20.02 460.8 1.35 341.33
E 9.9 1 9.9 9.02 207.62 1 207.62
TOTAUX 109.9 47.74 100 2302.14
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 16.58 2.916 5.68 14.73 350 1 350
S 61.42 2.6 23.62 54.57 1219 1.67 730
G 22 2.59 8.49 2.24 19.55 436 1.35 324
E 12.55 1 12.55 11.15 249 1 249
TOTAUX 112.55 50.35 100 2254
CIMENT TORORO
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
350
C% = 2 200 ∗ 100 = 15.9 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 350 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 526 kg (350 + 176)
Le total à mouiller est 121 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 526 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 674 kg (2 200 - 526)
0.1 ∗1 674
Donc eau = 3 = 97 kg
1.17∗ √0.16∗20
218
E % = 2 200 ∗ 100 = 9.9 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 15.9 2.977 5.34 14.47 334 1 334
S 62.1 2.6 23.88 56.49 1303.56 1.67 780.58
G 22 2.59 8.49 2.31 20.02 461.88 1.35 342.13
E 9.9 1 9.9 9.02 208.1 1 208.1
TOTAUX 109.9 47.63 100 2307.55
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 16.55 2.977 5.56 14.96 350 1 350
S 61.45 2.6 23.64 55.57 1273 1.67 762
G 22 2.59 8.49 2.29 19.89 456 1.35 337
E 10.6 1 10.6 9.58 220 1 220
TOTAUX 110.6 48.29 100 2299
CIMENT SIMBA
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
350
C% = 2 200 ∗ 100 = 15.9 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 350 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 526 kg (350 + 176)
Le total à mouiller est 121 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 526 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 674 kg (2 200 - 526)
0.1 ∗1 674
Donc eau = 3 = 97 kg
1.17∗ √0.16∗20
218
E % = 2 200 ∗ 100 = 9.9 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 15.9 2.952 5.39 14.47 334 1 334
S 62.1 2.6 23.88 56.49 1302.32 1.67 779.84
G 22 2.59 8.49 2.31 20.02 461.44 1.35 341.81
E 9.9 1 9.9 9.02 207.9 1 207.9
TOTAUX 109.9 47.63 100 2305.36
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 16.56 2.952 5.61 14.68 350 1 350
S 61.44 2.6 23.63 54.48 1217 1.67 728
G 22 2.59 8.49 2.23 19.51 436 1.35 323
E 12.77 1 12.77 11.32 253 1 253
TOTAUX 112.77 50.5 100 2256
CIMENT INTERLAC
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
350
C% = 2 200 ∗ 100 = 15.9 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 350 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 526 kg (350 + 176)
Le total à mouiller est 121 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 526 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 674 kg (2 200 - 526)
0.1 ∗1 674
Donc eau = 3 = 97 kg
1.17∗ √0.16∗20
218
E % = 2 200 ∗ 100 = 9.9 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 15.9 2.918 5.45 14.47 333 1 333
S 62.1 2.6 23.88 56.49 1300.61 1.67 778.81
G 22 2.59 8.49 2.30 20.02 460.83 1.35 341.36
E 9.9 1 9.9 9.02 207.63 1 207.63
TOTAUX 109.9 47.74 100 2302.32
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 16.58 2.918 5.68 14.83 350 1 350
S 61.42 2.6 23.62 54.94 1238 1.67 742
G 22 2.59 8.49 2.25 19.68 444 1.35 329
E 11.8 1 11.8 10.55 238 1 238
TOTAUX 111.8 49.6 100 2270
CIMENT NYATI
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
350
C% = 2 200 ∗ 100 = 15.9 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 350 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 526 kg (350 + 176)
Le total à mouiller est 121 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 526 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 674 kg (2 200 - 526)
0.1 ∗1 674
Donc eau = 3 = 97 kg
1.17∗ √0.16∗20
218
E % = 2 200 ∗ 100 = 9.9 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 15.9 2.891 5.5 14.47 333 1 333
S 62.1 2.6 23.88 56.49 1299.23 1.67 777.98
G 22 2.59 8.49 2.30 20.02 460.34 1.35 340.99
E 9.9 1 9.9 9.02 207.41 1 207.41
TOTAUX 109.9 47.79 100 2299.87
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 16.59 2.891 5.74 14.76 350 1 350
S 61.41 2.6 23.62 54.65 1223 1.67 732
G 22 2.59 8.49 2.24 19.58 438 1.35 324
E 12.37 1 12.37 11.01 246 1 246
TOTAUX 112.37 50.22 100 2257
CIMENT NYIRAGONGO
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
400
C% = 2 200 ∗ 100 = 18.18 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 400 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 576 kg (400 + 176)
Le total à mouiller est 132.5 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 576 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 624 kg (2 200 - 576)
0.1 ∗1 624
Donc eau = 3 = 94.2 kg
1.17∗ √0.16∗20
226.7
E % = 2 200 ∗ 100 = 10.3 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.18 2.997 6.07 16.48 379.8 1 379.8
S 59.82 2.6 23.01 54.23 1249.57 1.67 748.24
G 22 2.59 8.49 2.30 19.95 459.57 1.35 340.42
E 10.3 1 10.3 9.34 215.23 1 215.23
TOTAUX 110.3 47.87 100 2304.17
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.97 2.997 6.33 16.99 400 1 400
S 59.03 2.6 22.71 52.9 1202 1.67 720
G 22 2.59 8.49 2.27 19.71 448 1.35 332
E 11.6 1 11.6 10.39 236 1 236
TOTAUX 111.6 49.13 100 2286
CIMENT HIMA
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
400
C% = 2 200 ∗ 100 = 18.18 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 400 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 576 kg (400 + 176)
Le total à mouiller est 132.5 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 576 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 624 kg (2 200 - 576)
0.1 ∗1 624
Donc eau = 3 = 94.2 kg
1.17∗ √0.16∗20
226.7
E % = 2 200 ∗ 100 = 10.3 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.18 2.916 6.24 16.48 378.47 1 378.47
S 59.82 2.6 23.01 54.23 1245 1.67 745.62
G 22 2.59 8.49 2.30 19.95 458 1.35 339.23
E 10.3 1 10.3 9.34 214 1 214
TOTAUX 110.3 48.04 100 2296
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 19.02 2.916 6.52 16.23 400 1 400
S 58.98 2.6 22.68 52.34 1075 1.67 644
G 22 2.59 8.49 2.14 18.78 401 1.35 297
E 17.16 1 17.16 14.65 313 1 313
TOTAUX 117.16 54.86 100 2189
CIMENT TORORO
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
400
C% = 2 200 ∗ 100 = 18.18 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 400 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 576 kg (400 + 176)
Le total à mouiller est 132.5 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 576 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 624 kg (2 200 - 576)
0.1 ∗1 624
Donc eau = 3 = 94.2 kg
1.17∗ √0.16∗20
226.7
E % = 2 200 ∗ 100 = 10.3 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.18 2.977 6.12 16.48 379.48 1 379.48
S 59.82 2.6 23.01 54.23 1248.5 1.67 747.6
G 22 2.59 8.49 2.30 19.95 459.2 1.35 340.13
E 10.3 1 10.3 9.34 215 1 215
TOTAUX 110.3 47.91 100 2302.2
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.98 2.977 6.37 16.68 400 1 400
S 59.02 2.6 22.7 51.88 1150 1.67 689
G 22 2.59 8.49 2.22 19.34 429 1.35 317
E 13.76 1 13.76 12.1 268 1 268
TOTAUX 113.76 51.33 100 2247
CIMENT SIMBA
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
400
C% = 2 200 ∗ 100 = 18.18 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 400 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 576 kg (400 + 176)
Le total à mouiller est 132.5 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 576 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 624 kg (2 200 - 576)
0.1 ∗1 624
Donc eau = 3 = 94.2 kg
1.17∗ √0.16∗20
226.7
E % = 2 200 ∗ 100 = 10.3 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.18 2.952 6.16 16.48 379.07 1 379.07
S 59.82 2.6 23.01 54.23 1247.16 1.67 746.8
G 22 2.59 8.49 2.30 19.95 458.68 1.35 339.76
E 10.3 1 10.3 9.34 215 1 215
TOTAUX 110.3 47.96 100 2299.73
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.99 2.952 6.43 16.82 400 1 400
S 59.01 2.6 22.7 52.26 1168 1.67 699
G 22 2.59 8.49 2.23 19.49 435 1.35 323
E 12.9 1 12.9 11.43 255 1 255
TOTAUX 112.9 50.52 100 2258
CIMENT INTERLAC
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
400
C% = 2 200 ∗ 100 = 18.18 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 400 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 576 kg (400 + 176)
Le total à mouiller est 132.5 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 576 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 624 kg (2 200 - 576)
0.1 ∗1 624
Donc eau = 3 = 94.2 kg
1.17∗ √0.16∗20
226.7
E % = 2 200 ∗ 100 = 10.3 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.18 2.918 6.23 16.48 378.51 1 378.51
S 59.82 2.6 23.01 54.23 1245.29 1.67 745.68
G 22 2.59 8.49 2.30 19.95 458 1.35 339.26
E 10.3 1 10.3 9.34 214.49 1 214.49
TOTAUX 110.3 48.04 100 2296.29
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 19.01 2.918 6.52 16.98 400 1 400
S 58.99 2.6 22.69 52.67 1187 1.67 711
G 22 2.59 8.49 2.25 19.64 443 1.35 328
E 11.98 1 11.98 10.7 241 1 241
TOTAUX 111.98 49.68 100 2271
CIMENT NYATI
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C% = ∗ 100
Masse totale des éléments secs
400
C% = 2 200 ∗ 100 = 18.18 %
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 400 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 576 kg (400 + 176)
Le total à mouiller est 132.5 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 576 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 624 kg (2 200 - 576)
0.1 ∗1 624
Donc eau = 3 = 94.2 kg
1.17∗ √0.16∗20
226.7
E % = 2 200 ∗ 100 = 10.3 %
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 18.18 2.891 6.23 16.48 378.05 1 378.05
S 59.82 2.6 23.01 54.23 1248.79 1.67 744.78
G 22 2.59 8.49 2.29 19.95 457.44 1.35 338.85
E 10.3 1 10.3 9.34 214.23 1 214.23
TOTAUX 110.3 48.09 100 2293.51
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 19.03 2.891 6.58 16.41 400 1 400
S 58.97 2.6 22.68 50.83 1097 1.67 657
G 22 2.59 8.49 2.16 18.97 409 1.35 303
E 15.99 1 15.99 13.79 298 1 298
TOTAUX 115.99 53.75 100 2204