Impact de la digitalisation bancaire
Impact de la digitalisation bancaire
D OSSIER
‘ENTREPRISE
ANNÉE UNIVERSITAIRE : 2023-2024
DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Notre Équipe
Sommaire
Remerciements 06
Avant-Propos 07
Inroduction 08
04
DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Conclusion 70
71
Bibliographie
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Remerciements
“Nous tenons tout d’abord à exprimer notre sincère gratitude envers notre chère
encadrante, Madame CHAIMAE OUCHICHA pour son accompagnement,
pour ses conseils et directives tout au long du semestre, qui nous ont été précieux
pour la réalisation de ce travail.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Avant-Propos
Depuis 1994, l’ENCG SETTAT n’a cessé de faire preuve de beaucoup de dévouement
concernant l’excellence de la qualité de la formation qu’elle offre à ses étudiants chaque
année. Grâce à un staff exceptionnel et à des professeurs compétents, L’ENCG SETTAT a su,
sans aucun doute, conserver son image et sa réputation non seulement au niveau national,
mais également sur un plan plus élargi: l’international en donnant naissance à des profils
polyvalents ayant le souci du détail.
Parmi les éléments importants offerts par L’ENCG SETTAT afin de renforcer la formation,
on retrouve le dossier d’entreprise qui a pour principal objectif, faire passer les étudiants
d’une mentalité théorique à une autre plutôt pratique et ceci en les poussant à sortir de leur
zone de confort et confronter le monde de l’entreprise: constats, problématiques, travail de
groupe, recherche de solutions, collecte d’informations… Tout est mis en jeu.
Cet ainsi que, suite à une troisième année pleine de diversité au niveau du programme, noua=s
avons pu approfondir nos connaissances sur le marché financier marocain et ses défis. C’est
dans cette perspective là que nous avons décidé de mener notre étude du dossier d’entreprise
sur la banque “AttijariWafa Bank”.
Tout au long de ce dossier, se dressera une vue générale sur le marché bancaire au Maroc
avant de traiter précisément le cas de AttijariWafa Bank. En posteriori la résolution de la
problématique choisie après avoir décortiqué toutes les données ainsi que les détails
théoriques.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Inroduction
Dans une ère où l’'essor rapide de la technologie numérique a transformé de manière
significative le paysage des services bancaires à travers le monde, les institutions financières
sont conduites à adopter des technologies avancées pour offrir des services plus efficaces,
sécurisés et conviviaux. Au Maroc, Attijariwafa Bank, l'une des principales banques du pays,
n'a pas échappé à cette tendance. La digitalisation de ses services bancaires représente une
étape cruciale pour répondre aux besoins croissants de ses clients en termes de commodité et
de rapidité.
La digitalisation des services bancaires englobe une variété de services tels que la banque en
ligne, les applications mobiles, les guichets automatiques intelligents, et les services bancaires
automatisés, qui permettent aux clients de gérer leurs finances de manière plus autonome et
flexible. Cette transformation vise non seulement à améliorer l'efficacité opérationnelle de la
banque, mais aussi à offrir une expérience client enrichie. Toutefois, la transition vers des
services numériques n'est pas sans défis, et il est essentiel de comprendre comment ces
innovations affectent la satisfaction et la fidélité des clients.
La satisfaction des clients est un indicateur clé de performance pour toute institution
financière. Elle reflète la perception des clients quant à la qualité des services fournis et leur
capacité à répondre à leurs attentes. De plus, la fidélité des clients, souvent liée à leur niveau
de satisfaction, est cruciale pour la rétention des clients et la pérennité de la banque. Dans un
marché hautement concurrentiel, fidéliser les clients grâce à des services numériques
performants peut constituer un avantage stratégique significatif.
Problématique de Recherche
La problématique centrale de cette étude est la suivante : « Quel est l'impact de la
digitalisation des services bancaires d'Attijariwafa Bank sur la satisfaction et la fidélité des
clients au Maroc ? » Cette question est essentielle pour déterminer dans quelle mesure la
transformation numérique des services bancaires peut améliorer l'expérience client et
renforcer la fidélité des clients dans un contexte où les attentes des consommateurs évoluent
rapidement.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Objectifs de l'Étude
Pour répondre à cette problématique, l'étude vise à atteindre les objectifs suivants :
1. Évaluer le niveau de satisfaction des clients vis-à-vis des services bancaires digitalisés
d'Attijariwafa Bank.
2. Analyser la relation entre la digitalisation des services bancaires et la fidélité des
clients.
3. Identifier les facteurs spécifiques de la digitalisation qui influencent la satisfaction et
la fidélité des clients.
4. Formuler des recommandations pour améliorer les services bancaires digitalisés et,
par conséquent, la satisfaction et la fidélité des clients.
Structure de l'Étude
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
PARTIE 1 :
LA DIGITALISATION DES SERVICES
BANCAIRES SUR LA SATISFACTION
ET LA FIDÉLITÉ DES CLIENTS
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
1.Définition
La fidélité des clients dans le secteur
bancaire est un concept multidimensionnel
qui représente l'engagement continu des
clients envers une institution bancaire
spécifique. Cette fidélité se manifeste par la
rétention des clients sur le long terme, leur
disposition à souscrire à divers produits et
services offerts par la même banque, ainsi
que leur tendance à recommander cette
banque à leurs amis, famille et collègues. La
fidélité des clients est une composante
cruciale de la stratégie de croissance
durable des banques, car elle engendre des
revenus stables, réduit les coûts
d'acquisition de nouveaux clients, et
renforce la réputation et la compétitivité de
la banque.
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[Link] Warner & Spencer
13
[Link] Warner & Spencer
Répétition des achats : Les clients satisfaits sont plus enclins à acheter de nouveau. Ils
génèrent ainsi des revenus récurrents, stabilisant les flux de trésorerie de l'entreprise.
Coût d'acquisition : Acquérir un nouveau client coûte significativement plus cher que
de conserver un client existant. La satisfaction client réduit donc les coûts associés à
l'acquisition de nouveaux clients.
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[Link] Warner & Spencer
La satisfaction des clients est influencée par divers facteurs qui peuvent varier en fonction
du secteur d'activité, de la démographie du client, et de la nature du produit ou service
offert.
Voici quelques facteurs clés :
Chacun de ces facteurs doit être soigneusement géré pour garantir que les clients non
seulement reviennent, mais deviennent également des promoteurs de votre marque.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Chapitre 2 :
Digitalisation des services bancaires
A. Définition et composantes de la digitalisation
1.Définition
La digitalisation des services
bancaires consiste à intégrer des
technologies numériques dans tous
les aspects des opérations bancaires,
incluant les interactions avec les
clients, la gestion des données, et les
processus internes. Cela englobe
l'usage de plateformes en ligne,
d'applications mobiles, de
technologies de pointe comme
l'intelligence artificielle (IA), la
blockchain, et l'analyse de données
pour offrir des services bancaires de
manière plus rapide, plus sûre et
plus pratique.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
6. Cyber-sécurité avancée:
Authentification biométrique : Utilisation de la reconnaissance faciale, des
empreintes digitales, et autres méthodes biométriques pour sécuriser l'accès aux
comptes.
Cryptage des données : Protection des informations sensibles par des techniques de
cryptage avancées pour assurer la confidentialité et l'intégrité des données.
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B. Enjeux et impact
La digitalisation des services bancaires représente un enjeu majeur pour le secteur financier,
entraînant des changements profonds dans la manière dont les banques opèrent et
interagissent avec leurs clients.
Voici les principaux enjeux et impacts :
d. Innovation et compétitivité:
La digitalisation pousse les banques à innover constamment pour rester compétitives.
L’adoption de nouvelles technologies comme la blockchain, les cryptomonnaies, et les
fintechs transforme le paysage bancaire traditionnel, obligeant les banques à adapter leurs
modèles d’affaires pour répondre aux attentes des clients et des régulateurs.
e. Inclusion financière:
Les services bancaires numériques ouvrent l’accès aux services financiers à une population
plus large, y compris dans les zones rurales ou éloignées. Les plateformes de banque mobile
et les solutions de paiement électronique contribuent à l’inclusion financière en permettant
à un plus grand nombre de personnes d’accéder aux services bancaires de base..
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
L'évolution de la digitalisation dans le secteur bancaire mondial s'est accélérée ces dernières
années, influencée par plusieurs facteurs :
c. Réglementation et conformité:
Les régulateurs à travers le monde adaptent leurs cadres réglementaires pour accompagner
la transformation digitale du secteur bancaire. Les nouvelles régulations encouragent les
banques à adopter des technologies qui renforcent la transparence, la sécurité et la
protection des données des clients.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Dans cette partie, nous allons étudier l’impact de la digitalisation dans le secteur bancaire. Pour
cela nous évoquerons, les changements au niveau des consommations client, du changement
d’organisation des banques mais aussi l’apparition des nouveaux outils.
Mais alors comment est défini le terme de la digitalisation dans le milieu scientifique ? D’après
le cabinet digital conseil, la digitalisation est un terme ancien lié au numérique. Aujourd’hui la
digitalisation désigne un phénomène lié aux nouveaux usages des consommateurs et aux objets
qui impactent les business modèle des entreprises actuelles.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Pour faire face à ce changement numérique, le secteur bancaire a dû s’adapter à une tendance
générale de digitalisation de la consommation. Dans l’environnement privé comme
professionnel, le consommateur a développé avec le numérique des habitudes de consommation
qui ancre les nouvelles générations. Dans un monde où l’hyper-connectivité est l’essentiel du
consommateur, il devient à la fois plus autonome, plus impatient et plus exigeant
qu’auparavant. La digitalisation a fait naître une génération de clients qui veulent tout, tout de
suite. Aujourd’hui, le consommateur évalue la qualité du service en comparant les tarifs des
différentes prestations ou en partageant leur avis sur les forums. C’est une génération de
consommateurs très difficiles à fidéliser, à qui le transfert d’une banque à une autre ne les soucis
plus.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Par ailleurs, d’après l’Observatoire 2013 de l’opinion sur l’image de la banque, réalisée par
l’IFOP et la Fédération bancaire française, 17% des interrogés déclarent se rendre plus d’une
fois par mois à leur agence bancaire or en 2007, 69% des personnes se rendaient plus d’une
fois par mois en agence. Ce qui nous suggère une diminution de 52 points et par conséquent
l’effondrement de la rentabilité de celles-ci. De nombreux groupes se trouvent dans
l’obligation de fermer de nombreuses agences et de diminuer le personnel des agences
restantes.
Au regard de ces nouvelles tendances sur le numérique, les métiers bancaires ont été
contraints à se transformer. De nouvelles attentes des clients sont apparues avec l’intégration
omniprésente du numérique dans le fonctionnement et l’organisation des banques.
L’amplification de la concurrence, l’automatisation des services a créé une nouvelle forme de
relation client, tournée davantage sur la personnalisation client.
Il est donc nécessaire de repenser l’aspect commercial à la reconquête des clients via de
nouveaux modèles de relation et par l’incorporation d’agences innovantes avec le
développement des canaux de distribution, d’outils d’aide à la vente permettant de retrouver
une proximité avec les clients.
Ainsi, le chargé de clientèle a vu évoluer son métier sachant qu’aujourd’hui 86% des contacts
pratiques et besoins de la part des clients. En effet, le conseiller a vu son rôle évoluer de deux
manières. D’une part devenir un conseiller généraliste disposant d’un portefeuille client et
devant répondre à de larges demandes et d’autre part un conseiller spécialisé, qui n’aura
comme rôle que de réaliser des demandes complexes et engageantes non disponibles sur
l’interface web.
D’après Ali Elidrissi dans son article les banques sont amenées à mettre en place une stratégie
« multicanal » permettant de rester compétitif face aux concurrents mais aussi de répondre
aux exigences de la clientèle. Internet, et plus particulièrement le site web de l’enseigne permet
de conquérir de nouveaux marchés, d'accroître la demande mais aussi d’améliorer la relation
client.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Dans cette optique, le but d’un service en ligne est d’offrir aux clients un service plus réactif en
répondant de manière plus rapide. Ainsi que de lui proposer des solutions attrayantes et
novatrices lui permettant de choisir la voie correspondante à ses attentes. Le client peut
désormais suivre son compte en banque via son smartphone et effectuer un virement en se
rendant à son agence.
En effet, les banques ont cherché à s’adapter à ces nouveaux canaux de distribution liés à
l’explosion de web sachant que 8 millions de Français utilisent déjà des services bancaires via
internet (Banque Magazine, 2002).
Ainsi, le site web des banques est un moyen de garder contact avec la clientèle et plus
spécifiquement avec les personnes ne venant pas en agence. De plus, il permet de collecter des
informations à l’initiative du client, ce qui permet de les exploiter et de pouvoir répondre à ses
besoins.
Cette approche innovante inverse la relation banque-client, c’est maintenant le client qui libère
les informations à la banque et en retour celle-ci doit offrir un service à haute valeur ajoutée
dans le but de fidéliser le client. C’est alors que la notion de satisfaction client passe par la
personnalisation de la relation via des outils de profiling.
En conséquence, les sites web des banques sont devenus un véritable enjeu de vente, ils
permettent tout d’abord de rentrer en contact avec les clients et d’avoir une ouverture mondiale.
C’est aussi un outil marketing important qui permettra à la banque de promouvoir son identité,
son innovation et de se positionner tout en affirmant son image de marque dans le but de
fidéliser ses clients et d’acquérir de nouveaux clients. De cette façon, par la publicité présente
sur leur site web, les banques ont eu la possibilité de toucher un plus large public, d’augmenter
l’intégration des produits sur le marché mais aussi de promouvoir leur communication via
plusieurs supports comme les bandeaux, les fonds de page ou bien les bannières.
En conséquence de ces évolutions technologiques, les banques ont poussé les individus à
l’utilisation régulière d’internet, ce qui leurs a permis de réorganiser leurs activités en se
concentrant sur des activités à forte valeur comme le conseil ou la négociation de crédit.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Dans un contexte fragilisé, on voit apparaître de nouveaux acteurs appelés « Fin Tech » que
l’on regroupe en un ensemble d’entreprise et plus souvent de start-up de toutes tailles ayant des
projets différents les unes des autres mais rassemblées autour du milieu financier. La spécificité
de ces entreprises est qu’elles associent les technologies du digital aux services financiers.
Elles peuvent être à destination des particuliers ou bien des entreprises. Aujourd’hui, les
innovations au cœur des Fin Tech sont les crypto-monnaies, la chaîne de blocs, les nouveaux
systèmes numériques de conseil et négociation, l’intelligence artificielle, l’apprentissage
automatique, le prêt entre particuliers, le financement participatif en fond propres et les
systèmes mobiles de paiement. Le but premier de ces entités est de rompre les modèles
organisationnels actuels en privilégiant un nouveau modèle organisationnel. Les activités
financières actuelles sont organisées de manière verticale c’est-à-dire que l’entreprise qui
produit un bien ou un service a pour rôle de le distribuer à ses clients. Elle réalise toutes les
étapes de sa conception à sa distribution dans le but de vendre un maximum de produit aux
clients. Cependant, avec l’évolution d’internet ce modèle organisationnel tend à disparaître
pour se tourner vers une organisation horizontale. Cette organisation s’élabore autour du client
et non du produit. Ainsi, l’entreprise écoute les besoins des clients pour créer le produit.
Afin de s’introduire sur le marché, les Fin Tech ont saisies cette opportunité, profitant de leur
souplesse et de leur agilité pour pénétrer le marché en répondant d’abord aux attentes des
clients avant de vendre un produit. Leur but ultime étant d’établir une proximité avec le client
afin de créer une relation plus personnalisée et transparente s’appuyant sur leur expérience et
leur savoir-faire.
D’après Havrylchyk et Verdier (2015) des nouveaux crédits réalisés par les petites entreprises
ont été émis par des plateformes de Crowdlending. Ces plateformes sont perçues pour
Philippon, chercheur, comme une opportunité afin de réduire les coûts de l’intermédiation
financière. De plus, elles permettent d’octroyer des crédits via internet en utilisant des données
de type « Big Data » ou bien encore des algorithmes permettant d’évaluer le risque de crédit des
emprunteurs. Ces plateformes sont devenues aujourd’hui une véritable voie de financement
alternatif (Zhang et al., 2015). Elles ont permis l’« Uberisation » de l’emprunt en mettant en
relation des emprunteurs et prêteurs réduisant ainsi le coût de transaction.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Enfin, malgré l’engouement des FinTech sur le marché, il est encore difficile pour ces
entreprises de concurrencer pleinement les activités bancaires. Aujourd’hui, de nombreuses
FinTech viennent s’adosser aux banques pour pouvoir imprégner le marché.
Cependant, ce n’est que le début d’une nouvelle ère, d’après De Vauplane (2015) on verra se
développer « des banques Fin Tech » avec des fonctions innovantes comme API (Application
Programming Interface) pour se connecter à des tiers, des processus d’identification de la
clientèle ou bien encore des licences bancaires de base pour être indépendant des banques
traditionnelles avec la possibilité de détenir des fonds publics. Pour le moment, les Fin Tech ne
peuvent proposer que des activités bancaires de base comme les cartes de crédit ou les comptes
en banque. Tout ce qui concerne les autres services comme les investissements, les prêts ne
pourront être réalisés que par des institutions financières ou des tiers.
Ces banques 100% en ligne trouvent leurs origines tout d’abord en Grande Bretagne dans les
années 80, elles sont les premières à diffuser des informations en ligne via le réseau
téléphonique. En France, leur apparition est plus tardive il faudra attendre les années 2000 pour
voir apparaître les premières banques 100% en ligne. Cependant, les Français restent craintifs à
l’idée de confier leur argent à un service virtuel mais avec le développement et la
démocratisation d’internet, ces banques prennent davantage de place dans la vie des
consommateurs.
Ces nouveaux entrants sur le marché prônent la simplicité, la rapidité, et le rapport qualité/prix
des services avec des slogans « arrêtez de banquer » (Fortuneo) ou bien encore « élue la banque
la moins chère » (Boursorama banque). D’après une étude réalisée Toluna pour Affinition
International et publiée au début du mois d’août 2016, 22% de Français déclarent posséder au
minimum un compte dans une banque 100% en ligne sur internet contre 8,3% en 2015. Et 28%
supplémentaires déclarent avoir l’intention d’en ouvrir un.
Suite à cette évolution, nous pouvons remarquer que les banques en ligne amassent de plus en
plus de consommateurs. Pour attirer un maximum de clients, les banques en ligne proposent des
offres tarifaires préférentielles, la carte bancaire gratuite ou bien des produits d’épargne avec
une rémunération jugée plus intéressante dans l’univers 100% internet ou encore des primes de
bienvenue de 80€ comme chez BforBank.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Afin de rester compétitive face à cette évolution, les banques commerciales actuelles ont
développées leurs propres services classiques en ligne et sur application mobiles (virement,
consultation de soldes ...). Au-delà de cette évolution, certaines banques ont développé leur
propre filiale 100% en ligne. C’est le cas, du Crédit agricole avec BforBank, du Crédit Mutuel
avec sa filiale Fortuneo, du Crédit mutuel avec Monabanq, de BNP Paribas avec Hello Bank et
de la Société Générale avec Boursorama.
Parmi ces acteurs de la banque 100% en ligne, on retrouve ING Direct qui n’est affilié à aucune
banque et qui possède son propre réseau d’agences en France. De plus, un autre acteur présent
sur le marché est le compte-nickel. C’est un concept lancé en 2014 par la Financière de
paiements électroniques. Le principe est d’avoir un compte sans banque, avec un simple achat
d’une carte chez un buraliste et la possibilité d’alimenter sa carte et d’effectuer des retraits.
D’après une étude réalisée par Simon Kucher & Partners en 2015, un paradoxe persiste dans la
consommation bancaire en ligne, les Français toujours plus connectés restent cependant
sceptiques au transfert de leur argent dans une banque en ligne. Leur frein traditionnel est de ne
pas pouvoir se rendre en agence physique et de ne pas avoir la possibilité de s’entretenir avec un
interlocuteur physique pour 45% d’entre eux.
L’expérience client est importante pour la fidélisation du client en lui-même. En effet, son
ressenti va être déterminant dans la façon dont il va parler de sa banque, de ses conseillers.
Comme nous le verrons dans une seconde partie, les clients de nos jours sont des clients à
tendance infidèle. C’est pour cela, qu’afin de préserver la relation, les banques font
généralement chaque année des enquêtes de satisfaction. Celles-ci permettent de déceler les axes
d’amélioration, les points perfectibles que les banques doivent impérativement prendre en
compte afin de rester compétitives.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Comme le dit Bill Gates, PDG de Microsoft, « vos clients les plus insatisfaits sont votre plus
grande source d’apprentissage. »
Les points qui reviennent généralement dans ces questionnaires de satisfaction sont les suivants :
L’agence : horaires, localisation, accessibilité, propreté
Le service : simplicité, efficacité,
Le personnel : amabilité, sens du service
Le prix : frais, raisonnables ou élevés
D’après Mieszala (2005), les banques sont connues pour avoir accusé un retard énorme en
matière de relation client cependant, on constate aujourd’hui que celles-ci sont en train d’inverser
la balance. Cela peut notamment s’expliquer par l’arrivée des nouvelles technologies. Au lieu de
se forcer à améliorer leurs offres et services les banques doivent plus se focaliser sur les besoins et
envies des consommateurs afin de rester dans le circuit. Force est de constater qu’aujourd’hui, les
clients bancaires ont une capacité de renseignement infaillible. Que ce soit par l’intermédiaire du
« bouche à oreille », des réseaux sociaux, de blogs, de sites intercommunautaires et autres
canaux, ils échangent sans cesse à propos de la meilleure offre qualité-prix. Les consommateurs
sont donc aujourd’hui en mesure d’évaluer la qualité du service proposé ainsi que le prix fixé et
par conséquent déterminer l’offre qui leur correspondra au mieux. Les banques doivent donc
prêter un œil particulier à l’image qu’elles génèrent.
Au cours de ces dernières années, nous avons pu constater une « Uberisation » des pratiques
clients. L’Uberisation est un néologisme dont le nom découle de la très connue entreprise de
VTC, Uber. En 2017, le célèbre dictionnaire Petit Robert a ajouté un nouveau mot à son actif, le
terme « Uberiser ». La définition retenue pour ce terme est la suivante : « Déstabiliser et
transformer avec un modèle économique innovant tirant parti des nouvelles technologies »17.
Au sens large, l’Uberisation s’inscrit dans le cadre d’une économie collaborative et représente
l’utilisation d’un service mettant directement en relation des professionnels et des clients de
manière instantanée grâce à l’utilisation de nouvelles technologies. Ces clients hyper-connectés ne
supportent pas d’attendre et sont exigeants. Le client a tendance à être zappeur et infidèle.
Ils sont particulièrement autonomes et préfèrent effectuer leurs petites opérations par eux-mêmes
afin de gagner du temps. Comment les banques peuvent-elles maintenir leurs relations dans un
contexte où la clientèle est volatile ?
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
C’est dans les années 90, que la progression du service client commence à s’accélérer, dans un
premier temps, avec la naissance de call-center et de services client en continu par téléphone.
Aujourd’hui, cette nouvelle relation se caractérise par la consultation des comptes en ligne sur
le site de la banque concernée, ou encore par les interfaces d’applications mobiles utilisables
partout et tout le temps.
Ce phénomène porte un nom, il s’appelle le M-Banking ou Mobile Banking. Il caractérise un
système qui donne la possibilité aux clients d’une institution financier d’effectuer différentes
transactions financières au travers d’un appareil électronique (téléphone, tablette, etc.). Dans
son livre, Krisnan (2015), explique que contrairement aux banques traditionnelles, les banques
en ligne et les Fin Tech avaient compris l’importance de se positionner sur le M-Banking. Cette
nouvelle tendance séduit désormais un utilisateur de Smartphone sur deux, notamment au sein
de la génération Y.
En 2012, une enquête de TNS Sofres réalisée à la demande d’ING Direct révélait que 67% des
détenteurs de Smartphone l’avaient utilisé afin d’effectuer des opérations classiques comme par
exemple consulter son compte bancaire ou réaliser des virements. En conséquence, la
fréquentation des agences bancaires baisse significativement.
Malgré tout, les banques traditionnelles ne semblent pas s’organiser de manière à offrir un
service personnalisé aux clients ce qui permettrait de les différencier des banques en ligne.
L’attachement au sens psychologique du terme n’est donc pas optimal pour le client. Après
avoir vu qu’il y avait eu une modification de la relation client dans le secteur bancaire, nous
allons voir une des facettes, la relation à distance.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
La relation a évolué, les opérations de gestion courante se font par mails avec son conseiller
(augmentation de plafonds, mise en déplacement de la carte pour cause de départ à l’étranger).
Tout est réalisé dans l’optique d’éviter les procédures longues et complexes. On voit également
l’émergence du phénomène de self-service. Ce phénomène se caractérise par le fait que le client
va se gérer ses affaires, faire ses choix, et tout cela, en autonomie. Ceci a été rendu possible par
les diverses applications bancaires mobiles.
Par ailleurs, la relation à distance entre le client et son conseiller a été renforcée par la vente de
produits ou de services à distance. A l’instar de Generali qui propose par l’intermédiaire des
banques des contrats 100% dématérialisés. En effet, la souscription se passe de la façon suivante
: le banquier ou conseiller patrimonial expose les différents intérêts du produit à son client. Si le
client est en accord avec la proposition du banquier, processus de souscription devient alors
d’une simplicité enfantine.
De plus, externaliser les services à faible valeur ajoutée, comme par exemple, expliquer au client
comment il doit faire ses virements lui-même, permettent de se concentrer sur d’autres actions à
plus forte valeur ajoutée. C’est un gain de temps et d’argent considérable.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
1. De nouveaux enjeux
a.Pénétrer un marché déjà existant
Les deux facteurs, changement des habitudes de consommation ainsi que l’émergence accrue
du web ont favorisé l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché bancaire. Des applications
de gestion de comptes en ligne, en passant par les cagnottes ou encore les applications de
financements participatifs, cette nouvelle génération d’entreprises a le vent en poupe : les Fin
Tech.
Les banques de demain doivent prendre en considération l’arrivée de nouveaux entrants sur
le marché bancaire. Ces nouveaux concurrents indirects viennent bouleverser les habitudes
des clients bancaires classiques et les tirent peu à peu vers la digitalisation de leurs
opérations.
Prenons l’exemple concret des chèques. Depuis le 1er juillet 2017, les chèques ne sont plus
valides un an mais 6 mois, ceci afin d’inciter l’utilisation de moyens de paiement modernes et
de limiter les risques d’impayés. Il s’agit d’un pas en plus vers la fin du chèque.
A titre informatif, la France représente 70% des chèques émis dans l’union européenne. On
remarque tout de même un déclin de son utilisation (-5% en 2016).
Les habitudes et les pratiques des français tendent à être modifiées notamment grâce aux Fin
Tech. Lydia, par exemple, est une société française spécialisée dans le paiement en ligne par
Smartphone. Créée en 2011, elle permet à ses utilisateurs d’envoyer et de recevoir de l’argent
ainsi qu’effectuer des paiements dans les commerces partenaires, ceci sans débourser un
centime.
L’application est gratuite et voit son nombre d’utilisateurs grandir considérablement chaque
année. Dans le même sens, en Chine, les habitants, utilisent rarement leurs cartes de crédit et
payent un nombre considérable de leurs achats grâce à leur Smartphone. C’est plus
précisément par l’application WeChat, que leurs transactions s’effectuent. WeChat Pay est la
solution de paiement préférée des chinois et celle-ci devient désormais internationale. Une
enquête menée en 2015, indiquait que 69%de la population chinoise avait déjà utilisé son
mobile pour payer un achat. Payer par l’intermédiaire de son téléphone permet à l’acheteur
et au vendeur de procéder à une transaction en toute facilité et toute transparence.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Chapitre 4 :
Modèles théoriques pertinents
A. Le modèle de satisfaction des clients
La satisfaction des clients dans le contexte de la digitalisation des services bancaires peut
être analysée à travers plusieurs modèles théoriques pertinents. Voici une synthèse de
quelques-uns des modèles les plus utilisés :
Réactivité : Cela implique la rapidité et l'efficacité avec lesquelles les problèmes des
clients sont résolus, que ce soit par le biais d'un chat en ligne, d'un service clientèle par
téléphone ou d'autres moyens de communication numérique.
Assurance : Les clients doivent se sentir en confiance lorsqu'ils utilisent les services
bancaires en ligne. Cela implique la sécurité des transactions, la confidentialité des
données personnelles, ainsi que la compétence et la courtoisie du personnel en ligne.
Empathie : Les services bancaires en ligne doivent également offrir une expérience
personnalisée aux clients. Cela peut inclure la personnalisation des recommandations
de produits financiers, des réponses adaptées aux besoins individuels des clients, et un
soutien empathique en cas de difficulté.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Efficacité : La rapidité et la facilité avec lesquelles les clients peuvent accomplir leurs tâches en
ligne, comme effectuer des transactions, consulter leur solde ou obtenir des informations sur
leurs produits financiers.
Fiabilité : La stabilité et la cohérence du système en ligne, y compris la disponibilité du site web
ou de l'application, ainsi que la précision des informations fournies.
Complétude : L'exhaustivité des informations disponibles en ligne, y compris les détails sur les
produits et services, les conditions générales, les frais, etc.
Confidentialité : La protection de la vie privée et des données personnelles des clients, y
compris les mesures de sécurité mises en place pour prévenir la fraude et le vol d'identité.
Perceived Usefulness (PU) : Les clients doivent percevoir que les services bancaires en ligne
leur apportent des avantages tangibles, tels que la commodité, l'accessibilité 24h/24 et 7j/7, et
des fonctionnalités supplémentaires par rapport aux services traditionnels.
Perceived Ease of Use (PEOU) : Les services bancaires en ligne doivent être faciles à
comprendre, à naviguer et à utiliser, même pour les utilisateurs novices en technologie. Une
interface intuitive et des instructions claires contribuent à améliorer la perception de la facilité
d'utilisation
Expectation Confirmation Theory (ECT) : Selon cette théorie, la satisfaction des clients dépend
de la confirmation de leurs attentes. Si les services bancaires en ligne répondent ou dépassent
les attentes des clients en termes de qualité, de commodité et de valeur ajoutée, ils seront plus
susceptibles d'être satisfaits.
Net Promoter Score (NPS) : Bien que plus simple, le NPS est un indicateur populaire qui
mesure la probabilité que les clients recommandent le service bancaire digital à d'autres. Les
clients qui sont très satisfaits des services bancaires en ligne seront plus enclins à les
recommander à leurs amis, leur famille ou leurs collègues, ce qui témoigne d'un haut niveau de
satisfaction et de confiance dans le service.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Théorie de la valeur perçue : Selon cette théorie, la fidélité des clients est influencée par
la valeur perçue qu'ils reçoivent de l'utilisation des services bancaires numériques. Cette
valeur peut inclure des éléments tels que la commodité, l'accessibilité, la
personnalisation, et l'efficacité des services digitaux.
Théorie de l'engagement : Les clients sont plus susceptibles de rester fidèles à une
banque lorsqu'ils sont engagés émotionnellement et cognitivement avec la marque. Les
interactions régulières avec les services numériques peuvent renforcer cet engagement
en offrant des expériences positives et en répondant aux besoins et préférences
individuels.
Modèle de satisfaction-client : La satisfaction des clients joue un rôle crucial dans leur
fidélisation. Les services bancaires numériques doivent être conçus de manière à
répondre aux attentes des clients, à résoudre efficacement leurs problèmes et à leur
procurer des expériences agréables et sans friction.
Théorie de la valeur client à vie : Les banques peuvent utiliser la digitalisation des
services pour créer des relations à long terme avec leurs clients en offrant des
incitations à la fidélité, telles que des récompenses, des offres personnalisées et des
programmes de fidélité basés sur les habitudes d'utilisation des services numériques.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
PARTIE 2 :
ETUDE EMPIRIQUE SUR LE CAS DE
“ATTIJARIWAFA BANK”
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
SECTION 1 :
SECTEUR
SECTEUR BANCAIRE
BANCAIRE
MAROCAIN
MAROCAIN ET
ET
“ATTIJARIWAFA
“ATTIJARIWAFA BANK”
BANK”
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Chapitre 1 :
Contexte du secteur bancaire marocain
A. Le secteur bancaire marocain
Le secteur bancaire marocain est considéré comme l'un des plus performants en Afrique. En
effet, depuis les années 1990, ce secteur a connu plusieurs réformes visant à améliorer son
efficacité dans la promotion de l'épargne et l'allocation des ressources financières comptant
plus établissements bancaires.
Un établissement bancaire est une entité qui offre des services financiers à des particuliers
ou à des professionnels. Il se définit par la collecte de dépôts et utilise ces revenus pour créer
davantage de richesses. Il effectue également du conseil en gestion de patrimoine et assure
ses clients.
Parmi ses autres différentes activités, selon la loi bancaire 2006, on trouve :
La réception du public des fonds : les comptes de chèque, les comptes courants, les
comptes sur carnet et les comptes d’épargne
La distribution des crédits
La gestion et la mise à la disposition de leur clientèle les différents moyens de paiement.
La réalisation des opérations d’assurance et transferts de fonds.
On note aussi que les établissements bancaires sont les seuls à avoir l’autorisation
d’accorder des crédits aux personnes physiques/ morales, par conséquent ces derniers sont
très régulés : les opérations du monde des banques sont régies par loi du 24 janvier 1984 où
on trouve que seules les autorités bancaires (en Maroc, Bank Al Maghrib) ont le droit
d’accorder une autorisation à des organismes de crédit.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Le secteur est bien réglementé avec des normes de conformité et de gouvernance strictes,
alignées sur les standards internationaux tels que les accords de Bâle.
Le secteur bancaire marocain est considéré comme l'un des moteurs du développement de
l'économie du pays et de sa prospérité, ce dernier est devenu dans une courte période un
secteur moderne et efficace.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Il nous parait judicieux de clarifier la situation des deux banques, CIH et CAM, afin
d’enlever toute ambigüité du fait s’elles sont considérées encore comme spécialisées ou pas.
D’abord, Il convient de préciser que le fait qu’un établissement spécialisé possède le droit
d’exercer les activités d’une banque de détail, ne veut pas dire nécessairement qu’il a perdu
sa spécialité mais ceci veut dire l’élargissement et l’extension de l’activité en parallèle avec la
spécialité.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Quant au CAM, il était autorisé en 1998 d’exercer les activités de la banque commerciale.
Par conséquent donc, il a ouvert un pôle de banque commercial. Et ce, pour gérer un réseau
d’agences généralistes offrant une gamme diversifiée de produits et services pour tous les
segments du marché. Le CAM n’a jamais abandonné sa mission de base qui est le
financement de l'agriculture, la preuve est que la nouvelle stratégie agricole nationale dite «
Le Plan Maroc Vert » a fait appel au CAM pour une participation de financement à
hauteur de 20 milliards de dirhams.
Les banques à capital majoritairement privé se divisent elles aussi en deux catégories :
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Relations Internationales
Partenariats : Le Maroc a des relations diplomatiques et économiques solides avec
de nombreux pays, facilitant les investissements étrangers et les partenariats
bancaires internationaux.
ECONOMIQUE
Croissance Économique
Croissance : Le Maroc connaît une croissance économique modérée avec une
diversification progressive de son économie. Cela offre des opportunités pour le
secteur bancaire de financer de nouveaux projets et secteurs émergents.
Inflation et Taux d'Intérêt : Les taux d'intérêt et les politiques monétaires de BAM
influencent directement les marges bénéficiaires des banques et la demande de
crédit.
Taux de Chômage
·Emploi : Le taux de chômage, notamment chez les jeunes, peut affecter la
demande de produits bancaires et le niveau des dépôts.
ENVIRONNEMENTAL
Responsabilité Écologique
Banque Verte : Les banques marocaines commencent à intégrer des pratiques
écologiques dans leurs opérations et à promouvoir des produits financiers verts.
Financements Durables : Il y a un intérêt croissant pour le financement de projets
durables et respectueux de l'environnement, alignés avec les Objectifs de
Développement Durable (ODD).
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
SOCIO-CULTUREL
Inclusion Financière
Banques pour tous : Il existe un effort continu pour améliorer l'inclusion
financière, en particulier dans les zones rurales et auprès des populations non
bancarisées.
TECHNOLOGIQUE
Innovation Technologique
Digitalisation : Les innovations technologiques, telles que la banque mobile, les
paiements numériques et la blockchain, transforment le secteur bancaire
marocain, rendant les services plus accessibles et efficaces.
Sécurité : La cybersécurité est une préoccupation majeure avec l'augmentation des
transactions en ligne. Les banques investissent dans des systèmes de sécurité
avancés pour protéger les données des clients
Fintech
Startups Fintech : Le développement des fintechs offre de nouvelles solutions
financières et de paiement, créant une concurrence pour les banques
traditionnelles mais aussi des opportunités de collaboration.
LÉGAL
Cadre Réglementaire
Réglementation Bancaire : Le secteur est strictement réglementé par Bank Al-
Maghrib, qui veille à la stabilité financière, à la protection des consommateurs et
à la conformité aux normes internationales telles que Bâle III.
Lutte contre le Blanchiment d'Argent : Des lois strictes contre le blanchiment
d'argent et le financement du terrorisme sont en place, et les banques doivent se
conformer à ces réglementations rigoureuses.
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Chapitre 2 :
Présentation d'Attijariwafa Bank
A. Historique et positionnement sur le marché marocain
1. Historique
Attijariwafa Bank est l'une des plus grandes institutions financières du Maroc, créée en 2004 suite
à la fusion entre la Banque Commerciale du Maroc (BCM), fondée en 1911, et Wafabank, fondée
en 1904. Cette fusion a permis de créer un leader bancaire qui a étendu son influence non
seulement au Maroc, mais également dans d'autres pays d'Afrique, d'Europe et du Moyen-Orient.
La Banque Commerciale du Maroc (BCM), fondée en 1911, a joué un rôle crucial dans le
développement économique du Maroc au cours du 20ème siècle. Elle s'est distinguée par son
réseau étendu et son expertise en matière de services financiers, offrant des services à des
entreprises et des particuliers. De son côté, Wafabank, fondée en 1904, était reconnue pour son
esprit innovant. Elle a été l'une des premières à introduire des solutions bancaires modernes au
Maroc, telles que les cartes de crédit et les services bancaires en ligne. Son réseau d'agences et sa
base de clientèle solide en ont fait un acteur clé du secteur bancaire marocain.
La fusion de la BCM et de Wafabank a permis de créer une entité bancaire plus forte et plus
compétitive, capable de répondre aux défis d'un marché financier globalisé. Attijariwafa Bank,
issue de cette fusion, a hérité des atouts des deux institutions fondatrices, notamment un large
réseau d'agences, la diversification des services financiers, et une solidité financière accrue. La
fusion a consolidé le réseau de distribution, faisant d'Attijariwafa Bank la banque avec le plus
grand nombre d'agences au Maroc, et a permis à la nouvelle entité d'offrir une gamme complète
de services financiers, allant de la banque de détail aux services bancaires d'entreprise et
d'investissement.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
2. Positionnement
Attijariwafa Bank est aujourd'hui l'un des piliers du secteur bancaire marocain, se
positionnant comme le leader du marché en termes de parts de marché et de réseau
d'agences. Son réseau étendu, le plus vaste du pays, comprend plus de 4 900 agences, ce
qui lui permet de toucher une large clientèle de particuliers et d'entreprises à travers tout
le Maroc. Cette présence dense facilite l'accès aux services bancaires pour les clients,
renforçant ainsi la fidélité et la satisfaction.
Au-delà des frontières marocaines, Attijariwafa Bank a réussi à étendre son influence à
l'international, avec une présence significative dans 25 pays. En Afrique, la banque a
développé un réseau solide en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale, notamment au
Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Mali, au Burkina Faso, au Cameroun, au Gabon et au
Congo. Cette expansion permet à Attijariwafa Bank de soutenir les échanges
commerciaux et les investissements entre le Maroc et le reste du continent africain. En
Tunisie, la banque opère à travers sa filiale Attijari Bank Tunisie, consolidant ainsi sa
position en Afrique du Nord.
La large gamme de services financiers offerts par Attijariwafa Bank est un autre facteur
clé de son leadership. La banque de détail est au cœur de ses activités, avec des produits
et services destinés aux particuliers tels que les comptes courants, les crédits à la
consommation, les prêts hypothécaires, et les services de carte bancaire.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Pour les entreprises, Attijariwafa Bank propose des solutions de financement, des services
de gestion de trésorerie, et des conseils en investissement, répondant aux besoins des petites
et moyennes entreprises ainsi que des grandes corporations.
La banque d'affaires est également un domaine clé pour Attijariwafa Bank, offrant des
services de financement de projets, de syndication de prêts, et de conseil en fusions et
acquisitions. Ces services sont essentiels pour soutenir les grandes entreprises et les projets
d'infrastructure, contribuant ainsi au développement économique du Maroc et des autres
pays où elle est présente.
Enfin, la gestion d'actifs est une autre composante majeure des services financiers
d'Attijariwafa Bank. La banque propose des solutions de gestion de patrimoine et de fonds
d'investissement, adaptées aux besoins des investisseurs individuels et institutionnels. Ces
services permettent aux clients de maximiser leurs rendements et de gérer leurs portefeuilles
d'investissement de manière efficace.
3. Actionnaires
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
4. Chiffres clés
Attijariwafa bank en chiffres :
·› 20 590 collaborateurs
·› 3 533 agences au Maroc
·› 290 agences en Afrique du Nord
·› 60 points de vente en Europe, au MoyenOrient et en Amérique
·› 1 057 agences en Afrique de l’Ouest
·› 895 agences en Afrique Centrale
5. Comité Exécutif
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Attijariwafa bank propose une gamme complète de services digitaux pour répondre aux
besoins variés de sa clientèle, en tirant parti des dernières technologies pour offrir des
solutions bancaires pratiques, sécurisées et accessibles.
1 ·BANKING MOBILE
L’application attijari mobile est au cœur de l’offre digitale d’attijariwafa bank,
permettant aux clients d’effectuer des opérations bancaires courantes directement
depuis leur smartphone. Avec cette application, les clients peuvent consulter le
solde de l eurs comptes en temps réel, effectuer des virements bancaires entre leurs
propres comptes ou vers des tiers, payer des factures de services publics et autres
fournisseurs, et gérer leurs cartes bancaires, y compris le blocage en cas de perte ou
de vol. L’application intègre également des fonctionnalités avancées telles que les
notifications push pour les transactions et les alertes de sécurité, offrant ainsi une
transparence totale et une tranquillité d’esprit aux utilisateurs.
2 ·E-BANKING
Le service d’e-banking d’attijariwafa bank offre un accès sécurisé aux comptes
bancaires via internet, permettant aux clients de gérer leurs finances personnelles et
professionnelles en ligne. Grâce à une interface utilisateur intuitive, les clients
peuvent visualiser l’historique de leurs transactions, télécharger des relevés de
compte, planifier des paiements récurrents, et même accéder à des services
d’investissement. Ce service est conçu pour être accessible depuis n’importe quel
appareil connecté à internet, offrant ainsi une flexibilité maximale aux clients qui
peuvent gérer leurs finances à tout moment et en tout lieu.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
3 ·WALLETS DIGITAUX
Attijariwafa bank propose également des solutions de portefeuilles
électroniques, telles que “wafa cash”, pour faciliter les paiements
mobiles, les transferts d’argent et le paiement des factures. “wafa
cash” permet aux utilisateurs de stocker de l’argent sur leur mobile et
de l’utiliser pour effectuer des achats dans les points de vente
partenaires, transférer de l’argent à d’autres utilisateurs de wafa
cash, et régler des factures directement depuis l’application. Ce
service est particulièrement utile pour les clients non bancarisés ou
sous-bancarisés, offrant une alternative sécurisée et pratique aux
espèces.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
SECTION 2 :
ETUDE
ETUDE SUR
SUR L’IMPACT
L’IMPACT DEDE LA
LA
DIGITALISATION
DIGITALISATION DESDES
SERVICES
SERVICES BANCAIRES
BANCAIRES
D'ATTIJARIWAFA
D'ATTIJARIWAFA BANK
BANK SUR
SUR LA
LA
SATISFACTION
SATISFACTION ETET LA
LA FIDÉLITÉ
FIDÉLITÉ
DES
DES CLIENTS
CLIENTS AU
AU MAROC
MAROC
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Chapitre 1 :
Étude Méthodologique
[Link]ésentation de la problématique et la question de recherche
La digitalisation des services bancaires est devenue une priorité stratégique pour de
nombreuses institutions financières, y compris Attijariwafa Bank. Avec l'essor des
technologies de l'information et la transformation numérique, les clients s'attendent à des
services bancaires plus rapides, plus sûrs et plus accessibles. Cependant, la transition vers
des services digitaux pose des défis significatifs en termes de sécurité, de convivialité, et de
maintien de la relation client. La problématique de cette étude se concentre donc sur
l'évaluation de l'impact de la digitalisation des services bancaires d'Attijariwafa Bank sur la
satisfaction et la fidélité des clients au Maroc.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Mesurer objectivement : Les niveaux de satisfaction et de fidélité des clients envers les services
digitaux d'Attijariwafa Bank.
Analyser statistiquement : Les relations entre la digitalisation des services et les indicateurs de
satisfaction et de fidélité.
Généraliser les résultats : À l'ensemble des clients de la banque, offrant ainsi une vue
d'ensemble des perceptions et comportements des clients.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Chapitre 2 :
Etude empirique
[Link] du questionnaire
Le questionnaire élaboré a été élaboré pour mesurer l'impact de la digitalisation des services
bancaires sur la satisfaction et la fidélité des clients d'Attijariwafa Bank au Maroc.
Il vise à mesurer l’impact de la digitalisation dans l’amélioration de la satisfaction des
clients et dans le renforcement de leur fidélité.
B. Le questionnaire
1. De quelle banque êtes-vous client?
AttijariWafa Bank
Banque Populaire
BMCE Bank
Crédit du Maroc
CIH Bank
Autre :
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
10. Est-ce que votre banque offre la possibilité de paiement par mobile (Apple Pay ou
Google Pay) ?
Oui
Non
12. Recommanderiez-vous les services bancaires en ligne de votre banque à vos proches ?
13. En cas de problème avec les services en ligne, êtes-vous satisfait(e) de l'assistance fournie
par votre banque ?
Comparaison et améliorations
14. Si vous avez utilisé les services en ligne d'autres banques, en particulier de
AttijariWfa Bank , comment les compareriez-vous avec ceux de votre banque
actuelle ?
15. Quelles améliorations aimeriez-vous voir dans les services bancaires en ligne
de votre banque ? (Question ouverte)
16. Avez-vous des commentaires supplémentaires sur votre expérience avec les
services bancaires en ligne de votre banque ?
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Informations démographiques
17. Quel est votre âge ?
Moins de 18 ans
18-25 ans
26-35 ans
36-45 ans
46-55 ans
56 ans et plus
Une majorité des répondants utilise fréquemment les services bancaires en ligne de leur
banque. 44.44% (24/54) ont répondu 4 et 27.78% (15/54) ont répondu 5, soit un total de
72.22% utilisant souvent ou très souvent les services en ligne. Cela indique une adoption
élevée des services bancaires numériques, suggérant que les clients trouvent ces services
utiles et pratiques. Toutefois, il reste un segment de clients moins enclins à utiliser ces
services, ce qui offre des opportunités pour des initiatives visant à accroître l'adoption
et l'engagement numérique.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
L'analyse des services bancaires en ligne utilisés par les clients révèle que les fonctions de
consultation de solde (70.4%), de paiement de factures (72.2%) et de transferts d'argent
(68.5%) sont largement adoptées, indiquant une forte dépendance aux services numériques
pour les transactions quotidiennes. Cependant, les services liés aux prêts et aux
investissements en ligne restent sous-utilisés, ce qui suggère des opportunités pour la banque
d'améliorer et de promouvoir ces services pour augmenter leur adoption.
L'analyse des réponses montre que la majorité des utilisateurs trouvent les services bancaires
en ligne faciles à utiliser, avec 70.4% des répondants ayant évalué la facilité d'utilisation à 4 ou
5. Cependant, une minorité significative trouve les services modérément utilisables ou difficiles
à utiliser, indiquant des opportunités pour améliorer l'expérience utilisateur et répondre aux
besoins spécifiques de ces clients.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
L'analyse des réponses montre que la majorité des utilisateurs trouvent les transactions en
ligne rapides, avec 64.8% des répondants ayant évalué la rapidité des transactions à 4 ou 5.
Cela indique que la majorité des utilisateurs sont satisfaits de la vitesse des transactions
effectuées en ligne.
Cependant, une minorité significative trouve les transactions modérément rapides ou lentes,
indiquant des opportunités pour améliorer la performance des systèmes et répondre aux
besoins spécifiques de ces clients.
L'analyse des réponses montre que la majorité des utilisateurs perçoivent les services bancaires
en ligne comme sécurisés, avec 59.2% des répondants ayant évalué la sécurité à 4 ou 5.
Cependant, une minorité significative trouve la sécurité modérée ou faible, indiquant des
opportunités pour améliorer la sécurité perçue des services bancaires en ligne et répondre aux
besoins spécifiques de ces clients.
L'analyse des réponses montre que la disponibilité des services bancaires en ligne influence
fortement la décision de rester chez la banque, avec 64.8% des répondants ayant évalué cette
influence à 4 ou 5. Cependant, une minorité significative trouve que la disponibilité en ligne a
peu ou pas d'influence sur leur décision, ce qui indique la nécessité pour la banque de prendre
en compte d'autres facteurs de fidélité pour répondre aux besoins divers de sa clientèle.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
L'analyse des réponses montre que la majorité des utilisateurs sont prêts à recommander les
services bancaires en ligne de leur banque à leurs proches, avec 64.8% des répondants ayant
évalué leur disposition à recommander à 4 ou 5. Cela indique un niveau élevé de satisfaction
parmi les utilisateurs, qui sont prêts à partager leur expérience positive avec leur entourage.
Cependant, il existe une minorité qui ne recommanderait pas ou peu les services en ligne,
soulignant l'importance pour la banque de continuer à améliorer ses services pour répondre
aux attentes des clients.
Objectifs de l’ACP :
L’ACP permet de :
Repérer des groupes d'individus, homogènes vis à vis de l'ensemble des caractères.
Révéler des différences entre individus ou groupes d'individus, relativement à
l'ensemble des caractères.
Réduire l'information qui permet de décrire la position d'un individu dans l'ensemble
de la population.
Mettre en évidence des individus au comportement atypique.
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Résultats de l’ACP :
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Il sert à détecter les variables dont la corrélation n’est pas significative et dont il faut se
séparer pour passer Analyse en composantes principales. Un KMO assez élevé (> 0,6) est
indispensable pour obtenir une ACP intéressante. Dans notre cas le KMO est égale à 0,623.
Pour le test de Bartlett, la valeur de khi-deux doit être élevé et la signification = 0 ou proche
de 0 pour que les variables soient suffisamment corrélées.
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Permet de calculer la variance expliquée par les composantes principales, on retient que les
composantes dont le total est supérieur à 1.
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Le tracé d’effondrement
vient confirmer le nombre
de composantes principales
extraites précédemment, on
ne retient que les
composantes qui expliquent
plus d’une 1 valeur propre.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Grâce à ce diagramme nous constatons que les variables sont suffisamment proches par
rapport aux axes qui les représentent.
Le graphe ci-dessous représente le coude des valeurs propres, les 3 premières
composantes sont suffisantes lors de notre analyse selon la règle de kaiser.
Définition
L'analyse typologique est une technique d'analyse qui permet de répartir la population de
l’enquête en un nombre défini de sous-groupes aussi différents que possibles les uns des autres
et dans lesquels les individus sont aussi semblables que possible entre eux.
Objectifs
1. Construire à partir des variables choisies a priori des groupes d’individus.
2. Constituer des groupes de façon que :
les individus appartenant à un même groupe se rassemblent le plus possible
les groupes soient les plus différents possibles les uns des autres.
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Le tableau des statistiques descriptives présente des statistiques simples pour toutes les
variables sélectionnées. Le nombre de valeurs manquantes, le nombre de valeurs non
manquantes, la moyenne, l'écart-type sont affichés pour les variables quantitatives. Pour les
variables qualitatives, les catégories avec leur fréquence respective et pourcentage sont
affichées.
Les centres de cluster initiaux sont les valeurs de variable des k observations bien espacées.
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Les centres de cluster finaux sont calculés comme la moyenne de chaque variable dans chaque
cluster final. Les centres de cluster finaux reflètent les caractéristiques du cas typique pour
chaque cluster.
[Link] et propositions
Après avoir analysé les données recueillies et discuté des résultats en relation avec les
hypothèses et la littérature existante, il est essentiel de formuler des recommandations
pratiques pour améliorer les services bancaires digitalisés d'Attijariwafa Bank.
Ces recommandations visent à répondre aux défis identifiés et à capitaliser sur les
opportunités révélées par l'étude. Elles sont conçues pour aider la banque à optimiser
l'expérience client, augmenter la satisfaction et renforcer la fidélité des clients. En s'appuyant
sur les insights tirés de cette recherche, Attijariwafa Bank peut mettre en place des actions
stratégiques et opérationnelles concrètes pour améliorer ses services numériques et maintenir
une position compétitive sur le marché.
Les recommandations suivantes sont présentées pour guider la banque dans cette démarche
d'amélioration continue :
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Conclusion
Pour les institutions financières à travers le monde, la digitalisation des services bancaires est
un défi majeur, et Attijariwafa Bank au Maroc n’en fait pas exception. Les données
recueillies auprès de ses clients ont permis d'explorer l'impact de la digitalisation sur la
satisfaction et la fidélité des clients de la banque. Il s'agissait avant tout d'évaluer l'impact des
évolutions technologiques dans les services bancaires sur les représentations et les
comportements des clients.
Cette recherche s'ajoute à la littérature existante en apportant des informations précieuses sur
l'effet de la numérisation dans le secteur bancaire, fournissant ainsi des repères pour d'autres
travaux et pour les professionnels du secteur. Il est impératif pour Attijariwafa Bank de
rester à l'avant-garde de la transformation numérique pour maintenir et renforcer la
satisfaction et la fidélité de ses clients.
Selon l'analyse, la digitalisation des services bancaires a un impact significatif et positif sur la
satisfaction des clients. Les clients qui font appel aux services numériques d'Attijariwafa
Bank ont été en moyenne plus satisfaits, principalement parce que ces services sont pratiques,
rapides et faciles à utiliser. Il semble également que la satisfaction accrue des clients renforce
leur fidélité envers la banque. Les clients qui sont satisfaits des services numériques sont plus
susceptibles de les utiliser à nouveau et de rester fidèles à la banque, ce qui renforce la
relation client-banque sur le long terme.
Selon l'étude, les niveaux de satisfaction et de fidélité sont influencés par certains facteurs
démographiques tels que l'âge, le niveau d'éducation et le statut professionnel. Les clients
plus jeunes et plus instruits sont en général plus susceptibles d'utiliser et d'en être satisfaits.
En outre, la fidélité des clients est grandement influencée par la perception de la sécurité et de
la fiabilité des services numériques.
La satisfaction et la fidélité des clients peuvent être améliorées par la digitalisation des
services bancaires d'Attijariwafa Bank. Toutefois, pour optimiser ses bénéfices, la banque
doit continuer à améliorer ses services numériques en mettant l'accent sur la sécurité, la
convivialité et l'innovation. Les recommandations présentées dans ce rapport constituent un
cadre concret permettant à la banque d'atteindre ces objectifs. Attijariwafa Bank peut non
seulement satisfaire les attentes actuelles de ses clients, mais également prévoir leurs besoins
futurs en adoptant ces recommandations, assurant ainsi sa compétitivité et sa croissance
durable sur le marché bancaire marocain.
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DOSSIER D’ENTREPRISE JUIN 2024
Sources
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for measuring consumer perceptions of service quality. Journal of Retailing, 64(1), 12-40.
Parasuraman, A., Zeithaml, V. A., & Malhotra, A. (2005). E-S-QUAL: A multiple-item scale
for assessing electronic service quality. Journal of Service Research, 7(3), 213-233.
Davis, F. D. (1989). Perceived usefulness, perceived ease of use, and user acceptance of
information technology. MIS Quarterly, 13(3), 319-340.
Oliver, R. L. (1980). A cognitive model of the antecedents and consequences of satisfaction
decisions. Journal of Marketing Research, 17(4), 460-469.
Reichheld, F. F. (2003). The one number you need to grow. Harvard Business Review,
81(12), 46-54.
"Customer Relationship Management: Concepts and Technologies" par Francis Buttle.
"Digital Banking: Strategies to Launch or Become a Digital Bank" par Chris Skinner.
"Building Digital Culture: A Practical Guide to Successful Digital Transformation" par
Daniel Rowles et Thomas Brown.
"Customer Loyalty in E-Banking: A Multidimensional Perspective" de Hafez Salleh,
Muhammad Kashif, et Shahryar Sorooshian (International Journal of Bank Marketing).
"Digital Banking: Enhancing Customer Experience and Generating Value" de Dimitris K.
Kalogeras et Konstantinos G. Papadatos (Journal of Financial Services Marketing).
Deloitte Insights. "Digital Banking Maturity 2020."
Statista. "Digital Banking Penetration Worldwide 2020-2024."
The Economist (2021). "The Digital Banking Revolution."
Oxford Business Group (OBG) : The Report: Morocco 2023
[Link]
systeme-bancaire
Articles publiés par le Ministère de l'Économie et des Finances du Maroc
[Link]
75
D
D
OSSIER
‘ENTREPRISE