TD 01 : INTRODUCTION
1 - QU’EST-CE QUE L’ÉCOLOGIE ?
Le mot « écologie » a été créé en 1866, par le biologiste allemand Ernst HAECKEL, à
partir de deux mots grecs : oikos qui veut dire : maison, habitat, et logos qui signifie
science.
L’écologie apparaît donc comme la science de l’habitat. Elle permet de comprendre
les mécanismes qui permettent aux différentes espèces d'organismes de survivre et
de coexister en se partageant ou en se disputant les ressources disponibles (espace,
temps, énergie, matière).
D’après Dajos (1983) « L'écologie est la science qui étudie les conditions d'existence
des êtres vivants et les interactions de toutes sortes qui existent entre ces êtres
vivants d'une part, entre ces êtres vivants et le milieu d'autre part. "
En écologie on s’appuie sur des sciences connexes telles la climatologie, l'hydrologie,
l'océanographie, la chimie, la géologie, la pédologie, la physiologie, la génétique,
l’éthologie, ... etc. Ce qui fait de l’écologie, une science pluridisciplinaire !
Les branches les plus importantes en écologie :
L’autoécologie : c’est la science qui étudie les rapports d’une seule espèce avec son
milieu. Elle définit les limites de tolérances et les préférences de l’espèce étudiée vis-
à-vis des divers facteurs écologiques et examine l’action du milieu sur la morphologie,
la physiologie et l’éthologie.
L’écologie des populations ou la dynamique des populations : c’est la science qui
étudie les caractéristiques qualitatives et quantitatives des populations : elle analyse
les variations d’abondance des diverses espèces pour en rechercher les causes et si
possible les prévoir.
La synécologie : c’est la science qui analyse les rapports entre les individus qui
appartiennent aux diverses espèces d’un même groupement et de ceux-ci avec leurs
milieux.
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2- NOTION DE BIOCENOSE ET DE BIOTOPE
Biocénose : créé dès 1877 par K. MOBIUS et définit par lui comme un groupe d’être
vivants végétal, animal et microorganisme ; groupement d’organismes liés par une
dépendance réciproque et qui se maintiennent en se reproduisant de façon
permanente. L’ensemble des végétaux constitue une phytocénose, celui des
animaux une zoocénose et celui de micro-organisme microbiocénose.
Biotope (ecotope) : c’est la partie inerte du milieu. Celle-ci regroupe l’ensemble des
caractères géographiques et physico-chimiques constituant l’environnement (climat«
climatope », nature du sol« édaphotope », relief, eau…) agissant directement ou
indirectement sur les êtres vivants qu’il héberge. Cette action peut durer au cours de
toute la vie de l’être vivant ou seulement une partie de celle-ci.
3. LES NIVEAUX D’INTERVENTION EN ECOLOGIE
L’étude des organismes vivants, de leurs habitats, et des interactions entre les
organismes et leur milieu, se fait à différents niveaux d’organisation, allant du
plus petit au plus grand :
ORGANISME ou INDIVIDU
Le niveau élémentaire en écologie est l’individu. Les études écologiques à ce niveau
ont été qualifiées d’autoécologie ou écophysiologie.
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-l'autécologie ou écologie physiologique se penche sur les aspects comportementaux,
physiologiques et morphologiques des réactions d'un organisme aux conditions
physico-chimiques de son milieu (les limites de tolérance des organismes aux stress
écologiques déterminent en effet où ils peuvent vivre).
POPULATION
Groupe d'individus d'une même espèce vivant dans une aire géographique donnée à
un moment précis. L’étude de la structure des populations et de leur dynamique est
l’objet de l’écologie des populations.
COMMUNAUTÉ
La communauté désigne l'ensemble des populations d'individus appartenant à
différentes espèces dans un même milieu en même temps et présentant entre elles
des interactions souvent complexes.
Un peuplement est l’ensemble des populations taxonomiquement voisines d’un
même milieu, peuplement animal ou bien peuplement végétal qui vivent dans les
mêmes conditions de milieu et au voisinage les uns des autres.
ECOSYSTEME
Un écosystème est un système biologique formé par un ensemble d'espèces associées,
développant un réseau d'interdépendances dans un milieu caractérisé par un
ensemble de facteurs physiques, chimiques et biologiques permettant le maintien et
le développement de la vie. Selon ces facteurs, les écosystèmes sont constitués de
combinaisons d'espèces (micro-organismes, plantes, champignons, animaux et bien
sûr homme) plus ou moins complexes.
L'écosystème constitue un système d'interactions complexes des espèces entre elles
et entre celles-ci et le milieu. Un étang, une forêt, un champ, une ville sont des
écosystèmes. Un écosystème, ou une biogéocénose, comprend donc :
1- La biocoenose, constituée elle-même de la réunion d'une phytocoenose, d'une
zoocoenose et d'une microbiocoenose.
2 - Le biotope, comprenant un climatope, un édaphotope et dans le cas des milieux
aquatiques un hydrotope.
Un écotone : Est la zone de transition écologique entre deux écosystèmes. Par
exemple, le passage de la savane à la forêt, ou le passage d'une plaine alluviale
à une zone non inondable. Comme dans le cas des biomes, la végétation joue
un rôle important dans la caractérisation d'un écotone, du fait de la marque
physionomique prépondérante qu'elle imprime au paysage.
Le fonctionnement des écosystèmes se décrit en des termes qui rappellent ceux
des analyses économiques (rendement, production primaire, productivité…) et de la
thermodynamique (transferts d'énergie, entropie…). Des modèles statistiques sont
élaborés, qui permettent de comparer la productivité des différents milieux naturels
et de prévoir leur évolution.
Exemple : une forêt constituée d’arbres, de plantes herbacées, d’animaux et d’un sol.
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Ecosystème : forêt. Biocénose : phytocénose (arbres, plantes herbacées) et zoocénose
(animaux). Biotope : sol.
Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On
parlera de :
- Ecosystèmes continentaux (ou terrestres) tels que : les écosystèmes forestiers
(forêts), les écosystèmes prairiaux (prairies), les agro-écosystèmes (systèmes
agricoles) ;
- Ecosystèmes des eaux continentales, pour les écosystèmes lentiques des eaux
calmes à renouvellement lent (lacs, marécages, étangs) ou écosystèmes lotiques des
eaux courantes (rivières, fleuves) ;
- Ecosystèmes océaniques (les mers, les océans).
BIOMES
Écosystèmes terrestres ou aquatiques caractéristiques de grandes zones
biogéographiques qui sont soumises à un climat particulier et caractérisée par une
végétation et une faune adaptée à ces conditions.
BIOSPHÈRE
C’est la partie de notre planète dans laquelle la vie durable est possible en
permanence, peut être scindée sommairement en :
* Troposphère : partie inférieure de l'atmosphère (altitude maximum de l'ordre de 3 à
4000 m)
* Hydrosphère: masse des eaux douces ou marines (profondeur maximum vers 11000
m)
* Lithosphère: limitée aux quelques mètres superficiels de l'écorce terrestre: comprend
la rhizosphère, zone d'activité microbienne au niveau des racines.
4. Hiérarchie des écosystèmes :
La notion d'écosystème est multiscalaire (multi-échelle), c'est à dire qu'elle peut
s'appliquer à des portions de dimensions variables de la biosphere ; un lac, une
prairie, ou un arbre mort… (Tab.). Suivant l’échelle de l’écosystème nous avons : Le
micro-écosystème (un arbre) ; le méso-écosystème (une forêt) ; le macro-
écosystème (une région).
Tableau 01 : Hiérarchie des écosystèmes.
Echelle spatiale Composants climatiques Niveaux écosystémiques
STATION Micro climat Microécosystème
LOCALITE Méso climat Mésoécosystème
REGION Macro climat Macroécosystème
ZONE Climat zonal Mégaécosystème
BIOSPHERE Climat global Ecosphère