Cadre Stratégique de l'Entreprise I
Cadre Stratégique de l'Entreprise I
CAPACITÉS CIBLÉES :
• ANALYSER L’ENVIRONNEMENT D’UNE ENTREPRISE EN UTILISANT UNE MATRICE.
• ANALYSER LES FORCES ET LES FAIBLESSES D’UNE ENTREPRISE EN UTILISANT UNE MATRICE.
• RÉDIGER UNE NOTE STRUCTURÉE D’ANALYSE
1. POURQUOI LES ORGANISATIONS EXISTENT-
ELLES ?
L’entreprise joue un nombre important de rôles dans notre économie. Par exemple, elle peut :
❖ Satisfaire les besoins des consommateurs ;
❖ Créer de nouveaux produits ou services ;
❖ Créer de l’emploi ;
❖ Contribuer à la croissance économique ;
❖ Participer au budget de l’Etat par le paiement des impôts.
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
Cette approche classique considère que l’entreprise comme une entité qui
assure trois fonctions : la consommation, la production et la distribution
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
B. L’entreprise est un système
a) Définition du système
Ce concept constitue le socle sur lequel repose la Systémique. Etymologiquement, le mot provient du
grec « sustêma » qui signifie "ensemble cohérent".
✓ La définition "large" donnée par Jacques Lesourne : « Un système est un ensemble d'éléments en interaction
dynamique »
✓ La définition "étroite" donnée par Joël de Rosnay : « Un système est un ensemble d'éléments en interaction
dynamique, organisé en fonction d'un but ».
Cette définition met l'accent sur la finalité ou le but poursuivi par le système
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
B. L’entreprise est un système
a. Concepts de base de la systémique
• L’organisation : peut être considérée comme le concept central de la systémique. Cette organisation c’est d’abord un
agencement de relations entre composants qui produit une nouvelle unité possédant des qualités que n’ont pas ses
composants.
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
B. L’entreprise est un système
a. Concepts de base de la systémique
• La globalité : Il s'agit d'une propriété des systèmes complexes, souvent traduite par l'adage "le tout est plus que la somme des parties"
et selon laquelle on ne peut les connaître vraiment sans les considérer dans leur ensemble. Cette globalité exprime à la fois
l'interdépendance des éléments du système et la cohérence de l'ensemble
• L'interaction : Ce concept, un des plus riches de la systémique, complète celui de globalité car il s'intéresse à la complexité au niveau
élémentaire de chaque relation entre les constituants du système pris deux à deux. La notion d'interaction déborde largement la simple
relation de cause à effet qui domine la science classique. Et connaître la nature et la forme de l'interaction est plus important pour le
systémicien que de connaître la nature de chaque composant du système.
Une forme particulière d’interaction est la rétroaction (ou feed-back) dont l’étude est au centre des travaux de la cybernétique.
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
B. L’entreprise est un système
a. Concepts de base de la systémique
La théorie des systèmes a été étendue à l'entreprise grâce aux travaux de Forrester.
L'entreprise peut être en effet considérée comme une organisation (elle est en effet une structure sociale et un centre de production) et un système :
- Organisé (Mintzberg).
- Ouvert (elle est en relation constante avec son environnement, elle en puise les ressources et subit les contraintes).
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
B. L’entreprise est un système
a. Concepts de base de la systémique
La théorie des systèmes a été étendue à l'entreprise grâce aux travaux de Forrester.
L'entreprise peut être en effet considérée comme une organisation (elle est en effet une structure sociale et un centre de production) et un
système :
- Dynamique : présente une diversité d'états possibles puisqu'il est en perpétuelle mutation
- Finalisé, qu'il y ait un objectif (maximisation du profit ou du chiffre d’affaires) ou plusieurs (parts de marché, pénétration,
maximisation…).
- Régulé : qui s'adapte en permanence aussi bien aux chocs internes qu'externes. Cette régulation peut prendre trois formes (régulation par
anticipation, par alerte, par erreur).
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
B. L’entreprise est un système
Dans cette logique, l’entreprise est vu comme un système définit par un ensemble de parties relies les uns aux
autres et en interaction mais aussi elle est ouverte à son environnement.
Comité de direction
Organes non-permanents
L’entreprise est groupement d’individus opérant ensemble dans le but de produire des biens et services
destinés à être vendus dans un marché bien déterminé.
Ces différents acteurs ou parties prenantes ont des intérêts contradictoires d’où la nécessité de chercher des
compromis et de dialogue pour une bonne gouvernance de l’entreprise.
L’organisation est vue ici comme « le royaume des relations de pouvoir, de l’influence, du
marchandage et du calcul » et comme « un construit humain qui n’a pas de sens en dehors des rapports
de ses membres ».
L’organisation est pensée en termes de réseau, c’est-à-dire l’ensemble des relations et des
médiations qui font tenir ensemble les acteurs. Les relations se construisent et s’établissent par des
opérations de « traduction » qui permettent d’exprimer les avis de chacun, d’obtenir des compromis sur
des décisions, d’orienter le sens de l’action commune.
SECTION 1 : DÉFINITION DE L’ENTREPRISE
D. Diversité des approches
Groupement humain Relations entre acteurs
Comme mécanisme
L’organisation
Critères de classification
Entreprises individuelles Entreprises Sociétés coopératives Entreprises semi publiques Entreprises publiques
sociétaires Sociétés mutualistes
Petite entreprise
Moyenne entreprise
Grande entreprise
L’effectif est le nombre de personnes travaillant pour le compte de l’entreprise (ouvriers, cadres,
représentants, …Etc.).
SECTION 2 : CLASSIFICATION DES ENTREPRISES
Les capitaux propres (CP) : C’est l’ensemble des capitaux propres à l’entreprise c'est-à-dire l’ensemble des apports
en capitaux des actionnaires en plus des réserves constitués. Chaque fois que les capitaux engagés la taille de
l’entreprise est grande.
La valeur ajoutée (VA) C’est un bon critère de comparaison de l’importance économique réelle de l’entreprise. Il
mesure la richesse créée par l’entreprise par rapport à la production nationale
SECTION 3 : LES FINALITÉS DE L’ENTREPRISE : LA
PERFORMANCE
La finalité de l'entreprise est sa raison d'être. Elle reflète l'idée que l'entrepreneur se faisait de l'entreprise bien
avent qu'elle n'existe. Elle traduit ses motivations en termes économique, éthique ou social.
A. Finalités économiques de l’entreprise
• Le projet entrepreneurial est un projet à long terme. Or, dans une économie de marché, la pérennité de
l'entreprise dépend de sa capacité à dégager des profits, c'est-à-dire des revenus résultant de l'excédent des
produits sur les charges.
• La recherche du profit apparait donc comme une finalité commune à toutes les entreprises car elle constitue
leur principal moyen de survie. Fabriquer et vendre des biens et des services qui satisfont le mieux possibles
les besoins des clients. Le souci de ne pas produire de bien nocif/dangereux/polluant.
La notion de performance sociale signifie également le volet actions de l’entreprise vis-à-vis de la société (la
communauté). Wood (1991) la définit comme «une configuration des principes sociaux d’une entreprise, de la réactivité
sociale et des politiques, programmes et résultats observables de ce qui touche la relation sociale entreprise et société.»
La performance environnementale
A. Le manager
• D’après H. Mintzberg, le manager est un individu responsable d’une organisation ou d’un sous-
ensemble de celle-ci. Tout manager est investi d’une autorité formelle liée au statut qui lui est
attribué.
Le rôle du manager
Planifier Contrôler
A. L’entrepreneur :
C’est la personne qui assure les responsabilités et les risques liés à la création et à
l’exploitation d’une entreprise productrice de biens ou de services. C’est un porteur de projets. Il a une
idée, une technologie, un brevet, un concept et développera son idée. Il introduit de nouveaux
procédés de fabrication et d’organisation, et il peut créer de nouveaux besoins. Les innovations sont
facteur de développement pour l’entreprise. Les entreprises développées, l’entrepreneur ont besoin
d’aide (techniciens, experts...) pour aider l’entreprise. Ce sont les managers. Les entrepreneurs vont
aussi avoir besoin de capitaux (les investisseurs)
SECTION 4 : LES LOGIQUE DE L’ENTREPRISE:
Le parcours du créateur
Le parcours du créateur
La reprise d’une
La création pure entreprise
La création par
essaimage La création par
franchise
SECTION 4 : LES LOGIQUE DE L’ENTREPRISE:
LA COMPLÉMENTARITÉ DES LOGIQUES ENTREPRENEURIALE ET MANAGÉRIALE
ENTREPRENEUR MANAGER
GESTION DES RISQUES Il investit ses capitaux personnels et Il agit dans le cadre d’un budget et doit
assume donc les risques de l’exploitation optimiser les capitaux qui lui sont confiés.
Il agit donc plus dans une logique de
continuité de l’exploitation que dans une
logique de prise de risque. Au niveau
personnel, les risques sont limités.
ENTREPRENEUR MANAGER
DEFINITION ET MISE Il définit les stratégies et définit les moyens pour les Il définit les objectifs stratégiques mais
EN ŒUVRE DES mettre en œuvre. n’est pas le seul à prendre des
STRATEGIES décisions dans ce domaine. Ce pouvoir
est soumis à l’approbation des
apporteurs de capitaux. Il est soucieux
de la croissance et de la conquête de
parts de marché
INNOVATION L’entrepreneur, dans le cadre de son projet Afin de faire face à la concurrence et
d’entreprise, créer un nouveau produit, un nouveau des créer sans cesse de la valeur, le
procédé, une nouvelle forme d’organisation du travail, manager est à la recherche de
ou encore un marché. l’innovation.
SECTION 4 : LES LOGIQUE DE L’ENTREPRISE:
LA COMPLÉMENTARITÉ DES LOGIQUES ENTREPRENEURIALE ET MANAGÉRIALE
• Les complémentarités :
La stratégie est l’art d’employer les forces militaires pour atteindre les buts fixés par la politique.
CLAUSEWITZ
Pour le Larousse : « La stratégie est l’art de combiner, en vue de la victoire, l’action des forces militaires, politiques,
morales économiques, impliquées dans la conduite de la défense d’un Etat. »
Pour le Robert : « La stratégie est l’ensemble d’actions coordonnées en vue d’une victoire, elle s’oppose à tactique
comme le long terme au court terme ».
La stratégie, dit-on plaisamment, « c’est continuer à tirer lorsqu’on n’a plus de munitions pour faire croire à l’ennemi que
l’on en possède encore
THÈME 2 : DÉMARCHE STRATÉGIQUE DE L'ENTREPRISE
SECTION 1 : INTRODUCTION À LA STRATÉGIE
• Selon CHANDLER (1962), la stratégie consiste à déterminer les objectifs fondamentaux à long
terme puis à choisir les modes d’action et d’allocation de ressources qui permettront
d’atteindre ces objectifs.
• Pour [Link] : « c’est l’art de construire des avantages concurrentiels durables et
défendables ».
• Selon ANSOFF, « la stratégie consiste à piloter les modifications de relations du système
entreprise avec son environnement et de la frontière de ce système avec ce qui n’est pas lui ».
Cela veut dire que la stratégie est une réponse aux modifications de l’environnement.
THÈME 2 : DÉMARCHE STRATÉGIQUE DE L'ENTREPRISE
SECTION 1 : INTRODUCTION À LA STRATÉGIE
Vocabulaire :
Mission stratégique : Représente la raison d'être de l'entreprise. Elle définit les grands objectifs que
l'organisation souhaite atteindre. Elle délimite son domaine d'activité, c'est à dire les clients qu'elle veut
satisfaire. Elle précise ses valeurs et les priorités de ses parties prenantes.
Vocabulaire :
Johnson, Scholes, Whittington et Fréry (2005) énumèrent les caractéristiques des décisions stratégiques
Stratégie
Entreprise multi
Entreprise mono-activité
activité
Segmentation
stratégique
Diagnostic stratégique
Diagnostic stratégique corporate
corporate
SECTION 4 : LA SEGMENTATION STRATÉGIQUE ET
DAS
a) Définition de la segmentation stratégique :
La segmentation stratégique consiste à découper l’entreprise en unités homogènes tant sur
le plan interne que sur le plan externe.
Le DAS (domaine d’activité stratégique) ou segment stratégique ou SBU (strategic business
units) :
✓ Est une partie de l’entreprise, relevant d’une stratégie concurrentielle spécifique ;
✓ Correspond à des compétences et une allocation de ressources permettant d’être compétitif ;
Est caractérisé par une combinaison unique de facteurs clé de succès (FCS) = éléments sur lesquels se
fonde la concurrence et conditionnant la compétitivité
SECTION 4 : LA SEGMENTATION STRATÉGIQUE ET
DAS
Les FCS dépendent des conditions existant à l’extérieur de l’organisation, de son environnement (au
sens large).
Le DAS est un lieu de partage de ressources et de savoir-faire, il est lié au métier (ce que
l’organisation sait faire) :
Il correspond à une même chaîne de valeur (PORTER).
Un métier peut correspondre à plusieurs DAS (il existe alors une synergie importante entre ces
DAS).
Plusieurs compétences métiers peuvent servir un même DAS.
Le « métier » est au centre des stratégies actuelles.
SECTION 4 : LA SEGMENTATION STRATÉGIQUE ET
DAS
DESRUMEAUX (2008) définit les DAS à partir de la technologie permettant de servir le client
(investissements, compétences), des types de clients (homogénéité et concurrence) et des besoins
satisfaits :
Type client servi
DAS
Besoin satisfait
Technologie
Segment marché 3
Analyse de l'environnement
L’environnement macro-économique :
Il s’agit de l’ensemble des variables qui influent l’entreprise sans que celle-ci ne puisse
exercer d’influence en retour. L’environnement général (macro environnement) influence certains
domaines d’activité ou l’ensemble de l’organisation.
● Son diagnostic
• Fait ressortir les facteurs significatifs pour l’entreprise ;
• Hiérarchise les facteurs.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE) L’analyse Macroenvironnement : La méthode d’analyse PESTEL
Politique - Nationale (interventionnisme de l’état, politiques de soutien, restrictions,
stabilité politique, …)
- Internationale (risque de guerre, d’embargo, de protectionnisme, relations
diplomatiques, accords privilégiés, …)
Economique Evolutions économiques nationales et internationales.
Influence de l’OMC, des ONG, des pays émergents, …
PNB, cycles, politique monétaire, chômage, coût des énergies, …
Socioculturel Démographie, évolution des revenus, mobilité, pratiques culturelles, évolution
des habitudes, éducation, …
Technologique En rapport direct avec les activités.
Influençant indirectement la demande.
Dépenses publiques en RD, investissements, découvertes, …
Ecologique Ecologie et développement durable.
RSE
Légal Droit national, communautaire (UE), international.
Règlements OMC. Fiscalité.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
Méso-environnement
Il s’agit de l’industrie, s’appelle aussi secteur d’activité, dans lequel l’entreprise
opère. Une industrie « un groupe d’entreprise propose des offres étroitement
substituables ». on peut ainsi tout aussi bien parler de l’industrie automobile que de
l’industrie du transport aérien.
L'analyse de l’industrie (s’appelle aussi l’analyse concurrentielle) a pour objet
d'apprécier la compétitivité d'une entreprise face à ses concurrents.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE) L’analyse Méso-environnement : La méthode 5 FORCES
Force de la concurrence actuelle Nombre et puissance des concurrents
Taux de croissance du marché
Coûts de structure
Degré de différenciation des produits
Des barrières à l’entrée
Degré de concentration de l’offre
Pouvoir de négociation des Degré de substitution des produits
fournisseurs
Degré de différenciation des produits
Degré de concentration des achats
Pouvoir de négociation des clients Sensibilité au prix, à la qualité
Degré d’information des clients
Possibilité d’intégrer en amont, en aval
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE) L’analyse Méso-environnement : La méthode 5 FORCES
Microenvironnement
Il s’agit de l’environnement interne de l’entreprise autrement dit les ressources,
compétences et savoirs…etc. dont dispose l’ensemble des acteurs interne de
l’organisation ainsi les relations entre l’entreprise et ses acteurs.
Le diagnostic interne permet (de microenvironnement) de déterminer la
capacité stratégique de l'entreprise, c'est-à- dire ses forces et ses faiblesses. Pour
réaliser ce diagnostic, on utilise l’analyse fonctionnelle, l'approche par les
ressources et les compétences ainsi que les concepts de chaîne et de système de
valeurs.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
Fonction Questions
Production Quelle capacité de production ? Quelle qualité ? Quelle flexibilité d'adaptation ?
Quelle gestion des stocks et des flux ?
Quelle composition des immobilisations corporelles et incorporelles Quels
investissements matériels et immatériels ?
Finance Quel niveau d'endettement est possible ? Quelle solvabilité ? Quel risque ?
Quels sont les coûts de conception, de production, de distribution des produits, des
services des activités stratégiques envisagées ?
Quels sont les niveaux de rentabilité, de profitabilité, de valeur ajoutée, de bénéfice
pour les activités actuelles et envisagées ?
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
Approche par les ressources et les compétences
✓ Analyse des ressources
Ressources tangibles Ressources intangibles
✓ Ressources financières : sources de financement, ✓ Ressources technologiques : brevets dépenses en
niveau des crédits clients, niveau des stocks, recherche-développement...
capacité d'endettement... ✓ Ressources organisationnelles : structure de l’entreprise,
✓ Ressources physiques : usines, magasins, outils de processus de prise de décision, flexibilité
production... organisationnelle...
✓ Ressources humaines : capacité à recruter... ✓ Ressources mercatiques : marques, notoriété, gammes
des produits...
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
✓ Analyse de compétences
Le concept de compétences fondamentales a été développé dans les années 1990, notamment par G. Hamel et C.K.
Prahalad. Une compétence fondamentale est une activité ou un processus grâce auquel des ressources sont déployées afin
d'obtenir un avantage concurrentiel difficilement imitable.
Barney qui propose quatre conditions pour que les ressources et compétences puissent être qualifiées de fondamentales
et stratégiques :
• Les ressources et compétences doivent permettre de saisir une opportunité de l'environnement ou d'échapper à une
menace. Elles permettent de réduire les coûts de l'entreprise ou de créer une valeur supplémentaire pour le client ;
• Les ressources et compétences ne doivent pas être détenues par un grand nombre de concurrents réels ou potentiels,
• Les ressources et compétences peuvent être difficilement imitables par les concurrents actuels ou potentiels ;
• Les concurrents peuvent difficilement obtenir le même résultat en utilisant une ressource ou une compétence différente.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
La chaine de valeur : outil d’analyse des activités
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
La chaine de valeur : outil d’analyse des activités
Activités principales :
Les activités principales servent à délivrer le produit ou service au client et sont directement impliquées dans la
création de valeur.
Logistique interne et externe. Cela concerne le transport, la distribution, la réception, le stockage ou la
manutention tant dans l’entreprise qu’à l’extérieur, chez le client.
Exemple :
Wal-Mart a réussi à devenir leader de la grande distribution en possédant une grande maîtrise au niveau
logistique et une supplychain adaptée qui lui permet de délivrer plus rapidement ses produits à un moindre coût
par rapport à ses concurrents.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
La chaine de valeur : outil d’analyse des activités
Production. La maîtrise de la fabrication, de l’assemblage ou de l’emballage peut permettre à une entreprise de créer de la
valeur pour son client.
Exemple :
Afin de garantir la qualité des produits finis, bénéficier d’un savoir-faire artisanal et du label « made in France »,
l’entreprise Louis Vuitton s’appuie sur six ateliers de production en France pour son activité maroquinerie et ne délègue pas
à des sous-traitants externes.
Marketing et commercialisation : La force de vente ou la publicité sont des moyens utilisés par les entreprises pour
présenter leur offre aux consommateurs et construire une image de marque.
Exemple :
Grâce à la construction d’une très forte image de marque, Nike vend un T-shirt environ 20 euros alors qu’il coûte moins
d’un dollar à produire et à transporter.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
La chaine de valeur : outil d’analyse des activités
Service : Afin de créer de la valeur, une entreprise peut s’appuyer sur son service après-vente
(installation, réparation, formation, pièces détachées, suivi).
Exemple :
Avec un chiffre d’affaires de 790 millions d’euros en 2008, KPMG, premier cabinet français d’audit,
d’expertise comptable et de conseil, accompagne notamment les petites entreprises et les professions
libérales à chaque étape de leur développement, de la création à la transmission ou cession grâce à une
gamme de services adaptés.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
La chaine de valeur : outil d’analyse des activités
Les activités de soutien
Les activités de soutien permettent aux activités principales de fonctionner de
manière efficace et efficiente.
Approvisionnement. L’achat de certains actifs dont les matières premières sont
source de création de valeur pour une entreprise.
Exemple : Tropicana a dû une année stopper la production de son jus d’orange
sanguine car la qualité des fruits proposés par les producteurs n’était pas jugée
satisfaisante.
THÈME 3 : LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
SECTION 1 : L’ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT (DIAGNOSTIC
EXTERNE)
La chaine de valeur : outil d’analyse des activités