Efficacité insecticide de Mentha piperita
Efficacité insecticide de Mentha piperita
DEPARTEMENT D’AGRONOMIE
REZZAB Latifa
&
KIRAT Ahlem
Pour l’obtention du diplôme de
Master en AGRONOMIE
Spécialité : Protection des Cultures
Thème
Devant le Jury
Nous tenons à exprimer nos vifs remerciements pour notre grands et respectueux,
pour son aide, son soutien, sa disponibilité et sa gentillesse.
Nous tenons également à remercier les membres de jury pour l’honneur qu’ils nous
ont fait en acceptant de siéger à notre soutenance, tout particulièrement : Mme SAIAH F.
pour nous avoir fait l’honneur de présider le jury de ce mémoire.
Nous souhaitons exprimer notre gratitude à M. DEBBA M.B. pour nous avoir fait
l’honneur d’examiner et évaluer ce mémoire.
A ma très chère sœur ; Rima et son mari ; je leur souhaite une vie
pleine de joie et de réussite.
Ahlem
Il est agréable au moment de présenter ce travail d’adresser mes
dédicaces :
A mon très cher père pour son soutien moral et matériel, son encouragement
et ses sacrifices.
A tous ceux que j’aime et qui m’aiment, et ceux qui ont veillé de près ou de
loin à l’achèvement de ce travail.
Ames chères amies : Dahbia, Zahia, Khaled, Hamo ; Yasine ; Nassim, Fifi,
Nawal à tous ceux que j’aime et qui m’aiment, et ceux qui ont veillé de près
ou de loin à l’achèvement de ce travail.
Latifa
Résumé
Mots clés : Mentha piperita– Aphis gossypii- Myzus persicae- Extrait hydrométhanoïque-
Mortalité.
Abstract:
This study made it possible to evaluate "in vivo" the insecticidal activity of Mentha piperita
hydroalcoholic extract on two aphid species dependent on pepper, It is Aphis gossypii and Myzus
persicae. The hydro-methanoic extraction of the leaves peppermint was carried out by the soxhlet
method. The extract was tested using the direct contact method or in situ spraying on greenhouse
peppers grown in a greenhouse. The results obtained show that the mortality of the two species (A.
gossypii and M. persicae) was most marked in the extract at the 20% dose, unlike the other doses
and controls. It was noted during this experiment that the methanoic extract showed an interesting
efficiency marked by a high mortality of A. gossypii compared to M. persicae.
Liste des tableaux
Tableau 1 : principaux pays producteurs des cultures maraichères dans le monde (tonnes)
……………………………………………………………………………………………. 03
Tableau 3 : Evolution des superficies et production du poivron sous serre dans la région de
Mostaganem …………………………………………………………………………… …05
Figure 13 : Le retour du solvant contenant les principes actifs de l’extracteur vers le ballon…. ...30
Ml : Millilitre.
J : Jours
L : litre
g : gramme
°C : degré Celsius
L1, L2, L3, L4 : Larves du 1er, 2éme, 3éme et 4éme stade de la forme aptère.
ED : Eau distillée
R : Rendement
Remerciements
Dédicaces
Résumé
Introduction ………………………………………………………………………………..01
Introduction……………………………………………………………………………....….02
1-Systématique du poivron…………………………………………………………………...03
2 .1-Dans le monde……………….…………………………………………………...….…03
2-Systématique……………………………………………………………………………….10
3.1-La tête……………………………………………………………………………..……..11
3.2-Le thorax………………….……………………………………………………………..11
3.3-L’abdomen……………………..……………………………….……………………….11
4-Biologie……………………………………………………………………………………..12
5-Reproduction……………………………………………………………………………….13
6-Cycle biologie………………………………………………………………………….…..13
7.2.1-Miellat et fumagine…………………………….……………………………….….….15
8.1-Description …………………………………………………………….………….…….17
8.2-Systématique …………………………………………………………….……………..18
8.3- Caractéristiques morphologiques ……………………………………..……..………...18
9- L’espèce Aphis gossypii Glover …………………………………………………………19
9.1- Caractéristiques morphologiques ………………………………………………………19
9.2- Systématique …………………………..……………………………..…….…..….…...19
9.3- Biologie d’Aphis gossypii ……………….………………………………………….…19
5-Culture ……………………………….……………………………………….………..…21
I.1-Objectif…………………………………………………………..…………………..…..25
I.2-Site expérimental………………………………….………….……………………….…25
I.3.1.1-Poivron …………………………………………….………….……………….……26
I.3.1.2-Menthe poivrée………………………………………………...……………………..26
I.3.2.2-Myzus persicae………………………………..…………………………………..…28
I.6-Méthodologie d’étude………………………………….……………………………..…29
I.7-L’évaporation rotative………………………………………….…………………….….31
I.9-Protocole de l’extraction…………………………………………………….…………..33
1.3-Evolution de La température…………………………………………………………….37
2-l’extraction……………………………………………………………………..………….38
Discussion
Conclusion
Référence
Annexes
Introduction générale
Le poivron (Capsicum annum L.) est parmi les cultures maraichères les plus
consommées après la pomme de terre et la tomate dans le monde, ce légume occupe une place
importante en Algérie. Le poivron couvre dans la wilaya de Mostaganem une superficie
globale de 126700 ha avec une production de 44133100 qx (DSA, 2017).
Cette culture est exposée aux effets néfastes des adventices, des maladies fongiques et
virales, des nématodes et des insectes.
Parmi ces insectes, les pucerons qui causent un problème majeur induisant des pertes
économiques notables, sont représentées par les espèces les plus dominantes Aphis gossypii et
Myzus parsicae.
La lutte contre ces pucerons est plus facilement réalisée par la lutte chimique qui peut
limiter les populations, mais contre partie elle provoque la dégradation de la santé humaine.
Afin de minimiser les risques chimiques sur la planète et de valoriser l’effet bio-
insecticides des substances naturelles végétales nous nous somme intéressés à choisir une
plante connue par sa toxicité et sa teneur élevée en principe actif : la menthe poivrée (Mentha
piperita L.).
Deux espèces de puceron inféodées à la culture de poivron fut retenu pour notre travail
expérimental il s’agit de : Aphis gossypii et Myzus persicae.
1
Chapitre I Données bibliographiques sur le poivron
Introduction
Le poivron (Capsicum annum L.) est une plante annuelle qui appartient à la famille des
solanacées, originaire d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Il a un peu plus d’un siècle,
abordé et conquis tous les continents dans leur partie tropicale ou tempérés chaudes (Pochard et al.
1992).
Actuellement, on rencontre le poivron partout dans toutes les régions tropicales du monde,
ainsi que dans les régions tempérées chaudes (Polese et Devaux, 2007).
La plante est cultivée comme plante potagère pour ses fruits consommés, crus ou cuits,
comme légumes. Le fruit renferme 10 à13% de matière sèche, 04 à 06% de sucres, 1,5 à 2% de
protéines et de grandes quantités de sels minéraux (Potasse), son principal intérêt est la teneur en
vitamine C. Il semble qu’il contient 4 à 5 fois plus de vitamine C que le citron (Alfadl, Elattir et
Skiredj, 2003).
2
Chapitre I Données bibliographiques sur le poivron
1-Systématique du poivron
• Règne : Plantae ;
• Division : Magnoliophyta ;
• Classe : Magnoliopsida ;
• Ordre : Solanales ;
• Famille : Solanaceae ;
• Genre : Capsicum ;
• Espèce : Capsicum annum Linnaeus
Tableau 1 : principaux pays producteurs des cultures maraichères dans le monde (tonnes) (FAO,
2015)
3
Chapitre I Données bibliographiques sur le poivron
Le poivron reste l’un des spéculations les plus cultivées à travers les différents continents.
Nous constatons de ce fait, à travers le tableau 01, une évolution progressive dans le temps de la
superficie mondiale réservée aux cultures du poivron de plein champ et sous serre. Cette évolution a
été plus particulièrement marquée durant la dernière décennie.
4
Chapitre I Données bibliographiques sur le poivron
Tableau 3 : Evolution des superficies et production du poivron sous serre dans la région de
Mostaganem (DSA, 2016)
Année Poivron
Superficie (ha) Production
Selon la production de la culture de poivron a montre par la direction des services agricoles de
Mostaganem, on observe que la production au niveau de cette wilaya était à son optimum durant
l’année 2008-2016 une évolution assez intéressante que se soit en Algérie ou dans le monde cela en
fonction des superficies qui lui étaient réservées.
3-Variété
− Les variétés américaines sont plus on moins carrées, à trois ou quatre lobes et à
chaire épaisse ; les variétés italiennes sont plus minces, allongées et pointues.
6
Chapitre I Données bibliographiques sur le poivron
7
Chapitre I Données bibliographiques sur le poivron
La culture du poivron est soumise à des attaques régulières d’insectes (les pucerons, les
aleurodes, les thrips, etc.…..), d’acariens et de nématodes.
Le poivron peut être attaqué par les acariens tels que le Tetranychus urticae Koch et le
Tetranychus cinnabarinus Boisduval (Babi, 2001). Les infestations de Tetranychus provoquent de
lourdes pertes qui peuvent aller jusqu’à la destruction de la culture. L’infestation se caractérise
notamment par l’apparition de petites lésions mouchetées, jaunes ou blanches, dues au
comportement alimentaire des acariens qui vident les cellules.
Le thrips est un insecte piqueur suceur qui appartient à l’ordre des thysanoptères. Il s’attaque
à de nombreuses cultures comme le poivron, nous pouvons citer l’espèce Frakliniella occidentalis.
Ce thrips se nourrit sur la face inférieure des feuilles, ainsi que sur les fleurs, les bourgeons et les
fruits, en perçant la surface et en suçant le contenu des cellules végétales. Les symptômes se
résument par des taches blanches argent sur les feuilles et les fruits (Bertaux et Marro. 1997 ;
Mateus et al. 1992).
Les aleurodes ou moches blanches (Aleyrodoidea) appartiennent à l’ordre des hémiptères. Les
espèces les plus connues sont Trialeurodes vaporariorum Westwood. Les symptômes variant d’une
simple chlorose, jaunisse des feuilles et desséchement, allant jusqu’à la déformation des fruits
peuvent être observés (Chabriér et al, 2007). Les larves et adultes d'aleurodes sont des insectes
piqueurs-suceurs de sève, ce qui entraîne des dégâts directs se traduisant par une diminution de la
vigueur des plantes attaquées. Le miellat qu’ils rejettent contribue à favoriser des champignons
saprophytes qui diminuent la qualité des fruits ce qui exige un nettoyage supplémentaire de ces
8
Chapitre I Données bibliographiques sur le poivron
derniers avant leur vente. Selon la plante hôte, des symptômes variant d’une simple chlorose,
jaunisse des feuilles et des dessèchements, allant jusqu’à la déformation des fruits peuvent être
observés (Chabriére et al. 2005).
9
Chapitre II Généralité sur les aphides
La famille des Aphididae est divisée en trois sous-familles, celle des Blatichaitophorinae,
des Pterocommatinae et des Aphidinae. Les espèces de cette dernière sont réparties entre deux
tribus, les Aphidini et les Macrosiphini (Rivas et Torres, 2010).
2- Systématique :
Embranchement : ….Arthropode
Ordre :………………………………..Homoptera
Famille :…………………………………………..Aphididae
Les pucerons sont des insectes aux téguments mous de petite taille, mesurant entre 2 à 4mm
avec un corps ovale un peu aplati (Tanya, 2002). Ce dernier est partagé en trois parties bien
distinctes (la tête, le thorax et l’abdomen) (Fig. 02).
3.1- La tête
Généralement, elle est bien séparée du thorax chez les formes ailées, mais non chez les
aptères ; elle porte deux antennes de longueur très variable de 3 à 6 articles, sont insérées
directement sur le front ou sur des tubercules frontaux plus ou moins proéminentes. Certains articles
antennaires possèdent des organes sensoriels appelés les sensoria ; leurs partie distale amincie est
nommée fouet ou processus terminalis à l’arrière de l’œil composé (Tanya, 2002 ; Fraval, 2006).
10
Chapitre II Généralité sur les aphides
3.3- L’abdomen :
L’abdomen porte généralement dans sa partie postérieure une paire de cornicules (ou siphons)
de forme et de longueur très variables ; parfois pourvues d’une réticulation ou surmontées d’une
collerette (Hein et al, 2005). Les cornicules manquent dans quelques genres et parfois même selon
les formes dans une même espèce (Lien et Sparks, 2001).
Le dernier segment abdominal (10ème) forme la queue (cauda) plus ou moins développée et de
forme variable selon les espèces (Fredon, 2008).
11
Chapitre II Généralité sur les aphides
4 – Biologie :
Les pucerons sont hémimétaboles, les œufs sont minuscules à peu près sphériques.
Habituellement gris foncé ou noir, mesurent environ 0.5 à 1 mm de long et sont pondus en groupe
ou isolément selon les espèces (Sutherland, 2006). Les différents stades larvaires ressemblent aux
adultes aptères mais de petite taille et certains caractères sont parfois moins prononcés (Fredon,
2008). On peut schématiser le développement larvaire d’un puceron comme ci-dessous :
L3 L4 LA
L1 L2
N3 N4 VL
4.1 – Reproduction
Les pucerons sont dotés d’une capacité de multiplication très élevée : 40 à 100 descendants
par femelle, ce qui équivaut entre 3 à 10 pucerons par jour pendant plusieurs semaines (Anonyme,
2006 ; Kos et al., 2008). Selon Benoit (2006), une femelle aphide (comme le puceron vert du pêcher
ou le puceron cendré du chou) est capable d’engendrer jusqu'à 30 à 70 larves par jour.
Le cycle évolutif des pucerons est dit hétérogonique c’est-à-dire caractérisé par l’alternance
d’une génération sexuée et d’une ou plusieurs générations parthénogénétiques (asexuées)
(Christelle, 2007), avec une reproduction asexuée largement dominante sur la reproduction sexuée.
12
Chapitre II Généralité sur les aphides
Selon Lambert (2005), la conséquence de cette reproduction asexuée est due à une multiplication
très rapide de la population de pucerons. Les femelles fécondées sont toujours ovipares, alors que
les femelles parthénogénétiques sont vivipares (elles donnent directement naissance à de jeunes
larves capables de s'alimenter et de se déplacer aussitôt produites).
Selon Simon (2007), il existe différents types de cycles de vie des pucerons selon les espèces.
Certaines espèces accomplissent la totalité de leur cycle évolutif sur des plants de la même espèce
ou d’espèces très voisines ; elles sont dites monoeciques. Par contre d’autres espèces nécessitent
pour l’accomplissement de leur cycle complet deux plantes hôtes non apparentées botaniquement.
Ces espèces sont dites hétéroeciques (ou dioeciques). La plante sur laquelle est pondu l’œuf d’hiver
est appelée l’hôte primaire, l’autre étant l’hôte secondaire, généralement c’est une plante herbacée
sur lequel émigre les fondatrigènes ailées.
Dans les régions tempérées, les pucerons présentent un cycle annuel complet (holocycle) à
deux hôtes (dioécique). Dans les conditions défavorables de l’hiver, la plupart des pucerons
hivernent sous forme d'œufs sur les plantes vivaces ou dans les débris végétaux. Ils peuvent résister
à des températures plus basses de l’ordre de -10°C à -15°C. Certains hivernent sous forme de
femelles adultes (Eaton, 2009). Les œufs fécondés éclosent au printemps et produisent une
génération de femelles aptères appelées fondatrices qui s’installent sur les feuilles, les pousses, et
parfois sur les fleurs (Labrie, 2010). Ils commencent à fonder de nouvelles colonies en produisant
des descendants par parthénogenèse. Celles-ci peuvent donner naissance à 10 femelles ou plus par
jour (Anonyme, 2009). Parallèlement, les fondatrices adultes pondent elles-mêmes des larves qui
donneront des adultes aptères appelés fondatrigènes (Bahlai et al., 2007). Plusieurs générations vont
se succéder dans lesquelles apparaîtront des ailés qui irons contaminer les différents hôtes
secondaires. Par parthénogénèse, les fondatrigènes engendrent un certain nombre de générations des
femelles appelées virginogènes.
13
Chapitre II Généralité sur les aphides
Les pucerons sont des parasites majeurs des végétaux dans le monde, avec des Conséquences
économiques négatives sur l'agriculture, les forêts et l'horticulture (Fournier, 2010). Ils peuvent
causer de graves pertes aux plantes cultivées (Qubbaj et al., 2004). D’après Christelle (2007) et
Eaton (2009), les pertes que causent les pucerons sont de deux types :
D’après Harmel et al. (2008), se résume dans le prélèvement et l’absorption de la sève des
plantes. Les piqûres alimentaires sont également irritatives et toxiques pour la plante, induisant
l’apparition de galles qui se traduisent par la déformation des feuilles ou des fruits et donc une perte
de rendement (Christelle, 2007).
Les dégâts indirects des pucerons sont essentiellement de deux ordres qui sont :
14
Chapitre II Généralité sur les aphides
Les produits non assimilés de la digestion de la sève, riches en sucre, sont éjectés sur la plante
sous forme de miellat. Cette substance peut contrarier l’activité photosynthétique de la plante soit
directement en bouchant les stomates, soit indirectement en favorisant le développement de
champignons saprophytes. Ceux-ci provoquent des fumagines qui entravent la respiration et
l’assimilation chlorophyllienne ou souillent les parties consommables (fruits par exemple) et les
rendent ainsi impropres à la commercialisation (Christelle, 2007; Giordanengo et al., 2010).
En se déplaçant d’une plante à une autre, les pucerons créent des contacts indirects entre les
végétaux distants et immobiles (Brault et al., 2010). Cette caractéristique a été efficacement
exploitée par les virus des plantes, incapables de se déplacer d’un hôte à un autre de façon
autonome. Ainsi, de très nombreuses espèces virales utilisent l’action itinérante des pucerons pour
se propager et se maintenir dans l’environnement.
D’après Raccah et Fereres (2009), il existe plusieurs milliers d’associations différentes faisant
intervenir une espèce de puceron, un virus et une plante. Chaque espèce de virus ou de puceron
possède en effet une gamme de plantes hôtes plus ou moins étendue, ne respectant pas forcément
les barrières définies par les familles botaniques. Ainsi, un même virus peut être transmis par
plusieurs espèces vectrices (le virus Y de la pomme de terre, PVY, peut être transmis par plus de 70
espèces de puceron), chacune pouvant transmettre plusieurs virus (le puceron vert du pécher est
capable de transmettre plus de 20 espèces virales différentes). En bref, les paramètres qui
permettront à une maladie virale de se développer sont très variables et dépendent, entre autres, de
la gamme de plantes hôtes de virus, du nombre de ses espèces vectrices, et des relations qui peuvent
s’établir, ou non, entre ces plantes et ces insectes.
D’après Harmel et al. (2008), les pucerons sont susceptibles de causer jusqu’à 20 % de pertes
en rendement dans le Nord de la France.
L’acquisition du virus par son vecteur lors d’un repas sur une plante infectée s’effectue en une
période pouvant durer quelques minutes à quelques heures. La variabilité de cette mesure dépend
vraisemblablement de la répartition du virus dans la plante hôte et par conséquent, du temps
nécessaire aux vecteurs pour atteindre lors du repas, les tissus infectés. Il existe une phase de
latence, après le repas d’acquisition, durant laquelle le vecteur n’est pas infectant pour la plante. Ce
phénomène correspond au temps nécessaire au virus pour s’accumuler sous forme infectieuse dans
15
Chapitre II Généralité sur les aphides
les glandes salivaires et donc dans la salive (Braulte et al., 2010). Bien évidemment, puisque le
virus se multiplie dans l’insecte durant son transfert, la durée de cette phase de latence est
proportionnelle à la durée du cycle de multiplication virale.
Hulle et al. (1999), notent que les virus transmis par les pucerons sont regroupés selon leurs
caractéristiques structurelles, les symptômes qui sont provoquées ou leur mode de transmission.
− Les virus circulaires (persistants) : Les virus transmis selon ce mode sont transportés
de façon interne, mais jamais ils ne se répliquent durant leur passage dans le milieu
intérieur du vecteur. Ils doivent traverser différentes barrières membranaires : au niveau
du tube digestif pour entrer, et des glandes salivaires pour sortir de leur vecteur. Le
virus ingéré avec la sève phloémique lors de la prise de nourriture du vecteur traverse
les cellules épithéliales de l’intestin vers l’hémocèle (phase d’acquisition) et se diffuse
dans l’hémolymphe jusqu’aux glandes salivaires. Il traverse les cellules de ces glandes,
et est injecté dans la plante hôte avec la salive lors d’une nouvelle piqûre (phase
d’inoculation) (Hebrard et al., 1999 ; Brault et al., 2010) ;
− Les virus non circulaire : Les virus non circulaire sont acquis et transmis au cours des
piqûres brèves ; des piqûres d’une durée de cinq secondes suffisent mais les meilleurs
résultats sont obtenus pour des durées comprises entre 15 et 60 secondes. Si la durée de
la période d’acquisition augmente, ces virus peuvent être transmis immédiatement après
qu’ils ont été acquis, sans qu’une période de latence soit nécessaire mais le puceron ne
demeure pas longtemps infectieux après quelques minutes après avoir rencontré une
plante saine (Raccah et Fereres, 2009). Ce type de virus regroupe les virus non-
persistants et les virus semi-persistants.
− Virus non persistants : Selon Raccah et Fereres (2009), les virus de ce type sont acquis
par les pucerons dans les tissus libériens en même temps que la sève prélevée pour leur
alimentation. Le temps requis pour atteindre le liber varie naturellement selon les
espèces aphidiennes. Il est fréquemment d’une demi-heure et excède une heure le plus
souvent.
− Virus semi-persistants : Ces virus ne peuvent généralement pas être acquis au cours de
piqures brèves mais au contraire les chances de transmission augmentent parallèlement
avec la longueur de la durée de la période d’acquisition (Braulte et al., 2010). Il semble
16
Chapitre II Généralité sur les aphides
que ce type de virus adhère à l’intérieur du canal alimentaire ou il s’accumule puis il est
relâché progressivement où il s’accumule puis il est relâché (Braulte et al., 2010).
Le puceron vert du poivron (Myzus Persicae) et l’un des plus dangereux à l’échelle mondiale
à cause de leur aptitude à transmettre tous les types de virus (Sulivan, 2008) ; il est extrêmement
polyphage et se localise sur les faces inferieures des feuilles (Robert, 1992).
6.2-Systématique :
Règne : Animalia ;
Embranchement : Arthropode ;
Classe : Insectes ;
Ordre : Homoptera ;
Super-Famille : Aphididae ;
Famille : Aphididae ;
Genre : Myzus ;
Espèce : Myzus persicae (Sulzer, 1776).
Le puceron vert du poivron (Myzus persicae) est un petit puceron ovale avec des tubercules
frontaux. Il mesure de 1.2 à 2.6 mm. Sa couleur est du vert blanc au vert, et est parfois rouge. Les
antennes arrivent jusqu’aux cornicules, qui sont de longueur moyenne.
17
Chapitre II Généralité sur les aphides
Le poivron est son hôte primaire mais l’espèce attaque un grand nombre de végétaux, comme
les cultures légumières sous serre (tomate, concombre, laitue, aubergine…), les cultures horticoles
(chrysanthème, pélargonium), et les cultures de pleine terre (pomme de terre, betterave, chou,
tabac…), sur les agrumes on le rencontre régulièrement mais ses colonies sont peu denses ainsi que
sur le pêcher.
Myzus Persicae s’attaque surtout aux feuilles et aux bouquets floraux. Les jeunes pousses sont
les plus touchées et souvent dispersée sur l’ensemble de l’arbre. Cette espèce se produit pendant
toute l’année et passe par plusieurs générations qui se chevauchent. Sur les agrumes on rencontre
uniquement les femelles aptères et ailées et les larves, les autres formes se développent sur l’autre
forme. C’est pour cela que les attaques sur les agrumes se manifestent un peu tardivement. Deux
périodes de pollution plus marquées sont observées ; la première, plus importante se situe au
printemps et début d’été (mai, juin), la seconde en automne.
Aphis gossyppii mesure entre 1.5 à 1.8 mm de longueur. Son corps est de forme ovoïde, sa
coloration varie du jaune claire et foncé ; les cornicules sont courtes et noir avec une petite cauda
toujours plus pale que les cornicules (Sekkat, 2007).
18
Chapitre II Généralité sur les aphides
7.2-Systématique
Règne : Animalia ;
Embranchement : Arthropode ;
Classe : insecte ;
Ordre : Homoptera ;
Super famille : Aphididae ;
Famille : Aphididae ;
Genre : Aphis ;
Espèce : Aphis gossypii (Golver, 1877).
Aphis gossyppii a été considérée d’une part comme une espèce holocyclique présentant
strictement un cycle anholocyclique à reproduction exclusivement parthogéno-génétique, comment
cela semble être le cas dans les régions littorales de l’ouest Algérien (Guenaoui, 1988). Le
développement et la reproduction d’Aphis gossypii dépendent des températures allant de 20 à 30˚C
(Rondon et al., 2005).
19
Chapitre III l’extrait de Mentha piperita
La famille labiée ou lamiacée est une des plus répandues dans le règne végétal (Naghibi et al.
2000). Elle est l’une des familles de plantes herbacées à buissonnantes. Elle contient plus de 250
genres et prés de 7000 espèces réparties sur tout le globe, mais principalement du bassin
méditerranéen à l’Asie centrale. Les genres les plus cités dans la littérature sont : Salvia officinalis
(Fellah, 2006), Mentha spicata (Choudhry, 2006), Origanum vulgare (Dimitrijevic, 2007),
Rosmarinus officinalis (Gachkar, 2007 ; Marzouk, 2006), Ocimum basilicum (Lee, 2005).
Cette famille est connue depuis longtemps à cause des propriétés médicinales de nombreuses
espèces qui appartiennent à « la vie de chaque jour » et sont utilisées en de multiples occasions : le
thym, la sarriette, le romarin, l’origan, le serpolet sont des herbes aromatiques ; les crosnes se
consomment en légumes ; la menthe, la germandrée sont utilisées dans la parfumerie ; les sauges,
les scutellaires, etc., constituent des plantes horticoles. Beaucoup d'espèces sont mellifères (Naghibi
et al. 2000).
La Menthe poivrée est une plante herbacée et vivace appartenant à la famille des Lamiacées.
Dans la famille des menthes, elle correspond au résultat d’une hybridation entre la menthe
aquatique (Mentha aquatica) et la menthe verte (Mentha spicata). Il existe plusieurs espèces et donc
plusieurs odeurs. Celle-ci présente une odeur forte et froide. Cette plante qui peut atteindre jusqu'à
50 cm de hauteur est avant tout aromatique et médicinale. Elle est d'ailleurs la menthe la plus
utilisée en phytothérapie. Ses feuilles de couleur vert foncé prennent une teinte rougeâtre au soleil.
Elles contiennent l'huile essentielle principalement constituée de menthol. Des feuilles séchées ont
été retrouvées dans les pyramides égyptiennes témoignant de l'utilisation très ancienne de cette
plante (Iserin.2001)
Règne : plantae ;
Division : Magnoliophta ;
Classe : Magnoliopsida ;
Ordre : Lamiales ;
Famille : Lamiaceae ;
Genre : Mentha ;
La menthe poivrée est une plante vivace, herbacée à végétation vigoureuse, son odeur a une
pénétration spéciale et une saveur aromatique, brulante mais laisse une sensation de fraîcheur
(Hammami et Abdesselem, 2005). C’est une herbe reproduisant à partir de nombreux stolons,
rampant, traçant, chevelu, aériens ou souterrains, à racine adventives. Elle se dresse de 50 à 80cm
de haut. Des tiges et les rameaux sont rougeâtres, à section carrée. Ses feuilles sont ovales ou
lancéolées et crénelées en scie opposée par paires longues de 4 à 10 cm courtement pétiolées, velues
et d'un vert foncé sur la face supérieure, se teignant de nuances rougeâtres au soleil et de rouge
cuivré à l’ombre, elles sont recouvertes de gros poils sécréteurs arrondis dans lesquels s’accumulent
les substances volatiles odorantes (Benayad, 2008 ; Idrissi, 1982).
Les fleurs sont petites, violacées, forment des épis très courts, ovoïdes, à l’extrémité des
rameaux. Le fruit est divisé en 4 parties et est entouré d’un calice persistant. Son odeur est
puissante, sa saveur piquante et rafraîchissante (Benayad, 2008 ; Jahandiez et Maire, 1932).
5-Culture
21
Chapitre III l’extrait de Mentha piperita
Les composants chimiques des feuilles de la menthe poivrée varient en fonction de la maturité
de la plante, de la variété, de la région géographique et des conditions de traitement (Baslas, 1977 ;
Baslas et Saxena, 1984).
On extrait des feuilles une huile essentielle par distillation à la vapeur d’eau. Elle est
principalement constituée de :
• Huile essentielles
− 44 à 83% menthol (camphre de menthe) ;
− 4-30% menthone ;
− jusqu'à 10% menthyles esters (acétate, isovalerate) ;
− autres terpenoides (pulegone, piperitone, menthofurane, pinene, l-limonene, cadinene,
phellandrene ;
− acetaldehyde, isovaleric aldehyde, amyl alcool, dimethyl sulfide ;
− la présence de 0.1% de jasmone, améliore nettement la qualité de l'Huile Essentielle.
• Flavonoides : Sont représentés par des flavones polysubstituées lipophiles (genines) et par
hétérosides de flavones et flavonols. Parmi ces flavonoides :
− lutéoline, 7-glucoside (cynaroside), mentoside ,isorhoifolin et autre, y compris un
nombre de flavones très oxygénés ont été rapportés (Brouneton,1999).
• Triterpénes : Dont une petite quantité, notamment le squléne, ±-amyrine, l’acide urosolic et
sitostérol et d’autres constituants, azuléne et minéraux sont également signalés (Rodney et
Loonis, 1973).
• Acides phénoliques : Acide caféique, chlorogénique et de l’acide rosmarinique et (pseudo
tannins) qui en découlent sont rapporté à être présents (Justina et al., 2011).
Propriétés médicinales
La menthe poivrée est répandue dans le monde pour la production de l’essence qui contient le
menthone et du menthol qui sont des aromatiques rafraichissants. La menthe est un stimulant
général, elle est aussi antispasmodique, antiseptique et légèrement aphrodisiaque, digestif,
bactéricide puissant, parasiticide cholagogue (facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin)
(Hammami et Abdesselem, 2004).
22
Chapitre III l’extrait de Mentha piperita
7-Utilisation
La menthe poivrée sert généralement à la préparation du thé, mais on retrouve son utilisation
en phytothérapie, aromathérapie, parfumerie et cosmétologie (Baba Aissa, 1999). De plus, la
menthe a de nombreuses vertus médicinales, elle est préconisée comme antispasmodique,
aphrodisiaque, analgésique et aromatisant.
Des études pharmacologiques ont démontré que l'huile essentielle est utilisée surtout pour les
troubles digestifs (spasmes, inflammations, colites, état nauséeux), contre certains parasites (acnés,
dermite, démangeaisons). (Leung, 1996).
Selon Leung (1996), elle présente un effet expectorant en cas de bronchite ou de grippe, elle
est à la fois rafraîchissante et analgésique.
La menthe entre dans l'aromatisation de certains produits, dont les dentifrices, les chewing-
gums, les confiseries en générale et boissons rafraîchissantes ...etc., néanmoins, la menthe présente
dans certains cas des effets indésirables : abortive, elle est généralement déconseillée aux femmes
enceintes, elle est par contre recommandée en cas de retard menstruel (Cretti, 1981).
Les huiles essentielles, appelées communément essences, sont des mélanges de substance
aromatique produites par de nombreuse plantes et présentes sous formes de minuscules gouttelettes
dans les feuilles, la peau de fruit, la résine, les branches et le bois (Padrini et Lucheroni, 2006). Ce
sont des mélanges de composés lipophiles, souvent lipidiques. Elle se distinguent des huiles
végétales par leur caractère volatiles chimique (Regnault –Roger et al., 2005) .
Les activités des huiles essentielles décrites sur les insectes sont variées : larvicides,
adulticides, répulsifs ou inhibiteurs de croissance. La plus part des huiles essentielles agissent en
perturbant la structure de la membrane cellulaire mais, pour certains, des effets neurotoxiques ont
pu être mis en évidence, dus à des interactions avec des neurotransmetteurs. Par leur volatilité et
leur petite taille, beaucoup de constituants des huiles essentielles interagissent avec les récepteurs
d’odeur des insectes, déclenchant des comportements variés : fuite attraction, oviposition, etc.
(Aubertot et al. 2005).
23
Chapitre III l’extrait de Mentha piperita
Les extraits de plantes sont utilisées comme répulsif ou comme insecticide. Le mode de
préparation et la dilution des extraits d’une même plante ont une influence sur leur efficacité contre
une espèce donnée, ils doivent donc être judicieusement choisis (Aubertot et al. 2005).
L’utilisation optimale des extraits végétaux et atteinte dans un contexte agricole peu intensif
ou il n’est pas question d’éradiquer totalement la population de ravageurs, mais seulement de les
réduire. Il est particulièrement important de protéger les espèces auxiliaires indigènes qui se
nourrissent des ravageurs, en plaçant des nichoirs, abris, etc. en n’utilisant pas de substances
agressives (Aubertot et al. 2005).
24
Chapitre I Matériel et méthodes
I.1-Objectif du travail
L’objectif principal de ce travail est d’exécuté le pouvoir insecticide de la menthe poivrée sur
les pucerons du poivron. L’extraction a été réalisée par l’extracteur soxhlet permettant d’effectuer
une extraction solide-liquide, donnant une solution hydro-méthanoïque.
I.2-Site expérimental
25
Chapitre I Matériel et méthodes
I.3-Matériel biologique
I.3.1-Matériel végétal
I.3.1.1-Poivron
La variété utilisée est la variété « Magister » c’est une variété hybride F1 (Fig. 8), elle est très
plastique à une valeur sure très cultivée à l’ouest de l’Algérie avec un bon rendement, à récolte
groupée en début , cultivée sous serre et en plein champs, le fruit est doux, extra long de 8 à 9cm de
largeur, de forme assez rectangulaire de couleur vert foncée avant maturité, puis rouge.
I.3.1.2-Menthe poivrée
La menthe poivrée "Mentha piperita" a été retenue de part ses vertus médicinales et sa
composition en métabolites secondaires pour l’extraction de la solution hydrométhanoïque qui sera
utilisée dans l’essai insecticide contre les deux pucerons.
26
Chapitre I Matériel et méthodes
I.3.2-Matériel animal
Pour cette étude nous avons retenu deux ravageurs aphides sur culture de poivron, il s’agit des
espèces Myzus persicae et Aphis gossypii. Ces deux espèces sont reconnues comme deux espèces
les plus abondantes et fréquentes sur cultures maraichères sous serres, rencontrées dans la région de
Mostaganem essentiellement sur la culture le poivron.
I.3.2.1-Aphis gossypii
La première espèce retenue pour l’étude sur la culture de poivron est celle d’A. gossypii
27
Chapitre I Matériel et méthodes
I.3.2.2-Myzus persicae
La deuxième espèce retenue pour l’étude sur la culture de poivron est celle de Myzus
persicae.
L’échantillonnage est l’ensemble des opérations qui ont pour but de prélever dans une
population des individus devant constituer un échantillon. Un échantillon est dit aléatoire lorsque
tous les individus de la population ont une même probabilité de faire partie de l’échantillon
(Dagnelie, 1975). Selon Dajoz (1971), le problème essentiel dans l’échantillonnage réside dans le
prélèvement d’un échantillon aussi représentatif que possible de la population entière.
28
Chapitre I Matériel et méthodes
I.5.1-Méthodologie d’étude
Pour tester l’activité insecticide de la plante étudiée, nous avons utilisé l’extrait méthanoïque
de M. piperita.
L’extracteur soxhlet est un appareil permettant d’effectuer une extraction solide-liquide. Cet
appareil porte le nom de son inventeur : Franz Von Soxhlet ; c’est une méthode simple et
convenable qui nous permettra de répéter infiniment le cycle d’extraction avec du solvant (5 à 10
fois la quantité de l’échantillon solide à extraire) est porté à ébullition, puis condensé avec le
condenseur à boules, dans le réservoir à siphon, contenant le solide à extraire dans une cartouche de
papier épais. Le contact entre le solvant dans le réservoir, puis quand le solvant atteint un certain
niveau, il amorce le siphon et retourne dans le ballon en entrainant la substance dissoute. Ce cycle
peut être répète plusieurs fois, selon la facilité avec laquelle le produit diffuse dans le solvant
(Penchev, 2010). Cette méthode d’extraction exige un pro-traitement pour le mélange obtenu par
soxhlet. En pratique on utilise un évaporateur rotatif pour séparer l’extrait et le solvant d’extraction
(Penchev, 2010).
29
Chapitre I Matériel et méthodes
Les parties aériennes des plantes utilisées (M. piperita) sont des feuilles sèches. L’échantillon
est traité par le solvant petrolium d’éther qui permet la délipidation des feuilles, puis il est laissé
sécher pendant 10min à température ambiante.
Ces dernières sont déposées dans la cartouche, puis dans le réservoir de soxhlet. On remplit le
ballon avec une quantité de solvant méthanol dilué pour démarrer l’extraction. Cette dernière est
arrêtée lorsque le liquide entourant la cartouche devient clair, cette couleur indiquant que le solvant
n’extrait plus rien du solide. Le contenu du ballon (solvant plus matières solubilisées) est ensuite
traité à l’aide du Rotavapor pour éliminer le solvant.
Figure 13: Le retour du solvant contenant les principes actifs de l’extracteur vers le
ballon (Originale, 2017)
Soxhlet est une méthode classique pour l’extraction solide-liquide. Les avantages, ce
résument essentiellement dans le cycle qui se répète indéfiniment. On peut ainsi épuiser
complètement le solide en quelques cycles sans intervention. Le résultat est équivalent à une série
de macérations successives, en effet, le soxhlet est indépendant de la matrice végétale (Grigonis et
al., 2005).
30
Chapitre I Matériel et méthodes
La taille de la cartouche étant limitée, il peut être nécessaire de réaliser plusieurs extractions
successives avec plusieurs cartouches, ce qui peut prendre un temps considérable, aussi l'extraction
à chaud peut dégrader certaines substances chimiques (Grigonis et al., 2005).
L’évaporation rotative utilise une technique rapide et efficace de séparation, c’est un appareil
basé sur la distillation simple sous vide, qui permet d'éliminer rapidement de grandes quantités de
solvant, bien que partiellement, appelé souvent ‘’rotavapor’’. L’évaporateur rotatif utilisé lors de
l’expérimentation est de type Buchi R-210,
Le mélange de solvant et de soluté est placé dans le ballon droit, celui-ci est plongé dans un
bain-marie (Fig. 14). Il est incliné et animé d’un mouvement de rotation de manière à créer un film
de liquide et ainsi accroître la surface d’évaporation du solvant. La pression à l’intérieur du montage
est abaissée au moyen d’une trompe à eau ce qui augmente la vitesse d’évaporation. Après
condensation dans le réfrigérant, le solvant est récupéré dans le ballon de gauche (Ould Amar,
2013).
31
Chapitre I Matériel et méthodes
• R : Rendement (en%) ;
• Mext : est la masse de l’extrait après l’évaporation du solvant en g ;
• Méch : est la masse de l’échantillon végétal en gramme.
32
Chapitre I Matériel et méthodes
I.9-Protocole de l’extraction :
33
Chapitre I Matériel et méthodes
Le traitement des pucerons a été effectué par pulvérisation de l’extrait de la menthe sur les
lots de puceron. Chaque lot reçoit une pulvérisation de chaque dose (20%, 30% et 40%) et des
témoins négatifs avec l’eau distillée et les témoins positifs avec l’acétone.
A partir de l’extrait obtenu, les doses à tester sont préparées par dilutions dans de l’eau
distillée suit 20% (20ml de l’extrait /80ml de l’eau distillée) ; 30ml (30ml de l’extrait/70ml de l’eau
distillée) ; 40% (40ml de l’extrait /60ml de l’eau distillée).
Les lots témoins sont constitués par de l’eau distillée pour le témoin négatif et de l’acétone à
60% pour le témoin positif.
34
Chapitre I Matériel et méthodes
I.11-Test de contact
Un échantillonnage aléatoire est réalisé sur les différents blocs retenu pour l’essai afin de
déterminer les abondances des populations avant le traitement par l’extrait hydrométanoïque. Ceci
nous a permis d’évaluer les abondances des deux pucerons sur la culture de poivron dans les
conditions naturelle de la serre expérimentale. Par la suite, un volume de chaque dilution préparée
est évalué par pulvérisation sur les plants de poivron retenus pour l’essai. 24 heures après, un
échantillonnage est effectué par un prélèvement de trois feuilles au hasard sur les trois niveaux de la
plante à savoir haut, milieu et bas. Les feuilles prélevées sont mises dans des boites de Pétri aérées
et fermées avec du parafilm, ceci permet d’éviter la déperdition des pucerons qui sont mobiles et de
garder également l’humidité et la lumière artificielle. L’échantillonnage est continu dans le temps,
24h, 48h, 72h, . . ., 10 jours. Les feuilles échantillonnées sont acheminées chaque jour au laboratoire
protection des végétaux pour une éventuelle lecture des résultats pour la mise en évidence des taux
de mortalité et des abondances de M. persicae et A. gossypii.
Selon benazzeddine (2010), l’efficacité d’un produit est évaluée par la mortalité. Le nombre
d’individus dénombrés morts dans une population traitée par un toxique n’est pas le nombre réel
d’individus tués par ce toxique. Il existe, en fait dans toute population traitée une mortalité naturelle
qui vient s’ajouter à la mortalité provoquée par ce toxique, les taux de mortalité doivent été corrigés
par la formule d’Abbott :
MC%=(M-Mt*100)/ (100-Mt)
• MC : La mortalité corrigée
• M : pourcentage de morts dans la population traitée
• Mt : pourcentage de mort dans la population témoin
L’efficacité d’un toxique se mesure par sa DL50, DL90 qui représente les quantités de
substances toxiques entrainant la mort de 50% et 90% des individus d’un même lot respectivement.
Elles sont déduites à partir de l’équation de la droite de régression (y=ax+b) correspondant aux taux
de mortalité corrigée en fonction des concentrations de traitement.
35
Chapitre I Matériel et méthodes
36
Chapitre II Résultats et discussion
La dynamique des populations des deux aphides "A. gossypii" et "M. persicae" a été suivie du
16 Janvier au 15 Mai 2017. Les paramètres étudiés étaient : les taux d’infestation des deux aphides
dans leur milieu naturel, tout en considérant les facteurs abiotique telle la température et les
abondances. Les observations ont été faites chaque semaine avec un enregistrement hebdomadaire
de la température.
Les résultats obtenus ont permis de mettre en évidence une évolution progressive d’A.
gossypii en fonction de la température (Fig.19). En effet, au début des échantillonnages, 0 individu
fut noté du 16 janvier au 28 février, pour atteindre à la fin de l’échantillonnage un effectif total de
1692 individus le 15 mai (Fig. 17).
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
16/01/2017 16/02/2017 16/03/2017 16/04/2017
De même que pour A. gossypii, le suivi des populations de M. persicae a été réalisé dans les
mêmes conditions naturelles. Ceci a permis de mettre en évidence une faible présence de cette
espèce aphidienne comparativement avec A. gossypii (Fig. 18). L’évolution dans le temps a été
nettement différente, puisque M. persicae a évolué de façon progressive jusqu’à la date du 30 avril
ou a été notée une abondance totale de 503 individus tous stades confondus pour chuter dans la
semaine qui a suivie. Ceci pourrait être en relation directe avec l’évolution des températures dans la
36
Chapitre II Résultats et discussion
serre, en effet, à cette date les températures ont atteint une moyenne de 38°C (Fig. 19). En fin
d’expérimentation coïncidant au 28 février, 229 individus fut relevés le 15 mai.
600 ADULTE
L4
500 L3
L2
400
L1
300
200
100
0
16/01/2017 16/02/2017 16/03/2017 16/04/2017
1.3-Evolution de La température :
40 T° C
35
30
25
20
15
10
5
0
06-févr
13-févr
20-févr
27-févr
06-mars
13-mars
20-mars
27-mars
03-avr
10-avr
17-avr
24-avr
01-mai
08-mai
15-mai
16-janv
23-janv
30-janv
37
Chapitre II Résultats et discussion
L’extraction soxhlet, c’est une macération à chaud continue, cette technique permet
l’épuisement total des principes actifs dans la matière végétale ; ce qui est démontré par la variation
de la couleur chez M. piperita du vert sombre vers la couleur claire indiquant que l’extraction s’est
déroulée correctement. Après chaque cycle, la couleur doit être plus claire que le cycle précédent,
ce qui montre que les principes actifs contenus dans le solvant sont complètement extraits dans le
dernier cycle lorsque le solvant reste jaune.
3-Rendement d’extraction
Les extraits obtenus après l’extraction des feuilles des plantes étudiées par la méthode de
soxhlet sont des extraits hydro-méthanoïques de couleur vert foncé de M. piperita. Le rendement
définis comme étant les rapports de la quantité des substances végétales extraites sur la quantité de
la matière végétale utilisée.
Espèces Rendement
M. piperita 15%
38
Chapitre II Résultats et discussion
4-l’activité insecticide
La mortalité des pucerons été observée après les premières 24h dans toutes les concentrations
des extraits, en revanche la mortalité dans les témoins négatif et témoins positifs n’a enregistré de
mortalité qu’après les 3 jours de l’exposition à l’extrait hydrométhanoïque.
Figure 21 : Effet de l’extrait hydrométhanoïque de M. piperita sur les pucerons (Originale, 2017)
D’après Hullé et al. (2010), les conditions favorables au développement des pucerons
montrent que la vitesse de développement et de fécondité sont conditionnés par la température. En
effet, le degré Celsius minimal de leur développement est de 4 °C en moyenne, en dessous de ce
seuil, ils ne se multiplient plus. Entre 4°C et 22°C, ils se multiplient d’autant plus vite que la
température s’élève. Au-delà de 22°C, leur développement ralentît à nouveau. Pour devenir adulte,
une femelle puceron a besoin en moyenne de 120°C. Dans le monde des insectes, le temps de
génération est très court.
Les résultats de la toxicité de l’extrait de M. piperita sur les pucerons du poivron ont montré
des variations de mortalité cumulée et de mortalité corrigée en fonction du temps et des doses
comparativement entre les deux témoins (Fig. 22). Le suivi de ces insectes ainsi traités a permis de
39
Chapitre II Résultats et discussion
constater que la mortalité d’A. gossypii a été observée 24 h après traitement. Les premières
mortalités ont été relevées pour les doses 20% et 30% avec les moyennes de mortalité respective de
2,2 et 1,8 individu par feuille ; alors que, pour la dose 40%, une mortalité faible a été observée au
deuxième jour avec une moyenne de 0,8 individu par feuille. En revanche, la mortalité dans le
témoin positif (T+ = Acétone) et témoin négatif (T- = Eau distillée) n’a été observée qu’après 72 h
du traitement et avec de taux de mortalité moins important 0,6 et 0,2 individu par feuille (Fig. ???).
Il a été remarqué qu’au cours de notre essai, les populations d’A. gossypii après exposition
aux extraits ont montré une mortalité assez importante chez les individus traités par la dose 20%,
par contre, les doses 30% et 40% n’ont signalé que de faible mortalité (Fig. 22).
50
45
40
35 T+
30 T-
25 20%
20
30%
15
40%
10
5
0
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9
La figure 22 illustre l’évolution des taux de mortalités corrigées d’A. gossypii en fonction du
temps et de la dose de l’extrait des feuilles de M. piperita utilisé. En effet, les individus d’A.
gossypii traités par l’extrait méthanoïque fait ressortir une augmentation de la mortalité pour les
trois doses à savoir 20, 30 et 40%. Par contre, le taux de mortalité dans les deux témoins enregistre
des mortalités nulles à faible. En effet, c’est à partir du premier jour, que nous avons enregistré les
premières mortalités au niveau des doses 20% et 30%. Le taux de mortalité causé par les doses
20% et 30% sont inférieur à 10%, par contre pour la troisième dose (40%) nous avons enregistré
10% de mortalité à partir de 4 jours.
40
Chapitre II Résultats et discussion
50
45
40
35
T+
30
25 20%
20 30%
15 40%
10
5
0
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9
DL 50 4,70
DL90 25,09
Les moyennes de mortalité cumulée de M. persicae après traitement à base de l’extrait des
feuilles de M. piperita font ressortir que la dose 20% note une activité insecticide importante après
le quatrième jour de l’exposition. En effet, on enregistre une mortalité moyenne de 4,02 individus
par feuille 24h après traitement pour la dose 30%, ensuite une mortalité moyenne de l’ordre de 0,44
individus par feuille fut relevé pour la dose 20% 48h du traitement. La mortalité enregistrée pour la
dose 20% a été importante comparativement avec les autres doses, puisqu’elle a noté le maximum
41
Chapitre II Résultats et discussion
de mortalité et cela au neuvième jour de l’exposition à l’extrait hydroalcoolique avec une moyenne
de 43,08 individus par feuille.
Les relevés sur les témoins négatif et positif n’ont présenté aucune mortalité au début des
observations après traitement, ce n’est qu’à partir du troisième jour où de faible mortalité furent
notées avec 0,44 et 0,89 respectivement sur le T+ et le T-.
25
20
15
20%
30%
10
40%
0
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9
Les doses létales de l’activité insecticides de M. piperita sur M. persicae ont été déterminées à
partir de l’équation de la droite de régression qui correspond à la mortalité corrigée en fonction des
concentrations.
DL50 3,25
DL90 18,20
42
Chapitre II Résultats et discussion
5-Analyses statistiques :
Le test de Newman-Keuls, au seuil de signification 5%, classe les cinq doses dans cinq
groupes homogènes. Le groupe A correspond au dose 20%, le groupe B correspond aux doses 30%,
40% et témoins positif (acétone) et témoins négatif (eau distillée). .
L’étude statistique a révélé que le facteur traitement par les végétaux, a montré des résultats
significatifs au seuil de p=0.05%.
43
Chapitre II Résultats et discussion
Discussion :
Les végétaux produisent des composés secondaires (terpènes, alcool, plyphénols….. etc.)
souvent comme moyen de défense contre divers ennemis (Auger et al., 1999). L’utilisation de ces
substances végétales en tant que biopesticide dans la protection des cultures contre les insectes a fait
l’objet de nombreuses études notamment en zone tropicale (Arthur, 1996).
Le présent travail, constitue une étude qui s’intéresse aux effets répulsifs et toxiques de
l’extrait méthanoïque de Mentha piperita à l’égard des pucerons du poivron, cet effet toxique
pourraient dépendre de la composition chimique des extraits testés et du niveau de sensibilités des
insectes (Ndomo et al., 2009).
Les résultats obtenus montrent un effet significatif de l’extrait à induire des mortalités
importantes sur l’A. gossypii et M. persicae. On remarque que l’extrait méthanoïque présente une
efficacité de mortalité d’A. gossypii par rapport à M. persicae. Cette différence s’est faite ressentir
des le première jour du traitement ou nous avons remarqué une mortalité très importante chez A.
gossypii, alors que pour M. persicae les mortalités étaient faibles.
44
Conclusion
Depuis les années 90, les pucerons semblent prendre progressivement une place de premier
plan parmi les ravageurs. Les cultures sur lesquelles ils occasionnent des dégâts sont des plus en
plus nombreuses. La méconnaissance des agricultures, les a poussées vers une utilisation abusive et
non raisonnée d’une multitude de traitement chimique, considérés comme néfastes pour
l’environnement et la santé humaine.
Dans ces dernières années, il y a eu un intérêt croissant pour l’utilisation des insecticides
naturels .De nombreux chercheurs ont été intéressés par les composés biologiquement actifs isolés
des extraits de plante.
Ce travail avait pour l’objectifs d’évaluer l’activité insecticides de l’extrait hydro-méthanoïque des
feuilles de Mentha piperita sur les deux espèces A. gossypii et M. persicae de poivron.
Le test de l’activité de l’extrait de la menthe « in vivo » a fait ressortir que l’insecte étudié a
présenté une sensibilité importante vis-à-vis de l’extrait. En effet, des le premier jour de traitement,
cette dernière à conduit à la mortalité des populations d’[Link] et M. persicae montré une nette
progression dans le temps sous l’effet de l’extrait hydro -méthanoïque à la dose de 20%, par contre
pour les doses 30% et 40% la mortalité a été faible.
A travers cette étude et d’après les résultats obtenus ; on peut conclure que l’extrait de la
menthe poivrée utilisé « in vivo » dans cet essai a effet efficace de la mortalité des individus des
populations d’A. gossypii et M. persicae
.
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L1 L2 L3 L4 Adulte
16-janv. 0 0 0 0 0
24-janv. 0 0 0 0 0
31-janv. 0 0 0 0 0
07-févr. 0 0 0 0 0
14-févr. 0 0 0 0 0
21-févr. 0 0 0 0 0
28-févr. 0 0 0 0 0
05-mars 6 10 8 8 2
12-mars 45 64 72 18 4
20-mars 52 66 75 20 7
28-mars 53 68 76 21 8
06-avr 87 97 91 23 15
14-avr 146 155 98 29 27
22-avr 181 155 112 31 27
30-avr 194 292 119 36 48
07-mai 275 351 217 73 69
15-mai 733 498 253 110 98
L1 L2 L3 L4 Adulte
16-janv. 0 0 0 0 0
24-janv. 0 0 0 0 0
31-janv. 0 0 0 0 0
07-févr. 0 0 0 0 0
14-févr. 0 0 0 0 0
21-févr. 0 0 0 0 0
28-févr. 0 0 0 0 0
05-mars 1 2 1 0 0
12-mars 11 16 19 10 1
20-mars 12 17 21 13 1
28-mars 18 22 33 21 2
06-avr 34 56 54 23 8
14-avr 97 86 76 32 10
22-avr 123 115 100 73 27
30-avr 146 123 102 82 50
07-mai 100 90 88 30 8
15-mai 97 76 65 23 7
Annexe 2
Jour /2017 T° C
16-janv. 20
24-janv. 19
31-janv. 28
07-févr. 20
14-févr. 20
21-févr. 24
28-févr. 32
05-mars 29
12-mars 30
20-mars 29
28-mars 28
06-avr 27
14-avr 28
22-avr 34
30-avr 38
07-mai 34
15-mai 34
Figure 1 : organigramme de l’extraction par l’extraction de Soxhlet des extraits hydro-
méthanoïque
Lavage
La matière végétale
Séchage
(Ricin ou Menthe)
Broyage 20 gr
La pesée
Préparation de la solution
Méthanol 60%
hydro-alcoolique
L’introduction de Extracteur de
l’échantillon dans une Soxhlet
cartouche
Mettre l’extraction
En marche
L’épuisement L’arrêt de
total après 6 l’extraction
cycles
Extrait hydro-
alcoolique
Référence BUC-23011A000
Précision + /- 2°C
Poids du ballon 4 Kg
Protection IP IP 21
Conformité CE
Alimentation 100 – 240 V/ 50 – 60 Hz
Annexe 5
T- 00 100 00
20% 20 80 00
30% 30 70 00
40% 40 60 00
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9
T+ 0 0 0,6 1,6 1,8 2,4 2,4 1,8 1
T- 0 0 0,2 0,8 1 1,4 1,4 1,4 0,8
20% 2,2 2,8 5 24,8 32,2 32,4 34,4 46,8 47
30% 1,8 0,4 0 10,2 17,6 19,8 16,4 21,6 21,4
40% 0 0,8 0,2 4 5,4 4,6 7,4 9,6 15,6
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9
T+ 0 0 0,2 0,4 0,6 0,4 0,4 0,8 0,4
T- 0 0 0,6 0,2 0,6 0,4 1 0,4 0,2
20% 0 0,2 0 8,6 4,4 8,8 16,16 15 23,2
30% 1,8 0 0 4 3 4,2 4,2 3,8 11,8
40% 0 0 0 1,2 4 2,6 6,4 3,8 4
Annexe 6
9
1 (j1) 2 (j2) 3 (j3) 4 (j4) 5 (j5) 6 (j6) 7 (j7) 8 (j8) (j9)
0,8 0,8 1,2 8,28 11,6 12,12 12,4 16,24 17,16
GROUPES
F1 LIBELLES MOYENNES HOMOGENES
GROUPES
F1 LIBELLES MOYENNES HOMOGENES