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Préparations en Prothèse Fixée Dentaire

La thèse de Hélène Thébaud présente les principes de préparation en prothèse fixe, soulignant l'importance de la rétention, stabilisation et sustentation pour assurer la durabilité des restaurations dentaires. Elle aborde également les techniques spécifiques de préparation pour différents types de couronnes et d'éléments prothétiques, ainsi que les considérations biomécaniques liées aux bridges. Enfin, le document met en lumière les défis cliniques rencontrés lors de ces préparations et l'évolution des matériaux utilisés en odontologie.

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Préparations en Prothèse Fixée Dentaire

La thèse de Hélène Thébaud présente les principes de préparation en prothèse fixe, soulignant l'importance de la rétention, stabilisation et sustentation pour assurer la durabilité des restaurations dentaires. Elle aborde également les techniques spécifiques de préparation pour différents types de couronnes et d'éléments prothétiques, ainsi que les considérations biomécaniques liées aux bridges. Enfin, le document met en lumière les défis cliniques rencontrés lors de ces préparations et l'évolution des matériaux utilisés en odontologie.

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UNIVERSITE DE NANTES

UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE D’ODONTOLOGIE.

Année : 2009 N° 45

LES PRÉPARATIONS EN PROTHÈSE FIXÉE.

THESE POUR LE DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN CHIRURGIE DENTAIRE

Présentée et soutenue publiquement par

DAVID Hélène épouse THEBAUD


(26 septembre 1981)

Le 10 décembre 2009 devant le jury ci-dessous :

Président : Monsieur le Professeur Bernard GIUMELLI


Assesseurs : Madame le Docteur Isabelle ROY-HYON
Monsieur le Docteur Eric CHABERLIN

Directeur de thèse : Monsieur le Docteur François BODIC


SOMMAIRE.

I. INTRODUCTION.

II. PRINCIPES DE PREPARATION EN PROTHESE FIXEE.

1. Rétention
1.1 Degré de convergence
1.2 Hauteur et surface de préparation
1.3 Etat de surface
1.4 Les tenons radiculaires
1.5 Influence des ciments adhésifs et des colles
2. Stabilisation
2.1 Les boîtes
2.2 Les rainures ou les cannelures
2.3 Les puits ou les tenons dentinaires
3. La sustentation
4. Evaluation des dents
4.1 Rapport corono radiculaire
4.2 Configuration radiculaire
4.3 Surface radiculaire efficace
5. Les limites de préparation
5.1 Les différents types de limites
5.2 Niveaux de préparation

III. PREPARATION POUR COURONNES.


1. Préparation pour couronne coulée
1.1 Matériel
1.2 Préparation
1.2.1 préparation de la face occlusale
1.2.2 préparation des faces vestibulaire et linguale
1.2.3 réalisation d’une rainure de stabilisation

2. Préparation pour couronne à incrustation vstibulaire sur dent antérieure


2.1 Matériel
2.2 Préparation
2.2.1 préparation de la face vestibulaire
2.2.2 préparation de la face occlusale

2
2.2.3 préparation de la face linguale
2.2.4 préparation des faces proximales
2.2.5 épaulement et finition
3. Préparation pour couronne à incrustation vestibulaire sur dent postérieure
3.1 Matériel
3.2 Préparation
3.2.1 préparation de la face occlusale
3.2.2 préparation de la face vestibulaire
3.2.3 préparation des faces proximales
3.2.4 préparation de la face linguale
4. Préparation pour couronne céramo métallique
4.1 Matériel
4.2 Préparation
4.2.1 préparation pour dent antérieure
[Link] préparation de la face vestibulaire
[Link] préparation des faces proximales
[Link] préparation de la face palatine
[Link] préparation du bord incisif
4.2.2 préparation pour dent postérieure
4.2.3 le scellement
5. Préparation pour couronne céramo céramique
5.1 Matériel
5.2 Préparation
5.2.1 préparation des faces vestibulaire et occlusale
5.2.2 préparation de la face linguale
5.2.3 finition
5.2.4

IV. PREPARATION POUR ONLAYS, INLAYS, FACETTES ET INLAYS CORE.


1. Préparation pour onlay
1.1 Préparation pour couronne ¾
1.1.1 matériel
1.1.2 préparation
[Link] préparation de la face occlusale
[Link] préparation axiale
1.2 Préparation pour onlay sur dent antérieure
1.3 Préparation pour onlay MOD
1.3.1 matériel
1.3.2 préparation
[Link] préparations des cavités proximales, de l’isthme, du mur de
recouvrement, de la face occlusale

3
[Link] préparation des biseaux, précision des limites
2. Préparation pour inlay
2.1 Matériel
2.2 Préparation
2.2.1 préparation de la face occlusale
2.2.2 préparation de la boîte proximale
3. Préparation pour facette en céramique
4. Préparation pour inlay core
4.1 Objectifs d’une RCR coulée
4.2 Risques liés à la RCR
4.3 Influence du choix du tenon
4.3.1 le diamètre
4.3.2 la longueur
4.3.3 la forme du tenon
4.3.4 état de surface
4.4 Préparation pour RCR foulée
4.5 Préparation pour RCR coulée

V. SPECIFICITES LIES AU BRIDGES.


1. Bridges conventionnels
1.1 Considérations biomécaniques
1.1.1 flexion, bras de levier, point d’appui central
1.1.2 piliers secondaires
1.2 Principes de préparation
1.2.1 insertion
1.2.2 rétention
1.2.3 parallélisme
2. Cantilivers
3. Bridge collé
3.1 Préparation amélaire
3.2 Préparations spécifiques

VI. CAS CLINIQUE.

VII. CONCLUSION.

VIII. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.

4
INTRODUCTION.

L’évolution des technologies et l’apparition de nouveaux matériaux ont entraîné une


modification de la préparation de l’organe dentaire en vue de recevoir un artifice
prothétique.

5
Le premier maillon de la chaîne prothétique : la préparation de la dent, joue un rôle essentiel
pour la suite :

- La vitalité pulpaire, s’il s’agit d’une couronne sur dent vivante.


- La protection de la surface dentaire résiduelle.
- La santé parodontale marginale.
- L’occlusion et l’absence de contacts occlusaux traumatogènes.
- L’intégration esthétique notamment dans le secteur antérieur.

C’est pourquoi la préparation de la dent destinée à recevoir une couronne est une étape
importante, qui nécessite adresse et attention de la part du praticien.

La forme de contour d’une préparation destinée à recevoir un élément prothétique quel


qu’il soit doit satisfaire à plusieurs exigences qu’il n’est pas toujours simple de faire
coïncider entre elles :

- Economie de substance dentaire (maintien de la hauteur de la dent, degré de


convergence faible) afin de respecter les principes de rétention et de stabilisation de
la prothèse.
- La diminution du nombre de degré de liberté par le biais de rainures, de boîtes, de
puits et de tenons afin d’augmenter la stabilisation.
- La limite de préparation, thème fortement discuté entre les différents praticiens.
Doit –elle être intra sulculaire, juxta gingivale ou supra gingivale ?
- La spécificité des bridges (problème de flexion, de porte à faux, de point d’appui
central).

Aujourd’hui de nombreux éléments prothétiques permettent la réhabilitation en prothèse


fixée :

- L’onlay.
- L’inlay.
- La facette céramique sur les dents antérieures notamment.
- La couronne métallique privilégiée dans les secteurs molaires de part son aspect
inesthétique, et souvent utilisé pour son faible coût.

- La couronne à incrustation vestibulaire (couronne métallique recouverte d’une


facette céramique en vestibulaire uniquement) permettant un compromis financier
et esthétique dans les secteurs prémolaires et molaires.
- La couronne céramo métallique destinée principalement aux secteurs antérieurs et
prémolaires auparavant. Mais dorénavant utilisée aussi dans les secteurs molaires

6
(surtout sur l’arcade mandibulaire où les faces occlusales sont visibles lors du
sourire).
- La couronne céramo céramique actuellement la solution de reconstitution la plus
esthétique qui permet une translucidité parfaite. Mais encore peu pratiquée dans
certains cabinets à cause de son coût élevé et des ses difficultés de collage.

Tous ces éléments font de la prothèse fixée un art parfois difficile à réaliser et pourtant cela
constitue pour les praticiens une majeure partie de leur exercice professionnel au quotidien.

7
LES PRINCIPES DE PREPARATION EN
PROTHESE FIXEE.

1. Rétention.

8
La rétention est la force qui s’oppose aux forces de désinsertion de la prothèse selon l’axe
des préparations et selon l’axe d’insertion. Elle doit être suffisante pour résister aux efforts
(cisaillement, traction, compression) que la fonction lui impose et qui tendent à la déplacer
en permanence.
La traction correspondant à une force entraînant l’élongation de la prothèse (désinsertion),
la compression à une rétraction (enfouissement) et le cisaillement à un glissement de la
prothèse sur un plan adjacent parallèlement à la contrainte.

Le but de la prothèse fixée est de remplacer durablement la dent à restaurer, tout en ayant
les mêmes propriétés esthétiques et fonctionnelles que cette dernière.

Or ni les ciments de scellement, ni les colles actuellement sur le marché, ne permettent à


eux seuls de respecter cet objectif. En effet, ils sont très résistants face à la compression
mais beaucoup moins efficaces face aux forces de cisaillement et de traction.

L’immobilité totale de l’élément prothétique sur la dent sous- jacente ne peut-être obtenue
que si l’on suit scrupuleusement tous les principes de préparation d’une part, et que l’on fait
appel à des configurations géométriques particulières d’autre part :

- degré de convergence des parois préparées.


- nombre de degrés de liberté.
- respect et conservation de la hauteur de la dent préparée.
- augmentation de la surface de scellement.
- conservation d’un état de surface rugueux.
- artifices de rétention.

1.1 Degré de convergence.

Afin qu’une couronne puisse être insérée sur une dent préparée, il faut avant tout que les
faces axiales soient de dépouille.
La mise de dépouille consiste à orienter deux parois externes convergentes vers la face
occlusale de la dent (pour les couronnes), ou deux parois internes divergentes (pour les
inlays, onlays).

Plus les parois sont quasi parallèles entre elles, plus la rétention sera forte [54 ; 63] et
inversement plus la mise de dépouille augmentera plus la rétention diminuera [30].

9
Une obliquité de 3° pour chaque paroi serait l’idéal, soit une convergence de 6°. Mais
cliniquement cette préparation est extrêmement difficile à réaliser comme l’ont démontré
diverses études :
- Ainsi selon les expériences de Noonan et Goldfogel, qui ont évalué les
préparations réalisées par 909 étudiants: la convergence moyenne observée sur
les différents modèles d’étude est de 19.2° [40].
- Dans une synthèse de Goodacre et coll, il a été démontré qu’un degré de
convergence situé entre 10 et 20° était plus proche de la réalité clinique [23].
- Selon une étude réalisée sur 157 préparations d’étudiants, la convergence
moyenne était de 22.4° en vestibulo lingual, et de 25.3° en mésio distal [1].

Toutefois les valeurs des dépouilles optimales varient en fonction de l’arcade et de la dent
préparée (modification de la visibilité et de l’accessibilité) [55]. Ainsi, au niveau du secteur
molaire, on observe une convergence plus accentuée à la mandibule du fait de l’inclinaison
du pan lingual de la dent qu’il est difficile de rendre parallèle avec le pan vestibulaire [54].
Selon les études on note une variation de 3° (19° au maxillaire contre 22° à la mandibule).

Pour l’ensemble des dents préparées l’objectif le plus plausible serait pour certains auteurs
une mise de dépouille de 14° car de réalisation clinique facile et surtout répondant aux
exigences fixées par les principes de rétention [14 ; 52; 63].

Il faut aussi prendre en compte l’intensité des contraintes s’exerçant sur l’interface de
ciment situé entre la préparation et la restauration. Ces dernières sont minimes en ce qui
concerne les CVIMAR qui ont une contraction de prise faible qui limite les risques de hiatus.
Pour cela une dépouille de 2.5° à 6.5° à été conseillée, toutefois les contraintes ne seront
que faiblement augmentées si la dépouille ne dépasse pas les 15° [17]. Mais la concentration
de forces se verra augmenter de façon brutale si la dépouille dépasse les 20°.

10
Schéma n°1: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].

La mise de dépouille de la dent doit permettre la rétention de la prothèse (figure A) comme


son insertion (figure B).

Schéma n°2: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].

Pour les éléments dits internes comme l’inlay les principes sont les mêmes (rétention figure
A et insertion figure B).

11
Arcade dents M/D V/L globale
Maxillaire Antérieures 10 10 10
1
Prémolaires 14 14 14
1
Molaires 1 17 21 19
Isthme 2 7
Boîte 2 7
Mandibule Antérieures 10 10 10
1
Prémolaires 16 12 14
1
Molaires 1 24 20 22
Isthme 2 12
Boîte 2 12
1: convergence 2: divergence

Tableau n°3: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].

Ce tableau récapitule les dépouilles optimales des préparations.

Toutefois la préparation peut être compliquée par l’indice de Le Huche.


Ce dernier consiste à respecter le rapport de la dimension mésio distale occlusale sur celui
de la dimension mésio distale cervicale.
Après préparation, la dimension mésio distale occlusale doit être inférieure à celle cervicale
afin que la dent préparée ait une forme conique permettant l’insertion de la prothèse.
Si avant préparation la dent devant recevoir l’élément prothétique est de forme
rectangulaire cela ne pose pas de difficultés particulières mais dans certains cas (notamment
ceux des prémolaires mandibulaires) la dent à une forme triangulaire et s’il faut respecter ce
principe, la mise de dépouille sera considérable entraînant une perte de substance dentaire
importante. Il est donc nécessaire de bien évaluer chaque dent et sa forme avant d’effectuer
une préparation pour couronne.

12
1.2 Hauteur et surface de préparation.

La hauteur de la dent préparée est aussi un facteur essentiel lors de la réalisation


prothétique. Ce facteur possède autant de valeur que celui du degré de convergence vu
précédemment. Il est donc impératif de le prendre en compte avant toute décision de
restauration prothétique. Les surfaces de rétention sont représentées par les surfaces
verticales (les surfaces horizontales assurant la stabilisation). En effet, si la dent restaurée
est de faible hauteur, la prothèse aura des difficultés à se maintenir en place : les risques de
bascule de l’élément prothétique seront augmentés [10; 29].

C’est pourquoi la réduction de la face occlusale doit être la plus infime possible afin de
conserver une certaine hauteur de la dent préparée et ainsi une surface plus importante. En
fonction de la nature de l’élément prothétique de remplacement choisi, la diminution sera
variable allant de 0.8mm pour le métal à 1.5 (voir 2mm) pour la céramique afin de permettre
une teinte adéquate au niveau du bord libre [2].

Selon des tests effectués sur des systèmes de pente coulissante sur laquelle des modèles
ayant différentes angulations et surtout diverses hauteurs, ont été posés, il apparaît que les
modèles de faibles hauteurs (3 et 4 mm) quel que soient leurs degrés de convergences (5,
10, 15°) n’ont pas pu rester stables sur l’appareil. Des moyens de stabilisations (des boîtes)
ont été obligatoirement rajoutées afin d’assurer la rétention des prothèses [64].

Cependant, il faut prendre aussi en considération la forme de la réduction. Cette dernière


doit être réalisée de façon homothétique par le biais de fraises diamantées et non de
meulettes.
Le contrôle de l’espace pourra s’effectuer de diverses façons :
- par une feuille de papier articulé visualisant ainsi l’absence de contact entre la
dent préparée et son antagoniste
- par une sonde 17 devant passer aisément entre les deux dents
- par une cale d’espacement pouvant s’introduire entre les deux arcades
- par un compas d’épaisseur permettant de visualiser l’espace exact compris entre
les deux antagonistes.

Pour autant, les appréciations de hauteur dépendent aussi du diamètre de la dent [9 ; 47] :
Si la dent est courte mais que son diamètre est faible on peut obtenir un résultat satisfaisant
à condition que la dépouille soit faible.

13
Mais si la dent est volumineuse, il faudra adjoindre des rainures sur les faces axiales pour
que le résultat soit acceptable.

Schéma n°4: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].

Une préparation de petit diamètre comme une prémolaire compense la faible hauteur de
préparation car le bras de levier est plus court et cela rend la désinsertion moins facile
(figure A).

Schéma n°5: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].

Le fait d’adjoindre à la préparation des rainures sur la face occlusale permet d’augmenter
considérablement la rétention de la prothèse car l’on raccourcit le bras de levier (figure B).

14
Schéma n°6: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].

Si l’on réalise une explication schématique de ce phénomène cela permet de mieux


comprendre : imaginons une force s’exerçant en distale de la dent couronnée, à partir de
cette force nous tracerons un arc de cercle autour de ce point. Si la hauteur de la
préparation est suffisante, elle coupera l’arc de cercle tracé (le bras de levier). Dans ce cas
précis, l’élément prothétique ne pourra pas se désinsérer de la dent.

La rétention de la reconstitution sera d’autant meilleure que la surface entre la préparation


et la reconstitution sera importante [15; 29]. Toutefois il ne faut pas confondre surface de
hauteur et surface d’épaisseur :

- La surface de hauteur étant due à une bonne conservation de hauteur de la dent


préparée, ce qui augmente la superficie de scellement entre la couronne et la
dent. Ainsi les dents ayant à l’origine une hauteur plus importante auront une
meilleure rétention que les dents courtes (selon un test pratiqué on a démontré
que la rétention était meilleure sur les incisives et canines (92 à 96%) que sur les
molaires (46%)) [45].
- La surface d’épaisseur étant un espace libre important entre la dent préparée et
la couronne ce qui entraîne une augmentation de l’épaisseur du ciment de
scellement. Dans ce cas, cela est nuisible pour la rétention comme l’on
démontrés différents tests [29] car cela diminue les frottements et rend le
scellement moins fiable [39].

Lorsque la hauteur est insuffisante (perte de substance sur certaines cuspides, ou


destruction totale de la couronne clinique) on procède au principe de substitution. Ce
dernier consiste à user de procédés divers pour palier au manque de hauteur. Dans ce cas, le
praticien doit modifier les formes de préparations dites idéales et adjoindre des méthodes
pour augmenter la rétention et la stabilisation [53].

15
Les parois de la cavité crées par une lésion carieuse ou une ancienne obturation seront mise
à profit et réaménagées afin de pouvoir y placer un élément de substitution de type inlay
core ou couronne Richmond (ces dernières sont plus néfastes que l’ensemble inlay core et
couronne, car le tenon solidarisé avec l’ensemble de l’élément prothétique subit de plus
fortes contraintes). L’inlay core sera maintenu dans la dent grâce au tenon radiculaire entre
les parois préparées et les zones où les parois sont absentes. La hauteur des parois
préparées ainsi que la préparation canalaire permet le maintien de l’élément prothétique.
Pour la réalisation d’un inlay core il existe des limites de préparations : les inlays sont contre
indiqués si les parois sont sous gingivales ou trop fines (minimum 1 mm d’épaisseur) et si les
racines sont courtes (car le tenon doit occuper les 2/3 de la longueur canalaire).

De plus, des tenons dentinaires ou boîtes pourront être mis. Ces dernières maintenues
grâce à la hauteur des parois préparées (plus elle sera importante, plus le maintien sera
efficace car augmentation de la surface de frottements) permettent d’augmenter la surface
de frottement entre la reconstitution et la dent [45].

Toutefois il faut aussi respecter certaines règles et éviter les mutilations excessives si la dent
délabrée est vivante il ne faut pas dépulper abusivement. C’est pourquoi, les moyens de
rétention ne doivent pas pénétrer la dent sur une profondeur supérieure à 1.5mm au niveau
de la fosse centrale.

1.3 Etat de surface.

La force de rétention dépend aussi des coefficients de frottement des surfaces en contact. Si
la surface est rugueuse, meilleure sera la rétention. Ceci a été démontré par les expériences
de Jorgensen sur des M.P.U expérimentaux : ces derniers avaient été réalisés avec une
dépouille de 10°. Ceux dont les irrégularités de surface avaient une profondeur de 40 µm ont
eu une rétention deux fois supérieure à ceux ayant une profondeur de 10 µm [42].

Les différents ciments pouvant être utilisés (comme ceux aux polycarbonates, les ciments
verre ionomères, ou les oxyphosphates de zinc) assurent 13 à 15% de la rétention
seulement. Cette moyenne peut être augmentée si des digitations ou microanfractuosités
sont crées dans l’intrados de la prothèse d’une part et sur la surface préparée d’autre part
cela crée des microrétentions entre les deux surfaces. De ce fait, il ne faudrait pas polir de
façon intempestive la préparation, et éviter de polir l’intrados de la couronne [60].

Toutefois, les surfaces de préparations doivent être polies après la préparation afin de
faciliter les empreintes (cela évite que le matériau ne se déforme créant freinage et tirage,
rendant ainsi l’empreinte non exploitable pour le laboratoire) et le travail du laboratoire

16
(meilleure visibilité des limites). Mais lors de la livraison, le praticien doit passer une fraise
afin de rendre la surface rugueuse pour créer un micro clavetage dans les irrégularités de
surface [7].

1.4 Les tenons radiculaires.

Il en existe 3 formes différentes.

Les tenons radiculaires cylindriques (schéma 1) : assurent une excellente friction mais
fragilisent la dent, les problèmes principaux étant l’évacuation du ciment de scellement et
d’axe. Difficulté à reproduire le même axe que celui de l’insertion.

Les tenons radiculaires tronconiques (schéma 2) : peu rétentifs mais anatomiques. Ils
n’entraînent quasiment jamais de fractures.

Les tenons cylindro tronconique (schéma 3) : tronconique dans leur partie apicale et
cylindrique pour le reste. Ce sont les tenons assurant la meilleure rétention, ils sont par
conséquent les plus utilisées actuellement.

1 2 3

Schéma n° 7: extrait des EMC. « Restauration coronaire à ancrage coronoradiculaire »


Laviole O, Bartala M, 1998 [36].

17
1.5 Influence des ciments adhésifs et des colles.

Avant de procéder à la préparation prothétique, il est nécessaire de faire son choix entre le
scellement ou le collage. Notre choix sera déterminé en fonction de la rétention (adhésion,
mouillage, propriétés mécaniques), des qualités optiques demandées, de la biocompatibilité
(étanchéité, épaisseur du joint) et des conditions opératoires.

L’utilisation des colles permet de modifier les principes de préparation, en effet ces derniers
seront moins stricts: la mise de dépouille pourra être supérieure à 6° (ne doit pas non plus
être trop importante), la friction entre l’intrados prothétique et la dent pourra être moins
importante car compensée par la colle.

Les ciments :

Le plus anciens étant l’oxyphosphate de zinc (bon recul clinique). Il est simple d’utilisation et
bactériostatique. Mais son potentiel de résistance mécanique est faible ainsi que son
pouvoir d’étancheité, il ne possède pas de potentiel d’adhésion. De plus, il est agressif pour
la pulpe (à ne pas utiliser pour les dents vivantes). Son indication se limite aux scellements
multiples ou complexes nécessitant un temps de travail long.

Les ciments polycarboxylates sont simples et biocompatibles. Ils ne sont pas agressifs pour
la pulpe contrairement aux précédents et peuvent être utilisés sur dent vivante. Toutefois ils
ne seront utilisés que lors des scellements provisoires de longue durée à cause de leur
solubilité élevée qui est en partie responsable d’un taux de descellement important. De plus
leur résistance mécanique reste faible.

Les CVI traditionnels ont longtemps été utilisés pour leur pouvoir bactériostatique et leur
biocompatibilité. Ils possèdent un pouvoir adhésif propre. Leurs propriétés mécaniques sont
supérieures aux autres ciments mais restent moyennes, par contre une protection du joint
est nécessaire pour contre carrer une solubilité élevée.

L’apparition des CVIMAR (ciment verre ionomère modifié par addition de résine) a permis
une amélioration des procédés de scellement. Ces derniers ont une adhésion naturelle avec
la dent (par procédé d’échange ionique) qui évite les risques de percolations. Les CVIMAR
ont une adhésion supérieure à celle des CVI traditionnels. Ils sont biocompatible, bioactif
avec libération de fluor. Leur solubilité est faible et leurs propriétés mécaniques
performantes. Contrairement aux composites de collage ils ont une rétraction faible lors de
la prise, ce qui minimise le risque de hiatus. Leur seul point négatif pourrait être leur prix
élevé. Ils sont aujourd’hui utilisés pour les scellements des couronnes métalliques, céramo
métalliques et céramo céramiques. Ils sont utilisés lorsque la pose de la digue ne sera pas
réalisable (collage impossible), que l’adhésion sera nécessaire et qu’une surveillance de

18
l’évolution de la prothèse sera possible. Ils nécessitent pour être utilisés une rétention
suffisante de la préparation et une bonne résistance mécanique des parois dentaires.
Toutefois leurs propriétés esthétiques sont moindres par rapport aux colles.

Les colles :

Les colles sont de trois types :

- non adhésive : nécessité d’adjoindre un adhésif.

-avec potentiel adhésif propre: avec présence d’un monomère esthétique. Mais ils posent
des problèmes de sensibilité et d’élimination des excès.

-auto-adhésive : leur résistance mécanique est faible, mais on n’a pas besoin de traitement
de surface dentaire (pas de gestion de la dentine) ou prothétique, mais peu de recul clinique.

Elles possèdent de bonnes propriétés mécaniques et optiques, ainsi qu’une bonne adhésion
aux tissus dentaires et aux matériaux. Elles permettent de compenser des préparations
médiocres (degré de convergence important, faible hauteur). Mais elles sont plus complexes
d’utilisation que les ciments (temps variable, emploi d’un adhésif). Elles sont utilisées pour
les restaurations partielles, unitaires et multiples (couronnes métalliques, céramo
métalliques ou céramo céramiques) lorsque l’adhésion est indispensable [12].

2. Stabilisation.
La stabilisation est la force qui s’oppose aux mouvements dans un plan horizontal (dus à des
contraintes masticatoires ou occlusales) de la couronne sur la dent restaurée. En
restreignant la liberté de mouvement horizontal de rotation ou de torsion, on augmente la
stabilisation.

Parfois la dent à reconstituer possède de par sa forme après préparation tous les éléments
permettant la stabilisation et la rétention (deux parois opposées présentant une dépouille
minimale). Mais souvent les dents ne répondent pas à ces exigences :

- préparations trop courtes en hauteur.


- conicité trop forte donc rétention diminuée.
- parois absentes ou cuspides manquantes.

19
- dents devant servir de support de bridges et donc devant être solides.

Nous sommes alors obligés d’adjoindre des éléments supplémentaires pour stabiliser la
prothèse.

Ainsi sur la dent, des éléments tels que puits, rainures, cannelures, boîtes ou tenons doivent
être rajoutés pour créer un axe d’insertion unique [44]. Ceci permet d’obtenir une excellente
stabilisation mais aussi une forte amélioration de la rétention.

Toutefois si l’on travaille sur dent vivante, des limitations s’imposent car ces pertes de
substances cumulatives peuvent être traumatogènes pour la pulpe.

Néanmoins les pertes de substances peuvent être transformées en artifice de rétention ou


de stabilisation.

2.1 Les boîtes.

Elles peuvent être crées ou exploitées. Situées sur les faces proximales, elles sont préparées
de dépouille et mises parallèles à l’axe de la préparation.

Le praticien peut être amené à restaurer une dent ayant une importante obturation occluso-
proximale ou carie.
Dans ce cas, si un simple amalgame ou composite n’est pas suffisant pour restaurer la forme
initiale de la dent (permettant de recouvrer la fonction) le praticien se voit dans l’obligation
de la couronner. Ainsi on pourra exploiter la boîte créée lors du soin. Cette forme de
préparation permettra d’éliminer les tissus cariés (jamais réalisée aux dépens d’une face
intacte) et d’assurer la stabilisation [53].
Toutefois ce genre de moyens ne peut être utilisé si les pans sont trop délabrés sur plusieurs
faces, la boîte doit être crée entre deux pans sains au minimum.
Elles permettent une augmentation de la surface de frottement car elles augmentent la
surface préparée ce qui représente un avantage pour la rétention.
- Pour les restaurations unitaires, les boîtes seront mésiales ou distales. Ces boîtes
empêchent les déplacements vestibulo linguaux.
- Pour les bridges rectilignes elles seront localisées essentiellement en vestibulaire
ou lingual afin d’empêcher les déplacements mésiaux distaux [46].
-
Selon des expériences pratiquées en Angleterre sur des modèles de laboratoire testés
successivement, les dents ayant des boîtes proximales assurent une meilleure résistance aux
déplacements horizontaux que celles ayant des boîtes vestibulo linguales [64].

20
2.2 Les rainures ou les cannelures.

Très rétentives elles se font parallèlement à l’axe de la préparation avec une fraise pointe
tronconique fine. Elles ne doivent en aucun cas être obliques par rapport aux forces axiales
s’exerçant sur la prothèse. En effet, cela provoquerait un glissement de la prothèse le long
de ces surfaces. Les rainures en forme de V assurent à moitié la fonction demandée, mais
pour obtenir un résultat satisfaisant, les rainures doivent être réalisées avec des parois
nettes et précises. [50].

L’angle formé entre les parois de la rainure et la face axiale sur laquelle elle est située doit
être marqué. Une des parois de la rainure doit être perpendiculaire à la force de rotation
afin de limiter la liberté de mouvement de façon efficace et améliorer la stabilisation.

Les rainures peuvent être proximales, vestibulaires ou occlusales. En fonction de la dent


traitée et du type de restauration à réaliser, des choix s’imposent d’eux-mêmes :
- sur dent unitaire : elles seront mésiales, distales ou occlusales.
- pour les ponts rectilignes : rainures vestibulaires ou linguales.
- pour les bridges curvilignes : mésiales et distales.

A noter que plus les rainures seront fines plus elles compliqueront les empreintes et de ce
fait le travail du laboratoire (pour interpréter l’empreinte et pour réaliser l’élément
prothétique).

2.3 Les puits ou les tenons dentinaires.

Ils représentent un excellent moyen de rétention.


Ces derniers peuvent être utilisés de différentes manières :
- soit parallèle à l’axe d’insertion et faisant partie intégrante de la reconstitution
prothétique.
- soit non parallèle et servant de première reconstitution de la dent du style
composite tenon. Puis une seconde préparation permettra la mise en place d’une
couronne classique.

21
Ces puits doivent remplir quatre conditions nécessaires à leur bonne réalisation :

- être exclusivement situés dans la dentine saine.


- ne pas supprimer le soutien de l’émail.
- ne pas provoquer d’atteinte du desmodonte.
- ne pas léser la pulpe.

Selon des études cliniques, la rétention augmente avec le nombre de tenons (ce dernier
pouvant aller de quatre à cinq par dent), la profondeur et le diamètre. La forme cylindrique
avec un diamètre allant de 0.6 à 1mm est l’idéal.

- En unitaire ils seront situés en mésial, distal et occlusal.


- En ponts rectilignes ils seront occlusaux, et en bridge curviligne ils seront palatins
et linguaux.

Schéma n°8: extrait de l’édition « Les préparations en prothèse fixée, principes et


applications cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [54].

Ce genre d’adjonction est proposé afin de compenser les effets négatifs d’une dépouille trop
importante et/ou d’un manque de hauteur verticale de la dent préparée.

3. La sustentation.

La sustentation est la force qui s’oppose à l’enfoncement de la prothèse. En prothèse fixée,


cette force est exercée par la dent elle-même. C’est l’appui sur la dent préparée qui
empêche l’enfouissement de l’élément prothétique.

22
4. Evaluation des dents supports.

Lors de la réalisation d’une préparation pour couronne qu’elle soit pour une reconstitution
unitaire ou plurale, la dent servant de pilier (pour les bridges) ou devant recevoir la
couronne doit être évaluée.

En effet des contre-indications formelles interdisent à certaines dents de recevoir des


reconstitutions prothétiques (risques de fêlures, de fractures, de descellements répétitifs).

Pour les dents servant de piliers de bridges il faudra prendre en compte que ces dents vont
être amenées à supporter des forces occlusales supérieures à la normale (les dents
manquantes remplacées par les intermédiaires de bridges vont transmettre aux piliers via les
connexions leur force à supporter).

Toutes les dents sont évaluées cliniquement et radiologiquement :

- Les dents porteuses de traitement endodontique ne sont pas exclues à condition


que le traitement soit hermétique et à la bonne longueur (soit à 1mm de l’apex).
En cas de doute, il sera préférable de revoir le traitement (risque lors de la reprise
de fracturer un instrument). Les dents dépulpées présenteront une faiblesse
biomécanique ainsi que des modifications mécaniques et biologiques (perte de
substance).
- La préparation sur dent vivante nécessite plus d’attention car il ne faudra pas
léser la pulpe: spray, diminution de la vitesse de rotation. Il sera préférable
d’utiliser la turbine plutôt que le contre angle à grande vitesse [34], il faudra
associer l’ai, le spray et le fraisage intermittent [45].
- Les dents reconstituées par composite tenon ou amalgame screw post peuvent
servir de dents piliers (la reconstitution devant être revue avant la préparation:
longueur du tenon, herméticité de la reconstitution, solidité).
- Evaluation du support parodontal: parodonte sain, mobilité physiologique. En cas
de malposition un traitement orthodontique devra être envisagé plutôt qu’une
dépulpation abusive afin de pouvoir réaliser une suppression de tissu dentaire.

23
4.1 Le rapport corono radiculaire.

Ce rapport dit aussi valeur intrinsèque de la dent ramène la longueur supra osseuse de la
dent sur la longueur intra osseuse (idéalement de 2/3, il est souvent ramené à ½).

Schéma n° 9: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications


cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE 1988 [56].

Ce schéma récapitule le rapport idéal en A et celui toléré en B.

Toutefois ce rapport a été revu pour les dentitions prothétiques. Si ce dernier est supérieur à
1/1 pour un patient ayant pour antagoniste au bridge une PAP, les forces occlusales seront
moins fortes et le résultat pourra être acceptable :

- selon des études, les forces exercées par la denture naturelle sont de 68kg, 25
pour un bridge et de seulement 12 pour une prothèse amovible (soit 5 fois
inférieure aux dents naturelles).
- de même il faut prendre en compte l’état parodontal des dents antagonistes :
une dent mobile au parodonte affaibli exercera moins de contraintes occlusales
qu’une dent au parodonte sain.

Le rapport corono- radiculaire est donc un élément à ne pas prendre en considération tout
seul, l’environnement dentaire notamment des antagonistes joue un rôle essentiel dans le
choix ou non de prendre les dents adjacentes pour support de bridge.

24
4.2 Configuration radiculaire.

La forme des racines des dents joue un rôle essentiel car elle représente un facteur
parodontal important. Ainsi plusieurs critères sont à vérifier:

- la section circulaire de la racine : une dent ayant une racine de forme circulaire
sera moins solide qu’une dent ayant une épaisseur vestibulo lingual supérieure à
son épaisseur mésio distal.
- la divergence des racines d’une dent pluriradiculée (prémolaire, molaire) offrira
une plus grande stabilité. Les racines convergentes, coniques ou fusionnantes
seront moins stables. Toutefois en cas de réalisation de bridges ces dents ne sont
pas à exclure d’un traitement prothétique, car si l’étendue de l’édentement est
faible (une dent) et que tous les autres critères sont réunis, leur utilisation est
envisageable.
- Pour une couronne unitaire, une dent à la racine irrégulière sera préférable à une
dent ayant une racine droite et régulière.

4.3 La surface radiculaire efficace.

La surface radiculaire efficace d’une dent correspond à la surface de racine recouverte par le
ligament parodontal. Ces surfaces dépendent notamment du volume radiculaire de la dent
(une pluriradiculée aura une surface radiculaire supérieure à une monoradiculée). Jepsen a
évalué ces surfaces et les à regroupées en tableau afin d’en faciliter les données. De cela a
découlé la loi d’Ante.

25
Schéma n°10: extrait du livre « Les prépartions en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE 1988[56].

Ce graphique récapitule les surfaces radiculaires dites courantes des dents maxillaires, ces
surfaces étant ramenées en rapport avec la dent ayant la plus petite surface radiculaire de
cette arcade soit l’incisive latérale.

Schéma n°11: issu du livre « Préparation en prothèse fixée, principes et applications


cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE 1988 [56].

Ce graphique représente les surfaces radiculaires des dents de l’arcade mandibulaire ainsi
que le rapport entre les dents avec pour dent de référence l’incisive centrale (plus petite
dent de cette arcade).

26
Suite à ces bases, des règles pour les bridges ont été établies :

- Selon Tylman : 2 points d’appui peuvent supporter 2 intermédiaires.


- Selon Johson qui se réfère à la loi d’Ante : la surface radiculaire globale des points
d’appui doit être supérieure ou égale à celles présumées des dents manquantes.

Il est préférable de se contenter d’un intermédiaire pour deux piliers, les autres cas (deux
intermédiaires pour deux piliers) étant considérés comme des cas à risque. Ils peuvent être
réalisés sous certaines situations : contexte parodontal sain, absence de problèmes
occlusaux et du consentement éclairé du patient.

A prendre aussi en considération l’étendue du bridge, ceux dont la travée est courte (3
dents) auront un meilleur pronostic que les longues travées.

5. Les limites de préparation.

5.1 Les différents types de limites.

Il existe diverses limites possibles à des niveaux gingivaux différents.

Les limites le plus couramment pratiquées étant le congé ou l’épaulement.

EPAULEMENT CONGE

Schéma n°12: extrait des EMC « Couronnes céramo métalliques » de Pierre A, Derrien G,
2002 [49].

L’épaulement est réalisé avec une fraise diamantée à bout plat ce qui permet de ménager
une épaisseur de matériau conséquente et régulière (important pour la céramique). L’angle
interne peut être droit ou arrondi (réduit les contraintes).

Le congé est plus simple à réaliser avec une fraise diamantée conique à bout ovale, il est
large et en forme de quart ovale ce qui favorise la diffusion du ciment de scellement.

27
Le congé : il s’agit d’une limite nette, permettant l’ajustage parfait sans débordement sur la
gencive et sans hiatus avec la dent. Elle permet d’éviter les irritations gingivales [20], car elle
ne touche pas la gencive lors de la préparation, sa limite arrondie avec la dent permet de
conserver la gencive intacte.

Le congé biseauté : élimine les risques de hiatus. A utiliser pour les couronnes métalliques et
les inlays de classe II.

L’épaulement à congé : escalier perpendiculaire à l’axe vertical de la préparation.

L’épaulement à angle droit : à éviter, souvent dû à une erreur de préparation.

L’épaulement à angle obtus : entraîne une diminution de la stabilisation.

28
L’épaulement à angle aigu : biseauté ou non. Très difficile à réaliser mais stabilisation
fortement augmentée.

5.2 Niveaux de préparation.

Il existe plusieurs niveaux de préparation par rapport à la gencive marginale. Les praticiens
sont plus ou moins unanimes sur les avantages et les inconvénients de chacune de ces
limites.

Supra gingivale : ce type de limite diminue la rétention car elle n’englobe pas la totalité de la
dent (il n’y a pas de cerclage) et de plus cela laisse une faible mais significative hauteur de
dent à nue (sans recouvrement prothétique). Ce manque de préparation est souvent à
l’origine d’un risque de reprise carieuse néfaste pour l’ensemble dento prothétique.

Toutefois ce type de limite n’est pas à exclure systématiquement, dans certains cas
particuliers elle peut être réalisée :

- pour faciliter le contrôle de plaque sur les patients à risque parodontal.


- dents dépulpées avec hygiène rigoureuse.
- dents pluriradiculées avec furcation apparente.
- parodontopathie stabilisée: augmentation de la hauteur coronaire ce qui est
inesthétique si l’on réalise une couronne englobant la totalité de la dent et ce qui
implique un délabrement important pour réaliser la mise de dépouille.

Il existe aussi des contre-indications formelles :

- absence totale d’hygiène.


- Polycaries.
- dents antérieures (inesthétique).

29
Juxta gingivale : déconseillée car cela crée un léger hiatus (le contact dent gencive étant
toujours aléatoire). Il y a donc possibilité de rétention de plaque qui associée à une mauvaise
hygiène pourrait entraîner une gingivite et des troubles esthétiques (récession).

Intra sulculaire : elle permet d’englober toute la hauteur coronaire, évite les risques de
rétention de plaque. Mais si la préparation est mal réalisée il y a risque d’endommager le
sulcus. La pénétration de la fraise doit être contrôlée et nécessite donc une certaine
expérience (réalisation difficile).

30
PREPARATION POUR COURONNES.

31
Lors de la réalisation prothétique différentes étapes entrent en œuvre. Dans un premier
temps, l’examen clinique minutieux et la décision du type de prothèse portée par le patient
(prothèse fixée, prothèse adjointe amovible, implant). Puis vient le temps de la préparation
de l’organe dentaire (décrit ci-dessous), le temps de la conception de la prothèse par le
laboratoire (durant ce laps de temps le patient subissant des soins de prothèse fixée sera en
phase d’adaptation grâce à la fabrication d’une prothèse provisoire faisant partie intégrante
du plan de traitement).

La prothèse provisoire en résine permet de restaurer l’esthétique (important pour le bloc


incisivo canin et prémolaire maxillaire) mais aussi la fonction. Souvent les patients la
considère comme inutile lorsque le praticien la réalise pour une molaire mais elle permet la
conservation de la distance d’entre les dents adjacentes et antagonistes ce qui est important
pour la mise en place de la couronne définitive.

D’un point de vue fonctionnel, elle participe au :

- rôle neuro musculaire: conservation de la dimension verticale.


- rôle occlusal: stabilité des rapports (évite les égressions).
- rôle psychologique: meilleure mastication.

D’un point de vue biologique :

- protection sur dent pulpée (limite les agressions thermiques, bactériennes et


chimiques).
- éviction des fractures sur dents dépulpées (plus fragiles) et fortement
endommagées.
- parodontale : cicatrisation et adaptation cervicale, évite les bourrages
alimentaires.

32
1. Préparation pour couronne coulée.

La couronne coulée doit être envisagée dans différents cas : lorsque toutes les faces axiales
de la dent sont endommagées (soit par un processus carieux, soit par une décalcification), et
qu’aucun impératif esthétique n’est obligatoire ; sur une dent même peu délabrée qui est
sortie de son plan d’occlusion afin de respecter la courbe de Spee ; sur une dent support de
prothèse adjointe partielle dont un fraisage serait nécessaire pour aménager des éléments
de rétention ; sur un pilier implantaire.

Le but de la couronne contrairement aux onlays est de permettre une reconstruction


massive de la dent avec une rétention et une stabilisation excellentes. La couronne fixée
renforce et maintient la partie résiduelle de la dent [57]. Elle permet de faire travailler la
dent selon son axe, de rétablir la fonction occlusale physiologique. Son but est aussi de
maintenir un état parodontal sain par le biais de points de contacts proximaux parfaits et
d’embrasures permettant la déflexion des aliments afin d’éviter les syndromes du septum.

1.1 Matériel.

- Turbine ou contre-angle multiplicateur (bague rouge)


- Fraise à polir
- Fraise diamantée à bout rond
- Fraise diamantée conique courte
- Fraise à congé diamantée
- Fraise à congé en carbure de tungstène

1.2 Préparation.

1.2.1 Préparation de la face occlusale.

La préparation sera débutée par la face occlusale afin de visualiser la hauteur gingivo-
occlusale nécessaire à l’insertion de la couronne sans contacts forcés avec son antagoniste
et au maintien de la prothèse. Une fois cette hauteur déterminée, on pourra alors juger de la

33
nécessité ou non d’adjoindre des moyens de rétention secondaires (adjonction nécessaire si
la hauteur est faible).

Les faces occlusales seront réduites de 1.5mm au niveau des cuspides d’appui : cuspides
linguales pour les dents maxillaires, et vestibulaires pour les dents mandibulaires.

Les faces occlusales seront réduites de 1mm au niveau des cuspides guides : vestibulaires
pour les dents maxillaires, linguales pour les dents mandibulaires.

Pour cela on réalisera à l’aide d’une fraise diamantée conique à bout rond des rainures
d’orientation au niveau des sillons et des arêtes cuspidiennes. Elles serviront de référence
pour déterminer l’épaisseur de la réduction, et permettront un gain de temps considérable.
Puis on réunira ensuite les différents sillons entre eux afin d’obtenir le respect de
l’orientation des plans inclinés. La préparation doit être homogène [55].

Sur les cuspides d’appui, on réalisera un large chanfrein du versant externe (réduction dite
déflectrice de 1.5mm ayant un angle de 45° avec la paroi axiale). S’en abstenir pourrait être
à l’origine d’une faible épaisseur de métal à cet endroit [61]. Elle permet de donner à la face
occlusale une largeur compatible avec celle de la future dent prothétique.

Puis on polira afin de supprimer les angles vifs.

Deux moyens permettront de vérifier la réduction de la face occlusale (réduction contrôlée


en relation centrée, protrusion et latéralité) :

-une sonde 17 pourra passer entre la dent préparée et son antagoniste.

-faire mordre le patient sur une plaque de cire rouge de 2mm d’épaisseur (de type Moyco)
et vérifier à la source lumineuse l’absence de toute perforation ou l’insuffisance d’espace
avec l’antagoniste.

34
Conservation des reliefs cuspidiens afin
d’augmenter la stabilité.

Fraise diamantée conique à bout rond.

Fraise à polir.

Schéma n°13: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].

Ce schéma est une représentation de la préparation d’une face occlusale de molaire en vue
d’une reconstitution de type couronne métallique.

Cuspides linguales pour les molaires


mandibulaires.
Cuspides vestibulaires pour les dents
maxillaires.

Schéma n°14: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].

Ce schéma représente la réalisation d’un chanfrein sur les cuspides guides.

35
1.2.2 Préparation des faces vestibulaire et linguale.

Par la suite, on réalisera la mise de dépouille des faces vestibulaire, linguale ou palatine à
l’aide d’une fraise à congé diamantée. Cette partie de la préparation permettra de
déterminer simultanément l’axe d’insertion de l’élément prothétique et la situation du
congé cervical. La réalisation du congé devra être nette afin d’obtenir une limite cervicale
parfaite nécessaire à une adaptation précise de la couronne [58].

Préparation des faces vestibulaire et palatine


(linguale) à l’aide de la fraise à congé
diamantée. Cette partie de la préparation
cesse lorsque la dent à préparer entre en
contact avec les dents adjacentes.

Schéma n°15: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].

Ce schéma représente une vue proximale de la dent préparée.

Nous utiliserons une fraise diamantée conique courte et fine afin d’éliminer les bombés
proximaux par un mouvement de va et vient horizontal pour obtenir une surface lisse. En
présence de contacts trop serrés, il faudra travailler avec l’extrémité de la fraise. Lors de
cette étape, la prudence sera de rigueur afin de ne pas endommager les faces proximales
des dents adjacentes. Lorsque l’espace obtenu avec les dents voisines sera jugé suffisant
nous passerons une fraise à congé diamantée dont l’extrémité tracera simultanément le
congé proximal [55]. Ce dernier aura un tracé régulier d’une largeur de 0.8mm
(correspondant à l’enfoncement de la moitié de la fraise à son extrémité) ; et sera situé soit
en juxta gingival ou supra, ou intra sulculaire. Le plus important étant de respecter l’espace
biologique et de ne pas empiéter sur ce dernier [15].

Les contacts proximaux ainsi réalisés doivent être parfaits.

36
Passage des points de contacts à l’aide d’une
fraise conique fine et courte afin de ne pas
endommager les dents voisines.

Puis préparation des faces proximales et du


congé à l’aide de la fraise à congé diamantée.

Schéma n°16: extrait de « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].

Ce schéma représente une vue de l’ensemble de la dent préparée.

Il faudra être vigilant lors de la préparation des molaires mandibulaires dont l’inclinaison
linguale obligera à réaliser un congé moins marqué. Il faudra éviter la réalisation d’une limite
simple à la place d’un congé, sinon on risquerait d’avoir un surcontour de la reconstitution.
Le congé étant la forme la plus appropriée pour que le bord métallique ait une épaisseur
nécessaire à sa rigidité et à une adaptation pré[Link] les angles entre les faces
proximales et vestibulaires ou les faces proximales et linguales devront être finis avec soin
afin de préserver la continuité de la limite cervicale.

Finition à l’aide de la fraise à polir afin de polir


parfaitement tous les angles de raccordement
entre eux. Les surfaces doivent être lisses,
planes et arrondies.

Schéma n°17: extrait de « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].

37
1.2.3 Réalisation d’une rainure de stabilisation (optionnelle).

Dernière étape de cette préparation, la mise en place d’une rainure de stabilisation ayant un
double rôle :

- guider la mise en place de la couronne en déterminant un axe d’insertion unique.

- éviter tout mouvement de rotation durant le scellement [59].

Cette rainure sera réalisée à l’aide d’une fraise 171L, préparation sur la paroi axiale
correspondante à la plus grande épaisseur de métal (face vestibulaire pour les dents
mandibulaires, face linguale pour les dents maxillaires).

Afin d’améliorer la rétention et la stabilisation


de la prothèse une ou plusieurs rainures
peuvent être rajoutées sur les faces palatine
et vestibulaire via la fraise.

Schéma n°18: extrait de « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].

Ce schéma représente une rainure de stabilisation qui sera située du coté de la cuspide
guide de la dent préparée.

38
Exemple de fraises pouvant servir à la préparation pour couronne métallique :

fraise à congé diamantée forte


granulométrie de forme cylindroconique
et de finition

Fraise à biseau

Fraise du Docteur Truche pouvant être


utilisée pour la préparation occlusale

Photo n° 19 : prise ne cabinet.

Fraises permettant la réalisation de la préparation d’une couronne coulée.

39
Schéma n°20: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].

Ce schéma récapitule les principes de préparation pour une couronne coulée sur molaire.

Photo n°21: vue occlusale d’une couronne métallique sur 17.

40
2. Préparation pour couronne à incrustation vestibulaire sur dent
antérieure.

Historiquement, aux débuts de la prothèse fixée, nous utilisions des couronnes en résine
lorsque l’aspect esthétique était important (dents visibles lors du sourire). Toutefois ce
matériau ne donnait pas entière satisfaction : stabilité de la teinte limitée, résistance à
l’abrasion peu crédible. Aujourd’hui la couronne à incrustation vestibulaire : couronne
composée d’une couche de céramique située en vestibulaire uniquement cuite sur une
coiffe métallique de faible épaisseur (appelée cupule) est apparue afin de résoudre
l’ensemble de ces problèmes [54].
La cupule confère à l’ensemble une résistance nettement supérieure à celle du cosmétique
seul (2.8 fois plus solide) [17]. On peut donc espérer une meilleure longévité.
Mais cette utilisation d’un double matériau entraîne logiquement une préparation plus
complexe que celle de la couronne métallique simple. Une réduction plus importante afin
de ménager l’espace suffisant à la double épaisseur (céramique, métal) qui permet d’obtenir
un résultat esthétique quasi parfait avec teinte et translucidité comparables à celles des
dents adjacentes. Toutefois la présence de la chape métallique bloque toute circulation de
lumière en profondeur ce qui diminue la translucidité de la couronne. Le joint dento
prothétique doit être parfaitement réalisé afin de ne pas être visible (sinon liseret noir,
métal visible) à cet endroit.
Il existe trois finitions possibles :
- Le bord cervical métallique sera le plus précis mais à réaliser sur les dents non
visibles à cause de son aspect inesthétique.
- Le bord cervical métallique masqué est le plus utilisé. L’infrastructure métallique
sera prolongée jusqu’à la limite de préparation et recouverte par une céramique
opaque.
- Le bord cervical céramique donne les meilleurs résultats esthétiques. Le métal est
arrêté au niveau de l’angle interne de la limite pour laisser place à de la
céramique. Dans ce cas il faut privilégier une préparation en épaulement droit de
1.2 mm pour laisser une épaisseur suffisante à la résistance mécanique (à éviter
sur dent vivante avec volume pulpaire important) [48].

Dans tous les cas le joint doit être le plus fin possible, et doit suivre le profil d’émergence de
la dent.

41
Des contre-indications sont toutefois observées :
- hauteur clinique disponible: contre indication clinique si le manque de hauteur
coronaire lié aux contacts occlusaux trop forts supprimerait la présence de la
céramique et seul le métal serait présent au niveau occlusal.
- allergie au chrome et nickel : préférable de réaliser des couronnes in céram ou en
métaux précieux.
- économique : coût plus important que celui d’une couronne métallique simple.

2.1 Matériel.

- Turbine ou contre-angle multiplicateur (bague rouge)


- Fraise diamantée con diamantée conique à bout plat
- Fraise diamantée conique longue
- Fraise à congé diamantée
- Fraise à congé en carbure de tungstène
- Fraise fissure à extrémité travaillante

2.2 Préparation.

2.2.1 Préparation de la face vestibulaire.

La préparation de la face vestibulaire devra se faire selon deux directions afin d’éviter les
lésions pulpaires si la dent est vivante. La première sera parallèle à l’axe d’insertion, la
seconde aux 2/3 incisifs de la dent. Si seule la portion cervicale est préparée, le bord incisif
de la couronne sera proéminent et le résultat inesthétique (forme massive, couleur
médiocre). Si au contraire on ne privilégie que la préparation incisale, il y aura un risque pour
la pulpe, et surtout une mise de dépouille excessive qui entraînera une diminution de la
rétention [53]. Les couronnes à incrustation vestibulaire sont scellées et non collées sur les
dents préparées, leur rétention et leur stabilisation dépendent essentiellement de la
configuration géométrique donnée à la dent. Il est donc nécessaire d’obtenir des
frottements entre l’intrados prothétique et la préparation.

42
La réduction devra être uniforme et de 1.2mm à 1.5mm d’épaisseur. Une fraise diamantée
conique à bout plat sera utilisée afin d’effectuer des sillons d’orientation:
- l’axe de la fraise sera parallèle à la moitié incisive de la face vestibulaire.
Deux tranchées verticales de profondeur égale au diamètre de la fraise seront
réalisées [37]. Cette profondeur ira en diminuant jusqu’au changement d’inclinaison
de la face vestibulaire.
- puis on parallélisera ensuite l’axe de la fraise à la moitié cervicale de la
face vestibulaire. Ces rainures iront du bord incisif jusqu’à 2 mm de la gencive.
La réduction devra être homothétique de la dent intacte, pour cela nous réunirons ensuite
les différents sillons entre eux afin de supprimer les plages non préparées.

La réduction de la face vestibulaire s’étend d’un angle proximal à l’autre, 1mm en lingual des
points de contact. Nous obtiendrons ainsi des ailettes proximales n’ayant aucun rôle sur la
rétention de la préparation [50]. Cela permettra un maintien de la substance dentaire
proximale.

La préparation de la face vestibulaire se


fera selon deux axes :
Axe d’insertion
Axe parallèle aux 2/3 incisif
Le tout à l’aide de la fraise diamantée conique à
bout plat.

Schéma n°22: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

Ce schéma représente une vue de la face vestibulaire après préparation, avec ses rainures à
double orientations.
43
Vue proximale de la préparation afin de
bien visualiser les deux axes de
préparation.

Schéma n°23: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

Réalisation simultanée du congé et de la


finition de la préparation vestibulaire.
Congé large

Schéma n°24: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

2.2.2 Préparation de la face occlusale.

La même fraise sera utilisée pour réaliser la réduction du bord occlusal. Elle sera réalisée en
même temps que la préparation de la face vestibulaire lorsque les rainures d’orientation
seront reliées entre elles.

44
Une réduction insuffisante du bord incisif affecterait la translucidité de la couronne à ce
niveau.
De plus il est impératif de reproduire le relief occlusal de la dent originelle afin d’assurer une
meilleure stabilisation (sillon central, orientation des pans cuspidiens). Cela permet d’asseoir
la prothèse sur une surface non plane et donc plus stable.

2.2.3 Préparation de la face linguale.

La concavité linguale sera réduite à l’aide d’une fraise de type ogivale, le but étant de
ménager un espace de 0.7mm avec la dent antagoniste. On creusera des repères à l’aide de
la fraise en l’enfonçant jusqu’à ce qu’il y ait contact avec la tige, puis ensuite on reliera les
diverses encoches.

Les versants linguaux qui seront recouverts de céramique doivent être réduits de 1 mm.

L’angle de raccordement entre le cingulum et la paroi axiale ne devra pas être trop abaissé
afin de préserver un maximum de hauteur pour ne pas diminuer la rétention.

2.2.4 Préparation des faces proximales.

Afin d’éviter la création d’encoches sur les dents adjacentes nous utiliserons une fraise
diamantée conique fine et longue pour préparer les faces proximales. La réduction à ce
niveau est moins importante soit 0.6 à 0.8mm [2]. Puis mise de dépouille par une fraise
conique diamantée à bout plat.

Utilisation d’une fraise à congé diamantée afin de tracer simultanément le congé des faces
linguale et proximales, puis polissage par une fraise à finir pour accentuer le congé.

45
Réduction proximale à l’aide d’une fraise fine
permettant le passage entre les dents et la
préparation simultanément.

Schéma n°25: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

2.2.5 Epaulement et finition.

La face vestibulaire sera ensuite aplanie à l’aide de la fraise fissure à extrémité travaillante,
cette dernière permettra aussi d’arrondir les angles et les bords de la préparation.

L’épaulement est la ligne de finition préconisée pour cette préparation, il peut être seul [3]
ou légèrement chanfreiné [21; 48] (la fraise fissure permet lors de son passage d’arrondir
l’angle interne de ce tracé). Toutefois des études ont prouvées qu’il n’existait pas de réelles
différences entre l’épaulement et le congé. Le choix étant laissé à l’appréciation du praticien
et à sa maîtrise. En effet, les différences biomécaniques entre les deux lignes de finition
n’ont pu être mises en évidence.

46
Tableau récapitulatif des avantages et inconvénients entre les deux types de finition :

Type de limite avantages inconvénients


épaulement Epaisseur importante Réduction tissulaire
de cosmétique : importante
résultat esthétique Les contraintes sont
quasi parfait concentrées au niveau
Sustentation de la de l’angle interne
prothèse
Possibilité de réaliser
un joint céramique
dent
Congé La largeur est L’épaisseur du
adaptable en fonction cosmétique est moins
des exigences importante et moins
esthétiques uniforme
Simple à réaliser
Economie tissulaire
Joint céramique dent
possible

En revanche cette limite doit être nette, précise et égale voire supérieure à 1 mm afin d’être
bien visible sur le modèle et surtout afin d’éviter l’enfouissement du bord prothétique (joint
dento prothétique parfait afin d’éviter la présence d’un hiatus entre la couronne et la
préparation). Si cet incident devait se produire il serait à l’origine de l’apparition d’un collier
métallique inesthétique. Ce collier apparaitrait suite à une récession gingivale ou à une
inflammation due à une limite sous gingivale, le tout pouvant entraîner une perte d’attache
importante [24].

47
Schéma n°26: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée,3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [54].

Ce schéma récapitule les grands principes de préparation pour une couronne à incrustation
vestibulaire sur dent antérieure (incisive).

48
3. Préparation pour couronne à incrustation vestibulaire sur dent
cuspidée.

Comme pour les dents antérieures, les couronnes à incrustation vestibulaire doivent être
utilisées pour les dents accessibles au regard lors du sourire. Les prémolaires et parfois
même les molaires sont donc susceptibles d’être recouvertes par ce type de prothèse.
Toutefois il ne faut en aucun cas généraliser cette pratique [37]. En effet si le patient n’est
pas demandeur d’un résultat esthétique, mieux vaut préconiser la couronne métallique.
Plusieurs raisons indiquent ce choix :
- du fait de l’utilisation d’un double matériau il est nécessaire afin de ménager
assez d’espace, de réaliser une mutilation excessive de la substance dentaire
résiduelle.
- les risques de fracture du matériau cosmétique sont plus grands.
- son coût est supérieur à celui d’une couronne coulée.

Le patient doit donc prendre sa décision en tout état de cause, et choisir son traitement.

3.1 Matériel.

- Turbine ou contre angle multiplicateur (bague rouge)


- Fraise diamantée conique à bout plat
- Fraise diamantée conique courte
- Fraise à congé diamantée
- Fraise à congé en carbure de tungstène
- Fraise fissure à extrémité travaillante

3.2 Préparation.

3.2.1 Préparation de la face occlusale.

La surface occlusale sera partiellement recouverte de céramique ( du côté vestibulaire), il


est donc nécessaire de réaliser une suppression importante de substance dentaire à tous les
niveaux. L’épaisseur de la réduction globale sera comprise entre 1.5mm et 2mm [48] : 0.2 à
0.4mm pour le métal et 0.8 à 1.2mm pour la céramique (le résultat esthétique dépendant
directement de l’épaisseur de céramique à ce niveau).

On commencera par créer des rainures d’orientation avec la fraise diamantée à bout rond.
L’enfoncement de cette fraise sera total car son diamètre est de1.6mm. Ensuite les plages

49
restées intactes seront reliées entre elles afin de respecter les pans cuspidiens. Le relief ainsi
obtenu sera homothétique de la dent à reconstituer [58].

La présence d’un chanfrein est nécessaire sur le versant externe des cuspides d’appui. Ce
dernier permettra de garantir une épaisseur de matériau uniforme, sa création est identique
à la préparation de la face occlusale.

Les différents plans ainsi préparés seront polis afin de supprimer les irrégularités de surface.
Ces dernières pourraient être à l’origine de nombreux problèmes notamment lors de
l’empreinte, de la coulée de la maquette et de l’insertion de la couronne.

La face occlusale qui sera recouverte de céramique sera par la suite préparée par la fraise
fissure à extrémité travaillante.

Fraise diamantée
conique à bout rond
Fraise à polir

Schéma n°27: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

Vue schématique de la préparation de la face occlusale.

3.2.2 Préparation de la face vestibulaire.

Utilisation de la fraise diamantée à bout plat que l’on placera parallèlement à la moitié
occlusale de la dent. Là encore tracé de rainures dont l’épaisseur diminuera lors de
l’approche du bombé occlusal.

Puis réalisation de rainures (trois) dans la moitié cervicale qui se termineront en supra
gingivale formant un épaulement arrondi à cet endroit, l’enfouissement de la fraise doit être

50
total afin d’éliminer une épaisseur importante. En supplément adjonction de deux rainures
proche des angles proximaux.

Puis élimination des plages non préparées par la même fraise. Terminaison de la préparation
à l’aide de la fraise fissure à extrémité travaillante pour finaliser l’épaulement.

Double orientation des rainures destinées à


préparées la réduction vestibulaire

Schéma n°28: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

Vue schématique de la préparation de la face vestibulaire avec ses rainures à double


orientation.

Schéma après réduction de la face vestibulaire.


Double orientation de la partie vestibulaire

Schéma n°29: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

51
3.2.3 Préparation des faces proximales.

Elles seront préparées à l’aide d’une fraise diamantée conique courte. Le faible diamètre de
cette fraise permet d’éviter d’endommager les faces des dents adjacentes. L’instrument
peut être utilisé de deux manières différentes :

- Soit par un mouvement de va et vient vertical à partir des angles proximaux


vestibulaires.
- Soit par un mouvement vestibulo lingual à partir de la face occlusale.

Une fois que l’espace sera suffisant, utilisation d’une fraise diamantée conique longue pour
préparer l’ensemble des faces proximales dans leur hauteur. L’objectif étant à la fois de
respecter une mise de dépouille convenable et de préparer les faces proximales pour
ménager un espace suffisant au passage de la double épaisseur de métal céramique.

A la jonction entre les faces proximales, linguales et vestibulaire, on observera une variation
de l’épaisseur de préparation due à la présence de la modification de la prothèse à cet
endroit (céramique en vestibulaire, métal en lingual). Ceci va constituer une sorte d’ailette
de substance dentaire, il faudra s’assurer de l’absence de contre dépouille à cet endroit. Les
ailettes doivent être en position linguales afin de rendre meilleur l’aspect de la céramique à
cet endroit (sinon manque de translucidité).

Face proximale :
Variation de l’épaisseur de la
préparation afin de constituer une
ailette

Schéma n°30: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

52
3.2.4 Préparation de la face linguale.

Dressage de la paroi axiale de la face linguale ou palatine à l’aide d’une fraise à congé
diamantée. Là où le bord cervical sera métallique, il est préconisé de réaliser un congé net
(faces proximales et linguales).

Toutes les parois étant recouvertes de métal seront ensuite terminées par une fraise à congé
en carbure.

Préparation de la face linguale avec congé net.

Schéma n°31: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].

53
Schéma n°32: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [54].

Ce schéma récapitule les principes de préparation pour une couronne à incrustation


vestibulaire sur dent postérieure (prémolaire).

Photo n°33 : vue occlusale d’une couronne à facette céramique de 26.

54
4. Préparation pour couronne céramo métallique.

La couronne céramo métallique est un élément de prothèse fixée à visée esthétique.


Composée d’une infrastructure métallique entièrement recouverte de céramique, elle
permet les reconstitutions unitaires et plurales. Elle nécessite une préparation plus
mutilante de la dent pour laisser l’espace nécessaire à la double épaisseur de la couronne
afin de garantir une résistance mécanique suffisante et un résultat esthétique satisfaisant.

Plusieurs couches de céramique recouvrent la chape :

- La céramique opaque dissimulant le métal, elle donne la teinte de base


- La céramique dentine principale responsable de la teinte
- La céramique incisale pour la translucidité [48].

4.1 Matériel.

- Turbine ou contre angle multiplicateur (bague rouge).


- Fraise diamantée conique
- Fraise à congé
- Fraise diamantée poire ou boule
- Fraise à polir

4.2 Préparation.

La préparation doit permettre à la fois la mise de dépouille et l’élimination de l’épaisseur


dentaire nécessaire à la mise en place de la couronne. En effet, cette dernière ne doit pas
être traumatogène pour le parodonte du patient, l’épaisseur étant de 1.5 mm en général
(épaisseur de 0.8 à 1.2 pour la céramique, épaisseur de céramique supérieure à celle de la
chape pour un meilleur rendu esthétique).

Les couronnes céramo métalliques sont scellées et non collées ce qui implique une
préparation parfaite car la rétention et la stabilisation dépendent de la configuration
géométrique de la dent et non du ciment de scellement seul. Afin de réaliser parfaitement
ces deux principes, il faut effectuer une conicité de 6° pour obtenir des parois axiales peu
convergentes mais non parallèles (pour l’insertion de la couronne), et une reproduction des
reliefs occlusaux afin d’asseoir la prothèse sur une surface non plane stabilisante [48].

55
4.2.1 Préparation pour dents antérieures.

[Link] préparation de la face vestibulaire.

Face devant subir le plus de préparation afin de ménager une épaisseur de céramique
compatible avec l’esthétique soit 1.2 à 1.4 mm. Elle sera préparée en 2 plans : 1/3 cervical et
2/3 incisifs avec la technique de pénétration contrôlée soit l’enfouissement d’une fraise
diamantée calibrée pour réaliser des encoches qui seront ensuite reliées entre elles.

Il est nécessaire de respecter le profil d’émergence afin d’éviter tous problèmes


parodontaux (1/3 cervical dans le prolongement de la racine).

Préparation de la face vestibulaire en deux


temps :
1/3 cervical
-2/3 incisal

Schéma n°34: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [54].

[Link] préparation des faces proximales.

Utilisation d’une fraise à congé de diamètre inférieur que celle utilisée pour la face
vestibulaire car la réduction sera moins importante à ce niveau (0.8 mm) [48]. Passage au
départ d’une fraise fine afin de crée l’espace avec la dent adjacente sans la toucher, puis
finition avec la fraise à congé.

56
[Link] préparation de la face palatine.

Nous prendrons une fraise diamantée de type poire ou boule. L’épaisseur de cette partie de
la préparation sera déterminée par les impératifs occlusaux (minimum de 1 mm). Le 1/3
cervical sera préparé en fonction de la limite choisie (épaulement ou congé). Cette zone est
particulièrement importante pour la rétention.

[Link] préparation du bord incisif.

Il sera ajusté après les préparations vestibulaire et palatine, soit une préparation de 1.5 à 2
mm.

Puis polissage de l’ensemble pour supprimer les angles vifs avec une fraise diamantée ou en
carbure de tungstène [6].

Le bord cervical est une zone importante où se situe l’interface couronne dent. Entre la dent
et la couronne il existe un hiatus qui sera comblé par le ciment de scellement, mais ce
dernier doit être minimisé au maximum (amélioration du joint dento prothétique). Il est
donc préférable de réaliser un biseau plutôt qu’un angle droit à ce niveau. La limite doit être
nette, polie et lisible afin que le prothésiste réalise un joint dento prothétique satisfaisant.

4.2.2 Préparation pour dents postérieures.

Elle sera identique à celle des dents antérieures.

4.2.3 Le scellement.

Le scellement assure la rétention et la stabilisation. Pour être réalisé convenablement


certaines règles sont à respecter :

- La préparation doit être isolée de l’humidité.


- La couronne céramométallique sera dégraissée et séchée afin que le joint soit
hermétique.

57
Le ciment devra être préparé selon les règles afin d’obtenir une résistance mécanique (pour
résister à la traction, la compression, le cisaillement), une résistance à la dissolution (contre
les fluides buccaux) et une biocompatibilité (pulpaire / parodontale). Le ciment doit être
fluide pour permettre l’insertion totale.

Photo n°35 : couronne céramo métallique sur 26.

58
5. Préparation pour couronne céramo céramique.

La couronne céramocéramique permet d’obtenir un résultat esthétique nettement supérieur


à celui des couronnes céramométalliques (qualité de plus en plus exigée par les patients). La
teinte et la translucidité sont meilleures puisque le métal ne bloque pas le passage de la
lumière (et absence du joint métal céramique). De plus elle est favorable à la bonne santé
parodontale car son état de surface est homogène et lisse (évite la formation de plaque, pas
de problèmes de récessions gingivales). [26].

En effet son processus d’élaboration ne fait intervenir aucune coulée d’alliages précieux ou
autres. A ses débuts, entièrement constituée de matériau céramique peu résistant, elle était
très fragile et pouvait se fracturer facilement. Depuis 1960 l’utilisation de plus en plus
fréquente de céramique renforcée par l’alumine à fait redécouvrir ces reconstitutions [7; 8].

Les céramiques utilisées sont bio inertes (électriquement, chimiquement et


thermiquement).Elles sont biocompatibles, et plus stables que les métaux et les résines (pas
de risques de corrosion). Toutefois pour les utiliser, il faut maîtriser parfaitement la
technique de préparation et les protocoles de collage (couronne collée et non scellée : taux
d’échec de 2.9% avec collage contre 14% avec scellement aux CVI conventionnels).

Plusieurs systèmes ont fait leur preuve sur le marché :

Les céramiques filtrées [35] :

Céramiques feldspathique renforcée à la leucite : utilisé dans le système Optec HSP. Elle
contient plus de 45% en volume de leucite ce qui augmente sa résistance à la rupture et à la
compression. Mais elles ont un taux de survie médiocre dans les secteurs molaires et ne
seront donc utilisées que pour les secteurs antérieurs.

Céramiques feldspathique renforcée à l’alumine :Hi-Céram possédant de bonnes propriétés


physiques, une excellente biocompatibilité ainsi qu’un taux de résistance élevé. Elles
permettent les reconstitutions antérieures et postérieures. En fonction de son taux
d’alumine, on distingue : Jacket (40%), Allcéram (65%), Incéram (85%) et Procéra (98%). Le
système Procéra correspondant à une fabrication assistée par ordinateur d’une chape
d’alumine ou en zircone (à utiliser sur les secteurs postérieurs où l’esthétique est moindre,
mais où la résistance doit être plus importante selon l’HAS).

Céramiques feldspathique renforcée à la zircone : permet d’augmenter la résistance à la


fracture et aux chocs thermiques (augmentation des propriétés mécaniques).

59
Les céramiques pressées à chaud (technique de la cire perdue avec maquillage et
injection sous pression de céramique chauffée).

Céramiques renforcée Empress : mauvais résultat dans les secteurs canins et postérieurs
[22].

Les céramiques filtrées puis infiltrées (In céram : armature en alumine infiltrée par un
verre, montage d’une poudre mouillée).

In céram Spinell : 40% plus translucide que l’alumine mais 20% plus fragile. Elle contient du
magnésium ce qui améliore sa translucidité (à utiliser là où des conditions esthétiques sont
requises : sur incisive pulpée et sans dyschromie).

In céram Zirconia : 67%alumine et 33% zircone. Le zircone étant actuellement le matériau le


plus abouti dans le domaine de la résistance à la fracture, mais ceci de manière encore
incertaine (pas assez de recul clinique).

Toutefois leur indication doit rester limitée :

-à éviter si les dents antérieures sont en bout à bout ou que le patient est bruxomane
(risques de fractures trop élevées), la fonction occlusale doit être équilibrée
-à éviter sur les dents dont les couronnes cliniques sont courtes, risque de
préparation incorrecte [26]
-à utiliser en priorité pour les incisives
-à éviter si la dent antagoniste est en contact dans le cinquième cervical de la face
linguale de la prothèse
-le patient doit être prévenu des risques de fractures (notamment la fracture en demi
lune). Le taux de fracture de ces couronnes s’élevant à 7% (complication la plus
rencontrée, suivi du descellement à 2% et de la quasi obligation de dépulper car la
préparation est conséquente 1%).

5.1 Matériel.

- Turbine ou contre-angle multiplicateur (bague rouge)


- Fraise diamantée à bout rond
- Fraise diamantée conique à bout plat
- Fraise fissure à extrémité travaillante

60
5.2 Préparation.

5.2.1 Préparation des faces vestibulaire et occlusale.

Lors de la préparation une certaine conservation de hauteur est souhaitée afin d’éviter la
concentration des contraintes au niveau cervical qui seraient à l’origine de fracture en demi
lune à cet endroit.

Comme pour les couronnes céramo métalliques, la réduction de la face vestibulaire se fait
en deux temps à l’aide d’une fraise diamantée.

Des rainures de 1.2 à 1.4 mm de profondeur seront réalisées sur la face vestibulaire selon
deux directions : incisive et cervicale. Au niveau du bord incisif ces rainures seront plus
profondes de l’ordre de 2 mm. Cette double orientation est obligatoire afin de ménager une
épaisseur de matériau compatible avec un résultat esthétique parfait.

Schéma n°36: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg, 1998 [54].

Ces schémas représentent les diverses phases de la préparation de la face vestibulaire de la


dent: double orientation des rainures, relier les rainures entre elles pour obtenir une double
surface lisse.

61
La réduction du bord incisif (1.5 à 2 mm) est réalisée à l’aide d’une fraise diamantée conique
à bout plat.

Ensuite nous régulariserons la surface en reliant les différents sillons entre eux. La réduction
effectuée au niveau cervicale viendra mourir sur la face linguale.

L’utilisation de la fraise conique à bout arrondie permettra simultanément de tracer


l’épaulement au niveau cervical (1mm). En effet, cet épaulement doit avoir une certaine
largeur afin de résister aux pressions axiales [53].

Pour ce type de couronne l’épaulement doit être à angle interne arrondi avec une réduction
circulaire régulière [26], la réduction doit suivre des formes de contour anatomiques suit le
feston gingival [4]. Cette finition permet une bonne résistance à la compression (mais faible
pour la traction et le cisaillement). Elle permet d’autre part :

- L’épaulement : permet de soutenir le matériau, et donc d’augmenter la


résistance à la fracture [4]
- L’angle interne arrondi permet de reproduire idéalement le profil d’émergence
de la couronne

Réalisation schématique d’un


épaulement

Schéma n°37: extrait du livre « La prothèse en céramo-céramique In-Ceram » guide de Hüls


et Göttingen [27].

62
Une préparation en forme de congé quart de rond peut aussi être réalisée mais la résistance
à la fracture est moins bonne, toutefois cette technique permet une épargne du tissu
dentaire.

Congé quart de rond

Schéma n°38: extrait du livre « La prothèse en céramo-céramique In-Ceram » guide de Hüls


et Göttingen [27].

Une préparation en congé peut également être pratiquée mais la couronne aura alors un
appui mécanique plus faible. Les congés plats, les biseaux et les chanfreins sont fortement
déconseillés [26; 31]

Schéma n°39: issu du livre « La prothèse en céramo-céramique In-Ceram » guide de Hüls et


Göttingen [27].

Le bord incisif doit être plat et incliné en cervico -lingual pour s’opposer aux forces de
cisaillement.

63
Vues en bouche de
la préparation de
21.22.23 pour in
céram.

Photos n°40: issu du guide « la prothèse en céramo-céramique In-ceram » de Hüls et


Göttingen [27].

5.2.2 Préparation de la face linguale.

Pour l’aménagement de la concavité linguale nous utiliserons une fraise de type ovalaire puis
la paroi axiale sera préparée par une fraise conique à bout plat. Au niveau du raccordement
entre la concavité et la paroi axiale, la réduction ne doit pas être trop importante afin de
préserver la rétention.

Préparation de la face palatine avec une fraise


diamantée à bout plat.
Epaulement

Schéma n°41: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg, 1998 [54].

64
Là aussi un épaulement devra être réalisé d’au moins 1 mm et surtout devra être en
continuité harmonieuse avec les épaulements réalisés précédemment. A savoir que la
résistance de ce type de prothèse est supérieure sur des épaulements cervicaux que sur des
limites cervicales chanfreinées [18; 54]

5.2.3 Finition.

La fraise fissure aplanira toutes les parois axiales de la préparation, tous les angles seront
émoussés afin d’éviter les fractures de la céramique (fracture liée au point de concentration
des contraintes) [2].

Schéma n° 42: issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1988 [56].

Ce schéma récapitule les principes de préparation pour couronne céramique sur une
insicive.

65
Photo n°43 : couronne céramo céramique de 12.

66
PREPARATION POUR ONLAYS, INLAYS,
FACETTES ET INLAYS CORE.

67
1. Préparation pour onlays.

L’amélioration des matériaux permet actuellement de concevoir des cavités permettant de


recevoir des incrustations coulées plus esthétiques et moins mutilantes que les restaurations
de type complètes comme les couronnes. Les onlays sont utilisés lorsque la totalité de la
dent à restaurer n’est pas détruite (conservation d’un ou plusieurs pans intacts) car aucun
prothésiste ne peut reproduire à l’identique une dent. Contrairement aux inlays ils
permettent la reconstitution des cuspides. Toutefois ce dernier n’est pas aussi rétentif
qu’une couronne (compenser par adjonction de rainures proximales), mais il permet de
protéger le parodonte car sa situation est supra gingivale.

De plus les onlays présentent quelques avantages comparés aux couronnes :

- moindre mutilation dentaire car conservation d’un ou plusieurs pans


- bords loin du sulcus dentaire et donc moins irritant pour le parodonte
- possibilités de contrôler la vitalité pulpaire
- meilleur scellement (certaines précautions doivent être prises)
- meilleure adaptation car contrôlable
-
1.1 Préparation pour couronne trois quart.

Ce type de couronne est fréquemment réalisé sur les molaires maxillaires dont la face
vestibulaire est intacte suite aux soins. Le résultat esthétique ainsi obtenu est satisfaisant car
le métal à sa ligne de finition située à proximité de la crête vestibulaire et donc non visible.

1.1.1 Matériel.

- Turbine ou contre-angle bague rouge


- Fraise diamantée à bout rond
- Fraise diamantée conique fine et courte
- Fraise à congé diamantée
- Fraise à congé en carbure de tungstène
- Fraise 169L
- Fraise 171L
- Fraise flamme diamantée
- Fraise flamme à finir

68
1.1.2 Préparation.

[Link] préparation de la face occlusale.

A l’aide de la fraise diamantée à bout rond, on tracera des rainures au niveau des arêtes et
des sillons, variation de la profondeur en fonction du site :

- cuspides d’appui linguales : 1.5mm


- cuspides guides vestibulaires : 1mm
- crêtes vestibulaires des cuspides guides : 0.5mm. L’élimination de substance
dentaire doit être moindre à ce niveau afin d’éviter un liséré métallique
inesthétique [51].

Puis on reliera de façon homogène les différents sillons afin d’éliminer les plages non
préparées.

Utilisation d’une fraise diamantée conique à bout rond pour réaliser le chanfrein du versant
externe. Ce dernier aura un angle de 45° avec le grand axe de la dent, sa profondeur ira en
diminuant de la partie occlusale à la partie apicale de la dent (1.2mm au sommet et venant
mourir en apicale). Ce chanfrein s’étendra d’une face proximale à l’autre. Il permettra de
ménager une épaisseur de métal suffisante sur les cuspides d’appui.

La face occlusale et le chanfrein seront ensuite polis par une fraise à polir.

Une cannelure sera dessinée lorsque la face axiale sera préparée à l’aide d’une fraise 171L.
Elle sera large de 1mm et située sur le versant interne de la cuspide vestibulaire, avec une
forme de V inversé. Elle permettra de relier les deux faces proximales à l’aide dune poutre
de métal.

Puis limite occluso vestibulaire en forme de chanfrein de 0.5mm de large perpendiculaire à


l’axe d’insertion.

[Link] préparation axiale.

La fraise à congé diamantée permettra de réaliser la mise de dépouille, cette réduction


s’étendra tout le long de la face linguale (d’une face proximale à l’autre) sans léser les dents
adjacentes (passage d’une fraise fine et courte au début, puis plus large lorsque le point de

69
contact est passé). Simultanément le congé cervical sera réalisé. Le tout devant être net,
précis, continu et sans angles vifs.

L’angle cervico vestibulaire doit être traité avec attention puisqu’il s’agit du point faible de
l’onlay ¾.

La finition sera pratiquée par une fraise en carbure de tungstène de même forme que la
fraise diamantée.

En proximal des rainures ont ainsi été crées. Elles seront terminées par la fraise 169 ou 171L.
En partant de la face occlusale, on créera une gorge de 1mm de profondeur parallèle à l’axe
d’insertion choisi. Cette gorge doit s’achever à 0.5mm du congé.

Les parois linguales des rainures s’opposeront au déplacement de la couronne si elles sont
nettes et bien marquées ; en cas de forme évasée elles sont inutiles. De plus elles doivent
être vestibulaires afin d’assurer un rôle de soutien au bord métallique [53].

Puis un évasement sera réalisé sur la face vestibulaire de la rainure afin de supprimer des
quantités égales de substance dentaire. Cela permettra une accessibilité lors du brossage.

Schéma n°44: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005[41].

Ce schéma illustre une dent préparée pour une couronne trois quart.

70
Certaines variantes ont été réalisées à partir de la couronne 3/4 :

- couronnes ¾ avec boîtes proximales, plus rétentives qu’avec des rainures. Mais -
plus mutilantes [31]. A faire sur des dents ayant des obturations importantes.
- préparation à quatre rainures, plus rétentive que deux et autant rétentive que
deux boîtes.
- en mandibulaire, la préparation est la même dans l’ensemble. La seule différence
tient de la ligne de finition occlusale qui sera plus cervicale que les contacts
occlusaux. La cannelure sera remplacée par un épaulement vestibulaire située sur
le versant externe de la cuspide vestibulaire.
- couronne 7/8 identique à la ¾ mais avec un recouvrement disto vestibulaire
s’étendant en mésial de la face vestibulaire. Esthétique et stable (stabilisation
supérieure à la couronne ¾ [48]. A utiliser essentiellement au maxillaire sur dents
cariées en distales ou décalcifiées. Elle peut servir de moyen d’ancrage de bridge.
- couronne ¾ inversée préservant la face linguale de la dent, utilisée pour moyen
d’ancrage de bridge sur des dents très lingualées et difficiles à préparer.

1.2 Préparation pour onlay sur dent antérieure.

Ce genre de restauration est très peu utilisé de nos jours, car les exigences esthétiques des
patients ainsi que la facilité à réaliser une couronne céramométallique ont fait disparaître
cette technique. Toutefois il reste utile pour la réalisation des bridges collés.

Les effets disgracieux du métal apparent ont rendu impopulaires l’onlay antérieur.

Ce dernier était utilisé comme moyen d’ancrage de bridge de petite taille, sur des dents sans
caries ou obturations. Les dents devaient être parfaitement alignées, volumineuses et
épaisses.

1.3 Préparation pour onlay MD.

L’onlay MOD est une variante de celui vu auparavant, il s’étend d’une face proximale à
l’autre. Sa rétention est essentiellement interne, sa forme permet le recouvrement des
cuspides et de ce fait est un compromis entre l’onlay et la couronne classique [32].

71
Ce type de restauration est toutefois très risqué car la perte de substance entre la cuspide
vestibulaire et linguale engendre une perte de résistance à la fracture. Sur prémolaire elle
est quasiment inenvisageable. De plus, si la trachée est large (1/3 de la face occlusale) l’onlay
a un effet de coin (ce dernier étant nettement moins important avec l’utilisation des colles
actuelles) et peut être source de fracture de l’un des pans.

Ses indications cliniques sont les suivantes :

- dents délabrées avec cuspides vestibulaires et linguales intactes.


- cavité MOD très large.
- dents dévitalisées aux cuspides saines.

1.3.1 Matériel.

- Turbine ou contre-angle bague rouge


- Fraise diamantée conique
- Fraise diamantée conique à bout rond
- Fraise diamantée tronconique à bout plat
- Fraise biconcave
- Fraise diamantée ogivotronconique
- Fraise flamme à finir

1.3.2 Préparation.

[Link] préparation des cavités proximales, de l’isthme, du mur de recouvrement et de la


face occlusale.

Tout d’abord suppression des points de contacts mésial et distal via une fraise diamantée
conique, cette étape permet un meilleur accès aux cavités proximales.

Avec la fraise diamantée conique à bout rond nous pénétrerons dans l’émail de façon axiale
afin de créer un puits qui sera par la suite élargi en direction vestibulaire et palatine. Puis
nous tracerons l’isthme et les boîtes accessoires.

Un mur de recouvrement sera tracé de façon nette et précise en palatin, permettant à la


cuspide palatine d’être recouverte de métal.

La face occlusale sera diminuée de 1mm.

72
[Link] préparation des biseaux, précision des limites.

Les boîtes proximales et l’isthme seront précisés via une fraise diamantée tronconique à
bout plat qui placée parallèlement à l’axe d’insertion choisi donnera une dépouille de 6°.

Le mur palatin de recouvrement sera revu afin d’avoir une surface lisse et des angles nets.

Nous utiliserons une fraise biconcave afin de revoir les facettes de réductions qui doivent
être homothétiques et concaves.

Les divers biseaux seront tracés via une fraise diamantée ogivotronconique :

- Biseaux mésial et distal concaves


- L’épaulement de la base du mur de recouvrement sera biseauté
- Entre le mur de recouvrement et la cuspide palatine réalisation d’un chanfrein
- Contre biseau du bord libre vestibulaire finira la préparation afin de relier les
boîtes mésiale et distale [41].

Schéma n° 45: issu des EMC « Restaurations postérieures pour incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].

Ce schéma illustre une vue occluso vestibulaire d’une molaire préparée pour recevoir un
onlay MOD.

De nos jours, ce type de préparation est pratiqué de plus en plus (onlays céramiques, ou
composites). L’amélioration des caractéristiques mécaniques et esthétiques ainsi que
l’utilisation d’adhésifs de plus en plus performants, permet d’obtenir des restaurations en
résine composite de grande qualité. Le seul point négatif de cette technique étant les
difficultés de collage rencontrées au niveau proximocervical (pas d’étanchéité si lésion

73
profonde), qui sont aujourd’hui palliée par des techniques dites « sandwich » (mise en place
d’un autre matériau plus adapté permettant de diminuer l’apport en résine composite) [33].

Le CVIMAR est alors utilisé pour réaliser une technique « sandwich » fermé (il sera retouché
entièrement avant d’être recouvert de résine), ou ouvert (le CVIMAR étant laissé sans
retouche dans sa portion la plus cervical) qui est plus simple de réalisation.

Pour les patients dont l’hygiène est insuffisante un amalgame sera préféré.

2. Préparation pour inlay.

Aujourd’hui peu pratiqué en cabinet. Selon certaines études américaines, un tiers des écoles
dentaires n’enseignent même plus sa technique d’élaboration.

Les inlays sont de simples incrustations dans des cavités de faible dimension (dents vivantes
ne nécessitant pas de recouvrement). Principalement de type proximo occlusal, réalisé sur
les molaires ayant une carie ou une ancienne obturation à deux faces.

Ses indications correspondent à celles de l’obturation à l’amalgame ou du composite (qui est


de plus en plus utilisé). La perte de substance dentaire doit être de faible volume et la pulpe
ne doit souffrir d’aucune lésion irréversible. De plus, une étude occlusale doit préalablement
être réalisée en statique (absence de malocclusion ou bruxisme, la reconstitution ne doit pas
être située sur un point de contact) et dynamique (éviter les disclusions dans les secteurs
latéraux et postérieurs). Quand ces thèmes ne sont pas remplis il est préférable de réaliser
un onlay [41].

Les contre indications sont de deux ordres: tendance aux polycaries, absence d’hygiène
(dans ce cas choisir l’amalgame).

Mais certains praticiens continuent d’en réaliser, notamment en céramique.

2.1 Matériel.

- Turbine ou contre-angle bague rouge


- Fraise diamantée cylindroconique à bout arrondi
- Fraise diamantée conique très fine
- Fraise ogibotronconique
- Fraise diamantée cylindroconique à bout plat

74
2.2 Préparation.

Le praticien doit toujours garder en mémoire le fait que la pièce métallique ou céramique
doit s’incruster parfaitement dans le volume préparé. De ce fait ce dernier doit être de
dépouille. Au maxillaire le praticien travaillera en vision indirect, et en vision direct à la
mandibule.

2.2.1 Préparation de la face occlusale.

Le contour occlusal de la cavité sera tracé par la fraise diamantée cylindroconique à bout
arrondi en suivant les contours du sillon principal et des sillons secondaires. La tranché sera
débutée au niveau de la fossette marginale puis s’étendra en vestibulaire et palatin. La boîte
ainsi crée sera profonde de 1.5mm, avec un plancher pulpaire plat et perpendiculaire à l’axe
d’insertion de l’obturation. Une queue d’aronde sera tracée dans le sillon vestibulaire afin
d’améliorer la rétention et la stabilisation [5]. En traçant cette cavité, on doit éviter les
points d’impacts occlusaux afin de ne pas fragiliser la dent. Le tout ne doit pas présenter de
contre dépouille.

Schéma n°46: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren C, roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].

Ce schéma illustre la 1ère étape de la préparation


pour inlay.

75
2.2.2 Préparation de la boîte proximale.

Puis création de la boîte proximale avec une fraise diamantée conique très fine. On supprime
la crête marginale en allant du vestibule au palais et on descend en deçà du point de
contact. La hauteur de cette boîte est un important facteur de rétention.

Schéma n° 47: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » mouren C, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].

Elargissement de la boîte sur les faces vestibulaires et linguales.

Utilisation d’une fraise cylindroconique à bout plat pour donner les dimensions définitives :
dépouille de 6°. Puis fraise diamantée de faible granulométri pour polir l’ensemble.

Préparation du biseau occlusal ayant une angulation avec l’axe d’insertion de 15° via une
fraise diamantée flamme courte. Le raccordement avec le biseau proximal doit être parfait
pour ne former qu’un seul biseau périphérique.

Règles de la préparation [41] :

Pour la cavité principale :

- Plancher plat
- Parois vestibulaire et palatine divergentes de 6 à 8°
- Angles vifs et nets pour permettre rétention et stabilisation

Pour la cavité secondaire :

- Isthme et queue d’aronde de faible largeur (1.5 mm) mais profonds


- Parois de dépouille
- Fonds plats, angles vifs

76
Pour les biseaux :

- Biseau occlusal long, amélaire et faiblement incliné (15°)


- Biseau proximal concave
- Les deux biseaux ne forment qu’un.

Schéma n°48: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren C, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].

Ce schéma représente une vue de la cavité entièrement préparée.

Pour ce type de restauration, le collage sera de rigueur, il permet une diminution des
contraintes. Utilisation d’un CVIMAR ou d’une colle de type Panavia.

3. Préparation pour facette céramique.

Apparues dans le début des années 1980 elles sont à l’origine du traitement de nombreuses
pathologies dentaires (comme les fractures angulaires, les mylolyses, les abrasions
cuspidiennes, les dysplasies…). Depuis avec l’évolution des matériaux on note l’apparition de
facettes en vitro céramique.

Ce nouveau matériau permet de réaliser des prothèses pelliculaires collées de bonne qualité
grâce à ses propriétés physicomécaniques, son aptitude au mordançage et à ses multiples
possibilités de coloration de surface.

Son utilisation s’est fortement étendue car elle présente des avantages certains :

- Préparation à minima
- Conservation de la vitalité pulpaire
- Correction des défauts esthétiques

77
La préparation correspond à une améloplastie homothétique de la face vestibulaire sur une
épaisseur moyenne de 0.5 mm (avec limites périphériques exclusivement amélaire) et non à
une mise de dépouille.

- Le congé cervical de situation juxta gingival (peut être toléré très légèrement en
intra sulculaire) est d’une épaisseur de 0.4 à 0.5 mm. Ce congé aura un effet
sustentateur.
- La préparation se limitera en vestibulaire exclusivement avec pour limite
proximale deux mini rainures.

La préparation incisale se fera en fonction des facteurs anatomiques :

- Recouvrement du bord incisif avec un chanfrein de 1 à 1.5 mm pour les dents


fines (comme les incisives mandibulaires) ou les dents courtes devant être
rallongées.
- Finition bord à bord pour les dents dont le bord insicif est épais (prémolaires,
canines).

La mise en place consiste à réaliser un encastrage de la facette dans les limites de


préparation (comme une fenêtre) avec une stabilisation obtenue par collage. L’exposition
dentinaire doit être inférieure à 50% pour que le collage soit de bonne qualité.

Le matériau de collage assure la pérennité de la rétention, il est donc nécessaire qu’il y ait
une bonne adhésion du matériau de collage sur la dent et sur la prothèse. Dans le temps, il
faut qu’il y ait un bon maintien malgré les contraintes mécaniques et hydrothermales [12].

4. Préparation pour inlay core.

Les inlays core font partie intégrante du système prothétique, ils appartiennent à la famille
des reconstitutions corono radiculaires (RCR).

Ils permettent de remplacer une ou toute partie de dent manquante. En effet, si après le
soin il apparaît que la structure dentaire résiduelle est insuffisante pour supporter une
couronne, il est alors nécessaire d’y adjoindre une RCR.

Deux familles de RCF existent :

RCF direct : amalgame, composite foulé sur tenon


RCF indirect : coulée au laboratoire. De type inlay core métallique, composite fibré ou
céramique.

78
4.1 Objectifs d’une RCR coulée.

Les objectifs fixés sont :

De protéger le traitement canalaire réalisé au préalable (ce dernier devant être


tridimensionnel, étanche et fait sur une dent parfaitement désinfectée). L’obturation
canalaire devra être refaite si il y a un doute sur son étanchéité (mais attention cela
risque de fragiliser la dent)
De transmettre les contraintes fonctionnelles comme sur une dent indemne (choix
important du tenon)
D’assurer la rétention de la suprastructure prothétique
Une RCR ne doit pas être réalisée de façon systématique. Elle doit être pratiquée
dans les cas de prothèses plurales où l’on désire paralléliser plusieurs piliers entre
eux ; ou dans le cas d’une perte de substance coronaire volumineuse (au préalable il
faudra évaluer la localisation et l’architecture de la perte). Elle est contre indiquée en
cas de calcification canalaire, de racine courbée ou déjà fragilisée.

4.2 Risque liés à la RCR.

Selon des études récentes en fonction de l’âge [52], du sexe du patient et de l’arcade, de la
dent traitée et du type de restauration apposée par la suite, les risques sont différents :

- Fracture de la dent traitée


- Reprise carieuse qui entraînera un descellement de la RCR coulée

Les échecs sont plus fréquents sur les dents antérieures (notamment 13 et 23) et maxillaires
(15% contre 5% à la mandibule).

Les échecs augmentent avec l’âge (au-delà des 60 ans :24%) et le sexe (les hommes 15% sont
plus touchés que les femmes 10%).

79
Les fractures rencontrées sur les dents porteuses de reconstitutions de type inlays core
sont généralement liées à leur préparation et aux différences de morphologie entre les
dents des deux arcades :

- Sur les dents postérieures travaillant en compression : soient verticale sur toute
ou partie de la longueur radiculaire, soient horizontales généralement dans la
zone cervicale de la couronne.
- Sur les dents antérieures on observe des fractures en biseau lors de l’incision
et/ou du guidage.

Les tenons étant responsables de contraintes internes importantes [38] il faut être vigilant
sur les incisives mandibulaires car elles sont très fines (risque de fractures lors de la
préparation). Les dents postérieures sont dites aussi à haut risque à cause de la morphologie
des racines (racines palatines de14 et 24, racines vestibulaires des dents maxillaires, racines
mésiales de 36, 37, et 47).

4.3 Influence du choix du tenon.

La rigidité dépend du module d’élasticité et du diamètre du tenon.

Si les tenons sont insuffisamment rigides ils subissent une flexion et crées une fêlure ou une
fracture de la dent, à l’inverse si ils sont trop rigides ils transmettent les contraintes aux
tissus de soutien et risque d’entraîner une fracture apicale[25].

En fonction de l’alliage du matériau les rigidités sont variables, ainsi du plus rigide au moins
rigide on observe [25]:

- Nickel chrome
- Acier
- Titane
- Alliages précieux
- Carbone
- Quartz
- Silice

Les 3 derniers étant utilisés pour les RCR foulée (avec un rigidité comprise entre 16 et 40
GPa).

80
La rétention du tenon dépend de sa forme, de sa longueur et de son état de surface. Le
diamètre ne joue que sur la résistance mécanique de l’ensemble [11].

4.3.1 Le diamètre.

Pour les incisives maxillaires et les canines le tenon peut avoir un diamètre allant jusqu’à 1,5
mm contrairement aux incisives mandibulaires où il est préconisé de ne pas dépasser 0,9
mm. Pour les autres dents (prémolaires et molaires) peut varier entre 1 et 1,3 mm.

4.3.2 La longueur.

La longueur permet d’augmenter la rétention et de répartir les contraintes sur l’axe


radiculaire. Toutefois il est nécessaire de conserver 4 à 5 mm de traitement endodontique
en apical, que le rapport tenon/ hauteur de la couronne clinique doit être supérieur à 1. La
longueur du tenon doit correspondre au moins à la moitié de la hauteur du tissu osseux
support de la dent. Toutefois il faut être vigilant sur les racines grêles et courbées à
minimiser la longueur (on stoppe le tenon avant la courbure). Une longueur inférieure peut
être acceptée en fonction de la colle utilisée (un pouvoir adhésif plus fort peut compenser
une longueur inférieure) et de la flexibilité du tenon.

1 2 3

Schéma n°49: issu des EMC. « Restaurations coronaire à ancrage coronoradiculaire » Laviole
O, Bartala M, 1998 [36].

81
Photo n°50: vue vestibulaire d’un tenon rouge sur 25.

Un tenon trop long (schéma1) entraine une répercussion des contraintes jusqu’à l’apex
risquant ainsi la fracture. Ce phénomène est vrai pour le scellement mais moins pour le
collage qui permet une diffusion des contraintes tout au long de la racine.

Un tenon trop court en émergence (schéma 2) peut entrainer une fracture horizontale du
matériau.

Un tenon inadapté (schéma3) à une rétentivité nulle. Ceci peut être compensé en cas de
collage car la colle va combler les hiatus entre le tenon et la paroi.

4.3.3 La forme du tenon.

Les tenons anatomiques réalisables seulement pour les RCR coulées permettent de
respecter la morphologie canalaire (important sur les canaux aplatis et ovalaire). Ils
permettent une excellente rétention tout en étant peu mutilant pour le tissu radiculaire. Ces
tenons sont à privilégier sur les dents à risque.

Ils existent des systèmes normalisés :

- Tenon cylindrique : très dangereux car il possède une forme élargie en apical d’où
un risque de fêlure ou de fracture.

82
- Tenon conique : il nécessite une préparation importante de la zone cervicale et
entraîne de ce fait un risque de fracture, de plus il est peu rétentif.
- Tenon cylindro conique : avec sa forme cylindrique en cervical et conique en
apical, il permet d’obtenir une rétention et une stabilisation dans le secteur
cervical et une préservation du tissu radiculaire. C’est le meilleur tenon
disponible actuellement.

4.3.4 Etat de surface.

Le tenon peut se présenter avec ou sans taraudage dentinaire :

- Sans taraudage : il est lisse ou strié. La forme striée permet d’augmenter la


rétention.
- Avec taraudage : appelé screw post (tenon vissé), il devient iatrogène lors du
vissage.

4.4 Préparation pour RCR foulée.

Pour cette reconstitution on choisira un tenon passif devant pénétrer sans contraintes dans
le canal: de type cylindro conique.

La solution tenon collé plus composite représente le meilleur choix car cette solution est la
moins délabrante pour la dent. De plus le collage permet de renforcer l’ensemble.

4.5 Préparation pour RCF coulée.

On débute par la préparation périphérique classique en fonction du choix de la future


couronne. Il est impératif de conserver 2 mm entre la limite cervicale de la dent préparée et
le bord de l’inlay.

83
La préparation canalaire est identique à celle des RCR foulée sauf en un point en fonction du
type de tenon choisi :

- Anatomique : passage des forêts largo2 et 3 en effectuant une rotation lente et


douce en allant aux contacts des parois radiculaires.
- Normalisé : forêts large puis forêts normalisés choisi en fonction de son diamètre.

Photo n°51: forêts largo n°1.2 et 3.

La préparation interne consiste en une mise de dépouille interne correspondant à l’axe du


tenon et au délabrement existant. Cette éviction conduit souvent à un délabrement
important car on supprime toutes les zones étant inférieures à 1,5 mm d’épaisseur. On
procède ensuite à une évasion de l’entrée canalaire pour avoir un cône en jonction entre les
deux parties (cela augmente la résistance aux forces de rotation et renforce la résistance
mécanique).

Sur les dents pluriradiculées on peut forer légèrement les autres entrées canalaires pour
augmenter la résistance aux forces de rotation.

Puis adoucissement des angles et polissage.

Il est risqué d’utiliser un inlay core métallique sur les dents dites esthétiques du bloc incisivo
canin maxillaire. Sur un parodonte fin avec une préparation supra gingivale cela entraînerait
un assombrissement cervical, sous une couronne céramo céramique une perte de
translucidité et de luminosité.

La solution à ce problème peut être :

- Inlay core céramisé coronaire : résout le problème de la luminosité mais pas celui
de l’assombrissement cervical. A réaliser si il reste une petite hauteur coronaire
en vestibulaire
84
- Inlay core en céramique : monobloc (IPS Empress), vita in ceram en deux parties
résout tous les problèmes. Mais le démontage du monobloc est impossible car il
s’agit d’une structure extrêmement rigide (entraîne des contraintes importantes
à la racine). Pour les deux parties le système en deux parties la mise en place du
tenon est difficile mais il est plus simple de réintervenir.
- Inlay core en composite fibré plus tenon fibré.

Photo n°52: inlay core coulé sur 21.

85
SPECIFICITES LIES AUX BRIDGES.

86
Les bridges sont utilisés afin de remplacer une ou plusieurs dents manquantes. Toutefois ils
ne représentent pas le seul moyen de remplacement pour ce genre de pathologie. Les
prothèses amovibles partielles permettent de substituer une ou plusieurs dents manquantes
sur une arcade, les implants aussi. En fonction du choix du patient (souvent liés à son âge et
à ses finances), de la possibilité de réalisation d’un type de prothèse plutôt qu’un autre
(problèmes parodontaux, indice de carie, nombre de dents absentes, rapports occlusaux) le
chirurgien dentiste orientera au mieux son choix et celui de son patient.

Les bridges ne sont pas tous identiques, on peut les séparer en plusieurs sous groupes :

1-En fonction de leur emplacement :

- Les bridges curvilignes situés dans les secteurs antérieurs et antéro latéraux
- Les bridges rectilignes situés dans les secteurs cuspidés (pouvant englober une
canine). Ces derniers sont mobilisables par rotation autour de leur grand axe, en
cas de contraintes excessives sur les travées il y a risque de descellement au
niveau des dents d’appuis. Il faut prendre en compte l’importance de
l’édentement et la qualité du support parodontal des piliers. L’utilisation d’alliage
non précieux est préférable car le module d’élasticité sera plus élevé.

2-En fonction de leur scellement :

- Les bridges conventionnels avec deux piliers et un intermédiaire de bridge


- Les bridges collés avec des attèles sur les piliers et une couronne en intermédiaire

3-En fonction de leur rigidité :

- Les bridges non rigides dotés d’un système d’attache permettant la distribution
des forces
- Les bridges rigides

4-En fonction de leur forme :

- Les bridges conventionnels avec un pilier mésial et un pilier distal

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- Les bridges cantilivers (en extension) avec deux piliers en arrière de l’édentement
et l’intermédiaire en mésial (cantiliver avec extension distl extrêmement risqué).

1. Bridge conventionnel.
C’est le bridge classique permettant de remplacer une ou plusieurs dents manquantes ou de
maintenir solidariser plusieurs dents ayant une mobilité importante ( mettre le bridge une
fois le traitement parodontal stabilisé). Plusieurs facteurs influencent le praticien à choisir
cette option à celle de la prothèse amovible partielle :

- choix des dents supports


- moyens d’ancrage
- absence de perte tissulaire aux niveaux des crêtes édentées
- âge du patient (patient âgé préférera la PAP)
- finances du patient (bridge plus cher)

Toutefois des contre indications majeures interdisent la réalisation de ce type de


restauration :

- la sécheresse buccale car elle fait courir un gros risque de carie sous les
couronnes au niveau des collets. En cas de reprise carieuse le joint sera moins
étanche, la couronne se descellera et on ne pourra plus la réadapter après
curetage
- désordre neuro musculaire car risque de descellement dû aux forces
masticatoires non adaptées
- lésions des tissus mous, si perte de hauteur au niveau des crêtes, l’intermédiaire
sera disproportionné en hauteur par rapport aux autres couronnes
- mauvais rapports occlusaux car risque de descellement.

1.1Considérations biomécaniques.

1.1.1 Flexion, point d’appui central, bras de levier.

Ainsi selon les études réalisées, les contraintes imposées aux bridges dépendent de leur
forme, de leur longueur et de l’épaisseur de leur travée. Il faut savoir que les bridges de
longues portées sont plus flexibles que ceux ne comportant qu’un seul intermédiaire.

88
Selon les lois :

- la flexion (ou courbure) de la travée et donc sa déformation sont proportionnelles


au cube de sa longueur
- la flexion est inversement proportionnelle au cube de son épaisseur

Donc plus la longueur sera importante, plus la flexion sera augmentée : une travée de deux
intermédiaires fléchira huit fois plus que celle d’un intermédiaire.

De même plus l’épaisseur sera faible, plus la flexion sera augmentée : si l’épaisseur est
diminuée de moitié, la flexion sera huit fois supérieure.

C’est pourquoi lorsqu’une longueur de travée est imposée il est possible afin de diminuer au
maximum la déformation du bridge de jouer sur le modèle de Young de alliage (paramètre
de calcul de la rigidité du matériau ; modèle de Young élevé pour les alliages non précieux)
et sur l’inertie de la travée (modification des formes géométriques des dents : dents
postérieures en T ou ovales, et antérieures en losange).

De ce fait, les intermédiaires doivent être réalisés en alliage nickel chrome afin d’apporter
une résistance à la flexion plus importante. Car les forces exercées sur eux vont se
répercuter sur les piliers et les fragiliser. Les forces s’exerçant sur les piliers ont une direction
mésio distal contrairement à celles s’effectuant sur les couronnes unitaires (vestibulo
lingual). Il faut en tenir compte durant la préparation afin d’augmenter la solidité de la dent
(adjonction de rainures sur les faces vestibulaires et linguales).

Lors de la réalisation du bridge, il faut vérifier que les intermédiaires soient situés sur la ligne
joignant les deux piliers. Ce manquement à la règle pourrait être à l’origine d’un bras de
levier entrainant un mouvement de rotation autour de l’axe (ce problème est souvent
rencontré sur une arcade maxillaire en forme de V dont il faut remplacer les quatre incisives
manquantes). Pour limiter cette action, il est nécessaire de placer des éléments de rétention
du côté opposé au bras de levier. Ces derniers devant être placés à distance de l’axe égale à
celle du bras de levier (règle du triangle de sustentation :3 points).

Lorsque le bridge est de longue portée et comporte deux édentements non consécutifs (ex :
manque 14 et 16 mais 15 persiste sur l’arcade), la dent restante représente le point d’appui
central du bridge.

89
Schéma n°53: issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998.

Vue schématique d’une arcade maxillaire (secteur 1) pour réalisation d’un bridge.

Dans cet exemple, le bridge comportera cinq éléments et les différents piliers seront reliés
entre eux via des connexions rigides (soudures). Or la rigidité du bridge est considérée
comme un facteur négatif.

Une pression sur l’élément postérieur entraînera une élévation de l’élément antérieur. Si
trois ancrages : une pression postérieure entraînera une élévation antérieure avec rotation
autour du pilier central donc ce pilier sera très sollicité et risque de se desceller. Si la
pression n’est pas équilibrée parfaitement il y a risque d’ébranler la dent.

Selon des études parodontométriques chaque dent possède un mouvement vestibulo lingual
qui lui est propre. Ce mouvement en fonction des dents varie de 56µm à 108, et chaque dent
à une ingression de 28µm. De ce fait les dents ne se déplacent pas toutes de la même
manière sur l’arcade. En fonction du secteur (antérieur, intermédiaire et postérieur) les
dents d’une même arcade sont mobiles physiologiquement selon des directions différentes.

Ces déplacements que l’on peut qualifier d’infimes ne sont pour autant pas négligeables. Ils
soumettent les bridges de longue portée à des efforts importants qui se transmettent aux
dents supports (piliers). En théorie, ces efforts peuvent provoquer le descellement des
éléments prothétiques mais en réalité la prothèse fléchit plus qu’elle ne bascule.

90
Schéma n°54: issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998.

Ce schéma représente les valeurs du mouvement physiologique vestibulo lingual de chaque


dent.

Afin d’éviter ce problème, on utilise des connexions semi rigides cela permet une
augmentation de la liberté de mouvement et évite les transferts d’efforts entre les diverses
parties du bridges.

Ces connexions sont composées d’un élément mâle en forme de « T » qui est solidaire de
l’intermédiaire de bridge, et d’un élément femelle présenté sous la forme d’une rainure en
« queue d’aronde » qui doit toujours être située en distal du moyen d’ancrage médian.
Toutefois ce type d’attachement est souvent limité au bridge ne remplaçant qu’une seule
dent (sinon trop important).

1.1.2 Piliers secondaires.

Les piliers secondaires sont les piliers situés à distance de l’édentement.

Des piliers secondaires peuvent être utilisés pour renforcer le pilier principal. Cette
augmentation des moyens d’ancrage améliore la rétention et la résistance, mais ces
éléments ne doivent en aucun cas devenir une source de problèmes. Il faut donc les utiliser à
bon escient :

- ainsi une canine peut être jumelée avec une prémolaire pour la renforcer

91
- une incisive latérale ne peut pas être jumelée à une canine afin de la rendre plus
forte car elle n’a aucun support efficace comparé à celui de la canine qui sera le
pilier principal

L’utilisation du pilier secondaire doit respecter plusieurs exigences :

- sa surface radiculaire doit être au moins l’équivalent de celle du pilier principal


- le rapport corono radiculaire doit être équivalent entre les deux piliers
- le pilier secondaire doit être rétentif car les tractions exercées durant les
différents mouvements vont se répercuter jusqu’à lui

1.2 Principes de préparation.

1.2.1 Insertion.

L’insertion du bridge se réalise selon 3 possibilités :

- translation si les piliers sont parallèles entre eux


- mouvement complexe associant translation et rotation si les piliers ne sont pas
parallèles entre eux
- rotation

Translation : les piliers préparés ont un parallélisme approchés entre eux. Il y a une première
convergence entre les parois de la dent pilier (variant entre 6 et 15°) et une deuxième
convergence entre les différents piliers (plus ils sont nombreux, plus cela est difficile à
réaliser, et plus la convergence est marquée pouvant aller jusqu’à 20).

Ce type d’insertion est rendu obligatoire dans certains cas :

- présence de tenons dentinaires


- rainures
- puits
- tenons radiculaires

Mouvement complexe : en l’absence de parallélisme entre les piliers le praticien devra


effectuer un double mouvement pour insérer la prothèse. Cette absence de parallélisme ou
divergence est acceptable si elle ne dépasse pas les 30° et surtout si elle est présente sur une
dent pilier extrême de l’édentement (impossible si sur le pilier appui central du bridge).

92
1.2.2 Rétention.

Dans le cas des bridges, trois types de rétention sont présentes :

- rétention primaire comme dans le cas des couronnes unitaires : rétention par - -
friction liée au degré de convergence des parois
- rétention annexe liée aux éléments ajoutés comme les puits, les rainures, les
boîtes
- rétention de jonction particularité liée aux bridges [19].

1.2.3 Parallélisme.

Pour un bridge il faut un parallélisme entre les axes d’insertion afin d’insérer la prothèse.

Une légère dépouille de chaque dent (6 à 8°) est nécessaire, associée à une certaine hauteur
de la dent (dent haute est préférable). L’axe d’insertion sera déterminé en fonction des
ancrages (les piliers les plus sûrs et les plus forts seront préférés).

Photo n°55: prise au cabinet.

Bridge composé de 4 éléments ( piliers 24.25 en céramo métal ainsi que 27 en métal,
intermédiaire 26 en céramo métal).

1.3 Cas particuliers : les bridges céramocéramiques.

Dans les secteurs antérieures en l’absence de parafonctions et de forme sévère de bruxisme,


les bridges céramo céramiques ne sont pas contre indiquées (sauf les restaurations plurales
de type feldspathique renforcées au disilicate de lithium). Les bridges en alumine de petite
portée sont autorisés en antérieur mais non en postérieur. Pour le moment le zircone
semble prometteur même si le taux d’éclatement de la céramique sur le zircone est
supérieur à celui des couronnes céramométalliques.

93
Dans les secteurs postérieurs la résistance mécanique est l’atout déterminant si des bridges
céramo céramiques sont envisagés ces derniers doivent être réalisés en armature zircone.

2. Cantilevers
Se dit d’une prothèse scellée dont l’élément de remplacement est en extension, les dents
piliers étant situées du même côté de l’édentement. Envisageable pour le remplacement
d’une seule et unique dent manquante pour deux dents piliers. Souvent nuisible à cause de
l’extension. Avant leur réalisation une analyse occlusale approfondie doit être faite
(s’assurer qu’aucune parafonction n’est présente).

Photo n°56: prise au cabinet.

Bridge cantilever l’incisive centrale pilier et l’incisive latérale manquante. Seul cas où l’on
tolère que l’édentement soit distal (cela reste risqué).

Caractéristiques mécaniques obligatoires de dents piliers :

- longueur radiculaire importante afin de mieux maîtriser les forces


- couronne clinique volumineuse
- rapport racine/ couronne favorable
- entourage parodontal sain
- couronnes complètes sur dents pulpées rendent les piliers plus solides
- moignons parallèles entre eux (6°)
- lors des mouvements de latéralité et de diduction éviter les contacts
traumatogènes

94
Certains cantilevers sont plus favorables que d’autres :

- remplacement d’une incisive latérale sans contacts occlusaux statiques et


cinématiques, la canine servant de dent pilier.
- L’extension mésiale est plus favorable que l’extension distale.

Ces éléments prothétiques sont à utilisés à bonne escient : remplacement d’une seconde
molaire (seule dent manquante sur l’arcade donc la remplacer par une prothèse adjointe
partielle d’une dent serait possible mais cela entraînerait une prothèse déséquilibrée car un
seul édentement, de plus inconfortable pour le patient ) afin d’éviter l’ingression de la dent
antagoniste. Cette molaire sera remplacée par une demie dent (seul cas possible où l’on
puisse mettre une prémolaire à la place d’une molaire pour diminuer le prote à faux, ne
jamais mettre une prémolaire à la place d’une molaire dans un édentement encastré risque
de bourrage alimentaire).

3. Bridge collé.
La conception du bridge consiste au collage d’une armature métallique sur les dents
adjacentes à un édentement sans aucune préparation clinique préalable.

Ce type de bridge apparu en 1972 par Rochette a fortement évolué depuis grâce aux
avancées technologiques (apparition de polymères adhésifs tels que les résines 4 méta et
MDP). Ces colles devant assurer un collage immédiat et à terme du bridge et tout cela avec
une faible épaisseur de la feuille de collage.

Toutefois ce principe ne suffit pas à lui seul, il est nécessaire de préparer légèrement les
faces recevant les ailettes du bridge collé afin d’assurer parfaitement les principes de
rétention, stabilisation et sustentation.

La préparation doit respecter l’anatomie coronaire et résoudre les problèmes parodontaux


et occlusaux. Les ailettes situées sur les piliers viendront s’encastrer sans modifier la
morphologie initiale de la dent.

Indications [13] :

- Remplacement d’une dent absente chez un patient ayant :


bonne hygiène, faible indice carieux
dents indemnes de caries
restaurations de petites étendues, aux secteurs antérieurs et cuspidés
maxillaires et des rapports occlusaux favorables.

95
Contre indications :

- dents mobiles
- occlusion présentant une supraclusion
- faible hauteur coronaire en surfaces de collages insuffisants
- possibilité de faire des implants

3.1 Préparation amélaire.

Préparation peu mutilante (économie tissulaire) :

- technique de pénétration contrôlée afin d’obtenir une réduction uniforme de


0.6mm. au niveau proximal, on pourra légèrement augmenter les préparations
pour renforcer les connexions entre les différents éléments des armatures
- à l’aide d’une fraise boule diamantée on reporte les limites définies
préalablement. La ligne de finition cervicale se stoppant à 1mm de la gencive
marginale ou de la jonction amélo cémentaire. Le tout se faisant au sein de
l’émail pour préserver le collage.
- prolongation de cette ligne par les lignes de finition proximales avec un congé. La
position vestibulo lingual dépendant de l’axe d’insertion choisi.
- la ligne de finition occlusale vient achever la finition de la future zone de l’ailette
diffère en fonction de la dent préparée.
- Sur dent antérieure : à distance du bord libre afin de na pas entraver la
translucidité (soit 2mm en maxillaire et 1mm en mandibulaire)
- Sur dent cuspidée : versant vestibulaire de la cuspide linguale et recouvrement de
la pointe cuspidienne
- après ébauches des lignes, la zone non préparée sera tracée de rainures
contrôlées afin de pratiquer une éviction homothétique.

3.2 Préparations spécifiques.

Consiste à mettre en place des artifices complémentaires afin d’éviter la déstabilisation.


Principes biomécaniques selon 3 axes :

- mésio distal : préparation des parois axiales à l’aide d’une fraise diamantée
cylindrique à congé ¼ de rond afin de mettre de dépouille ces parois
parallèlement à l’axe d’insertion choisi.

96
- vestibulo lingual : mise en place de butée d’enfoncement assurant la
sustentation.
- Sur dents antérieures cingulum peu étendu donc on instaure des méplats sur la
face linguale
- Sur dents cuspidées préparation des cuspides linguales assurant une première
sustentation, puis tranchées occlusales dans le sillon principal (uniquement en
amélaire).
- corono radiculaire : système de verrouillage par le biais de rainures et ou de
tenons - dentinaires s’opposant aux mouvements de rotation ; les rainures sont
réalisées avec une fraise diamantée cylindrique à épaulement, elles sont faites
par paire pour créer un ceinturage (effet de pince) [17].
- mise en place de tenons dentinaires

97
CAS CLINIQUE.

98
Réalisation d’une préparation de 17 en vue de recevoir une couronne coulée.
1ère étape : dent avant préparation (photo n°57).

Dans porteuse d’un amalgame mésio occluso distal, dent dévitalisée.

2ème étape : dépose de l’amalgame (photo n°58).

Après dépose de l’amalgame reste les parois vestibulaire et palatine.

99
3ème étape : préparation de la face occlusale (photo n°59).

Diminution de la hauteur de 1mm afin de laisser la place à l’épaisseur de métal.

4ème étape : préparation des faces palatine et vestibulaire (photo n°60).

Vue occlusal de la dent préparée (congé large).

100
CONCLUSION.

101
En conclusion, nous pourrons retenir que les préparations restent depuis longtemps les
mêmes par leurs principes de rétention, stabilisation et sustentation. Toutefois l’arrivée des
colles a permis de rendre moins stricts ces principes et ainsi de tolérer quelques
modifications notamment pour la hauteur et la mise de dépouille.

L’arrivée des céramiques a permis également un nouvel apport de reconstitution permettant


ainsi de retrouver une esthétique et une fonction proche du naturel (applicable pour les
reconstitutions unitaires et plurales).

102
Table des schémas et photos :

Schéma n° 1 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications


cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant les principes de la
mise de dépouille pour les éléments prothétiques dits externes.

Schéma n°2 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant les principes de la
mise de dépouille pour les éléments prothétiques dits internes.

Tableau n°3 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Tableau récapitulatif des valeurs de
dépouille optimales pour chaque préparation.

Schéma n°4 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant le problème du
bras de levier en fonction du diamètre de la dent préparée.

Schéma n°5 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant le principe de
l’adjonction de rainure afin de stabiliser la prothèse.

Schéma n°6 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant le principe du
bras de levier en fonction de la hauteur de la dent ppréparée.

Schéma n°7 : issu des EMC « restauration coronaire à ancrage coronoradiculaire » Laviole O,
Bartala M, 1998. Vue schématique des différents types de tenons.

Schéma n°8 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Vue schématique illustrant les
boîtes, les rainures et les puits dentinaires.

Schéma n°9 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant les rapports
corono radiculaire.

Schéma n°10 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Graphique relatant la surface
radiculaire efficace des dents maxillaires.

Schéma n°11 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Graphique relatant la surface
radiculaire efficace des dents mandibulaires.

103
Schéma n° 12 : issu des EMC « Couronnes céramo métalliques » Pierre A, Derrien G, 2002.
Dessin illustrant l’épaulement et le congé.

Schéma n°13 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation de la face occlusale d’une dent en
vue de recevoir une couronne métallique.

Schéma n°14 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation des chanfreins sur les cuspides
guides d’une dent en vue de recevoir une couronne métallique.

Schéma n°15 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation des faces vestibulaires et palatines
d’une dent en vue de recevoir une couronne métallique.

Schéma n°16 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation des faces proximales d’une dent en
vue de recevoir une couronne métallique.

Schéma n°17 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant une vue d’ensemble d’une dent en vue de
recevoir une couronne métallique.

Schéma n°18 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la réalisation d’une rainure de stabilisation sur
une dent en vue de recevoir une couronne métallique.

Photo n°19 : photo prise au cabinet afin d’illustrer les différentes fraises nécessaire à la
réalisation d’une préparation pour couronne coulée.

Schéma n°20 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma récapitulant les principes de préparation d’une couronne
coulée.

Photo n°21 : photo prise au cabinet. Vue occlusale d’une couronne métallique sur 17.

Schéma n° 22 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »


Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant les principes de préparation de la face
vestibulaire d’une dent en vue de recevoir une couronne à facette céramique.

Schéma n°23 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant les principes de préparation de la face
vestibulaire d’une dent (vue proximale) en vue de recevoir une couronne à facette
céramique.

104
Schéma n°24 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la réalisation d’un congé sur une dent antérieure
en vue de recevoir une couronne à facette céramique.

Schéma n°25 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation proximale sur une dent antérieure
en vue de recevoir une couronne à facette céramique.

Schéma n°26 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une dent antérieure en vue de
recevoir une couronne à facette céramique.

Schéma n°27 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue occlusale.

Schéma n°28 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue vestibulaire.

Schéma n°29 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue vestibulaire.

Schéma n°30 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue proximale.

Schéma n°31 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue proximo linguale.

Schéma n°32 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma récapitulatif de la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue proximale.

Photo n°33 : prise au cabinet. Vue occlusale d’une couronne céramo métallique sur 26.

Schéma n°34 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma illustrant la préparation d’une incisive destinée à recevoir une
couronne céramo métallique, vue vestibulaire.

Schéma n°35 : prise au cabinet. Photo d’une couronne céramo métallique sur 26.

105
Schéma n°36 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schémas illustrant la préparation d’une incisive destinée à recevoir une
couronne céramo céramique, vue vestibulaire.

Schéma n°37 : issu du livre « la prothèse en céramo-céramique In Céram » Hüls, Göttingen,


1995. Schémas représentatifs de la réalisation d’un épaulement.

Schéma n°38 : issu du livre « la prothèse en céramo-céramique In Céram » Hüls, Göttingen,


1995. Schémas représentatifs de la réalisation d’un congé quart de rond.

Schéma n°39: issu du livre « la prothèse en céramo-céramique In Céram » Hüls, Göttingen,


1995. Schémas représentatifs de la réalisation des limites déconseillées pour la préparation
d’une couronne céramo céramique.

Schéma n°40 : photos issues du livre « la prothèse en céramo-céramique in –ceram » de Huls


et Gottingen, 1995. Photos représentant la préparation vestibulaire de 21.22.23 en vue de
recevoir des couronnes céramo céramiques.

Schéma n°41 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg H, 1998. Schéma illustrant la face palatine d’une dent préparée en vue de
recevoir une couronne céramo métallique.

Schéma n°42 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg H, 1998. Schéma illustrant les principes de préparation d’une incisive latérale en
vue de recevoir une couronne céramo métallique.

Photo n°43 : prise au cabinet. Photo montrant une couronne céramo céramique sur 12.

Schéma n°44 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant une vue
occlusale d’une prémolaire en vue de recevoir une couronne trois quart.

Schéma n°45 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant une vue occluso
vestibulaire d’une molaire préparée en vue de recevoir un onlay MOD.

Schéma n°46 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant la première
étape de la préparation pour inlay sur prémolaire maxillaire.

Schéma n°47 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant la préparation de
la boîte proximale pour inlay sur prémolaire maxillaire.

106
Schéma n°48 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant la préparation
pour inlay sur molaire maxillaire.

Schéma n°49 : issu des EMC « Restaurations coronaire à ancrage coronoradiculaire » Laviole
O, Bartala M, 1998. Schéma montrant les divers fautes pouvant être commises lors de la
préparation d’un ancrage coronoradiculaire.

Photon°50 : prise au cabinet. Photo montrant l’essayage d’une tenon rouge dans une 25.

Photo n°51 : prise au cabinet. Photo montrant les 3 forêts largo utilisés lors de la préparation
canalaire.

Photo n°52 : prise au cabinet. Photo montrant l’essayage d’un inlay core coulé sur 21.

Schéma n°53 : issu du livre « Bases fondamentales en prohèse fixée, 2ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma illustrant une arcade maxillaire en vue de recevoir un bridge 5
éléments.

Schéma n°54 : issu du livre « Bases fondamentales en prohèse fixée, 2ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma illustrant les valeurs du mouvement physiologique de chaque
dent.

Photo n°55 : prise au cabinet. Photo montrant un bridge céramo métallique de 24 à 27.

Photo n°56 : prise au cabinet. Photo illustrant un bridge cantilever11.12.

Photo n°57 : prise au cabinet. Photo montrant une 17 avant préparation.

Photo n°58 : prise au cabinet. Photo montrant la dépose de l’amalgame MOD.

Photo n°59 : prise au cabinet. Photo montrant la préparation occlusale.

Photo n°60 : prise au cabinet. Photo montrant la préparation vestibulo palatine.

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DAVID épouse THEBAUD (Hélène)-Les préparations en prothèse fixée-114f ;ill. graph.
tabl. ;64 réf. ;30cm.-(Thèse : Chir Dent. NANTES ;2009).

Résumé :

Aujourd’hui l’exercice de l’art dentaire ne se limite pas seulement aux soins mais
aussi et de plus en plus couramment à la réalisation de prothèse fixée. Ces dernières
permettent de recouvrer la fonction et l’esthétique de la dent naturelle, en la
remplaçant de façon durable (que ce soit unitaire ou plurale : bridge). De nouveaux
matériaux notamment les céramiques (filtrées, pressées à chaud) et de nouvelles
méthodes de collage (CVIMAR, colles ayant un potentiel adhésif propre) ont permis
de modifier les principes de préparation (mise de dépouille, hauteur disponible,
surface de préparation). Actuellement ces nouveaux principes permettent de
préparer de plus en plus de dents naturelles délabrées suite à des lésions carieuses
ou des fractures afin de les remplacer.

Rubrique de classement : PROTHESE CONJOINTE

Domaine Bibliodent : PROTHESE CONJOINTE

Mots Clés : Céramiques, ceramics


Retention prothèse dentaire, dental prosthesis retention
Couronne, crowns
Prothèse dentaire recouvrement, denture overlay

Jury :

Président : Monsieur Le Professeur Bernard GIUMELLI

Assesseurs : Madame Le Docteur Isabelle HYON-ROY


Monsieur Le Docteur Eric CHABERLIN

Directeur de thèse : Monsieur Le Docteur François BODIC

Adresse de l’auteur : 52 rue des frères monvoisin, 44600 Saint-Nazaire

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