Préparations en Prothèse Fixée Dentaire
Préparations en Prothèse Fixée Dentaire
Année : 2009 N° 45
I. INTRODUCTION.
1. Rétention
1.1 Degré de convergence
1.2 Hauteur et surface de préparation
1.3 Etat de surface
1.4 Les tenons radiculaires
1.5 Influence des ciments adhésifs et des colles
2. Stabilisation
2.1 Les boîtes
2.2 Les rainures ou les cannelures
2.3 Les puits ou les tenons dentinaires
3. La sustentation
4. Evaluation des dents
4.1 Rapport corono radiculaire
4.2 Configuration radiculaire
4.3 Surface radiculaire efficace
5. Les limites de préparation
5.1 Les différents types de limites
5.2 Niveaux de préparation
2
2.2.3 préparation de la face linguale
2.2.4 préparation des faces proximales
2.2.5 épaulement et finition
3. Préparation pour couronne à incrustation vestibulaire sur dent postérieure
3.1 Matériel
3.2 Préparation
3.2.1 préparation de la face occlusale
3.2.2 préparation de la face vestibulaire
3.2.3 préparation des faces proximales
3.2.4 préparation de la face linguale
4. Préparation pour couronne céramo métallique
4.1 Matériel
4.2 Préparation
4.2.1 préparation pour dent antérieure
[Link] préparation de la face vestibulaire
[Link] préparation des faces proximales
[Link] préparation de la face palatine
[Link] préparation du bord incisif
4.2.2 préparation pour dent postérieure
4.2.3 le scellement
5. Préparation pour couronne céramo céramique
5.1 Matériel
5.2 Préparation
5.2.1 préparation des faces vestibulaire et occlusale
5.2.2 préparation de la face linguale
5.2.3 finition
5.2.4
3
[Link] préparation des biseaux, précision des limites
2. Préparation pour inlay
2.1 Matériel
2.2 Préparation
2.2.1 préparation de la face occlusale
2.2.2 préparation de la boîte proximale
3. Préparation pour facette en céramique
4. Préparation pour inlay core
4.1 Objectifs d’une RCR coulée
4.2 Risques liés à la RCR
4.3 Influence du choix du tenon
4.3.1 le diamètre
4.3.2 la longueur
4.3.3 la forme du tenon
4.3.4 état de surface
4.4 Préparation pour RCR foulée
4.5 Préparation pour RCR coulée
VII. CONCLUSION.
4
INTRODUCTION.
5
Le premier maillon de la chaîne prothétique : la préparation de la dent, joue un rôle essentiel
pour la suite :
C’est pourquoi la préparation de la dent destinée à recevoir une couronne est une étape
importante, qui nécessite adresse et attention de la part du praticien.
- L’onlay.
- L’inlay.
- La facette céramique sur les dents antérieures notamment.
- La couronne métallique privilégiée dans les secteurs molaires de part son aspect
inesthétique, et souvent utilisé pour son faible coût.
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(surtout sur l’arcade mandibulaire où les faces occlusales sont visibles lors du
sourire).
- La couronne céramo céramique actuellement la solution de reconstitution la plus
esthétique qui permet une translucidité parfaite. Mais encore peu pratiquée dans
certains cabinets à cause de son coût élevé et des ses difficultés de collage.
Tous ces éléments font de la prothèse fixée un art parfois difficile à réaliser et pourtant cela
constitue pour les praticiens une majeure partie de leur exercice professionnel au quotidien.
7
LES PRINCIPES DE PREPARATION EN
PROTHESE FIXEE.
1. Rétention.
8
La rétention est la force qui s’oppose aux forces de désinsertion de la prothèse selon l’axe
des préparations et selon l’axe d’insertion. Elle doit être suffisante pour résister aux efforts
(cisaillement, traction, compression) que la fonction lui impose et qui tendent à la déplacer
en permanence.
La traction correspondant à une force entraînant l’élongation de la prothèse (désinsertion),
la compression à une rétraction (enfouissement) et le cisaillement à un glissement de la
prothèse sur un plan adjacent parallèlement à la contrainte.
Le but de la prothèse fixée est de remplacer durablement la dent à restaurer, tout en ayant
les mêmes propriétés esthétiques et fonctionnelles que cette dernière.
L’immobilité totale de l’élément prothétique sur la dent sous- jacente ne peut-être obtenue
que si l’on suit scrupuleusement tous les principes de préparation d’une part, et que l’on fait
appel à des configurations géométriques particulières d’autre part :
Afin qu’une couronne puisse être insérée sur une dent préparée, il faut avant tout que les
faces axiales soient de dépouille.
La mise de dépouille consiste à orienter deux parois externes convergentes vers la face
occlusale de la dent (pour les couronnes), ou deux parois internes divergentes (pour les
inlays, onlays).
Plus les parois sont quasi parallèles entre elles, plus la rétention sera forte [54 ; 63] et
inversement plus la mise de dépouille augmentera plus la rétention diminuera [30].
9
Une obliquité de 3° pour chaque paroi serait l’idéal, soit une convergence de 6°. Mais
cliniquement cette préparation est extrêmement difficile à réaliser comme l’ont démontré
diverses études :
- Ainsi selon les expériences de Noonan et Goldfogel, qui ont évalué les
préparations réalisées par 909 étudiants: la convergence moyenne observée sur
les différents modèles d’étude est de 19.2° [40].
- Dans une synthèse de Goodacre et coll, il a été démontré qu’un degré de
convergence situé entre 10 et 20° était plus proche de la réalité clinique [23].
- Selon une étude réalisée sur 157 préparations d’étudiants, la convergence
moyenne était de 22.4° en vestibulo lingual, et de 25.3° en mésio distal [1].
Toutefois les valeurs des dépouilles optimales varient en fonction de l’arcade et de la dent
préparée (modification de la visibilité et de l’accessibilité) [55]. Ainsi, au niveau du secteur
molaire, on observe une convergence plus accentuée à la mandibule du fait de l’inclinaison
du pan lingual de la dent qu’il est difficile de rendre parallèle avec le pan vestibulaire [54].
Selon les études on note une variation de 3° (19° au maxillaire contre 22° à la mandibule).
Pour l’ensemble des dents préparées l’objectif le plus plausible serait pour certains auteurs
une mise de dépouille de 14° car de réalisation clinique facile et surtout répondant aux
exigences fixées par les principes de rétention [14 ; 52; 63].
Il faut aussi prendre en compte l’intensité des contraintes s’exerçant sur l’interface de
ciment situé entre la préparation et la restauration. Ces dernières sont minimes en ce qui
concerne les CVIMAR qui ont une contraction de prise faible qui limite les risques de hiatus.
Pour cela une dépouille de 2.5° à 6.5° à été conseillée, toutefois les contraintes ne seront
que faiblement augmentées si la dépouille ne dépasse pas les 15° [17]. Mais la concentration
de forces se verra augmenter de façon brutale si la dépouille dépasse les 20°.
10
Schéma n°1: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].
Schéma n°2: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].
Pour les éléments dits internes comme l’inlay les principes sont les mêmes (rétention figure
A et insertion figure B).
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Arcade dents M/D V/L globale
Maxillaire Antérieures 10 10 10
1
Prémolaires 14 14 14
1
Molaires 1 17 21 19
Isthme 2 7
Boîte 2 7
Mandibule Antérieures 10 10 10
1
Prémolaires 16 12 14
1
Molaires 1 24 20 22
Isthme 2 12
Boîte 2 12
1: convergence 2: divergence
Tableau n°3: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].
12
1.2 Hauteur et surface de préparation.
C’est pourquoi la réduction de la face occlusale doit être la plus infime possible afin de
conserver une certaine hauteur de la dent préparée et ainsi une surface plus importante. En
fonction de la nature de l’élément prothétique de remplacement choisi, la diminution sera
variable allant de 0.8mm pour le métal à 1.5 (voir 2mm) pour la céramique afin de permettre
une teinte adéquate au niveau du bord libre [2].
Selon des tests effectués sur des systèmes de pente coulissante sur laquelle des modèles
ayant différentes angulations et surtout diverses hauteurs, ont été posés, il apparaît que les
modèles de faibles hauteurs (3 et 4 mm) quel que soient leurs degrés de convergences (5,
10, 15°) n’ont pas pu rester stables sur l’appareil. Des moyens de stabilisations (des boîtes)
ont été obligatoirement rajoutées afin d’assurer la rétention des prothèses [64].
Pour autant, les appréciations de hauteur dépendent aussi du diamètre de la dent [9 ; 47] :
Si la dent est courte mais que son diamètre est faible on peut obtenir un résultat satisfaisant
à condition que la dépouille soit faible.
13
Mais si la dent est volumineuse, il faudra adjoindre des rainures sur les faces axiales pour
que le résultat soit acceptable.
Schéma n°4: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].
Une préparation de petit diamètre comme une prémolaire compense la faible hauteur de
préparation car le bras de levier est plus court et cela rend la désinsertion moins facile
(figure A).
Schéma n°5: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].
Le fait d’adjoindre à la préparation des rainures sur la face occlusale permet d’augmenter
considérablement la rétention de la prothèse car l’on raccourcit le bras de levier (figure B).
14
Schéma n°6: extrait du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988 [56].
15
Les parois de la cavité crées par une lésion carieuse ou une ancienne obturation seront mise
à profit et réaménagées afin de pouvoir y placer un élément de substitution de type inlay
core ou couronne Richmond (ces dernières sont plus néfastes que l’ensemble inlay core et
couronne, car le tenon solidarisé avec l’ensemble de l’élément prothétique subit de plus
fortes contraintes). L’inlay core sera maintenu dans la dent grâce au tenon radiculaire entre
les parois préparées et les zones où les parois sont absentes. La hauteur des parois
préparées ainsi que la préparation canalaire permet le maintien de l’élément prothétique.
Pour la réalisation d’un inlay core il existe des limites de préparations : les inlays sont contre
indiqués si les parois sont sous gingivales ou trop fines (minimum 1 mm d’épaisseur) et si les
racines sont courtes (car le tenon doit occuper les 2/3 de la longueur canalaire).
De plus, des tenons dentinaires ou boîtes pourront être mis. Ces dernières maintenues
grâce à la hauteur des parois préparées (plus elle sera importante, plus le maintien sera
efficace car augmentation de la surface de frottements) permettent d’augmenter la surface
de frottement entre la reconstitution et la dent [45].
Toutefois il faut aussi respecter certaines règles et éviter les mutilations excessives si la dent
délabrée est vivante il ne faut pas dépulper abusivement. C’est pourquoi, les moyens de
rétention ne doivent pas pénétrer la dent sur une profondeur supérieure à 1.5mm au niveau
de la fosse centrale.
La force de rétention dépend aussi des coefficients de frottement des surfaces en contact. Si
la surface est rugueuse, meilleure sera la rétention. Ceci a été démontré par les expériences
de Jorgensen sur des M.P.U expérimentaux : ces derniers avaient été réalisés avec une
dépouille de 10°. Ceux dont les irrégularités de surface avaient une profondeur de 40 µm ont
eu une rétention deux fois supérieure à ceux ayant une profondeur de 10 µm [42].
Les différents ciments pouvant être utilisés (comme ceux aux polycarbonates, les ciments
verre ionomères, ou les oxyphosphates de zinc) assurent 13 à 15% de la rétention
seulement. Cette moyenne peut être augmentée si des digitations ou microanfractuosités
sont crées dans l’intrados de la prothèse d’une part et sur la surface préparée d’autre part
cela crée des microrétentions entre les deux surfaces. De ce fait, il ne faudrait pas polir de
façon intempestive la préparation, et éviter de polir l’intrados de la couronne [60].
Toutefois, les surfaces de préparations doivent être polies après la préparation afin de
faciliter les empreintes (cela évite que le matériau ne se déforme créant freinage et tirage,
rendant ainsi l’empreinte non exploitable pour le laboratoire) et le travail du laboratoire
16
(meilleure visibilité des limites). Mais lors de la livraison, le praticien doit passer une fraise
afin de rendre la surface rugueuse pour créer un micro clavetage dans les irrégularités de
surface [7].
Les tenons radiculaires cylindriques (schéma 1) : assurent une excellente friction mais
fragilisent la dent, les problèmes principaux étant l’évacuation du ciment de scellement et
d’axe. Difficulté à reproduire le même axe que celui de l’insertion.
Les tenons radiculaires tronconiques (schéma 2) : peu rétentifs mais anatomiques. Ils
n’entraînent quasiment jamais de fractures.
Les tenons cylindro tronconique (schéma 3) : tronconique dans leur partie apicale et
cylindrique pour le reste. Ce sont les tenons assurant la meilleure rétention, ils sont par
conséquent les plus utilisées actuellement.
1 2 3
17
1.5 Influence des ciments adhésifs et des colles.
Avant de procéder à la préparation prothétique, il est nécessaire de faire son choix entre le
scellement ou le collage. Notre choix sera déterminé en fonction de la rétention (adhésion,
mouillage, propriétés mécaniques), des qualités optiques demandées, de la biocompatibilité
(étanchéité, épaisseur du joint) et des conditions opératoires.
L’utilisation des colles permet de modifier les principes de préparation, en effet ces derniers
seront moins stricts: la mise de dépouille pourra être supérieure à 6° (ne doit pas non plus
être trop importante), la friction entre l’intrados prothétique et la dent pourra être moins
importante car compensée par la colle.
Les ciments :
Le plus anciens étant l’oxyphosphate de zinc (bon recul clinique). Il est simple d’utilisation et
bactériostatique. Mais son potentiel de résistance mécanique est faible ainsi que son
pouvoir d’étancheité, il ne possède pas de potentiel d’adhésion. De plus, il est agressif pour
la pulpe (à ne pas utiliser pour les dents vivantes). Son indication se limite aux scellements
multiples ou complexes nécessitant un temps de travail long.
Les ciments polycarboxylates sont simples et biocompatibles. Ils ne sont pas agressifs pour
la pulpe contrairement aux précédents et peuvent être utilisés sur dent vivante. Toutefois ils
ne seront utilisés que lors des scellements provisoires de longue durée à cause de leur
solubilité élevée qui est en partie responsable d’un taux de descellement important. De plus
leur résistance mécanique reste faible.
Les CVI traditionnels ont longtemps été utilisés pour leur pouvoir bactériostatique et leur
biocompatibilité. Ils possèdent un pouvoir adhésif propre. Leurs propriétés mécaniques sont
supérieures aux autres ciments mais restent moyennes, par contre une protection du joint
est nécessaire pour contre carrer une solubilité élevée.
L’apparition des CVIMAR (ciment verre ionomère modifié par addition de résine) a permis
une amélioration des procédés de scellement. Ces derniers ont une adhésion naturelle avec
la dent (par procédé d’échange ionique) qui évite les risques de percolations. Les CVIMAR
ont une adhésion supérieure à celle des CVI traditionnels. Ils sont biocompatible, bioactif
avec libération de fluor. Leur solubilité est faible et leurs propriétés mécaniques
performantes. Contrairement aux composites de collage ils ont une rétraction faible lors de
la prise, ce qui minimise le risque de hiatus. Leur seul point négatif pourrait être leur prix
élevé. Ils sont aujourd’hui utilisés pour les scellements des couronnes métalliques, céramo
métalliques et céramo céramiques. Ils sont utilisés lorsque la pose de la digue ne sera pas
réalisable (collage impossible), que l’adhésion sera nécessaire et qu’une surveillance de
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l’évolution de la prothèse sera possible. Ils nécessitent pour être utilisés une rétention
suffisante de la préparation et une bonne résistance mécanique des parois dentaires.
Toutefois leurs propriétés esthétiques sont moindres par rapport aux colles.
Les colles :
-avec potentiel adhésif propre: avec présence d’un monomère esthétique. Mais ils posent
des problèmes de sensibilité et d’élimination des excès.
-auto-adhésive : leur résistance mécanique est faible, mais on n’a pas besoin de traitement
de surface dentaire (pas de gestion de la dentine) ou prothétique, mais peu de recul clinique.
Elles possèdent de bonnes propriétés mécaniques et optiques, ainsi qu’une bonne adhésion
aux tissus dentaires et aux matériaux. Elles permettent de compenser des préparations
médiocres (degré de convergence important, faible hauteur). Mais elles sont plus complexes
d’utilisation que les ciments (temps variable, emploi d’un adhésif). Elles sont utilisées pour
les restaurations partielles, unitaires et multiples (couronnes métalliques, céramo
métalliques ou céramo céramiques) lorsque l’adhésion est indispensable [12].
2. Stabilisation.
La stabilisation est la force qui s’oppose aux mouvements dans un plan horizontal (dus à des
contraintes masticatoires ou occlusales) de la couronne sur la dent restaurée. En
restreignant la liberté de mouvement horizontal de rotation ou de torsion, on augmente la
stabilisation.
Parfois la dent à reconstituer possède de par sa forme après préparation tous les éléments
permettant la stabilisation et la rétention (deux parois opposées présentant une dépouille
minimale). Mais souvent les dents ne répondent pas à ces exigences :
19
- dents devant servir de support de bridges et donc devant être solides.
Nous sommes alors obligés d’adjoindre des éléments supplémentaires pour stabiliser la
prothèse.
Ainsi sur la dent, des éléments tels que puits, rainures, cannelures, boîtes ou tenons doivent
être rajoutés pour créer un axe d’insertion unique [44]. Ceci permet d’obtenir une excellente
stabilisation mais aussi une forte amélioration de la rétention.
Toutefois si l’on travaille sur dent vivante, des limitations s’imposent car ces pertes de
substances cumulatives peuvent être traumatogènes pour la pulpe.
Elles peuvent être crées ou exploitées. Situées sur les faces proximales, elles sont préparées
de dépouille et mises parallèles à l’axe de la préparation.
Le praticien peut être amené à restaurer une dent ayant une importante obturation occluso-
proximale ou carie.
Dans ce cas, si un simple amalgame ou composite n’est pas suffisant pour restaurer la forme
initiale de la dent (permettant de recouvrer la fonction) le praticien se voit dans l’obligation
de la couronner. Ainsi on pourra exploiter la boîte créée lors du soin. Cette forme de
préparation permettra d’éliminer les tissus cariés (jamais réalisée aux dépens d’une face
intacte) et d’assurer la stabilisation [53].
Toutefois ce genre de moyens ne peut être utilisé si les pans sont trop délabrés sur plusieurs
faces, la boîte doit être crée entre deux pans sains au minimum.
Elles permettent une augmentation de la surface de frottement car elles augmentent la
surface préparée ce qui représente un avantage pour la rétention.
- Pour les restaurations unitaires, les boîtes seront mésiales ou distales. Ces boîtes
empêchent les déplacements vestibulo linguaux.
- Pour les bridges rectilignes elles seront localisées essentiellement en vestibulaire
ou lingual afin d’empêcher les déplacements mésiaux distaux [46].
-
Selon des expériences pratiquées en Angleterre sur des modèles de laboratoire testés
successivement, les dents ayant des boîtes proximales assurent une meilleure résistance aux
déplacements horizontaux que celles ayant des boîtes vestibulo linguales [64].
20
2.2 Les rainures ou les cannelures.
Très rétentives elles se font parallèlement à l’axe de la préparation avec une fraise pointe
tronconique fine. Elles ne doivent en aucun cas être obliques par rapport aux forces axiales
s’exerçant sur la prothèse. En effet, cela provoquerait un glissement de la prothèse le long
de ces surfaces. Les rainures en forme de V assurent à moitié la fonction demandée, mais
pour obtenir un résultat satisfaisant, les rainures doivent être réalisées avec des parois
nettes et précises. [50].
L’angle formé entre les parois de la rainure et la face axiale sur laquelle elle est située doit
être marqué. Une des parois de la rainure doit être perpendiculaire à la force de rotation
afin de limiter la liberté de mouvement de façon efficace et améliorer la stabilisation.
A noter que plus les rainures seront fines plus elles compliqueront les empreintes et de ce
fait le travail du laboratoire (pour interpréter l’empreinte et pour réaliser l’élément
prothétique).
21
Ces puits doivent remplir quatre conditions nécessaires à leur bonne réalisation :
Selon des études cliniques, la rétention augmente avec le nombre de tenons (ce dernier
pouvant aller de quatre à cinq par dent), la profondeur et le diamètre. La forme cylindrique
avec un diamètre allant de 0.6 à 1mm est l’idéal.
Ce genre d’adjonction est proposé afin de compenser les effets négatifs d’une dépouille trop
importante et/ou d’un manque de hauteur verticale de la dent préparée.
3. La sustentation.
22
4. Evaluation des dents supports.
Lors de la réalisation d’une préparation pour couronne qu’elle soit pour une reconstitution
unitaire ou plurale, la dent servant de pilier (pour les bridges) ou devant recevoir la
couronne doit être évaluée.
Pour les dents servant de piliers de bridges il faudra prendre en compte que ces dents vont
être amenées à supporter des forces occlusales supérieures à la normale (les dents
manquantes remplacées par les intermédiaires de bridges vont transmettre aux piliers via les
connexions leur force à supporter).
23
4.1 Le rapport corono radiculaire.
Ce rapport dit aussi valeur intrinsèque de la dent ramène la longueur supra osseuse de la
dent sur la longueur intra osseuse (idéalement de 2/3, il est souvent ramené à ½).
Toutefois ce rapport a été revu pour les dentitions prothétiques. Si ce dernier est supérieur à
1/1 pour un patient ayant pour antagoniste au bridge une PAP, les forces occlusales seront
moins fortes et le résultat pourra être acceptable :
- selon des études, les forces exercées par la denture naturelle sont de 68kg, 25
pour un bridge et de seulement 12 pour une prothèse amovible (soit 5 fois
inférieure aux dents naturelles).
- de même il faut prendre en compte l’état parodontal des dents antagonistes :
une dent mobile au parodonte affaibli exercera moins de contraintes occlusales
qu’une dent au parodonte sain.
Le rapport corono- radiculaire est donc un élément à ne pas prendre en considération tout
seul, l’environnement dentaire notamment des antagonistes joue un rôle essentiel dans le
choix ou non de prendre les dents adjacentes pour support de bridge.
24
4.2 Configuration radiculaire.
La forme des racines des dents joue un rôle essentiel car elle représente un facteur
parodontal important. Ainsi plusieurs critères sont à vérifier:
- la section circulaire de la racine : une dent ayant une racine de forme circulaire
sera moins solide qu’une dent ayant une épaisseur vestibulo lingual supérieure à
son épaisseur mésio distal.
- la divergence des racines d’une dent pluriradiculée (prémolaire, molaire) offrira
une plus grande stabilité. Les racines convergentes, coniques ou fusionnantes
seront moins stables. Toutefois en cas de réalisation de bridges ces dents ne sont
pas à exclure d’un traitement prothétique, car si l’étendue de l’édentement est
faible (une dent) et que tous les autres critères sont réunis, leur utilisation est
envisageable.
- Pour une couronne unitaire, une dent à la racine irrégulière sera préférable à une
dent ayant une racine droite et régulière.
La surface radiculaire efficace d’une dent correspond à la surface de racine recouverte par le
ligament parodontal. Ces surfaces dépendent notamment du volume radiculaire de la dent
(une pluriradiculée aura une surface radiculaire supérieure à une monoradiculée). Jepsen a
évalué ces surfaces et les à regroupées en tableau afin d’en faciliter les données. De cela a
découlé la loi d’Ante.
25
Schéma n°10: extrait du livre « Les prépartions en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE 1988[56].
Ce graphique récapitule les surfaces radiculaires dites courantes des dents maxillaires, ces
surfaces étant ramenées en rapport avec la dent ayant la plus petite surface radiculaire de
cette arcade soit l’incisive latérale.
Ce graphique représente les surfaces radiculaires des dents de l’arcade mandibulaire ainsi
que le rapport entre les dents avec pour dent de référence l’incisive centrale (plus petite
dent de cette arcade).
26
Suite à ces bases, des règles pour les bridges ont été établies :
Il est préférable de se contenter d’un intermédiaire pour deux piliers, les autres cas (deux
intermédiaires pour deux piliers) étant considérés comme des cas à risque. Ils peuvent être
réalisés sous certaines situations : contexte parodontal sain, absence de problèmes
occlusaux et du consentement éclairé du patient.
A prendre aussi en considération l’étendue du bridge, ceux dont la travée est courte (3
dents) auront un meilleur pronostic que les longues travées.
EPAULEMENT CONGE
Schéma n°12: extrait des EMC « Couronnes céramo métalliques » de Pierre A, Derrien G,
2002 [49].
L’épaulement est réalisé avec une fraise diamantée à bout plat ce qui permet de ménager
une épaisseur de matériau conséquente et régulière (important pour la céramique). L’angle
interne peut être droit ou arrondi (réduit les contraintes).
Le congé est plus simple à réaliser avec une fraise diamantée conique à bout ovale, il est
large et en forme de quart ovale ce qui favorise la diffusion du ciment de scellement.
27
Le congé : il s’agit d’une limite nette, permettant l’ajustage parfait sans débordement sur la
gencive et sans hiatus avec la dent. Elle permet d’éviter les irritations gingivales [20], car elle
ne touche pas la gencive lors de la préparation, sa limite arrondie avec la dent permet de
conserver la gencive intacte.
Le congé biseauté : élimine les risques de hiatus. A utiliser pour les couronnes métalliques et
les inlays de classe II.
28
L’épaulement à angle aigu : biseauté ou non. Très difficile à réaliser mais stabilisation
fortement augmentée.
Il existe plusieurs niveaux de préparation par rapport à la gencive marginale. Les praticiens
sont plus ou moins unanimes sur les avantages et les inconvénients de chacune de ces
limites.
Supra gingivale : ce type de limite diminue la rétention car elle n’englobe pas la totalité de la
dent (il n’y a pas de cerclage) et de plus cela laisse une faible mais significative hauteur de
dent à nue (sans recouvrement prothétique). Ce manque de préparation est souvent à
l’origine d’un risque de reprise carieuse néfaste pour l’ensemble dento prothétique.
Toutefois ce type de limite n’est pas à exclure systématiquement, dans certains cas
particuliers elle peut être réalisée :
29
Juxta gingivale : déconseillée car cela crée un léger hiatus (le contact dent gencive étant
toujours aléatoire). Il y a donc possibilité de rétention de plaque qui associée à une mauvaise
hygiène pourrait entraîner une gingivite et des troubles esthétiques (récession).
Intra sulculaire : elle permet d’englober toute la hauteur coronaire, évite les risques de
rétention de plaque. Mais si la préparation est mal réalisée il y a risque d’endommager le
sulcus. La pénétration de la fraise doit être contrôlée et nécessite donc une certaine
expérience (réalisation difficile).
30
PREPARATION POUR COURONNES.
31
Lors de la réalisation prothétique différentes étapes entrent en œuvre. Dans un premier
temps, l’examen clinique minutieux et la décision du type de prothèse portée par le patient
(prothèse fixée, prothèse adjointe amovible, implant). Puis vient le temps de la préparation
de l’organe dentaire (décrit ci-dessous), le temps de la conception de la prothèse par le
laboratoire (durant ce laps de temps le patient subissant des soins de prothèse fixée sera en
phase d’adaptation grâce à la fabrication d’une prothèse provisoire faisant partie intégrante
du plan de traitement).
32
1. Préparation pour couronne coulée.
La couronne coulée doit être envisagée dans différents cas : lorsque toutes les faces axiales
de la dent sont endommagées (soit par un processus carieux, soit par une décalcification), et
qu’aucun impératif esthétique n’est obligatoire ; sur une dent même peu délabrée qui est
sortie de son plan d’occlusion afin de respecter la courbe de Spee ; sur une dent support de
prothèse adjointe partielle dont un fraisage serait nécessaire pour aménager des éléments
de rétention ; sur un pilier implantaire.
1.1 Matériel.
1.2 Préparation.
La préparation sera débutée par la face occlusale afin de visualiser la hauteur gingivo-
occlusale nécessaire à l’insertion de la couronne sans contacts forcés avec son antagoniste
et au maintien de la prothèse. Une fois cette hauteur déterminée, on pourra alors juger de la
33
nécessité ou non d’adjoindre des moyens de rétention secondaires (adjonction nécessaire si
la hauteur est faible).
Les faces occlusales seront réduites de 1.5mm au niveau des cuspides d’appui : cuspides
linguales pour les dents maxillaires, et vestibulaires pour les dents mandibulaires.
Les faces occlusales seront réduites de 1mm au niveau des cuspides guides : vestibulaires
pour les dents maxillaires, linguales pour les dents mandibulaires.
Pour cela on réalisera à l’aide d’une fraise diamantée conique à bout rond des rainures
d’orientation au niveau des sillons et des arêtes cuspidiennes. Elles serviront de référence
pour déterminer l’épaisseur de la réduction, et permettront un gain de temps considérable.
Puis on réunira ensuite les différents sillons entre eux afin d’obtenir le respect de
l’orientation des plans inclinés. La préparation doit être homogène [55].
Sur les cuspides d’appui, on réalisera un large chanfrein du versant externe (réduction dite
déflectrice de 1.5mm ayant un angle de 45° avec la paroi axiale). S’en abstenir pourrait être
à l’origine d’une faible épaisseur de métal à cet endroit [61]. Elle permet de donner à la face
occlusale une largeur compatible avec celle de la future dent prothétique.
-faire mordre le patient sur une plaque de cire rouge de 2mm d’épaisseur (de type Moyco)
et vérifier à la source lumineuse l’absence de toute perforation ou l’insuffisance d’espace
avec l’antagoniste.
34
Conservation des reliefs cuspidiens afin
d’augmenter la stabilité.
Fraise à polir.
Schéma n°13: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].
Ce schéma est une représentation de la préparation d’une face occlusale de molaire en vue
d’une reconstitution de type couronne métallique.
Schéma n°14: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].
35
1.2.2 Préparation des faces vestibulaire et linguale.
Par la suite, on réalisera la mise de dépouille des faces vestibulaire, linguale ou palatine à
l’aide d’une fraise à congé diamantée. Cette partie de la préparation permettra de
déterminer simultanément l’axe d’insertion de l’élément prothétique et la situation du
congé cervical. La réalisation du congé devra être nette afin d’obtenir une limite cervicale
parfaite nécessaire à une adaptation précise de la couronne [58].
Schéma n°15: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].
Nous utiliserons une fraise diamantée conique courte et fine afin d’éliminer les bombés
proximaux par un mouvement de va et vient horizontal pour obtenir une surface lisse. En
présence de contacts trop serrés, il faudra travailler avec l’extrémité de la fraise. Lors de
cette étape, la prudence sera de rigueur afin de ne pas endommager les faces proximales
des dents adjacentes. Lorsque l’espace obtenu avec les dents voisines sera jugé suffisant
nous passerons une fraise à congé diamantée dont l’extrémité tracera simultanément le
congé proximal [55]. Ce dernier aura un tracé régulier d’une largeur de 0.8mm
(correspondant à l’enfoncement de la moitié de la fraise à son extrémité) ; et sera situé soit
en juxta gingival ou supra, ou intra sulculaire. Le plus important étant de respecter l’espace
biologique et de ne pas empiéter sur ce dernier [15].
36
Passage des points de contacts à l’aide d’une
fraise conique fine et courte afin de ne pas
endommager les dents voisines.
Schéma n°16: extrait de « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].
Il faudra être vigilant lors de la préparation des molaires mandibulaires dont l’inclinaison
linguale obligera à réaliser un congé moins marqué. Il faudra éviter la réalisation d’une limite
simple à la place d’un congé, sinon on risquerait d’avoir un surcontour de la reconstitution.
Le congé étant la forme la plus appropriée pour que le bord métallique ait une épaisseur
nécessaire à sa rigidité et à une adaptation pré[Link] les angles entre les faces
proximales et vestibulaires ou les faces proximales et linguales devront être finis avec soin
afin de préserver la continuité de la limite cervicale.
Schéma n°17: extrait de « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].
37
1.2.3 Réalisation d’une rainure de stabilisation (optionnelle).
Dernière étape de cette préparation, la mise en place d’une rainure de stabilisation ayant un
double rôle :
Cette rainure sera réalisée à l’aide d’une fraise 171L, préparation sur la paroi axiale
correspondante à la plus grande épaisseur de métal (face vestibulaire pour les dents
mandibulaires, face linguale pour les dents maxillaires).
Schéma n°18: extrait de « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].
Ce schéma représente une rainure de stabilisation qui sera située du coté de la cuspide
guide de la dent préparée.
38
Exemple de fraises pouvant servir à la préparation pour couronne métallique :
Fraise à biseau
39
Schéma n°20: extrait des « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition » Shillinburg
HT, 1998 [54].
Ce schéma récapitule les principes de préparation pour une couronne coulée sur molaire.
40
2. Préparation pour couronne à incrustation vestibulaire sur dent
antérieure.
Historiquement, aux débuts de la prothèse fixée, nous utilisions des couronnes en résine
lorsque l’aspect esthétique était important (dents visibles lors du sourire). Toutefois ce
matériau ne donnait pas entière satisfaction : stabilité de la teinte limitée, résistance à
l’abrasion peu crédible. Aujourd’hui la couronne à incrustation vestibulaire : couronne
composée d’une couche de céramique située en vestibulaire uniquement cuite sur une
coiffe métallique de faible épaisseur (appelée cupule) est apparue afin de résoudre
l’ensemble de ces problèmes [54].
La cupule confère à l’ensemble une résistance nettement supérieure à celle du cosmétique
seul (2.8 fois plus solide) [17]. On peut donc espérer une meilleure longévité.
Mais cette utilisation d’un double matériau entraîne logiquement une préparation plus
complexe que celle de la couronne métallique simple. Une réduction plus importante afin
de ménager l’espace suffisant à la double épaisseur (céramique, métal) qui permet d’obtenir
un résultat esthétique quasi parfait avec teinte et translucidité comparables à celles des
dents adjacentes. Toutefois la présence de la chape métallique bloque toute circulation de
lumière en profondeur ce qui diminue la translucidité de la couronne. Le joint dento
prothétique doit être parfaitement réalisé afin de ne pas être visible (sinon liseret noir,
métal visible) à cet endroit.
Il existe trois finitions possibles :
- Le bord cervical métallique sera le plus précis mais à réaliser sur les dents non
visibles à cause de son aspect inesthétique.
- Le bord cervical métallique masqué est le plus utilisé. L’infrastructure métallique
sera prolongée jusqu’à la limite de préparation et recouverte par une céramique
opaque.
- Le bord cervical céramique donne les meilleurs résultats esthétiques. Le métal est
arrêté au niveau de l’angle interne de la limite pour laisser place à de la
céramique. Dans ce cas il faut privilégier une préparation en épaulement droit de
1.2 mm pour laisser une épaisseur suffisante à la résistance mécanique (à éviter
sur dent vivante avec volume pulpaire important) [48].
Dans tous les cas le joint doit être le plus fin possible, et doit suivre le profil d’émergence de
la dent.
41
Des contre-indications sont toutefois observées :
- hauteur clinique disponible: contre indication clinique si le manque de hauteur
coronaire lié aux contacts occlusaux trop forts supprimerait la présence de la
céramique et seul le métal serait présent au niveau occlusal.
- allergie au chrome et nickel : préférable de réaliser des couronnes in céram ou en
métaux précieux.
- économique : coût plus important que celui d’une couronne métallique simple.
2.1 Matériel.
2.2 Préparation.
La préparation de la face vestibulaire devra se faire selon deux directions afin d’éviter les
lésions pulpaires si la dent est vivante. La première sera parallèle à l’axe d’insertion, la
seconde aux 2/3 incisifs de la dent. Si seule la portion cervicale est préparée, le bord incisif
de la couronne sera proéminent et le résultat inesthétique (forme massive, couleur
médiocre). Si au contraire on ne privilégie que la préparation incisale, il y aura un risque pour
la pulpe, et surtout une mise de dépouille excessive qui entraînera une diminution de la
rétention [53]. Les couronnes à incrustation vestibulaire sont scellées et non collées sur les
dents préparées, leur rétention et leur stabilisation dépendent essentiellement de la
configuration géométrique donnée à la dent. Il est donc nécessaire d’obtenir des
frottements entre l’intrados prothétique et la préparation.
42
La réduction devra être uniforme et de 1.2mm à 1.5mm d’épaisseur. Une fraise diamantée
conique à bout plat sera utilisée afin d’effectuer des sillons d’orientation:
- l’axe de la fraise sera parallèle à la moitié incisive de la face vestibulaire.
Deux tranchées verticales de profondeur égale au diamètre de la fraise seront
réalisées [37]. Cette profondeur ira en diminuant jusqu’au changement d’inclinaison
de la face vestibulaire.
- puis on parallélisera ensuite l’axe de la fraise à la moitié cervicale de la
face vestibulaire. Ces rainures iront du bord incisif jusqu’à 2 mm de la gencive.
La réduction devra être homothétique de la dent intacte, pour cela nous réunirons ensuite
les différents sillons entre eux afin de supprimer les plages non préparées.
La réduction de la face vestibulaire s’étend d’un angle proximal à l’autre, 1mm en lingual des
points de contact. Nous obtiendrons ainsi des ailettes proximales n’ayant aucun rôle sur la
rétention de la préparation [50]. Cela permettra un maintien de la substance dentaire
proximale.
Schéma n°22: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
Ce schéma représente une vue de la face vestibulaire après préparation, avec ses rainures à
double orientations.
43
Vue proximale de la préparation afin de
bien visualiser les deux axes de
préparation.
Schéma n°23: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
Schéma n°24: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
La même fraise sera utilisée pour réaliser la réduction du bord occlusal. Elle sera réalisée en
même temps que la préparation de la face vestibulaire lorsque les rainures d’orientation
seront reliées entre elles.
44
Une réduction insuffisante du bord incisif affecterait la translucidité de la couronne à ce
niveau.
De plus il est impératif de reproduire le relief occlusal de la dent originelle afin d’assurer une
meilleure stabilisation (sillon central, orientation des pans cuspidiens). Cela permet d’asseoir
la prothèse sur une surface non plane et donc plus stable.
La concavité linguale sera réduite à l’aide d’une fraise de type ogivale, le but étant de
ménager un espace de 0.7mm avec la dent antagoniste. On creusera des repères à l’aide de
la fraise en l’enfonçant jusqu’à ce qu’il y ait contact avec la tige, puis ensuite on reliera les
diverses encoches.
Les versants linguaux qui seront recouverts de céramique doivent être réduits de 1 mm.
L’angle de raccordement entre le cingulum et la paroi axiale ne devra pas être trop abaissé
afin de préserver un maximum de hauteur pour ne pas diminuer la rétention.
Afin d’éviter la création d’encoches sur les dents adjacentes nous utiliserons une fraise
diamantée conique fine et longue pour préparer les faces proximales. La réduction à ce
niveau est moins importante soit 0.6 à 0.8mm [2]. Puis mise de dépouille par une fraise
conique diamantée à bout plat.
Utilisation d’une fraise à congé diamantée afin de tracer simultanément le congé des faces
linguale et proximales, puis polissage par une fraise à finir pour accentuer le congé.
45
Réduction proximale à l’aide d’une fraise fine
permettant le passage entre les dents et la
préparation simultanément.
Schéma n°25: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
La face vestibulaire sera ensuite aplanie à l’aide de la fraise fissure à extrémité travaillante,
cette dernière permettra aussi d’arrondir les angles et les bords de la préparation.
L’épaulement est la ligne de finition préconisée pour cette préparation, il peut être seul [3]
ou légèrement chanfreiné [21; 48] (la fraise fissure permet lors de son passage d’arrondir
l’angle interne de ce tracé). Toutefois des études ont prouvées qu’il n’existait pas de réelles
différences entre l’épaulement et le congé. Le choix étant laissé à l’appréciation du praticien
et à sa maîtrise. En effet, les différences biomécaniques entre les deux lignes de finition
n’ont pu être mises en évidence.
46
Tableau récapitulatif des avantages et inconvénients entre les deux types de finition :
En revanche cette limite doit être nette, précise et égale voire supérieure à 1 mm afin d’être
bien visible sur le modèle et surtout afin d’éviter l’enfouissement du bord prothétique (joint
dento prothétique parfait afin d’éviter la présence d’un hiatus entre la couronne et la
préparation). Si cet incident devait se produire il serait à l’origine de l’apparition d’un collier
métallique inesthétique. Ce collier apparaitrait suite à une récession gingivale ou à une
inflammation due à une limite sous gingivale, le tout pouvant entraîner une perte d’attache
importante [24].
47
Schéma n°26: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée,3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [54].
Ce schéma récapitule les grands principes de préparation pour une couronne à incrustation
vestibulaire sur dent antérieure (incisive).
48
3. Préparation pour couronne à incrustation vestibulaire sur dent
cuspidée.
Comme pour les dents antérieures, les couronnes à incrustation vestibulaire doivent être
utilisées pour les dents accessibles au regard lors du sourire. Les prémolaires et parfois
même les molaires sont donc susceptibles d’être recouvertes par ce type de prothèse.
Toutefois il ne faut en aucun cas généraliser cette pratique [37]. En effet si le patient n’est
pas demandeur d’un résultat esthétique, mieux vaut préconiser la couronne métallique.
Plusieurs raisons indiquent ce choix :
- du fait de l’utilisation d’un double matériau il est nécessaire afin de ménager
assez d’espace, de réaliser une mutilation excessive de la substance dentaire
résiduelle.
- les risques de fracture du matériau cosmétique sont plus grands.
- son coût est supérieur à celui d’une couronne coulée.
Le patient doit donc prendre sa décision en tout état de cause, et choisir son traitement.
3.1 Matériel.
3.2 Préparation.
On commencera par créer des rainures d’orientation avec la fraise diamantée à bout rond.
L’enfoncement de cette fraise sera total car son diamètre est de1.6mm. Ensuite les plages
49
restées intactes seront reliées entre elles afin de respecter les pans cuspidiens. Le relief ainsi
obtenu sera homothétique de la dent à reconstituer [58].
La présence d’un chanfrein est nécessaire sur le versant externe des cuspides d’appui. Ce
dernier permettra de garantir une épaisseur de matériau uniforme, sa création est identique
à la préparation de la face occlusale.
Les différents plans ainsi préparés seront polis afin de supprimer les irrégularités de surface.
Ces dernières pourraient être à l’origine de nombreux problèmes notamment lors de
l’empreinte, de la coulée de la maquette et de l’insertion de la couronne.
La face occlusale qui sera recouverte de céramique sera par la suite préparée par la fraise
fissure à extrémité travaillante.
Fraise diamantée
conique à bout rond
Fraise à polir
Schéma n°27: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
Utilisation de la fraise diamantée à bout plat que l’on placera parallèlement à la moitié
occlusale de la dent. Là encore tracé de rainures dont l’épaisseur diminuera lors de
l’approche du bombé occlusal.
Puis réalisation de rainures (trois) dans la moitié cervicale qui se termineront en supra
gingivale formant un épaulement arrondi à cet endroit, l’enfouissement de la fraise doit être
50
total afin d’éliminer une épaisseur importante. En supplément adjonction de deux rainures
proche des angles proximaux.
Puis élimination des plages non préparées par la même fraise. Terminaison de la préparation
à l’aide de la fraise fissure à extrémité travaillante pour finaliser l’épaulement.
Schéma n°28: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
Schéma n°29: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
51
3.2.3 Préparation des faces proximales.
Elles seront préparées à l’aide d’une fraise diamantée conique courte. Le faible diamètre de
cette fraise permet d’éviter d’endommager les faces des dents adjacentes. L’instrument
peut être utilisé de deux manières différentes :
Une fois que l’espace sera suffisant, utilisation d’une fraise diamantée conique longue pour
préparer l’ensemble des faces proximales dans leur hauteur. L’objectif étant à la fois de
respecter une mise de dépouille convenable et de préparer les faces proximales pour
ménager un espace suffisant au passage de la double épaisseur de métal céramique.
A la jonction entre les faces proximales, linguales et vestibulaire, on observera une variation
de l’épaisseur de préparation due à la présence de la modification de la prothèse à cet
endroit (céramique en vestibulaire, métal en lingual). Ceci va constituer une sorte d’ailette
de substance dentaire, il faudra s’assurer de l’absence de contre dépouille à cet endroit. Les
ailettes doivent être en position linguales afin de rendre meilleur l’aspect de la céramique à
cet endroit (sinon manque de translucidité).
Face proximale :
Variation de l’épaisseur de la
préparation afin de constituer une
ailette
Schéma n°30: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
52
3.2.4 Préparation de la face linguale.
Dressage de la paroi axiale de la face linguale ou palatine à l’aide d’une fraise à congé
diamantée. Là où le bord cervical sera métallique, il est préconisé de réaliser un congé net
(faces proximales et linguales).
Toutes les parois étant recouvertes de métal seront ensuite terminées par une fraise à congé
en carbure.
Schéma n°31: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [53].
53
Schéma n°32: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [54].
54
4. Préparation pour couronne céramo métallique.
4.1 Matériel.
4.2 Préparation.
Les couronnes céramo métalliques sont scellées et non collées ce qui implique une
préparation parfaite car la rétention et la stabilisation dépendent de la configuration
géométrique de la dent et non du ciment de scellement seul. Afin de réaliser parfaitement
ces deux principes, il faut effectuer une conicité de 6° pour obtenir des parois axiales peu
convergentes mais non parallèles (pour l’insertion de la couronne), et une reproduction des
reliefs occlusaux afin d’asseoir la prothèse sur une surface non plane stabilisante [48].
55
4.2.1 Préparation pour dents antérieures.
Face devant subir le plus de préparation afin de ménager une épaisseur de céramique
compatible avec l’esthétique soit 1.2 à 1.4 mm. Elle sera préparée en 2 plans : 1/3 cervical et
2/3 incisifs avec la technique de pénétration contrôlée soit l’enfouissement d’une fraise
diamantée calibrée pour réaliser des encoches qui seront ensuite reliées entre elles.
Schéma n°34: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998 [54].
Utilisation d’une fraise à congé de diamètre inférieur que celle utilisée pour la face
vestibulaire car la réduction sera moins importante à ce niveau (0.8 mm) [48]. Passage au
départ d’une fraise fine afin de crée l’espace avec la dent adjacente sans la toucher, puis
finition avec la fraise à congé.
56
[Link] préparation de la face palatine.
Nous prendrons une fraise diamantée de type poire ou boule. L’épaisseur de cette partie de
la préparation sera déterminée par les impératifs occlusaux (minimum de 1 mm). Le 1/3
cervical sera préparé en fonction de la limite choisie (épaulement ou congé). Cette zone est
particulièrement importante pour la rétention.
Il sera ajusté après les préparations vestibulaire et palatine, soit une préparation de 1.5 à 2
mm.
Puis polissage de l’ensemble pour supprimer les angles vifs avec une fraise diamantée ou en
carbure de tungstène [6].
Le bord cervical est une zone importante où se situe l’interface couronne dent. Entre la dent
et la couronne il existe un hiatus qui sera comblé par le ciment de scellement, mais ce
dernier doit être minimisé au maximum (amélioration du joint dento prothétique). Il est
donc préférable de réaliser un biseau plutôt qu’un angle droit à ce niveau. La limite doit être
nette, polie et lisible afin que le prothésiste réalise un joint dento prothétique satisfaisant.
4.2.3 Le scellement.
57
Le ciment devra être préparé selon les règles afin d’obtenir une résistance mécanique (pour
résister à la traction, la compression, le cisaillement), une résistance à la dissolution (contre
les fluides buccaux) et une biocompatibilité (pulpaire / parodontale). Le ciment doit être
fluide pour permettre l’insertion totale.
58
5. Préparation pour couronne céramo céramique.
En effet son processus d’élaboration ne fait intervenir aucune coulée d’alliages précieux ou
autres. A ses débuts, entièrement constituée de matériau céramique peu résistant, elle était
très fragile et pouvait se fracturer facilement. Depuis 1960 l’utilisation de plus en plus
fréquente de céramique renforcée par l’alumine à fait redécouvrir ces reconstitutions [7; 8].
Céramiques feldspathique renforcée à la leucite : utilisé dans le système Optec HSP. Elle
contient plus de 45% en volume de leucite ce qui augmente sa résistance à la rupture et à la
compression. Mais elles ont un taux de survie médiocre dans les secteurs molaires et ne
seront donc utilisées que pour les secteurs antérieurs.
59
Les céramiques pressées à chaud (technique de la cire perdue avec maquillage et
injection sous pression de céramique chauffée).
Céramiques renforcée Empress : mauvais résultat dans les secteurs canins et postérieurs
[22].
Les céramiques filtrées puis infiltrées (In céram : armature en alumine infiltrée par un
verre, montage d’une poudre mouillée).
In céram Spinell : 40% plus translucide que l’alumine mais 20% plus fragile. Elle contient du
magnésium ce qui améliore sa translucidité (à utiliser là où des conditions esthétiques sont
requises : sur incisive pulpée et sans dyschromie).
-à éviter si les dents antérieures sont en bout à bout ou que le patient est bruxomane
(risques de fractures trop élevées), la fonction occlusale doit être équilibrée
-à éviter sur les dents dont les couronnes cliniques sont courtes, risque de
préparation incorrecte [26]
-à utiliser en priorité pour les incisives
-à éviter si la dent antagoniste est en contact dans le cinquième cervical de la face
linguale de la prothèse
-le patient doit être prévenu des risques de fractures (notamment la fracture en demi
lune). Le taux de fracture de ces couronnes s’élevant à 7% (complication la plus
rencontrée, suivi du descellement à 2% et de la quasi obligation de dépulper car la
préparation est conséquente 1%).
5.1 Matériel.
60
5.2 Préparation.
Lors de la préparation une certaine conservation de hauteur est souhaitée afin d’éviter la
concentration des contraintes au niveau cervical qui seraient à l’origine de fracture en demi
lune à cet endroit.
Comme pour les couronnes céramo métalliques, la réduction de la face vestibulaire se fait
en deux temps à l’aide d’une fraise diamantée.
Des rainures de 1.2 à 1.4 mm de profondeur seront réalisées sur la face vestibulaire selon
deux directions : incisive et cervicale. Au niveau du bord incisif ces rainures seront plus
profondes de l’ordre de 2 mm. Cette double orientation est obligatoire afin de ménager une
épaisseur de matériau compatible avec un résultat esthétique parfait.
Schéma n°36: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg, 1998 [54].
61
La réduction du bord incisif (1.5 à 2 mm) est réalisée à l’aide d’une fraise diamantée conique
à bout plat.
Ensuite nous régulariserons la surface en reliant les différents sillons entre eux. La réduction
effectuée au niveau cervicale viendra mourir sur la face linguale.
Pour ce type de couronne l’épaulement doit être à angle interne arrondi avec une réduction
circulaire régulière [26], la réduction doit suivre des formes de contour anatomiques suit le
feston gingival [4]. Cette finition permet une bonne résistance à la compression (mais faible
pour la traction et le cisaillement). Elle permet d’autre part :
62
Une préparation en forme de congé quart de rond peut aussi être réalisée mais la résistance
à la fracture est moins bonne, toutefois cette technique permet une épargne du tissu
dentaire.
Une préparation en congé peut également être pratiquée mais la couronne aura alors un
appui mécanique plus faible. Les congés plats, les biseaux et les chanfreins sont fortement
déconseillés [26; 31]
Le bord incisif doit être plat et incliné en cervico -lingual pour s’opposer aux forces de
cisaillement.
63
Vues en bouche de
la préparation de
21.22.23 pour in
céram.
Pour l’aménagement de la concavité linguale nous utiliserons une fraise de type ovalaire puis
la paroi axiale sera préparée par une fraise conique à bout plat. Au niveau du raccordement
entre la concavité et la paroi axiale, la réduction ne doit pas être trop importante afin de
préserver la rétention.
Schéma n°41: extrait du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg, 1998 [54].
64
Là aussi un épaulement devra être réalisé d’au moins 1 mm et surtout devra être en
continuité harmonieuse avec les épaulements réalisés précédemment. A savoir que la
résistance de ce type de prothèse est supérieure sur des épaulements cervicaux que sur des
limites cervicales chanfreinées [18; 54]
5.2.3 Finition.
La fraise fissure aplanira toutes les parois axiales de la préparation, tous les angles seront
émoussés afin d’éviter les fractures de la céramique (fracture liée au point de concentration
des contraintes) [2].
Schéma n° 42: issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1988 [56].
Ce schéma récapitule les principes de préparation pour couronne céramique sur une
insicive.
65
Photo n°43 : couronne céramo céramique de 12.
66
PREPARATION POUR ONLAYS, INLAYS,
FACETTES ET INLAYS CORE.
67
1. Préparation pour onlays.
Ce type de couronne est fréquemment réalisé sur les molaires maxillaires dont la face
vestibulaire est intacte suite aux soins. Le résultat esthétique ainsi obtenu est satisfaisant car
le métal à sa ligne de finition située à proximité de la crête vestibulaire et donc non visible.
1.1.1 Matériel.
68
1.1.2 Préparation.
A l’aide de la fraise diamantée à bout rond, on tracera des rainures au niveau des arêtes et
des sillons, variation de la profondeur en fonction du site :
Puis on reliera de façon homogène les différents sillons afin d’éliminer les plages non
préparées.
Utilisation d’une fraise diamantée conique à bout rond pour réaliser le chanfrein du versant
externe. Ce dernier aura un angle de 45° avec le grand axe de la dent, sa profondeur ira en
diminuant de la partie occlusale à la partie apicale de la dent (1.2mm au sommet et venant
mourir en apicale). Ce chanfrein s’étendra d’une face proximale à l’autre. Il permettra de
ménager une épaisseur de métal suffisante sur les cuspides d’appui.
La face occlusale et le chanfrein seront ensuite polis par une fraise à polir.
Une cannelure sera dessinée lorsque la face axiale sera préparée à l’aide d’une fraise 171L.
Elle sera large de 1mm et située sur le versant interne de la cuspide vestibulaire, avec une
forme de V inversé. Elle permettra de relier les deux faces proximales à l’aide dune poutre
de métal.
69
contact est passé). Simultanément le congé cervical sera réalisé. Le tout devant être net,
précis, continu et sans angles vifs.
L’angle cervico vestibulaire doit être traité avec attention puisqu’il s’agit du point faible de
l’onlay ¾.
La finition sera pratiquée par une fraise en carbure de tungstène de même forme que la
fraise diamantée.
En proximal des rainures ont ainsi été crées. Elles seront terminées par la fraise 169 ou 171L.
En partant de la face occlusale, on créera une gorge de 1mm de profondeur parallèle à l’axe
d’insertion choisi. Cette gorge doit s’achever à 0.5mm du congé.
Les parois linguales des rainures s’opposeront au déplacement de la couronne si elles sont
nettes et bien marquées ; en cas de forme évasée elles sont inutiles. De plus elles doivent
être vestibulaires afin d’assurer un rôle de soutien au bord métallique [53].
Puis un évasement sera réalisé sur la face vestibulaire de la rainure afin de supprimer des
quantités égales de substance dentaire. Cela permettra une accessibilité lors du brossage.
Schéma n°44: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005[41].
Ce schéma illustre une dent préparée pour une couronne trois quart.
70
Certaines variantes ont été réalisées à partir de la couronne 3/4 :
- couronnes ¾ avec boîtes proximales, plus rétentives qu’avec des rainures. Mais -
plus mutilantes [31]. A faire sur des dents ayant des obturations importantes.
- préparation à quatre rainures, plus rétentive que deux et autant rétentive que
deux boîtes.
- en mandibulaire, la préparation est la même dans l’ensemble. La seule différence
tient de la ligne de finition occlusale qui sera plus cervicale que les contacts
occlusaux. La cannelure sera remplacée par un épaulement vestibulaire située sur
le versant externe de la cuspide vestibulaire.
- couronne 7/8 identique à la ¾ mais avec un recouvrement disto vestibulaire
s’étendant en mésial de la face vestibulaire. Esthétique et stable (stabilisation
supérieure à la couronne ¾ [48]. A utiliser essentiellement au maxillaire sur dents
cariées en distales ou décalcifiées. Elle peut servir de moyen d’ancrage de bridge.
- couronne ¾ inversée préservant la face linguale de la dent, utilisée pour moyen
d’ancrage de bridge sur des dents très lingualées et difficiles à préparer.
Ce genre de restauration est très peu utilisé de nos jours, car les exigences esthétiques des
patients ainsi que la facilité à réaliser une couronne céramométallique ont fait disparaître
cette technique. Toutefois il reste utile pour la réalisation des bridges collés.
Les effets disgracieux du métal apparent ont rendu impopulaires l’onlay antérieur.
Ce dernier était utilisé comme moyen d’ancrage de bridge de petite taille, sur des dents sans
caries ou obturations. Les dents devaient être parfaitement alignées, volumineuses et
épaisses.
L’onlay MOD est une variante de celui vu auparavant, il s’étend d’une face proximale à
l’autre. Sa rétention est essentiellement interne, sa forme permet le recouvrement des
cuspides et de ce fait est un compromis entre l’onlay et la couronne classique [32].
71
Ce type de restauration est toutefois très risqué car la perte de substance entre la cuspide
vestibulaire et linguale engendre une perte de résistance à la fracture. Sur prémolaire elle
est quasiment inenvisageable. De plus, si la trachée est large (1/3 de la face occlusale) l’onlay
a un effet de coin (ce dernier étant nettement moins important avec l’utilisation des colles
actuelles) et peut être source de fracture de l’un des pans.
1.3.1 Matériel.
1.3.2 Préparation.
Tout d’abord suppression des points de contacts mésial et distal via une fraise diamantée
conique, cette étape permet un meilleur accès aux cavités proximales.
Avec la fraise diamantée conique à bout rond nous pénétrerons dans l’émail de façon axiale
afin de créer un puits qui sera par la suite élargi en direction vestibulaire et palatine. Puis
nous tracerons l’isthme et les boîtes accessoires.
72
[Link] préparation des biseaux, précision des limites.
Les boîtes proximales et l’isthme seront précisés via une fraise diamantée tronconique à
bout plat qui placée parallèlement à l’axe d’insertion choisi donnera une dépouille de 6°.
Le mur palatin de recouvrement sera revu afin d’avoir une surface lisse et des angles nets.
Nous utiliserons une fraise biconcave afin de revoir les facettes de réductions qui doivent
être homothétiques et concaves.
Les divers biseaux seront tracés via une fraise diamantée ogivotronconique :
Schéma n° 45: issu des EMC « Restaurations postérieures pour incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].
Ce schéma illustre une vue occluso vestibulaire d’une molaire préparée pour recevoir un
onlay MOD.
De nos jours, ce type de préparation est pratiqué de plus en plus (onlays céramiques, ou
composites). L’amélioration des caractéristiques mécaniques et esthétiques ainsi que
l’utilisation d’adhésifs de plus en plus performants, permet d’obtenir des restaurations en
résine composite de grande qualité. Le seul point négatif de cette technique étant les
difficultés de collage rencontrées au niveau proximocervical (pas d’étanchéité si lésion
73
profonde), qui sont aujourd’hui palliée par des techniques dites « sandwich » (mise en place
d’un autre matériau plus adapté permettant de diminuer l’apport en résine composite) [33].
Le CVIMAR est alors utilisé pour réaliser une technique « sandwich » fermé (il sera retouché
entièrement avant d’être recouvert de résine), ou ouvert (le CVIMAR étant laissé sans
retouche dans sa portion la plus cervical) qui est plus simple de réalisation.
Pour les patients dont l’hygiène est insuffisante un amalgame sera préféré.
Aujourd’hui peu pratiqué en cabinet. Selon certaines études américaines, un tiers des écoles
dentaires n’enseignent même plus sa technique d’élaboration.
Les inlays sont de simples incrustations dans des cavités de faible dimension (dents vivantes
ne nécessitant pas de recouvrement). Principalement de type proximo occlusal, réalisé sur
les molaires ayant une carie ou une ancienne obturation à deux faces.
Les contre indications sont de deux ordres: tendance aux polycaries, absence d’hygiène
(dans ce cas choisir l’amalgame).
2.1 Matériel.
74
2.2 Préparation.
Le praticien doit toujours garder en mémoire le fait que la pièce métallique ou céramique
doit s’incruster parfaitement dans le volume préparé. De ce fait ce dernier doit être de
dépouille. Au maxillaire le praticien travaillera en vision indirect, et en vision direct à la
mandibule.
Le contour occlusal de la cavité sera tracé par la fraise diamantée cylindroconique à bout
arrondi en suivant les contours du sillon principal et des sillons secondaires. La tranché sera
débutée au niveau de la fossette marginale puis s’étendra en vestibulaire et palatin. La boîte
ainsi crée sera profonde de 1.5mm, avec un plancher pulpaire plat et perpendiculaire à l’axe
d’insertion de l’obturation. Une queue d’aronde sera tracée dans le sillon vestibulaire afin
d’améliorer la rétention et la stabilisation [5]. En traçant cette cavité, on doit éviter les
points d’impacts occlusaux afin de ne pas fragiliser la dent. Le tout ne doit pas présenter de
contre dépouille.
Schéma n°46: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren C, roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].
75
2.2.2 Préparation de la boîte proximale.
Puis création de la boîte proximale avec une fraise diamantée conique très fine. On supprime
la crête marginale en allant du vestibule au palais et on descend en deçà du point de
contact. La hauteur de cette boîte est un important facteur de rétention.
Schéma n° 47: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » mouren C, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].
Utilisation d’une fraise cylindroconique à bout plat pour donner les dimensions définitives :
dépouille de 6°. Puis fraise diamantée de faible granulométri pour polir l’ensemble.
Préparation du biseau occlusal ayant une angulation avec l’axe d’insertion de 15° via une
fraise diamantée flamme courte. Le raccordement avec le biseau proximal doit être parfait
pour ne former qu’un seul biseau périphérique.
- Plancher plat
- Parois vestibulaire et palatine divergentes de 6 à 8°
- Angles vifs et nets pour permettre rétention et stabilisation
76
Pour les biseaux :
Schéma n°48: issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren C, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L 2005 [41].
Pour ce type de restauration, le collage sera de rigueur, il permet une diminution des
contraintes. Utilisation d’un CVIMAR ou d’une colle de type Panavia.
Apparues dans le début des années 1980 elles sont à l’origine du traitement de nombreuses
pathologies dentaires (comme les fractures angulaires, les mylolyses, les abrasions
cuspidiennes, les dysplasies…). Depuis avec l’évolution des matériaux on note l’apparition de
facettes en vitro céramique.
Ce nouveau matériau permet de réaliser des prothèses pelliculaires collées de bonne qualité
grâce à ses propriétés physicomécaniques, son aptitude au mordançage et à ses multiples
possibilités de coloration de surface.
Son utilisation s’est fortement étendue car elle présente des avantages certains :
- Préparation à minima
- Conservation de la vitalité pulpaire
- Correction des défauts esthétiques
77
La préparation correspond à une améloplastie homothétique de la face vestibulaire sur une
épaisseur moyenne de 0.5 mm (avec limites périphériques exclusivement amélaire) et non à
une mise de dépouille.
- Le congé cervical de situation juxta gingival (peut être toléré très légèrement en
intra sulculaire) est d’une épaisseur de 0.4 à 0.5 mm. Ce congé aura un effet
sustentateur.
- La préparation se limitera en vestibulaire exclusivement avec pour limite
proximale deux mini rainures.
Le matériau de collage assure la pérennité de la rétention, il est donc nécessaire qu’il y ait
une bonne adhésion du matériau de collage sur la dent et sur la prothèse. Dans le temps, il
faut qu’il y ait un bon maintien malgré les contraintes mécaniques et hydrothermales [12].
Les inlays core font partie intégrante du système prothétique, ils appartiennent à la famille
des reconstitutions corono radiculaires (RCR).
Ils permettent de remplacer une ou toute partie de dent manquante. En effet, si après le
soin il apparaît que la structure dentaire résiduelle est insuffisante pour supporter une
couronne, il est alors nécessaire d’y adjoindre une RCR.
78
4.1 Objectifs d’une RCR coulée.
Selon des études récentes en fonction de l’âge [52], du sexe du patient et de l’arcade, de la
dent traitée et du type de restauration apposée par la suite, les risques sont différents :
Les échecs sont plus fréquents sur les dents antérieures (notamment 13 et 23) et maxillaires
(15% contre 5% à la mandibule).
Les échecs augmentent avec l’âge (au-delà des 60 ans :24%) et le sexe (les hommes 15% sont
plus touchés que les femmes 10%).
79
Les fractures rencontrées sur les dents porteuses de reconstitutions de type inlays core
sont généralement liées à leur préparation et aux différences de morphologie entre les
dents des deux arcades :
- Sur les dents postérieures travaillant en compression : soient verticale sur toute
ou partie de la longueur radiculaire, soient horizontales généralement dans la
zone cervicale de la couronne.
- Sur les dents antérieures on observe des fractures en biseau lors de l’incision
et/ou du guidage.
Les tenons étant responsables de contraintes internes importantes [38] il faut être vigilant
sur les incisives mandibulaires car elles sont très fines (risque de fractures lors de la
préparation). Les dents postérieures sont dites aussi à haut risque à cause de la morphologie
des racines (racines palatines de14 et 24, racines vestibulaires des dents maxillaires, racines
mésiales de 36, 37, et 47).
Si les tenons sont insuffisamment rigides ils subissent une flexion et crées une fêlure ou une
fracture de la dent, à l’inverse si ils sont trop rigides ils transmettent les contraintes aux
tissus de soutien et risque d’entraîner une fracture apicale[25].
En fonction de l’alliage du matériau les rigidités sont variables, ainsi du plus rigide au moins
rigide on observe [25]:
- Nickel chrome
- Acier
- Titane
- Alliages précieux
- Carbone
- Quartz
- Silice
Les 3 derniers étant utilisés pour les RCR foulée (avec un rigidité comprise entre 16 et 40
GPa).
80
La rétention du tenon dépend de sa forme, de sa longueur et de son état de surface. Le
diamètre ne joue que sur la résistance mécanique de l’ensemble [11].
4.3.1 Le diamètre.
Pour les incisives maxillaires et les canines le tenon peut avoir un diamètre allant jusqu’à 1,5
mm contrairement aux incisives mandibulaires où il est préconisé de ne pas dépasser 0,9
mm. Pour les autres dents (prémolaires et molaires) peut varier entre 1 et 1,3 mm.
4.3.2 La longueur.
1 2 3
Schéma n°49: issu des EMC. « Restaurations coronaire à ancrage coronoradiculaire » Laviole
O, Bartala M, 1998 [36].
81
Photo n°50: vue vestibulaire d’un tenon rouge sur 25.
Un tenon trop long (schéma1) entraine une répercussion des contraintes jusqu’à l’apex
risquant ainsi la fracture. Ce phénomène est vrai pour le scellement mais moins pour le
collage qui permet une diffusion des contraintes tout au long de la racine.
Un tenon trop court en émergence (schéma 2) peut entrainer une fracture horizontale du
matériau.
Un tenon inadapté (schéma3) à une rétentivité nulle. Ceci peut être compensé en cas de
collage car la colle va combler les hiatus entre le tenon et la paroi.
Les tenons anatomiques réalisables seulement pour les RCR coulées permettent de
respecter la morphologie canalaire (important sur les canaux aplatis et ovalaire). Ils
permettent une excellente rétention tout en étant peu mutilant pour le tissu radiculaire. Ces
tenons sont à privilégier sur les dents à risque.
- Tenon cylindrique : très dangereux car il possède une forme élargie en apical d’où
un risque de fêlure ou de fracture.
82
- Tenon conique : il nécessite une préparation importante de la zone cervicale et
entraîne de ce fait un risque de fracture, de plus il est peu rétentif.
- Tenon cylindro conique : avec sa forme cylindrique en cervical et conique en
apical, il permet d’obtenir une rétention et une stabilisation dans le secteur
cervical et une préservation du tissu radiculaire. C’est le meilleur tenon
disponible actuellement.
Pour cette reconstitution on choisira un tenon passif devant pénétrer sans contraintes dans
le canal: de type cylindro conique.
La solution tenon collé plus composite représente le meilleur choix car cette solution est la
moins délabrante pour la dent. De plus le collage permet de renforcer l’ensemble.
83
La préparation canalaire est identique à celle des RCR foulée sauf en un point en fonction du
type de tenon choisi :
Sur les dents pluriradiculées on peut forer légèrement les autres entrées canalaires pour
augmenter la résistance aux forces de rotation.
Il est risqué d’utiliser un inlay core métallique sur les dents dites esthétiques du bloc incisivo
canin maxillaire. Sur un parodonte fin avec une préparation supra gingivale cela entraînerait
un assombrissement cervical, sous une couronne céramo céramique une perte de
translucidité et de luminosité.
- Inlay core céramisé coronaire : résout le problème de la luminosité mais pas celui
de l’assombrissement cervical. A réaliser si il reste une petite hauteur coronaire
en vestibulaire
84
- Inlay core en céramique : monobloc (IPS Empress), vita in ceram en deux parties
résout tous les problèmes. Mais le démontage du monobloc est impossible car il
s’agit d’une structure extrêmement rigide (entraîne des contraintes importantes
à la racine). Pour les deux parties le système en deux parties la mise en place du
tenon est difficile mais il est plus simple de réintervenir.
- Inlay core en composite fibré plus tenon fibré.
85
SPECIFICITES LIES AUX BRIDGES.
86
Les bridges sont utilisés afin de remplacer une ou plusieurs dents manquantes. Toutefois ils
ne représentent pas le seul moyen de remplacement pour ce genre de pathologie. Les
prothèses amovibles partielles permettent de substituer une ou plusieurs dents manquantes
sur une arcade, les implants aussi. En fonction du choix du patient (souvent liés à son âge et
à ses finances), de la possibilité de réalisation d’un type de prothèse plutôt qu’un autre
(problèmes parodontaux, indice de carie, nombre de dents absentes, rapports occlusaux) le
chirurgien dentiste orientera au mieux son choix et celui de son patient.
Les bridges ne sont pas tous identiques, on peut les séparer en plusieurs sous groupes :
- Les bridges curvilignes situés dans les secteurs antérieurs et antéro latéraux
- Les bridges rectilignes situés dans les secteurs cuspidés (pouvant englober une
canine). Ces derniers sont mobilisables par rotation autour de leur grand axe, en
cas de contraintes excessives sur les travées il y a risque de descellement au
niveau des dents d’appuis. Il faut prendre en compte l’importance de
l’édentement et la qualité du support parodontal des piliers. L’utilisation d’alliage
non précieux est préférable car le module d’élasticité sera plus élevé.
- Les bridges non rigides dotés d’un système d’attache permettant la distribution
des forces
- Les bridges rigides
87
- Les bridges cantilivers (en extension) avec deux piliers en arrière de l’édentement
et l’intermédiaire en mésial (cantiliver avec extension distl extrêmement risqué).
1. Bridge conventionnel.
C’est le bridge classique permettant de remplacer une ou plusieurs dents manquantes ou de
maintenir solidariser plusieurs dents ayant une mobilité importante ( mettre le bridge une
fois le traitement parodontal stabilisé). Plusieurs facteurs influencent le praticien à choisir
cette option à celle de la prothèse amovible partielle :
- la sécheresse buccale car elle fait courir un gros risque de carie sous les
couronnes au niveau des collets. En cas de reprise carieuse le joint sera moins
étanche, la couronne se descellera et on ne pourra plus la réadapter après
curetage
- désordre neuro musculaire car risque de descellement dû aux forces
masticatoires non adaptées
- lésions des tissus mous, si perte de hauteur au niveau des crêtes, l’intermédiaire
sera disproportionné en hauteur par rapport aux autres couronnes
- mauvais rapports occlusaux car risque de descellement.
1.1Considérations biomécaniques.
Ainsi selon les études réalisées, les contraintes imposées aux bridges dépendent de leur
forme, de leur longueur et de l’épaisseur de leur travée. Il faut savoir que les bridges de
longues portées sont plus flexibles que ceux ne comportant qu’un seul intermédiaire.
88
Selon les lois :
Donc plus la longueur sera importante, plus la flexion sera augmentée : une travée de deux
intermédiaires fléchira huit fois plus que celle d’un intermédiaire.
De même plus l’épaisseur sera faible, plus la flexion sera augmentée : si l’épaisseur est
diminuée de moitié, la flexion sera huit fois supérieure.
C’est pourquoi lorsqu’une longueur de travée est imposée il est possible afin de diminuer au
maximum la déformation du bridge de jouer sur le modèle de Young de alliage (paramètre
de calcul de la rigidité du matériau ; modèle de Young élevé pour les alliages non précieux)
et sur l’inertie de la travée (modification des formes géométriques des dents : dents
postérieures en T ou ovales, et antérieures en losange).
De ce fait, les intermédiaires doivent être réalisés en alliage nickel chrome afin d’apporter
une résistance à la flexion plus importante. Car les forces exercées sur eux vont se
répercuter sur les piliers et les fragiliser. Les forces s’exerçant sur les piliers ont une direction
mésio distal contrairement à celles s’effectuant sur les couronnes unitaires (vestibulo
lingual). Il faut en tenir compte durant la préparation afin d’augmenter la solidité de la dent
(adjonction de rainures sur les faces vestibulaires et linguales).
Lors de la réalisation du bridge, il faut vérifier que les intermédiaires soient situés sur la ligne
joignant les deux piliers. Ce manquement à la règle pourrait être à l’origine d’un bras de
levier entrainant un mouvement de rotation autour de l’axe (ce problème est souvent
rencontré sur une arcade maxillaire en forme de V dont il faut remplacer les quatre incisives
manquantes). Pour limiter cette action, il est nécessaire de placer des éléments de rétention
du côté opposé au bras de levier. Ces derniers devant être placés à distance de l’axe égale à
celle du bras de levier (règle du triangle de sustentation :3 points).
Lorsque le bridge est de longue portée et comporte deux édentements non consécutifs (ex :
manque 14 et 16 mais 15 persiste sur l’arcade), la dent restante représente le point d’appui
central du bridge.
89
Schéma n°53: issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998.
Vue schématique d’une arcade maxillaire (secteur 1) pour réalisation d’un bridge.
Dans cet exemple, le bridge comportera cinq éléments et les différents piliers seront reliés
entre eux via des connexions rigides (soudures). Or la rigidité du bridge est considérée
comme un facteur négatif.
Une pression sur l’élément postérieur entraînera une élévation de l’élément antérieur. Si
trois ancrages : une pression postérieure entraînera une élévation antérieure avec rotation
autour du pilier central donc ce pilier sera très sollicité et risque de se desceller. Si la
pression n’est pas équilibrée parfaitement il y a risque d’ébranler la dent.
Selon des études parodontométriques chaque dent possède un mouvement vestibulo lingual
qui lui est propre. Ce mouvement en fonction des dents varie de 56µm à 108, et chaque dent
à une ingression de 28µm. De ce fait les dents ne se déplacent pas toutes de la même
manière sur l’arcade. En fonction du secteur (antérieur, intermédiaire et postérieur) les
dents d’une même arcade sont mobiles physiologiquement selon des directions différentes.
Ces déplacements que l’on peut qualifier d’infimes ne sont pour autant pas négligeables. Ils
soumettent les bridges de longue portée à des efforts importants qui se transmettent aux
dents supports (piliers). En théorie, ces efforts peuvent provoquer le descellement des
éléments prothétiques mais en réalité la prothèse fléchit plus qu’elle ne bascule.
90
Schéma n°54: issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998.
Afin d’éviter ce problème, on utilise des connexions semi rigides cela permet une
augmentation de la liberté de mouvement et évite les transferts d’efforts entre les diverses
parties du bridges.
Ces connexions sont composées d’un élément mâle en forme de « T » qui est solidaire de
l’intermédiaire de bridge, et d’un élément femelle présenté sous la forme d’une rainure en
« queue d’aronde » qui doit toujours être située en distal du moyen d’ancrage médian.
Toutefois ce type d’attachement est souvent limité au bridge ne remplaçant qu’une seule
dent (sinon trop important).
Des piliers secondaires peuvent être utilisés pour renforcer le pilier principal. Cette
augmentation des moyens d’ancrage améliore la rétention et la résistance, mais ces
éléments ne doivent en aucun cas devenir une source de problèmes. Il faut donc les utiliser à
bon escient :
- ainsi une canine peut être jumelée avec une prémolaire pour la renforcer
91
- une incisive latérale ne peut pas être jumelée à une canine afin de la rendre plus
forte car elle n’a aucun support efficace comparé à celui de la canine qui sera le
pilier principal
1.2.1 Insertion.
Translation : les piliers préparés ont un parallélisme approchés entre eux. Il y a une première
convergence entre les parois de la dent pilier (variant entre 6 et 15°) et une deuxième
convergence entre les différents piliers (plus ils sont nombreux, plus cela est difficile à
réaliser, et plus la convergence est marquée pouvant aller jusqu’à 20).
92
1.2.2 Rétention.
- rétention primaire comme dans le cas des couronnes unitaires : rétention par - -
friction liée au degré de convergence des parois
- rétention annexe liée aux éléments ajoutés comme les puits, les rainures, les
boîtes
- rétention de jonction particularité liée aux bridges [19].
1.2.3 Parallélisme.
Pour un bridge il faut un parallélisme entre les axes d’insertion afin d’insérer la prothèse.
Une légère dépouille de chaque dent (6 à 8°) est nécessaire, associée à une certaine hauteur
de la dent (dent haute est préférable). L’axe d’insertion sera déterminé en fonction des
ancrages (les piliers les plus sûrs et les plus forts seront préférés).
Bridge composé de 4 éléments ( piliers 24.25 en céramo métal ainsi que 27 en métal,
intermédiaire 26 en céramo métal).
93
Dans les secteurs postérieurs la résistance mécanique est l’atout déterminant si des bridges
céramo céramiques sont envisagés ces derniers doivent être réalisés en armature zircone.
2. Cantilevers
Se dit d’une prothèse scellée dont l’élément de remplacement est en extension, les dents
piliers étant situées du même côté de l’édentement. Envisageable pour le remplacement
d’une seule et unique dent manquante pour deux dents piliers. Souvent nuisible à cause de
l’extension. Avant leur réalisation une analyse occlusale approfondie doit être faite
(s’assurer qu’aucune parafonction n’est présente).
Bridge cantilever l’incisive centrale pilier et l’incisive latérale manquante. Seul cas où l’on
tolère que l’édentement soit distal (cela reste risqué).
94
Certains cantilevers sont plus favorables que d’autres :
Ces éléments prothétiques sont à utilisés à bonne escient : remplacement d’une seconde
molaire (seule dent manquante sur l’arcade donc la remplacer par une prothèse adjointe
partielle d’une dent serait possible mais cela entraînerait une prothèse déséquilibrée car un
seul édentement, de plus inconfortable pour le patient ) afin d’éviter l’ingression de la dent
antagoniste. Cette molaire sera remplacée par une demie dent (seul cas possible où l’on
puisse mettre une prémolaire à la place d’une molaire pour diminuer le prote à faux, ne
jamais mettre une prémolaire à la place d’une molaire dans un édentement encastré risque
de bourrage alimentaire).
3. Bridge collé.
La conception du bridge consiste au collage d’une armature métallique sur les dents
adjacentes à un édentement sans aucune préparation clinique préalable.
Ce type de bridge apparu en 1972 par Rochette a fortement évolué depuis grâce aux
avancées technologiques (apparition de polymères adhésifs tels que les résines 4 méta et
MDP). Ces colles devant assurer un collage immédiat et à terme du bridge et tout cela avec
une faible épaisseur de la feuille de collage.
Toutefois ce principe ne suffit pas à lui seul, il est nécessaire de préparer légèrement les
faces recevant les ailettes du bridge collé afin d’assurer parfaitement les principes de
rétention, stabilisation et sustentation.
Indications [13] :
95
Contre indications :
- dents mobiles
- occlusion présentant une supraclusion
- faible hauteur coronaire en surfaces de collages insuffisants
- possibilité de faire des implants
- mésio distal : préparation des parois axiales à l’aide d’une fraise diamantée
cylindrique à congé ¼ de rond afin de mettre de dépouille ces parois
parallèlement à l’axe d’insertion choisi.
96
- vestibulo lingual : mise en place de butée d’enfoncement assurant la
sustentation.
- Sur dents antérieures cingulum peu étendu donc on instaure des méplats sur la
face linguale
- Sur dents cuspidées préparation des cuspides linguales assurant une première
sustentation, puis tranchées occlusales dans le sillon principal (uniquement en
amélaire).
- corono radiculaire : système de verrouillage par le biais de rainures et ou de
tenons - dentinaires s’opposant aux mouvements de rotation ; les rainures sont
réalisées avec une fraise diamantée cylindrique à épaulement, elles sont faites
par paire pour créer un ceinturage (effet de pince) [17].
- mise en place de tenons dentinaires
97
CAS CLINIQUE.
98
Réalisation d’une préparation de 17 en vue de recevoir une couronne coulée.
1ère étape : dent avant préparation (photo n°57).
99
3ème étape : préparation de la face occlusale (photo n°59).
100
CONCLUSION.
101
En conclusion, nous pourrons retenir que les préparations restent depuis longtemps les
mêmes par leurs principes de rétention, stabilisation et sustentation. Toutefois l’arrivée des
colles a permis de rendre moins stricts ces principes et ainsi de tolérer quelques
modifications notamment pour la hauteur et la mise de dépouille.
102
Table des schémas et photos :
Schéma n°2 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant les principes de la
mise de dépouille pour les éléments prothétiques dits internes.
Tableau n°3 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Tableau récapitulatif des valeurs de
dépouille optimales pour chaque préparation.
Schéma n°4 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant le problème du
bras de levier en fonction du diamètre de la dent préparée.
Schéma n°5 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant le principe de
l’adjonction de rainure afin de stabiliser la prothèse.
Schéma n°6 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant le principe du
bras de levier en fonction de la hauteur de la dent ppréparée.
Schéma n°7 : issu des EMC « restauration coronaire à ancrage coronoradiculaire » Laviole O,
Bartala M, 1998. Vue schématique des différents types de tenons.
Schéma n°8 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Vue schématique illustrant les
boîtes, les rainures et les puits dentinaires.
Schéma n°9 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Schéma illustrant les rapports
corono radiculaire.
Schéma n°10 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Graphique relatant la surface
radiculaire efficace des dents maxillaires.
Schéma n°11 : issu du livre « Les préparations en prothèse fixée, principes et applications
cliniques » de Shillinburg HT, Jacobi R, Brackett SE, 1988. Graphique relatant la surface
radiculaire efficace des dents mandibulaires.
103
Schéma n° 12 : issu des EMC « Couronnes céramo métalliques » Pierre A, Derrien G, 2002.
Dessin illustrant l’épaulement et le congé.
Schéma n°13 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation de la face occlusale d’une dent en
vue de recevoir une couronne métallique.
Schéma n°14 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation des chanfreins sur les cuspides
guides d’une dent en vue de recevoir une couronne métallique.
Schéma n°15 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation des faces vestibulaires et palatines
d’une dent en vue de recevoir une couronne métallique.
Schéma n°16 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma explicatif de la préparation des faces proximales d’une dent en
vue de recevoir une couronne métallique.
Schéma n°17 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant une vue d’ensemble d’une dent en vue de
recevoir une couronne métallique.
Schéma n°18 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la réalisation d’une rainure de stabilisation sur
une dent en vue de recevoir une couronne métallique.
Photo n°19 : photo prise au cabinet afin d’illustrer les différentes fraises nécessaire à la
réalisation d’une préparation pour couronne coulée.
Schéma n°20 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma récapitulant les principes de préparation d’une couronne
coulée.
Photo n°21 : photo prise au cabinet. Vue occlusale d’une couronne métallique sur 17.
Schéma n°23 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant les principes de préparation de la face
vestibulaire d’une dent (vue proximale) en vue de recevoir une couronne à facette
céramique.
104
Schéma n°24 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la réalisation d’un congé sur une dent antérieure
en vue de recevoir une couronne à facette céramique.
Schéma n°25 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation proximale sur une dent antérieure
en vue de recevoir une couronne à facette céramique.
Schéma n°26 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une dent antérieure en vue de
recevoir une couronne à facette céramique.
Schéma n°27 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue occlusale.
Schéma n°28 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue vestibulaire.
Schéma n°29 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue vestibulaire.
Schéma n°30 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue proximale.
Schéma n°31 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma représentant la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue proximo linguale.
Schéma n°32 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma récapitulatif de la préparation d’une prémolaire destinée à
recevoir une couronne à facette, vue proximale.
Photo n°33 : prise au cabinet. Vue occlusale d’une couronne céramo métallique sur 26.
Schéma n°34 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma illustrant la préparation d’une incisive destinée à recevoir une
couronne céramo métallique, vue vestibulaire.
Schéma n°35 : prise au cabinet. Photo d’une couronne céramo métallique sur 26.
105
Schéma n°36 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schémas illustrant la préparation d’une incisive destinée à recevoir une
couronne céramo céramique, vue vestibulaire.
Schéma n°41 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg H, 1998. Schéma illustrant la face palatine d’une dent préparée en vue de
recevoir une couronne céramo métallique.
Schéma n°42 : issu du livre « Bases fondamentales en prothèse fixée, 3ème édition »
Shillinburg H, 1998. Schéma illustrant les principes de préparation d’une incisive latérale en
vue de recevoir une couronne céramo métallique.
Photo n°43 : prise au cabinet. Photo montrant une couronne céramo céramique sur 12.
Schéma n°44 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant une vue
occlusale d’une prémolaire en vue de recevoir une couronne trois quart.
Schéma n°45 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant une vue occluso
vestibulaire d’une molaire préparée en vue de recevoir un onlay MOD.
Schéma n°46 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant la première
étape de la préparation pour inlay sur prémolaire maxillaire.
Schéma n°47 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant la préparation de
la boîte proximale pour inlay sur prémolaire maxillaire.
106
Schéma n°48 : issu des EMC « Restaurations postérieures par incrustation métallique
coulée » Mouren G, Roux C, Pignoly C, Brouillet J-L, 2005. Schéma illustrant la préparation
pour inlay sur molaire maxillaire.
Schéma n°49 : issu des EMC « Restaurations coronaire à ancrage coronoradiculaire » Laviole
O, Bartala M, 1998. Schéma montrant les divers fautes pouvant être commises lors de la
préparation d’un ancrage coronoradiculaire.
Photon°50 : prise au cabinet. Photo montrant l’essayage d’une tenon rouge dans une 25.
Photo n°51 : prise au cabinet. Photo montrant les 3 forêts largo utilisés lors de la préparation
canalaire.
Photo n°52 : prise au cabinet. Photo montrant l’essayage d’un inlay core coulé sur 21.
Schéma n°53 : issu du livre « Bases fondamentales en prohèse fixée, 2ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma illustrant une arcade maxillaire en vue de recevoir un bridge 5
éléments.
Schéma n°54 : issu du livre « Bases fondamentales en prohèse fixée, 2ème édition »
Shillinburg HT, 1998. Schéma illustrant les valeurs du mouvement physiologique de chaque
dent.
Photo n°55 : prise au cabinet. Photo montrant un bridge céramo métallique de 24 à 27.
107
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DAVID épouse THEBAUD (Hélène)-Les préparations en prothèse fixée-114f ;ill. graph.
tabl. ;64 réf. ;30cm.-(Thèse : Chir Dent. NANTES ;2009).
Résumé :
Aujourd’hui l’exercice de l’art dentaire ne se limite pas seulement aux soins mais
aussi et de plus en plus couramment à la réalisation de prothèse fixée. Ces dernières
permettent de recouvrer la fonction et l’esthétique de la dent naturelle, en la
remplaçant de façon durable (que ce soit unitaire ou plurale : bridge). De nouveaux
matériaux notamment les céramiques (filtrées, pressées à chaud) et de nouvelles
méthodes de collage (CVIMAR, colles ayant un potentiel adhésif propre) ont permis
de modifier les principes de préparation (mise de dépouille, hauteur disponible,
surface de préparation). Actuellement ces nouveaux principes permettent de
préparer de plus en plus de dents naturelles délabrées suite à des lésions carieuses
ou des fractures afin de les remplacer.
Jury :
116