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Éthique, Morale et Déontologie au MESRS

Le document présente la Charte de l’éthique et de la déontologie du MESRS, définissant les concepts de morale, éthique, déontologie et droit, ainsi que leurs distinctions et interactions. Il souligne l'importance de l'intégrité, de la liberté académique, de la responsabilité, et des droits et obligations des enseignants-chercheurs dans le cadre universitaire. Enfin, il aborde les franchises universitaires et les principes éthiques régissant les professions académiques.

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Éthique, Morale et Déontologie au MESRS

Le document présente la Charte de l’éthique et de la déontologie du MESRS, définissant les concepts de morale, éthique, déontologie et droit, ainsi que leurs distinctions et interactions. Il souligne l'importance de l'intégrité, de la liberté académique, de la responsabilité, et des droits et obligations des enseignants-chercheurs dans le cadre universitaire. Enfin, il aborde les franchises universitaires et les principes éthiques régissant les professions académiques.

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1.

Rappel sur la Charte de l’éthique et de la déon-


tologie du MESRS
1.1 Définitions
La morale

Science du bien et du mal.


Théorie relative à la conduite humaine ayant le bien pour objet.
Se réfère aux murs, habitudes, règles de conduite admises par la société comme relevant
du bien.
Se réfère aux institutions (juridiques ou quasi-juridiques) permettant à une société d’at-
teindre ses objectifs.
Discours moral souvent imprescriptible.

Sources de la morale :
— La religion (Textes sacrés).
— La conscience (Indique ce qui est bon ou mal).
— Le sens du devoir (Accomplir le bien est un devoir).
— La raison (Sens philosophique).
— Le sens du respect (Régit les relations interpersonnelles).
— La justice (Tous nés égaux en droit, une seule règle s’applique à tous, règles pas nécessai-
rement législatives).
— La vertu (Propre au caractère, à l’identité de la personne ; une personne vertueuse fait de
bonnes choses).

L’éthique

Se distingue de la morale comme l’activité de choisir, décider, juger, justifier, défendre les
conduites.
L’éthique étudie comment doivent se faire les choix moraux.

Description de l’éthique :
— Art de diriger la conduite humaine en tenant compte des valeurs en jeu.
— Réflexion critique sur les valeurs, pour les renouveler selon les changements de la vie.
— Démarche visant à adopter la meilleure solution face à un problème donné, basée sur des
valeurs apprises, admises, intégrées et le contexte.
— Discipline de la philosophie ayant pour objet les principes moraux guidant la conduite
individuelle ou collective.
Désigne une morale sectorielle spécialisée à un domaine :
— L’éthique écologique (respect de la nature).
— L’éthique biomédicale.
— L’éthique de la guerre.
— Éthique des affaires.
Éthique appliquée touche divers domaines :

1
— Éthique professionnelle.
— Éthique organisationnelle.
— Éthique environnementale.
— Éthique sociale.
— Éthique politique.

La déontologie

Vient du grec "deon" (devoir) et "logos" (discours).


Théorie des devoirs moraux.
Ensemble des règles de conduite que l’homme doit respecter envers la société.
Dans un sens plus répandu : ensemble de devoirs qu’impose une profession à ses membres.
Peut être formalisée en un code par les instances dirigeantes d’une profession.

Différence entre morale, éthique, déontologie :


— La morale renvoie aux murs pratiquées.
— L’éthique est le souci de fonder une morale (théorie, règles, principes).
— La morale définit des principes/lois générales.
— L’éthique est une disposition individuelle à agir selon les vertus, recherchant la bonne
décision dans une situation donnée.
— La morale ignore la nuance, est binaire. L’éthique admet discussion, argumentation, pa-
radoxes.

Le droit

Se distingue de la morale et de l’éthique.


Ne se prononce pas sur la valeur des actes (bien/mal, bon/mauvais).
Définit ce qui est permis et défendu par le pouvoir dans une société donnée.
Chaque personne doit connaître l’objectif et la mission de sa fonction dans l’organisation.

Résumé

Morale : ce que la société juge bon.


Éthique : ce que je juge bon.
Déontologie : ce que la profession m’impose.
Droit : ce que la loi définit comme permis ou défendu.

1.1.1 Distinction entre les différentes notions


Question essentielle pour les problèmes du monde du travail, études, recherche. Distinction
souvent ratée/mal manipulée.

Distinction entre éthique et morale Étymologiquement : aucune différence ("mores" latin,


"ethos" grec signifient "murs").
Langage commun (scientifique, social, politique) : morale = connotation religieuse, éthique =
connotation scientifique.
Différences :
— L’éthique : connotation laïque, part de l’intérieur, responsabilise, discernement/jugement
éclairé, jugée au cas par cas.

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— La morale : connotation religieuse, extérieure à l’individu, interpelle avec autorité, réfé-
rence absolue.
Interaction éthique-morale :
— Morale (valeurs ancestrales) fait l’objet de renégociation/discussion.
— Les gens adaptent leur morale déduite de la religion aux problèmes contemporains.
— Règles d’éthique incorporées dans les questions religieuses présupposées.
— Comités d’éthique : membres ont des convictions morales qui les animent, même si dis-
cussion est impartiale.

Distinction entre éthique et déontologie Déontologie : ensemble des devoirs/obligations


imposés aux membres d’un ordre/association professionnelle.
Règles déontologiques : s’appliquent identiquement à tous les membres, dans toutes les situa-
tions. Une autorité impose les sanctions.
Éthique : invite le professionnel à réfléchir sur les valeurs, à choisir la conduite la plus appro-
priée basée sur cette réflexion.

1.1.2 Les référentiels


Les Principes :
Au fil des civilisations, ensemble de principes éthiques régissant l’exercice des professions :
— Faire le bien et faire le bien.
— Garder les secrets professionnels.
— Respecter les devoirs et faire progresser les droits.
— Agir conformément aux normes sociales, croyances religieuses et à la loi.
L’éthique est un ensemble de concepts et principes guidant les comportements pour aider les
organismes vivants.
Les références philosophiques :
Socrate : Encourageait à détourner l’attention du monde extérieur vers la condition humaine.
Connaissance de soi essentielle au succès, vertu fondamentale. Personne consciente agit au maxi-
mum de son potentiel, atteint son apogée, est heureuse.
Aristote : Système éthique "vertueux". Agir selon la vertu mène au bien-être et à la satisfaction.
Développement mental le plus important (conscience de soi, distingue l’homme).
La référence religieuse :
Lois et réglementations applicables issues de sources éthiques, définissant les obligations de base.
Philosophies et religions monothéistes s’accordent sur la nécessité de cadres éthiques pour ré-
glementer les professions.
Religions divines (Islam, Christianisme, Judaïsme) sont sources importantes de l’éthique.
Recueil des actes et paroles des messagers (Sunna) est une ressource.
L’évolution des civilisations :
Avec le développement vers l’État moderne (dès fin XIXe siècle), débat philosophique sur la
fonction de l’université.
Intérêt initial : connaissance et culture pour elle-même.
Puis : préparation des étudiants aux métiers dont la société a besoin (renaissance industrielle).
Gouvernements/secteur privé se tournent vers universités pour personnel spécialisé.
Début XXe siècle : diffusion culture générale, formation personnalité (morale et intellectuelle).
Années 60/70 : éducation comme investissement en capital humain. Dépenses généreuses dans
l’enseignement supérieur.
Augmentation étudiants, doublement budgets : universités doivent répondre aux besoins pro-
fessionnels/carrière et aux exigences des sociétés.
⇒ Changements majeurs (spécialisations, lois) pour suivre la mondialisation.

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La référence institutionnelle :
Toute profession a des valeurs et des murs ; état de la profession n’est correct qu’avec elles.
Profession perd honneur/respect si éthique disparaît ou ceux qui s’y engagent diminuent.
Ensemble de lois/règlements établi pour régir les institutions universitaires.
But : préserver leur valeur et rôle dans construction des sociétés.
Système de valeurs axé sur processus de construction intellectuelle et scientifique.

1.1.3 Les franchises universitaires

Définition

Terme exprimant la position où l’université se distingue et où les forces de sécurité ne


peuvent intervenir sans autorisation préalable des responsables.
Position consacrée par la loi ou la coutume.
Exprime le caractère sacré de l’université, respect de la science/savoir.
Lien étroit avec la liberté académique.
Suppose que le directeur est qualifié/autorisé à maintenir ordre/sécurité.

Textes réglementaires :
Réglementées par documents officiels MESRS (Journal officiel nř 24, 21 Dhou al-Hidja 1419 /
4 avril 1999).
Stipule que :
— L’EES (Établissement d’Enseignement Supérieur) est un espace de liberté de pensée, re-
cherche, création, expression, sans préjudice des activités pédagogiques/recherche et sans
atteinte à l’ordre public.
— Enseignement/recherche impliquent objectivité, tolérance, respect opinions contradictoires.
— Excluent toute propagande, doivent rester hors emprise politique/idéologique.
— Personnels enseignants jouissent entière liberté expression/information dans activités, sans
atteinte traditions tolérance/objectivité, dans respect règles éthique/déontologie. Liberté
association/réunion selon législation.
— Étudiants disposent liberté information/expression sans atteinte activités enseignement/recherche
et ordre public.
— Conseil de l’éthique et de la déontologie universitaires créé auprès du ministre, chargé
de proposer mesures relatives aux règles et à leur respect. Attributions, composition,
fonctionnement fixés par voie réglementaire.
Redevances des franchises universitaires : Le concept requiert un ensemble de condi-
tions :
— Protéger l’indépendance du personnel enseignant.
— Protection de la liberté intellectuelle.
— Protéger le caractère innovant de la recherche.
— Perpétuer valeurs de tolérance et non-discrimination.
— Assurer sécurité personnes, entretien équipements/structures.
— Assurer santé, sécurité, réglementations environnementales.
— Respect d’une tenue appropriée.
— Ne pas exercer activités commerciales sans autorisation.
L’université est un espace public fournissant un service public.

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1.1.4 Acteurs du campus universitaire
Établissement universitaire : public, scientifique, culturel, professionnel, doté personnalité
juridique, sous tutelle MESRS.
Comprend personnes physiques et organismes définissant les relations et le bon fonctionnement.
Relations régies par :
— Le recteur et personnel d’encadrement.
— Le Conseil d’Administration.
— Conseil d’éthique et de déontologie universitaires.
— Conseils de discipline.
— Commissions paritaires.
— Activités culturelles et sportives (Clubs scientifiques, Associations culturelles et sportives).
— Partenaires sociaux (Syndicats des travailleurs, Syndicats d’étudiants).

1.2 Les fondamentaux


1.2.1 L’intégrité et l’honnêteté
Quête de probité/honnêteté = refus corruption sous toutes ses formes.
Doit commencer par soi, puis s’étendre aux autres.
Développement éthique/déontologie doit refléter des pratiques exemplaires.

1.2.2 La liberté académique


Fondement des activités universitaires d’enseignement/recherche.
Garantit l’expression d’opinions critiques sans censure ni contrainte, dans respect d’autrui et
conscience professionnelle.

1.2.3 La responsabilité et la compétence


Complémentaires.
Se développent grâce à une gestion démocratique et éthique.
Garantit équilibre entre administration efficace et participation membres communauté (asso-
ciation acteurs au processus décision).
Questions scientifiques = ressort exclusif enseignants-chercheurs.

1.2.4 Le respect mutuel


Se fonde sur le respect de soi.
Membres communauté universitaire doivent s’interdire toute violence (symbolique, physique,
verbale).
Doivent être traités avec respect et équité, se comporter de même quel que soit le niveau
hiérarchique.

1.2.5 L’exigence de vérité scientifique, d’objectivité et d’esprit critique


Principes fondamentaux de la quête/interrogation des savoirs transmis/produits par l’uni-
versité.
Exigence de vérité scientifique oblige à : compétence, observation critique, expérimentation,
confrontation points de vue, pertinence sources, rigueur intellectuelle.
Recherche scientifique doit être fondée sur probité académique.

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1.2.6 L’équité
Objectivité et impartialité sont exigences essentielles pour évaluations, promotions, recrute-
ments, nominations.

1.2.7 Le respect des franchises universitaires


Parties prenantes contribuent, par leurs comportements, au rehaussement des libertés uni-
versitaires.
Garantir spécificité et immunité des franchises.
S’interdire de favoriser/encourager situations/pratiques portant atteinte aux principes, libertés,
droits de l’université.
S’abstenir de toute activité politique partisane dans les espaces universitaires.

1.3 Droits et Obligations


1.3.1 Les droits et obligations de l’enseignant-chercheur
Rôle moteur dans formation cadres nationaux et participation développement socio-économique
par recherche.
État doit le mettre à l’abri du besoin.
Sécurité de l’emploi garantie par l’État.

Les droits de l’enseignant-chercheur


— Établissements doivent garantir accès profession sur base qualifications/expérience.
— Doivent garantir droit d’enseigner à l’abri ingérence, s’il respecte principes éthique/déontologie.
— Questions définition/administration programmes, recherche, activités péri-universitaires,
allocation ressources doivent reposer sur mécanismes transparents (cadre réglementation).
— Fonctions administratives : doit répondre exigences respect/efficacité.
— Évaluation/appréciation travail : intégrante processus enseignement/recherche. Évaluation
doit porter uniquement sur critères académiques (enseignement, recherche, autres activités
professionnelles liées).
— Bénéficie conditions travail adéquates, moyens pédagogiques/scientifiques.
— Doit pouvoir se consacrer tâches, disposer temps formation permanente/recyclage.
— Traitement doit être à la mesure de l’importance fonction/personne pour société (forma-
tion élite) et responsabilités incombant.

Les obligations de l’enseignant-chercheur Doit être référence : compétence, moralité,


intégrité, tolérance.
Doit donner image digne de l’université.
Responsable respect principes éthique/déontologie, comme autres membres.
Doit agir avec soin, diligence, compétence, intégrité, indépendance, loyauté, bonne foi, au mieux
intérêts institution.
Faute professionnelle : comparution devant instances disciplinaires. Sanctions (selon gravité,
procédures) peuvent aller jusqu’à déchéance qualité enseignant universitaire.
Responsabilité principale : assurer pleinement fonctions. À cet effet, il doit :
— S’efforcer conformer normes élevées activité professionnelle.
— Respecter confidentialité contenu délibérations/débats instances.
— Faire preuve conscience professionnelle tâches.

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— Contribuer dynamisation évaluation activités pédagogiques/scientifiques.
— Consacrer principe transparence et droit de recours.
— Ne pas abuser pouvoir.
— S’abstenir utiliser statut/engager responsabilité université à fins personnelles.
— Gérer honnêtement fonds confiés (université, recherche, activités pro).
— Préserver liberté d’action.
— Faire preuve disponibilité, être présent exécution tâches.
— Agir en professionnel éducation : se tenir courant innovations, actualiser connaissances/méthodes,
pratiquer auto-évaluation, sens critique, autonomie, prendre responsabilités.
— Mener enseignement/recherche : conformité normes éthiques/professionnelles universelles,
loin propagande/endoctrinement.
— Dispenser enseignement efficace (moyens disponibles), esprit justice/équité envers étu-
diants sans distinction.
— Encourager libre échange idées, se tenir disposition étudiants.
— Se garder discrimination (genre, nationalité, ethnie, statut social, religion, opinions poli-
tiques, handicap, maladie).
— Exposer clairement objectifs pédagogiques, respecter règles progression (périodicité, durée,
barème, consultation copies, réception étudiants avant validation).
— Appréciation la plus objective possible performances étudiants.
— Orienter activités expertise/conseil vers travaux enrichissant enseignements, contribuant
recherches/rayonnement universitaire.
— Fonder travaux recherche : quête sincère savoir, respect principe preuve, impartialité rai-
sonnement.
— Respecter travail collègues/étudiants, créditer auteurs. Plagiat = faute majeure/inexcusable,
peut conduire exclusion.
— Contribuer respect libertés académiques autres membres, accepter confrontation loyale.
— Faire preuve équité/impartialité évaluation professionnelle/académique collègues.

1.3.2 Les droits et devoirs de l’étudiant de l’enseignement supérieur


Doit disposer conditions pour évoluer harmonieusement. Droits n’ont sens qu’accompagnés
devoirs.

Les droits de l’étudiant


— Droit à enseignement/formation recherche qualité. Encadrement qualité (méthodes péda-
gogiques modernes/adaptées).
— Droit au respect/dignité (membres communauté).
— Ne doit subir aucune discrimination (genre ou autre particularité).
— Droit à liberté expression/opinion (respect règles institutions).
— Programme cours remis début année. Supports (références, polycopiés) mis à disposition.
— Droit à évaluation juste, équitable, impartiale.
— Remise notes, corrigé, barème. Consultation copie délais raisonnables (fixés par comités
pédagogiques).
— Droit présenter recours s’il estime lésé correction épreuve.
— Étudiant post-graduation droit à encadrement qualité, mesures soutien recherche.

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— Droit à sécurité, hygiène, prévention sanitaire (universités, résidences).
— Droit aux informations structure enseignement supérieur, règlement intérieur.
— Accès bibliothèque, centre ressources informatiques, moyens matériels formation qualité.
— Élit représentants comités pédagogiques sans entrave/pression.
— Peut créer associations estudiantines (scientifique, artistique, culturel, sportif) selon légis-
lation. Ne doivent pas s’immiscer gestion administrative hors cadre réglementaire.

Les devoirs de l’étudiant


— Respecter réglementation en vigueur.
— Respecter dignité/intégrité membres communauté universitaire.
— Respecter droit membres communauté à libre expression.
— Respecter résultats jurys délibération.
— Obligation fournir informations exactes/précises inscription. S’acquitter obligations admi-
nistratives.
— Faire preuve civisme, bonnes manières dans comportements.
— Ne doit jamais frauder ou recourir au plagiat.
— Préserver locaux/matériels mis à disposition. Respecter règles sécurité/hygiène.
— Dûment informé fautes reprochées. Sanctions (réglementation, règlement intérieur) ressort
conseil discipline, peuvent aller jusqu’exclusion définitive.

1.3.3 Les droits et obligations du personnel administratif et technique de


l’enseignement supérieur
Pas seuls acteurs, étroitement associés. Ont des droits et obligations.

Les droits du personnel administratif et technique


— Doit être traité avec respect, considération, équité.
— Droit, lors examens recrutement, évaluation, nominations, promotion, à traitement objec-
tif/impartial.
— Ne doit subir aucun harcèlement ni discrimination carrière.
— Bénéficie conditions adéquates pour accomplir mission.
— Bénéficie dispositifs formation continue, amélioration constante qualifications.

Les obligations du personnel administratif et technique Mission : réunir conditions


optimales pour enseignant-chercheur et étudiant.
Mission service public : accomplie dans respect valeurs fondamentales fonction publique (com-
pétence, impartialité, intégrité, respect, confidentialité, transparence, loyauté).
Normes comportement : chaque membre doit respecter/promouvoir :
— Compétence : s’acquitte tâches avec professionnalisme. Responsable décisions/actes, uti-
lisation judicieuse ressources/information.
— Impartialité : neutralité, objectivité. Décisions respect règles, traitement équitable, sans
considérations partisanes, éviter discrimination.
— Intégrité : conduite juste, honnête. Évite situation où il serait redevable à qqn pouvant
l’influencer indûment.
— Respect : considération envers toutes personnes interagissant. Courtoisie, écoute, discré-
tion, diligence, célérité.

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— Respect domaines compétence : s’interdire ingérence actes pédagogiques/scientifiques.
Administration s’interdit interférence ces domaines.
— Confidentialité : dossiers (administratifs, techniques, pédagogiques, scientifiques) soumis
obligation confidentialité.
— Transparence : accomplit fonctions/actes permettant bonne circulation information utile,
vérification bonnes pratiques, traçabilité.
— Performance : service public doit obéir critères qualité. Traiter acteurs avec égards/diligence.
Comportement poli/courtois. Diligence requiert s’empresser traiter dossiers. Tenu donner
information demandée/en droit d’obtenir.
Membres communauté universitaire s’engagent au respect esprit/lettre de cette charte.

2. Recherche intègre et responsable


2.1 Respect des principes de l’éthique dans l’enseignement et
la recherche
2.1.1 Définition de l’université
Institution "service public".
Institution autonome.
But premier : conserver, produire, transmettre connaissance par recherche/enseignement.
Recherche vérité : s’appuie sur esprit rigueur, exige intégrité/équité.

2.1.2 Principes généraux


Recherche et enseignement sont indissociables.
Université favorise esprit critique, mise en discussion des savoirs.
Université favorise mobilité personnes, échange connaissances.
Université doit assurer professeurs conditions/liberté pour atteindre objectifs.
Liberté recherche, enseignement, formation : principe fondamental vie universités. Pouvoirs pu-
blics/universités doivent garantir/promouvoir respect.
Rejet intolérance, ouverture dialogue : université = lieu idéal rencontre professeurs (transmettre
savoir, développer par recherche/innovation) et étudiants (droit, volonté, capacité enrichir es-
prit).
Toute personne engagée recherche répond exigence intégrité (quête connaissance, interprétation
résultats).

2.1.3 Le principe de liberté de l’enseignement et de la recherche


Contient prérogatives générales (liberté pensée/expression).
Aménage liberté recherche précisément : accorde chercheurs liberté détermination méthodes ré-
solution problèmes scientifiques.
Personnes (enseignement, recherche, études) peuvent présenter opinion critique sans censure/répression
(respect droits autrui).
Liberté académique impose devoirs : s’exercer dans respect lois, obligations universitaires, de-
voirs charge, règlements études, valeurs charte, normes déontologiques.
Liberté académique liée indépendance personnes et intégrité personnelle.
Préserver indépendance : acceptation faveurs/cadeaux/invitations/avantages soumise obligation
transparence.
Conflits d’intérêts (moral, pécuniaire) doivent être déclarés. Idem sources financement activités
menées.

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2.1.4 Intérêt de l’éthique en recherche
Respect normes éthiques/déontologiques donne conscience à la science.
Règles éthiques favorisent qualité résultats scientifiques.
Prohibition fraude scientifique, règles éthique évaluation/expertise participent fiabilité résultats,
poursuivent même objectif que liberté recherche.

2.1.5 Qu’est-ce que l’intégrité et comment la promouvoir ?


"Intégrité scientifique : refus laisser valeurs science plier pressions financières, sociales, poli-
tiques. S’entend regard obligations épistémologiques." (COMEST, 2017)
"Intégrité scientifique : conduite scientifique conforme aux normes éthiques/déontologiques gé-
nérales ou spéciales." (Vergés, Etienne, 2009)
Intégrité = pilier recherche haute qualité.
Science ouverte (Open Science) = condition promotion intégrité.
Responsabilité première intégrité revient aux chercheurs eux-mêmes et à l’institution globale-
ment.
Promotion intégrité passe par formation aux bonnes pratiques. (Science Europe, 2015)

2.1.6 Les principales valeurs de l’éthique dans l’enseignement et la recherche


Valeurs individuelles Égalité, dignité, fraternité, liberté, justice, équité, impartialité.
Égalité : individus traitent d’égal à égal, même rang, mêmes droits.
Dignité : se manifeste par un traitement fait avec respect.
Respect : s’exprime par considération valeur personne, politesse, courtoisie.

Les valeurs professionnelles Université doit promouvoir ces valeurs basées sur éducation
professionnelle :
Compétence : connaissances approfondies/reconnues conférant droit juger/décider. Suppose
mise à jour connaissances et, pour professeur, adaptation méthodes pédagogiques.
Assiduité : exercice attributions emploi au mieux compétence implique exercice assiduité.
Intégrité scientifique : comportements/attitudes lors exécution travaux assurent sauvegarde va-
leurs fondamentales.
Personne engagée recherche répond exigence intégrité (quête connaissance, interprétation résul-
tats).
Contributions de toute personne ayant participé significativement reconnues (esprit équité).
Étudiants signalent clairement contributions d’autrui.
La propriété intellectuelle : comportements/attitudes assurent sauvegarde valeurs fondamen-
tales liées à propriété intellectuelle.
La probité : exercice fonction avec honnêteté, justice, intégrité.
La transparence : personne investie pouvoir rend compte actes, laissant paraître réalité en-
tière. Implique information accessible aux tiers, incluant membres organisation. Permet main-
tenir/accroître confiance.
La diligence : être empressé exécution travail.
La conformité : membres assurent activités conformes lois, règlements, politiques, procédures
Université.
L’équilibre : juste utilisation moyens (ressources, contraintes, limites) dans environnement évo-
lutif.
Le désintéressement : valeur permettant détachement intérêt personnel exercice fonctions. Sup-
poser éviter situations où intérêt personnel l’emporterait sur intérêt Université.
La confidentialité : sur bases discernement personnel/collectif, ne divulguer que ce qui indispen-
sable avancement, sécurité, épanouissement. Même si non expressément interdit ou information

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accessible, peut être confidentiel.
L’imputabilité (responsabilité) : possibilité considérer personne responsable actes (matériel,
éthique).

2.2 Responsabilités dans le travail d’équipe


Chercheur expérimenté a mission formation/encadrement stagiaires, doctorants, jeunes cher-
cheurs.
Responsabilité en tant que porteur projets, coordinateur programmes.
Gérer relations hiérarchiques, créer environnement favorable acquisition connaissances, respecter
collaborateurs, reconnaître contribution : complexe/délicat pour chercheur souvent non formé
au management.

2.2.1 Le travail en équipe


Être autonome est essentiel, savoir travailler en équipe l’est autant.

C’est quoi le travail d’équipe ? Groupe personnes accomplissant tâche/mission/objectif


commun.
Chaque membre apporte connaissances/compétences.
Esprit d’équipe = unité, cohésion, solidarité.
Équipe est force en mouvement, vivante, dynamique.

Pourquoi est-ce important ? Équipes souvent impliquées projets liés survie/prospérité en-
treprise.
Chaque membre a perspective/approche unique à offrir.
Meilleures idées restent souvent non dites, non exprimées. Vos idées peuvent être décisives.

Principes du travail d’équipe


— Accepter avoir besoin des autres.
— Être transparent et honnête.
— Toujours respecter collègues.
— Avoir une hiérarchie dans fonctionnement.
— Accepter droit à l’erreur.
— Proposer aide/solutions.
— Ne pas s’isoler en difficulté.
— Développer communication régulière.
— Bien connaître membres pour les utiliser façon optimale.
— Chaque rôle important.
— Considérer toute idée a valeur, doit être entendue.
— Déterminer règles fonctionnement équipe.

Avantages du travail d’équipe


— Partage tâches.
— Confrontation avis.
— Développement compétences.
— Fédération équipes.

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2.2.2 Responsabilités dans le travail d’équipe
Responsabilité principale enseignant-chercheur : assurer pleinement fonctions.
Il doit remplir les obligations suivantes :
— Respecter confidentialité contenu délibérations/débats instances.
— Faire preuve conscience professionnelle tâches.
— Contribuer dynamisation évaluation activités pédagogiques/scientifiques.
— Consacrer principe transparence et droit de recours.
— Ne pas abuser pouvoir.
— S’abstenir utiliser statut/engager responsabilité université à fins personnelles.
— Gérer honnêtement fonds confiés.
— Dispenser enseignement efficace, esprit justice/équité envers étudiants sans distinction,
encourager libre échange idées, se tenir disposition.
— Se garder discrimination (genre, nationalité, etc.).
— Exposer clairement objectifs pédagogiques, respecter règles progression.
— Appréciation la plus objective possible performances étudiants.
— Ne doit jamais frauder ou recourir au plagiat.

2.2.3 Egalité professionnelle de traitement


Droit fondamental, principe républicain. Mise en uvre = justice, atout développement so-
ciété.
Résumé principe : À travail égal, salaire égal. Salariés dans même situation traités identique-
ment, sauf différence sur raisons objectives.
Éléments objectifs peuvent justifier inégalité, doivent être vérifiables/pertinents.
Devoir acteurs recherche : respecter cadre réglementaire, connaître lois protégeant personnel
discrimination.
Égalité femmes-hommes : principe constitutionnel (droits égaux à ceux hommes). Commence
par respect mutuel, refus sexisme ordinaire (bienveillant, paternaliste, stéréotypé, dévalorisant).

2.2.4 Conduite contre les discriminations


Définition légale : "Favoriser ou défavoriser qqn raison caractéristiques/choix personnels."
Sauf exception, illégale, sanctions civiles/pénales.
Devoir chercheurs : connaître lois protégeant personnel.
"Aucune distinction, directe ou indirecte, sur fonctionnaires (opinions politiques, syndicales,
philosophiques, religieuses, origine, sexe, orientation/identité sexuelle, âge, patronyme, santé,
apparence physique, handicap, appartenance ou non à ethnie/race)." Pratique interdite.

Discrimination directe Traiter une personne moins favorablement qu’une autre dans situa-
tion comparable.

Discrimination indirecte Mesure neutre en apparence entraîne même résultat que discri-
mination directe. Plus délicate, "déguisée".

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2.2.5 La Recherche de l’Intérêt Général
Intérêt = ce qui importe, convient, procure avantage/utilité/profit.
"Intérêt général" = intérêts, valeurs, objectifs partagés par membres société (ou laboratoire).
Situation procurant bien-être à tous individus.
Sens pour groupe conscience appartenir.
Ressort de l’État : poursuivre fins intérêt général (actions valeur/utilité pour tous sous son
autorité), les faire prévaloir sur intérêts particuliers.
Intérêt général = attribut pouvoir étatique, référence nécessaire pour toutes institutions.

2.2.6 Conduites inappropriées dans le cadre du travail collectif


Devoir chercheur travaillant fonds publics : publier résultats.
Critères communauté scientifique + conduites inappropriées listés.

Obligations et recommandations dans la préparation des publications


— Données fiables, résultats interprétés rigoureusement/objectivement.
— Protocoles expérimentaux documentés/ouverts (permettre reproduction).
— Choix citations pertinent, compte travaux déjà publiés.
— S’efforcer citer travaux à l’origine questions/thèses.
— Publication mêmes travaux plusieurs journaux non permise.

Conduites inappropriées
— Interprétation volontairement faussée données.
— Présentation/citation intentionnelle erronée travaux concurrents.
— Le plagiat.
— Usage faux document/fausse représentation.
— Omission délibérée contributions auteurs dans références.
— Obtention abusive statut coauteur (sans contribution).
— Omission noms collaborateurs projet (apport essentiel).
— Mention, sans accord, personne comme coauteur.
— Dissimulation conflits d’intérêts influençant évaluation.
— Contravention à loi/règlement interne.
— Manquement grave normes éthique/déontologie.
— Usage abusif fonds/biens.
— Cas grave mauvaise gestion, abus autorité.
— Manquement obligations santé/sécurité personnes/environnement.
— Ordonner/conseiller qqn commettre acte énuméré.

2.3 Adopter une conduite responsable et combattre les dérives


Principes comportement recherche responsable (communauté universitaire/partenaires) fon-
dés sur : honnêteté, équité, responsabilité, respect.
Chercheurs attendus : honnêteté, compétence scientifique dans activités recherche.
Gestionnaires : honnêteté, rigueur gestion fonds.
Chercheurs/gestionnaires doivent être respectueux (personnes, biens), agir conformément at-
tentes établies.

13
2.3.1 Conduite responsable en recherche
Comportement attendu différents acteurs (chercheurs, étudiants, personnel recherche, équipes
direction, gestionnaires fonds). S’applique toute activité recherche.
Comportements basés sur valeurs : honnêteté, fiabilité, rigueur, objectivité, impartialité, in-
dépendance, justice (reconnaître contribution autrui), confiance, responsabilité, bienveillance,
ouverture, transparence.
Principes généraux :
— Mener recherches esprit quête savoir authentique.
— Promouvoir climat intégrité, responsabilité, confiance public.
— Posséder connaissances/expertise, agir en conséquence.
— Examiner avec intégrité travail d’autrui.
— Éviter conflits d’intérêts ou les aborder éthiquement si inévitables.
— Être transparent/honnête demande/gestion fonds publics.
— Usage responsable fonds/ressources, rendre comptes.
— Diffuser résultats recherche responsablement, temps voulu.
— Traiter données rigoureusement.
— Reconnaître toutes contributions, auteurs.
— Traiter avec équité/respect tout participant.

2.3.2 Fraude Scientifique


Action destinée tromper (champ recherche) pour avantage personnel, au détriment autres.
Violation déontologie/éthique professionnelle communauté scientifique.
Couvre grande diversité comportements.
Désigne généralement : fabrication, falsification, plagiat (FFP) lors proposition, réalisation,
évaluation recherche, déclaration résultats.

Falsification et fabrication de données Falsification : altérer données intentionnellement


pour les rendre conformes hypothèses. Transformer données obtenues (expérimentation/autre
méthode) pour qu’elles correspondent hypothèse (invalider ou corroborer antérieur/concurrent).
Ex : omettre volontairement résultats semant doute.
Fabrication : forger pièces données. Créer à partir de rien. Inventer résultats jamais obtenus.
Rapporter expérimentations fictives, processus/méthodologie non mis en place, collaborations
non existantes.
Autre plan : création citations, enrichissement CV articles fictifs, contrefaçon (diplômes, lettres
référence/recommandation).

Plagiat
Définition

Appropriation contenu (texte, images, tableaux, graphiques...) total ou partiel sans


consentement auteur/citer sources. Utilisation travaux (publiés/non publiés) autre per-
sonne (théories, concepts, données, documents originaux, méthodes, résultats, graphiques,
images) comme si siens, sans mentions/permission appropriées.
Sens arrêté nř 1082 du 27 Décembre 2020 (lutte/prévention plagiat) : "tout travail éta-
bli par étudiant, enseignant-chercheur, hospitalo-universitaire, chercheur permanent ou
quiconque participe acte avéré falsification résultats/fraude revendiqués travaux scienti-

14
fiques/pédagogiques ou autre publication."

Différentes Formes de Plagiat : Selon Christiane Médaille (2005), quatre principales


formes :
— Plagiat accidentel : causes (selon plagiaires) = méconnaissance règles. Nul censé igno-
rer règles usage, responsabilités. Excuses non acceptables : manque temps, savoir-faire,
confiance/créativité, mauvaise interprétation consignes.
— Plagiat intentionnel : auteur "copie" sciemment travail autre(s) personne(s).
— Cyber-plagiat : copier-coller information Web sans indiquer sources. Forme moderne ap-
parue avec développement ressources Internet.
— Auto-plagiat : remettre copie même travail divers enseignants (si contexte s’y prête) ou
même travail même enseignant (différents cours).
Moyens de lutte contre le plagiat :
— Sensibilisation communauté universitaire méfaits/conséquences.
— Mise en ligne travaux (mémoires, thèses, publications...) réalisés institution.
— Établir charte anti-plagiat.
— Instaurer engagement signé pour mémoires/thèses : travail ne comporte pas plagiat,
sources citées.
— Utilisation logiciels détection plagiat.
Procédures pour éviter le plagiat involontaire :
— Faire des "Citations".
— Utiliser la paraphrase.
— Faire des renvois du texte vers la bibliographie.
— Indiquer systématiquement les sources bibliographiques utilisées.

2.3.3 Autres pratiques et Conséquences de manquement à l’intégrité en re-


cherche
Formes manquement particulièrement graves, faussent acquis recherche.
Autres manquements bonnes pratiques nuisant intégrité processus/chercheurs (outre manque-
ments directs code conduite). Exemples inacceptables (non limitatif) :
— Altérer paternité ou dénigrer rôle autres chercheurs (publications).
— Publier passages importants propres publications précédentes (traductions) sans recon-
naître/citer original ("autoplagiat").
— Citer sélectivement pour améliorer propres résultats ou satisfaire rédacteurs/évaluateurs/collègues.
— S’abstenir publier résultats.
— Permettre donateurs/sponsors compromettre indépendance (processus recherche/déclaration
résultats) en introduisant/favorisant biais.
— Allonger inutilement bibliographie.
— Accuser chercheur faute/manquement malveillamment.
— Présenter résultats manière erronée.
— Exagérer importance/applicabilité pratique conclusions.
— Retarder ou gêner inappropriément travaux autres chercheurs.
— Abuser ancienneté pour encourager manquements.

15
— Passer sous silence manquements supposés tiers ou couvrir réponses inappropriées insti-
tutions (fraudes/manquements).
— Créer/soutenir revues sapant contrôle qualité ("revues prédatrices").
Formes plus graves : passibles sanctions. Minimum : prévenir, décourager, freiner par formation,
supervision, mentorat, environnement recherche positif/favorable.

2.3.4 Conduite Contre la Fraude


Lutte contre fraude présente nombreuses facettes : prévention, détection, sanction.

Prévention
— Qualité documentation juridique : législation bien formulée, pas propice fraude. Règles/procédures
simples, transparentes. Contrats bien formulés.
— Procédures contrôle/surveillance effectives.
— Audit interne réel (Commission, organisations partenaires).
— Culture "administrative" rigoureuse.

Détection et enquêtes
— Volonté faire respecter loi (organes compétents/qualifiés).
— Bonne coordination/échange informations (services antifraude).
— Bases légales adaptées enquêtes.

Poursuites et sanctions
— Volonté/capacité autorités judiciaires engager poursuites.
— Coordination réelle procédures administratives, disciplinaires, judiciaires.
— Résolution rapide litiges (fraudes cours pénales).

3. Ethique et déontologie dans le monde du travail


Dans monde professionnel, éthique considérée comme condition efficacité/rentabilité entre-
prises.
Relations travail reposent principalement sur relations contractuelles.
Suppose confiance entre parties contractantes (personne aucun intérêt trahison).
Apaise conditions/atmosphère travail.
Hommes s’investissent plus si dignité personnelle reconnue.
Plusieurs principes/valeurs adoptés par corps professionnels.

3.1 Confidentialité juridique en entreprise


Qualité ce qui est confidentiel ("ce qui est dit/fait en toute confiance et assurance mutuelle").
Propriété information visant accès personnes autorisées.
Responsables décident qui aura accès données. Précautions dépendent contexte.
Concerne renseignements sensibles entreprise :
— Santé financière.
— Stratégie commerciale.
— Contrats en cours négociation.

16
S’applique dehors/interne entreprise : salarié interdiction divulguer informations confidentielles
à tiers.
Concerne éléments dont concurrents pourraient tirer profit.
Continue courir après rupture contrat, même si non spécifié.
Confidentialité se décline sous deux obligations :
— La discrétion : obligation s’impose salarié même non spécifié contrat. Tenu obligation
+ secret professionnel vis-à-vis tiers (clients, concurrents, parfois autres salariés) pour
toutes informations confidentielles connues cadre fonctions. Cadres obligation discrétion
plus importante (informations confidentielles vie entreprise). En contrepartie informations
reçues (protéger entreprise dangers concurrence), représentants personnel/syndicaux tenus
obligation discrétion (informations réputées confidentielles par loi, par nature/présentées
comme telles employeur).
— Le secret : secret professionnel = interdiction salarié divulguer informations confidentielles
(secret fabrication) liées activité pro. Ne doit pas divulguer à tiers même après cessation
emploi. Peut utiliser connaissances pro acquises.
Révélations secrets fabrication non brevetés = sanctions pénales.
Secret de Fabrication : dispositif législatif/réglementaire moins rigoureux secret industriel qu’en
défense nationale (historique).
Éthique = système valeurs organisation. Dans chaque entreprise, "choses qui se font et d’autres
qui ne se font pas". Divulgation secrets fabrication sanctionnée Code Pénal.

3.2 Fidélité à l’entreprise


Terme vient latin "fidelitas". Allusion exactitude/ponctualité exécution action.
Vertu mettre uvre promesse. Personne fidèle tient promesses, demeure loyale malgré temps/circonstances.
Fidélité à l’entreprise : obligation travailleur sauvegarder fidèlement intérêts légitimes em-
ployeur.
Obligation fidélité = obligation de ne pas faire. Travailleur doit éviter tout acte pouvant entraî-
ner dommage économique.
Loyauté : obligation inhérente contrat travail. Impose salarié ne pas commettre agissements
pénalement sanctionnables.
S’accompagne obligation fidélité et non-concurrence. S’impose tout salarié, même absence écrit,
après cessation contrat.
L’Obligation de Réserve : interdit salarié critiquer ouvertement décisions employeur. Non-respect
= cause réelle/sérieuse licenciement, voire faute grave/lourde justifiant départ immédiat sans
préavis/indemnités.

3.3 Responsabilité au sein de l’entreprise


Responsabilité = devoir, obligation (morale/contractuelle) individu d’être garant actions
directes/indirectes.
Être responsables = agir en toute conscience, assumer promesses, réparer dommages, supporter
sanction faute.

3.4 Conflits d’intérêt


3.4.1 Définition
Situation où intérêts personnels collaborateur pourraient entrer en conflit avec ceux entre-
prise.

17
Coexistence intérêts distincts, parfois divergents, crée risque choix biaisés/contestables (privi-
lège indu, illégalité, atteinte biens/réputation).
"Intérêts personnels" peuvent résulter : ambition personnelle, engagements financiers/professionnels,
liens appartenance politique/idéologique (hors entreprise).
Peuvent être ordre associatif, caritatif, culturel, financier, politique, religieux, sportif, liens fa-
miliaux/sentimentaux, sentiment être redevable.

3.4.2 Type de conflits


Formes courantes :
— Contrat Conflit avec soi-même : personne décision choisit fournisseur où elle a intérêts
(gérant, actionnaire, salarié). Ex : élu municipal attribuant marché entreprise où il a
intérêts.
— Conflit de mission : deux responsabilités exercées simultanément peuvent entrer conflit.
Ex : cabinet avocat défendant plaignant/défenseur. Banque traite actif pour client +
compte propre. Haut fonctionnaire injecte argent public puis prend direction entreprise.
— Intérêts familiaux : conjoint, enfant, proche employé (ou candidat) dans société contrôlée
par membre famille. Spécifier famille candidature. Parent évite participer décision em-
bauche.
— Cadeaux : dons/cadeaux amis (affaires pro). Ex : fournisseur invite employés client en
séjour vacances. Autres actes peuvent être classés différemment. Échanger faveur contre
argent = corruption. Utilisation biens entreprise personnel = vol/détournement/abus.

3.4.3 Sanctions
Réglementations imposent obligations strictes prévention/gestion conflits.
But : assurer impartialité/indépendance jugement professionnel.
Violation règles = sanctions individuelles ou nullité opérations.
Au-delà obligations légales : déclaration conflits intérêts = règle base prévenir risques, préserver
confiance.
Non-respect par agent : emprisonnement 6 mois à 2 ans, amende 50.000 DA à 200.000 DA.
Prise illégale d’intérêt : emprisonnement 2 à 10 ans, amende 200.000 DA à 1.000.000 DA.

3.4.4 Modes de lutte contre les conflits d’intérêts


— Identifier conflits (actuels/potentiels) = éviter ambiguïté. Se demander si pouvoir décision
influencé considérations personnelles. Identifier situations potentielles, prendre mesures.
— Déclarer situation conflit hiérarchie (protéger soi, entreprise). Si doute, informer supérieur
(faits créant conflit, avantage contraire intérêts entreprise). Qu’il y ait ou non risque
infraction, avantage réel/éventuel, personnel/proche (parent, ami, personne autorité).
— Prendre dispositions éviter situation. Parfois suffisant être temporairement remplacé (re-
crutement parent). Autres cas : rechercher solutions empêcher/faire cesser conflit.

3.5 Intégrité
Motivation première : être conforme à ce que l’on est réellement. Absence mauvaise intention.
Référence honnêteté.
Capacité personne respecter engagements/principes malgré pressions contraires.
Personne intègre accepte être tenue responsable actes.
Obligation intégrité : série normes favoriser honnêteté/probité relations professionnels (clients,
public, confrères).

18
3.6 Corruption dans le travail
3.6.1 Définition
Problématique importante (mondial, privé/public), phénomène coûteux, conséquences né-
gatives (développement économique/humain).
Définition courante : utiliser position responsable service public à bénéfice personnel. (Rose-
Ackerman, 1999)
Autre définition (responsabilité publique - Jain) : "acte où pouvoir public utilisé fins person-
nelles manière contraire règles jeu". Implique 3 conditions : pouvoir discrétionnaire, extraction
rente économique, faiblesse institutions.
Fondée sur "pacte" : proposer/accorder avantage indu échange faveur indu. Caractère indu lié
violation obligations (contractuelles, pro, légales). Intention corruptive déterminante. Céder sol-
licitations/menaces = acte corruption.
Solliciter, agréer, accepter don/offre/promesse/présents/avantages pour accomplir/retarder/omettre
acte (directement/indirectement).
Fautes (mauvaise interprétation, incompétence) ne relèvent pas corruption, sauf motivées par
gain personnel.

3.6.2 Formes de corruption


Variées.
Corruption active : commise par personne faisant offres/promesses/accordant avantages in-
dus pour que autre commette acte malhonnête/illégal (relation fonction).
Corruption passive : personne commet acte passive en sollicitant/recevant/acceptant pro-
messe avantage indu pour agir façon (faire/s’abstenir/influencer décision). Abus pouvoir obtenir
gain personnel.
Formes répandues : Dessous de table/pot de vin, Abus de fonctions, Délit d’informer, Pré-
lèvements illicites, Abus biens publics, Trafic d’influence, Blanchiment argent/produit crime,
Détournement salaires, Entrave bon fonctionnement justice, Distorsion concurrence, Favori-
tisme/Népotisme, Paiement accélérateur, Surfacturations, Factures fictives, Clientélisme, Ex-
torsion, Recel, Fraude.

3.6.3 Conséquences de la corruption


Résumé conséquences :
— Risques réputation : entreprise, participe valorisation (boursière).
— Risques économiques : entreprise use corruption bénéfices. Peut donner/non résultats at-
tendus. Freine croissance, distorsion concurrence, réduction investissement, environnement
affaires dégradé. Pots-de-vin = impôt, détourne recettes État, réduit dépenses sociales.
— Risques financiers : coût, conséquence financière systématique. Ratio coût/bénéfices cor-
ruption > 1 = perte sèche.
— Risques humains : pratiquée/subie par individu = conséquences personnelles (sanctions,
perte emploi, réputation).
— Risques sociétaux : comportement inapproprié entreprise peut provoquer réactions corps
social, accentuer tensions internes, rejet opinion publique/société. Conséquences internes
individuelles peuvent dégénérer crise (pouvoir partenaires sociaux, moins résultats pour
plus argent, marginalise pauvre/faible).
— Risques environnementaux : E1 obtient concession zone protégée, E2 ne déclare toxicité
produits (règlementation locale).
— Risques juridiques : conséquences sur personnes physiques/morales.

19
— Pour démocratie/règle droit : Dévalorise confiance/légitimité, Déforme résultat élections,
Démotive/bouleverse participation politique, Complique mise uvre politiques, Favorise
impunité coupables, Réduit intégrité pouvoirs publics.

3.6.4 Lutte contre la corruption


— Promouvoir intégrité, responsabilité, transparence gestion secteurs public/privé.
— Ratifier/incorporer convention nations unies contre corruption.
— Savoir exigences convention pour état/fonctionnaires.
— Informer public obligation état être exempt corruption.
— Attirer attention publique, médias, pouvoirs publics sur coût corruption (services essen-
tiels : santé, éducation).
— Refuser participer activité non légale/transparente.
— Signaler cas corruption. Créer environnement où prévaut État droit.
— Favoriser stabilité économique : tolérance zéro corruption.

3.6.5 Sanctions
Emprisonnement 2 à 20 ans, amende 200.000 à 1.000.000 DA (suivant crime/position).

3.7 Refuser la fraude


3.7.1 Définition
Tromper délibérément autrui obtenir bénéfice illégitime, se soustraire obligation légale.
Comportement frauduleux suppose élément intentionnel (pas erreur) + procédé dissimulation
(agissement non autorisé, personne ne doit savoir).
Mobile : matériel (appropriation, gains, économies) ou moral (sentiment obligation, volonté re-
connu(e), préserver réputation).
Pratique : action ou omission. Repose souvent falsifications documents.
Traduit détournements fonds, utilisation détournée matériel, informations/comptabilisation er-
ronées.
Entreprise peut apparaître victime ou bénéficiaire.

3.7.2 Sanctions contre la fraude


Manuvres frauduleuses toujours sanctionnées par loi (infractions spécifiques : vol, escroque-
rie, détournement fonds, extorsion, corruption, abus biens sociaux, abus confiance, faux, usage
faux, dissimulation preuves/revenus). Punies amendes ou peines emprisonnement.

3.7.3 Mode de lutte contre la fraude


Entretenir culture saine prévenir comportements frauduleux :
— Connaître/faire connaître règles/procédures applicables entreprise.
— Encourager honnêteté, discernement.
— Promouvoir communication confiance, reconnaître droit à l’erreur.
— Oser questionner, prendre conseil.
Sécuriser les processus :
— Expliciter organisation travail : séparation fonctions, délégation pouvoirs/signature, double
contrôle.

20
— Vérifier réalité prestations.
— Maintenir traçabilité opérations, fidélité comptes.
— Préciser règles utilisation moyens/ressources, réprouver/sanctionner détournement ob-
jet/fonction.
— Protéger information confidentielle.
— Empêcher appropriation par autres biens/droits entreprise. Permettre contrôle Posteriori
indépendant systèmes en place.

Première partie
Propriété intellectuelle
4. Fondamentaux de la propriété intellectuelle
4.1 Propriété industrielle, littéraire et artistique
"Propriété intellectuelle" concerne créations esprit humain (intelligence, imagination) : uvres
artistiques, inventions, marques, emballages.
Création non protégée naturellement = copiée aisément. Nécessité protection juridique.
Rôle droits propriété intellectuelle : permettre créateur (pris risques, investi temps/argent) ré-
colter fruits succès (reconnaissance morale/pécuniaire).
En échange : créateur donne public droit accès création. Peut être exploitée par entreprises/particuliers.

4.1.1 Définition de la propriété intellectuelle


Droits conférés individu par création intellectuelle. Donnent créateur droit exclusif sur uti-
lisation création (pendant certaine période).
(La propriété intellectuelle) : domaine comportant ensemble droits exclusifs ( ) accordés () créa-
tions intellectuelles ( ).
Comprend droit moral : seul droit attaché auteur uvre, perpétuel (), inaliénable ( ), impres-
criptible ( ). S’applique post mortem. uvre résultante, sa forme protégées. Idées/informations
origine restent libres droit.
Selon OMPI : "propriété intellectuelle désigne créations esprit : inventions, uvres littéraires/artistiques,
symboles, noms, images, dessins/modèles utilisés commerce".
Recouvre domaines : propriété littéraire/artistique (droit auteur, droit bases données) et pro-
priété industrielle (protection inventions, connaissances techniques).
Régie Code propriété intellectuelle : reconnaît droit propriété uvres intellectuelles/esthétiques,
inventions techniques.

Propriété industrielle Ensemble prérogatives conférant titulaires droits exclusifs exploita-


tion, protégés juridiquement (véritables monopoles).
Tend procurer titulaire moyen créer/conserver clientèle (élément essentiel fonds commerce).
Peuvent être biens valeur en soi, source profit.
Valeur d’autant plus grande : évolution rapide techniques, élargissement marchés, apparition
produits/services.
Permet protéger innovations/créations plus techniques/industrielles :
— Créations techniques : Brevets invention ( ), certificats obtention végétale, topographie
semi-conducteurs.
— Création ornementales ( ) : Dessins et modèles.

21
— Signes distinctifs : marques, dénomination pro industrielle/sociale, nom commercial, nom
domaine, appellation origine, indications provenance.
— Les dessins et modèles industriels.
— Les bases de données.
Obtention droits : soumise dépôt/enregistrement organismes étatiques (protection restreinte
territoire visé, durée limitée).

Propriété littéraire et artistique Protège uvres esprit (toute création = uvre esprit si
originale, "empreinte personnalité auteur"), forme, genre, mérite, destination.
Recouvre :
— Les droits d’auteur : protègent uvres littéraires/artistiques (romans, poèmes, théâtre,
films, uvres musicales, uvres d’art : dessins, peintures, photographies, sculptures, créa-
tions architecturales).
— Les droits voisins : droits possédés par artistes interprètes/exécutants (prestations), pro-
ducteurs enregistrements sonores, organismes radiodiffusion (programmes radiodiffusés/télévisés).
Peuvent être protégées : uvres artistiques traditionnelles, uvres plus techniques/fonctionnelles
(arts appliqués, mode, design), créations numériques (logiciels, bases données, sites internet,
jeux vidéo, applications web/multimédia).
Idées et concepts exclus protection : "libre parcours", ne peuvent être monopolisées. Seule forme
où idée exprimée peut lêtre (si originale).

4.2 Règles de citation des références


Références et citations renforcent crédibilité écrits, soulignent originalité contribution.
Citer sources = pilier fondamental intégrité recherche, obligation.
Important prendre note sources (citation... sinon c’est du plagiat !).
Objectif citation/référence : protéger droits auteurs, permettre lecteur accéder document cité
(sans difficultés).

4.2.1 Définition des Citations


Passage tiré document (illustrer/appuyer travail). Source indiquée format abrégé avec cita-
tion, format complet liste références.

4.2.2 Types de citations


— Citations directes : reprennent mot à mot propos auteur. Préférées crainte déformer pensée
auteur, mettre évidence caractère important affirmations.
— Citations indirectes : paraphraser ( ), rapporter propos auteur originel avec vos propres
mots.

4.2.3 Bonnes pratiques de citation des sources


Citer tout emprunt à autre personne (texte, statistiques, graphiques, images, oral, site Web,
documents cartographiques, données géospatiales). Exemples : théories, concepts, données, do-
cuments originaux, méthodes, résultats.
Citer tout extrait emprunté document (publié/non publié, imprimé/non imprimé), autre per-
sonne ou ses propres travaux.
Obtenir permission auteur avant utiliser informations, données, méthodes, résultats, docu-
ments originaux, concepts nouveaux obtenus accès manuscrits confidentiels, demandes finan-
cement/bourses.

22
4.2.4 Règles de citation des références
Citation de texte Lors rédaction texte, chaque emprunt fait objet citation.
Phrase recopiée (sans modification) = citation textuelle. Entre guillemets. Peut être introduite
par phrase/mot. Sans guillemets, c’est du plagiat (même renvoi bibliographique).
Paragraphe : alinéa (retrait).
Texte sera mis italiques pour citations autre langue.
Éviter guillemets : paraphraser ( ) texte original (citation indirecte), sans oublier renvoi biblio-
graphique.
Fin document : bibliographie liste tous documents utilisés, référence complète (normes vigueur).

Renvoi bibliographique Travaux autres personnes utilisés/inspirés (hors citation/paraphrase) :


indiquer façon suivante. Texte rédigé à partir travaux autres : suivi numéro (correspond référence
bibliographie fin travail). Exemple : [5] renvoi à référence 5.

Citation de seconde main Reprendre citation utilisée par autre auteur sans avoir eu accès
document original. Impossible garantir exactitude citation/idées ou référence produite par au-
teur citant.
Principe : éviter reproduire erreur. Référence originale non reprise liste bibliographie. Si ajoutée,
clairement identifiée "référence non consultée" (liste séparée, astérisque, signe distinctif).
Citation texte : (Brown, 2010 cité par Dupont, 2012).
Référence peut être reprise note bas page (recopier référence citée) avec renvoi document conte-
nant citation (renvoi bibliographie après "cité par :").

Insertion d’illustrations Illustration = images, photos, schémas, tableaux etc. Toute illus-
tration accompagnée légende. Si pas produite par auteurs rapport, indiquer source. Source sous
légende, note bas page, table illustrations. Référence rédigée selon normes. Pas rappelée biblio-
graphie générale. Recommandé privilégier illustrations origine identifiée.

En utilisant la ń paraphrase ż Reformuler avec propres mots/phrases écrits autre personne.


Référence document paraphrasé indiquée note bas page. Fin document : bibliographie liste tous
documents utilisés, référence complète.

En indiquant systématiquement les sources bibliographiques utilisées Fin rapport/mémoire :


impérativement figurer "bibliographie" listant tous travaux utilisés : ouvrages, articles, sites web,
normes, rapports etc.
Ouvrage : Nom auteur (majuscules, gras, 1ère lettre prénom). Titre ouvrage (italiques, guille-
mets). Maison édition, lieu, date édition.
Articles scientifiques : Nom/prénom auteurs. Titre article. Nom revue/journal. Volume, mois,
année publication, pages début/fin.
Communications congrès : Nom/prénom auteurs. Titre article (guillemets, italique). Identifica-
tion congrès, lieu, date.
Mémoires et thèses : Nom/prénom, titre (guillemets, italique), préciser si mémoire/thèse, nom
université, année.
Cas particulier : références Internet : Tout document Internet utilisé travail synthèse doit
être référencé bibliographie. Consignes : Addresse URL, Titre principal document, Nom au-
teur/institution, Date mise à jour site (si indiquée).

23
5. Droit d’auteur
5.1 Droit d’auteur
S’applique uvres littéraires (romans, poèmes, théâtre), films, uvres musicales, uvres artis-
tiques (dessins, peintures, photographies, sculptures), uvres architecture, programmes ordina-
teur, bases données, créations publicitaires, cartes géographiques, dessins techniques.
Publications scientifiques bénéficient cadre légal propriété littéraire/artistique.
Chercheurs (même fonctionnaires) entièrement titulaires droits moraux/patrimoniaux sur écrits
(supports visuels, documents enseignement...).
Protection accordée Loi existe automatiquement Dès création uvre originale sans enregistre-
ment. Possible faire auprès Bureau du droit d’auteur.
Personne droits propriété intellectuelle bénéficie monopole exploitation exclusif. Permet (cer-
taines conditions) empêcher tiers exploiter, utiliser, reproduire, commercialiser, imiter sans au-
torisation (uvre, invention, marque, etc.). Non-respect = contrefaçon.
Composé deux types droits :
— Le droit moral : reconnaît paternité uvre, respect intégrité.
— Les droits patrimoniaux : confèrent monopole exploitation économique. Durée variable.
Au terme, uvre entre "domaine public".

5.2 Droit d’auteur dans l’environnement numérique


Numérique facilite atteintes (copies, téléchargement illégal), amplifie effets, préjudice titu-
laires droits.
Devrait permettre bon emploi techniques, mieux repérer/contrôler usages, faire obstacle, amé-
liorer protection.
Protection juridique bases données = réglementation relative bases données. Contraintes ()
respecter réglementation données personnelles, ordre public. Licences ouvertes créées (Open
Database License - ODBL). Protection contenu + contenant.
Protection bases données = protection ensemble données (fixées/non sur support informatique).
Directive communautaire 11 mars 1996, transposée loi 1er juillet 1998. Double protection :
— Droit d’auteur : cas contenant original (mise en page, présentation, formulaire extraction
spécifique).
— Droit sui generis : droit spécifique producteur données. Protège contenu. Peuvez empêcher
extraction/réutilisation (total/partie substantielle).
Droit d’auteur protège forme, droit sui generis protège contenu.

5.3 Droit d’auteur dans l’internet et le commerce électronique


5.3.1 Droit des noms de domaine
Pas protégés en tant que tels par droit propriété intellectuelle.
Dénomination nom domaine peut être protégée par droit auteur, marque, appellation géogra-
phique, nom patronymique, nom commercial, dénomination sociale.
Enregistrement nom domaine (portant telle dénomination) peut porter atteinte droits propriété
intellectuelle tiers ou intérêts légitimes.
Enregistrement noms domaine .DZ par [Link] (Network Internet Center), sans frais (registras,
demandeurs).
Nom domaine = appellation identifiant site internet ([Link]). Moyen tech-
nique localisation/accès.

24
[Link] = organe agréé ICANN gestion ccTLD .dz (Algérie).
Nom de Domaine = identifiant domaine internet. Adresse unique site internet. Architecture :
trois parties séparées points : 1. Préfixe (http ://www), 2. Radical ("yahoo"), 3. Suffixe (.com,
.fr, .dz).

5.4 Brevet
5.4.1 Définitions
Une invention : produit ou procédé nouveau résolvant problème technique. Diffère décou-
verte (chose existait déjà mais non trouvée).
Un brevet : loi définit invention : "Toute réalisation, procédé, machine, fabrication, composi-
tion matières, perfectionnement, présentant caractère nouveauté et utilité."
Un brevet : droit exclusif conféré invention (produit/procédé) offrant nouvelle manière faire/nouvelle
solution technique problème.

5.4.2 La brevetabilité
Invention doit remplir trois conditions :
— La nouveauté : invention originale, pas déjà connue.
— L’utilité : invention doit fonctionner, être utile.
— Être susceptible application industrielle : susceptible application, potentiellement valori-
sable économiquement.

5.5 Droit des marques, dessins et modèles


5.5.1 Droit des marques
Définition Signe permettant distinguer produits/services entreprise de ceux autres. Aide
consommateur choisir.

Protection des Marques Acquiert par enregistrement INAPI (Institut National Algérien
Propriété Intellectuelle). Durée 10 ans (dépôt demande), renouvelable (périodes 10 ans).

5.5.2 Droit des dessins et modèles


Définition Dessin : assemblage lignes, couleurs, destiné donner apparence spéciale objet
industriel/artisanal.
Modèle : forme plastique (avec/sans couleurs) objet industriel servant type fabrication autres
unités, se distingue configuration.

Protection des dessins et modèles Produits protégés : s’appliquent produits divers


industrie/artisanat (instruments techniques/médicaux, montres, bijoux, objets ménagers, appa-
reils électriques, véhicules, structures architecturales, textile, loisirs).
Seuls dessins/modèles originaux/nouveaux bénéficient protection (réglementation propriété in-
tellectuelle) demande titulaire.
Nouveauté : modèle nouveau si jamais connu public.
Originalité : modèle original si créé indépendamment auteur, n’est ni copie/imitation modèles
existants.
Droit des dessins et modèles : Protection nécessite dépôt/publication "modèle déposé" au-
près INPI. Droit exclusif, temporaire (5 ans) renouvelable. Permet éviter contrefaçon.

25
5.6 Droit des indications géographiques
5.6.1 Définition
Signe utilisé produits origine géographique précise, possèdent qualités/notoriété/caractères
dus à ce lieu. Souvent nom lieu. Certains pays acceptent représentations graphiques (montagne
célèbre Suisse, "indication géographique indirecte").
Peuvent être utilisées grande variété produits (naturels, agricoles, manufacturés).
Reconnaissance signe comme indication géographique relève droit national.

5.6.2 Protection des Indications Géographique en Algérie


Produits agricoles bénéficient indication géographique protégée (arrêté ministériel agricul-
ture 05/05/2016 fixant règles reconnaissance appellations origine, indications géographiques,
labels agricoles qualité).
Exemple : label qualité IG attribué "Datte Deglet Nour de Tolga", "Figue sèche de Beni Maouche"
(arrêté 22/09/2016).

5.6.3 Traités internationaux sur les indications géographiques


Plusieurs traités administrés OMPI visent protéger indications géographiques.
Convention Paris (protection propriété industrielle) depuis 1966.
Arrangement Madrid (enregistrement "international" marques) depuis 1972.
Convention instituant OMPI (Organisation mondiale propriété intellectuelle) depuis 1975.
Convention Berne (droit auteur) depuis avril 1998.
Traité coopération matière brevets (dépôt demande "internationale") depuis 2000.

6. Protection et valorisation de la propriété intellec-


tuelle
6.1 Pourquoi faut-il promouvoir et protéger la propriété intel-
lectuelle ?
Raisons impérieuses :
— Progrès et bien-être humanité dépendent capacité créer/inventer (technique, culture).
— Protection juridique créations nouvelles incite engager ressources supplémentaires service
innovation.
— Promotion/protection stimulent croissance économique, créent emplois/branches activité,
améliorent qualité vie.
— Protection permet agir contre contrefacteurs/pratiques déloyales.

6.2 Comment protéger la propriété intellectuelle ?


Deux façons :
— Protection titre propriété industrielle : s’acquiert dépôt brevet, modèle, invention.
— Dépôt brevet : protège invention technique (produit/procédé). Confère monopole exploi-
tation 20 ans.
— Dépôt marque : monopole exploitation 10 ans (renouvelable).
— Dépôt dessin/modèle : monopole exploitation 5 ans (renouvelable).

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— Propriété intellectuelle fait également objet protection par droits auteur.
— Droit auteur s’acquiert sans formalité spécifique. Simple création uvre littéraire/artistique
originale confère protection.

6.3 Protection et valorisation de la propriété intellectuelle en


Algérie
Algérie liée principaux instruments internationaux : Convention Paris (1966), Arrangement
Madrid (1972), Convention instituant OMPI (1975), Convention Berne (1998), Traité coopéra-
tion brevets (2000).
Rôle protection inventions : INAPI (Institut Algérien Protection Industrielle).
Protection propriétés littéraire/artistique : ONDA (Office National Droits Auteur et Droits
Voisins).

6.3.1 Institut National Algérien de la Propriété Industrielle (INAPI)


Présentation Établissement public caractère industriel/commercial (EPIC), sous tutelle Mi-
nistère Industrie/Mines (Décret Exécutif nř 98-69 du 21 Février 1998).
Assure mission protection droits propriété industrielle. Services : enregistrement demandes pro-
tection brevets, marques, dessins/modèles, appellation origine, circuits intégrés.

Historique Indépendance : ONPI (1963), puis Institut Algérien Normalisation/Propriété In-


dustrielle (1973, cohabitation normalisation). 1986 : partie activités transférées Centre National
Registre Commerce. 1998 : toutes activités regroupées INAPI "nouveau", redéploiement, sous
tutelle Ministère Industrie.

Missions
— Mettre uvre politique nationale propriété industrielle.
— Examen, enregistrement, protection droits moraux (marques, dessins, modèles, appella-
tions origine, brevets invention).
— Faciliter accès informations techniques, mettre disposition public documentation/information
(domaine compétence).
— Promouvoir, développer, renforcer capacité inventive/innovatrice (mesures incitation ma-
térielles/morales).

6.3.2 ONDA
Présentation Office national droits auteur/droits voisins (ONDA) = établissement public
caractère industriel/commercial. Régie dispositions Ordonnance 03-05 (19 juillet 2003), Décret
Exécutif 05/356 (21/09/2005).

Missions
— Protection intérêts moraux/matériels auteurs, ayants droit, titulaires droits voisins. Pro-
tection assurée cadre gestion collective ou simple protection.
— Protection uvres Patrimoine culturel traditionnel et uvres nationales tombées domaine
public.
— Protection sociale auteurs, Artistes interprètes/exécutants.
— Promotion culturelle.

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