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Équations Différentielles en Mathématiques

Le document présente des rappels sur les équations différentielles ordinaires pour les étudiants de 1ère année d'ISTIL. Il inclut des exercices sur la résolution d'équations différentielles de premier ordre, la méthode de variation de la constante, et des systèmes d'équations différentielles. Des solutions générales et particulières sont fournies pour chaque exercice, accompagnées de méthodes d'intégration et de développement limité.

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Équations Différentielles en Mathématiques

Le document présente des rappels sur les équations différentielles ordinaires pour les étudiants de 1ère année d'ISTIL. Il inclut des exercices sur la résolution d'équations différentielles de premier ordre, la méthode de variation de la constante, et des systèmes d'équations différentielles. Des solutions générales et particulières sont fournies pour chaque exercice, accompagnées de méthodes d'intégration et de développement limité.

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Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 1

Rappels de Mathématiques ISTIL 1ère année


Corrigé 1

ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ORDINAIRES

Exercice 1.1

Rappel : solution d’une équation différentielle du premier ordre


L’équation différentielle

y ′ (x) + a(x)y(x) = 0
Z
admet pour solution x 7→ K exp(− a)

où K est une constante.

1.1.1 On désire résoudre


y ′ (x) + y(x) = 2 + 2x
On commence par résoudre l’équation différentielle homogène associée

y ′ (x) + y(x) = 0

Cette équation a pour solution générale

x 7→ K exp(−x)

où K est une constante.

Rappel : Méthode de variation de la constante


On cherche à résoudre l’équation différentielle

y ′ (x) + a(x)y(x) = b(x)

Si yH est une solution de l’équation différentielle homogène

y ′ (x) + a(x)y(x) = 0

alors la méthode de variation de la constante consiste à rechercher une so-


lution particulière de l’équation différentielle avec second membre sous la
forme
x 7→ K(x)yH (x)

1 généré avec L
AT X 2ε . Tous les commentaires, compléments, insultes et remarques désobligeantes
E
sont les bienvenus à perrier@[Link]
2 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Afin de déterminer la solution de l’équation avec second membre, on cherche une


solution de celle-ci sous la forme x 7→ K exp(−x), où K est une fonction que l’on va
déterminer. Il vient alors
y ′ (x) + y(x) = K′ (x)e −x − K(x)e −x + K(x)e −x
= K′ (x)e −x

y (x) + y(x) = 2 + 2x

c’est à dire que K′ (x) = 2(1 + x)e x


Il reste à intégrer K (on intègre par parties)
Z
K(x) = 2(1 + x)e x dx
Z
= [2(1 + x)e x ] − 2e x dx
K(x) = 2xe x + C

où C est une constante. Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation différen-


tielle est
{x 7→ (2x + K)e −x K ∈ R} .

1.1.2 On cherche à résoudre l’équation différentielle

y ′ (x) + 4y(x) = sin(3x) e −4x

On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

y ′ (x) + 4y(x) = 0

Celle-ci admet pour solution les fonctions de la forme x 7→ Ke −4x , où K est une
constante.
On cherche maintenant une solution de l’équation différentielle avec second membre
sous la forme x 7→ K(x)e −4x , où K est une fonction. On a alors

y ′ (x) + 4y(x) = K′ (x)e −4x = sin(3x) e −4x

d’où K′ (x) = sin(3x)

cos(3x)
soit K(x) = − +C
3
Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est
   
cos(3x)
x 7→ K − e −4x K∈R .
3
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 3

Exercice 1.2

1.2.1 On cherche à résoudre l’équation différentielle

2x2 y ′ (x) + y(x) = 1

On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

2x2 y ′ (x) + y(x) = 0

Les solutions de cette équation différentielle sont de la forme


 Z   
du 1
x 7→ exp − = K exp
2u2 2x

Où K est une constante. Cherchons à présent une solution de l’équation différentielle


avec second membre, sous la forme
 
1
x 7→ K(x) exp
2x

On a alors   

 1
 y(x) = K(x) exp
2x
   

 1 K(x) 1
 y ′ (x) = K′ (x) exp − exp
2x 2x2 2x
 
1 1
d’où ′
K (x) = 2 exp
2x 2x
 
1
On en déduit que K(x) = exp
2x
Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est
      
1 1
x 7→ K + exp − exp K∈R .
2x 2x

1.2.2 On cherche à résoudre l’équation différentielle

xy ′ (x) = y(x)(1 − x tan x) + x2 cos x

Commençons par résoudre l’équation différentielle homogène

xy ′ (x) − y(x)(1 − x tan x) = 0

Cette équation différentielle a pour solution


Z   
1
x 7→ exp − tan u du
u
4 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Z   Z Z
1 1 sin u
En outre − tan u du = du − du
u u cos u
= log |x| + log |cos x|
Les solutions de l’équation différentielle homogène sont donc de la forme

x 7→ K |x cos x|

où K est une constante. Afin de déterminer une solution de l’équation avec second
membre, on cherche des solutions sous la forme

x 7→ K(x) |x cos x|

En injectant cette dernière expression dans l’équation, on obtient

K′ (x) |x cos x| = x cos x

x cos x
d’où K′ (x) = =ε
|x cos x|
où ε vaut 1 ou −1, selon le signe de x et de cos x :
 
3π π
ε=1 si x ∈ −2kπ − ; −2kπ − k∈N
i πh 2 2
ou si x ∈ 0;
 2 
3π 5π
ou si x ∈ 2kπ + ; 2kπ + k∈N
2 2
 
π 3π
ε = −1 si x ∈ 2kπ + ; 2kπ + k∈N
i π h2 2
ou si x ∈ − ;0
 2 
5π 3π
ou si x ∈ −2kπ − ; −2kπ − k∈N
2 2
La fonction x 7→ εx est une primitive de x 7→ εx, et on en déduit que l’ensemble des
solutions de l’équation différentielle est
{x 7→ (εx + K) |x cos x| K ∈ R} .

Exercice 1.3

On cherche à résoudre l’équation différentielle

(x2 − 1)y ′ + xy + 1 = 0

Commençons par résoudre l’équation différentielle homogène associée

(x2 − 1)y ′ + xy = 0

On a alors
Z   
−x dx 1 2 K
y(x) = K exp = K exp − log x − 1 = p
x2 − 1 2 |x2 − 1|
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 5

où K est une constante. Cela veut dire qu’on a


 K

√ 2 si |x| > 1
y(x) = x −1
 K
√ si |x| < 1
1 − x2

K
ou encore y(x) = p
ε(x2 − 1)

ε=1 si |x| > 1


avec
ε = −1 si |x| < 1
Afin de résoudre l’équation différentielle avec second membre, on en cherche une
solution sous la forme
K(x)
x 7→ p
ε(x2 − 1)

K′ (x)
Il vient alors (x2 − 1)y ′ + xy = (x2 − 1) p = −1
ε(x2 − 1)
p
ε(x2 − 1) −ε
soit K′ (x) = − =p
x2 − 1 ε(x2 − 1)

On en déduit que K(x) = Arcsin x si |x| < 1


K(x) = −Argch(x) si |x| < 1
Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est
 
K + Arcsin x
x 7→ √ K ∈ R si |x| < 1
1 − x2
 
K − Argch x
x 7→ √ K ∈ R si |x| > 1
x2 − 1
Afin de déterminer le développement limité de la solution qui vaut 0 en 0, on ne va
pas calculer le développement limité en 0 de la solution trouvée, mais on va utiliser
la formule de Taylor
y ′′ (0)x2 y (3) (0)x3 y (4) (0)x4 y (5) (0)x5 
y(x) = y(0) + y ′ (0)x + + + + + o x5
2 6 24 120

Rappel : formule de Taylor-Young


le développement limité d’une fonction de classe C n en x0 s’écrit de la manière
suivante
(x − x0 )n y (n) (x0 )
y(x) = y(x0 ) + (x − x0 )y ′ (x0 ) + . . . + o ((x − x0 )n )
n!

Afin de déterminer les dérivées successives de y, on va utiliser le fait que y est solution
d’une équation différentielle. En évaluant l’équation différentielle en 0, on a
−y ′ (0) + 1 = 0
6 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

d’où y ′ (0) = 1
On dérive une fois l’équation différentielle, pour obtenir

2xy ′ + (x2 − 1)y ′′ + y + xy ′ = 0

En évaluant cette expression en 0, il vient

y ′′ (0) = −y(0) = 0

On dérive à nouveau l’équation différentielle pour obtenir

(x2 − 1)y (3) + 5xy ′′ + 4y ′ = 0

On évalue cette expression en 0, ce qui donne

y (3) (0) = 4

On dérive encore une fois l’équation différentielle

(x2 − 1)y (4) + 7xy (3) + 9y ′′ = 0

et en évaluant en 0, on obtient

y (4) (0) = 9y ′′ (0) = 0

On dérive une dernière fois l’équation différentielle

(x2 − 1)y (5) + 9xy (4) + 16y (3) = 0

et en évaluant en 0, on obtient

y (5) (0) = 16y (3) (0) = 64

On en déduit le développement limité suivant

2x3 8x5 
y(x) = x + + + o x5
3 15

Exercice 1.4

On cherche à résoudre le système différentiel


 ′     
y1 1 8 y1 ex
= +
y2 2 1 y2 e −3x

Pour résoudre ce système, on va chercher un changement de fonctions linéaire et


constant :    
u1 y1
=P
u2 y2
où P est une matrice 2 × 2. Comme P est une matrice constante, on a
 ′  ′
u1 y1
=P
u2 y2
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 7

Il vient alors
 ′      
u1 1 8 u1 ex
=P P−1 +P
u2 2 1 u2 e −3x

Afin d’obtenir deux équations découplées, on cherche P tel que la matrice


 
1 8
P P−1
2 1

soit diagonale. Pour cela, il suffit que P−1 soit la matrice de passage entre la base
canonique et une base de vecteurs propres (si une telle base existe). Étudions ainsi
le spectre de la matrice  
1 8
2 1
Son polynôme caractéristique est égal à

X2 − 2X − 15

Le discriminant réduit de ce polynôme est égal à 16, on en déduit que la matrice est
diagonalisable, avec deux racines distinctes qui sont

λ1 = −3 et λ2 = 5

On cherche maintenant les vecteurs propres associés à ces valeurs propres


• Vecteur propre associé à −3
Si (x1 , x2 ) appartient à l’espace propre associé à la valeur propre −3, alors

4x1 + 8x2 = 0
2x1 + 4x2 = 0

On en déduit que (2, −1) est un vecteur propre associé à −3.


• Vecteur propre associé à 5
Si (x1 , x2 ) appartient à l’espace propre associé à la valeur propre 5, alors

−4x1 + 8x2 = 0
2x1 − 4x2 = 0

On en déduit que (2, 1) est un vecteur propre associé à 5.


 
2 2
On peut ainsi choisir P −1
=
−1 1
 
1 1 −2
d’où P=
4 1 2
On en déduit que les fonctions u1 et u2 vérifient
 ′      
u1 −3 0 u1 1 1 −2 ex
= +
u2 0 5 u2 4 1 2 e −3x
8 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

• Résolution de l’équation en u1
La fonction u1 vérifie l’équation
1 x 1 −3x
u′1 = −3u1 + e − e
4 2
On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

u′1 = −3u1

dont la solution est x 7→ K1 e −3x . Pour déterminer une solution de l’équation


avec second membre, on cherche une solution sous la forme x 7→ K1 (x)e −3x .
On trouve alors
1 1
K′1 e −3x = e x − e −3x
4 2

1 4x 1
soit K′1 = e −
4 2
On en déduit que l’ensemble des solutions de l’équation en u1 est
   
x e 4x
x 7→ C1 − + exp (−3x) C1 ∈ R .
2 16
• Résolution de l’équation en u2
La fonction u2 vérifie l’équation
1 x 1 −3x
u′2 = 5u2 + e + e
4 2
On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

u′2 = 5u2

dont la solution est x 7→ K2 e 5x . Pour déterminer une solution de l’équation


avec second membre, on cherche une solution sous la forme x 7→ K2 (x)e 5x . On
trouve alors
1 1
K′2 e 5x = e x + e −3x
4 2

1 −4x 1 −8x
soit K′2 = e + e
4 2
On en déduit que l’ensemble des solutions de l’équation en u2 est
   
e −4x e −8x
x 7→ C2 − − exp (5x) C1 ∈ R .
16 16
Enfin, en utilisant    
y1 −1 u1
=P
y2 u2
On obtient ainsi
y1 = 2u1 + 2u2
ex e −3x ex
= 2C1 e −3x + 2C2 e 5x − − − xe −3x +
8 8 −3x 8
−3x 5x −3x e
= 2C1 e + 2C2 e − xe −
8
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 9

y2 = −u1 + u2
ex e −3x xe −3x ex
= −C1 e −3x + C2 e 5x − − − −
16 16 x 2 16
−3x 5x xe −3x e e −3x
= −C1 e + C2 e + − −
2 8 16
Finalement, l’ensemble des solutions du système différentiel est
 
    −3x e −3x
2 2  −xe −
x 7→ C1 e −3x + C2 e 5x + 8 x 
−1 1 xe −3x e −3x e 
− −
2 16 8

Exercice 1.5

1.5.1 On cherche à résoudre l’équation différentielle

y ′′ − 2y ′ + y = 2 sh x

Rappel
L’équation différentielle
y ′′ + ay ′ + by = 0
se résout de la manière suivante. On pose l’équation caractéristique

r2 + ar + b = 0

Si cette équation admet deux racines distinctes r1 et r2 , alors l’ensemble des


solutions de l’équation est

x 7→ Ae r1 x + Be r2 x (A, B) ∈ C2

Si cette équation admet une racine double r, alors l’ensemble des solutions
de l’équation est

x 7→ (Ax + B)e rx (A, B) ∈ C2

On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

y ′′ − 2y ′ + y = 0

Son équation caractéristique est

r2 − 2r + 1 = 0

et admet 1 pour racine double. L’ensemble des solutions de l’équation différentielle


est donc 
x 7→ (Ax + B)e x (A, B) ∈ C2
10 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Rappel
On cherche à résoudre une équation différentielle du second ordre à coeffi-
cients constants, avec second membre « exponentielle-polynôme » de la forme

y ′′ + ay ′ + by = P(x)e αx

où P est un polynôme non nul. Alors la solution générale de cette équation


différentielle est la somme de la solution générale de l’équation homogène

y ′′ + ay ′ + by = 0

et d’une solution particulière. En pratique, une solution particulière se


cherche sous la forme x 7→ Q(x)e αx où Q est un polynôme. Le degré de
Q doit être choisi de la manière suivante :
• si α n’est pas racine de r2 + ar + b = 0, alors deg Q = deg P.
• si α est racine simple de r2 + ar + b = 0, alors deg Q = deg P + 1.
• si α est racine double de r2 + ar + b = 0, alors deg Q = deg P + 2.

On récrit l’équation sous la forme

y ′′ − 2y ′ + y = e x + e −x

On va successivement chercher une solution particulière de

y ′′ − 2y ′ + y = e −x

puis de y ′′ − 2y ′ + y = e x
• solution de y ′′ − 2y ′ + y = e −x
−1 n’est pas racine de r2 − 2r + 1, on cherche donc une solution particulière
sous la forme x 7→ Ae −x . Il vient alors

y ′′ − 2y ′ + y = 4Ae −x = e −x

1
On en déduit que A=
4
• solution de y ′′ − 2y ′ + y = e x
1 est racine double de r2 − 2r + 1, on cherche donc une solution particulière
sous la forme x 7→ Ax2 e x . On a alors

 y(x) = Ax2 e x
y ′ (x) = 2Axe x + Ax2 e x
 ′′
y (x) = 2Ae x + 4Axe x + Ax2 e x

On en déduit que y ′′ − 2y ′ + y = 2Ae x = e x

1
d’où A=
2
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 11

Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est


 
e −x x2 e −x
x 7→ (K1 x + K2 )e x + + (K1 , K2 ) ∈ R 2
.
4 2

Remarque
On cherche à résoudre une équation différentielle du second ordre (pas forcé-
ment à coefficients constants) de la forme

y ′′ + a(x)y ′ + b(x)y = c(x)

Si on connaît une solution y1 de l’équation homogène, alors en cherchant une


solution de la forme
x 7→ y1 (x)z(x)
on se ramène à une équation différentielle du premier ordre en z ′ . Ceci donne
une autre méthode de résolution des équations différentielles de cet exercice,
ainsi que celle de l’exercice suivant.

1.5.2 On cherche à résoudre

y ′′ − 4y ′ + 3y = xe 2x cos x

On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

y ′′ − 4y ′ + 3y = 0

Cette équation est une équation différentielle d’ordre 2, à coefficients constants. Elle
admet pour équation caractéristique

r2 − 4r + 3 = 0

Cette équation a pour racines 1 et −3. On en déduit que l’ensemble des solutions de
l’équation différentielle homogène est

x 7→ K1 e x + K2 e −3x (K1 , K2 ) ∈ C2

On cherche maintenant une solution particulière de

xe (2+i)x xe (2−i)x
y ′′ − 4y ′ + 3y = xe 2x cos x = +
2 2
On va successivement chercher des solutions particulières de

xe (2+i)x
y ′′ − 4y ′ + 3y =
2

xe (2−i)x
puis de y ′′ − 4y ′ + 3y =
2
12 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

xe (2+i)x
• Solution de y ′′ − 4y ′ + 3y =
2
2 + i n’est pas racine de r2 − 4r + 3. On cherche donc une solution de l’équation
différentielle sous la forme x 7→ (Ax + B)e (2+i)x . On a alors
 (2+i)x
 y(x) = (Ax + B)e


((2 + i)(Ax + B) + A)e (2+i)x
y (x) =  

 y ′′ (x) = (3 + 4i)Ax + (4 + 2i)A + (3 + 4i)B e (2+i)x

On obtient ainsi (
1
−2A =
2
2iA − 2B = 0

 1
A=−
soit 4
B=− i

4
On en déduit que
x + i (2+i)x
x 7→ − e
4
est solution de l’équation différentielle

xe (2+i)x
y ′′ − 4y ′ + 3y =
2

xe (2−i)x
• Solution de y ′′ − 4y ′ + 3y =
2
Si yS1 vérifie
xe (2+i)x
yS′′1 − 4yS′ 1 + 3yS1 =
2
alors, en conjuguant l’équation, on obtient

xe (2−i)x
ȳS′′1 − 4ȳS′ 1 + 3ȳS1 =
2
On en déduit que
x − i (2−i)x
x 7→ − e
4
est solution de l’équation différentielle

xe (2−i)x
y ′′ − 4y ′ + 3y =
2
On en déduit qu’une solution particulière de l’équation homogène est

x + i (2+i)x x − i (2−i)x xe 2x e ix + e −ix ie 2x e ix − e −ix


− e − e =− −
4 4 2 2 2 2
e 2x
= (sin x − x cos x)
2
Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation est
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 13

 
e 2x
x 7→ K1 e x + K2 e −3x + (sin x − x cos x) (K1 , K2 ) ∈ C2 .
2

1.5.3 On cherche à résoudre l’équation différentielle

y ′′ − 2y ′ + y = 2e x

On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

y ′′ − 2y ′ + y = 0

qui a pour équation caractéristique

r2 − 2r + 1 = 0

qui a pour racine double 1. L’ensemble des solutions de l’équation différentielle ho-
mogène est donc 
x 7→ (Ax + B)e x (A, B) ∈ C2
On cherche à présent une solution de l’équation différentielle avec second membre

y ′′ − 2y ′ + y = 2e x

Comme 1 est racine double de l’équation caractéristique, on cherche une solution


particulière de l’équation sous la forme y : x 7→ Ax2 e x . On a alors

 y(x) = Ax2 e x
y ′ (x) = (2Ax + Ax2 )e x
 ′′
y (x) = (2A + 4Ax + Ax2 )e x

En injectant dans l’équation, on obtient

y ′′ − 2y ′ + y = 2Ae x = 2e x

donc A = 1. Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est



x 7→ (Ax + B + x2 )e x (A, B) ∈ C2 .

1.5.4 On cherche à résoudre l’équation

y ′′ − 6y ′ + 9y = (3x2 + 1)e x

On commence par résoudre l’équation différentielle homogène

y ′′ − 6y ′ + 9y = 0

qui a pour équation caractéristique

r2 − 6r + 9 = 0

qui a pour racine double 3. L’ensemble des solutions de l’équation différentielle ho-
mogène est donc 
x 7→ (Ax + B)e 3x (A, B) ∈ C2
14 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

On cherche à présent une solution de l’équation différentielle avec second membre

y ′′ − 6y ′ + 9y = (3x2 + 1)e 3x

Comme 3 est racine double de l’équation caractéristique, on va chercher une solution


particulière sous la forme y : x 7→ (Ax4 + Bx3 + Cx2 )e 3x . On a alors

 y(x) = (Ax4 + Bx3 + Cx2 )e 3x
y ′ (x) = (3Ax4 + (4A + 3B)x3 + (3B + 3C)x2 + 2Cx)e 3x
 ′′
y (x) = (9Ax4 + (9B + 24A)x3 + (9C + 18B + 12A)x2 + (12C + 6B)x + 2C)e 3x

ce qui donne

y ′′ − 6y ′ + 9y = (12Ax2 + 6Bx + 2C)e 3x = (3x2 + 1)e 3x

1 1
d’où A= B=0 C=
4 2
On en déduit que l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est
   
x4 x2 3x 2
x 7→ Ax + B + + e (A, B) ∈ C
4 2

Exercice 1.6

On cherche à résoudre l’équation différentielle

x2 y ′′ − 2y = x4 cos x

On commence par chercher des solutions de l’équation différentielle homogène

x2 y ′′ − 2y = 0

Comme suggéré par l’énoncé, cherchons des solutions sous la forme x 7→ xα . On a


ainsi
x2 α(α − 1)xα − 2xα = 0

d’où α2 − α − 2 = 0

soit α=2 ou α = −1
2
On en déduit que s 7→ 1/x et x 7→ x sont deux solutions indépendantes de l’équation
homogène. Afin de trouver la solution de l’équation avec second membre, on va
appliquer la méthode de variation de la constante. Pour cela, on commence par écrire
le système linéaire d’ordre 1 associé à l’équation ; notons Y le vecteur (y, y ′ ). Alors
   
0 1 0
Y′ = Y +
2/x2 0 x2 cos x

On cherche des solutions sous la forme

Y = λ1 Y1 + λ2 Y2
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 15

où λ1 et λ2 sont des fonctions, et où Y1 et Y2 sont deux solutions du système


homogène
 
 2  1
x  
Y1 = et Y2 =  x1 
2x − 2
x
En injectant dans le système, on obtient
 
0
λ′1 Y1 + λ′2 Y2 =
x2 cos x

 
2 1  ′   
 x λ1 0
soit  x  =
1 λ′2 x2 cos x
2x − 2
x
On trouve alors, en résolvant le système linéaire
 x cos x
 ′
 λ1 =
3
4
 λ′ = − cos x
 x
2
3
Il reste à intégrer ces fonctions. Après quelques intégrations par parties, on obtient

 1
 λ1 = (x sin x + cos x)
3 4 3
 λ2 = − x sin x − 4x cos x + 4x2 sin x + 8x cos x − 8 sin x

3 3
Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est
   

 1 

 x 7→ (x sin x + cos x) + A x2 
3
  (A, B) ∈ C2

 x4 sin x 4x3 cos x 2 1 

 + − − + 4x sin x + 8x cos x + B 
3 3 x

Exercice 1.7

Soit la fonction un : (n, θ) 7→ rn cos(nθ). Alors on a

∂un
= nrn−1 cos(nθ)
∂r
∂ 2 un
= n(n − 1)rn−2 cos(nθ)
∂r2
∂un
= −rn sin(nθ)
∂θ
∂ 2 un
= −rn cos(nθ)
∂θ2
16 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

D’où
∂ 2 un 1 ∂ 2 un 1 ∂un
2
+ 2 2
+ = n(n − 1)rn−2 cos(nθ) − rn−2 n2 cos(nθ)
∂r r ∂θ r ∂r
+nrn−2 cos(nθ)
=0

On a donc montré que

∂ 2 un 1 ∂ 2 un 1 ∂un
2
+ 2 2
+ =0
∂r r ∂θ r ∂r
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 17

INTÉGRATION

Exercice 2.1

Z 1  1
x5 1
2.1.1 x4 dx = =
0 5 0 5

Z π/2
π/2
2.1.2 sin x dx = [− cos x]0 =1
0

Z π/2
1 1 π
2.1.3 dx = [Arctan (x)]0 =
0 1 + x2 4

Z √
2/2 √
dx 2/2 π
2.1.4 √ = [Arcsin x]0 =
0 1−x 2 4

Z π/3 Z π/3
sin x π/3 π
2.1.5 tan x dx = dx [− ln |cos x|]0 = − ln cos = ln 2
0 0 cos x 3

Z e
dx e
2.1.6 = [ln x]1 = 1
0 x

Z z  z
dx 1 1
2.1.7 = ln |2x − 1| = ln |2z − 1|
0 2x − 1 2 0 2

Z π/2 Z π/2  π/2


2 1 − cos(2x) x sin(2x) π
2.1.8 sin x dx = dx = − =
0 0 2 2 4 0 4

Z π/2 Z π/2  π/2


1 + cos(2x) x sin(2x) π
2.1.9 cos2 x dx = dx = + =
0 0 2 2 4 0 4
18 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Exercice 2.2

Rappel : Changement de variables dans une intégrale


Soit ϕ une fonction dérivable qui est soit strictement croissante, soit stricte-
ment décroissante. Alors
Z ϕ(b) Z b
f (t) dt = f (ϕ(u)) ϕ′ (u) du
ϕ(a) a

2.2.1 On cherche à calculer


Z π/2
sin x cos2 x dx
0

Posons t = cos x. Alors dt = − sin xdx. Par ailleurs


si x = 0 alors t=1
π
si x = alors t=0
2
Z π/2 Z 0  0
2 2 t3
On en déduit que sin x cos x dx = − t dt = −
0 1 3 1

Z π/2
1
Finalement sin x cos2 x dx =
0 3

2.2.2 On cherche à calculer


Z π
dx
0 3 + cos x

x
Rappel : changement de variable en t = tan
2
x 2t
Si t = tan , alors sin x =
2 1 + t2
1 − t2
cos x =
1 + t2
2t
tan x =
1 − t2

x
x 1 + tan2 2
Posons t = tan . Alors dt = 2 dx = 1 + t dx. Par ailleurs
2 2 2
si x = 0 alors t=0
si x → π alors t → +∞
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 19

Z π Z +∞
dx 2dt
On en déduit que =  
0 3 + cos x
0 1 − t2
(1 + t2 ) 3 +
Z +∞ 1 + t2
2dt
= 2 + 1 − t2
Z +∞
0 3 + 3t
2dt
=
Z0 +∞ 4 + 2t2
dt
=
Z π 0  2 + t2  +∞
dx 1 t
= √ Arctan √
0 3 + cos x 2 2 0

Z π

dx π 2
Finalement =
0 3 + cos x 4

2.2.3 On cherche à calculer


Z 4
x
√ dx
1 2 + 4x
2
Posons t = 2 + 4x. Alors
2tdt = 4dx

Par ailleurs si x = 1 alors t= √
6
si x = 4 alors t=3 2

Z Z √
4 3 2 2
x t −2
On en déduit que √ dx = dt √
1 2 + 4x 6 8 √
 3 3 2
t 2t
= −
24√ 8 √6

√ √
54 2 6 6 6 2 2 6
= − − +
24√ 6 8 8
36 2
=
Z 4 24

x 3 2
√ dx =
1 2 + 4x 2

Z 4

x 3 2
Finalement √ dx =
1 2 + 4x 2

2.2.4 On cherche à calculer


Z 1
dx
2 2
−1 (1 + x )

Posons x = tan t. Alors dx = (1 + tan2 t)dt = (1 + x2 )dt. Par ailleurs


π
si x = −1 alors t = −
π4
si x = 1 alors t =
4
20 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Z 1 Z π/4
dx dt
On en déduit que =
2 2
−1 (1 + x ) 1 + tan2 t
Z−π/4
π/4
= cos2 tdt
−π/4
Z π/4
1 + cos(2t)
= dt
2
−π/4 π/4
t sin(2t)
= +
2 4 −π/4
Z 1
dx π 1
2 2
= +
−1 (1 + x ) 4 2

Z 1
dx π 1
Finalement 2 )2
= +
−1 (1 + x 4 2

2.2.5 On cherche à calculer


Z 5√
x−1
dx
1 x
2
Posons t = x − 1. Alors 2tdt = dx. Par ailleurs
si x = 1 alors t=0
si x = 5 alors t=2
Z 5√ Z 2
x−1 2t2
On en déduit que dx = dt
1 x 0 1
Z + t2 
2
1
=2 1− dt
0 1 + t2
2
= 2 [t − Arctan t]0
Z 5√
x−1
dx = 4 − 2 Arctan (2)
1 x

Z 5√
x−1
Finalement dx = 4 − 2 Arctan (2)
1 x

2.2.6 On cherche à calculer


Z 4/3
dx

3/4 x x2 − 1

ERREUR !
On
√ voit ici que l’intégrale va de 3/4 à 4/3, alors que l’intégrande comporte
x2 − 1, qui n’est définie que pour |x| > 1. On va donc se contenter de
calculer une primitive.

1
Posons x = 1/t. Alors dx = −dt. On en déduit que
t2
Z Z
dx dt
√ dx = − √ = − Arcsin (t)
2
x x −1 1 − t2
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 21

Z  
dx 1
Finalement √ = − Arcsin
x x2 − 1 x

2.2.7 On cherche à calculer


Z π/2
cos x
dx
0 6 − 5 sin x + sin2 x
Posons t = sin x. Alors dt = − cos xdx. Par ailleurs
si x = 0 alors t=0
π
si x = alors t=1
2
On en déduit que
Z π/2 Z 1
cos x dt
dx =
0 6 − 5 sin x + sin2 x 0 t2 − 5t + 6
Z 1
dt
=
(t − 3)(t − 2)0
Z 1 
1 1
= − dt
0 t−3 t−2
 1
t−3
= ln
t−2 0
Z π/2  
cos x 3
2 dx = ln 2 − ln
0 6 − 5 sin x + sin x 2

Z π/2  
cos x 4
Finalement dx = ln
0 6 − 5 sin x + sin2 x 3

Exercice 2.3

Rappel : Intégration par parties


Si u et v sont deux fonctions C 1 , alors
Z Z
u′ v = [uv] − uv ′

2.3.1 On cherche à calculer


Z 1
x3 e −x dx
0
Intégrons par parties, en posant

u(x) = x3 d’où u′ (x) = 3x2


v ′ (x) = exp(−x) on choisit v(x) = −e −x
22 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

On a alors
Z 1 Z 1 Z 1
3 −x
 1 1
x e dx = −x3 e −x 0 + 3x e2 −x
dx = − + 3 x2 e −x dx
0 0 e 0

Intégrons à nouveau par parties, en posant

u(x) = x2 d’où u′ (x) = 2x


v ′ (x) = exp(−x) on choisit v(x) = −e −x

On a alors
Z 1  Z 1  Z 1
1  1 4
x3 e −x dx = − + 3 −x2 e −x 0 + 2xe −x dx = − + 6 xe −x dx
0 e 0 e 0

Intégrons à nouveau par parties, en posant

u(x) = x d’où u′ (x) = 1


v ′ (x) = e −x on choisit v(x) = −e −x

On a alors
Z 1  Z 1   
3 −x 4  
−x 1 −x 4 1 1 16
x e dx = − +6 −xe 0
+ e dx = − +6 − − + 1 = 6−
0 e 0 e e e e

Z 1
16
Finalement x3 e −x dx = 6 −
0 e

2.3.2 On cherche à calculer


Z π
(x2 − x) cos x dx
0

Intégrons par parties, en posant

u(x) = x2 − x d’où u′ (x) = 2x − 1


v ′ (x) = cos x on choisit v(x) = sin x

On a alors
Z π Z π Z π
 π
(x2 − x) cos x dx = (x2 − x) sin x 0 − (2x − 1) sin x dx = − (2x − 1) sin x dx
0 0 0

Intégrons à nouveau par parties, en posant

u(x) = 2x − 1 d’où u′ (x) = 2


v ′ (x) = sin x on choisit v(x) = − cos x

On a alors
Z π Z π
2 π
(x − x) cos x dx = − [−(2x − 1) cos x]0 +2 cos x dx
0 0
= (1 − 2π) + 1 + 2 [sin x]π0
= 2 − 2π
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 23

Z π
Finalement (x2 − x) cos x dx = 2 − 2π
0

2.3.3 On cherche à calculer


Z π/4
cos2 x dx
0
Intégrons par parties, en posant

u(x) = cos x d’où u′ (x) = − sin x


v ′ (x) = cos x on choisit v(x) = sin x

On a alors
Z π/4 Z π/4 Z π/4
2 π/4 2 1
cos x dx = [sin x cos x]0 + sin x dx = + (1 − cos2 x) dx
0 0 2 0

On a ainsi trouvé que


Z π/4 Z π/4
1 π
cos2 x dx = + − cos2 x dx
0 2 4 0

Z π/4
1 π
Finalement cos2 x dx = +
0 4 8

2.3.4 On cherche à calculer Z e


ln x dx
0
Intégrons par parties, en posant
1
u(x) = ln x d’où u′ (x) =
x
v ′ (x) = 1 on choisit v(x) = x

On a alors Z e Z e
e e
ln x dx = [x ln x]0 − dx = e − [x]0 = 0
0 0

Z e
Finalement ln x dx = 0
0

Exercice 2.4
On note Z 1
In = xn sin(πx) dx
0
et on recherche une relation de récurrence entre In et In+2 . L’intégrale In+2 est égale à
Z 1
In+2 = xn+2 sin(πx) dx
0
24 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Intégrons par parties, en posant

u(x) = xn+2 d’où u′ (x) = (n + 2)xn+1


cos(πx)
v ′ (x) = sin(πx) on choisit v(x) = −
π
On a alors
 n+2 1 Z Z
x cos(πx) n + 2 1 n+1 1 n + 2 1 n+1
In+2 = − + x cos(πx)dx = + x cos(πx)dx
π 0 π 0 π π 0

Intégrons par parties, en posant

u(x) = xn+1 d’où u′ (x) = (n + 1)xn


sin(πx)
v ′ (x) = cos(πx) on choisit v(x) =
π
On a alors
 1 Z !
1
1 n+2 sin(πx)xn+1 n+1 n
In+2 = + − x sin(πx) dx
π π π 0 π 0

1 (n + 2)(n + 1)
Finalement In+2 = − In
π π2

Exercice 2.5

Rappel : décomposition en éléments simples


Soient P et Q deux polynômes tels que d◦ P < d◦ Q.
• Si (X − α)n |Q(X) et (X − α)n+1 ∤ Q(X), on a

P(x) a1 a2 an e
P(x)
= + + · · · + +
Q(x) x − α (x − α)2 (x − α)n e
Q(x)

e
où X − α ne divise pas Q(X)
• Si (X2 + αX + β)n |Q(X) et (X2 + αX + β)n+1 ∤ Q(X), où X2 + αX + β
est un polynôme irréductible (c’est à dire que α2 − 4β < 0), on a

P(x) a1 x + b 1 a2 x + b 2 an x + b n e
P(x)
= 2 + 2 2
+···+ 2 n
+
Q(x) x + αx + β (x + αx + β) (x + αx + β) e
Q(x)

où X2 + αX + β ne divise pas Q̄.

2.5.1 On cherche à calculer


Z √
2/2
1
dx
0 x2 − 1
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 25

Afin de calculer cette intégrale, nous allons décomposer la fraction rationnelle en


éléments simples

1 1 A B
∃(A, B) = = +
x2 −1 (x − 1)(x + 1) x−1 x+1

En multipliant les deux membre de l’égalité par (x − 1), puis en évaluant en x = 1,


on obtient
1
A=
2
En multipliant les deux membre de l’égalité par (x + 1), puis en évaluant en x = −1,
on obtient
1
B=−
2
 
1 1 1 1
soit = −
x2 − 1 2 x−1 x+1
Il vient alors, en calculant une primitive de chacun des éléments simples
Z √
2/2  √2/2
1 1 x−1
dx = ln
0 x2 − 1 2 x+1 0

1 2−2
= ln √
2 2+2

1 ( 2 − 2)2
= ln
Z √2/2 2 4−2
1 1 √
2−1
dx = ln(3 − 2 2)
0 x 2

Z √
2/2 √
1 1
Finalement dx = ln(3 − 2 2)
0 x2 − 1 2

2.5.2 On cherche à calculer


Z 0
x+1
dx
−1 (x − 1)(x − 2)2

Afin de calculer cette intégrale, nous allons décomposer la fraction rationnelle en


éléments simples

x+1 A B C
∃(A, B, C) = + +
(x − 1)(x − 2)2 x − 1 x − 2 (x − 2)2

En multipliant les deux membre de l’égalité par (x − 1), puis en évaluant en x = 1,


on obtient
A=2
En multipliant les deux membre de l’égalité par (x − 2)2 , puis en évaluant en x = 2,
on obtient
C=3
26 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Enfin, en multipliant par x chacun des membres et en prenant la limite en +∞, on


obtient
A+B=0 soit B = −2
Il vient alors, en calculant une primitive de chacun des éléments simples
Z 0 Z 0 
x+1 2 2 3
2
dx = − + dx
−1 (x − 1)(x − 2) x − 1 x − 2 (x − 2)2
−1 0  0
x−1 3
= 2 ln + −
x − 2 −1 x −2 −1 
3
= −2 ln 2 + 2 ln 3 − 2 ln 2 + −1
Z 0 2
x+1 1
2
dx = −4 ln 2 + 2 ln 3 +
−1 (x − 1)(x − 2) 2

Z 0
x+1 1
Finalement 2
dx = −4 ln 2 + 2 ln 3 +
−1 (x − 1)(x − 2) 2

2.5.3 On cherche à calculer


Z 1
x+1
2+x+1
dx
−1 x

Dans cette fraction rationnelle, faisons apparaître la dérivée de x 7→ x2 + x + 1 au


numérateur
 
x+1 1 2x + 2 1 2x + 1 1
= = +
x2 + x + 1 2 x2 + x + 1 2 x2 + x + 1 x2 + x + 1

Il vient alors
Z 1 Z Z
x+1 1 1 2x + 1 1 1 1
2+x+1
dx = 2+x+1
dx + 2+x+1
dx
x 2 x 2 x
−1 −1 Z−11
1 1 1 1
= ln(x2 + x + 1) −1 +  2 dx
2 2 −1 1 3
x− +
Z 1 2 4
1   1 1 1
= ln(x2 + x + 1) −1 + √ !2 dx
2 2 −1  1
2
3
x− +
2 2
    1
1
ln 3 1  2  2 x − 2 
= +  √ Arctan  √ 
2 2  3  3 
   −1 
ln 3 1 1 3
+√
= Arctan √ − Arctan − √
2 3 3 3
ln 3 1 π π
= +√ +
Z 1 2 3 6 3
x+1 ln 3 π
2
dx = + √
−1 x + x + 1 2 2 3
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 27

Z 1
x+1 ln 3 π
Finalement 2+x+1
dx = + √
−1 x 2 2 3

2.5.4 On cherche à calculer


Z e
dx
0 (x2 + 2x + 2)2
Cette fraction rationnelle est déjà décomposée en éléments simples dans R, car le
polynôme au dénominateur est irréductible dans R. On peut récrire cette intégrale
comme suit Z e Z e
dx dx
2 2
=  2
0 (x + 2x + 2) 0 2
(x + 1) + 1
et comme on l’a vu à l’exercice 2.3, question 4, il suffit de chercher un changement
de variable en tan. Posons donc

x + 1 = tan t

d’où dx = (1 + tan2 t) dt
π
Par ailleurs si x = 0 alors t=
4
si x = e alors t = Arctan (1 + e )
Il vient alors
Z e Z Arctan (1+e )
dx 1 + tan2 t
= dt
0 (x2 + 2x + 2)2 (1 + tan2 t)2
Zπ/4
Arctan (1+e )
dt
=
1 + tan2 t
Zπ/4
Arctan (1+e )
= cos2 t dt
Zπ/4
Arctan (1+e )
1 + cos(2t)
= dt
π/4 2
 Arctan (1+e )
t sin(2t)
= +
2 4 π/4
Arctan (1 + e ) π 1 Arctan (1+e )
= − + [sin(2t)]π/4
Z e 2 8 4
dx Arctan (1 + e ) π sin(2 Arctan (1 + e )) − 1
2 2
= − +
0 (x + 2x + 2) 2 8 4

2 tan x
Enfin, on sait que sin(2x) =
1 + tan2 x
2(1 + e )
On en déduit que sin(2 Arctan (1 + e )) =
1 + (1 + e )2
Finalement
Z e
dx Arctan (1 + e ) π e2
= − −
0 (x2 + 2x + 2)2 2 8 4(2 + 2e + e 2 )
28 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

CALCUL MATRICIEL

Exercice 3.1

Rappel : familles libres, familles liées



→ − → → − −

On dit qu’une famille ( V 1 , V 2 , V 3 , . . . , V k ) est libre si

→ −
→ −
→ −

λ1 V 1 + λ2 V 2 + λ3 V 3 + . . . λk V k = 0 =⇒ λ1 = λ2 = · · · = λk = 0

→ − → − → →

On dit qu’une famille ( V 1 , V 2 , V 3 , . . . , V k ) est liée si elle n’est pas libre,
c’est à dire

→ −
→ −
→ −

∃(λ1 , λ2 , . . . λk ) 6= (0, 0, . . . , 0) tel que λ1 V 1 + λ2 V 2 + λ3 V 3 + . . . λk V k = 0

En pratique, pour déterminer si une famille est libre ou liée, on pose le sys-
tème

→ −
→ −
→ −

λ1 V 1 + λ2 V 2 + λ3 V 3 + . . . λk V k = 0
et on le résout. Si le système admet une seule solution, alors la famille est
libre, alors que si le système admet plusieurs solutions, la famille est liée.

3.1.1 On cherche à savoir si la famille

(2, 3, 0, 5) (0, 1, 0, 4) (1, 1, 0, 2)

est libre ou liée. Soient λ1 , λ2 et λ3 tels que

λ1 (2, 3, 0, 5) + λ2 (0, 1, 0, 4) + λ3 (1, 1, 0, 2) = 0

En écrivant la dernière égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le système



 2λ1 + λ3 = 0
(Σ) 3λ1 + λ2 + λ3 = 0

5λ1 + 4λ2 + 2λ3 = 0

On a alors les équivalences suivantes



 2λ1 + λ3 = 0
(Σ) ⇐⇒ 3λ1 + λ2 = 0 L2 ← L2 − L1

λ1 + 4λ2 = 0 L3 ← L3 − 2L1

 2λ1 + λ3 = 0
(Σ) ⇐⇒ 3λ1 + λ2 =0

−11λ1 =0 L3 ← L3 − 4L2
Alors, nécessairement, λ1 = λ2 = λ3 = 0.
La famille est donc libre.
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 29

3.1.2 On cherche à savoir si la famille

(−5, 2, 8, −16) (−5, 3, 17, −14) (1, 1, 11, 6)

est libre ou liée. Soient λ1 , λ2 et λ3 tels que

λ1 (−5, 2, 8, −16) + λ2 (−5, 3, 17, −14) + λ3 (1, 1, 11, 6) = 0

En écrivant la dernière égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le système




 −5λ1 − 5λ2 + λ3 = 0

2λ1 + 3λ2 + λ3 = 0
(Σ)
 8λ1
 + 17λ2 + 11λ3 = 0

−16λ1 − 14λ2 + 6λ3 = 0


 −5λ1 − 5λ2 + λ3 = 0

7λ1 + 8λ2 = 0 L2 ← L2 − L1
(Σ) ⇐⇒

 63λ 1 + 72λ2 = 0 L3 ← L3 − 11L1

14λ1 + 16λ2 = 0 L4 ← L4 − 6L1
On remarque que la troisième ligne est égale à 9 fois la deuxième, tandis que la
quatrième est égale à 2 fois la deuxième. On peut donc supprimer ces deux lignes,
d’où 
−5λ1 − 5λ2 + λ3 = 0
(Σ) ⇐⇒
7λ1 + 8λ2 =0
(
λ3
λ1 + λ2 =
(Σ) ⇐⇒ 5
7λ1 + 8λ2 = 0

 λ1 + λ2 = λ3

(Σ) ⇐⇒ 5
 7λ3
 λ2 = − L2 ← L2 − 7L1
5

 λ1 = 8λ3

(Σ) ⇐⇒ 5
 7λ
 λ2 = − 3
5
Le système admet donc une droite de solutions, ce qui veut dire que
La famille est liée.

3.1.3 On cherche à savoir si la famille

(0, 1, 2, −1) (1, 2, −1, 0) (0, 2, −1, 1) (4, 6, 1, 3)

est libre ou liée. Soient λ1 , λ2 , λ3 et λ4 tels que

λ1 (0, 1, 2, −1) + λ2 (1, 2, −1, 0) + λ3 (0, 2, −1, 1) + λ4 (4, 6, 1, 3) = 0

En écrivant la dernière égalité coordonnée par coordonnée, on obtient le système




 λ2 + 4λ4 = 0

λ1 + 2λ2 + 2λ3 + 6λ4 = 0
(Σ)

 2λ1 − λ2 − λ3 + λ4 = 0

−λ1 + λ3 + 3λ4 = 0
30 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

On a alors les équivalences suivantes




 λ1 + 2λ2 + 2λ3 + 6λ4 = 0 L1 ↔ L2

λ2 + 4λ4 = 0 L1 ↔ L2
(Σ) ⇐⇒

 2λ 1 − λ 2 − λ3 + λ4 = 0

−λ1 + λ3 + 3λ4 = 0


 λ1 + 2λ2 + 2λ3 + 6λ4 = 0

λ2 + 4λ4 = 0
(Σ) ⇐⇒

 − 5λ2 − 5λ3 − 11λ4 = 0 L3 ← L3 − 2L1

2λ2 + 3λ3 + 9λ4 = 0 L4 ← L4 + L1


 λ1 + 2λ2 + 2λ3 + 6λ4 = 0

λ2 + 4λ4 = 0
(Σ) ⇐⇒

 − 5λ3 + 9λ4 = 0 L3 ← L3 + 5L2

3λ3 + λ4 = 0 L4 ← L4 − 2L2


 λ1 + 2λ2 + 2λ3 + 6λ4 = 0

λ2 + 4λ4 = 0
(Σ) ⇐⇒

 − 32λ3 = 0 L3 ← L3 − 9L4

3λ3 + λ4 = 0
On en déduit que λ1 = λ2 = λ3 = λ4 = 0, donc que

La famille est libre.

Exercice 3.2

Rappel : changement de base


Notons V1 , V2 , . . . , Vn les vecteurs colonnes d’une base B′ exprimés dans


la base canonique. Soit V un vecteur de Rn . Notons X′ (x′1 , x′2 , . . . , x′n ). les

→ −

coordonnées de V dans B′ . Notons X(x1 , x2 , . . . , xn ) les coordonnées de V
dans la base canonique. Alors

X = x′1 V1 + x′2 V2 + · · · + x′n Vn

 
x′1
 x′2 
 
soit X = (V1 |V2 | . . . |Vn )  ..  = PX′
 . 
x′n

La matrice de passage de la base canonique à la base (e1 , e2 , e3 ) est égale à


 
1 1 1
 1 1 2 
1 2 3
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 31

Afin de déterminer les coordonnées de (5, −1, 3) dans la base (e1 , e2 , e3 ), résolvons le
système 
 λ1 + λ2 + λ3 = 5
(Σ) λ1 + λ2 + 2λ3 = −1

λ1 + 2λ2 + 3λ3 = 3
On a alors les équivalences suivantes

 λ1 + λ2 + λ3 = 5
(Σ) ⇐⇒ λ3 = −6 L2 ← L2 − L1

λ2 + 2λ3 = −2 L3 ← L3 − L1

 λ1 = 1
(Σ) ⇐⇒ λ2 = 10

λ3 = −6

Le vecteur (5, −1, 3) admet (1, 10, −6) pour


coordonnées dans la base (e1 , e2 , e3 ).

Afin de déterminer les coordonnées de (2, 3, −1) dans la base (e1 , e2 , e3 ), résolvons le
système 
 λ1 + λ2 + λ3 = 2
(Σ) λ1 + λ2 + 2λ3 = 3

λ1 + 2λ2 + 3λ3 = −1
On a alors les équivalences suivantes

 λ1 + λ2 + λ3 = 2
(Σ) ⇐⇒ λ3 = 1 L2 ← L2 − L1

λ2 + 2λ3 = −3 L3 ← L3 − L1

 λ1 = 6
(Σ) ⇐⇒ λ2 = −5

λ3 = 1

Le vecteur (2, 3, −1) admet (6, −5, −1) pour


coordonnées dans la base (e1 , e2 , e3 ).

Exercice 3.3

Rappel : Produit matriciel


Soient deux matrices A et B. Notons nA et nB le nombre de lignes respectif
de A et de B, et pA et pB le nombre de colonnes. Alors le produit A × B est
défini si et seulement si pA = nB . On a alors
pA
P
(A × B)i,j = Ai,k Bk,j
k=1

D’une manière générale, le produit de deux matrices n’est pas commutatif :


si le produit A × B est défini, B × A n’est pas forcément défini, et même
lorsqu’il est défini, on a en général A × B 6= B × A.
32 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Rappel : Associativité
on dit qu’une opération ∗ est associative si

∀a, b, c (a ∗ b) ∗ c = a ∗ (b ∗ c)

On peut alors noter ce produit sans parenthèse : a ∗ b ∗ c.

Notons A, B et C les matrices


 
    3 −1
1 2 −1 6 2
A= B= C= 3 0 
−4 5 8 0 3
−5 1
Alors on a
   
17 −6 −8 5 3
A×B = et B×C=
44 −24 −23 39 −11
Et finalement  
73 −25
(A × B) × C = A × (B × C) =
175 −67

Exercice 3.4

Méthode de calcul d’un déterminant


D’une manière générale, pour calculer un déterminant, on conseille de faire
apparaître un maximum de 0 sur une ligne ou une colonne à l’aide d’opé-
rations sur les lignes et les colonnes, puis de développer par rapport à cette
ligne ou cette colonne.
Par ailleurs, on rappelle que la règle de Sarrus ne fonctionne qu’en dimen-
sion 3.

3.4.1 On cherche à calculer le déterminant


2 −1 0
∆1 = −1 2 −1
0 −1 2
0 3 −2 L1 ← L1 + 2L2
∆1 = −1 2 −1
0 −1 2
3 −2
∆1 =
−1 2
∆1 = 4

∆1 = 4

3.4.2 On cherche à calculer le déterminant suivant


1 2 3 4
1 3 6 10
∆2 =
1 4 10 20
1 5 15 35
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 33

1 2 3 4
0 1 3 6 L2 ← L1 − L2
∆2 =
0 1 4 10 L3 ← L3 − L2
0 1 5 15 L4 ← L4 − L3
1 3 6
= 1 4 10
1 5 15
1 3 6
= 0 1 4 L2 ← L2 − L1
0 1 5 L3 ← L3 − L2
1 4
∆2 =
1 5

=1

∆2 = 1

3.4.3 On cherche à calculer le déterminant suivant

−1 1 1 1
1 −1 1 1
∆3 =
1 1 −1 1
1 1 1 −1

−1 1 1 1
0 0 2 2 L2 ← L2 + L1
∆3 =
0 2 0 2 L3 ← L3 + L1
0 2 2 0 L4 ← L4 + L1
0 2 2
=− 2 0 2
2 2 0
2 2 2 0
=2 −2
2 0 2 2
∆3 = −16

∆3 = −16

Exercice 3.5

Méthode d’inversion d’une matrice


On peut inverser une matrice d’au moins deux manières
1. En résolvant un système linéaire n × n.
Notons (x1 , x2 , . . . , xn ) un vecteur X, et (y1 , y2 , . . . , yn ) un vecteur Y.
On résout le système
AX = Y
en X (c’est à dire qu’on suppose connu Y, et qu’on cherche à exprimer
34 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

chacun des xi en fonction des yi ). Alors à la fin de la résolution du


système linéaire, on obtient une relation linéaire de la forme

X = BY

La matrice B est l’inverse de la matrice A.


2. En utilisant la comatrice
1 t
On a la formule A−1 = comA
det A
où comA est la comatrice de A, c’est à dire la matrice de ses cofacteurs.
Les cofacteurs Ci,j de A sont, au signe près, les mineurs ∆i,j de A :

Ci,j = (−1)i+j ∆i,j

Le mineur ∆i,j est le déterminant de la matrice A à laquelle on a ôté


la ligne i et la colonne j.
D’un point de vue informatique, aucun algorithme n’implémente la méthode
avec les cofacteurs, car elle est trop coûteuse en calculs. En pratique, elle
n’est efficace qu’avec les matrices 3 × 3. Pour les dimensions supérieurs, on
n’utilisera que la méthode consistant à résoudre un système linéaire.

3.5.1 Nous voulons inverser la matrice


 
2 −1 0
 −1 2 −1 
0 −1 2

Pour cela, nous allons inverser le système suivant



 2x1 − x2 = y1
(Σ) −x1 + 2x2 − x3 = y2

− x2 + 2x3 = y3

On a alors

 2x1 − x2
 = y1
3 1 1
(Σ)⇐⇒ x2 − x3 = y2 + y1 L2 ← L2 + L3

 2 2 2
− x2 + 2x3 = y3

 2x1 − x2 = y1

 3 1 1
⇐⇒ x2 − x3 = y2 + y1 L2 ← L2 + L3
 2 2 2

 4 2 1 2
x3 = y3 + y2 + y1 L3 ← L3 + L2
 3 3 3 3
 3 1 1

 x1 = y 1 + y 2 + y 3

 4 2 4
1 1
(Σ)⇐⇒ x2 = y1 + y2 + y3

 2 2

 x3 = 1 y1 + 1 y2 + 3 y3

4 2 4
On en déduit que
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 35

 
3 1 1
 −1  4 2 4 
2 −1 0  
 −1 2 −1  =  1 1 
 1 
 2 2 
0 −1 2  
1 1 3
4 2 4

3.5.2 Nous voulons inverser la matrice


 
1 1 3
 2 2 2 
0 2 3

Pour cela, nous allons inverser le système suivant



 x1 + x2 + 3x3 = y1
(Σ) 2x1 + 2x2 + 2x3 = y2

2x2 + 3x3 = y3

On a alors

 x1 + x2
+ 3x3 = y1
(Σ)⇐⇒ − 4x3 = y2 − 2y1 L2 ← L2 − 2L1

2x2 + 3x3 = y3

 1 3 1

 x1 = y1 + y2 − y3

 4 8 2
3 3 1
⇐⇒ x2 = − y1 + y2 + y3

 4 8 2

 x3 = 1 y1 − 1 y2

2 4
On en déduit que
 
1 3 1
 −1  −
4 8 2 
1 1 3  
 2  3 3 1 
2 2  = − 
 4 8 2 
0 2 3  
1 1
− 0
2 4

Exercice 3.6

Rappel : inverse d’une matrice 2 × 2


 
a b
La matrice
c d
 
1 d −b
a pour inverse
ad − bc −c a

3.6.1 Tenant compte du fait que cos2 t + sin2 t = 1, on obtient


36 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

 −1  
cos t − sin t cos t sin t
=
sin t cos t − sin t cos t

3.6.2 Tenant compte du fait que ch 2 t − sh 2 t = 1, on obtient


 −1  
ch t sh t ch t − sh t
=
sh t ch t − sh t ch t

3.6.3 Tenant compte du fait que ch 2 t − sh 2 t = 1, on obtient


 −1  
sh t ch t − sh t ch t
=
ch t sh t ch t − sh t

Exercice 3.7

Rappel : Valeur propre/Vecteur propre


On appelle valeur propre un complexe λ tel que

∃X 6= 0 AX = λX

Dans ce cas, X est appelé un vecteur propre.


Les valeurs propres sont les λ tels que (A − λIn ) n’est pas inversible. On en
déduit que λ est une valeur propre, si et seulement si

det(A − λIn ) = 0

Le polynôme P(λ) = det(A − λIn ) est appelé polynôme caractéristique.


Dans la pratique, on commence par calculer le polynôme caractéristique, et
on calcule ses racines, ce qui donne les valeurs propres. Les vecteurs propres
sont obtenus en résolvant le système

(A − λIn )X = 0

où λ est une valeur propre.

3.7.1 On recherche les éléments propres de la matrice


 
2 0 4
 3 −4 12 
1 −2 5
Commençons par calculer le polynôme caractéristique de cette matrice
2−X 0 4
χ(X) = 3 −4 − X 12
1 −2 5−X
−4 − X 12 3 −4 − X
= (2 − X) +4
−2 5−X 1 −2
= (2 − X) ((X + 4)(X − 5) + 24) + 4 (−6 + X + 4)
= (2 − X) X2 − X + 4 − 4
= X(2 − X)(X − 1)
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 37

On en déduit que Les valeurs propres de la matrice sont 0, 1, 2


Déterminons à présent les vecteurs propres associés à chacune de ces valeurs propres
• Espace propre associé à 0
Afin de déterminer l’espace propre associé à 0, résolvons le système

 2x1 + 4x3 = 0
(Σ) 3x1 − 4x2 + 12x3 = 0

x1 − 2x2 + 5x3 = 0

On a l’équivalence suivante

 2x1 + 4x3 = 0
(Σ) ⇐⇒ x1 + 2x3 = 0 L2 ← L2 − 2L1

x1 − 2x2 + 5x3 = 0

La première et la deuxième ligne sont les mêmes, donc



x1 + 2x3 = 0
(Σ) ⇐⇒
x1 − 2x2 + 5x3 = 0

c’est à dire que (


x1 = −2x3
(Σ) ⇐⇒ 3
x2 = x3
2

(−4, 3, 2) est un vecteur propre associé à 0

• Espace propre associé à 1


Afin de déterminer l’espace propre associé à 1, résolvons le système

 x1 + 4x3 = 0
(Σ) 3x1 − 5x2 + 12x3 = 0

x1 − 2x2 + 4x3 = 0

On a l’équivalence suivante

 x1 + 4x3 = 0
(Σ) ⇐⇒ x1 − 5x2 =0 L2 ← L2 − 3L1

− 2x2 =0 L3 ← L3 − L1

c’est à dire que 


x1 = −4x3
(Σ) ⇐⇒
x2 = 0

(−4, 0, 1) est un vecteur propre associé à 1.

• Espace propre associé à 2


Afin de déterminer l’espace propre associé à 2, résolvons le système

 + 4x3 = 0
(Σ) 3x1 − 6x2 + 12x3 = 0

x1 − 2x2 + 3x3 = 0
38 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

c’est à dire que



x1 = 2x2
(Σ) ⇐⇒
x3 = 0

(2, 1, 0) est un vecteur propre associé à 2.

La matrice de passage est égale à


 
−4 −4 2
 3 0 1 
2 1 0

Il reste à inverser cette matrice. Pour cela, on va résoudre le système linéaire



 4x1 − 4x2 + 2x3 = y1
(Σ) 3x1 + x3 = y2

2x1 + x2 = y3

On a alors les équivalences suivantes



 4x1
 − 4x2 + 2x3 = y1
1 1
(Σ) ⇐⇒ x1 + 2x2 = y2 − y1 L2 ← L2 − L1

 2 2
 2x1 + x2 = y3
 4x1
 − 4x2 + 2x3 = y1
1
⇐⇒ x1 + 2x2 = y2 − y1

 2
− 3x2 = y3 − 2y2 + y1 L3 ← L3 − 2L2

On trouve ainsi

 1 1 2

 x1 = y1 − y2 + y3

 6 3 3
1 2 1
(Σ) ⇐⇒ x2 = − y1 + y2 − y3

 3 3 3

 x3 = − 1 y1 + 2 y2 − 2 y3

2

 
1 1 2

 6 3 3 
 
 1 2 1 
soit P−1 = − − 
 3 3 3 
 1 
− 2 −2
2

3.7.2 On recherche les éléments propres de la matrice


 
1 4 2
 0 −3 −2 
0 4 3
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 39

Commençons par calculer le polynôme caractéristique de cette matrice

1−X 4 2
χ(X) = 0 −3 − X −2
0 4 3−X
−3 − X −2
= (1 − X)
4 3 − X
= (1 − X) X2 − 9 + 8
= −(X − 1)2 (X + 1)

On en déduit que Les valeurs propres de la matrice sont −1 et 1.


Déterminons à présent les vecteurs propres associés à chacune de ces valeurs propres
• Espace propre associé à −1
Afin de déterminer l’espace propre associé à −1, résolvons le système

 2x1 + 4x2 + 2x3 = 0
(Σ) − 2x2 − 2x3 = 0

4x2 + 4x3 = 0

Le système (Σ) est équivalent à



x1 + x2 = 0
x2 + x3 = 0

(1, −1, 1) est un vecteur propre associé à 2.

• Espace propre associé à 1


Afin de déterminer l’espace propre associé à −1, résolvons le système

 4x2 + 2x3 = 0
(Σ) − 4x2 − 2x3 = 0

4x2 + 2x3 = 0

Ce système est équivalent à


2x2 + x3 = 0
On en déduit que

(1, 0, 0) et (0, 2, −1) sont deux vecteurs propres associés à 1.

On en déduit la matrice de passage suivante


 
1 0 1
P =  0 2 −1 
0 −1 1

Il reste à inverser cette matrice. Pour cela, on va résoudre le système linéaire



 x1 + x3 = y1
(Σ) 2x2 − x3 = y2

− x2 + x3 = y3
40 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

On a alors les équivalences suivantes



 x1 + x3 = y1
(Σ) ⇐⇒ x2 = y2 + y3 L2 ← L2 + L3

− x2 + x3 = y3
D’où 
 x1 = y1 − y2 − 2y3
x2 = y2 + y3

x3 = y2 + 2y3
 
1 −1 −2
soit P−1 = 0 1 1 
0 1 2

3.7.3 On recherche les éléments propres de la matrice


 
−2 −2 1
 −2 1 −2 
1 1 −2
Commençons par calculer le polynôme caractéristique de cette matrice
−2 − X −2 1
χ(X) = −2 1−X −2
1 1 −2 − X
1−X −2 −2 −2 −2 1 − X
= −(X + 2) +2 +
1 −2 − X 1 −2 − X 1 1
= −(X + 2)((X − 1)(X + 2) + 2) + 2(2(X + 2) + 2) − 2 + X − 1
= −(X + 2)(X2 + X) + 5X + 9
χ(X) = −X3 − 3X2 + 3X + 9
−3 est racine évidente du polynôme. Le polynôme se factorise alors sous la forme
χ(X) = −(X + 3)(X2 − 3)
√ √
On en déduit que Les valeurs propres sont −3, 3, − 3.
Déterminons à présent les vecteurs propres associés à chacune de ces valeurs propres
• Espace propre associé à −3
Afin de déterminer l’espace propre associé à −3, résolvons le système

 x1 − 2x2 + x3 = 0
(Σ) −2x1 + 4x2 − 2x3 = 0

x1 + x2 + x3 = 0
Le système (Σ) est équivalent à

 x1 − 2x2 + x3 = 0
0 = 0 L2 ← L2 + 2L1

3x2 = 0 L3 ← L3 − L1
On en déduit que
(1, 0, −1) est un vecteur propre associé à −3.
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 41


• Espace propre associé à 3

Afin de déterminer l’espace propre associé à 3, résolvons le système
 √
 −(2 + 3)x1 − 2x
√2 + x3 =0
(Σ) −2x1 + (1 − 3)x2 − 2x
√3 = 0

x1 + x2 − (2 + 3)x3 = 0

On a les équivalences suivantes


 √ √ √
 −x1 − 2(2 −√ 3)x2 + (2 − 3)x3 = 0 L1 ← (2 − 3)L1
Σ ⇐⇒ −2x1 + (1 − 3)x2 − 2x
√3 =0

 x 1 + x2
√ − (2 + 3)x
√ 3 = 0
 −x 1 − 2(2 − 3)x
√ 2 + (2 − 3)x
√ 3 =0
⇐⇒ (9 − 5 √3)x2 + (−6 + √ 3)x3 = 0 L2 ← L2 − 2L1
2

(−3 + 2 3)x2 − 2 3x3 = 0 L3 ← L2 + L1

Les deux dernières lignes sont proportionnelles (ça ne se voit pas forcément,
mais le déterminant des deux dernières lignes est nul). On en déduit que

 1
 x1 = − 2 x2 !


 3

 3x = 1 − x2
2

On en déduit que
√ !
1 3 √
− , 1, 1 − est un vecteur propre associé à 3.
2 2

• Espace propre associé à − 3

Afin de déterminer l’espace propre associé à − 3, résolvons le système
 √
 −(2 − 3)x1 − 2x
√2 + x3 =0
(Σ) −2x1 + (1 + 3)x2 − 2x
√3 =0

x1 + x2 − (2 − 3)x3 = 0

On a les équivalences suivantes


 √ √ √
 −x1 − 2(2 +√ 3)x2 + (2 + 3)x3 = 0 L1 ← (2 + 3)L1
Σ ⇐⇒ −2x1 + (1 + 3)x2 − 2x
√3 =0

 1 x + x2
√ − (2 − 3)x
√ 3 0=
 −x1 − 2(2 + √3)x2 + (2 + √ 3)x3 = 0
⇐⇒ (9 + 5 √3)x2 + (−6 − √ 3)x3 = 0 L2 ← L2 − 2L1
2

(−3 − 2 3)x2 + 2 3x3 = 0 L3 ← L2 + L1

Les deux dernières lignes sont proportionelles (ça ne se voit pas forcément, mais
le déterminant des deux dernières lignes est nul). On en déduit que

 1
 x1 = − 2 x2 !


 3

 x3 = 1 + 2 x2
42 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

On en déduit que
√ !
1 3 √
− , 1, 1 + est un vecteur propre associé à − 3.
2 2

On peut donc choisir, comme matrice de passage


 
1 1
1 − −
 2 2 
 
P= 0 1√ 1√ 
 3 3 
−1 1 − 1+
2 2
Il reste à inverser la matrice de passage P. Pour cela, on va résoudre le système

 1 1

 x1 − x2 − x3 = y1

 2 2
x2 ! + x3 ! = y2
(Σ) √ √

 3 3


 −x1 + 1−
2
x2 + 1+
2
x3 = y3

On a alors les équivalences suivantes



 1 1

 x − x2 − x3 = y1
 1 2 2
(Σ) ⇐⇒ x√2 + x√3 = y2

 1 − 3 1 + 3

 x2 + x3 = y3 + y1 L3 ← L1 + L3
 2 2
 1 1
 x1 − x2 − x3 = y1
⇐⇒ 2 2
 x2 + x√3 = y2 √ √

 − x2 + (2 + 3)x 3 = (1 + 3)(y3 + y1 ) L3 ← (1 + 3)L3
 1 1
 x1 − x2 − x3 = y1
⇐⇒ 2 2
 x2 + x√3 = y2 √

(3 + 3)x3 = (1 + 3)(y3 + y1 ) + y2 L3 ← L3 + L2
Il vient alors 
 1

 x1 = y1 + y2

 √ 2 √ √

3 3+ 3 3
x2 = − y1 + y2 − y3

 √ 3 √6 √ 3


 x3 = 3 y1 + 3 − 3 y2 + 3 y3

3 6 3
 
1
 √ 1 0
 2√ √  
 3 3+ 3 3 
Finalement P−1 =  − − 
 √3 6√ √3 
 3 3− 3 3 
3 6 3

3.7.4 On recherche les éléments propres de


 
2 −2 1
 1 3 1 
0 1 2
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 43

Commençons par calculer le polynôme caractéristique de cette matrice


2−X −2 1
χ(X) = 1 3−X 1
0 1 2−X
3−X 1 −2 1
= (2 − X) −
1 2−X 1 2−X
= (2 − X) ((X − 3)(X − 2) − 1) − 2(X − 2) + 1
= −(X − 3)(X − 2)2 + (X − 2) − 2(X − 2) + 1
= −(X − 3)(X − 2)2 + (3 − X)
= −(X − 3)((X − 2)2 + 1)
χ(X) = −(X − 3)(X2 − 4X + 5)
3 est valeur propre de la matrice. Les autres valeurs propres λ vérifient
(λ − 2)2 + 1 = 0

donc λ = 2+
−i

Les valeurs propres sont 3, 2 + i et 2 − i.


Déterminons à présent les vecteurs propres associés à chacune de ces valeurs propres
• Espace propre associé à 3
Afin de déterminer l’espace propre associé à 3, résolvons le système

 −x1 − 2x2 + x3 = 0
(Σ) x1 + x3 = 0

x2 − x3 = 0
Le système (Σ) est équivalent à

 −x1 − 2x2 + x3 = 0
(Σ) ⇐⇒ − 2x2 + 2x3 = 0 L2 ← L2 + L1

x2 − x3 = 0
On en déduit que
(−1, 1, 1) est un vecteur propre associé à 3.
• Espace propre associé à 2 + i
Afin de déterminer l’espace propre associé à 2 + i, résolvons le système

 −ix1 − 2x2 + x3 = 0
(Σ) x1 + (1 − i)x2 + x3 = 0

x2 − ix3 = 0
Le système (Σ) est équivalent à

 −ix1 − 2x2 + x3 =0
(Σ) ⇐⇒ (1 + i)x2 + (1 − i)x3 = 0 L2 ← L2 − iL1

 x2 − ix3 = 0
x1 = −(2 + i)x3
⇐⇒
x2 = ix3
On en déduit que
(−(2 + i), i, 1) est un vecteur propre associé à 2 + i.
44 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

• Espace propre associé à 2 − i


Si A est une matrice réelle, λ une valeur propre complexe de A et V un vecteur
propre associé à λ, alors
AV = λV

En conjuguant, il vient AV̄ = λ̄V̄


On en déduit que λ̄ admet V̄ comme vecteur propre. Ainsi

(−(2 − i), −i, 1) est un vecteur propre associé à 2 − i.

 
−1 −(2 + i) −(2 − i)
On en déduit que P= 1 i −i 
1 1 1

Il reste à inverser la matrice P. Pour cela, on résout le système



 −x1 − (2 + i)x2 − (2 − i)x3 = y1
(Σ) x1 + ix2 − ix3 = y2

x1 + x2 + x3 = y3

On a alors les équivalences suivantes



 −x1 − (2 + i)x2 − (2 − i)x3 = y1
(Σ) ⇐⇒ − 2x2 − 2x3 = y2 + y1 L2 ← L2 + L1

 − (1 + i)x2 − (1 − i)x3 = y3 + y1 L3 ← L3 + L1

 −x 1 − (2 + i)x2 − (2 − i)x3 = y1
⇐⇒ − 2x2 − 2x 3 = y2 + y1

 1−i 1+i 1+i
2ix3 = y1 − y2 + y3 L3 ← L3 − L2
 2 2 2
 1 1

 x1 = y1 + y2 + y3

 2 2
−1 + i 1+i i
⇐⇒ x2 = y1 − y2 + y3

 4 4 2

 x3 = − 1 + i y1 − 1 − i y2 − i y3

4 4 2
 
1 1
1
 2 2 
 −1 + i 1+i i 
Finalement P −1
=
 − 

 4 4 2 
1+i 1−i i
− − −
4 4 2

Exercice 3.8

Afin de résoudre ce système linéaire, on va utiliser le pivot de Gauss




 x + 2y + 3z + t =3


 x + 4y + 5z + 2t = 2
(Σ) 2x + 9y + 8z + 3t = 7



 3x + 7y + 7z + 2t = 12

5x + 7y + 7z + 2t = 20
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 45

On a alors le équivalences suivantes




 x + 2y + 3z + t =3 L1


 2y + 2z + t = −1 L2 ← L2 − L1
(Σ) ⇐⇒ 5y + 2z + t =1 L3 ← L3 − 2L1



 y − 2z − t =3 L4 ← L4 − 3L1

 − 3y − 8z − 3t = 5 L5 ← L5 − 5L1

 x + 2y + 3z + t =3 L1


 y − 2z − t =3 L2 ↔ L4
⇐⇒ 5y + 2z + t =1 L3



 2y + 2z + t = −1 L4 ↔ L2

 − 3y − 8z − 3t = 5 L5

 x + 2y + 3z + t =3 L1


 y − 2z − t =3 L2
⇐⇒ 6z + 3t = −7 L3 ← L3 − 2L1



 12z + 6t = −14 L4 ← L4 − 5L1

− 14z − 6t = 14 L5 ← L5 + 3L1

On peut éliminer la quatrième ligne, qui est proportionnelle à la troisième ligne. Ainsi


 x + 2y + 3z + t = 3 L1

y − 2z − t = 3 L2
(Σ) ⇐⇒

 6z + 3t = −7 L3

 − 14z − 6t = 14 L4

 x + 2y + 3z + t = 3 L1

 y − 2z − t = 3 L2
⇐⇒ 6z + 3t = −7 L3 ← L3 − 2L1



 7 7
t =− L4 ← L4 + L1
 3 3
 x=4


 y= 2

⇐⇒ 3

 z=0


 t = −7
3

Le système admet une seule solution qui est

2 7
x=4 y= z=0 t=−
3 3

Exercice 3.9

On étudie le système

 λx1 + x2 + x3 = a
x1 + λx2 + x3 = a

x1 + x2 + λx3 = a
46 Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année

Afin de déterminer le nombre de solutions éventuelles de ce système, on en calcule le


déterminant.
λ 1 1
λ 1 1 1 1 1
1 λ 1 =λ − +
1 λ 1 λ λ 1
1 1 λ
= λ(λ2 − 1) − (λ − 1) + (1 − λ)
= λ(λ2 − 1) − 2(λ − 1)
= λ(λ − 1)(λ + 1) − 2(λ − 1)
= (λ − 1)2 (λ + 2)
On en déduit que le système admet une et une seule solution si et seulement si λ 6= 1
et λ 6= −2.
• Si λ = 1
le système s’écrit alors

 x1 + x2 + x3 = a
x1 + x2 + x3 = a2

x1 + x2 + x3 = a3
Le système admet des solutions, si et seulement si

a = a2 = a3

c’est à dire si et seulement si


a=0 ou a=1

On en déduit que
Si a 6= 0 ou a 6= 1, alors le système n’a pas de solution.
Si a = 0 et a = 1, alors l’ensemble des solutions est

(x, y, a − x − y) (x, y) ∈ R2 .

• Si λ = −2 le système s’écrit alors



 −2x1 + x2 + x3 = a
x1 − 2x2 + x3 = a2

x1 + x2 − 2x3 = a3
En additionnant les trois lignes, on obtient

a + a2 + a3 = 0

ceci est possible, si et seulement si


2iπ 2iπ
a=e 3 ou a = e− 3 ou a=0

Dans ce cas, le système est équivalent à



−2x1 + x2 + x3 = a
x1 − 2x2 + x3 = a2
ou encore, en remplaçant la première ligne par L1 + 2L2

− 3x2 + 3x3 = a + 2a2
x1 − 2x2 + x3 = a2
Rappels de Mathématiques, Istil 1ère année 47

soit  2
 x3 = x2 + a + 2a

2
3
 x1 = x2 + a − a

3
On en déduit que
2iπ
Si a 6= 0 et a 6= e 3 et a 6= e 3 , alors le système n’a
−2iπ

pas de solution.
2iπ
Si a = 0 ou a = e 3 ou a = e 3 , alors l’ensemble des
−2iπ

solutions est
  
a2 − a a + 2a2
x+ , x, x + x∈R .
3 3

• Cas général
Dans le cas général, on peut inverser le système. Dans ce cas, nous allons utiliser
la formule
1 t
A−1 = com(A)
det A
On a alors
 
λ 1 1 1 1 λ

 1 λ 1 λ 1 1 
 
 
 1 1 λ 1 λ 1 

com(A) =  − − 
1 λ 1 λ 1 1 
 
 
 1 1 λ 1 λ 1 

λ 1 1 1 1 λ

Soit, en calculant les neuf déterminants


 
λ+1 −1 −1
com(A) = (λ − 1)  −1 λ+1 −1 
−1 −1 λ + 1

On trouve finalement

(λ + 1)a − a2 − a3
x1 =
λ2 + λ − 2
−a + (λ + 1)a2 − a3
x2 =
λ2 + λ − 2
−a − a2 + (λ + 1)a3
x3 =
λ2 + λ − 2

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