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Stratigraphie de Papaskwasati, Québec

Le document présente une étude détaillée de la stratigraphie et de la sédimentologie de la formation de Papaskwasati dans la région du lac Mistassini, Québec. Il inclut des analyses géologiques, pétrographiques et géochimiques, ainsi que des évaluations du potentiel uranifère. L'étude est structurée en plusieurs sections, abordant la géologie régionale, les bassins sédimentaires, et les méthodes d'analyse utilisées.

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Stratigraphie de Papaskwasati, Québec

Le document présente une étude détaillée de la stratigraphie et de la sédimentologie de la formation de Papaskwasati dans la région du lac Mistassini, Québec. Il inclut des analyses géologiques, pétrographiques et géochimiques, ainsi que des évaluations du potentiel uranifère. L'étude est structurée en plusieurs sections, abordant la géologie régionale, les bassins sédimentaires, et les méthodes d'analyse utilisées.

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DPV 423

STRATIGRAPHIE ET SEDIMENTOLOGIE DE LA FORMATION PAPASKWASATI DE LA REGION DU LAC


MISTASSINI, QUEBEC
EXPLORATION GÉOLOGIQUE

MINISTERE
DES RICHESSES
NATURELLES
DIRECTION GENERALE
DES MINES

c-
./
.1

REGION DU LAC MISTASSINI,QUEBEC

STRATIGRAPHIE ET SEDIMENTOLOGIE

DE LA FORMATION DE PAPASKWASATI

par

Jean-Louis Caty

\..
\

D PV-423
MINISTERE DES RICHESSES NATURELLES

SERVICE DE L'EXPLORATION GEOLOGIQUE

ETUDE SPECIALE

STRATIGRAPHIE ET SEDIMENTOLOGIE

DE LA FORMATION DE PAPASKWASATI

DE LA REGION DU LAC MISTASSINI, QUEBEC

PAR

JEAN-LOUIS CATY

MAI 1976

Document déposé au fichier ouvert, le 17 septembre 1976


Distribution sur demande seulement
Document placed on Open File, September 17, 1976
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TABLE DES MATIÈRES
Pages

Sommaire xvi

INTRODUCTION

Situation géographique 1

But du travail 1

Méthodes de travail 3

Travaux antérieurs 4

GÉOLOGIE RÉGIONALE

Province de Supérieur 8

Sous-province de Mistassini 11

Province de Grenville 15

STRATIGRAPHIE DES BASSINS DE MISTASSINI ET D'OTISH

Introduction 17

Bassin de Mistassini ti 17

Paléorégolite 20

La Formation de Papaskwasati 23

La Formation de Cheno 33

Le membre inférieur de la Formation d' Albanel 37


iv

Bassin d'Otish 41
Paléorégolite 44
La Formation d'Indicator 44
La Formation de Péribonca 46
Corrélations 48

Corrélations stratigraphiques entre le Papaskwasati d'une

part et le Cheno et le membre inférieur de la Formation

d'Albanel du Groupe de Mistassini d'autre part 49


Corrélations entre les Groupes de Mistassini et d'Otish 51
Corrélations des Groupes de Mistassini et d'Otish avec les

autres séquences des bassins sédimentaires aphébiens qui

ceinturent le craton d'Ungava 54


Âge des Groupes de Mistassini et d'Otish 56

PÉTROGRAPHIE ET GÉOCHIMIE

Introduction 58

Paléorégolite 58

Géochimie du paléorégolite 62

Formation de Papaskwasati 70

Analyses granulométriques 72

Nature des roches terrigènes grossières 75

Minéralogie des roches terrigènes grossières 77

Nature des roches terrigènes à grains fins 87

Granulométrie et minéralogie des argilites 88

Géochimie des argilites de la Formation de Papaskwasati • • 91


Diagénése des argilites 100

URANIUM ET THORIUM

Introduction 103

Distribution stratigraphique de U-Th-K 103

Nature et provenance des échantillons radioactifs 106

évaluation du potentiel uranifère des roches des Groupes de

Mistassini et d'Otish 108

ANALYSE DU BASSIN

Introduction 111

Contexte géologique précédent la sédimentation de la Forma-

tion de Papaskwasati 111

Distribution des sédiments dans la Formation de Papaskwasati 112

Source des sédiments 119

Milieu de sédimentation 121

Nature et origine du dépSt 125

APPENDICES

1. Section-type, Formation de Papaskwasati 133

2. Section-type, Formation de Cheno 139

3. Section-type, Formation d'Indicator 142

4. Section-type, Formation de Péribonca 145


vi

5. Localisation des forages et description texturale des li-

thologies dans la Formation de Papaskwasati 150


6. Sections dans la Formation de Papaskwasati 187

7. Analyses granulométriques des conglomérats, des conglomé-

rats gréseux, des grès conglomératiques et des grès de la

Formation de Papaskwasati 194


8. Analyses modales des conglomérats gréseux, des grès con-

glomératiques et des grès de la Formation de Papaskwasati 201

9. Méthode d'analyse des minéraux d'argiles de la Formation

de Papaskwasati 209

10. Analyse de la composition chimique des argilites de la

Formation de Papaskwasati 212

11. Le dosage de l'uranium, du thorium et du potassium â

l'aide d'un spectromètre â rayons gamma 215

REMERCIEMENTS 230

BIBLIOGRAPHIE 231

PLANCHES I â XXV 246


vii

LISTE DES FIGURES, TABLEAUX ET PLANCHES

FIGURES

Fig. 1 Carte de localisation géographique 2

Fig. 2 Géologie régionale 10

Fig. 3 Séquences sédimentaires aphébiennes de la sous-provin-

ce de Mistassini 12

Fig. 4 Roches aphébiennes dans les sous-provinces du craton

d'Ungava 16

Fig. S Géologie locale de la cuvette de Papaskwasati 18

Fig. 6a Géologie du socle archéen sous la Formation de Papask-

wasati 19

Fig. 6b Carte de contours isopaques du paléorégolite sous la

Formation de Papaskwasati 19

Fig. 6c Zonation minéralogique du paléorégolite 19

Fig. 7a Stratigraphie, granulométrie et minéralogie de la For-

mation de Papaskwasati 24

Fig. 7b Carte à contours structuraux du socle sous les Forma-

tions de Papaskwasati et de Cheno 25

Fig. 7c Carte de contours isopaques de la Formation de Papask-

wasati 26

Fig. 8a Carte de contours isopaques de l'unité A du Membre de

Holton 30

Fig. 8b Carte de contours isopaques de l'unité B du Membre de

Holton 30
viii

Fig. 8c Carte de contours isopaques de l'unité C du Membre

de Holton 31
Fig. 8d Carte de contours isopaques du Membre de Holton de la

Formation de Papaskwasati 31
Fig. 9a Carte de contours isopaques de l'unité D du Membre de

Neilson 34
Fig. 9b Carte de contours isopaques de l'unité E du Membre de

Neilson 34
Fig. 9c Carte de contours isopaques de l'unité F du Membre de

Neilson 35
Fig. 9d Carte de contours isopaques du Membre de Neilson de

la Formation de Papaskwasati 35
Fig. 10 Section stratigraphique généralisée de la Formation
de Cheno 36
Fig. 11 Section stratigraphique généralisée du membre infé-
rieur de la Formation d'Albanel 38
Fig. 12 Carte géologique simplifiée du bassin d'Otish 42
Fig. 13 Section stratigraphique généralisée de la Formation
d'Indicator 43
Fig. 14 Section stratigraphique généralisée de la Formation
de Péribonca 47
Fig. 15 Coupe schématique dans le secteur E de la cuvette de
Papaskwasati 50
Fig. 16 Schéma illustrant les corrélations entre les Groupes
de Mistassini et d'Otish 52
ix

Fig. 17 Variation de la teneur en oxydes du paléorégolite en

fonction de la position stratigraphique des échan-

tillons 65

Fig. 18 "Straight line diagram" 66

Fig. 19 Indice d'altération du paléorégolite 67

Fig. 20 Classification texturale des roches sédimentaires ter-

rigènes de la Formation de Papaskwasati 71

Fig. 21 Distribution granulométrique de la fraction plus

grande que 2 mm des conglomérats à cailloux de quartz 74

Fig. 22a Classification des conglomérats gréseux 83


Fig. 22b Classification des grés conglomératiques 83

Fig. 23 Classification des grès 84

Fig. 24 Rapport Na20:K20 des roches argileuses 94

Fig. 25 Distribution de l'uranium, du thorium et du potassium

dans le forage OT-1 de la Formation de Papaskwasati . 105

Fig. 26a Carte de contours isolithes des conglomérats pétro-

micts de la Formation de Papaskwasati 113

Fig. 26b Carte de contours isolithes des conglomérats â cail-

loux de quartz de la Formation de Papaskwasati 114

Fig. 26c Carte de contours isolithes des grès conglomératiques

de la Formation de Papaskwasati 115

Fig. 26d Carte de contours isopourcentage des grès de la For-

mation de Papaskwasati 116

Fig. 26e Carte de contours du nombre de lits d'argilites de la

Formation de Papaskwasati 117


Fig. 27 Diagramme en rosette des directions de courant dans

les grès â stratifications entrecroisées de la Forma-

tion de Papaskwasati 118


Fig. 28 Diagramme CM (Passega, 1957 et 1964) pour les litho-

fogies de la Formation de Papaskwasati 123


Fig. 29 Méthodes graphiques (Friedman, 1961) pour distinguer

le milieu de rivière du milieu de plage 124


Fig. 30 Modèle de l'origine de la Formation de Papaskwasati 129

TABLEAUX

Tableau 1 Formations géologiques précambriennes de la région

de Mistassini 9

Tableau 2 Analyses modales du paléorégolite sur le complexe

granitique 59
Tableau 3 Minéraux argileux du paléorégolite 60
Tableau 4 Analyses chimiques du paléorégolite 61
Tableau 5 Perte en pourcentage-poids des éléments du paléo-

régolite en maintenant la teneur en Al2O3 cons-

tante 64
Tableau 6a Analyses modales des conglomérats â cailloux de

quartz (Fraction <2mm) 78


Tableau 6b Rapport quartz: feldspath potassique sur des pla-

ques de conglomérats (Fraction >2mm) 78

Tableau 7 Minéraux lourds des argilites 90


Tableau 8 Composition chimique en pourcentage-poids des ar-

gilites de Papaskwasati 92
xi

Tableau 9 Calcul de la composition minéralogique des argili-

tes

Tableau 10 Rapport Fe:Mn des argilites de la Formation de Pa-

paskwasati

Tableau 11 Teneur en uranium et thorium, et rapport Th:U des

argilites de la Formation de Papaskwasati

Tableau 12 Teneur en uranium et thorium des échantillons par-

ticulièrement radioactifs

PLANCHES

Planche I A) Contact entre la Formation de Papaskwasati et

le porphyre quartzo-feldspathique (Paléoré-

golite).

Planche I B) Gneissosité préservée dans la partie supéri-

eure du paléorégolite.

Planche II A) Altération avancée d'un feldspath potassique

dans la partie médiane du paléorégolite.

Planche II B) Altération avancée d'un plagioclase dans la

partie inférieure du paléorégolite.

Planche III A) Vue d'ensemble d'une section du paléorégolite

présent sous les dolomies du membre inférieur

de la Formation d'Albanel.

Planche III B) Partie supérieure de ce paléorégolite, mon-

trant des blocs granitiques entourés de dolo-

mite brune.
xii

Planche IV A) Socle granitique non altéré.

Planche IV B) Début d'altération des plagioclases à la base

du paléorégolite. Notez la présence de felds-

paths potassiques frais.

Planche V A) Illite feutrée, dans le paléorégolite.

Planche V B) Illite cristalline, dans le paléorégolite.

Planche VI A) Matrice sablonneuse des conglomérats à cail-

loux de quartz.

Planche VI B) Matrice sablonneuse et argileuse des conglomé-

rats à cailloux de quartz.

Planche VII A) Grès conglomératique très mal trié, nature

feldspathique de la fraction sablonneuse.

Planche VII B) Grès d'aspect massif, très mal trié. Forte

teneur en matrice argileuse.

Planche VIII Stratification entrecroisée et imbrication

dans un conglomérat à cailloux de quartz.

Planche IX A) Fabrique ouverte dans un conglomérat â cail-

loux de quartz et de feldspaths.

Planche IX B) Fabrique fermée dans un conglomérat à cail-

loux de quartz.

Planche X A) Grès finement lité, formé par l'alternance

de laminations de sable grossier, moyen et fin.

Planche X B) Grès finement lité dQ â des laminations ar-

gileuses. Â noter aussi la nature argileuse

de la matrice du grès.

Planche XI Stratifications entrecroisées dans un grès du

Membre de Neilson.
Planche XII A) Grès d'aspect massif, tri moyen, faible teneur

en matrice argileuse.

Planche XII B) Grès d'aspect massif, tri moyen, forte teneur

en matrice argileuse.

Planche XIII A) Grès argileux, Membre de Neilson. Feldspaths

potassiques non altérés.

Planche XIII B) Grès argileux, Membre de Holton. Feldspaths po-

tassiques altérés.

Planche XIV A) Fragments de porphyre quartzo-feldspathique al-

térés dans le conglomérat pétromict.

Planche XIV B) Fragments de porphyre quartzo-feldspathique al-

térés dans le conglomérat pétromict. Au centre

particules de quartz volcaniques.

Planche XV A) Grès d'aspect massif argileux. Particules de

quartz volcaniques dérivées du porphyre quartzo-

feldspathique, et particules de porphyre altérées.

Base de la Formation de Papaskwasati.

Planche XV B) Excroissance de silice (ciment) sur les grains


de quartz dans un grès d'aspect massif.

Planche XVI A) Feldspath potassique partiellement altéré dans

un grès d'aspect massif, mal trié.

B) Feldspath potassique d'un grès montrant une al-

tération avancée. Noter la diffusion à la bor-

dure du grain.

Planche XVII A) Divers degrés d'altérations des feldspaths po-

tassiques d'un grès, ayant pour résultat l'aug-

mentation de la quantité de matrice argileuse.


xiv

Planche XVII B) Feldspath potassique d'un grès presqu'entière-

ment transformé en illite.

Planche XVIII A) Grès conglomératique riche en feldspaths.

Unité F, Membre de Neilson.


Planche XVIII B) Conglomérat feldspathique. Unité F, Membre de
Neilson.

Planche XIX A) Tourmaline authigène agissant comme ciment

dans un grès.

Planche XIX B) Ciment de lazulite dans un grès.

Planche XX Placer de monazite et de zircon dans un grès

de l'unité E du Membre de Neilson.

Planche XXI A) Argilite noire, finement litée.

Planche XXI B) Argilite rouge brune, laminations obliques.

Planche XXII A) Feuillets de "Mudcracks" dans un grès de l'u-

nité E du Membre de Neilson.

Planche XXII B) Argilite noire finement litée et feuillets de

"Mudcracks".

Planche XXIII A) Microphotographie d'une argilite d'aspect mas-

sif, feutrée.

Planche XXIII B) Microphotographie d'une argilite silteuse fi-

nement litée.

Planche XXIV A) Microphotographie d'une argilite foncée riche

en tourmaline authigène.

Planche XXIV B) Microphotographie d'une argilite silteuse fine-

ment litée, riche en hématite authigène.


XV

Planche XXV A) Microphotographie d'une argilite foncée mon-

trant la nature prismatique et l'abondance de

cristaux de tourmaline authigène.

Planche XXV B) Microphotographie d'une argilite montrant l'en-

chevetrement de deux cristaux de tourmaline au-

thigène.
SOMMAIRE

La Formation de Papaskwasati, d'âge Aphébien moyen, correspond

à un assemblage de grès et de conglomérats à cailloux de quartz. Elle se

trouve à la base du Groupe de Mistassini dans la partie N du bassin de

Mistassini. Les Formations de Papaskwasati, de Cheno et d'Albanel sont

entièrement ou, tout au moins, partiellement synchrones les unes des au-

tres. De plus, l'homotaxie entre les Formations de Papaskwasati et d'In-

dicator permet d'établir des corrélations entre les Groupes de Mistassi-

ni et d'Otish. Il est aussi possible d'établir des corrélations litho-

logiques entre ces deux groupes et d'autres séquences sédimentaires du

géosynclinal circum-Ungava.

La Formation de Papaskwasati repose en discordance sur un socle

archéen altéré (paléorégolite), résultant d'une érosion chimique profon-

de sous climat tempéré et sous une atmosphère oxydante. La Formation de

Papaskwasati, d'origine continentale, résulte des dépats de canes d'al-

luvions et de rivières à chenaux anastamosées.

Les conditions climatiques et atmosphériques, lors de la sédimen-

tation de cette formation, ne sont pas favorables à la concentration de

minéraux uranifères terrigènes, car ceux-ci sont détruits lors de l'éro-

sion chimique. Par contre, la Formation de Cheno semble être une cible

favorable à la prospection uranifère.


INTRODUCTION

Situation géographique

La Formation de Papaskwasati fait partie de la sous-province

géologique de Mistassini (Stockwell, 1964). Cette dernière est située

au S de la province de Supérieur* du bouclier canadien en bordure de

la province de Grenville.

Géographiquement la Formation de Papaskwasati est localisée à

15 km (9 mi.) au N de l'extrémité NW du lac Mistassini (Fig. 1). Plus

précisément cette formation se trouve au centre d'un quadrilatère cor-

respondant à la carte 32 P (Lac Baudeau), à l'échelle de 1:250,000 du

Système de Référence Cartographique National. Les limites de cette

carte sont les méridiens 72°00' et 74°00' W et les parallèles 51°00' et

et 52°00' N. Les coordonnés spécifiques de la formation sont: latitu-

des 51°30' et 51°45' N et longitudes 72°30' et 73°00' W.

But du travail

Ce travail avait pour but l'étude stratigraphique et sédimento-

logique des grès et des conglomérats de la Formation de Papaskwasati

* Province de Supérieur. Tel qu'employé par le Ministère des Riches-


ses Naturelles du Québec, réf. (G. Duquette, 1970).
-2-

76° 72° 68°


56° I 56°

ville
Q,.

J
L. Delouse

L. Caniapiscau

L. Nitchequon

L. Naococane
PROVINCE de SUPERIEUR

PROVINCE de GRENVILLE

Lac SI. JEAN

100
Milles
48
76 FIGURE 1. Carte de localisation géographique.

~~ Sous— province de Mistassini.


-3-

afin d'en établir Page et les corrélations avec les autres formations

de la sous-province de Mistassini et d'en évaluer le potentiel uranifère.

Ce projet nous fut proposé par M. R. Bergeron, alors directeur

du Service de l'Exploration Géologique au Ministère des Richesses Natu-

relles du Québec, et M. C. Hubert accepta de diriger ces travaux.

Méthodes de travail

L'exécution de ce projet a nécessité des travaux de terrain et

de laboratoires.

Les photos aériennes, les cartes topographiques, les rapports

géologiques gouvernementaux déjà publiés et les rapports de compagnies

d'exploration minière déposés au Ministère des Richesses Naturelles nous

furent d'un grand secours pour localiser les affleurements. Nous avons

examiné les quelques rares affleurements de la Formation de Papaskwasati

dans le territoire et nous avons mesuré des sections stratigraphiques

d'unité considérées équivalentes dans le secteur des Monts Otish au

cours des étés de 1968 et 1969. Notre principale occupation sur le ter-

rain fut d'étudier et d'échantillonner quelques 18,300 m (60,000 pi.)

de carottes de sondages, effectués par les compagnies minières dans la

Formation de Papaskwasati. Les informations tirées de ces sondages nous

ont permis d'établir divers types de cartes stratigraphiques de la for-

mation.
-4-

Pour compléter ces informations, nous avons procédé à l'analyse

pétrographique de quelques 300 lames minces des différentes lithologies

de la Formation de Papaskwasati et analysé par diffraction des rayons-X,

leurs minéraux lourds et leurs minéraux d'argiles. Des analyses par

fluorescence des rayons-X ont permis l'étude géochimique des argilites

et du paléorégolite présent sous la formation. Le dosage de l'uranium

et du thorium dans les roches de la section-type de la Formation de Papask-

wasati et dans divers autres échantillons radioactifs de la même unité, a

été réalisé à l'aide d'un spectromètre à rayons gamma.

Travaux antérieurs

Les premiers travaux de reconnaissance géologique dans la région

du lac Mistassini sont l'oeuvre des officiers de la Commission Géologique

du Canada.

En 1882, Richardson visite et décrit sommairement les roches car-

bonatées du lac Mistassini. A la même époque, McOuat mentionne une zone

de cisaillement entre les gneiss et les carbonates dans le secteur SE du

lac.

A. P. Low passe par le lac Mistassini lors de son expédition à

la Baie James en 1886 et il note, en se basant uniquement sur leur appa-

rence, que les roches carbonatées du lac Mistassini sont probablement

cambriennes. A la suite d'études plus détaillées (Low, 1906), il conclut

qu'elles doivent être rattachées aux roches de l'Huronien supérieur plu-


-5-

tôt qu'à celles du Cambrien.

En se basant uniquement sur des critères lithologiques, Barlow

et al en 1911 situent ces carbonates dans l'Ordovicien inférieur et leur

donnent le nom de série de Mistassini.

Un peu plus tard, soit en 1940, Norman cartographie la faille de

Mistassini et observe que les gneiss grenvilliens chevauchent les roches

sédimentaires vers le NW.

Au début des années 50, des géologues à l'emploi du Ministère

des Mines du Québec, établirent les bases de la stratigraphie du bassin

de Mistassini et ils publient les premières descriptions détaillées des

diverses lithologies.

Neilson (1951) donne le nom de Groupe de Papaskwasati à une éten-

due de roches sédimentaires terrigènes, non déformées, sise au N du lac

Mistassini, dans le bassin de la rivière Papaskwasati aujourd'hui nommée

rivière Pépeshquasati. En manie temps, il donne le nom de Formation de

Cheno à une étendue de roches sédimentaires terrigènes et chimiques,

rencontrée entre le Groupe de Papaskwasati et la série de Mistassini.

Neilson (1951) place la Formation de Cheno à la base de la série de Mis-

tassini.

Neale (1952) donne le nom de Groupe de Toqueco à la ceinture de

roches métavolcaniques archéennes, située au SE du bassin de la rivière


-6-

Pépeshquasati.

Wahl (1953) cartographie et nomme les trois principales séquences

de roches sédimentaires, sises dans les bassins des lacs Mistassini et

Albanel: le Groupe d'Albanel inférieur pour les dolomies massives et ar-

gileuses du lac Mistassini, le Groupe d'Albanel supérieur pour les dolo-

mies arénacées et massives du lac Albanel, et le Groupe de Témiscamie pour

la formation de fer et les shales situés entre le lac Albanel et la rivi-

ère Témiscamie.

Dans la région des Monts Otish, Robinson (1956) donne le nom de

série du lac Indicator â une vaste étendue de roches sédimentaires terri-

gènes non déformées.

Bergeron (1957) modifie la nomenclature stratigraphique des au-

teurs précédents. Il crée le Groupe de Mistassini pour y inclure toutes

les formations sédimentaires situées autour des lacs Mistassini et Albanel.

La séquence stratigraphique établie par Bergeron (1957) pour le Groupe de

Mistassini est la suivante: â la base, la Formation de Papaskwasati, sui-

vie de la Formation de Cheno, des membres inférieur et supérieur de la

Formation d'Albanel, et la Formation de Témiscamie au sommet. Nous uti-

lisons présentement cette nomenclature pour le Groupe de Mistassini.

Bergeron (1957) crée le Groupe d'Otish dans lequel il inclut la

Formation d'Indicator.
-7-

Roscoe (1969) établit des corrélations entre les Groupes de Mis-

tassini et d'Otish et le Supergroupe de l'Huronien et il note une simi-

litude lithologique entre le Groupe de Cobalt et les formations terrigènes

des Groupes de Mistassini et d'Otish.


-8-

GÉOLOGIE RÉGIONALE

Province de Supérieur

Les roches de la province de Supérieur forment le socle cristal-

lin sur lequel reposent les roches sédimentaires de la sous-province de

Mistassini.

Les roches archéennes de la province de Supérieur ont générale-

ment un grain tectonique E-W et elles affleurent dans la partie centrale

et NW de la région (Fig. 2). L'ensemble lithologique le plus abondant se

compose de plusieurs variétés de gneiss à quartz, plagioclase, biotite,

avec quelquefois de la hornblende et très peu de feldspaths potassiques.

Le deuxième type lithologique en importance est le complexe granitique

(Chown, 1971). Cette unité est un mélange de migmatite et de granite pro-

prement dit. Ces roches sont formées d'environ 50 pour cent de plagiocla-

se, 30 pour cent de quartz, 15 pour cent de microcline et 5 pour cent de

biotite. Le quartz et le microcline sont les éléments les plus grossiers

de la texture de cette roche très grenue: les grains de microcline sont

toujours très frais tandis que les plagioclases sont altérés. De nombreu-

ses pegmatites recoupent tout le terrain granitique.

En plus des masses de roches granitiques, nous retrouvons dans la

province de Supérieur des ceintures de roches métavolcaniques et métasé-

dimentaires. Deux de ces ceintures sont présentes dans la région étudiée


TABLEAU I
FORMATIONS GF:`OLOGIOUES PRE`CAIIBRIENNES DE LA P,1`GION DE PIISTASSINI
SECTEUR CHIBOUGAMAU LAC MISTASSINI MONTS-OTISH

Grenville
W Province Intrusions acides granite, syénite et pegmatite
û de Intrusions basiques anorthosite et gabbro

Roches métavolcaniques . . . amphibolite à grenat
x Roches gneissiques gneiss quartzo-feldspathique
Dykes de gabbro Dykes et filons-couches
Formation de Témiscamie de gabbro
(Roches ferrifères et argi-
Sous-province de Mistassini

lites)
Formation d'Albanel, mem-
bre supérieur
PROTÉROZOYQUE

Formation de Péribonca
g (Dolomies massives, argileu-
N ses et stromatolitiques) 0 (Grèsrose, grès argileux,
cdmembre inférieur + conglomérats pétromicts,
APHÉBIEN

(Dolomies litées, argileuses dolomies stromatolitiques)


0
r. stromatolitiques, brèches,
-
o
,0 cherts et shales graphitiques)
Formation de Cheno 0
(Grès, conglomérats, dolomies) 0
g
o Formation de Papaskwasati Formation d'Indicator
(Grès, conglomérats et argi- (Grès, conglomérats et ar-
lites) gilites)
Paléorégolite Paléorégolite
(Gneiss et granites altérés) (Gneiss et granites altérés:
Formation de Chibougamau
(Paraconglomérats, orthocon-
glomérats, grès et shales)
Intrusions granito5!des Complexe granitique Complexe granitique
Porphyre quartzo-feldspathique
Province de

Intrusions basiques
Supérieur

wz Groupes de Tichégami et de Groupe de Tichégami


Groupe de Roy (Roches métavolcaniques
14 Tosueco
(Roches métavolcaniques et métasédimentaires)
o (Roches métavolcaniques et
et métasédimentaires) Complexe gneissique
¢ métasédimentaires)
Complexe gneissique
Complexe gneissique
52 00'
N
6 A
Province de Grenville
BASSIN

d'OTISH
~~✓ SYÉNITE

GRANITE , GNEISS GRANITIQUE

-SC MASSIF D'ANORTHOSITE

.m ROCHES MÉTAVOLCANIQUES

= GNEISS QUART 20 — FELDSPATHIOUE 112 I

P RO T É ROZO ÏO UE
Sous- province de Mistassini

GABBRO, DIA BASE 11


C FORMATION d• TEMISC AMIE I 10 I ROCHES FFRRIFERES

FORMATION d' ALBANIE morn'''• svPFN•ur I= DOLOMIES


4 'e
.0 FOR MA IION d'ALBAN EL numb,* Widow ® DOLOMIES
..0
Cl. FORMATION d• CHINO O GRÉS, CONGLOMÉRATS, DOLOMIES

Q FORMATION d• PAPASRWASATI eu
I6I ORES, CONOLOMERATS
FORMATION d INDICATOR 1

Province de Supérieur

ROCHES ULTRAMAFIOUES

PORPHYRE OUARTZO—FELDSPATHIQUE IJ

GRANITE , PEGMATITE ®
— —I
ROCHES MÉTAVOLCANIOUES 12

GNEISS MIXTES MIGMATITES

16 ,

,' LIM I TES dos BASSINS d• MISTASSINI


1.22. , 15 1 ~ 6 9rnill•s
at d'OEISH
.115 ;
,9/ 15 , . CONTACTS GÉOLOGIQUES

51°00' In FAILLE

0O
N
n

FIGURE 2 • GÉOLOGIE RÉGIONALE.


-11-

(Fig. 2). Elles sont orientées E-W. La première, le Groupe de Toqueco

(Neale, 1952), passe à 14 km (9 mi.) au N du lac Mistassini et elle se

prolonge vers l'W, sous la limite S de la Formation de Papaskwasati. La

deuxième ceinture, le Groupe de Tichégami (Chown, 1971), forme la limite

N de la Formation de Papaskwasati. Elle s'étend vers l'E jusque dans le

secteur du lac Indicateur (Fig. 12) oû elle forme la limite SW du bassin

d'Otish. Ces deux ceintures sont formées essentiellement de métabasaltes

et de métagabbros avec des quantités mineures de roches sédimentaires ter-

rigènes, de formation de fer et d'intrusifs basiques plus jeunes.

Nous retrouvons aussi sur la rivière Pépeshquasati, à la limite NE

de la Formation de Papaskwasati, un intrusif de porphyre quartzo-felds-

pathique et des lambeaux de roches métavolcaniques (Fig. 2).

Une série de dykes continus, de direction NW, dont la composition

varie de gabbro à olivine à gabbro granophyrique, affleurent à l'W du lac

Mistassini (Fig. 2). Les relations chronologiques entre les différentes

unités lithologiques de la province de Supérieur sont indiquées au tableau

I.

Sous-province de Mistassini

Des roches sédimentaires d'àge Aphébien forment la majorité des

lithologies de la sous-province de Mistassini, tableau I. Par définition,

ces roches reposent en discordance sur le socle archéen de la province de


-12-

74 73 72 71 70

-52 52-
Lambeaux du lac
Mantouchiche
O
O

-51 51-

C,
~~
~Ô O
I 20 40 60
Fm. de q
CH I BOUGAMAU Km

O 10 . 30 50 50-
I
M illes
Chibougamau 72
• i3 7.1

FIGURE 3. Séquences sédimentaires aphébiennes

de la sous- province de Mistassini .


-13-

Supérieur (Stockwell, 1964). Elles se retrouvent principalement dans

les deux grands bassins d'Otish et de Mistassini, orientés ME-SW,le long

du Front Grenville, et dans des petits bassins localisés entre la ville

de Chibougamau et la limite S du lac Mistassini (Fig.3). En général, ces

roches sédimentaires sont subhorizontales sauf près des failles où nous


de
observons quelques plis ouverts, et près du Front Grenville où les plis

sont beaucoup plus serrés.

Le premier grand bassin couvre une superficie de 7300 km2 (2800 mi?)

et englobe les terrains sédimentaires autour des lacs Mistassini et Alba-

nel et ceux de la rivière Pépeshquasati (Fig. 2). Ces assises correspon-

dent au Groupe de Mistassini (Fig. 3) et comprennent des roches sédimentai-

res terrigènes et chimiques, tableau I. A la base du groupe se trouve la

Formation de Papaskwasati composée d'un assemblage de grès et de conglomé-

rats de couleur gris â vert pale, suivie de la Formation de Cheno, compo-

sée de grès, de conglomérats et de dolomies, le tout de couleur noire. Par

la suite, nous rencontrons la Formation d'Albanel dont le membre inférieur

comprend un assemblage de dolomies grises, de dolomies argileuses, et de

dolomies stromatolitiques, tandis que le membre supérieur est caractérisé

par des dolomies arénacées de couleur rose et chamois ainsi que des dolo-

mies stromatolitiques. La Formation de Témiscamie se trouve au sommet et

elle est composée de roches ferrifères et de shales. L'étude qui suit por-

tera essentiellement sur les Formations de Papaskwasati, de Cheno et sur

le membre inférieur de la Formation d'Albanel. La Formation de Papaskwasati

sert de trait d'union entre les roches essentiellement terrigènes des Hau-

tes-Terres des Otish et les roches chimiques de Mistassini.


-14-

Le deuxième grand bassin, situé à 32 km (20 mi.) au N du premier,

couvre une superficie analogue. Ce bassin englobe entièrement les Hautes

Terres des Monts Otish (Fig.3). Nous y retrouvons le Groupe d'Otish for-

mé essentiellement de roches sédimentaires terrigènes, tableau I. Ce

groupe se divise en deux formations: à la base, la Formation d'Indicator

composée de grès et de conglomérats de couleur vert pale à beige, et au

sommet, la Formation de Péribonca correspondant à un assemblage de grés

rose, de grès argileux, de conglomérats de couleur rouge, et de quelques

lits de dolomies blanches contenant des structures stromatolitiques.

Entre ces deux bassins, soit dans le secteur du lac Mantouchiche

(Fig. 3), nous rencontrons des lambeaux d'érosion de roches sédimentaires

terrigènes identiques en tout point à celles des Formations d'Indicator,

de Péribonca et de Papaskwasati.

De nombreux dykes et filons - couches gabbro!ques recoupent les

assises du Groupe d'Otish. Seulement deux dykes, l'un de direction N-S

et l'autre de direction NE-SW, sont observés dans les roches de la For-

mation de Papaskwasati.

Le troisième bassin, d'une superficie moindre que les précédents,

est localisé au S du bassin de Mistassini (Fig. 3). Un assemblage de con-

glomérats et de mudstones en composent les assises. Cette séquence, nom-

mée le Groupe de Chibougamau par Riley et Kindle (1958), fut renommée la

Formation de Chibougamau par Long (1973). Selon Long (1974), les roches
-15-

de la Formation de Chibougamau sont d'origine glaciaire et paraglaciaire.

Les roches de la sous-province de Mistassini semblent avoir une

affinité lithologique naturelle avec celles du même age, dans les autres

sous-provinces ceinturant le craton d'Ungava. Ces sous-provinces sont:

la fosse du Labrador, la ceinture de Cape Smith-Wakeham et le secteur des

îles Belcher - Golfe de Richmond (Fig. 4). La séquence basale du Super-

groupe de Kaniapiskau dans la fosse du Labrador (Dimroth, 1970), et les

Groupes de Pachi, Richmond et Nastapooka du Golfe de Richmond (Jackson,

1970), présentent des similitudes lithologiques et stratigraphiques avec

les Groupes de Mistassini et d'Otish de notre région.

Province de Grenville

Toutes les roches constituant les assises de la région au SE de

la rivière Témiscamie (Fig. 2), appartiennent à la Province de Grenville.

Ces roches comprennent une grande variété de gneiss quartzo-feldspathiques

dont le grain tectonique est orienté NE. Quelques massifs d'anorthosites

et des bandes de roches métavolcaniques sont rencontrés ici et là dans

ces gneiss.

Dans cette région, la limite entre les provinces de Grenville et

de Supérieur, ainsi que la sous-province de Mistassini, correspond au

Front de Grenville (Fig., délimité ici par la faille de Mistassini (Fig.2).


-16-

is) N

de
ith Wakeham
Cape
Sm

Craton
d'Ungava

PROVINCE

de NAIN

PROVINCE de SUPÉRIEUR

Mistassini-Otish PROVINCE de GRENVILLE

Km

FIGURE 4. Roches aphébiennes dans les


sous - provinces du craton d' Ungava .
-17-

STRATIGRAPHIE DES BASSINS DE MISTASSINI ET D'OTISH

Introduction

Dans cette section, nous décrirons le contexte géologique et la

stratigraphie interne des formations utiles â notre étude afin de faire

ressortir les caractéristiques lithologiques, stratigraphiques et sédi-

mentologiques de chacune d'entre elles. Nous établirons aussi des cor-

rélations entre les roches de la sous-province de Mistassini et celles

des autres sous-provinces ceinturant le craton d'Ungava.

Bassin de Mistassini

Les assises des Formations de Papaskwasati et de Cheno ainsi que

celles du membre inférieur de la Formation d'Albanel, tous du Groupe de

Mistassini, sont subhorizontales et elles reposent successivement,du NE

vers le SW, sur le socle archéen (Fig. 5). Ce socle de composition es-

sentiellement granitique et gneissique (Fig. 6 a) est le même que celui

décrit précédemment pour la province de Supérieur (p.8 etll) sauf qu'ici,

les roches sont pour une profondeur plus ou moins régulière, fortement

altérées. Ces roches altérées forment un terme lithologique in situ fa-

cilement identifiable entre les roches saines du socle et les unités sé-

dimentaires de la couverture, et c'est pour cette raison que nous le con-

sidérons comme un paléorégolite. Cet ancien régolite est toutefois un

peu spécial car il est bien induré ayant subi les effets de la compaction

et de la cimentation.
Légende

GA BBRO

FORMATION d ALBANEL

Membre inldrieur 1 41
• FORMATION de CHENO 1a1
m
FORMATION de PAPASKWASATI
sW

â Membre de Neilson O
• Membre de Hellion

PALED RÉGOLITE ~

Z
W PORPHYRE WARTZO-•FELDS PATHIOUE
ILL
• GRANITE , PEGMATITE

• ROCHES METAVOLCANIOUES

• GNEISS MIXTES, MIGMATITES

Limite dale cuvette de [Link]

Contacts geologiques

Forages

0 1 2 3 4
Km
0 2 3 4 5
r
Müle.

FIGURE 5 . GÉOLOGIE LOCALE de la CUVETTE de


PAPASKWASATI .
-19-

10 I—J G AMMO
41:= POMMY If OuAITZO - sELOE/AENIOUE

3 O ORANITE .I P WNATITE
E~~~
21 ROCHES MEEAYOLCANIOUEE
1 ED GNEISS MIXTES
1iniN •.r..INh I. i. P•P•.[Link].•I I.

CARAT« l. M•IgIM•. Pr/.rwEs.

G•[Link] M.4ENw. •E..r.h.

FIGURE 6a. Géologie du socle archéen sous la Formation de


rEiOS.X AWES R •1A0~ MINI4AU1
Papaskwasati.
IQN
ZONES SEAS AL;EIl ,wit ( I ARGILEUX OVAIrz
Gf
: O

Formation de Papasklw+:.sati
400,

410- ~ I

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W /
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SEN.+ - t /~ • ' . .

V ~
510-
GRANITE

makis

•OUIaNSAOF 0 1 54 ,p t00
504 1 5(i0 1 1 1 1~5.7 E

FIGURE 6b. Carte de contours isopaques ciu poléoréflolite sous la FIGURE 6c. Zonation minéralogique du paléorégoiite.
Formation de Rsposkwasali.
-20-

Paléorégolite

Au contact entre la Formation de Papaskwasati et le socle archéen,

se trouve un terme composé de matériel altéré in situ, dérivé directement

des roches sous-jacentes du substratum (Fig. 6). Une zone d'altération

identique est aussi présente sous le lambeau des roches sédimentaires du

lac Mantouchiche (Fig. 2). Une autre zone d'altération de nature quelque

peu différente apparaît au contact entre les dolomies du membre inférieur

de la Formation d'Albanel et le socle archéen, plus exactement sur les

rives W et S du lac Mistassini. La présence de cette zone d'altération un

peu partout sous les roches basales du Groupe de Mistassini, nous porte â

croire que tout le socle archéen sous-jacent aux roches du bassin de Mis-

tassini est caractérisé par un paléorégolite.

Les roches altérées de cette zone s'individualisent par la préser-

vation des structures et des textures de la roche originale, même si la

minéralogie est considérablement modifiée. La gneissosité préservée par

la forme et l'alignement des grains de quartz ([Link]), permet d'identifier

la nature de la roche originale. La préservation de la gneissosité et le

manque d'indices de remaniement, nous amènent â conclure que cette zone

d'altération est un éluvion fossile (Lelong, 1969) ou, d'une façon plus

générale, un paléorégolite.

Sous la Formation de Papaskwasati, le paléorégolite a la forme

d'un dép6t tabulaire (Fig. 6b). Nous le reconnaissons facilement dans

tous les forages qui percent la couverture jusqu'au substratum, aussi bien
-21-

qu'en affleurement, en particulier près de la rivière Cheno et le long

du cours supérieur de la rivière Holton (Fig. 5). Le contact supérieur

entre le paléorégolite et la base de la Formation de Papaskwasati est

très net (P1. Ia), par contre le contact inférieur avec les roches saines

du socle archéen est graduel.

Un profil typique de ce paléorégolite, développé sur les terrains

gneissiques ou granitiques sous-jacents aux dép$ts terrigènes de la For-

mation de Papaskwasati est schématisé sur la figure 6 c. Dépendant du

degré d'altération et du pourcentage des minéraux présents, il se divise

en trois parties distinctes: une zone supérieure, médiane et inférieure.

Dans la zone supérieure, nous observons une roche de couleur gris-

vert, composée essentiellement de grains de quartz et de minéraux micacés,

avec peu ou pas de reliques de feldspaths potassiques. Les grains de

quartz même s'ils sont fortement corrodés, retiennent leur fabrique ori-

ginale (Pl. Ib) .

La zone médiane est généralement de teinte rose pale, mais contient

localement des parties verdâtres. La composition minéralogique de la roche

de cette zone diffère peu de la précédente et elle se traduit par une plus

grande quantité de feldspaths potassiques (P1. IIa). Ces feldspaths po-

tassiques sont de moins en moins altérés â mesure que l'on descend le long

du profil (Fig. 6c).

Dans la zone inférieure, la roche a une couleur rose foncé et elle


-22--

ressemble déjà' â un granite, mais nous y constatons toujours l'absence

de minéraux mafiques. L'apparition de plagioclases altérés (P1. IIb)

individualise cette zone (Fig. 6c). L'altération desfeldspaths potassi-

ques est restreinte aux clivages et aux plans de macles de ces minéraux.

La présence de biotite délavée et de feldspaths relativement frais an-

noncent la limite entre le paléorégolite et les roches saines du socle

sous-jacent. Les minéraux identifiés dans ce paléorégolite ainsi que

leur pourcentage, pour sept coupes différentes, sont donnés au tableau

II.

Sous les dolomies du membre inférieur de la Formation d'Albanel,

le paléorégolite se présente â première vue comme un conglomérat de base.

Nous observons des blocs de roches ignées entourés d'une dolomite brune,

bien cristallisée (P1. III). Un examen attentif révèle que ces blocs ré-

sultent de l'intersection de réseaux de diaclases, et que la dolomite

s'est infiltrée le long de ces ouvertures. Près du contact supérieur de

ce paléorégolite, la roche étant beaucoup plus fracturée, la quantité de

dolomite augmente considérablement.


-23--

La Formation de Papaskwasati

La Formation de Papaskwasti (Bergeron, 1957) se compose d'un as-

semblage de grès et de conglomérats, parsemé de minces lits d'argilites.

Leur couleur est gris-verdâtre. La formation couvre une superficie de

630km2 (250 mi.2). Son centre est localisé à 26 km (16 mi.) au N du lac

Mistassini. En grande partie, l'aire couverte par cette formation cor-

respond au bassin de drainage inférieur de la rivière Pépeshquasati (Fig.

5). Ce secteur, qui correspond à une échancrure dans la partie N du bas-

sin de Mistassini (Fig. 2), est surnommé la cuvette de Papaskwasati car

la topographie du socle sous la Formation de Papaskwasati (Fig. 7b), épouse

la forme d'une cuvette selon le sens géographique du mot.

Une section généralisée du Papaskwasati, construite à partir des

informations obtenues des carottes de sondage, est présentée sur la figu-

re 7a. Vu le nombre restreint et la pauvre qualité des affleurements dans

ce secteur, nous avons choisi les carottes de forages no: OT-1, SQ-5 et 6
comme section-type pour cette formation. Le premier trou de forage OT-1

est localisé dans le centre E de la formation (Fig. 5). Il s'agit d'un

trou vertical recoupant les 433 m (1420 pi.) inférieurs de l'unité. Les

sondages SQ-5 et 6 sont localisés respectivement à 8 km et 5 km à l'W du

premier (Fig. 5). Ces trous sont verticaux et ils permettent d'ajouter

88 m (290 pi) au-dessus de la colonne de forage OT-1. La puissance de la

Formation de Papaskwasati est donc de 521 m (1710 pi.). Le Papaskwasati

s'amincie vers le S (Fig. 7c), et disparait sous la Formation de Cheno.

Les contours isopaques devraient fermer vers le S, mais nous ne pouvons


-24-

I
SECTION % % 0
SCHÉMATIOUE Md OUA RTZ FELDSPATHS MICAS
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1 I I I I I 1 t 1
I

I 1 I

F IGURE 7a. Stratigraphie, Granulométrie et Minéralogie de la


Formation de Papaskwasati
-25-

FIGURE 7b. Carte b contours structuraux du socle sous les Formations de


Papaskwasati et de Cheno .

Limite actuelle de la cuvette de Papaskwasati.

Contour structural et cote en pieds au - dessus du niveau de la mer.

100
510 30-

FIGURE 7c . Carte de contours isopaques de la Formation de


Papaskwasati .
Limite actuelle de la cuvette de Papaskwasati•

Contour isopaque de la formation en pieds. 100


-27-

les tracer précisément vu la rareté des sondages et l'absence de puits

profonds qui permettraient un meilleur contrôle pour ce secteur de la

cuvette.

Le Papaskwasati repose partout en discordance sur le paléorégo-

lite développé sur le socle archéen. Le contact inférieur est net, et

il correspond à une surface d'érosion aphébienne. Le contact supérieur

avec la Formation de Cheno est graduel. Cette formation remplit une

cuvette dans le socle archéen (Fig. 7b). La carte de contours isopa-

ques du Papaskwasati (Fig. 7c) ne montre qu'une épaisseur apparente de

l'unité car les strates supérieures étant horizontales, elles sont

progressivement tronquées vers l'E, le N et l'W par la surface d'érosion

du Pleistocène.

Le Papaskwasati comprend deux membres: le Membre de Holton à la

base et le Membre de Neilson au sommet (Chown et Caty, 1973). Ces deux

membres sont nommés d'après les deux principaux tributaires du cours

inférieur de la rivière Pépeshquasati (Fig. 5).

Le Holton est caractérisé par un assemblage de grés conglomé-

ratiques et de conglomérats qui, de la base au sommet, montre un cycle

granulométrique décroissant (fining upward sequence) (Fig. 7a). La gra-

nulométrie grossière des matériaux est un critère distinctif de ce mem-

bre. Il se subdivise en trois unités: les unités A, B et C (Fig. 7a).


-28-

L'unité inférieure A se distingue surtout par l'abondance de

conglomérats à cailloux de quartz, dans lesquels s'interstratifient quel-

ques conglomérats gréseux et desgrès conglomératiques. L'épaisseur des

bancs de conglomérats varie de quelques centimètres à 2 mètres. Ils sont

lenticulaires. La base de l'unité est marquée par l'apparition de conglo-

mérats à cailloux de quartz dans 14 forages, ou d'un conglomérat pétromict

dans 20 autres forages. Dans les 22 forages qui restent, un terme de grès

conglomératique ou de grès, variant entre 30cm et 20 m (1 et 70 pi.), vient

s'intercaler entre le paléorégolite et le premier banc de conglomérat à

cailloux de quartz. Le contact supérieur de l'unité est annoncé par la

disparition des conglomérats à cailloux de quartz et par l'apparition d'un

intervalle considérable de conglomérats gréseux et/ou de grès congloméra-

tiques. La puissance de cette unité est très variable (Fig. 8a); les va-

leurs les plus élevées sont rencontrées à la périphérie de la cuvette,

tandis que l'unité est absente au centre.

L'unité B marque une transition lithologique entre les divisions


A et C. Elle se compose d'un assemblage de conglomérats gréseux et de

grès conglomératiques. Ces derniers renferment localement quelques in-

terlits de grès et des petits lits de conglomérats à cailloux de quartz.

L'unité se distingue de la précédente par une diminution marquée de la

granulométrie moyenne (Fig. 7a). Son sommet est indiqué par l'apparition

d'un puissant terme de grès (Fig. 7a). La puissance de cette unité est

également très variable (Fig. 8b); elle est absente au centre de la cu-

vette et atteint une épaisseur maximale dans la partie E de la Formation


-29-

de Papaskwasati.

L'unité C se caractérise par l'abondance de grès finement lité

ou d'aspect massif, avec quelques intervalles de grès conglomératiques

et de minces lits d'argilites. Au centre de la cuvette, cette unité re-

pose directement sur le paléorégolite. Le sommet de l'unité C est tracé

sous le niveau supérieur des conglomérats à cailloux de quartz ou des

conglomérats gréseux (Fig. 7a). Contrairement aux deux précédentes, cet-

te unité a une épaisseur maximale au centre de la cuvette (Fig. 8c). La

figure 8d montre une carte de contours isopaques pour l'ensemble du Mem-

bre de Holton.

Le Membre de Neilson est caractérisé par l'abondance de grès fine-

ment lités et de grès à stratifications entrecroisées. Chown et Caty

(1973) ont reconnu trois unités à l'intérieur de ce membre. L'absence de

l'une des deux unités inférieures dans certains forages portait à con-

fusion. Une réévaluation de la stratigraphie interne a permis de regrou-

per les deux unités inférieures de Chown et Caty (1973) en une seule, et

de diviser l'unité supérieure en deux. Ainsi, nous définissons à nouveau

trois unités (Fig. 7a), mais seulement les deux nouvelles unités inférieu-

res D et E, sont présentes dans le forage type (0T-1). La nouvelle unité

supérieure F est présente dans les forages SQ-5 et SQ-6. De la base au

sommet, le Membre de Neilson présente lui aussi un cycle granulométrique

décroissant (Fig. 7a).

L'unité inférieure D comprend des conglomérats à cailloux de quartz,


N N
• .
tt
~,i^ s.

100

60

60
/
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{ 400 • k
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X \ 100
b3i00 2.00 1/• ,•
Ô • 5130—
1;
(4"
~
100

2
~ 4 6 2
t ,
Km Km

0 1 2 4 0 1 2 3 4%
Milles Mill.%

FIGURE 80. Carte de contours isopaques de l'unité A du Membre de FIGURE Bb. Carte de contours isopaques de l'unité B du Membre de

Holton . Holton .
limite attutll• d• la [Link]. d. Papeskwatoli. Limits actv.11• do lo [Link]• d. Papaskwosati.

frat• d• runiti B . Trnct d. runit4 C

Izopagv. •n plods Isepaqut en pi.d. pri%ami .

Isopaqu• to pied. 10 ewee Izcpaqw •n pied. 100 - tzar{ .

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460 rl -

Cc~z •

400
400
50 0

51° 30 -
\N
73°00'

Km

2 3 d
M Dies

FIGURE 8c . Carte de contours isopaques de l'unité C du Membre de FIGURE 8d . Carte de contours isopaques du Membre de Holton de la

Holton . Formation de Papaskwasati


Limite actuelle de la cuvette de Popaskwasati

Limite ocf Lie lle de la cuvette d Pp k sol


Trace de l'uni td D

fra ce du Mem bce de Neilson .


Isopoque en pieds pr6sumk

I sopoque en Pieds
Isopoque en pieds 100 mesure

!topaque en pieds t00


Localisation des larages.

Localisation des lo ages ,


-32-

des conglomérats gréseux, des grès conglomératiques et des grès. D'un

endroit à l'autre, la proportion de ces diverses lithologies peut être

assez aléatoire. La base de l'unité est tracée sous le niveau supérieur

des conglomérats â cailloux de quartz ou des conglomérats gréseux, tandis

que le sommet est déterminé par l'apparition d'un. puissant intervalle de

grès (Fig. 7a). L'unité D forme un niveau assez constant dans le Papask-

wasati (Fig. 9a).

L'unité intermédiaire E est la plus distinctive du Membre de

Neilson. Les grès sont relativement bien triés et ils se présentent en

lits d'aspect massif, finement lités ou entrecroisés. Ils sont parsemés

ici et là de quelques minces lits d'argilites. Ces lits d'argilites sont

homogènes ou finement lités et montrent généralement des fissures de des-

siccation. L'apparition des conglomérats feldspathiques ou des conglo-

mérats gréseux marquent le sommet de l'unité E (Fig. 7a). Celle-ci cou-

vre presque toute l'étendue du Papaskwasati et elle atteint son épaisseur

maximale dans le centre de la cuvette (Fig. 9b).

L'unité supérieure F est aussi caractérisée par un assemblage de

grès (Fig. 7a), mais elle se distingue de l'unité précédente par la pré-

sence de nombreux petits lits de conglomérats feldspathiques et de grés

conglomératiques. En général, les grès de cette dernière unité renfer-

ment un peu plus de feldspaths que les autres grès de la Formation de

Papaskwasati (Fig. 7a). Le sommet de l'unité F est actuellement tronqué

par l'érosion (Fig. 9c) et il est dès lors impossible d'estimer la puis-

sance de cette division du Membre de Neilson, et il en est de même pour


-3J-

l'ensemble du Neilson sur la figure 9d.

La Formation de Cheno

La Formation de Cheno comprend des grés, des conglomérats, des

dolomies gréseuses et des dolomies stromatolitiques. Ces roches ont une

teinte noire caractéristique. La formation couvre une superficie de 102

km2 (40 mi.2) et elle s'étend entre le Papaskwasati au N et la Formation

d'Albanel du lac Mistassini au SW (Fig. 5). Une falaise située au SW du

lac Brideaux (Fig. 5) est désignée comme étant la section-type de la for-

mation. La section est décrite en appendice 2. Nous présentons une sec-

tion généralisée de cette formation â la figure 10.

La Formation de Cheno recouvre progressivement le Papaskwasati

vers le N (Fig.5). Le contact entre ces deux unités, que ce soit sur

le terrain ou en forage, est graduel. Dans le secteur E de la formation

(Fig. 5)} le Cheno repose directement sur un paléorégolite développé sur

le socle archéen. Vers le S, l'unité passe partiellement sous le membre

inférieur de la Formation d'Albanel, et le contact entre les deux forma-

tions est graduel. Le Cheno se présente sous la forme d'un mince biseau

entre la Formation de Papaskwasati au N et la Formation d'Albanel au S.

La Formation de Cheno se divise en deux membrès: soit les membres

inférieur et supérieur (Fig. 10). Le membre inférieur comprend des gras

et des conglomérats, dont la granulométrie et la minéralogie sont très

similaires â ceux de la Formation de Papaskwasati, mais qui se distinguent


N N

I I/
Ir

~\•
II \.
\~•
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~
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\\

s ~ 1
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•• •. •, ••.•o
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: 51e 3d- -~---
II
0 •` C 5f 30'—
7300' o
o ll 7300' ô o c~ oo ED o It
cv
o ~ o
I • 0 0
0 1 3 (D o
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N
l 'I tn d i I Il~t
I
0, 0
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0 ô ;
CO o

6 Ô i
o 2 4 6
0
Nm ' Km

o 1 Z 1
M ilt•s Mitas

FIGURE 9a. Carte de contours isopaques de l'unité D du Membre de FIGURE 9b. Carte de contours isopaques de l'unité E du Membre de
Neilson. Neilson.

lfmit. actu•li• d• ta cevtr• d• Papo%Igweseli. limit• oclu•II• d• ta cw•tt• d• Popa•kwesatl.

L imit• de luniti E . . Limits d• I 'vnil6 F .

Isopagv •n pied' 100 ptisvmi Isepagn• •n pieds


100 pr1%vmi .

I sopagv •n pied• 100 m•rvri . Isepaque •n pied% 100 es 1,1;

Localisation d•• lorag•c. localisation d•% garages.


N N

100
400 600 800
51e30.- 51'36-
d \
00 ' 3 00

Ss.
\ \ ~ t• 1._.•
\ Q~
~ p Ô O ~
\ ~ O
~ a) ~
] 4 b 2 \

Nm Km

1 2 3
Mille, Mille,

FIGURE 9c . Carte de contours isopaques de l'unité F du Membre de FIGURE 9d . Carte de contours isopaques du Membre de Neilson de la

Neilson. Formation de Pa paskwasati •

limite a r II d I rt d Pp k I'
Limire actuelle de la cuvett• de p pa k t'

Ise poque en pieds 100


Isopaque en pieds presume .
100
Localises ion des forages

Limite d'erosion de I unite F .


Trace de la Formation de Cheno.

Localisation des forages .


-36-

FIGURE 10.

Section stratigraphique gé-néralisée de la

Formation de Cheno .

150

—L —G Dolomies argileuses noires, interstra-


4--v. s'Aln~~a
~ tifiées avec des dolomies gréseuses et
_10 i
13C- r des dolomies stromatolitiques.
Dolomies gréseuses contenant quelques
minces lits de conglomérats â granules
/ /le quartz.
110- a
w
Arénites quartzifêres interstratifiées
E avec des dolomies gréseuses.
90-

70-
-20
_a
.
~ Arénites et/ou wackes quartzifêres et/ou
o feldspathiques, finement lités, de cou-
G
~ leur noire, matrice graphitique.
n
50-

-10
30-
Arénites et/ou wackes, quartzifêres et/ou
feldspathiques, conglomératiques, de
couleur noire, passant graduellement
vers le bas â des conglomérats â cail-
10- loux de quartz.

Paléorégolite.
+
A rc hd,ert + ±+i Socle granitique.
+ T 1
-37-

de ces derniers par leur couleur noire et la présence de matériel graphi-

tique.

Le membre supérieur du Cheno est lui aussi composé de gras et de

conglomérats noirs, mais ceux-ci ont un ciment dolomitique. De plus, ils

sont interstratifiés avec des bancs de dolomies qui augmentent en nombre

et en puissance vers le sommet. Les dolomies de la partie supérieure du

membre exhibent des structures stromatolitiques plus ou moins bien définies.

Le membre inférieur de la Formation d'Albanel

Le membre inférieur de la Formation d'Albanel comprend des dolomies

homogènes grises, des dolomies stromatolitiques, des dolomies argileuses,

des brèches intraformationelles, des dolomies graphitiques, des shales gra-

phitiques et du chert. Ces roches sont de couleur gris â noir. Ce membre

couvre une superficie de 3800 km2 (1500 mi.2) et il constitue les assises

sédimentaires des berges du lac Mistassini (Fig.2). Une colonne stratigra-

phique généralisée de ce membre, construite â partir d'informations recueil-

lies lors de nos travaux de cartographie et l'examen de carottes de sondage

de la partie S du lac Mistassini, est illustrée â la figure 11.

En général, les roches basales de ce membre reposent en discordance

sur un paléorégolite développé sur le socle archéen. Dans le secteur SE du

bassin de Mistassini elles sont en contact de faille avec les roches de la

province de Grenville (Fig. 2). Au N, celles-ci s'interdigitent avec les


-38-

FIGURE 3 I.

Section stratigraphique g6 n é rca i i s6e du membre

inférieur de la Formation d'Albunol.

a 'A LSA PJEL

340 )-
a
F-1000
• G Dolomie de couleur rose et chamois.
.
U D
E In
3000

AURAI

1
-

AI
Amairt Dolomie de couleur grise, devenant rose
",

-Ç à blanchâtre près du sommet; dolomies


=_
--

d'aspect massif, quelquefois finement


litées.
_ I

2600
_.4 Dolomies de couleur brune, très finement•
~ I ~,

~ ~_L litées; nombreux minces lits argileux.


_
2200 Ci o O v _o j

.~---

~~ Chert noir au sommet; dolomies argileu-


ses de couleur noire; brèches intrafor-1
I

n
mem bre ir r4r;eur
Aphëbien

o mationnelles; dolomies siliceuses.


__

1E00 Q cl
% .•jQ
j= L
--

7~
F OR MA T ION

500

141• J-'j
-/
j'
~

T Dolomies argileuses de couleur grise


r rès finement
t litées; quelques petits
l000 / Î z.
/ r / , lits de shales graphitiques.
/ X / -~//
- -

-÷.44.—
I

600—
,
co

Shales graphitiques interstratifiés


_100 avec des dolomies graphitiques.
Amr
1
>i
2o

- Dolomies de couleur grise, et dolomies


,. ,: a ,a ( strom o~,i.tjglge3
.

Ç L
alti
~
Paléorégolite.
Archéen T + `.-1
Socle granitique.
-39-

roches de la Formation de Cheno (Fig. S). Caty et Chown (1973) évaluent

l'épaisseur du membre inférieur de la Formation d'Albanel entre 610 m et

762 m (2000 et 2500 pi.).

Le mode d'occurence et la nature des diverses lithologies de ce

membre permettent de le subdiviser en 6 unités A à F (Fig. 11). Comme

l'épaisseur de chaque unité peut être très variable, nous avons reporté

une valeur moyenne pour chacune d'elles sur la figure 11.

L'unité inférieure A est caractérisée par la présence de dolo-

mies stromatolitiques. Elle comprend aussi des dolomies arénacées à

fragments de stromatolites, des brèches intraformationelles à fragments

de dolomies graphitiques, des dolomies argileuses et, par endroits à la

base de la séquence, un mince niveau de conglomérats à cailloux de

quartz. Cette unité repose en discordance sur le paléorégolite.

L'unité B regroupe des dolomies argileuses et cinq termes de sha-

les graphitiques. Les quatre termes inférieurs ont chacun une épaisseur

entre 0.6 m et 6.0 m (2 et 20 pi.). L'épaisseur du terme supérieur est

comprise entre 24 m et 30 m (80 et 100 pi.). Intercalées entre ces shales

graphitiques, nous observons des dolomies argileuses. L'apparition du pre-

mier niveau de shales marque la base de l'unité et le toit du terme su-

périeur indique le sommet.

L'unité C est caractérisée par une grande épaisseur de dolomies

argileuses finement litées. Lorsqu'elles sont altérées, celles-ci se débi-

tent en fines plaquettes. Quelques minces lits de shales graphitiques


-40-

et de dolomies graphitiques sont observés ici et là dans cette séquence.

La limite inférieure de l'unité C correspond au sommet du terme supérieur

des shales graphitiques de l'unité B, et son sommet est marqué par l'ap-

parition des brèches intraformationelles.

L'unité D se distingue des autres séquences dolomitiques du mem-

bre inférieur de la Formation d'Albanel par la présence de nombreuses

brèches de dolomies. Sur le terrain nous observons deux types de brèches:

des brèches discordantes et des brèches concordantes. Le premier type

correspond à une brèche de dissolution et d'effondrement. Ces dép8ts de

brèches recoupent nettement le litage. Ils ont une largeur variant entre

6 m et 15 m (20 à 50 pi.) et une hauteur qui, par endroits, peut atteindre

jusqu'à 30 m (100 pi.). Les fragments de ces brèches ont un diamètre moyen

de 25 cm (10 po.). Ils sont composés de dolomies finement litées et de

dolomies argileuses finement litées. Le deuxième type de brèche est re-

lativement commun dans la séquence. Il s'agit de dép8ts plus ou moins len-

ticulaires, concordants au litage. Leur épaisseur est comprise entre 1

et 2 m (3 et 6 pi.). La composition des fragments de ces brèches est si-

milaire à celle décrite antérieurement pour les brèches d'effondrement

mais leur dimension est plus petite. Le chert noir se concentre dans la

partie supérieure de l'unité. Il se présente sous la forme de nodules, de

lentilles, ou encore de lits individuels pouvant atteindre jusqu'à 15 cm

(6 po.) d'épaisseur. Le sommet de l'unité D est indiqué par la dispari-

tion des lits de chert noir.


-41-

L'unité E est composée surtout d'une dolomie finement litée, s'al-

térant brun rouille. En cassure fraîche, nous constatons que cette roche

est à grains très fins, de couleur gris pale, et que les laminations sont

causées par de minces lamelles de shales. Le dernier lit des dolomies

finement litées de teinte brun rouille marque le sommet de l'unité.

L'unité supérieure F correspond à une séquence de transition entre

les membres inférieur et supérieur de la Formation d'Albanel. A la base,


cette unité se compose essentiellement de dolomies argileuses finement li-

tées, suivies par des lits de dolomies grises, homogènes. Les lits de

cette dernière lithologie peuvent atteindre 6 m (20 pi.) d'épaisseur. Au

sommet, nous rencontrons une dolomie de couleur gris pâle à blanc. En

plusieurs endroits près du contact supérieur, la dolomie montre une sur-

face d'altération de couleur rose. L'apparition de dolomies homogènes

roses et/ou chamois indique le contact entre l'unité F et les roches du

membre supérieur de la Formation d'Albanel.

Bassin d'Otish

Le Groupe d'Otish, pour les assises sédimentaires dans le bassin

du meure nom (Fig. 3),comprend deux formations terrigènes distinctes: la

Formation d'Indicator à la base, recouverte par la Formation de Péribonca

(Tableau I). La première unité repose en discordance sur un paléorégolite

développé sur le socle archéen en cet endroit. Les roches de ce groupe

sont subhorizontales et elles sont recoupées ici et là par de nombreuses


1 Lac Con flans

GABBRO

FORMATION de PÉRIBONCA PROVINCE dé

FORMATION d ' INDICATOR SUPÉRIEUR

GNEISS et MIGMATITE

PALEOREGOLITE

FAILLES

5 10 1~
milles

52°00.-

PROVINCE de GREN VILLE

FIGURE 12. CARTE GÉOLOGIQUE SIMPLIFIÉE du BASSIN d'OTISH.


-43-

FIGURE 33.

Sec: icrs stratigraphique généralisée de la

Formation ci' Indicator.

Arénites arkosiques et feldspathiques


de couleur beige et rose, bien triées,
finement litées et â stratifications
entrecroisées. Quelques minces lits
d'argilites de couleur rouge.
r Arénites quartzifères conglomératiques
700 ` ~~•~_~~ r.x
et cnngl+lmérats â cailloux_ltJelatt,~,,
f-l70

Arénites arkosiques et feldspathi-


ques, de couleur grise, modérément
bien triées, finement litées et à
stratifications entrecroisées.
It3diSt:4o Y

503-
d'

Arénites et/ou wackes feldspathiques,


conglomératiques, interstratifiés
o avec des arénites et/ou wackes felds-
100 pathiques.
D
~
300

Arênites et/ou wackes quartzifères et/


ou feldspathiques interstratifiés
avec des conglomérats â cailloux
1042.. de quartz.

Conglomérats à cailloux de quartz.

Paléorégolite.
o

r AF<i.H[i~N Socle granitique.


-44-

failles (Fig. 12). Toutefois, prés de la limite SE du bassin, ces roches

sont fortement plissées et faillées.

Paléorégolite

Un paléorégolite similaire à celui présent sous la Formation de

Papaskwasati, affleure en plusieurs endroits autour du bassin d'Otish.

Cette observation permet de penser que ce paléorégolite pourrait être

présent partout sous le Groupe d'Otish. Malheureusement, il n'y a que

quelques trous de sondages, dans le secteur SW, traversant les roches de

ce bassin, et nous ne pouvons en conséquence affirmer que ce paléorégolite

est présent partout sous la séquence sédimentaire.

La Formation d'Indicator

La Formation d'Indicator (Chown 1971) comprend des grès et des

conglomérats, teintés gris ou beige, avec des quantités mineures d'argili-

tes. Dans la partie supérieure de la séquence, ces roches sont communé-

ment rosées. La formation couvre toute la superficie des Monts Otish

(Fig. 3) et elle s'étend sur une distance de plus de 160 km (100 mi.) en

direction NW et sur prés de 48 km (30 mi.) en direction SE (Fig. 12). La

figure 13 montre une section généralisée de l'unité. Elle synthétise les

informations de plusieurs sections mesurées le long du flanc N du bassin

d'Otish. La section-type de la formation est décrite à l'appendice 3.

La base de la Formation d'Indicator est tracée au contact entre


-45-

les roches terrigènes de l'unité et le paléorégolite. Le sommet est

presque partout tronqué par l'érosion et il n'y a qu'au lac Indicateur

et le long du cours supérieur de la rivière Péribonca (Fig. 12), où nous

pouvons voir que l'unité sus-jacente, la Formation de Péribonca, repose

en concordance sur celle d'Indicator.

A la section-type nous avons levé une section de 335 m (1100 pi.),

tandis que dans la partie W de bassin, au N du lac Indicateur (Fig. 12),

nous y avons mesuré 760 m (2500 pi.) de strates. La section-type est in-

complète car elle est tronquée par l'érosion.

La Formation d'Indicator comprend quatre unités A à D (Fig. 13).

Chacune d'entre elles varie d'épaisseur d'un lieu à l'autre dans les Otish,

alors l'épaisseur reportée sur la figure 13 ne représente qu'une valeur

moyenne de leur puissance. De plus, en certains endroits, ces unités sont

tronquées par l'érosion. Les quatre sont toutefois présentes à la section-

type.

L'unité A se compose de conglomérats à cailloux de quartz, de con-

glomérats gréseux, et de grès conglomératiques. Les conglomérats à cail-

loux de quartz sont surtout abondants dans la partie inférieure de l'unité.

La partie supérieure de l'unité est absente dans l'extremité E du bassin

d'Otish.

L'unité B est composée de grès plus ou moins bien triés, de cou-

leur gris à beige. Ces grès sont soit d'aspect massif, finement lités ou
-46-

entrecroisés. Nous y retrouvons aussi quelques minces lits d'argilites

rouges et quelques lits de grès roses.

L'unité C comprend des grès conglomératiques, beiges et roses, avec

quelques minces interlits de grès ou de conglomérats à cailloux de quartz.

L'unité supérieure D est composée de grès plus ou moins bien triés,

de couleur beige ou rose, parsemés de quelques minces lits d'argilites

rouges. Au sommet, les grès ont un ciment dolomitique.

Collectivement les unités A et B et les unités C et D représentent

pour chaque cas, un terme lithologique oû la taille des matériaux est

décroissante de la base vers le sommet.

La Formation de Péribonca

La Formation de Péribonca (Chown, 1971) comprend surtout des grès,

des grès argileux, des conglomérats et une faible proportion de dolomies

et de dolomies stromatolitiques. Toutes les roches de cette formation

sont caractérisées par une couleur rouge à l'exception des dolomies qui

sont blanches: Leur distribution est limitée à trois localités dans le

bassin d'Otish (Fig. 12). Une section généralisée construite à la suite

d'une compilation de plusieurs sections, qui furent mesurées dans les Hau-

tes-Terres des Monts Otish, est présentée en figure 14. La section-type

est décrite en appendice 4. Aux endroits oû l'on observe cette unité, le

Péribonca repose en concordance sur la Formation d'Indicator. La limite


-47-

FIGURE 14 .

Section stratigraphique ge'neciiis4.e de Ic

Formation de Pe-ribonca.

Arénites arkosiques de couleur grise


et rouge, contenant quelques minces
900—
lits de conglomérats pétromicts.
.
270 cl
L.
o.
Arénites feldspathiques de couleur
beige interstratifiées avec des wackes
L. arkosiques de couleur rouge.
E
cl
E
700-
r210 Arénites et/ou wackes, arkosiques et/ou
C feldspathiques.
o
L.
Arénites arkosiques de couleur rose,
finement -litées et à stratifications
LU cl entrecroisées, interstratifiées avec
14.4 une dolomie de couleur blanche, stro-
matolitique.
Form a t io n

5
500
- 10
...... .. Arénites et/ou wackes feldspathiques de
..............
......... ..
couleur rouge et blanc.
cl
. . ..".'.'.".'.
•••
sol;
C

L.

300- 1
-90

Arénites arkosiques et feldspathiques


de couleur grise et rose, finement
litées et I stratifications entrecroi-
sées; quelques minces lits de conglomé-
100-
rats pétromicts.
30

o
-48-

supérieure de la formation est tronquée par l'érosion.

Le Péribonca est divisé en deux membres (Chown et Caty, 1973).

Le membre inférieur comprend des grés bien triés, finement lités ou entre-

croisés et, en proportion moindre, des conglomérats pétromicts et des do-

lomies (Fig. 14). Ces grès ont généralement un ciment dolomitique et quel-

quefois siliceux. Les conglomérats se présentent comme des matériaux de

remplissage de chenaux d'érosion; communément ils passent latéralement â

des grès. De minces lits de dolomies gris blanc apparaissent ici et lâ

dans les grès de cette unité. Dans la partie supérieure du membre, on y

relève un terme de dolomie de 15 m (50 pi.) d'épaisseur.

Le membre supérieur comprend des grès, des grès argileux et des

conglomérats rouges. Les grès et les conglomérats sont surtout concen-

trés dans la partie E du bassin tandis que les grès argileux sont localisés

dans la partie W de ce bassin.

Corrélations

Dans le texte qui suit, nous établirons clairement les corréla-

tions stratigraphiques qui existent entre la Formation de Papaskwasati et

les autres formations du Groupe de Mistassini d'une part, et entre les

formations des Groupes de Mistassini et d'Otish d'autre part. La Forma-

tion de Papaskwasati est la clé de toutes ces corrélations stratigra-

phiques.
-49-

Nous établirons aussi des corrélations stratigraphiques entre

les Groupes de Mistassini et d'Otish et les unités lithostratigraphiques

des autres bassins sédimentaires aphébiens, qui ceinturent le craton

d'Ungava. Ces dernières corrélations sont nécessaires afin d'éliminer

certaines confusions qui existent présentement dans les tableaux de cor-

rélations des roches aphébiennes du continent nord-américain (McGlynn,

1968).

Tel que décrit précédemment, la Formation de Papaskwasati com-

prend deux membres. Chacun de ces deux membres correspond à une séquence

dont les matériaux montrent un cycle granulométrique décroissant, (Fining

upward cycle). Chaque membre contient trois unités, une unité basale,

une médiane et une sommitale, dépendant de la proportion de conglomérat

et de gras que l'unité renferme. Pour chacun des 52 forages effectués

dans la Formation de Papaskwasati, nous pouvons reconnaître les unités in-

dividuelles successives de chaque cycle, en autant que la surface d'éro-

sion actuelle ne les ait tronquées. La reconnaissance de séquences à cycle

granulométrique décroissant permet d'établir des corrélations stratigra-

phiques dans toutes les coupes du Papaskwasati (Appendice 6).

Corrélations stratigraphiques entre le Papaskwasati d'une part et le

Cheno et le membre inférieur de la Formation d'Albanel du Groupe de

Mistassini d'autre part

Les travaux de cartographie dans le secteur N du lac Mistassini

(Fig. 2 et 5) montrent clairement que les dolomies du membre inférieur de


COUPE SCHÉMATIQUE dans le SECTEUR EST de la CUVETTE de PAPASKWASATI

FORMATION FORMATION FORMATION

d' ALBANEL de CHENO de PAPASKWASATI

6
9 ~
5

1
1

FIGURE 15.
1000
200
500 ~
inférieur. 9 m 100
FOR MATION dALBANEL membre E
FORMATION de CHENO membres inférieur , ~ supérieur . 8 0- 0
FORMATION de PAPASKWASATI , Membres de Holton, l .~ 1 de Neilson.

PALEOREGOLITE

2
PORPHYRE QUARTZO — FELDSPATHIQUE 3 9
ROCHES METAVOLCANIQUES 2]
1 Km 2
GRANITE 9 milles
-51-

la Formation d'Albanel débordent les unités terrigènes du Papaskwasati

et du Cheno. Ces dernières unités sont en conséquence restreintes â cet-

te partie N du bassin. Dans une série de cinq forages localisés entre

la limite S du Papaskwasati et le membre inférieur de la Formation d'Al-

banel (Fig. 5), nous pouvons observer que les assises du Papaskwasati sont

progressivement et systématiquement remplacées par celles du membre infé-

rieur du Cheno. Ces dernières sont elles-mêmes remplacées par celles du

membre supérieur de la formation, puis par celles du membre inférieur de

la Formation d'Albanel. Tour à tour, chacun de ces membres reposent sur

le paléorégolite. Le contact entre chacun d'eux est gradationnel. Ces

observations indiquent que la géométrie des membres inférieur et supérieur

du Cheno doit avoir une forme en biseau et que ces deux membres représen-

tent une transition entre les grès et les conglomérats du Papaskwasati et

les dolomies du membre inférieur de la Formation d'Albanel. La géométrie

en forme de biseau et la nature gradationnelle des contacts entre les mem-

bres du Cheno et ceux des Formations de Papaskwasati et d'Albanel indiquent

que la totalité ou une partie, tout au moins, de ces dépets doivent être

synchrones. Ces relations stratigraphiques sont montrées en figure 15.

Corrélations entre les Groupes de Mistassini et d'Otish

Les Formations de Papaskwasati et d'Indicator présentent un cas

d'homotaxie: toutes deux reposent sur un paléorégolite, l'une et l'autre

sont composées de grès et de conglomérats très similaires au point de

vue lithologique, et leur stratigraphie interne est identique. Une dis-

tance de 32 km (20 mi.) sépare les deux bassins o3 affleurent chacune de


SW NE

GROUPE DE MISTASSINI GROUPE D'OTISH

FORMATION de

TÉMISCAMIE

FORMATION

d' ALBANEL

membre supérieur
I

FORMATION de
LAMBEAU D'ÉROSION DU
FORMATION PÉRI BONCA
LAC MANTOUCHICHE
d'ALBANEL y

membre inférieur

FORMATION d'INDICATOR

FIGURE 16.

SCHÉMA ILLUSTRANT LES CORRÉLATIONS ENTRE LES GROUPES

DE MISTASSINI ET D'OTISH.
-53-

ces formations (Fig. 2). Deux petits lambeaux de roches sédimentaires

similaires au Papaskwasati et a l'Indicator furent levés au Lac Mantouchi-

che (Fig. 2) et un troisième au lac Holton (Fig. 5). La présence de ces

flots de roches sédimentaires entre les deux bassins démontrent une con-

tinuité lithologique entre le Papaskwasati et l'Indicator. Dans ces flots,

les roches terrigènes reposent elles aussi sur un paléorégolite. Toutes

ces observations permettent de penser qu'en plus d'être homotaxiales, les

Formations de Papaskwasati et d'Indicator pourraient être synchrones.

La Formation de Péribonca repose en concordance sur la Formation

d'Indicator. Nous ne trouvons rien de similaire â ces grès rouges au-

dessus de la Formation de Papaskwasati. Par contre, les membres inférieurs

des Formations de Péribonca et d'Albanel, respectivement dans les Groupes

d'Otish et de Mistassini, contiennent un ou plusieurs termes de dolomies

stromatolitiques.

Ainsi, en se basant sur la proximité des bassins de Mistassini et

d'Otish, sur l'homotaxie existante entre les Formations de Papaskwasati et

d'Indicator, sur la présence d'un paléorégolite sous-jacent aux deux grou-

pes, et sur l'occurence de dolomies stromatolitiques dans les deux grou-

pes, nous estimons que les Groupes de Mistassini et d'Otish sont en tota-

lité ou en partie des séquences synchrones (Fig. 16).


-54-

Corrélations des Groupes de Mistassini et d'Otish avec les autres séquen-

ces des bassins sédimentaires aphébiens qui ceinturent le craton d'Ungava

Long (1973) interprète le Groupe de Mistassini comme étant du

même âge ou plus jeune que la Formation de Chibougamau, car il ne trouve

aucun fragment des roches du Groupe de Mistassini dans les tillites de la

Formation de Chibougamau. Nous estimons que le Groupe de Mistassini ne

peut être contemporain à la Formation de Chibougamau mais qu'il doit être

plus jeune que ce dernier. Selon Long (1974), les roches de la Formation

de Chibougamau sont d'origine glaciaire, en conséquence accumulées sous un

climat froid. Lors de l'analyse pétrologique du paléorégolite et des li-

thologies de la Formation de Papaskwasati, nous allons démontrer que le

climat, précédent et pendant la sédimentation des roches du Groupe de Mis-

tassini était tout au moins tempéré.

Par contre, nous pouvons établir des corrélations entre les Grou-

pes de Mistassini et d'Otish et différentes formations du géosynclinal

circum-Ungava. Ces corrélations, quoique à grande échelle, semblent plus

réalistes que celles émises par les auteurs qui suivent. Gastil et al

(1960) font la corrélation des Groupes de Mistassini et d'Otish avec la

Formation de Sims qui recouvre le Supergroupe de Kaniapiskau de la fosse

du Labrador. Eade (1966) note la similitude lithologique entre le Grou-

pe d'Otish et la Formation de Chakonipau, cette dernière étant à la base

du Supergroupe de Kaniapiskau. McGlynn (1968) établit la corrélation en-

tre le Groupe d'Otish et la Formation de Lorrain du Supergroupe de l'Hu-


-55-

ronien; et entre le Groupe de Mistassini et le Supergroupe de Kaniapis-

kau, qui est plus jeune que le Supergroupe de l'Huronien. Roscoe (1969)

estime que le Groupe d'Otish et la Formation de Lorrain sont équivalents,

et il suggère que la Formation de Papaskwasati est possiblement l'équi-

valent de la Formation de Mississagi du Supergroupe de l'Huronien.

Frarey et Roscoe (1970) établissent la corrélation de la Formation de Chi-

bougamau et du Groupe d'Otish avec le Supergroupe de l'Huronien, et ils

suggèrent que le Groupe de Mistassini est plus jeune.

Cet état de confusion peut être éclairci si l'on admet un syn-

chronisme entre les Groupes de Mistassini et d'Otish tel qu'expliqué

précédemment. Nous pourrons ainsi établir un synchronisme, total ou par-

tiel entre ces deux groupes et le Supergroupe de Kaniapiskau (Fig. 4)

(Dimroth, 1970) et diverses formations des îles Belchers et du golfe de

Richmond (Fig. 4) (Jackson, 1970). Ces corrélations sont basées sur

des similitudes stratigraphiques, lithologiques, géographiques et géo-

chronologiques: soit la transition de faciès terrigènes mixtes à des

faciès dolomitiques et stromatolitiques à la base de chaque bassin; soit

la disposition des bassins autour de la péninsule d'Ungava (Fig. 4); soit

la disposition radiale des paléocourants dans les sédiments terrigènes

des formations basales, vers l'E dans la Formation de Chakonipau (Dimroth,

1970), vers l'W dans le Groupe de Pachi (Jackson, 1970), et vers le S dans

les Formations de Papaskwasati et d'Indicator (Chown et Caty, 1973); soit

la présence de formations de fer de type supérieur d'un age radiométrique

similaire (Fryer, 1971) dans chaque bassin.

* (Gross, 1967)
Age des Groupes de Mistassini et d'Otish

Les études géochronologiques des Groupes de Mistassini et d'Otish

sont incomplêtes, mais les données actuelles nous permettent d'estimer

que ces deux groupes sont d'âge aphébien supérieur.

Les deux groupes ont subi l'effet de l'orogénie grenvillienne

(Chown, 1971a), dont l'âge est de 945 m.a. (Wanless et al, 1968), et

reposent en discordance sur un socle ayant subi l'orogénie kénoranienne

dont l'âge moyen est de 2,490 m.a. (Wanless et al, 1968). Ces deux li-

mites d'âge situent les Groupes de Mistassini et d'Otish dans le Protéro-

zo!que.

Fryer (1971) rapporte un âge minimum au Rb/Sr de 1,787 m.a. pour

la Formation de Témiscamie du Groupe de Mistassini. Cet âge se compare

avantageusement avec les datations au Rb/Sr des formations de fer du géo-

synclinal circum-Ungava (Fryer, 1971). Chown et Caty (1973) rapportent

un âge de 1,750 m.a. pour une muscovite recristallisée provenant du paléo-

régolite sous le Groupe d'Otish. Young (1969) et Long (1973) établis-

sent une équivalence entre la Formation de Chibougamau et la Formation de

Gowganda du Supergroupe de l'Huronien, qui est daté par Lowden et al

(1963), van Schmus (1965) et Fairbairn et al (1969) â environ 2,200 m.a.

Nous avons établi précédemment que le Groupe de Mistassini est plus jeune

que la Formation de Chibougamau.


-57-

Ainsi, nous arrivons â délimiter Page des Groupes de Mistassini

et d'Otish entre un maximum de 2,200 m.a. et un minimum de 1,800 m.a.

Cet écart nous permet de placer fort probablement les Groupes de Mistas-

sini et d'Otish â l'Aphébien supérieur.


PÉTROGRAPHIE et GÉOCHIMIE

Introduction

La Formation de Papaskwasati constitue le noyau de cette étude.

Nous avons entrepris une série d'analyses, tant pétrographiques que géo-

chimiques, des diverses lithologies de cette unité afin d'en soutirer le

maximum d'informations géologiques et d'expliquer leur origine. Il en

est de même pour le paléorégolite affleurant sous cette formation.

Paléorégolite

La minéralogie relativement simple du paléorégolite (tableau II)

est due en grande partie à la minéralogie fort simple des roches sous-

jacentes du socle décrit antérieurement (p.8 ). Le quartz, quoique fré-

quemment corrodé, est le plus stable de tous les minéraux observés dans

le paléorégolite. Les feldspaths potassiques et les plagioclases sont

fortement altérés et ils représentent les meilleurs minéraux indicateurs

de l'altération chimique subie par les roches du substratum (Pl. Il et

IV).

Les minéraux micacés abondent dans la partie supérieure du pa-

léorégolite. Ces minéraux, intimement liés à l'altération des feldspaths,

se retrouvent le long des clivages (Pi. Iia) ou encore remplacent presque

totalement ces derniers (P1. IIa). L'analyse des minéraux micacés, par
-59-

TABLEAU II

ANALYSES MODALES DU PALÊOREGOLITE SUR LE COMPLEXE GRANITIQUE

I
Accessoires
Plagioclase

Plagioclase
K Feldspath

K Feldspath

micacés
altéré
altéré

frais
frais

Minéraux

Biotite
Quartz

No
échantillon

_
OT-1420 26 2 33 - - 39 - HS
1425 21 1 38 - - 40 - HP
1429 27 17 20 1 16 19 - LHP
1440 28 33 6 18 8 5 2 H
D4-410 34 - 3 - - 63 - LHS
430 32 - 31 - - 37 - LII
438 31 5 28 - - 36 - LHS
450 33 9 27 - - 31 - H
500 33 35 10 8 7 6 1 H
D7-528 24 - 32 - - 44 - LHT
539 22 - 37 - - 41 - LH
550 26 41 4 - 18 11 - LIIMZ
D5-810 23 - 44 - - 33 - LHTS
837 20 32 18 8 12 8 2 lLHT
PD46-1156 32 - 17 - - Si - MZSP
1161 34 - 11 - - 55 - TMZSP
1164 29 - 15 - - 56 - TMZSP1
PD44-934 31 20 21 - 4 24 - LIIZ
948 26 23 31 - 3 17 - LH
950 32 33 15 - 5 15 - LH
PD19-289 24 - 43 - 2 31 - LIITZ
298 27 11 31 _ 4 27 - LH
308 25 18 26 - 22 09 - LHTMZ

Minéraux accessoires: T tourmaline M monazite Z zircon


(traces) S sphène P pyrite
L limonite H hématite
-60-

TABLEAU III

MINÉRAUX ARGILEUX DU PALORÉGOLITE

Kao linite
Kaolinite
C) C)
4.3 4.1
.r.,
,•-t .,~

r-1
Échantil on

)--I Échantillon ~

D2-69 TA R D5-810 TA ND
70 TA T 815 TA ND
80 TA ND 822 TA ND
110 TA R 828 TA ND
120 TA ND Q6-1450 TA ND
140 TA ND 1460 TA ND
D4-410 TA R PD1-9 TA T
420 TA R 21 TA T
438 TA T PD19-289 TA ND
460 TA T 298 TA R
500 TA T 308 TA T
D6-930 TA ND PD24-300 TA ND
940 TA ND 319 TA ND
950 TA ND PD44-934 TA T
970 TA ND 948 TA A
980 TA ND 950 TA A
990 TA ND

TA três abondant A abondant


R rare T trace
ND non détecté
TABLEAU IV

ANALYSES CHIMIQUES DU PALEOREGOLITE POURCENTAGE EN POIDS

Profil Si02 Ti02 Al 0 Fe 0 MgO CaONa20 H204- P2O5 MnO


2 3 FeO g K20 H20
2 3
D-8-392 72.70 0.30 12.75 4.08 0.87 0.39 0.07 0.13 7.30 1.25 0.05 0.01 0.08
372 76.70 0.27 11.60 3.85 0.96 0.31 0.04 0.15 4.85 1.12 0.04 3.004 0.08
363 78.95 0.27 11.60 1.39 0.62 0.28 0.07 0.10 5.40 1.12 0.03 0.01 0.05
350 84.65 0.27 8.50 1.05 0.75 0.18 0.05 0.10 3.40 0.84 0.02 0.03 0.09
319 78.90 0.33 12.40 1.43 0.55 0.34 0.07 0.08 4.20 1.45 0.05 0.02 0.06
308 78.15 0.30 12.30 1.36 0.40 0.33 0.06 0.09 5.40 1.44 0.05 0.04 0.06
300 79.20 0.33 12.70 1.13 0.53 0.28 0.05 0.09 4.00 1.47 0.04 0.04 0.06
289 67.30 0.33 19.30 2.56 0.36 0.51 0.07 0.15 6.45 2.76 0.06 0.03 0.05
PD-39-795 74.45 0.13 12.50 1.06 0.51 0.34 0.44 3.35 6.45 0.54 0.02 0.08 0.06
780 75.60 0.15 12.30 1.61 0.50 0.23 0.24 2.76 5.75 0.68 0.04 0.05 0.06
775 76.80 0.13 12.60 1.02 0.15 0.17 0.25 2.80 5.45 0.49 0.02 0.04 0.06
770 75.40 0.19 14.20 1.61 0.31 0.40 0.15 0.16 5.95 1.40 0.04 0.05 0.05
765 74.25 0.34 14.35 1.51 0.32 0.42 0.28 0.19 6.55 1.45 0.05 0.18 0.05
760 76.60 0.15 13.66 1.20 0.20 0.29 0.10 0.15 6.00 1.47 0.04 0.05 0.05
D-3-210 74.40 0.20 13.50 1.82 0.20 0.24 0.38 2.30 6.15 0.65 0.03 0.06 0.06
200 75.90 0.19 13.15 2.05 0.20 0.30 0.28 0.57 6.35 0.79 0.03 0.05 0.05
190 75.70 0.15 13.80 1.55 0.20 0.39 0.12 0.34 6.25 1.31 0.04 0.06 0.05
180 76.20 0.15 13.00 1.75 0.25 0.40 0.09 0.17 6.45 1.34 0.05 0.06 0.05
170 76.10 0.20 13.65 1.70 0.25 0.32 0.12 0.18 6.45 0.85 0.04 0.04 0.04
160 74.90 0.19 13.95 1.68 0.25 0.50 0.08 0.19 6.75 1.35 0.06 0.06 0.04
150 75.70 0.22 14.25 1.47 0.12 0.50 0.10 0.17 5.75 1.55 0.05 0.05 0.05
140 76.10 0.15 14.35 1.02 0.10 0.39 0.07 0.15 5.95 1.48 0.06 0.05 0.04

D-8 Porphyre quartzo-feldspathique


PD-39 Granite
D-3 Granite
-62-

diffraction des rayons-X, révèle la présence d'un minéral de type illite

et, dans quelques cas, de kaolinite (tableau III). L'illite est soit

feutrée (P1. Va), soit cristalline (P1. Vb), tandis que la kaolinite a

l'aspect d'une masse informe remplaçant les feldspaths.

Les minéraux accessoires du paléorégolite sont les meures que ceux

des roches du socle cristallin, soit la tourmaline, la limonite, l'héma-

tite, la monazite, le sphène et le zircon.

Géochimie du paléorégolite

Plusieurs analyses chimiques totales ont été faites sur des échan-

tillons provenant de ce paléorégolite (tableauIV), ceci dans le but d'é-

tudier le processus d'altération des roches du substratum, d'en établir

le degré d'altération, et de déterminer les conditions climatiques et

atmosphériques çxistantes au moment de la formation du paléorégolite.

Avant de passer à l'interprétation des résultats, il faut savoir que les

échantillons analysés proviennent de carottes de type BX, taillés dans

une roche à grains grossiers, et que le poids moyen des échantillons est

d'environ 200 grammes. Quelques échantillons ne sont peut-être pas repré-

sentatifs et il est possible que certaines anomalies dans les résultats

proviennent de ce manque de représentativité.

Une des méthodes permettant de reconnaftre les effets des proces-

sus d'altération chimique des roches, consiste à porter les teneurs en

oxydes des différents échantillons du paléorégolite en fonction de leur


-63-

position stratigraphique. La figure 17 montre deux profils construits

de cette façon. Nous constatons alors que, pour chaque profil, il y a

de la base au sommet un lessivage progressif du Na20 et du CaO, et une

augmentation continue de la teneur en H20. La distribution des oxydes

laisse voir une zonalité dans le paléorégolite tel que décrit antérieu-

rement (p.21).

Une autre façon de montrer l'altération chimique des roches exige

le calcul des pertes et des gains durant l'érosion chimique par l'utili-

sation du "straight line diagram" (Leith et Mead, 1915). Nous avons cons-

truit ce type de diagramme (Fig. 18) pour les profils D3 et PD39, auquel

nous avons ajouté le profil du "régolite" sous le Supergroupe de l'Huro-

nien (Pienaar, 1963). Pienaar (1963) puis Roscoe (1969) interprètent la

perte en Fe203 dans le profil RF comme un indicateur du caractère anoxy-

génique de l'atmosphère précédant la sédimentation du Supergroupe de l'Hu-

ronien. Notons que dans notre cas nous arrivons à des résultats contra-

dictoires pour nos deux profils D3 et PD39.

Krauskopf (1967 p.103) établit un calcul des pertes et des gains

exprimé en pourcentage, en fonction de la roche saine; pour ce calcul, il

suppose une teneur constante en A1203. Nous avons utilisé ce mode de cal-

cul pour nos roches (tableau V). Nous remarquons que les pertes et les

gains sont les meures que ceux du "régolite" du Supergroupe de l'Huronien

(Pienaar, 1963) et ceux du Gneiss de Morton (Goldich, 1938), sauf pour le

Fe203. Le Gneiss de Morton a subi une érosion chimique pré-Crétacé et il

montre un degré très élevé d'oxydation du fer. Pour tous les autres é-

chantillons d'âge Précambrien, ces derniers montrent un lessivage du fer


-64-

TABLEAU V

PERTE EN POURCENTAGE-POIDS DES ELEMENTS DU PALÊOREGOLITE

EN MAINTENANT LA TENEUR EN AL2O3 CONSTANTE

PROFIL
Elément D3 D8 PD39 RF MG

Al2O3 0 0 0 0

SiO -4 -38 -6 -14 -22


2
Fe0 -55 -73 -64 -40 -90

Cu0 -84 -43 -80 -98 -96

Na20 -94 -23 -96 -96 -98

K2O -9 -41 -15 -8 -50

Fe2O3 -47 -58 +4 -77 +78

Mg0 +50 -15 -24 -12 -78

H2O+ +115 +45 +148 +65 +1360

H2O +67 -20 +80 +133

Autres -43 -70 +3 -39

D3 Granite sous la Formation de Papaskwasati


D8 Porphyre sous la Formation de Papaskwasati
PD39 Granite sous la Formation de Papaskwasati
RF "Régolite", Supergroupe de l'Huronien (Pienaar, 1963)
MG Morton Gneiss, (Goldich, 1938).
PRO FI L S i02 A1203 Fe203 FeO IllgO CaO Na 20 K 20 H 2O

PD -39 Formation de Papaskwasati

760- •
/ \ \ \ •\ •\ Î •
N. ~
765-
W 1 /
I— 770—
\ ~ ~\ I i % %
° 775—
1 % ,/~ % / ~ \ •\ • / ./~
CC
'"
780- l
!
i
\` •
~\ 1 Î I \ \
24
â7ss-
a. J i , ~ 1 \• \• , •\ • 1

pieds

D-3 Formation de Papaskwasati

140—
I I •\ , ••
I \ , 1
150— / '
W
I— 16 0- ~ I \ •\ ‘ / I \• •/
J \ ! 1 1 •/ I I / /
~
IX 170- I J 1 Î \ 1 Ï 1 •\•
•WJ I 1 I
190- /
Î \ / / 1 1
d
200- •/ •\• ( / \• \\• I /
~ ,/ I i \ 1 •/ I
210-••~•
POIDS I 1111 1 I I i I I I I I
70 8010 15 1 2 0 1 0 1 0 1 0 4 5 7 0 2

FIGURE 17. VARIATION DE LA TENEUR EN OXYDES DU

PALÉORÉGOLITE EN FONCTION DE LA POSITION

STRATIGRAPHIQUE DES ÉCHANTILLONS


1100 i000 I I %
3 1 4 56 7 I 1 2 4 567 811 3 4 5 si02 —
i
/
Ti02

A1203 —'

Fe203 —

FeO



.~ CaO

Huronien
RF
W
~ D-3 Papaskwasati Na20 —
OC
W PD— 39
a
K20

~ • MnO —
. •.
.
...• _- • . . .
t
. . . . . . . . , • . tT
~ . • . ••F120

!e
FIGURE 18. "STRAIGHT LINE DIAGRAM .
PROF I L Al2o3
Rapport a/a moleculaire : -
----......—Alle
Na 20 -F K20
PD -39 D-3 D-8
Formation de papaskwasati

140 _ 289 - •
1
W
150 - 300 - ILI ~ W F~

..,.,.+.,.,...~ ~_ ~ z
760 - 160 - 308 - Z •/ J ~
~ 1 ' ,e â
765- 170- 319- 0 a
~i \. oc

J 770 - 180 - 350 - • •~


x ________,),(F ---
o ,.
r
W \i O~o
. 775 - 190 - 363 -

780 - 200 - 3 72 - x
\

785 210 392 I L


échelle en pieds
x roche saine

. paléorégolite 1 2 3 4 5 70
• g

FIGURE 19 . INDICE D'ALTÉRATION DU PALÉORÉGOLITE .


-68-

â l'exception de l'échantillon PD39. Ces données suggèrent des condi-

tions atmosphériques différentes pour les échantillons d'âge pré-Crétacé

et ceux du Précambrien. Le faible degré d'oxydation du fer dans le pro-

fil PD39 est un indice d'une évolution vers une atmosphère oxygénique

lors de la formation de ce paléorégolite. Cette hypothèse est conforme

A la théorie de Cloud (1968) qui fait appel â une évolution vers une at-

mosphère oxygénique, A cette période du Précambrien.

Différentes méthodes furent proposées pour mesurer le degré d'al-

tération d'un paléorégolite mais aucune n'est satisfaisante. Les indices

WPI _ 100 (K20+Na20+Ca0+Mg0-H20+) et


Si02+A1203+Fe203+Ti02+Fe0+Ca0+Mg0+Na20+ K20

PI = 100 SiO
2
Si02+Ti02+Fe203+Fe0+A1203

(Ruxton, 1968) témoignent de l'altéraiton des roches mais n'en donnent

pas leur degré. Nous proposons alors notre propre indice d'altération

donné par le rapport entre les oxydes "A1203 : Na20tK20", que nous repor-

tons en fonction de la position stratigraphique des échantillons (Fig.

19). Ce diagramme indique que les roches du paléorégolite sous la For-

mation de Papaskwasati ne montrent pas une altération très poussée, car

sous des conditions d'altération maximum c'est-A-dire sous climat chaud

et humide (Millot, 1964, p. 120), les droites d'altération devraient

tendre fortement vers le champ Illite-Kaolinite (Fig. 19).


-69-

En résumé, le lessivage du sodium et du calcium, l'altération

poussée de la roche dans la partie supérieure du paléorégolite, la gran-

de épaisseur du paléorégolite, et les évidences d'érosion locale de celui-

ci, suggèrent une érosion profonde. Par contre, les études minéralogiques

et géochimiques du paléorégolite ne nous permettent pas de déterminer avec

certitude, les conditions climatiques existantes au moment de sa formation.

La nature et l'origine des minéraux d'argiles que nous observons

présentement dans le dépSt présentent un problème majeur dans cette étude

du paléorégolite. Une étude minéralogique sommaire par diffraction des

rayons-X indique la dominance très nette d'un phyllosilicate de type

illite par rapport à la kaolinite. L'identification positive d'une illite

ou d'une kaolinite d'origine primaire permettrait de déterminer les condi-

tions climatiques existantes au moment de l'érosion chimique des roches,

(Millot, 1964, p. 119; Barshad, 1966; Todd, 1968 et Rateev et al., 1969).

Toutefois, les minéraux d'argiles formés lors de l'érosion chimique peu-

vent subir des transformations minéralogiques importantes durant la dia-

génèse (Mueller, 1957;'•av:r,1959; Bucke et Mankin, 1971 et Blatt et al.,

1972). Toujours selon Blatt et al., (1972, p. 390), une forte proportion

d'illite dans une roche argileuse est une indication que les minéraux ar-

gileux ont subi une telle transformation diagénétique.

Or, nos analyses montrent une nette abondance de l'illite par rap-

port à la kaolinite. De plus, nous avons remarqué que les illites se pré-

sentent sous forme d'une masse feutrée à l'intérieur de laquelle nous ob-

servons des illites recristallisées. Nous avons aussi noté la présence


-70-

de tourmaline authigène dans le paléorégolite. De même, l'analyse miné-

ralogique des argilites de la Formation de Papaskwasati démontre l'exclu-

sivité d'un phyllosilicate de type illite. Sachant que le paléorégolite

est un dépôt consolidé, provenant de l'induration d'un dépôt meuble, un

régolite, nous estimons â la lumière des faits énumérés ci-dessus que la

suite minéralogique des phyllosilicates du paléorégolite résulte d'une

transformation minéralogique d'origine diagénétique.

Nous soumettons l'hypothèse qu'une altération diagénétique de mi-

néraux d'argiles tels que les illites, les smectites et les interstrati-

fiés illites-smectites ainsi que des reliques des feldspaths du paléoré-


4 4
golite, en présence d'une solution ayant un rapport K /H faible (Hess,

1966), entraînera le formation de kaolinite et d'illite. Le potassium

libéré servant â la transformation de smectites et des interstratifiés

illites-smectites en illite. Le résultat de cette transformation sera

la suite illite-kaolinite que nous observons présentement dans le paléo-

régolite. D'autre part, selon Millot(1964, p. 119), Krauskopf(1967, p.

116)et Blatt et al. (1972, p. 249), l'illite et les smectites ainsi que

les interstratifiés illites-smectites, se développent préférentiellement

lors de l'érosion chimique d'un terrain granitique sous des conditions

climatiques tempérées. Ainsi, si notre hypothèse est vraie, nous pou-

vons alors conclure que le climat au moment de la formation du paléoré-

golite était fort probablement tempéré.

Formation de Papaskwasati

Nous utilisons une classification purement texturale (Fig. 20)


-71-

GRAVIER

10 90



~•.
\
••\

Conglomérats


\ •
\
50 50

Conglomérats
gréseux

••

\ •
••• •
Grès • • •\
conglomérotiques • ••5 \

90 0

A rgilites
1•. •

10
)11.—
50
ISREESIOROMMIlk, 75 90
BOUE SABLE

FIGURE 20 . CLASSIFICATION TEXTURALE

des ROCHES SÉDIMENTAIRES TERRIGÈNES

de la FORMATION de PAPASKWASATI.

( Modification de la classification de Folk (1968). )


-72-

pour la nomenclature et la description des roches de la. Formation de

Papaskwasati. Ainsi, nous arrivons facilement â définir cinq princi-

paux types lithologiques basés simplement sur la granulométrie. Ces

types sont: les conglomérats, les conglomérats gréseux, les grès con-

glomératiques, les grès et les argilites.

Analyses granulométriques

Les analyses granulométriques ont permis le calcul des diffé-

rents paramètres statistiques utiles â la fabrication des diagrammes

descriptifs ou génétiques. Ces analyses effectuées sur des lames min-

ces et des plaques de roches pour les conglomérats, ont été faites

selon la méthode de Friedman (1958) en mesurant le grand axe apparent de

chaque particule. Aucune correction pour les équivalent-tamis n'a été

faite dans ces analyses car nos données servent surtout â des comparai-

sons internes et, de plus, ces roches étant mal triées les corrections

pour les équivalent-tamis (Friedman, 1958) ne donnent pas des résultats

satisfaisants.

La figure 20 montre la répartition des analyses granulométriques

des roches du Papaskwasati et l'appendice 7 résume les principaux per-

centiles et paramètres statistiques, tels que définis par la méthode de

Folk et Ward (1957), pour chaque analyse. Toutes les analyses granulo-

métriques proviennent d'une série d'échantillons choisis aléatoirement

dans la carotte du forage OT-1. Nous remarquons sur la figure 20 que

les lithologies présentent un spectre complet entre les conglomérats et


-73-

les argilites. Le médian (Md) permet de constater également (voir fig.

6a) la présence de deux cycles granulométriques décroissants dans cette

formation.

Les analyses granulométriques révèlent aussi que la taille des

matériaux dans les conglomérats appartient à la classe des cailloux

(Fig. 21). La matrice de ces mêmes conglomérats est composée de sable

moyen et fin, mélangé parfois à des quantités variables d'argiles (Pl.

VI) .

Les grès conglomératiques sont mal triés avec un écart-type

généralisé cri compris entre 1.380 et 2.370, les courbes cumulatives

(app. 7) montrent clairement la présence de deux populations de grains

de sable dans ces grès. Ils sont illustrés sur la planche VIIa.

Les grès sont eux aussi mal triés avec un écart-type généralisé

ai compris entre 1.090 et 2.20¢ tel qu'illustré à la planche VIIb, et les

courbes cumulatives (app. 7) montrent elles aussi un mélange de deux

populations de grains de sable.

Dans ce travail nous définissons la matrice des grès comme étant

tout matériel plus fin que 4.50 tel que déterminé lors de l'analyse mi-

croscopique. De plus, nous croyons qu'une partie du matériel de cette

matrice est d'origine détritique et qu'une autre partie est d'origine

diagénétique. Nous élaborons ce point lors de la description des grès

de cette formation.
-74—

FIGURE 21 .

DISTRIBUTION GRANULOMÉTRIQUE DE LA FRACTION


PLUS GRANDE QUE 2mm DES CONGLOMËRATS A
CAILLOUX DE QUARTZ.

o/

50 50 50

30 30 30

1'0 10 10

, I I I I I I
-5 -4 -3 -2 -1 -5 -4 -3 -2 -1 -5 -4 -3 -2 -1

PDS 1-1 CFS 1-1 HRS 3- 3

o 0
0/0
50- 0 50 50

30 30 30-

10- 13- 10-

I I I
-5 -4 -3 -2 -1 -5-4-3-2-1

HRS 4-1 HRS 3-2 HRS 2-5

POURCENTAGE DE MATÉRIEL PLUS PETIT QUE 2mm •


-75-

Nature des roches terrigènes conglomératiques et gréseuses

Les roches terrigènes grossières forment un spectre complet entre

les grès et les conglomérats. En général, toutes ces lithologies ont une

couleur variant de gris-vert à beige avec quelques laminations et taches

de couleur rose.

Les conglomérats de Papaskwasati sont généralement bien stratifiés

et ils se présentent sous forme d'un ensemble de minces lits de quelques

centimètres, séparés par des lits de grès conglomératiques, de conglomé-

rats gréseux ou de grès. Il est aussi fréquent de rencontrer des lits de

conglomérats résultant de la concentration d'une seule épaisseur de cail-

loux de quartz sur un même plan de litage. Ces cailloux ont un diamètre

compris entre 1 et 3 cm. Les stratifications entrecroisées ne sont pas

évidentes dans ces conglomérats, en particulier dans les échantillons pro-

venant des carottes de forage. Sur une des plaques de conglomérat, nous

avons toutefois remarqué une faible stratification entrecroisée ainsi qu'u-

ne légère imbrication des cailloux de quartz (P1. VIII). Dans ces conglo-

mérats, les cailloux de quartz et de feldspaths sont bien arrondis quoique

les feldspaths soient un peu plus angulés que les premiers. La sphéricité

des cailloux est relativement élevée et les formes compactes (Folk, 1968)

sont les plus abondantes. Dans l'ensemble, la fabrique des conglomérats

est le plus souvent ouverte (P1. IXa) mais quelquefois nous observons des

bancs avec une fabrique plus serrée (P1. IXb).

Les conglomérats gréseux et les grès conglomératiques sont géné-


-76-

ralement d'aspect massif. Le passage d'un conglomérat gréseux à un grès

conglomératique ou l'inverse est graduel, et ce n'est que lors d'un chan-

gement textural abrupt que l'on peut déterminer le litage. Dans les ca-

rottes de grès conglomératiques, nous observons ici et là des cailloux de

quartz de dimensions apparentes allant jusqu'à 2 cm. Il est alors pos-

sible que certains de ces cailloux représentent des petits lits de con-

glomérat à cailloux de quartz tels que ceux décrits précédemment. Aucune

stratification entrecroisée ni d'imbrication de cailloux n'ont été obser-

vées dans ces lithologies intermédiaires. Les grains de quartz et de

feldspaths sont généralement subarrondis et de formes compactes quoique

les feldspaths plus petits que 2 mm soient eux généralement plus angulés.

Les grès sont d'aspect massif ou finement lités. Ces derniers

résultent d'un changement dans la couleur ou la texture du grès (P1. X)

et ils sont particulièrement abondants dans le Membre de Neilson. Nous

y rencontrons à l'occasion des laminations obliques ou des stratifica-

tions entrecroisées (P1. XI). Ces stratifications entrecroisées sont

essentiellement du type en auges ("festoon"), quelques-unes sont du type

planaire (Mckee et Weir, 1953). L'épaisseur des stratifications entrecroi-

sées est comprise entre 30 et 60 cm; leur inclinaison varie entre 15 et

20 degrés. Nous avons remarqué aussi des rides sur divers blocs errati-

ques de grès provenant de la Formation de Papaskwasati.

Les grès d'aspect massif sont hétérogènes (P1. XIIa). Quelque-

fois les particules les plus grossières flottent littéralement parmi les

plus fines ([Link]). Ces grès sont particulièrement abondants dans le


-77-

Membre de Holton. Les grains de quartz sont mieux arrondis que ceux de

feldspaths; les grains sont de forme compacte. Quelques grès sont riches

en argile et ils présentent un "packing" ouvert où les contacts entre les

grains sont essentiellement tangentiels (P1. XIII). D'autres grès sont

pauvres en argile et ceux-ci ont un "packing" serré avec des contacts en-

tre les grains concavo-convexes ou suturés. Ces derniers grès sont géné-

ralement cimentés par la silice (P1. XII).

Minéralogie des roches terrigènes conglomératiques et Jréseuses

L'étude minéralogique des roches terrigènes grossières permet de

reconnattre deux types de conglomérats de composition différente ainsi

que des conglomérats gréseux, des grès conglomératiques et des grès qui

ont, â part cette différence dans la taille des matériaux, une composition

très semblable.

Le premier type de conglomérat, beaucoup moins abondant que le se-

cond, est un conglomérat pétromict (Pettijohn, 1957) qui reflète assez

bien la composition du socle sous-jacent. Les constituants en sont: le

quartz, les feldspaths potassiques et les fragments de porphyre quartzo-

feldspathique, de granite, de gneiss, de métabasalte et de jaspillite.

Ces fragments de roches, toujours fortement altérés, sont en tous points

identiques aux lithologies du paléorégolite (P1. XIV). Les éléments de

la matrice, fraction plus petite que 2 mm, sont les mémes que ceux de la

fraction grossière; on y observe également de l'argile. Les minéraux

accessoires sont rares et comprennent la monazite, le zircon, l'hématite


-78-

TABLEAU VI

A) ANALYSES MODALES DES CONGLOMÉRATS Â CAILLOUX

DE QUARTZ (Fraction < 2mm)

No
échantillon Quartz Microcline Orthose Plagioclase Micas Ciment Autres
PD-23-564 78.70 6.40 2.80 .30 11.80 - Tr

BQ4-1670 74.20 5.90 4.30 .40 15.20 - Tr

OT-1361 92.40 .50 1.60 - 4.60 .90 Tr

OT-1383 86.90 .90 1.60 - 9.50 1.10 Tr

B) RAPPORT QUARTZ: FELDSPATH POTASSIQUE SUR

DES PLAQUES DE CONGLOMERATS (Fraction > 2mm)

No
échantillon Quartz Feldspath K Rapport

TIRS-41 76.40 23.60 3.2:1

HRS-32 73.70 26.30 2.8:1

HRS-25 76.50 23.50 3.2:1

PDS-11 79.80 20.20 4.0:1

CFS-11 84.00 16.00 5.2:1

HRS-33 74.10 25.90 2.8:1


-79-

et la pyrite. Lorsque ce type de conglomérat est présent â la base de

la formation de Papaskwasati, il devient parfois difficile de délimiter

le contact entre cette unité stratigraphique et le paléorégolite.

Le deuxième type de conglomérat est composé de cailloux de quartz

et de feldspaths. Le quartz prédomine nettement dans la fraction plus

grande que 2mm (tableau VI B). L'examen microscopique de ces grains de

quartz révèle qu'ils sont essentiellement du quartz de veine ou du quartz

igné méme si,à l'occasion, certaines particules ont l'apparence de méta-

quartzite. Selon Chown et Caty (1973), ces particules sont fort proba-

blement du quartz de veine cisaillée. Les feldspaths sont tous potassi-

ques et consistent en orthose perthitique et microcline. Ils sont généra-

lement peu altérés quoiqu'occasionnellement, certains grains peuvent mon-

trer une altération très poussée. La granulométrie moyenne des feldspaths

est toujours d'une ou deux classes inférieures à celle du quartz.

La composition de la fraction sablonneuse des conglomérats à cail-

loux de quartz et de feldspaths diffère de celle de la fraction graveleu-

se (tableau VI A); la proportion de feldspaths y est moindre et nous notons

la présence de quelques grains de plagioclases. L'illite, identifié par

diffraction des rayons-X, représente un élément important de la matrice

de ces conglomérats. Au point de vue minéralogique, cette fraction sa-

blonneuse des conglomérats à cailloux de quartz et de feldspaths ressem-

ble beaucoup à celle des grès.

La teneur en minéraux accessoires des conglomérats à cailloux de


-80-

quartz et de feldspaths est variable. Les conglomérats riches en quartz

et à granulométrie grossière renferment une plus grande quantité de miné-

raux accessoires que ceux à granulométrie plus fine. Ceux de l'unité in-

férieure du Membre de Holton sont particulièrement riches en minéraux

lourds. L'analyse des concentrés de minéraux accessoires indique la net-

te dominance de la monazite et du zircon; la tourmaline, le sphène, le

rutile, l'hématite, l'apatite et la lazulite sont d'importance secondaire.

Ces divers minéraux lourds sont de dimension variable mais sont toujours

dans la classe des sables.

La fraction principale des conglomérats gréseux, des grès conglo-

mératiques et des grès est composée presqu'exclusivement de quartz et de

feldspaths, et sauf pour quelques cas rencontrés dans certains lits près

de la base de la Formation de Papaskwasati, elle est remarquablement

déficiente en fragments de roche. La matrice de ces roches est composée

d'une masse de micas feutrée (illite) qui par endroits est recristallisée.

Ces roches sont surtout des wackes feldspathiques quoiqu'il y ait aussi

des arénites et des wackes quartzifères, des arénites feldspathiques et

des arénites et des wackes arkosiques, (Fig. 22 et 23).

Dans la fraction sableuse de ces types de roches, les quartz sont

du type plutonique selon la classification de Krynine (1946) tandis que

ceux de la classe des graviers sont essentiellement du type de veine

(Krynine, 1946). Nous observons également des

grains de quartz volcanique (P1. XVa) dans quelques couches basales de

l'unité A là el celle-ci repose sur le porphyre quartzo-feldspathique.


-81--

La répartition du quartz dans la formation est très variable (Fig. 6a);

une forte concentration de ce minéral reflète une plus grande proportion

de granules et de cailloux dans les grès. Les feldspaths sont intéres-

sants â plus d'un point de vue. En premier lieu, soulignons la rareté

ou meure, dans une grande partie des roches du Papaskwasati l'absence com-

piète de plagioclases et la très nette dominance de feldspaths potassiques

(app. 8). Mentionnons ensuite que les rapports entre l'orthose perthiti-

que et le microcline sont très variables. Notons enfin que les feldspaths

présentent divers degrés d'altération allant du feldspath frais aux felds-

paths tout â fait altérés (P1. XVIIIa). Des analyses par diffraction

des rayons-X sur ces feldspaths altérés révèlent que ces derniers s'altè-

rent en illite et, dans de rares cas, en un mélange d'illite et de kaoli-

nite. L'étude microscopique suggère une transformation in situ de ces

feldspaths potassiques en une illite qui remplace peu 3 peu ces grains

pour former un amas d'illite, indistinguable de la matrice (P1. XVI et

XVII). En effet, nous observons toutes les étapes d'altération entre de

tels grains de feldspaths et la matrice. Dans une première étape, nous

remarquons un développement substantiel des micas le long des plans de

macles et de clivages ainsi qu'en périphérie des grains (P1. XVIa). Dans

les étapes plus avancées, l'altération s'étend progressivement (P1. XVIb).

Finalement, ces illites d'altération coalescent entre elles et se confon-

dent avec celle de la matrice. Il en résulte une augmentation proportion-

nelle de la quantité de matrice dans ces roches. Etant donné que ces

phyllosilicates d'altération sont identiques au point de vue minéralogi-

que et textural â ceux de la matrice, nous ne pouvons dire qu'elle est la

proportion de la matrice qui serait d'origine détritique, de celle qui


-82-

serait diagénétique. Lors de l'étude pétrographique du paléorégolite

(p.58) nous avons présenté des évidences indiquant que les roches du

substratum avaient subi une altération plus ou moins grande â la source.

Le problème est donc de savoir â quel moment c'est produite la plus grande

partie de l'altération que nous observons présentement sur les feldspaths

des roches du Papaskwasati.

Dans la Formation de Papaskwasati, la teneur en feldspaths augmen-

te graduellement de la base au sommet de l'unité (Fig. 6a). Certains min-

ces lits de l'unité F du Membre de Neilson sont particulièrement riches

en feldspaths potassiques (P1. XVIII); ceux-ci sont particulièrement frais.

Nous remarquons aussi que les feldspaths du Membre de Neilson sont géné-

ralement beaucoup moins altérés que ceux du Membre de Holton. Ces obser-

vations sur la nature et la distribution des feldspaths dans le Papaskwa-

sati suggèrent une érosion mécanique progressive d'une région source for-

tement altérée en surface ou bien elles peuvent indiquer un changement de

climat lors de l'accumulation des roches du Papaskwasati ou encore une dia-

génêse plus prononcée dans le Membre de Holton que dans celui de Neilson.

La quantité de matrice est très variable dans les conglomérats

gréseux, grès conglomératiques et grès (App. 8). Elle est compo-

sée exclusivement d'illite se présentant sous forme d'un enchevêtrement

feutré dans les espaces interstitielles entre les grains. Occasionnelle-

ment, ces amas d'illite sont partiellement recristallisés et il s'y déve-

loppe alors quelques cristaux automorphes de plus grande taille que ceux

de la matrice. La répartition verticale de la matrice dans les litholo-


A : CONGLOMÉRATS GRÉSEUX

B : GRÉS CONGLOMERATIQUES

Q . QUARTZ
F . FELDSPATHS
FR: FRAGMENTS DE ROCHES

WACKE
SOUSFELDS-
PATHIQUE
LITHIQUE

WACKE
ARKOSIOUE

WACKE LITHIQUE

FIGURE 22. CLASSIFICATION DES CONGLOMÉRATS GRÉSEUX ET DES

GRÉS CONGLOMÉRAT IQUES, d'après GILBERT (WILLIAMS, TURNER et GILBERT , 1955 )


A Grés d'aspect massif B, Grés finement lités C Grès argileux

Q . Quartz
F . Feldspaths
FR. Fragments de A--~ 4- B
roches

10 10

WACKE
SOUSFELDS-
PATHIQUE
LI THIQUE
25
CO
~

40 yr`
O CÎ~~ ti0 ~,
40 ~ ~ ~ ô
~ ~r°
Q Q or Tt
Q / WACKE
ARKOSIQUE

WACKE LITHIQUE
FR

FIGURE 23. CLASSIFICATION DES GRES, d'après Gilbert ( Williams, Turner et Gilbert, 1955)
-85-

gies du Papaskwasati (Fig. 6a) montre où sont localisés les grès argileux

par rapport à ceux qui sont moins riches en argile. La distinction entre

les divers types texturaux de grès peut se faire à partir de leur composi-

tion moyenne (Fig. 23). Les grès argileux sont les plus faciles à dif-

férencier à cause de leur forte teneur en matrice tandis que la différen-

ce entre les grès d'aspect massif et les grès finement lités est moins é-

vidente. Nous avons appliqué le "T-Test" afin de vérifier si les diffé-

rences minéralogiques (Fig. 23) sont réelles. Nous obtenons un P de .001

pour le quartz et les feldspaths et un P < .05 pour la matrice, suggérant

par là que ces différences sont probablement réelles. La plus forte te-

neur en feldspaths des grès finement lités par rapport aux grès d'aspect

massif peut s'expliquer par la différence dans la granulométrie entre ces

lithologies car les grès finement lités ont d'une part une granulométrie

moyenne plus fine que ceux d'aspect massif. D'autre part dans ces der-

niers grès, les grains de feldspaths sont au moins d'une classe granulo-

métrique inférieure à celles du quartz.

En général, les échantillons examinés de conglomérats gréseux, de

grès conglomératiques et de grès sont cimentés par une faible quantité de

silice. Quelques échantillons contiennent aussi un peu de ciment d'héma-

tite et, plus rarement, des traces de ciment de calcite. Le quartz au-

thigène se présente en excroissance autour des grains de quartz terrigè-

nes (P1. XVb). Tel que mentionné précédemment lors de l'analyse textu-

rale des grès (p.77), les contacts suturés entre les grains de quartz

sont rares car ceux-ci flottent dans une matrice argileuse et ils présen-

tent plutôt des contacts tangentiels ou concavo-convexes. De telles re-


-86-

lations texturales suggèrent que la formation du quartz authigène de ces

grès n'est pas due â un mécanisme par "pressure solution" (Thompson, 1959).

Nous avons noté toutefois une forte altération diagénétique des felds-

paths potassiques dans ces mêmes roches. La transformation diagénétique

des feldspaths potassiques en minéraux d'argiles (illite), entraîne la

libération d'une certaine quantité de silice (Siever, 1954). Cette silice

libérée serait ensuite précipitée autour des grains de quartz. C'est ce

type de processus que nous proposons pour expliquer les excroissances de

quartz dans les grès de Papaskwasati.

Les minéraux accessoires terrigènes dans les conglomérats gréseux,

les grès conglomératiques et les grès sont les mêmes que ceux des conglo-

mérats. Ils sont peu abondants dans toutes ces roches.

Exceptionnellement dans certains grès, la tourmaline authigène

est très abondante et elle forme alors, â toute fin pratique, le liant

entre les grains (P1. XIXa). La lazulite est un autre minéral authigène

rencontré occasionnellement dans les grès. Elle se présente sous deux

formes: soit celle d'un agrégat bleu dans de petites veinules de quartz,

ou plus fréquemment sous forme de ciment dans les grès (P1. XIXb). Low

(1886) observa ce dernier minéral dans un bloc erratique de la Formation

de Papaskwasati et il l'identifia comme un phosphate d'aluminium et de

magnésium, la lazulite, (FeMg) Al2 (OH)2 (PO4)2. Au microscope, nous re-

marquons des cristaux A relief élevé, et un faible pléochrotsme bleu-

vert. En nicols croisés, les couleurs de biréfringence sont le jaune

et le rouge de la fin du deuxième ordre et, quelquefois,le bleu-vert du


-87-

début du troisième ordre. Selon Kerr (1959), la lazulite, un minéral

assez rare, est restreint roches métamorphiques et aux veines de

quartz. L'origine d.1 ce m ral dans les grès du Papaskwasati demeure

ambiguë quoique tous 1 i1 .rats nécessaires à sa formation soient pré-

sents: soit l'apatite peu • ( 'cosphore et les argilites pour le magnésium,

le fer et l'aluminium.

Un mince lit de grès finement lité ayant l'aspect d'un placer de

minéraux lourds (P1. XX) est présent dans les grès de l'unité E du Membre

de Neilson, près du forage type OT-1. L'analyse des minéraux lourds de

ce lit, donne, par ordre d'abondance, la monazite, le zircon, le rutile

et le sphène. Ces minéraux lourds forment près de 50 pour cent du volume

du lit.

Nature des roches terrigènes à grains fins

Les roches terrigènes à grains fins, nommées argilites selon la

définition de Twenhofel (1937), composent qu'une petite partie de toutes

les lithologies de la Formation de Papaskwasati. Selon cette définition,

les argilites correspondent à une roche composée d'un mélange de silt et

d'argile, bien induré, ayant presque atteint un degré de métamorphisme

régional mais ne montrant pas de clivage ardoisier.

Les argilites de la Formation de Papaskwasati se différencient

sous divers aspects. Nous en déterminons deux grands types à partir de

leur teinte, soit les argilites foncées et les argilites piles. Les ar-
-88-

gilites foncées peuvent etre d'apparence massive ou rubanées; les pre-

mières ont alors une couleur grise à noire, les secondes sont de couleur

grise à rouge. Près de 80 pour cent de toutes les argilites sont de type

pale, de couleur verte, vert pâle ou beige. Ces dernières sont souvent

interstratifiées. Il n'existe aucune relation entre la couleur des argi-

lites et leurs positions stratigraphiques ou géographiques dans la For-

mation de Papaskwasati.

Certaines argilites se présentent sous forme de minces lits homo-

gènes dépassant rarement 4 cm d'épaisseur. En général, toutefois, elles

ont quelques centimètres d'épaisseur, et à l'occasion atteignent quelques

2 ou 3 mètres d'épaisseur. Ces dernières argilites montrent des lamina-

tions très bien développées, causées par des interstratifications d'ar-

gilites de couleurs différentes ou par des interstratifications d'argili-

tes et de grès très fins (P1. XXI). Ces argilites finement litées mon-

trent souvent des évidences de déformations synsédimentaires dont les plus

fréquentes sont les fissures de dessiccations, "mudcracks", (P1. XXII).

Ces structures ne s'observent que rarement en affleurement mais elles sont

fréquentes dans les échantillons de carottes où nous observons plusieurs

intraclasts d'argilites avec une concavité vers le haut (P1. XXIIb). La

concentration de tels intraclasts dans une couche donne lieu â des con-

glomérats intraformationels à fragments d'argilites.

Granulométrie et minéralogie des argilites

Les argilites sont composées de quantités variables de silt et


-89-

d'argile et de quelques particules de sable fin. Malgré ce mélange in-

time, l'argile est le principal constituant de ces roches (P1. XXIII).

La fraction silteuse des argilites est formée essentiellement de

quartz et d'une quantité mineure de feldspaths potassiques. Cette compo-

sition reflète en grande partie celle des grès.

Les analyses par diffraction des rayons-X, (app. 9), indiquent

que la fraction argileuse est composée exclusivement du phyllosilicate il-

lite. Cette illite se présente en un amas de petits cristaux d'illites

imbriqués les uns dans les autres, donnant un aspect feutré en lame mince.

Elle montre également quelques cristaux automorphes variant entre .01 et

.10 mm de diamètre. Ces cristaux automorphes proviennent de la recristal-

lisation de l'illite feutrée.

Le tableau 7 reproduit la liste des minéraux lourds des argilites

en fonction de la couleur de ces roches. La tourmaline (P1. XXIVa) et

l'hématite (P1. XXIVb) sont les principaux constituants des minéraux lourds

des argilites foncées. Les argilites pâles contiennent beaucoup moins de

minéraux lourds tant, en quantité qu'en nombre, que les argilites foncées.

Les petits cubes de pyrite authigène sont restreints aux argilites de tein-

te vert pâle. La rareté de la pyrite dans la Formation de Papaskwasati

contraste grandement avec l'abondance de ce minéral dans la Formation de

Matinenda du Supergroupe de l'Huronien, (Roscoe, 1969). La présence de

cette pyrite authigène indique que des conditions favorables â sa formation

existaient localement dans certaines argilites lors de la diagénèse.


-90-

TABLEAU VII

MINÉRAUX LOURDS DES ARGILITES

E'chantillon

PD45-3771 HEMATITE, tourmaline, zircon, apatite, monazite,

sphène et rutile

PD28-1281 TOURMALINE, zircon, apatite, rutile, hématite

P1-11262 Tourmaline, apatite, rutile, hématite

2
SQ3-867 Tourmaline, pyrite

PD45-377: Argilite noire, légèrement teintée rouge, finement litée.

PD28-128: Argilite gris-noir, finement litée, feuillets de dessic-


cation.

P1-1126: Argilite vert pâle, finement litée, silteuse.

SQ3-867: Argilite vert pâle, d'aspect massif, cubes de pyrite.

Note 1 Dans les échantillons PD45-377 et PD28-128, l'hématite et la

tourmaline sont très abondants.

Note 2 Dans les échantillons P1-1126 et SQ3-867, les minéraux lourds

sont peu abondants.


-91-

Les véritables minéraux lourds terrigènes des argilites sont les

mêmes que ceux des conglomérats et des grès (p.80). Ainsi, nous obser-

vons quelquefois de fines laminae riches en zircon, monazite, sphène,

rutile et apatite.

Géochimie des argilites de la Formation de Papaskwasati

Nous avons procédé à l'analyse chimique totale de 21 échantillons

d'argilites (tableau 8). Les analyses ont été faites par fluorescence

des rayons-X pour les éléments majeurs selon la méthode indiquée à l'ap-

pendice 10, et par spectromètre à rayons gamma, pour l'uranium et le

thorium (app. 11).

Ces analyses avaient pour buts de différencier entre les divers

types d'argilites des Membres de Holton et de Neilson, de déterminer la

composition des minéraux constituants les argilites, de déterminer les

conditions climatiques existantes lors de leur formation et de déterminer

leur milieu de sédimentation.

L'examen du tableau 8 révèle qu'il n'existe aucune distinction

entre les argilites des Membres de Holton et de Neilson, et très peu de

différence entre les divers types d'argilites. La seule distinction

possible serait au niveau du pourcentage de fer total. Un examen des cou-

leurs des argilites indique que les fortes teneurs en Fe2O3 sont surtout

reliées aux argilites foncées riches en hématite, tandis que les autres

argilites foncées contiennent une forte quantité de tourmaline authigène.


TABLEAU VIII

COMPOSITION CHIMIQUE EN POURCENTAGE-POIDS DES ARGILITES DE PAPASKWASATI


Ech. Na20 Mg0 A1203 SiO2 P205 K20 Ca0 TiO2 Mn0 Fe203* H2O TOTAL

Membre de Neilson
2612 B .28 .46 21.94 62.29 .10 8.75 .10 .66 .004 2.99 2.38 99.95
2911 A .44 .90 24.93 56.39 .08 8.73 .10 .85 .006 5.18 2.34 99.95
3010 A .31 .51 20.98 63.63 .06 7.42 .13 .68 .006 3.75 2.49 99.97
4616 D .40 .74 24.27 58.58 .13 8.57 .24 .71 .006 3.89 2.44 99.98
5211 D .69 2.33 23.14 54.80 .11 11.23 .33 .84 .007 3.29 3.19 99.96
5215 C .37 .60 28.26 55.08 .29 9.79 .21 .91 .005 1.88 2.55 99.95
5310 B .45 .71 23.18 60.50 .08 8.57 .11 .72 .007 3.16 2.48 99.97
5411 A .31 .26 18.40 67.53 .08 8.43 .26 .44 .004 1.15 3.10 99.96
6418 C .64 1.99 20.55 60.15 .16 11.37 .37 .63 .012 2.76 1.32 99.95
Membre de Holton
2628 C .42 .56 21.41. 60.76 .09 9.70 .17 .75 .006 3.69 2.40 99.96
2928 A .30 ,57 21.57' 61.15 .20 7.60 .35 .74 .006 5.41 2.08 99.98
4122 C .29 .42 21.97 61.93 .09 7.86 .18 .79 .005 4.09 2.33 99.96
4220 D .35 .S8 22.86 59.46 .49 8.35 .76 .79 .005 3.97 2.34 99.96
4427 A .34 ,59 22.40 55.91 .12 7.70- .22 .83 .008 9.62 2.22 99.96
4429 D .29 .68 20.18 63.49 .10 9.27 .26 .60 .015 2.91 2.16 99.96
4523 A .29 .70 19.27 63.73 .14 7.70 .30 .73 .005 4.70 2.37 99.94
4620 D .29 .53 21.99 61.52 .16 8.06 .29 .79 .006 3.97 2.35 99.96
5220 A .35 ,49 19.10 63.11 .13 7.06 .22 .60 .006 6.94 1.94 99.95
5320 A .29 .36 16.07 65.69 .10 6.48 .16 .53 .005 6.34 3.94 99.97
5425 B .33 ,59 30.04 51.82 .33 10.22 .54 .98 .005 1.96 3.13 99.95
6420 B .30 1.06 21.49 59.69 .27 9.27 .47 .69 .010 4.60 _ 2.09 99.94 ,
A Argilites noires ou gris foncé
B Argilites vert foncé
C Argilites vert pâle
D Argilites vert pâle et beiges
* Fer total exprimé sous forme Fe203.
TABLEAU IX

CALCUL DE LA COMPOSITION MINÉRALOGIQUE DES ARGILITES

Échantillon Na20 MgO A1203 SiO2 P205 K20 Ca0 TiO2 Mn0 Fe203 Fe0 H20
Argilite**
moyenne du .37 .74 22.10 60.34 .16 8.67 .27 .73 .006 4.11 - 2.46
Papaskwasati
Muscovite
moyenne * .86 .70 33.89 46.89 - 9.35 .23 .54 - 1.70 .63 4.94

Illite
moyenne * .21 2.94 23.17 52.74 - 6.04 .70 .61 - 4.90 1.16 7.50

Phengite
moyenne * 1.22 2.36 30.46 49.70 - 10.35 - .07 .005 .73 .93 4.15

A .48 .99 29.60 46.89 .20 11.60 .34 .97 .006 5.59 - 3.28

B .42 .88 26.53 52.74 .17 10.32 .30 .80 .006 4.88 - 2.92

C .50 1.03 28.03 49.70 .18 11.03 .40 1.00 .006 5.10 - 3.00

* Deer, Howie et Zussman (1962).


A Argilite du Papaskwasati, corrigée pour la teneur en silice de la muscovite.

B Argilite du Papaskwasati, corrigée pour la teneur en silice de l'illite.

C Argilite du Papaskwasati, corrigée pour la teneur en silice de la phengite.


**
Composition moyenne des argilites du Papaskwasati.
-94-

FIGURE 24.

RAPPORT Na20 : K20 DES

ROCHES ARG ILEUSES .

~O K20 poids

1. Composition moyenne des roches pélitiques, (Shaw, 1956).


2. Argilite laminée, Fm. de Gowganda, (Young, 1969).
3. Argilite, Fm. de Fern Creek, (Young, 1969).
4. Matrice des tillites, Fm. de Gowganda, (Young, 1973).
5. Matrice des tillites, Fm. de Padlei, (Young, 1973).
6. Formation de Gordon Lake, (Wood, 1973).
7. Formation de Gordon Lake, (Wood, 1973).
8. Formation de Lorrain, (Wood, 1973).
9. Composition, roche ignée, E du Canada, (Clarke, 1924).
10. Composition, Bouclier Canadien, NW Ontario, (Shaw et al. 1967).
11. Composition moyenne des argilites de Papaskwasati.
12. Paléorégolite, PD-39-760, cuvette de Papaskwasati.
13. Paléorégolite, D-3-140, cuvette de Papaskwasati.
-95-

La teneur relativement élevée en fer des argilites pâles est due à la pré-

sence de pyrite authigène.

L'analyse des constituants minéralogiques des argilites indique

qu'elles sont surtout composées d'un phyllosilicate de type illite avec du

quartz et divers minéraux lourds. Le tableau 9 présente la composition

moyenne des argilites du Papaskwasati ainsi que les compositions moyennes

de la muscovite, de l'illite et de la phengite. Nous remarquons que l'ar-

gilite du Papaskwasati donne une valeur plus élevée en SiO que les autres
2
minéraux comparés, ceci étant dû à la présence du quartz dans la roche.

Nous avons corrigé notre analyse en tenant compte de la teneur moyenne en

SiO de la muscovite, de l'illite et de la phengite (tableau 9), et en


2
allouant l'excès de SiO au quartz. Ainsi, nous constatons que les ar-
2
gilites de Papaskwasati, numérotées A, B et C sur le tableau 9, ont une

composition intermédiaire entre la muscovite et l'illite, soit à peu près

celle de la phengite. Selon Deer, Howie et Zussman (1962), la phengite

est une illite non déficiente en K O.


2

Nous présentons sur la figure 24, les rapports entre le Na20 et le

K20 de toute une suite de roches, entre autres, les argilites du Papaskwa-

sati et le paléorégolite présent sous cette formation. Ce diagramme démon-

tre bien qu'à partir d'une roche mère de composition granitique, celle-ci

doit subir un lessivage prononcé du sodium pour résulter en des matériaux

similaires à ceux du Papaskwasati. Ce lessivage du sodium est accompagné

d'une concentration du potassium dans les minéraux néoformés telle que le

suggère la forte teneur en potassium des minéraux argileux dans le paléo-


-96-

régolite et les argilites du Papaskwasati. La présence de cet unique

constituant dans les roches du Papaskwasati, soit une illite riche en

potassium déroge sensiblement des autres minéraux argileux rencontrés

dans d'autres suites de roches pélitiques (Shaw, 1956). Ces dernières

possèdent une teneur en potassium de 3.3 pour cent répartie généralement

dans deux ou plusieurs phyllosilicates. De plus, Young (1969) puis Wood

(1973) ont démontré qu'un haut rapport Na20/K20 tel que celui obtenu sur

la matrice des tillites,est le résultat de la comminution des divers si-

licates par l'action des glaciers plut8t que celui d'une érosion chimique

des silicates avec lessivage du sodium et, en conséquence, une diminution

considérable du rapport Na20/K20 comme ce fut le cas dans les argilites

du Papaskwasati.

L'occurrence et la fréquence des feuillets de dessiccation dans

les argilites du Papaskwasati indiquent que celles-ci se sont accumulées

en milieu subaérieri Certains rapports tel que celui du Fe:Mn sont

utilisés par certains auteurs pour préciser si le milieu est d'affinité

marine ou continentale. A la suite de leurs travaux sur les roches péli-

tiques, Keith et Degens (1959) suggèrent que les pélites d'origine marine

présentent un rapport Fe:Mn de 10.8 tandis que celles d'origine continen-

tale ont un rapport Fe:Mn de 62.7. Toutefois, lors de la présentation

de leurs résultats, ces auteurs soulèvent des doutes quant à l'utilisation

de ce facteur comme indicateur du milieu de sédimentation étant donné

que le rapport Fe:Mn peut varier en fonction des conditions physico-chi-

miques existantes â la source aussi bien que dans le milieu de sédimenta-

tion. A la suite d'un relevé de la littérature sur la composition des

* périodiquement desséché
-97-

pélites marines, paraliques et/ou continentales, Chagnon (1971) note

que le rapport Fe:Mn peut être utile pour différencier entre les pêlites

de ces milieux. Ainsi il conclut qu'un rapport Fe:Mn de 27.31 serait

caractéristique des pélites vertes d'affinité marine tandis qu'un rap-

port de 71.26 serait spécifique des pélites rouges d'affinité paralique

et/ou continentale. Etant donné que le rapport Fe:Mn est très élevé

dans les argilites du Papaskwasati et si les conclusions de Chagnon

(1971) sont valides et,de fait,permettent de différencier les milieux

de sédimentation, nous pouvons alors conclure que les argilites du Papask-

wasati seraient du type de milieu continental ou paralique (tableau 10).

Quant à eux, Adams et Weaver (1958) utilisent le rapport Th:U

pour différencier les facies sédimentaires et déduire les conditions

physico-chimiques du milieu. Ils estiment qu'un rapport Th:U inférieur

â 2 caractérise le milieu marin, reflétant des conditions où l'extrac-

tion de l'uranium de l'eau est le principal mécanisme de fixation de l'u-

ranium dans les sédiments. Un rapport Th:U compris entre 2 et 7 n'est

spécifique d'aucun milieu en particulier et correspond à une érosion chi-

mique faible et une sédimentation rapide de particules terrigènes dérivées

de roches ignées. Un rapport Th:U supérieur à 7 serait plut8t caractéris-

tique d'un milieu continental et indique une concentration de résidus

riches en thorium due à un lessivage assez complet des minéraux uranifères.

D'après ces auteurs, le dernier facies est caractéristique des placers

riches en thorium, de bauxites, d'argiles résiduelles, de shales continen-

taux et de socle altéré (régolite). Le rapport Th:U moyen des argilites

de la Formation de Papaskwasati est de 7.7 (tableau 11). Par analogie


-98-

TABLEAU X

RAPPORT FE:MN DES ARGILITES

DE LA FORMATION DE PAPASKWASATI

.
Echantillon Fe203 Mn0 Fe:Mn

PK 2612 2.99 .004 674


2911 5.18 .006 786
3610 3.75 .006 565
4616 3.89 .006 591
5211 3.29 .007 425
5215 1.88 .005 344
5310 3.16 .007 409
5411 1.15 .004 258
6418 2.76 .012 207
2628 3.69 .006 560
2928 5.41 .006 821
4122 4.09 .005 752
4220 3.47 .005 728
4427 9.62 .008 1083
4429 2.91 .015 184
4523 4.70 .005 863
4620 3.97 .006 602
5220 6.94 .006 1054
5320 6.34 .005 1165
5425 1.96 .005 360
6420 4.60 .010 416
-99-

TABLEAU XI

TENEUR EN URANIUM ET THORIUM ET RAPPORT Th:U DES ARGILITES DE LA

FORMATION DE PAPASKWASATI

Échantillon U ppm Th ppm Th:U

PK 2612 2.3 21.2 9.2

PK 5220 2.5 17.4 6.9

PK 5310 4.6 18.8 4.1

PD 22-170 1.5 28.9 19.2

PD 26-870 4.0 25.1 6.2

PD 29-825 5.9 38.0 4.8

OT 1-801 2.9 26.0 8.9

OT 1-939 2.1 18.4 8.7

OT 1-1037 2.2 23.0 9.2

OT 1-454 2.5 18.5 8.4

MOYENNE 3.0 23.5 7.7


-100-

aux travaux d'Adams et Weaver (1958), ce rapport Th:U indiquerait que la

région source des sédiments du Papaskwasati a subi une érosion chimique

appréciable et que, le milieu de sédimentation oti ce sont accumulées les

argilites est fort probablement continental. Il est en effet remarquable

de noter qu'aucun des rapports Th:U dans le tableau 11 ne se rapproche

du rapport 2, lequel pourrait indiquer un milieu marin.

En résumé, l'ensemble des données géochimiques des argilites con-

firment l'hypothèse d'une érosion chimique profonde des roches â la ré-

gion source et suggèrent fortement un milieu de sédimentation continen-

tal pour les sédiments de la Formation de Papaskwasati.

Diagénèse des argilites

La présence d'une forte quantité de tourmaline authigène et celle

d'une illite riche en potassium comme unique minéral d'argile, indiquent

que les argilites du Papaskwasati ont subi une transformation diagénéti-

que.

Nous observons régulièrement de la tourmaline dans toutes les ro-

ches du Papaskwasati, mais celle-ci est particulièrement abondante dans

les argilites foncées (P1. XXIVa). Les cristaux de tourmaline sont tou-

jours prismatiques (Pi. XXVa); ils dépassent rarement .25 mm de longueur

et ils sont fréquemment enchevêtrés (Pl. XXVb). La nature prismatique,

l'enchevêtrement et l'abondance de tourmaline indiquent une origine authi-

gène. Au microscope, cette tourmaline est fortement pléochroique dans


-101-

les verts et les bruns, ce qui contraste avec les descriptions antérieu-

res des tourmalines authigènes (Krynine, 1946; Gokhale, 1959; Awasthi,

1961). Ces auteurs parlent d'excroissance incolore de tourmaline sur des

noyaux terrigènes, tandis que les tourmalines de Papaskwasati sont forte-

ment pléochrogques et ne laissent voir aucun noyau.

Sans vouloir élaborer sur la génèse de ces tourmalines, mention-

nons qu'il ne manque qu'un seul élément dans les argilites du Papaskwasati

pour former ce minéral, soit le bore. Le bore pourrait provenir de sources

externe ou interne. Une source externe exigerait un métasomatisme du bore

d'origine inconnue tandis qu'une source interne ferait appel à un métaso-

matisme du bore à partir des roches de la Formation de Papaskwasati. Les

travaux de Couch (1971) indiquent que le bore peut être facilement adsorbé

par l'illite lors de l'altération des roches à la source. Dans ce cas,

le bore pourrait être remobilisé pour participer à la formation de la tour-

maline. Un fait est certain, des fluides permettant la formation de la

tourmaline ont circulé au travers des sédiments du Papaskwasati car nous

retrouvons de la tourmaline authigène dans tous les types lithologiques

mais, plus particulièrement, dans les argilites. Ces dernières lithologies

ont probablement agi comme piège pour ces fluides.

La kaolinite est excessivement rare dans les roches du Papaskwasa-

ti et elle est absente des argilites. Nous avons mentionné antérieure-

ment, lors de l'étude du paléorégolite et des grès, que les minéraux d'ar-

giles primaires du Papaskwasati ont subi une transformation diagénétique.

La présence d'une illite riche en potassium comme unique constitutant


-102-

phyllosilicaté des argilites tend à confirmer l'hypothèse d'une transfor-

mation diagénétique des argilites (Blatt et al. 1972, p. 390). Nous sug-

gérons que les argilites ont agi comme piège pour les fluides riches en

K20 provenant de l'altération diagénétique des feldspaths, avec comme

résultat la transformation des phyllosilicates primaires des argilites,

soit illite, smectite, et les interstratifiés illite-smectite, en une il-

lite riche en K2O. Cette hypothèse suppose que le climat à la région

source était tempéré. Si le climat avait été chaud et humide à la ré-

gion source, ces conditions auraient favorisé la formation d'une grande

quantité de kaolinite (Millot, 1964, p. 102). Dans un tel cas, nous

devrions faire appel à une altération diagénétique très forte des felds-

paths potassiques des roches gréseuses, afin de libérer le potassium né-

cessaire à la transformation des kaolinites en illites telles que celles

que nous observons aujourd'hui dans les argilites. Nous estimons que

cette dernière hypothèse n'est pas valide car elle nécessite une trop

grande quantité de K20, que les roches que nous observons présentement

ne contiennent pas assez de feldspaths potassiques et de plus ceux-ci

ne sont pas toujours altérés diagénétiquement. Ainsi notre première hy-

pothèse, soit celle d'un climat tempéré à la région source et une trans-

formation des illites, smectites et des interstratifiés illite-smectite

en illite riche en K20 lors de l'altération diagénétique des feldspaths

demeure valable.
-103-

URANIUM et THORIUM

Introduction

Suite à une intense campagne d'exploration uranifère dans les

roches de la Formation de Papaskwasati, nous avons procédé à une évalu-

ation de la radioactivité présente dans ces roches et nous avons alors

effectué une étude de la distribution stratigraphique des trois princi-

paux éléments radioactifs tels l'uranium, le thorium et le potassium. De

plus, nous avons déterminé la nature de la radioactivité dans divers

échantillons radioactifs des Groupes de Mistassini et d'Otish. Les ana-

lyses ont été faites en utilisant un spectromètre à rayons gamma dont les

principes et la méthode d'analyse sont expliqués à l'appendice 11.

Distribution stratigraphique de U-Th-K

La figure 25 montre la répartition stratigraphique de l'uranium

du thorium et du potassium dans les échantillons du forage Ot-1. L'en-

semble des teneurs en uranium sont relativement faibles tandis que les

teneurs en thorium sont très variables. Le rapport Th:U varie en fonc-

tion de la granulométrie des roches du Papaskwasati et il met en évidence

les deux cycles granulométriques identifiés dans cette formation. La te-

neur en potassium des lithologies reflète la nature feldspathique ainsi

que la matrice illitique de ces roches. L'examen des échantillons analysés

indique que les valeurs anormales en thorium proviennent de lithologies

à granulométries élevées contenant une quantité appréciable de monazite.


-104-

De plus, l'examen pétrographique révèle que les principaux minéraux lourds

dans les grès et les conglomérats sont la monazite et le zircon. Nous sug-

gérons alors qu'une grande partie de la radioactivité notée dans les échan-

tillons soit le résultat du thorium dans la monazite et de l'uranium dans

le zircon. Selon Murray et Adams (1958), l'uranium et le thorium présents

dans les arénites quartzifères se situent presqu'entièrement dans les

grains de quartz. Ils estiment que ces grains contiennent en moyenne 1.7

ppm de Th et 0.45 ppm d'U. En utilisant ces données, nous pouvons évaluer

que près du tiers de l'uranium et près du quart du thorium de nos analyses

(Fig. 25) pourraient provenir du quartz, le reste de la radioactivité

proviendrait des minéraux lourds tels que le zircon et la monazite.

Les deux échantillons prélevés â la base du forage Ot-1 (Fig. 25),

proviennent du paléorégolite. Nous constatons un rapport Th:U de 20:1,

ce qui est anormalement plus élevé que le rapport Th:U moyen de 4:1 pour

un granite selon Heier et Rodgers (1963). D'après Adams et Weaver (1958),

un rapport Th:U aussi élevé que celui observé dans les roches du paléo-

régolite, indique essentiellement qu'une oxydation et un lessivage des

minéraux uranifères ont eu lieu durant l'érosion chimique et que le tho-

rium, plus immobile, est laissé derrière dans des résidus insolubles ou

encore est adsorbé par les minéraux d'argiles. Ce point confirme notre

première interprétation voulant que le paléorégolite sous la Formation de

Papaskwasati résulte d'une érosion chimique sous des conditions atmosphé-

riques oxydantes.
-105—

FIGURE 25 . DISTRIBUTION de L' URANIUM, du THORIUM

POTASSIUM dans le FORAGE OT -1


et du

de la FORMATION de PAPASKWASATI.

0/0K
U ppm Th ppm Th : U
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ô m S: SOCLE ARCHÉEN P: PALEOREGOLITE


Z. ~
E A,B,C,D,E : UNITES DE LA FORMATION DE PAPASKWASATI .

44 cote du forage
-106-

Nature et provenance des échantillons radioactifs.

Les conglomérats à cailloux de quartz (tableau 12) sont caracté-

risés par la présence de fortes quantités de monazite; il en est de même

pour le placer de minéraux lourds dans la Formation de Papaskwasati,

tous ces échantillons sont fort riches en thorium.

Les deux échantillons appelés indices uranifères (tableau 12) fu-

rent prélevés dans les roches près du lac Indicator. L'échantillon INDI-1

est une concrétion de6 cm de diamètre, de couleur jaune, dans un grès

conglomératique de la Formation d'Indicator. Nous retrouvons une altéra-

tion brune et jaune, typique de l'oxydation des minéraux uranifèrs, le long

des diaclases dans ces mêmes grès. L'échantillon NIBC provient d'un bloc

erratique de dolomie, identique aux dolomies de la Formation de Péribon-

ca. Cet échantillon a été prélevé dans une zone de cisaillement d'envi-

ron 12 cm de large, montrant une couleur jaune typique de l'oxydation des

minéraux uranifères.

Dans la Formation de Papaskwasati, le trou de forage PD3 de la

compagnie Phelps Dodge intersecta sur une longueur de 2 m (6 pi.) une

zone minéralisée renfermant 0.15% U308 (Gunter, 1967). Cette zone cor-

respond à un banc de grès conglomératique poreux. Dans un rapport subsé-

quent de la même compagnie (Anderle, 1968), cet auteur mentionne que l'ura-

nium se présente sous forme d'uraninite fine (lOu environ) et qu'il se

concentre dans la matrice du grès. Les forages subséquents autour de ce


-107-

TABLEAU XII

TENEUR EN URANIUM ET THORIUM DES ÉCHANTILLONS

PARTICULIEREMENT RADIOACTIFS

Conglomérats â cailloux de quartz

Formation de Papaskwasati

Éch. U ppm Th ppm Th:U

S-1-304 2.5 182.7 73


S-1-303 2.3 119.7 52
CHF-1 2.6 67.2 26
HR-2 .7 10.2 15
HR-2.2 1.2 35.3 29
HOL-2 2.1 146.1 70

Formation d'Indicator

Scc-1 n.d. 1350. -


Lambeau d'érosion du lac Mantouchiche

MAN 1 .5 179.1 358


MAN 2 .5 152.3 304

Placer de minéraux lourds, Formation de Papaskwasati

JSS-1 n.d. 6783.5 -

Indices uranifères dans le Groupe d'Otish


1
Formation d'Indicator

INDI-1 1265 - -
Formation de Péribonca

NIBC-1 3908 - -
n.d. - non déterminé.
-108-

point ont tous donné des résultats négatifs.

Toutes les analyses effectuées par la compagnie sur la radioactivi-

té des conglomérats donnent un rapport Th:U élevé, confirmant ainsi nos

travaux qui indiquent que le thorium de la monazite est la principale sour-

ce de radioactivité dans les roches de la Formation de Papaskwasati.

Evaluation du potentiel uranifère des

roches des Groupes de Mistassini et d'Otish

Suite à notre étude, nous croyons être en mesure de porter un juge-

ment sur le potentiel uranifère des roches des Groupes de Mistassini et

d'Otish. L'indice uranifère de la Formation de Papaskwasati (PD3) et ceux

du Groupe d'Otish, sont d'origine épigénétique. Ces concentrations de mi-

nerai sont le résultat de la migration et de la précipitation de fluides

uranifères dans un milieu poreux, perméable et fracturé, plutôt que le ré-

sultat de concentrations hydrauliques syngénétiques de minéraux lourds

uranifères. Par contre, la presque totalité de la radioactivité mesurée

dans les roches terrigènes des Groupes de Mistassini et d'Otish est due au

thorium de la monazite, et un peu à l'uranium du zircon. Ces deux minéraux

forment une grande partie de la suite de minéraux lourds de ces roches. La

présence de ces minéraux lourds est le résultat d'une concentration hydrau-

lique syngénétique. Il est donc plus logique alors de rencontrer dans ces

roches desplacers riches en monazite, source de thorium, que de trouver des

placers de minéraux uranifères.


-109-

Les études géochimiques que nous avons faites sur les roches du

Papaskwasati démontrent que la région source de ces sédiments terrigènes

a subi une érosion chimique profonde sous un climat tempéré et une atmos-

phère oxydante. Sous ces conditions, les minéraux uranifères sont oxydés

et lessivés plutôt que concentrés par des processus hydrauliques. Alors

il est peu probable que l'on découvre des gisements d'uranium du type

d'Elliot Lake (Roscoe, 1969) dans les roches du Papaskwasati car les con-

ditions physico-chimiques lors de la sédimentation des lithologies des

Groupes de Mistassini et d'Otish étaient oxydantes plutôt que réductrice

comme dans le cas de la Formation de Matinenda (Roscoe, 1969).

Selon Gabelman (1971), la majorité des dépôts uranifères rencon-

trés dans les roches terrigènes sont d'origines épigénétiques. Lors de

l'érosion chimique des roches à la région source, l'uranium est en géné-

ral libéré et il est dispersé dans le milieu fluide. Toujours selon cet

auteur, il faut que ces fluides migrent vers un milieu propice jusqu'au

moment où les conditions physico-chimiques sont telles que l'uranium pré-

cipite dans les sédiments où il forme des concentrations. Les voies favo-

rables à la migration des fluides uranifères sont intimement reliées aux

contrôles stratigraphique, structural ou textural des roches. La précipi-

tation de l'uranium s'effectue par interaction avec les constituants du

sédiment, soit par réduction, adsorption, échange ionique, substitution

ionique ou bien encore par formation de complexes uranyles insolubles.

Les roches des Groupes de Mistassini et d'Otish contiennent plusieurs mi-

lieux favorables à la migration des fluides uranifères tels les nombreuses

failles et diaclases qui recoupent ces roches, ou encore les lits poreux
-110-

et perméables de cet ensemble sédimentaire. Toutefois nous ne savons pas

lequel des mécanismes serait responsable pour la précipitation de l'ura-

nium, si celui-ci fut déjà: précipité, ni où les gisements seraient situés.

Il faut se souvenir que, malgré les nombreux forages faits dans les roches

de la Formation de Papaskwasati et dans celles du Groupe d'Otish, l'on re-

cherchait des concentrations hydrauliques syngénétiques de minéraux uranifè-

res et non pas de concentrations épigénétiques. De par son caractère ré-

ducteur ainsi que la présence de matière organique, la Formation de Cheno

serait une cible intéressante pour la prospection de l'uranium en vue d'y

découvrir des concentrations épigénétiques.


-111-

ANALYSE DU BASSIN

Introduction

Dans cette dernière section, nous examinerons les roches de la

Formation de Papaskwasati dans le but de reconstruire la géologie histo-

rique et nous établirons un modèle de sédimentation pour les roches de

ce dép8t. Ce dernier remplit une échancrure ou cuvette en bordure N du

bassin de Mistassini (Fig. 2).

Contexte géologique précédent la sédimentation

de la Formation de Papaskwasati

Les sables et les graviers de la Formation de Papaskwasati se sont

accumulés sur un socle de composition granitique et gneissique (Fig. 6a).

Nous avons démontré antérieurement (p.17) que ce socle avait subi une éro-

sion chimique relativement profonde avant d'être recouvert par les dépots

sédimentaires.

La paléogéographie indique que la cuvette consistait en une série

de vallées périphériques débouchant vers une dépression centrale, laquelle

était partiellement ouverte vers le S (Fig. 7b). Les limites NW, N, SE et

S de la cuvette sont délimitées par les ceintures volcaniques archéennes

(Fig. 2 et 6a).

L'examen de la carte géologique régionale (Fig. 2), révèle la pré-


-112-

sence de deux linéaments orientés N-S, situés de part et d'autre de la

cuvette de Papaskwasati. Un de ces linéaments coincide avec le lac Beau-

deau à l'W, l'autre avec le cours supérieur de la rivière Toqueco à l'E.

Chown et Caty (1972) ont démontré que les linéaments correspondent à des

failles dans les roches du socle et qu'elles sont plus anciennes que les

sédiments du Papaskwasati.

Distribution des sédiments dans

la Formation de Papaskwasati

L'étude de la distribution des lithologies dans le Papaskwasati

permettra de voir l'arrangement des lithologies dans le dépôt et de dé-

terminer la source de ces matériaux. Ainsi, nous pouvons noter sur les

figures 26a et b respectivement,que les conglomérats pétromicts et les

conglomérats à cailloux de quartz sont restreints au fond des vallées

situées près du périmètre actuel de la cuvette du Papaskwasati. Ces

derniers conglomérats atteignent leur maximum de puissance dans les vallées

et leurs dépôts ont la forme d'un cône dont l'apex pointe vers le péri-

mètre actuel de la cuvette. Les conglomérats gréseux et les grés con-

glomératiques se retrouvent partout dans cette cuvette (Fig. 26c) mais

ils tendent à se concentrer près des conglomérats à cailloux de quartz.

Les divers types de grès sont prédominants au centre et sur les hauts-

fonds en périphérie de la cuvette (Fig. 26d) tandis que les lits d'ar-

gilites sont surtout abondants vers le centre de la cuvette (Fig. 26e).


-113-

a1° 30-
7g 00'

0 2 4 6

Km

0 1 2 3 4

Mines

FIGURE 26a . Carte de contours isolithes des conglomérats pétromicts

de la Formation de Papaskwasati

Contour isolithe en pieds . 10

Limite actuelle de la cuvette de Papas kwasati .

Localisation des forages •


-114-

FIGURE 26b. Carte de contours isolithes des conglomérats à cailloux de

quartz de la Formation de Papaskwasati.

Contour isolithe en pieds . 10

Li mite actuelle de la cuvette de Papaskwasati .

localisation des (orages . .


-115-

51° 30=

FIGURE 26c . Carte de contours isolithes des grès conglomératiques de la


Formation de Papaskwasati.

Contour isolithe en pieds . 100

Limite actuelle de la cuvette de Papaskwasati

Localisation des forages . •


-116-

FIGURE 26d. Carte de contours isopourcentage des grès de la

Formation de Papaskwasati.

Contour isopourcentage . 10

Limite actuelle de la cuvette de Papaskwasati

Localisation des (orages •


-117—

o
51 30-

10
0 2 4 6

Km

0 2 3 4
s J
Milles

FIGURE 26e. Carte de contours du nombre de lits d'argilites de la

Formation de Papaskwasati .

Nombre de lits d'argilites . 10

Limite actuelle de la cuvette de papaskwasati •

Localisation des forages •


-118-

FIGURE 27

Diagramme en rosette des directions de courant

dans les grès à stratifications entrecroisées

de la Formation de Papaskwasati S32 mesures)



119-

L'analyse des cartes de distribution (Fig 26) des diverses litho-

logies montre que les matériaux grossiers prédominent a la périphérie de

la cuvette et que ceux de taille plus fine sont concentrés au centre. Les

dépôts grossiers sont souvent restreints aux vallées périphériques et ils

ont la forme de cônes.

Source des sédiments

La diminution systématique dans la taille des grains des matériaux,

de la périphérie vers le centre de la cuvette, indique des sources probables

au N, NW, NE et E pour ces matériaux.

Les mesures de paléocourants dans la Formation de Papaskwasati sont

rares parce qu'il y a peu d'affleurements. L'histogramme des directions de

courants (Fig. 27) est tiré de Chown et Caty (1973). Ce diagramme indique

un apport bien marqué du NE et de l'E. Il faut noter ici que les structures

mesurées se situent essentiellement dans le secteur NE de la cuvette de Pa-

paskwasati. Nous constatons une relation três nette entre les directions

de paléocourants et celles des vallées creusées dans le socle dans ce sec-

teur NE de la cuvette de Papaskwasati (Fig. 27 et 7b).

L'analyse pétrographique des lithologies dans la Formation de Papask-

wasati montre une abondance de quartz d'origine ignée, des quantités mineu-

res de feldspaths (microcline et orthose perthitique), et une suite de miné-

raux lourds (zircon, monazite, rutile et apatite), un ensemble de minéraux

caractéristique d'une provenance des terrains granitiques. Immédiatement au


120-

N et à l'E de la cuvette de Papaskwasati, nous rencontrons respectivement

les massifs granitiques des Monts Tichégami (Fig. 2) et des Monts Takwa,

tous deux riches en microcline et orthose perthitique (Chown, 1971; Neil-

son, 1966). Ainsi la distribution granulométrique, les paléocourants, et

la minéralogie suggèrent que la principale source des sédiments du Papask-

wasati sont ces terrains granitiques situés immédiatement au N et à l'E de

la cuvette. Les terrains gneissiques constituant le sous-sol entre les

massifs granitiques, ont eux aussi contribué une certaine quantité de

grains de quartz mais n'ont pu fournir de feldspaths potassiques car ils

en renferment très peu. Ce sont des gneiss riches en plagioclase. Ce der-

nier minéral est peu abondant dans les sédiments du Papaskwasati et il est

probable que ce minéral fut détruit lors de l'érosion chimique à la source

ou lors du transport.

La diminution systématique dans la taille maximum des matériaux

aussi bien dans le sens latéral que vertical, c'est-à-dire de la périphérie

vers le centre de la cuvette d'une part, et du bas vers le haut dans la

formation d'autre part, suggère que ces sédiments composent un cycle sédi-

mentologique complet d'un "fining upward sequence". De telles séquences

résulteraient de la régression progressive d'un front d'érosion (Williams,

1969). Nous pensons que tel pourrait être le cas pour chacun des cycles

dans le Papaskwasati. Étant donné la présence de deux cycles complets dans

le Papaskwasati, les Membres de Bolton et de Neilson respectivement, il

est probable qu'il y eut une recrudescence de l'activité tectonique durant

l'accumulation des matériaux dans la cuvette. Cette recrudescence tectoni-

que a eu pour effet de rapprocher le front d'érosion des bords de la cuvette


-121--

et de former pour un temps donné des matériaux plus grossiers que l'on

retrouve successivement â la base des Membres de Holton et de Neilson.

Milieu de sédimentation

Un des problèmes majeurs rencontrés lors de l'étude d'un dépôt

terrigène comme celui du Papaskwasati est de déterminer si celui-ci est

d'origine marine ou continentale. L'absence d'une faune ou d'une flore

autochtones augmente d'autant ces difficultés. Dans le cas de la Forma-

tion de Papaskwasati nous avons utilisé trois types de critères pour dé-

terminer le milieu de sédimentation: soit des critères déduits de la géo-

chimie, de la texture des matériaux, et des associations lithologiques.

Les rapports Th:U des argilites du Papaskwasati (tableau 11) se

comparent avantageusement avec ceux des argilites continentales étudiées par

Adams et Weaver (1958). De même, l'analyse des rapports (Fe:Mn de ces

mêmes argilites (tableau 10) suggèrent qu'elles ont une affinité continen-

tale en se basant sur des travaux similaires faits par Keith et Degens

(1959) et Chagnon (1971).

De nombreux auteurs (Passega, 1957, 1964; Folk et Ward, 1957; Fried-

man, 1961, 1967; Landim et Frakes, 1968; Moiola et Weiser, 1968; Visher,

1969; Dobkins et Folk, 1970), ont mis au point diverses méthodes analyti-

ques basées sur les paramètres texturaux des sédiments permettant de diffé-

rencier entre les divers milieux de sédimentation. Ces méthodes utilisent

les paramètres texturaux pouvant être reliés au mode de transport des maté-

riaux et/ou â l'énergie du milieu de sédimentation.


-122-

Le patron CM de Passega (1957) construit pour les grès et les con-

glomérats de la Formation de Papaskwasati (Fig. 28), se compare avantageu-

sement au patron CM résultant d'un mode de sédimentation par courant de

traction, caractéristique d'un milieu fluviatile, (Passega, 1957; Bull,

1972). La figure 29 illustre deux autres méthodes graphiques (Friedman,

1961), permettant de distinguer entre un milieu de plage et un milieu de

rivière. Ces deux derniers diagrammes suggèrent nettement que les grès

et les conglomérats du Papaskwasati représentent un milieu de rivière.

Toutefois nous devons noter que les paramètres utilisés par Friedman (1961),

lors de la confection des diagrammes, provenaient d'analyses granulométri-

ques de sédiments non consolidés et bien triés, tandis que nous utilisons

des paramètres obtenus à partir d'analyses granulométriques faites au mi-

croscope sur des lames minces de sédiments consolidés, généralement mal

triés, et que nous n'avons pas corrigé nos valeurs pour les équivalents

tamis. Une transformation post-sédimentaire de la fraction fine a peu

d'influence sur la valeur des paramètres utilisés. Ainsi nous pensons que

le diagramme CM (Fig. 28) indiquant un milieu de sédimentation fluviatile,

peut servir d'indice pour une origine continentale des lithologies de la

Formation de Papaskwasati.

Nous avons démontré précédemment (p.51) que les Formations de Papask-

wasati, de Cheno et d'Albanel sont totalement ou en partie synchrone. L'ab-

sence de grès et de conglomérats similaires au Papaskwasati ailleurs que dans

l'échancrure du secteur N du bassin de Mistassini (Fig. 2), de même que la

transition minéralogique et lithologique entre les Formations de Papaskwa-

sati et de Cheno d'une part, et les Formations de Cheno et d'Albanel d'au-


-123-

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FIGURE 28. DIAGRAMME CM ( PASSEGA, 1957et 1964)

pour les LITHOLOGIES de la

FORMATION de PAPASKWASATI .
-124-

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FIGURE 29 . MÉTHODES GRAPHIQUES ( FRIEDMAN ,

1961) pour DISTINGUER le MILIEU de

RIVIËRE du MILIEU de PLAGE .


-125-

tre part, peuvent être interprétés comme étant le passage d'un dépôt

continental (Formation de Papaskwasati), à un dépôt paralique (Formation

de Cheno), à un dépôt marin (Formation d'Albanel).

Selon Ernst (1970), la détermination du milieu de sédimentation

par des méthodes autres que paléontologiques peuvent prouver tout ou rien.

Les indices géochimiques, texturales et les associations lithologiques,

sans donner de réponses définitives, laissent croire que le milieu de sé-

dimentation de la Formation de Papaskwasati est continental, mais l'absen-

ce d'indices absolument positifs empêche de l'affirmer.

Nature et origine du dépôt

Des auteurs comme Allen (1970),Selley (1971),Blatt et al. (1972),

Pettijohn et al. (1972), Reineck et Singh (1973), Shelton (1973), ont sub-

divisé le milieu continental et ils ont énuméré les principales caracté-

ristiques des dépôts typiques de chaque sous milieu. Selon Pettijohn et

al. (1972), chaque type de dépôt peut être caractérisé par sa géométrie,

son organisation interne, sa texture, sa composition, sa paléohydraulique,

et ses relations avec les unités environnantes.

Nous résumons ici les principales caractéristiques de la Formation

de Papaskwasati, élaborées antérieurement dans le texte, afin d'établir

le type de dépôt par comparaison avec les différents modales établis

Cette formation, d'une épaisseur maximum apparente de 521 m (1710 pi.),

couvre une superficie d'environ 630 Km2 (250 mi.2), et elle est limitée
-126--

par deux surfaces d'érosion. La formation se divise en deux membres ca-

ractérisés par une diminution de la taille maximum des grains de la base

au sommet, "fining upward cycle". La formation se compose surtout de grès

mal triés et de conglomérats à cailloux de quartz, parsemés de petits lits

d'argilites qui montrent fréquemment des évidences de dessiccation. Nous

retrouvons aussi à l'occasion dans les grès, des fragments dérivés des

argilites. Les lits de grès sont soit d'aspect massif, lités ou à strati-

fications entrecroisées. Ce dernier type de grès est particulièrement

abondant dans la partie supérieure de la formation. Les conglomérats se

présentent en lit d'aspect massif, de plusieurs pieds d'épaisseur ou encore

sous forme de minces lits d'un caillou d'épaisseur. Les cailloux des con-

glomérats montrent parfois une faible imbrication. Nous rencontrons aussi

des cailloux de quartz dispersés dans les grès. Les dépéts les plus gros-

siers sont concentrés dans les vallées en périphérie de la cuvette et pré-

sentent des formes coniques tandis que les dépéts les plus fins se retrou-

vent surtout au centre de la cuvette.

Les principaux constituants, le quartz et les feldspaths potassiques,

indiquent une région source granitique ou gneissique. Les indices de paléo-

courants, et la diminution de la taille maximum des grains, de la périphérie

actuelle de la cuvette vers le centre, indiquent une source au N et à l'E.

La Formation de Papaskwasati repose sur un paléorégolite. Au S, elle passe

graduellement à une autre unité, la Formation de Cheno, qui elle-même passe

par la suite à une formation marine, la Formation d'Albanel.

Les caractéristiques ainsi énumérées sont très similaires à celles


-127-

proposées par Allen (1970) pour les dépôts de rivières à chenaux anasta-
mosés et/ou pour les dépôts de cônes d'alluvions. Selon Reineck et Singh

(1973), nous pouvons faire trois associations avec les dépôts de rivières:

soit l'association des cônes d'alluvions, soit l'association de la plaine

inondable, soit l'association côtière et deltaïque. L'association des

cônes d'alluvions est formée de deux milieux de sédimentation: en amont

les cônes d'alluvions proprement dit, et en aval une zone de coalition

caractérisée par des dépôts de rivières à chenaux anastamosées. Selon

notre interprétation, ce type d'association s'applique à la Formation de

Papaskwasati tel qu'illustré sur la figure 30 où nous indiquons le milieu

des cônes d'alluvions à la périphérie de la cuvette et le milieu de riviè-

res à chenaux anastamosés au centre de la cuvette.

Nous optons pour un milieu de cônes d'alluvions plutôt qu'un mi-

lieu de plaine inondable ou deltaïque pour expliquer l'origine des dépôts

en périphérie de la cuvette de Papaskwasati pour les trois raisons suivan-

tes: la nature grossière des sédiments, la présence de dépôts en forme

de cônes et la présence de fragments dérivés du socle sous-jacent. Nous

avons opté pour un milieu de rivières à chenaux anastamosés, "braided

stream", pour la zone de coalition sise au centre de la cuvette à cause

de sa relation spatiale avec la première zone en accord avec le modèle

de l'association de cône d'alluvions (Reineck et Singh, 1973), de la natu-

re encore relativement grossière des sédiments, de leur mauvais tri , de

la forme lenticulaire des lits, de la présence de "fining upward cycle",

et à cause de la rareté des argilites qui militent contre la présence d'un

milieu fluviatile méandrique ou encore deltaïque.


-128-

Les canes d'alluvions sont incomplets dans la Formation de Papask-


wasati car la partie la plus grossière et la plus puissante, située près

de l'apex, fut enlevée par l'érosion, laissant seulement la partie infé-

rieure avant du cane. Dans les deux milieux, canes d'alluvions et riviè-

res â chenaux anastamosés, un gradient relativement fort est nécessaire

pour le transport du matériel grossier. Le découpage en blocs de la

région par des failles (Fig. 30) peut créer les différences de relief né-

cessaires pour atteindre ces gradients relativement forts. Selon Blissen-

bach (1954) et Bull (1972), la présence de canes d'alluvions nécessite un

changement abrupt de pente, entrafnant ainsi une sédimentation et une ac-

tivité de ruissellement intermittente. L'activité de ruissellement inter-

mittente peut être le résultat de fortes pluies saisonnières dans des

régions arides, ou même le résultat de la fonte des neiges en terrains

montagneux au début de l'été (Bull, 1972). Des pluies fortes et réguliè-

res semblent nuire au développement des canes d'alluvions (Bull, 1972).

Toutefois, cette affirmation est basée sur l'étude des canes d'alluvions

récents, et l'absence de végétation au Précambrien peut modifier fortement

cette hypothèse. Ainsi, Williams (1969) fait appel à un climat chaud et

humide pour la formation de sédiments du Groupe de Torridon en Êcosse qui,

selon son interprétation,représentent une association de canes d'alluvions,

et nous avons déjà noté précédemment que les conditions climatiques au mo-

ment de la sédimentation de la Formation de Papaskwasati étaient probable-

ment tempérées.

De plus, l'argumentation utilisée par Turner et Walker (1973) pour

associer la Formation d'Ament Bay à un milieu de canes d'alluvions, s'ap-

plique aussi bien à des phénomènes semblables dans la Formation de Papask-


-129—

IIIT 1111,11 ri t

+ +++++ -++++++++++
++ +++++++++ +++++++
++ ++++++++ ++ +++++++
+++ +++++++ ++++
++++++ ++++++ F
-++ +++++++++++++
-++++++++++++++++
++++++++++++ Bassin d'Otish
+
+
Monts Tichégami

4- +
F+
+ +++++
++++++++
F+++++++
+ ++

++
10
/ 2 i
de Pap as i

++++
++
ontS 4-
rakw .

+ I

re,
+++
`.
~ 4 , c
1? ~a
~

r \\o
r 3 6
r Bassin de Mistassini 4a' p0 â ' 6 Km
milles

FIGURE 30. Modèle de l'origine de la Formation de Papaskwasati.

Fm. d'Albanel , membre inférieu r , milieu marin • 4


Stromatolites

Fm. de Cheno, zone cotière de transition.

Fm. de Papaskwasati , zone de coalescence. 2


Fm. de Papaskwasati , milieu de cônes d'alluvions.

Terrains granitiques . ++

Trace des failles.

Source des sédiments.


-130-

wasati. Ainsi ces auteurs optent pour un milieu de cônes d'alluvions pour

la Formation d'Ament Bay, en expliquant l'origine de l'assemblage de gras

et de conglomérats par un processus de sédimentation aqueuse relié à des

écoulements en nappes ou à des processus d'écoulements concentrés. Selon

Bull (1972), ces processus peuvent donner lieu à des lits d'aspect massif,

finement lités ou encore à des stratifications entrecroisées dépendant du

taux de sédimentation. Ainsi, Turner et Walker (1973) notent que les cail-

loux des gras conglomératiques résultent du transport lors de l'écoulement

en nappes, et que les lits de conglomérats d'un caillou d'épaisseur dans

les grés, sont possiblement le résultat de "lags" de matériel grossier sé-

dimenté lorsque l'écoulement en nappes diminue d'intensité. De plus, ces

auteurs relient l'origine des conglomérats d'aspect massif â un processus

d'écoulement concentré, afin d'expliquer la nature sablonneuse de la ma-

trice des conglomérats. Ils estiment que les blocs et les cailloux, dé-

rivés du socle sous-jacent à la formation, militent fortement en faveur

d'un milieu de cônes d'alluvions, par opposition à un milieu fluviatile,

car ce phénomène d'érosion du socle sous-jacent est relativement rare dans

ce dernier.

Donc, l'explication du modale proposé (Fig. 30) pour l'origine de

la Formation de Papskwasati est la suivante: après une période d'érosion

chimique profonde sous climat tempéré, l'activité tectonique donna lieu

au découpage en blocs de la région par des failles, créant ainsi la cuvet-

te de Papaskwasati. L'érosion des différences de reliefs entraîna la for-

mation de cônes d'alluvions prés de la périphérie de la cuvette, ainsi

qu'une zone de coalition des cônes d'alluvions, avec des rivières à chenaux
-131-

anastamosés dans la partie centrale de la cuvette. Au S, ce milieu passe

â une zone côtière de transition, la Formation de Cheno. La rareté des

informations sur cette formation ne nous permet pas de développer, à ce

stade-ci, les divers facies de transition possiblement présents dans cette

formation. Par la suite, cette zone de transition passe au milieu marin

proprement dit représenté par la Formation d'Albanel, qui transgresse l'en-

semble des unités décrites précédemment.


APPENDICE 1

Section-type, Formation de Papaskwasati


-134-

FORMATION DE PAPASKWASATI

La section-type de la formation comprend toutes les roches terrigénes

traversées par le forage OT-1, localisé à l'intersection des coordon-

nées 51°32'N et 72°44' W.

Membre de Neilson

Sommet

1396' Surface d'érosion.

950'-1396' Arénites et/ou wackes feldspathiques à grains

(Unité E) moyens, de couleur verte à gris-blanc. Les lits

ont une épaisseur comprise entre lcm et 30 cm;

les stratifications entrecroisées sont communes.

Quelques laminaes de granules de quartz. Nom-

breux minces lits d'argilites de couleur vert

pale à gris foncé, dépassant rarement 30cm d'é-

paisseur et montrant des déformations synsédi-

mentaires et des feuillets de dessiccation.

678'-950' Dans la partie supérieure, interstratification

(Unité D) d'arénites et/ou de wackes feldspathiques, con-

glomératiques avec des arénites et/ou feldspa-

thiques, de couleur vert pâle à gris-blanc. Les

arénites et les wackes sont finement lités ou à


-135-

stratifications entrecroisées. Dans la partie

inférieure, interstratification d'aréniteset/ou

de wackes feldspathiques et de minces lits de

conglomérats à cailloux de quartz. Les cailloux

de quartz ont jusqu'à 2 cm de diamètre. Quelques

minces lits d'arénites et de wackes, d'aspect

massif.

Membre de Holton

278'-678' Interstratification d'arénites et/ou de wackes,

(Unité C) feldspathiques et/ou quartzifères, d'aspect massif,

finement lités ou à stratifications entrecoisées,

avec des arénites et/ou des wackes, conglomérati-

ques. Quelques minces lits d'argilites de couleur

foncée. Nombreux petits cailloux de quartz dé-

passant rarement lcm de diamètre.

53'-278' Intervalle majeur d'aréniteset/ou de wackes, con-

(Unité B) glomératiques, de couleur verteà gris-blanc. Les

lits sont d'aspect massif et ils sont parsemés de

cailloux de quartz ayant jusqu'à 2 cm de diamètre.

Quelques minces lits d'arénites et/ou de wackes,

quartzifères et/ou feldspathiques, d'aspect massif

et quelques minces lits d'argilites.


-136-

0'- 53' Alternance de lits de conglomérats â cailloux

(Unité A) de quartz, dont l'épaisseur varie de 12 cm à 2 m,

avec des arénites et/ou des wackes, feldspathiques

et/ou quartzifères conglomératiques. L'ensem-

ble repose sur des arénites quartzifères finement

litées. Le diamètre maximum des cailloux de

quartz est de 2.5 cm.

0' Contact avec le paléorégolite.

Base
-137-

SECTION-TYPE, FORAGE OT-1, DESCRIPTION TEXTURALE DES ROCHES SÉDIMENTAIRES


COTE: 1610
UNITES

0-16 mort terrain


16-462 grès E
462-471 grès conglomératique D
471-481 grès D
481-492 grès conglomératique D
492-497 grès D
497-526 grès conglomératique D
526-531 grès D
531-543 grès conglomératique D
543-554 grès D
554-558 grès conglomératique D
558-594 grès D
594-634 grès conglomératique D
634-642 grès D
642-648 conglomérat à cailloux de quartz D
648-676 grès D
676-710 grès conglomératique D
710-734 conglomérat à cailloux de quartz D
734-736 grès C
736-764 grès conglomératique C
764-773 grès C
773-781 grès conglomératique C
781-810 grès C
810-826 grès conglomératique C
826-868 grès C
868-873 grès conglomératique C
873-920 grès C
920-935 grès conglomératique C
935-945 grès C
945-949 grès conglomératique C
949-984 grès C
984-989 grès conglomératique C
989-1025 grès C
1025-1032 grès conglomératique C
1032-1049 grès C
1049-1080 grès conglomératique C
1080-1094 grès C
1094-1120 grès conglomératique C
1120-1134 grès C
1134-1359 grès conglomératique B
1359-1362 conglomérat à cailloux de quartz A
1362-1372 grès A
1372-1380 conglomérat à cailloux de quartz A
1380-1384 grès A
1384-1386 conglomérat à cailloux de quartz A
1386-1387 grès A
-138-

1387-1392 conglomérat â cailloux de quartz A


1392-1395 grès A
1395-1396 conglomérat â cailloux de quartz A
1396-1405 grés conglomératique A
1405-1412 grès A
1412- contact entre les roches aphébiennes et archéennes
1412-1432 paléorégolite
1432- granite
-139-

APPENDICE 2

Section-type, Formation de Cheno


-140-

FORMATION DE CHENO

Section-type mesurée à 1 mille àl'W du lac Cuesta à l'intersection des

coordonnées 51°27'N et 72°45'1.

Membre supérieur

Sommet

86'-100' Alternance de lits de dolomies gréseuses de

couleur grise à noire, avec des dolomies argi-

leuses de couleur grise à noire. Litage d'as-

pect massif, quelques structures stromatolitiques.

77'-86' Essentiellement des lits de dolomies argileuses

de couleur grise à noire avec quelques minces lits

de dolomies gréseuses. Faibles structures stro-

matolitiques.

65'-77' Alternance de lits de conglomérats à granules de

quartz bleu, avec des lits de dolomies et de dolo-

mies gréseuses. Quelques stratifications entre-

croisées et quelques lits granoclassés.

45'-6S Arénites de couleur brune à noire, ciment dolomiti-

que, quelques minces lits de dolomies gréseuses.

40'-45' Non exposé.


-141-

Membre inférieur

0.-40' Arénites et/ou wackes, feldspathiques et/ou

quartzifères, â grains moyens, de couleur

noire. Les arénites et les wackes sont fine-

ment lités.

0'

Base
APPENDICE 3

Section-type, Formation d'Indicator


-143-

FORMATION D'INDICATOR

Section-type mesurée sur une falaise au N du lac Conflans, à l'intersec-

tion des coordonnées 52°26'N et 70°479.

Sommet

804' Base d'un filon-couche de gabbro.

668'-804' Arénites et/ou wackes, feldspathiques, de cou-

leur beige, rose et blanc. Ces arénites et

wackes sont finement lités ou â stratifications

entrecroisées.

632'-668' Arénites et/ou wackes feldspathiques, conglomé-

ratiques et conglomérats à cailloux de quartz,

de couleur beige, rose et blanc. Quelques lits

de wackes feldspathiques.

449'-632' Arénites et/ou wackes feldspathiques, de couleur

beige, gris et rose. Ces arénites et wackes sont

finement lités ou â stratifications entrecroisées.

229'-449' Arénites et/ou wackes, feldspathiques et/ou quartzi-

fères, conglomératiques, de couleur gris à beige,

interstratifiés avec des conglomérats à cailloux de

quartz.
-144-

100'-229' Conglomérats â cailloux de quartz et conglomé-

rats gréseux. Près de la base les cailloux de

quartz atteignent jusqu'à 8 cm de diamètre.

0'-100' Non exposé.

0' Socle granitique.

Base
APPENDICE 4

Section-type, Formation de Péribonca


-146-

FORMATION DE P1RIBONCA

Membre inférieur

La section-type du membre inférieur est localisée sur le versant N de

la chatne principale des Monts Otish, â l'intersection des coordonnées

52°23'N et 70°27'W.

Sommet

650' Le sommet de la section est â moins de 20 pieds

de la base du membre supérieur.

629'-650' Arénites arkosiques de couleur rose, finement

litées.

596'-629' Dolomie cristalline de couleur blanche, struc-

tures stromatolitiques dans les 10 pieds infé-

rieurs, nodules de chert et lits gréseux dans la

partie supérieure.

575'-596' Arénites arkosiques, de couleur rose, finement

litées et â stratifications entrecroisées.

475'-575' Non exposé.


-147-

432'-475' Arénites feldspathiques de couleur blanche â

rose, litage d'aspect massif.

50'-432' Arénites feldspathiques et arkosiques, de cou-

leur rose â gris, finement litées et A strati-

fications entrecroisées. Quelques lits de con-

glomérats pétromicts A 300 pieds.

0'-S0' Non exposé, jusqu'au contact de la Formation

d'Indicator.

Base
-148-

FORMATION DE PÉRIBONCA

Membre supérieur

La section-type du membre supérieur est localisée dans la chaîne prin-

cipale des Monts Otish, à l'intersection des coordonnées 52°17'N et

70042'W.

Sommet

345' Surface d'érosion

245'-345' Interstratification d'arénites arkosiques rouges

et grises. Quelques lits de conglomérats pétro-

micts. Stratifications entrecroisées en forme

d'auge très abondantes. Nombreuses taches de

réduction.

225'-245' Non exposé.

120'-225' Arénites arkosiques à grains grossiers inter-

stratifiées avec des wackes arkosiques de couleur

rouge. Taches de réduction.

70'-120' Non exposé.


-149-

0'-70' Arénites arkosiques et arénites feldspathiques,

bien triées, de couleur gris à rose, quelques

minces lits d'arénites arkosiques rouges.

0' Contact avec le membre inférieur.

Base
APPENDICE 5

Localisation des forages et description texturale des lithologies

dans la Formation de Papaskwasati.

FORAGES

2 â 46: Phelps Dodge Corporation.


Sq-1 â Sq-6: Soquem.

M-1, OT-1, S-1, P-1: Aurora Syndicate.

D-1 â D-10: Dome Exploration.


• 42 N
•35 •43
•4 •5

•36 • 41
•13 C
•4 5

N O IIV SI1V D01


NO I1VW â 0A
.39 • 40
• 46
.44 ✓
•38

•34
sq -2

•37

33•28 2.
30• • 32 ~12
sq •4 sq -3 25 . 31•

20. 23• 27. 11.

'IIVS VM)I S VdVd


17. 16. 14• 29•

d•9•
•26

S3 JV b0A
sq•6 8
sq•5
m-1 ot• 1 d-8. • 9~ 3
• 24 .1p •
d•7.
d-6.•18 •15
d -10. •22
•19

`
d•5•
p•1
•21
d•3. 51° 30—
d-4• d•2.

d- 1•
7

0 2 4 6

Km

0 ? : Î
Milles
-152-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS


PD-2 090 1800

0-8 mort terrain


8-135 conglomérat gréseux A
135- contact des roches aphébiennes et archéennes
135- métavolcaniques

PD-3 090 1790

0-5 mort terrain


5-71 grès A
71- contact des roches aphébiennes et archéennes
71- porphyre quartzo-feldspathique

PD-4 090 2180

0-8 mort terrain


8-41 grès B
41-122 conglomérat a cailloux de quartz A
122-134 conglomérat pétromict A
134- contact des roches aphébiennes et archéennes
134-150 paléorégolite
150- gneiss quartzo-feldspathique

PD-5 090 2140

0-25 mort terrain


25-57 conglomérat â cailloux de quartz A
57-61 conglomérat pétromict A
61- contact des roches aphébiennes et archéennes
61-75 paléorégolite
75- gneiss quartzo-feldspathique
-153-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITES

PD-6 090 1785

0-5 mort terrain


5-38 grès conglomératique A
38-59 conglomérat â cailloux de quartz A
59-60 argilite gréseuse A
60- contact des roches aphébiennes et archéennes
60-112 paléorégolite
112- porphyre quartzo-feldspathique

PD-7 090 1775

0-12 mort terrain


12-40 conglomérat gréseux A
40-53 conglomérat â cailloux de quartz A
53-57 conglomérat pétromict A
57- contact des roches aphébiennes et archéennes
57-79 paléorégolite
79- porphyre quartzo-feldspathique

PD-9 090 1775

0-7 mort terrain


7-37 conglomérat â cailloux de quartz A
37-42 conglomérat pétromict A
42- contact des roches aphébiennes et archéennes
42-51 paléorégolite
51- porphyre quartzo-feldspathique

PD-10 090 1700

0-45 mort terrain


45-71 grès conglomératique B
71-111 conglomérat gréseux B
111-152 conglomérat â cailloux de quartz A
152- contact des roches aphébiennes et archéennes
152-198 paléorégolite
198- porphyre quartzo-feldspathique
-154-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS


PD-8 090 1780
0-6 mort terrain
6-14 grès D
14-19 conglomérat feldspathique D
19-21 grès conglomératique D
21-25 grès D
25-27 grès conglomératique D
27-48 grès D
48-81 grès conglomératique D
81-105 grès D
105-123 grès conglomératique D
123-124 conglomérat arkosique D
124-171 grès C
171-176 grès conglomératique C
176-188 grès C
188-251 grès conglomératique B
251-282 conglomérat gréseux B
282-284 grès B
284-307 conglomérat gréseux B
307-332 grès conglomératique B
332-350 conglomérat â cailloux de quartz A
350-419 conglomérat gréseux A
419-466 conglomérat à cailloux de quartz A
466- contact des roches aphébiennes et archéennes
466-486 paléorégolite
486- porphyre quartzo-feldspathique

PD-11 090 1885


0-5 mort terrain
5-20 grès C
20-148 grès conglomératique C
148-194 grès C
194-333 grès conglomératique B
333-339 conglomérat â cailloux de quartz A
339-351 grès A
351-420 conglomérat gréseux A
420-447 conglomérat â cailloux de quartz A
447- contact des roches aphébiennes et archéennes
447-451 paléorégolite
451- porphyre quartzo-feldspathique
-155-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-12 090 1820

0-8 mort terrain


8-13 grès B
13-46 grès conglomératique B
46-49 grès B
49-63 grès conglomératique B
63-64 conglomérat à cailloux de quartz B
64-68 grès B
68-180 grès conglomératique B
180-264 grès B
264-275 conglomérat à cailloux de quartz A
275-289 grès conglomératique A
289-291 conglomérat à cailloux de quartz A
291-297 grès conglomératique A
297-300 conglomérat à cailloux de quartz A
300-307 grès conglomératique A
307-310 conglomérat à cailloux de quartz A
310-314 conglomérat gréseux A
314-315 argilite A
315-322 conglomérat à cailloux de quartz A
322-324 grès conglomératique A
324-326 conglomérat pétromict A
326- contact des roches aphébiennes et archéennes
326-330 paléorégolite
330- métavolcaniques

PD-13 090 2100

0-31 mort terrain


31-75 grès conglomératique B
75-148 conglomérat gréseux B
148- contact des roches aphébiennes et archéennes
148-166 paléorégolite
166- gneiss granitique
-156-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS


PD-14 090 1808
0-53 mort terrain
53-68 grès C
68-70 grès conglomératique C
70-76 grès C
76-100 grès conglomératique C
100-113 grès C
113-138 grès conglomératique C
138-254 grès C
254-303 grès conglomératique B
303-400 grès B
400-500 grès conglomératique B
500-515 conglomérat à cailloux de quartz A
515-540 grès conglomératique A
540- contact des roches aphébiennes et archéennes
540-550 paléorégolite
550- porphyre quartzo-feldspathique

PD-15 090 1648


0-50 mort terrain
50-55 grés conglomératique B
55-57 grès B
57-152 conglomérat gréseux B
152-163 conglomérat à cailloux de quartz A
163-176 conglomérat gréseux A
176-182 conglomérat à cailloux de quartz A
182-201 conglomérat pétromict A
201- contact des roches aphébiennes et archéennes
201-217 paléorégolite
217- porphyre quartzo-feldspathique

PD-16 090 1786


0-30 mort terrain
30-64 grès C
64-127 grès conglomératique C
127-407 grès C
407-516 grès conglomératique B
516- contact des roches aphébiennes et archéennes
516-531 paléorégolite
531- porphyre quartzo-feldspathique
-157-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-17 090 1796

0-14 mort terrain


14-107 grès E
107-130 grès conglomératique E
130-252 grès E
252-266 grès conglomératique E
266-361 grès E
361-392 grès conglomératique D
392-437 grès I)
437-440 grès conglomératique D
440-691 grès C
691-693 conglomérat â cailloux de quartz B
693-736 grès conglomératique B
736-741 conglomérat gréseux B
741-744 grès conglomératique B
744-746 conglomérat à cailloux de quartz B
746-SO4 grés conglomératique B
804-816 grès B
816- contact des roches aphébiennes et archéennes
816-826 paléorégolite
826- porphyre quartzo-feldspathique

PD-18 090 1672

0-96 mort terrain


96-186 grès conglomératique B
186-207 conglomérat arkosique B
207-227 grès conlomératique B
227-230 conglomérat arkosique B
230-235 grès conglomératique B
235-237 conglomérat arkosique B
237-248 grès conglomératique B
248-265 conglomérat gréseux B
265-267 conglomérat à cailloux de quartz A
267-306 conglomérat gréseux A
306-345 conglomérat à cailloux de quartz A
345-351 conglomérat pétromict A
351- contact des roches aphébiennes et archéennes
351-369 paléorégolite
369- granite
-158-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS


PD-19 090 1605

0-56 mort terrain


56-63 grès conglomératique B
63-77 conglomérat à cailloux de quartz B
77-129 grès conglomératique B
129-130 argilite gréseuse B
130-132 conglomérat à cailloux de quartz B
132-141 grès conglomératique B
141-142 conglomérat à cailloux de quartz B
142-166 grès conglomératique B
166-167 conglomérat à cailloux de quartz B
167-192 grès conglomératique B
192-197 conglomérat à cailloux de quartz B
197-200 grès conglomératique B
200-204 conglomérat à cailloux de quartz A
204-236 grès conglomératique A
236-282 conglomérat à cailloux de quartz A
282-288 conglomérat pétromict A
288- contact des roches aphébiennes et archéennes
288-305 paléorégolite
305- granite

PD-20 090 1781

0-15 mort terrain


15-16 grès conglomératique D
16-17 argilite D
17-137 grès D
137-139 grès conglomératique D
139-167 grès D
167-170 grès conglomératique D
170-503 grès C
503-705 grès conglomératique B
705-710 conglomérat à cailloux de quartz A
710-716 argilite gréseuse A
716- contact des roches aphébiennes et archéennes
716-729 paléorégolite
729- porphyre quartzo-feldspathique
-159-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITES

PD-21 090 1513

0-35 mort terrain


35-147 grès conglomératique B
147-165 conglomérat gréseux B
165-190 conglomérat à cailloux de quartz A
190-198 conglomérat gréseux A
198- contact des roches aphébiennes et archéennes
198-223 paléorégolite
223- granite

PD-22 090 1577

0-57 mort terrain


57-82 grès D
82-105 grès conglomératique D
105-112 grès D
112-149 grès conglomératique D
149-174 grès D
174-178 grès conglomératique D
178-180 grès D
180-191 grès conglomératique D
191-199 grès C
199-415 grès C
415-461 conglomérat gréseux B
461-504 grès conglomératique B
504-516 conglomérat à cailloux de quartz A
516-621 grès conglomératique A
621-645 conglomérat à cailloux de quartz A
645-646 grès A
646- contact des roches aphébiennes et archéennes
646-671 paléorégolite
671- granite

PD-24 090 1677


0-18 mort terrain
18-101 grès D
101-104 conglomérat gréseux D
104-221 grès C
221-228 conglomérat à cailloux de quartz B
228-243 grès B
243-277 grès conglomératique B
277-292 grès B
292- contact des roches aphébiennes et archéennes
292-322 paléorégolite
322- porphyre quartzo-feldspathique
-160-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-23 090 1780


0-32 mort terrain
32-187 grès C
187-215 grès conglomératique C
215-241 grès C
241-283 grès conglomératique C
283-323 grès C
323-330 grès conglomératique B
330-331 conglomérat à cailloux de quartz B
331-338 grès conglomératique B
338-340 conglomérat à cailloux de quartz B
340-356 grès conglomératique B
356-357 conglomérat à cailloux de quartz B
357-371 grès conglomératique B
371-373 conglomérat à cailloux de quartz B
373-392 grès conglomératique B
392-394 conglomérat à cailloux de quartz B
394-407 grès conglomératique B
407-408 conglomérat à cailloux de quartz B
408-448 grès conglomératique B
448-450 conglomérat à cailloux de quartz B
450-453 grès conglomératique B
453-455 grès B
455-470 grès conglomératique B
470-472 conglomérat à cailloux de quartz B
472-496 grès conglomératique B
496-497 conglomérat à cailloux de quartz B
497-514 grès conglomératique B
514-518 grès B
518-524 grès conglomératique B
524-525 conglomérat à cailloux de quartz B
525-548 grès conglomératique B
548-550 grès B
550-554 grès conglomératique B
554-568 conglomérat à cailloux de quartz A
568-611 grès A
611- contact des roches aphébiennes et archéennes
611-621 paléorégolite
621- porphyre quartzo-feldspathique
-161-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-26 090 2016

0-10 mort terrain


10-27 grès conglomératique
27-41 grès
41-51 grès conglomératique
51-79 grès
79-86 grès conglomératique
86-153 grès
153-172 conglomérat à cailloux de quartz
172-182 grès conglomératique
182-225 grès
225-290 grès conglomératique
290-300 conglomérat gréseux
300-316 grès
316-320 conglomérat arkosique
320-385 grès
385-394 grès conglomératique
394-436 grès
436-461 grès conglomératique
461-491 grès
491-580 grès conglomératique
580-583 grès
583-599 grès conglomératique
599-627 grès
627-674 grès conglomératique
674-680 grès
680-721 grès conglomératique
721-725 grès
725-728 conglomérat arkosique
728-795 grès conglomératique
795-797 grès
797-804 grès conglomératique
804-827 conglomérat à cailloux de quartz
827-843 grès
843-844 conglomérat à cailloux de quartz
844-848 grés
848-849 conglomérat à cailloux de quartz
849-863 grès
863-864 conglomérat à cailloux de quartz
864-868 grès
868-869 conglomérat à cailloux de quartz
869-877 grès
877-891 conglomérat à cailloux de quartz
891-896 grès argileux
896-902 grès conglomératique
902-905 conglomérat pétromict
905- contact des roches aphébiennes et archéennes
905-915 paléorégolite
915- porphyre quartzo-feldspathique
-162-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-25 090 1800

0-58 mort terrain


58-136 grès C
136-201 grés conglomératique C
201-204 grès C
204-219 grès conglomératique C
219-230 grès C
230-475 grès conglomératique B
475-502 grès B
502-515 conglomérat à cailloux de quartz A
515-530 grès conglomératique A
530-533 conglomérat â cailloux de quartz A
533-534 grès conglomératique A
534-538 conglomérat à cailloux de quartz A
538-546 grès conglomératique A
546-573 grès A
573- contact des roches aphébiennes et archéennes
573-580 paléorégolite
580- porphyre quartzo-feldspathique

PD-28 090 1724

0-56 mort terrain


56-104 grès conglomératique C
104-126 grès C
126-142 grès conglomératique B
142-150 grès B
150-199 grès conglomératique B
199-204 grès B
204-234 grès conglomératique B
234-245 conglomérat à cailloux de quartz A
245-261 grès conglomératique A
261-264 grès A
264-275 grès conglomératique A
275-297 conglomérat à cailloux de quartz A
297-353 grès conglomératique A
353-359 grès A
359-376 grès conglomératique A
376-410 grès A
410-415 conglomérat pétromict A
415- contact des roches aphébiennes et archéennes
415-435 paléorégolite
435- porphyre quartzo-feldspathique
-163-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITgS

PO-27 090 1798

0-10 mort terrain


10-28 grès conglomératique C
28-30 grès C
30-100 grès conglomératique C
100-130 grès C
130-157 grès conglomératique B
157-164 grès conglomératique B
164-166 conglomerat à cailloux de quartz B
166-176 grès conglomératique B
176-179 conglomérat à cailloux de quartz B
179-185 grès conglomératique B
185-187 conglomérat à cailloux de quartz B
187-195 grès conglomératique B
195-199 conglomérat à cailloux de quartz B
199-213 grès conglomératique B
213-215 conglomérat à cailloux de quartz B
215-222 grès conglomératique B
222-231 conglomérat à cailloux de quartz B
231-248 grès conglomératique B
248-300 conglomérat à cailloux de quartz A
300-316 conglomérat arkosique A
316-317 grès A
317-347 conglomérat arkosique A
347-349 grès A
349-389 conglomérat arkosique A
389-390 grès A
390-400 conglomérat arkosique A
400-402 grès A
402-434 conglomérat arkosique A
434-438 grès A
438-448 conglomérat arkosique A
448-470 conglomérat à cailloux de quartz A
470-474 grès A
474- contact des roches aphébiennes et archéennes
474-499 paléorégolite
499- porphyre quartzo-feldspathique
-164-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-29 090 1967

0-12 mort terrain


12-24 grès conglomératique D
24-38 grès D
38-59 grès conglomératique D
59-107 grès D
107-131 grès conglomératique D
131-139 grès D
139-145 grès conglomératique D
145-149 grès D
149-215 conglomérat gréseux D
215-298 grès C
298-304 grès conglomératique C
304-317 grès C
317-339 grès conglomératique C
339-389 grès C
389-420 grès conglomératique C
420-430 grès C
430-481 grès conglomératique C
481-536 grès C
536-549 grès conglomératique C
549-584 grès C
584-750 grés conglomératique B
750-796 conglomérat gréseux B
796-799 conglomérat pétromict A
799-801 argilite A
801-825 conglomérat pétromict A
825- contact des roches aphébiennes et archéennes
825-833 paléorégolite
833- porphyre quartzo-feldspathique
-165-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD -30 090 1642

0-18 mort terrain


18-32 grès conglomératique D
32-44 grès argileux D
44-77 grès conglomératique D
77-113 grès D
113-143 grès conglomératique D
143-153 grès D
153-198 conglomérat gréseux D
198-252 grès C
252-261 grès conglomératique C
261-271 grès C
271-284 grès conglomératique C
284-293 grès C
293-295 grès conglomératique C
295-297 grès C
297-383 grès conglomératique C
383-396 grès C
396-400 grès conglomératique C
400-424 grès C
424-433 grès conglomératique C
433-452 grès C
452-465 grès conglomératique B
465-466 grès B
466-475 grès conglomératique B
475-477 grès B
477-489 grès conglomératique B
489-523 conglomérat â cailloux de quartz A
523-548 grès A
548- contact des roches aphébiennes et archéennes
548-555 paléorégolite
555- porphyre quartzo-feldspathique
-166-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-31 090 1847

0-8 mort terrain


8-26 grês D
26-28 grès conglomératique D
28-45 grès D
45-52 grès conglomératique D
52-60 grès D
60-62 grès conglomératique D
62-70 grès D
70-72 grès conglomératique D
72-103 grès D
103-150 grès conglomératique D
150-162 grès D
162-168 conglomérat à cailloux de quartz D
168-188 grès conglomératique C
188-189 grès C
189-217 grès conglomératique C
217-218 grès C
218-223 grês conglomératique C
223-316 grès C
316-318 conglomérat à cailloux de quartz B
318-326 grês B
326-329 conglomérat à cailloux de quartz B
329-343 grès B
343-355 conglomérat à cailloux de quartz B
355-363 grès B
363-364 conglomérat à cailloux de quartz B
364-368 grès B
368-395 conglomérat à cailloux de quartz A
395-398 grès A
398-408 conglomérat à cailloux de quartz A
408-411 grès conglomératique A
408- contact des roches aphébiennes et archéennes
408-423 paléorégolite
423- porphyre quartzo-feldspathique
-167-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-32 090 1727

0-20 mort terrain


20-33 grès C
33-46 gras conglomératique C
46-52 grès C
52-54 grès conglomératique C
54-55 grès C
55-59 grès conglomératique C
59-87 grès C
87-111 grès conglomératique B
111-112 grès B
112-122 gras conglomératique B
122-123 conglomérat â cailloux de quartz B
123-161 grès conglomératique B
161-163 grès B
163-171 grès conglomératique B
171-175 grès B
175-242 grès conglomératique B
242- contact des roches aphébiennes et archéennes
242-252 paléorégolite
252- porphyre quartzo-feldspathique

PD-33 090 1534

0-50 mort terrain


50-106 grès conglomératique B
106-124 conglomérat I cailloux de quartz B
124-197 grès conglomératique B
197-267 conglomérat à cailloux de quartz A
267-327 grès conglomératique A
327-331 grès A
331- contact des roches aphébiennes et archéennes
331-341 paléorégolite
341- porphyre quartzo-feldspathique
-168-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-34 090 1810

0-10 mort terrain


10-42 grès conglomératique B
42-52 conglomérat â cailloux de quartz B
52-89 grès B
89-93 grès conglomératique B
93-110 grès B
110-113 conglomérat A cailloux de quartz B
113-122 grès B
122-180 grées conglomératique B
180-184 conglomérat â cailloux de quartz A
184-207 grès conglomératique A
207-216 conglomérat A cailloux de quartz A
216-224 grés conglomératique A
224-226 grès A
226-227 grès conglomératique A
227-228 conglomérat A cailloux de quartz A
228-229 argilite gréseuse A
229-230 conglomérat A cailloux de quartz A
230-231 grès A
231-237 conglomérat â cailloux de quartz A
237-244 grès A
244-249 conglomérat pétromict A
249- contact des roches aphébiennes et archéennes
249-253 paléorégolite
253- gneiss granitique

PD-35 090 1700

0-42 mort terrain


42-48 grès C
48-192 grès conglomératique B
192-195 conglomérat A cailloux de quartz B
195-199 grès conglomératique B
199-233 conglomérat gréseux B
233-258 conglomérat â cailloux de quartz A
258-263 conglomérat pétromict A
263- contact des roches aphébiennes et archéennes
263-268 paléorégolite
268- métavolcaniques
-169-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-36 090 1810

0-28 mort terrain


28-36 grès C
36-48 grès conglomératique C
48-49 grès C
49-115 grès conglomératique C
115-145 grès C
145-212 grès conglomératique B
212-225 conglomérat à cailloux de quartz B
225-240 conglomérat arkosique B
240-244 grès conglomératique B
244-245 conglomérat à cailloux de quartz B
245-253 grès conglomératique B
253-254 conglomérat à cailloux de quartz B
254-294 grés conglomératique B
294-295 conglomérat à cailloux de quartz B
295-302 grès conglomératique B
302-308 conglomérat à cailloux de quartz B
308-316 grès conglomératique B
316-317 conglomérat à cailloux de quartz B
317-327 grès conglomératique B
327-330 conglomérat à cailloux de quartz B
330-341 grès conglomératique B
341-343 conglomérat à cailloux de quartz B
343-347 grés conglomératique B
347-401 conglomérat à cailloux de quartz A
401- contact des roches aphébiennes et archéennes
401-408 paléorégolite
408- métavolcaniques
-170-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS


PD-37 090 1535

0-8 mort terrain


8-230 grés C
230-344 grès conglomératique B
344-348 conglomérat â cailloux de quartz B
348-349 grès B
349-358 conglomérat à cailloux de quartz A
358- contact des roches aphébiennes et archéennes
358-391 paléorégolite
391- granite

PD-38 090 1870

0-70 mort terrain


70-77 gras conglomératique B
77-78 conglomérat â cailloux de quartz A
78-112 grès conglomératique A
112-113 conglomérat â cailloux de quartz A
113-114 grés conglomératique A
114-116 conglomérat â cailloux de quartz A
116-129 grès conglomératique A
129-142 conglomérat à cailloux de quartz A
142- contact des roches aphébiennes et archéennes
142-144 paléorégolite
144- porphyre quartzo-feldspathique

PD-40 090 1990


0-100 mort terrain
100-225 gras C
225-304 grés conglomératique B
304-381 conglomérat gréseux B
381-394 grès conglomératique B
394-416 conglomérat pétromict B
416- contact des roches aphébiennes et archéennes
416-419 paléorégolite
419- granite
-171-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITES

PD-39 090 2000

0-10 mort terrain


10-363 grés E
363-366 grès conglomératique D
366-383 grés D
383-390 grès conglomératique D
390-396 grès D
396-397 conglomérat à cailloux de quartz D
397-477 grès conglomératique C
477-526 grès C
526-594 grès conglomératique B
594-616 conglomérat à cailloux de quartz B
616-644 grès B
644-648 grès conglomératique B
648-649 conglomérat à cailloux de quartz B
649-661 grès conglomératique B
661-662 conglomérat à cailloux de quartz B
662-696 grès conglomératique B
696-698 grès B
698-712 grès conglomératique B
712-733 conglomérat à cailloux de quartz A
733-750 conglomérat à cailloux de quartz et feldspath A
750-758 grès conglomératique A
758-759 conglomérat à cailloux de quartz A
759- contact des roches aphébiennes et archéennes
759-771 paléorégolite
771- granite
-172-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD_41 090 2155

0-18 mort terrain


18-30 grès B
30-160 grés conglomératique B
160-221 conglomérat à cailloux de quartz A
221-223 grès conglomératique A
223-226 argilite silteuse A
226-239 conglomérat pétromict A
239- contact des roches aphébiennes et archéennes
239-242 paléorégolite
242- granite

PD-42 090 2185

0-30 mort terrain


30-35 conglomérat à cailloux de quartz A
35-39 conglomérat pétromict A
39- contact des roches aphébiennes et archéennes
39-49 paléorégolite
49- gneiss quartzo-feldspathique

PD-43 090 2200

0-18 mort terrain


18-73 conglomérat à cailloux de quartz A
73-74 grès A
74-80 conglomérat pétromict A
80- contact des roches aphébiennes et archéennes
80-100 paléorégolite
100- gneiss granitique
-173-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-44 090 2160

0-10 mort terrain


10-30 grès F
30-33 grès conglomératique F
33-36 grès F
36-38 grès conglomératique F
38-50 grès F
50-51 grès conglomératique F
51-76 grès F
76-79 grès conglomératique F
79-84 grès F
84-95 grès conglomératique F
95-104 grès F
104-108 grès conglomératique F
108-132 grés F
132-134 grès conglomératique F
134-420 grès E
420-425 grès conglomératique E
425-513 grès E
513-670 grès conglomératique D
670-674 conglomérat â cailloux de quartz D
674-692 grès conglomératique C
692-745 grès C
745-803 conglomérat gréseux B
808-862 grès conglomératique B
862-890 conglomérat gréseux B
890-930 grès g
930- contact des roches aphébiennes et archéennes
930-951 paléorégolite
951- granite
-174-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

PD-45 090 2040

0-68 mort terrain


68-86 grès D
86-89 conglomérat à cailloux de quartz D
89-317 grès C
317-332 conglomérat â cailloux de quartz B
332-346 argilite gréseuse B
346-361 conglomérat â cailloux de quartz A
361-382 argilite silteuse A
382- contact des roches aphébiennes et archéennes
382-390 paléorégolite
390- gneiss granitique

PD-46 090 2020

0-38 mort terrain


38-177 grès F
177-181 grès conglomératique F
181-202 grès F
202-216 grès conglomératique F
216-766 grès E
766-787 grès conglomératique D
787-925 conglomérat gréseux D
925-983 grès conglomératique C
983-988 grès C
988-996 conglomérat gréseux B
996-1037 grès conglomératique B
1037-1155 grès B
1155- contact des roches aphébiennes et archéennes
1155-1165 paléorégolite
1165- gneiss granitique
-175-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITES

S-1 090 1360

0-19 mort terrain


19-120- grès C
120-145 grés conglomératique C
145-151 grès C
151-163 grès conglomératique C
163-199 grès C
199-219 grès conglomératique B
219-223 conglomérat gréseux B
223-225 grés B
225-227 conglomérat à cailloux de quartz A
227-267 conglomérat gréseux A
267-283 grès conglomératique A
283-285 conglomérat à cailloux de quartz A
285-303 grès conglomératique A
303-318 conglomérat à cailloux de quartz A
318-322 grès conglomératique A
322-335 conglomérat à cailloux de quartz A
335-336 grès conglomératique A
336-342 conglomérat à cailloux de quartz A
342- contact des roches aphébiennes et archéennes
342-360 paléorégolite
360- gneiss granitique
-176-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

P-1 090 1350

0-30 mort terrain


30-95 grès F
95-107 grès conglomératique F
107-584 grès E
584-590 grès conglomératique E
590-853 grès E
853-864 grès conglomératique D
864-927 conglomérat gréseux D
927-938 grès D
938-966 conglomérat gréseux D
966-982 grès D
982-984 conglomérat arkosique D
984-1009 grès C
1009-1010 grès conglomératique C
1010-1074 grès C
1074-1085 grès conglomératique C
1085-1497 grès C
1497-1518 grès conglomératique C
1518-1541 grès C
1541- contact des roches aphébiennes et archéennes
1541-1547 paléorégolite
1547- granite

M-1 090 1810

0-78 mort terrain


78-186 grès E
186-312 grès conglomératique D
312-481 grès C
481-605 grès conglomératique B
605-625 conglomérat â cailloux de quartz A
625-629 dyke gabbro3que
629-641 conglomérat â cailloux de quartz A
641-661 conglomérat pétromict A
661- contact des roches aphébiennes et archéennes
661-666 paléorégolite
666- gneiss granitique
-177-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

SQ-1 090 1865

0-28 mort terrain


28-1281 Formation de Papaskwasati
1281- contact des roches aphébiennes et archéennes
1281-1295 paléorégolite
1295-

SQ-2 090 1900

0-10 mort terrain


10-1299 Formation de Papaskwasati
1299- contact des roches aphébiennes et archéennes
1299-1328 paléorégolite
1328- granite
-178-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

SQ3 090 1740

0-66 mort terrain


66-131 grès conglomératique F
131-195 grès F
195-198 grès conglomératique F
198-224 grès F
224-225 grès conglomératique F
225-238 grès F
238-239 grès conglomératique F
239-273 grès F
273-274 grès conglomératique F
274-292 grès F
292-296 conglomérat gréseux F
296-300 grès F
300-301 conglomérat gréseux F
301-318 grès F
318-319 grès conglomératique F
319-339 grès F
339-341 grès conglomératique F
341-355 grès F
355-362 conglomérat gréseux F
362-369 grès F
369-380 grès conglomératique F
380-1008 grès E
1008-1192 grès conglomératique D
1192-1201 grès D
1201-1215 grès conglomératique D
1215-1217 grès D
1217-1255 grès conglomératique D
1255 -1445 grès C
1445-1542 grès conglomératique B
1542-1568 conglomérat gréseux B
1568-1578 grès B
1578-1591 argilite silteuse B
1591- contact des roches aphébiennes et archéennes
1591-1602 paléorégolite
1602- gneiss quartzo-feldspathique
-179-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÊS

SQ-4 090 1877

0-56 mort terrain


56-267 grès F
267-290 grès conglomératique F
290-376 grès F
376-378 grès conglomératique F
378-384 grès F
384-385 grès conglomératique F
385-438 grès F
438-447 conglomérat arkosique F
447-480 grès F
480-481 grès conglomératique F
481-508 grès F
508-511 grès conglomératique F
511-527 grès F
527-528 grès conglomératique F
528-1075 grès E
1075-1111 grès conglomératique D
1111-1115 conglomérat arkosique D
1115-1127 grès conglomératique D
1127-1129 conglomérat arkosique D
1129-1160 grès conglomératique D
1160-1163 conglomérat arkosique D
1163-1186 grès conglomératique D
1186-1188 conglomérat arkosique D
1188-1322 grès conglomératique C
1322-1380 grès C
1380-1541 grès conglomératique B
1541-1618 conglomérat gréseux B
1618-1668 conglomérat gréseux B
1668-1674 grès B
1674-1681 conglomérat â cailloux de quartz A
1681-1687 argilite silteuse A
1687- contact des roches aphébiennes et archéennes
1687-1718 paléorégolite
1718- granite
-180-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

SQ-5 090 1671

0-44 mort terrain


44-722 grès E
722-757 grès conglomératique D
757-760 conglomérat à cailloux de quartz D
760-961 grès C
961-1076 grès conglomératique B
1076-1080 conglomérat â cailloux de quartz A
1080-1083 grès A
1083-1147 conglomérat gréseux A
1147-1150 conglomérat â cailloux de quartz A
1150-1155 argilite silteuse A
1155- contact des roches aphébiennes et archéennes
1155-1204 paléorégolite
1204- gneiss granitique

SQ-6 090 1562

0-30 mort terrain


30-175 grès F
175-177 conglomérat arkosique F
177-195 grès F
195-202 conglomérat arkosique F
202-218 grès F
218-220 grès conglomératique F
220-241 grès F
241-244 grès conglomératique F
244-903 grès E
903-992 conglomérat gréseux D
992-1028 grès C
1028-1031 grès conglomératique C
1031-1068 grès C
1068-1072 grès conglomératique C
1072-1134 grès C
1134-1144 grès conglomératique C
1144-1207 grès C
1207-1213 grès conglomératique C
1213-1429 grès C
1429-1445 grès conglomératique B
1445-1449 grès B
1449- contact des roches aphébiennes et archéennes
1449-1465 paléorégolite
1465- gneiss granitique
-181-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITES


D-1 090 1370
0-14 mort terrain
14-48 grés conglomératique B
48-51 conglomérat à cailloux de quartz A
51-54 grés conglomératique A
54-56 conglomérat à cailloux de quartz A
56-58 grés conglomératique A
58-88 conglomérat gréseux A
88-91 conglomérat à cailloux de quartz A
91-106 conglomérat gréseux A
106-108 conglomérat à cailloux de quartz A
108-119 grès conglomératique A
119- contact des roches aphébiennes et archéennes
119-147 paléorégolite
147- granite

D-2

0-38 mort terrain


38-41 grès conglomératique A
41-43 conglomérat à cailloux de quartz A
43-47 grès conglomératique A
47-64 conglomérat à cailloux de quartz A
64- contact des roches aphébiennes et archéennes
64-99 paléorégolite
09- gneiss granitique

D-3

0-66 mort terrain


66-82 grès conglomératique A
82-86 conglomérat à cailloux de quartz A
86-120 conglomérat gréseux A
120-135 conglomérat à cailloux de quartz A
135-136 argilite silteuse A
136- contact des roches aphébiennes et archéennes
136-198 paléorégolite
198- granite
-182-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITES


D-4 090 1467

0-52 mort terrain


52-162 grès conglomératique B
162-167 conglomérat â cailloux de quartz B
167-235 grès conglomératique B
235-284 conglomérat à cailloux de quartz A
284-349 grès conglomératique A
349-403 conglomérat à cailloux de quartz A
403- contact des roches aphébiennes et archéennes
403-493 paléorégolite
493- granite

D-5 090 1480

0-32 mort terrain


32-64 grès conglomératique F
64-84 grès F
84-90 grès conglomératique F
90-103 grès F
103-110 grès conglomératique F
110-113 grès F
113-145 grès conglomératique F
145-270 grès E
270-439 grès conglomératique D
439-440 grès C
440-504 gre conglomératique C
504-506 grès C
506-550 grès conglomératique B
550-551 argilite silteuse B
551-650 grès conglomératique B
650-655 conglomérat à cailloux de quartz B
655-684 grès conglomératique B
684-685 conglomérat à cailloux de quartz B
685-690 grès conglomératique B
690-691 conglomérat à cailloux de quartz B
691-694 grès B
694-712 grès conglomératique B
712-808 conglomérat à cailloux de quartz A
808- contact des roches aphébiennes et archéennes
808-816 paléorégolite
816- granite
-183-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÊS

D-6 090 1598

0-38 mort terrain


38-48 grès E
48-52 grès conglomératique E
52-74 grès E
74-106 grès conglomératique D
106-151 conglomérat gréseux D
151-187 grès D
187-206 grès conglomératique D
206-215 grès D
215-280 grès conglomératique D
280-284 conglomérat à cailloux de quartz D
284-312 grès conglomératique C
312-329 grès C
329-383 grès conglomératique C
383-394 grès C
394-424 conglomérat gréseux B
424-765 grès conglomératique B
765-868 conglomérat gréseux B
868-928 conglomérat à cailloux de quartz A
928-929 conglomérat pétromict A
929- contact des roches aphébiennes et archéennes
929-979 paléorégolite
979- granite
-184-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

D-7 090 1691

0-18 mort terrain


18-37 grès conglomératique C
37-68 grès C
68-209 grès conglomératique C
209-218 grès C
218-287 grès conglomératique B
287-291 conglomérat arkosique B
291-376 grès conglomératique B
376-377 conglomérat arkosique B
377-381 grès conglomératique B
381-382 conglomérat arkosique B
382-439 grès conglomératique B
439-441 conglomérat â cailloux de quartz A
441-445 grès A
445-454 grès conglomératique A
454-456 conglomérat â cailloux de quartz A
456-476 grès conglomératique A
476-482 conglomérat â cailloux de quartz A
482-505 grès conglomératique A
505-516 conglomérat â cailloux de quartz A
516-520 grès conglomératique A
520-528 argilite silteuse A
528- contact des roches aphébiennes et archéennes
528-550 paléorégolite
550- granite
-185-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÉS

D-8 090 1790

0-4 mort terrain


4-13 grès D
13-45 grès conglomératique
45-50 grès D
50-69 grès conglomératique D
69-85 grès D
85-88 grès conglomératique D
88-89 conglomérat à caillous de quartz D
89-100 grès C
100-225 grès conglomératique C
225-226 grès C
226-274 grès conglomératique C
274-289 grès C
289- contact des roches aphébiennes et archéennes
289-369 paléorégolite
369- porphyre quartzo-feldspathique

D-10 090 1600

0-36 mort terrain


36-648 Formation de Papaskwasati non différenciée
648-799 grès conglomératique B
799-804 conglomérat à cailloux de quartz B
804-822 grès conglomératique B
822-832 conglomérat à cailloux de quartz B
832-853 grès conglomératique B
853-860 conglomérat à cailloux de quartz B
860-864 grès conglomératique B
864-869 conglomérat à cailloux de quartz B
369-871 grès conglomératique B
871-877 conglomérat à cailloux de quartz B
877-883 grès conglomératique B
883-889 conglomérat à cailloux de quartz B
889-892 grès conglomératique B
892-962 conglomérat à cailloux de quartz A
962- contact des roches aphébiennes et archéennes
962-978 paléorégolite
978- granite
-186-

FORAGE INCLINAISON COTE UNITÊS


D-9 090 1808

0-8 mort terrain


8-54 grès E
54-59 grès conglomératique D
59-97 grès D
97-113 grès conglomératique D
113-127 grès D
127-135 grès conglomératique D
135-140 grès D
140-150 grès conglomératique D
150-155 grès D
155-162 grès conglomératique D
162-173 grès D
173-175 grès conglomératique D
175-188 grès D
188-192 grès conglomératique D
192-195 conglomérat â cailloux de quartz D
195-207 grès conglomératique C
207-210 grès C
210-219 grès conglomératique C
219-273 grès C
273-290 grès conglomératique C
290-291 grès C
291-324 grès conglomératique C
324-325 grès C
325-340 grès conglomératique C
340-341 grès C
341-355 grès conglomératique C
355-361 grès C
361-366 conglomérat arkosique B
366-423 grès conglomératique B
423-436 grès B
436- contact des roches aphébiennes et archéennes
436-471 paléorégolite
471- prophyre quartzo-feldspathique
-187-

APPENDICE 6

Sections dans la Formation de Papaskwasati


73°00'
C

1
2

2
Milles
4
' Km '
6
1

Î
51°30
-
v
m

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O
m

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SECTION A B

A B

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E -1800
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PD-36 . r71'"~ ` ~~ ~`i '
--~ . -~—_ B
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PD-39 PD 44
1 Mille 1
—1000 I.
PD-46
SOCLE GRANITIQUE
SECTION CD
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1 6 00-Ps.
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- 200-
-194-

APPENDICE 7

Analyses granulométriques des conglomérats, des conglomérats gréseux,

des grès conglomératiques et des grès de la Formation de Papaskwasati.

L'analyse granulométrique de la fraction > 2 mm des con-

glomérats fut effectuée sur des plaques de roches tandis que l'analyse

granulométrique de la fraction < 2 mm fut effectuée sur des lames min-

ces standards.

Les analyses granulométriques des lames minces sont faites

en comptant de 150 à 200 points et en mesurant le grand axe des grains.

Les résultats donnés sont les principaux pourcentiles en

0, obtenus â partir de courbes cumulatives sur papier probabilité. Les


paramètres statistiques sont ceux de Folk et Ward, (1957). Les pour-

centages de gravier (G), sable (S), et d'argile (A) proviennent de l'a-

nalyse granulométrique sur lame mince. L'argile dans ce cas est tout

matériel < que 4.501.


APPENDICE 7a

Analyses granulométriques des conglomérats, Formation de Papaskwasati


A) fraction > 2 mm
No éch. 01 05 ' 016 025 050 075 084 095 MZ oI SK K
I G
PDS-1-1 -4.80 -4.55 -4.30 -4.15 -3.65 -3.00 -2.70 -2.00 -3.55 .78 +.24 .91
CFS-I-1 -4.90 -4.55 -4.20 -4,00 -3.50 -3.00 -2.75 -2.25 -3.48 .70 +.06 .94
HRS-3-3 -5.10 -4.65 -4.20 -3.95 -3.45 -2.95 -2.70 -2.25 -3.30 .73 +.73 .98
HRS-4-1 -3.55 -3.45 -3.15 -3.05 -2.60 -2.05 -1.90 -1.70 -2.55 .57 +.07 .71
iIRS-3-2 -3.55 -3.45 -3.20 -3.15 -2.80 -2.35 -2.15 -1.80 -2.71 .51 +.27 .89
HRS-2-5 -4.55 -4.30 -4.10 -4.00 -3.30 -2.50 -2.10 -1.75 -3.16 .88 +.15 .69
A_

Bl fraction < 2 mm
OT-1361 -.70 -.60 -.25 0.00 1.207- 3.50 4.05 4.25 1.66 1.79 +.33 .56 --7
OT-1383 -.70 -.60 -.25 .25 1.85 4.05 4.15 4.35 1.91 1.85 +.06 .53
SQ4-1670 -.60 -.40 -.10 .20 2.00 4.05 4.20 4.40 2.03 1.79 +.01 .51
PD23-564 -.70 -.45 0.00 .20 1.90 4.05 4.15 4.35 2.01 1.75 +.05 .51
APPENDICE 7b

Analyses granulométriques des grès conglomératiques, Formation de Papaskwasati

No éch. pl p16 p50 A84 p95 AS A75 p25 MZ QI SKI ( KG G SIA


OT-423 -1.20 -.69 .72 2.60 4.65 -1.07 2.00 -.30 .88 1.69 +.26 1.02 9 83 08
OT-425 -1.20 -.75 .60 3.37 4.85 -1.08 2.25 -.35 1.07 1.93 +.39 .93 13 72 15
OT-463 -3.70 -.90 .60 4.00 4.10 -3.55 2.00 -.35 1.23 2.37 +.16 1.33 15 66 19
OT-503 -3.70 -1.60 .15 1.90 4.10 -3.60 1.45 -1.05 .15 2.03 +.01 1.26 24 68 8
OT-557 -2.50 -1.20 .10 1.70 4.10 -2.20 1.00 -.70 .20 1.67 +.18 1.52 18 74 8
OT-599 -3.10 -1.25 .80 4.00 4.10 -2.20 2.35 -.70 1.18 2.26 +.13 1.09 22 60 18
OT-699 -2.70 -1.60 .10 1.60 4.10 -2.60 1.15 -1.10 .03 1.81 +.07 1.22 27 63 10'
OT-718 -2.60 -1.20 -.10 1.70 4.05 -1.80 1.00 -.85 .13 1.60 +.32 1.29 21 70 9
OT-684 -1.20 -.95 .25 4.60 4.91 -1.10 1.45 -.SO 1.30 2.30 +.56 1.26 15 67 18
OT-873 -2.20 -1.10 1.10 4.00 4.15 -2.00 2.00 -.50 1.33 2.20 +.02 1.00 19 60 21
OT-901 -1.20 -.75 .80 4.60 4.93 -1.10 2.50 -.22 1.55 2.25 +.40 .91 12 68 20
OT-904 -2.05 -1.10 -.10 4.00 4.15 -1.65 2.50 -.80 1.00 2.14 +.80 .72 20 56 24
OT-912 -2.65 -1.15 .50 2.30 4.10 -1.80 1.60 -.75 .55 1.75 +.13 1.02 20 69 11
OT-956 -2.05 -1.10 .10 1.60 4.10 -1.50 1.10 -.75 .20 1.51 +.24 1.24 22 68 10
OT-1117 -1.70 -1.10 .50 3.00 4.10 -1.60 1.70 -.50 .80 1.88 +.24 1.06 18 67 15
OT-1153 -2.15 -.40 1.00 4.10 4.20 -1.80 3.10 -.55 1.40 2.15 +.15 .67 15 63 22
OT-1171 -3.15 -1.25 .25 1.70 4.10 -2.00 1.30 -1.20 .23 1.65 +.12 1.00 21 69 10
OT-1276 -1.20 -.71 .12 1.38 4.65 -1.03 .95 -.52 .26 1.38 +.40 1.58 7 86 7
OT-1196 -1.20 -.20 .92 4.61 4.95 -1.03 2.35 ..25 1.78 2.11 +.44 1.17 7 72 21
OT-1248 -2.20 -1.20 -.15 1.20 4.00 -1.95 0.75 -.85 -.05 1.50 +.25 1.52 21 72 7
OT-1309 -2.20 -1.40 -.60 1.20 4.05 -2.05 .40 -1.10 0.26 1.57 +.45 1.66 27 64 9
OT-1337 -1.70 -1.10 .60 4.00 4.15 -1.60 2.50 -.75 1.16 1.65 +.28 1.04 20 60 20
OT-1370 -1.70 -.95 .10 3.98 4.10 -1.55 1.65 -.70 1.04 2.08 +.48 .98 14 68 1&

~ ~ ~
APPENDICE 7c

Analyses granulométriques des grès finement lités, Formation de Papaskwasati

No éch. p1 016 ¢50 p84 ¢95 ¢5 ~75 ~25 Mz oI SKI KG G S A


OT-18 -.70 -.03 1.53 4.54 4.89 -.52 3.15 .65 2.01 1.96 +.29 .89 - 82 18
OT-66 .15 .90 1.98 3.95 4.86 .45 2.95 1.25 2.28 1.43 +.30 1.06 - 85 15
OT-130 -1.00 .60 1.93 3.30 4.75 -.47 2.76 1.20 1.94 1.47 +.05 1.37 1 88 11
OT-185 -.60 .50 1.87 2.95 4.60 -.16 2.55 .95 1.77 1.33 +.01 1.22 - 92 08
OT-205 -.15 .48 1.47 2.95 4.63 .05 2.42 .72 1.63 1.31 +.29 1.10 - 91 09
OT-207 0.00 .92 1.65 2.80 4.54 .42 2.30 1.15 1.79 1.09 +.31 1.47 - 95 05
OT-240 -.10 .89 1.82 3.50 4.77 .36 2.84 1.15 2.07 1.32 +.31 1.87 - 88 12
OT-242 -.60 .20 1.48 3.47 4.78 -.35 2.66 .50 1.72 1.59 +.25 .97 - 87 13
OT-253 -.65 .04 1.89 4.19 4.80 -.51 3.50 .48 2.04 1.84 +.10 .72 - 84 16
OT-289 -.50 -.10 .74 2.87 4.62 -.30 2.15 -.02 1.17 1.49 +.51 .97 - 92 08
OT_327 -1.15 -.01 1.50 3.89 4.85 -.93 2.90 .45 1.79 1.85 +.19 1.04 5 81 14
OT-336 -.65 -.05 0.97 3.00 4.80 -.40 2.25 .20 1.31 1.55 +.40 .92 - 90 10
OT-353 -.60 -.05 .90 3.40 4.75 0.36 2.45 .17 1.42 1.64 +.48 1.40 - 88 12
OT-383 -.70 .18 .97 2.60 4.61 -.51 1.95 .45 1.25 1.38 +.38 1.08 - 93 07
OT-405 -.55 .10 1.31 3.15 4.73 -.28 2.35 .45 1.52 1.52 +.29 1.01 - 88 12
OT-708 -.OS .69 1.70 3.40 4.75 .30 2.70 .90 1.93 1.35 +.31 1.17 - 88 12
OT-835 -1.05 .70 1.43 3.17 4.75 .22 2.50 .91 1.77 1.30 +.44 1.02 2 87 11
OT-1089 -.15 .78 1.90 3.40 4.85 .13 2.95 1.05 2.19 1.49 +.27 1.06 - 85 15

Analyses granulométriques des conglomérats gréseux


i .
OT-449 -3,65 -.90 .50 1.90 4.10 -3.30 .70 -1.40 .50 1.82 -.01 .97 38 52 10
OT-512 -3.15 -2.00 -.65 1.45 4.10 -3.00 .80 -1.65 -.40 1.93 +.28 1.18 42 SO 08
OT-627 -3.20 -2.20 -1.00 1.80 4.10 -3.10 1.00 -1.85 -.46 2.09 +.40 1.03 43 49 08
OT-647 -2.70 -1.75 .50 2.60 4.10 -2.55 1.25 -1.45 .50 2.08 +.02 1.01 40 46 14
OT-778 -3.25 -3.00 -.60 2.60 4.10 -3.15 1.30 -1.80 -.33 2.49 +.29 .96 41 47 12
APPENDICE 7d

Analyses granulométriques des grès d'aspect massif, Formation de Papaskwasati

No éch. 01 016 050 084 095 05 075 025 Mz a SK1 KG G S A


OT-25 .30 .51 1.15 3.05 4.76 .40 2.10 0.70 1.57 1.30 +.58 1.28 88 12
OT-28 .30 .80 1.45 3.05 4.78 .45 2.20 .10 1.77 1.22 +.48 1.48 88 12
OT-53 -.10 .49 1.22 3.55 4.80 .15 2.40 .70 1.75 1.47 +.53 1.12 86 14
OT-127 -.50 .48 1.39 3.02 4.72 -.12 2.40 .75 1.63 1.37 + .33 1.20 90 10
OT-168 .40 .77 1.20 2.81 4.70 .56 2.15 .89 1.59 1.14 +.63 1.35 - 90 10
OT-272 .30 .71 1.52 2.97 4.54 .45 2.30 .93 1.73 1.18 +.38 1.22 93 7
OT-403 -1.10 .41 1.25 4.63 4.95 .03 2.48 .65 2.10 1.80 +.55 1.10 2 77 21
OT-532 -.95 -.10 .80 2.62 4.82 -.60 1.70 .25 1.11 1.50 +.41 1.53 1 85 14
01-548 -1.10 -.29 .65 2.20 4.72 -.83 1.65 0.00 .85 1.46 +.36 1.38 4 86 10
OT-748 -1.15 -.55 .60 2.65 4.85 -.94 1.45 -.15 .90 1.68 + .37 1.48 4 82 14
OT-764 -1.15 -.55 .95 4.65 4.95 -.98 2.75 .10 1.68 2.20 +.39 .92 5 73 22
OT-796 -1.15 -.40 .40 1.40 4.10 -1.00 1.10 .05 .46 1.22 + .27 1.82 5 85 10
OT-916 -1.10 .40 1.35 4.55 4.90 -.42 2.35 .70 2.10 1.84 +.44 1.32 - - -
OT-996 -.40 .61 1.60 4.60 4.92 .21 2.84 .85 2.27 1.71 +.46 .97 80 20
OT-1052 -.45 .11 .75 2.58 4.80 -.13 1.95 .30 1.15 1.36 +.56 1.22 - 87 13.
OT-1101 -1.00 -.01 .83 3.00 4.87 -.40 1.60 .25 1.27 1.55 + .49 1.60 1 84 15
OT-1179 -.50 .40 1.15 4.53 4.90 -.17 1.92 .67 2.03 1.80 +.56 1.66 - 84 16
OT-1233 -1.10 -.01 .77 4.48 4.88 -.65 1.50 .25 1.75 1.96 +.57 1.81 3 81 16
-199-
99.99-

FIGURE 1

COURBES CUMULATIVES DES

GRÉS CONGLOMÉRATIQUES.

99-

98-

I
I
I

90- . . .
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80-
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2

GRANULOMÉTRIE en 0
I 1 1 1 I I ~
-3 -2 -1 0 1 2 3 4
-200-

99.99
FIGURE 2

COURBES CUMULATIVES

DES GRÉS

99-

98-

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POU RCE N TAGE

30-

20-

10-

1-

GRANULOMÉTRIE en f~

2 3 4 5
APPENDICE 8

Analyse modales des conglomérats gréseux, des grès conglomératiques

et des grès de la Formation de Papaskwasati

Les analyses modales ont été effectuées au microscope

polarisant â l'aide d'un compteur de point Swift. Nous avons compté

en moyenne 750 points par lame mince.

Les résultats présentés sont les données primaires de

l'analyse, où: Quartz + Feldspaths total + matrice + ciment + autres

100%. De plus, nous avons décomposé la valeur feldspath total en

orthose + microcline + plagioclase.

La calcicité des plagioclases ne fut pas déterminée â

cause de la petite taille des grains, leur rareté et leur altération.

* CIMENT: Essentiellement un ciment de silice, très rarement un


peu de calcite ou d'hématite.
**
AUTRES: Sphène, Zircon, Monazite, Rutile, Hématite, Lazulite,
Tourmaline.
APPENDICE 8a
Analyses modales des conglomérats greseux

Total
No Ech. Quartz Felds, Matrice Ciment Orth. Micr. Plag. Autres**

OT - 449 89.7 2.3 3.5 3.70 2.2 0.1 - 0.7

OT - 512 88.4 5.9 4.5 1.1 1.9 3.8 0.2 0.1

OT - 627 80.9 10.5 6.0 1.6 4.0 6.5 - 0.9

OT - 647 69.8 20.9 7.5 1.7 11.7 9.2 - 0.1

OT - 778 81.4 8.1 6.8 3.2 6.1 1.3 0.2 0.5

SQ4 - 442 62.1 25.4 10.4 1.4 18.6 6.0 0.7 0.8

PD23 - 66 80.1 3.2 14.2 1.8 1.8 0.9 0.5 0.7

PD23 - 194 84.3 6.7 6.7 1.0 6.3 0.4 - 0.9

PD23 - 567 82.6 0.1 14.4 2.4 0.1 - - 0.6


APPENDICE 8h 1
Analyses modales des grès conglomératiques, Formation de Papaskwasati

Total * **
No Ech. Quartz Felds. Matrice Ciment Orth. Micr. Plag. Autres
OT - 1240 89.3 2.9 6.8 1.0 1.0 1.8 - -
OT - 1276 73.6 12.4 10.8 2.5 7.2 5.2 - 0.7
OT - 1309 84.6 6.7 6.6 2.1 3.3 3.4 - -
OT - 1337 71.0 8.3 18.2 2.5 5.7 2.6 - -
OT - 1370 71.5 6.9 18.3 3.3 5.5 1.4 - -
PD23 - 338 81.9 6.6 10.5 1.0 5.3 0.8 0.5 -
'' PD23 - 403 81.8 5.5 10.4 2.3 4.9 0.6 - -
PD23 - 448 68.6 11.4 17.6 2.1 9.9 1.5 - 0.3
PD23 - 503 79.8 8.1 10.5 1.1 6.3 1.7 0.1 0.5
PD18 - 349 62.8 10.7 24.6 1.7 8.0 2.2 0.5 0.2
SQ3 - 295 59.5 26.0 13.2 0.4 15.7 9.2 1.1 0.9
SQ3 - 1186 81.4 7.1 10.4 ^ 1.1 3.9 2.7 0.5 -
SQ3 - 1573 65.1 13.3 19.2 1.7 9.3 3.6 0.4 0.7
SQ4 - 286 76.2 20.6 1.9 1.0 16.5 3.9 0.2 0.3
SQ4 - 1128 75.7 14.5 7.4 1.6 9.8 3.7 1.0 0.8
SQ4 - 1429 72.4 9.1 15.5 2.2 6.7 1.4 I.0 0.8
SQ4 - 1625 69.9 14.3 13.9 1.8 7.7 5.6 1.0 0.1
APPENDICE 8bz

Analyses modales des grés conglomératiques, Formation de Papaskwasati

Total
No éch. Quartz Felds. Matrice Ciment* Orth. Micr. P1aQ . Autres**
' OT - 425 83.3 4.1 10.5 2.0 3.5 0.6 --- 0 1
OT - 463 80.5 3.5 12.6 2.9 3.2 0.3 --- 0.5
OT - 503 90.1 4.1 4.3 1.5 2.0 2.1 --- ----
i
~ OT - 557 87.3 4.0 6.5 2.1 2.6 1.4 --- 0.1
OT - 599 77.3 6.9 12.9 2.0 4.7 2.2 --- 0.9
+ OT - 630 60.5 17.5 19.8 2.0 13.3 4.1 0.1 0.2
OT - 684 82.6 3.3 11.9 1.8 1.8 1.5 --- 0.4
I OT - 699 83.6 8.7 6.4 1.1 7.1 1.6 --- 0.2
OT - 718 78.4 12.5 8.3 0.4 6.0 6.5 --- 0.4
OT - 778 81.4 8.1 8.8 1.2 6.2 1.8 0.1 0.5
( OT - 873 74.6 7.3 15.7 1.9 6.8 0.5 --- 0.5
OT - 901 75.5 6.2 14.7 2.6 4.8 1.2 0.2 1.0
Î OT - 904 72.3 1.7 9.3 16.1 1.2 0.5 --- 0.6
OT - 912 75.7 8.3 11.6 3.3 4.4 3.8 0.1 1.1
OT - 956 82.7 4.4 8.2 4.4 2.9 1.5 --- 0.3
OT - 968 7 7. 5 6.6 13.6 1.8 5.6 1.0 --- 0.5
OT - 1117 77.7 6.2 13.5 1.5 4.8 1.4 --- 1.1
OT - 1153 63.3 12.6 22.6 1.4 10.3 2.3 --- 0.1
OT - 1154 61.7 14.3 22.3 1.7 12.6 1.7 --- ----
OT - 1171 80.0 11.7 7.1 1.1 9.3 2.4 --- 0.1
OT - 1180 61.5 12.8 25.2 0.5 8.5 3.8 0.5 ----
OT - 1196 67.6 16.2 15.4 0.7 10.3 5.4 0.5 0.1
APPENDICE 8c

Analyses modales des grés argileux, Formation de Papaskwasati

Total Autres
No Ech . Quartz Matrice Ciment * Orth. Micr . Plag.
Felds.
OT - 41 40.8 17.3 38.9 2.6 12.2 4.8 0.3 0.4

OT - 144 58.8 10.8 27.4 3.0 7.8 3.0 --- ---

OT - 177 46.1 12.3 39.2 2.4 9.2 3.1 --- _-_

OT - 314 51.2 14.7 31.7 1.7 13.2 1.5 --- 0.7

OT - 408 54.9 10.5 29.9 3.5 9.4 1.0 --- 1.2

OT - 492 4 2.0 17.0 39.6 1.3 12.3 4.7 --- 0.1

OT - 568 54.8 18.6 23.5 3.1 11.5 7.1 --- ---

OT - 854 39.6 13.6 43.8 2.1 10.3 3.3 --- 0.9

OT - 1013 52.1 13.5 30.1 3.9 11.5 2.0 --- 0.1

OT - 1072 44.8 11.1 41.6 2.4 10.4 0.7 --- 0.1

PD23 - 132 55.3 1.7 41.6 1.3 1.2 0.3 0.2 0.1

SQ 3 - 1585 42.3 21.6 32.4 2.0 15.2 5.3 1.1 1.7

SQ 4 - 1270 43.2 18.0 36.3 2.4 13.2 4.3 0.5 0.1


APPENDICE 8c1

Analyses modales des gras d'aspect massif, Formation de Papaskwasati


Total
No Ech. Quartz Felds. Matrice Ciment* Orth. Micr. Plag. Autres**

OT - 25 75.9 9.8 10.3 3.6 6.7 2.9 0.2 0.4


OT - 28 80.0 9.1 7.4 2.9 6.4 2.5 0.2 0.6
OT - 53 81.9 4.5 10.1 3.2 3.2 1.3 --- 0.3
O1 - 127 79.2 4.8 14.4 1.1 3.3 1.5 --- 0.3
OT - 168 87.1 2.8 7.6 2.5 2.1 0.7 --- ----
OT - 272 74.9 10.1 12.7 1.5 6.6 2.9 0.5 0.8
OT - 403 82.3 1.6 15.6 .5 1.6 --- --- ----
OT - 532 67.2 11.6 17.9 3.3 6.6 4.0 1.0 ----
OT - 548 77.7 9.9 10.8 1.6 5.0 4.5 0.4 ----
OT - 748 86.5 5.1 7.3 1.1 3.3 1.5 0.3 ----
OT - 764 73.9 8.7 15.3 1.8 4.6 3.6 0.5 0.3
OT - 796 88.5 .5 10.0 .6 0.5 --- --- 0.4
OT - 916 73.5 7.2 15.8 2.8 5.8 1.4 --- 0.7
OT - 996 77.4 7.9 12.1 2.2 6.1 1.6 0.1 0.4
OT - 1052 89.4 0.9 8.00 1.2 .9 --- --- 0.5
OT - 1101 83.2 3.0 12.4 1.4 2.5 0.3 0.2 ----
OT - 1179 74.9 10.0 13.4 1.6 6.9 2.9 0.2 0.1
OT - 1233 81.9 7.7 8.5 1.9 5.6 1.9 0.2 ----
APPENDICE 8c2
Analyses modales des grès d'aspect massif, Formation de Papaskwasati

Total
No Ech. Quartz Felds. Matrice Ciment Orth. Micr. Plag. Autres

PD23 - 449 84.6 5.2 8.4 1.0 4.7 0.3 0.2 0.8

P023 - 522 62.6 17.0 18.8 1.2 12.6 4.3 0.1 0.4

PD23 - 596 69.0 6.6 20.8 2.6 5.0 1.2 0.4 1.0

PD28 - 407 56.6 24.6 18.1 0.4 13.5 9.1 2.0 0.3

PD30 - 545 61.6 22.9 14.2 1.2 13. 7.8 2.0 0.1

SQ3 - 514 80.8 9.6 9.1 0.5 7.0 1.9 0.7 ----

SQ3 - 1331 79.8 8.7 8.9 2.2 6.2 2.3 0.2 0.4

SQ3 - 1463 81.6 6.2 10.5 1.0 4.3 1.5 0.4 0.7

SQ4 - 64 77.5 15.2 5.5 1.8 10.3 4.5 0.4 0.1

SQ4 - 644 86.6 2.1 7.9 2.5 2.1 --- --- 0.9

SQ4 - 737 64.7 13.9 19.6 1.2 9.4 4.2 0.3 0.6

SQ4 - 995 68.7 8.2 21.6 1.2 6.7 1.3 0.2 0.3

SQ4 - 1194 79.5 11.0 7.9 1.6 8.7 2.2 0.1 ----
APPENDICE 8d

Analyses modales des grès finement lités, Formation de Papaskwasati

Total * **
No Ech. Quartz Felds. Matrice Ciment Orth. Micr. Plag. Autres

OT - 18 70.2 8.8 18.4 2.6 6.9 1.5 0.4 ---


OT - 66 65.5 13.7 17.5 3.2 11.4 2.3 --- 0.1
OT - 130 68.5 12.4 16.7 1.7 8.1 3.9 0.4 0.7
OT - 185 66.4 15.1 17.0 0.8 13.1 1.7 0.3 0.1
OT - 205 75.6 10.8 9.2 3.8 7.7 3.1 --- 0.6
-OT - 207 72.4 12.3 12.8 1.9 7.7 3.7 0.9 0.6
OT - 240 70.9 13.6 13.0 1.7 9.2 3.7 0.7 - 0.8
OT - 242 76.9 8.5 12.7 0.9 4.8 3.1 0.5 1.0
OT - 253 70.8 13.7 14.5 0.7 9.7 3.5 0.5 0.3
i
OT - 289 82.6 7.8 4.5 4.4 5.8 1.9 0.1 0.7
OT - 327 64.9 15.2 17.5 2.4 8.7 4.9 1.6 ---
OT - 336 70.3 16.2 10.5 3.0 12.5 2.5 1.2 ---
OT - 353 73.6 13.4 10.6 2.3 8.8 3.7 0.9 0.1
OT - 383 82.7 6.4 8.5 2.4 5.6 0.7 0.1 ---
OT - 405 67.8 11.0 19.9 1.3 8.3 2.2 0.5 ---
OT - 708 63.5 16.1 17.6 2.8 12.6 2.8 0.7 ---
OT - 835 65.5 14.7 18.2 1.6 12.6 2.1 --- ---
OT - 886 r 63.6 13.7 19.9 1.9 12.9 0.8 --- 0.9
OT - 1089 I 63.7 13.8 18.5 4.0 11.8 1.9 0.1 ---
OT - 1218 65.5 14.1 18.6 1.8 11.6 2.4 0.1 ---
PD23 - 173 70.2 11.3 17.3 1.2 9.9 1.3 0.1 ---
SQ3 - 707 7 2. 7 12.4 12.8 1.3 9.9 1 .6 0.9 .8
APPENDICE 9

Méthode d'analyse des minéraux d'argiles

de la Formation de Papaskwasati
-210-

PREPARATION ET MÉTHODE D'ANALYSE

Le mode de préparation et la méthode d'analyse sont les

mêmes que ceux utilisés par Chagnon en 1971 pour déterminer les miné-

raux d'argiles dans les roches cambriennes du flysch des Appalaches

du Québec. Des lames minces de minéraux d'argiles orientés ont été

passées aux rayons-X en utilisant un diffractomètre Philips, Modèle

PW1050, équipé d'un monochromateur â cristal de graphite.

Le schéma de la page suivante illustre le parcours sui-

vi lors de la détermination des minéraux d'argiles.


-211-

Schéma illustrant le parcours suivi lors de la détermination des

minéraux d'argiles.

Choix de Broyage Tamisage


l'échantillon 35-60 ' mesh"

Traitement des Séparation


Centrifugation
oxydes de fer ultrasonique

Récupération Suspension Préparation de


Fraction <5 par ultrasons lames de miné-
microns raux orientés

Diffraction des rayons-X

Lame Lame

Réfl8xion basale Réflexion basale


10 A seulement 10 A°, 7 A° Lame Z

Type Illite Illite - Kaolini- chauffée


te ou Chlorite 550° C

Confirme présence
de l'Illite et de
la Kaolinite Pic 7 A°
disparaît
APPENDICE 10

Analyse de la composition chimique

des argilites de la Formation de Papaskwasati


-213-

METHODE D'ANALYSE

Les analyses chimiques ont été effectuées par l'auteur, au Dé-

partement de Géologie de l'Université de Montréal sous la direction du

professeur B. Gunn. Nous avons utilisé la fluorescence-X pour la dé-

termination de tous les éléments, sauf le H20.

Les pastilles pour la fluorescence-X ont été préparées suivant

la méthode de Welday et al (1964). La détermination des éléments est

faite sur des poudres de roches qui sont fusionnées avec du tétra-

borate de lithium pour etre ensuite pressées. Les analyses ont été fai-

tes sur un appareil Philips 1220 semi-automatique et les résultats ob-

tenus ont été corrigés pour l'absorption avec une calculatrice électro-

nique (Gunn, 1967).

Le schéma suivant illustre le cheminement utilisé lors de la

préparation et l'analyse des échantillons.


-214-

Cheminement utilisé lors de la préparation et l'analyse des échantillons.

CHOIX des Concassage Broyage


échantillons

Séchage de la
poudre de roche

Chauffage a 900°C Détermination


expulsion des H20
volatiles

Pastille de
fusion

Fluorescence-X

SiO Fe203, Al203


2'
Ti02, K20, Na20, Correction pour
P205, MgO, CaO,
-4 Absorption O
Mn0
Résultats finals
Standard AGV normalisés â 100%
APPENDICE 11

Le dosage de l'URANIUM, du THORIUM et du POTASSIUM

â l'aide d'un SPECTROMÈTRE â RAYONS GAMMA


PRINCIPES

Les rayons gamma sont des radiations électromagnétiques


-11
pénétrantes, caractérisées par des longueurs d'ondes de 10-9 a 10

cm. Les émissions gamma proviennent de la libération d'un excès d'éner-

gie résultant de la désintégration naturelle ou induite par réaction

nucléaire (Adams et Gasparini, 1970). Cet excès d'énergie peut être

libéré de trois façons:

1) par une émission alpha: c'est-a-dire par l'expulsion

noyau He++ du noyau parent. Ce processus est très

rare car il nécessite une très grande énergie, et il

se produit surtout chez les éléments ayant un Z > 210.

2) par une émission bêta positive: c'est la transforma-

tion d'un proton â l'intérieur du noyau en neutron,

positron et neutrino, avec l'émission de la paire

positron-neutrino. Le noyau obtient ainsi un neutron

de plus et il perd alors une charge positive.

3) par une émission gamma: le noyau capture un électron

de la couche K avec l'émission d'un neutrino. C'est

la radiation gamma naturelle.

Les radiations alpha et bêta possèdent une charge électri-

que, ont une très grande vélocité mais elles sont peu pénétrantes. Les

radiations gamma correspondent â des photons, particules sans masse ni

charge, et elles sont très pénétrantes.


-217-

Les rayons gamma émis par un isotope radioactif possèdent

des énergies bien spécifiques et caractéristiques de cet isotope. En

mesurant ces énergies caractéristiques à l'aide d'un spectromètre à rayons

gamma, il est possible d'identifier les principaux isotopes contenus dans

un échantillon, à condition que le tout soit en équilibre séculaire.

Les trois éléments radioactifs naturels les plus abondants

sont le potassium, le thorium et l'uranium. Les tableaux 1, 2 et 3, pré-

sentent la chafne de désintégration de chaque élément, en plus des demie-

vie et des énergies caractéristiques de chaque émission gamma.

Méthode d'analyse

Pour le dosage de l'uranium, du thorium et du potassium,

nous avons utilisé un spectromètre à rayons gamma de marque Intertech-

nique à 800 canaux (Fig. 1). Selon Adams et Gasparini (1970), les éner-

gies à mesurer pour le dosage de ces éléments sont:

Potassium 1.46 MeV

Uranium 1.76 MeV

Thorium 2.62 MeV

La figure 2 montre un spectre nucléaire typique d'une roche ordinaire.

Dans ce spectre, seul le thorium n'est pas influencé par la présence

des autres éléments.

La méthode d'analyse exige la préparation d'une courbe

d'étalonnage pour chaque élément (Fig. 3 à 5). Ces courbes sont pré-
-218-

parées à partir d'échantillons standards, tableau 4. Ces courbes d'é-

talonnage nous permettent d'obtenir le rapport: concentration pour


nb. chocs/heure
chaque élément.

Dans chaque cas, nous utilisons une fenêtre spectrale

d'une largeur définie, soit de 20 canaux pour l'uranium, de 20 canaux

pour le thorium et de 18 canaux pour le potassium. Le compte net est

obtenu en soustrayant le bruit de fond ainsi que la distribution Compton

sous chaque fenêtre (Fig. 6), du compte total.

Les standards et les échantillons sont broyés pour passer

au travers d'une maille de 300 microns. Nous utilisons 200 grammes de

matériel pour chaque détermination. Ce matériel est placé dans un ré-

cipient en plastique de 7 cm de diamètre et 5 cm de hauteur, fermé par

un couvercle de métal. L'échantillon est ensuite placé au-dessus d'un

cristal d'iodure de sodium activée au thallium, le tout enfermé dans un

château de plomb (Fig. 1). L'analyse d'un échantillon à faible teneur


demande 10 heures; un échantillon à forte teneur exige entre 1 et 5

heures.

Les valeurs obtenues lors du dosage de l'uranium et du tho-

rium de trois standards sont données au tableau 5.


-219-

TABLEAU 1

CHAINE DE DÉSINTÊGRATION DE L'URANIUM 238

ISOTOPE DEMIE-VIE RADIATION MeV


U-238 4.5 x 109 ans alpha
Th-234 24.1 jours bêta .09, .06, .03,
gamma
Pa-234 1.18 min. bêta
gamma 1.01, .77, .04,
U-234 2.5 x 105ans alpha
gamma .05,
Th-230 8.0 x 104ans alpha
Ra-226 1622 ans alpha
gamma .19,
Rn-222 3.82 jours alpha
Po-218 3.05 min. alpha
Pb-214 26.8 min. bêta
gamma .35, .29, .24, .05,
Bi-214 19.7 min. bêta
gamma 2.43, 2.20, 2.12,
1.85, 1.76, 1.73,
1.50, 1.42, 1.38,
1.29, 1.24, 1.16,
1.12, .94, .77, .61,
Po-214 160 u sec. alpha
Pb-210 19.4 ans bêta
gamma .05
Bi-210 5.0 jours bêta
Po-210 138 jours alpha
Pb-206 stable
[Bi-214 1.76 MeV utilisé pour 1 analyse]
-220-

TABLEAU 2

CHAINE DE DESINTEGRATION DU THORIUM 232

ISOTOPE DEMIE-VIE RADIATION MeV


Th-232 1.4 x 1010ans alpha
gamma .06
Ra-228 6.7 ans bêta
Ac-228 6.13 heures bêta
gamma 1.64, 1.59, 1.10, 1.04
.97, .91, .46, .41
.34, .23, .18, .13
Th-228 1.91 an alpha
gamma .08
Ra-224 3.64 jours alpha
gamma .24
Rn-220 54.5 sec. alpha
Po-216 .158 sec. alpha
Pb-212 10.6 heures bêta
gamma .30, .24, .19, .12
Bi-212 60.5 min. alpha
bêta
gamma 1.81, 1.61, 1.34, 1.04
.83, .73
Po-212 0.30 p sec. alpha
T1-208 3.1 min. bêta
gamma 2.62, .86, .76, .58,
.51, .28, .25
Pb-208 stable
[T1-208 2.62 MeV utilisé pour l'analyse]
-221-

TABLEAU 3

POTASSIUM

K39 (93.08) %

K41 ( 6.90) %

K40 ( 0.012) % isotope radioactif

K40

1 10% f 90%
Capture d'un électron émission bêta
de la couche K

A40 excite
Ca 40
stable
émission gamma
1.46 MeV

1
A40 stable
-222-

TABLEAU 4

LISTE DES STANDARDS

URANIUM

New Brunswick Laboratory*


NBL 42.1 40,400 t 400 ppm U
NBL 42.2 19,900 ± 60 ppm U
NBL 42.3 10,700 ± 30 ppm U
NBL 42.4 5,200 ± 60 ppm U
NBL 76.A 101 t 2 ppm U
NBL 77 II ± 1 ppm U
THORIUM

New Brunswick Laboratory **

NBL 79 10,100 ± 100 ppm Th


NBL 83.A 1,010 ± 30 ppm Th
NBL 80 101 t 3 ppm Th

POTASSIUM

430 - P24 4.04, 4.00, 4.03 % K


Granite â biotite

456 - K34 2.62, 2.62, 2.64 % K


Larvikite

471 - M33 3.29, 3.28, 3.32 % K


Larvikite
* Pitchblende mélangée avec une dunite
** Monazite mélangée avec une dunite
-223-

TABLEAU 5

DOSAGE DE L'URANIUM ET DU THORIUM

DES STANDARDS P-24, K-34, M-33

URANIUM

Valeurs citées Valeurs obtenues


ppm U ppm U
P-24 3.5, 3.5, 3.6 3.9, 3.5, 3.2
K-34 1.1, 1.2, 1.2 1.1, 1.4, 1.1
M-33 4.0, 3.8, 3.9 4.0, 3.7, 3.9

THORIUM
Valeurs citées Valeurs obtenues
ppm Th ppm Th
P-24 17.4, 17.3, 17.4 18.2, 17.6, 17.0
K-34 4.8, 4.7, 4.8 4.4, 5.0, 4.6
M-33 14,8, 14.8, 15.0 14.7, 15.5, 14.0
FIGURE 1. Modèle d'un spectromètre à rayons gamma .

O SCI LLOSCOPE
CHATEAU de PLOMB
1 rr~
1 f i it
n I 1 / I ~
r,..... t I / 1 ~ \
1 ~ " I✓ N
vr;\
CHAMBRE
d'ECHANTILLON

CRISTAL d'IODURE
de SODIUM

AMPLI FICATEUR

PHOTOMULTIPLICATEUR

(MULTI CHANNEL ANALYSER )

800 CANAUX

Pré AMPLIFICATEUR IMP RIMEUSE


FIGURE 2. Spectre gamma d'une roche ordinaire, tiré de
Adams et Gasparini, (1970).

m
-3 0 0.15

~
N

.2

~
n
-0.2 N
~
~
N
0.05

-0.1

E
0,17 0.33 0',E0 0.84 1~01 11.41 1.71 2.03 2.33 2.63
MeV
-226-

FIGURE 3 . Courbe d' étalonnage de


l'URANIUM.

500 000-

NBL 42.2 T/
L

400 000.
C HOCSNETS /

200 000

100 000
0 4 6 6 10 12 14 16 16 20 (000)

ppm U
-227--

FIGURE 4. Courbe d'étalonnage du THORIUM.

90000-

NBL 79

80000-

ti~

20000-
T 30—
I

10000-
: NBL 83 -A

; NBL 80
0 1 2 3 â 5 6 7 a 9 1'0 i1 (000)
ppm Th
-228-

FIGURE 5. Courbe d'étalonnage du


POTASSIUM.

18000

16000

14000

12000•
C HOCSNETS / 10HEURES

0
0
,;
1/4. I
I 3 o-

6000

4000

2000

1 6 3 4 5

/ K
-229-

K COMPTE
TOTAL

COMPTE NET : COMPTE TOTAL —distribution Compton

bruit de fond.
CHOCS j H EURE

COMPTE
U TOTAL

COMPTE
Th TOTAL

.E
7
18 20 20 MeV
canaux canaux canaux

DISTRIBUTION COMPTON

BRUIT de FOND

COMPTE NET

FIGURE 6. Méthode de correction.


-230-

REME4:CIEMENTS

Qu'il nous soit d'abord permis d'exprimer notre plus profonde gra-

titude à Monsieur le professeur C. Hubert qui dirigea cette étude et qui

n'a cessé de nous prodiguer suggestions, conseil et encouragements.

Nous devons également des remerciements au professeur Hofmann pour

l'aide qu'il nous a apportée au cours de nos travaux, ainsi qu'au professeur

Gunn qui a mis à notre disposition l'équipement nécessaire aux diverses ana-

lyses chimiques et minéralogiques.

Nous voulons exprimer notre gratitude au personnel des compagnies mi-

nières présentes dans la région du Papaskwasati, qui ont mis à notre disposi-

tion toute l'information nécessaire à la poursuite de nos travaux, ainsi qu'au

personnel technique du département de géologie de l'Université de Montréal

pour divers travaux très appréciés. Nous désirons souligner particulièrement

l'aide des géologues R. Boulay, E. H. Chown et J. A. Donaldson pour leur aide

et conseils durant la période de travail sur le terrain. Nous désirons remer-

cier le Ministère des Richesses Naturelles du Québec pour son assistance fi-

nancière et matérielle tout au long de ces travaux, et la Commission Géologi-

que du Canada pour l'aide financière qui a permis la poursuite de ces travaux

sur le terrain. Nous exprimons toute notre gratitude au Conseil National de

Recherche du Canada pour l'aide financière qui a permis la poursuite de ces

travaux, ainsi qu'un octroi aux professeurs Gunn et Hubert qui a permis l'a-

chat d'un spectromètre à rayons gamma. Je tiens aussi à remercier tout par-

ticulièrement mon épouse, Ginette, qui apporta une aide appréciable lors de

la rédaction de cette thèse.


-231-

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- 246 -

PLANCHE I

A) Contact entre la Formation de Papaskwasati et le porphyre quartzo-

feldspathique altéré. (Paléorégolite).

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B) Gneissosité préservée dans la partie supérieure du paléorégolite.


- 247 -

PLANCHE II

A) Altération avancée d'un feldspath potassique dans la partie médiane

du paléorégolite.

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Midi\ 47741 .

B) Altération avancée d'un plagioclase dans la partie inférieure du

paléorégolite.
-- 248 -

PLANCHE III

A) Vue d'ensemble d'une section du paléorégolite présent sous les

dolomies du membre inférieur de la Formation d'Albanel.

B) Partie supérieure de ce paléorégolite, montrant des blocs grani-

tiques entourés de dolomite brune.


- 249 -

PLANCHE IV

A) Socle granitique non altéré.

B Début d'altération des plagioclases A la base du paléorégolite.

Notez la présence de feldspaths potassiques frais.


- 250 -

PLANCHE V

A) Illite feutrée, dans le paléorégolite.

B) Illite cristalline, dans le paléorégolite.


- 251 -

PLANCHE VI

A) Matrice sablonneuse des conglomérats â cailloux de quartz.

B) Matrice sablonneuse et cargileuse des conglomérats â cailloux de

quartz-
- 252 -

PLANCHE VII

A) Gras conglomératique très mal trié, nature feldspathique de la

fraction sablonneuse.

B) Gras d'aspect massif très mal trié. Forte teneur en matrice argileuse.
- 253 -

PLANCHE VIII

Stratification entrecroisée et imbrication dans un conglomérat â cail-


loux de quartz.
- 254 -

PLANCHE IX

A) Fabrique ouverte dans un conglomérat â cailloux de quartz et de felds-

paths.

8) Fabrique fermée dans un conlomérat â cailloux de quartz.


- 255 -

PLANCHE X

A) Grès finement lité formé par l'alternance de laminations de sable gros-

sier moyen et fin.

S) Grès finement lité dû a des laminations argileuses. A noter aussi

la nature argileuse de la matrice du grès.


- 256 -

PLANCHE XI

Stratifications entrecroisées dans un grés du Membre de Neilson.


- 257 -

PLANCHE XII

A) Gras d'aspect massif, tri moyen, faible teneur en matrice argileuse.

B) Gras d'aspect massif, tri moyen, forte teneur en matrice argileuse.


- 258 -

PLANCHE XIII

A) Gras argileux, Membre de Neilson. Feldspaths potassiques non

altérés.

B) Gras argileux, Membre de Holton. Feldspaths potassiques altérés.


- 259 -

PLANCHE XIV

A) Fragments de porphyre quartzo-feldspathique altérés dans le conglo-

mérat pétromict.

B) Fragments de porphyre quartzo-feldspathique altéré dans le conglomé-

rat pétromict. Au centre, particules de quartz volcaniques.


- 260 -

PLANCHE XV

A) Gras d'aspect massif argileux. Particules de quartz volcaniques

dérivées du porphyre quartzo-feldspathique, et particules de porphyre

altérées. Base de la Formation de Papaskwasati.

B) Excroissance de silice (ciment) sur les grains de quartz dans un

gras d'aspect massif.


- 261 -

PLANCHE XVI

A) Feldspath potassique partiellement altéré dans un gras d'aspect

massif, mal trié.

B) Feldspath potassique d'un grès montrant une altération avancée.

Noter la diffusion â la bordure du grain.

1/4
- 262 -

PLANCHE XVII

A) Divers degrés d'altérations des feldspaths potassiques d'un gras,

ayant pour résultat l'augmentation de la quantité de matrice argi-

leuse.

B) Feldspath potassique d'un gras presqu'entièrement transformé en il-

lite.
— 263 —

f'1,;1NCI11. X1, 1 i '

A) Crês conglomcratique riche en feldspaths. finite. F, Membre de Neilson.

Conglom6rat feldspathique. 11nitr F, Membre de Neilson.


- 264 -

PLANCHE XIX

A) Tourmaline authigène agissant comme ciment dans un grès.

S) Ciment de lazulite dans un grès.


- 265 -

PLANCHE XX

Placer de monazite et de zircon dans un grès de l'unité E du "tembre

de Neilson.
- 266 -

f'[Link]. XXI

A) Argilite noire, finement lithe.

R) Argilite rouge-brune, laminations obliques.


- 267 -

PLANCliF. XXII

A) Feuillets de "Mudcracks" dans un gras de l'unité E du Membre

de Neilson.


7.1

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B) Argilite noire finement litée et feuillets de "Mudcracks".


— 268 —

[Link]'. XXIII

A) Microphotographie d'une argilite d'aspect massive, feutrée.

B) Microphotographie d'une argilite silteuse finement litée.

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— 269 —

PLANf'HF XXIV

A) Microphotographie d'une argilite foncée riche en tourmaline authigéne.

R) Microphotographie d'une argilite silteuse finement litée, riche en hé-

matite authigéne.

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PLANCHE XXV

A) Microphotographie d'une argilite foncée montrant la nature prismati-

què et l'abondance de cristaux de tourmaline authigëne.

B) Microphotographie d'une argilite montrant l'enchevptrement de deux

cristaux de tourmaline authigêne.


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