Cholestérol : l’ennemi public
numéro 1 ?
Présentation du Docteur
Vincent Renaud
Le docteur Vincent Renaud est médecin généraliste
depuis plus de trente ans. Fort de cette expérience, il est
également expert en médecine fonctionnelle et en
médecine anti-âge. Il est également formé en phyto-
aromathérapie, en micronutrition et en physionutrition.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence,
notamment « Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie »
paru aux édition Leduc. Toujours à l’écoute de ses
patients le Dr Renaud se tient au courant des découvertes
scientifiques et des dernières études qui pourraient
soulager ses patients.
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La vérité derrière le cholestérol
Sommaire
Introduction 6
Un ennemi pointé du doigt 6
Le parcours du Dr Renaud 6
Le cholestérol, ce mystérieux lipide dont on parle tant 8
Des fonctions méconnues par les cardiologues eux-mêmes ! 8
Carte d’identité du cholestérol 9
Une source avant tout endogène de bon cholestérol 11
Des régimes pauvres en cholestérol inefficaces 11
Historique de l’accusation du cholestérol 13
Un infarctus à la Maison Blanche 13
Le rôle de Ancel Keys 14
Une étude manipulée 14
Le French Paradoxe 15
Un cholestérol élevé sans gravité 16
Le cas du Dr RENAUD 17
Les abus liés à la pause de stents : l’engrenage infernal 18
La physiologie autour du cholestérol 19
L’inflammation de bas grade 20
Le LDL cholestérol 20
L’oxydation du LDL 21
La formation des plaques d’athérome 21
Interpréter son bilan lipidique 22
Doser le LDL oxydé 23
L’homocystéine 23
La CoQ10 24
Une approche modérée des statines : la balance bénéfices/risques 24
Les personnes sous statines 25
Comment agir ? évaluer le besoin réel 26
Consulter absolument son médecin 27
Changez votre hygiène de vie 27
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Les compléments alimentaires 28
Prévention de la santé cardiovasculaire 28
Les compléments alimentaires 29
L’activité physique 30
Les questions des auditeurs 30
Triglycérides & LDL 30
Opération du cœur et statines 31
L’huile de coco 32
Anticoagulants & statines 33
Le dialogue avec le médecin 33
Levure de riz rouge et CoQ10 34
Conclusion 34
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La vérité derrière le cholestérol
Natalène : Bonsoir à toutes et à tous, et bienvenue à notre rencontre
en direct sur Planète Anti-Âge. Ce soir, nous avons le plaisir, comme
d’habitude, d'être avec le Dr Renaud. Bonsoir, Docteur, comment
allez-vous ?
Dr Renaud : Bonsoir, Natalène. Je vais très bien, merci. Vous voyez,
j'ai bonne mine, n'est-ce pas ? Je reviens de vacances, un peu de
bronzage ça fait du bien ! Ça requinque, ça remet les neurones en
place. Je suis reposé et détendu, prêt pour cette nouvelle soirée sur
Planète Anti-Âge.
Natalène : C’est parfait ! Nous sommes gonflés à bloc pour cette
session. Après une petite pause estivale, nous sommes ravis de vous
retrouver pour parler de santé, des dernières recherches, et surtout de
comment aller bien avec la médecine intégrative. Bonsoir à tous ceux
qui nous rejoignent ! N'hésitez pas à nous laisser un petit message
dans le chat pour vérifier que tout fonctionne bien : son, image...
Bonsoir à Sonia, Jean-Claude, Brigitte, et bienvenue à tous. Installez-
vous confortablement, nous sommes partis pour 1h30 ensemble.
Dr Renaud : Oui, et un salut particulier à tous nos nouveaux auditeurs
qui nous rejoignent avec de bonnes résolutions pour cette rentrée.
Bienvenue à vous !
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Introduction
Un ennemi pointé du doigt
Natalène : C’est parti pour notre sujet de ce soir : le cholestérol. Nous
en avons déjà un peu parlé, mais ce soir, nous allons approfondir le
sujet. Le cholestérol est souvent perçu comme l'ennemi public numéro
un en matière de santé cardiovasculaire. En France, 7 millions de
personnes consomment régulièrement des statines, ce qui représente
un coût d'un milliard et demi d'euros pour l'assurance maladie.
Pourtant, il y a de nombreux débats autour de leur utilisation
systématique, leur efficacité à long terme et leurs effets secondaires.
Ce soir, nous allons donc nous pencher sur la vraie nature du
cholestérol. On commence à comprendre que le gras n’est pas
forcément le grand ennemi, contrairement au sucre. Mais dans
l’inconscient collectif, le gras reste souvent le méchant loup. Nous
verrons si le cholestérol est réellement aussi dangereux qu'on le
prétend, s'il existe un bon et un mauvais cholestérol, et comment les
médicaments, comme les statines, agissent sur notre organisme.
Sont-ils vraiment utiles ? Nous parlerons aussi de la manière dont
l'industrie pharmaceutique influence les prescriptions médicales, et
surtout, de comment maintenir une bonne santé cardiovasculaire et
prévenir les complications comme l'infarctus.
Le parcours du Dr Renaud
Dr Renaud : Oui, et pour ceux qui nous rejoignent pour la première
fois, il serait bon de revenir sur mon parcours et de me représenter.
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Comme beaucoup de vos intervenants, j'ai un parcours quelque peu
atypique. Je viens de la médecine générale, qui m’a formé et donné
envie de soigner, mais au bout de dix ans de pratique, j'ai ressenti le
besoin d'aller au-delà des limites de la médecine allopathique.
Natalène : C’est un parcours passionnant. Mais qu'est-ce qui vous a
poussé à explorer cette voie de la médecine intégrative ?
Dr Renaud : Comme beaucoup de mes collègues, j'ai réalisé qu'il y
avait des aspects de la médecine allopathique qui, malgré leurs
bénéfices, ne répondaient pas pleinement aux besoins des patients,
surtout en matière de prévention. En médecine, on nous forme
essentiellement à traiter les symptômes, mais rarement à prévenir les
maladies. C'est ce qui m'a poussé à explorer d'autres approches,
comme la médecine nutritionnelle, la phytothérapie, et la médecine
intégrative.
Natalène : C'est vrai que la prévention est souvent négligée dans les
soins traditionnels. Vous avez mentionné plusieurs fois que la
prévention est essentielle pour vieillir en bonne santé.
Dr Renaud : Absolument. Vieillir en bonne santé, c'est un
engagement que j'ai pris il y a maintenant près de 20 ans. J'ai suivi
divers cursus en médecine intégrative, en médecine nutritionnelle et
fonctionnelle, et je pratique cette médecine depuis avec passion. Mon
objectif est de prévenir les maladies plutôt que de les traiter une fois
7
qu'elles sont déclarées. C’est une approche centrée sur le patient, et
non sur la maladie.
Natalène : C'est une belle démarche. Et nous sommes ravis de vous
avoir avec nous depuis trois ans pour partager ces connaissances et
rendre les gens plus autonomes dans la gestion de leur santé.
Dr Renaud : Merci, Natalène. C’est un plaisir de pouvoir partager ces
informations. Et n'oubliez pas, le chat est ouvert, donc si vous avez
des questions pendant la conférence, n’hésitez pas à les poser. Nous
y répondrons soit au fil de la discussion, soit à la fin de la conférence.
Le cholestérol, ce mystérieux lipide dont on parle tant
Natalène : Très bien, entrons maintenant dans le vif du sujet : le
cholestérol. Docteur, pouvez-vous nous expliquer ce qu'est vraiment
le cholestérol et d'où il provient ? Est-il produit par notre corps ou vient-
il de notre alimentation ?
Des fonctions méconnues par les cardiologues eux-mêmes !
Dr Renaud : Alors oui, effectivement, commençons par la base.
Permettez-moi de faire une petite digression. Récemment, j'ai dîné
avec un cardiologue, et j'ai été stupéfait de constater qu'il ignorait
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totalement les principales fonctions du cholestérol. Il en savait deux
ou trois choses, mais comme beaucoup, il a appris des informations
très dogmatiques durant ses études de médecine.
La plupart des médecins continuent à croire, à tort, que le cholestérol
est l'ennemi public numéro un, le "tueur en série" de notre santé. Alors
qu'en réalité, ce n'est pas du tout le cas. Ce soir, nous allons remettre
les choses à leur place. Le cholestérol, c'est un "précieux cristal",
comme l'a décrit à juste titre le professeur Michel de Lorgeril, un
cardiologue brillant qui a dénoncé le scandale du cholestérol.
Malheureusement, il a été critiqué et attaqué par ses confrères pour
avoir osé prendre la parole sur ce sujet.
Natalène : Effectivement, il faut beaucoup de courage pour s'opposer
à certaines idées bien établies.
Carte d’identité du cholestérol
Dr Renaud : Exactement. Et pourtant, tout ce que je vais vous dire ce
soir est validé par des centaines, voire des milliers d'études. Le
cholestérol, c'est une molécule que l'on a classée un peu rapidement
dans la catégorie des lipides, bien que pour moi, les lipides soient
plutôt les triglycérides, c'est-à-dire les graisses animales ou végétales.
Le cholestérol, lui, est une substance produite par nos cellules, en
particulier par le foie, mais aussi par d'autres tissus.
C'est une molécule essentielle. Sans cholestérol, nous ne pourrions
pas être ici à discuter ce soir, car il est le précurseur de toutes nos
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hormones stéroïdiennes : testostérone, progestérone, DHEA,
œstrogènes, cortisol, aldostérone... Ce sont des hormones vitales
pour la croissance, la reproduction et le bon fonctionnement de notre
corps. Sans cholestérol, il serait impossible de produire ces hormones,
et donc impossible de mener une vie équilibrée.
En plus de cela, le cholestérol est un constituant essentiel des
membranes de nos cellules nerveuses, en particulier des neurones. Il
est indispensable au bon fonctionnement de notre cerveau. D'ailleurs,
environ 25% du cholestérol de notre corps se trouve dans le cerveau.
Les gaines de myéline, qui protègent nos neurones et permettent une
bonne transmission des signaux nerveux, sont composées en grande
partie de cholestérol.
Natalène : C’est incroyable de réaliser à quel point le cholestérol joue
un rôle clé dans notre organisme.
Dr Renaud : Absolument. Et c'est pourquoi je suis toujours étonné
d'entendre des gens se vanter d'avoir un taux de cholestérol très bas,
comme s'il s'agissait d'une bonne chose. Quand ils me disent "J’ai
seulement 1,20 g de cholestérol", je leur réponds que ce n'est pas une
bonne nouvelle ! Un manque de cholestérol peut devenir
problématique, car il est vital pour notre cerveau et notre santé en
général.
Le cholestérol est aussi un précurseur de la vitamine D, la fameuse
vitamine dont nous avons beaucoup parlé pendant la pandémie de
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COVID. Cette vitamine joue un rôle crucial dans l'immunité. Sans
cholestérol, notre corps ne pourrait pas produire de vitamine D. En
somme, le cholestérol est absolument indispensable à notre bien-être.
Une source avant tout endogène de bon cholestérol
Natalène : Donc, si je comprends bien, 80% de notre cholestérol est
produit par notre corps lui-même. Est-ce que cela signifie que
l'alimentation a un rôle limité ?
Dr Renaud : Exactement. Environ 80 à 85% du cholestérol est produit
de manière endogène, c'est-à-dire par notre propre corps.
L'alimentation ne représente que 15 à 20% de notre cholestérol total.
Ce qui fait augmenter le cholestérol n'est pas la consommation
d'aliments riches en cholestérol, mais plutôt les excès de sucre et de
graisses saturées, comme celles présentes dans les fritures, les
hamburgers et autres aliments industriels ultra-transformés.
Je le dis souvent : les régimes sans œufs, sans fromage, et autres
restrictions de cholestérol alimentaire sont une hérésie. Le véritable
coupable, ce sont les sucres et les graisses saturées de
mauvaise qualité.
Des régimes pauvres en cholestérol inefficaces
Natalène : Donc le cholestérol alimentaire n’est pas le vrai problème
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Dr Renaud : Non, pas du tout. En fait, il est important de comprendre
que lorsque vous réduisez votre consommation de cholestérol
alimentaire, votre corps compense en produisant davantage de
cholestérol. C'est pourquoi les régimes pauvres en cholestérol sont
inefficaces pour faire baisser les taux de cholestérol dans le sang.
D’ailleurs, pour vous donner un exemple personnel, j’ai un taux de
cholestérol de 3,46 g, et j'en suis fier ! Mon cardiologue est souvent
perplexe, car malgré ce chiffre, tous mes examens sont normaux. Je
n’ai aucune plaque d’athérome, et je vais très bien. Cela montre bien
que le cholestérol n’est pas le facteur principal des maladies
cardiovasculaires.
Natalène : C’est fascinant, surtout quand on pense à l'image du
cholestérol que nous avons dans l'inconscient collectif.
Dr Renaud : Oui, c'est vrai. Pendant des années, même moi, je
croyais que le cholestérol était le principal responsable des accidents
cardiovasculaires, des AVC, de l’artérite... Mais avec le temps, et en
m’appuyant sur de nombreuses études, j’ai compris que ce n’était pas
du tout le cas. Comme le dit souvent mon collègue, le professeur
Vincent Castro, "le cholestérol est sur la scène du crime, mais ce n’est
pas le coupable principal".
Il est crucial de comprendre cela pour prévenir efficacement les
maladies cardiovasculaires. Le cholestérol, c'est une molécule
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indispensable, et nous devons apprendre à la respecter plutôt qu'à la
diaboliser.
Historique de l’accusation du cholestérol
Natalène : Très bien, Docteur. Pourriez-vous nous faire un petit
historique de la manière dont le cholestérol s'est retrouvé accusé sur
la scène médicale et comment l'industrie des anti-
hypocholestérolémiants s'est développée par la suite ?
Un infarctus à la Maison Blanche
Dr Renaud : Absolument. Commençons par comprendre comment le
cholestérol a été mis sur le banc des accusés. Il faut remonter à
l'après-guerre, à la Maison Blanche. Le Président de l'époque, Dwight
Eisenhower, a fait un malaise cardiaque, un infarctus, alors qu'il avait
une soixantaine d'années. Cela a provoqué une onde de choc, car cet
homme, héros de la Seconde Guerre mondiale, a soudainement failli
mourir d’un problème cardiaque. Les médecins se sont précipités pour
comprendre ce qui s'était passé.
À cette même époque, on a observé une vague d’infarctus chez de
jeunes militaires américains, ce qui a intrigué les scientifiques.
Lorsqu'ils ont examiné les artères de ces jeunes hommes, ils ont
découvert des plaques jaunâtres qui ressemblaient à du cholestérol.
Ils ont alors suspecté que ce cholestérol pouvait être la cause de ces
infarctus.
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Le rôle de Ancel Keys
C’est à ce moment qu’un chercheur nommé Ancel Keys a réalisé une
grande étude sur 22 pays, visant à identifier des facteurs nutritionnels
susceptibles d'être responsables des maladies cardiovasculaires.
Mais cette étude a été biaisée dès le départ. Pour la financer, Keys a
dû solliciter des sponsors, dont Philip Morris, le géant du tabac. Philip
Morris, qui fournissait du tabac aux troupes américaines, ne voulait
surtout pas que le tabac soit désigné comme responsable. Ils ont donc
investi dans l'étude, à condition que le tabac soit écarté des facteurs
de risque.
En parallèle, les lobbies du sucre, très puissants à l'époque, ont
également investi dans l’étude pour protéger leurs intérêts. Les États-
Unis, grands producteurs de maïs et de sucre, voyaient d'un mauvais
œil toute critique à l’encontre de l’industrie du sucre, alors en pleine
expansion avec des produits comme le Coca-Cola et le fast-food.
Natalène : C’est incroyable de voir comment les intérêts économiques
ont pu influencer la recherche scientifique à ce point.
Une étude manipulée
Dr Renaud : Oui, c'est assez troublant. L'étude d'Ancel Keys a fini par
montrer une corrélation entre le cholestérol et les maladies
cardiovasculaires, mais uniquement dans 7 des 22 pays étudiés. Ces
pays avaient des modes de vie particulièrement mauvais, comme le
Royaume-Uni et les États-Unis. Mais dans les autres pays, comme la
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France ou le Mexique, où les taux de cholestérol étaient élevés, les
taux d'infarctus étaient en réalité très bas.
Cela n’a pas plu aux sponsors de l'étude, qui ont demandé à Ancel
Keys de supprimer ces pays des résultats finaux pour ne garder que
ceux qui correspondaient à leur hypothèse. Ainsi, une grande partie
des résultats a été manipulée pour faire croire que le cholestérol était
le principal responsable des maladies cardiovasculaires.
Natalène : Donc, pendant des décennies, on nous a fait croire que le
cholestérol était l'ennemi numéro un...
Le French Paradoxe
Dr Renaud : Exactement. Cela fait maintenant 30 ans qu'on nous
raconte ces histoires, basées sur des données manipulées. Bien sûr,
le cholestérol peut poser problème dans les cas de cholestérolémie
familiale, où les taux dépassent les 6 g, mais pour la majorité des
gens, des taux de 2,5 à 3 g ne sont pas dangereux, surtout avec un
mode de vie sain.
En France, on parle souvent du "French Paradox" : nous avons un
taux de cholestérol relativement élevé, mais également un des taux
d'infarctus les plus bas en Europe. Cela montre bien que les
corrélations simplistes entre cholestérol et maladies cardiovasculaires
ne tiennent pas la route. Malheureusement, les laboratoires
pharmaceutiques ont tout intérêt à entretenir ce mythe pour vendre
leurs médicaments.
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On voit bien que pendant 30, 40, voire 50 ans, on nous a manipulés
en nous bourrant le crâne avec l'idée que le cholestérol est notre
ennemi numéro un. C'est tellement ancré que c'est la première chose
que les patients regardent sur leurs analyses de sang. Pourtant, le
cholestérol joue un rôle mineur dans les pathologies
cardiovasculaires, surtout lorsqu'il n'est pas oxydé et que l'on mène un
mode de vie sain : gestion du stress, alimentation équilibrée, poids
stable, absence de diabète et d'addictions comme le tabac ou l'alcool.
Un cholestérol élevé sans gravité
On peut très bien avoir un taux de cholestérol de 3 g ou même 3,40 g,
comme c'est mon cas, et ne pas présenter de risque cardiovasculaire
ni de plaques d'athérome. Cela prouve que ce qui importe vraiment,
ce n'est pas le cholestérol total ou le LDL en soi, mais le contexte
global de la personne. Si vous vous contentez de regarder une prise
de sang sans tenir compte de l'âge, du mode de vie, de l'alimentation
ou du niveau de stress de la personne, vous finirez par prescrire des
statines à un Français sur deux. C'est d'ailleurs ce qui se passe
aujourd'hui.
Heureusement, certains médecins commencent à se rebeller contre
cette "dictature des statines" et du cholestérol. Mais chez les
cardiologues, c'est encore une autre histoire, car c'est un domaine très
lucratif. À ce jour, les statines ne devraient être utilisées qu'en
prévention secondaire, après un infarctus, pour stabiliser les plaques
d'athérome. Dans les six premiers mois, c'est justifié, mais après, ce
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sont le mode de vie, l'alimentation, et les compléments alimentaires
qui font la différence. Les statines, en revanche, n'ont aucun effet
prouvé sur la prévention primaire.
Le cas du Dr RENAUD
Je vais vous raconter une anecdote : mon cardiologue, qui est un ami,
me disait toujours la même chose lorsque je lui montrais mes analyses
de sang. "Avec 3,46 g de cholestérol, il faut arrêter les œufs, le beurre,
le fromage, etc." Mais je lui répondais que je n'avais pas l'intention de
m'en priver, car je savais que cela ne servirait à rien. Il y a quelques
années, quand j'étais moins informé, j'avais suivi une diète drastique
en pensant que cela ferait baisser mon cholestérol, mais cela n'a
presque rien changé.
Aujourd'hui, je fais régulièrement un échodoppler de mes carotides
pour vérifier qu'il n'y a pas de sténose significative. Si une sténose
dépasse les 30 ou 40 %, il faut surveiller et agir, non pas avec des
statines, mais en renforçant l'endothélium vasculaire avec des
compléments alimentaires et des oméga-3. J'ai fini par arrêter de
consulter mon cardiologue, car il répétait toujours la même chose. Et
pourtant, il a fini par faire un mini-infarctus, malgré des années de
traitement par statines.
Cela montre bien que les statines, utilisées en prévention, ne donnent
pas les résultats escomptés. On a fait croire aux gens que le
cholestérol était responsable de tous les maux, mais la réalité est bien
différente. En adoptant un mode de vie sain, en corrigeant ses erreurs
17
alimentaires, en arrêtant le tabac, et en faisant de l'exercice, on n'a
pas besoin de statines. Ces médicaments doivent être réservés à la
prévention secondaire, en post-infarctus, pour stabiliser les plaques,
et même là, seulement pour une durée limitée.
Les abus liés à la pause de stents : l’engrenage infernal
J'ai récemment dîné avec un grand professeur de cardiologie,
aujourd'hui à la retraite, qui fait du contrôle pour la Sécurité sociale,
notamment sur les abus liés à la pose de stents. Il m'a expliqué que
dans de nombreux cas, les indications pour poser des stents ne sont
pas justifiées. Les cardiologues, comme d'autres spécialistes, sont
soumis à des objectifs financiers. Dans certaines cliniques, un
médecin doit réaliser un certain nombre d'opérations pour que son
unité soit rentable. Ce système pousse à poser des stents même
quand ce n'est pas nécessaire.
On arrive à des situations absurdes où des patients se retrouvent avec
des stents pour une obstruction de 30 %, alors qu'ils auraient pu suivre
un autre traitement. Et une fois que vous avez un stent, c'est le début
d'un engrenage infernal : anticoagulants, statines à vie, et des
contrôles de LDL cholestérol extrêmement stricts, sans réel
fondement scientifique.
Pour donner un exemple, il y a un médicament qui coûte 70 à 80 euros
par mois. Avec les nouveaux traitements, comme les anticorps
monoclonaux, le coût peut dépasser 600 euros par mois. Tout ça pour
faire baisser le LDL de 0,1 point, ce qui est totalement scandaleux. Le
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pire, c'est que ces traitements n'empêchent même pas les stents de
se reboucher si le patient ne change pas son mode de vie.
Je me souviens d'un patient qui aimait beaucoup sa bière, avait du
mal à arrêter de fumer, et malgré un traitement coûteux, ses stents se
sont rebouchés. Ce n'est qu'après avoir perdu 10 kilos et modifié son
alimentation qu'il a commencé à aller mieux.
En discutant avec ce professeur de cardiologie à la retraite, j'ai appris
que de nombreux abus sont commis, notamment dans certaines
régions où les contrôles sont laxistes. Il m'a expliqué qu'il existe des
"passoires" où tout passe sans contrôle, et que certains se passent
des bons tuyaux pour savoir où aller se faire opérer sans risque d'être
inquiétés.
Tout cela montre bien à quel point notre système de santé peut être
perverti par des intérêts financiers, et comment les médecins peuvent
se retrouver piégés dans ce système.
La physiologie autour du cholestérol
Natalène : Très bien. Effectivement, il y a beaucoup de dérives et peu
de responsabilisation individuelle. Je vous propose maintenant de
parler un peu de physiologie. Nous avons évoqué les plaques
d'athérome et les artères. Pouvez-vous nous expliquer comment ces
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plaques se forment, comment les artères peuvent se boucher, et quel
est le rôle du cholestérol dans ce processus ?
L’inflammation de bas grade
Dr Renaud : Absolument. Le premier facteur reconnu aujourd'hui, sur
le plan mondial et histopathologique, c'est l'inflammation de bas grade.
Cette inflammation chronique est liée à notre mode de vie.
Contrairement à l'inflammation aiguë, comme une tendinite ou une
grippe avec de la fièvre, l'inflammation de bas grade est subtile et
persiste sur le long terme. Elle est souvent due à une alimentation trop
sucrée, trop grasse, trop salée, au stress, à des problèmes de porosité
intestinale et de dysbiose, ainsi qu'à des facteurs environnementaux
comme la pollution et les perturbateurs endocriniens.
Ce bruit de fond inflammatoire produit des cytokines, des protéines
pro-inflammatoires qui participent à la formation des plaques
d'athérome.
Le LDL cholestérol
En parallèle, le LDL cholestérol, souvent confondu avec le cholestérol
lui-même, joue un rôle de transporteur. Le LDL transporte non
seulement le cholestérol, mais aussi des triglycérides, des
phospholipides, des vitamines liposolubles comme la vitamine E et la
vitamine D, et d'autres lipides vers les tissus qui en ont besoin.
Pour simplifier, on peut comparer le LDL à un transporteur qui livre
des "bouteilles de lait" (les lipides) aux cellules qui en ont besoin.
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Lorsqu'il arrive à destination, le LDL se fixe sur un récepteur et
décharge son contenu. Cependant, en présence d'inflammation, ce
processus est perturbé. Le LDL ne peut pas se fixer correctement, et
il reste à l'extérieur des cellules, exposé aux radicaux libres générés
par le stress oxydatif.
L’oxydation du LDL
Si le LDL est oxydé, il devient "rouillé" et ne peut plus accomplir sa
mission. Il reste bloqué dans le sang, où il est reconnu comme une
substance étrangère par le système immunitaire. Les macrophages,
des cellules de l'inflammation, interviennent alors pour phagocyter ce
LDL oxydé, créant ce que l'on appelle des cellules spumeuses. Ces
cellules spumeuses, très adhésives, s'accumulent sur les parois des
artères, surtout si celles-ci sont déjà fragilisées par l'inflammation,
l'oxydation ou une mauvaise alimentation.
La formation des plaques d’athérome
Ce processus conduit à la formation des plaques d'athérome, qui se
composent de cholestérol oxydé, mais aussi d'autres lipides, de
cellules inflammatoires, et de débris cellulaires. Il est essentiel de
comprendre que c'est l'inflammation et l'oxydation, et non le
cholestérol lui-même, qui sont les principaux coupables dans la
formation de ces plaques.
Natalène : Donc, baisser le cholestérol ne suffit pas ?
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Dr Renaud : Exactement. Réduire le cholestérol total ou même le LDL
sans traiter l'inflammation et l'oxydation ne sert à rien. Les statines,
par exemple, ont un effet très limité sur l'inflammation. Elles ne font
qu'un peu stabiliser les plaques, et même cela peut être obtenu avec
des polyphénols, des oméga-3, et d'autres nutriments présents dans
une alimentation anti-inflammatoire.
Le régime méditerranéen, par exemple, a prouvé son efficacité pour
réduire les risques cardiovasculaires bien plus que les statines. Le
professeur Michel de Lorgeril, dans son étude Lyon Diet Heart, a
montré une réduction de 70% des récidives d'infarctus grâce à ce
régime, comparé à seulement 20% pour les statines.
Il est donc crucial d'adopter une alimentation saine, riche en oméga-
3, en polyphénols, et en antioxydants, et de maintenir un mode de vie
actif pour réellement prévenir les maladies cardiovasculaires. Le
cholestérol n'est qu'un acteur parmi d'autres dans ce processus
complexe.
Interpréter son bilan lipidique
Natalène : Très bien, on commence à voir les axes de prévention qui
se dessinent. Avant de plonger dans les actions concrètes de
prévention, comment nos auditeurs peuvent-ils interpréter leur bilan
lipidique ? Quels marqueurs sont réellement intéressants ? Et si les
marqueurs traditionnels de cholestérol sont moins pertinents, y a-t-il
22
de nouveaux marqueurs du risque cardiovasculaire qu'ils peuvent
analyser ?
Doser le LDL oxydé
Dr Renaud : Absolument. Bien sûr, tout le monde connaît le
cholestérol total, le LDL, et le HDL, mais ces mesures seules ne
suffisent plus. Ce qu'il est vraiment crucial de doser, c'est le LDL
oxydé. Ce marqueur se mesure et coûte environ 28 euros. Vous
pouvez le faire dans des laboratoires comme Eurofins, Serba, ou
même dans certains laboratoires en Belgique. Franchement, pour 28
euros, le service rendu est immense. Si votre LDL oxydé est normal,
vous n'avez peut-être pas besoin de statines, mais simplement
d'adopter une hygiène de vie exemplaire pour éviter les problèmes
coronariens.
L’homocystéine
Un autre marqueur important est l'homocystéine, qui est un indicateur
majeur du risque cardiovasculaire, validé par des centaines de milliers
d'études. Malheureusement, peu de cardiologues pensent à le doser,
ce qui est scandaleux. L'information est souvent diffusée de manière
à favoriser les intérêts des laboratoires pharmaceutiques. Quand j'en
parle à des cardiologues, ils me répondent souvent que ce n'est pas
remboursé et que les patients ne voudront pas payer. Mais la plupart
des patients, lorsqu'ils comprennent que cela peut les aider à éviter
des statines, sont tout à fait d'accord pour le faire.
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La CoQ10
Ensuite, il y a la coenzyme Q10, particulièrement importante si vous
prenez des statines. Les statines sont des inhibiteurs de l'HMG-CoA
réductase, une enzyme clé dans la production du cholestérol, mais
aussi de la coenzyme Q10. Donc, si vous bloquez cette enzyme, vous
devez absolument compenser avec 100 à 200 mg de coenzyme Q10,
de préférence sous forme d'ubiquinol, qui est plus efficace. Cela aide
à prévenir les effets secondaires des statines, notamment les douleurs
musculaires, la dépression, les troubles cognitifs, et même le diabète
de type 2.
Les statines peuvent favoriser l'apparition du diabète de type 2, et j'ai
vu de nombreux cas où j'ai dû envoyer des courriers aux cardiologues
pour expliquer que j'avais arrêté les statines chez des patients qui
développaient du diabète, car cela augmentait leur résistance à
l'insuline. Malheureusement, les cardiologues répondent rarement à
ces préoccupations, car ils restent focalisés sur le "doute". Les
laboratoires ont bien compris que jouer sur la peur et l'incertitude incite
les gens à prendre des médicaments "au cas où".
Natalène : C'est vraiment une approche très différente de ce que l'on
entend habituellement.
Une approche modérée des statines : la balance bénéfices/risques
Dr Renaud : Oui, et il est important de souligner que je ne suis pas
anti-statines, mais elles doivent être utilisées avec parcimonie et dans
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des indications bien précises, principalement en prévention
secondaire, après un infarctus, pour stabiliser les plaques d'athérome.
Cependant, il faut aussi accompagner ces traitements de
compléments comme la coenzyme Q10, des oméga-3 pour prévenir
les effets secondaires, et une alimentation adaptée pour éviter des
complications comme le diabète de type 2.
Il est crucial que les médecins évaluent la balance bénéfice-risque et
n'administrent pas ces traitements de manière systématique. Nous
avons maintenant suffisamment de recul pour savoir que les statines
doivent être prescrites avec prudence. Si vous devez les prendre, il
est essentiel de les accompagner de mesures pour protéger votre
santé globale, comme une alimentation riche en oméga-3 et pauvre
en glucides, éventuellement complétée par de la berbérine ou du
chrome pour réguler la glycémie.
Chaque fois qu'un patient vient me voir après un infarctus et qu'il doit
prendre des statines, je lui propose une approche complète : diminuer
légèrement la dose de statines et ajouter des compléments pour
minimiser les effets secondaires. C'est une démarche essentielle pour
garantir une meilleure qualité de vie et prévenir des complications à
long terme.
Les personnes sous statines
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Natalène : Tout à fait. Je vois que le temps file, et nous avons reçu
plusieurs questions d'auditeurs qui prennent actuellement des
statines. Que faire pour ces personnes qui sont déjà sous statines ?
Comment agir ? évaluer le besoin réel
Dr Renaud : La première chose à faire, c’est d’évaluer avec votre
médecin traitant l’intérêt réel de continuer les statines. Il est essentiel
de peser la balance bénéfice-risque. Si vous êtes en prévention
primaire, c’est-à-dire que vous n’avez jamais fait d’infarctus, jamais eu
d’accident cardiovasculaire, et que vous n’avez pas de facteurs de
risque majeurs (comme le tabagisme, l’alcoolisme, l’obésité ou le
diabète), il est légitime de se demander si vous avez vraiment besoin
de ces statines.
Je vous encourage à discuter ouvertement avec votre médecin. Si
vous avez lu des études ou vu des reportages qui soulèvent des
doutes sur l’utilisation à long terme des statines, partagez-les avec lui.
Si votre médecin balaie ces inquiétudes d’un revers de main sans les
considérer, c’est un signe qu’il manque peut-être d’ouverture d’esprit.
Aucun médecin aujourd’hui ne peut ignorer les risques potentiels des
statines, en particulier leur usage systématique.
Sachez également qu’il a été prouvé que les statines ne sont plus
efficaces après 75 ans. Donc, voir des personnes de 90 ans encore
sous statines, c’est une aberration. Si vous êtes dans ce cas,
demandez à votre médecin s’il est vraiment nécessaire de continuer
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ce traitement, surtout si vous ne présentez pas de risques
cardiovasculaires avérés.
Natalène : Donc, il faut vraiment en parler avec son médecin avant
d'arrêter les statines ?
Consulter absolument son médecin
Dr Renaud : Absolument. Il est crucial de ne pas arrêter les statines
de manière brusque et sans avis médical. Discutez-en avec votre
médecin pour voir si une réduction de la dose est possible, surtout si
vous ressentez des effets secondaires. Si votre médecin accepte de
diminuer la dose, c’est déjà un pas en avant. Vous pouvez aussi
ajouter de la coenzyme Q10 par vous-même, car il est rare qu’un
médecin le propose spontanément.
Si vous êtes en prévention secondaire, c’est-à-dire après un infarctus
ou si vous avez des stents, il est plus difficile d’arrêter les statines,
mais vous pouvez tout de même discuter avec votre médecin pour
ajuster la dose. Par ailleurs, il est fortement recommandé de prendre
des compléments alimentaires en parallèle, comme du resvératrol, de
l’acide alpha-lipoïque, des polyphénols, ou de la natokinase, qui aident
à réduire les plaques d'athérome.
Changez votre hygiène de vie
En plus, adoptez une alimentation méditerranéenne riche en fruits,
légumes, céréales complètes, et poissons gras. Consommez aussi de
l’huile d’olive, des épices, et des aliments fermentés pour renforcer
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votre microbiote, car un bon microbiote est essentiel pour prévenir les
maladies cardiovasculaires.
Les compléments alimentaires
Natalène : Cela semble être une approche très complète.
Dr Renaud : Exactement. En plus des ajustements médicaux, il est
crucial de travailler sur l’alimentation et le mode de vie. Par exemple,
il existe des compléments alimentaires comme Physiomance Polémix
500 de Therascience, riche en polyphénols, ou le Cholesnat de
CopMed, qui combine natokinase, coenzyme Q10, et d’autres extraits
bénéfiques.
Ces compléments ne remplacent pas un traitement médical, mais ils
peuvent aider à limiter les effets secondaires des statines et à protéger
votre système cardiovasculaire. Et n’oubliez pas l’importance de
surveiller certains marqueurs comme le LDL oxydé, l’homocystéine, et
la coenzyme Q10 pour mieux évaluer votre risque cardiovasculaire et
adapter votre traitement en conséquence.
Adopter ces pratiques en plus d'une alimentation riche en polyphénols
et en oméga-3 peut vraiment faire la différence. Et surtout, ne sous-
estimez pas l'importance de rester actif physiquement pour stimuler
votre métabolisme et brûler l'excès de cholestérol.
Prévention de la santé cardiovasculaire
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Natalène : Très bien, docteur. Avant de passer aux questions de nos
auditeurs, faisons un petit récapitulatif sur la prévention et les actions
à mener, en particulier en ce qui concerne les compléments que vous
avez mentionnés. Si nos auditeurs doivent en choisir un, lequel serait
le plus adapté ? Par exemple, ils ne vont pas tous prendre
Physiomance Polémix 500, Cholesnat et la natokinase en même
temps, n'est-ce pas ?
Les compléments alimentaires
Dr Renaud : En réalité, certains compléments peuvent être pris
ensemble. Par exemple, Cholesnat et Polémix 500 peuvent être
combinés, car ils agissent différemment. Cholesnat est
particulièrement efficace contre l'oxydation et la formation de plaques
d'athérome, tandis que Polémix 500 est un vasodilatateur qui protège
l'endothélium vasculaire. Donc, ces deux-là peuvent être pris
ensemble sans problème.
Natalène : D'accord, mais on évite de combiner Tensionil avec
Polémix 500, car ce serait redondant ?
Dr Renaud : Exactement. Tensionil et Polémix 500 ont des actions
similaires, donc inutile de les prendre ensemble. Par contre, Cholesnat
est un complément très complet puisqu'il contient de la natokinase en
plus d'autres ingrédients bénéfiques.
Et si vous avez tendance à développer des calcifications artérielles
plutôt que des plaques de cholestérol, il est important de prendre de
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la vitamine K2, sous forme de MK-7, à raison de 120 à 150
microgrammes par jour.
L’activité physique
Natalène : Très bien. Donc, pour résumer : on peut prendre ces
compléments, adopter une alimentation méditerranéenne et ne pas
oublier l'exercice physique et la gestion du stress, n'est-ce pas ?
Dr Renaud : Absolument. L’activité physique joue un rôle clé, surtout
pour gérer le stress. Si vous pratiquez une activité comme le Pilates
ou le yoga, cela fait double emploi en combinant bien-être physique et
mental. Pour ceux qui ne sont pas très sportifs, marcher 30 minutes
par jour est suffisant. Les études montrent que cette habitude a un
effet protecteur contre les plaques d’athérome et aide à réguler
naturellement les marqueurs lipidiques et glucidiques, surtout en
réduisant les glucides et les féculents dans l'alimentation.
Les questions des auditeurs
Triglycérides & LDL
Natalène : Merci beaucoup, docteur. Passons maintenant aux
questions. Il y en a beaucoup ce soir. Une auditrice demande
comment comprendre que ses triglycérides baissent alors que son
mauvais cholestérol, le LDL, augmente en même temps ?
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Dr Renaud : Cela est principalement lié à l’alimentation.
Personnellement, je suis plus préoccupé par les triglycérides que par
le cholestérol. Avoir un taux de triglycérides bas est une bonne
nouvelle. Si le cholestérol LDL augmente, ce n'est pas forcément
alarmant, c’est souvent le résultat de l’alimentation. Par exemple,
consommer trop de sucre fait monter les triglycérides. En réduisant les
pâtes, les féculents et autres glucides, les triglycérides diminuent.
D’un autre côté, consommer des aliments gras comme du beurre ou
du fromage fait monter le LDL. Pour le faire baisser, l’huile d'olive,
l’activité physique et les phytostérols ou la levure de riz rouge naturelle
sont très efficaces.
Opération du cœur et statines
Natalène : Une autre question pratique : "Mon mari a été opéré du
cœur il y a quatre ans pour un remplacement de la valve mitrale.
Depuis, il est sous statines et son cholestérol ne doit pas dépasser 0,5
g/L. Qu'en pensez-vous, et par quoi peut-on remplacer les statines ?
Peut-on utiliser de la levure de riz rouge ?"
Dr Renaud : Dans le cas d'une opération de la valve mitrale, il n’y a
généralement aucun intérêt à donner des statines. Les statines sont
utiles en prévention secondaire, après un infarctus par exemple, mais
pas pour un problème mécanique comme un remplacement de valve.
Ce qui est crucial après une telle opération, c'est de prendre des
anticoagulants et peut-être des antiarythmiques, mais les statines
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n’ont pas de rôle dans la prévention des complications liées à une
valve mitrale.
Cependant, si le cholestérol de votre mari dépasse 2,5 g/L, vous
pourriez envisager de remplacer les statines par de la levure de riz
rouge, mais seulement après en avoir discuté avec son médecin
traitant. Le généraliste, qui connaît bien son état général et ses
sensibilités, peut juger de la nécessité de continuer ou non les
statines. Si les statines ne sont pas nécessaires, vous pouvez les
remplacer par des compléments alimentaires comme la coenzyme
Q10, des oméga-3, et des vasodilatateurs naturels.
Natalène : Et s'il est impossible d'arrêter les statines ?
Dr Renaud : Si, pour une raison ou une autre, il est indispensable de
continuer les statines, il est crucial de compenser les effets
secondaires potentiels avec des compléments comme la coenzyme
Q10, les oméga-3, et des polyphénols comme le resvératrol. Cela peut
aider à minimiser les risques associés aux statines, comme la
dépression, les douleurs musculaires ou le diabète de type 2. Et bien
sûr, tout cela doit s’accompagner d’une alimentation méditerranéenne
riche en fruits, légumes, huile d'olive, et poissons gras.
L’huile de coco
Natalène : Très bien. Une question de Claire : que pensez-vous de
l'huile de coco ? Est-elle bonne ou non ?
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Dr Renaud : Oui, l'huile de coco a des qualités intéressantes, mais
attention, c'est quand même très calorique. Elle est riche en acides
gras à chaîne courte, ce qui est excellent pour la flore intestinale et
présente des propriétés anti-inflammatoires et cardioprotectrices.
Cependant, il ne faut pas en abuser. Une cuillère à soupe par repas
est suffisante. L’important est de ne pas la faire frire ou cuire à haute
température, car elle devient alors une graisse saturée, ce qui est
moins bon pour la santé. Utilisez-la plutôt comme l'huile d'olive, en
l'ajoutant sur vos plats après cuisson.
Anticoagulants & statines
Natalène : Très bien, merci. Une autre question : les anticoagulants
que l'on nous prescrit sont-ils systématiquement liés aux statines ?
Dr Renaud : Non, pas du tout. On peut très bien prendre des
anticoagulants sans statines. Le lien entre les deux dépend du profil
de risque du patient. Si un patient a un surpoids, un prédiabète ou de
l’hypertension, le médecin peut juger qu’il est pertinent d’associer les
statines aux anticoagulants. Mais ce n’est pas systématique, c’est à
évaluer au cas par cas, en fonction de la balance bénéfice-risque. Il
est important d’en discuter avec votre médecin, de poser des
questions, et de ne pas accepter les statines simplement parce
qu'elles sont souvent prescrites en complément des anticoagulants.
Le dialogue avec le médecin
Natalène : Et que faire si le médecin réagit mal à ces questions ?
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Dr Renaud : Un bon médecin doit être ouvert à la discussion. S’il
réagit mal ou refuse de discuter, c’est un problème. Aujourd’hui, aucun
médecin ne peut ignorer les risques potentiels des statines. La
médecine doit être personnalisée, participative, prédictive et
préventive, donc chaque cas est unique. Il faut éviter les prescriptions
automatiques sans réflexion. Personnellement, je n’affirme jamais
quelque chose sans avoir des preuves scientifiques solides. Je suis
toujours ouvert au débat, même avec mes confrères. La prudence et
la réflexion doivent guider chaque décision médicale.
Levure de riz rouge et CoQ10
Natalène : Merci pour cette perspective. Une dernière question de
Laura : la levure de riz rouge doit-elle toujours être prise avec de la
coenzyme Q10 ?
Dr Renaud : Oui, toujours. La levure de riz rouge, comme les statines,
peut réduire les niveaux de coenzyme Q10 dans le corps, ce qui peut
entraîner des effets secondaires. Il est donc essentiel de prendre de
la coenzyme Q10 en complément.
Conclusion
Natalène : Très bien. Merci beaucoup, docteur. Pour conclure, il
semble que le véritable ennemi ne soit pas le cholestérol, mais plutôt
notre mode de vie, l'alimentation et les facteurs environnementaux.
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Dr Renaud : Exactement. Le véritable problème, ce sont
l'inflammation et l'oxydation causées par un mode de vie inapproprié.
C’est ce qu’il faut traiter en priorité.
Natalène : Merci beaucoup, docteur. Et pour nos auditeurs, n'oubliez
pas de discuter de ces sujets avec vos médecins, sans prendre de
décisions isolées.
Dr Renaud : Oui, les médecins doivent être ouverts à la discussion.
La médecine est un domaine en constante évolution, et c’est ce qui en
fait la richesse.
Natalène : Tout à fait. Et pour devenir acteur de votre santé, nous
espérons que cette soirée vous a apporté des informations utiles. Pour
ceux qui sont ici pour la première fois, merci d’avoir suivi jusqu’au bout.
Nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine, jeudi 5, pour
un nouveau sujet en direct.
Dr Renaud : Oui, et ne vous inquiétez pas si vous avez manqué
quelque chose, il y aura une retranscription des points clés et le replay
sera disponible dès demain.
Natalène : Merci beaucoup, docteur. Bonne soirée à tous et à la
semaine prochaine !
Dr Renaud : Merci, bonne soirée à tous, prenez soin de vous. Au
revoir.
Natalène : Au revoir.
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