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Analyse logistique de SARL NORD AFRIQUE CABLES

Ce mémoire de fin de cycle présente une analyse de la chaîne logistique au sein de l'entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES, dans le cadre d'un Master en Sciences Commerciales, spécialité Finance et commerce international. Il aborde les enjeux de la logistique internationale, les procédures d'importation, et les techniques de paiement, tout en s'appuyant sur une approche qualitative et une étude de cas. Le travail est structuré en trois chapitres, couvrant l'historique de la logistique, le commerce international, et une étude empirique de l'entreprise.

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Analyse logistique de SARL NORD AFRIQUE CABLES

Ce mémoire de fin de cycle présente une analyse de la chaîne logistique au sein de l'entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES, dans le cadre d'un Master en Sciences Commerciales, spécialité Finance et commerce international. Il aborde les enjeux de la logistique internationale, les procédures d'importation, et les techniques de paiement, tout en s'appuyant sur une approche qualitative et une étude de cas. Le travail est structuré en trois chapitres, couvrant l'historique de la logistique, le commerce international, et une étude empirique de l'entreprise.

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES,


COMMERCIALES ET DES SCIENCES DE GESTION

DEPARTEMENT DES SCIENCES COMMERCIALES

Mémoire de fin de cycle

En vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences


Commerciales
Spécialité : Finance et commerce international
Thème
L’analyse de la chaîne logistique au sein d’une entreprise
importatrice
Cas de l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES

Présenté par : dirigé par :

 Boudjemai Ouiza - Mr. Akkoul Jugurta

Membres de jury :

- Mme. DJELLOUT Fatima, Maître Assistante Classe A, Présidente, UMMTO;


- M. SAHALI Nourredine, Maitre de Conférences A, Examinateur, UMMTO;
- M. AKKOUL Jugurta, Maître de Conférences Classe A, Rapporteur,
UMMTO.

Promotion : 2023-2024

I
Remerciements

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude et mes remerciements les plus


sincères pour le soutien et l'encadrement précieux que j'ai reçu tout au long de
la réalisation de ce travail :

- Je commence par remercier le bon dieu pour m'avoir accordé le courage et la


patience nécessaires pour mener à bien ce travail.

- Je remercie l’ensemble de jurys, madame [Link] la présidente, monsieur


[Link] l’examinateur.

- Un merci particulier à Monsieur J. AKKOUL, mon encadrant, pour sa


guidance, son partage d'expérience et ses conseils précieux qui ont jalonné mon
parcours.

- Je remercie Madame Z. CHALAL, ma encadrant au sein de l'Entreprise SARL


NORD AFRIQUE CABLES, pour son engagement et son soutien essentiels dans
l'achèvement de ce travail.

- Je m'adresse à l'ensemble du personnel de l'Entreprise SARL NORD AFRIQUE


CABLES pour leur collaboration.

- Un merci sincère à mes chers parents pour leur soutien indéfectible, leurs
encouragements et leur patience tout au long de mes études.

- Je remercie tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce


travail.

- Mes remerciements vont également à mes enseignants pour leur précieuse aide
et leurs conseils tout au long de mon cursus.

- Enfin, je remercie chaleureusement les membres du jury pour avoir pris le


temps de lire et évaluer mon travail.

II
Dédicace

Je dédie ce modeste travail à :

Mes chers parents, qui ont été mon soutien inébranlable tout au long de mon
parcours. Je ne peux pas exprimer suffisamment mon respect et mon amour
pour eux, mais je prie pour qu'ils soient bénis de bonne santé et de longue vie.

Mes deux frères, ma sœur et mon fiancé, qui m'ont apporté un encouragement
permanent et un soutien moral précieux.

Tous les membres de ma famille, petits et grands, qui m'ont entouré de leur
amour et de leur soutien.

Monsieur AKKOUL, mon promoteur, qui m'a guidé et soutenu tout au long de
mon projet.

Mes amies et toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à la
réalisation de ce travail, pour leur contribution et leur soutien.

III
Liste des Abréviations

I
CFR: Cost and Freight

GATT: General Agreement on Tarifs and Trade

OMC: Organisations Mondial de Commerce

SARL: Society A Responsabilité Limité

DP: Documents Contre Paiement

DA: Document Contre Acceptation

LCSB : Lettre de Crédit Stand By

CREDOC : Crédit Documentaire

CMA : Compagnie Maritime d’Affrètement

BL: Bill of Lading

LC: Liste de Collisage

PL: Paking List

SWFT: Society for Worldwide Interbank Financiare

TIC : Technologies de l’Information et de la Communication

EXW : EX Works « à la sortie de l’usine »

FCA: Free Carrier

FOB: Free On Board

CPT: Carriage Paid to

CIP: Cost Insurance Paid To

DAT: Delivred At Terminal

DAP: Delivred At Place

DDP: Delivred Duty Paid

ALGEX : Agence National de promotion du Commerce EXtérieur

IV
Liste des tableaux, des figures
et annexes

VI
Liste des tableaux
Tableau 1 Les avantages et les inconvénients de la remise documentaire 47
Tableau 2 Les avantages et les inconvénients d’un crédit documentaire 48
Tableau 3 Les avantages et les inconvénients d’un crédit stand-by 50
Tableau 4 Comparaison entre les approches de la recherche 59
Tableau 5 Reprisent le guide d’entretien partie 1 65
Tableau 6 Reprisent le guide d’entretien partie 2 66
Tableau 7 Reprisent le guide d’entretien partie 3 68
Tableau 8 Reprisent les fournisseurs consultés dans l’étude empirique 73

Liste des figures


Figure 1 L a logistique de la production 9
Figure 2 La chaîne logistique 17
Figure 3 Relation entre les acteurs de la chaîne logistique globale 18
Figure 4 Flux d’information 23
Figure 5 Flux physique 24
Figure 6 Flux financière 25
Figure 7 Les différents flux de la chaîne logistique international 25
Figure 8 L’évolution des échanges commerciaux de l’Algérie 33
Figure 9 Illustration des incoterme 2020 44
Figure 10 Déroulement d’une remise documentaire 46
Figure 11 Organigramme de la SARL NORD AFRIQUE CABLES 57

Liste des Annexes


Annexe 01 PAKING LISTE 84
Annexe 02 CERTIFICAT DE CONFIRMITE 85
Annexe 03 AVIS D’ARRIVER 86
Annexe 04 QUITTANCE DOUANIREE 87
Annexe 05 EUR01 88
Annexe 06 FACTEUR D’ECHANGE 89
Annexe 07 FACTEUR TRANSITAIRE 90
Source : Document de l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES
Sommaire
Sommaire

Introduction générale ...................................................................................... 1


Chapitre I : Généralité sur la logistique et la chaîne logistique à
l’international .................................................................................................. 3
Introduction ...................................................................................................... 3
Section 01 : Historique et évolution de la logistique et la chaîne logistique .. 4
Section 02 : Présentation de la chaîne logistique internationale. ................ 14
Conclusion ..................................................................................................... 27
Chapitre II : Le commerce international et la procédure d’importation .. 28
Introduction .................................................................................................... 28
Section 01 : Les notions de base de commerce international. ..................... 29
Section 02 : La procédure d’importation. .................................................... 41
Conclusion ..................................................................................................... 54
Chapitre III : Etude d’une opération d’importation au sein de SARL
NORD AFRIQUE
CABLES ......................................................................................................... 55
Introduction ................................................................................................... 55
Section 01:Présentation de l’entreprise d’accueil «SARL NORD AFRIQUE
CABLES», Présentation du cadre méthodologique ..................................... 56
Section 2: Analyse et discussion des résultats ............................................... 65
Conclusion ...................................................................................................... 78
Conclusion générale ...................................................................................... 79

VI
Introduction générale
Introduction générale

La chaîne logistique internationale est un élément essentiel pour réussir les opérations
d'importation. Elle consiste en la gestion des activités liées à la circulation des biens, des
services et des informations à travers les frontières, en tenant compte des aspects douaniers,
réglementaires ou de transport et de stockage. Son objectif est d'assurer un flux logistique
efficace du point de départ à la destination finale, en prenant en compte les coûts, les délais,
les risques, etc.
La mondialisation a profondément impacté l'économie algérienne, en particulier
depuis la décennie 1980-1990. Cette période a vu l'Algérie essayer d'intégrer le concept de
globalisation et de libéralisation des marchés nationaux, ce qui a entraîné un processus de
réformes économiques et de négociations avec des organisations internationales telles que le
GATT et l'OMC .
La logistique internationale nécessite la maîtrise des techniques du commerce
international et des procédures applicables au secteur des importations. Elle implique
également la gestion des fournisseurs et partenaires logistiques, le stockage et la distribution
des marchandises, ainsi que le suivi des expéditions.
En optimisant sa logistique internationale, une entreprise peut réduire ses coûts,
améliorer ses délais de livraison et minimiser les risques, tout en respectant les exigences
légales et douanières de chaque pays. C'est un levier essentiel pour développer son activité à
l'international de manière efficace et compétitive.
Notre travail va se focalisé sur la chaîne logistique à l’international, d’une procédure
d’importation au sein d’une entreprise importatrice et à partir de là on pourrait poser la
question principale pour laquelle nous essayerons de répondre :
Quelles sont les étapes pour importer des marchandises chez SARL NORS AFRIQUE
CABLES ?

D’autres sous questions secondaires peuvent être posées :


 Quelles sont les étapes utilisées lors de la demande d’offre ?
 Quel est le fret le plus utilisé lors de l’expédition de la marchandise ?
 Quelles sont les techniques de paiement les plus utilisées dans les opérations
d’importation au sein de la SARL NORD AFRIQUE CABLES ?
Nous avons choisi la thématique de l’analyse de la chaîne logistique au sein d’une
entreprise importatrice par rapport à notre spécialité qui porte sur la finance internationale et
les transactions commerciales internationales.
Nous avons choisi l’approche qualitative qui nous permet de comprendre la chaîne
logistique d’une procédure d’importation, et est une stratégie d’étude de cas pour avoir une
compréhension profonde sur notre thématique.
Aussi, Nous adopterons une démarche méthodologique reposant sur un guide
d’entretien pour la collecte des données par lequel nous allons poser des questions auprès de
l’entreprise d’accueil SARL NORD AFRIQUE CABLES.

1
Introduction générale

Pour tenter de répondre à notre problématique, nous avons divisé le travail en trois
chapitres :
Le premier chapitre dans lequel nous allons présenter la logistique et la chaîne
logistique à l’international. Celui-ci est subdivisé en deux sections : la première traite de
l’historique et l’évolution de la logistique, La deuxième section traite de la chaîne logistique à
l’international.
Le deuxième chapitre abord le commerce international et la procédure d’importation.
Il est composé de deux sections, Dans la première section, nous allons mettre l’accent sur les
notions de base de commerce international. La deuxième section porte sur la procédure
d’importation.
Un troisième chapitre, qui sur la chaîne logistique d’une procédure d’importation au
sein d’une entreprise importatrice SARL NORD AFRIQUE CABLES est réparti en deux
sections. La première section est consacrée la présentation de l’organisme d’accueil,et la
présentation du cadre méthodologique de l’étude, la deuxième s’intéresse à l’étude empirique
au sein de l’organisme d’accueil SARL NORD AFRIQUE CABLES qui sur la chaîne
logistique d’une procédure d’importation au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES.

2
Chapitre I
Généralités sur la logistique et
la chaîne logistique à
l’international
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Introduction
La logistique est un secteur clé au cœur des préoccupations économiques et
gouvernementales, jouant un rôle essentiel dans la gestion des échanges de biens et
d'informations entre les entreprises et les consommateurs. Elle évolue pour devenir un secteur
autonome avec ses propres acteurs et une complexité croissante, influencée par l'évolution
vers une économie caractérisée par une flexibilité croissante et une dispersion des chaînes de
production et de distribution. Les technologies numériques ont redéfini le traçage des produits
et la gestion des stocks, nécessitant des compétences pointues et des formations
professionnelles telles que le BTS transport et prestations logistiques ou le DUT gestion
logistique et transport.
La logistique englobe toutes les étapes du transport, du stockage, de l'allocation, de la
distribution et du dédouanement des marchandises, visant à les rendre disponibles aux
endroits de production, de distribution ou de consommation, dans les délais et les quantités
requises. Cette fonction dépasse largement le seul domaine du transport international,
couvrant un spectre d'activités bien plus vaste, incluant la gestion des stocks, la préparation
des commandes, la manutention, les transports terrestres, aériens et maritimes, ainsi que les
processus de dédouanement et de gestion des retours.
L'objectif de la logistique est d'optimiser les coûts d'approvisionnement et de stockage,
de renforcer la compétitivité de l'entreprise sur les marchés internationaux et de valoriser les
efforts marketing réalisés. Pour atteindre ces objectifs, l'entreprise doit prendre plusieurs
décisions clés pour maîtriser efficacement ses flux d'informations et de marchandises, en
prenant en compte une réflexion globale pour garantir la cohérence de sa politique logistique.
Dans ce chapitre nous présenterons la logistique et la chaîne logistique à
l’international. Dans la première section sur historique et l’évolution de la logistique et la
chaîne logistique la deuxième section sur présentation de la chaîne logistique internationale.

3
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Section 01 : Historique et évolution de la logistique et de la chaîne logistique


La logistique englobe l'ensemble des outils et méthodes utilisés pour atteindre des
objectifs précis, en gérant les flux physiques afin de mettre à disposition les ressources
nécessaires tout en respectant les contraintes économiques et légales. Cette approche
logistique est étroitement liée à la démarche qualité, visant à améliorer en continu les
processus et les pratiques pour optimiser l'efficacité des opérations. La logistique joue ainsi un
rôle essentiel dans la compétitivité des entreprises, en assurant la disponibilité des produits au
bon endroit, au bon moment et au moindre coût.
Dans cette première section, nous explorerons l’origine du concept logistique, son
évolution, ainsi que les différentes activités du système logistique.

1.1. Aperçu historique sur l’évolution de la logistique

Le rôle de la logistique a été déterminant dans l’évolution de l’humanité à travers


l’histoire. Depuis ses débuts, marqués par les premières tentatives de transport de
marchandises et de fournitures, jusqu’aux systèmes complexes de gestion et de distribution
modernes, la logistique est devenue un pilier essentiel du monde des affaires. 1
Chaque période de l’histoire de la logistique est marquée par des avancées
technologiques et des changements dans les méthodes de transport, de stockage et de gestion,
visant à améliorer l’efficacité et la circulation des biens et des services.

1.1.1. Origines anciennes

Le terme « logistique » trouve ses origines dans le mot grec « LOGISTIKOS »,


signifiant l’art du raisonnement et du calcul. Souvent associé à son usage militaire initial, il
est défini comme « l’art de combiner tous les moyens de transport, de ravitaillement, et de
logement des troupes »2.
L’institution militaire a adopté ce terme pour décrire l’activité qui parvient à concilier
deux facteurs essentiels dans la gestion des flux : l’espace et le temps. Ainsi, la logistique est
devenue un sujet de réflexion primordial pour les grands chefs militaires.

1
LIEVRE Pascal, la logistique, édition La Découverte, paris,2007 .P15.
2
SOHIER.J, La logistique, Vuibert, 3èmeédition, paris,2002, p. 3.

4
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

1.1.2. Evolution des activités logistiques au sein du génie militaire

Le dictionnaire de l’Académie française donne « la science du calcul » comme premier


sens au mot « logistique». Étymologiquement, le terme « logistique» provient du grec
« logistikos », ce qui est «relatif à l’art du raisonnement ». Platon est notamment cité comme
le premier à avoir utilisé le mot « logistikos » pour opposer le calcul pratique (logistique) à
l’arithmétique théorique. La logistique est encore largement empreinte de cette acception
puisque de nombreux travaux académiques ainsi que de nombreuses préoccupations des
entreprises se centrent sur l’optimisation (de tournées, de chargement de palette, des coûts…).
Le terme « logistique» trouve ensuite son origine dans le milieu militaire et provient
du grade d’un officier en charge du « logis » des troupes, lors du combat. Napoléon Ier met en
place un encadrement 10 La logistique de l’approvisionnement en vivres et en munitions.
Ainsi, le grade de «major général des logis » fut donné à «un officier qui avait la fonction de
loger ou de camper les troupes, de diriger les colonnes, de les placer sur le terrain» (Jomini,
1837). Le logisticien militaire avait en charge le transport, le ravitaillement et le campement
des troupes. Le terme « logistique» est entré dans le langage courant à partir du début des
années quatre-vingt-dix, lorsque la première guerre du Golfe a éclaté. La presse a, à partir de
cette période, démocratisé le mot en parlant de «soutien logistique » dans le cadre d’actions
militaires ou humanitaires. Il est classiquement reconnu qu’une des principales organisations
logistiques à caractère militaire du XXe siècle fut la coordination du débarquement des
troupes alliées en Normandie en juin 1944. Le savoir-faire acquis s’est alors diffusé dans les
entreprises, d’abord aux États-Unis, ensuite dans les pays européens. Le développement de la
fonction logistique au sein des entreprises européennes est également lié à un contexte
économique qui en a amené l’émergence.3

1.1.3. Apparition de la logistique moderne

Jusqu’aux années 1970, la logistique était souvent reléguée au second plan dans la
gestion des entreprises, étant considérée comme une fonction secondaire se limitant aux
tâches d’exécution dans les entrepôts et sur les quais d’expédition. Cependant, à partir de cette
période, la logistique a commencé à être perçue comme un lien opérationnel crucial entre les
différentes activités de l’entreprise. Elle garantit la cohérence et la fiabilité des flux de

3
Mémoire de fin d’étude (la gestion de la chaîne logistique international), ummto page 34

5
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

matières, tout en visant à améliorer la qualité du service client et à optimiser les ressources
tout en réduisant les coûts.
Au milieu des années 1990, la logistique a évolué pour devenir une fonction globalisée
voire mondialisée de gestion des flux physiques, intégrée dans une vision complète de la
chaîne clients/fournisseurs. Elle s'est véritablement établie comme une nouvelle discipline du
management des entreprises. La "logistique globale" englobe ainsi l'ensemble des activités
internes et externes à l'entreprise qui ajoutent de la valeur aux produits et fournissent des
services aux clients.4
Aujourd’hui, Les avancées technologiques telles que la digitalisation, l’intelligence
artificielle et l’internet des objets ont révolutionné le domaine de la logistique. Elles
permettent notamment d’optimiser les itinéraires de transport en temps réel, en prenant en
compte les conditions de circulation, les aléas météorologiques et les contraintes logistiques
spécifiques. L’utilisation de véhicules autonomes et la mise en place d’entrepôts robotisés ont
considérablement amélioré l’efficacité et la rapidité des activités logistiques. Par exemple, des
drones peuvent être employés pour livrer des colis dans des zones difficiles d’accès. Cette
nouvelle ère de la logistique, souvent désignée comme la logistique 5.0, va au-delà de la
simple intégration des nouvelles technologies. Elle vise à promouvoir des objectifs plus vastes
axés sur le bien-être humain, le développement durable et la résilience face aux perturbations
de la chaîne d’approvisionnement. Cela se traduit par l’utilisation de véhicules écologiques
pour réduire l’empreinte carbone de la logistique, ainsi que par la mise en place de mesures de
formation et d'accompagnement des travailleurs pour favoriser leur épanouissement
professionnel.5

1.2. Définition du concept de la logistique

La logistique implique pour une entreprise d’acheminer les produits (semi-finis,


matières premières) de ses fournisseurs vers ses sites de production (logistique amont). Une
fois fabriqués, les produits doivent être distribués jusqu’aux points de vente pour être achetés
par les clients (logistique aval). Ainsi, elle englobe toutes les opérations nécessaires pour
mettre les produits à disposition dans les lieux de vente à partir des sites de production.

4
Mr DERROUICHE Med EL AMINE, (2017), Les contraintes à l’optimisation de la chaîne Logistique
internationale. Cas : SPA FLECHE BLEUE ALGERIENNE, mémoire fin d’études, université Mouloud Mammeri Tizi-
Ouzou, p 10
5
[Link] consulté le 25/03/2024 a
17 :28h.

6
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Définition de la logistique selon l’American Marketing Association en 1948 : « Le


mouvement et la manipulation des marchandises du point de production au point de
consommation ou d’utilisation. 6».
Le comité européen de normalisation, selon AFNOR (norme X 50-600), définit la
logistique comme une fonction « dont l’objectif est de satisfaire les besoins exprimés ou
latents, aux meilleures conditions économiques pour l’entreprise et pour un niveau de service
déterminé. Ces besoins peuvent être internes (approvisionnement en biens et services pour
assurer le fonctionnement de l’entreprise) ou externes (satisfaction des clients). La logistique
mobilise plusieurs métiers et compétences qui contribuent à la gestion et au contrôle des flux
physiques et d’informations ainsi que des moyens associés7. »
Selon l’ASLOG (Association française des logistiques d’entreprise), la logistique est
définie comme « l’ensemble des activités visant à mettre en place, au moindre coût, une
quantité de produit, à l’endroit et au moment où une demande existe. La logistique englobe
donc toutes les opérations déterminant le mouvement des produits telles que la localisation
des usines et des entrepôts, les approvisionnements, la gestion physique des encours de
fabrication, l’emballage, le stockage et la gestion des stocks, la manutention et la préparation
des commandes, ainsi que le transport et les tournées de livraison 8. »
La logistique est un processus essentiel qui vise à optimiser les réseaux de distribution
matériels, d’informations et de services pour répondre efficacement aux demandes des clients
tout en minimisant les coûts. Elle englobe divers domaines tels que le transport, l’entreposage,
l’import-export, l’informatique et la gestion des déplacements. Les entreprises s’y intéressent
en raison de son impact sur le transport et l’entreposage, ainsi que sur la satisfaction client.9
Après avoir défini le concept de la logistique, nous pouvons affirmer que celle-ci
consiste en l’activité visant à gérer les flux physiques et les données afin de fournir les
ressources nécessaires pour répondre à des besoins spécifiques tout en respectant les
conditions requises. Cependant, il existe plusieurs types de flux logistiques que nous
aborderons par la suite.

6
P .MEDAN et A. GRATACAP, « Logistique et supply chaine management », DUNOD, Paris, 2008, p9.
7
Lyonnet, B., &Senkel, M.-P. (2015). La logistique. DUNOD. P 35.
8
[Link], [Link] ET [Link], « La logistique au service de l’entreprise : moyens, mécanismes et Enjeux,
DUNOD, PARIS, 1983, p 12.
9
Michel Finder et Yves, « la logistique supply Chain », DUNOD, 6eme édition, paris, 2013, p.8.

7
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

1.3. Les différents types de la logistique

Il est possible de distinguer plusieurs types de logistiques, caractérisés par leurs


objectifs et leurs méthodes spécifiques.10

1.3.1. La logistique d’approvisionnement

La logistique d’approvisionnement a pour fonction d’acheminer vers les usines les


produits de base, les composants et les sous-ensembles nécessaires à la production. Elle
permet également de fournir aux entreprises de services ou aux administrations les produits
divers dont elles ont besoin pour leur activité, comme les fournitures de bureau par exemple.
11

1.3.2. La logistique de production

La logistique de production en usine englobe plusieurs domaines, notamment :


- La gestion de la production
- La planification et l’ordonnancement des ateliers
- L’approvisionnement des composants et ingrédients nécessaires à la fabrication
- Leur mise à disposition le long des chaînes de production
- Le stockage des produits finis ou des produits en cours de fabrication
- La prévision des besoins en matériaux et en ressources pour assurer un flux de production
optimal.12

10
(Y) PIMOR : production, distribution, soutien, édition DUNOD, 2éme édition, paris, 2005, p, 4.
11
(Y) PIMOR : production, distribution, soutien, édition DUNOD, 2éme édition, paris, 2005,
12
(Y) PIMOR : production, distribution, soutien, édition DUNOD, 2éme édition, paris, 2005,

8
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Figure N° 01 : la logistique de production

Source : CHEIKH BRAHIM HAMAD 2018 : introduction à la chaine logistique ; 2018 ; P 15

1.3.3. La logistique militaire

La logistique militaire revêt une importance primordiale dans tout contexte


opérationnel, visant à assurer le transport des forces et de tout l’équipement nécessaire sur le
théâtre des opérations, ainsi que le maintien de leur soutien logistique. Elle englobe un large
éventail de fonctions et de tâches, allant de la planification et de la coordination des
mouvements de troupes et de matériel à l’organisation des convois logistiques, en passant par
la gestion des bases logistiques avancées et le ravitaillement en carburant, en munitions, en
nourriture et en fournitures médicales. La logistique militaire joue un rôle vital dans le succès
des opérations militaires en assurant que les forces disposent des ressources nécessaires pour
mener à bien leurs missions et maintenir leur efficacité opérationnelle sur le terrain. 13

13
[Link] consulté le 22/03/2024 à 20 :35h.

9
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

1.3.4. La logistique inverse

La logistique inverse, également appelée logistique des retours, intervient après la


logistique de distribution et englobe l’ensemble des processus destinés à gérer les retours de
produits. Elle se divise en deux principales catégories :14

A. Logistique des retours : Cette composante est devenue particulièrement essentielle avec
l’essor de l’e-commerce. Les clients bénéficient désormais de politiques telles que les 14
jours de satisfaction garantie ou remboursée, ce qui entraîne un grand nombre de retours
de produits à gérer, ainsi que des remboursements à effectuer.
B. Logistique des déchets : Cette partie concerne le recyclage des déchets produits par
l’entreprise, en vue de leur réutilisation ou de leur élimination afin de préserver
l’environnement et de réduire l’impact écologique de ses activités.
1.3.5. La logistique de soutien

La logistique de soutien, à l’origine développée dans le domaine militaire, s’est


étendue à divers autres secteurs tels que l’aéronautique, l’énergie et l’industrie. Son objectif
principal est d’organiser tout ce qui est nécessaire pour maintenir en opération un système
complexe, y compris à travers des activités de maintenance. Les métiers liés à la logistique de
soutien sont variés et comprennent notamment :
- Les logisticiens, responsables de la planification et de la coordination des opérations
logistiques.
- Les rédacteurs de documentation, chargés de la rédaction de manuels et de procédures liés à
la logistique et à la maintenance.
- Les analystes de fiabilité, chargés d’évaluer la fiabilité des équipements et des systèmes.
- Les mainteniciens, spécialisés dans la maintenance et la réparation des équipements.
- Les organisateurs et formateurs, responsables de l’organisation des activités de soutien et de
la formation du personnel.
- Les transporteurs et logisticiens opérationnels, chargés de la gestion des flux de matériaux et
de produits.
- Les réparateurs et techniciens, intervenant à tous les niveaux pour assurer la maintenance et
la réparation des équipements, que ce soit sur le terrain ou en atelier.

14
[Link] consulté le
24/03/2024 à 21 :00h.

10
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

1.4. Le rôle de la logistique

Le rôle de la logistique est essentiel dans la gestion efficace des opérations d’une
entreprise. Son objectif principal est de réduire les temps d’attente divers et nombreux, ce qui
se traduit par une augmentation de la réactivité logistique vis-à-vis du service. Pour atteindre
cet objectif, plusieurs mesures peuvent être mises en place, telles que des programmes de
qualité totale, des systèmes d’appel et de routage automatiques, des procédures simplifiées,
une communication améliorée avec le client et une gestion intégrée et structurée de
l’information.15 De plus, la logistique vise à gérer efficacement la capacité des services en
partageant les ressources, en formant le personnel à des missions inter-fonctionnelles, en
améliorant la prévision de la demande pour une planification optimale, et en utilisant des
stratégies de tarification pour mieux utiliser les capacités disponibles et contrôler la demande.
La logistique joue un rôle crucial dans la fourniture des services via les réseaux de
distribution. Cela implique une augmentation de l’utilisation des technologies informatiques,
le développement de nouveaux réseaux virtuels de distribution tels qu’Internet, ainsi que
l’optimisation des processus de distribution pour assurer une livraison efficace des produits ou
services aux clients finaux.16

1.5. Les enjeux de la chaine logistique

Les modèles traditionnels de stratégie ont évolué pour faire face à la concurrence
mondiale croissante. D’une approche classique axée sur l’avantage concurrentiel par les prix
ou la différenciation, nous sommes passés à une ère où il est essentiel d’exceller dans
plusieurs domaines simultanément : prix, qualité, délai, flexibilité et niveau de service. Cela
nécessite une approche holistique pour maintenir un avantage concurrentiel significatif.17

1.5.1. Les prix / les coûts

La pression permanente sur les prix pousse les producteurs à améliorer régulièrement
leur productivité et à revoir leur organisation industrielle. Cette tendance les amène à agir sur
tous les coûts, qu’ils soient à l’usine (main d’œuvre, machines…) ou indirects, voire généraux
du siège.

15
Barbara Lyonnet, Marie-Pascale Senkel, « La logistique », Dunod, Paris, 2015, P 14.
16
Alexandre K Samii, « Stratégie logistique : supplychain management », 3ème édition, Dunod, Paris, 2002, P 12.
17
[Link], O. R Bruel, A. Garreau, M. Grief, CH. VANDELFT “management industrielle et logistique »,
économica,paris, 2001, p480, 481

11
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

1.5.2. La qualité des produits

La qualité des produits n’est plus simplement un objectif à atteindre, mais plutôt un
prérequis pour rester compétitif sur le marché. L’évolution des unités de mesure reflète les
progrès réalisés dans ce domaine : du pourcentage, nous sommes passés au « pour mille »,
puis plus récemment au PPM (pièces défectueuses par million). Aujourd’hui, la question ne se
pose plus en termes du niveau de qualité à atteindre, mais plutôt en termes de coût pour y
parvenir.18

1.5.3. Le délai de distribution

Le délai de distribution correspond au temps écoulé entre la demande du client et la


réception du produit, ce qui englobe le temps entre la reconnaissance du besoin et le moment
où le produit peut être utilisé. Cet intervalle inclut les opérations effectuées par le fournisseur
telles que la préparation de la commande et l’expédition, ainsi que les tâches internes telles
que la reconnaissance du besoin, la communication avec le service achats, la passation de
commande, la réception et le contrôle.19

1.5.4. La flexibilité

La flexibilité, qui correspond à la capacité de réagir aux variations de la demande, se


manifeste sous deux aspects : le volume et le mix-produits. Le volume fait référence à la
capacité de l’entreprise à s’adapter aux fluctuations de la demande en termes de quantité. Le
mix-produit, quant à lui, concerne le temps nécessaire pour modifier le plan de fabrication,
réorganiser le processus de production et passer d’un article à un autre (ou à une autre
séquence) lorsque cela est nécessaire.

18
[Link] consulté le 18/03/2024.à 11h. lien URL
19
LOTH. Désiré, L’essentiel des techniques du commerce international. Pairs, Edition pubibook, 2009, p29.

12
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Conclusion
la logistique a évolué de stratégies militaires à un processus essentiel dans les
entreprises modernes, visant à organiser les flux de matériaux, d'équipements, de stocks et de
personnes pour améliorer la performance et la satisfaction des clients. La logistique est définie
comme l'activité de gestion des flux physiques et des données pour répondre aux besoins des
entreprises, et elle joue un rôle clé dans le développement durable en optimisant les flux
physiques et les coûts associés.

13
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Section 02 : Présentation de la chaîne logistique internationale


La chaîne logistique internationale joue un rôle essentiel dans le commerce mondial en
assurant la circulation efficace des biens à travers les frontières. Elle comprend diverses
activités et acteurs, notamment le transport international, la gestion des douanes et des
formalités d'importation/exportation, le stockage et la distribution des marchandises à l'échelle
mondiale.
Dans cette section, nous explorerons quelque définition de la chaine logistique et ses
missions, puis les déférents éléments de supply chain , et aussi en dernier les acteurs et les
déférents flux de ce dernier.

1. La définition de la chaîne logistique internationale

Plusieurs définitions ont été données pour définir la chaine logistique (Supply Chain) :
Définition 01 : « L’ensemble des fonctions de management qui supportent le cycle des
flux de produits de bout en bout, d’approvisionnement et de contrôle interne des matières
premières à la planification et au contrôle de l’en-cours de fabrication et à l’entreposage,
l’expédition et la distribution des produit finis. » 20
Définition 02 : « Une supplychain est un réseau d’organisations (fournisseurs, usines,
distributeurs, clients…) qui participent à la fabrication, la livraison la vente d’un produit à
un client. Ces organisations échangent entre elles des produits, des informations et de
l’argent.»21
Définition 03 :« La fonction de la chaine logistique dans l’entreprise est d’assurer au
moindre coût la coordination de l’offre et de la demande, aux plans stratégique et tactique,
ainsi que l’entretien à long terme de qualité des rapports fournisseurs-clients qui la
concernent.»22
Donc chaîne logistique internationale fait référence au processus global de gestion des
flux de marchandises, d’informations et de services à travers les frontières internationales,
depuis la production jusqu’à la livraison finale au client. Elle englobe diverses activités telles
que l’approvisionnement, la production, le stockage, le transport et la distribution à l’échelle
mondiale.

20
Rémy LE MOIGNE « supplychain management »,Dunod, paris,2017, p8.
21
WACKERMANN Gabriel « la logistique mondiale transport et communication »Edition Marketing, paris,
2005,p241.
22
Pierre Medane, CARATACAP Anne, op, cit, p19.

14
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

2. Les missions de la chaîne logistique internationale

Les responsabilités du logisticien international incluent :23


- Organiser les acheminements internationaux de porte à porte.
- Sélectionner les emballages appropriés pour assurer la protection des marchandises pendant
le transport.
- Choisir le mode de transport le plus adapté, et éventuellement opter pour un acheminement
multimodal pour des raisons économiques ou logistiques.
- Sélectionner les prestataires logistiques tels que les transitaires et les transporteurs, en
négociant des accords commerciaux pour définir leurs responsabilités.
- Planifier, valider et déclencher les opérations logistiques en transmettant des ordres de
travail aux prestataires.
- Suivre les flux de transport et assurer la traçabilité des marchandises, en produisant des
rapports réguliers sur l’avancement des opérations.
- Valider les coûts logistiques en contrôlant les factures des prestataires avant le paiement.
Pour remplir ces fonctions, le logisticien international doit posséder une solide
connaissance des produits traités, des emballages, des réglementations des transports
internationaux, des procédures de paiement internationales, des formalités d’importation et
d’exportation, des procédures douanières, des véhicules de transport, des acteurs de la chaîne
logistique internationale, des lois commerciales et des accords commerciaux préférentiels ou
de libre-échange.

3. Les éléments de la chaine logistique internationale

On peut distinguer deux éléments de la chaine logistique qui sont comme suit :

3.1. Le processus de la chaine logistique

Lorsque nous évoquons l’intégration des processus dans la chaîne logistique, cela
implique de fusionner, de combiner ou d’incorporer une ou plusieurs fonctions au sein d’une
entreprise (ce qui constitue l’intégration fonctionnelle) ou entre plusieurs entreprises (ce qui
constitue l’intégration interentreprises), dans le but d’harmoniser ou de standardiser ces
processus. Cette démarche suppose l’établissement de définitions communes, d’accords
mutuels et le développement de mécanismes entre toutes les parties impliquées.
23
[Link] consulté le 26/03/2024 à
13h.

15
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Un processus est défini comme une suite de tâches et d’activités connectées les unes
aux autres, se déroulant de manière continue et gérées de manière à contribuer
progressivement à l’atteinte d’un objectif et à la réalisation d’un résultat concret prévu. Les
processus ont un point de départ défini et un point d’arrivée précis, mais ils ne sont pas
confinés à l’intérieur d’un seul département ; ils dépassent les limites organisationnelles. Les
clients sont toujours à l’origine d’un processus et se trouvent à la fin de celui-ci après la
réalisation des différentes tâches et activités.
Une autre définition, avancée par le Council of Logistics Management aux États-Unis,
décrit le processus comme étant celui de la planification, de la mise en œuvre et du contrôle
efficaces et efficients du flux et du stockage des matières premières, des produits en cours de
fabrication, des produits finis et des informations, depuis leur point d’origine jusqu’au point
de consommation, dans le but de répondre aux exigences des clients. 24

3.2. Le réseau de la chaine logistique

Une chaîne logistique est un ensemble d’organisations, comprenant des fournisseurs,


des usines, des distributeurs, des clients et des prestataires logistiques, qui collaborent pour
fabriquer, livrer et vendre un produit à un client. Ces entités échangent des produits, des
informations et des flux financiers entre elles. Souvent représentée comme une chaîne reliant
le fournisseur initial au client final, la chaîne logistique est essentielle pour assurer la
circulation fluide des biens et des services (voir figure 02). 25

24
Alexandre K. Samii, « Stratégies Logistique : Fondement, Méthodes, Application », 2e Edition, Donud, Paris
2001, P 10 – 15.
25
Remy, LE MOIGNE ; OP ; cit ;page 06

16
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Figure N°02 : La Chaine Logistique

Source : Rémy LE MOIGNE « Supply Chain Management Achat, Production, Logistique, Transport,
Vente » 2éme édition, Dunod, 2017, P11.

4. Les acteurs de la chaîne logistique internationale

Les acteurs de la chaîne logistique comprennent des acteurs inter-organisationnels


ainsi que des intervenants secondaires qui remplissent principalement des fonctions
essentielles pour l’entreprise.

4.1. Les acteurs inter organisationnels

La chaîne logistique inter-organisationnelle implique la participation de plusieurs


intervenants. La (figure N°03) ci-dessous illustre une représentation potentielle des relations
impliquées dans la gestion d’un produit de grande consommation.

17
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Figure N°03 : Relation entre les acteurs de la chaine logistique globale

Source : Barbara Lyonnet et Marie-Pascale Senkel, « La logistique », Dunod, Paris 2017, P27.
Nous allons les représenter sous forme d’un réseau :
Les fournisseurs
Le fournisseur est le premier maillon indispensable pour la construction d’une chaîne
logistique, cet intervenant apporte les éléments de base nécessaire, comme les matières
premières, les fournitures, les produits de base, les sous-ensembles, etc.
Ici on peut inclure les sous-traitants des fournisseurs qu’on considère comme les
fournisseurs des fournisseurs. Cet intervenant est important car toutes les entreprises font
recours aux fournisseurs pour s’approvisionner de 70 à 80 % des matières premières à partir
desquelles le produit fini est fabriqué ou le service réalisé.
Fournisseurs – fabriquant
Le deuxième élément est le fabriquant qui assemble, transforme ou fournit un produit
ou service destiné à la consommation à partir des éléments fournit par les différents
fournisseurs. Dans un souci de faire des économies cette, connexion primaire entre
fournisseurs et fabriquant, nous offre plusieurs possibilités de réduction des coûts liés au

18
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

stockage. En appliquant le concept de partenariat avec le fournisseur nous pouvons éliminer


les tâches administratives et accélérer la circulation des informations.
Fournisseur – fabriquant – distributeur
Pour arriver au consommateur les produits finis doivent être distribués. La meilleure
façon d’y parvenir c’est de nous référer à un système de distribution, car il répond aux
exigences de la plupart des chaînes logistiques. Ce système prend en charge le produit fini
dans les entrepôts ou un centre de distribution, et livre en temps et en quantités voulue dans
les points de vente.
Dans certains réseaux, un grossiste est intégré à la chaîne, qui achète une quantité
importante de produits qu’il stocke dans leurs propre entrepôt qu’il livre ensuite aux petits.
Les grossistes sont des intermédiaires achetant la marchandise directement du fabriquant pour
la revendre aux détaillants.
Fournisseurs – fabriquant – distributeur – détaillant
Les détaillants sont des intermédiaires achetant la marchandise à un grossiste ou à un
fabriquant pour la revendre à l’utilisateur ou aux consommateurs finaux. Le mot détaillant
comprend aussi bien le commerce de proximité que les grands magasins en passant par les
super et hypermarchés où est effectué l’achat final. A ce stade la chaine de distribution
physique se termine ici.
Fournisseurs – fabriquant – distributeur – détaillant – consommateurs
Le dernier élément pour compléter le modèle, est les consommateurs, il leur revient
de décider du produit qu’ils vont acheter, ce qui détermine l’acte final. Le fabriquant doit
maintenir le plus haut niveau de satisfaction des clients finaux par la mise en place d’un flux
d’informations efficace entre les membres du réseau.26

4.2. Les acteurs secondaires

En plus de ces acteurs essentiels, d’autres partenaires sont souvent indispensables pour
assurer une circulation fluide des flux dans la chaîne logistique.
Les agents des douanes : assurent le contrôle des marchandises à l'importation et à
l'exportation, et ils sont responsables de la collecte des droits et des taxes au bénéfice de la
communauté ou de l'État.

26
KOTELER, P - DUBOIS, B - MANCEAU, D « Marketing Management » ; 14éme édition. Pearson éducation,
France, 2012, page 506.

19
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

- L’organisateur de transport : souvent désigné sous le terme de transitaire, est un expert


dans la planification des transports en fonction du type de produits (tels que les denrées
périssables, les produits dangereux, les produits délicats) ou du mode de transport utilisé
(aérien, ferroviaire, maritime, fluvial, routier). La législation française distingue
clairement le commissionnaire de transport du mandataire.
- Le commissionnaire de transport : est chargé d’organiser et de superviser le transport
sous sa propre responsabilité pour le compte du chargeur.
- Le mandataire : quant à lui, assure ou fait assurer pour le compte de son mandant (le
chargeur ou un commissionnaire de transport) le déplacement des marchandises.
- L’agent consignataire, également connu sous le nom d’agent maritime, agit en tant que
mandataire de l’armateur et joue un rôle de liaison entre celui-ci, le chargeur, le navire et
les différents acteurs portuaires tels que les pilotes, les remorqueurs, les lamaneurs, les
dockers et les grutiers. Il organise l’escale, supervise les opérations de chargement et de
déchargement, et assure une assistance au navire et à son équipage lors de l’escale.
- Les équipementiers de la logistique sont des fabricants de solutions de stockage, de
manutention et de technologie adaptées aux besoins des entreprises.
- Les agences de recrutement et d’intérim en logistique jouent un rôle crucial, étant
donné que plus de 80% des emplois en logistique sont occupés par des opérateurs
logistiques souvent recrutés en contrat temporaire pour faire face aux fluctuations de
l’activité des entreprises.27
5. Les fonctions de la chaine logistique
5.1. Le système d’approvisionnement

Le processus d’approvisionnement se focalise sur l’acquisition de tous les éléments


nécessaires à la fabrication, se décomposant en deux phases principales. Tout d’abord, il
s’agit de choisir les fournisseurs de l’entreprise, basé sur divers critères tels que la qualité, le
prix, les délais de réapprovisionnement, et les caractéristiques des composants. Il est possible
d’opter pour un fournisseur unique par produit ou d’avoir plusieurs sources pour diversifier
les risques de rupture de stock. Une fois les fournisseurs sélectionnés, la seconde phase

27
Barbara Lyonnet et Marie-Pascale Senkel,[Link], Pp 27 -29.

20
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

implique de passer des commandes de composants en fonction des besoins de production, tout
en assurant que les livraisons sont conformes en termes de qualité, quantité, et timing. 28
De manière générale, de nombreuses entreprises, souvent des leaders de leur industrie,
ont réussi à établir des réseaux avancés d’approvisionnement, appelés « advancedsupply
networks ». Leur objectif est de tirer des avantages compétitifs de multiples sources. Ces
partenaires s’attaquent aux problèmes dans toute la chaîne logistique, coordonnent leurs
stratégies commerciales et collaborent pour innover dans le développement des produits et des
processus. Les résultats se traduisent par une réduction des coûts globaux, des délais de mise
sur le marché raccourcis et une amélioration de la qualité.29

5.2. Le système de production

La production occupe une place centrale au sein de toute organisation car elle vise à
transformer les ressources disponibles en biens et/ou services. Concrètement, l’entreprise
modifie les caractéristiques physiques, spatiales ou temporelles des ressources par le biais de
transformations, de transports ou de stockages. Cependant, la production ne peut être
considérée comme une activité figée au sein de l’entreprise ; elle doit s’adapter aux évolutions
de son environnement et aux autres activités de l’entreprise.
À l’origine, la fonction de production était envisagée de manière isolée au sein de
l’entreprise, mais cette perception a évolué pour deux raisons principales. D’une part, elle doit
désormais être intégrée aux autres fonctions de l’entreprise (finance, marketing, gestion des
ressources humaines, etc.) afin d’atteindre son objectif qui est d’optimiser la combinaison des
facteurs contribuant à la production.30

5.3. Le système de Stock

Le système de stock, largement utilisé depuis de nombreuses décennies dans les


entreprises industrielles et de distribution, repose sur un principe fondamental : séparer la
production de la demande afin d’optimiser la première tout en répondant à la seconde.
Concrètement, cela se traduit par la présence d’un stock de produits finis pour répondre aux

28
Julien François, « Planification des chaines logistiques : modélisation du système décisionnel et performance
», pour obtenir le grade docteur, université bordeaux 1, 17 Décembre 2007, P 23.
29
Hervé Mathe, Daniel Tixier, « La logistique », 7e Edition, PUF, Paris, P 20 – 21
30
Anne Garatacap, PiérreMédane, « Management de la production : Concepts. Méthodes », 4eme édition,
Dunod, Paris, 2013, P8

21
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

demandes des clients, et en amont, un stock de matières premières pour approvisionner la


production.
Chaque stock joue le rôle d’un client pour la phase en amont, car il reflète la demande
nette (la différence entre la quantité en stock et la quantité demandée). La quantité en stock
varie en fonction de différents facteurs :

 La gestion des stocks prend en compte la régularité de la demande pour déterminer le


niveau de stock de sécurité.
 Le délai de réapprovisionnement basé sur une fabrication optimale pour le stock de
roulement.

Ce système permet de lisser les fluctuations de la demande client grâce au stock de


produits finis, servant de tampon entre la production et les commandes. Cependant, son
efficacité dépend de la stabilité des commandes clients. En cas d’irrégularités importantes, ce
système devient risqué pour une entreprise, car il peut conduire à une distorsion croissante des
flux d’information et à une déconnexion entre la demande réelle et le niveau de stock. En
effet, le stock agissant comme régulateur, il peut masquer les véritables besoins en aval,
conduisant les gestionnaires à baser leurs décisions de réapprovisionnement uniquement sur le
solde de stock disponible.31

5.4. Le système de distribution

Le système de distribution, ou la chaîne logistique de distribution international,


englobe un ensemble d’activités interconnectées visant à assurer que le produit désiré par le
client soit livré au bon endroit, dans les délais convenus, en quantité suffisante et au meilleur
coût possible. La distribution physique est aujourd’hui reconnue comme une fonction
stratégique essentielle, qui, lorsqu’elle est gérée efficacement, contribue à la productivité en
maîtrisant les coûts, ainsi qu’à la différenciation par la qualité et la rapidité de réponse aux
demandes des utilisateurs. Les décisions prises en matière de logistique ont un impact direct
sur le rapport entre prix et service, ce qui les rend cruciales pour les distributeurs. Ces choix
sont influencés moins par des facteurs spatiaux que par des considérations historiques liées à
la création de l’entreprise, son mode de croissance et surtout sa stratégie, incluant son

31
CloudeFiore, « Supply Chain en action : stratégie, logistique, service clients », LES ECHOS EDITIONS, Paris
2001, P36.

22
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

domaine d’activité (spécialisation ou diversification) et la segmentation de ses marchés cibles


(formules de vente, clientèle visée).32

6. Les flux de la chaine logistique internationale

Dans la chaîne logistique internationale, on identifie trois types de flux : les flux
d’information, les flux physiques et les flux financiers.

6.1. Le flux d’information

Le flux d’information englobe les échanges de données entre les divers intervenants de
la chaîne logistique, en particulier les transactions commerciales telles que les commandes
entre clients et fournisseurs. Une commande typique inclut la référence du produit, la quantité
demandée, la date de livraison requise et éventuellement le prix convenu lors de la vente.
D’autres éléments peuvent également s’ajouter à cette liste, tels que les options de
produit souhaitées, la fréquence de livraison, et des informations techniques telles que les
paramètres physiques du produit, les processus de production, les capacités de production et
de transport, ainsi que les niveaux de stock. Ces détails sont de plus en plus demandés par les
clients souhaitant suivre l’avancement de la fabrication de leurs produits, ce qui reflète le
principe de traçabilité et renforce le lien client-fournisseur. Les progrès des technologies de
l’information et de la communication (TIC) accélèrent le flux d’information au sein de la
chaîne logistique, mais cela doit être équilibré avec le besoin de confidentialité entre les
acteurs.33
Figure 4° : les flux d’information

manager, planifier, coordonner, controler

Source : url [Link]

32
CloudeFiore, « Supply Chain en action : stratégie, logistique, service clients », LES ECHOS EDITIONS, Paris 2001
33
Marzouk Salah Eddine, problème de dimensionnement de lot de livraison : application ou cas ou d’une chaine
logistique, thèse pour l’obtention du garde de docteur en automatique et informatique, université de Belfort,
année 2007 page 13.

23
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

6.2. Le flux physique

Le flux physique représente le déplacement des marchandises depuis les matières


premières jusqu'aux produits finis, en passant par les différentes étapes de production des
produits semi-finis. Il nécessite une organisation logistique comprenant des sites de
production, des moyens de transport pour les relier, et des espaces de stockage pour gérer les
fluctuations et assurer la continuité des activités. En somme, le flux physique résulte des
opérations de manutention et de transformation des produits, quel que soit leur état.
Généralement considéré comme le plus lent des trois flux, il est crucial pour assurer le bon
fonctionnement de la chaîne logistique.34
Figure N°5: flux physique

APPROVISIONNE
TRANSFORMER DISTRIBUER
R
Source : url [Link]

6.3. Le flux financier

Le flux financier englobe la gestion monétaire des entreprises, notamment les ventes
de produits, les achats de composants ou de matières premières, les investissements dans des
outils de production, divers équipements, la location d’entrepôts, ainsi que les salaires des
employés. Habituellement, la gestion du flux financier est centralisée au sein de l’entreprise,
généralement dans les services financiers ou comptables, en coordination avec les fonctions
de production via les services des achats et commerciaux. À long terme, il inclut également
les investissements importants tels que la construction de nouveaux bâtiments et l’acquisition
de lignes de fabrication, impliquant souvent des interactions avec des institutions bancaires
externes à l’entreprise.35

34
Ibid, p14.
35
Marzouk Salah Eddine, op, cité, p15

24
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Figure N°6: Flux financier

client distributeur manufacturier fourniseur

Source : DUPONCHEL Diane, Mémoire de fin d’étude « citoyenneté et supply chaine », université
paris1 – panthéon SORBONNE master deux de management- spécialité logistique, session 2010, P32

Figure N°7 : les différents flux de la chaîne logistique internationale

Source : Anne Grata cap, Pierre Médan, « management de production » DUNOUD, 3eme édition Paris,
2009, page.268.

7. Les défis de la chaîne logistique internationale

La gestion de la chaîne logistique à l'échelle mondiale présente plusieurs défis complexes :

- Complexité des Réglementations Douanières : La diversité des règles et procédures


douanières entre les différents pays rend la gestion des expéditions transfrontalières
difficile et chronophage. Les entreprises doivent se conformer aux exigences spécifiques
de chaque pays pour éviter les retards et les problèmes lors du passage des frontières.

25
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

- Défis Logistiques Liés aux Longues Distances : Les longues distances entre les sites de
production, de stockage et de distribution à l'international entraînent des défis en termes
de temps et de coûts de transport.
- Sécurité des Marchandises en Transit : La sécurité des marchandises en mouvement est
une préoccupation majeure en raison des risques de vol, de sabotage ou de piraterie,
surtout dans les zones géopolitiquement instables.
- Coordination entre Multiples Acteurs : La coordination des nombreux intervenants
impliqués dans la chaîne logistique internationale, tels que les transporteurs, les
fournisseurs et les autorités douanières, représente un défi constant.
- Fluctuations des Coûts : Les variations des coûts liés au transport, aux tarifs douaniers,
aux changes et aux matières premières peuvent affecter la rentabilité et la compétitivité de
la chaîne logistique internationale.
- Gestion de la Demande Mondiale : Anticiper et répondre aux fluctuations de la demande
mondiale tout en minimisant les niveaux de stock excessifs est un défi pour optimiser
l'efficacité de la chaîne logistique.
- Préoccupations Environnementales : Les transports longue distance de la logistique
internationale génèrent des émissions de carbone importantes, soulevant des enjeux de
durabilité et de responsabilité environnementale.

26
Chapitre I Généralités sur la logistique et la chaine logistique
à l’international

Conclusion
La chaîne logistique est un ensemble complexe d'entreprises qui interviennent dans le
processus de fabrication, de distribution et de vente de produits, du premier fournisseur au
client final. Elle est composée de plusieurs maillons, incluant les fournisseurs, les
producteurs, les distributeurs et les clients, qui sont liés par des flux physiques, financiers et
d'information. Les flux physiques représentent les mouvements de marchandises, les flux
financiers les échanges de fonds, et les flux d'information les transferts de données entre les
acteurs de la chaîne. La gestion efficace de ces flux est essentielle pour assurer la qualité et la
rapidité des opérations logistiques, ainsi que pour réduire les coûts et les risques.

27
Chapitre II
Le commerce international et
la procédure d’importation
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Introduction
Le commerce international est un élément clé de l'économie mondiale, permettant aux
pays d'échanger des biens et des services à travers les frontières. Au cœur de ce processus se
trouve la procédure d'importation, qui est essentielle pour les entreprises et les
consommateurs qui cherchent à acquérir des produits provenant d'autres nations.
Ce deuxième chapitre est divisé en deux sections distinctes. La première section
aborde les notions de base de commerce international. La deuxième section se concentre
quant à elle sur la procédure spécifique de l’importation.

28
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Section 01 : Les notions de base de commerce international


Le commerce international est un échange de biens, de services et de capitaux entre
pays à travers les frontières. Il est essentiel à la prospérité économique mondiale, car il permet
aux pays de se spécialiser, de croître économiquement et de créer des emplois. Grâce au
commerce international, les pays peuvent accéder à une plus grande diversité de produits,
stimuler leur compétitivité et bénéficier de gains mutuels.

1. La définition du commerce international

Le domaine du commerce international englobe les transactions commerciales


impliquant l’achat et la vente de marchandises entre des entités économiques nationales
distinctes. Cet aspect du commerce est dynamique, car il implique la production dans un lieu
et la vente et la consommation dans d’autres. Il comprend les opérations d’importation,
d’exportation et de transit.36
Le commerce international implique des acteurs situés dans différents pays voire sur
des continents différents. Son développement favorise l’internationalisation des échanges de
biens, de services et de capitaux, ce qui élargit les activités économiques au-delà des
frontières nationales.37
Dans son sens strict, le commerce international désigne les flux de biens entre des
entités économiques de nationalités différentes. Dans une acception plus large, il inclut
également les flux de services, tels que le transport, le tourisme et les services aux entreprises,
en raison de leur croissance significative dans les échanges internationaux.38
Le commerce international offre la possibilité à un pays de consommer au-delà de sa
capacité de production, se manifestant par deux principales catégories de transactions : les
importations et les exportations. Les importations désignent l’acquisition de marchandises
provenant de l’étranger ou d’une zone franche et destinées au territoire national. Les
exportations, quant à elles, représentent l’envoi de marchandises vers l’étranger ou une zone
franche située sur le territoire national.39
D’après ces définitions on peut dire que Le commerce international est l'ensemble des
échanges commerciaux entre des entités économiques de différents pays ou régions,
impliquant l'achat, la vente et la circulation de marchandises ainsi que la prestation de
36
BEITTON-A, « Dictionnaire des sciences économiques », 2eme Édition Armand Colin, Paris 2007, P60.
37
KHADIR-T, « Le financement du commerce extérieur par le crédit documentaire : Quel impact sur la
rentabilité De la banque », Mémoire du Master, Université de Bejaia 2016/2017
38
[Link] consulté le 12/04/2024 à 23h
39
Berthélemy Jean-Claude, « Commerce international et diversification économique », Revue d’économie
Politique, 2005/5 (Vol. 115), p. 591-611.

29
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

services au-delà des frontières nationales. Il englobe les opérations d'importation,


d'exportation et de transit, impliquant des acteurs situés dans diverses régions du monde. Ce
processus favorise l'internationalisation des échanges de biens, de services et de capitaux,
permettant à un pays de consommer au-delà de sa capacité de production grâce aux
importations et d'étendre son influence économique par les exportations.
1.1. Emergence du commerce international
Le commerce international prend son essor au XVIIe siècle, marquant une période de
développement économique significatif.
1.1.1. Des échanges limités jusqu’au XVIIIe siècle
Jusqu’au XVIIIe siècle, les échanges commerciaux étaient restreints. Le commerce
international était peu développé, ne représentant qu’une part minime des économies
nationales. Les routes commerciales étaient limitées, les commerçants confrontés à de
multiples taxes et droits de passage. Par ailleurs, le contexte économique n’était pas
favorable.40
1.1.2. Naissance du commerce international
Les échanges commerciaux remontent à l’Antiquité, encouragés par l’installation
permanente des populations. Le commerce international s’est développé à partir du XVIe
siècle grâce à l’essor du commerce maritime, à la découverte du Nouveau Monde et à
l’évolution des méthodes de production. Cette expansion a été facilitée par l’établissement de
marchands et la légitimation de l’activité économique. Les marchandises ont joué un rôle clé
en favorisant le développement des échanges commerciaux, mettant en lumière l’importance
de la balance commerciale dans l’économie. Selon la doctrine mercantiliste, qui considère les
échanges comme un pilier de la prospérité nationale, l’intervention de l’État dans l’économie
était vue comme favorable pour accroître la richesse, en particulier les réserves d’or et de
métaux précieux.
Le commerce international a commencé à prendre forme au XIXe siècle, alors que les
États-Nations émergeaient et que l’on reconnaissait le rôle crucial du commerce extérieur
dans le renforcement de la puissance et de l’influence des États sur la scène mondiale.
1.1.3. Le protectionnisme du commerce au début du XIXe siècle
Au début du XIXe siècle, le protectionnisme prévalait dans le commerce, notamment
pendant la révolution industrielle. Ce bouleversement touchait divers secteurs tels que
l’industrie, l’agriculture, la population, les transports et le commerce. Initialement lancée à la

40
MORE-T, « Les enclosures »,1ere Edition Dunod, Paris 1996, P324.

30
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

fin du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, puis au début du XIXe siècle en France et en


Allemagne, cette période était marquée par des politiques protectionnistes. En Grande-
Bretagne, des monopoles commerciaux et de navigation, ainsi qu’une réglementation du
commerce des céréales pour protéger les propriétaires fonciers, étaient en place. En France,
des taxes étaient principalement imposées sur les produits industriels et agricoles. 41
1.1.4. Le libre échange de la seconde moitié du XIXe siècle
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le commerce international était étroitement contrôlé,
avec un fort accent sur le protectionnisme. Cependant, les limites de cette approche étaient de
plus en plus évidentes pour l’économie anglaise. Les droits de douane élevés entravaient le
développement d’une économie dominante, tandis que les prix élevés du blé étaient un
fardeau supplémentaire. Progressivement, la Grande-Bretagne s’éloigna des politiques
protectionnistes et embrassa les Idées du libre-échange. Ce changement fut initié par la
suppression des lois sur le blé en 1846, suivie par l’abolition des lois sur la navigation en
1849. En 1860, la Grande-Bretagne conclut un traité de libre-échange avec la France, alors la
deuxième puissance économique mondiale. Ce traité fut crucial non seulement d’un point de
vue commercial, mais aussi sur le plan psychologique, renforçant les échanges entre les deux
nations.42
1.1.5. Développement du commerce international
Après la Seconde Guerre mondiale, une période d’expansion du commerce
international, connue sous le nom des « Trente Glorieuses », a vu une augmentation
significative des ventes internationales de diverses marchandises, y compris les matières
premières, les produits manufacturés et les produits agricoles. Cette expansion s’est également
manifestée par des transactions telles que la vente d’usines, la conclusion de contrats de
construction d’infrastructures et les opérations immobilières à l’échelle internationale. La
mondialisation et l’ouverture des marchés étrangers ont été stimulées, notamment par
l’accroissement des investissements directs.
À partir des années 1970, avec la croissance de l’importance des services dans les
économies, le commerce international s’est étendu aux échanges de services. La
mondialisation de la production s’est également traduite par une augmentation significative
des transports internationaux, en particulier maritimes et aériens.

41
Courrier international n°427, janvier 1999
42
LAIN DEPPE-A, « Marketing international », Edition Economica, Paris 2009, P4.

31
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Le développement du commerce international a été à la fois une conséquence et un


moteur du libre-échange, contribuant à la réduction des barrières protectionnistes et des
obstacles réglementaires.
Les progrès technologiques dans les domaines des technologies de l’information et de
la communication ont joué un rôle crucial dans cette internationalisation des échanges de
biens et de services.
1.2. L’évolution du commerce extérieur en Algérie
L’évolution du commerce extérieur en Algérie a été marquée par un objectif principal :
la diversification géographique des partenaires commerciaux. Cependant, la colonisation de
l’Algérie par la France pendant plus d’un siècle, caractérisé par son caractère exclusif, a
entravé cette ambition. La stratégie commerciale de l’Algérie s’est donc concentrée sur le
détournement de l’ancien colonisateur français vers la recherche d’autres partenaires
commerciaux.
L’Algérie n’a pas cherché à diversifier ses partenaires commerciaux uniquement pour
le principe de la diversification, comme l’a souligné le ministre du commerce de l’époque. Au
contraire, elle a cherché des partenaires qui non seulement importent ses produits, mais aussi
garantissent des échanges commerciaux significatifs.
La période allant de 1980 à 2005 a été marquée par une série d’événements
significatifs, bouleversant la scène économique nationale en Algérie. Ces événements, de par
leur intensité, ont contraint les autorités algériennes à réexaminer leur politique économique
dans son ensemble, et plus particulièrement leur politique en matière de commerce extérieur.
La crise de paiement survenue au début des années 1990 a été un tournant majeur,
conduisant à un recours au FMI. En échange de son assistance, le FMI a imposé certaines
conditions, notamment la libéralisation du commerce extérieur, considérée comme une étape
cruciale vers la libéralisation économique. Ce premier pas vers l’intégration dans l’économie
mondiale libérale a favorisé les négociations avec l’Organisation mondiale du commerce
(OMC) et conduit à la signature d’un accord d’association entre l’Algérie et l’Union
européenne.43
En 2022, les échanges commerciaux de l'Algérie ont atteint 104,2 milliards de dollars
américains, soit une hausse de 37% par rapport à 2021. Selon les données de TradeMap, les
exportations algériennes ont suivi l'évolution des cours des hydrocarbures, atteignant 68,4
milliards de dollars, soit une augmentation de 76,4% sur un an. Cette progression s'explique

43
Rapport de conseil national économique, op, cit., P

32
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

principalement par la hausse des prix des produits pétroliers et gaziers, qui représentent 89,8%
des exportations totales du pays (41% pour le gaz naturel, 30,3% pour le pétrole brut et 15,4%
pour les carburants). Le reste des exportations (10,2%) se compose de dérivés des industries
pétrolière et gazière ainsi que de produits agroalimentaires.
En 2022, les principaux clients de l'Algérie étaient l'Italie (32,3% des exportations),
l'Espagne (12%) et la France (10,5%).
Du côté des importations, celles-ci ont atteint 35,9 milliards de dollars en 2022, en
baisse de 3,6% par rapport à 2021. Les principaux produits importés sont les biens
alimentaires (16%), les biens d'équipements industriels (10,9%), les produits en plastique
(7,3%) et les biens d'équipements électriques (5,1%). La Chine était le premier fournisseur de
l'Algérie en 2022 avec 18,6% de part de marché, suivie par la France (14%) et l'Italie (7,7%).
Grâce à la hausse plus importante des exportations par rapport aux importations, le solde
commercial algérien a affiché un excédent de 32,4 milliards de dollars en 2022, pour la
deuxième année consécutive, après six années de déficits.44
Figure N°8 : l’évolution des échanges commerciaux de l’algérie (mds, usd)

Source : trade maps , publier le 27 novembre 2023

1.3. Les théories du commerce international


Les théories du commerce international sont parmi les plus anciennes et les plus riches
en économie. Elles cherchent à expliquer pourquoi les pays se spécialisent dans la production
de certains biens et services, vendus tant sur leur marché intérieur que sur les marchés
étrangers, en échange d’autres biens et services importés. Cette spécialisation se fait
généralement dans les domaines où un pays a un avantage comparatif, c’est-à-dire où il est

44
url [Link]

33
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

plus efficace que les autres dans la production. Les différentes théories varient dans leur
explication de l’origine de cet avantage. On distingue principalement les théories
traditionnelles des nouvelles théories du commerce international.
1.3.1. Les théories traditionnelles du commerce international
[Link]. Les théories classiques
A. Théories des avantages absolus (Adam Smith 1776)
Adam Smith, dans son œuvre majeure de 1776 sur la richesse des nations, 45 critique
vivement le mercantilisme, préconisant plutôt la spécialisation des pays dans les activités où
ils ont un avantage de productivité. Selon lui, chaque pays devrait se concentrer sur la
production de biens pour lesquels il peut utiliser moins de ressources que d’autres nations, et
acheter les biens qu’il ne peut produire aussi efficacement à l’étranger. Cette notion
d’avantage absolu, basée sur le principe de la division du travail, est essentielle pour
comprendre comment les échanges internationaux peuvent bénéficier à tous les pays.
Smith affirme que si chaque pays se spécialise dans la production de biens où il
possède un avantage absolu, cela entraînera un gain global pour l’ensemble des nations
participantes. Il souligne ainsi l’importance de la productivité et de l’efficacité dans la
compétitivité internationale. Cette approche économique met en lumière le potentiel de
coopération et de prospérité résultant de la spécialisation et de l’échange entre les nations,
contrairement à la vision mercantiliste qui privilégiait l’enrichissement exclusif d’un seul
pays.
La théorie des avantages absolus d’Adam Smith met en évidence la manière dont les
pays peuvent tirer profit de leurs différences de productivité pour bénéficier mutuellement du
commerce international. En encourageant la spécialisation dans les domaines où ils excellent,
les nations peuvent accroître leur bien-être économique et favoriser une répartition efficace
des ressources à l’échelle mondiale.46
B. Théorie des avantages comparatifs (David Ricardo 1817)
La théorie des avantages comparatifs, élaborée par l’économiste britannique David
Ricardo au XIXe siècle, met en avant l’idée que chaque pays devrait se spécialiser dans la
production des biens où il dispose d’un avantage comparatif par rapport aux autres nations, et
acheter les biens qu’il ne produit pas. Contrairement à la théorie des avantages absolus
d’Adam Smith, Ricardo se concentre sur les coûts relatifs de production plutôt que sur les

45
Stéphane Bécuwe, « Commerce international et politique commercial »,Edition Armand Colin, 2006, P.11.
46
Jean –Louis Mucchielli, « Relations économique internationales », Edition, Paris, 2010, P.39, P.110

34
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

coûts absolus. Selon lui, le commerce international permet d’accroître la variété des biens
disponibles et favorise l’accumulation de capitaux, ce qui bénéficie à tous les pays impliqués.
Ricardo soutient que même en l’absence d’avantages absolus, la spécialisation basée
sur les avantages comparatifs peut être avantageuse. Cette approche met en lumière
l’importance des différences de productivité dans la spécialisation internationale. Ainsi, la
théorie des avantages comparatifs souligne que les pays ont intérêt à se spécialiser même s’ils
ne possèdent pas d’avantage absolu, favorisant ainsi une division internationale du travail et le
libre-échange. Cette spécialisation permet d’économiser les ressources en main-d’œuvre, ce
qui entraîne une augmentation de la productivité et de la production globale.47
[Link]. Les théories néoclassiques de l’échange international
Après les classiques, les néoclassiques ont également apporté leur contribution au
développement du commerce international. Parmi leurs travaux influents, on peut citer :
A. La théorie de la dotation en facteur de production d’HOS
Après les classiques, les néoclassiques ont également apporté leur contribution au
développement du commerce international. Parmi leurs travaux influents, on peut citer la
théorie de la dotation en facteurs de production d’HOS. Cette théorie, approfondie au XXe
siècle par les économistes Hecksher, Ohlin et Samuelson, met l’accent sur les différences de
dotations en facteurs de production, ainsi que sur les prix relatifs de ces facteurs entre deux
pays, pour expliquer les motifs du commerce international. En d’autres termes, elle cherche à
expliquer pourquoi les pays se spécialisent dans la production de biens et services qui utilisent
intensivement les ressources dont ils disposent en abondance, tout en échangeant avec
d’autres pays qui possèdent des ressources différentes.
B. Le théorème Hecksher – Ohlin (H-O)
Le théorème de Heckscher-Ohlin, souvent désigné sous le nom de HO, a été développé
par les économistes E. Hecksher en 1919 et B. Ohlin en 1933. Dans ce modèle, les différences
de dotation en facteurs de production sont à l’origine des avantages comparatifs entre les
pays. Les pays sont supposés avoir des dotations relatives en facteurs de production
différentes, ce qui se traduit par des coûts relatifs de production distincts pour les produits.
Les facteurs de production principaux pris en compte sont le capital et le travail. Selon la

47
M. Basle, B. Chavence, G Leobal, F. Benhamou, Geldon et A. Lipietz « Histoire des pensées économique »,
édition, Dalloz, 1993, P.62.

35
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

théorie HO, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production qui nécessite des facteurs
de production largement disponibles.48
Le théorème de Heckscher-Ohlin conclut que l’échange des produits entraîne
également un échange des facteurs de production. Chaque nation a donc intérêt à se
spécialiser dans des productions qui utilisent des facteurs de production qu’elle possède en
abondance. En d’autres termes, cette théorie met en évidence l’importance des différences de
dotations en facteurs de production entre les pays dans la détermination des motifs du
commerce international et de la spécialisation économique.49
C. La contribution de P.A. Samuelson
La contribution de P.A. Samuelson réside dans l’homogénéisation des prix des
facteurs de production entre les pays pratiquant le commerce international. Son théorème
énonce qu’une augmentation du prix relatif d’un bien entraîne une hausse de la rémunération
réelle du facteur intensif dans la fabrication de ce bien, tandis qu’elle diminue la rémunération
réelle de l’autre facteur. En d’autres termes, le commerce international tend à élever les prix
des facteurs abondants et à diminuer les prix du facteur considéré comme cher. Cette théorie
met en lumière les effets du commerce sur la répartition des revenus et des ressources entre
les facteurs de production, ce qui a des implications importantes pour la politique économique
et la spécialisation industrielle.50
1.3.2. Les nouvelles théories de commerce international
Les nouvelles théories du commerce international sont souvent présentées comme des
concurrentes de la théorie traditionnelle.
A. L’approche néo-factorielle
L’approche néo-factorielle prend en compte la notion de capital humain et de
qualification du travail. Selon cette théorie, un pays relativement abondant en capital
exportera des biens intensifs en travail qualifié, tandis qu’un pays relativement peu abondant
en capital exportera des biens intensifs en travail non qualifié. En intégrant le capital humain
et la qualification du travail, cette approche cherche à expliquer les motifs du commerce
international en tenant compte des différences de main-d’œuvre entre les pays.51

48
Brahim GANDOUZI , « Relation économique international », Edition, Dar Elmaarefa, P.26
49
Brahim GUENDOUZI , OP ,cit., P27
50
Gueutin Claire- Agnès « Essentiel de l’économie I » Fiches de cours et cas pratique, Edition, Ellipses, 2012.
51
Jean Louis Mucchielli ,[Link],P.58.

36
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

B. L’approche néo-technologique
L’approche néo-technologique explique le mouvement et la dynamique des
transactions internationales en termes d’écart technologique entre les pays, ce dernier
constituant le déterminant du commerce international. Selon cette théorie, les pays en avance
exportent des biens intensifs en nouvelle technologie, tandis que les autres exportent des
produits plus standardisés. Cette perspective a été développée par Posner, qui a montré qu’une
avance technologique d’une entreprise peut conférer à son pays d’origine un nouvel avantage
comparatif. En intégrant la dimension technologique, cette approche permet de mieux
comprendre les motifs du commerce international et les stratégies compétitives des nations.
C. Théorie macroéconomiques
On peut distinguer deux théories :
 La théorie de la demande
La théorie de la demande dans le commerce international, proposée par Stefan
Burestam Linder en 1961, met l’accent sur le rôle crucial de la demande plutôt que de se
concentrer uniquement sur les capacités de production des pays. Selon cette théorie, les pays
se spécialisent en fonction de leur demande intérieure et cherchent de nouveaux marchés à
l’exportation lorsque cette demande atteint un plateau. En d’autres termes, le marché
international est considéré comme une extension du marché national.
 La théorie du cycle de vie
Quant à la théorie du cycle de vie international des produits, développée par Vernon,
elle met en évidence le caractère temporaire de l’avantage compétitif. Lorsqu’un produit
atteint sa phase de maturité, il devient intensif en travail peu qualifié, ce qui ramène
l’importance des coûts des facteurs de production. Pour réduire ces coûts, les entreprises
délocalisent souvent leur production vers des pays en développement, qui deviennent à leur
tour des exportateurs vers les pays industrialisés52.
D. Théorie de la firme
Elle consiste en trois théories :
 La concurrence imparfaite
Dans la perspective de Bernard sur la concurrence imparfaite, la différenciation des
produits permet aux entreprises de bénéficier d’une position de quasi-monopole. Plutôt que de
produire des produits homogènes en grande quantité, l’accent est mis sur la production en

52
VERNON : économiste américaine connu pour sa théorie de cycle de vie du produit et pour son application au
commerce international

37
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

séries plus restreintes d’articles différenciés. Cette approche peut être réalisée soit par une
stratégie de spécialisation, soit par une stratégie de diversification.
 La théorie de la firme multinationale
Dans la théorie de la firme multinationale, des auteurs tels que Dunning ont tenté
d’incorporer les trois niveaux macroéconomique (nation), méso-économique (secteur
d’activité) et microéconomique (entreprise) pour expliquer que les stratégies
d’internationalisation dépendent de plusieurs conditions combinées. Selon cette perspective,
la firme doit posséder, au niveau méso-économique, certains avantages, tels que la
technologie, qu’il est avantageux d’internaliser au niveau microéconomique, en raison des
faibles coûts des facteurs de production dans le pays d’accueil, au niveau macroéconomique.
 L’avantage compétitif des nations
L’avantage compétitif des nations, selon Michael Porter, dépend en partie de la qualité
de leur environnement national, mais d’autres facteurs entrent en jeu. Deux variables sont
essentielles : d’une part, l’État, qui peut utiliser ses ressources (fiscales, monétaires,
juridiques) pour soutenir les industries, influencer la concurrence, améliorer la qualité des
facteurs de production et stimuler la demande intérieure ; d’autre part, le hasard.53
1.6. Les caractéristiques de commerce international

- Fragmentation du Processus Productif : Le commerce international se caractérise par une


fragmentation du processus productif, ce qui favorise la spécialisation et la coopération
économique entre les nations.
- Influence des Pays Émergents : L'émergence des pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine,
Afrique du Sud) a profondément influencé l'économie mondiale, notamment avec une
croissance remarquable en Chine.
- Défis de Disparité de Richesse : Cependant, le commerce international est confronté à des
défis liés à la disparité dans la répartition de la richesse, ce qui peut entraver le potentiel
de croissance économique.
- Échanges Commerciaux Intra-Industrie : Le développement du commerce intra-branche,
comme dans le secteur automobile entre la France et l'Allemagne, souligne l'importance
croissante des échanges commerciaux au sein d'une même industrie.
- Commerce Intra-Firmes : Le commerce intra-firmes, où les entreprises opèrent à travers
des filiales et des partenariats à l'échelle mondiale, contribue à renforcer les liens
commerciaux internationaux.
53
A Gerjebin ; « Théorie contemporaine de l’échange international » France, 1987, P.229.

38
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

- Impact de la Chine : La montée en puissance de la Chine en tant que première puissance


économique mondiale a des répercussions majeures sur les flux commerciaux, les
investissements et les stratégies commerciales des autres nations.

39
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Conclusion
Le commerce international est un phénomène complexe qui implique des échanges de
biens et de services entre les nations. Les théories du commerce international, telles que celles
de Ricardo et de Heckscher-Ohlin, expliquent les avantages comparatifs et les échanges
internationaux en fonction des ressources et des technologies. Cependant, la nouvelle théorie
du commerce international, développée par des économistes comme Krugman, met l'accent
sur les rendements d'échelle croissants et la concurrence imparfaite pour comprendre les
dynamiques contemporaines du commerce international. Les caractéristiques du commerce
international incluent la diversification géographique des partenaires commerciaux, la
spécialisation dans les industries de pointe, et la gestion efficace des flux physiques,
financiers et d'information.

40
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Section 02 : La procédure d’importation


L'importation est généralement bénéfique pour les consommateurs, car elle leur offre un plus
large choix de produits et stimule la concurrence des prix, ce qui encourage également la
compétitivité des producteurs. Dans cette section nous allons voir les déférents facteurs d’une
procédure d’import, Les instruments et les techniques de paiement dans le cadre d'une
opération d’importation et Les procédures d’importations et le de dédouanement d’une
marchandise

1. Les incoterms
1.1. Définition de l’incoterm

Les incoterms désignent les conditions de vente internationales (International Commercial


Terms), et sont définis par la Chambre de commerce [Link] précisent les conditions
du transfert de frais et de risques entre acheteur et vendeur compte tenu d’une localisation
géographique précise comme un port ou un aéroport. Les incoterms ne règlent pas le transfert
de propriété qui, dans la pratique, reste attaché à la notion de livraison54

1.2. Rôles des Incoterms


- Les incoterms ont des rôles bien définis, Chacun des 11 incoterms propose principalement
: une définition précise de l'obligation du vendeur, de livrer ou remettre la marchandise  à
un transporteur ;
- une définition précise de la répartition des frais de logistique internationale entre le 
vendeur et l'acheteur ;
- une définition précise du point de transfert de risques sur la marchandise, du vendeur  à
l'acheteur : à partir de quel moment et à quel endroit l'acheteur assumera les risques
encourus par la marchandise ;
- une définition précise des documents dus par le vendeur à l'acheteur.

Les 11 incoterms, identifiables par des sigles basés sur la langue anglaise, permettent à tous
de savoir de quel contrat il s'agit. Leur usage n'est pas obligatoire (mais vivement
recommandé) et ils ne concernent que les transactions internationales.

54
Le petit export, [Link], H MARTINI, logistique contrats risques financements, édition DUNOD, paris 2008,
P 6.

41
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

1.3. Choix de l’incoterms

Le choix de l’incoterm résulte de la politique commerciale ou


d’approvisionnement du vendeur et de l’acheteur. Les ventes départ prévoient une livraison
dans le pays de départ ce qui libère le vendeur des risques attachés à la logistique. Dans les
ventes aux conditions « arrivée », le vendeur prend en charge la globalité de l’opération
logistique et assure une livraison à destination ce qui l’amène à choisir un incoterm de vente à
l’arrivée. Les contractants peuvent choisir d’appliquer des variantes, à définir avec soin 55

1.4. Le classement des Incoterms

Les incoterms sont classés en fonction du risque, du mode de transport et de la famille.

 Le classement en fonction du risque

Une première distinction qui porte sur les risques permet de placer les opérations en56 :

- « vente au départ », auquel la marchandise voyage sur le transport principal aux risques et
périls de l’acheteur.
- « vente à l’arrivée », auquel la marchandise voyage sur le transport principal aux risques
et périls de vendeur.

Sur les onze incoterms :

 Huit sont des incoterms de « vente au départ » : (EXW, FCA, FAS, FOB CFR, CIF, CPT,
CIP).
 trois sont des incoterms de « vente à l’arrivée » : (DAT, DAP, DDP).
 Le classement en fonction des modes de transport57

Classification des incoterms selon les modes de transport Famille Incoterm

 Tout mode de transport. EXW, FCA, CPT, CIP, DAT, DAP, DDP
 Transport maritime ou fluvial. FAS, FOB, CFR, CIF,

Classement par famille


Les incoterms sont répartis en trois familles :

 Famille des « F » : « Free », (Franco).

55
2Le petit export, [Link], H MARTINI, logistique contrats risques financements, édition DUNOD,
paris2008, P 7
56
[Link], « le transport international de marchandises », VUIBERT, Paris, 1992, p82
57
Le petit export, [Link], H MARTINI, logistique contrats risques financements, édition DUNOD, paris 2008,
P 7.

42
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

 famille des « C » : « Cost or Carriage », (coût ou port)


 Famille des « D » : « Delivered », (rendu).

1.5. Les modifications avec les Incoterms 202058


Les Incoterms sont révisés tous les 10 ans pour s'adapter aux lois en vigueur. La
dernière révision, effective depuis le 1er janvier 2020, a modifié les habitudes des
importateurs et exportateurs. Pour la première fois, des représentants de la Chine et de
l'Australie ont participé au comité de révision des Incoterms 2020, aux côtés de représentants
de la France, de l'Angleterre, de l'Allemagne, des USA et de la Turquie. La version finale des
Incoterms 2020 vise à améliorer la compréhension en éliminant les zones grises et en
apportant plus de clarté. Ce changement est motivé par la nécessité de prévenir les mauvaises
interprétations Les modifications apportées avec les Incoterms 2020 sont essentielles pour
améliorer la compréhension et la précision dans les échanges internationaux. Voici les
principaux changements :

 DAT devient DPU : L'incoterm DAT (Delivery At Terminal) est remplacé par DPU
(Delivery at Place Unloaded). Cette modification signifie que la marchandise est livrée à
un endroit spécifique, prête à être déchargée, plutôt que simplement à un terminal de
déchargement.
 FCA avec l'option "connaissement à bord" : L'incoterm FCA (Free Carrier) permet
désormais à l'acheteur de donner des instructions au transporteur pour confirmer que la
marchandise a été chargée sur le navire. Cette option est convenue entre le vendeur et
l'acheteur dans le contrat de vente.
 Élimination des Incoterms EXW et DDP : Les incoterms EXW (Ex Works) et DDP
(Delivered Duty Paid) ne sont plus utilisés. Cela simplifie les règles et réduit les zones
grises dans les échanges internationaux
 Réglementation sur les types d'assurance de transport: Les Incoterms 2020 incluent des
règles plus précises sur les types d'assurance de transport, ce qui facilite la compréhension
et la gestion des risques
 Sécurité du transport: Les Incoterms 2020 mettent en avant la sécurité du transport, en
incluant des règles pour les transports par des moyens propres et en réglementant les types
d'assurance de transport

58
[Link] consulté le 22/06/24 à 12H09

43
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

 Dédouanement : Les Incoterms 2020 définissent plus clairement qui est responsable du
dédouanement des marchandises en transit, ce qui réduit les risques et les coûts pour les
parties impliquées

Figure N °9 : Illustration des incoterme 2020

Source : [Link]

2. Les instruments et les techniques de paiement dans le cadre d'une


opération d’importation

Dans le contexte des transactions commerciales internationales, divers instruments de


paiement sont nécessaires. Ces instruments se présentent sous différentes formes matérielles
ou supports pour faciliter les règlements.

2.1. Encaissement simple

Dans le système d’encaissement simple, également connu sous le nom de compte


ouvert, les conditions de paiement spécifient que la marchandise est payable soit dès son
expédition, soit à une date d’échéance prédéfinie. Cette méthode est souvent utilisée dans les
relations commerciales de confiance entre le vendeur et l’acheteur, où le paiement est effectué
sur la base de factures sans l’utilisation de documents bancaires spécifiques. Cependant, elle

44
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

comporte un risque pour le vendeur, car il peut ne pas recevoir le paiement si l’acheteur ne
respecte pas ses obligations contractuelles.59

2.2. L’encaissement documentaire

L'encaissement documentaire implique l'échange de documents représentatifs de la


marchandise contre paiement. Ces documents sont traités par les banques, qui les contrôlent,
particulièrement dans le cas du crédit documentaire.
Lorsqu'un risque de non-paiement sur l'acheteur ou le pays de l'acheteur (risque pays)
est identifié, les techniques documentaires deviennent préférables aux techniques
d'encaissement simple. Trois techniques documentaires sont envisageables :
 La remise documentaire.
 Le crédit documentaire.
 La lettre de crédit stand-by.

2.2.1. La remise documentaire

La remise documentaire est un processus de recouvrement dans lequel une banque est
mandatée par un exportateur (le vendeur) pour collecter une somme due par un acheteur en
échange de la remise des documents nécessaires. Généralement, le vendeur fait établir les
documents de transport à l’ordre de la banque de l’acheteur ou d’une banque dans le pays de
l’acheteur. Ces documents doivent être remis à l’acheteur par la banque contre paiement ou
acceptation d’effets de commerce. La remise documentaire est régie par des règles et des
usages uniformes.60

[Link]. Les Types de remises documentaires

Il existe deux types de remises documentaires :


A. La remise documentaire à vue : Dans ce cas, la banque chargée de l’encaissement ne
remet les documents à l’acheteur qu’après réception du paiement immédiat.
B. La remise documentaire contre acceptation (D/A) : Il s’agit de remises où la banque
chargée de l’encaissement ne remet les documents à l’acheteur qu’après que celui-ci ait
accepté une ou plusieurs traites payables à une date ultérieure.61

59
GROUPE SOCIETE GENERAL,service à l’international, moyen de réglement
60
BENAMMARJ-M, « Technique du commerce international ».[Link], France,1995
61
Lien [Link] consulté le 18/06/24 à 19H39

45
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

[Link]. Les intervenants dans la remise documentaire

Les intervenants dans la remise documentaire comprennent généralement quatre


parties:62
 Le donneur d’ordre : le vendeur exportateur qui mandate sa banque pour effectuer la
remise documentaire.
 La banque présentatrice : il s’agit de la banque à l’étranger chargée de l’encaissement.
Cette banque peut être la correspondante de la banque du donneur d’ordre. Elle est
responsable de la présentation des documents à l’acheteur et de recevoir son règlement.
On distingue deux types de remise documentaire : DP (Document contre Paiement) et DA
(Document contre Acceptation).
 La banque remettante : il s’agit de la banque du vendeur à qui l’opération a été confiée.
 Le bénéficiaire : le destinataire des documents, qui doit payer le montant du contrat pour
obtenir la libération des documents.
Figure N°10: Déroulement d’une remise documentaire

Contrat commercial1
CLIENT Fournisseur
Expédition de la marchandise2

Remise des ( Paiement 4 paiement 6


Documents 4 envoi des Documents 2

Paiement 5
Banque
Banque
présentatrice
remettante
Envoi des documents3

Source : par moi-même

62
CHEVALIER.D, « Crédit documentaire une sécurité de paiement toujours très appréciée». Paris,1999 LE MOCI
N°1385,

46
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

[Link]. Les avantages et les inconvénients

Tableau N° 01 ; les avantages et les inconvénients d’une remise


documentaire
Les avantages Les inconvénients
- L'acheteur ne peut pas retirer la - Risque que les documents ne soient pas
marchandise en douane sans avoir retirés.
préalablement réglé à sa banque le montant - Risque de marchandage de la part de
de la facture due au fournisseur étranger. l'acheteur.
- La procédure est plus souple que celle du - Risque lié à la fabrication.
crédit documentaire.
- Moins rigoureuse en ce qui concerne les
documents et les dates.
- Les frais bancaires sont minimes.
SOURCE : conception personnel

2.2.2. Crédit documentaire

Le crédit documentaire est une assurance offerte par la banque de l’acheteur au


fournisseur, garantissant le règlement du montant dû dès que celui-ci prouve la réalisation des
prestations ou services convenus.
Il s’agit d’un arrangement financier où la banque de l’acheteur (banque émettrice)
émet un engagement écrit conditionnel de paiement en faveur du vendeur (bénéficiaire),
conformément aux instructions de l’acheteur (donneur d’ordre). Le paiement est déclenché
lorsque le vendeur présente les documents requis dans un délai spécifié.63

[Link]. Les types d’un crédit documentaire

Il existe trois types de crédits documentaires :


 Le crédit documentaire révocable
Le crédit documentaire révocable (désormais obsolète) qui peut être modifié ou annulé
sans préavis pour le bénéficiaire. L’acheteur a la possibilité de revenir sur sa décision et de
mettre fin au contrat à tout moment.

63
Luc BERNET-ROLLANDE, opcit, p 225, 226

47
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

 Le Credoc irrévocable :
Il ne peut être modifié ou annulé sans réalise l’accord du bénéficiaire. Il engage la
banque émettrice de payer le crédit.
 Le Credoc irrécouvrable et confirmé :
Il offre une double garantie à l’exportateur, celle de la banque émettrice et elle d’une
banque de son propre pays ou d’une grande banque internationale, qui ajoute sa confirmation,
son engagement irrévocable de pays.

[Link]. Les intervenants

Le donneur d’ordre donne des instructions à sa banque pour ouvrir un crédit


documentaire en faveur de son fournisseur, précisant les documents requis et les modalités de
paiement.
La banque émettrice ouvre le crédit documentaire.
La banque nidificatrice, correspondante de la banque émettrice dans le pays du
vendeur, notifie l’ouverture du crédit documentaire au vendeur.
Le bénéficiaire, le vendeur, bénéficie de l’engagement bancaire de paiement.
La banque confirmante ajoute son engagement de paiement à celui de la banque
émettrice, offrant une garantie supplémentaire. Elle peut être la banque émettrice ou une autre
banque indépendante.
La banque de remboursement est celle sur laquelle les fonds sont prélevés pour
payer le crédit documentaire.
La banque désignée effectue des opérations telles que le paiement, l’escompte, le
transfert et les notifications en conformité avec les termes du crédit documentaire. 64

[Link]. Les avantages et les inconvénients

Tableau N° 02 : les avantages et les inconvénients d’un crédit


documentaire
Les avantages Les inconvénients
- Le crédit documentaire confirme la - Il implique une lourdeur administrative.
commande. - Il comporte un risque de réserves
- Il constitue un contrat financier. documentaires.

64
Article, réglementations et formalité internationale,(le crédit documentaire), février 2016 ,P1/4
URL [Link] consulté le 20/06/24 à 20H46

48
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

- Il représente un engagement bancaire.


- Il offre une garantie de paiement,
surtout s'il est confirmé.
Source : conception personnel

2.2.3. La lettre de crédit stand-by65

La lettre de crédit stand-by (LCSB) est un engagement de paiement irrévocable mais


conditionnel accordé par la banque émettrice en faveur d’un bénéficiaire dans le cas où le
donneur d’ordre n’aurait pas rempli ses obligations de paiement. Contrairement à être basé sur
le contrat, la LCSB est indépendante du contrat et de la marchandise. Elle constitue une
garantie bancaire visant à protéger le bénéficiaire et n’est pas destinée à être exécutée.
Sa mise en jeu intervient lorsque le débiteur (l’acheteur) ne respecte pas ses
obligations de paiement à l’échéance. Son processus est similaire à celui du crédit
documentaire (Credoc) et elle est soumise aux RUU 600 (règles et usances uniformes
relatives aux crédits documentaires) ou, plus rarement, aux RPIS 98. La LCSB peut être non
confirmée ou confirmée. Il est également à noter que la LCSB peut être utilisée comme
garantie de marché.
Dans une lettre de crédit stand-by, les documents requis sont souvent limités en
nombre :

- Une déclaration du bénéficiaire (le fournisseur étranger) confirmant le non-paiement par


l’importateur et certifiant l’expédition de la marchandise (ce document est toujours
requis).
- Une copie de la facture impayée ou un relevé des factures.
- Une copie du document de transport.
- Tout autre document tel qu’une copie du certificat SGS ou une copie du certificat de
qualité.
[Link]. La mise en place d’une lettre de crédit stand-by

La mise en place d’une lettre de crédit stand-by implique plusieurs démarches :


- L’émission par la banque émettrice peut être soumise à une évaluation du risque de crédit du
client. Si la banque estime que le client pourrait ne pas être en mesure d’honorer le paiement
en cas de besoin, elle peut refuser d’émettre la lettre de crédit.

65
Yves SIMON, Delphine LAUTIER, op,cit P 719

49
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

- La banque peut exiger que son client bloque une partie ou la totalité des fonds
correspondants sur un compte en garantie.
- Des garanties supplémentaires peuvent être demandées par la banque émettrice, telles que le
nantissement des marchandises ou d’autres actifs, afin de sécuriser la transaction.

[Link]. Les formes

Les lettres de crédit stand-by sont émises par les banques et peuvent être transmises
par différents moyens tels que le courrier, le télex ou le message Swift. Elles doivent
impérativement être irrévocables, car les lettres de crédit stand-by révocables ne fournissent
aucune garantie et sont donc inacceptables. Elles peuvent également être confirmées par une
banque située dans le pays du vendeur afin de garantir contre les risques politiques. Le texte
de la lettre doit clairement spécifier les termes suivants : l’engagement irrévocable, la mention
de confirmation si nécessaire, la date de validité ou d’expiration, les conditions de mise en jeu
et l’application des règles et usances.66

[Link]. Les avantages et les inconvénients

Tableau N° 03 : les avantages et les inconvénients d’une lettre de


crédit stand-by
Les avantages Les inconvénients
- Elle offre une garantie de paiement pour le - Les frais associés est très élevés, ce qui peut
bénéficiaire, réduisant ainsi le risque de non- augmenter les coûts pour les parties concernées.
paiement. -La procédure peut être complexe et nécessiter
- Elle renforce la confiance entre les parties une documentation détaillée, ce qui peut entraîner
commerciales, en assurant que les des retards et des complications.
obligations contractuelles seront respectées. -Pour l’émetteur, représente un engagement
- adaptée à diverses situations commerciales, financier potentiellement important, ce qui peut
offrant une certaine flexibilité dans les limiter sa capacité à utiliser d’autres formes de
modalités de paiement. financement.
- Elle est largement acceptée dans les -En cas de litige entre les parties, la résolution
transactions commerciales internationales, peut être complexe et nécessiter des recours
facilitant les échanges entre des parties juridiques, ce qui peut entraîner des retards et des
situées dans différents pays.. coûts supplémentaires.

66
D. Pierre, Monod ;(moyens et techniques de paiement internationaux) ; Edition ESKA, 4eme édition octobre
2007.

50
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Source : conception personnel

3.1. Les procédures d’importations et le de dédouanement d’une


marchandise
3.1.1. Avant d’importer

Avant d’entreprendre une importation, plusieurs étapes sont nécessaires :

1. Informations préliminaires sur la législation et la réglementation

- Renseignement sur la législation : Il est crucial de se renseigner sur les lois et


réglementations concernant les marchandises à importer, notamment en vérifiant s’il existe
des interdictions ou des restrictions, telles que celles concernant les médicaments ou les
produits cosmétiques.
- Informations douanières : Cela inclut la consultation des nomenclatures douanières,
des formalités d’importation, des taux de droits et taxes applicables, ainsi que des procédures
de dédouanement.

2. Identification de la marchandise à importer

- Établissement d’une description détaillée de la marchandise à importer.


- Élaboration d’une liste de fournisseurs potentiels.
- Détermination du pays d’origine de la marchandise ainsi que du pays où elle est
fabriquée.

3. Sélectionner un ou plusieurs fournisseurs

Le choix du fournisseur est crucial pour la réussite de la stratégie d’importation. Voici


quelques informations essentielles à obtenir :
- Quelle est la réputation du fournisseur auprès de ses clients locaux ?
- Quels sont les tarifs et les conditions de vente proposés par le fournisseur ?
- Demander au fournisseur une facture pro forma détaillant les prix, les conditions de livraison
et de paiement, etc.
- Le fournisseur a-t-il déjà une expérience d’exportation vers le pays de destination des
marchandises ?
- Quelle est la santé financière du fournisseur ?
- Quelles sont les capacités de production et de flexibilité du fournisseur, notamment en
termes de personnel et d’infrastructures techniques ?

51
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

3.2.2. Au cours de l’importation

1. Production et/ou vérification de la documentation

- Rédiger une lettre de demande de renseignements au fournisseur.


- Envoyer un bon de commande au fournisseur.
- Vérifier la facture pro forma : s’assurer de l’exactitude des prix, de la description précise du
produit, des conditions de paiement et, le cas échéant, du lieu de livraison.
- Négocier un contrat de vente international si nécessaire.
- Contrôler la facture export, qui constitue la preuve de la vente en l’absence de contrat et qui
sera utilisée lors de la déclaration en douane.

2. Choix du moyen de paiement

Le choix du moyen de paiement dépendra de critères tels que la sécurité, la simplicité


et la rapidité de mise en œuvre.

3. Organisation du transport

- Se renseigner sur l’Incoterm et les modalités de transport, notamment la répartition des frais
entre le client et le fournisseur, les documents nécessaires, et le choix du mode de transport.
- Étudier les différents modes de transport et sélectionner celui qui convient le mieux en
termes de coût, de qualité et de sécurité.
- Demander des devis pour le transport.
- Souscrire une assurance marchandises pour se prémunir contre d’éventuels risques de
transport.

52
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Conclusion
Les procédures d'importation sont complexes et nécessitent une attention détaillée aux
formalités douanières et aux réglementations spécifiques applicables aux produits importés.
Pour commencer, il est essentiel de choisir le bon incoterm pour définir les obligations et les
responsabilités entre l'acheteur et le fournisseur. Ensuite, les entreprises doivent s'assurer de
disposer des documents nécessaires, tels que la demande d'autorisation d'importation, la carte
fiscale, le registre de commerce, et le statut de l'opérateur. Les instruments de paiement tels
que l'encaissement simple, l'encaissement documentaire, la remise documentaire, le crédit
documentaire et la lettre de crédit stand-by sont également importants pour sécuriser les
paiements. Enfin, les entreprises doivent être au courant des réglementations spécifiques
applicables à leurs produits, telles que les licences d'importation et les formalités de douane,
pour éviter tout problème lors de l'importation.

53
Chapitre II Le commerce international et la procédure d’importation

Conclusion
Le commerce international a été le moteur de l'économie mondiale depuis ses débuts,
façonnant les échanges entre nations et favorisant le développement économique à travers le
globe. Ses origines remontent à l'Antiquité, lorsque les civilisations échangeaient des biens et
des ressources pour répondre à leurs besoins. Au fil du temps, le commerce s'est intensifié,
stimulé par les découvertes géographiques, l'essor des routes commerciales et
l'industrialisation. Au XIXe siècle, la révolution industrielle a propulsé le commerce
international vers de nouveaux sommets, favorisant l'émergence de puissances économiques
mondiales. Au XXe siècle, malgré les guerres mondiales et les périodes de protectionnisme, le
commerce international a continué de croître, soutenu par des accords commerciaux et la
création d'institutions telles que l'OMC. Aujourd'hui, le commerce international est plus
dynamique que jamais, facilité par les avancées technologiques, la libéralisation des échanges
et l'interconnexion des marchés mondiaux. Il reste un pilier essentiel de l'économie mondiale,
favorisant la prospérité et le développement à l'échelle planétaire.
La procédure d'importation est un processus complexe qui implique plusieurs étapes et
acteurs. Elle commence par la recherche de fournisseurs potentiels et la vérification des
réglementations locales concernant les marchandises à importer. Une fois le fournisseur
sélectionné, des négociations commerciales ont lieu pour établir les modalités de la
transaction. Ensuite, la documentation nécessaire est préparée, notamment les factures pro
forma, les bons de commande et les contrats de vente internationaux. Le choix de l’incoterm
et du mode de paiement et l'organisation du transport sont des étapes cruciales, impliquant
souvent la souscription d'une assurance marchandises pour couvrir les risques de transport.
Une fois les marchandises arrivées à destination, la procédure de dédouanement est engagée,
nécessitant la présentation de divers documents et le paiement des droits et taxes applicables.
Enfin, les marchandises sont livrées au destinataire final, clôturant ainsi le processus
d'importation.

54
Chapitre III
La chaîne logistique d’une
opération d’importation au
sein de SARL NORD
AFRIQUE CABLES
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Introduction
L'efficacité d'une opération d’importation dans le domaine du commerce international
repose sur divers facteurs tels que la qualité des produits ou services offerts, le support après-
vente, la garantie des prix et les délais de livraison. Avec l'essor considérable des échanges
commerciaux à l'échelle mondiale, il est impératif pour tous les acteurs impliqués (banques,
compagnies d'assurance, transporteurs, etc.) de s'adapter continuellement. Les transactions
internationales sont confrontées à une multitude de risques et de problèmes d'ordre
commercial, juridique et financier, nécessitant une gestion rigoureuse.
Ce chapitre se propose d'examiner une opération d'importation au sein de la société
SARL NORDAFRIQUE CABLES. Nous diviserons ce chapitre en trois sections distinctes.
La première section sera consacrée à la présentation de la société SARL NORDAFRIQUE
CABLES, abordant son histoire, son organisation, ses missions et ses objectifs. La seconde
section sur le cadre méthodologique de l’étude empirique, l’approche de la recherche, la
stratégie de l’étude et la collecte des données. La troisième section détaillera les différentes
étapes d'une opération d'importation de marchandises au sein de cette entreprise.

55
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Section 1: Présentation de l’entreprise d’accueil «SARL NORD


AFRIQUE CABLES», et Présentation du cadre
méthodologique

SARL NORD AFRIQUIE CABLES est une entreprise algérienne qui est active dans
le domaine de l’importation et la commercialisation des produits électriques.
Dans cette section, il sera question de la présentation de l’organisme d’accueil «SARL NORD
AFRIQUE CABLES» et le cadre méthodologique.

I. Présentation de l’entreprise d’accueil «SARL NORD AFRIQUE


CABLES»
1. Présentation de SARL NORD AFRIQUE CABLES

SARL NORD AFRIQUE CABLES est une entreprise à capitaux prive spécialiser
dans l’importation et la commercialisation des produits électrique : câbles électrique, filerie,
disjoncteurs, contacteurs, éclairage publique, bâtiment et industriel, les groupes
électrogè[Link]
De marque tels que : GENERAL CABLES, VALDINOX, PHILIPS, LE GRAND,
WEIDMULLER (Allemagne) et assurés par la COFACE et EULER HERMES.

2. L’organisation et la situation géographique de la SARL NORD


AFRIQUE CABLES

LA SARL NORD AFRIQUE CABLES situe sur la route ALI DAHOU EL


MAGHARIA N02 à [Link], distante de 10km de chef-lieu de wilaya, elle s’étale sur surface
totale de 266m².

2.1. L’organisation

NORD AFRIQUE CABLES Active depuis 1978, date de la création de l’entreprise et


occupe une place prépondérant sur le marché algérienne.

2.2. Organigramme de SARL NORD AFRIQUE CABLES

L'organigramme de SARL NORD AFRIQUE CABLES est basé sur une structure
hiérarchique claire et efficace. Au sommet, le gérant assure la direction générale de
l'entreprise. Sous sa supervision, le comptable et l'aide comptable gèrent les finances et les
opérations administratives. Le secrétaire est responsable de la gestion des documents et des

56
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

communications. Le département technique est composé de deux techniciens, qui s'occupent


de la maintenance et de la réparation. Le département commercial est divisé en trois équipes :
les cadres techno-commerciaux, chargés des achats, des ventes et de la promotion, travaillent
ensemble pour développer et promouvoir les activités commerciales. Le chargé des contrats
clients assure la gestion des relations avec les clients, tandis que les vendeurs et les
manutentionnaires s'occupent de la commercialisation et de la logistique des produits. Les
chauffeurs sont responsables de la livraison des marchandises, et le gardien assure la sécurité.
Cette structure permet une coordination efficace et une bonne gestion des opérations pour
atteindre les objectifs de l'entreprise.
Figure N°10 : Organigramme de SARL NORD AFRIQUE CABLES

Gérant

Aide
Technicien Technicien Secrétaire
COMPTABLE
comptable 1 2

Cadre Cadre Cadre


Chargé
techno techno techno
de
commercial commercial commercial
contact
1 (chargé 2 (chargé 3 (chargé de
client
des achats) des ventes) la
promotion)

Chauffeurs et
Vendeurs Manutentionnaires
gardiens

Source : Document de l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES

3. les activités et les missions de SARL NORD AFRIQUE CABLES


3.1. Activités

L’activité de SARL NORD AFRIQUE CABLES se base sur le développement


économique et social, la vente, la commercialisation.

3.2. Les missions de SARL NORD AFRIQUE CABLES


 Assurer la satisfaction des besoins et les demandes de marché national.
 Commercialisation des produits électrique.
3.3. Les Objectifs De SARL NORD AFRIQUE CABLES
 La satisfaction des clients par la variété des produits ;

57
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

 Optimisation maximale du rapport qualité/prix ;


 Fidéliser et accroitre la confiance des clients.
II. Présentation du cadre méthodologique

Dans cette tache nous allons mettre l’accent sur le cadre méthodologique en traitant les
différents éléments suivants :

 Approche utilisée ;
 Stratégie choisie ;
 Justification du choix de l’entreprise « SARL NORD AFRIQUE CABLES »;
 Outil de collecte des données ;
 Méthode d’analyse des données.
1. Approche de la recherche

Il existe trois types d’approches dans une recherche :

1.1 Etude qualitative


Permet d’analyser les mécanismes psychologiques susceptibles d’intervenir dans le
comportement du consommateur. L’objectif est d’interroger un échantillon pertinent qui peut
apporter des informations précises et de grande qualité sur un sujet précis. L’échantillon peut
être très restreint (une ou deux personnes)67

1.2. Etude quantitative

Une étude des comportements, attentes ou opinions. Dans cette étude on cherche à
collecter une grande quantité de données (échantillon important), des informations chiffrées et
des mesures généralement représentatives de la cible étudié68

1.3. Méthode Mixte

Un modèle de recherche qui implique de combiner la méthode quantitative et


qualitative à des fins de compréhension et de corroboration69

67
HERMEL Laurent : La recherche Marketing, Edition ECONOMICA, Paris, Août 1995, p.37
68
HERMEL Laurent, [Link]., p.53
69
Article « Méthode mixtes –Comprendre la recherche »
[Link]

58
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

1.4. La comparaison entre les approches quantitative et qualitative

Chaque une des approches défères de l’autre au niveau de méthodologie, types de


résultats, les avantages et les inconvénients, voir (Le tableau n°4)
Tableaux N° 4: comparaison entre l’approche qualitative et l’approche
quantitative
Au niveau de : Approche qualitative Approche quantitative
 Petit nombre desujets
 Echantillon représentatif
Méthodologie interrogés, cependant
Questionnaire
assez varié pour couvrir
 structuré et standardisé
le sujet traité.
 Traitement de
 Absence de
l’information
questionnaire formalisé
 Extensif
 Intensif
 Superficiel
 En profondeur
Type de résultats  Répond à la question«
obtenus  Répond à la question « combien ? pourquoi
» ?»
 Champs d’investigation
:
 Champ d’investigation :
Avantages  Attitudes
 Comportement, faits,
 Motivations
opinions
 Processus de
 Préférences et
décision
appréciations
 Mise en évidence
 Perception
Inconvénients des motifs sou
 Attentes
jacents aux
 Critères socioculturels
comportements.
 Critères
sociodémographique -

 Permet d’inférer des

59
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

conclusions au niveau de
la population globale  Ne se prête pas à
étudiée. l’analyse statistique
En résumé et ne peut de ce fait
fournir des résultats
 Ne permet pas d’expliquer
extrapolables.
le pourquoi.

 Biais dus à l’influence de  comprendre,


la question direct e et de formuler des
la situation d’enquête hypothèses.

 Valider au niveau de la
réalité du marché.
Source: HERMEL Laurent : La recherche Marketing, Edition ECONOMICA, Paris, Août 1995, p.54

1.5. Choix de l’approche

Dans notre étude, nous avons choisi l’approche qualitative qui nous permet de
comprendre et expliquer un sujet à l’aide d’un entretien

2. La stratégie de la recherche

Il s’agit d’une étude de cas. L'étude de cas est une méthode qualitative qui vise à
comprendre en profondeur un phénomène spécifique dans son contexte, à travers la collecte et
l'analyse de données diversifiées70
L’étude de cas est caractérisée par

- L'objectif est de comprendre en détail les mécanismes, les processus et les contextes qui
influencent le cas étudié.
- Elle implique la collecte de données variées (observations, entretiens, documents, etc.)
afin d'avoir une vision holistique du cas.
- L'étude de cas peut porter sur un seul cas (étude de cas unique) ou sur plusieurs cas (étude
de cas multiples) pour permettre des comparaisons et une généralisation analytique.
- C'est une méthode particulièrement adaptée pour étudier des phénomènes complexes dans
leur contexte réel.

70
[Link]

60
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

- L'étude de cas permet de formuler de nouvelles hypothèses et de construire de nouvelles


théories à partir de l'analyse approfondie du ou des cas. 71
3. Justification du choix de l’entreprise « SARL NORD AFRIQUE
CABLES »

J'ai choisi SARL NORD AFRIQUE CABLES en raison de son expertise dans
l'importation et la commercialisation de matériel électrique et électronique, ce qui me permet
de bénéficier de son expertise dans le domaine de la chaîne logistique internationale, et elle
une relation avec notre spécialité.

4. Objectif de l’étude empirique

Notre objectif de L’étude empirique est de répondre à la problématique Pose,


déterminer l’enchainement des étapes d’une opération d’importation au sein d’une entreprise
importatrice SARL NORD AFRIQUE CABLES et sa chaîne logistique

5. La collecte des données


Outil de collecte des données :
Choisi d’utiliser un guide d’entretien. Un guide d'entretien est un outil essentiel pour
structurer et mener des entretiens efficacement. Il aide l'enquêteur à ne pas oublier les
questions importantes à poser et à recueillir des informations précises et détaillées.

5.1. Construction de notre guide d’entretien


Il est composé de trois parties :
A. Partie 01 :

Cadre général de l’entreprise sur l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES :

 Quelle est la nature de cette entreprise ; quels sont les produits que vous commercialisez ?
 Quels sont vos objectifs ?
 Quels est la situation de l’entreprise après la pandémie corona ?
B. Partie 02 :

Opération d’importation numéroter le point Vise à connaître la procédure utilisée dans


leurs opérations

 Quels sont les pays d’où vous importez souvent ?

71
Chapitre 13. L’étude de cas, Michelle Duport , Dans Produire du savoir et de l'action (2020), pages 153 à 164

61
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

 Quelle est la procédure de cette opération ?


 Quel est le mode de transport utilisé ?
C. Partie 03 :

Moyen de financement numéroter le point Vise à connaître le moyen le plus utilisé et


le plus sécurisé

 Quels sont les moyens de financement utilisés pour vos opérations ?


 Quel est le moyen le plus utilisé ?
Qui vous offre plus de sécurité à vos opérations ?
5.2. Consultation de documents :
 Manuels: informations relatives aux différentes procédures (commerce international,
traitement comptable, etc.)
 Dossiers : informations relatives aux fournisseurs et à d’autres partenaires de l’entreprise
dossier de domiciliation bancaire, dossier de fournisseur étranger, etc.
 Factures : consultation des différentes factures les facteurs des fournisseurs étrangers,
factures d’échange, factures des transitaires, etc.
6. Analyse des données issues de l’entretien
6.1. Méthode d’analyse

Analyse du contenu : C’est une technique de traitement des données. Il s’agit de classifier et
dénombrer et caractériser les éléments qui constituent la signification du texte, d’un
discours… qui permet un prélèvement quantitatif ou qualitatif.
Il est caractérisé par :

 Les donnés sont détaillés ;


 Les donnés sont actuels ;
 Les informations sont disponibles à temps. Ajouter une source.
6.2. Les avantages de la méthode d’analyse de contenu
 Permet d’analyser de grandes quantités de données.
 Découvre des modèles cachés et des corrélations.
 Procure un avantage concurrentiel (en identifiants les tendances et opportunités du
marché).

62
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

 Aide à prendre des discisions éclairées72

72
[Link]

63
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Conclusion
SARL NORD AFRIQUE CABLE est une entreprise algérienne spécialisée dans
l'importation et la commercialisation de produits électriques. Sa mission principale est
d'assurer la satisfaction des besoins du marché national. Dans le cadre de cette étude
empirique, l'approche qualitative a été privilégiée afin de mieux comprendre les procédures
d'importation de l'entreprise. La collecte des données s'est appuyée sur guided’entretien, dont
l'analyse de contenu a permis de répondre à la problématique posée.

64
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Section 2: Analyse et discussion des résultats


L’activité principale de l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES est
l’importation de produits électriques.
Dans cette section, nous discuterons des résultats de notre étude empirique, de l’opération
d’importation des produits électrique suivie au niveau de SARL NORD AFRIQUE
CABLES.

1. Analyse du résultat et des données de l’entretien

Ici, il s’agira de discuter des réponses obtenues à l’aide du guide d’entretien auprès de
l’organisme d’accueil :

1.1. Partie 01 : Connaître l’entreprise « SARL NORD AFRIQUE


CABLES »

La première partie des résultats de guide d’entretien englobe les données sur
l’organisme d’accueil et connaitre mieux SARL NORD AFRIQUE CABLES.
Tableau N°05 : tableau représentatif des résultats du guide de la première
partie
Questions Réponses
Est une entreprise privé importatrice qui
 Quelle est la nature de cette entreprise ;
import des produits électriques tel que des
quels sont les produits que vous
groupes électrogène, des projecteurs,
commercialisez ?
éclairage public, éclairage industriel,
disjoncteurs, contacteurs, armoires
é[Link]

 Quels sont vos objectifs ? Satisfaire les besoins et le demandes de


marché national.

Ralentissement par rapport à la situation de


 Quelle est la situation de l’entreprise
l’entreprise avant la pandémie de corona.
après la pandémie COVID 19 ?

Source : par moi-même à partir les données de l’enquête


Commentaire: La SARL NORD AFRIQUE CABLES est une entreprise importatrice qui
réponde aux demandes de marché national, d’importation des produits électriques.

65
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

1.2. Partie 02 : Connaître la procédure d’importation de SARL NORD


AFRIQUE CABLES

La deuxième partie des résultats du guide d’entretien représente, les données sur les
étapes de l’importation et des données sur les transactions internationales utilisées à SARL
NORD AFRIQUE CABLES
Tableau N°06: tableau représentatif des résultats du guide de la deuxième
partie
Questions Réponses
Tous les pays d’Europe (la France, l’Italie, l’Espagne), la chine, la
 Quels sont les pays
Tunisie, Emirats arabes unis Dubaï
d’où vous importez
Les marques de produits électriques que l’entreprise importe : LE
souvent (vos
GRAND, VALDINOX, GENERAL ELECTRI, WEIDMULLER
fourniseurs) ? Et quelle
(Allemagne) cette entreprise est assurée par la COFACE ET
marque importez-
EULER HERMES
vous ?

C’est un acheminement des étapes :

Détermination des besoins sous la charge du gestionnaire


des stocks: il s’agit de détecter des produits souhaités
importés.
Lancement de l’opération d’importation sous la charge du
responsable des achats : c’est la recherche sur des
 Quelle est la
plateformes enligne du fournisseur qui permet de répondre
procédure de cette
aux besoins soulignés,(qualité-prix).
opération ?
le bon de commande (le nom de produit et le code de
chaque, la quantité et le prix unitaire) signe et cacheté par
la société.
L’accord d’ALGEX.
Fournir un dossier de domiciliation bancaire l’entreprise
doit préparer ce dossier « facteurs, copie de NIF, copie de
RC, ordre de virement, matriculassions fiscales, compte
sociaux, »

66
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

L’accord bancaire se fera par un site de la banque de


l’entreprise celle de SARL NORD AFRIQUE CABLES est
la BDL, « saisir tout les informations de l’opération ».
Si la banque est accordes, l’entreprise donne le feu vert au
fournisseur d’envoyer la marchandise.
Un SWFT doit être envoyé de la banque de l’importateur
vers la banque de fournisseur
une fois le SWFT reçue Le fournisseurs prépare ce
dossier : « un lot de facteurs original, le connaissement
original, BILL OF LEADING (délivrer par le maritime),
certificat d’origine original (délivrer par la chambre de
commerce de fournisseur), le EUR1 « voie annexe 05 »
(que pour les produits origine européennes), PAKING
LIST original (liste de coulissage, le poids, packaging)
« voir l’annexe01» certificat de conformité de fabrication
original, attestation de libre commercialisation des produits
importés dans le pays de fournisseur.
Le dédouanement :

Se fait via un transitaire de l’entreprise importatrice, s’occupe


de toutes les opérations portuaires. Un chèque avec le montant
de taxes douanières aux services de douane pour pouvoir faire
sortir la marchandise après une visite douanière.

Le paiement : établir un ordre de paiement

(il ya entre la banque et les services douaniers un réseau de


vérification pour effectuer le paiement).

 Quel est le mode de C’est le mode de fret maritime, rarement le fret aérien.
transport utilisé ?

Source : par moi-même à partir les données de l’enquête


Commentaire : La SARL NORD AFRIQUE CABLES est une entreprise qui importe des
produits électriques des différentes marques connues dans le monde entière, et qui travaille
avec plusieurs pays différents.

67
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

1.3. Partie 03 : Connaître le moyen de paiement le plus utilisé par SARL


NORD AFRIQUE CABLES

La troisième partie des résultats du guide d’entretien représente le moyen le plus


utilisé et le pourquoi
Tableau N° 7: tableau représentatif des résultats du guide de la troisième
partie
Questions Réponses

 Quels sont les moyens de financement


la remise documentaire,
utilisés pour vos opérations ?
le crédit documentaire.

 Quel est le moyen le plus utilisé ?et le moyen le plus utilisé c’est la remise
pourquoi ? documentaire, parce que c’est le moyen le
moins coûteux.

Le moyen le plus simple et le moins chère,


 Pour quoi choisissez-vous ce moyen et les banques ne contrôlent pas les documents
pas un autre ? comme pour un crédit documentaire le coût
est faible.
Source : par moi-même à partir les données de l’enquête
Commentaire : La SARL NORD AFRIQUE CABLES utilise le moyen de paiement le moins
coûteux, la remise documentaire.

2. Etude d’une opération d’importation au sein de SARL NORD


AFRIQUE CABLES

Dans cette tâche représente l’enchainement d’une opération d’importation de la


marchandise des entreprises importatrices en général, puis au sein de l’organisme d’accueil
SARL NORD AFRIQUE CABLES.

2.1. Les étapes d’une opération d’importation de la marchandise


2.1.1. Le mode de consultation

La sélection des fournisseurs étrangers est une étape délicate et importante pour
l’entreprise.

68
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Le service prospection et homologation lui consacre du temps et des moyens afin


d’éviter tous Compromis et risque lies a l’environnement international et à la bonne exécution
de la Transaction.

2.1.2. Réception des offres

Les offres des fournisseurs sont réceptionnées sous plis au secrétariat de direction
D’approvisionnement ; ils sont consignés dans un état récapitulatif par ordre de réception.

2.1.3. Ouverture des offres

A la date fixée soit, le premier jour ouvrable qui est la date limite de dépôts des offres,
la Commission permanente d’ouverture des plis se réunit, ouvre les plis et rédige un procès-
verbal.

2.1.4. Évaluation de l’offre

Le service achat importation établit des tableaux comparatifs, fiche d’évaluation et les
présenté devant la commission d’évaluation des offre pour avoir l’accord (le marché).

2.1.5. Confirmation de l’offre

A l’issue de la conclusion de la commission d’évaluation des offres, une confirmation


de l’offre est émise au fournisseur retenu et un contrat en six exemplaires est soumis à la
signature de ce dernier.

2.2. Expression du besoin

L’expression du besoin est l’élément fondamental. Il sera déterminer sur la base d’une
surveillance de niveau stock de sécurité ou selon le programme à la production
commercialiser, tout en tenant compte de la qualité et des caractéristiques demander par le
marché aval où de nouveau produits sont proposés et qui sont fabriques avec technologie par
la concurrence.
Les qualités et les quantités des marchandises en stocks sont attendues à la réception
du besoin annuel, le service prospection homologation procède à la vérification et évaluation
du besoin annuel.

2.3. La domiciliation

La domiciliation bancaire est une formalité administrative qui consiste à identifier par
immatriculation une transaction commerciale pour son sui physique et financier.

69
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

A cet effet, le service achat et importation procède à la banque extérieur d’Algérie


(BEA) et un engagement signe au préalable par le président directeur général de l’entreprise
et enregistre par la direction finance et comptabilité.
Sur ladite demande, il sera mentionné toute l’information de transaction en question

2.4. Dédouanement Des Marchandises


2.4.1. Expédition des marchandises

L’Importation à l’arrivée d’échéance de livraison dans le courant, le service achat


procède au rappel du fournisseur pour préparer et à l’expédition des marchandises.

2.4.2. Dédouanement des marchandises

A la réception des coordonnes d’expédition, le service achat importation procède a la


couverture de l’assurance des marchandises par la rédaction d’un avis d’aliment a son
assureur (CAAT ) dont il sera mentionné le nombre de colis, la nature de la marchandise et
d’emballage, le nom de navire ,date d’embarquement, effectifs, le montant de la marchandise
sur laquelle il sera appliqué le taux de la prime à payer en référence au type du risque couvert
(tous risques) dont le taux est de 0,17 du montant de la marchandise.
A la récupération des documents originaux ci-dessous :
• Bill of landing (BL);
• Facture commercial;
• Certificat d’origine
• Certificat de conformité « voir annexe 02 »
• EUR-1(certificat de circulation de la marchandise) « voir annexe 05 »
Le service achat importation les transmet au service transit pour l’accomplissement
des formalités douanières, un agent de transit sera envoyer au port pour faire l’échange du
connaissement auprès de la compagne CMA (compagnie maritime d’affrètement) et payer les
débours et les montant du fret, si le fret est payé à destination afin de récupéré le bon à
délivrer.
Ensuite l’agent de transit va faire la saisie de la déclaration en détail et la déposer au
service de recevabilités accompagnées des documents originaux et qui seront transmissent une
autre fois à l’inspecteur vérificateur pour la vérification sur document et visiter la
marchandise sur place pour s’assurer de la conformité de la déclaration.
Apres la vérification, l’inspecteur vérificateur procède à la liquidation, la déclaration
est déposée à la caisse pour le paiement du montant des droits et taxes exigées

70
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

A la réception du bon à enlever, l’agent transit se déplace à la brigade commerciale


muni du bon à enlever, d’une copie de déclaration, bon à délivrer original et une copie de BL
pour apurement de dossier.
Cette dernière lui remet une copie de bon à délivrer vise par la douane sur la duquel
l’agent transit peut faire l’enlèvement et le chargement de la marchandise.

2.5. Livraison et stock de la marchandise

Une fois dédouaner et enlevée, la marchandise sera livrée à l’usine ayant exprimé le
besoin, avec un bon de transport signé conjointement par le transitaire et le magasinier.
A la fin, ces bons d’entrées de marchandise seront au service importation.

2.6. Etablissement de la commande de paiement

A la récupération des bons d’entrées de marchandise, le service achat importation


établit la demande de paiement du fournisseur étranger.

3. « Les étapes de réalisation D’une opération D’importation De


Marchandise au sein de SARL NORD AFRIQUE CABLES
1. Détermination des besoins sous la charge du gestionnaire des stocks

Il s’agit de détecter des produits souhaités importés de l’étranger, par rapport à la


demande sur les produits électriques sur le marché.

2. Lancement de consultations/ des appels d’offre internationaux

La sélection du fournisseur étranger est une étape très délicate est importante pour
l’entreprise.
Le service prospection et homologation lui consacre beaucoup de moyens pour sa
bonne exécution, En sus de la fiche souche achat que l’entreprise utilise en tant qu’un pré
sélection (documentation interne) le service achat à l’importation déploie d’autre moyen de
consultation et supports d’informations sur les fournisseurs étrangers à savoir ;

 EN LIGNE (sur internet): qui est une technique utilisée récemment offrant à l’entreprise
une fluidité en ce qui concerne l’acquisition des informations, mais cette technique ne met
pas l’entreprise en sureté des attaques pirates.

71
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

 La documentation externe : cette technique permet l’acquisition des informations sur


des fournisseurs étrangers auprès des banques, des embrassades, des chambres de
commerces et d’industries et de ministère du commerce.
 Les manifestations commerciales et industrielles

L’entreprise visite des foires et des expositions de produits des différents fournisseurs
étrangers tout en ayant l’avantage d’être en contact avec les offreurs

 Listing et consultation des fournisseurs étrangers

Apres avoir collecte des informations sur les fournisseurs étrangers. Le service achat à
l’importation établit un listing et procède à la consultation de ces dernies qui pourra satisfaire
les besoins de l’entreprise.
Une fois les consultations sont faites, le service achat l’importation envoie, a chacun
des fournisseurs présélectionnés, une lettre dite « demande d’offre » ou « appel d’offre ».
Tableaux N° 8 : Les fournisseurs consultés dans notre étude
Tableau représente les fournisseurs consulté EN LIGNE dans l’entreprise SARL
NORD AFRIQUE CABLES, pour demande d’offre sur le produit électrique, CABLE
REASEAU FTP CAT 6
Représente aussi les données de chaque une des consultations, celui qui ont répondu
par l’offre il y’aura des comparaisons entre les situations à fin de prendre une décision final.
Puis le service achat de l’entreprise demande l’offre par un email de fournisseur étrangère.

72
Chapitre III La chaîne logistique d’une procédure d’importation au sein SARL NORD AFRIQUE
CABLES

ORIGINE DE
Fournisseur PORT DE Nature
LA MODE DE Délais de PHOTO DU
étrangers Adresse OFFRE L4EXPORTA du Situation
MARCAHANDI PAIEMENT livraison PRODUIT
consulté TTEUR produit
SE

CABELTE
– 4410-420 Câble
A répondu Prix trop élevé, délais
CabosElectr ARCOZELO LETTRE DE RESEAU
1 icos e VNG
par une Portugal Portugal
CREDIT
12 SEMAINES
FTP
de livraison très long:
offre offre écartée
telefonicos , PORTUGAL CAT 6
SA

Air park de
paris 3 rue câble
A répondu REMISE
jeanne RESEAU Prix trop élevé : offre
2 CAE DATA garnerin
par une France France DOCUMENTA 10 SEMAINES
FTP écartée
offre IRE
91320 wissous CAT 6
France
Câble
PO BOX
N'a pas RESEAU
3 DUCAB 11529 Dubai
répondu
UAE UAE
FTP
U.A.E
CAT 6
Rhenaniastra
Câble
be 12-30
SUDKABE N'a pas RESEAU
4 L GMBH
68199
répondu
Allemagne Allemagne
FTP
mannheim
CAT 6
Germany

Offre maintenue, car


DRAKA Câble
A répondu REMISE prix intéressant ;
COMTEQ RESEAU
5 par une FRANCE FRANCE DOCUMENTA 08 SEMAINES délais de livraison
FRANCE FTP
offre IRE raisonnable, qualité
S.A.S CAT 6
de produit bonne,

Source : Document de l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES

73
Chapitre III La chaine logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Cette appel d’offre porte sur :

 L’incoterm à utiliser : dans ce cas de cette opération CFR port d’Alger ;


 La modalité de paiement ; remise documentaire
 Le type d’emballage : approprie aux incoterms
 Le délai de remise de l’offre : sous huitaine;
 L’origine de la marchandise : à préciser (1 semaine), France ;
 Le délai de livraison : 8 Semaines ;
 Charge et frais de certification : à préciser ;
 Identification et désignation du produit : caractéristique ; composants ; références et les
quantités souhaitées.
3. Réception des offres (réponses des fournisseurs étrangers)
Apres la réception des offres, par le service d’achat à l’importation, ce dernier procède
à la vérification et au tri dès l’offre de ceux qui ont répondus aux appels et à la classification
de ses derniers en références. Selon les prix (de moins cher au plus cher) et lance les fax de
négociation.

4. Passation de la demande

Le service achat à l’importation procède à la commande par l’envoi au fournisseur de


la France Une lettre de commande dont laquelle est motionné ce qui suit ;

 Numéro d’identification des matières a importées ;


 Désignation des matières ;
 Quantité souhaitée.

Ainsi que des conditions dont le fournisseur doit répondre à savoir ;

 Montant du fret (transport maritime) : à préciser ;


 Frais du certificat de contrôle ;
 La modalité de paiement : La remise documentaire
 Origine des marchandises : France ;
 Port de destination : port d’Alger.

Une fois la lettre de confirmation soit envoyée au fournisseur, pour avoir une facture
pro forma définitive, le service achat à importation procède à la réduction du contrat
commercial en 06 exemplaires.

74
Chapitre III La chaine logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

5. Domiciliation bancaire

La domiciliation bancaire est une simple formalité administrative qui consiste à


identifier, par immatriculation, une transaction commerciale pour son suivi physique et
financier, au regard des dispositions prévues par la réglementation du commerce et des
échanges.
Pour réaliser cette opération d’importation, il suffit à l’entreprise SARL NORD
AFRIQUE CABLES présenté à sa banque :

 Facteurs ;
 Copie de NIF ;
 Copie de registre de commerce ;
 Ordre de virement ;
 Matriculassions fiscales, compte sociaux
 L’accord bancaire ;
 L’accord d’ALGEX.

La direction finance et comptabilité saisie dans le compte bancaire de l’entreprise


SARL NORD AFRIQUE CABLES (BDL), les informations de chaque produits souhaité
d’importé tel que le nom de produits, le code de produits, le fret, le pays d’origine de produit,
le moyen de [Link]
Une fois la domiciliation bancaire est accorder, a eu lieu, la banque BDL de
l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES envoie un message SWFT (c’est un langage
entre les banques) à la banque de fournisseur, ce dernier envoie un message SWFT de
confirmation, puis le fournisseur procède à l’expédition de la marchandise ainsi ses
documents annexant ces dernières telles que :

 Un lot des facteurs original


 Connaissement original. (bill of lading)
 EUR 1 (c’est un document exigé que pour les produits origine européennes)
 Certificat d’origine original (délivrer par la chambre de commerce de fournisseurs
étranger) « voir annexe 05 »
 Paking liste (liste de coulissage) « voir annexe 01 »
 Certificat de conformité de fabrication original « voir annexe 02 »
 Attestation de libre commercialisation du produit importé dans le pays de fournisseur

75
Chapitre III La chaine logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

6. Le dédouanement de la marchandise

La marchandise transportée par voie maritime. Le fournisseur de la France envoie un


avis d’expédition pour le service achat à l’importation ; l’entreprise procéder au
dédouanement via un transitaire qui s’occupe de la couverture de l’assurance de la
marchandise importé.
Une fois la marchandise arrive au port d’Alger, un agent de service transit se déplace
pour une vérification sur place. Le transitaire présent l’avis d’expédition ainsi que une copie
de connaissement (document de dossiers de fournisseurs étrangers) au service de douane ainsi
qu’au commandant de bord en contre partie du pli cartable qui comporte le dossiers de
fournisseurs.
Un chèque avec le montant des taxes douanières est établi pour faire sortie la
marchandise par le transitaire de la SARL NORD AFRIQUE CABLES.

7. Réception et Stock des matières importées

A la réception des matières aux locaux de l’entreprise, le responsables des stocks


vérifie et enregistre ces derniers dans les magasins de stockages en remplissant un bon
d’entrée de marchandise numéroté et signé par le responsable des stocks.

8. Paiement du fournisseur étranger

L’entreprise paie le fournisseur étranger via un ordre de paiements signé par le gérant
de l’entreprise et envoyé vers la banque, cette opération se fait une fois la marchandise
dédouané, « il y’a un réseau entre les banques algérienne et les services douanières » donc il
peuvent savoir à tout moment si réellement la marchandise objet de l’ordre de paiement a
réellement été importé et dédouané ou pas.

76
Chapitre III La chaine logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Conclusion
Dans cette section nous avons présenté l’enchainement d’étape d’une procédure
d'importation au sein de SARL NORD AFRIQUE CABLES. Tout d'abord, l'entreprise
détermine ses besoins en fonction de la demande sur le marché national. Elle lance ensuite des
consultations auprès de fournisseurs étrangers enligne, évalue leurs offres, puis passe
commande. Une fois la domiciliation bancaire accordée, la banque BDL de l'entreprise SARL
NORD AFRIQUE CABLES envoie un message SWIFT à la banque du fournisseur, Le
fournisseur peut alors expédier la marchandise et les documents correspondants. Le
dédouanement de la marchandise, assisté par un transitaire, sont ensuite réalisés. Une fois la
marchandise réceptionnée et stockée dans les locaux de l'entreprise, le paiement du
fournisseur est effectuée via un ordre de paiement. Tout au long de ce processus, la chaine
logistique internationale de SARL NORD AFRIQUE CABLES, qui comprend la réception, le
stockage, la préparation et la livraison des produits, joue un rôle essentiel pour assurer la
fluidité et la sécurité des opérations d'importation.

77
Chapitre III La chaine logistique d’une procédure d’importation
au sein SARL NORD AFRIQUE CABLES

Conclusion
Dans ce chapitre c’est présenter l’organisme d’accueil SARL NORD AFRIQUE
CABLES, une entreprise algérienne spécialisée dans l'importation et la commercialisation de
produits électriques, a pour mission principale d'assurer la satisfaction des besoins du marché
national. Pour cela, l'entreprise utilise une combinaison de procédures d'importation efficaces
et d'une chaine logistique optimisée, qui comprend les étapes de la réception, du stockage, de
la préparation et de la livraison des produits, pour garantir la réussite des opérations
d'importation.
L'approche qualitative a été utilisée pour étudier les procédures d'importation de
l'entreprise, en utilisant des guides d'entretien et en analysant le contenu des réponses. Le
processus d'importation de SARL NORD AFRIQUE CABLES comprend plusieurs étapes,
allant de la détermination des besoins en fonction de la demande sur le marché national à la
réception et au paiement des marchandises, avec une chaine logistique internationale jouant
un rôle essentiel pour assurer la fluidité et la sécurité des opérations d'importation.

78
Conclusion générale
Conclusion générale

La chaîne logistique internationale est un élément clé pour assurer une gestion efficace
des opérations d'importation et d'exportation. Elle implique la coordination des activités liées
à la circulation des biens, des services et des informations à travers les frontières, en prenant
en compte les aspects douaniers, réglementaires, de transport et de stockage. L'objectif de
cette chaîne logistique est de garantir un flux logistique efficace du point de départ à la
destination finale, tout en optimisant les coûts, les délais de livraison et en minimisant les
risques, tout en respectant les exigences légales de chaque pays.
La mondialisation a représenté un tournant important pour l'économie algérienne,
nécessitant des réformes et des adaptations pour intégrer l'économie mondiale. Les entreprises
algériennes doivent ainsi se conformer aux réglementations internationales et aux normes de
qualité pour répondre aux attentes des marchés internationaux. Cela implique une adaptation
des processus logistiques, des systèmes de gestion et des stratégies commerciales pour
répondre aux nouveaux défis et aux opportunités offertes par la globalisation.
Dans le cadre de notre étude nous avons choisi d'analyser en détail les procédures
d'importation des produits électriques, de la demande d'offre au fournisseur étranger jusqu'au
paiement de la marchandise. Cette étude approfondie nous permettra de mieux comprendre les
enjeux clés de la chaîne logistique internationale pour une entreprise importatrice, comme la
sélection du fournisseur, le choix du moyen de paiement, l'organisation du transport et les
formalités douanières.
Nous avons opté pour une approche méthodologique structurée basée sur l'utilisation
d'un guide d'entretien pour la collecte de données, qui nous a permis de poser des questions
ciblées à l'entreprise d'accueil, SARL NORD AFRIQUE CABLES, et d’obtenir des réponses
précises et approfondies.
De ce fait, notre choix s'est porté sur une approche qualitative qui nous offre la
possibilité de saisir en détail la procédure d'importation, en utilisant une méthode d'étude de
cas pour obtenir une compréhension approfondie de la thématique.
Durant notre stage pratique au sein de l'entreprise privée SARL NORD AFRIQUE
Câbles, spécialisée dans l'importation de produits électriques, tels que des câbles de
projecteurs et d'éclairages, nous avons observé les étapes suivantes pour l'importation de ces
produits :
Le gestionnaire des stocks de SARL NORD AFRIQUE CABLES identifie les produits
électriques à importer pour répondre à la demande du marché national.
Le responsable des achats recherche des fournisseurs sur des plateformes en ligne, en
prenant en compte les critères de qualité et de prix, afin de répondre aux besoins identifiés.

79
Conclusion générale

Un bon de commande spécifiant le produit, le code, la quantité et le prix unitaire est


signé et cacheté par l'entreprise. L'accord d'ALGEX pour l'importation des produits est ensuite
obtenu.
Ensuite, L'entreprise prépare un dossier de domiciliation bancaire comprenant diverses
pièces justificatives. La banque BDL de SARL NORD AFRIQUE CABLES accorde
l'opération après saisie des informations sur son site.
Un message SWIFT est envoyé de la banque de l'importateur à celle du fournisseur. Si
l'opération est validée, le fournisseur peut alors expédier la marchandise et les documents
correspondants.
Enfin Le dédouanement est effectué via un transitaire qui s'occupe des opérations
portuaires. Un ordre de paiement est ensuite établi et le paiement est réalisé après vérification
par la banque et les services douaniers.
Notre stage pratique chez SARL NORD AFRIQUE CABLES a montré que pour
réussir une procédure d'importation, il est essentiel de suivre l'enchainement des étapes. Le
deuxième résultat a mis en avant le rôle crucial du transitaire comme intermédiaire entre
l'importateur et le fournisseur, permettant ainsi de gérer efficacement les formalités de
dédouanement pour dédouaner la marchandise. Le troisième résultat a souligné l'importance
de récupérer et de payer les documents nécessaires à chaque étape du processus d'importation.
Enfin, le quatrième résultat a démontré que toutes les opérations commerciales internationales
nécessitent la présence de termes d'Incoterm, tels que le CFR, ainsi que des modes de
transport et des techniques de paiement spécifiques, comme la remise documentaire dans
notre cas. De plus, il est indispensable d'avoir une domiciliation bancaire pour toutes les
opérations d'importation.
De plus, nous avons fait face à des difficultés d'accès à certaines informations
confidentielles nécessaires au déroulement de notre travail. L'entreprise étant soumise à des
contraintes de confidentialité, l'obtention de données précises sur les coûts, les délais et les
risques liés aux opérations d'importation a été un défi.
Les résultats de notre étude offrent une opportunité aux entreprises, notamment celles
du même domaine d'activité que SARL NORD AFRIQUE CABLES, de comprendre
l'importance de la chaîne logistique internationale et les étapes à suivre pour une opération
d'importation réussie.
Ce stage pratique chez SARL NORD AFRIQUE CABLES nous a été extrêmement
bénéfique, car il nous a permis d'approfondir notre compréhension du monde professionnel.
Cette expérience sur le terrain nous a offert une meilleure connaissance des réalités et des

80
Conclusion générale

défis auxquels les entreprises sont confrontées dans leur activité d'importation. Elle nous a
également donné l'opportunité d'appliquer les connaissances théoriques acquises en cours et
de les confronter à la pratique. Cette immersion dans l'environnement professionnel a
grandement enrichi notre formation et nous a préparés de manière plus concrète à notre future
carrière.

81
Bibliographie
Bibliographie

Ouvrages :
 A Gerjebin ; « Théorie contemporaine de l’échange international » France, 1987.
 Alexandre K Samii, « Stratégie logistique : supplychain management », 3ème édition,
Dunod, Paris, 2002.
 Anne Garatacap, PiérreMédane, « Management de la production : Concepts. Méthodes »,
4eme édition, Dunod, Paris, 2013.
 B. Gendouzi, « Relation économique international », Edition, Dar Elmaarefa.
 Barbara Lyonnet, Marie-Pascale Senkel, « La logistique », Dunod, Paris, 2015.
 BEITTON-A et autre, « Dictionnaire des sciences économiques », 2eme Édition Armand
Colin, Paris 2007.
 BELOTTI Jean, transport international de marchandises, France, 2015.
 BENAMMARJ-M, « Technique du commerce international ».[Link], France,
1995
 Cloude Fiore, « Supply Chain en action : stratégie, logistique, service clients », LES
ECHOS EDITIONS, Paris 2001.
 D. Pierre, Monod ;(moyens et techniques de paiement internationaux) ; Edition ESKA,
4eme édition octobre 2007.
 [Link], [Link] ET [Link], « La logistique au service de l’entreprise : moyens,
mécanismes et Enjeux, DUNOD, PARIS, 1983.
 Gueutin Claire- Agnès « Essentiel de l’économie I » Fiches de cours et cas pratique,
Edition, Ellipses, 2012.
 Hervé Mathe, Daniel Tixier, « La logistique », 7e Edition, PUF, Paris.
 Jean –Louis Mucchielli, « Relations économique internationales », Edition, Paris, 2010.
 LAIN DEPPE-A, « Marketing international », Edition Economica, Paris 2009.
 LIEVRE Pascal, la logistique, édition La Découverte, paris,2007.
 LOTH. Désiré, L’essentiel des techniques du commerce international. Pairs, Edition
pubibook, 2009.
 Lyonnet, B., &Senkel, M.-P. (2015). La logistique. DUNOD.
 M. Basle, B. Chavence, G Leobal, F. Benhamou, Geldon et A. Lipietz « Histoire des
pensées économique », édition, Dalloz, 1993.
 Michel Finder et Yves, « la logistique supply Chain », DUNOD, 6eme édition, paris,
2013.
 MORE-T, « Les enclosures »,1ere Edition Dunod, Paris 1996.
 NOUMEN Robert, les éléments de base de la logistique international, Paris, 2004.
 P .MEDAN et A. GRATACAP, « Logistique et supply chaine management », DUNOD,
Paris, 2008.
 PIMOR : production, distribution, soutien, édition DUNOD, 2éme édition, paris, 2005, p,
4.

82
 Rémy LE MOIGNE « supplychain management »,Dunod, paris,2017.
 SOHIER.J, La logistique, Vuibert, 3èmeédition, paris, 2002.
 Stéphane Bécuwe, « Commerce international et politique commercial », Edition Armand
Colin, 2006,
 WACKERMANN Gabriel « la logistique mondiale transport et communication »Edition
Marketing, paris, 2005.

Articles et revues :
 Article « Etude quantitative : définition, techniques, étapes et analyse »[Link]
 Article « Guide d’entretien – Définitions Marketing » [Link] .
 Article « Méthode mixtes –Comprendre la recherche »
 Berthélemy Jean-Claude, « Commerce international et diversification économique »,
Revue d’économie Politique, 2005/5 (Vol. 115).
 CHEVALIER.D, « Crédit documentaire une sécurité de paiement toujours très
appréciée».LE MOCI N°1385, Paris, 1999
 Courrier international n0 427 du 7/13, janvier 1999.

Thèses et mémoires :
 Julien François, « Planification des chaines logistiques : modélisation du système
décisionnel et performance », pour obtenir le grade docteur, université bordeaux 1, 17
Décembre 2007.
 KHADIR-T, « Le financement du commerce extérieur par le crédit documentaire : Quel
impact sur la rentabilité De la banque », Mémoire du Master, Université de Bejaia
2016/2017
 Marzouk Salah Eddine, problème de dimensionnement de lot de livraison : application ou
cas ou d’une chaine logistique, thèse pour l’obtention du garde de docteur en automatique
et informatique, université de Belfort, année 2007.
 Mr DERROUICHE Med EL AMINE, (2017), Les contraintes à l’optimisation de la
chaîne Logistique internationale. Cas : SPA FLECHE BLEUE ALGERIENNE, mémoire
fin d’études, université Mouloud Mammeri Tizi-Ouzou.

Wéborgaphie :
 [Link] consulté le 12/04/2024 à 23h
 [Link] .
 [Link]
 [Link]
 [Link]
 [Link]
 [Link]

83
Annexes

N ANNEXES PAGE
1 PAKING LISTE 84
2 CERTIFICAT DE CONFIRMITE 85
3 AVIS D’ARRIVER 86
4 QUITTANCE DOUANIREE 87
5 EUR01 88
6 FACTEUR D’ECHANGE 89
7 FACTEUR TRANSITAIRE 90
Source : Document de l’entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES
84
85
86
87
88
89
90
91
Table des matières
Table des matières

Remerciements ................................................................................................ II
Dédicace .......................................................................................................... III

Liste des abréviations ..................................................................................... IV


Liste des tableaux, des figures et annexes ...................................................... V
Sommaire ........................................................................................................ VI
Introduction générale ....................................................................................... 1
Chapitre I : Généralité sur la logistique et la chaîne logistique à
l’international .................................................................................................. 3
Introduction ................................................................................................................................ 3
Section 01 : Historique et évolution de la logistique et de la chaîne logistique ........................ 4

1.1. Aperçu historique sur l’évolution de la logistique .............................................................. 4


1.1.1. Origines anciennes .................................................................................................................. 4
1.1.2. Evolution des activités logistiques au sein du génie militaire ........................................ 5
1.1.3. Apparition de la logistique moderne .............................................................................. 5
1.2. Définition du concept de la logistique ............................................................................ 6
1.3. Les différents types de la logistique ............................................................................... 8
1.3.1. La logistique d’approvisionnement ................................................................................ 8
1.3.2. La logistique de production ............................................................................................ 8
1.3.3. La logistique militaire..................................................................................................... 9
1.3.4. La logistique inverse ..................................................................................................... 10
1.3.5. La logistique de soutien ................................................................................................ 10
1.4. Le rôle de la logistique ................................................................................................. 11
1.5. Les enjeux de la chaine logistique ................................................................................ 11
1.5.1. Les prix / les coûts ........................................................................................................ 11
1.5.2. La qualité des produits ................................................................................................. 12
1.5.3. Le délai de distribution ................................................................................................. 12
1.5.4. La flexibilité ................................................................................................................ 12

Conclusion ................................................................................................................................ 13
Section 02 : Présentation de la chaîne logistique internationale .............................................. 14

91
1. La définition de la chaîne logistique internationale .........................................................14
2. Les missions de la chaîne logistique internationale .........................................................15
3. Les éléments de la chaine logistique internationale .................................................... 15
3.1. Le processus de la chaine logistique ...................................................................................15
3.2. Le réseau de la chaine logistique.........................................................................................16
4. Les acteurs de la chaîne logistique internationale ....................................................... 17
4.1. Les acteurs inter organisationnels ................................................................................ 17
4.2. Les acteurs secondaires ................................................................................................ 19
5. Les fonctions de la chaine logistique ............................................................................ 20
5.1. Le système d’approvisionnement ................................................................................. 20
5.2. Le système de production ............................................................................................. 21
5.3. Le système de Stock .................................................................................................... 21
5.4. Le système de distribution ............................................................................................ 22
6. Les flux de la chaine logistique internationale ............................................................. 23
6.1. Le flux d’information ................................................................................................... 23
6.2. Le flux physique ........................................................................................................... 24
6.3. Le flux financier ........................................................................................................... 24
7. Les défis de la chaîne logistique internationale ........................................................... 25

Conclusion ................................................................................................................................ 27
Chapitre II : Le commerce international et la procédure d’importation .. 28
Introduction .............................................................................................................................. 28
Section 01 : Les notions de base de commerce international ................................................... 29

1. La définition du commerce international ................................................................................29

1.1. Emergence du commerce international ........................................................................ 30


1.1.1. Des échanges limités jusqu’au XVIIIe siècle ............................................................... 30
1.1.2. Naissance du commerce international .......................................................................... 30
1.1.3. Le protectionnisme du commerce au début du XIXe siècle ......................................... 30
1.1.4. Le libre échange de la seconde moitié du XIXe siècle ................................................. 31
1.1.5. Développement du commerce international ................................................................. 31
1.2. L’évolution du commerce extérieur en Algérie ............................................................ 32
1.3. Les théories du commerce international ....................................................................... 33
1.3.1. Les théories traditionnelles du commerce international ............................................... 34
[Link]. Les théories classiques ...................................................................................... 34

92
[Link]. Les théories néoclassiques de l’échange international .................................... 35
1.3.2. Les nouvelles théories de commerce international ....................................................... 36
1.6. Les caractéristiques de commerce international................................................................ 38
Conclusion ................................................................................................................................ 40
Section 02 : La procédure d’importation.................................................................................. 41

1. Les incoterms ..................................................................................................................... 41


1.1.Définition de l’incoterm .............................................................................................................41
1.2. Rôles des Incoterms ...................................................................................................................41
1.3. Choix de l’incoterms ................................................................................................... 42
1.4. Le classement des Incoterms ........................................................................................ 42

1.5. Les modifications avec les Incoterms 2020 ..................................................................... 43

2. Les instruments et les techniques de paiement dans le cadre d'une opération d’importation
............................................................................................................................................ 44
[Link] simple ......................................................................................................... 44
2.2. L’encaissement documentaire ........................................................................................... 45
2.2.1. La remise documentaire .............................................................................................. 45
[Link]. Les Types de remises documentaires .............................................................. 45
[Link]. Les intervenants dans la remise documentaire ................................................. 46
[Link].Les avantages et les inconvénients ............................................................................... 47
2.2.2. Crédit documentaire .................................................................................................... 47
[Link].Les types d’un crédit documentaire.............................................................................. 47
[Link]. Les intervenants ............................................................................................... 48
[Link].Les avantages et les inconvénients .............................................................................. 48
2.2.3. La lettre de crédit stand-by ........................................................................................... 49
[Link]. La mise en place d’une lettre de crédit stand-by ............................................. 49
[Link].Les formes .................................................................................................................... 50
[Link]. Les avantages et les inconvénients .................................................................. 50
3.2. Les procédures d’importations et le de dédouanement d’une marchandise ................. 51
3.2.1. Avant d’importer ......................................................................................................... 51
1. Informations préliminaires sur la législation et la réglementation ................................51
2. Identification de la marchandise à importer ............................................................... 51
3. Sélectionner un ou plusieurs fournisseurs ................................................................... 51

3.2.2. Au cours de l’importation .............................................................................................. 52


93
1. Production et/ou vérification de la documentation .........................................................52
2. Choix du moyen de paiement ............................................................................................ 52
3. Organisation du transport ....................................................................................................52

Conclusion ............................................................................................................................... 53
Conclusion ............................................................................................................................... 54
Chapitre III : Etude d’une opération d’importation au sein de SARL
NORD AFRIQUE CABLES .......................................................................... 55
Introduction ............................................................................................................................. 55
Section 1 : Présentation de l’entreprise d’accueil «SARL NORD AFRIQUE CABLES», et
Présentation du cadre méthodologique ..........................................................................................56

I. Présentation de l’entreprise d’accueil «SARL NORD AFRIQUE CABLES» .............56


1. Présentation de SARL NORD AFRIQUE CABLES ........................................................56
2. L’organisation et la situation géographique de la SARL NORD AFRIQUE CABLES
.............................................................................................................................................................56
2.1. L’organisation ......................................................................................................................56
2.2. Organigramme de SARL NORD AFRIQUE CABLES .................................................56
3. les activités et les missions de SARL NORD AFRIQUE CABLES ..............................57
3.1. Activités ...............................................................................................................................57
3.2. Les missions de SARL NORD AFRIQUE CABLES .....................................................57
3.3. Les Objectifs De SARL NORD AFRIQUE CABLES .....................................................57
II. Présentation du cadre méthodologique ..............................................................................58
1. Approche de la recherche .....................................................................................................58
1.1 Etude qualitative .......................................................................................................... 58
1.2 Etude quantitative ................................................................................................................58
1.3. Méthode Mixte ......................................................................................................................58
1.4. La comparaison entre les approches quantitative et qualitative ....................................59
1.5. Choix de l’approche .............................................................................................................60
2. La stratégie de la recherche ........................................................................................................60
3. Justification du choix de l’entreprise « SARL NORD AFRIQUE CABLES » ............... 61
4. Objectif de l’étude empirique ............................................................................................ 61
5. La collecte des données ..................................................................................................... 61
5.1. Construction de notre guide d’entretien .............................................................................61
5.2. Consultation de documents : ..............................................................................................62

94
6. Analyse des données issues de l’entretien ...............................................................................62
6.1. Méthode d’analyse ...................................................................................................... 62
6.2. Les avantages de la méthode d’analyse de contenu ................................................... 62

Conclusion ............................................................................................................................... 64
Section 2: Analyse et discussion des résultats ......................................................................... 65

1. Analyse du résultat et des données de l’entretien ....................................................... 65


1.1. Partie 01 : Connaître l’entreprise « SARL NORD AFRIQUE CABLES » ................ 65
1.2. Partie 02 : Connaître la procédure d’importation de SARL NORD AFRIQUE
CABLES ....................................................................................................................... 66
1.3. Partie 03 : Connaître le moyen de paiement le plus utilisé par SARL NORD
AFRIQUE CABLES .................................................................................................... 68
2. Etude d’une opération d’importation au sein de SARL NORD AFRIQUE CABLES 68
2.1. Les étapes d’une opération d’importation de la marchandise ..................................... 68
2.1.1. Le mode de consultation ............................................................................................. 68
2.1.2. Réception des offres .................................................................................................... 69
2.1.3. Ouverture des offres .................................................................................................... 69
2.1.4. Évaluation de l’offre .................................................................................................... 69
2.1.5. Confirmation de l’offre................................................................................................. 69
2.2. Expression du besoin .................................................................................................. 69
2.3. La domiciliation............................................................................................................ 69
2.4. Dédouanement Des Marchandises .............................................................................. 70
2.4.1. Expédition des marchandises ...................................................................................... 70
2.4.2. Dédouanement des marchandises ................................................................................ 70
2.5. Livraison et stock de la marchandise ........................................................................... 71
2.6. Etablissement de la commande de paiement .............................................................. 71
3. « Les étapes de réalisation D’une opération D’importation De Marchandise au sein de
SARL NORD AFRIQUE CABLES ......................................................................................... 71
1. Détermination des besoins sous la charge du gestionnaire des stocks ............................... 71
2. Lancement de consultations/ des appels d’offre internationaux ....................................... 71
3. Réception des offres (réponses des fournisseurs étrangers) .............................................. 74
4. Passation de la demande .................................................................................................... 74
5. Domiciliation bancaire ...................................................................................................... 75

95
6. Le dédouanement de la marchandise.................................................................................. 76
7. Réception et Stock des matières importées ....................................................................... 76
8. Paiement du fournisseur étranger ..................................................................................... 76

Conclusion ................................................................................................................................ 77
Conclusion ................................................................................................................................ 78
Conclusion générale ....................................................................................... 79

Bibliographie .................................................................................................. 82

Annexes ........................................................................................................... 84
Table des matières .......................................................................................... 91
Résume ............................................................................................................ 97

96
Résume
La chaîne logistique internationale est un vaste domaine qui se définit par la gestion et
la coordination des activités d'importation et d'exportation. Elle organise les échanges par
transports transfrontaliers en pratiquant l'ensemble des méthodes de logistique connues.
L'objectif ultime de la logistique internationale est de se consacrer à la gestion des flux de
marchandises par l'acheminement de celles-ci, depuis le lieu de départ jusqu'à la destination
final.
Cette étude vise à comprendre et à apprendre les étapes de l'opération d'importation de
marchandises au sein de l'entreprise SARL NORD AFRIQUE CABLES, en utilisant une
approche méthodologique et un cas pratique pour acquérir une compréhension approfondie de
la chaîne logistique internationale.
Mots clés : la logistique, la chaîne logistique internationale, le commerce international,
procédure d’importation, la mondialisation.

Abstract
International Logistics is a vast field that defines the management and coordination of
importation and exportation activities. It organizes cross-border exchanges by applying all
known logistics methods. The ultimate goal of international logistics is to manage
merchandise flows by transporting them from the starting point to the final destination.
This study aims to understand and learn the steps of merchandise importation
operations within SARL NORD AFRIQUE CABLES, using a methodological approach and a
case study to gain a deep understanding of international logistics.
Keywords: logistics, international logistics, international trade, importation procedure,
globalization

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