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SDRA : Diagnostic et Traitement en Réanimation

Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une forme grave d'insuffisance respiratoire causée par divers facteurs, entraînant une accumulation de liquide dans les poumons et une baisse critique d'oxygène dans le sang. Le traitement nécessite une prise en charge en soins intensifs, incluant l'oxygénothérapie et parfois la ventilation mécanique, avec un pronostic variant selon la rapidité du traitement et la condition sous-jacente. La rééducation post-hospitalisation est essentielle pour aider les patients à récupérer leur force et leur indépendance après la maladie.

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SDRA : Diagnostic et Traitement en Réanimation

Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une forme grave d'insuffisance respiratoire causée par divers facteurs, entraînant une accumulation de liquide dans les poumons et une baisse critique d'oxygène dans le sang. Le traitement nécessite une prise en charge en soins intensifs, incluant l'oxygénothérapie et parfois la ventilation mécanique, avec un pronostic variant selon la rapidité du traitement et la condition sous-jacente. La rééducation post-hospitalisation est essentielle pour aider les patients à récupérer leur force et leur indépendance après la maladie.

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Rééducation

en
réanimation
Les principales affections rencontrées en réanimation

A- Insuffisance respiratoire aiguë ou syndrome de détresse


respiratoire aiguë (SDRA) :
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë est un type d’insuffisance
respiratoire (pulmonaire) qui résulte de nombreuses anomalies différentes
responsables de l’accumulation de liquide dans les poumons et d’une réduction
excessive de l’oxygène dans le sang.
L’insuffisance respiratoire est un état caractérisé par un taux sanguin
d’oxygène dangereusement bas ou un taux de dioxyde de carbone dans le sang
dangereusement haut.
La personne atteinte présente une dyspnée, généralement accompagnée d’une
respiration accélérée et superficielle, la peau peut paraître grisâtre ou gris
cendré ou bleutée (cyanose), et d’autres organes, comme le cœur et le
cerveau, peuvent présenter une défaillance.
Un capteur digital (oxymétrie de pouls) ou un échantillon de sang prélevé sur
une artère (mesure des gaz du sang artériel) est utilisé afin de déterminer le
taux d’oxygène dans le sang ; une radiographie du thorax est également
réalisée.
Les personnes atteintes sont traitées en unité de soins intensifs parce qu’elles
pourraient avoir besoin d’une ventilation mécanique.

De l’oxygène est administré et la cause de l’insuffisance respiratoire traitée.


Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) constitue une urgence
médicale. Il peut survenir chez des personnes souffrant déjà d’une maladie
pulmonaire, ou chez des personnes dont les poumons étaient auparavant
normaux.
Le SDRA est divisé en trois catégories : léger, modéré et sévère. La catégorie est
déterminée par la comparaison du taux d’oxygène dans le sang à la quantité
d’oxygène devant être administrée pour atteindre ce taux.

Causes du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) :


Toute maladie ou tout état qui lèse les poumons peut occasionner un SDRA.
Dans environ la moitié des cas, le SDRA est la conséquence d’une infection
systémique grave (septicémie : est une réaction grave de l’ensemble du corps à
une bactériémie ou à une autre infection plus un dysfonctionnement ou une
défaillance d’un système essentiel de l’organisme. Un choc septique est une
tension artérielle faible menaçant le pronostic vital (choc) et une défaillance
organique dues à une septicémie.) ou d’une pneumonie (est une infection des
alvéoles (petites cavités pulmonaires) et des tissus environnants). D’autres
causes incluent :
*les IRA survenant sur un poumon sain : moins fréquente.
IRA par atteinte infectieuse (virale ou bactérienne diffuse ou par miliaire
tuberculeuse).
IRA toxique (par inhalation de produits volatils inhalation d’autres gaz
toxiques responsables d’œdème interstitiel ou du contenu gastrique acide
dans les poumons)
IRA par brûlures (inhalation de grandes quantités de fumée), noyade
IRA suite à une cardiopathie (OAP ou embolie pulmonaire)
IRA par pneumothorax compressif uni ou bilatéral.
IRA traumatique (trauma pariétal) : volet thoracique. Traumatisme du thorax
(contusion pulmonaire)
IRA par déficit musculaire on les voit dans les poliomyélites, Guillain barré,
myasthénie.
IRA par atteinte respiratoire cérébral centrale : intoxication au barbiturique et
se voit aussi lors d’AVC (bulbaire).
IRA par obstruction des voies aériennes.
*les IRA survenant sur un poumon pathologique : sont fréquente et sont liés à
des épisodes de surinfection au à des erreurs thérapeutiques comme (sédatif,
somnifère, oxygénothérapie. Intempestive (mal équilibré)).

Lorsque les petites cavités aériennes (alvéoles) et les petits vaisseaux sanguins
(capillaires) pulmonaires sont lésés, du sang et du liquide pénètrent dans les
espaces entre les alvéoles et finalement à l’intérieur des alvéoles. Le collapsus
de nombreuses alvéoles (pathologie appelée atélectasie) peut aussi résulter de
la diminution de l’activité du surfactant, un liquide qui tapisse la surface des
alvéoles et aide à les garder ouvertes.
La présence de liquide dans les alvéoles et leur collapsus perturbent le transfert
de l’oxygène de l’air inhalé vers le sang. Par conséquent, le taux d’oxygène
dans le sang diminue considérablement. Le passage du dioxyde de carbone du
sang vers l’air expiré est moins perturbé et le taux de dioxyde de carbone dans
le sang varie peu. Comme l’insuffisance respiratoire dans le SDRA est
principalement due à un taux bas d’oxygène, elle est considérée comme une
insuffisance respiratoire hypoxémique.

La diminution du taux d’oxygène dans le sang, provoquée par le SDRA, et le


passage dans la circulation de certaines protéines (cytokines) produites par les
cellules pulmonaires lésées et par les globules blancs peuvent provoquer une
inflammation et des complications d’autres organes. La défaillance de
nombreux organes (syndrome de défaillance multiviscérale) peut également
survenir. La défaillance d’organes peut débuter rapidement après le début du
SDRA, ou elle peut apparaître de quelques jours à quelques semaines plus tard.
De plus, les personnes atteintes de SDRA ont une capacité réduite de lutte
contre les infections pulmonaires et ont tendance à développer une
pneumonie bactérienne.

Symptômes du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) :


Le SDRA survient habituellement dans les 24 à 48 heures après la lésion initiale
ou le début de la maladie, mais peut parfois n’apparaître qu’au bout de 4 ou 5
jours. Initialement, la personne présente une dyspnée, habituellement
accompagnée d’une respiration accélérée et superficielle.

Avec un stéthoscope, le médecin peut entendre des râles crépitants ou


sibilants dans les poumons. Un faible taux d’oxygène dans le sang peut
provoquer une coloration marbrée ou bleutée de la peau (cyanose) chez les
personnes à la peau claire et une coloration grise ou blanchâtre de la bouche,
du contour des yeux et sous les ongles chez les personnes à la peau foncée.
D’autres organes peuvent mal fonctionner, comme le cœur et le cerveau, ce
qui entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque, des troubles du
rythme cardiaque (arythmies), une confusion mentale et une somnolence.
Diagnostic du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) :
*Mesure du taux d’oxygène dans le sang
*Radiographie du thorax
Le taux d’oxygène dans le sang peut être mesuré sans prélever de sang, à l’aide
d’un capteur placé sur le doigt ou un lobe d’oreille, technique appelée
oxymétrie de pouls. Le taux d’oxygène (et le taux de dioxyde de carbone) dans
le sang peut également être mesuré en analysant un échantillon de sang
prélevé sur une artère (mesure des gaz du sang artériel).
Les radiographies du thorax montrent du liquide dans les espaces qui doivent
être remplis d’air. D’autres examens complémentaires peuvent être
nécessaires pour s’assurer qu’une insuffisance cardiaque n’est pas la cause du
problème.

Traitement du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) :


*Traitement de la cause
*Oxygénothérapie
*Souvent, ventilation mécanique
Les personnes qui présentent un SDRA sont traitées en unité de soins intensifs
(USI).
La réussite du traitement dépend habituellement du traitement de la maladie
sous-jacente (par exemple, la pneumonie). Une oxygénothérapie, qui est vitale
pour corriger la diminution du taux d’oxygène, est également administrée.
Si l’oxygène administré par un masque ou par un autre dispositif (comme un
casque ou une sonde nasale) ne permet pas de corriger la baisse du taux
d’oxygène dans le sang, ou si des doses très élevées d’oxygène inspiré sont
nécessaires, il faut avoir recours à la ventilation mécanique. Un respirateur
fournit de l’air comprimé riche en oxygène via un tube introduit dans la trachée
par la bouche.

Pronostic du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) :


Sans un traitement rapide, de nombreuses personnes souffrant de SDRA ne
survivent pas. Cependant, selon le trouble sous-jacent, environ 60 à 75 % des
personnes qui souffrent d’un SDRA survivent avec un traitement adéquat.
Les personnes qui répondent rapidement au traitement guérissent souvent de
façon complète, avec peu ou pas de séquelles respiratoires à long terme. Les
personnes dont le traitement implique de longues périodes sous respirateur
(machine facilitant la respiration) sont plus à risque de développer une
cicatrisation pulmonaire. Cette cicatrisation peut s’améliorer en quelques mois
après le sevrage du respirateur. Si elle est étendue, la cicatrisation pulmonaire
peut altérer de façon irréversible la fonction pulmonaire d’une manière
perceptible pendant certaines activités de la vie quotidienne. Des cicatrices
moins étendues peuvent n’altérer la fonction pulmonaire que lorsque les
poumons sont soumis à un stress, par exemple lors d’un exercice physique ou
d’une maladie.

De nombreuses personnes perdent beaucoup de poids et de masse musculaire


au cours de la maladie. Une rééducation à l’hôpital peut les aider à retrouver
leur force et leur indépendance.

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