0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues40 pages

Construction Rurale: Guide Pratique

Le document traite de la construction rurale, en mettant l'accent sur l'importance de l'implantation des bâtiments dans une exploitation agricole pour optimiser la productivité et réduire les coûts. Il aborde les différents types de capitaux nécessaires, les charges liées aux bâtiments, et les principes économiques à considérer lors de la conception et de la construction. Enfin, il souligne la nécessité d'une organisation rationnelle des bâtiments pour améliorer l'efficacité opérationnelle et la sécurité.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues40 pages

Construction Rurale: Guide Pratique

Le document traite de la construction rurale, en mettant l'accent sur l'importance de l'implantation des bâtiments dans une exploitation agricole pour optimiser la productivité et réduire les coûts. Il aborde les différents types de capitaux nécessaires, les charges liées aux bâtiments, et les principes économiques à considérer lors de la conception et de la construction. Enfin, il souligne la nécessité d'une organisation rationnelle des bâtiments pour améliorer l'efficacité opérationnelle et la sécurité.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

INTRODUCTION

Le bâtiment est l’outil indispensable à la bonne exploitation d’un capital. Le cours de construction rurale se
propose d’étudier la mise en place des divers bâtiments (maison d’habitation, étables, fumières, porcherie,
silos, magasins, garage, ateliers…) et des aménagements (cours, pistes enceintes…) nécessaires à
l’exploitation normale d’une ferme.
L’implantation d’une ferme comporte deux phases principales :
- phase de conception p correspondant à l’étude de l’implantation aboutissant à un plan détaillé
- phase constructive correspondant à la réalisation pratique.
L’agronome qui est appelé à être le chef de l’exploitation envisagée est le mieux placé pour connaître la
nature et l’importance relative des diverses activités de la ferme et il doit participer à juste titre à l’étude de
l’implantation. En outre, il devra aussi suivre et contrôler les travaux de construction, aussi doit-il posséder
quelques notions de base de constructions générales. En définitive, il doit assurer le rôle de pivot entre la
conception et la réalisation pratique.

1. DONNEES ECONOMIQUES ET TECHNIQUES

1.1. Capitaux en agriculture

Pour une exploitation donnée, il faut considérer l’importance des capitaux à mettre en œuvre. On peut
distinguer :
- le capital foncier représentant la valeur de la terre
- le capital bâtiment représentant la valeur des constructions nécessaires à l’exploitation
- le capital d’exploitation représentant la valeur du cheptel mort (matériel) et du cheptel vivant
(animaux)
- le capital circulant ou trésorerie liquide permettant à l’exploitant de faire face aux dépenses normales
en vue d’attendre la commercialisation des produits récoltés qui se fait toujours après une campagne
de culture au moins.
Ces divers postes seront chiffrés et rapportés à l’hectare, ce qui permet de montrer l’importance à la fois en
valeur absolue et en valeur relative du poste bâtiment.

1.2. Charge bâtiment

Les constructions constituent une dépense nécessaire qui représente une part importante du capital, en outre
elles entraînent des frais annuels d’entretien. Comment réduire la charge bâtiment ?

Principes ou lois économiques

- Evolution des données économiques et des solutions techniques.

L’agriculture est en perpétuelle évolution aussi est-il dangereux de vouloir trop bien faire ou de vouloir faire
trop solide car un tel bâtiment peut être dépassé à brève échéance alors qu’il est loin d’être amorti. Il faut
adopter de préférence des solutions peu onéreuses, facilement transformables et surtout s’amortissant assez
rapidement.
A l’opposé, une construction trop légère, dont la durée risque d’être trop brève peut revenir annuellement
très cher par suite des entretiens qu’elle requiert.
Enfin il faut réduire au maximum la charge par unité de surface.
- Loi du coût décroissant en fonction de l’effectif
2

Le coût d’un logement d’animaux ou d’un local de stockage revient à l’animal logé ou à l’unité de masse de
produits d’autant moins cher qu’il est plus important. Ceci justifie le choix de solutions communautaires ou
collectives.

1.3. Etude du prix de revient d’un ouvrage

1.3.1. Généralités
Le prix de revient d’un ouvrage est essentiellement fonction
- du parti constructif et du type de structure utilisée
- des matériaux utilisés tant au point de vue quantitatif que qualitatif
- de l’importance et de la qualification de la main d’œuvre qu’il requiert

Le prix de revient se ramène le plus souvent au m 2 en projection horizontale ou au m3 offert. Pour réduire la
charge bâtiment, il faut agir non seulement sur les surfaces ou les volumes nécessaires en les réduisant au
strict minimum, mais aussi sur le prix de revient unitaire.

1.3.2. Influence du parti constructif et du type de structure utilisée.

Compte tenu de l’évolution des données économiques et des solutions techniques, le hangar étant à l’heure
actuelle la construction la plus économique tant au m2 qu’au m3, étant aussi une structure simple, facilement
extensible, démontable, utilisable à toutes fins est le type de structure à utiliser en agriculture.
Le coût d’un local fermé est constitué pour une part non négligeable par les murs (fondation et murs en
élévation), ceci veut dire que les locaux étroits et par suite allongés sont coûteux.
Exemple : local (abri de vaches) de 30 m de long sur 6 m de large comportant 1m de couloir d’alimentation,
4m de stalle et 1 m de couloir de service
- Le développement des murs est de : (30 + 6 ) x 2 = 72m
- La surface couverte est de : 30 x 6 = 180 m2
Un local équivalent à 2 rangs d’animaux aura comme
- développement des murs est de : (15 + 12) x 2 = 54m
- surface couverte est de : 15 x 12 = 180 m2
Avec un couloir en commun
- développement des murs est de : (15 + 11) x 2 = 52m
- surface couverte est de : 15 x 11 = 165 m2
On obtient un gain de 25% sur le développement des murs et 8% sur la surface couverte. Ce qui entraîne des
gains sur les dépenses concernant les murs, le sol, la charpente et la couverture. D’où une économie globale
importante et un prix à l’animal logé plus faible.

1.3.3. Influence des matériaux utilisés

Le prix de revient d’un ouvrage dépend dans une certaine mesure des matériaux prévus pour sa réalisation.
Exemples :
- l’utilisation de tôles pour la couverture entraîne une sérieuse économie sur le poste charpente
- un bardage en bois ou en tôle peut être substitué aux murs maçonnés
- l’emploi de matériaux locaux diminue également le prix de revient
Chaque fois que l’exploitant pourra assurer des fournitures, ou assurer certains transports il réalisera de
sérieuses économies sur le prix de revient. Mais s’il faut rechercher des économies, par contre il ne faut rien
sacrifier à la qualité.

1.3.4. Influence de la main d’œuvre employée.


3

La main d’œuvre constitue une part non négligeable du prix de revient d’un ouvrage. Pour alléger la charge,
il faut éviter de construire des bâtiments trop spécialisés. L’agriculteur et ses ouvriers peuvent servir de
main d’œuvre d’appoint non qualifiée. L’exploitant peut aussi réduire le prix de revient d’un ouvrage en
réalisant lui même quelques travaux simples de terrassement, de transports, de fabrication de certains
matériaux.

1.4. Conclusion

La construction rurale moderne doit être à base de :


- structure économique offrant une surface couverte au moindre prix ;
- structure très dégagée offrant un important volume intérieur
- structure souple, éventuellement démontable, en tout cas facilement transformables à peu de frais
- locaux aussi peu spécialisés que possible, de façon à en faciliter les transformations ultérieures ou les
changements périodiques de destination
- aménagements permettant un service facile, exigeant le minimum de main d’œuvre.

Le bâtiment agricole sera constitué par une ossature de type hangar bardé et cloisonné soit grâce à des
matériaux maçonnés légers du type parpaings creux ou briques creuses, soit grâce à des panneaux légers en
bois ou en tôle, soit même à des matériaux de fortune comme le ballot de paille.
Les différentes constructions doivent répondre à des nécessités fonctionnelles. C’est le rendement optimum
du travail humain qui est recherché et non l’esthétique.

2. IMPLANTATION DES BATIMENTS D’UNE FERME : PRINCIPE D’UNE ORGANISATION


RATIONNELLE.

2.1. Importance de l’implantation des bâtiments

Une exploitation agricole est constituée par des bâtiments dont la nature, le nombre, les dimensions et les
caractéristiques sont extrêmement variables en raison de la multiplicité et de la diversité des êtres, des objets
et des activités qu’on est appelé à y abriter. Si l’emplacement des constructions est déterminé sans ordre et
sans méthode, il en résulterait des inconvénients dans leur utilisation au détriment de la productivité de
l’exploitation comme l’augmentation des trajets de circulation du personnel, du matériel, des animaux et des
produits.

L’implantation des bâtiments doit permettre leur adaptation facile aux modifications apportées aux
spéculations entreprises, aux méthodes et moyens de travail mis en œuvre et pour cela offrir des possibilités
d’extension et de transformation.

L’emplacement doit être conçu de manière à limiter les charges financières directes (frais de construction,
d’entretien, d’aménagements et de réaménagements) et indirectes (pertes de temps résultant des opérations
improductives de déplacements, de manutention et de transport) qu’elles entraînent.
L’emplacement des bâtiments doit permettre aux travailleurs d’exécuter leur tâche le plus facilement
possible, avec le minimum d’efforts, de fatigue et de risques d’accidents.

2.2. Facteurs à considérer dans l’implantation des bâtiments.

2.2.1. Implantation et accès aux bâtiments.


Les bâtiments de la ferme doivent être implantés dans la partie centrale du territoire exploité et à proximité
immédiate d’une voie d’accès bien aménagée pour limiter les dép^lacements et les transports.
4

La répartition des différents bâtiments par rapport à la voie d’accès doit tenir compte de la nature des objets
à déplacer, de la fréquence et de l’importance des mouvements. Dans une ferme on peut répartir les activités
en quatre grandes zones :
- Zone du logement humain : elle doit être situés le plus près possible de la voie d’accès afin de
faciliter les rapports des personnes avec l’extérieur et pour éviter aux visiteurs la traversée de la cour
de la ferme
- Zone d’élevage : elle peut sans inconvénients être éloignés de la voie d’accès mais par contre être à
proximité des pâtures et des parcelles exploitées pour l’alimentation sur place du bétail
- Zone des produits : la plupart des produits tels les semences, les engrais…font l’objet de transports
peu fréquents aussi les bâtiments y afférents ne justifient pas un emplacement à proximité de la voie
d’accès
- Zone du matériel : celle-ci exige d’être implantée le plus près possible de la voie d’accès car les
véhicules et les tracteurs sont utilisés tout au long de l’année et sont appelés à circuler à l’extérieur.
Le matériel lourd doit être parqué près de la voie d’accès pour éviter la traversée des cours et leur
détérioration.
En résumé, on peut concevoir le schéma suivant

Voie d’accès

Habitation Matériel

Vent

Bétail PRODUITS

Pâturage

2.2.2. Les rapports fonctionnels entre les bâtiments : complémentarité

On appelle postes complémentaires, les lieux de travail entre lesquels s’établissent des liaisons
fonctionnelles. Exemples le fenil, le silo à fourrage, la laiterie, la fumière sont des postes
complémentaires de l’étable. Il importe en vue de limiter les distances à parcourir et les transports à
effectuer de rapprocher le plus possible les uns des autres les postes complémentaires.

Dans les quatre zones signalées ci dessus, les postes doivent être implantés d’une manière rationnelle en
tenant compte de la nature, de la fréquence et de l’importance des déplacements et des transports qui
doivent être effectués entre les postes

Exemple : schéma d’implantation théorique de la zone du bétail et des produits tenant compte des
rapports fonctionnels qui doivent exister non seulement d’un poste de travail à un autre mais également
d’une zone à l’autre
5

Zone d’élevage : laiterie, salle de préparation des


aliments, écurie, porcherie, étable, fumière, salle
de traite

Zone de produits : pomme de terre et concentré,


paille, betterave, grains fourrage sec

2.2.3. Sécurité, hygiène incendie

Il est nécessaire de tenir compte de l’emplacement relatif des habitations et des postes malodorants par
rapport à la direction des vents dominants.

La zone d’habitation doit toujours être implantée dans le vent par rapport aux autres zones et en
particulier par rapport à la zone du bétail, aux divers silos.

Tout poste présentant un risque accru d’incendie doit être situé sous le vent par rapport aux autres
bâtiments. Les lieux de stockage de la paille et des fourrages doivent être sous le vent par rapport aux
logements du bétail et des locaux d’habitation.

Les aménagements de sécurité et de lutte contre l’incendie doivent être placés dans le vent par rapport
aux locaux à protéger de manière qu’en cas de sinistre, le personnel ne soit pas incommodé par la fumée
et la chaleur poussées par le vent et qu’il puisse accéder aux installations de lutte.

2.2.4. Surveillance et facilité de contrôle.

Toutes les parties de la ferme auraient intérêt à être visibles de la maison ou du bureau du chef
d’entreprise. Les points exigeants le plus de surveillance sont :
- l’entrée de la ferme en vue de contrôler les allées et venus du personnel, des visiteurs, des
véhicules…
- le poste de distribution de carburants pour éviter le gaspillage, les fuites et pour procéder d’une
manière plus précise au contrôle des consommations.

La ferme ne doit comporter qu’une seule cour pour faciliter la surveillance. Les voies de circulation
intérieures doivent être bien dégagées, suffisamment large pour permettre le croisement et l’évolution
des véhicules les plus encombrants. Enfin l’ensemble doit pouvoir être éclairé la nuit pour éviter les
accidents.

2.2.5. Facilité d’extension

Il faut prévoir des possibilités d’agrandissement en cas d’extension de l’activité de l’exploitation. A cet
effet, les locaux peuvent être classés en deux catégories :
- les locaux abritant des postes à surface ou à volume sensiblement constant quelles que soient les
variations de la production considérée : postes de transformation, ateliers de réparation…(les produits
y passent sans subir de stockage
- les locaux abritant des postes à surface ou à volume variable, proportionnel au nombre d’unités
d’objets à abriter : stockage des récoltes dont le volume varie suivant la nature des produits, les
surfaces cultivées et les rendements obtenus, logements d’animaux, hangar d’abri de matériel…
6

Tableau des facteurs à considérer dans l’implantation des bâtiments

Implantation par Bâtiments situés Habitations Rapport avec l’extérieur


rapport à l ‘accès près de la voie Matériel Déplacements fréquents à l’extérieur
d’accès Eviter de détériorer le sol des cours
Bâtiments éloignés Bétail Peut se déplacer par ses propres moyens
près de la voie Se rend directement dans les pâturages
d’accès Produits Manutentions vers l’extérieur peu fréquents : entrée
à la récolte ou à l’achat, sortie à l’utilisation ou à la
vente
Complémentarité - Grouper les bâtiments en fonction des activités qu’ils abritent (cf. 4 zones)
- Voir les relations intra et inter-zones
- Rapprocher les postes complémentaires
Sécurité Maintenir l’ordre, signaler les dangers,
Hygiène Incendie Certains bâtiments doivent être dans le vent par rapport à d’autres
Facilité de contrôle L’ensemble doit être visible du bureau ou du logement du chef d’exploitation
éviter les entrées et cours multiples et les implantations compliquées
Facilité Postes à surface ou à volume Peuvent être situés dans un corps de bâtiment
d’extension constant Peuvent être faits en dur
Postes à surface ou à volume Doivent présenter un pignon libre et pouvoir être
variable allongés sur une aire dégagée

2.3. Etude d’une implantation rationnelle.

2.3.1. Analyse des besoins


Avant d’étudier l’implantation, la dimension et la forme à donner à une construction, il faut toujours
procéder à un inventaire détaillé et précis de ce qu’elle doit abriter. L’analyse ne doit pas être uniquement
statique (simple énumération des êtres vivants, objets ou machines qui doivent prendre place dans le local)
mais également et surtout dynamique. Il faut étudier toutes les opérations gravitant autour d’un poste donné.
Exemple : dans un projet de poste de préparation des aliments du bétail, il est nécessaire d’analyser non
seulement le matériel qui doit être utilisé, les produits qui sont stockés avant et après leur transformation,
mais également toutes les opérations de manutention qu’entraînent l’emploi du matériel, le mélange de
certaines denrées et les transports d’amenée et d’évacuation des produits.

L’analyse des besoins peut se présenter sous la forme d’un diagramme d’activité sur lequel figurent les
opérations principales et auxiliaires (analyse dynamique) et en regard de chaque opération, le bâtiment, le
local ou le poste qui doit l’abriter. On aura ainsi un graphique se présentant suivant quatre colonnes : deux
colonnes centrales désignant les opérations et deux colonnes latérales désignant les locaux.
7

Diagramme d’activité de la zone du matériel


Locaux principaux opérations Locaux auxiliaires
Principales Auxiliaires
Garage Abri véhicule Distribution de carburant Poste carburant
Hangar Abri matériel en activité Abri pièces spéciales Magasin
Parc Abri matériel au repos
Station service Entretien du matériel Lavage Poste d’eau
Gonflage Air comprimé
Graissage magasin
Vidange fosse
Peinture Salle
Atelier Réparation du matériel Démontage remontage Fosse, matériel de levage
Stockage Magasin, parc
2.3.2. Importance spatiale des bâtiments

Une fois les besoins déterminés, il importe de leur donner une valeur actuelle et dans certains cas une
estimation de l’évolution de cette valeur. Cette étude exige les calculs suivants :

- calcul des dimensions statiques du contenu

Il faut connaître les dimensions unitaires de chaque élément à abriter ainsi que le nombre dont on a
besoin (dimensions moyennes d’encombrement). Les côtes d’encombrement du matériel sont
généralement fournies par les constructeurs. La détermination des dimensions statiques des locaux de
stockage des produits exige la connaissance des surfaces consacrées à chaque culture, des rendements
obtenus, de la densité des produits et du coefficient de transformation des matières premières en produits
finis.
- calcul des dimensions fonctionnelles

Il faut évaluer les surfaces ou les volumes nécessaires au déplacement du personnel, du bétail, au
transport et à la manutention des produits, à l’évolution du matériel…. Il faut tenir compte de la surface
permettant au personnel de se déplacer et d’effectuer sans contrainte les gestes nécessaires à l’exécution
de sa tâche. Les dimensions des cours et des passages extérieurs doivent être calculées de manière à
permettre l’évolution des véhicules les plus encombrants en ménageant de chaque côté un espace de
sécurité pour éviter les accrochages.

- calcul de la hauteur des bâtiments

La hauteur des bâtiments est fonction de leur destination et du climat (logement d’animaux). Les
magasins de stockage des produits et des récoltes doivent présenter la plus grande hauteur possible de
manière à utiliser au mieux la surface couverte.

2.3.3. Etablissement du projet

Dans cette partie de l’étude, on envisage l’emploi le plus judicieux des surfaces disponibles en tenant compte
des facteurs suivants :
- la configuration topographique du terrain. L’orientation permet de bénéficier de l’ensoleillement ou
dans certains cas de l’éviter (laiterie), d’abriter certains locaux des vents dominants. La pente peut
être utilisée pour faciliter l’écoulement des liquides.
- Les obstacles naturels tels les accidents de terrain, la présence de point d’eau, des constructions déjà
existantes, des moyens d’accès (routes, chemins)
8

- De la distribution d’eau et d’électricité, il faut limiter la longueur des installations et des


canalisations.

Pour la réalisation pratique : découper dans du carton fort, des figures dont la forme et les dimensions
correspondent à celle des locaux à construire ou aux aménagements à prévoir. Ces éléments mobiles sont
réalisés à la même échelle que celle du plan du terrain sur lequel sont préalablement figurés les obstacles
naturels et les aménagements déjà existants. Grâce à la mobilité des éléments représentants les bâtiments, on
peut facilement les disposer sur le plan et en remanier à volonté les emplacements. Lorsqu’on est parvenu à
déterminer l’emplacement de chaque bâtiment ou de chaque poste de travail répondant aux règles
d’implantation énoncées auparavant, on peut alors procéder au dessin du plan définitif.

3 - Nomenclature et étude des principaux matériaux de construction


2.4. Matériaux simples
2.4.1. Matériaux pierreux
Pierres ou moellons
Matériau résistant mais peu isolant. Ce sont des pierres brutes de dimensions comprises entre 20 et 40 cm de
coté. Pour être apte à entrer sans une construction, une pierre doit avoir un grain fin et une texture uniforme
(pour faciliter l’adhérence du liant) et produire un son clair quand on la frappe au marteau (roche cristalline
éruptive).
Pierre cassée, caillasse ou pierraille
A la sortie des concasseurs et des trommels (crible légèrement incliné servant à classer par grosseur des
matériaux en morceaux), on obtient par ordre de grandeur décroissant :
- les pierres cassées ou caillasse ou ballast : taille 2,5 à 10 cm ;
- gravier : dimensions : 5 à 25 mm
- sable : éléments de taille  5mm

2.4.2. Produits céramiques


Leur élément de base est l’argile (Al 2O3 2Si02 2H2O). A Madagascar, on a longtemps utilisé pour la
construction l’argile crue avec de l’eau et séchée au soleil après avoir reçue la forme de parallélépipèdes
appelés briques. On a également utilisé sous le nom de pisé, de l’argile mélangée avec de la paille. Mais ces
produits ont très peu de résistance et présentent l’inconvénient grave de se délayer au contact de l’eau.
Les produits céramiques que nous allons étudier sont constituées d’argile cuite à des températures  700°C
et n’ont plus cet inconvénient.
- Briques : sont des parallélépipèdes dont la longueur est sensiblement le double de la largeur et celle-
ci parfois le double de l’épaisseur. Elles peuvent être pleines ou perforées de trou (plus isolants) voici les
dimensions courantes des briques en mm :
 220 x 105 x 55
 220 x 105 x 60
 220 x 105 x 65
 220 x 110 x 55
 220 x 150 x 110
 300 x 150 x 80
 440 x 220 x 50
Les 3 premières séries sont le plus couramment employées. La largeur 105 permet d’alterner le sens des
briques à chaque assise tout en disposant d’un vide de 1 cm pour le joint au mortier.
- Tuiles : produits céramiques utilisés pour la couverture des bâtiments.
9

2.4.3. Liants
Ce sont des produits qui servent à unir énergiquement entre eux les divers éléments des matériaux de
construction : il s’agit des chaux et des ciments. Les chaux et ciments sont constitués par le résidu de la
calcination de pierres calcaires (calcite, cipolin) pures ou mélangées à d’autres produits naturels ou
artificiels tels l’argile, la silice, etc.)
Les chaux sont éteintes, par contre les ciments ne le sont pas. La chaux éteinte ou chaux grasse (Ca(OH) 2)
obtenue en versant de l’eau sur de la chaux vive CaO qui durcit à l’air en fixant du CO2 selon le processus :
 fabrication : CO3Ca CO2 + Ca O
 Extinction : CaO + H2O Ca (OH)2
 Durcissement : Ca (OH)2 + CO2 CO3Ca + H2O
- Différents liens
 chaux grasse : calcaire + argile (5%), chauffage 600 à 800° C
 chaux hydraulique (durcit sous l’eau) : calcaire + argile ( 10 à 20%) chauffage 850°
 ciment rapide ou prompt ou ciment romain qui fait prise par hydratation en un temps inférieur
à 5mn : calcaire + argile (30 à 40%) chauffage 1000° à 1200° C
 ciment portland à prise lente : 2 à 3 heures après l’hydratation : calcaire + argile très siliceuse
(20 à 27%) à 1400°C.
 ciment alumineux ou ciment fondu : calcaire + bauxite (Al2 O3, 2H2 O) leur prise est aussi
lente que celle des portlands mais dès qu’elle est commencée, durcissement est extrêmement
rapide ;
 Ciment de pouzzolanes : résulte de l’incorporation aux autres ciments de produits appelés
« pouzzolanes » (de Pouzzoles près de Vésuve, composé de silice, d’alumine, de chaux ou
d’oxyde de fer). Le plus important des ciments de pouzzolane est le ciment de laitier (produit
vitreux qui surnage à la coulée de la fonte. La prise débute au bout de 3 ou 4 heures. Ces ciments
ont une très faible chaleur d’hydratation, ce qui fait recommander leur emploi pour la
construction de béton en grosses masses tels que les barrages si l’on désire éviter l’élévation de la
température interne.

Aujourd’hui le ciment se fabrique comme suit : CO3 Ca (80%) + argile (20%) + Si, Al, oxyde de fer.
L’ensemble est calciné à 1500° C matière noire « clinker » qui broyé + Gypse ciment
commercialisé

Cimenterie à Madagascar.
 Amboanio
o Calcaire : calcaire marneux et calcaire franc du Maestrichtien – Damien (crétacé)
o Argiles : alluvions de la Betsiboka.
 Ibity :
o calcaire : cipolin de la série SQC
o argiles : argiles du bassin lacustre d’Antsirabe (Vinaninkarena)
o Pouzzolanes : Betafo
 Possibilités
Antsiranana :
o Epaisse formation argileuse du Cénomanien (crétacé) surmonté par calcaire épais
(montagne des Français)
o Pouzzolanes : flanc de la montagne d’ambre.
o Site excellent, mais problèmes d’eau
Narindra :
o calcaire éocène de Komajoro (Tertiaire)
o argiles de la baie de Narindra (port en eau profonde, site excellent)
Soalara (Tuléar) :
o calcaire éocène de Tuléar (falaise de 80m de haut)
10

o problème en eau, argiles, site d’évacuation à déterminer.

- Autres liants
 Plâtres : produit de la cuisson à faible température : 200°C du gypse (SO4 Ca, 2H2 O) sulfate
de chaux hydraté, la prise est rapide : 2 à 10 mm après l’hydratation et se termine au bout de 15 à
20mm.
 Bitumes : ce sont des hydrocarbures (pétrole oxydé)
 Bitumes naturels ou bitumes bruts : referment + de 50% de silice et d’argiles.
 Bitumes épurés : débarrassés par fusion et décantation de la plus grande partie de la silice et
de l’argile
 Bitume raffiné : débarrassé des impuretés organiques, minérales et de la plus grandes partie de
l’eau
 Gisement : le plus important : grès bitumineux de Bemolanga et Folakaro. Réserve estimée à
plus de 3 milliards de Tonnes de bitumes.

2.4.4. Amiante – Ciment


L’amiante est essentiellement un silicate de magnésium et de calcium qui se présente sous la forme de fibres
cristallines assez longues parfois pour être tissées. L’amiante mélangé au ciment constitue une sorte
d’armature enchevêtrée qui en augmente la ténacité tout en lui conservant une grande souplesse quand il est
monté en plaques très minces. Problème de toxicité
- Utilisation :
 couverture : sous- forme d’ardoises ou de plaques d’épaisseur variable. Il présente l’avantage
d’une grande légèreté :
 Tuyau pour descente des eux de pluie, évacuation des eaux usées, transport de l’eau sous-
pression
- Gisement d’amiante : système Andriamena Manampotsy (Si, Al) groupe d’Andriba. L’amiante se
présente sous forme de fibre allongée plus ou moins résistante très réfractaire. Le principal gisement se
trouve à Belasiray à l’ouest d’Antsiafabosirtra.

2.4.5. Verre
- Le verre est le produit de la fusion à 1200° C de silice (sable), de chaux ou de potasse. Refroidie à
800°, la masse vitrifiée se présente sous forme de pâte à laquelle on peut donner aisément toutes les formes.
- Utilisation
 vitres : verres transparente
 tuiles : éclairage par le toit.

2.4.6. Bois
Diffère des autres matériaux en ce qu’il est organisé, c’est un ensemble de tissus vivants hétérogènes. C’est
un matériau de première nécessité. Des pays comme le Canada, la Suède ont leur économie basée sur le bois.
Le monde consomme plus de 2 millions de m3 de bois /an se répartissant comme suit :
 32% sciage, construction
 14% bois de pâte
 9% bois d’industrie
 44% bois de chauffage et charbon
- Equarrissage : on appelle équarrissage les dimensions de la section des bois tels qu’ils sont vendus
aux utilisateurs.
 Dimensions en cm :
Madriers : (8 x 23) ; (8x 22) ; (7,5 x 22,5)
Bastings : (6,5 x 16,5) ; (6,5 x 18)
Chevrons (6,5 x 8), (4 x 4), (8 x 8)
 Dimensions en mm :
Planches : 18 x 75 à 225 ; 24 x 75 à 225 ; 25 x 75 à 225 ; 27 x 75 à 225 ; 34 x 75 à 225 ;
11

40 x 75 à 225 ; 41 x 75 à 225 ; 54 x 75 à 225.


Voliges : 12 x 105 ; 12 x 115; 15 x 105; 15 x 115.
Liteaux : 25 x 27 ; 27 x 27 ; 27 x 40 ; 18 x 40 ; 14 x 40
 Défauts et altérations des bois.
- Défauts ; anomalies portant sur la structure du bois
- Altérations : anomalies portant sur la composition chimique du bois
o Défauts
- Fibre torse, bois tors : les fibres au lieu d’être orientées parallèlement à l’axe sont inclinées de
telle sorte qu’elles dessinent autour de l’axe des hélices ;
- Ronces, bois madré : fibres enchevêtrées
- Entre-écorce : lame d’écorces incluse au milieu d’une masse de bois.
- Nœud : trace à l’intérieur du tronc de l’arbre d’une branche entraînant la discontinuité entre les
tissus du nœud et ceux du tronc
- Gélivures : fentes longitudinales, dirigées suivant un rayon du tronc de l’arbre dues à l’action
de la gelée ou des variations brusques de T°
- Cadranures : même défaut que précédemment mais des fentes sont naturelles
- Fentes de retrait ou gerce. Dues au découle ment des fibres sous l’influence du retrait,
conséquence de la dessiccation.

o Altérations
- Lunures ou double aubier : présence au milieu du bois de cœur d’un anneau complet ou non de
bois ayant les propriétés de l’aubier.
- Pourriture : modification profonde de la composition chimique du bois due à l’action d’un
champignon vivant dans les tissus ligneux.
- Gouttière, trous de pics : nœuds pourris affleurant à la surface de l’arbre ouverts à l’extérieur et par
lesquels l’eau peut pénétrer.
- Trous de vers, piqûres de vers : galeries creusés dans le bois par les larves de divers insectes.

2.4.7. Métaux
Les métaux sont très largement utilisés dans le bâtiment, soit pour la constitution de charpente ou pour la
confection de couverture, ou même des portes et fenêtres
 Métaux ferreux : le fer, la fonte et l’acier. C’est la teneur en carbone qui détermine les qualités
spécifiques de chacun.
Fer doux : pas de carbone
Fer ordinaire : 0 à 0,5% de C
Acier : 0,5 à 1,5%
Fonte : 2,5 à 5%
- Fers laminés : l’industrie sidérurgique fabrique des pièces longues en fer ayant des sections particulières.
Il existe les profils I, T. ainsi que les tôles de différentes épaisseurs.
IAP : fers I à ailes à faces parallèles
IPN : fers I profilés normaux (ailes à angles arrondis)
- Fers à béton : barre de différents diamètres, lisses, crénelées, tordues ou torsadées, utilisées dans le béton
armé.
- Métal déployé : treillis formé de mailles en forme de losanges. Les mailles ont des dimensions variables
ainsi que la section du fer qui les constitue.
Utilisation : armatures dans les voiles en béton ; grillage de fenêtre…
 Zinc : Possède la propriété d’autoprotection, la mince couche d’oxyde créée à sa surface au
contact de l’air étant imperméable, l’oxydation s’arrête.
Utilisations : - feuilles : couverture
- Tubes : tuyau de descente des eaux
Inconvénients : coefficient de dilatation assez élevé
12

 Aluminium : inaltérable à l’air, possède l’avantage d’un coefficient de dilatation inférieur à celui
du ZN
 Plomb : inaltérable à l’air, son inconvénient est son grand poids. Malléable : ce qui le fait utiliser
sous forme de tuyaux dans les installations d’eaux intérieures.

32 -Matériaux composés.

On appelle matériaux composés, ceux qui résultent du mélange de plusieurs matériaux de base, tels sont les
mortiers et les bétons.
321 – Mortiers
Définition : les mortiers résultent d’un mélange homogène et dans une proportion déterminée de sable, d’un
liant (chaux et ciment) et d’eau. On obtient ainsi une pâte plus ou moins plastique qui sert soit à lier des
agrégats plus gros (pierre cassée, moellons, graviers, brique, etc.…) soit à exécuter des enduits.
Caractéristiques d’usage : les caractéristiques des mortiers sont :
 la maniabilité
 la résistance à l’écrasement
 l’imperméabilité
 le retrait
La maniabilité est la qualité des mortiers d’être facilement mis en œuvre ceci exige une certaine fluidité qui
est antagoniste aux autres qualités généralement exigées des mortiers c’est à dire la résistance à l’écrasement
et l’imperméabilité
L’amélioration de la résistance à l’écrasement s’obtient en augmentant la densité apparente du sable et du
liant et en réduisant l’eau de gâchage.
L’imperméabilité suit en gros la résistance.
Le retrait est un phénomène de contraction qui provoque d++ans les mortiers qui ont fait prise, des fissures.
Le retrait augmente en même temps que le dosage du liant.
On voit donc combien il est difficile de réaliser d’excellents mortiers puisque certaines qualités ne sont
obtenues qu’au détriment d’autres, la maniabilité exige suffisamment d’eau, mais ceci est contraire à la
résistance. La résistance et l’imperméabilité exigent un dosage assez important en liant mais ceci provoque
le retrait. Aussi il faut toujours faire des essais de rapport optimum des constituants en fonction des usages
auxquels sont destinés les mortiers.
Augmentation de la densité apparente du sable
Pour obtenir une grande densité apparente, il faut que les vides entre les grains de sable soient réduits au
minimum :
 On peut agir sur la forme même des grains, les grains de sable de concassage sont anguleux et laissent
plus de vides entre eux que les grains de sable de rivière arrondis.
 Dans un sable donné, la proportion de grains de différentes grosseurs a aussi une grande influence sur la
densité apparente puisque les grains fins peuvent se loger dans les vides des grains plus gros.
Généralement on divise les sables en 3 catégories :
 grains fins : plus petits que 0,5mm
 grains moyens : compris entre 0,5 et 2mm
 les gros grains : compris entre 2 et 5mm
Si on a les trois catégories de grains, on procédera à un certain nombre d’essais de mélanges de proportions
différentes et on retiendra celui ayant fourni une densité apparente optima ou ce qui revient au même une
compacité maxima. On appelle compacité C d’un sable, le rapport du volume des pleins (v) au volume total
apparent (V).
 Pour mesurer la compacité d’un sable, on le verse d’abord dans un récipient gradué dans lequel il est
tassé aussi bien que possible. La lecture du volume occupé donne le volume apparent V et aussi la densité
apparente, puisqu’on en connaît le poids.
 Pour mesurer le volume des pleins, il suffit de verser ce sable dans un second récipient gradué dans
lequel on a mis une quantité suffisante d’eau. Le niveau de l’eau s’élève d’une hauteur qui correspond au
volume des pleins de sable (v).
13

On a donc : C = v/ V
La meilleure compacité s’obtient lorsque le mélange comporte environ 2/3 de gros grains et 1/3 de grains
fins (sans grains moyens).
Dosage
- Liant : le liant doit remplir les vides du sable pour donner un mortier au dosage normal. Si l’on emploie
moins de liant, on obtient des mortiers maigres. Si le liant est en excès on a des mortiers gras ou riches.
Exemple : avec un sable dont la compacité est de 0,6 (v/V = 0,6). Pour un volume donné, il y a donc 60% de
pleins et 40% de vide. Il faut employer 400 litres de ciments/m 3 de sable pour obtenir un mortier normal.
Avec un ciment de Portland de densité apparente 1,1 le dosage en masse serait donc 400 x 1,1 = 440 kg de
ciment/m3 de sable.
- Eau de gâchage : On appelle gâchage des mortiers l’action de mélanger le plus parfaitement possible le
sable, le liant et l’eau. L’eau de gâchage doit se limiter à la quantité nécessaire pour mouiller le pourtour de
chaque grain de sables et à celle qu’il faut pour humecter le liant. Tout excès d’eau est préjudiciaire à la
résistance des mortiers.
Normalement, il faut pour humecter 1 000 litres de sable sec 132 litres d’eau ; pour humecter 100 kg de
ciment Portland ordinaire 27 litres.
En résumé, un mortier normal exécuté avec du sable sec de compacité 0,6 devra se composer de :
.1m3 de sable ; 440 kg de ciment ; 240 l d’eau.

2.4.8. Bétons :
Le béton est un mélange de mortier et de gravier ou de pierrailles. Le dosage est conditionné par les
caractéristiques finales désirée : résistance, étanchéité, etc.…)
Pour le « béton normal » il faut que les vides offerts par les pierrailles soient entièrement remplis de mortier.
Il convient toutefois que le volume du mortier dépasse le volume des vides pour que les pierrailles soient
bien enrobées.
o Le béton est maigre quand les dosages sont inférieurs au dosage normal.
o Le béton est gras ou riche pour des dosages supérieurs.
Granulométrie : - Pour obtenir la meilleure compacité de la pierraille, il faut une proportion de 2/3
d’éléments gros et 1/3 d’éléments fins avec le moins possible d’éléments moyens. Toutefois pendant la
préparation il faut éviter la dissociation des éléments : les gros éléments se groupent, on dit qu’il y a
ségrégation. Le mélange est fait d’abord à sec, puis il est poursuivi en ajoutant progressivement la quantité
d’eau strictement nécessaire.
Mis en œuvre : avant leur prise, les bétons sont plus ou moins plastiques et devront être contenus dans des
« coffrages ». Ce sont des parois rigides (planches de bois raboté, ou tôles) servant de moules et ayant les
formes des ouvrages à réaliser. Une fois que le béton aura durci, le coffrage sera démonté. Le béton de
fondation pourra, si le terrain a une bonne tenue, être coulé directement dans la tranchée, les parois de celle-
ci servant de coffrage.
Le béton devra occuper tout l’espace, sans aucun vide, et notamment devra bien s’appliquer entre les parois
du coffrage et pénétrer entre les fers dans le cas de béton armé. Pour les ouvrages peu importants, on peut
assurer la mise en place de béton « serrage du béton » à l’aide de tige en fer que l’on fera pénétrer par des
mouvements de va et vient dans toutes directions dans la masse du béton.
Béton pour béton armé : Pour obtenir un béton armé dense et résistant, il faut effectuer des essais de
compacité déterminant la proportion granulométrique de sable et de gravier à utiliser.
Pour le béton armé, il faut une certaine mobilité pour que celui-ci pénètre dans le système de ferraillage sans
laisser aucun vide. Dans ce cas le béton doit avoir une plasticité assez grande par rapport au béton ordinaire
néanmoins l’affaissement ne doit pas dépasser une certaine limite (déterminé par le cône d’Abrams : cône
sans fond en tôle.
10 cm

30 cm
14

20 cm
On le remplit de béton, on tasse avec une tige pointue de 12 mm de , 3mn après l’achèvement du
remplissage, on ôte le moule avec précaution et on mesure la hauteur de l’affaissement pour le B.A, on peut
tolérer un affaissement de 12 cm

2.4.9. Béton armé


[Link]. Définition :
Les divers éléments d’une construction subissent des efforts soient :
 de compression
 de traction
 de flexion
 de cisaillement.
Les bétons et les maçonneries en général résistent très bien aux efforts de compression mais résistent très
peu aux efforts de traction de cisaillement et de flexion. Le fer résiste bien aux trois catégories d’efforts.
Aussi on a associé le béton et le fer pour résister à des efforts variés.
Le béton armé est donc un matériau hétérogène, composé de béton et d’armatures en acier doux et
organisé de telle sorte que les armatures absorbent à elles seules les efforts de traction de cisaillement et de
flexion.
Cette association forme un mélange homogène très résistant car le béton et le fer ont sensiblement le
même coefficient de dilatation et de plus ces matériaux adhérent parfaitement bien l’un à l’autre.

[Link]. Adhérence
Pour accroître l’adhérence du fer et du béton, les barres sont terminées par des crochets ayant comme
diamètre d’axe en axe 5 fois le diamètre de la barre, le crochet est prolongé par une petite partie droite d’une
longueur égale à 3 fois le diamètre de la barre.

[Link]. Recouvrement :
Lorsque deux barres doivent être ajoutées dans une pièce de B.A, il ne faut ni les souder, ni les mettre
en contact. On doit les faire chevaucher d’une longueur égale à 50 fois leur diamètre et laisser entre elles un
espace suffisant pour que les 2 barres soient enrobées de béton. C’est par l’intermédiaire du béton que
l’effort (de traction) se transmet d’une barre à l’autre.

[Link]. Distance des armatures aux bords de la pièce


Les armatures doivent adhérer parfaitement au béton et être à l’abri de l’humidité qui pourrait y
pénétrer. Pour ces deux raisons, la distance des armatures les plus rapprochées des faces de la pièce, ne doit
pas descendre en dessous de 25mm.

[Link]. Pièces comprimées


Ce sont des pièces qui ne subissent que des efforts de compression. Exemple : les poteaux, les piliers,
les colonnes. Ces pièces placées verticalement ont généralement une grande hauteur par rapport à leur
section : carrée (poteaux) ou circulaires (colonnes) l’armature est constituée de barres longitudinales réunies
entre elles par des armatures transversales de diamètre plus petit et plus ou moins serrées et dans le cas de
sections circulaires, elles forment une hélice continue appelée : frette. Les armatures longitudinales subissent
l’effort de compression, celles transversales empêchent l’éclatement latéral du béton surtout lorsque la
contrainte subie par la pièce est élevée. Dans ce cas là on utilise particulièrement des frettes.
15

[Link]. Pièces fléchies


Toute pièce posée sur 2 appuis et chargée par dessus verticalement tend à fléchir et à se rompre soit
par ouverture de la face inférieure si la limite de la contrainte de traction est atteinte avant la limite à
l’écrasement, soit par écrasement de la face supérieure si la limite de la contrainte à la compression est
atteinte la première
Si la pièce est constituée seulement de béton elle se rompra très rapidement par ouverture de la face
inférieure puisque le béton ne supporte pratiquement pas les efforts de traction, ce sera le rôle des armatures
d’y résister. Pour cette raison, les armatures d’une pièce simplement fléchie se trouvent à la partie inférieure
de la pièce (armatures longitudinale).
Dans le cas d’une charge répartie uniformément sur toute la longueur de la poutre, l’effort dû à la
flexion est maximum au milieu de la poutre et nul sur les appuis aussi on fera varier le nombre de barres le
long de la portée en les disposant en nappes superposées de longueurs différentes.
Si les pièces fléchies en B.A sont soudées à leurs appuis (encastrées), il se développe aux abords des
appuis, des efforts de traction sur la face supérieure de la pièce et des efforts de compression sur la face
inférieure. La nature des efforts est donc inversée et dans ces zones on doit placer les armatures à la partie
supérieure de la pièce. Généralement, on fait passer à la partie supérieure une armature sur deux inférieures
en les relevant à 45° à partir du 1/5 de la portée à partir des appuis.

Si la poutre repose sur plusieurs appuis (poutre continue), il se développe à chaque appui
intermédiaire un effort de traction à la partie supérieure de la poutre. Pour combattre ces efforts, on placera
au-dessus des appuis des armatures appelées « chapeaux ».
[Link]. Cisaillement armature transversales, étrier
Lorsqu’une pièce posée sur appuis est soumise à une charge élevée, la pièce subit en plus d’un effort
de flexion un effort tranchant qui tend à cisailler la pièce transversalement. L’effort tranchant est maximum
près des appuis et nul dans l’axe de la pièce et varie régulièrement des appuis vers le centre. Si la rupture se
produit, elle s’effectue selon une ligne à 45° près des appuis. Pour résister au cisaillement, on utilise des
armatures transversales appelés étriers. Les étriers forment des cadres qui entourent les armatures
longitudinales. Ils sont serrés vers les appuis et sont de plus en plus espacés à mesure qu’on se rapproche de
l’axe de la pièce. La partie inclinée à 45° des barres relevées vues précédemment contribue à absorber
l’effort tranchant.

[Link]. Dalles – Planchers en B.A


Ce sont des pièces fléchies de faible épaisseur et de grande surface les armatures sont composées de 2
nappes de fer orthogonales :
- la nappe inférieure est disposée dans le sens de la portée d’un appui vers l’autre et est appelée à résister à
la flexion ;
- la nappe supérieure constitue « une armature de répartition » et l’écartement des fers qui la constituent
est généralement le double de celui des armatures inférieures.
Lorsqu’une dalle est soumise à une charge concentrée (par exemple : une roue de camion sur un tampon de
regard d’égout), il faut que l’écartement des barres de la nappe supérieure n’excède pas trois fois l’épaisseur
de la dalle pour éviter « le phénomène de poincement » par lequel le béton se décolle des mailles de fer.

3. Construction des bâtiments

3.1. Généralités
Un bâtiment sert d’abri pour les hommes, les animaux, l’outillage, les récoltes… contre les intempéries, les
effractions, le bruit extérieur, les voleurs… ainsi les caractéristiques du bâtiment varieront en fonction de sa
destination toutefois des parties essentielles se retrouvent dans tous les bâtiments.
Un bâtiment comprend :
- des fondations ou bases sur lesquelles il repose ;
- des murs extérieurs qui servent à isoler le volume intérieur utilisable ;
16

- des murs intérieurs ou cloisons qui servent à compartimenter le volume intérieur ;


- une ossature (poteaux, poutres) destinée à supporter les autres parties ;
- des planchers qui servent à séparer les divers étages ;
- des portes et des fenêtres assurant l’accès, l’aération et l’éclairage ;
- une toiture protégeant l’ensemble contre les intempéries et assurant l’écoulement des eaux de pluie ;
- l’équipement intérieur en sanitaire : canalisation pour l’évacuation des eaux usées, canalisation d’eau
potable, électricité, gaz, téléphone, chauffage, cheminées, escaliers…

3.2. Principes généraux de construction (logement d’animaux)

3.2.1. But d’un local d’animaux


Mettre l’animal dans une ambiance hygiénique et saine où ses qualités de transformateur puissent être
utilisées économiquement avec le maximum de rendement. L’ambiance est déterminée par l’enveloppe.
Offrir à l’homme un cadre tel quel son travail soit efficient et commode ceci est déterminé par les
aménagements intérieurs.

3.2.2. Ambiance dans les locaux d’animaux


En matière de production animale, le résultat dépend surtout du microclimat du local.
[Link]. Critères d’une bonne ambiance
Température : les animaux exigent une atmosphère relativement tempérée et dans l’ensemble ils craignent
plus la chaleur que le froid (à Madagascar il faut lutter contre la chaleur). Optimum : bovins 13 à 14° C
Porcs adultes 12 à 14° C
Humidité de l’air optimum 70 à 75%. L’animal rejette de la vapeur d’eau qu’il faut éliminer par la
ventilation. Si l’atmosphère est saturée, il y a condensation sur les parois du local. Ces condensations
détruisent l’isolation des parois et sont néfastes pour l’état sanitaire des animaux.
Pureté de l’atmosphère : les déjections en fermentant entraînent des dégagements gazeux notamment NH 3
qui est irritant pour toutes les muqueuses donc il faut renouveler l’air par une ventilation énergique
permanente.
Conclusion : il faut une ambiance tempérée, pure, relativement sèche ce qui n’est possible qu’en ventilant.

[Link]. Facteurs agissants sur l’ambiance


Climat : il est indispensable de bien connaître la climatologie du lieu où l’on doit construire.
Température : T° moyenne de la période froide, T° minima hivernale, T° maxima estivale
Régime des vents dominants froids et pluvieux. Plus le climat est rude, plus il faudra soigner l’isolation du
local. Plus le climat présentera de grandes variations journalières de T°, plus la construction devra avoir une
certaine lourdeur, une certaine masse pour amortir ces variations. Plus un climat sera rigoureux et froid, plus
la hauteur sous plafond sera réduite et inversement.
Orientation : il faut rechercher l’ensoleillement hivernal qui assainie et réchauffe les parois et éviter
l’ensoleillement estival qui rend l’atmosphère étouffante.
Il faut aussi offrir la surface minimum aux vents pluvieux ainsi qu’aux vents froids qui accélèrent le
refroidissement des parois.
Nature de l’enveloppe : Plus le local sera petit et étroit, plus la proportion des parois sera grande, plus les
pertes seront élevées d’où les locaux à faible effectif à un rang d’animaux auront une isolation plus poussée
de leurs parois que les locaux à fort effectif. Les pertes par les murs, baies, plafonds sont proportionnelles à
leur surface et à leur conductibilité thermique (coefficient k) et à la différence de température entre les deux
parois.
K : flux de chaleur qui passe par seconde à travers une paroi de 1m 2 par degré de différence de température
entre les deux faces = nombre de calories qui passe par unité de surface (plus le chiffre est élevé, moins la
paroi est isolante : le vitre a un K très élevé. Pour le sol, les pertes sont importantes au pourtour du local et
faible au centre d’où l’intérêt des grandes largeurs. Il faut mieux isoler le plafond que les murs car les
condensations en plafond sont catastrophiques pour les animaux.
17

3.3. Implantation et fondation d’un bâtiment


3.3.1. Implantation
 C’est le traçage sur le sol de l’emplacement du bâtiment compte tenu des dimensions à lui donner. Pour
matérialiser l’emplacement des fondations il faut placer des repères fixes en dehors du chantier car un simple
traçage à l’emplacement même du bâtiment disparaît rapidement sous les déblais provenant des tranchées.
Pour cela on reporte les alignements constituant l’intérieur et l’extérieur des fondations sur des planchettes
clouées sur deux piquets situés dans une zone abritée des encombrements du chantier. Les planchettes sont
surmontées de pointes. En fixant un cordeau tendu d’une pointe à l’autre, on peut connaître à chaque instant
les limites des fondations.
 Pour tracer sur le terrain des angles droits il faut disposer d’équerre ayant des côtés assez longs, ou bien
pour élever par exemple en B une perpendiculaire à un alignement AB donné, de B en direction de A, on
porte une longueur égale à 3 unités on obtient un point C, on enfonce une fiche en fer au point C et une autre
au point B. On fixe en C un cordeau ayant la longueur de 5u et on trace un arc de cercle sur le sol puis de B
comme centre on opère de la même façon avec un cordeau de longueur 4u. L’intersection des 2 arcs donne le
point D tel que D B perpendiculaire à B A.
Car on a 32 + 42 = 52
3.3.2. Fouilles
Tranchées de profondeur variant avec l’importance de l’ouvrage à construire et la nature du sol. Pour
des petits et moyens ouvrages, elles se font à la main. La terre extraite des fouilles servira soit à remblayer le
sol de la construction, soit le terrain aux abords de la construction. Le fond de la tranchée devra être
parfaitement « dressé » c’est à dire plan et porté à la largeur indiquée sur le dessin.
Le poids de la construction devra être réparti sur le sol de façon que la pression supportée par celui-ci
soit compatible avec sa résistance. Généralement la fondation (en béton) est plus large que le mur qu’elle
supporte pour que le poids de celui-ci soit réparti sur une plus grande surface. Cette surlargeur se nomme
empattement et la fondation est parfois désignée sous le nom de semelle.
Si le terrain présente une pente, le fond de la tranchée doit être horizontal et par conséquent former
une série de gradins ou redans. Le niveau supérieur de la fondation est également formé d’une série de plans
horizontaux (pour diminuer le volume des déblais). Le béton de fondation est coulé dans la tranchée jusqu’à
une hauteur de 0,20m environ)
Le poids des murs sur la fondation se transmet à travers celle-ci jusqu’au sol selon un angle de 45°.
Toute la partie de la fondation qui se trouverait au-delà de ce trapèze subirait la réaction du sol (de bas en
haut sans être équilibrées par le poids du mur (de haut en bas) sauf si des liaisons en fer existent, sinon il
s’ensuivrait des cassures qui rendraient les prismes de béton ABCD et EFGH inutiles. En conséquence, il est
inutile de donner à des fondations une trop grande largeur. On évite même le cas limite en faisant en sorte
que les lignes obliques à 45° du trapèze des pressions coupent les côtés verticaux de la fondation avant leur
rencontre avec l’horizontale intérieure de celle-ci. Généralement on donne à l’empattement une largeur de
0,10 à 0,30 mètre au maximum.

Fondation sur radier de sable


Le sable tassé en présence d’eau à la propriété de former une couche pratiquement incompressible.
On peut utiliser cette propriété pour constituer des radiers en sable. Le sable transmet le poids qu’il supporte
à travers sa masse jusqu’au sol suivant des directions de 45° comme le béton. Il faut donc donner à un radier
en sable une grande épaisseur si l’on veut que la répartition du poids sur le sol se fasse selon une grande
surface. Si l’on désigne par b la largeur du mur, par h l’épaisseur du radier en sable et par l la largeur de
répartition sur le sol, on aura : l = b + 2h. Si P est le poids du mur par mètre linéaire (100 cm) et p la pression
de sécurité du sol on a l’équation : P = p x 100 x l ou en remplaçant l par b + 2 h, P = 100 p (b + 2h)
Application : soit un mur de 0,5om de largeur et pesant 20 000 kgf par mètre linéaire. Le sol sur lequel il
doit reposer à une charge de sécurité de 0,600kg/cm 2. On veut interposer entre le mur et le sol un radier en
sable. Quelle épaisseur devra avoir celui-ci (= 140 cm)
18

Composition du béton pour fondation ordinaire


On emploie généralement un béton maigre. Le béton de fondation étant mis en œuvre en grande
masse donc sans difficultés particulières, doit être très sec. Il est damé énergiquement par couches de 0,20m
maximum.

3.4. Super Structures


3.4.1. Généralité
Nous avons vu la partie du bâtiments qui se trouve dans le sol et qui lui sert du base, nous allons
étudier maintenant les différentes parties qui constituent le bâtiment proprement dit c’est à dire la partie de la
construction utilisable ou superstructure. Le bâtiment est limité par des parois appelées « murs ». Les murs
doivent être économiques, maintenir une température acceptable, être sains, facile à nettoyer et à désinfecter.
Pour la construction, deux conceptions peuvent être envisagées :
 Ce sont les murs qui supportent sur toute leur longueur le poids de la construction : (leur propre poids +
poids des différents planchers, de la toiture plus les surcharges : personnes, mobiliers, équipements…) et
le transmettent au sol par l’intermédiaire des fondations ce sont « des murs porteurs ».
 Le poids de la construction sera reporté sur un certain nombre d’appuis isolés. Dans ce cas les murs ne
sont qu’un simple remplissage entre ces supports et n’auront qu’à se supporter eux même. L’ensemble
des supports verticaux et horizontaux constitue l’ossature du bâtiment.
3.4.2. Les murs porteurs
Les murs porteurs doivent avoir une certaine épaisseur pour que la pression qu’ils auront à supporter soit
compatible avec le matériau qui les constitue.
[Link]. Les murs en maçonnerie de moellons ordinaires (M.O)
Les murs en pierre sont résistant mais leur transformation est onéreuses, ils sont peu isolant, K = 1,8. Les
joints constituent des zones de moindre résistance aussi il faut que dans un plan vertical à un joint succède
un moellon pour donner à la maçonnerie une certaine homogénéité interne, de même dans un plan
horizontal, les moellons doivent être tous à la même hauteur. Dans le sens de l’épaisseur du mur il faut faire
alterner un moellon long (boutisse) et un moellon court (carreau) pour que également, il n’y ait pas de joint
continu dans ce sens. En résumé, il faut qu’il y ait enchevêtrement des pierres et un bon remplissage de
mortier autour.

[Link]. Murs en agglomérés de béton de ciment


Agglomérés : blocs parallélépipédiques montés en béton de ciment. Il existe des agglomérés pleins et
d’autres comportant des vides intérieurs. Ces derniers possèdent une bonne isolation thermique.

[Link]. Murs en briques


L’épaisseur du mur dépend de la charge qu’il a à supporter. En conséquence, on combinera la disposition
des briques de façon que les joints soient toujours interrompus par une brique tout en obtenant pour le mur
l’épaisseur requise. Avec des briques de dimensions courantes : 22 x 11 x 55 on peut obtenir les épaisseurs
suivantes compte tenu des joints
1 brique …….22 cm
1 brique ½…..34 cm (22 + 11 + joint)
2 briques …. 45 cm (22 + 22 + joint)
Les briques creuses sont plus isolantes que les briques pleines.

[Link]. Mur double


Constitué d’un mur de briques creuses de 0,22m suivi d’un autre mur en 11 cm d’épaisseur avec un vide
d’air de 5 cm. Un tel mur est isolant k = 0,9.
19

[Link]. Mur en béton banché


Résistants mais transformation onéreuse, isolant k = 0,8. On utilise des coffrages appelés « banches »
généralement métalliques (panneaux en tôle). Des traverses maintiennent à la partie supérieure l’écartement
des banches, à chaque extrémité des portes maintiennent également l’écartement des banches et empêchent
le béton de s’écrouler latéralement. Ces portes ont une nervure verticale intérieure qui, après décoffrage
laisse dans le béton une rainure qui se remplit de béton au moment de la coulée du béton du tronçon suivant,
ce qui confère une bonne liaison aux différents tronçons d’une même assise.

[Link]. Murs légers (bâtiment ossaturé)


Constitués de panneaux de remplissage s’appuyant sur une ossature et reposant sur un soubassement soit
traditionnel. Soit sous forme d’une pièce en béton préfabriqué. Les panneaux sont caractérisés par leur
grande légèreté et leur forte isolation : k = 0,6.

[Link]. Murs de refend


Lorsque le bâtiment est relativement grand, la portée d’un mur à l’autre risque d’être trop longue et
d’entraîner des épaisseurs de poutres trop grandes. Il convient alors de construire des appuis intérieurs sur les
emplacements prévus pour le cloisonnement, mais on leur donne une épaisseur telle qu’en plus du rôle de
séparation, ils aient également celui de supports.

[Link]. Amélioration d’un mur existant


On améliore un mur malsain, humide, peu isolant en le doublant par un briquetage intérieur cf. mur
double.

[Link]. Chaînage
La maçonnerie et le béton supportent de fortes contraintes de compression mais résistent très mal aux
efforts de traction : ce qui peut entraîner la fissuration du mur. Pour pallier à cet inconvénient, on dispose sur
les murs, des ceintures horizontales « chaînages » généralement une par étage au niveau des planchers. Le
chaînage a la même largeur que le mur et une hauteur de 0,20m environ.

443 – Ossature
Le poids de la construction au lieu de reposer sur toute la longueur des murs est concentré en un nombre
limité de points. Ces supports isolés portent le nom de poteaux, ils sont généralement en B.A. Des poutres ou
support horizontaux reportent le poids des murs, des planchers et de la toiture sur les poteaux. Les murs
« voiles » construits entre les poteaux n’ayant qu’à se supporter eux-mêmes n’ont pas besoin d’être épais. Ils
n’auront qu’à assurer l’isolation thermique et sonore. On utilise des agglomérés creux ou 2 rangées de
briques séparés par de la laine de verre ou du liège ou un vide d’air.

3.4.3. Traitement des murs


Les deux faces d’un mur se nomment parements et on les traite de façon à leur donner un aspect agréable
et aussi pour les rendre plus étanches.
- Rejointement : pour la face extérieure, on peut garnir les joints avec un mortier riche (en ciment) et bien
lissé à l’aide d’une sorte de truelle à lame étroite.
- Enduits : on recouvre toute la surface du mur d’une couche de mortier appelé enduit. On procède en 2
étapes. La première est constituée par un mortier de ciment non lissé et la 2 ème est faite au mortier normal
« bâtard » : 150 kg de ciment et 150 kg de chaux hydraulique pour éviter les fissures. Cette couche est lissée
avec une plaquette appelée taloche.
Sur les faces intérieures des murs, on peut exécuter également un enduit analogue à l’enduit extérieur,
mais parfois on fait un enduit au plâtre.
20

Si le mur était continu depuis sa fondation, il risquerait de n’être pas sain : l’humidité du sol pouvant
remonter par capillarité. Il faut donc couper le mur au dessus du sol par un joint imperméable de façon à
éviter ces phénomènes.
Pour logements d’animaux : intérieurement le bas du mur sera protégé par un enduit de ciment de 2,5cm
mais limité à 0,80 – 1m. On aura ainsi un local propre, facile à nettoyer et à désinfecter. On évitera à tout
pris de généraliser les enduits de ciment car ils imperméabilisent la construction l’empêchent de respirer et
sont la cause de condensations importantes. L’enduit de ciment sera poursuivi si nécessaire par un enduit à la
chaux beaucoup plus perméable.

3.4.4. Cloisons
Assurent le compartimentage à l’intérieur d’un bâtiment pour les diviser en pièces. Peuvent être faits en
briques, ou en plaques d’isorel clouées sur un bâti en bois.

4. Planchers
4.1. Définition :
On appelle planchers les ouvrages horizontaux qui divisent un bâtiment en étages. Un plancher doit
supporter son propre poids (charge permanente) et en outre, supporter le poids des personnes du mobilier et
autres (surcharges)
4.2. Constitution d’un plancher
Un plancher comporte :
- des poutres principales qui s’appuient sur les poteaux dans le cas d’un bâtiment ossaturé, ou sur les
murs dans le cas de murs porteurs ;
- des petites poutres appelées solives dans le cas de planchers en bois et nervures dans le cas de
planchers en béton qui viennent s’appuyer sur les poutres principales ou sur les murs ;
- un remplissage appelé hourdis destiné à rendre le plancher « sourd » supporté par les solives ou les
nervures ;
- un revêtement des hourdis : parquet, carrelage ou cimentage.
4.3. Différents types de planchers
4.3.1. Plancher porteur
Une telle conception n’est plus fréquente car il est plus facile de stocker du foin, de la paille dans un
hangar adjacent à l’étable. La présence de paille ou de foin au-dessus des animaux présente un certain danger
en matière d’incendie. La hauteur sous plafond ou sous plancher sera de :
- 2,50 à 2,80m pour les étables
- 2,30 à 2,60m pour les porcheries
Planchers en bois : travure en madrier de 8 x 22m écartement 0,50m : charge 300 à 350kg/m2, portée
limite : 4,50m
4.3.2. Plancher de grenier, fenil ou étable
Ces planchers sont directement cloués sur les solives.
4.3.3. Plancher d’habitation en bois
Les solives sont placées parallèlement les unes aux autres et sont espacées de 0,30 à 0,50m d’axe en axe.
Leur hauteur est fonction de leur portée (longueur).
Généralement h = 0,05 l et la largeur « b » = h
2
Sur la partie supérieure des solives est cloué un faux plancher sur lequel sont clouées des lambourdes qui
portent à leur tour le parquet. Le vide constitué par les lambourdes, le parquet et le faux plancher est rempli
de plâtre pour rendre le plancher insonore et supprimer l’élasticité. A la partie inférieure des solives est cloué
un lattis qui constitue le plafond de l’étage inférieur. La face inférieure de ce lattis recevra un enduit au
plâtre.
4.3.4. Plancher constitué par une dalle en B.A.
Pour plancher d’atelier, de dépôt de matériel lourd : dalle en béton armé, supportée par des poutres
principales qui vont d’un appui vertical à l’autre, et des poutres secondaires (entretoises) perpendiculaires
aux poutres principales et supportées par elles.
21

4.3.5. Revêtement des planchers et du sol


Un plancher comporte à sa partie supérieure un revêtement qui peut être du parquet, du carrelage ou du
ciment. Il en est de même des surfaces de rez de chaussée établies directement sur le sol.
[Link]. Revêtement sur plancher
 Parquet : planches de 10 à 15cm de largeur et de 2,5cm d’épaisseur comportant d’un côté une rainure
et de l’autre une languette. L’assemblage se fait en faisant pénétrer la languette d’une planche dans la rainure
de la planche voisine. Des pointes sans tête sont enfoncées obliquement dans le parquet pour le fixer aux
lambourdes. Pour des planchers de greniers ou d’étable, on peut se contenter de simples planches placées les
unes contre les autres.
 Carrelage : constitué par l’assemblage de carreaux. Il se posent sur « forme » bien dressé et
parfaitement horizontale. La forme est constituée par le remplissage du hourdis.
On peut également poser les carreaux sur une couche de sable dressée par l’intermédiaire d’une petite
épaisseur d’un ciment dosé à 600 kg.
 Cimentage : la chape normale sur forme est constituée de mortier riche de ciment, son épaisseur
minium est de 15mm. Pour qu’elle ne soit pas glissante, elle est bouchardée c’est à dire couverte de petits
creux régulièrement espacés obtenus en faisant rouler sur le cimentage encore frais un petit rouleau
comportant des dents, appelé boucharde.

[Link]. Revêtement du sol


Dans les logements d’animaux, le sol doit être imperméable, résistant, facile à nettoyer et à désinfecter,
et d’autant plus isolant que l’on se propose d’utiliser moins de litière.
 Cimentage : Dans le rez de chaussée ou dans les bâtiments ruraux le revêtement est appliqué sur le
sol par l’intermédiaire d’une fondation plus ou moins importante suivant les charges que le sol est appelé à
supporter. Généralement, on place sur le sol préalablement damé une couche de pierre cassée de 15 à 20cm
d’épaisseur. Sur ce blocage est coulé un béton de gravier de 5 à 15 cm d’épaisseur : béton maigre dosé à 200
kg de ciment. Cette couche de béton reçoit le cimentage par conséquent, elle doit être bien dressée et
horizontale sauf dans le cas où une pente déterminée doit être prévue (exemple : pour faciliter l’écoulement
des urines ou des eaux de lavage : pente 1 à 1,5cm/m cimentage : 400 kg de ciment/m3 de sable. Un tel sol
est relativement économique, résistant imperméable mais il est peu isolant, pour améliorer l’isolation, on
utilise un béton caverneux (béton sans sable) ou formé d’agrégats poreux (mâchefer, pouzzolane).
Sol en terre battue
Pour magasins d’outillage, caves…On mélange l’argile avec du sable et on ajoute la quantité d’eau
nécessaire pour en faire une pâte consistante. On étend cette pâte sur une épaisseur de 12 à 15cm sur le sol et
on dame fortement. On peut également faire un mélange de terre et de chaux (ou du ciment) pétris avec l’eau
strictement nécessaire pour en faire une pâte que l’on étend et que l’on dame. Le ciment s’incorpore plus
facilement à un sol sablonneux et la chaux à un sol argileux.

5. Ouvertures
Les murs sont percés d’ouvertures qui servent soit à l’éclairage et à l’aération (fenêtres, soupiraux) soit à
l’accès (portes, portails).
5.1. Constitution des ouvertures
Le poids de la construction située au-dessus des ouvertures doit être supporté par une pièce spéciale
résistante « linteau ». Celui-ci reporte le poids qu’il supporte de chaque côté sur des appuis « jambages ».
Le bas de l’ouverture (côté opposé au linteau) se nomme seuil dans le cas des portes et appuis dans le cas des
fenêtres. Les linteaux peuvent être en bois ou en B.A. Les jambages peuvent être en briques, en pierre ou en
béton armé.
Les appuis des fenêtres doivent présentés une pente transversale assurant l’écoulement de l’eau. Il débordent
du plan extérieur du mur d’environ 5cm et comportent en dessous une rainure appelée larmier permettant à
l’eau de s’égoutter et de ne pas ruisseler sur la face du m
22

5.2. Menuiserie
On appelle menuiserie les portes et les fenêtres. Généralement, elles sont en bois mais parfois elles peuvent
être en fer et sont désignées dans ce sac sous le nom de menuiseries métalliques.
5.2.1. les portes
Pour logement d’animaux il faut une porte simple à un vantail pour 8 à 10 gros animaux et une porte à deux
vantaux pour un effectif supérieur à 10. Les portes ne doivent pas être multipliées à l’excès, ni se faire vis à
vis.
Dimensions : jusqu’à 1,20m de large les portes peuvent être faites en un seul vantail, au-delà de 1,20m il faut
2 vantaux. Les hauteurs varient de 1,80m à 2,20m (portes d’entrée ordinaire) jusqu’à 4,50m (portes de
granges, de magasins).
Portes extérieures : peuvent être supportés par des gonds (axe de rotation) directement scellés dans la
maçonnerie. Des ferrures « penture » fixées à la porte à l’aide de vis à écrous permettent le pivotement
autour des gonds.
Peuvent aussi être extérieurs est munies d’un cadre dormant scellé dans les murs, dans ce cas c’est le cadre
qui porte les gonds.
Le bas des portes extérieures est muni généralement d’une traverse à profil saillant arrondi, appelé ‘jet
d’eau » comportant en dessous un jet d’eau ou larmier. Cette pièce sert à rejeter au loin du seuil l’eau de
pluie ruisselant sur la porte.
Portes intérieures : ont généralement 2,20m de hauteur et 0,75 à 1m de large. Elles sont constituées par des
panneaux de bois de contre plaqué fixés sur un cadre en bois plus épais. Les portes intérieures sont toujours
munies d’un cadre dormant scellé dans les cloisons et portant les gonds.
Portes roulantes : le poids de la porte quand elle est assez grande tend à arracher la maçonnerie dans
laquelle sont scellés les gonds. Pour éviter ces inconvénients, on utilise pour les grandes portes le système
par roulement la porte se déplace dans son plan en roulant parallèlement au mur. Le chemin de roulement
doit être placé à la partie supérieure et la porte est suspendue par des roulettes ou galets au rail (chemin de
roulement).

5.2.2. Les fenêtres


Rôle : assurer un bon éclairement du local et son aération. Pour les logements d’animaux, les fenêtres
doivent se situer à 0,20 ou 0,25m du plafond
Surface : La vitre est une surface à très grande déperdition de calories surface 1/15 à 1/20 de la surface du
local sauf en aviculture où l’on recherche une forte luminosité pour les poules pondeuses, dans ce cas la
surface vitrée doit avoir une surface comprise entre 1/10 et 1 /6 de la surface du local.
Constitution : Les fenêtres comportent généralement deux parties :
 Le châssis vitré ou croisée (éclairement)
 Les volets (battants pleins) ou persiennes (composé de lames inclinées) servent à faire l’obscurité et
à assurer la sécurité. La hauteur d’appui d’une fenêtre au-dessus du plancher est de 0,70 à 0,95m
(maison d’habitation)
- châssis : fenêtres plus larges que hautes. L’axe de rotation est horizontal et situé à la partie inférieure,
le châssis s’ouvre vers l’intérieur. L’ouverture et la fermeture sont commandées par un système de
tringles à portée de main. Les châssis sont destinés à aérer un local sans recevoir l’air directement. Ils
sont utilisés notamment dans les étables pour les animaux sensibles au courant d’air).
Dans les locaux fermés de grande dimension, on utilise des plaques ondulées transparentes soit en bardage
vertical, soit en toiture pour assurer un bon éclairage de toute la surface du local.

6. Couvertures
Les couvertures reposent sur des ouvrages en bois ou en fer appelés « grosses charpentes ». L’ensemble
charpente couverture constitue le « comble ».
6.1. Charpente en bois
Une charpente est généralement constituée de :
 fermes : composées de plusieurs éléments posées en travers du bâtiments et supportées par les murs ou
les poteaux ;
23

 Pannes ; pièces horizontales qui s’appuient sur les fermes


 Chevrons ; pièces disposées suivant la pente des couvertures qui s’appuient sur les pannes
 Lattis ou voligeage : pièces horizontales qui s’appuient sur les chevrons et qui supportent les éléments
constituants la couverture
6.1.1. Fermes simples
Elles sont constituées de pièces assemblées en forme de triangle isocèle. Les 2 côtés égaux « arbalétriers »
donnent les pentes de la toiture. Ils travaillent à la compression et tendent à écarter les murs d’appuis. Pour
neutraliser cette poussée, on réunit les arbalétriers par une pièce horizontale « entrait » constituant la base du
triangle. L’entrait résistant à l’écartement des arbalétriers travaille à la traction. En outre, du fait de son
propre poids et des surcharges éventuelles dans les cas où il supporte un plancher, il subit un effort de
flexion. Pour le soutenir en son milieu, il est lié au sommet du triangle par une pièce appelée poinçon qui de
ce fait travaille à la traction.

L’écartement entre deux fermes consécutives est conditionné par la longueur maximum que peuvent avoir
les pannes 4 ou 5m pour les pannes en bois, 7 à 8 m pour des pannes métalliques.
Dans une ferme simple il y a une panne à chaque angle du triangle. Celle du sommet s’appelle « panne
faîtière », celles qui reposent aux extrémités de l’entrait s’appellent pannes sablières.
Si la longueur des arbalétriers dépasse celle des chevrons, ou si les arbalétriers sont trop longs, il est
nécessaire de placer des pannes intermédiaires. Les points où les pannes intermédiaires s’appuient sur les
arbalétriers doivent être soutenus par d’autres pièces.
6.1.2. Fermes à une pannes intermédiaire
Plusieurs systèmes peuvent être adoptés pour soutenir la panne intermédiaire :
Echarpes : des pièces obliques partent des extrémités de l’entrait et aboutissent sous la panne intermédiaire
opposée. Les écharpes se croisent donc dans l’axe de la ferme.
Contre fiches : des pièces obliques partent de la base du poinçon pour aboutir sous la panne intermédiaire
Faux-extrait : les points d’appuis des pannes intermédiaires sont reliées par une pièce horizontale appelée
faux extrait soutenue par un poinçon le dispositif, permet si l’espacement entre l’entrait et le faux-entrait est
suffisant (au moins 1,80m) de circuler sur le plancher supporté par l’entrait.
Ferme à la Palladio : si la portée de la ferme est trop grande l’entrait doit être soutenu, surtout s’il supporte
un plancher porteur. On le soutient par des pièces verticales fixées aux extrémités du faux-entrait. Ces pièces
s ‘appellent aiguilles pendantes.
6.1.3. Fermes à 2 pannes intermédiaires
On place sous les pannes intermédiaires basses des pièces verticales jambettes qui s’appuient sur l’entrait.
Système irrationnel car l’entrait a besoin d’être soutenu, aussi on soutient la jambette par une pièce oblique
appelée aissellier qui reporte la charge sur le poteau vertical de la ferme. L’entrait ne subit pas de ce fait,
d’effort de flexion transmis par la charpente. Mais on peut remplacer le système jambette aissellier qui forme
une ligne brisée par une pièce droite appelée jambe de force.

Lorsqu’on doit avoir plus de deux pannes intermédiaires, on soutient chaque nœud en combinant les divers
organes d’appui que nous venons d’étudier : contre fiches, faux entrait, jambes de force, etc.

6.1.4. Fermes à entrait retroussé


But : constituer des combles habitables ou, s’il s’agit de hangars sans plancher de combles, d’augmenter la
hauteur libre sous charpente. L’entrait retroussé sera soutenu par des jambes de force, l’invariabilité de
l’angle formé par l’arbalétrier et la jambe de force est assuré par une pièce horizontale « blochet » qui relie
le pied de la ferme à la jambe de force.

6.1.5. Contreventement
L’ensemble des pièces d’une ferme forme un triangle. Un triangle étant indéformable, toute force agissant
latéralement, dans le plan de la ferme ne peut détruire son équilibre (le vent par exemple). Par contre si le
vent souffle dans le sens longitudinal du bâtiment, il risque de faire « coucher » les fermes par rotation
autour de l’entrait car les pannes sont insuffisantes pour le retenir. En effet, les arbalétriers et les pannes
24

forment des rectangles qui eux sont déformables. Il est donc indispensable de trianguler également la
charpente dans le sens longitudinal c’est ce qu ‘on appelle le « contreventement ». Pour des petites
constructions, on réunit la panne faîtière avec le poinçon par une pièce appelée « lien de faîtage »

Lorsque la construction est importante, on place d’une ferme à l’autre, deux diagonales qui unissent le bas
d’un poinçon au haut de l’autre poinçon.

6.1.6. Auvent
La pente du toit est prolongée sur une longueur de quelques mètres pour abriter une bande le long de
la façade. L’extrémité de l’arbalétrier doit être soutenu par une triangulation venant s’appuyer sur le mur.

6.1.7. Appentis
Ce sont des combles à une seule pente. Ils sont appuyés d’un côté sur un mur et de l’autre sur des
poteaux. La panne faîtière est fixée au mur par des crampons scellés, ainsi que l’extrémité de l’entrait. Une
pièce verticale (analogue ou poinçon) plaquée contre le mur et scellé dans celui-ci, réunira l’arbalétrier et
l’entrait. Une contre fiche ou une jambe de force donnent de la rigidité à l’ensemble en même temps qu’ils
soutiendront l’arbalétrier en 2 points intermédiaires.

6.1.8. Assemblages
Assemblage des arbalétriers et de l’entrait .
 Entrait moisé : l’entrait est constitué de deux pièces jumelés qui viennent s’assembler de part et
d’autre de l’arbalétrier et ou des poinçons à l’aide d’un boulon. Les boulons doivent serrer sur des
rondelles larges.
 Assemblage de l’entrait et du poinçon :
- Par le système de l’entrait moisé ;
- Par étrier : le poinçon ayant pour rôle de soutenir l’entrait en son milieu pour l’empêcher de fléchir sous
son propre poids, la jonction de ces deux pièces est constituée par un fer plat ou fer en U qui arase l’entrait et
vient se boulonner sur le poinçon.
 Assemblage des arbalétriers et du poinçon :
Assemblage à tenon et mortaise de telle sorte que les arbalétriers reposent sur les épaulements du
tenon (embrèvement).

 Assemblage de la panne sablière et de l’entrait :


Généralement la panne sablière est placée verticalement sur l’extrémité de l’entrait. Son angle
supérieur extérieur est taillé en biseau pour recevoir les chevrons suivant leur pente.
 Assemblage de la panne faîtière et du poinçon :
La panne faîtière est clouée verticalement sur la tête du poinçon ces côtés sont taillés en biseau pour recevoir
les chevrons suivant leur pente :
 Assemblage des pannes intermédiaires et de l’arbalétrier :
Les pannes intermédiaires reposent directement sur l’arbalétrier. On les empêche de glisser en les
appuyant sur des chantignolles ou coins en bois taillés en biseau et cloués sur l’arbalétrier
 Assemblage des chevrons sur les pannes : au moyen de pointes longues
 Assemblage des contre fiches et des jambes de force avec les pièces qu’elles soutiennent : elles
s’assemblent par tenon et mortaise.

6.2. Charpentes métalliques


Les fermes métalliques permettent des plus grandes portées que les fermes en bois avec une légèreté
de charpente plus grande. Elles sont constituées par des « barres en fer » profilé (cornières U – I) assemblées
à l’aide de boulons ou de rivets sur des plaques de tôle épaisse appelée « gousset ». Pour éliminer les efforts
secondaires, les axes des barres doivent converger vers un même point sur le gousset d’assemblage.

Différents types de fermes métalliques


25

2 types principaux : - les fermes anglaises et les fermes Polonceau.


 Fermes anglaises : comprennent deux arbalétriers, un entrait qui le plus souvent au lieu d’être droit
est constitué de deux barres formant un angle très ouvert dans l’axe, d’un certain nombre de montants
verticaux joignant les arbalétriers à l’entrait et de diagonales triangulant chaque trapèze ainsi formés
 Ferme Polonceau : chaque arbalétrier est soutenu au droit du nœud où s’appuie la panne, par une
pièce comprimée appelée « bielle » qui est soutenue à son tour par deux tendeurs. La ferme est
constituée par la réunion de deux systèmes identiques réunis au faîte et complétée par un tirant
joignant les sommets des tendeurs.

6.3. Couverture
6.3.1. Rappel
Les pannes s’appuient horizontalement sur deux fermes consécutives. Si les pannes sont en bois,
l’espacement des fermes est de 4 à 5m. Si les pannes sont métalliques les fermes sont espacées de 7 à 8m.
Les chevrons sont placés perpendiculairement aux pannes, ils mesurent 2 à 3m, ce qui conditionne
l’espacement des pannes. Le voligeage composé de liteaux ou de canne de bambous est cloué sur les
chevrons. Les chevrons sont espacés de 0,40m.
6.3.2. Matériaux utilisés
 Matériaux de petites dimensions (tuiles, ardoises) juxtaposées de telle sorte qu’ils ne laissent entre
eux aucun vide.
 Matériaux de grandes dimensions : tôles ondulées ou non (feuilles de zinc ou de fibro-ciment)
 Produits végétaux (Bozaka, chaume, satrana)
L’utilisation de matériaux de grandes dimensions (tôles ondulées) permet de supprimer le voligeage et
les chevrons. La pose se fait en commençant par le bas de la toiture, par bandes horizontales chaque bande
recouvrant la précédente d’environ 0,10m. Le recouvrement latéral des plaques se fait sur deux ondulations.
Le système de fixation doit s’appliquer sur une onde convexe pour que l’eau ne pénètre pas dans le trou.
Le système de fixation peut être une simple vis ou un clou mais il a l’inconvénient de se desserrer et on
doit lui préférer le système à crochet. Pour les pannes métalliques on doit nécessairement utiliser les
crochets. Les crochets traversent les deux tôles superposées et passent sous la panne. Pour le faîte il existe
des tuiles faîtières qui se posent à cheval sur le faîte, pour les couvertures en tôle, on fixe sur la panne
faîtière une tôle ayant angle égal à l’angle formé par les deux versants de toiture.
Ecoulements de l’eau
Si on laisse l’eau de pluie tombant sur la toiture d’un bâtiment ruisseler directement sur le sol, il se
produira à la verticale du bord du toit, une érosion qui rendra vite les abords du bâtiment, impraticables et
dangereux pour la construction. Pour y remédier on place le long de la bordure du toit des canaux demi-
circulaires en zinc ou en tôle galvanisée qui recueillent l’eau de la toiture. Ces canaux portent le nom de
« chéneaux ou gouttière ». En moyenne on leur donne une pente de 3 à 5mm/m, avec un tuyau de descente
tous les 10 à 15m. Ils reposent sur des crochets demi-circulaires fixés à l’extrémité des chevrons. Les tuyaux
de descentes sont en zinc ou en fibrociment. Ils sont fixés au mur par des colliers scellés et débouchent dans
un caniveau, couvert ou non destiné à évacuer l’eau, loin du bâtiment.

7. Escaliers
7.1. Définitions
Un escalier est un dispositif permettant d’accéder facilement d’un étage à un autre, en s’élevant à chaque pas
d’une petite fraction de la hauteur totale. Un escalier comprend l’ensemble des dégrées appelés « marches »
et les paliers. Il y a un palier au niveau à desservir, et parfois des paliers intermédiaires appelés : paliers de
repos »
 Cage d’escalier : emplacement dans lequel se développe l’escalier ;
 Volée : ensemble des marches entre deux paliers ;
 Jour : vide limité par les paliers et les volées ;
 Ligne de foulée : une ligne imaginaire représentant les emplacements moyens des pieds de l’usager
sur les marches. On admet qu’elle se trouve à 50cm de la rampe ;
26

 Rampe : balustrade qui limite l’escalier du côté jour par sécurité et qui permet en outre, de se tenir
avec une main que l’on fait glisser pendant l’ascension ou la descente sur la « main courante » ;
 giron : largeur des marches, en principe elles doivent avoir toutes la même largeur, mais dans les
escaliers qui tournent les marches ont une largeur variable mais dans la ligne de foulée, elles ont
toutes la même largeur ;
 Contre marche : partie verticale située entre deux marches consécutives ;
 Limon : poutre inclinée, soutenant les marches du côté jour dans un escalier en bois ;

7.2. Différent types d’escaliers


- Les escaliers droits : la direction de ces escaliers est une ligne droite. La largeur des marches est
uniforme sur toute leur longueur.
- Les escaliers en colimaçon : décrivent dans l’espace une hélice. Les marches ont une largeur variable
qui va en s’élargissant de l’axe du cylindre vers les parois, elles sont soutenues dans l’axe par un
pilier vertical appelé « noix »
- Les escaliers balancés : comporte des parties droites raccordés par des parties circulaires (demi-
cercle)
7.3. Balancement
Pour les escaliers balancés, il est dangereux de passer sans transition d’une largeur régulière à une
largeur très rétrécie du côté jour. Le balancement fait disparaître ces inconvénients, en commençant à rétrécir
les marches du côté jour avec des largeurs allant progressivement en se rétrécissant jusqu’à atteindre celle
d’une marche rayonnante. L’ensemble des marches ainsi rétrécies côté jour, porte le nom de « marches
balancées »
7.4. Tracé de l’escalier
Il faut déterminer d’abord .la hauteur des marches et la largeur du giron :
- La hauteur généralement adoptée se situe de 0,16 à 0,18m ;
- Pour connaître le nombre de marches, il suffit de diviser la hauteur totale qui sépare les deux étages
par la hauteur choisie
Il existe une relation entre la hauteur « h » de la marche et la largeur « g » du giron : g + 2h = 0,64
(O,64m est la longueur du pas naturel de l’homme sur une surface horizontale) .exemple si on a pris pour h :
0,17m on aura g + 2 x 0,17 = 0,64 => g = 0,30m
Parfois, l’espace réservé à l’escalier ne permet pas de réaliser ces conditions on aura alors un escalier
plus « raide » plus fatiguant et parfois dangereux.
7.5. Diverses natures d’escaliers
7.5.1. Escalier en bois
o Escaliers ordinaires : les marches sont soutenues côté jour par une pièce de bois
appelé limon et côté mur par une pièce de bois appelée faux limon, le faux limon est découpé en
crémaillère. Les marches viennent s’encastrer dans le limon au moyen d’une rainure profonde de 20 à
25mm tandis qu’elles reposent sur les parties horizontales de la crémaillère. L’épaisseur du limon varie
de 50 à 100mm l’épaisseur du faux limon est moitié moindre, la marche déborde la contre-marche par
l’astragale ».
o Balustrade et main courante :
La balustrade est un dispositif de protection placé côté jour. Il est composé de pilastres : supports
verticaux fixés par assemblage dans le limon et situés aux extrémités d’une volée. Entre ces deux pièces
principales se trouvent des pièces de section plus petite appelés barreaux, espacés régulièrement, et
suffisamment rapprochés pour qu’un enfant ne puisse passer au travers.
La main courante s’appuie sur les pilastres et sur les barreaux. Elle présente une section arrondie avec
une gorge de part et d’autre pour qu’on puisse la serrer avec la main.
o Echelle de meunier
Si on est obligé de donner à l’escalier une pente assez raide, exemple : 45° on ne peut pas tenir compte
de la relation g + 2h = 0,64m et la largeur du giron serait trop faible pour qu’on puisse poser le pied. On
supprime alors la contre marche et on prolonge légèrement chaque marche sous celle du dessus pour lui
donner une largeur convenable.
27

7.5.2. Escalier en maçonnerie :


Les marches sont construites sur une poutre inclinée ayant toute la largeur de l’escalier et appelée : paillasse.

7.5.3. Escalier en fer


La charpente de support utilise des cornières et des tôles. Le limon est découpé dans un tôle et on lui donne
la forme d’une crémaillère, le bord inférieur sera raidi par deux cornières, les marches reposeront et seront
visées sur les cornières et les contres marches seront fixés également sur des cornières.
On peut aussi faire simplement une échelle de meunier, sans contre marche, le limon n’étant pas découpé en
crémaillère.

7.5.4. Echelles
Les échelles sont composées de deux montants parallèles espacés d’environ 35 à 40cm supportant des
échelons horizontaux espacées de 20 à 25cm
Souvent les échelles sont fixes, elles sont alors scellées dans le mur à l’aide de pattes à scellement
suffisamment nombreuses pour que l’échelle soit bien assujettie. On prolonge l’échelle d’un mètre au-dessus
du point d’arrivée pour permettre de se maintenir en fin d’ascension.
Parfois les échelons sont scellés directement dans le mur. Lorsque l’échelle est très haute, pour atténuer
l’effet de vertige et par sécurité, on l’entoure d’une crinoline : cage quasi cylindrique formée d’une
succession de cercles espacés de 30 à 50cm ayant 50 cm dans le sens perpendiculaire au mur et 65 cm dans
le sens parallèle au mur.

8. Aération – cheminée

8.1. Aération
8.1.1. Généralités
Il est indispensable de ventiler, pour renouveler l’atmosphère des locaux d’animaux : éliminer les gaz
rejetées et surtout la vapeur d’eau qui tend à saturer l’atmosphère et à se déposer sous forme de
condensation.
8.1.2. Mode de ventilation
La ventilation naturelle se fait grâce à des entrées d’air frais réparties sur toute la périphérie du local et à des
orifices d’évacuation d’air vicié constitué en général par une ou plusieurs cheminées
8.1.3. Entrées d’air
 Par châssis : les entrées d’air sont placées entre les fenêtres ou constituent les fenêtres : surface :
1,5dm2 par tête de gros bétail. Les prises ont en général 0,20 x 0,15m . Leur ouverture peut être réglable par
un volet intérieur
 Par gaine ou faux-plafond

8.1.4. Evacuation
 Par cheminée : de préférence au centre du local, loin des ouvertures section : 3 à 4 dm2/tête de gros
bétail

 Par aspiration naturelle


- lanterneau

- cheminée centrale partant à 30cm au dessus du sol

- par ouverture en façade compte tenu de la direction des vents.


28

8.1.5. Cheminée (chauffage)


[Link]. Généralité
Les cheminées sont des appareils de chauffage à très faible rendement : le foyer ne rayonne que 10%
environ de la chaleur de combustion.

[Link]. Description
Foyer : Le foyer est limité en dessous par l’âtre : partie horizontale légèrement surélevé par rapport au sol de
la pièce. Le socle se prolonge généralement en avant et sur les côtés de la cheminée par « la foyère ».
o Au fond : par le mur de la pièce auquel la cheminée est adossée
o Sur les côtés : par des murettes qui peuvent être perpendiculaires ou obliques par rapport au fond.
o En haut : par un rétrécissement progressif permettant le passage de la fumée et nommé gorge.
Le foyer est revêtu de briques réfractaires.
Avaloir : La gorge s’élargit brusquement pour former l’avaloir. Cette partie se raccorde progressivement à la
gaine.
Gaine : C’est le conduit de section rectangulaire qui amène la fumée de l’avaloir à l’extérieur.
Souche : C’est la partie de la gaine qui émerge du toit. Pour obtenir un bon tirage, il faut que la souche
débouche au-dessus des obstacles voisins.
Couronnement – aspirateur statique : Pour augmenter la vitesse de sortie de la fumée, il convient de
rétrécir l’extrémité de la souche soit par une inclinaison des briques, soit par une surépaisseur de l’enduit
intérieur. En outre, il faut placer au-dessus de la souche, un appareil en B.A. moulé appelé aspirateur
statique qui dévie vers le haut les vents plongeants, les empêchant ainsi de refouler la fumée dans le conduit.

9. INSTALLATION SANITAIRES
9.1. Généralités
L’hygiène la plus élémentaire exige des dispositions particulières pour l’évacuation des « eaux
usées » de l’habitation et leur neutralisation. « Eaux usées » eaux ayant servi au lavage des personnes, du
linge, de la vaisselle, etc. et qui vont dans les égouts.
L’évacuation des liquides et matières en provenance des W.C. doit en outre faire l’objet de
dispositions spéciales. Dans les agglomérations, les canalisations « eaux usées » et W.C sont branchées à
l’égout général c’est ce que l’on désigne sous le terme de « tout à l’égout ». Mais s’il n’existe pas de réseau
d’égouts, il convient que chaque habitation ait son propre système sanitaire.
9.2. Fosse-septique
Les matières issues de W.C. détruites et transformés en un liquide inodore par certaines bactéries anaérobies.
Ce phénomène est utilisé dans les fosses septiques.
Une fosse septique est constituée par une sorte de bassin étanche et close compartimenté par des cloisons en
plusieurs parties, communiquant entre elles par système de trop-plein. Les matières sont obligées de
séjourner assez longtemps dans la fosse pour parcourir le circuit imposé. Elles ont ainsi le temps de se
décomposer. L’usage d’une fosse septique nécessite beaucoup d’eau pour diluer les matières : il faut éviter
de jeter dans la fosse des ingrédients susceptibles de détruire les bactéries qui font la décomposition, l’usage
de l’eau de javel est à proscrire.

9.3. Puits perdu


Les eaux usées, et quelques fois l’effluent en provenance de la fosse septique sont envoyés dans un
trou circulaire revêtu de pierres et couvert par une dalle en B.A. à partir duquel elles s’infiltrent dans le sol.
Toute fois il faut s’assurer que la nappe phréatique ne soit pas polluée. Pour l’effluent en provenance des
WC il est préférable d’utiliser le système du « lit bactérien nitrificateur », c’est un système de drain
horizontal constitué par du mâchefer et dans lequel des bactéries aérobies achèvent la neutralisation de
l’effluent. Dans les fermes, l’effluent peut être conduit dans la fosse à purin.
29

9.4. Traitement des eaux usées


Eaux usées = élimination des particules solides et des déchets non biodégradables, puis passage dans due
série de décanteur et de bassin d’aération. Faciliter la production et la croissance des bactéries en assurant la
DBO et la DCO. Les boues issues des différents décanteurs peuvent servir en agriculture, incinéré ou envoyé
dans une décharge contrôlée.

10. ABORDS ET CLOTURES


10.1. Abords
10.1.1. Généralités
L’aménagement des abords d’une ferme est une opération onéreuse, toutes les circulations doivent être
étudiées avec soin pour être réduites au minimum.
L’ennemi de la bonne tenue d’un sol de chemin ou des abords est l’eau, aussi les travaux d’aménagements
des abords devront donc être réalisés avec ceux assainissement et si, pour une cause quelconque (temps,
financement) il est impossible de réaliser l’ensemble, les travaux d’assainissement seront exécutées en
priorité. Un sol bien assaini vaut souvent mieux qu’une route qui ne l’est pas.

10.1.2. Travaux d’assainissement


Il faut créer :
 un réseau de canalisation destinée à évacuer les eaux usées,
 Un réseau destiné à évacuer rapidement les eaux de pluie et à drainer le sol et comportant
régulièrement des bassins de sédimentation avec regard, si les canalisations sont enterrées.

10.2. Techniques de construction de sols pour circulations


10.2.1. Empierrement sur blocage
On creuse un encaissement de 0,20m environ de profondeur dans lequel on place des pierres de 0,20m
debout, bien épaulées sur les bords de l’encaissement. On comble les vides avec des pierres cassées, du
sable, on arrose et on tasse au cylindre.
Il sera indispensable de donner du bombement à la route c’est à dire deux pentes transversales avec point
haut sur l’axe longitudinal.

10.2.2. Blocage avec empierrement imperméabilisé


Même procédé que précédemment mais les pierres debout sont remplacées par des pierres cassées
compactées aux gravillons et au bitume (2 litres d’émulsion à 60% de bitume et 8 à 10 l de gravier)

10.2.3. Sol béton


Dans un encaissement : 0,15m de pierres cassées et damées on coule sur 0,10m d’épaisseur du béton (900 l
de pierrailles, 300 l de sable et 300 kg de ciment) qui sera fortement damé.
10.2.4. Sol ciment
Stabilisation du sol réalisée avec de la terre additionnée de ciment.
Réalisation pratique :
- enlèvement de toute végétation,
- pulvérisation du sol sur 0,15m
- épandage de 50kg de ciment par 2m2 de sol
- homogénéisation de la terre et du ciment
- humidification du mélange
- compactage.

10.3. Clôture
10.3.1. But
 Empêcher les intrusions de personnes et des animaux ou délimiter la propriété de façon nette et
indiscutable ;
Les clôtures peuvent être classées en 2 groupes :
30

 Clôtures défensives : destinées à éviter les intrusions humaines ou animales


 Clôtures d’exploitation : servant à parquer les animaux
10.3.2. Clôtures défensives
Elles sont implantées aux limites de la propriété à protéger. Elles sont souvent constituées par des murs de 2
à 3m de hauteur, ou mur de 0,50 à 0,80 surmonté d’une clôture grillagée.
10.3.3. Clôtures d’exploitation
Ce sont en général des clôtures en fil de fer constituées par des supports ou poteaux et plusieurs rangs ou
cours de fil.
* Selon leur fonction : il existe 2 types de poteaux
o poteaux de tension (poteaux d’extrémité, poteaux d’angle)
o poteaux intermédiaires (maintenir l’écartement des fils)
* Selon la nature :
o poteaux en bois
o poteaux en fer
o poteaux en béton
10.3.4. Barrières
Barrière en fil de fer : prolongement des fils de clôtures fixées à leur extrémité sur un piquet
Barrière pivotante : 2 montants verticaux principaux, réunis par des traverses horizontales, un des montants
verticaux est articulé.
10.3.5. Haies
Peuvent assurer le rôle de clôture de protection (épines) et de parcage en outre elles sont efficaces
pour la protection contre le vent.

11. CONSTRUCTION EN TERRE


11.1. Généralités
Les constructions en terre sont certainement les premières que les hommes aient réalisées après les
constructions en bois. De nos jours à Madagascar, il existe encore de nombreuses habitations en terre. Ce
matériau économique, disponible n’importe où ne doit donc pas être négligé et que, dans certains cas,
notamment pour les constructions rurales, il peut être utilisé avantageusement, d’autant plus que divers
procédés de stabilisation ont été mis au point pour donner aux divers sols une résistance mécanique accrue

11.2. Différent types de sols


Selon la grosseur de leurs particules, les sols ont été divisés en plusieurs types d’après l’échelle de
« l’association Internationale de la Sciences du sol « échelle d’Atterberg on a :

Colloïdes argileux limon sables fins sables grossiers graviers cailloux


0 2 20 200 2mm 20mm et plus

Généralement du point de vue pratique on considère les cinq types suivants :


 Les graviers et les cailloux : fragments grossiers de roches de forme variée (ronde, plate ou anguleuse)
et de nature diverse : granit, calcaire, silice, etc.…
 Les sables : petits grains de roches variées surtout du quartz (de rivière, de plage…)
 Le limon : roche broyée finement mais les grains peuvent être distingués à l’œil nu il tend à s’agglomérer
lorsqu’il est humide et comprimé. Il n’est jamais collant. On le trouve dans les alluvions des cours d’eau
lents dans les cours d’eau laiteux et là où la poussière soulevée par le vent se dépose.
 L’argile : C’est un matériau naturel du sol (silicate double d’alumine hydratée) est collante quand elle est
humide et dure quand elle est sèche gonfle au mouillage et présente un « retrait » au séchage. On les
trouve dans les vallées parcourues par des cours d’eau lents, dans les plaines côtières et dans les
colluvions de bas de montagne.
 Le sol organique a un aspect spongieux ou fibreux et une odeur de bois humide pourrissant. Se rencontre
dans les marécages.
31

11.3. Meilleurs sols pour la construction en terre


Les graviers, les sables et les limons à l’état pour ne conviennent pas, il leur manque un « liant » pour
agglomérer leurs particules. Les argiles pures gonflent quand elles sont humides et présentent des retraits
quand elles sont sèches et elles se fissurent. Un mélange dans une proportion déterminée des matériaux
graveleux et d’argile constitue un bon sol de construction. Les meilleurs sont les sables argileux et les argiles
sableuses.
La latérite est une argile très stable à l’état naturel
Les sols organiques ne conviennent absolument pas pour la construction

11.4. Caractéristique des sols


 Granulométrie : donne le pourcentage des constituants d’un échantillon donné
 Teneur en eau : pourcentage en poids par rapport au sol sec de l’eau contenu dans l’échantillon
 Limites d’Atterberg :
. Limite de plasticité teneur en eau pour laquelle le sol passe de l’état solide à l’état plastique.
. Limite de liquidité, teneur en eau pour laquelle la consistance du sol passe de plastique à liquide.
. Indice de plasticité : c’est la différence entre la limite de liquidité et limite de plasticité.
. Limite apparente d’absorption ou de saturation : teneur en eau à laquelle parvient le matériau mis en
contact de l’eau pendant un temps bien défini.
. Limite de retrait : C’est la teneur en eau au-dessous de laquelle le matériau ne subit plus de variation de
volume.
 Densité PROCTOR, teneur en eau pour laquelle la densité sèche d’un matériau est maximum sous
l’effet d’un damage déterminé.
Densité sèche : poids de l’unité de volume du matériau complètement desséché (au four pendant 24h)
 Indice de comptage : c’est le rapport de la densité sèche d’un matériau à un état quelconque de
comptage et de la densité PROCTOR
 Perméabilité : vitesse de pénétration de l’eau à travers le matériau sous l’effet de la pesanteur, avec
une charge laminaire.
 Coefficient de perméabilité : toutes conditions égales, la vitesse de pénétration de l’eau dans un
matériau est proportionnelle à un coefficient K dépendant de la nature du matériau et appelé
coefficient de perméabilité.
 Compressibilité : variation du volume d’un matériau suivant les charges qu’il subi
Indice portant ou indice CPR : pression supportée par un matériau pour un enfoncement ou un
affaissement déterminé

11.5. Essais de détermination des qualités d’un matériau


11.5.1. Examen à l’œil nu
Etaler le sol sec en couche mince sur une surface plate puis trier les grains en commençant par les
plus gros jusqu’au plus petits que l’on voit à l’œil nu. Cela donne le sable plus le gravier, la poudre qui reste
constitue le limon et l’argile. Si le tas de limon et de d’argile est plus gros que celui de sable et de gravier on
appellera pour le moment le sol limon argileux. Si le sable et le gravier forment le tas le plus gros on a
affaire à un sable ou un gravier. On tranchera entre les deux en faisant un tas avec tous les grains de plus de
6mm (gravier) et un tas du reste (sable). Le sol est à base de gravier si le 1 er tas est le plus gros, à base de
sable dans le second cas.
Prendre une petite poignée de l’échantillon complet, l’humidifier sans le détremper et en faire une
boule que l’on laissera sécher au soleil. Si la boule s’effondre en séchant, on dira que le sol est « propre ». Le
sable et le gravier propres ne conviennent pas pour la construction, sauf si on les mélange à d’autres
matériaux.
En présence d’un sol soit « limon argileux » soit de gravier et de sable qui n’est pas propre, on prend
tout l’échantillon, et on sépare la fraction plus fine que le sable moyen (0,4mm) par tamisage à travers un
tamis fin. On effectuera les essais suivant sur cette fraction fine.
32

11.5.2. Essais aux secousses du matériau humide


Faire une boule de la taille d’un œuf et la mouiller pour que la boule tienne ensemble mais ne colle
pas aux doigts. Aplatir légèrement la boule dans le creux de la paume de la main et la secouer énergiquement
en frappant de la main sur quelque chose de solide ou sur l’autre main jusqu’à ce que les secousses fassent
sortir l’eau à la surface de l’échantillon. L’aspect de la terre à ce moment peut être lisse, brillant ou gras,
mâte (on cherche la rapidité à laquelle l’eau vient en surface pour donner l’aspect gras) puis presser la terre
contre le pouce et l’index pour voir si l’eau disparaît ou non. On utilisera les qualificatifs suivants pour
définir la vitesse de la réaction indiquée ci-dessus :
1) rapide : il suffit de 5 à 10 coups pour faire venir l’eau à la surface. En pressant l’échantillon on fait
immédiatement disparaître l’eau et la surface devient mate. Si l’on presse davantage, l’échantillon se
craquelle puis s’effrite. Cette réaction est caractéristique des sables très fins et limons grossiers. Il
suffit d’un peu d’argile pour que la réaction ne soit plus de ce type)
2) Lente ou paresseuse : il faut 20 à 30 coups pour que l’eau monte à la surface, c’est une réaction
lente. En pressant l’échantillon, il ne se craquelle, ni ne s’effrite, mais s’aplatit comme une boule de
mastic : ceci montre qu’il y a de l’argile
3) Très lente ou pas de réaction : plus la réaction est longue plus il y de l’argile. Dans ce cas il faut
utiliser les autres essais ci-dessous
11.5.3. Essais du cordon
Prendre un morceau de terre de la taille d’une olive, le mouiller juste assez pour que l’on puisse le
modeler facilement à la main sans qu’il ne soit collant, le rouler pour en faire un cordon qui aura 3mm de
diamètre. Quand l’humidité est correcte le cordon commence à se diviser en morceaux plus petits justes
quand il arrive au diamètre de 3mm. Reconstituer une boulette avec les morceaux et voir quelle force il
faut pour l’écraser entre le pouce et l’index. Si le sol s’émiette facilement et si on ne peut pas faire de
cordon il ne contient pas du tout d’argile
 Cordon dur : Si on ne peut déformer la boulette qu’avec beaucoup d’effort sans qu’elle ne s’émiette,
le sol contient beaucoup d’argile et nécessite l’apport d’un stabilisant si on veut en faire des murs de
terre.
 Cordon mi-dur : Lorsqu’on presse la boulette, elle se fissure et s’émiette ce sol peut être bon pour la
construction en terre.
 Cordon fragile : Il est impossible de reformer une boulette : le sol contient beaucoup de limon ou de
sable. Ce sol peut convenir pour les constructions en terre.
 Cordon mou et spongieux : quand on presse la boulette, elle se comporte comme une éponge et
revient élastiquement. On a affaire à de la terre organique impropre à la construction.
11.5.4. Essai du ruban
Donne des renseignements de même nature que l’essai du cordon. Prendre assez de terre pour faire
un rouleau de la taille d’un cigare. Sur la paume de la main et en commençant par un bout l’aplatir de façon
à former un ruban de 3mm.
o Rubans longs : si le sol contient beaucoup d’argile le ruban peut tenir jusqu’à une longueur de 25 à 30cm
sans se casser. De tels sols donnent des murs de terre durable si on les stabilise
o Rubans courts : de 5 à 10cm, le sol contient une teneur d’argile de moyenne à faible. Peut convenir pour
les murs en terre.
o Pas de ruban : le sol ne contient au plus qu’une très faible quantité d’argile. De tels sols, s’ils ont un peu
d’argile, permettent de faire de bons murs en terre damée. Si le sol n’est que sable, il est inutilisable sauf
si on le stabilise largement avec du ciment Portland

11.5.5. Essai de résistance à sec


Permet de déterminer la quantité d’argile contenue dans un sol. Préparer quelques pastilles de terre
d’environ 16mm d’épaisseur et 25 à 30mm de diamètre. Mettre assez d’eau pour que la terre soit
franchement molle, mais cependant assez solide pour conserver sa forme lorsqu’on la met en pastille. Puis
faire sécher les pastilles au soleil ou dans un four jusqu’à ce qu’elles soient entièrement sèches. Casser la
pastille de terre, puis essayer de la réduire en poudre entre le pouce et l’index.
On peut observer une :
33

- Grande résistance à sec : l’échantillon est difficile à casser lorsqu’il se casse, il le fait avec un
claquement. On n’arrive pas à pulvériser en l’écrasant entre le pouce et l’index. Le sol contient beaucoup
d’argile et ne convienne que stabilisé.
- Résistance moyenne à sec : avec quelques efforts on arrive à réduire la terre en poudre de la taille
des grains initiaux en la pressant entre le pouce et l’index. Un tel sol est bon mais il peut exiger un stabilisant
pour réduire le retrait.
- Faible résistance à sec : si la pastille se réduit facilement en poudre, l’échantillon contient très peu
d’argile et est très riche en sable.

11.5.6. Autres essais


Examen de l’odeur permet de distinguer les sols organiques qui ont une odeur de moisi. Ne pas
utiliser de tels sols.
Essais de la morsure
 sols sablonneux : les particules de sable grincent entre les dents
 sols limoneux : les particules de limons grincent encore entre les dents, cela n’est pas
spécialement désagréable. Le limon paraît nettement moins rugueux que le sable.
 Sols argileux : les particules d’argile ne grincent pas du tout, l’argile paraît lisse et farineuse
entre les dents et collants sur la langue
Examen de l’éclat
Prendre une pastille de sol sec ou humide et la frotter avec l’ongle ou le plat d’une lame de couteau.
Si le sol contient du limon ou du sable, la surface reste mate, un sol contenant beaucoup d’argile devient
vite brillant.

11.6. La stabilisation des sols


11.6.1. Effets des stabilisants
- Lier les particules du sol les unes aux autres renforçant ainsi les blocs ou murs ;
- Hydrofuger le sol : l’empêche d’absorber l’eau
- Eviter le retrait ou le gonflement de la terre

11.6.2. Stabilisants les plus utilisés


- Sable ou argile : selon l’élément qui manque au sol
- Ciment Portland : convient aux sols sableux (indice de plasticité compris entre 0 et 12) Il se
mélange mal à l’argile.
- Chaux : stabilisant de l’argile (indice de plasticité >12)
- Combinaison chaux – ciment : si le sol à stabiliser contient à la fois du sable et de l’argile.
- Bitume : ne se mélange bien qu’aux sols contenant une quantité d’eau assez grande. Ne se
mélange pas aux trop argileux
- Paille : atténue le retrait et facilite l’évacuation de l’eau interne des argiles : le mélange sol-
paille porte le nom de pisé.
- Cendre de bois dur complètement consumé : les cendres sont un très bon matériau de
construction. Elles contiennent de la silice, de l’oxyde d’Al et de l’oxyde de fer. Sous l’action de la chaux et
de l’eau, elles durcissent. Les cendres pulvérisées et la chaux en poudre additionnés de 1 à 2% de gypse
forme un matériau de cimentage qui durcit à l’eau (formation de sulfate d’Aluminium et de calcium
hydratés)
- Autres stabilisants : urine de bétail, bouse de vache, mélasse…

11.6.3. Précautions à prendre dans l’emploi des chaux et ciments comme stabilisants
 Ciment : Briser les mottes de terre pour que le ciment puisse entrer en contact avec la totalité du sol.
Faire le mélange à sec et ne mouiller que lorsque celui-ci est entièrement terminé. Utiliser le produit
immédiatement. Le mur doit être maintenu humide pendant au moins 7 jours pour que le ciment
durcisse convenablement.
34

 Chaux : La chaux au contraire du ciment, facilite la désagrégation des mottes d’argile. Il faut ajouter
la chaux au sol sec et mélanger avec assez d’eau pour mouiller tout le mélange puis recouvrir
pendant un ou deux jours en maintenant le tout humide. Puis gâcher à nouveau pour briser les mottes
restantes et utiliser le matériau obtenu. Maintenir humide la construction durant 7 jours pour que la
chaux durcisse convenablement.

11.6.4. Essais des mélanges


Pour connaître le mélange qualitatif et quantitatif qu’il convient de réaliser le meilleur moyen est de faire des
essais de rupture à la compression sur différents échantillons et de réaliser le mélange qui correspondra à
l’essai fournissant la meilleure résistance.
Essai à l’écrasement
On utilisera des échantillons en forme de parallélépipèdes de dimension 150 x 75 x 50mm. On laissera les
échantillons vieillir pendant un mois et on les chargera dans la direction de la plus grande dimension, la
charge sera donc appliquée sur une surface de 75 x 50 = 3 750mm2
Dispositif Expérimental

En déplaçant le poids mobile connu le long du levier on modifie la pression totale sur l’échantillon. Celle-ci
est égale à : X = P (1 + b)
a
En donnant à « a » une valeur constante, on peut établir un barème donnant pour différentes valeurs de b, les
valeurs de X correspondantes. En divisant X par la section de l’échantillon, soit 37,50cm 2, on obtiendra la
pression au cm2 sur l’échantillon. On notera la pression qui provoque l’écrasement de l’échantillon.
Essai d’absorption
Des blocs sont placés dans un bac contenant de l’eau de façon à ce que les blocs plongent en permanence
dans l’eau sur 3mm. On mesure la hauteur atteinte par la bande humide qui remonte le long des blocs, à
intervalles réguliers jusqu’à ce que l’eau atteint le haut du bloc. Et pour savoir si le bloc gonfle, on mesure
son grand côté avant et après l’essai.
11.7. Différentes méthodes de constructions
Il y a trois moyens d’utiliser les sols pour la construction.
 Adobes ou briques : fabriqués en plaçant la boue humide dans des moules rectangulaires en bois.
Après avoir démoulé, on doit laisser sécher les adobes pendant un mois environ avant de les utiliser.
(Le liant servant à souder les briques entre elles peut être constitué par la boue même qui a servi à
fabriquer les briques)
 Parpaings ou agglomérés : sont fabriqués à l’aide de moules métalliques et de presses hydrauliques
qui confère au bloc une grande compacité contrairement à l’adobe qui est fait avec une boue très
mouillé, les parpaings sont faits avec de la terre à peine humide.
 Terre damée : les murs sont construits directement en damant la terre entre deux coffrages et en
procédant par tronçons longitudinaux puis verticaux. Il faut pilonner le sol jusqu’à ce qu’il soit très
compact. Veiller à l’humidité du sol : celle-ci doit être juste suffisante pour que le comptage soit
correct, un excès d’humidité provoquerait des fissures dans le mur.

11.8. Classement des essais et conclusion


11.8.1. Essais des mélanges

Nature des essais Conditions limites


- Résistance à la compression du Au moins 17kg/cm2 pour l’adobe et la terre damée
bloc sec Au moins 20 kg/cm2 pour les parpaing comprimée
- Résistance à la compression du Au moins 7kg/cm2 pour l’adobe et la terre damée avec un bon
bloc humide revêtement de surface et 12 kg/cm2 sans revêtement
Au moins 10 kg/cm2 pour les parpaings comprimés
35

-Variation de longueur après - Au plus 2,5%


l’essai d’absorption
36

11.8.2. Essais de détermination des qualités d’un matériau


Limons et argiles : on utilisera le tableau suivant si le tas de limon et d’argile est plus gros que le tas de sable et de gravier réunis
(visible à l’œil nu)
essai aux Possibilité d’utilisation pour la
Noms des sols secousses Résistance à Essai du cordon Essai du Autres essais construction en terre Stabilisant
sec ruban Remarques
Sables très fins Varie Faible à Cordon fragile Ruban court Se rince Convient pour tous les types en Ciment Portland le
Sables fins entre nulle ou de résistance ou pas de facilement ne particuliers l’adobe si on le meilleur, la plupart des
limoneux rapide et Généralem nulle ruban du tout colore pas les stabilise hydrofugent
Sables fins lente mais ent nulle mains conviennent
argileux jamais
Limons argileux très lente
A ne pas utiliser si possible, Ciment Portland Nécessite un
Entre Faible à Cordon fragile à sinon mettre beaucoup de Emulsion d’asphalte si enduit outre le
Limons lente et moyenne mi- dur Ruban court stabilisant le sol n’est pas trop stabilisant
nulle collant
Argileux Nécessite habituellement un Peut être bon si
graveleuses stabilisant convient surtout pour la teneur en sable
Argiles De très Moyenne à Cordon mi-dur Rubans courts la terre damée et les parpaings ou en gravier est
sablonneuses lente à grande à longs comprimés Chaux , sable, gravier élevée
Argiles nulle
limoneuses
Très collant Ne doit jamais être utilisé
Argiles grasses Nulle Grande à Cordon dur Longs ruban quand il est
très humide

Limons et argiles Faible à Cordon fragile Rubans courts Odeur de Ne doit jamais être utilisé pour
limoneuses Lente moyenne et spongieux consistance moisissure construite des maisons en terre
contenant de la spongieuse quand on le
terre végétale chauffe
Argile contenant Très lente Moyenne à Cordon fragile à Rubans courts Une pastille Ne doit jamais être utilisé pour
de la terre nulle grande mi dur consistance chauffée dégage construire des maisons en terre
végétale consistance spongieuse une odeur de
spongieuse moisissure
37

Graviers : le tas de gravier est plus gros que celui du sable (+ 6mm)

Graviers limoneux Convient en général si on le


mélanges de sable, stabilise. Si le gravier est Ciments Portland le
limon et argile Rapide Faible à Cordon sans Pas de ruban Ne colore pas presque propre, il peut être meilleur, les émulsions
nulle résistance les mains se nécessaire d’ajouter des fines d’asphalte peuvent aussi
rincent aisément convenir
Gravier argileux Peut convenir très bien pour tous
mélanges de Lente à très Moyenne Cordon dur Ruban court les types de construction en Chaux la meilleure, le
gravier sable et lente parfois long Il est difficile de terre. Si le gravier est presque ciment Portland peut
argile rincer la fraction propre il peut être nécessaire convenir si le mélange
la plus fine d’ajouter des fines se gâche facilement
Gravier propre Ne convient pas pour la S’il est bien
construction en terre. Peut être calibré, très bon
mélangé à des fines (limons ou pour l’agrégat
argile) pour obtenir un mélange du béton
utilisable

Sables : le tas de sable est plus gros que le tas de gravier

Convient en général si on le Ciment Portland le


stabilise. Si le sable est presque meilleur les émulsions
Les fines se propre, il peut être nécessaire d’asphaltes peuvent
Sables limoneux Rapide Faible à Cordon sans Pas de ruban rincent d’ajouter des fines convenir. Fines
nulle résistance facilement ne argileuses
colore pas les
mains
Sables argileux Lente à très Moyenne Cordon mi dur Rubans courts Fine difficile à En général très bon pour tous les Chaux la meilleure, le
lente parfois longs rincer des mains types de constructions en terre. ciment Portland
Si le sable est presque propre il convient si le mélange
peut être nécessaire d’ajouter se gâche facilement
des fines
Sables propres Ne convient pas pour la Fines limoneuses S’il est bien
construction en terre sauf en calibré, bon
mélange avec des fines pour l’agrégat
de fondation
38

COURS DE CONSTRUCTION RURALE

PLAN

INTRODUCTION..............................................................................................................................................1
1. DONNEES ECONOMIQUES ET TECHNIQUES...................................................................................1
1.1. Capitaux en agriculture.......................................................................................................................1
1.2. Charge bâtiment..................................................................................................................................1
1.3. Etude du prix de revient d’un ouvrage...............................................................................................2
1.3.1. Généralités..................................................................................................................................2
1.3.2. Influence du parti constructif et du type de structure utilisée.....................................................2
1.3.3. Influence des matériaux utilisés.................................................................................................2
1.3.4. Influence de la main d’œuvre employée.....................................................................................2
1.4. Conclusion..........................................................................................................................................3
2. IMPLANTATION DES BATIMENTS D’UNE FERME : PRINCIPE D’UNE ORGANISATION
RATIONNELLE................................................................................................................................................3
2.1. Importance de l’implantation des bâtiments.......................................................................................3
2.2. Facteurs à considérer dans l’implantation des bâtiments...................................................................3
2.2.1. Implantation et accès aux bâtiments...........................................................................................3
2.2.2. Les rapports fonctionnels entre les bâtiments : complémentarité...............................................4
2.2.3. Sécurité, hygiène incendie..........................................................................................................5
2.2.4. Surveillance et facilité de contrôle.............................................................................................5
2.2.5. Facilité d’extension....................................................................................................................5
2.3. Etude d’une implantation rationnelle.................................................................................................6
2.3.1. Analyse des besoins....................................................................................................................6
2.3.2. importance spatiale des bâtiments..............................................................................................7
2.3.3. Etablissement du projet..............................................................................................................7
3 -........................................................................................................................................................................8
2.4. Matériaux simples.............................................................................................................................8
2.4.1. Matériaux pierreux.....................................................................................................................8
2.4.2. Produits céramiques....................................................................................................................8
2.4.3. Liants..........................................................................................................................................8
2.4.4. Amiante – Ciment.....................................................................................................................10
2.4.5. Verre.........................................................................................................................................10
2.4.6. Bois...........................................................................................................................................10
2.4.7. Métaux......................................................................................................................................11
2.4.8. Bétons :.....................................................................................................................................13
2.4.9. Béton armé................................................................................................................................13
2.4.10. Le méton : un nouveau rival du B.A...............................................Erreur ! Signet non défini.
3. Construction des bâtiments.......................................................................................................................15
3.1. Généralités........................................................................................................................................15
3.2. Principes généraux de construction (logement d’animaux).............................................................15
3.2.1. But d’un local d’animaux.........................................................................................................15
3.2.2. Ambiance dans les locaux d’animaux......................................................................................15
3.3. implantation et fondation d’un bâtiment..........................................................................................16
3.3.1. Implantation..............................................................................................................................16
3.3.2. Fouilles.....................................................................................................................................16
3.4. Super Structures................................................................................................................................17
3.4.1. Généralité.................................................................................................................................17
3.4.2. Les murs porteurs.....................................................................................................................17
39

443 –.........................................................................................................................................................19
3.4.3. Traitement des murs.................................................................................................................19
3.4.4. Cloisons....................................................................................................................................19
4. Planchers...................................................................................................................................................19
4.1. Définition :........................................................................................................................................19
4.2. Constitution d’un plancher...............................................................................................................19
4.3. Différents types de planchers...........................................................................................................20
4.3.1. Plancher porteur........................................................................................................................20
4.3.2. Plancher de grenier, fenil ou étable..........................................................................................20
4.3.3. Plancher d’habitation en bois...................................................................................................20
4.3.4. Revêtement des planchers et du sol..........................................................................................20
5. Ouvertures................................................................................................................................................21
5.1. Constitution des ouvertures..............................................................................................................21
5.2. Menuiserie........................................................................................................................................21
5.2.1. les portes...................................................................................................................................21
5.2.2. Les fenêtres...............................................................................................................................21
6. Couvertures...............................................................................................................................................22
6.1. Charpente en bois.............................................................................................................................22
6.1.1. Fermes simples.........................................................................................................................22
6.1.2. Fermes à une pannes intermédiaire..........................................................................................22
6.1.3. Fermes à 2 pannes intermédiaires.............................................................................................23
6.1.4. Fermes à entrait retroussé.........................................................................................................23
6.1.5. Contreventement.......................................................................................................................23
6.1.6. Auvent......................................................................................................................................23
6.1.7. Appentis....................................................................................................................................23
6.1.8. Assemblages.............................................................................................................................23
6.2. Charpentes métalliques.....................................................................................................................24
6.3. Couverture........................................................................................................................................24
6.3.1. Rappel.......................................................................................................................................24
6.3.2. Matériaux utilisés.....................................................................................................................24
7. Escaliers....................................................................................................................................................25
7.1. Définitions........................................................................................................................................25
7.2. Différent types d’escaliers................................................................................................................25
7.3. Balancement.....................................................................................................................................25
7.4. Tracé de l’escalier.............................................................................................................................25
7.5. Diverses natures d’escaliers.............................................................................................................26
7.5.1. Escalier en bois.........................................................................................................................26
7.5.2. Escalier en maçonnerie :...........................................................................................................26
7.5.3. Escalier en fer...........................................................................................................................26
7.5.4. Echelles.....................................................................................................................................26
8. Aération – cheminée.................................................................................................................................26
8.1. Aération............................................................................................................................................26
8.1.1. Généralités................................................................................................................................26
8.1.2. Mode de ventilation..................................................................................................................26
8.1.3. Entrées d’air..............................................................................................................................27
8.1.4. Evacuation................................................................................................................................27
8.1.5. Cheminée (chauffage)..............................................................................................................27
9. INSTALLATION SANITAIRES.............................................................................................................27
9.1. Généralités........................................................................................................................................27
9.2. Fosse-septique..................................................................................................................................27
9.3. Puits perdu........................................................................................................................................28
9.4. Traitement des eaux usées................................................................................................................28
40

10. ABORDS ET CLOTURES..................................................................................................................28


10.1. Abords..........................................................................................................................................28
10.1.1. Généralités................................................................................................................................28
10.1.2. Travaux d’assainissement.........................................................................................................28
10.2. Techniques de construction de sols pour circulations..................................................................28
10.2.1. Empierrement sur blocage........................................................................................................28
10.2.2. Blocage avec empierrement imperméabilité............................................................................28
10.2.3. Sol béton...................................................................................................................................28
10.2.4. Sol ciment.................................................................................................................................29
10.3. Clôture..........................................................................................................................................29
10.3.1. But............................................................................................................................................29
10.3.2. Clôtures défensives...................................................................................................................29
10.3.3. Clôtures d’exploitation.............................................................................................................29
10.3.4. Barrières...................................................................................................................................29
10.3.5. Haies.........................................................................................................................................29
11. CONSTRUCTION EN TERRES.........................................................................................................29
11.1. Généralités....................................................................................................................................29
11.2. Différent types de sols..................................................................................................................29
11.3. Meilleurs sols pour la construction en terre.................................................................................30
11.4. Caractéristique des sols................................................................................................................30
11.5. Essais de détermination des qualités d’un matériau.....................................................................30
11.5.1. Examen à l’œil nu.....................................................................................................................30
11.5.2. Essais aux secousses du matériau humide................................................................................31
11.5.3. Essais du cordon.......................................................................................................................31
11.5.4. Essai du ruban...........................................................................................................................31
11.5.5. Essai de résistance à sec...........................................................................................................32
11.5.6. autres essais..............................................................................................................................32
11.6. La stabilisation des sols................................................................................................................32
11.6.1. Effets des stabilisants...............................................................................................................32
11.6.2. Stabilisants les plus utilisés......................................................................................................32
11.6.3. Précautions à prendre dans l’emploi des chaux et ciments comme stabilisants.......................33
11.6.4. Essais des mélanges..................................................................................................................33
11.7. Différentes méthodes de constructions.........................................................................................33
11.8. Classement des essais et conclusion.............................................................................................34
11.8.1. Essais des mélanges..................................................................................................................34
11.8.2. Essais de détermination des qualités d’un matériau.................................................................35

Vous aimerez peut-être aussi