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Réflexes conditionnels en biologie Tle D

Le document présente une fiche pédagogique pour une leçon sur la communication dans l'organisme, axée sur le réflexe inconditionnel et le fonctionnement du tissu nerveux. Il décrit les compétences à acquérir, les activités d'apprentissage, ainsi que les stratégies d'enseignement. Les élèves sont amenés à explorer les réflexes conditionnels à travers des expériences et des observations, tout en apprenant sur la structure et le fonctionnement des neurones.

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Réflexes conditionnels en biologie Tle D

Le document présente une fiche pédagogique pour une leçon sur la communication dans l'organisme, axée sur le réflexe inconditionnel et le fonctionnement du tissu nerveux. Il décrit les compétences à acquérir, les activités d'apprentissage, ainsi que les stratégies d'enseignement. Les élèves sont amenés à explorer les réflexes conditionnels à travers des expériences et des observations, tout en apprenant sur la structure et le fonctionnement des neurones.

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1

[Link] TOPO DESIRE


« FICHE PEDAGOGIQUE Tle D »
COMPETENCE 2
TRAITER UNE SITUATION
RELATIVE A LA
COMMUNICATION
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 2 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA COMMUNICATION.
THEME : LA COMMUNICATION DANS L’ORGANISME.
LEÇON 1: LE REFLEXE INCONDITIONNEL
DURÉE : 01 semaine
HABILETES CONTENUS
1. Identifier les conditions de la mise en place d’un réflexe acquis ou conditionnel.
2- Expliquer la mise en place du reflexe acquis ou conditionnel.
3. Schématiser le trajet de l’influx nerveux dans un réflexe acquis.
4. déduire la notion de réflexe acquis ou conditionnel

SITUATION D’APPRENTISSAGE
Pendant les vacances, Zokou qui a suivi le cours sur les réflexes innés en classe 1èreD, accompagne son père dans un centre de dressage où il travaille. Une
fois dans ce centre, il est surpris de voir que certains singes étaient à mesure de danser au son d’une musique. Son père l’informe que ces singes ont suivi
plusieurs séances d’apprentissage.
Au retour des vacances, Il informe ses camarades de la TD 1 de la réaction des singes au son de la musique. Ils décident alors de chercher à comprendre cette
réaction et d’expliquer sa mise en place.

Matériel Bibliographie
Documents relatifs :
-Aux résultats de l’expérience de Pavlov -BIOLOGIE TERMINALE D, Collection J. ESCALIER.
-Au document montrant le trajet suivi par l’influx nerveux dans le cas du réflexe salivaire -BIOLOGIE 3e, Collection MAGNARD.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON
MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE
DIDACTIQUES (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
ET DURÉE Supports)
PRESENTATION Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur vérifie Rappel
les pré requis des
élèves.
Texte relatif à la
situation - Présentez la
d’apprentissage situation
d’apprentissage
Travail
individuel
Désigner 2 élèves
pour lire le texte ; Lecture
Faites lire le texte silencieuse
attentivement pendant
1 mn.
Travail collectif Le texte parle des
De quoi parle le réflexes qui ne
texte ? sont pas innés.

Travail collectif D’autres types de


réflexes se
Dégagez le constat ? mettent en place.

Travail collectif On doit chercher à


comprendre cette
Face à ce constat, réaction et
dites ce que vous d’expliquer sa mise
faites. en place.
Travail collectif
Comment certains
types réflexes se
Posez le problème mettent-ils en
pour réaliser la place? Leçon 1 :
tâche ?
Travail COMMENTCERTAINS TYPES DE REFLEXES SE
individuel METTENT-ILS EN PLACE ?

Brainstorming Prise de notes


DEVELOPPEME Prenez vos cahiers et
NT notez ce problème qui
constitue le titre de la Emission des
…… min Travail collectif leçon 1 hypothèses

Formulez des
hypothèses en vue de
résoudre le problème
posé
Travail Elaboration du
individuel Proposez un résumé résumé introductif
introductif qui prend L’exploitation du texte relatif à des singes qui dansent au son d’une
en compte le constat Prise de notes. musique, a permis de constater que d’autres types de réflexes se
et les hypothèses. mettent en place.
On peut alors suppose que :
- Certains types de réflexes se mettent en place dans certaines
Notez dans le cahier. conditions.
- Certains types de réflexes se mettent en place selon un mécanisme.

Reformulez la 1ère Reformulation de I- CERTAINS TYPES DE REFLEXES SE METTENT-ILS EN


Travail collectif hypothèse à la forme la 1ère hypothèse. PLACE DANS CERTAINES CONDITIONS?
interrogative en vue 1- Présentation de l’expérience de Pavlov.
de sa vérification. L'animal (chien) à jeun ou non rassasié est enfermé dans une pièce close,
Prise de notes. obscure, parfaitement isolée. Des sangles le maintiennent en place sans gêner
ses mouvements. L'extrémité du canal excréteur d'une glande salivaire est
Notez ! abouchée à l'extérieur (fistule salivaire) et un dispositif électrique enregistre
automatiquement l'émission des gouttes de salive. Des dispositifs commandés
Travail du dehors permettent à l'opérateur de produire des excitations visuelles
individuel (lumière), auditives (diapasons, sifflets, bruits de métronome) ou cutanées
(chocs électriques) et de présenter à l'animal, soit une écuelle
renfermant des aliments. Un système de visée permet de surveiller son
comportement tout au long de l'opération (Document 1 : DISPOSITIF
EXPERIMENTAL DE PAVLOV).
L’expérimentateur fait entendre dans un 1er temps le bruit du
métronome à l’animal. Il présente dans un 2ème temps un morceau de
viande au chien. Dans 3ème temps, il associe le bruit du métronome à la
viande. Enfin il fait entendre le bruit du métronome seul à l’animal.
2- Résultats (voir document 2).
3- Analyse des résultats.
Lorsque le chien entend le son du métronome il ne salive pas alors que la
viande seule provoque la salivation.
Lorsque le son du métronome est associé à plusieurs reprises à la
viande, le chien salive.
Lorsqu’on fait entendre enfin le son du métronome seul au chien, il
salive.
4- Interprétation des résultats.
Le chien ne salive pas dans un 1er temps au son du métronome car le son du
métronome ne stimule pas les glandes salivaires. Le son du métronome est
donc un excitant neutre.
La viande seule provoque la salivation chez le chien parce qu’au
contact de la langue, la viande stimule les récepteurs sensoriels : la
viande est un excitant absolu ou un stimulus inconditionnel.
Cette stimulation donne naissance à un influx nerveux sensitif qui est
conduit par le conducteur sensitif (les fibres sensitives gustatives)
jusqu'au centre nerveux réflexe (bulbe rachidien). Le centre nerveux
réflexe transforme l’influx nerveux sensitif en influx nerveux moteur
qui est conduit par le conducteur moteur (fibres sécrétrices) jusqu’à
l’effecteur (glandes salivaires) qui déclenche la salivation (SCHEMA
DU TRAJET DE L'INFLUX NERVEUX DANS LE CAS DU
REFLEXE SALIVAIRE INNÉ).
La salivation obtenue sous l’effet de l’excitant absolu est un réflexe
salivaire inné.
Le son seul auquel le chien est normalement indifférent, provoque une
salivation car le chien a associé le son du métronome à l’administration
de la viande (stimulus absolu). Cette nouvelle réaction est appelée
réflexe conditionnel.
Le son du métronome est devenu un excitant salivaire dit excitant
conditionnel ou stimulus conditionnel.
La mise en place du réflexe conditionnel nécessite des conditions, à
savoir :
- Isoler l’animal pour éviter de le distraire
- Utiliser un excitant sensoriel
- Faire intervenir l’excitant neutre avant l’excitant absolu à plusieurs
reprises
- L’animal doit être en éveil et à jeun
- L’animal ne doit pas être privé de son cerveau.
(voir document 3 : RENFORCEMENT ET EXTINCTION DU
REFLEXE ACQUIS).
L’entretien du réflexe conditionnel est le renforcement.
Lorsque le réflexe conditionnel n’est pas entretenu, il finit par
s'éteindre : on dit qu'il y a extinction du réflexe.
Le réflexe conditionnel est temporaire.
Il faut donc l’entretenir continuellement pour qu'il se maintienne.
Les caractéristiques du réflexe conditionnel sont :
- Il s’acquiert par apprentissage ;
- Il est temporaire ;
- Il est spécifique à l’individu conditionné ;
5- Conclusion
Certains types de réflexes se mettent en place dans certaines conditions.
II- CERTAINS TYPES DE REFLEXES SE METTENT-ILS EN PLACE
SELON UN MECANISME?
1- Observation.
L’observation porte sur un document montrant le mécanisme de mise
en place du réflexe salivaire acquis chez le chien.
2- Résultats (Voir document 4)
3- Analyse des résultats.
- Avant le conditionnement (Document 4 figure A).Il n’existe aucune
relation (liaison) entre l’aire auditive et l’aire gustative.
- Pendant le conditionnement (Document 4 figure B), lors de
l’association des deux stimuli (son du métronome et aliment), une
nouvelle liaison nerveuse apparaît entre l’aire auditive et l’aire
gustative.
- Après le conditionnement (Document 4 figure C) la nouvelle
liaison nerveuse persiste entre l’aire auditive et l’aire gustative.
Le son du métronome seul entraine la salivation chien.
4 – Interprétation des résultats
- Avant le conditionnement : l’absence de liaison entre l’aire gustative
et l’aire auditive montre que la salivation du chien est un réflexe inné.
- Pendant le conditionnement :
La nouvelle liaison nerveuse crée est due à l’association répétée du son
et de l’administration de la viande.
- Après le conditionnement :
Le son seul auquel le chien est normalement indifférent, provoque une
salivation car la nouvelle liaison nerveuse établie entre l’aire auditive et
l’aire gustative permet au son seul d’enclencher la salivation.
Le son provoque une excitation du récepteur sensoriel (oreille interne)
et donne naissance à un influx sensitif qui est conduit par les fibres
auditives jusqu'à l'aire corticale auditive.
Grace à la nouvelle liaison nerveuse, cet influx se transmet à l’aire
gustative puis au centre reflexe salivaire. Cet influx sensitif est
ensuite transformé en influx moteur qui est transmis à l’effecteur
(glandes salivaires) par les fibres motrices, ce qui déclenche la
salivation.
Réalisation du schéma du reflexe conditionnel de salivation chez le
chien.
(son) 4- Conclusion
SCHEMA DU TRAJET DE L’INFLUX NERVEUX
DANS LE CAS DU REFLEXE CONDITIONNEL DE Certains types de réflexes se mettent en place selon un mécanisme.
CONCLUSION GÉNÉRALE
SALIVATION CHEZ LE CHIEN
Certains types de réflexes se mettent en place dans certaines conditions
et selon un mécanisme.
PAGE DE GARDE
CLASSE: TERMINALE D
COMPETENCE 2 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA COMMUNICATION.
THÈME : LA COMMUNICATION DANS L’ORGANISME.
LEÇON 2: LE FONCTIONNEMENT DU TISSU NERVEUX
DURÉE : 02 semaines.

HABILETES CONTENUS
- la coupe transversale du nerf ;- le schéma du neurone ;
1. Annoter
- l’ultrastructure des synapses neuro-neuroniques et neuro- musculaires.
2. Déterminer - la nature du message nerveux ; -les propriétés des structures nerveuses.
3. Expliquer le fonctionnement d'une synapse.
4. Réaliser le schéma explicatif de la transmission synaptique.
5. Déduire les notions de : potentiel de membrane; potentiel d'action; synapse ;synapses excitatrice et inhibitrice.
SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Dans le cadre de ses activités, le club des Biologistes du PMFA a suscité une conférence sur le fonctionnement du système nerveux. Au cours de cette
conférence, les élèves apprennent que le système nerveux comprend le tissu nerveux et certaines structures nerveuses permettant à l’organisme de
communiquer avec l’extérieur par le biais de messages nerveux. Les élèves de terminale D ayant eu un intérêt particulier pour cette conférence, veulent en
savoir plus sur le fonctionnement du tissu nerveux. Elles décident alors de déterminer l’organisation des structures nerveuses, la nature du message nerveux,
les propriétés du tissu nerveux, et d’expliquer le mécanisme de transmission de l’influx nerveux.
Matériel Bibliographie
Documents relatifs :
- photographies et schéma d’interprétation de coupe transversale d’un nerf ; -BIOLOGIE TERMINALE D, Collection J. ESCALIER.
- schémas de la structure du neurone ; -BIOLOGIE TERMINALE C, Collection J. ESCALIER.
- schémas du principe de fonctionnement de l’oscilloscope et du dispositif expérimental ; -BIOLOGIE TERMINALE D, Collection ADN
- schémas d’enregistrement des PM et PA ; - la courbe d’exploitation ionique des PM et PA ;
- la mise en évidence des périodes réfractaires ;
- la mesure de la vitesse de conduction de l’IN dans un axone ;
- la conduction de l’IN dans les fibres myélinisées et amyélinisées ;
- l’enregistrement de PA en différents points d’un axone ;
- schémas d’une jonction neuro-musculaire et d’une synapse neuro-neuronique ;
- l’explication du fonctionnement d’une synapse.
MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE
DIDACTIQUES ET (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
DURÉE Supports)
PRESENTATION Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur vérifie Rappel
les prérequis des
élèves.
Texte relatif à la
situation - Présentez la
d’apprentissage situation
d’apprentissage
Travail individuel

Désigner 2 élèves
pour lire le texte ; Lecture
Faites lire le texte silencieuse
Travail collectif attentivement pendant
1 mn. Le texte parle du
fonctionnement
De quoi parle le du tissu nerveux.
Travail collectif texte ?
Le tissu nerveux
fonctionne.
Travail collectif
Dégagez le constat ?
On doit
déterminer
Face à ce constat, l’organisation du
dites ce que vous nerf, ses
faites. propriétés et
Travail collectif expliquer le
mécanisme de
transmission de
l’influx nerveux.
Travail individuel
Posez le problème Comment le tissu
pour réaliser la nerveux
tâche ? fonctionne-t-il?
Leçon5 :
Prenez vos cahiers et
notez ce problème qui Prise de notes
constitue le titre de la
leçon 1 COMMENT LE TISSU NERVEUX
FONCTIONNE-T-IL ?

DEVELOPPEMENT Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail collectif
Proposez un résumé
introductif qui prend
en compte le constat
et les hypothèses. Elaboration du
résumé introductif
Travail individuel La conférence sur le fonctionnement du système nerveux organisée
Notez dans le cahier. Prise de notes. par le club des Biologistes du PMFA, a permis de constater que le
tissu nerveux fonctionne.
On peut alors suppose que :
- le tissu nerveux fonctionne grâce à certaines structures nerveuses.
- le tissu nerveux fonctionne grâce au message nerveux.
- le tissu nerveux fonctionne grâce à des propriétés particulières.
- le tissu nerveux fonctionne grâce à la transmission du message
nerveux.

Travail collectif Reformulez la 1ère I-LE TISSU NERVEUX FONCTIONNE-T-IL GRÂCE À


hypothèse à la forme Reformulation de CERTAINES STRUCTURES NERVEUSES?
interrogative en vue la 1ère hypothèse.
1- Observation.
de sa vérification.
L’observation porte sur des documents montrant des structures
Travail individuel Notez ! Prise de notes. nerveuses.
2- Résultats (voir documents 1 et 2).
3- Analyse des résultats.
- Le nerf est constitué de plusieurs fibres nerveuses groupées en
faisceaux de taille inégale limités par une enveloppe conjonctive.
L’ensemble des faisceaux est emballé dans une autre enveloppe
conjonctive qui est la gaine conjonctive du nerf. Les espaces libres
entre les faisceaux sont remplis par du tissu conjonctif lâche
contenant des vaisseaux sanguins et des cellules adipeuses. Le nerf
est un ensemble de fibres nerveuses enveloppées dans une gaine
conjonctive.
- Le neurone est constitué de trois parties : le corps cellulaire,
l’axone et l’arborisation terminale.
 Le corps cellulaire ou péricaryon : il possède des
prolongements courts et ramifiés appelés dendrites,
 l'axone ou cylindraxe : L’axone est la fibre nerveuse. C’est
le prolongement long du corps cellulaire. L’axone est
entouré d’une gaine de myéline, elle-même recouverte
d’une gaine de Schwann. La gaine myéline provient de
l’enroulement de la cellule de Schwann (voir document 3).
 l'arborisation terminale : c’est la ramification de
l’extrémité de l’axone.
Le neurone est donc une cellule nerveuse spécialisée dont la partie
principale, le corps cellulaire est muni de prolongements (dendrite
et axone).
Les neurones peuvent avoir des formes variées (voir document 4).Ils
sont chargés de véhiculer le message nerveux dans l’organisme.
4- Conclusion.
Le tissu nerveux fonctionne grâce à certaines structures nerveuses
qui sont le nerf et le neurone.

II-LE TISSU NERVEUX FONCTIONNE-T-IL GRÂCE AU


MESSAGE NERVEUX ?
1- Présentation de l’expérience.
Reformulez la 2ème Reformulation de
hypothèse à la forme la 2ème hypothèse A l’aide d’un dispositif expérimental (voir document 5), constitué
interrogative en vue d’un dispositif de stimulation, d’un dispositif d’enregistrement et
de sa vérification. d’une cuve à nerf, on étudie la nature du message nerveux.
Un axone du neurone géant de calmar fraîchement prélevé est
allongé dans la cuve à nerf munie de nombreuses électrodes
impolarisable en argent et contenant de l’eau de mer. Seules les
électrodes branchées seront fonctionnelles. Les deux électrodes
reliées au circuit d’excitation (dispositif de stimulation) sont dites
électrodes excitatrices. Les deux électrodes reliées à l’oscilloscope
cathodique par l’intermédiaire d’un amplificateur (dispositif
d’enregistrement) sont dites électrodes réceptrices.
L’oscillographe ou oscilloscope cathodique est constitué de :
 Un tube renfermant une source d’électrons qui émet un
faisceau d’électrons,
 une paire de plaques horizontales de déviation verticale
reliée à 2 électrodes réceptrices permettant la déviation
verticale du spot suivant l’axe vertical y’oy (axe des
amplitudes). Ces plaques reçoivent après amplification (x
1000) les potentiels en traçant la courbe de variation du
potentiel en fonction du temps.
 une paire de plaques verticales de déviation horizontale
permettant la déviation horizontale du spot. Ces plaques sont
soumises à une « tension de balayage » et elles font déplacer
le spot suivant l’axe horizontal x’ox (axe des temps) d’un
mouvement uniforme.
 Un écran fluorescent gradué sur lequel le faisceau d’électrons
décrit une courbe. Une déviation du spot dans le sens vertical,
sur l’écran correspond à l’apparition d’une différence de
potentiel entre les deux électrodes réceptrices.
*En absence d’électrodes excitatrices, on procède à un
enregistrement dans deux cas :
- 1er cas : les deux électrodes réceptrices (R1 et R2) sont
posées sur l’axone géant de calmar ;
- 2e cas : on enfonce l’électrode R2 à l’intérieur de l’axone.
*On applique ensuite une excitation suffisante sur l’axone géant de
calmar puis on procède à un enregistrement dans deux cas :
- 1er cas : les deux électrodes réceptrices (R1 et R2) sont
placées à la surface de l’axone ;
- 2nd cas : l’une des électrodes réceptrices (R1) est placée à la
surface de l’axone et l’autre (R2) introduite à l’intérieur.
2- Résultats (Voir documents 6,7et 8)
3- Analyse des résultats.
- En absence de stimulation :
* lorsque les électrodes réceptrices R1 et R2 sont à l’extérieur de
l’axone, le balayage du spot est au 0 c’est-à-dire que la différence
de potentiel (ddp) est nulle (0mV).
* lorsque l’électrode R2 est enfoncée à l’intérieur de l’axone, le
balayage reste horizontal, mais à une valeur de – 60 mV c’est-à-dire
que la différence de potentiel (ddp) électrique passe à – 60 mV.
- Lors d’une excitation :
* 1er cas (Les deux électrodes réceptrices R1 et R2 sont placées à la
surface de l'axone) :Lorsqu’on excite la fibre nerveuse, on enregistre
une courbe diphasique appelée potentiel d’action (P.A). Le P.A
diphasique comporte :
 1 temps de latence, AB, précédé d’un artefact de
stimulation ;
 2 phases de dépolarisation, BC (de 0 à +60mV) et DE (de
0 à –30mV) ;
 2 phases de repolarisation, CD (de +60 à 0mV) et EF (de –
30 à 0mV).
* 2e cas (L’une des électrodes réceptrices (R1) est placée à la
surface de l’axone et l’autre (R2) introduite à l’intérieur) :Lorsqu’on
excite la fibre nerveuse, on enregistre une courbe monophasique
appelée potentiel d’action (P.A) monophasique. Le P.A
monophasique comprend :
 1 temps de latence, AB, précédé d’un artefact de
stimulation ;
 1 phase de dépolarisation, BC (de –60 à +40 mV) ;
 1 phase de repolarisation, CD (de +40 à –60 mV) ;
 1 phase d’hyperpolarisation, DE (de –60 à –70 mV puis de
–70 à –60mV).
4- Interprétation des résultats.
- En absence de stimulation :
*La ddp est nulle (0mV) car tous les points à la surface de l’axone
sont au même potentiel électrique. On qualifie ce potentiel de
potentiel zéro ou potentiel de référence.
*La ddp passe de 0 à – 70mV à l’introduction de l’électrode R2
dans l’axone car il existe une polarisation électrique de la membrane
de l’axone (charges différentes entre l’extérieur et l’intérieur de
l’axone). Cette ddp de –70mV entre les deux faces de la membrane
de l’axone au repos est appelée potentiel de membrane (PM) ou
potentiel de repos (PR).
Le potentiel de repos s’explique sur plan électrique par le fait
que l’électrode R2 enfoncée et la plaque horizontale supérieure qui
lui est reliée sont devenues négatives
Le potentiel de repos s’explique sur le plan ionique par
l’existence d’une inégale réparation des ions Na+ et K+ de part et
d’autre de la membrane de l’axone c’est-à-dire entre les milieux
extracellulaire et intracellulaire (voir document 9).
Au niveau de la membrane de la fibre, il existe deux types de
protéines membranaires qui interviennent dans le mouvement des
ions. Ce sont le canal de fuite de K+et la pompe Na+/K+ATPase
(voir document 10) :
 Le canal de fuite de K+ (protéine membranaire) ouvert en
permanence, il permet une diffusion passive des ions K+ et
Na+ dans le sens décroissant de leur gradient de
concentration. Au repos, ces canaux sont plus perméables
aux ions K+ qu’aux ions Na+. Ils laissent donc fuir vers
l’extérieur de la cellule, beaucoup plus de K+ qu’il ne laisse
entrer d’ions Na+ rendant ainsi l’intérieur électronégatif par
rapport à l’extérieur électropositif. C’est ainsi que se crée le
potentiel de membrane. Ces mouvements ioniques passifs
égaliseraient les concentrations en ions Na+ et K+ de part et
d’autre de la membrane si le canal de fuite agissait seul. Or
cet état d’équilibre qui aboutirait à l’annulation du PM n’est
jamais atteint.
 La pompe Na+/K+ ATPase ou pompe à Na+ est une
enzyme protéique ou ATPase capable à la fois
d’hydrolyser l’ATP (Adénosine Tri Phosphate) et d’utiliser
l’énergie libérée pour assurer le transfert des ions Na+ et K+
contre leur gradient de concentration. Ce transport ionique
qui utilise de l’énergie est un transport actif. La pompe à
Na+ par son fonctionnement assure le maintien de la
dissymétrie ionique en expulsant plus d’ions Na+ (3 Na+)
dans le milieu extracellulaire qu’elle ne fait entrer d’ions K+
(2 K+) dans l’axone.
- Lors d’une stimulation :
 Cas du Potentiel d’Action diphasique (Document 11) :
*L’artefact de stimulation : il traduit la perturbation provoquée
par la stimulation ou l’excitation. Il correspond au moment précis de
l’excitation.
*Le temps de latence : c’est le temps mis par l’influx nerveux pour
atteindre la 1ère électrode réceptrice.
*Les phases de dépolarisation du PA :
L’excitation entraine une inversion brutale et brève des charges de
la membrane. Ainsi naît une onde de négativité qui va se propager
le long de la fibre nerveuse.
Lorsque l’onde de négativité atteint la première électrode réceptrice
R1, celle-ci devient électronégative et par conséquent, la plaque
horizontale inférieure. Cette dernière provoque la déviation du spot
vers la plaque horizontale supérieure qui est positive. D’où la 1ère
phase de dépolarisation (BC).
L’onde atteint la 2e électrode, celle-ci devient électronégative et par
conséquent la plaque horizontale supérieure. Et cette dernière va
provoquer la déviation du spot vers la plaque horizontale inférieure
positive. D’où la 2e phase de dépolarisation (DE).
- Les phases de repolarisation du P.A :
Lorsque l’onde se trouve entre les électrodes réceptrices (R1 et
R2), R1 redevient électropositive et par conséquent la plaque
inférieure ;ce qui entraine la déviation du spot vers le bas. La ddp
entre les deux électrodes s’annule. D’où la première phase de
repolarisation (CD).
L’onde ayant dépassé la 2e électrode réceptrice, celle-ci redevient
électropositive et par conséquent la plaque supérieure ; ce qui
entraine la déviation du spot vers le haut. D’où la deuxième phase
de repolarisation (EF).
Le message nerveux ou influx nerveux se traduit par un phénomène
électrique : le Potentiel d’Action, et par le fait que l’onde de
dépolarisation se déplace.
 Cas du Potentiel d’Action monophasique (Document 12):
- la phase de dépolarisation : elle s’explique sur le plan ionique
par une modification de la perméabilité de la membrane aux ions
Na+ suite à l’ouverture des canaux à Na+ voltage dépendant. Cette
ouverture des canaux est suivie d’une entrée massive des ions Na+
dans la cellule. Pendant ce temps les canaux à K+ voltage
dépendant restent fermés. Il se produit alors une inversion de la
polarité membranaire (l’extérieur devient négatif et l’intérieur
positif). .
- la phase de repolarisation : elle s’explique sur le plan ionique par
la fermeture des canaux à Na+ voltage dépendant, par la membrane
qui devient moins perméable aux ions Na+ et par l’ouverture
progressive des canaux à K+ voltage dépendant. Ces canaux
laissent sortir les ions K+ et la membrane retrouve sa polarité
initiale (l’extérieur redevient positif et l’intérieur négatif). .
- la phase d’hyperpolarisation : elle s’explique sur le plan ionique
soit par une sortie exagérée (ou retardée) de K+, soit par une
entrée de Cl-, soit par le temps mis par la pompe ionique Na+/K+
pour rétablir le potentiel de repos. La pompe ionique Na+/K+ dont
l’activité est accélérée, fait entrer les ions K+ et fait sortir les ions
Na+ contre leur gradient de concentration. Ceci est nécessaire au
maintien du PR.

5- Conclusion.
Le tissu nerveux fonctionne grâce au message nerveux qui se
présente sous forme de Potentiel d’ Action.

III- LE TISSU NERVEUX FONCTIONNE-T-IL GRÂCE A


DES PROPRIETES PARTICULIERES ?
A- Cas d’une stimulation unique du nerf.
1- Présentation des expériences.
Sur une patte postérieure de Grenouille, on isole le muscle du mollet
(muscle gastrocnémien) en conservant le nerf sciatique qui y arrive
(préparation nerf-muscle). On pince ensuite le nerf.

Reformulez la 3ème 2- Résultats.


hypothèse à la forme Le muscle se contracte.
interrogative en vue 3- Analyse des résultats.
de sa vérification. Lorsqu’on excite le nerf sciatique, le muscle se contracte.
4- Interpretation des résultats.
Le muscle se contracte car il a reçu un message sous forme d’un
influx nerveux. Ceci montre que le nerf a été excité puis a conduit
l’influx nerveux. Les deux propriétés essentielles du nerf, donc de
la fibre nerveuse sont l’excitabilité et la conductibilité.

5- Conclusion.
Le nerf est excitable et conducteur.
B- Cas de la variation de la durée de stimulation.
1- Presentation de l’expérience
L’intensité étant fixée, on porte une excitation efficace sur un nerf
sciatique de grenouille à l’aide du dispositif expérimental, puis on
fait varier la durée (temps de stimulation) en commençant par le
temps le plus court. On détermine pour chaque temps de passage
du courant, l’intensité électrique nécessaire pour obtenir une
réponse.
On répète cette m ê m e expérience en prenant à chaque fois u n e
intensité un peu plus grande et note tous les résultats. On trace
ensuite une courbe.

2- Résultats (voir document 13).

3- Analyse des résultats.


4 - Interpretation des résultats.
La courbe d’excitabilité d’un nerf est une courbe de réponses du
nerf à des intensités de stimulation en fonction du temps
d’application de ces intensités.
L’abscisse du point R est le temps utile (1,9ms) et l’ordonnée la
rhéobase (Rh=1 Volt).
La rhéobase est la plus petite intensité capable de provoquer la
réponse du nerf ou c’est l’intensité minimale en dessous de laquelle
le nerf ne donne aucune réponse quel que soit le temps de
stimulation.
Toute intensité inférieure à la rhéobase est qualifiée d’intensité
infraliminaire (ou sous liminaire) et toute intensité supérieure
est dite intensité supraliminaire.
Toute intensité égale à la rhéobase est dite intensité luminaire.
Le temps utile est la durée de stimulation nécessaire pour obtenir
une réponse du nerf lors que l’intensité de stimulation est égale à la
rhéobase.
L’abscisse du point P est la chronaxie (0,6 ms)et l’ordonnée le
double de la rhéobase(2 Volts).
La chronaxie est la durée minimale d’une excitation dont
l’intensité est le double de la rhéobase.
Plus le nerf est excitable plus la rhéobase est faible et plus le temps
utile est court.
Plus la chronaxie est courte plus le nerf est excitable.
5 - Conclusion.
La réponse du nerf à une excitation dépend de l’intensité et de la
durée de stimulation.
C- Cas des excitations d’intensité croissante.
1- Présentation de l’expérience.
A une fibre isolée, on applique des stimulus successifs d’intensité
croissante par l’intermédiaire d’électrodes excitatrices. On
recommence la même expérience avec un nerf.
2- Résultats (voir document 14).
3- Analyse des résultats.
Dans le cas de la fibre nerveuse, l'intensité de stimulation I1 ne
provoque aucune réponse de la fibre nerveuse alors que les
intensités supérieures ou égales à I2 entraînent une réponse dont
l’amplitude est d’emblée maximale.
Dans le cas du nerf, l'intensité de stimulation I1 n’entraîne pas de
réponse du nerf alors que I2 provoque la 1èreréponse du nerf.
De I2, à I4, l’amplitude des réponses augmente avec l’intensité de
stimulation alors qu’à partir de I4 l’amplitude de la réponse du nerf
reste constante quelle que soit la valeur de l’intensité de
l’excitation.
4- Interprétation des résultats.
* Cas la fibre nerveuse:
La fibre nerveuse ne donne pas de réponse pour l’intensité I1 car le
seuil d’excitabilité (ou rhéobase) n’est pas atteint. I1 est une
intensité infraliminaire ou sous liminaire.
La fibre nerveuse donne une réponse d’emblée maximale lorsque
le seuil d’excitation est atteint car les intensités supérieures à la
rhéobase sont incapables de provoquer une ouverture
supplémentaire des canaux à Na+ voltage dépendant. La fibre
nerveuse obéit à la «loi du tout ou rien »sur le plan de la genèse de
l’influx nerveux.
* Cas du nerf:
L’intensité I1 pour laquelle le nerf ne donne aucune réponse est
une intensité infraliminaire. Et l’intensité I2 qui provoque la
1èreréponse du nerf est l’intensité seuil ou rhéobase. Cette
réponse est donnée par les fibres les plus excitables.
De I2 à I4, l’augmentation de l’amplitude des réponses (PA) est
due au fait que le nerf est constitué de plusieurs fibres nerveuses
réunies en faisceau et que les intensités croissantes de stimulation
mettent en jeu un nombre de plus en plus croissant de fibres
nerveuses qui sont excitées: c’est la sommation des réponses ou
phase de recrutement. La réponse du nerf entier est égale à la
somme des réponses élémentaires de toutes les fibres qui le
constituent: on dit que le nerf obéit à la loi de sommation.
Au-delà de I4, l’amplitude des réponses n’augmente plus car toutes
les fibres sontexcitées.
Lesdifférentesfibresnerveusesquiconstituentunnerfn’ontpaslemême
seuild’excitabilitécarellesn’ontpaslemême diamètre.
5- Conclusion.
Le neurone obéit à la loi du tout ou rien et le nerf obéit à la loi de
sommation.
D- Cas des excitations rapprochées.

1- Presentation de l’expérience.
A l’aide du dispositif expérimental, on procède à des excitations
rapprochées sur le nerf ou sur le neurone.
2- Résultats(voir document 15).

3- Analyse des résultats.


Dans le cas du nerf, si le délai séparant les deux excitations est
très court, il ne répond pas à la 2e excitation. Au fur et à mesure
que le délai s’allonge, l’amplitude de la 2èmeréponse (PA),
augmente progressivement .Pour un délai suffisamment long,
l’amplitude de la 2èmeréponse est identique à celle de la 1ère.
Dans le cas de la fibre nerveuse, après une 1ère réponse (PA), elle
ne réagit pas à une 2nde excitation lorsque le délai est bref. Pour
un délai plus long, la fibre donne une réponse d’amplitude
identique à la 1ère.
4- Interprétation des résultats.
La structure nerveuse (nerf ou fibre nerveuse) ne répond pas à une
nde
2 excitation lorsque le délai est court car après la 1èreréponse,
elle devient totalement inexcitable suite à la polarité
membranaire initiale qui n’est pas encore rétablie. En effet les
canaux à Na+voltage dépendant venant de se fermer, ils sont dans
un état inactivé (les seuils d’excitabilité sont à l’infini).Ces canaux
ne peuvent s’ouvrir d e n o u v e a u immédiatement.
Le délai pendant lequel le nerf ou la fib re nerveus e ne répond
nde
pas à une 2 excitation est la période réfractaire absolue.
Le nerf donne une réponse d’amplitude de plus en plus importante
à la 2ndeexcitation lorsque le délai devient de plus en plus long car
les fibres qui le constituent retrouvent progressivement leur polarité
membranaire initiale. Le délai pendant lequel la 2nde excitation
permet d’obtenir une réponse du nerf (P.A) d’amplitude de plus en
plus importante est la période réfractaire relative.
Au niveau de la fibre nerveuse, il n’y a pas de période réfractaire
relative.
5- Conclusion.
Le nerf et le neurone possèdent une période réfractaire.
E- Vitesse de conduction de l’influx nerveux.
1- Présentation de l’expérience.
A l’aide du dispositif expérimental, on fait deux enregistrements.
Dans le 1er cas, la distance entre la cathode et la 1ère électrode
réceptrice est d1 ; dans le 2e cas, l’électrode réceptrice, rapprochée,
n’est plus qu’à une distance d2. On superpose les deux tracés des
potentiels d’action en faisant coïncider l’artéfact.
2- Résultats (voir document 16).
3- Analyse des résultats.
Calcul de la vitesse de propagation de l’influx nerveux :

Soit ∆t le temps qui sépare les deux potentiels d’action ; il est dû au


temps mis par l’influx nerveux pour parcourir ∆d (= d1 – d2). La
vitesse est alors obtenue par la formule suivante :

∆d
v= (m.s-1)
∆t

4- Interprétation des résultats.


Les vitesses varient en fonction des fibres nerveuses qui
composent le nerf (diamètre, absence ou présence de myéline) et
de la température (voir document 19). La vitesse augmente avec
la température. Pour une même température, la vitesse augmente
avec le diamètre de la fibre. A température et diamètre égaux, la
vitesse est supérieure pour une fibre myélinisée.
5- Conclusion.
L’influx nerveux se déplace avec une vitesse très élevée dans la
fibre nerveuse.
F- Sens de conduction de l’influx nerveux.
1- Présentation de l’expérience.
On place des électrodes excitatrices sur une fibre isolée en E1. Des
électrodes réceptrices sont mises de chaque côté en E2 et E3.
Chaque paire d’électrodes étant reliée à un oscillographe
cathodique. On porte une excitation efficace S en E1.
Chez un animal on sectionne la racine postérieure de la moelle
épinière puis on excite le bout central du neurone (en S1) à l’aide
d’un dispositif expérimental approprié.
Chez un autre animal, on sectionne cette fois ci la racine
antérieure de la moelle épinière puis on excite le bout central (en
S2) à l’aide d’un dispositif expérimental approprié.
2- Résultats (Voir document 17 et 18).
3- Analyse des résultats.
Après excitation de la fibre isolée, on obtient un potentiel d’action
d’amplitude identique sur les deux écrans. Alors que dans l’organisme,
après l’excitation du bout central de la racine postérieure
sectionnée, on obtient un P.A ans les racines antérieure et
postérieure de la moelle épinière et l’excitation du bout central de
la racine antérieure sectionnée entraine la naissance d’un P.A
seulement dans cette racine.
4- Interprétation des résultats.
L’enregistrementd’unPAdemêmeamplitudedepartetd’autredupointd
’excitation, montre que l’influx nerveux se propage dans les deux
sens dans la fibre nerveuse isolée. Cette propagation se fait sans
altération.
Dans l’organisme, les résultats des expériences de stimulation des
bouts centraux des racines antérieure et postérieure de la moelle
épinière montrent que la propagation de l’influx nerveux se fait
dans un seul et même sens. On dit que dans l'organisme la
transmission de l'influx nerveux est une transmission univoque.
La propagation de l’influx nerveux se fait grâce à des courants
locaux qui se créent entre la zone dépolarisée et le reste de la fibre.
La conduction de l’influx nerveux se fait de deux manières dans les
fibres:
- Dans les fibres amyéliniques, l’excitation crée, au point A, un
potentiel d’action normal. Ainsi des champs migrent de part et
d’autre de A ; ces courants locaux dépolarisent les points B et C
jusqu’au seuil permettant l’ouverture des canaux à Na+ voltage-
dépendants. Ainsi en B et C naissent des potentiels d’action
identiques au précédent et même phénomène se reproduit. Les
canaux à Na+ venant de se refermer sont momentanément
inactivés, ce qui empêche le retour en arrière de l’onde de
dépolarisation. Ainsi, le P.A est chaque fois régénéré, il reste
identique à lui-même tout au long de la fibre :
C’est la conduction continue (voir document 20).L’influx
nerveux se propage de proche en proche par l’intermédiaire des
courants locaux: on parle de la théorie des courants locaux.
- Dans les fibres myélinisées, la gaine de myéline sert d’isolant ;
Il ne peut donc avoir de courants locaux à son niveau.
La membrane de ces fibres est seulement polarisée au niveau des
nœuds de Ranvier. Les canaux à Na+se trouvent au niveau de ces
nœuds de sorte que les courants locaux s’établissent d’un nœud à
un autre : c’est la conduction saltatoire (voir document 21)
A la suite d’une excitation au niveau d’un nœud de Ranvier, les
charges positives qui apparaissent doivent effectuer un saut d’un
nœud (ou étranglement) à un autre puis ainsi de suite. Ce type de
propagation de l’influx nerveux est beaucoup plus rapide.

5- Conclusion.
Le nerf et neurone conduisent l’influx nerveux. Cette conduction est
saltatoire dans les fibres myélinisées et continue dans les fibres
amyéliniques.

G- Conclusion
Le tissu nerveux fonctionne grâce à des propriétés particulières qui
sont l’excitabilité et la conductibilité
IV- LE TISSU NERVEUX FONCTIONNE-T-IL GRÂCE A LA
TRANSMISSION DU MESSAGE NERVEUX ?

1- Observation.
L’observation porte sur des documents montrant des zones de contact
entre neurones et entre un neurone et une cellule musculaire.

2- Résultats (voir documents 22, 23 et 24).


3- Analyse des résultats.
On distingue deux types de synapses : les synapses neuro-
neuroniques et la synapse neuromusculaire ou plaque motrice.
- les synapses neuro-neuroniques ou synapses entre 2 neurones.
Trois cas principaux peuvent se présenter ; l’arborisation terminale
d’un neurone A peut rencontrer:
 L’axone d’un neurone B : c’est la synapse axoaxonique ;
 Les dendrites d’un neurone B : c’est la synapse
axodendritique ;
 Le corps cellulaire d’un neurone B : c’est la synapse
axosomatique.
- La synapse neuromusculaire : la ramification de la fibre nerveuse
(axone) rejoint une seule fibre musculaire et établit avec elle une
relation de type « synapse ».
Au microscope électronique, chaque ramification de l’arborisation
terminale du neurone présynaptique se renfle en un bouton
synaptique riche en mitochondries et en vésicules. Au niveau du
bouton synaptique, les membranes des deux neurones sont séparées
par une fente synaptique (environ 20 nm). On constate aussi que la
synapse n’est pas symétrique : l’un des éléments comporte des
vésicules et l’autre non. La partie postsynaptique de la plaque
motrice est formée par une cellule musculaire. La surface
de la membrane dans la zone synaptique est très augmentée
par la formation de plis qui constitue l’appareil sous neural
de cette cellule musculaire (voir document 25).
4- Interprétation des résultats.
La zone de contact entre un neurone et une autre cellule excitable
(neurone, cellule musculaire, cellule glandulaire) est appelée une
synapse.
La synapse neuro-neuronique est la zone de contact entre deux
neurones.
La synapse neuromusculaire ou plaque motrice est la zone de
contact entre le neurone et fibre musculaire striée.
Les vésicules synaptiques contiennent une substance qui va
permettre la transmission de l’influx nerveux du neurone à un autre
neurone ou à une fibre musculaire selon un mécanisme (voir
document 26) :
-Arrivée du potentiel d’action au niveau de la synapse,
-Entrée massive d’ions Ca++ à travers la membrane présynaptique,
-Libération par exocytose, dans la fente synaptique d’un certain
nombre de molécules de neurotransmetteur (acétylcholine),
stockées dans des vésicules du cytoplasme axonique,
-Fixation des molécules d’acétylcholine sur les canaux à Na+ de la
membrane post-synaptique appelés récepteurs à acétylcholine, ce
qui provoque leur ouverture,
-Entrée massive de Na+ à la suite de l’ouverture des canaux, ce qui
déclenche la dépolarisation de la membrane postsynaptique,
-Naissance d’un potentiel d’action musculaire postsynaptique suite
à l’entrée massive d’ions Na+. Ce potentiel d’action va se propager
le long de la membrane de la fibre musculaire,
-Hydrolyse de l’acétylcholine, fixée sur les récepteurs
postsynaptiques, par une enzyme, l’acétylcholinestérase, présente à
forte concentration dans la fente synaptique et fermeture des
canaux à Na+chimiodépendants,
-Recapture par la terminaison présynaptique de la choline libérée
par hydrolyse.
La fixation du neurotransmetteur sur les récepteurs spécifiques de
la membrane post-synaptique entraine une modification plus ou
moins importante de la polarité électrique de cette membrane
donnant naissance à un potentiel post-synaptique(PPS):
-Le PPS est dit excitateur (PPSE) lorsqu’il entraîne une
dépolarisation locale de la membrane post-synaptique suite à une
entrée d’ions Na+dans la cellule. Lorsque la somme des PPSE
atteint le seuil de naissance d’un PA, cela déclenche un P.A qui se
propage dans la cellule post-synaptique. Une synapse qui entraine la
transmission du message nerveux est dite synapse excitatrice
(document 27).Les neuromédiateurs impliqués dans ce type de
synapses sont l’acétylcholine, la dopamine, la noradrénaline,
l’adrénaline…
-Le PPS est dit inhibiteur (PPSI) lorsqu’il entraine une
hyperpolarisation locale de la membrane post-synaptique suite à
une entrée d’ions Cl–dans la cellule. Les PPSI empêchent le
déclenchement du P.A. Une synapse qui empêche la transmission
du message nerveux est dite synapse inhibitrice (voir
document27).Les neuromédiateurs impliqués dans ce type de
synapses sont le GABA (Gamma Amino-Butyric-Acid),la glycine,
la taurine.
5- Conclusion.
Le tissu nerveux fonctionne grâce à la transmission du message
nerveux.
PAGE DE GARDE
CLASSE: TERMINALE D
COMPETENCE 2 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA COMMUNICATION.
THEME : LA COMMUNICATION DANS L’ORGANISME.
LEÇON 3: LE FONCTIONNEMENT DU MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE.
DURÉE : 02 semaines.
HABILETES CONTENUS
- les aspects mécaniques de la contraction musculaire ;
1. Déterminer
- les phénomènes qui accompagnent la contraction musculaire
- le schéma de la coupe transversale du muscle ;
2. Annoter
- le schéma de l’ultrastructure de la fibre musculaire.
- le mécanisme de la contraction musculaire
3. Expliquer
- les différentes voies métaboliques intervenant dans la restauration de l’ATP utilisé lors de la contraction
4. Schématiser un sarcomère en activité et un sarcomère au repos.
SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Dans le cadre de la journée mondiale des handicapés moteurs, le collectif des handicapés organise une journée sportive à laquelle la population est invitée.
Un élève de terminale ayant assisté à la rencontre s’étonne de voir qu’ils ont de l’endurance et qu’ils sont capables d’utiliser leurs mains de façon très habiles
pour jouer au basketball alors que les jambes restent immobiles. De retour en classe, il raconte à ses camarades l’expérience vécue. Ces élèves veulent
comprendre le fonctionnement du muscle strié squelettique. Ils décident alors de déterminer sa structure, d’identifier les manifestations de son activité,
d’expliquer le mécanisme de son fonctionnement.
Matériel Bibliographie
Documents relatifs:
- au schéma du myographe ;- à la secousse isolée ; - à des myogrammes suite à plusieurs -BIOLOGIE TERMINALE D, Collection J. ESCALIER.
excitations ; -BIOLOGIE TERMINALE C, Collection J. ESCALIER.
- la coupe transversale partielle du muscle strie squelettique ; -BIOLOGIE TERMINALE D, Collection ADN.
- l’ultrastructure et vue détaillée d’une fibre musculaire striée ;
- l’interprétation filamentaire de la contraction musculaire ;
- aux étapes du mécanisme de la contraction musculaire ; - l’ultrastructure des myofilaments ;
- aux voies métaboliques de la régénération de l’ATP ;
- au Tableau de variation des constituants chimiques du muscle ;
- au dispositif d’enregistrement de l’activité thermique du muscle ;
- aux courbes des manifestations thermiques de l’activité musculaire.
- aux phénomènes électriques, thermiques et chimiques de la contraction musculaire.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON

MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE


DIDACTIQUES ET (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
DURÉE Supports)
PRESENTATION Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur Rappel
vérifie les
prérequis des
Texte relatif à la élèves.
situation
d’apprentissage - Présentez la
situation
d’apprentissage
Travail
individuel Désigner 2 élèves
pour lire le texte ;
Faites lire le texte Lecture silencieuse
attentivement
pendant 1 mn.
Travail collectif Le texte parle du
De quoi parle le fonctionnement du
Travail collectif texte ? muscle.

Le muscle strié
Dégagez le constat ? squelettique
Travail collectif fonctionne, ce qui
permet d’exécuter
des mouvements.

On doit déterminer
Face à ce constat, la structure du
dites ce que vous muscle, identifier
Travail collectif faites. les manifestations
de son activité et
expliquer le
mécanisme de son
fonctionnement.

Comment le muscle
strié squelettique
fonctionne-t-il?
Posez le problème
pour réaliser la
tâche ?
Prise de notes
Travail
individuel Leçon3 :
Prenez vos cahiers et
notez ce problème COMMENT LE MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE
qui constitue le titre FONCTIONNE-T-IL?
de la leçon 1

DEVELOPPEMENT Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de
…… min résoudre le problème Emission des
posé hypothèses

Travail collectif Proposez un résumé


introductif qui prend Elaboration du
en compte le constat résumé introductif
et les hypothèses.

Prise de notes.
Travail Notez dans le cahier. L’étude du texte relatif aux handicapés moteurs qui exécutent des
individuel mouvements des bras, a permis de constater que le muscle strié
squelettique fonctionne ce qui permet d’exécuter des
mouvements.
On peut alors supposer que :
- Le muscle strié squelettique fonctionne grâce à des
propriétés particulières.
- Le muscle strié squelettique fonctionne grâce à sa structure.
- Le muscle strié squelettique fonctionne selon un
mécanisme.
Reformulez la 1ère - Le muscle strié squelettique fonctionne grâce au
Travail collectif hypothèse à la renouvellement de l’énergie.
forme interrogative Reformulation de la I- LA MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE FONCTIONNE-
en vue de sa 1ère hypothèse. T-IL GRÂCE A DES PROPRIETES PARTICULIERES ?
vérification. A- Expérience sur une patte de grenouille.
Prise de notes. 1- Présentation de l’expérience.
Travail Notez !
individuel L’expérience consiste à exciter directement le muscle
gastrocnémien d’une grenouille.
Sur une patte postérieure de Grenouille dont l’encéphale et la
moelle épinière ont été détruit, on dégage le muscle du mollet
(muscle gastrocnémien). A l’aide d’une aiguille, on pique le
muscle dégagé.
2- Résultats.
Contraction brève du muscle.
3- Analyse des résultats.
La piqûre de l’aiguille entraine contraction brève du muscle.
4- Interpretation des résultats.
Le muscle se contracte car il a été excité. On dit que le muscle
est excitable et contractile. Il est capable de reprendre sa taille
initiale lorsque la contraction (c’est-à-dire un raccourcissement
de sa longueur) est terminée. On dit que le muscle est élastique.
Le muscle possède trois propriétés essentielles qui lui permettent
d’assurer ses fonctions. Ce sont : l’excitabilité, la contractilité
et l’élasticité.
5- Conclusion.
Le muscle est excitable, contractile et élastique.
B- Réponse du muscle à une excitation unique.
1- Présentation de l’expérience.
L’expérience consiste à porter une excitation isolée sur le muscle
et à enregistrer la réponse.
Le dispositif expérimental permettant d’enregistrer les réponses
du muscle (aspect mécanique de la contraction) est le myographe
(voir document 1). Le myographe est constitué d’un circuit
d’excitation et d’un circuit d’enregistrement. La réponse du
muscle est enregistrée sous forme de courbe appelée
myogramme.
On porte une stimulation efficace isolée sur le muscle.
2- Résultats (Voir document 2).
3- Analyse des résultats.
L’excitation du muscle entraîne une contraction brève et isolée
appelée une secousse musculaire élémentaire ou secousse isolée.
La secousse isolée comprend trois parties :
 Le temps de latence entre le moment de
l’excitation et le début de la réponse du muscle,
 La phase de contraction,
 La phase de relâchement.
4- Interprétation des résultats.
Le temps de latence ou temps perdu correspond au temps mis par
l’influx nerveux pour passer du nerf au muscle.
La phase de contraction correspond à la période au cours de
laquelle le muscle se raccourcit.

La phase de relâchement correspond à la période au cours de


laquelle le muscle reprend ses dimensions initiales.

5- Conclusion.
La réponse du muscle à une excitation est une secousse isolée.
C- Réponse du muscle à deux excitations.
1- Présentation de l’expérience.
A l’aide du dispositif expérimental, on porte deux excitations
successives de plus en plus rapprochées dans deux cas :
- 1er cas : les stimulations appliquées sont d’intensités
liminaires.
- 2e cas : les stimulations appliquées sont d’intensités
supraliminaires.
2- Résultats (voir document 3).
3- Analyse des résultats.
- Cas des intensités liminaires :
Lorsque la 2ème excitation arrive au muscle à la fin de la 1ère
réponse, on obtient 2 myogrammes distincts de même amplitude
(fig.a). Lorsque la 2nde excitation arrive au muscle pendant la
phase de relâchement, on obtient deux myogrammes partiellement
fusionnés mais le 2nd a une amplitude supérieure au 1er (figures b,
c et d). Si cette 2nde excitation arrive au muscle pendant la phase
de contraction, on obtient un seul myogramme d’amplitude
supérieure à celle d’une secousse isolée (fig. e).
- Cas des intensités supraliminaires :
Lorsque la 2ème excitation arrive au muscle à la fin de la 1ère
réponse, on obtient 2 myogrammes distincts de même amplitude
(fig. a), alors que si la 2nde excitation arrive au muscle pendant la
phase de relâchement, on obtient deux myogrammes partiellement
fusionnés de même amplitude (figures b, c). Si la 2nde excitation
arrive au muscle pendant la phase de contraction, on obtient un
seul myogramme d’amplitude égale à celle d’une secousse isolée
(fig. d).
4- Interprétation des résultats.
- Lorsque deux stimulations liminaires successives sont portées
sur le muscle, il y a fusion (incomplète ou complète) des deux
secousses avec une augmentation de l’amplitude des réponses car
la 2ème réponse s’ajoute à la 1ère : C’est le phénomène de
sommation.
- Lorsque deux stimulations supraliminaires successives sont
portées sur le muscle, l’amplitude des réponses ne varie pas car
les intensités de stimulation sont maximales.

5- Conclusion.
La réponse du muscle à deux excitations successives de plus en
plus rapprochées varie en fonction de l’intensité de stimulation.
D- Réponse du muscle à plusieurs excitations
successives.
1- Présentation de l’expérience.
A l’aide du dispositif expérimental, on porte plusieurs excitations
successives avec des fréquences variables :
- 1er cas : fréquence de 15 stimulations/sec
- 2e cas : fréquence de 25 stimulations/sec.
2- Résultats (voir document 4).
3- Analyse des résultats.
er
- 1 cas : Pour la fréquence de 15 stimulations/sec, la seconde
excitation intervient pendant la phase de relâchement, la 2ème
réponse se superpose à la 1ère et on obtient un myogramme
d’amplitude supérieure avec un pallier en dent de scie appelé
tétanos imparfait. (Document 4 fig.A)
- 2e cas : Pour la fréquence de 25 stimulations/sec, la 2e
excitation arrive au muscle pendant la phase de contraction de la
1ère réponse, il y a une superposition des réponses et on obtient un
myogramme de grande amplitude avec un pallier quasiment
horizontal appelé tétanos parfait (document 4 fig.B).
4- Interprétation des résultats.
- Lorsque plusieurs excitations successives sont portées sur le
muscle, on obtient un tétanos imparfait car il y a fusion ou
sommation incomplète des secousses élémentaires successives.
- Le tétanos parfait s’explique par le fait qu’il y a fusion ou
sommation complète des secousses élémentaires successives.
5- Conclusion.
La réponse du muscle à plusieurs excitations successives donne
soit un tétanos imparfait, soit un tétanos parfait.
E- Réponse d’un muscle reposé et d’un muscle fatigué
à une excitation.
1- Présentation de l’expérience.
A l’aide du dispositif expérimental, on porte une excitation sur un
muscle reposé et sur un muscle fatigué.
2- Résultats (voir document 5)

3- Analyse des résultats


L’excitation d’un muscle reposé entraine une secousse brève et de
grande amplitude alors que l’excitation d’un muscle fatigué
entraine une secousse qui dure plus que celle d’un muscle reposé
et de faible amplitude.
La fatigue musculaire influence la forme de la secousse
élémentaire.
4- Interprétation des résultats
Lorsqu’on porte une excitation efficace sur un muscle reposé, la
secousse est brève et de grande amplitude car la contraction est
soutenue et efficace.
Sur un muscle fatigué, la secousse est plus longue et de faible
amplitude car la contraction est de moins en moins soutenue et
moins efficace après que le muscle se soit contracté de façon
répétée.
5- Conclusion.
Une bonne secousse musculaire nécessite une stimulation
efficace, et l’intégrité du muscle non fatigué.
F- Phénomènes électriques accompagnant l’aspect
mécanique de la contraction.
1- Présentation de l'expérience
La technique est celle utilisée pour l’étude des propriétés du tissu
nerveux.
On place un muscle gastrocnémien de grenouille fraîchement
isolée dans une cuve à nerf munie d’électrodes. Les électrodes
réceptrices sont reliées à l’oscilloscope. L’une des électrodes
réceptrices est enfoncée dans le muscle et l’autre est placée à la
surface. A l'aide du dispositif expérimental (voir document 6), on
porte une excitation d’intensité liminaire sur le muscle.
2- Résultats (Voir document 7)
3- Analyse des résultats
Avant l’excitation, il existe une ddp d’environ -90 mV au niveau
du muscle : c’est le potentiel de repos.
Lorsqu’on excite le muscle, on enregistre 2 courbes :
- Une courbe (en pointillé) représentant le potentiel d’action
musculaire ou électromyogramme
- Une courbe (en trait plein) représentant le myogramme
(secousse musculaire)
Le P.A musculaire se déroule entièrement pendant le temps de
latence du myogramme. Ainsi les phénomènes électriques
précèdent les phénomènes mécaniques
4- Conclusion
La contraction musculaire s’accompagne de phénomènes
électriques.
G- Phénomènes chimiques accompagnant l’aspect
mécanique de la contraction.
1- Présentation de l'expérience
L’expérience consiste à mesurer la quantité de certains
constituants chimiques du muscle avant et après une activité.
Par des techniques histochimiques, on mesure les quantités de
certains composants chimiques (O2, CO2, glucose, acide lactique,
ATP et Glycogène) d’un muscle au repos et en activité.
2- Résultats (voir document 8)
3- Analyse des résultats
Au cours de l'activité musculaire, on constate :
- Une augmentation de la consommation d’O2 et de
glucose,
- Une augmentation de la quantité de CO2 rejeté et une
accumulation de l'acide lactique,
- une diminution du stock de glycogène,
- la constance de la quantité de l'ATP,
4- Interprétation des résultats
- La consommation d’O2 et de glucose augmente car le muscle
utilise ces constituants pour son fonctionnement.
- L’augmentation de la quantité de CO2 rejeté et l’accumulation de
l'acide lactique montrent que le muscle produit des déchets au
cours de son activité.
- Le stock de glycogène (réserve glucidique pour l'organisme)
baisse au cours de l'activité musculaire grâce au phénomène de la
glycogénolyse (dégradation du glycogène en glucose) qui permet
de mettre à la disposition du muscle une quantité importante de
glucose qui sera fortement utilisée par celui-ci.
- La quantité d'ATP reste constante car elle est régénérée.
L’hydrolyse de cette molécule fournit de l’énergie qui est utilisée
au cours de l'activité musculaire. L'ATP est régénérée à partir du
glycogène grâce au phénomène de la glycolyse.
5- Conclusion.
La contraction musculaire s’accompagne de phénomènes
chimiques.
H- Conclusion
Le muscle strié squelettique fonctionne grâce à des propriétés
particulières qui sont l’excitabilité, la contractilité et l’élasticité.
Sa contraction s’accompagne de phénomènes électriques et
chimiques.
II-LE MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE FONCTIONNE-
T-IL GRÂCE A SA STRUCTURE ?
1- Observation

L’observation porte des documents montrant la structure du


muscle.
2- Résultats (voir documents 9 et 10)
3- Analyse des résultats
- Documents 9 :
La coupe transversale du muscle montre que le muscle est
constitué d’une enveloppe constituée d’un tissu conjonctif et des
cloisons délimitant des domaines de plus en plus restreints à
l’intérieur du muscle (champs musculaires et faisceaux de fibres).
Le plus petit domaine est un faisceau de fibres musculaires.
L'intérieur du muscle est parcouru par des vaisseaux sanguins et
des nerfs.
- Document 10 :
La fibre musculaire présente des striations (striations longitudinale
et transversale) : on parle de fibre musculaire striée.
La fibre musculaire est une cellule géante (de 1 à 5 cm de long)
qui contient plusieurs noyaux. C'est une cellule géante
plurinucléée : on parle de syncytium.
Le cytoplasme (sarcoplasme) de la fibre musculaire contient de
nombreuses myofibrilles qui s'étendent sur sa longueur. La
myofibrille est constituée d'une succession d'unités structurales
appelées sarcomères. Les sarcomères successifs sont réunis au
niveau de la strie Z. Chaque sarcomère est constitué de deux
types de filaments ou myofilaments :
 Les filaments épais de myosine (A) localisés au niveau
des bandes sombres ou disques A,
 Les filaments fins d'actine (B) rattachés aux stries Z
constituant la bande claire ou disque I.
Les bandes claires ou bandes I sont constituées uniquement de
filaments fins d'actine tandis que les bandes sombres ou disques
A, sont constituées de filaments épais de myosine entourés de
filaments fins d'actine sauf au niveau de la strie H ou bande H.
Le sarcoplasme de la fibre musculaire contient tous les organites
cellulaires (mitochondries, appareils de Golgi, ribosomes,
réticulums endoplasmiques etc…), une grande quantité de
glycogène et de la myoglobine (protéine musculaire fixant
l'oxygène). Le réticulum endoplasmique lisse (REL) qui a la
propriété d'accumuler de grandes quantités de calcium est très
développé dans la fibre musculaire et il s'infiltre entre les
myofibrilles.
4- Conclusion
Le muscle est un ensemble de fibres musculaires ayant une
structure particulière.
III-LE MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE FONCTIONNE-
T-IL SELON UN MECANISME ?
1- Observation

L’observation porte sur la contraction musculaire.


2- Résultats (voir documents11)
3- Analyse des résultats

Pendant la contraction musculaire, on constate :


- la diminution de la longueur du sarcomère (sarcomère
contracté) ;
- la diminution de la longueur des bandes claires (bande H
et bandes I ou disque claire) ;
- la constante de la longueur de la bande A (ou bande
sombre)
4- Interprétation des résultats

La diminution de la bande H est due au rapprochement des stries


Z, mais la constance de la bande A montre qu’il n’y a pas eu de
diminution de la longueur des filaments de myosine et d’actine ; il
y a plutôt eu un glissement des filaments fins d’actine entre les
filaments épais de myosine durant la contraction. D’où le
raccourcissement du sarcomère.
La contraction musculaire se déroule essentiellement en trois
phases : la phase d’attachement, la phase de glissement et la phase
de détachement (voir document 12).
- La phase d'attachement : Au repos, les sites d'attachement
actine-myosine sont cachés par la tropomyosine (voir document
13). L'excitation de la fibre musculaire entraîne la libération des
ions calcium (ca++) accumulés dans le réticulum endoplasmique
lisse à l’arrivée du P.A. Ces ions Ca++ se fixent sur la troponine
(voir document 13) qui se déforme en repoussant la
tropomyosine et permet ainsi de démasquer les sites
d'attachement actine-myosine. Les molécules d'ATP se fixent
ensuite sur les têtes de myosine qui se déforment et se fixent à leur
tour aux sites d’attachement actine-myosine pour former le
complexe acto-myosine : c’est la phase d’attachement.
- La phase de glissement ou de pivotement : Les ions Ca++
activent la myosine qui se comporte comme une enzyme :
l’ATPase. En présence d'ions magnésium (Mg++), la myosine
activée par l'actine hydrolyse l'ATP selon la réaction suivante :
ATP ADP + Pi + Energie
Le phosphate inorganique (Pi) libéré se fixe sur la tête de myosine
qui se déforme une nouvelle fois en pivotant. Le pivotement de la
tête de myosine entraîne l'actine dans son mouvement. Cette
dernière glisse le long de la myosine. A la suite de ce mouvement,
les bandes claires et H se rétrécissent et le sarcomère se
raccourcit, donc la fibre musculaire se raccourcit. A ce stade, le
système est rigide et bloqué.
- La phase de détachement ou de relaxation : Le retour à l'état
initial nécessite la rupture des liaisons temporaires entre actine et
myosine. Le détachement de l'actine et de la myosine se fait grâce
à l'absorption active des ions ca++ par le réticulum endoplasmique
lisse et à la fixation d'une nouvelle molécule d'ATP sur la tête de
myosine. Le retour à l'état initial est un phénomène purement
passif.

5- Conclusion
Le muscle fonctionne selon un mécanisme qui se déroule en trois
étapes (attachement, glissement et détachement).
IV- LE MUSCLE FONCTIONNE-T-ILGRÂCE AU
RENOUVELLEMENT DE L’ENERGIE?

1- Présentation de l’expérience.
L’observation porte sur un document montrant les voies de
régénération de l’ATP au cours de la contraction musculaire.
2- Résultats (voir document 14).
3- Analyse des résultats.
Lors de la contraction musculaire, l’ATP est régéné. On distingue
deux voies principales de régénération ou de restauration de
l’ATP :
- les voies rapides ;
- les voies lentes.
4- Interprétation des résultats.
- Les voies rapides de régénération de l’ATP :
 1ère voie ou voie de la myokinase : deux molécules
d’ADP (Adénosine Diphosphate) en présence d’une
enzyme spécifique aux cellules moléculaires (la
myokinase) redonnent une molécule d’ATP avec
libération d’AMP (Adénosine Monophosphate). La
réaction est la suivante :
myokinase
2 ADP ATP + AMP

 2ème voie ou voie de la Phosphocréatine ou


phosphagène: le phosphagène est un composé riche en
énergie que renferme le cytoplasme des fibres
musculaires. Une enzyme spécifique appelée
Phosphocréatinekinase permet le transfert de l’acide
phosphorique du phosphagène sur l’ADP peut donner une
molécule d’ATP selon la réaction suivante :
Phosphocréatinekinase
ADP + Phosphocréatine ATP + créatine
-Les voies lentes de régénération de l’ATP :
Le cytoplasme de la fibre musculaire (sarcoplasme) renferme
d’importantes réserves de glycogène qui fournissent par
hydrolyse des molécules de glucose. Lors de la contraction
musculaire, le glycogène se dégrade donc pour donner du
glucose : c’est la glycogénolyse. Le glucose à son tour se dégrade
pour donner deux molécules d’ATP et deux molécules d’acide
pyruvique : c’est la glycolyse. L’acide pyruvique obtenu va
emprunter deux voies :
 La voie de la fermentation
En absence ou insuffisance d’oxygène (en anaérobiose), l’acide
-O2
pyruvique subit la fermentation lactique et donne l’acide
lactique avec une faible quantité d’ATP (2ATP), car la
dégradation du glucose est partielle. De plus, l’accumulation de
l’acide lactique baisse le pH musculaire ce qui entraine la
fatigue musculaire. glycolyse
Glycogène glucose acide pyruvique
acide lactique + 2ATP
 La voie de la respiration ou voie des oxydations
respiratoires
En présence d’une quantité suffisante d’oxygène, l’acide
pyruvique dans le cytoplasme est oxydé au niveau des
mitochondries (voir document 15 : schéma de la mitochondrie) en
CO2 et en eau. La dégradation de l’acide pyruvique fournit une
grande quantité d’ATP (38 ATP), donnant ainsi un rendement
énergétique élevé à la voie respiratoire. L’énergie libérée par ces
dégradations moléculaires sert à fabriquer l’ATP et à reconstituer
la Phosphocréatine. La production d’ATP est élevée car la
dégradation du glucose est totale.
cytoplasme mitochondrie
Glucose acide pyruvique + O2 CO2 +
glycolyse
H2O + 38 ATP
On appelle oxydation respiratoire un ensemble de réactions qui
se déroulent dans les mitochondries à partir de l’acide pyruvique,
en présence d’oxygène, et ayant pour conséquence la
phosphorylation de l’ADP en ATP.
La mitochondrie est la centrale énergétique de la cellule car
produit de l’énergie sous forme d’ATP. Au cours de ces réactions
une forte quantité d’O2 est utilisée.
Les phénomènes chimiques et énergétiques se résument en deux
faits qui sont : l’hydrolyse de l’ATP et l’ensemble des 4 réactions
assurant la régénération de l’ATP.
5- Conclusion
Le muscle fonctionne grâce au renouvellement de l’énergie qui se
présente sous forme chimique : l’ATP
CONCLUSION GENERALE
Le muscle fonctionne grâce à des propriétés particulières et à sa
structure selon un mécanisme. Il est aussi capable de fonctionner
grâce au renouvellement de l’énergie.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 2 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA COMMUNICATION
THÈME : LA COMMUNICATION DANS L’ORGANISME.
LEÇON 4: LE FONCTIONNEMENT DU CŒUR.
DURÉE : 02 semaines.
HABILETES CONTENUS
1. Mettre en évidence l'automatisme cardiaque.
2. Localiser le siège de l’automatisme cardiaque
3. Annoter le schéma de la coupe longitudinale du cœur montrant le tissu nodal.
4. Expliquer l'automatisme cardiaque.
[Link] Une relation entre l’activité électrique (ECG) et l’activité mécanique du coeur
- le rôle du système nerveux dans l’activité cardiaque ;
5. Déterminer
- les médiateurs chimiques intervenant dans l’activité cardiaque.
6. Réaliser le schéma de la régulation de l'activité cardiaque.
7. Déduire les notions de : automatisme, médiateur chimique.
SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Pendant les vacances scolaires, Koffi, un élève de Terminale se rend au village pour aider ses parents dans les travaux champêtres. Le lendemain, l’un des
pièges de son oncle capture un animal encore vivant. Tout heureux, il décide de consommer l’animal au champ. Après l’avoir dépecé, il isole le cœur. A sa
grande surprise, le cœur isolé de l’animal continue de battre pendant un certain temps. Il est impressionné et de retour des vacances il le raconte à ses
camarades de classe et ensemble ils veulent comprendre le fonctionnement du cœur. Ces élèves cherchent alors à expliquer le fonctionnement du cœur et à
déterminer l’influence du système nerveux sur son fonctionnement.
Matériel Bibliographie
Documents relatifs :
*à l’activité électrique de cellules du tissu nodal ; - BIOLOGIE TERMINALE D, Collection J. ESCALIER.
* au schéma de la coupe longitudinale du cœur de Mammifère ; - BIOLOGIE TERMINALE C, Collection J. ESCALIER.
*au principe de fonctionnement du cardiographe à balancier : - BIOLOGIE TERMINALE D, Collection ADN.
* aux cardiogrammes de Grenouille ; * à l’électrocardiogramme (ECG) ; - BIOLOGIE 3e, Collection MAGNARD.
* à l’effet de la stimulation ou de la section des nerfs sino-aortique ;
* au schéma de régulation de l’activité cardiaque ;
* aux résultats d’expériences de Loewi ;
* à l’effet de l’acétylcholine et de l’adrénaline sur le cœur de chien.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON
MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE
DIDACTIQUES ET (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
DURÉE Supports)
PRESENTATION Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur vérifie Rappel
les pré requis des
élèves.
Texte relatif à
la situation - Présentez la
d’apprentissage situation
d’apprentissage
Travail
individuel
Désigner 2 élèves
pour lire le texte ; Lecture silencieuse
Faites lire le texte
attentivement pendant Le texte parle du
Travail collectif 1 mn. cœur.

Travail collectif De quoi parle le Le cœur fonctionne.


texte ?

Travail collectif Dégagez le constat ? On doit expliquer le


fonctionnement du
Face à ce constat, cœur déterminer
dites ce que vous l’influence du
faites. système nerveux
sur son
Travail collectif fonctionnement.

Comment le cœur
fonctionne-t-il?
Posez le problème
pour réaliser la
Travail tâche ?
individuel
Leçon 1 :
Prise de notes
COMMENT LE CŒUR
FONCTIONNE-T-IL ?

Prenez vos cahiers et


notez ce problème qui
constitue le titre de la
leçon 1

DEVELOPPEMENT Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail collectif
Proposez un résumé
introductif qui prend
en compte le constat
et les hypothèses. Elaboration du
résumé introductif
Travail La situation d’un cœur isolé qui continue de battre, a permis de
individuel Notez dans le cahier. Prise de notes. constater que le cœur fonctionne.
On peut alors suppose que :
- le cœur fonctionne de façon automatique.
- le cœur fonctionne par des battements réguliers.
-le cœur fonctionne sous l’influence du système nerveux.

Travail collectif
Reformulez la 1ère Reformulation de la I-LE CŒUR FONCTIONNE-T-IL DE FAÇONAUTOMATIQUE ?
hypothèse à la forme 1ère hypothèse.
interrogative en vue A- Expérience d’isolement du cœur.
de sa vérification. Prise de notes. 1- Présentation de l’expérience.
Travail
individuel Notez ! L’expérience consiste à observer un cœur de grenouille mis en
isolement.
Chez une grenouille, on détruit l’encéphale (grenouille décérébrée) et la
moelle épinière (grenouille démédullée) puis on met à nu le cœur et on
l’observe. On isole ensuite ce cœur de l’organisme puis on l’immerge
dans une cuve contenant un liquide physiologique de concentration
convenable (Ringer dont la concentration en Na+ est égale à 8‰).

2- Résultats.
Battements rythmiques du cœur.
3- Analyse des résultats.
Lorsqu’on isole le cœur des centres nerveux (destruction de l’encéphale
et de la moelle épinière) ou de l’organisme de la grenouille, on constate
des battements rythmiques de celui-ci.

4- Interprétation des résultats.


Les battements du cœur malgré son isolement, montre que l’origine de
ses battements se trouve en lui-même : on parle d’automatisme
cardiaque.

5- Conclusion
Le cœur est un organe automatique ou organe autonome.

B- Mise en évidence du rôle tissu nodal.


1- Présentation des expériences.
Expérience 1 : On détruit le tissu nodal d’un cœur d’un mammifère
(voir document 1) isolé de l’organisme et perfusé dans les conditions
physiologiques normales.
Expérience 2 : Sur un autre cœur de mammifère, on procède à
l’ablation du nœud sinusal.
Expérience 3 : Sur un 3e cœur, on détruit le nœud sinusal et le nœud
septal sans toucher au tissu conducteur.
2- Résultats.
Expérience 1 : Accélération du rythme cardiaque accompagné d’une
baisse des amplitudes des battements puis arrêt du cœur.
Expérience 2 : Ralentissement du rythme cardiaque.
Expérience 3 : Arrêt de la contraction des oreillettes, battement des
ventricules avec un rythme beaucoup plus lent.

3- Analyse des résultats.


- La destruction du tissu nodal dans un cœur isolé entraîne une
accélération du rythme cardiaque accompagné d’une baisse des
amplitudes des battements jusqu’à l’arrêt du cœur.
- La destruction du nœud sinusal entraîne un ralentissement du rythme
cardiaque.
- La destruction du nœud sinusal et du nœud septal entraine un arrêt de
la contraction des oreillettes et le ralentissement plus prononcé du
rythme cardiaque.

4- Interprétation des résultats.


- L’arrêt du cœur après destruction du tissu nodal montre que le tissu
nodal est responsable du battement automatique du cœur. Le tissu
nodal, disséminé dans le myocarde est le siège de l’automatisme
cardiaque chez les mammifères. Le tissu nodal est constitué :
 Du nœud sinusal ou nœud de Keith et Flack est situé dans la
paroi de l’oreillette droite ;
 Du nœud septal ou nœud auriculo-ventriculaire ou nœud
d’Aschoff Tawara est situé dans la zone auriculo-ventriculaire
droite ;
 Du faisceau de His, qui est le prolongement du nœud septal ;
 Du réseau de Purkinje qui est la ramification du faisceau de
His dans les parois de chacun des ventricules.
Le tissu nodal est formé de cellules auto-excitables qui ont la propriété
de se contracter spontanément et de façon rythmique.
- Le ralentissement du rythme cardiaque après destruction du nœud
sinusal montre que le nœud septal prend la suppléance du battement
automatique du cœur mais à un rythme plus lent.
- L’arrêt de la contraction des oreillettes et le rythme plus lent des
battements ventriculaires après la destruction du nœud sinusal et du
nœud septal montre que :
 Le nœud sinusal assure la contraction des oreillettes.
 Le faisceau de His et le réseau de Purkinje assurent également
l’automatisme cardiaque, mais le battement est plus lent.
L’automatisme cardiaque s’explique par l’apparition de façon
rythmique et spontanée de PA (potentiel d’action) dans les cellules du
nœud sinusal. L’influx se propage ensuite dans toutes les directions et
s’étend à tout le myocarde auriculaire de manière à provoquer la
contraction des oreillettes. L’influx nerveux converge vers le nœud
septal et du nœud septal, il se transmet aux ventricules par
l’intermédiaire du faisceau de His et du réseau de Purkinje de manière
à provoquer la contraction des ventricules.
Le nœud sinusal détermine le rythme cardiaque. Il représente
l’entraîneur général ou le pacemaker de la contraction cardiaque.
Le bon fonctionnement de l'automatisme cardiaque dépend de
l'équilibre ionique entre sodium (Na+) et potassium (K+), d'une part, et
calcium (Ca++), d'autre part. Un potentiel d'action cardiaque est dû à
l'inversion temporaire de la polarisation membranaire de repos
(polarisation diastolique).
Au repos, la membrane des cellules du nœud sinusal est beaucoup plus
perméable aux ions K+. Ainsi, il y a une lente dépolarisation, graduelle
du potentiel de repos, appelée potentiel entraîneur ou potentiel
pacemaker. Ce potentiel entraîneur amène le potentiel membranaire
jusqu’au seuil où il déclenche un P.A (document 2). La phase de
dépolarisation du P.A est due à une augmentation de la perméabilité
membranaire aux ions Na+, pendant ce temps la perméabilité
membranaire aux ions K+diminue. La phase de dépolarisation se
maintient sur une longue période suite à une augmentation de la
perméabilité membranaire aux ions Ca++ et une diminution de la
perméabilité membranaire aux ions K+.
5- Conclusion
Le cœur fonctionne grâce au tissu nodal.

C- Conclusion de l’hypothèse
Le cœur fonctionne de façon automatique grâce au tissu nodal
II-LE CŒUR FONCTIONNE-T-IL PAR DES BATTEMENTS

REGULIER?

1- Observation.
L’observation porte sur des documents montrant un cardiogramme de
grenouille, un cardiogramme et un électrocardiogramme humain.

2- Résultats (Voir documents 4et 5).


3- Analyse des résultats.
Le cardiogramme de grenouille est enregistré grâce au cardiographe à
balancier (voir document 3) composé de :
- Un cylindre enregistreur ayant une vitesse de rotation constante ;
- Un stylet inscripteur ;
- Un signal temps ;
- Un balancier relié au cœur par l’intermédiaire d’un fil
inextensible.
Le cardiogramme de grenouille montre une succession de tracés
identiques qui se répètent de façon régulière. Chaque tracé (fig.B)
correspond à un seul battement.
Le tracé ABCDE présente deux courbes successives d’amplitude
différentes :
- La courbe ABC qui correspond à l’activité des oreillettes
comprend les portions AB et BC :
 La portion AB représente la contraction des oreillettes (ou
systole auriculaire),
 la portion BC représente le début du relâchement des oreillettes
ou diastole auriculaire.
- La courbe CDE qui correspond à l’activité du ventricule comprend les
portions CD et DE :
 la portion CD représente la contraction du ventricule (ou systole
ventriculaire) qui débute avant la fin du relâchement des
oreillettes,
 la portion DE représente le relâchement du ventricule et donc de
l’ensemble du myocarde ou diastole générale.
Le cardiogramme humain comporte :
- une phase ABC correspondant à l’activité des oreillettes,
- une phase CDE correspondant à l’activité des ventricules et - une
phase EFG à une période d’arrêt simultané de l’activité des oreillettes
et des ventricules (diastole générale).
L’électrocardiogramme humain désigné par les lettres PQRST
présente trois groupes d’ondes successives :
 l’onde P (petite onde),
 le complexe d’ondes QRS (grande onde),
 l’onde T (petite onde).
4- Interprétation des résultats.
Le battement cardiaque comporte trois phases : - La systole auriculaire
suivi de la diastole auriculaire ;
- la systole ventriculaire ;
- la diastole générale
Ces 3 phases constituent la révolution cardiaque ou cycle cardiaque.
Le complexe PQRST traduit l’ensemble des phénomènes électriques
qui accompagnent la révolution cardiaque. Chaque type d’onde
correspond à une phase de la révolution cardiaque.
L’onde P traduit la dépolarisation des oreillettes et déclenche leur
contraction (systole auriculaire).
Le complexe QRS traduit la dépolarisation des ventricules et déclenche
leur contraction (systole ventriculaire).
L’onde T traduit la repolarisation des oreillettes et des ventricules à
l’origine du relâchement du cœur (diastole générale).
L’onde T s’accompagne d’une onde appelée onde U et ayant une faible
amplitude. L’onde U correspond à une dépolarisation due à la
fermeture des valvules sigmoïdes.
5- Conclusion.
Le cœur fonctionne grâce à des battements réguliers qui
s’accompagnent de phénomènes électriques.
III- LE CŒUR FONCTIONNE-T-IL SOUS L’INFLUENCE DU
SYSTÈME NERVEUX ?
A- Action des nerfs sur l’activité cardiaque.
1- Présentation de l’expérience.
Les expériences consistent à mettre en évidence l’action des nerfs et des
substances chimiques sur l’activité cardiaque.
Sur un cœur in situ de mammifères, on pratique l’excitation ou la
section des nerfs innervant le cœur et on observe les effets sur l’activité
cardiaque.
On pratique ensuite l’excitation, l’inhibition ou la destruction des
centres nerveux cardiaques et on observe les effets sur l’activité
cardiaque.

2- Résultats (Voir documents 6, 7)


3- Analyse des résultats.
 Expériences de stimulation et de section du nerf X :
La stimulation du nerf X entraine le ralentissement du rythme cardiaque
accompagné de diminution de l’amplitude des contractions
(bradycardie) alors que sa section entraîne une accélération
permanente du rythme cardiaque.
L’excitation du bout périphérique du X après sa section provoque une
bradycardie suivie de l’arrêt du cœur en diastole alors que l’excitation
du bout central n’a aucun effet.
La stimulation prolongée du pneumogastrique entraîne un
ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie) suivi d’un arrêt du
cœur en diastole puis d’une reprise progressive des battements.

 Expériences de stimulation et de section du nerf


orthosympathique :
L’excitation directe des fibres de l’orthosympathique entraîne une
tachycardie pendant toute la durée de la stimulation avec augmentation
de l’amplitude de la contraction cardiaque alors que sa section entraîne
un ralentissement du rythme cardiaque et l’excitation des bouts
périphériques provoque une tachycardie.
 Expériences de stimulation et de section des nerfs sino-
aortiques :
La section du nerf de Héring ou du nerf de Cyon entraîne l’accélération
du rythme cardiaque avec augmentation de l’amplitude de contraction
(tachycardie). L’excitation des bouts centraux de ces nerfs provoque un
ralentissement du rythme cardiaque alors que l’excitation des bouts
périphériques n’a aucun effet. La section du X suivie de l’excitation
électrique centrale des nerfs sino-aortiques n’a aucun effet.
 Expériences de stimulation, d’inhibition et de destruction des
centres nerveux cardiaques :
L’excitation des nerfs sino-aortique et nerf X après la destruction des
centres nerveux cardiaques n’a aucun effet.
La stimulation du centre cardio-modérateur entraîne une bradycardie
alors que son inhibition entraine une tachycardie.
L’excitation du centre cardio-accélérateur entraîne une tachycardie alors
que son inhibition entraine une bradycardie.
4- Interprétation des résultats.
-Le nerf X ou parasympathique est un nerf moteur qui exerce une
action modératrice permanente sur le rythme cardiaque. Il transmet des
influx qui baissent la fréquence et l’amplitude des contractions des
oreillettes en déprimant l’activité spontanée du nœud sinusal. La
reprise des battements cardiaques après un arrêt en diastole montre que
le cœur se soustrait à l’action du nerf pneumogastrique : c’est le
phénomène d’échappement. Comme il s’agit du pneumogastrique ou
vague, on parle d’échappement vagal.
-Le nerf orthosympathique est un nerf moteur qui exerce une action
accélératrice sur le rythme cardiaque. Il transmet au cœur des influx qui
augmentent la fréquence et l’amplitude des contractions des oreillettes
en stimulant l’activité spontanée du nœud sinusal. Le nerf X et le nerf
orthosympathique ont des actions antagonistes.
-Les nerfs sino-aortiques sont des nerfs sensitifs issus du sinus
carotidien et de la crosse aortique. Les nerfs de Hering et Cyon ont une
action cardio-modératrice. Une hypertension dans le sinus carotidiens
et dans la crosse aortique excite les récepteurs sensibles à l’élévation de
la pression appelés mécanorécepteurs (ou barorécepteurs), situés
dans les parois de la crosse aortique et du sinus carotidien. Au niveau de
ces récepteurs naissent des influx sensitifs qui sont conduit par les nerfs
sino-aortiques jusqu’au centre cardio-modérateur. Ces influx
stimulent le noyau du nerf X et entrainent une bradycardie à travers le
nerf pneumogastrique et une inhibition du centre vasomoteur et
entraîne une vasodilatation. La bradycardie et la vasodilatation
induisent alors une diminution de la pression artérielle. Les nerfs sino-
aortiques exercent donc leurs actions modératrices ou inhibitrices par
l’intermédiaire du centre cardio-modérateur (voir document 9).
-Le centre cardio-modérateur bulbaire (situé dans le bulbe rachidien)
et le centre cardio- accélérateur (situé dans la région cervico-dorsale
de la moelle épinière) régulent l’activité cardiaque. Leur action se fait
par le biais des fibres centrifuges (ou fibres motrices) du nerf
parasympathique qui a une action cardio-modératrice et du nerf
orthosympathique qui a une action cardio-accélératrice.

5- Conclusion.
Les nerfs moteurs (nerfs X et orthosympathique) et sensitifs (nerfs de
Cyon et de Hering) régulent l’activité cardiaque à travers les centres
cardio-modérateur et cardio-accélérateur.

B- Expérience d’OTTO LOEWI (1921)


1- Présentation de l’expérience.
Les expériences consistent à mettre en évidence l’action des substances
chimiques sur l’activité cardiaque.
Loewi réalise un montage dans lequel un liquide de perfusion (liquide
de Ringer) irrigue un cœur A de grenouille. Ce même liquide sert à
irriguer un 2nd cœur B de grenouille après son passage dans le 1er cœur.
Les 2 cœurs sont reliés à un cardiographe. Loewi conserve les nerfs
parasympathique (ou pneumogastrique) et orthosympathique puis
réalise les séries d’expériences suivantes :
-Premièrement : Loewi excite le nerf pneumogastrique (ou nerf X ou
parasympathique) du cœur A de façon rapprochée et enregistre la
réponse des deux cœurs à l’aide du dispositif.
-Deuxièmement : Loewi excite le nerf orthosympathique du cœur A de
façon rapprochée et enregistre la réponse des deux cœurs à l’aide du
dispositif.
2- Résultats (Voir document 8)
3- Analyse des résultats.
L’excitation du pneumogastrique du cœur A entraine un ralentissement
du rythme cardiaque, une diminution de l’amplitude des contractions
puis un arrêt en diastole suivi de la reprise des battements (phénomène
d’échappement). Au niveau du cœur B, il se produit les mêmes effets
mais avec un retard sur le cœur A.
L’excitation du nerf orthosympathique du cœur A entraine une
accélération du rythme cardiaque, une augmentation de l’amplitude des
contractions. Au niveau du cœur B, il se produit les mêmes effets mais
avec un retard sur le cœur A.

4- Interprétation des résultats.


Les effets identiques observés au niveau des cœurs A et B à la suite de
l’excitation du nerf X et du nerf orthosympathique du cœur A montre
que le liquide physiologique acquiert des propriétés à la suite de son
passage dans le cœur A.
L’excitation du pneumogastrique provoque la libération dans le
liquide de perfusion du 1ercœur une substance modératrice du rythme
cardiaque dite substance vagale qui est susceptible de provoquer à
distance les mêmes effets que ceux du nerf X après excitation.
L’action de l’acétylcholine (ACH) sur le cœur de rat provoque le
ralentissement du rythme cardiaque, la diminution de l’amplitude des
contractions et l’arrêt du cœur en diastole suivi d’une reprise
progressive des battements (voir document 10).
L’acétylcholine produit les mêmes effets que l’excitation des nerfs
parasympathiques.
Le nerf pneumogastrique agit donc sur le muscle cardiaque
par l’intermédiaire de l’acétylcholine.
Une substance chimique permettant la propagation de l’influx nerveux
d’un neurone à une autre cellule (nerveuse, musculaire ou glandulaire)
est un médiateur chimique.
L’acétylcholine est le médiateur chimique libéré par les fibres
parasympathiques. Elle a une action modératrice sur le rythme
cardiaque : c’est une substance cardio-modératrice. L’ACH libérée au
niveau des synapses agit à faible dose mais elle est rapidement
décomposée par la cholinestérase, d’où le phénomène d’échappement.
L’excitation du nerf orthosympathique provoque la libération dans le
liquide physiologique du 1er cœur, d’une substance accélératrice du
rythme cardiaque. Cette substance est susceptible de provoquer aussi à
distance les mêmes effets que ceux du nerf orthosympathique après
excitation.
L’action de l’adrénaline sur le cœur de rat provoque une accélération
du rythme cardiaque et une augmentation de l’amplitude des
contractions (voir document 11).
L’adrénaline produit les mêmes effets que l’excitation des nerfs
orthosympathiques. Le nerf orthosympathique agit donc sur le
muscle cardiaque par l’intermédiaire de l’adrénaline.
L’adrénaline est le médiateur chimique libéré par les nerfs
orthosympathiques. Elle a une action accélératrice sur le rythme
cardiaque : c’est une substance cardio-accélératrice.

5- Conclusion.
Les nerfs moteurs (parasympathique et orthosympathique) agissent sur
cœur par l’intermédiaire de médiateurs chimiques.

C- Conclusion de l’hypothèse
Le cœur fonctionne sous l’influence du système nerveux.

CONCLUSION GENERALE
Le cœur fonctionne de façon automatique par des battements réguliers
sous l’influence du système nerveux dont l’action se fait par
l’intermédiaire de médiateurs chimiques (acétylcholine, adrénaline,
noradrénaline).
COMPETENCE 4
TRAITER UNE SITUATION
RELATIVE A LA NUTRITION ET A
LA SANTE.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 4 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA NUTRITION ET A LA SANTE.
THÈME 1 : LE MILIEU INTERIEUR.
LEÇON 1 : LE MAINTIEN DE LA CONSTANCE DU MILIEU INTERIEUR.
DURÉE : 02 semaines.

HABILETES CONTENUS
1. Comparer les constituants du plasma sanguin à ceux de l'urine.
2. Dégager le rôle du rein.
- le rôle du néphron
3. Expliquer
- le rôle des reins dans le maintien de la constance du milieu intérieur.
4. Schématiser la structure du rein et de néphron
5. Réaliser le schéma de synthèse de la régulation
6. Déduire les notions de : homéostasie, milieu intérieur.

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Yao, élève en classe de terminale D depuis la rentrée scolaire est malade et se trouve hospitalisé à l’hôpital général d’Issia. Ses amis de classe décident de
lui rendre visite. A l’hôpital, son médecin traitant les informe qu’il souffre d’une insuffisance rénale et de diabète et que son état nécessite des dialyses pour
maintenir constant la composition chimique du sang. Les élèves de retour de l’hôpital décident d’identifier les rôles du rein et d’expliquer son
fonctionnement.
Matériel Bibliographie
Documents relatifs :
 à la composition du plasma et de l’urine ; - BIOLOGIE TERMINALE D, Collection J.
 au mouvement des substances au niveau du néphron ; ESCALIER.
 aux résultats de l’expérience de mise en évidence du rôle des reins dans le maintien - BIOLOGIE 3e, Collection MAGNARD.
de la constance du milieu intérieur ;
 à la structure du rein et du néphron ;
 à la synthèse de la régulation hydrominérale.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON
MOMENTS STRATÉGIES
ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE
DIDAC. ET (Techniques / TRACE ÉCRITE
PROFESSEUR L’ELEVE
DURÉE Supports)
PRESEN. Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur vérifie Rappel
les prérequis des
élèves.
Texte relatif à
la situation - Présentez la
d’apprentissage situation
d’apprentissage
Travail
individuel
Désigner 2 élèves
pour lire le texte ; Lecture
Faites lire le texte silencieuse
attentivement
Travail collectif pendant 1 mn. Le texte parle du
maintien de la
De quoi parle le constance de la
texte ? composition du
Travail collectif sang.

Les reins
Dégagez le constat ? assurent le
Travail collectif maintien de la
constance de la
composition du
Face à ce constat, sang.
Travail collectif dites ce que vous
faites. On doit identifier
les rôles du rein
et expliquer son
Posez le problème fonctionnement.
Travail pour réaliser la
individuel tâche ? Comment les
reins assurent-ils Leçon 5 :
Prenez vos cahiers et le maintien de la
notez ce problème qui constance de la COMMENT LES REINS ASSURENT-ILS LE MAINTIEN
constitue le titre de la composition du DE LA CONSTANCE DE LA COMPOSITION DU SANG ?
leçon 1 sang ?

Prise de notes

DEVELOP. Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail collectif
Proposez un résumé
introductif qui prend Elaboration du
en compte le constat résumé
et les hypothèses. introductif

Travail
individuel Notez dans le cahier. Prise de notes. L’élève malade dont l’état nécessite des dialyses, a permis de constater que les
reins assurent le maintien de la constance de la composition du sang.
On peut alors suppose que :
- Les reins assurent le maintien de la constance de la composition du sang en
éliminant certaines substances.
- Les reins assurent le maintien de la constance de la composition du sang
grâce à sa structure particulière.
- Les reins assurent le maintien de la constance de la composition du sang par
Reformulez la 1ère sa régulation.
Travail collectif hypothèse à la forme
interrogative en vue Reformulation de I- LES REINS ASSURENT LE MAINTIEN DE LA CONSTANCE DE
de sa vérification. la 1ère hypothèse. LA COMPOSITION DU SANG EN ELIMINANT CERTAINES
SUBSTANCES ?
6- Observation.
Notez ! Prise de notes. L’observation porte sur les tableaux de comparaison de la composition du
Travail plasma et de l’urine.
individuel 7- Résultats (voir document 1)
8- Analyse des résultats.
Le tableau de composition du plasma et de l’urine permet de constater que :
- certaines substances tels que les protéines, le glucose, les lipides et les
bicarbonates sont spécifiques au plasma.
- d’autres substances tels que les substances minérales (eau, Na+, K+, Ca++,
Mg++, Cl–, SO4–, PO43–), la créatinine, l’urée et l’acide urique sont
communes au plasma et à l’urine. Ayant des concentrations variées, ces
substances sont toutes plus concentrées dans l’urine que dans le plasma.
- et d’autres substances tels que l’ammoniaque (NH4+) et l’acide hippurique
sont uniquement présents dans l’urine.
9- Interprétation des résultats.
- Les substances spécifiques au plasma montrent que le rein empêche le
passage de certaines substances dans l’urine. Par ailleurs, les substances
communes aux deux milieux montrent que le rein se comporte comme un
filtre. Au-delà d’un certain seuil, le surplus des substances est évacué à travers
l’urine.
Le rein s’oppose au passage de certaines substances et laisse passer d’autres.
Le rein joue donc un rôle de filtre sélectif.
La filtration du sang aboutit à la formation et à l’élimination de l’urine. Le
rein joue donc un rôle excréteur.
- Les substances uniquement présentes dans l’urine montrent que le rein
sécrète ces substances. Le rein joue donc un rôle sécréteur.
Le milieu liquide dans lequel baignent les cellules de l’organisme est le milieu
intérieur (le sang et la lymphe).
10- Conclusion
Les reins assurent le maintien de la constance de la composition du sang en
éliminant certaines substances du plasma.
II- LES REINS ASSURENT-ILS LE MAINTIEN DE LA CONSTANCE
DE LA COMPOSITION DU SANG GRACE A LEUR STRUCTURE
PARTICULIÈRE ?
5- Observation.
L’observation porte la structure du rein ainsi que sur le tableau de
comparaison de la composition du plasma, de l'urine primitive et de l’urine
définitive
6- Résultats (Voir documents 2 et 3)
7- Analyse des résultats.
- Les reins sont constitués d’un très grand nombre de tubes urinifères ou
néphrons, unité fonctionnelle du rein (environ 10 millions dans chaque rein
de l’espèce humaine), qui ont tous la même structure. Chaque néphron est
constitué d’un glomérule et d’un tubule raccordé à un tube collecteur.
- Le tableau de composition du plasma, de l’urine primitive et de l’urine
définitive permet de constater que :
 Les constituants présents dans le plasma, sont aussi présents dans
l’urine primitive à des concentrations identiques exceptés les protéines
et les lipides qui sont absents dans l’urine primitive.
 Certains constituants tels que les ions HCO3–, les acides aminés et le
glucose présents dans l’urine primitive sont absents dans l’urine
définitive.
 L’acide hippurique absent dans le plasma et l’urine primitive est
présent dans l’urine définitive.
8- Interprétation des résultats
- La présence de substances à la fois dans le plasma et l’urine primitive à des
concentrations identiques montre que ces substances sont filtrées sans
variation de concentration ; seule la taille des molécules ou des ions intervient,
ce qui explique l’absence de substance non dialysables (comme les protéines
et les lipides) dans l’urine primitive. Cette filtration du plasma se fait au
niveau du glomérule du néphron. C’est la filtration glomérulaire.
La filtration du plasma produit un filtrat glomérulaire qui représente l’urine
primitive ou pré-urine ou urine glomérulaire.
- La présence de certaines substances dans l’urine primitive et leur absence
dans l’urine définitive montrent que ces substances sont renvoyées dans le
plasma au niveau du tubule du néphron. C’est la réabsorption tubulaire.
La réabsorption de certaines substances comme le glucose et les ions HCO3–
est totale dans les conditions normales tandis que celle de l’eau, de certains
ions (Na+, K+ ; Ca2+) et des acides aminés est presque totale. Les déchets
comme l’urée sont partiellement réabsorbés.
La réabsorption se fait par transport passif pour certaines substances (eau,
urée) et par transport actif pour d’autres (glucose) à travers la paroi tubulaire.
Si la glycémie (taux de glucose sanguin) s’élève et dépasse la valeur normale
moyenne de 1,8g/l, du glucose apparaît dans les urines (glycosurie) car la
réabsorption ne s’accroît plus au-delà de cette limite. Le glucose est une
substance à seuil.
Il en est de même pour NaCl dont le seuil d’élimination est de 5,6g/l. Comme
son taux normal dans le sang est un peu supérieur à ce seuil, cela explique que
l’on en trouve toujours normalement dans l’urine.
Les substances sans seuil sont en général des substances de déchet (urée,
créatinine, acide urique) ; elles ne sont presque pas réabsorbées, et sont
éliminées par l’urine quelle que soit leur concentration dans le plasma
sanguin. Les reins éliminent ces produits qui seraient toxiques si leur
concentration augmentait dans le sang.
- La présence de l’acide hippurique uniquement dans l’urine définitive montre
que cette substance est sécrétée par le tubule urinaire. Il en est de même pour
les sels ammoniacaux (ammoniaque). C’est la sécrétion tubulaire.
9- Conclusion
Les reins assurent le maintien de la constance de la composition du sang grâce
à sa structure particulière.
III- LES REINS ASSURENT-ILS LE MAINTIEN DE LA CONSTANCE
DE LA COMPOSITION DU SANG PAR SA REGULATION ?
1- Présentation de l’expérience.
Les expériences consistent à mettre en évidence la régulation hydrominérale
du milieu intérieur.
- Expérience 1 : On fait ingérer 1 litre d’eau à un homme puis on mesure la
variation de la pression osmotique plasmatique et de la diurèse.
- Expérience 2 : On place un chien en surcharge hydrique, c’est-à-dire qu’on
lui fait boire de l’eau puis une heure après on lui injecte 20 ml d’une solution
de NaCl à 20 ‰ dans la carotide gauche. Une sonde est introduite dans la
vessie de l’animal de manière à recueillir l’urine et évaluer la diurèse.
2- Résultats. (Voir documents 4, 5)
3- Analyse des résultats.
- Avant l’ingestion d’eau, la diurèse est faible et égale à environ 50 ml/h et la
pression osmotique est constante.
Après l’ingestion d’eau, la diurèse augmente fortement et atteint 500ml/h
environ au bout de 60 min. Cependant la pression osmotique baisse et varie de
9 mOsm/l pour atteindre une valeur minimale au bout de 60 min.
La diurèse reste élevée pendant 60 min environ, puis chute progressivement et
retrouve sa valeur initiale 60 min plus tard pendant ce temps la pression
osmotique augmente progressivement et tend vers sa valeur initiale.
- Avant l’injection de la solution de NaCl à 20 ‰ le débit urinaire est
important égal à 4 cm3/min environ alors qu’après l’injection de la solution de
NaCl à 20 ‰ dans la carotide gauche, le débit urinaire chute brusquement et
passe de 4 cm3/min environ à environ 0,5 cm3/min au bout de 10 min environ.
Ensuite la diurèse augmente progressivement et tend vers sa valeur initiale.
4- Interprétation des résultats.
- L’eau ingérée a dilué le sang et a entrainé une augmentation du volume
sanguin et une baisse de la pression osmotique plasmatique. Suite à ces
modifications, les récepteurs sensibles aux variations de la pression sanguine,
les volorécepteurs situés dans l’oreillette gauche (ou barorécepteurs ou
tensiorécepteurs) et les récepteurs sensibles aux augmentations de la pression
osmotique, les osmorécepteurs situés au niveau des artères carotides, sont
faiblement stimulés. Cette faible stimulation entraine une diminution de la
sécrétion d’ADH (Hormone Antidiurétique) par la posthypophyse. La
réabsorption de l’eau est alors réduite et l’excès d’eau est éliminé sous forme
d’urine d’où l’augmentation de la diurèse et l’élimination d’une urine
abondante qui diminue la teneur en eau du milieu intérieur et ramène la
pression osmotique et le volume sanguin (volémie) à la normale (voir
documents 6).
- Le plasma a une concentration normale de 8‰. Après l’injection de la
solution de NaCl à 20 ‰ (solution hypertonique) dans la carotide gauche, la
pression osmotique plasmatique augmente. Les osmorécepteurs sont
intensément stimulés, et transmettent un influx nerveux aux neurones de
l’hypothalamus sécréteurs d’ADH qui libèrent une quantité importante
d’ADH dans les vaisseaux sanguins de la posthypophyse (voir documents 7).
Cette hormone est véhiculée par le sang jusqu’aux reins et provoque une
importante réabsorption d’eau par les reins vers le plasma. Par conséquent, le
débit urinaire va diminuer : c’est l’effet antidiurétique. Et l’urine éliminée est
peu abondante, mais très concentrée suite à une réduction de la réabsorption
des sels minéraux. La teneur en eau du milieu intérieur augmente et ramène la
pression osmotique à sa valeur normale.
Le même mécanisme est mis en place lors d’une perte importante d’eau
(voir document 6). Enfin l’élimination lente et progressive de Na+ par le rein
relève la diurèse.
- La diminution du sodium du milieu intérieur et la baisse de la pression
sanguine font intervenir le système rénine-angiotensine (voir documents 8 et
9).
Une intense élimination du Na+ et la baisse de la pression sanguine sont
décelées par les cellules de la paroi des vaisseaux glomérulaires des reins ce
qui provoque une augmentation de la sécrétion de rénine (enzyme sécrétée par
le rein). Celle-ci permet la transformation l’angiotensinogène (protéine libérée
en permanence par le foie dans le sang) en une hormone appelée
angiotensine.
L’angiotensine va ensuite agir sur la corticosurrénale (glande surrénale) et
déclencher la sécrétion d’une importante quantité d’aldostérone (hormone).
L’aldostérone est déversée dans le sang et transportée jusqu’au rein. Cette
hormone agit sur les tubes contournés distaux et les tubes collecteurs où elle
va favoriser une forte réabsorption du sodium (Na+) par transport actif et
permettre l’augmentation de la pression artérielle.
Dans le cas d’une augmentation de la teneur en Na+ du milieu intérieur, la
sécrétion de rénine et d’angiotensine baisse ce qui entraine une diminution de
la sécrétion d’aldostérone. Cette diminution d’aldostérone entrainera une
réduction de la réabsorption de Na+ par les reins. Alors le Na+ sera éliminé à
travers les urines ce qui permettra de maintenir la concentration en sodium du
milieu intérieur constante.
L’ensemble des réactions qui maintiennent stables les caractéristiques du
milieu intérieur est l’homéostasie
5- Conclusion.
Les reins assurent le maintien de la constance de la composition du sang par la
régulation hydrominérale (voir document 10 : schéma de synthèse de
régulation hydrominérale).

CONCLUSION GÉNÉRALE
Les reins assurent le maintien de la constance de sa composition du sang par
l’élimination de certaines substances grâce à leur structure particulière et par
la régulation hydrominérale.
PAGE DE GARDE
CLASSE : Tle D
COMPETENCE 4 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA NUTRITION ET A LA SANTE.
THÈME 2:LA DEFENSE DE L’ORGANISME ET SON DYSFONCTIONNEMENT.
LEÇON 2: LE SYSTEME DE DEFENSE DE L’ORGANISME.
DURÉE : 02 semaines.

HABILETES CONTENUS
- la défense spécifique ;
1. Mettre en évidence
- le « soi » et le « non soi ».
2. Identifier les étapes de la défense non spécifique.
3. Expliquer le mécanisme des réactions immunitaires.
les notions de : défense non spécifique, défense spécifique, complexe majeur d’histocompatibilité(CMH), "soi" et "non
4. Déduire
soi", coopération cellulaire.
SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Au cours d’une campagne de sensibilisation de vaccination contre le tétanos lancée par le ministère de la santé dans les établissements secondaires, les élèves
du lycée moderne d’Abobo présentent une réticence. Face à cette attitude, le médecin du centre médico-scolaire affirme que le vaccin permettra à
l’organisme de tous ceux qui seront vaccinés de se défendre contre cette maladie. Les élèves surpris par ces propos, saisissent cette occasion pour mieux
connaitre le système de défense de l’organisme contre les corps étrangers. Ils cherchent donc à mettre en évidence la spécificité de la défense de l’organisme
et à expliquer les mécanismes de défense de l’organisme.
Matériel Bibliographie
-Documents relatifs à : réaction inflammatoire ; barrières naturelles ; étapes de la phagocytose ;
Actions du complément ; Organes lymphoïdes -BIOLOGIE TERMINALE D, Collection J. ESCALIER.
-Expériences d’injection d’anatoxine et de toxines à des souris ; expériences d’injection de sérum a -BIOLOGIE 3e, Collection MAGNARD.
des souris et expériences d’injection de sérum a des cobayes
-Structure de l’anticorps
-Tableau des différentes classes des immunoglobulines et leurs caractéristiques
-Rôle des anticorps ; Activation du complément
-Naissance et maturation des lymphocytes
-Différents types de greffes
-Complexe majeur d’histocompatibilité ; Reconnaissance de l’épitope
Mécanisme des réactions immunitaires à médiation humorale (RIMH) et cellulaire (RIMC)
Electronographies et schémas d’interprétation de la différenciation du lymphocyte b en plasmocyte ;
Phase effectrice de la réponse immunitaire à médiation cellulaire
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON
MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE
DIDACT. (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
ET DURÉE Supports)
PRESENT. Par un jeu de Rappel
questions/réponses
(5 min) Texte relatif à , le professeur
la situation vérifie les
d’apprentissage prérequis des
élèves.
Travail
individuel - Présentez la
situation
d’apprentissage
Lecture silencieuse

Travail collectif Désigner 2 élèves Le texte parle du


pour lire le texte ; système de défense de
Faites lire le texte l’organisme.
Travail collectif attentivement
pendant 1 mn. L’organisme se défend
contre les corps
Travail collectif De quoi parle le étrangers.
texte ?
On doit mettre en
évidence la défense
Dégagez le constat ? spécifique et expliquer
Travail collectif les mécanismes de
défense de l’organisme.
Face à ce constat,
dites ce que vous Comment l’organisme
Travail faites. se défend-il contre les
individuel corps étrangers?
Posez le problème Prise de notes
pour réaliser la
tâche ?
COMMENT L’ORGANISME SE DEFEND-IL
Emission des
DEVELOP. hypothèses CONTRE LES CORPS ETRANGERS?
Prenez vos cahiers et
…… min notez ce problème
qui constitue le titre
de la leçon 1
Formulez des
hypothèses en vue de Elaboration du résumé
résoudre le problème introductif
posé
Prise de notes. La campagne de vaccination contre le tétanos, a permis de constater
Proposez un résumé que l’organisme se défend contre les corps étrangers.
introductif qui prend On peut donc supposer que :
en compte le constat  L’organisme se défend contre les corps étrangers de façon non
spécifique.
et les hypothèses.
 L’organisme se défend contre les corps étrangers de façon
spécifique.
 L’organisme se défend contre les corps étrangers selon un
Notez dans le cahier. mécanisme.

I- L’ORGANISME SE DEFEND-IL DE FAÇON NON


SPECIFIQUE?
Reformulez la 1ère Reformulation de la 1- Observation.
hypothèse à la forme 1ère hypothèse. Observons un document montrant la réaction de l’organisme suite à
une piqûre d’épine.
interrogative en vue
2- Résultats (voir document 1)
de sa vérification. Prise de notes. 3- Analyse des résultats.

Notez ! Au niveau d’une plaie provoquée par la piqûre d’une épine, nous
constatons :
- Une dilatation des capillaires sanguins,
- Un mouvement des globules blancs (leucocytes) vers le lieu de
l’infection,
- Une agglomération des globules blancs autour des microbes,
- Une enflure de la peau.
4- Interprétation des résultats.
Une plaie est une ouverture dans la peau donnant accès aux microbes.
La peau et les muqueuses représentent des barrières naturelles de
l’organisme (Doc. 2 : BARRIERES CUTANEES ET MUQUEUSES).
Ces barrières constituent la 1ère ligne de défense de l’organisme. Elles
sont capables d’arrêter les microbes avant une véritable infection. On
distingue plusieurs types de barrières :
- les barrières mécaniques : la peau et les muqueuses nasales et
bronchiques.
- Les barrières chimiques : la sueur (pH=3,5), les larmes, le
mucus nasal et la salive contenant les lysozymes, l’acide
gastrique (pH compris entre 1 et 2), les sécrétions alcalines du
duodénum (pH=8), le sperme, les sécrétions vaginales.
- La barrière biologique : bactéries non pathogènes qui vivent
dans le tube digestif en y maintenant des conditions
défavorables pour de nombreux microbes.
L’ouverture de la peau à la suite de la piqûre par une épine favorise
l’entrée des bactéries dans l’organisme. Une réaction locale au point
de la piqûre se produit. Cette réaction se manifeste par une chaleur,
une rougeur, une douleur, une enflure et une perte des fonctions des
tissus. Cette réaction locale est appelée réaction inflammatoire. A ce
niveau c’est d’abord les polynucléaires (ou microphages ou encore
granulocytes) qui interviennent. Ensuite c’est le tour de grosses
cellules très mobiles, les macrophages qui proviennent de la
différenciation des monocytes. Ces macrophages continuent et
intensifient la lutte.
Les polynucléaires et les macrophages sont en effet capables de
reconnaître, d’englober puis de digérer les microbes (bactéries).
Cette propriété particulière est connue sous le nom de la phagocytose
d’où le nom de phagocytes attribué aux macrophages et aux
polynucléaires (Doc. 3 : PHAGOCYTOSE et Doc. 4 : FONCTIONS
DU COMPLEMENT).
Lors de la phagocytose 3 cas peuvent se présenter :
-Soit les bactéries sont phagocytées, dans ce cas l’infection régresse.
-Soit les bactéries restent intact mais peuvent se multiplier plus tard,
dans ce cas l’infection reste dans un état stationnaire.
-Soit les bactéries sortent vainqueur de la lutte, dans ce cas l’infection
se poursuit, les microbes prolifèrent, se déplacent dans les tissus
infectés et gagnent les vaisseaux lymphatiques. Ce système
circulatoire parallèle au système sanguin va les conduire aux ganglions
lymphatiques auxquels ils vont se heurter. Les ganglions
lymphatiques encore appelés organes lymphoïdes constituent la 2nde
barrière de notre organisme contre les microbes après qu’ils aient
franchi le niveau de la plaie. Lorsqu’une infection arrive jusqu’aux
ganglions lymphatiques, ils entrent en action, gonflent et deviennent
souvent douloureux : c’est l’adénite. Les vaisseaux lymphatiques
gonflent à leur tour : c’est la lymphangite. Cette réaction est appelée
réaction ganglionnaire. Elle est due au fait que les nombreux globules
blancs qu’ils contiennent se mettent à se multiplier et à proliférer pour
détruire les microbes. Si les bactéries parviennent à franchir cette
seconde barrière que constituent les ganglions lymphatiques, alors elles
passent dans la circulation sanguine. Le foie oppose une dernière
résistance grâce à ses différents phagocytes mobilisés. Si le foie est
vaincu, les microbes envahissent tout l’organisme : c’est la réaction
généralisée ou septicémie. Lorsque les microbes sécrètent des
substances toxiques ou toxines qui diffusent dans l’organisme sur les
voies vitales, on parle de toxémie.
L’intrusion d’un corps étranger dans l’organisme entraîne une réaction
de défense innée, immédiate et non propre à un antigène
déterminé : c’est la défense non spécifique de l’organisme. Une
toxine microbienne est une substance produite par un microbe et qui a
un pouvoir pathogène (capacité de nuisance) sur un organisme.
5- Conclusion
L’organisme se défend de façon non spécifique contre les corps
étrangers.
II- L’ORGANISME SE DEFEND-IL DE FAÇON SPECIFIQUE?
A- Expériences d’injections
1- Présentation des expériences.
Les expériences consistent à faire des injections à des souris dans
différentes conditions.
Expérience 1 : On injecte à une souris témoin de la toxine tétanique
seulement. A une souris A1 on injecte de l’anatoxine tétanique suivi 15
jours plus tard de l’injection de la toxine tétanique. On injecte enfin à
une souris A2, de l’anatoxine tétanique suivi 15 jours plus tard de
l’injection de la toxine diphtérique.
Expérience 2 : A une souris B1 ayant reçu du sérum d’une souris S1
traitée préalablement à l’anatoxine tétanique, on injecte de la toxine
tétanique. A une souris B2 ayant reçu le sérum de la souris témoin, on
injecte de la toxine tétanique.
Expérience 3 : On injecte du bacille de Koch (BK) à un cobaye B1
ayant reçu du sérum d’un cobaye A immunisé. Et à un cobaye B2
ayant reçu des lymphocytes vivants du cobaye A immunisé, on injecte
du bacille de Koch (BK).
2- Résultats (Voir documents 6,7 et 8)
3- Analyse des résultats.
Expérience 1 (Document 6) : La souris non traitée et la souris traitée
à l’anatoxine tétanique meurt après avoir reçu 15 jours plus tard la
toxine tétanique ou la toxine diphtérique mais la souris traitée à
l’anatoxine tétanique survit à la toxine tétanique.
Expérience 2 (Document 7) : La souris ayant reçu la toxine tétanique
après avoir reçu le sérum de la souris non traitée, meurt alors que celle
qui a reçu avant le sérum de la souris traitée à l’anatoxine survit à la
toxine tétanique.
Document 8 (expérience 3) : Le cobaye ayant reçu le sérum du cobaye
immunisé contre le bacille de Koch meurt après avoir reçu le bacille de
Koch, alors que celui qui a reçu les lymphocytes vivants du cobaye
immunisé contre le bacille de Koch survit au contact du bacille de
Koch.
4- Interprétation des résultats.
On appelle anatoxine, une toxine microbienne atténuée c'est-à-dire qui
a perdu son pouvoir pathogène tout en conservant son pouvoir
antigénique (capacité de reconnaissance, capacité de reconnaître et
d’être reconnu).
Dans l’expérience 1, l’anatoxine tétanique protège l’animal A1
contre la toxine tétanique par contre elle ne protège pas l’animal A2
contre la toxine diphtérique : il s’agit de la défense spécifique (ou
acquise) ou de l’immunité spécifique (ou acquise).
- Dans l’expérience 2, le sérum de l’animal S1 traité à l’anatoxine
tétanique protège l’animal B1 contre la toxine tétanique mais le
sérum d’un animal témoin (non traitée) ne protège pas l’animal B2
contre la toxine tétanique d’où la mort de l’animal.
On peut protéger immédiatement et momentanément un animal contre
la toxine tétanique en lui injectant le sérum d’un animal de la même
espèce préalablement immunisé. Cette protection est due à une
substance circulant dans les « humeurs » de l’animal c'est-à-dire le
milieu intérieur et qui s’est formée après l’injection d’anatoxine. Il
s’agit de la réponse immunitaire humorale ou de réponse
immunitaire à médiation humorale.
Les molécules de cette immunité sont les anticorps (voir Document
9).
Les anticorps sont des protéines du groupe des immunoglobulines (Ig).
On distingue 5 classes d’Immunoglobuline : IgA, IgE, IgD, IgG et IgM
(voir document 10).
Les anticorps jouent un rôle dans la phagocytose des bactéries, dans la
lyse des bactéries par les cellules tueuses (cellule K) et dans la lyse des
bactéries par activation du complément (voir Document 11).
C’est les IgG qui provoquent l’activation du complément. Le
complément est un ensemble de protéines du sérum, présentes hors de
toute immunisation et inactives. Le complexe antigène- anticorps
active les fractions du complément (fixation), et entraîne ainsi la lyse
des bactéries et autres antigènes particulaires (Document 12).
Ainsi les anticorps sont les véritables effecteurs de l’immunité
humorale.
- Dans l’expérience 3, les lymphocytes vivants de l’animal A
immunisé protègent l’animal B2 contre le bacille de Koch par contre
le sérum de l’animal A immunisé ne protège pas l’animal B1 d’où la
mort de l’animal.
L’élément protecteur n’est pas un constituant du sérum. L’injection de
lymphocytes vivants de l’animal immunisé à l’animal B2 transfert à ce
dernier la protection contre le bacille de Koch. Les lymphocytes
transférés sont donc le support de la protection. Il s’agit de la
réponse immunitaire à médiation cellulaire.
Les cellules de l’immunité (Lymphocytes) prennent naissance dans la
moelle osseuse et acquièrent leur maturité dans des lieux différents
(voir Document 13) :
- moelle osseuse pour les lymphocytes B
- thymus pour les lymphocytes T
Les organes lymphoïdes (ganglions lymphatiques, rates) sont les lieux
de leur stockage et de leur multiplication.
5- Conclusion
L’organisme se défend de façon spécifique contre les infections.
B- Expériences de greffes
1- Présentation d’expérience.
Expérience 1 : On prélève chez un animal un fragment de peau ou
d’organe qu’on greffe sur le même animal ou un animal d’espèce
différente.
Expérience 2 : On prélève chez un sujet (homme ou femme) un
fragment de peau ou d’organe qu’on greffe soit à son jumeau, soit à un
autre sujet non parent.
2- Résultats (document 14)
3- Analyse des résultats.
Lorsqu’on pratique une autogreffe (A) ou une isogreffe (C), il n’y a
pas de rejet (intégration du greffon). Alors que si on pratique une
hétérogreffe (B) ou une homogreffe (allogreffe) (D), il y a rejet de
greffon.
4- Interprétation des résultats.
Une greffe est un transfert de tissu ou d’un fragment d’organe dans un
même organisme (autogreffe) ou entre deux organismes d’espèce
différente (hétérogreffe) ou entre deux vrai jumeaux (isogreffe) ou
encore entre deux organismes de la même espèce (homogreffe ou
allogreffe).
La greffe peut concerner un organe entier : c’est une transplantation.
L’intégration du greffon est due à sa reconnaissance par des protéines
à la surface des membranes des cellules, propres à l’organisme. Ces
protéines propres à l’organisme constituent le système de
reconnaissance appelé Complexe Majeur d’Histocompatibilité
(CMH) ou Human Leucocyte Antigen (HLA) (Document 15).

Ces protéines sont des molécules qui interviennent comme des


récepteurs capables de reconnaître ce qui appartient à l’organisme. Ce
qui appartient à l’organisme est le « soi ».
On peut définir « le soi » comme un ensemble de molécules propres à
l’individu qui résulte de l’expression de son génome, en particulier les
marqueurs de son identité biologique : le groupe sanguin du système
ABO et le CMH.
Lorsque l’organisme du receveur et le donneur portent le même CMH,
il y a intégration du greffon.
Le rejet du greffon s’explique par la non reconnaissance de ce dernier
par le CMH. Le greffon n’est donc pas toléré par l’organisme et il
déclenche une réaction immunitaire.
Toute substance dont l’introduction dans l’organisme déclenche une
réaction immunitaire est un antigène.
La reconnaissance entre le CMH et les récepteurs membranaires du
système immunitaire se déroule en plusieurs étapes. D’abord les
macrophages identifient un antigène qui a pénétré dans l’organisme
comme un élément étranger. Ensuite les macrophages phagocytent et
dégradent l’antigène pour en extraire les motifs moléculaires
caractérisant cet élément étranger : ce sont les déterminants
antigéniques ou épitopes. Ces épitopes apparaissent à la surface de la
membrane des macrophages.
Enfin, les macrophages sécrètent une substance chimique
(interleukine) qui attire des lymphocytes (B et T) auxquels ils
présentent ces déterminants antigéniques. Seuls les lymphocytes qui
portent sur leur membrane un récepteur spécifique au motif
antigénique que présentent les macrophages seront stimulés.
Également un récepteur du CMH situé sur les lymphocytes permet de
reconnaître le macrophage. Les lymphocytes B sont aussi capables de
détecter directement tout antigène libre grâce à leur récepteur
spécifique et de le présenter aux lymphocytes T. Les macrophages et
les lymphocytes B jouent le rôle de cellules présentatrices de l’antigène
(Document 16). Après présentation de l’antigène aux lymphocytes,
ceux-ci vont défendre l’organisme contre cet antigène. D’où le rejet du
greffon.
Tout ce qui n’est pas toléré par l’organisme et qui déclenche une
réaction immunitaire correspond au « non soi ».
Pour maintenir son intégrité, l’organisme doit savoir reconnaître ce qui
lui appartient (le soi) et ce qui ne lui appartient pas (le non soi).
5- Conclusion.
L’organisme se défend contre tout corps étranger.
C- Conclusion de l’hypothèse
L’organisme se défend de façon spécifique contre les corps étrangers.
III- L’ORGANISME SE DEFEND-IL SELON UN
MECANISME ?
1- Observation.
L’observation porte sur le mécanisme des réponses immunitaires.
2- Résultats. (Voir documents17)
3- Analyse des résultats.
Les réactions immunitaires se déroulent en 3 étapes qui sont :
l’identification de l’antigène, l’activation et la différenciation des
lymphocytes et la phase effectrice.
4- Interprétation des résultats.
- 1ère étape : Phase de reconnaissance ou d’identification de
l’antigène ou phase d’induction.
Le macrophage identifie l’antigène comme « non soi » et le phagocyte
ou l’incorpore pour le dégrader afin d’en extraire le motif ou
déterminant antigénique (fragment d’antigène). Le macrophage
présente ensuite ce déterminant antigénique aux lymphocytes. Ces
lymphocytes deviennent alors actifs : c’est l’activation. Les
lymphocytes T reconnaissent le déterminant antigénique grâce au
récepteur de l’antigène et au récepteur de CMH situé sur la membrane
(Document 16).
Chez les lymphocytes B, en plus du récepteur de CMH il y aurait un
facteur H (Helper) sécrété par les LTh.
- 2ème étape : Phase d’activation et de différenciation (ou phase de
différenciation et de multiplication ou encore phase
d’amplification).
Après avoir reconnu l’antigène, les lymphocytes deviennent actifs et se
divisent par mitose. La multiplication de ces lymphocytes sensibilisés
se fait dans les organes lymphoïdes périphériques (rate et les ganglions
lymphatiques). Il y a 2 sortes de lymphocytes provenant des mêmes
cellules souches situées dans la moelle osseuse :
 Les lymphocytes B : Leur maturation se fait dans la moelle
osseuse. Ils se différencient en :
-plasmocytes (Document 18) qui produisent les anticorps à rejeter
dans le sang. La transformation du lymphocyte B en
plasmocyte s’accompagne de 2 phénomènes majeurs. A savoir,
l’augmentation de la quantité d’ADN et d’ARN et l’apparition en
grand nombre des organites cellulaires (ribosomes, réticulum
endoplasmique granuleux, appareil de Golgi et les lysosomes)
intervenant dans la synthèse et le transport des protéines
-lymphocytes B mémoires qui gardent en mémoire l’antigène qui a
provoqué son activation et sont à l’origine de la réponse immunitaire
secondaire qui sera plus rapide et constituée d’anticorps.
 Les lymphocytes T : Leur maturation a lieu dans le thymus, se
différencient en :
- Lymphocytes T mémoire qui gardent le souvenir de la
1èrestimulation par les antigènes ;
- Lymphocytes T régulateurs qui sont soit des facilitateurs de
réponse immunitaire (Th=helpers ou facilitateurs ou auxiliaires), soit
des suppresseurs de réponse immunitaire en freinant la
réponse immunitaire (Ts=suppresseurs) ;
- Lymphocytes cytotoxiques (Tc=cytotoxiques) capables de tuer les
cellules porteuses de l’antigène contre lequel ils ont été activés par
contact direct ;
- Lymphocytes à lymphokine qui créent l’inflammation par
mobilisation des cellules phagocytaires. Les lymphokines véhiculent les
messages destinés aux autres cellules effectrices.
- Lymphocytes T4 qui induisent la réponse immunitaire.
- 3ème étape : Phase de réponse immunitaire ou phase effectrice.
Dans cette étape, on distingue 2 types de réponse :
-La réponse immunitaire à médiation cellulaire : Elle a pour
supports les lymphocytes T8 cytotoxiques ou « tueuses » (Tc) et les
lymphocytes T8 mémoire. Ils sont stimulés par les interleukines
sécrétées par les lymphocytes T4. Les lymphocytes T cytotoxiques
agissent par contact direct avec les cellules porteuses de l’antigène
spécifique. Ils se fixent sur ces cellules par l’intermédiaire de récepteurs
antigéniques de leur membrane plasmique et libère une enzyme, la
perforine, qui s’incorpore à la membrane des cellules à tuer (voir
document 19). Des pores sont ainsi constitués et permettent à l’eau
d’entrer dans les cellules. Ces cellules gonflent et finissent par éclater :
c’est la cytolyse. Cette réponse est adaptée aux cellules hébergeant les
virus ou autres parasites intracellulaires.
-La réponse immunitaire à médiation humorale : Elle a pour point
de départ les lymphocytes B différenciés en plasmocytes et pour point
effecteur les anticorps circulants. Les anticorps sécrétés par les
plasmocytes sont des protéines du groupe des immunoglobulines (Ig).
Les anticorps se fixent sur l’antigène et il se forme un complexe
immun. Ce complexe provoque la neutralisation de l’antigène. Cette
réponse (RIMH) est mieux adaptée contre les bactéries extracellulaires
et les molécules libres étrangères (toxines).
Quel que soit le type de réponse immunitaire, il existe une
collaboration entre les macrophages, les lymphocytes T et les
lymphocytes B.
On parle de coopération cellulaire.
5- Conclusion.
L’organisme se défend selon un mécanisme contre les corps étrangers.

CONCLUSION GÉNÉRALE
L’organisme se défend contre les corps étrangers selon un mécanisme
de façon spécifique ou non spécifique
PAGE DE GARDE
CLASSE: TERMINALE D
COMPETENCE 4 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA NUTRITION ET A LA SANTE.
THÈME 2:LA DEFENSE DE L’ORGANISME ET SON DYSFONCTIONNEMENT.
LEÇON 3: L’INFECTION DE L’ORGANISME HUMAIN PAR LE VIH
DURÉE : 01 semaine.
HABILETES CONTENUS
1. Annoter le schéma de l’ultrastructure du VIH.
2. Expliquer le mécanisme d’infection du lymphocyte T4 par le VIH.
3. Dégager les conséquences de l’infection du lymphocyte T4 par le VIH.
4. Proposer 1. des mesures de protection contre l’infection au VIH.
2. un traitement du VIH /SIDA
3-des comportements à adopter en cas d’infection au VIH
5. Déduire la notion de dysfonctionnement du système immunitaire.

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Dans le cadre de ses activités, le club scientifique du Lycée Moderne 1 d’Abobo, projette un film portant sur l’infection de l’organisme par le VIH. Les
élèves sont ainsi édifiés sur la gravité du SIDA et sur la particularité du VIH. Soucieux de se prémunir contre ce mal, des élèves en classe de terminale D,
sont tous unanimes qu’il est nécessaire de mieux connaître le VIH et le SIDA.
Ils décident alors de décrire le VIH, d’expliquer le mécanisme de l’infection du lymphocyte T4 par le VIH et de dégager les conséquences de cette infection.
Matériel Bibliographie
Documents relatifs :
- Au schéma de l’ultrastructure du VIH - BIOLOGIE TERMINALE D, Collection J. ESCALIER.
- Aux étapes de l’infection du lymphocyte t4 par le VIH - BIOLOGIE 3e, Collection MAGNARD.
- Différents cas possibles après une infection due au VIH - SVT 3e; COLLECTION SAVANES ET FORÊTS
Texte relatif à la jeunesse et au VIH
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON
MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS ACTIVITÉS TRACE ÉCRITE
DIDACT. (Techniques / DU DE L’ELEVE
ET DURÉE Supports) PROFESSEUR
PRESENT. Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur Rappel
vérifie les
prérequis des
Texte relatif à élèves.
la situation
d’apprentissage - Présentez la
situation
Travail d’apprentissage
individuel

Désigner 2 élèves Lecture


pour lire le texte ; silencieuse
Faites lire le texte
Travail collectif attentivement Le texte parle de
pendant 1 mn. l’infection par le
VIH.
Travail collectif De quoi parle le
texte ? Le VIH infecte
l’organisme
Travail collectif humain.
Dégagez le constat ?
On doit décrire le
VIH, d’expliquer
Face à ce constat, le mécanisme de
dites ce que vous l’infection du
Travail collectif faites. lymphocyte T4
par le VIH et de
dégager les
conséquences de
cette infection.
Posez le problème
Comment le VIH
Travail pour réaliser la
individuel tâche ? infecte-t-il
l’organisme
humain ? Leçon2 :
Prenez vos cahiers et
notez ce problème COMMENT LE VIH INFECTE-T-IL L’ORGANISME HUMAIN ?
qui constitue le titre Prise de notes
de la leçon 1

DEVELOP. Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail collectif
Proposez un résumé
introductif qui prend
en compte le constat
et les hypothèses. Elaboration du
résumé
Travail introductif
individuel Notez dans le cahier.
Prise de notes.
La projection d’un film portant sur l’infection de l’organisme par le VIH, a
permis de constater que le VIH infecte l’organisme humain.
On peut donc supposer que :
 le VIH infecte l’organisme humain grâce à sa structure particulière.
 Le VIH infecte l’organisme humain selon un mécanisme.
 Le VIH infecte l’organisme humain par manque de précaution.

Travail collectif
Reformulation de I- LE VIH INFECTE-T-IL L’ORGANISME HUMAIN GRACE A SA
ère
Reformulez la 1 la 1ère hypothèse. STRUCTURE PARTICULIERE?
hypothèse à la 1- Observation.
forme interrogative Prise de notes.
L’observation porte sur un document montrant l’ultrastructure du VIH.
Travail en vue de sa
individuel vérification. 2- Résultats (voir document 1)
3- Analyse des résultats.
Notez !
Le VIH est constitué d’une couche externe de glycoprotéine (GP120 et GP41)
liée à la membrane plasmique. En dessous de la membrane plasmique, il existe la
protéine 1. A l’intérieur du virus, il y a une 2nde protéine (protéine 2) qui forme
le cœur ou la capside ou le nucléotide. Ce cœur contient la transcriptase inverse
et 2 molécules d’ARN.
4- Interprétation des résultats.
Le VIH est un virus de très petite taille (diamètre de 120 nm).
Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est un rétrovirus c'est-à-dire
un virus à ARN particulier qui peut être transformé en ADN et être intégré à
l’ADN des cellules infectées grâce à la transcriptase inverse (enzyme). Cette
enzyme permet de recopier une molécule d’ARN en molécule d’ADN contenant
l’information nécessaire à la production de centaines de virus.
Sa structure est favorable à l’infection des lymphocytes T4 (LT4) grâce au
GP120 qui est complémentaire au CD4 (protéine membranaire) du lymphocyte
T4.
5- Conclusion
Le VIH infecte l’organisme humain grâce à sa structure particulière.
II- LE VIH INFECTE-T-IL L’ORGANISME HUMAIN SELON UN
MECANISME ?
1- Observation
L’observation porte sur les étapes de l’infection du LT4 par le VIH.
2- Résultats (Voir documents2)
3- Analyse des résultats.

On constate que l'infection du LT4 par le VIH se déroule en plusieurs étapes.


4- Interprétation des résultats.
Le mécanisme de l’infection du LT4 par le VIH se déroule en 5 principales
étapes :

1ère étape : Adsorption du VIH au lymphocyte T4.


Le VIH s’attaque aux cellules dont la membrane porte le récepteur CD4 tels que
les lymphocytes T4. En effet l’enveloppe du virus porte une protéine : le GP120
qui se fixe uniquement au récepteur membranaire CD4.
2ème étape : Injection de l’ARN viral et de la transcriptase inverse.
Après la fixation du VIH aux lymphocytes T4 (LT4), la protéine GP120 perfore
la membrane du lymphocyte et l’enveloppe du VIH fusionne avec la membrane
du LT4. Le matériel génétique du VIH constitué de 2 molécules d’ARN et la
transcriptase inverse sont injectés dans le cytoplasme du LT4.
3ème étape : Transformation de l’ARN proviral en ADN proviral.
La transcriptase inverse une fois dans le cytoplasme permet de copier
l’information génétique de l’ARN proviral sous la forme d’ADN proviral.
4ème étape : Intégration de l’ADN proviral à l’ADN du lymphocyte T4
Une enzyme produite par le virus sectionne l’ADN du LT4 permettant
l’intégration de l’ADN proviral à l’ADN du LT4. Cette étape se déroule dans le
noyau du LT4.
A ce stade, le virus peut subsister à l’état latent dans les LT4 plusieurs années
sans provoquer de maladie. Dans ce cas le sujet est un porteur asymptomatique
ou porteur sain : il est dit séropositif (voir document 3). Il peut transmettre la
maladie. Il faut absolument faire son test de dépistage pour connaître son statut
sérologique. Ce test révèle la présence d’anticorps spécifiques au VIH dans le
sang : les anticorps anti-VIH produit par les lymphocytes B différenciés en
plasmocytes (voir document 3).
5ème étape : Multiplication du VIH.
L’ARN viral est produit par les LT4 à partir de l’ADN. Le virus est reproduit, il
se multiplie et les nouveaux virus formés gagnent le flux sanguin. Les cellules
infectées libèrent de nombreux virus et meurent.
Les nouveaux virus libérés propagent l’infection aux autres lymphocytes T4 non
encore infectés. De plus en plus de lymphocytes T4, qui jouent normalement un
rôle essentiel dans la défense de l’organisme, vont être tués et le système
immunitaire de l’individu se dégrade.
Le VIH provoque donc une désorganisation du système immunitaire qui répond
d’une manière insuffisante (immunodéficience) aux attaques des microbes :
c’est le dysfonctionnement du système immunitaire.
Dans ce cas le sujet devient malade (voir document 3)et présente les symptômes
du SIDA (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise)qui sont :
- l’augmentation persistante du volume des ganglions en divers endroits du corps
accompagnée de fièvre, de diarrhée, de sueurs nocturnes, de pertes de poids,
- l’infection par des champignons, des virus qui provoquent des affections
cutanées et des muqueuses.
- les infections « opportunistes » (acné, candidose buccale, pneumonies, de
diarrhées importantes, sarcome de Kaposi, zona etc.) qui sont souvent
responsables du décès du patient.
5- Conclusion
Le VIH infecte l’organisme humain selon un mécanisme.
III- LE VIH INFECTE L’ORGANISME HUMAIN PAR MANQUE DE
PRECAUTION ?
1- Présentation d’un cas pratique.

Le sida est la première cause de décès chez les adolescents en Afrique et la


deuxième cause de décès chez les adolescents au niveau mondial. Parmi les
populations touchées par le VIH, les adolescents sont le seul groupe pour lequel
les chiffres relatifs à la mortalité ne sont pas en diminution, selon l’Unicef.
En Afrique subsaharienne, la région qui affiche la plus forte prévalence , les filles
sont considérablement plus touchées et comptent pour 7 sur 10 des nouvelles
infections parmi les 15-19 ans.
Le VIH/SIDA est un fléau qui mine notre société, et qui affecte prioritairement et
majoritairement la jeunesse. Celle-ci est vulnérable, adopte des comportements à
risque. Elle manque de connaissances sur le VIH/SIDA, elle est confrontée à des
réalités sociales, des croyances culturelles, des réalités sur les IST et sur les
grossesses.
Ce fléau a des conséquences graves sur la jeunesse : infection aux IST, grossesse
non désirée (ou précoces), prostitution, exclusion scolaire, déchéance morale,
maladies opportunistes, décès par suite du SIDA, vol, viol, prison.
Ils sont donc invités à une prise en charge psychosociale, en vue de mieux
sensibiliser leurs camarades à l'adoption de comportements sains.
Texte adapté
Le texte parle des jeunes face au VIH/SIDA.
2- Résultats (Voir texte)
3-Analyse des résultats.
On constate que les jeunes, facteur de développement sont le plus exposés au
VIH/SIDA par :
-leur vulnérabilité ;
-l’adoption de comportements à risque ;
-le manque de connaissances sur le VIH/SIDA ;
-les réalités sociales ;
-les croyances culturelles ;
-les réalités sur les IST ;
-les réalités sur les grossesses.
Les conséquences de l’infection au VIH sont :
 L’infection aux IST ;
 La grossesse non désirée (ou précoces) ;
 La prostitution ;
 L’exclusion scolaire ;
 La déchéance morale ;
 Les maladies opportunistes ;
 Le décès par suite du SIDA ;
 Le vol ;
 Le viol ;
 La prison.
-Il faut rompre avec ces comportements à risque pour accéder à une vie positive
sans VIH/SIDA.
4-Interprétation des résultats.

Pour une meilleur Prévention des Infections Sexuellement Transmissibles, il


faut :

-Se faire tester par un prestataire de santé pour détecter la présence d’une IST.

-Si le test est positif, obtenir le traitement approprié et informer tout(e)s ses
partenaires sexuel(le)s récent(e)s pour qu’ils ou elles se fassent aussi tester.
-Si un(e) partenaire a une IST, veiller à ce qu’il ou elle se fasse tester et traiter.

-Discuter avec sa ou son partenaire des possibilités de rapports sexuels sans


risque de transmission d’une infection.

-Utiliser le préservatif masculin ou féminin et éviter le contact sexuel propice à


l’infection. Le préservatif protège contre la plupart des IST (y compris le VIH),
mais pas toutes (l’hépatite B).

-Se faire vacciner contre les IST pour lesquelles il existe un vaccin (hépatite B
et certains papillomavirus (HPV)).

Le traitement actuel des malades du SIDA est un traitement antirétroviral (ARV),


combinaison médicamenteuse qui réduit le niveau du VIH dans le sang et ralentit
la destruction du système immunitaire. Ces traitements sont appelés des
antirétroviraux (ARV) ou des trithérapies ou multi-thérapies car ils combinent
l’action de plusieurs molécules antirétrovirales. Il faut préciser que les
antirétroviraux sont parfois responsables d’effets secondaires, parmi lesquels :
nausées, vomissements, fatigue, perte d’appétit, fièvres, diarrhées, réactions
cutanées.
Les ARV ont amélioré la qualité de vie et la longévité de nombreuses personnes
séropositives. Le traitement amoindrit aussi la maladie et la mortalité associées
au sida, stade le plus avancé de l’infection à VIH. Tout le monde ne répond pas
de la même manière aux médicaments. Sans eux, la progression du VIH vers le
sida prend généralement un à 10 ans, et une personne atteinte du sida vit moins
d’un an..
5-Conclusion.

Le VIH infecte l’organisme humain par manque de précaution.

CONCLUSION GÉNÉRALE

Le VIH infecte l’organisme selon un mécanisme grâce à sa structure particulière


et par manque de précaution.
COMPETENCE 3
TRAITER UNE SITUATION
RELATIVE A LA REPRODUCTION
ET A L’HEREDITE
PAGE DE GARDE
CLASSE : Terminale D
COMPETENCE 3: TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA REPRODUCTION ET A L’HEREDITE
THEME 1 : LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES ET CHEZ LES SPERMAPHYTES.
LEÇON 1: LE DEVENIR DES CELLULES SEXUELLES CHEZ LES MAMMIFERES.
DURÉE : 01 semaine

HABILETES CONTENUS
- les étapes de la fécondation chez les mammifères ;
1. Décrire
- l’évolution de l’œuf jusqu’à la nidation.
le schéma :
2. Annoter - des étapes de la fécondation ;
- de l’évolution de l’œuf.
3. Identifier quelques obstacles à la procréation
l’importance de:
4. Dégager - l’insémination artificielle,
- la FIVETE.
5. Déduire les notions de grossesses ; grossesses précoces

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Pour préparer un exposé sur la reproduction chez les mammifères, des élèves de terminale D du Lycée moderne ISSIA, effectuent des recherches à la
bibliothèque de leur établissement. Ils découvrent, dans les documents scientifiques consultés, que la fécondation se déroule en plusieurs étapes et aboutit à
la formation d’un œuf qui évolue. Ils découvrent aussi qu’il existe des techniques pour contourner les obstacles à la procréation. Pour en savoir plus sur ces
phénomènes, ils décident de décrire les étapes de la fécondation et l’évolution de la cellule-œuf, d’identifier quelques obstacles à la procréation et de dégager
l’importance de quelques techniques de procréation.
Matériel Bibliographie
- Documents relatifs : - Biologie Terminale D, Collection J. Escalier.
* aux principales étapes de la fécondation chez les Mammifères ; - Biologie Terminale D, Collection ADN.
* aux étapes de l’évolution de l’œuf jusqu’à la nidation ; - Sciences de la Vie et de la Terre TS, Collection Bordas, Tavernier
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON

MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE


DIDACTIQUES ET (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
DURÉE Supports)
PRESENTATION Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur Rappel
vérifie les prérequis
des élèves.
Texte relatif à
la situation - Présentez la
d’apprentissage situation
d’apprentissage
Travail
individuel
Désigner 2 élèves
pour lire le texte ; Lecture silencieuse
Faites lire le texte
attentivement Le texte parle des
Travail pendant 1 mn. cellules sexuelles et de
collectif leur devenir.
De quoi parle le
texte ? Les cellules sexuelles
Travail interviennent dans la
collectif reproduction chez les
Dégagez le constat ? mammifères en
donnant un œuf.

On doit décrire les


étapes de la fécondation
Travail et l’évolution de la
collectif Face à ce constat, cellule-œuf.
dites ce que vous
faites.
Comment les cellules
sexuelles
interviennent-elles
Travail Posez le problème dans la reproduction Leçon8 :
collectif pour réaliser la chez les mammifères?
tâche ?
COMMENT LES CELLULES SEXUELLES
Prise de notes. INTERVIENNENT-ELLES DANS LA
REPRODUCTIONCHEZ LES MAMMIFÈRES?
Prenez vos cahiers et
Travail notez ce problème
individuel qui constitue le titre
de la leçon 1

DEVELOPPEMENT Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail
collectif Proposez un résumé
introductif qui prend
en compte le constat
et les hypothèses. Elaboration du résumé
introductif Les recherches pour un exposé sur la reproduction chez les
mammifères, ont permis de constater que les cellules sexuelles
Travail Notez dans le cahier. Prise de notes. interviennent dans la reproduction chez les mammifères.
individuel
On peut alors suppose que :
- les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à la fécondation.
- les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à l’évolution d’un œuf.
- les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à certaines techniques

I-LES CELLULES SEXUELLES INTERVIENNENT-ELLES


Travail Reformulez la 1ère Reformulation de la
collectif hypothèse à la forme 1ère hypothèse. DANS LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES
interrogative en vue GRÂCE À LA FECONDATION?
de sa vérification.
Prise de notes. 1- Observation
L’observation porte sur des documents montrant les différentes
Notez ! étapes de la fécondation.
Travail 2- Résultats (voir document 1).
individuel
3- Analyse des résultats
Proposez une Observer des
activité qui permet documents. On distingue 4 principales étapes lors de la fécondation :
de vérifier cette  la migration des gamètes dans les voies génitales ;
Travail hypothèse. Prise de notes  la rencontre des gamètes ;
collectif  la pénétration du spermatozoïde et l’activation de l’ovocyte ;
Notez  la fusion des noyaux.
4- Interprétation des résultats
 la migration des gamètes dans les voies génitales :
Travail
individuel *La migration des gamètes mâles ou spermatozoïdes (voir
document 2) :
A cours de l’accouplement quelques millions de spermatozoïdes
(entre 100 et 400 millions) quittent les testicules, passent
successivement par l'épididyme, les spermiductes et l'urètre puis sont
soit déposés dans l’utérus directement chez les rates et souris, soit
déposés dans le vagin chez la plupart des mammifères. Grâce à leur
flagelle et aux mécanismes de transport rapide (contraction de la
paroi de la trompe et battements des cils vibratiles sous l’influence de
liquide séminal), les spermatozoïdes migrent dans la trompe en moins
de 5 min. Au cours de leur transit dans les voies génitales femelles,
la glaire cervicale (substances riches en glucides et protides (mucus)
sécrétées par la muqueuse utérine à proximité du col ou substances
sécrétées par l’organe génital femelle et baignant le col de l’utérus)
exerce une sélection, entraînant l’élimination de 99% des
spermatozoïdes, pour la plupart anormaux et immobiles (chez la
femme les spermatozoïdes sont projetés au fond du vagin et sur le col
de l’utérus où l’acidité naturelle leur est hostile ; ainsi beaucoup
d’entre eux y meurent). Il existe aussi des cellules phagocytaires qui
détruisent un grand nombre de spermatozoïdes (cellules du soi). Cette
glaire cervicale, abondante et filante en période d’ovulation,
facilite le passage des spermatozoïdes mobiles et elle élimine le
liquide séminal qui renferme des substances inhibitrices de la
fécondation. Pendant leur déplacement dans les voies génitales
femelles, les spermatozoïdes subissent des modifications chimiques
et acquièrent leur pouvoir fécondant : c’est la capacitation (ensemble
des modifications structurales et fonctionnelles des spermatozoïdes
qui préparent la libération des enzymes de l’acrosome). En effet, au
contact de la glaire cervicale, les spermatozoïdes subissent un
phénomène au cours duquel ils perdent leur enduit protéique. Des
remaniements se produisent au niveau de la membrane plasmique de
la tête mettant à nu les enzymes de l’acrosome (vésicule riche en
enzymes, issue de l’appareil de Golgi, coiffant le noyau du
spermatozoïde). Cette capacitation est assurée par les sécrétions des
voies génitales.
*la migration du gamète femelle ou ovocyte II (voir
document 3) :
L’ovocyte II expulsé de l’ovaire à l’ovulation est recueilli dans le
pavillon de la trompe. C’est une grosse cellule dont le noyau est
bloqué en métaphase de 2e division de méiose. Il est accompagné de
son globule polaire. C’est une cellule immobile. L’ovocyte est
transporté jusqu’à l’ampoule (Tiers supérieur de la trompe) grâce aux
contractions de la trompe et aux mouvements des cils vibratiles qui
tapissent la paroi interne de celle-ci. Le gamète femelle s’arrête au
niveau de l’ampoule pendant 72 heures environ. Cet arrêt favorise
l’attente des spermatozoïdes.
 La rencontre des gamètes mâles et femelle (Document 1 fig.
A) : Elle se déroule dans l’ampoule (au tiers supérieur de la
trompe). Le gamète femelle et la masse visqueuse qui l’entoure
(Cumulus oophorus) obstruent le fin canal de la trompe. Cette
masse visqueuse piège les spermatozoïdes qui remontent la
trompe, les cellules folliculaires se rétractent ensuite et amènent
les spermatozoïdes au contact de l’ovocyte.
 La pénétration du spermatozoïde et l’activation de l’ovocyte
(Document 2 fig. B et C) : Au contact de l’ovocyte, le
spermatozoïde s’accole avec la zone pellucide. Cet accolement
avec la zone pellucide déclenche la libération des enzymes
contenues dans l’acrosome (vésicule riche en enzymes, issue de
l’appareil de Golgi et coiffant le noyau du spermatozoïde) :
c’est la réaction acrosomique. Grâce aux actions enzymatiques
(ou des enzymes libérées par l’acrosome) et à la propulsion de
son flagelle, le spermatozoïde traverse la zone pellucide et
pénètre dans l’espace péri ovocytaire. Sa membrane plasmique
fusionne avec celle de l’ovocyte puis pénètre dans le
cytoplasme ovocytaire. La pénétration du spermatozoïde
provoque un réveil physiologique de l’ovocyte qui est donc
activé : on parle d’activation de l’ovocyte ou activation
ovocytaire (ensemble des modifications biochimiques et
structurales qui affectent l’ovocyte après la pénétration du
spermatozoïde). Le réveil physiologique se traduit par la
libération du contenu des granules corticaux dans l’espace péri-
ovocytaire puis la rétraction du cytoplasme. La substance
libérée dans l’espace péri- vitellin modifie la zone pellucide et
la rend imperméable aux autres spermatozoïdes, formant la
membrane de fécondation. Cette imperméabilité empêche la
polyspermie. Au moment où le spermatozoïde pénètre dans
l’ovocyte, il y a la reprise de la 2ème division méiotique bloquée
en métaphase depuis l’ovulation. Ainsi la division équationnelle
se termine par l’émission du 2nd globule polaire. L’ovocyte II
est devenu enfin un ovule.
 La fusion des noyaux ou caryogamie (Document 1 fig. D) :
Le noyau de l’ovule se reconstitue, se réhydrate et gonfle puis
devient le pronucléus femelle. Dans le même temps, le
spermatozoïde abandonne son flagelle et sa pièce intermédiaire.
Son noyau gonfle et devient le pronucléus mâle. Les 2
pronucléi (ou pronucléus) migrent vers le centre de l’ovule en
se rapprochant l’un de l’autre. Les synthèses d’ADN préparant
la division s’effectuent, les 2 pronucléi s’accolent puis les
enveloppes rompent, les chromosomes paternels et maternels se
mélangent : c’est la caryogamie ou amphimixie. La fusion
des noyaux conduit à la formation de l’œuf ou zygote. Le
zygote est la 1ère cellule de l’embryon. La caryogamie entraîne
le rétablissement de la garniture chromosomique diploïde de
l’espèce puis assure le déterminisme chromosomique du sexe.
La diploïdie est rétablie par le mélange des 2 lots haploïdes de
chromosomes apportés par les gamètes paternel et maternel.
La fécondation est la fusion des gamètes mâle et femelle qui
forme l’œuf.
4- Conclusion
Les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à la fécondation qui aboutit à la formation d’un
œuf.
II- LES CELLULES SEXUELLES INTERVIENNENT-ELLES
DANS LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES
GRACE A L’EVOLUTION DEL’ŒUF?
1- Observation
L’observation porte sur un document montrant les étapes de
l’évolution de l’œuf de la fécondation à la nidation.
2- Résultats (Voir document 4)
3- Analyse des résultats
On distingue trois principales étapes lors de de l’évolution de l’œuf :
 la division de l’œuf ;
 la migration de l'œuf de la trompe à l'utérus ;
 la fixation de l’œuf dans l'utérus.
4- Interprétation des résultats.
- Division de l’œuf : Dès que la fécondation s’est réalisée, l’œuf
commence à se diviser.
- Migration de l’œuf : La cellule initiale (zygote) donne 2 cellules,
puis 4, puis 8, puis 16 et ainsi de suite jusqu’à l’obtention d’une
sphère de petites cellules à l’aspect d’une mûre : c’est la
segmentation (ensemble des divisions successives de l’œuf). Cette
sphère de petites cellules toujours enveloppée par la zone pellucide
(zone de substance amorphe provenant des cellules folliculaires et
entourant l’ovocyte) est appelée la morula (stade du développement
embryonnaire constitué d’un amas cellulaire ayant l’aspect d’une
mûre). La membrane de l’ovule permet l’absorption d’éléments
nutritifs contenus dans les sécrétions des trompes. Pendant la
segmentation, l’œuf se déplace et parvient à la cavité utérine au bout
de 4jours après la fécondation, grâce aux contractions de la trompe et
des mouvements des cils vibratiles : c’est la migration (déplacement
de l'œuf le long du trajet allant de l’ampoule de la trompe à la
cavité de l’utérus En parvenant à l’utérus, l’œuf est au stade
morula. La morula qui vit 2 ou 3 jours en vie libre dans la cavité
utérine, s’échappe de l’enveloppe pellucide, poursuit ses divisions et
se creuse d’une cavité et prend le nom de blastocyste (stade du
développement embryonnaire formé d’une sphère creusée d’une
cavité dans laquelle fait saillie le bouton embryonnaire). Les cellules
qui étaient toutes semblables, se différencient et s’organisent.
L’embryon (ou blastocyste) a la forme d’un petit ballon dont la paroi
est formée d’une couche de petites cellules appelée trophoblaste et
dans la cavité est suspendue une masse de cellules plus volumineuses
appelée bouton embryonnaire. Entre le 6e et le 7e jour après la
fécondation, l’embryon s’accole à la muqueuse utérine par son pôle
embryonnaire. A cette période, la muqueuse stimulée par la
progestérone est richement vascularisée et envahie de glandes
sécrétant du mucus et du glycogène. La muqueuse est alors apte à
accueillir l’embryon. Jusque-là le blastocyste a vécu sur ses propres
réserves et aux dépens de sécrétions de la trompe.
- Fixation de l'œuf : Diverses cellules du trophoblaste attaquent la
muqueuse de l’utérus par l’intermédiaire d’une enzyme et y fait son
nid : c’est la nidation. La nidation est la pénétration active et
complète du blastocyste dans l’endomètre, permettant la mise en
place de relations fonctionnelles avec l’organisme maternel. La
nidation prend fin 11 jours après la fécondation puis commence la
gestation. A la fin de la 2e semaine, l'embryon est complètement
entouré par la masse multinucléee percée de lacune remplie de sang.
Lors de la nidation, l’embryon sécrète une hormone (HCG :
Hormone Gonadotrophine Chorionique) qui passe dans le sang
maternel puis empêche la régression du corps jaune et entraîne par
conséquent les sécrétions de quantité croissante de progestérone
indispensable au maintien de l’utérus dans un état favorable à la
poursuite de la grossesse.
5- Conclusion
Les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à l’évolution d’un œuf.

III- LES CELLULES SEXUELLES INTERVIENNENT-ELLES


DANS LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES
GRACE A CERTAINES TECHNIQUES?

A- Techniques d’amélioration des espèces.


1- Technique de l’hybridation.
1.1- Observation
L’observation porte sur une hybridation chez le maïs.
1.2- Résultats (voir document 1)
1.3- Analyse des résultats
Le document montre deux variétés A et B de maïs, avec
lesquelles l’on a procédé à une fécondation croisée après avoir
supprimé (ou annulé ou empêché) l’autofécondation. Cette
fécondation croisée entre les deux variétés de maïs permet
d’obtenir une nouvelle variété de maïs.
Les résultats du tableau montrent que la nouvelle variété C de maïs
issue du croisement entre les variétés A et B produit plus d’épis par
pied, plus de grains et des grains de taille plus importante que ceux
des parents.
1.4- Interprétation des résultats
La nouvelle variété de maïs obtenue après la fécondation
croisée est appelée hybride.
La technique permettant d’obtenir des hybrides est l’hybridation.
L’hybridation consiste en la réalisation artificielle d’une fécondation
croisée entre 2 lignées pure génétiquement différentes.
L’hybridation permet la sélection des plantes vigoureuses lors de la
germination, résistantes aux maladies et à l’inverse possédant des
ressources plus abondantes et de meilleure qualité. Exemple :
Sélection des grosses graines.
L’hybridation peut se réaliser entre 2 espèces différentes. Exemple :
Le triticole issu du croisement du blé et du seigle.
Les hybrides de la 1ère génération sont plus performants : ils ont la
« vigueur hybride ». Ces hybrides sont plus résistants que les variétés
initiales.
L’hybridation comprend trois étapes :
- le choix des variétés parentales : il repose sur le fait que ces
dernières présentent des caractères intéressants complémentaires,
que l’on aimerait retrouver dans la même descendance ;
- la stabilisation des variétés parentales : dans le but de s’assurer
qu’elles transmettront de génération en génération, seulement le
même patrimoine héréditaire, celui qu’on recherche pour être
transmis aux descendants : ces plantes sont dites de lignée pure ;
- l’hybridation proprement dite : elle est fondée sur la fécondation
croisée (ou allogamie) et implique les deux lignées parentales c'est-
à-dire les variétés sélectionnées.
L’hybridation permet d’obtenir des hybrides qui sont des variétés
performantes.
1.5- Conclusion
L’Homme peut améliorer le rendement des espèces par l’hybridation
2- Technique de clonage.
2.1- Observation.
L’observation porte sur le clonage chez les animaux.
2.2- Résultats (Voir document 2).
2.3- Analyse des résultats
Le clonage se réalise en plusieurs étapes chez les animaux.
2.4- Interprétation des résultats
Les techniques qui permettent d’obtenir des clones est le clonage.
Un clone est un ensemble d’individus ou de cellules issues d’une
même cellule et ayant le même patrimoine génétique.
Il existe deux types de clonage chez les animaux. Ce sont :
 Le clonage par transplantation de noyau de cellules
embryonnaires (Doc.2) : des noyaux de cellules
embryonnaires sont transplantés dans des ovules énuclées. Ces
derniers sont ensuite réimplantés dans l’utérus de leur mère
d’origine. Ce type de clonage suit les étapes suivantes :
 Prélever l’œuf chez la vache « d’élite » gestante puis le mettre
en culture dans un milieu convenable,
 Laisser l’œuf se multiplier ou se diviser ou subir plusieurs
mitoses jusqu’au stade 32 cellules,
 Isoler les cellules embryonnaires puis prélever le noyau de
chaque cellule.
 Greffer chaque noyau embryonnaire dans un ovule non
fécondé et énuclée de vache « ordinaire » féconde (au préalable),
 Conserver « in vitro » ces différents œufs obtenus afin de les
distribuer plus tard en les réimplantant dans l’utérus de vaches
« porteuses ».
 Le clonage par transplantation d’embryon (doc. 3) : des
cellules détachées d’embryon (cas d’embryon au stade de 16
cellules) sont implantées directement dans l’utérus de mères
porteuses. Le clonage par transplantation d’embryon consiste
alors à fragmenter l’embryon obtenu après fécondation en
plusieurs cellules embryonnaires et de les conserver pour être
distribué.
D’autres techniques permettent d’obtenir des clones chez les
végétaux :
 La multiplication végétative ou reproduction asexuée (cas
du bouturage) : des organes spécialisés réalisent un bouturage
naturel (tubercule, tige, rameaux rampant ou stolons…). Les
plantes obtenues par bouturage sont identiques à la souche
parentale et forment un clone.
 La multiplication « in vitro » : elle donne très rapidement des
clones de plantes à partir de minuscules fragments d’organes
placés dans des conditions de culture appropriée. Des clones
sont alors produits à partir de fragments de végétaux les plus
petits possibles (tiges, racines, feuilles, étamines, ovaire,
bourgeons…) : on parle de micro bouturage. Ces fragments
étant sensibles aux microorganismes, leur culture exigent des
conditions stériles. Ainsi des milliers de cultures mis au point
par tâtonnement (chaque végétal a ses exigences propre)
apportent des substances nutritives indispensables (éléments
minéraux, sucre, hormones végétales, vitamines).
Le clonage thérapeutique existe chez l’homme (Document 4
figures A et B).
Ce type de clonage consiste à un transfert de noyau d’une cellule de
malade dans un ovule humain non fécondé et énucléé. L’embryon
cloné, cultivé in vitro, donnera plus tard divers tissus qui pourront
être transplantés chez le malade donneur du noyau.
Le clonage est une technique d’amélioration applicable à l’homme
dans un but thérapeutique.
Chez les animaux et les végétaux il permet de multiplier une variété
performante.
2.5- Conclusion
L’Homme peut améliorer le rendement des espèces par le clonage.
3- Technique de l’insémination artificielle.
3.1- Observation
L’observation porte sur une insémination artificielle chez les bovins.
3.2- Résultats (voir document 5)
3.3- Analyse des résultats
L’insémination artificielle se pratique chez les bœufs.
3.4- Interprétation des résultats
L’insémination artificielle est la méthode de procréation
médicalement assistée qui consiste à déposer artificiellement du
sperme dans le vagin.
Elle se pratique chez les animaux dans le but d’obtenir une espèce
améliorée.
Chez l’espèce humaine, on distingue l’insémination avec le sperme
de donneur (IAD) et l’insémination artificielle avec le sperme du
conjoint (IAC).
L’insémination artificielle qui s’est développée avec la découverte de
la conservation des spermatozoïdes à -196°C (congélation dans de
l’azote) se fait avec le sperme du conjoint (IAC) ou avec le sperme
d’un donneur (IAD).
L’IAC est peu pratiquée sauf dans le cas d’homme impuissants ou
hypofertiles. Dans ce cas, on prélève la 1ère portion de l’éjaculat qui
est plus riche en spermatozoïdes. Cette méthode répond
principalement à trois types de stérilités :
- celles qui sont liées à des problèmes lors des rapports sexuels,
- celles qui sont dues à des déficiences des spermatozoïdes,
- celles dont l'origine est à rechercher au niveau du col utérin et,
notamment, de la glaire cervicale
L’IAD répond à une stérilité masculine (sperme déficient, ligature
des canaux déférents) ou à des cas de risques génétiques graves. Trois
règles d'or président à leur fonctionnement :
- le don est anonyme et gratuit ;
- le donneur doit être âgé de moins de 45 ans et avoir déjà eu au
moins un enfant ;
- le consentement de l'épouse du donneur est nécessaire.
Ce sperme, ainsi recueilli, est congelé et se présente alors sous forme
de « paillettes ». Ce sont ces dernières que le médecin disposera au
niveau du col de l'utérus.
L’insémination artificielle (IAD ou IAC) a lieu au moment de
l’ovulation.
L’insémination artificielle permet à des couples stériles ou peu
fertiles de procréer.
3.5- Conclusion
L’insémination artificielle se pratique chez les animaux et les
humains avec des objectifs différents.
4- Fécondation in vitro et transfert d'embryon (FIVETE).
4.1- Observation
L’observation porte sur la fécondation in vitro.
4.2- Résultats (Voir document 6).
4.3- Analyse des résultats
Les étapes de la fécondation in vitro et transfert d’embryon sont :
 le prélèvement de l’ovocyte mature,
 la fécondation in vitro,
 la réimplantation de l’embryon dans l’endomètre
hypertrophié de l’utérus.
4.4- Interprétation des résultats
La fécondation in vitro et transfert d’embryon (FIVETE) est
une technique de procréation médicalement assistée qui consiste à
recueillir un ou plusieurs ovocytes (ou ovules) chez une femme (ou
femelle) après réalisation d’un cycle hormonal artificiel, à les
féconder au laboratoire (dans des tubes à essai). Après culture des
œufs obtenus on procède à l’implantation des embryons dans l’utérus
d’une mère porteuse.
La FIVETE se pratique chez les femmes stériles dues à
l’obstruction des trompes que la chirurgie ne peut résoudre ou dans le
cas des mâles atteints d’oligospermie.
L'ovule est prélevé à la surface de l'ovaire, lorsqu'il est à maturité,
juste avant qu'il ne soit expulsé. L'opération s'effectue sous
échographie ou au cours d'une cœlioscopie. Ensuite, l'ovule est placé
dans une éprouvette, et mis en contact avec du sperme qui doit avoir
été recueilli le jour même du prélèvement de l'ovule. Enfin, lorsque
l'ovule est fécondé, il est réintroduit dans l'utérus, habituellement au
bout de deux jours.
D'autres techniques dérivées de la FIVETE sont actuellement
développées, avec pour objectif, notamment, que la fécondation se
déroule toujours à l'endroit habituel, la trompe, mais en « apportant »
ovule et spermatozoïdes (document 7).
La FIVETE permet aussi de multiplier la descendance d’une vache de
bonne qualité.
4.5- Conclusion
La FIVETE est pratiquée dans le cas de stérilité de la femme ou
de l’homme. Pratiquées chez les animaux, ces techniques permettent
d’améliorer leur rendement.
CONCLUSION GENERALE
Les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à la fécondation qui aboutit à la formation d’un
œuf ou cellule-œuf qui évolue. Certaines techniques permettent
d’améliorer les espèces la transmission des caractères héréditaires
performants.
PAGE DE GARDE
CLASSE : Terminale D
COMPETENCE 3: TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA REPRODUCTION ET A L’HEREDITE.
THÈME 1: LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES ET CHEZ LES SPERMAPHYTES.
LEÇON 2: LE CYCLE SEXUEL CHEZ LA FEMME.
DURÉE : 02 semaines.

HABILETES CONTENUS
1. Décrire les cycles utérin et ovarien de la femme.
2. Annoter les schémas des cycles utérin et ovarien
3. Identifier Quelques règles d’hygiène et de santé menstruelles
- la détermination des cycles sexuels ;
2. Expliquer
-le mécanisme de la régulation du cycle ovarien
3. Réaliser le schéma fonctionnel et simplifié de la régulation des cycles chez la femme
4. Déduire les notions de : hormone, rétro-contrôle ou feed-back

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Une élève en classe de quatrième au lycée moderne d’Agboville, contracte une nouvelle grossesse. À ses camarades de quartier, en classe de terminale D qui
lui reprochent cette situation, elle leur répond qu’elle ne sait pas éviter les grossesses. Pour comprendre son état de grossesses et l’aider à les éviter, ces
élèves décident de décrire les cycles sexuels de la femme, d’expliquer le fonctionnement des organes sexuels, de dégager le mode d’action de la pilule
contraceptive et l’impact de la contraception enfin, d’identifier les règles d’hygiène et de santé menstruelles.
Matériel Bibliographie
- Documents relatifs : - Biologie Terminale D, Collection J. Escalier.
* aux cycles sexuels chez la femme ; - Biologie Terminale D, Collection ADN.
* à des résultats expérimentaux ; - Sciences de la Vie et de la Terre TS, Collection Bordas, Tavernier
* à la régulation des cycles sexuels ;
 Quelques règles d’hygiène et de santé menstruelles
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON
MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE
DIDACT. ET (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
DURÉE Supports)
PRESENT. Par un jeu de
questions/réponses,
(5 min) le professeur Rappel
vérifie les
prérequis des
Texte relatif à la élèves.
situation
d’apprentissage - Présentez la
situation
Travail d’apprentissage
individuel

Désigner 2 élèves Lecture silencieuse


pour lire le texte ;
Faites lire le texte
Travail collectif attentivement
pendant 1 mn.

Travail collectif De quoi parle le Le texte parle du


texte ? cycle sexuel chez
la femme
Travail collectif
Dégagez le constat ? La méconnaissance
des cycles sexuels
chez la femme

Face à ce constat,
On doit décrire les
dites ce que vous
cycles sexuels de la
Travail collectif faites.
femme, d’expliquer
la régulation du
fonctionnement
des organes sexuels
et le mode d’action
Travail Posez le problème de la pilule
individuel pour réaliser la contraceptive.
tâche ?

comment le cycle Leçon 2 :


sexuel fonctionne-
Prenez vos cahiers et il chez la femme ? COMMENT LE CYCLE SEXUEL FONCTIONNE-IL
notez ce problème CHEZ LA FEMME ?
qui constitue le titre
de la leçon 1

DEVELOP. Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail collectif

Proposez un résumé Le jeune élève de 4e qui est tombé enceinte après avoir eu des rapports sexuels
introductif qui prend Elaboration du avec un jeune garçon de 5e, a permis de constater que les organes sexuels
en compte le constat résumé introductif fonctionnent chez l’homme.
Travail et les hypothèses. On peut alors suppose que :
individuel Prise de notes. - le cycle sexuel chez la femme fonctionne de façon cyclique.
- le cycle sexuel chez la femme fonctionne grâce à une régulation.
Notez dans le cahier. -le cycle sexuel chez la femme fonctionne sous l’action de pilules
contraceptives.

Reformulez la 1ère Reformulation de I- LE CYCLE SEXUEL CHEZ LA FEMME FONCTIONNE-T-IL DE


hypothèse à la la 1ère hypothèse. FAÇON CYCLIQUE?
forme interrogative 1- Observation
en vue de sa L’observation porte sur les cycles sexuels chez la femme.
vérification. Prise de notes. 2- Résultats (voir document 1).
3- Analyse des résultats.
Travail collectif Notez !
 CYCLE DES HORMONES HYPOPHYSAIRES :
Les courbes traduisent la variation des taux des hormones hypophysaires au
Observer des cours d’un cycle de 28 jours.
Proposez une documents. De 0 à 14 jours (phase folliculaire) :
activité qui permet Avant le 14e jour, le taux de LH augmente lentement puis atteint brusquement
Travail de vérifier cette Prise de notes un pic au 13e jour (19 mui/ml de plasma). Quant au taux de FSH, il augmente
individuel hypothèse. légèrement puis diminue avant d’atteindre brusquement un pic au 13e jour
(7mui/ml de plasma).
Notez De 14 à 28 jours (phase lutéinique) :
Les taux de LH et FSH chutent brusquement puis retrouvent progressivement
Travail collectif leur valeur initiale vers le 28e jour puis un nouveau cycle de 28 jours
recommence.
 CYCLE OVARIEN :
Travail Le cycle ovarien est caractérisé par une évolution cyclique des follicules
individuel ovariens. Ce cycle se déroule en 3 phases :
 la phase folliculaire ou phase pré-ovulatoire au cours de
laquelle il y a une croissance des de quelques follicules,
 la phase ovulatoire avec l’expulsion de l’ovocyte II suite à la
rupture de la paroi du follicule mûr,
 la phase lutéinique ou phase post-ovulatoire au cours de
laquelle il y a formation puis régression du corps jaune.
 CYCLE DES HORMONES OVARIENNES :
Les courbes traduisent la variation des hormones ovariennes (œstrogènes et
progestérone) au cours d’un cycle de 28 jours.
De 0 à 14 jours (phase folliculaire) :
Le taux des œstrogènes augmente et atteint un pic le 13e jour (320pg/ml). Quant
à la progestérone, son taux est quasiment nul.
De 14 à 28 jours (phase lutéinique) :
Le taux des œstrogènes chute brusquement et atteint (80pg/ml) augmente
légèrement puis retrouve sa valeur initiale après une légère chute en fin de cycle
(60pg/ml).
Le taux de progestérone augmente fortement et atteint un pic (10ng/ml) vers le
21e jour puis chute brutalement et retrouve sa valeur initiale en fin de cycle.
 CYCLE UTERIN :
Le cycle utérin est caractérisé par une modification cyclique de la muqueuse
utérine. Ces modifications se produisent parallèlement aux phases du cycle
ovarien.
Ainsi pendant la phase pré-ovulatoire (de 0 à 14 jours), l’endomètre qui était
détruit presque totalement au cours de la menstruation se reconstitue et
s’épaissit progressivement.
Au cours de la phase lutéinique (de 14 à 28 jours), la muqueuse utérine
continue de s’épaissir. Lorsque l’épaississement devient maximal, la muqueuse
présente l’aspect d’une dentelle : c’est la dentelle utérine. En fin de cycle, la
muqueuse subit une desquamation et de nouvelles règles apparaissent. C’est le
début d’un nouveau cycle.
4- Interprétation des résultats
 CYCLE DES HORMONES HYPOPHYSAIRES :
La FSH (Hormone de stimulation folliculaire ou Hormone
folliculostimulante) est une hormone sécrétée par l’antéhypophyse. Le taux de
FSH augmente pendant la phase folliculaire car elle assure la maturation des
follicules. Elle stimule la sécrétion des œstrogènes (Hormone ovarienne). Le
taux de FSH baisse pendant la phase lutéinique sous l’action du corps jaune.
La LH (Hormone lutéinisante) est aussi sécrétée par l’antéhypophyse. Elle
présente un pic très prononcé car elle déclenche l’ovulation et entretient la
sécrétion des œstrogènes par les follicules et la sécrétion de progestérone par les
cellules lutéales.
Les hormones hypophysaires jouent un rôle dans la maturation des follicules et
dans production des hormones ovariennes.
 CYCLE OVARIEN :
La phase pré-ovulatoire ou phase folliculaire : Elle dure 12 à 17 jours. Elle se
caractérise par la croissance rapide de quelques jeunes follicules cavitaires dont
l’évolution était bloquée depuis la vie fœtale. Un des follicules achève sa
croissance, les autres dégénèrent. La phase folliculaire se termine par
l’ovulation.
La phase ovulatoire : Elle correspond à la libération de l’ovocyte II.
La phase post-ovulatoire ou phase lutéinique : Elle dure 13 à14 jours c’est-à-
dire jusqu’aux règles (menstrues) suivantes et correspond au développement du
corps jaune. Le corps jaune est le résultat de la transformation du follicule après
l’ovulation. Les cellules de la granulosa et de la thèque interne se chargent d’un
pigment : la lutéine. Le corps jaune régresse s’il n’y a pas eu de fécondation et
un autre cycle ovarien recommence. Dans cette phase, le fonctionnement
ovarien est caractérisé par le développement de l’activité du corps jaune.
 CYCLE DES HORMONES OVARIENNES :
Au cours de la phase folliculaire, les œstrogènes (œstradiol) sont produits par
la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien. Au fur et à mesure que
le follicule croît les cellules de la thèque interne et de la granulosa se multiplient
ce qui entraîne une augmentation du taux d’œstrogènes (œstradiol). En fin de
phase folliculaire, le taux d’œstrogènes (œstradiol) augmente rapidement et
atteint un pic car le follicule est en fin de croissance.
A partir de l’ovulation, les cellules de la thèque interne et de la granulosa
sécrètent de moins en moins les œstrogènes. Après l’ovulation, se forme le
corps jaune. Les cellules lutéales du corps jaune sécrètent la progestérone. Le
taux de progestérone est de plus en plus important pendant la croissance du
corps jaune. En absence de fécondation le corps jaune régresse, ce qui entraîne
la chute du taux de progestérone.
Les hormones ovariennes (œstrogènes et progestérone) sont produites par la
thèque interne, la granulosa et les cellules lutéales.
 CYCLE UTERIN :
Pendant la phase folliculaire, la muqueuse utérine ou endomètre, presque
totalement détruit au cours de la menstruation, se reconstitue à partir des
fragments épithéliaux puis s’épaissit progressivement. Les glandes en tube
apparaissent, se ramifient. Parallèlement, la vascularisation sanguine se
développe.
Pendant la phase lutéinique, l’endomètre et s’épaissit, prolifère, forme une
dentelle utérine ou dentelle endométriale (muqueuse à l’aspect de dentelle), il y
a accroissement de l’irrigation sanguine (les artérioles se spiralisent entre les
glandes en tube) et la baisse des contractions utérines. Les glandes alimentées
par les vaisseaux sanguins, devenues tortueuses et ramifiées, sécrètent du
mucus et du glycogène. L’endomètre présente une structure favorable à
l’accueil du jeune embryon. A ce titre l’on qualifie également la phase
lutéinique de phase progestative. En absence de nidation, la structure de
l’endomètre se délabre : c’est la menstruation et le début d’un nouveau cycle.

Les menstrues observées lors du cycle sexuel chez la femme et qui traduisent la
maturité et le fonctionnement des ovaires sont des écoulements de sang par le
vagin qui surviennent chaque mois chez la jeune fille à partir de 12 ans
(quelques rare fois plus tôt : 9 ans). .

L’apparition des menstrues chez la femme nécessite des mesures d’hygiène


particulière appelée hygiène menstruelle : toilette régulière simple et
rigoureuse avec de l’eau et du savon doux, port de lingettes jetables ou tissu
propre…
L’hygiène menstruelle désigne l’ensemble des dispositions pour maintenir le
corps propre et en bonne santé pendant la période des menstrues. Elle se fait au
niveau de la partie externe d’avant en arrière et finir par la région anale, pour
éviter le passage des germes de l’anus vers le vagin. En outre, il faut éviter de
mettre les doigts dans le vagin, d’utiliser des poires, des antiseptiques/savon
agressif, des parfums,

4- Conclusion
Le cycle sexuel chez la femme fonctionne de façon cyclique

II-LE CYCLE SEXUEL CHEZ LA FEMME FONCTIONNE-T-IL GRÂCE A


UNE REGULATION?
A- Organes sexuels femelles.
1- Présentation des expériences.
- Expérience 1 : On pratique l’ablation, la greffe et l’injection d’extraits
d’ovaires.
- Expérience 2 : On pratique l’ablation, la greffe et l’injection d’extraits
d’hypophyse.
- Expérience 3 : On pratique la lésion de l’hypothalamus, la stimulation
électrique de certaines zones hypothalamiques, la greffe d’un fragment
d’hypophyse près de l’hypothalamus et la section des vaisseaux sanguins reliant
l’hypothalamus à l’hypophyse.
- Expérience 4 : On pratique l’ovariectomie bilatérale chez une rate adulte.
On introduit chez une autre rate une petite quantité ou une forte dose
d’œstrogènes dans l’hypothalamus.
2- Résultats (Voir documents 2, 3, 4 et 5)

3- Analyse des résultats


- Lorsqu’on pratique l’ablation des ovaires, il n’y a aucun développement de la
muqueuse utérine alors que la greffe d’ovaires sous la peau et l’injection
d’extraits ovariens entrainent respectivement un développement cyclique de la
muqueuse utérine et un développement de la muqueuse utérine sans variation
cyclique.
- L’ablation de l’hypophyse entraine l’atrophie des ovaires et l’arrêt du cycle
ovarien alors que l’injection d’extraits ou la greffe de l’hypophyse entraine la
maturation folliculaire, l’ovulation et la formation du corps jaune.
- La lésion de l’hypothalamus et la section des vaisseaux sanguins reliant
l’hypothalamus à l’hypophyse entrainent l’atrophie des ovaires et l’arrêt du
cycle ovarien alors que la stimulation électrique de certaines zones de
l’hypothalamus et la greffe d’hypophyse à un animal hypophysectomisé
entrainent la production de LH et l’ovulation.
- L’ovariectomie bilatérale entraine une hypertrophie de l’hypophyse et une
augmentation du taux des gonadostimulines (FSH et LH).
L’introduction de petites quantités d’œstrogènes dans l’hypothalamus entraine
une baisse du taux de FSH et une atrophie des ovaires alors que de fortes doses
d’œstrogènes entrainent une sécrétion accrue de LH.
4- Interprétation des résultats.
- La thèque interne et la granulosa des follicules ovariens sécrètent des
hormones ovariennes, les œstrogènes, parmi lesquelles l’œstradiol est celle
dont l’activité biologique est la plus importante.
Le corps jaune sécrète la progestérone ‘et un peu d’œstradiol) pendant la
phase lutéale.
L’ovaire agit grâce à ces hormones sur l’utérus. L’œstradiol est responsable de
la prolifération de la muqueuse utérine et de la sécrétion d’une glaire abondante
et filante au moment de l’ovulation. Il stimule la contraction utérine.
La progestérone prépare l’utérus à la gestation en accentuant les modifications
de la muqueuse utérine (endomètre), le rendant sécrétoire et inhibant les
contractions du muscle utérin.
- L’hypophyse contrôle le fonctionnement de l’ovaire par l’intermédiaire de
deux hormones appelées gonadotrophines :
 la FSH (Hormone folliculostimulante ou Hormone de stimulation
folliculaire) qui assure la maturation des follicules et commande la
sécrétion des œstrogènes (œstradiols),
 la LH (Hormone lutéinisante) qui déclenche l’ovulation et provoque la
transformation du follicule rompu en corps jaune.
Des dosages sanguins montrent l’évolution cyclique de ces gonadotrophines qui
commandent l’évolution des follicules ovariens et les synthèses hormonales au
niveau de l’ovaire (voir document 5).
- L’hypothalamus agit sur l’hypophyse par l’intermédiaire d’une neurohormone
appelée GnRH (Hormone de libération des gonadotrophines ou
Gonadolibérine). Cette neurohormone libérée par certains neurones
hypothalamiques intervient par voie sanguine sur l’hypophyse.
- L’hypertrophie de l’hypophyse suite à l’ablation des ovaires et la variation des
taux de FSH et LH en présence de petites quantités ou de fortes doses
d’œstrogènes montrent que les hormones ovariennes influencent directement la
sécrétion des gonadotrophines hypophysaires.
Le complexe hypothalamo-hypophysaire décèle les variations du taux des
hormones ovariennes (œstrogènes et progestérone) qui exercent une rétroaction
ou un rétrocontrôle ou encore un feed back sur ce complexe. Ce
rétrocontrôle peut être négatif ou positif :
- le rétrocontrôle est dit négatif lorsque la hausse du taux des hormones
ovariennes dans le sang freine la sécrétion des gonadotrophines et à l’inverse,
une chute du taux de ces hormones ovariennes entraîne une hypersécrétion des
gonadostimulines.
La rétroaction négative exercée par l’ovaire sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire tend à amortir les variations des taux hormonaux par une
autorégulation.
- le rétrocontrôle est dit positif lorsque la hausse du taux des œstrogènes dans
le sang entraine une sécrétion accrue des gonadotrophines (FSH et LH).
Ces pics s’observent juste avant l’ovulation (13e jour). Ceci montre que
l’autorégulation n’est pas assurée à certaines périodes du cycle. Les cellules
hypophysaires sont sensibilisées par les doses élevées d’œstradiols puis en
présence de GnRH, les sécrétions de gonadotrophines atteignent leur pic. C’est
le pic de LH qui provoque l’ovulation.(Voir document 6 : Schéma de la
régulation des cycles sexuels).
5- Conclusion
Les ovaires exercent un rétrocontrôle sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire par l’intermédiaire des hormones ovariennes.
B- Organes sexuels mâles.
1- Présentation des expériences.
Expérience1 : On détruit l’hypophyse antérieure (hypophysectomie) chez un rat
adulte non stérile.
Expérience 2 : On injecte de la LH dans le sang d’un rat adulte non stérile
hypophysectomisé.
Expérience 3 : On pratique la castration (ablation des testicules) chez un rat
adulte non stérile.
Expérience 4 : On introduit de petites quantités de testostérone dans
l’hypothalamus d’un rat adulte non stérile.
2- Résultats
- Arrêt de la spermatogenèse, atrophie des cellules de Leydig, régression des
caractères sexuels secondaires.

- Augmentation du débit de la testostérone dans la veine spermatique, reprise de


la spermatogenèse.

- Augmentation du taux sanguin des gonadostimulines (FSH et LH)


- Atrophie des testicules, arrêt de la sécrétion des gonadostimulines (FSH et
LH).
3- Analyse des résultats
- L’hypophysectomie du rat adulte entraine l’arrêt de la spermatogenèse,
l’atrophie des cellules de Leydig et la régression des caractères sexuels
secondaires.
-L’injection de LH dans le sang du rat hypophysectomisé entraine une
augmentation du débit de la testostérone dans la veine spermatique, reprise de la
spermatogenèse.
- La castration chez un rat adulte entraine une augmentation du taux sanguin des
gonadostimulines.
- L’introduction de petites quantités de de testostérone dans l’hypothalamus
entraine l’atrophie des testicules et l’arrêt de la sécrétion des gonadostimulines.
4- Interprétation des résultats.
L’hypophyse sécrète des gonadotrophines (FSH et LH) :
-La FSH sécrétée par l’antéhypophyse active la spermatogénèse par
l’intermédiaire des cellules de Sertoli. Les cellules de Sertoli produisent des
protéines indispensables à la réception de la testostérone par les cellules de la
lignée sexuelle ou lignée spermatogénétique.
- La LH active la libération de la testostérone en stimulant les cellules de
Leydig. Cette stimulation des cellules de Leydig est indispensable à la
production de testostérone par celle-ci (les cellules de Leydig).
L’hypothalamus agit sur l’hypophyse par l’intermédiaire d’une neurohormone,
la GnRH ou gonadolibérine. La gonadolibérine est une hormone libérée dans le
sang par l’extrémité des axones de neurones se trouvant au niveau de
l’hypothalamus. La GnRH libérée dans le sang sera véhiculée jusqu’à
l’hypophyse antérieure et déclenche la libération des gonadotrophines.
L’hypophyse et l’hypothalamus forment un complexe de commande : le
complexe hypothalamo-hypophysaire. Ce complexe agit sur le
fonctionnement des testicules.
L’hypophyse agit sur le fonctionnement des testicules par voie hormonale.
L’augmentation du taux sanguin des gonadostimulines après castration du rat
montre que les testicules contrôlent l’activité de l’hypophyse en le freinant. Ce
contrôle se fait par l’intermédiaire de la testostérone.
Une forte dose de testostérone dans le sang est détectée par les neurones
sécréteurs de GnRH grâce aux récepteurs spécifiques qu’ils possèdent. Cette
forte dose inhibe l’activité de ces neurones et entraîne l’arrêt de la sécrétion de
GnRH et par conséquent celle des gonadostimulines. La testostérone exerce en
permanence un effet modérateur sur le complexe hypothalamo-hypophysaire :
c’est le rétrocontrôle négatif (voir document 7 : Schéma de la régulation des
fonctions testiculaires).
Le rétrocontrôle négatif assure une autorégulation des productions d’hormones.
Ainsi les écarts (hausse ou baisse d’un des taux hormonaux) par rapport aux
valeurs de référence sont automatiquement corrigés.
La production de gonadostimulines chez l’homme ne subit pas de variation
cyclique régulière, elle est continue.
5- Conclusion
Les testicules fonctionnent sous l’influence du complexe hypothalamo-
hypophysaire et agissent par rétrocontrôle sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire.
C- Conclusion
Les organes sexuels chez l’homme fonctionnent grâce à une régulation.

III- LE CYCLE SEXUEL CHEZ LA FEMME FONCTIONNE-T-IL SOUS


L’ACTION DE PILULES CONTRACEPTIVES ?
1- Présentation du texte.
Dans les pays développés, la plupart des couples souhaitent choisir le moment
de la conception.
Les qualités que l’on doit attendre d’un bon contraceptif sont l’efficacité,
l’innocuité, la réversibilité.
La France se distingue par l’utilisation massive de la pilule. Son mode
d’administration la fait qualifier de contraception orale ; son mode d’action est
chimique, car elle agit sur le corps tout entier.
La pilule, expérimentée en 1954 à porto Rico par le médecin américain Pincus,
était fortement dosée ; les pilules actuelles le sont beaucoup moins et sont très
diversifiées :
- Les pilules combinées :
Les 21 comprimés contiennent tous un produit œstrogène associé à un produit
progestatif. Ce sont les pilules les plus fréquemment prescrites. Elles possèdent
trois verrous de sécurité : blocage de l’ovulation, glaire cervicale rendue
imperméable et atrophie de l’endomètre. Leur efficacité est donc excellente.
- Les pilules progestatives seules (micropilules) :
Les 28 comprimés ne contiennent qu’un composé, le progestatif. Leur efficacité
ne repose que sur deux verrous : glaire cervicale imperméable et muqueuse
utérine « pauvre ».
- Les pilules séquentielles :
Les premiers comprimés ne contiennent que des œstrogènes, les derniers un
mélange d’œstrogène et de progestatifs. Elles possèdent un seul verrou de
sécurité, l’inhibition de l’ovulation, et ne sont prescrite qu’exceptionnellement
et pendant une courte durée.
Extrait de Biologie Terminale D,
Collection ADN, p.359-361.
2- Résultats
(voir texte et documents 7 et 8)
3- Analyse des résultats
La pilule est utilisée comme moyen de contraception. Elle a un mode d’action
chimique. On distingue plusieurs types de pilules :
- Les pilules combinées ;
- Les pilules progestatives seules (micropilules) ;
- Les pilules séquentielles.
4- Interprétation des résultats.
Les pilules sont des comprimés contenant des hormones ovariennes de synthèse
(stéroïdes de synthèse) que la femme doit prendre quotidiennement par voie
orale pour obtenir une contraception efficace.
La contraception désigne l’ensemble des moyens visant à empêcher qu’un
rapport sexuel entraine une grossesse.
La pilule modifie l’équilibre hormonal qui règle les cycles utérin et ovarien
(voir document 7)
En effet, une absorption régulière de pilules entraîne une augmentation du taux
des hormones ovariennes de synthèse dans le sang. L’élévation du taux de ces
hormones exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire en provoquant une inhibition de la sécrétion des gonadostimulines
(FSH et LH) par l’hypophyse antérieure. Le faible taux de FSH est insuffisant
pour induire le développement des follicules donc la quantité d’œstrogènes
demeure aussi très faible. Par conséquent les pics de LH sont supprimés d’où
l’absence d’ovulation chez la femme qui prend des pilules: on parle
d’anovulation.
Les pilules agissent à d’autres niveaux dans l'organisme de la femme (voir
document 8) :
- au niveau de la glaire cervicale en la rendant imperméable aux
spermatozoïdes (action anti-glaire cervicale) ;
- au niveau de l’endomètre qui devient impropre à la nidation ou en provoquant
l’expulsion de l’embryon (action anti-nidation).
-au niveau de la voie sanguine en agissant sur les ovaires afin de bloquer la
production des ovules
Cette méthode contraceptive (prise de pilule) présente plusieurs avantages :
-le planning familial : le couple aura le nombre d’enfants qu’il veut au moment
où il le désire. Il peut planifier au mieux les besoins de ses enfants (nourritures,
éducation, vêtements…), le couple dispose également de plus de temps pour
être ensemble et avec les enfants.
-La préservation de la santé de la mère.

-La réduction des grossesses à risque (grossesses précoces, tardives ou


rapprochées) et des grossesses non désirées.

Ainsi, la pilule agit par rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-


hypophysaire.
5- Conclusion
le cycle sexuel chez la femme fonctionne sous l’action de pilules contraceptives.
CONCLUSION GENERALE
le cycle sexuel chez la femme fonctionne de façon cyclique, grâce à une
régulation et sous l’action de pilules contraceptives.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 3: TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA REPRODUCTION ET A L’HEREDITE.
THÈME 1: LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES ET CHEZ LES SPERMAPHYTES.
LEÇON 3:LA REPRODUCTION CHEZ LES SPERMAPHYTES.
DURÉE : 02 semaines.
HABILETES CONTENUS
- la formation du grain de pollen ;
1. Expliquer - la formation du sac embryonnaire ;
- la formation de la graine et du fruit.
2. Schématiser les étapes de la formation du grain de pollen et du sac embryonnaire;
le schéma de :
- la coupe transversale de l'anthère ;
3. Annoter - l’ovule.
- la coupe transversale de l'ovaire.
- la double fécondation.
4. Déduire les notions de : albumen, œuf accessoire, œuf principal.
SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Dans le cadre des activités coopératives, les élèves de la TD du Lycée Moderne d’Abobo, sèment des graines de gombo. Ces graines donnent des plantes qui fleurissent et
produisent des fruits. Pendant la récolte, les élèves découvrent des fruits ouverts contenant des graines. Curieux de comprendre la reproduction chez les plantes à fleurs, ils
décident alors d’expliquer le mécanisme de formation de ces graines.
Matériel Bibliographie
- Une plante portant des fleurs (et des fruits) ; - Biologie Terminale D, Collection J. Escalier.
- Documents relatifs : - Biologie Terminale D, Collection ADN.
 à la coupe longitudinale d’une fleur ; - Sciences de la Vie et de la Terre TS, Collection Bordas, Tavernier
 à la coupe transversale de l’anthère ;
 aux étapes de la formation du grain de pollen ;
 à une coupe de grain de pollen ;
 à la coupe transversale de l’ovaire ;
 aux étapes de la formation du sac embryonnaire ;
 aux différents types d’ovules ;
 à la germination du grain de pollen ;
 à la double fécondation ;
 à la formation de la graine.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON
MOMENTS STRATÉGIES ACTIVITÉS DU ACTIVITÉS DE TRACE ÉCRITE
DIDACT. ET (Techniques / PROFESSEUR L’ELEVE
DURÉE Supports)
PRESENTATION Par un jeu de
questions/réponses, le Rappel
(5 min) professeur vérifie les
prérequis des élèves.
Texte relatif à la
situation - Présentez la situation
d’apprentissage d’apprentissage

Travail individuel Désigner 2 élèves pour


lire le texte ;
Faites lire le texte
attentivement pendant 1 Lecture silencieuse
mn.
Travail collectif Le texte parle de la
De quoi parle le texte ? reproduction chez
les plantes à fleurs.
Dégagez le constat ?
Travail collectif Les plantes à fleurs
Face à ce constat, dites ce se reproduisent.
que vous faites.
On doit expliquer le
Travail collectif Posez le problème pour mécanisme de
réaliser la tâche ? formation des
graines.
Prenez vos cahiers et
Travail collectif notez ce problème qui Comment les plantes
constitue le titre de la à fleurs se
leçon 3 reproduisent-elles?

Travail individuel
Prise de notes. Leçon 3 :

COMMENTLES PLANTES A FLEURS


DEVELOPPEMEN
SE REPRODUISENT-ELLES?
T
Brainstorming Formulez des hypothèses
en vue de résoudre le Emission des
…… min problème posé hypothèses

Travail collectif
Proposez un résumé
introductif qui prend en
compte le constat et les
hypothèses. Elaboration du
résumé introductif
Travail individuel Notez dans le cahier. Le constat fait par des élèves qui sèment des graines de gombo
Prise de notes. donnant des plantes qui fleurissent, a permis de constater que les
plantes à fleurs se reproduisent.
On peut alors suppose que :
- les plantes à fleurs se reproduisent grâce à des organes sexuels.
- les plantes à fleurs se reproduisent à partir de la graine.

Reformulez la 1ère Reformulation de la I-LES PLANTES A FLEURS SE REPRODUISENT-ELLES


hypothèse à la forme 1ère hypothèse. GRACE A DES ORGANES SEXUELS?
interrogative en vue de sa
A- Organisation générale de la fleur.
vérification.
Prise de notes. 1- Observation
L’observation porte sur un document montrant l’organisation
générale de la fleur épanouie d’orgueil de Chine.
2- Résultats (voir document 1)
3- Analyse des résultats

La fleur est constituée de sépales, de pétales, d’étamines composées


chacune d’une anthère et d’un filet, et d’un pistil composé d’un
stigmate, d’un style et d’un ovaire. Ces différents organes sont
portés par l’extrémité renflée du pédoncule floral appelé réceptacle.
Ces organes se répartissent de 2 groupes :
 Les organes protecteurs ou pièces stériles : ce sont les
sépales dont l’ensemble constitue le calice et les pétales
dont l’ensemble constitue la corolle. Le calice et la corolle
forment le périanthe. Les organes protecteurs de la fleur
n’interviennent pas dans la reproduction. Ce sont les pièces
stériles de la fleur.
 Les organes reproducteurs : Ce sont les étamines dont
l’ensemble constitue l’androcée et le pistil ou gynécée.
4- Conclusion
La fleure st constituée d’organes protecteurs et d’organes
reproducteurs ou sexuels.
B- Organes sexuels mâles.
1- Observation

L’observation porte sur des documents montrant des coupes


d’organes sexuels mâles de la fleur.
2- Résultats (voir documents2 et 3)
3- Analyse des résultats
L’anthère est la partie supérieure renflée de l'étamine des fleurs.
Elle comporte 4 loges polliniques (ou sacs polliniques) réunies par
un connectif. A maturité, l’anthère s’ouvre et libère les grains de
pollen.
4- Interprétation des résultats
L’anthère passe par 4stades lors de sa maturation (voir document
4).L’anthère passe du stade jeune à un stade plus âgée, puis à un
stade de maturité et enfin au stade d’anthère déhiscente.
La jeune anthère de l’étamine (organe reproducteur mâle)
renferme dans chaque sac pollinique, un massif de cellules diploïdes
appelées cellules mères de grains de pollen ou cellules mères de
spores. Chaque cellule mère de spores subit une méiose et donne
naissance à 4 cellules haploïdes groupées ensemble pendant un
certain temps à l’intérieur de la paroi de l’ancienne cellule mère
formant une tétrade : ce sont les tétraspores ou microspores (voir
document 5).
Le noyau de chacune de ces spores ou microspore se divise sans que
cette division affecte le cytoplasme. Cette mitose incomplète forme
une cellule à 2 noyaux haploïdes (noyau de reproduction et noyau
végétatif) appelée grain de pollen(voir documents 6). Le grain de
pollen grossit et acquiert ses membranes : une membrane interne ou
intine et une membrane externe ou exine
Sous l’épiderme des loges de l’anthère existe une assise
mécanique dont les parois latérales et internes se lignifient. Cette
assise demeure discontinue au niveau des futures fentes
déhiscentes. Les 2 assises internes fusionnent ce qui a pour effet la
réunification des 2 sacs polliniques situés du même côté du
connectif en une seule loge pollinique.
A maturité et par temps sec, l’assise mécanique tend à se
redresser par suite de la rétraction de la paroi externe cellulosique.
Elle exerce alors une forte traction sur les tissus qui l’entourent,
provoquant la déchirure de ceux-ci dans leur zone de moindre
résistance, le plus souvent au niveau de l’ancienne séparation entre
les sacs polliniques : c’est la déhiscence de l’anthère qui libère les
grains de pollen.
5- Conclusion
Les étamines, organes sexuels mâles de la fleur produisent les
grains de pollen selon un mécanisme.
C- Organes sexuels femelles.
1- Observation
L’observation porte sur des documents montrant des coupes
d’ovaire et d’ovule.
2- Résultats (voir documents 7 et 8)
3- Analyse des résultats
- L'ovaire (Document 7) est l'une des parties inférieures du pistil ou
gynécée. L’ovaire est constitué de 3 loges soudées appelées
carpelle qui porte chacun 2 ovules insérés sur le placenta. Ces
carpelles limitent plusieurs cavités carpellaires.
- L’ovule (Document 8) est occupé à l'intérieur par le nucelle
(tissu) recouvert de 2 téguments qui aménagent une petite ouverture
appelé micropyle, vers leur sommet. Le nucelle contient le sac
embryonnaire qui est un ensemble de plusieurs cellules. L’ovule
est lié au placenta par le funicule.
4- Interprétation des résultats
Le nucelle très jeune d’un ovule, contient une cellule diploïde à un
noyau appelée la cellule mère du sac embryonnaire.
La cellule mère du sac embryonnaire subit la méiose pour donner 4
cellules haploïdes appelées macrospores. Les 3 macrospores les
plus proches du micropyle dégénèrent alors que la plus profonde
persiste et son noyau subit successivement 3 mitoses pour donner 8
noyaux haploïdes répartis dans 7 cellules : C’est le sac
embryonnaire (voir document 9). La répartition des cellules se
présente comme suit :
 Au pôle micropylaire : 3 cellules haploïdes dont une oosphère
et 2 synergides.
 Au pôle opposé (pôlechalazien) : 3 cellules qui sont les
antipodes.
 Au centre : une cellule principale renfermant les noyaux
centraux. Ces 2 noyaux haploïdes vont fusionner pour donner
un noyau diploïde ou noyau de l’albumen.
Tous les noyaux du sac embryonnaire sont haploïdes alors que les
autres cellules de l’ovule sont diploïdes.
5- Conclusion
Le pistil, organe sexuel femelle contient des ovules. A l’intérieur de
chaque ovule se forme le sac embryonnaire selon un mécanisme.
D- Conclusion de l’hypothèse
Les plantes à fleurs se reproduisent grâce à des organes sexuels
portés par la fleur.
II- LES PLANTES A FLEURS SE REPRODUISENT-ELLES
A PARTIR DE LA GRAINE?
A- Rencontre des organes sexuels.
1- Présentation de l’expérience.
On réalise sur des fleurs de tulipe les expériences suivantes :
- Expérience A, on recouvre de gaze la fleur non épanouie
- Expérience B, on supprime les étamines de la fleur non
épanouie et on l’entoure de gaze.
- Expérience C, on supprime les étamines d’une fleur non
épanouie puis, à l’aide d’un pinceau on dépose sur le
stigmate, du pollen provenant d’une autre tulipe.
- Expérience D, on réalise la même expérience qu’en C mais
avec du pollen de Jacinthe.
2- Résultats (Voir document 10)
3- Analyse des résultats
Lorsque le pollen de la même fleur ou d’une autre fleur de la même
espèce, sont déposés sur le stigmate du pistil, le fruit et les graines
se forment alors que s’il n’y a pas de pollen ou si le stigmate reçoit
le pollen d’une autre espèce, le fruit et les graines ne se forment pas.
4- Interprétation des résultats
Lorsque le grain de pollen se dépose sur le stigmate de la fleur, on
dit qu’il y a pollinisation.
La pollinisation c’est le transport des grains de pollen depuis les
étamines jusqu’au stigmate d’une fleur de la même espèce. On
distingue 2 types de pollinisation :
 La pollinisation directe ou autopollinisation, lorsque le
grain de pollen des étamines d’une fleur tombe sur le stigmate
de la même fleur.
 La pollinisation indirecte ou croisée, lorsque le grain de
pollen des étamines d’une fleur est transporté sur le stigmate
d’une autre fleur de la même espèce. Le transport des grains
de pollen est effectué par des agents dits agents pollinisateurs
(le vent, l’eau, les insectes, l’homme, les oiseaux
nectarivores…) ;
La formation du fruit et des graines nécessite la pollinisation.
5- Conclusion
La formation des graines chez les spermaphytes se fait grâce à la
rencontre des organes sexuels mâles et femelles.
B- Rencontre des cellules sexuelles.
1- Présentation de l’expérience.
L’expérience consiste à mettre en évidence la germination du grain
de pollen et la croissance du tube pollinique.
On prépare un milieu nutritif (solution de KNOP contenant 12%de
saccharose solidifiée par 1% de gélose) dans une boîte de pétri. On
introduit dans ce milieu l'extrémité du pistil portant le stigmate
d'une fleur. On secoue une anthère mûre sur le pourtour de la
gélatine. On humecte légèrement puis on abandonne la boîte de
pétri dans une étuve à 28°C pendant 3H.
2- Résultats (Voir document 11)
3- Analyse des résultats
Certains grains de pollen de la boîte de pétri n’ont pas germé et
d’autres ont germé. Les tubes grêles émis par les grains de
pollen sont les tubes polliniques. Les grains de pollen germés
éloignés du stigmate ont leur tube pollinique dirigé dans n’importe
quelle direction alors que ceux qui sont proches du stigmate ont leur
tube pollinique en direction du stigmate.
4- Interprétation des résultats
Le pollen gonfle après avoir absorbé l’eau et devient turgescent.
Cette turgescence entraîne une saillie de l’intine et d’une partie du
cytoplasme à travers un pore ou à la faveur d’une rupture de l’exine.
Cette saillie est le début du tube pollinique et marque la
germination du grain de pollen. Le grain de pollen renferme donc
des substances activant la croissance. Le stigmate émet des
substances qui diffusent dans la gélatine. Celles-ci déterminent la
direction de croissance des tubes polliniques : c’est le phénomène
de chimiotropisme.
Le grain de pollen qui tombe à la surface du stigmate est retenu par
les papilles grâce aux sécrétions du stigmate. Les sécrétions du
stigmate apportent au grain de pollen l’eau et les substances
nutritives indispensables. Au contact du stigmate, le grain de pollen
germe. Il émet un tube pollinique dans lequel s’engagent le
cytoplasme, le noyau végétatif et le noyau reproducteur (le noyau
végétatif s’engage le 1er suivi du noyau reproducteur).
Le tube pollinique s’allonge et s’enfonce progressivement dans la
cavité du style en le digérant. Lors de sa croissance, en longeant le
placenta, le tube pollinique pénètre dans un ovule par le micropyle
ou à travers les téguments quelques fois, puis traverse le nucelle et
son extrémité parvient au sac embryonnaire. Pendant ce temps, le
noyau végétatif dégénère tandis que le noyau reproducteur se
divise et forme 2 noyaux : ce sont les noyaux spermatiques ou
spermatozoïdes ou encore anthérozoïdes (voir documents12 et
13).
Le tube pollinique digère une partie du nucelle puis arrive au
contact du sac embryonnaire dans lequel il déverse les 2
anthérozoïdes.
L’un des spermatozoïdes (ou anthérozoïdes) fusionne avec le noyau
de l’oosphère et forme un 1er œuf diploïde (2n chromosomes) dit
œuf principal ou œuf embryon et le 2e anthérozoïde (a2) s’unit aux
2 noyaux centraux de la cellule centrale et engendre un œuf
triploïde (3n chromosomes) dit œuf accessoire ou œuf albumen :
c’est la double fécondation (voir document 14).
5- Conclusion
La formation des graines chez les spermaphytes se fait grâce à
l’union des gamètes mâles et femelles.
C- Evolution de l’œuf.
1- Observation
L’observation porte sur un document montrant l’évolution de l’œuf
formé.
2- Résultats (Voir document 15)
3- Analyse des résultats
L’œuf accessoire et de l’œuf principal se divisent dans l’ovule
fécondé. L’ovule se transforme ensuite en graine avec albumen ou
sans albumen.
4- Interprétation des résultats
A la fin la double fécondation, les ovules non fécondés dégénèrent
tandis que ceux fécondés forment des graines.
La formation de la graine se fait à la suite des modifications
de l’œuf principal et de l’œuf accessoire :
- l’œuf principal se divise et donne l’embryon ou plantule constitué
de la radicule (ébauche de la racine), la gemmule (ébauche du
bourgeon), un ou 2 cotylédons et la tigelle (zone située entre la
radicule et l’attache des cotylédons)
- l’œuf accessoire se divise et donne un tissu triploïde : l’albumen.
L’albumen enveloppe progressivement l’embryon et l’ensemble
constitue l'amande de la graine
Ces 2 tissus se développent à des vitesses variables ce qui donne :
 Soit une graine à albumen ou graine albuminée lorsque
l’albumen se développe rapidement aux dépens du nucelle. A
maturité, obtient une graine contenant un volumineux albumen
et un petit embryon. Exemple : Maïs, coco.
 Soit une graine sans albumen lorsque l’embryon se
développe aux dépens de l'albumen. A maturité, on obtient
une graine ne contenant qu’un embryon à cotylédons
volumineux. Exemple : Haricot.
Les téguments de la graine sont formés à partir du tégument externe
de l’ovule. Le tégument interne de l’ovule disparaît et le micropyle
se ferme.
Au cours de la maturation de la graine, il se produit une
déshydratation poussée qui entraîne l’entrée en vie ralentie et une
résistance accrue aux agents extérieurs.
Pendant que l’ovule devient une graine, l’ovaire se développe, ses
parois s’épaississent et il se transforme en fruit (voir document
16).
5- Conclusion
L’œuf principal et l’œuf albumen évoluent pour former la graine.
D- Conclusion de l’hypothèse
Les plantes à fleurs se reproduisent à partir de la graine.
CONCLUSION GENERALE
La formation de la graine chez les spermaphytes se fait grâce à la
rencontre des organes sexuels mâles et femelles, à l’union des
gamètes mâles et femelles et au développement de l’œuf.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 3: TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA REPRODUCTION ET A L’HEREDITE.
THEME 2 : LA TRANSMISSION DES CARACTERES HEREDITAIRES.
LEÇON 1 : LA TRANSMISSION D’UN CARACTERE HEREDITAIRE CHEZ L’HOMME.
DURÉE : 02 semaines

HABILETES CONTENUS
1. Identifier quelques caractères héréditaires chez l’Homme.
2. Expliquer la transmission d’un caractère héréditaire chez l’Homme à partir d’un pédigrée

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Dans le cadre de la remise des prix à la fin du 1er trimestre au PMFA, les élèves de la terminale D constatent l’absence de l’un de leur camarade, récipiendaire pour
cause de maladie. Suite à des informations reçues sur sa famille, les élèves apprennent que leur camarade souffre d’une maladie et que cette maladie se manifeste
chez le père et une autre de ses sœurs. De retour en classe elle informe ses camarades qu’il s’agit d’une maladie héréditaire. Surprises, ses camarades veulent
comprendre la transmission d’un caractère héréditaire chez l’homme. Ces élèves décident alors d’identifier quelques caractères héréditaires et d’expliquer la
transmission d’un caractère héréditaire chez l’homme.

Matériel Bibliographie
-Pédigrées relatifs à la transmission d’un caractère héréditaire dans le cas -Biologie Terminale D (Collection J. Escalier)
d’une dominance complète :
 gène autosomal ;
 gène hétérosomal.
-Pédigrée relatif à la transmission d’un caractère héréditaire dans le cas
d’une codominance :
 Gène autosomal.
-Pédigrée relatif à la transmission d’un caractère héréditaire dans le cas du
polyallélisme.
 Gène autosomal.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON

Moments Stratégies
Activités du
Didactiques/ (Techniques/ Activités de l’élève Trace écrite
professeur
Durée Supports)
Situation Lecture silencieuse
PRESENTA Travail Lisez la situation
TION individuel silencieusement. Lecture

(5 minutes) Un élève pour lire Le texte parle de la


Travail à haute voix transmission d’une
individuel maladie héréditaire.
De quoi s’agit-il
Travail de dans le texte La transmission des
groupe caractères
héréditaires se fait
chez l’homme.

On doit identifier
quelques caractères
Travail de Faites le constat héréditaires et
groupe qui convient expliquer la
transmission d’un
caractère héréditaire
chez l’homme

Face à ce constat, Formulation du titre


dites ce vous de la leçon.
faites.

Travail de Prise de notes du COMMENT UN CARACTÈRE


groupe Posez le problème titre dans le cahier.
issu de ce constat HÉRÉDITAIRE SE TRANSMET-IL CHEZ
sous forme de L’HOMME ?
question.

Notez
Travail de
groupe
Le diagnostic sur une maladie héréditaire qui se manifeste chez une élève ainsi
que dans sa famille, a permis de constater que des caractères héréditaires se
transmettent chez l’homme.
DEVELOPPEME
NT On peut alors supposer que :
Travail - un caractère héréditaire se transmet grâce aux autosomes.
individuel - un caractère héréditaire se transmet grâce aux hétérochromosomes.

I-UN CARACTÈRE HÉRÉDITAIRE SE TRANSMET-IL GRÂCE AUX


AUTOSOMES ?
A- Quelques caractères héréditaires chez l’homme.
1- Observation
L’observation porte sur un document montrant la transmission de quelques caractères
héréditaires chez l’homme.
2- Résultats (Voir document 1)
3- Analyse des résultats
Quelques caractères héréditaires chez l’homme sont :
- Le caractère couleur de la peau :
L’enfant issu d’un père de race blanche et d’une mère de race noire est mulâtres ou
métis, c’est-à-dire un individu hybride. Le caractère héréditaire de cette famille est la
couleur de la peau.
- Le caractère 6e doigt du pied :
Le père, le fils et le petit fils au sein d’une famille possèdent chacun 6 orteils à chaque
pied. Le caractère héréditaire de cette famille est le 6e orteils.
4- Conclusion
Des caractères héréditaires se transmettent dans l’espèce humaine.
B- Cas d’un gène autosomal avec dominance complète.

1- Présentation de l’enquête
L’albinisme est une affection héréditaire. Le sujet atteint ne peut synthétiser la
mélanine, pigment brun de la peau et des poils.
Les résultats d’enquêtes menées dans une famille atteinte d’albinisme sont
représentés par un pedigree.
2- Résultats (voir document 1)

DOCUMENT 2

3- Analyse des résultats


L’homme I1albinos et sa femme I2 d’apparence normale ont engendré une fille
d’apparence normale.
Leur fille II1 et son époux II2 d’apparence normale ont engendré 5 enfants dont
deux garçons et une fille albinos
Dans ce pédigrée, l’anomalie atteint à la fois les garçons et les filles.

4- Interprétation des résultats.


L’homme I1albinos a engendré une fille d’apparence normale : l’allèle de
l’albinisme se trouve sous forme masquée chez cette fille.
Les parents II1 et II2 qui sont apparemment normaux, ont donné
naissance à trois enfants albinos III2; III3 et III5.
Ces deux parents possèdent l’allèle de l’albinisme sous forme masquée : ils
sont forcément hétérozygotes.
L’allèle albinos est donc récessif, l’allèle normal est dominant.
Choix des symboles
Albinos : a
Normal : A
Le couple d’allèles est donc A/a
L’anomalie atteint à la fois les garçons et les filles, cela laisse penser que
l’allèle responsable de l’albinisme est autosomal.
Vérification : Interprétation chromosomique des résultats
Considérons le couple II1 et II2 apparemment sain et qui donne trois
enfants III2 ; III3 et III5 albinos.
Supposons que l’allèle albinos est porté par un chromosome sexuel X, dans ce
cas on aura :
Couple II1 II2
Phénotypes [A] x [A]

Génotypes XA Xa
Xa
Gamètes : XA
50% 50% XA
Xa
50% 50%
Echiquier de croisement :

50% XA 50%

XA XA
50% XA 25% [A] 25% [A]
XA

XA Xa
50% Xa 25% [A] 25% [a]
Xa

Bilan : 50% [A] (Toutes les filles sont apparemment normales)


25% [A]
25% [a]
5- Conclusion
Un tel couple ne peut donner de filles albinos. Or dans le pedigree, la fille III3
est albinos. On en déduit que l’allèle albinos n’est pas porté par un
chromosome sexuel X, mais par un autosome.
C- Cas d’un gène autosomal avec codominance
1- Présentation de l’expérience.
La drépanocytose est une maladie héréditaire grave due à la synthèse d’une
hémoglobine anormale : c’est donc une hémoglobinopathie qui a une origine
génétique.
Suite à une mutation génétique, un acide aminé en 6è position : l’acide
glutamique ; dans la chaîne  de la molécule normale A, est remplacé par la
valine ; cette chaîne  se trouve ainsi modifiée et conduit à la formation d’une
hémoglobine anormale S.
L’électrophorèse montre que :
- les individus sains ont un seul type d’hémoglobine : A.
-les individus malades ont l’hémoglobine anormale : S et « mouraient » en bas
âge.
-les individus apparemment sains ont les deux types d’hémoglobines A et S
en quantité presque égales. Les deux allèles s’expriment car les deux
hémoglobines sont présentes.
Les résultats d’enquêtes menées dans une famille atteinte de drépanocytose sont
représentés dans un arbre généalogique.
2- Résultats (voir document 3)

DOCUMENT 3
3- Analyse des résultats
Les couples ( I1 ; I2), ( I3 ; I4) et ( II2 ; II3) apparemment sains ont
engendré respectivement des enfants II1, II4 et III1 drépanocytaires.
Dans ce pédigrée, la maladie atteint à la fois les garçons et les filles.

4- Interprétation des résultats.


Les différents couples apparemment sains, ont engendré des enfants
drépanocytaires. Ces couples sont apparemment sains mais ils transmettent la
maladie à leur descendance. La drépanocytose semble donc être transmise selon
le mode récessif.
Les deux allèles s’expriment chez les individus apparemment sains. L’allèle
sain et l’allèle de la drépanocytose sont donc codominants.
Choix des symboles :
Normal : A
Malade : S
Le couple d’allèles est donc A/S

La maladie atteint à la fois les garçons et les filles, cela laisse penser que l’allèle
de la drépanocytose est autosomal.
Vérification : Interprétation chromosomique des résultats
Considérons le couple ( II2 ; II3) apparemment sain qui donne une fille
III1 drépanocytaire.
On suppose que l’allèle de la maladie est porté par un chromosome sexuel X,
dans ce cas on aura :

Couple II2 II3


Phénotypes : [AS] x [A]
XA XA
Génotypes :
XS
Gamètes : 50% XA 50% XA

50% XS 50%

Échiquier de croisement :

50% XA 50%

XA
50% XA 25% [A] 25% XA [A]
XA

XA XS
50% XS 25% [AS] 25% [S]
XS

Bilan : 25% [A]


(Toutes les filles sont
25% [AS]
apparemment saines)
25% [A]
25% [S]

Conclusion
Les résultats théoriques ne sont pas conformes aux résultats observés. La
drépanocytose n’est donc pas liée au sexe, elle est autosomale.
5- Conclusion
La transmission d’un caractère héréditaire chez l’homme se fait grâce à un
couple d’allèles avec codominance.

D- Cas d’un gène autosomal polyallélique.


1- Présentation de l’enquête
Les groupes sanguins existent chez tous les êtres humains. Deux types
d’antigènes (A et B) peuvent se trouver à la surface des hématies humaines.
Suivant les sujets, les antigènes A et B peuvent être présents, isolement A ou B
ou simultanément A et B ; mais parfois ils sont absents O. On distingue ainsi
quatre types de groupes sanguins :
- Le groupe A : lorsque les hématies possèdent l’antigène A seul,
- Le groupe B : lorsque les hématies possèdent l’antigène B seul,
- Le groupe AB : lorsque les hématies possèdent à la fois les antigènes A
et B,
- Le groupe O : lorsque les hématies sont dépourvues d’antigène A et
d’antigène B (mais portent une substance H non antigénique).
Les résultats d’enquêtes sur la transmission des groupes sanguins menées dans
une famille sont représentés par un arbre généalogique.
2- Résultats (Voir document 4)

A B
I
1 2

AB O B A
II
1 2 3 4

Homme Femme
DOCUMENT 4

NB : Les groupes sanguins ne sont pas une affection héréditaire.

3- Analyse des résultats


La femme I1 du groupe A et l’homme I2 du groupe B, ont donné naissance à
quatre enfants dont deux présentent des groupes sanguins nouveaux : AB et O.
Dans ce pédigrée, les garçons comme les filles possèdent tous un groupe
sanguin.
4- Interprétation des résultats
Le couple I1 et I2 de groupe sanguin A et B a engendré un enfant II1 de groupe
AB.
Le groupe AB, de phénotype intermédiaire, montre qu’il n’y a pas de
dominance de l’allèle A sur l’allèle B et inversement donc les allèles A et B
sont codominants.
Ce couple a aussi engendré un enfant II2 de groupe O. Les parents possèdent
l’allèle O sous forme masquée, ils sont forcément hétérozygotes. L’allèle O est
donc récessif, les allèles A et B sont dominants.
Choix des symboles :
Groupe A : A
Groupe B : B
Groupe AB : AB
Groupe O : O
Les garçons et les filles tous possèdent un groupe sanguin, cela laisse penser
que le gène responsable des groupes sanguins est autosomal.
Vérification : Interprétation chromosomique des résultats.
On suppose que le gène responsable des groupes sanguins est porté par un
chromosome sexuel X, le chromosome sexuel Y étant génétiquement inerte.
Si le gène est porté par un chromosome sexuel X, on aura :
Couple I1 I2
Phénotypes :[A] x [B]
XA XB
Génotypes :
XO
Gamètes : 50% XA 50% XB

50% XO 50%

Échiquier de croisement :

50% XB 50%

XA
50% XA 25% [AB] 25% XA [A]
XB

XB
50% XO 25% [B] 25% [O]
XO

Bilan : 25% [AB]


25% [B]
25% [A]
25% [O]

Conclusion : Les résultats théoriques ne sont pas conformes aux résultats


observés. Le gène responsable des groupes sanguins n’est donc pas liée au sexe,
il est autosomal.

5- Conclusion
La transmission des groupes sanguins se fait grâce à plusieurs allèles (gène à
allèles multiples ou gène polyallélique).
E- Conclusion
La transmission d’un caractère héréditaire chez l’homme se fait grâce à un
couple d’allèles avec dominance complète.
II-UN CARACTERE HEREDITAIRE TRANSMET-IL GRÂCE
AUXHETEROCHROMOSOMES?

1- Présentation de l’enquête
Le daltonisme est une anomalie héréditaire de la vision des couleurs. Le
daltonien ne distingue pas les couleurs, principalement la couleur verte et la
couleur rouge. Les résultats d’enquêtes menées dans une famille atteinte du
daltonisme sont représentés dans un arbre généalogique.

2- Résultats (voir document 5)

DOCUMENT 5

3- Analyse des résultats.


Les parents I1 et I2 apparemment normaux ont engendré un garçon
daltonien.
Dans ce pédigrée, l’anomalie n’atteint que des garçons.

4- Interprétation des résultats.


Le couple I1 et I2 d’apparence normale a engendré un enfant II1
daltonien. Les parents possèdent l’allèle du daltonisme sous forme masquée. Ils
sont forcément hétérozygotes.
L’allèle du daltonisme est donc récessif, l’allèle normal est dominant.
Choix des symboles
Daltonien: d
Normal: D
Le couple d’allèles est donc D/d
L’anomalie n’atteint que des garçons, cela laisse penser que l’allèle du
daltonisme est lié au sexe.

Vérification : Interprétation chromosomique des résultats.


On considère que l’allèle responsable du daltonisme est porté par un
chromosome sexuel X, le chromosome sexuel Y étant génétiquement inerte.
Supposons que l’allèle de l’anomalie est porté par un chromosome sexuel X,
on aura :
Couple I1 I2
Phenotypes [D] x [D]

Génotypes XD XD
Xd
Gamètes 50% XD 50% XD

50% Xd 50%

Echiquier de croisement :

50% XD 50%

XD XD
50% XD 25% [D] 25% [D]
XD

XD
50% Xd 25% [D] 25% Xd [d]
Xd

Bilan : 50% [D] (Toutes les filles sont apparemment saines)


25% [D]
25% [d]
5- Conclusion
Un tel couple ne peut donner naissance à des filles malades par contre on
obtient des garçons daltoniens et des garçons normaux. Ces résultats théoriques
concordent avec les résultats observés. L’allèle du daltonisme est donc porté par
un chromosome sexuel X.

CONCLUSION GÉNÉRALE
Un caractère héréditaire se transmet chez l’homme grâce aux autosomes et aux
hétérochromosomes.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 3: TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA REPRODUCTION ET A L’HEREDITE
THEME2 : LA TRANSMISSION DES CARACTERES HEREDITAIRES.
LEÇON 2: LA TRANSMISSION DE DEUX CARACTERES HEREDITAIRES CHEZ LES ETRES VIVANTS.
DURÉE : 03 semaines
HABILETES CONTENUS
- la transmission de deux caractères gouvernés par deux gènes indépendants ;
1. Expliquer
- la transmission de deux caractères gouvernés par deux gènes liés.
2. Calculer la distance génétique.
3. Etablir la carte factorielle.
 les règles régissant la transmission de :
- deux gènes indépendants dans le cas d'une dominance complète ;
4. Dégager
- deux gènes liés.
 l’importance de l’hybridation.

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Après les connaissances qu’ils ont acquises sur la transmission d’un caractère héréditaire chez l’Homme, des élèves de terminale D découvrent sur Internet
que les caractères sont transmis simultanément. Des croisements réalisés aussi bien chez les animaux que chez les végétaux permettent de les observer et les
individus obtenus présentent des performances par rapport à leurs parents.
Ils cherchent alors à expliquer les résultats de croisements faisant intervenir deux caractères héréditaires et à dégager les règles régissant cette transmission et
l’importance de l’hybridation.

Matériel Bibliographie
- Biologie Terminale D (Collection J. Escalier)
-Expériences relatives à la transmission de deux caractères héréditaires ;
-Documents relatifs :
 à quelques exploits de l’homme dans l’amélioration des espèces ;
 à l’hybridation chez le Maïs ;
 à la technique de clonage ;
 au principe de la FIVETE et à ses variantes.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON

Stratégies
Moments
(Techniques Activités du Activités de
Didactiques/ Trace écrite
/ professeur l’élève
Durée
Supports)
Situation
PRESENTATION Travail Lisez la
individuel situation Lecture
(5 minutes) silencieusement. silencieuse

Travail Un élève pour


individuel lire à haute voix Lecture

Travail de De quoi s’agit-il


groupe dans le texte Le texte parle de
la transmission
simultanée des
caractères
héréditaires.

Travail de
groupe La transmission
simultanée des
Faites le constat caractères
qui convient héréditaires se
fait chez les êtres
Travail de vivants
groupe

On doit identifier
quelques
caractères
héréditaires et
expliquer la
transmission
Face à ce simultanée des
constat, dites ce caractères
vous faites. héréditaire chez
les êtres vivants
Travail de Formulation du
groupe titre de la leçon.

Posez le Prise de notes du COMMENT LA TRANSMISSION SIMULTANÉE DE DEUX


problème issu titre dans le
Travail de ce constat cahier. CARACTÈRES HÉRÉDITAIRES SE FAIT-ELLE ?
DEVELOPPE individuel sous forme de
MENT question.

Notez La découverte des informations sur internet concernant la transmission des caractères
héréditaires par des élèves a permis de constater que les caractères héréditaires peuvent se
transmettre simultanément chez les êtres vivants.
L’étude de la transmission simultanée de deux caractères héréditaires est le
dihybridisme.
On peut alors supposer que :
- la transmission simultanée de deux caractères héréditaires se fait grâce à des gènes
indépendants.
- la transmission simultanée de deux caractères héréditaires se fait grâce à des gènes liés.
I- LA TRANSMISSION SIMULTANÉE DE DEUX CARACTÈRES
HÉRÉDITAIRES SE FAIT-ELLE GRÂCE A DES GÈNES INDÉPENDANTS ?
1. Présentation de l’expérience
On croise des pois à aspects et couleurs différentes
1er Croisement : on croise des pois à graines lisses et jaunes avec des pois à graines ridées
et vertes.
2eme Croisement : les graines lisses et jaunes récoltées à l’issue du premier croisement
sont semées : elles germent et engendrent des plans qui fleurissent. Leurs pollens
fécondent
leur propre pistil (autofécondation).
2. Résultats.
er
1 croisement : On obtient uniquement des graines lisses et jaunes.
2e croisement : On récolte :
-3057 graines lisses et jaunes ;
-1021 graines lisses et vertes ;
-1012 graines ridées et jaunes ;
-341 graines ridées et vertes
3. Analyse des résultats
Il s’agit de la transmission simultanée de deux caractères héréditaires chez le pois :
* Le caractère « couleur des graines » qui s’exprime sous deux phénotypes : jaune et
vert.
* Le caractère « aspect des graines » qui s’exprime sous deux phénotypes : lisse et ridé.
Premier croisement
Les pois croisés sont de phénotypes différents mais donnent une descendance homogène.
Deuxième croisement
La F2 est hétérogène alors que les individus croisés ont le même phénotype.
Analyse caractère par caractère
 couleur de la graine
3057+1012
Graine jaune : x 100 = 74,92 soit 75% ou 3/4
5431
(1021+341)
Graine verte : x 100 = 25,08% soit 25% ou 1/4
5431
Le caractère couleur de la graine présente une ségrégation 3/4, 1/4, au niveau des
phénotypes.
 Aspect de la graine
(3057+1021)
Graine lisse : x 100 = 75,09 soit 75% ou 3/4
5431

(1012+341)
Graine ridée : x 100 = 24,91 soit 25% ou 1/4
5431

Le caractère aspect de la graine présente une ségrégation 3/4, 1/4, au niveau des
phénotypes.
4. Interprétation des résultats
Premier croisement
La F1 est homogène : les parents croisés sont de lignées pures donc homozygotes pour les
deux caractères. Les phénotypes jaune et lisse qui s’expriment à la F1 sont dominants. Les
phénotypes vert et ridé sont récessifs.
Choix des symboles :
Jaune : V Vert : v
Lisse : R Ridé : r

Phénotypes : Jaune : [V] Vert : [v]


Lisse : [R] Ridé : [r]
Deuxième croisement
 couleur de la graine
La ségrégation 3/4, 1/4 obtenue pour le caractère couleur de la graine indique que:
- Le caractère couleur de la graine est sous la dépendance d’un couple d’allèles
autosomal avec dominance complète,
- Les individus croisés sont des hétérozygotes,
- Le phénotype jaune qui s’exprime à la fréquence de 3/4 est dominant,
- Le phénotype vert qui s’exprime à la fréquence de 1/4 est récessif.

Le couple d’allèles est V/v

V V
Les génotypes des individus croisés sont : et
V v
 Aspect de la graine
La ségrégation 3/4, 1/4 obtenue pour le caractère aspect de la graine indique que:
- Le caractère aspect de la graine est sous la dépendance d’un couple d’allèles autosomal
avec dominance complète,
- Les individus croisés sont des hétérozygotes,
- Le phénotype lisse qui s’exprime à la fréquence de 3/4 est dominant,
- Le phénotype ridé qui s’exprime à la fréquence de 1/4 est récessif.
Le couple d’allèles est R/r
R R
Les génotypes des individus croisés sont : et
r r

Etude simultanée de deux caractères par la méthode du système branché


3/4 [V] 9/16 [RV]
3/4 [R]
1/4 [v] 3/16 [Rv]
3/4 [V] 3/16 [rV]
1/4 [r]
1/4 [v] 1/16 [rv]

Test de l’hypothèse de l’indépendance


Hypothèse d’indépendance
Phénotypes
Effectifs observés ségrégatio Effectifs théoriques
Observés
n attendus
[RV] 3057 9/16 5431x9/16=3054,93
[Rv] 1021 3/16 5431x3/16=1018,31
[rV] 1012 3/16 5431x3/16=1018,31
[rv] 341 1/16 5431x1/16=339,43
5431
Les effectifs théoriques attendus dans le cas de gènes indépendants sont statistiquement identiques
aux effectifs observés. Les deux couples d’allèles R/r et V/v sont donc indépendants ou portés par
des paires de chromosomes différents.

Vérification : Interprétation chromosomique des résultats des deux croisements.


1er croisement
Phénotypes : [RV] x [rv]
R V r v
Génotypes:
R V r v
Gamètes : 100% R V100% r v

R V
F1 : 100% [RV]
r v

2ème croisement
Phénotypes : [RV] x [RV]
R V R V
Génotypes :
R v r v

Gamètes : 1/4 R V 1/4 R V

1/4 R v 1/4 R v
1/4 r V 1/4 r V

1/4 r v 1/4 r v

Échiquier de croisement (Voir annexe)

Bilan :
9/16 [RV] = 0,5625 = 56,25%
3/16 [Rv] =0,1875 = 18,75%
3/16 [rV] =0,1875 = 18,75%
1/16 [rv] =0,0625 = 6,25%

16/16 1 100%
Conclusion : Les résultats théoriques sont conformes aux résultats expérimentaux; les deux
couples d’allèles R/r et V/v sont donc indépendants.
5. Conclusion
La transmission simultanée de deux caractères se fait grâce à des gènes indépendants.

[Link] TRANSMISSION SIMULTANÉE DE DEUX CARACTÈRES


HÉRÉDITAIRES SE FAIT-ELLE GRÂCE A DES GÈNES LIÉS ?
1. Présentation des expériences
1er Croisement : on croise une drosophile de souche mutante (à corps noir et ailes
vestigiales) avec une drosophile de souche sauvage (à corps gris et à ailes longues).
2eme Croisement : on croise des drosophiles issues du premier croisement entre elles. Yh
ç,
2-Résultats.
1erCroisement : Toutes les drosophiles obtenues sont à corps gris et ailes longues.
2eCroisement : On obtient :
- 719 Drosophiles à corps gris et ailes longues ;
-44 Drosophiles à corps gris et ailes vestigiales
-46 Drosophiles à corps noir et ailes longues ;
-216 Drosophiles à corps noir et ailes vestigiales
3-Analyse des résultats.
Il s’agit de la transmission simultanée de deux caractères héréditaires chez la drosophile :
* Le caractère « couleur du corps » qui s’exprime sous deux phénotypes : gris et
noir.
* Le caractère « taille des ailes » qui s’exprime sous deux phénotypes : long et
vestigial.
Premier croisement
Le croisement effectué entre deux parents de phénotypes différents a donné une
descendance homogène.
Deuxième croisement
La F2 est hétérogène alors que les individus croisés ont le même phénotype.
Analyse caractère par caractère
 Couleur du corps
(719+44)
Gris : x 100 =74,44 soit 75% ou 3/4
1025

(216+46)
Noir : x 100 = 25,56% soit 25% ou 1/4
1025
Le caractère couleur du corps présente une ségrégation 3/4, 1/4au niveau des phénotypes.
 Taille des ailes
(719+46)
Longue : x 100 = 74,63% soit 75% ou 3/4
1025

(216+44)
Vestigiale : x 100 = 25,37% soit 25% ou 1/4
1025

Le caractère taille des ailes présente une ségrégation 3/4, 1/4au niveau des phénotypes.

4-Interprétation des résultats


Premier croisement
La F1 est homogène : les parents croisés sont de lignées pures donc homozygotes pour les
deux caractères. Les phénotypes gris et long qui s’expriment à la F1 sont dominants. Les
phénotypes noir et vestigial sont récessifs.
Choix des symboles :
Gris : n+ Noir : n
+
Long : vg Vestigial : vg
Phénotypes Gris : [n+] Noir : [n]
Long : [vg+] Vestigial : [vg]
Deuxième croisement
 Couleur du corps
La ségrégation 3/4, 1/4 obtenue pour le caractère couleur du corps indique que:
- Le caractère « couleur du corps » est sous la dépendance d'un couple d'allèles
autosomal avec dominance complète,
- Les individus croisés sont des hétérozygotes,
- Le phénotype gris qui s’exprime à la fréquence 3/4 est dominant,
- Le phénotype noir qui s’exprime à la fréquence 1/4 est récessif.
Le couple d'allèles est :n+/n.
n+ n+
Les génotypes des individus croisés sont : et
n n
 Taille des ailes
La ségrégation 3/4, 1/4 obtenue pour le caractère longueur des ailes indique que:
- Le caractère « longueur des ailes » est sous la dépendance d'un couple d'allèles avec
dominance complète.
- Les individus croisés sont des hétérozygotes,
- Le phénotype long qui s’exprime à la fréquence 3/4 est dominant,
- Le phénotype vestigial qui s’exprime à la fréquence 1/4 est récessif.

Le couple d'allèles est: vg+/vg.


vg+ vg+
Les génotypes des individus croisés sont : et
vg vg
Etude simultanée des deux caractères par la méthode du système branché

3/4[vg+] 9/16 [n+ vg+]


+
3/4[n ]
1/4[vg] 3/16 [n+ vg]

3/4[vg+] 3/16 [n vg+]


1/4[n]
1/4[vg] 1/16 [n vg]
Test de l’hypothèse d’indépendance
Hypothèse d'indépendance
Phénotypes Effectifs
Effectifs théoriques
observés observés Ségrégation
attendus
[n+ vg+] 719 9/16 1025x9/16= 576.56
[n+ vg] 44 3/16 1025x3/16= 192.18
[n vg+] 46 3/16 1025x3/16= 192.18
[n vg] 216 1/16 1025x1/16= 64.06
1025
Les effectifs observés sont statistiquement différents des effectifs théoriques attendus. Les deux
couples d’allèles mis en jeu ne sont pas indépendants, ils sont donc liés.

 Recherche des génotypes des parents


Soient deux couples d'allèles A/a et B/b portés par une même paire de chromosomes
homologues.
Un individu double hétérozygote de phénotype [AB] présente deux génotypes possibles

AB
les allèles dans ce cas sont dits en position CIS
a b
Ab
les allèles dans ce cas sont dits en position TRANS
a B
 Détermination de la position Cis ou Trans des allèles

*Cas d’un test-cross


Si le croisement est un test-cross, deux classes se dégagent au niveau des
phénotypes : une classe majoritaire et une classe minoritaire. A l’intérieur de chaque
classe, les effectifs sont statistiquement identiques.
Dans ce cas, les phénotypes majoritaires reflètent les gamètes parentaux. Ils permettent
d'écrire le génotype du double hétérozygote.
*Autres Cas
Si le croisement effectué n'est pas un test-cross, pour trouver les génotypes des
parents croisés, il faut s'intéresser uniquement à l'individu double homozygote récessif.
a b
Exemple :
a b
II suffit de comparer l'effectif observé du phénotype [a b] à l'effectif théorique attendu
dans l'hypothèse d'indépendance :
- Si l'effectif observé est supérieur à l'effectif théorique attendu, le gamète
a b est parental donc l'individu double hétérozygote a les allèles en position

CIS :
AB

a b
- Si l'effectif observé est inférieur à l'effectif théorique attendu dans le cas de
l'hypothèse d'indépendance, le gamète a b est recombiné ; donc l'individu
double hétérozygote a les allèles en position TRANS :
Ab

a B
*Cas pratique
Notre croisement n’est pas un test cross. L’effectif observé de [n vg] (double homozygote
récessif) qui est de 216 est supérieur à l’effectif théorique attendu (64,06) ; le gamète n vg est
donc de type parental.

Les allèles de l’individu double hétérozygote de phénotype [n+ vg+] sont en position CIS.
n+vg+ n+vg+
Les génotypes des parents croisés sont : et
n vg n vg

 Calcul de la distance génétique


Il s’agit de la distance qui sépare deux gènes sur le chromosome. Il s’exprime en Unité de
Recombinaison (UR) ou en Centimorgan (CM).

*Cas du test-cross
Les phénotypes minoritaires reflètent les gamètes recombinés. Ils permettent de calculer la
distance génétique qui est égale :
dg= Somme des effectifs des phénotypes minoritaires x 100/Effectif Total
*Autre cas
Pour calculer la distance génétique dans les autres cas, on s’intéresse toujours à l’individu
de phénotype [ab]. On pose l’équation :
Fréquence observée de [ab] = fréquence théorique de [ab].
AB
Chez le double hétérozygote [AB] et de génotype :
a b
Les gamètes A B et a b sont des gamètes parentaux ; les gamètes A b et aB
sont des gamètes recombinés.

Soit P la fréquence de recombinaison :


1-p
- Les gamètes parentaux AB et a b ont la même fréquence :
2
-Les gamètes recombinés A b et a B ont la même fréquence : p

*Cas pratique 2
Le croisement effectué ici n’étant pas un test-cross, alors

Phénotypes : ♀ [n+ vg+] x ♂ [n+ vg+]


+ + +
Génotypes : n vg n vg+

n vg n vg

Gamètes : Gamètes parentaux


Pas de crossing-over 1 n+vg+
1-p n+vg+ chez le mâle de la 2
drosophile (p=0) donc
2 pas de gamètes
recombinés 1 n vg
1-p n vg 2
2
P n+vg
2
Gamètes recombinés
P n vg+
2
n vg
L’individu [n vg] de génotype : a pour fréquence théorique :
n vg

1-p 1
X
2 2
L’équation devient donc
216
1-p 1
X = p = 0,157
2 2 1025
La distance génétique est : d.g = 0,157x100 = 15,7 CM ou UR.

 Carte factorielle
C’est la représentation des gènes sur le chromosome.
n+/n vg+/vg

15,7UR
Les gènes qui gouvernent les caractères couleur du corps et longueur des ailes sont liés et distants
de 15,7 UR.

[Link]
La transmission de deux caractères héréditaires se fait grâce à des gènes liés.
CONCLUSION GÉNÉRALE
La transmission simultanée de deux caractères héréditaires se fait grâce à des gènes
indépendants et à des gènes liés.
RESUME DU TABLEAU
- Le test-cross de dihybridisme à gènes indépendants engendre 4 phénotypes dans les mêmes proportions. Ces 4 phénotypes traduisent exactement les génotypes des 4
types de gamètes formés par l’individu F1.
- Les phénotypes des individus issus d’un test-cross reflètent toujours en qualité et en quantité, les génotypes des gamètes fournis par l’individu F1. Ceci est valable aussi
bien en Monohybridisme, qu’en dihybridisme à gènes liés ou indépendants
- Dans le cas d’un dihybridisme à gènes indépendants, mais où un caractère présente une codominance, on obtient en F2, 6 phénotypes dans les proportions 3/16, 6/16,
3/16, 2/16, 1/16, 1/16, ou 3-6-3-2-1-1.
- Dans un dihybridisme, c’est la F2 ou le test-cross qui permet de savoir si les gènes sont liés ou indépendants :il suffit de réaliser le test de l’hypothèse d’indépendance et
de vérifier si les résultats théoriques sont statistiquement identiques aux résultats expérimentaux ; s’ils le sont, c’est que les deux gènes mis en jeu sont indépendants ;
dans le cas contraire, ils sont liés.
Échiquier de croisement (Voir annexe)

γ P1
1/4 R V 1/4 R v r V 1/4 r v
γ P2 1/4

1/4 R V R v r V r v
R V 1/16 1/16 1/16 1/16
R V R V R V R V
[R V] [R V] [R V] [R V]

1/4 R V R v r V
r v
R v 1/16 1/16 1/16
R v R v R v 1/16
R v
[R V] [R v] [R V]
[R v]
r v
1/4 R V R v r V
r V 1/16 1/16 1/16 1/16
r V
r V r V r V
[r V]
[R V] [R V] [r V]

1/4 R V R v r V r v
r v 1/16 1/16 1/16 1/16
r v r v r v r v [r v]
[R V] [R v] [r V]
COMPETENCE 1
TRAITER UNE SITUATION
RELATIVE A LA GEOLOGIE ET A
LA PEDOLOGIE.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 1 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA GEOLOGIE ET A LA PEDOLOGIE.
THEME1:LES RESSOURCES MINIERES.
LEÇON 1 : LA MISE EN PLACE DES GISEMENTS MINIERS EN COTE D’IVOIRE.
DURÉE : 03 séances de 3 heures chacune.

HABILETES CONTENUS
les principaux gisements miniers de la Cote d'Ivoire :
1. Localiser
Or, Diamant, Nickel, Cuivre, Manganèse, Aluminium ou Bauxite, Titane, Etain, Molybdène.
2. Identifier les principales roches encaissantes
3. Expliquer le mécanisme de formation des gisements aurifères.
4. Annoter le schéma de synthèse des différents types de gisements d'or.
5. Déduire les notions de : roche encaissante, minerai.

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Pendant le cours de géographie en classe de Terminale D, le professeur a expliqué aux élèves la nécessité pour notre pays de diversifier ses sources de
revenus. L’exemple du gisement d’or d’Ity a même été donné. Intéressés par la mise en place des gisements miniers, les élèves entreprennent de localiser les
principaux gisements miniers de la Côte d’Ivoire, d’identifier les roches dans lesquelles ils se forment et d’expliquer le mécanisme de leur formation.

Matériel Bibliographie
Document relatif:
 à la carte des principaux gisements miniers de la côte d’ivoire ; -Document d’accompagnement (Géologie structurale,
 à la carte géologique et des ressources minières de la côte d’ivoire ; minière et énergétique de la Côte d’Ivoire).
 au tableau des principaux gites minéraux de la cote d’ivoire ;
 à la formation des différents types de gisements ;
 au schéma de synthèse des différents types de gisements d’or.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON

Moments Stratégies
Activités du
Didactiques/ (Techniques/ Activités de l’élève Trace écrite
professeur
Durée Supports)
Situation
PRESENTATION Travail individuel Lisez la situation
silencieusement. Lecture silencieuse
(5 minutes)
Travail individuel Un élève pour lire à
haute voix Lecture
Travail de groupe
De quoi s’agit-il dans
le texte Le texte parle des
gisements miniers.

Travail de groupe
Les gisements miniers
Faites le constat qui se sont mis en place
convient dans le sous-sol de la
C.I

On doit localiser les


principaux gisements
miniers de la Côte
Travail de groupe d’Ivoire d’identifier les
roches dans lesquelles
Face à ce constat, ils se forment et
dites ce vous faites. d’expliquer le
mécanisme de leur
formation

Formulation du titre de
la leçon.

Prise de notes du titre


dans le cahier.
Travail de groupe

Posez le problème
issu de ce constat
DEVELOPPEME sous forme de
NT Travail individuel question.

Notez
COMMENT LES GISEMENTS MINIERS
SE SONT-ILS MIS EN PLACE DANS LE
SOUS-SOL DE LA C.I ?

Le texte relatif à des élèves qui sont informés de l’existence de


gisements d’or en C.I, a permis de constater que des gisements
miniers se sont mis en place dans le sous-sol de la C.I.
On peut alors supposer que :
- Les gisements miniers se sont mis en place dans des roches.
- Les gisements miniers se sont mis en place selon un mécanisme.

I- LES GISEMENTS MINIERS DE LA C.I SE SONT-ILS MIS


EN PLACEDANS DES ROCHES ?

1- Observation
L’observation porte sur des documents montrant les types de roches
et principaux gisements miniers de la C.I.

2- Résultats (Voir documents 1 et 2)


3- Analyse des résultats
Les gisements miniers sont repartis sur toute l’étendue du territoire
ivoirien.
On distingue trois types de roches en Côte d’Ivoire dans lesquelles on
rencontre les ressources minières ou gisements miniers. Ce sont :
 Des roches magmatiques,
 Des roches sédimentaires,
 Des roches métamorphiques.
4- Interprétation des résultats.
La localisation des principales ressources minières de la Côte d’Ivoire et
les roches dans lesquelles on les rencontre sont donnés par le document 3 :
 L’or (Au) localisé à Toumodi (Kokoumbo), Aboisso (Afema),
Abengourou (Padiegnan), Danané (Ity), Ouéllé et Bouaflé
(Angovia).Les roches encaissantes sont les roches
magmatiques et les roches sédimentaires.
 Le diamant © localisé à Séguéla, Korhogo (Tortiya), et
Agnébilékro (Amoriakro).Les roches encaissantes sont les
roches magmatiques et les roches sédimentaires.
 Le Fe (Fe) localisé à Man (Mont Klahohio, Mont Nimba,
Mont Gao, Mont Tia, Mont Toto), San-Pedro (Monogaga).Les
roches encaissantes sont les roches métamorphiques et les
roches sédimentaires.
 Le manganèse (Mn) localisé à Grand Lahou (Mokta) et
Odienné (Ziémougoula). Les roches encaissantes sont les
roches magmatiques et sédimentaires.
 Le Nickel (Ni) localisé à Biankouma (Samapleu, Sipilou),
Touba, Sinfra, Bouaké. Les roches encaissantes sont les roches
magmatiques et les roches sédimentaires.
 Le Cuivre (Cu) localisé à Biankouma (Samapleu), Toulepleu.
Les roches encaissantes sont les roches magmatiques.
 L’Aluminium (Al) sous la forme de Bauxite localisé à
Bondoukou, Bongouanou (Benene, Elinzué). Les roches
encaissantes sont les roches magmatiques, métamorphiques et
sédimentaires.
 Le Titane (Ti) localisé à Man (Sangouiné).Les roches
encaissantes sont les roches magmatiques et sédimentaires.
 L’Etain (Sn) localisé à Man, Toulepleu. Les roches
encaissantes sont les roches magmatiques et sédimentaires.
 Le Molybdène(Mo) localisé à Duékoué (guehiébly) et San-
Pedro (Monogaga).Les roches encaissantes sont les roches
magmatiques et métamorphiques.
Les roches dans lesquelles se sont mis en place des gisements
miniers sont appelées roches encaissantes.
5- Conclusion
Les gisements miniers se sont mis en place dans des roches.
II- LES GISEMENTS MINIERS DE LA C.I SE SONT-ILS MIS
EN PLACE SELON UN MECANISME ?

1- Observation
L’observation porte sur un document montrant différents types de
gisements.
2- Résultats (Voir document 3)
3- Analyse des résultats
Dans les gisements primaires, il y a des dépôts ou des
concentrations métallifères, non seulement au niveau du massif
granitique lui-même, mais aussi dans son environnement. Une
lignée volatile nommée pneumatolytique qui donne naissance aux
filons hydrothermaux (4, 5, 6) et une lignée statique qui demeure au
sein du massif et donne des filons simples ou polymorphe (1, 2,
3).Tandis que dans les gisements secondaires, la roche subit
d’abord une altération et ensuite il y a des concentrations
métallifères.
4- Interprétation des résultats
La mise en place des gisements primaires aurifères (p. exemple)
s'explique par :
- Le processus de différenciation ou cristallisation
fractionnée :
Au cours de sa montée, le magma subit un refroidissement. Il se
produit une séparation précoce de certains minéraux tels que l’or qui
cristallisent en fonction du gradient de pression et de température.
- La concentration :
Les minéraux qui cristallisent à la même température se concentrent
dans la même zone, d'où la zonalité des minéraux observés sur le
schéma. Les minéraux aurifères vont donc s’accumuler, se
concentrer dans la phase liquide du magma. C’est à partir de cette
phase liquide (fluides hydrothermaux) que les minéraux aurifères
précipitent en se refroidissant. Ces phénomènes de précipitation
concourent à la concentration de petites masses d’or : c’est la
pépitisation qui permet d’obtenir de l’or natif pur. Un morceau
d’or natif et pure est appelé pépite.

La mise en place des gisements secondaires se fait suite à


l’altération du gisement primaire. Selon le mode d’altération, on
obtient deux types de gisements :
 Les gisements secondaires résiduels : ils correspondent à des
gisements d’altération chimiques. Les particules d’or restent
sur place à la suite de cette altération.
Les composés dissous sont entraînés par les eaux d’infiltration
et précipitent dans une zone de cémentation (cémentation :
traitement thermique permettant de durcir la surface d’un
métal) à l’origine d’un gisement secondaire résiduel.
 Les gisements secondaires alluvionnaires : ils correspondent
à des gisements d'altération mécanique ou gisements
détritiques. Du fait de leur résistance à l’altération et de leur
densité élevée, les particules d’or s’accumulent dans les sables
et les graviers. Ensuite ces particules d’or natif sont
transportées par les eaux superficielles ou de ruissellement et
le vent. Leur dépôt et leur accumulation se font par gravité
dans les plaines alluvionnaires, donnant naissance à des
concentrations métallifères dites gîtes alluvionnaires ou
placers à or (voir document 4).
D’une façon générale la formation d’un gisement minier ou
métallifère nécessite une concentration du métal dans une source à
faible teneur, celui-ci est transporté et concentré dans un piège à la
suite de phénomènes mécaniques ou chimique.
Toute formation de minerai implique le fonctionnement d’un piège
(fissures, diaclases) qui retient et concentre le métal, initialement
dispersé dans un volume beaucoup plus grand de roche : la source.
Ainsi la formation de minerai met en œuvre une ou des source (s),
un ou des vecteur (s) et un piège à la suite de phénomènes
mécaniques (érosion, sédimentation, altération, volcanisme,
fracturation…) ou chimiques.
Un minerai est un ensemble rocheux contenant des substances
utiles en pourcentage suffisant pour justifier une exploitation.
5- Conclusion
Les gisements miniers de la C.I se sont mis en place selon un
mécanisme.

CONLUSION GENERALE
Les gisements miniers de la C.I se sont mis en place dans des
roches et selon un mécanisme.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 1 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA GEOLOGIE ET A LA PEDOLOGIE.
THEME 1: LES RESSOURCES MINIERES.
LEÇON 2 : L’EXPLOITATION DES GISEMENTS MINIERS EN COTE D’IVOIRE.
DURÉE : 01semaine

HABILETES CONTENUS
1. Identifier - quelques méthodes de prospection minière ;
- les différentes méthodes d'exploitation minière.
2. Décrire - quelques méthodes de prospection minière ;
- les différentes méthodes d'exploitation minière.
l’impact de l’exploitation minière sur l’environnement et la
3. Dégager
qualité de la vie.

SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Depuis quelques temps de nombreux camions chargés de << terre noire>> passent près du Lycée Moderne d’Odienné en partance pour Abidjan. S’étant
renseignés, les élèves apprennent que ceux-ci partent d’une mine de manganèse en exploitation depuis peu. Par la même occasion ils apprennent que les habitants
du village abritant cette mine ont commencé à se plaindre du bruit assourdissant généré par l’exploitation de ladite mine. Curieux, ces élèves veulent comprendre
l’exploitation des gisements miniers. Ils décident alors d’identifier les différentes méthodes de prospection et d’exploitation puis d’en déduire l’impact sur
l’environnement et la qualité de vie.
Matériel Bibliographie
 Texte relatif à la prospection minière.
- Document d’accompagnement (Géologie structurale,
 Document relatif à l’exploitation des gisements miniers ; minière et énergétique de la Côte d’Ivoire)
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON

Moments Stratégies
Activités du
Didactiques/ (Techniques/ Activités de l’élève Trace écrite
professeur
Durée Supports)
Situation
PRESENTATION Travail Lisez la
individuel situation Lecture silencieuse
(5 minutes) silencieusemen
t.
Travail Lecture
individuel Un élève pour
lire à haute voix
Travail de Le texte parle des
groupe De quoi s’agit-il gisements miniers.
dans le texte

L’on exploite les


gisements miniers en
Travail de C.I
groupe Faites le
constat qui On doit d’identifier
convient les différentes
Travail de méthodes de
groupe prospection et
Face à ce d’exploitation puis
constat, dites ce d’en déduire l’impact
vous faites. sur l’environnement
et la qualité de vie

Formulation du titre
de la leçon.

Travail de
groupe Prise de notes du
Posez le titre dans le cahier.
problème issu
de ce constat
sous forme de
question.
Travail
individuel
COMMENT L’EXPLOITATION DES
DEVELOPPEMENT Notez GISEMENTS MINIERS SE FAIT-ELLE
EN CÔTE D’IVOIRE?

Le texte relatif au transport de « terre noire » par des camions en provenance


d’une mine de manganèse, a permis de constater que l’on exploite les gisements
miniers.
On peut alors supposer que :
-L’exploitation des gisements miniers se fait grâce à des techniques de
prospections.
-L’exploitation des gisements miniers se fait grâce à des méthodes.

I- L’EXPLOITATION DES GISEMENTS MINIERS SE FAIT-ELLE


GRÂCE A DES TECHNIQUES DE PROSPECTIONS?
1-Présentation du texte.
(Coller le texte)
2-Résultats (voir texte).
3-Analyse des résultats.
On distingue deux types de méthodes de prospection :
- Les méthodes directes de prospection minière qui sont : la prospection
alluvionnaire, la prospection géochimique et la prospection géologique.
- Les méthodes indirectes de prospection minière qui sont: la méthode
électrique, la méthode magnétique et la méthode radiométrique.
4-Interprétation des résultats.
La prospection désigne un ensemble d’opérations qui sont exécutées depuis
la recherche du 1er indice jusqu’à l’évaluation du gisement.
- Les méthodes directes de prospection minière:
 La prospection alluvionnaire consiste à rechercher les minéraux
dans les cours d’eau (marigot), par la technique de la «batée».A
l’aide d’un récipient (un pan, une calebasse), on lave les limons,
les sables et les graviers.
 La prospection géochimique est l’étude de la distribution des
éléments chimiques dans l’écorce terrestre. Elle permet de
déterminer la concentration des minéraux. Elle se fait en trois
phases:
 Les prélèvements des échantillons des sédiments des
cours d’eau (cas de l’or) : géochimie en alluvion.
 Les échantillons sont désagrégés et séchés puis passés au
tamis fin. Seulle sous tamis est conservé.
 L’analyse des échantillons se fait ensuite par des
techniques de dosage appropriées à l’or, c’est-à-dire
l’attaque par l’eau chlorée et le dosage par la rhodamine.
 La prospection géologique consiste à examiner d’éventuels
minéralisateurs observables sur les affleurements, au cours des
levés géologiques ensuite à prélever des échantillons (à l’aide de «
marteaux »), à les analyser et à identifier leurs propriétés, et enfin
à déterminer le type de roche encaissante.
- Les méthodes indirectes de prospection minière:
 La méthode électrique se base sur la conductivité et la résistivité
des corps.
 La méthode radiométrique utilise un scintillomètre ou un
compteur Geiser sur un certain nombre d’itinéraires permettant de
déterminer la radioactivité de chaque affleurement.
 La méthode de la sismique de réflexion s’appuie sur le principe
de l’écho c’est- à-dire sur la propagation d’ondes engendrées
artificiellement par des explosions ou des échos provoqués par des
camions vibreurs. L’enregistrement de ces ondes permet d’établir
la structure du sous-sol.
5-Conclusion
L’exploitation des gisements miniers se fait grâce à des techniques de
prospection.

II- L’EXPLOITATION DES GISEMENTS MINIERS SE FAIT-ELLE


GRÂCE A DES MÉTHODES?
1-Observation
L’observation porte sur un document montrant des méthodes d’exploitation des
gisements miniers.
2-Résultats (voir document 1).
3-Analyse des résultats.
On distingue deux méthodes ou techniques d’exploitation des gisements miniers :
- L’exploitation à ciel ouvert
- L’exploitation souterraine.
4-Interprétation des résultats.
L’exploitation minière consiste à extraire le minerai du sol. Les méthodes
d’exploitation utilisées sont :
- L’exploitation à ciel ouvert : Ce type d’exploitation concerne les gisements
affleurant en surface ou à faible profondeur (graviers, sables, granulats), les
gisements stratiformes (charbons, phosphates, manganèse…), les gisements
métallifères (Fer, Aluminium, Nickel…). Elle consiste à mettre à nu la zone
minéralisée ou encore à enlever les terrains stériles recouvrant la zone appelée «
mort terrain », qui recouvrent généralement des gisements. Ce procédé est la
découverte ou la découverture.
- L’exploitation souterraine : Ce type d’exploitation concerne les minerais qui
sont en profondeur (mines d’or, de diamant…). Elle consiste à pénétrer dans la
zone minéralisée au moyen de voies d’accès appelées galeries, creusées à partir
de la surface.
L’exploitation minière a un impact sur l’environnement et sur la qualité de la vie
:
 Les aspects positifs:
L’exploitation d’un gisement minier entraîne :
 La création de plusieurs emplois,
 l’entrée de devises
 et améliore la qualité de vie de tous ceux qui ont des activités autour de
cette exploitation.
 Les aspects négatifs:
 L’exploitation d’un gisement nécessite au préalable le dénuement du sol
qui a pour conséquence la déforestation, la dégradation des sols, la
désertification,
 Les gisements souterrains dont on a cessé l’exploitation finissent le plus
souvent par s’effondrer et causer beaucoup de dommages,
 L’utilisation de plusieurs produits (détergent, métaux lourds,
hydrocarbures, cyanure…) nécessaires à l’exploitation peut entraîner:
 L’émission de gaz toxiques,
 Lapollutiondel’airdoncdestructiondelacouched’ozoneetparconséquent
l’induction de l’effet de serre,
 La pollution du sol et contaminer les nappes phréatiques.
 La pollution des eaux,
 La pollution radioactive due aux déchets radioactifs.
5-Conclusion
L’exploitation des gisements miniers se fait grâce à des méthodes.
CONCLUSION GENERALE
L’exploitation des gisements miniers se fait grâce à des techniques de
prospections et à des méthodes qui sont l’exploitation à ciel ouvert et
l’exploitation souterraine.
PAGE DE GARDE
CLASSE : TERMINALE D
COMPETENCE 1 : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE A LA GEOLOGIE ET A LA PEDOLOGIE.
THEME 2:LA GESTION DES SOLS.
LEÇON 1 : L’AMELIORATION ET LA PROTECTION DES SOLS
DURÉE : 02 semaines
HABILETES CONTENUS
1. Identifier -quelques techniques d’amélioration des sols.
-quelques techniques de protection des sols.
1- Décrire -quelques techniques d’amélioration des sols.
-quelques techniques de protection des sols.
2- Etablir la relation entre l’exploitation rationnelle des sols et la préservation de l’environnement.
- l’intérêt des techniques de l’amélioration des sols ;
3- Dégager
- les avantages des techniques de protection des sols.
SITUATION D’APPRENTISSAGE :
Il est de plus en plus question de la rareté des terres cultivables dans notre pays. En effet de nombreux conflits dans plusieurs régions de la Côte d’Ivoire ont
pour source les problèmes de terres cultivables. Dans la localité où ils résident de nombreux élèves vivent ces situations de tension à travers leurs parents
impliqués dans ces conflits. Préoccupés et surtout soucieux d’aider leurs parents, ces élèves veulent comprendre l’amélioration et la protection des sols. Ils
s’activent alors à expliquer les méthodes d’amélioration et de protection des sols et d’en dégager les avantages.
Matériel Bibliographie
Documents relatifs :
-A l’amélioration des propriétés physiques, chimiques et biologiques par les -Document d’accompagnement.
amendements calcaires ; -Sciences de la Vie et de la terre, Collection l’Aigle (Terminales C & D).
-A l’amélioration des propriétés physiques, chimiques et biologiques par les -Internet.
amendements humifères ;
-Au mode d’action des amendements calcaires et leurs conséquences ;
-A la relation entre les plantes cultivées et les engrais verts ;
-A la relation entre les pailles et les engrais verts ;
-A quelques techniques d’amélioration et de protection des sols.
Textes relatifs :
-A l’amélioration de la fertilité des sols par les amendements ;
-A l’amélioration de la fertilité des sols par les engrais ;
-Aux techniques de protection des sols.
PAGE DU DEROULEMENT DE LA LEÇON

Moments Stratégies
Activités du Activités de
Didactiques/ (Techniques/ Trace écrite
professeur l’élève
Durée Supports)
Situation
PRESENTATION Travail Lisez la situation
individuel silencieusement. Lecture
(5 minutes) silencieuse
Un élève pour lire à
Travail haute voix
individuel Lecture
De quoi s’agit-il
Travail de dans le texte
groupe Le texte parle de
l’amélioration et
de la protection
des sols.

On peut améliorer
Faites le constat qui les sols.
Travail de convient
groupe On doit expliquer
les méthodes
Face à ce constat, d’amélioration et
Travail de dites ce vous faites. de protection des
groupe sols et d’en
dégager les
avantages

Formulation du
titre de la leçon.
Posez le problème
issu de ce constat Prise de notes du COMMENT AMELIORE-T-ON LES SOLS?
sous forme de titre dans le
Travail de question. cahier.
groupe
Notez
Le texte relatif au problème de terres cultivables en Côte d’Ivoire, a permis de
Travail constater que l’on peut améliorer les sols.
individuel On peut alors supposer que :
- On améliore les sols par des techniques d’amélioration de la fertilité.
- On améliore les sols par des techniques de protection.
I/ AMELIORE-T-ON LES SOLS PAR DES TECHNIQUES
D’AMELIORATION DE LA FERTILITE ?
DEVELOPPEMEN
T
A- APPORTD’AMENDEMENTS.
1- Présentation du texte.
Un amendement est un matériau apporté à un sol pour améliorer sa qualité agricole.
Les amendements sont donc utilisés en agriculture et pour le jardinage pour
améliorer les terres et les rendre plus productives. L’un des amendements les plus
connus est la chaux, utilisée pour réduire l’acidité des sols.
Les principaux efforts de fertilisation que l’on met en œuvre sont les amendements
calcaires et magnésiens dont le but est de favoriser l’activité des bactéries du sol en
régularisant l’état ionique de la solution du sol et en consolidant les complexes
argilo-humiques ; les amendements humifères qui sont la source essentielle
d’humus et surtout conditionnent favorablement l’activité des bactéries ou des
champignons hétérotrophes (source de carbone).
Source Internet
Le texte parle des amendements du sol qui jouent un rôle dans la fertilisation des
sols.
2- Résultats (voir texte).
3- Analyse des résultats
Il existe différentes formes d’amendement intervenant dans la fertilité des sols : les
amendements calcaires et les amendements humifères.
4- Interprétation des résultats.
Un sol fertile est un sol à texture équilibrée et à structure organisée riche en
humus et en sels minéraux et possédant une activité biologique intense.
Un sol fertile est propice à l’agriculture. Il est caractérisé par de bonnes propriétés
physiques (aéré, humide, facile à travailler…), de bonnes propriétés chimiques
(riche en humus et en sels minéraux), et de bonnes propriétés biologiques
(présence de microorganismes et de vers de terre participant activement à la
nutrition des plantes).
Un sol qui a de mauvaises propriétés physiques, de mauvaises propriétés chimiques
et de mauvaises propriétés biologiques est un sol infertile.
Un sol infertile est un sol à texture non équilibrée et à structure non organisée,
pauvre en humus et en sels minéraux et possédant une faible activité
biologique. Un tel sol est impropre à l’agriculture.

Les amendements sont des substances incorporées au sol pour améliorer à la fois
ses propriétés physiques, chimiques et biologiques.
Les amendements calcaires assurent l’enrichissement en Ca++ des sols déficients
en ces éléments et les amendements humifères ou humiques consistent à
incorporer de l’humus au sol. Ils servent de support et d’aliments aux
microorganismes :
- Les amendements calcaires :
Les amendements calcaires sont associés aux amendements magnésiens car ils ont
tous deux des actions voisines.
Le calcium et le magnésium sont des aliments pour les plantes. L’absence ou la
rareté de ces substances a des effets négatifs sur les propriétés physiques, chimiques
et biologiques des sols.
Présents en quantité suffisante sur le complexe argilo-humique et dans le sol, le
calcium et le magnésium servent à améliorer les propriétés physiques, chimiques et
biologiques (voir document 1) :
 amélioration les propriétés physiques :
Les ions Ca++ et Mg++ prennent sur le complexe adsorbant, la place des ions H+. Ils
floculent l’argile et l’humus d’une manière plus énergique ; la structure devient
grumeleuse, perméable à l’eau et à l’air et plus stable c’est-à-dire résistante à la
dispersion par l’eau. Le travail de la terre est facilité, les racines se ramifient
davantage et descendent plus profondément dans le sol. L’humus formé en présence
de calcium est abondant et composé de grosses molécules colloïdales capables de
cimenter les agrégats.
 amélioration des propriétés chimiques :
Les ions Ca++ servent de « monnaie d’échange »contre les ions K+ apportés par les
fertilisants. Ces ions peuvent ainsi se fixer facilement sur le complexe adsorbant.
Les ions (H2PO4-, NO3-, Cl-, SO4--) peuvent se fixer sur le complexe adsorbant par
l’intermédiaire des ions Ca++ (formant le pont calcique). Le calcium régularise le pH
et corrige l’acidité du sol, ce qui améliore l’absorption des éléments minéraux par
les racines des plantes. La correction (réduction) de l’acidité du sol se fait selon le
mécanisme suivant :
CaO + H2O Ca(OH) 2
La chaux vive (Ca(OH)2) est réservée aux sols très acides. Ayant un fort pouvoir
tampon, elle s’hydrate puis se dissocie dans l’eau du sol en Ca++ qui se fixe sur le
CAH en échange des ions H+ et 2OH– qui se combinent aux ions H+ libérés pour
former l’eau (H2O). L’élévation du pH est rapide et il n’y a aucun résidu acide.
La chaux est utilisée pour réduire l’acidité des sols (voir document 2).
 amélioration des propriétés biologiques :
La bonne aération et l’humidité modérées, la présence de calcium et de magnésium,
l’acidité peu élevée accélèrent la décomposition des matières organiques,
augmentent leur humification et activent leur minéralisation. Les rhizobiums vivant
en symbiose avec les légumineuses se multiplient et deviennent plus actifs. Ces
bactéries favorisent la nitrification c'est-à-dire transforment l’azote organique en
azote minéral.
Les amendements calcaires ont pour rôle de régulariser l’état ionique du sol et du
complexe argilo-humique, créant ainsi un milieu favorable à l’activité biologique et
à la nutrition des plantes.
- Les amendements humifères :
Les amendements humifères sont caractérisés par l’enfouissement de débris
végétaux donc par apport en éléments fertilisants au sol (humus). Ilsservent
à améliorer les propriétés physiques, chimiques et biologiques (voir document 3) :
 amélioration des propriétés physiques :
Les matières organiques rendent la structure du sol plus perméable à l’eau et à l’air
et plus stable. Elles favorisent la granulation de la structure des sols lourds
(compact, argileux) comme celles des sols légers (sols sableux).

 amélioration des propriétés chimiques :


Les matières organiques favorisent l’alimentation minérale des plantes. Une légère
acidité due à la décomposition des matières organiques et à la présence des acides
humiques, favorise la dissolution de minéraux peu assimilables, tels que les
phosphates et le fer :
 La minéralisation des matières organiques jeunes et de l’humus
stable est une source continue d’éléments minéraux assimilables par
la plante.
 L’humus étant un colloïde, il augmente le pouvoir adsorbant du sol :
la fixation des ions échangeables apportés par les fertilisants est
améliorées.
 Le CO2 issu des décompositions organiques et les acides humiques
attaquent les sels minéraux, notamment les phosphates, les rendant
assimilables ainsi l’alimentation des plantes est améliorée.
 amélioration des propriétés biologiques :
L’humus favorise l’activité des micro-organismes car il sert de support et d’aliment
aux microorganismes :
 Les matières jeunes apportent les sucres et les matières azotées
nécessaires aux microbes.
 Les matières organiques sont l’aliment des vers de terre dont le rôle
sur la structure et l’aération du sol est capital.
 Les matières organiques favorisent l’activité des bactéries aérobies,
utiles à la minéralisation.
L’humus ou plus généralement les matières organiques constituent la base de la
fertilité et de la conservation des sols. L’humus favorise la croissance des plantes
par :
- l’incorporation des éléments minéraux libérés par sa minéralisation
- l’action directe des activateurs de croissance sur la physiologie des plantes.
L’humus est une source organique variée, de couleur brune et noirâtre, de
composition chimique mal définie, qui résulte de la décomposition de matière
organique d’origine exclusivement végétale (fumiers, paille, déchets de récolte)
sous l’action des microorganismes du sol et des vers de terre.
5- Conclusion
On améliore la fertilité du sol par apport d’amendements.
B- APPORT D’ENGRAIS.
6- Présentation du texte.
L'état chimique du sol est en général aisément modifiable, surtout lorsqu'il s'agit de
corriger des déficiences en éléments nutritifs. Par l'emploi judicieux des engrais, on
parvient à une augmentation de la fertilité si sensible que le langage courant lui a
consacré le terme de fertilisation et que les substances nutritives apportées par les
engrais sont qualifiées d'éléments fertilisants.
Encyclopédie Universalis 2012 (Fertilité des sols)
Le texte parle de l’amélioration de la fertilité des sols par les engrais.
7- Résultats (voir texte)
8- Analyse des résultats.
Les engrais permettent d’améliorer la fertilité d’un sol.
9- Interprétation des résultats.
Un engrais est une substance destinée à fournir aux plantes par l’intermédiaire
du sol, un ou plusieurs éléments minéraux jugés insuffisants dans le sol pour
assurer sa nutrition.
L’apport d’engrais est une technique qui consiste à mettre à la disposition de la
plante, des éléments minéraux directement assimilables : on parle de la fumure
d’entretien.
L’amélioration de la composition du sol peut se faire grâce à l’apport de différents
types d’engrais (engrais chimiques, engrais organique et engrais verts) :
- L’apport d’engrais chimiques(ou engrais minéraux ou fumure minérale) : C’est
la mise à la disposition de la plante, d’éléments chimiques minéraux directement
assimilables. Les engrais chimiques sont le plus souvent apportés sous forme de sels
minéraux. Exemple : Engrais chimique de base NPK.
Lorsqu’ils n’apportent qu’un seul élément parmi les éléments fertilisants dits
« majeurs » : N ou P ou K ; on les appelle engrais simples
Lorsqu’ils apportent au moins deux (2) sinon trois (3) de ces éléments, ils sont dits
engrais composés.
En plus des éléments « majeurs », les engrais simples ou composés apportent aussi
d’autres éléments dits secondaires (Ca, Mg, S, Na…) et des oligoéléments.
- L’apport d’engrais organiques(ou fumure organique) : La minéralisation des
engrais organiques va libérer dans le sol des éléments assimilables par la plante. Le
plus important engrais organique est le fumier qui provient de la fermentation de la
litière des animaux, paille souillée, d’urine et d’excréments. Les engrais organiques
sont d’origines animales, végétales ou mixtes.
- Les engrais verts : c’est une végétation à croissance rapide que l’on cultive et
qu’on enfouit ensuite dans le sol qui la fait pousser, pour améliorer la fertilité. Le
rôle de ces plantes vivantes, dépasse de beaucoup celui d’une masse de matière
organique à enfouir :
 Les engrais verts protègent et améliorent la structure des sols.
 Les engrais verts favorisent la nutrition des plantes (les légumineuses cultivées
en engrais vert enrichissent le sol en azote organique synthétisé par les
rhizobiums au niveau de leurs nodosités) (voir document4)
 Les engrais verts peuvent améliorer la technique d’enfouissement des pailles
en favorisant leur humification, en fournissant aux microbes les sucres
solubles et l’azote que ne peuvent leur fournir les pailles (voir document5).
10- Conclusion
On améliore la fertilité d’un sol par apport d’engrais.
II-AMELIORE-T-ON LES SOLS PAR DES TECHNIQUESDE
PROTECTION ?
1- Présentation du Texte
Pour lutter contre la dégradation des sols, il faut réaliser, dans les zones cultivées, la
mise en place de plantes de couverture et certaines pratiques culturales. Il
s’agit des terrassements sur les terrains pentus, du paillage des surfaces à protéger
ainsi que des pratiques de jachères et d’assolement qui présentent de nombreux
avantages pour tous les sols agricoles.
Texte adapté, extrait de SVT 3e,
Collection Savanes et Forêts, p.127
Le texte parle des techniques de protection des sols.
2- Résultats (Voir texte)
3- Analyse des résultats
On distingue plusieurs techniques de protection des sols :
- La mise en place des plantes de couverture,
- Le terrassement,
- Le paillage,
- La jachère,
- L’assolement.
4- Interprétation des résultats
- La mise en place des plantes de couverture : Cette pratique consiste à planter
dans une culture arbustive, une couverture vivante permanente qui n’impacte pas
négativement la production et empêche la croissance des espèces nuisibles à la
culture.
Une plante de couverture est une espèce végétale (légumineuse [Link]) qui est plantée
afin de contrôler l'érosion, la fertilité du sol, les mauvaises herbes…Elle permet
aussi de reconstituer la flore et la faune et de rétablir l’équilibre de l’écosystème.
- Le terrassement : Cette technique consiste à découper un terrain en pente afin
d’obtenir des terrains plats adaptés aux cultures. Les cultures en terrasses sur les
terrains en pente permettent de protéger le sol contre l’érosion.
- Le paillage : Cette technique consiste à mettre en place d’une couverture de
matière végétale morte appelée paille entre 2 cycles de cultures. Il permet non
seulement de lutter contre l’érosion du sol mais également de l’enrichir en sels
minéraux après décomposition de la paille.
- La jachère : Cette pratique consiste à laisser le sol au repos après une récolte
pendant un certain temps afin qu’il reconstitue naturellement sa réserve minérale.
Elle permet de reconstituer la flore et la faune et elle rétablit aussi l’équilibre de
l’écosystème.
- L’assolement ou rotation des cultures : C’est une technique qui consiste à
alterner des cultures sur un sol dans le but d’assurer la conservation et la fertilité du
sol.
La gestion des sols et des terres permet de maintenir la capacité productive de
l’environnement et de satisfaire les besoins de l’Homme de façon durable.
Certaines pratiques ou techniques culturales présentent des avantages pour
l’environnement. Ce sont :
- Le paillage : il permet de lutter contre l’érosion.
- Les plantes de couverture et les jachères : elles permettent la
reconstitution de la flore et de la faune et l’équilibre de l’écosystème.
- La pratique de cultures intensives : elle permet une gestion rationnelle des
terres cultivables.
L’exploitation rationnelle des sols permet de préserver l’environnement.
La préservation de l’environnement est la protection de l’environnement contre sa
dégradation grâce à l’exploitation rationnelle des sols.
5- Conclusion
On améliore les sols par des techniques de protection des sols.
CONCLUSION GÉNÉRALE
On améliore les sols par des techniques d’amélioration de la fertilité (apports
d’amendements et d’engrais) et par des techniques de protection (voir document 6).

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