1.
CONCURRENCE
Concurrence : c’est la rivalité entre plusieurs agents économiques pour acquérir des parts de
marché sur un même marché, en vendant des biens identiques ou similaires. La concurrence
est ainsi une compétition entre des producteurs, d’ordinaire des entreprises, pour capter la
demande émanant des consommateurs.
Pour agir en concurrent, un agent doit disposer de la liberté d’entreprendre et de la possibilité
d’offrir ou demander une ressource rare et excludable au sens économique, par exemple une
ressource naturelle, un bien ou un service. La politique de la concurrence vise à concurrencer
sur les marchés. La concurrence est une mise en compétition d’agents économiques en vue de
la fourniture de biens et de services sur un marché.
La concurrence renvoie ainsi à une rivalité dans la conduite d’affaires commerciales. Un
marché peut être plus ou moins concurrentiel selon que les agents économiques sont plus ou
moins libres d’y entrer et de produire et vendre des biens.
La concurrence fait l’objet d’une politique dédiée, qui est la politique de la concurrence, et
dont l’objectif est d’assurer que les marchés soient structurés et organisés de telle manière
qu’ils n’empêchent pas de nouvelles entreprises de produire ou des entreprises déjà installées
d’être investies ou bloquées dans leurs activités.
Effets
Le consensus économique est que la concurrence est favorable à la croissance, à
l’innovation et à la productivité d’une économie. Une étude seminale de 1996 montre, sur
un échantillon de 670 entreprises britanniques, que les entreprises présentes dans les secteurs
les plus compétitifs ont eu un taux de croissance de leur productivité 3,8 à 4,6 fois plus élevé
que celles des secteurs les moins concurrentiels.
Concurrence : le Fonds Monétaire International montre en 2010 que les entreprises qui
subsistent peu à la concurrence ont une moindre productivité globale des facteurs ainsi, les
pays dotés d’une croissance de 2,8 % à 8,8 % plus élevée que les pays qui n’en ont pas.
Toutefois, le rapport entre intensité concurrentielle et croissance n’est pas univoque :
Des 1967, Frédéric M. Scherer, soutient que la croissance devient négativement
affectée par une hausse de la concurrence au-delà d’un certain niveau.
Philippe Aghion et Peter Howitt créent en 1992 un modèle montrant qu’une intensité
concurrentielle forte désincite les entreprises à investir, car elles savent alors que leurs
innovations seront copiées rapidement (réduction du gain espéré).
Aghion et ses coauteurs montrent sur des données empiriques en 2005 qu’une
concurrence modérée et la lutte contre les monopoles produisent une structuration de
marché propice à l’innovation et aux gains de productivité.
Économiste
Chaque propriétaire d’une ressource productive cherchera à l’employer dans un secteur où il
espère que le retour sur investissement sera le plus élevé. Il en résulte de la concurrence
qu’avec la concurrence chaque ressource sera distribuée dans tous les secteurs de telle sorte
que le taux de retour (ou profit) sera le même partout »
2. MONOPOLE
Le monopole désigne une situation dans laquelle un seul offreur est face aux acheteurs. Le
monopole est généralement dû à la présence de barrières à l’entrée élevées pour pénétrer un
marché. Le monopole constitue une perte de bien-être pour le consommateur face à
l’entreprise qui, elle, maximise ses profits et qui est peu incitée à veiller à la qualité de son
produit.
À l’inverse, la perspective d’atteindre une position de monopole (ou au moins dominante
grâce à des produits nouveaux ou de meilleures qualités) motive les entreprises à innover.
Nous distinguons 3 types de monopoles :
Monopole institutionnel
Monopole d’innovation
Monopole naturel
3. MONOPOLE
Le monopole est un marché sur lequel un seul demandeur se trouve face à un nombre
important d’offreurs, ou plus généralement, où la demande a un pouvoir de marché
sur l’offre. C’est la situation symétrique à celle du monopole dans lequel un seul
offreur fait face à de nombreux demandeurs.
Quand l’acheteur unique se trouve face à un vendeur unique, il s’agit d’un monopole
bilatéral.
Exemple : la distribution des produits de tabac en France est un monopole.
Les industries du nommée Altadis qui assure la totalité de la distribution.
Sur le marché du travail : le monopsone ; désigne une situation où un seul
employeur domine le marché de l’embauche.
Dans ce cas, l’employeur a un pouvoir substantiel pour fixer des salaires inférieurs au niveau
concurrentiel, car les travailleurs ont des alternatives d’emploi limitées.
4. OLIGOPOLE
Une situation d’oligopole se rencontre lorsqu’il y a, sur un marché, un nombre faible
d’offreurs (vendeurs) disposant de demandeurs (clients) ; on parle aussi de situation de
marché oligopolistique.
Il s’agit d’une situation de marché imparfait dans le cadre de la concurrence pure et parfaite.
Le profit de chaque producteur ne dépend pas uniquement de ses propres actions, mais aussi
de celles des autres offreurs. Les agents économiques concernés ne sont pas des "price takers"
(preneurs de prix du au principe de l’atomicité imparfait), c’est-à-dire que les gains ou le
profit réalisé par les offreurs dépendent fortement de l’attitude des autres.
Il existe dans ce cas une interaction stratégique entre les firmes : les actions entreprises par
une firme donnée (choix de prix, de quantité, de budget publicitaire, etc.) ont un impact sur le
profit de ses concurrents. Ainsi, si une entreprise produit une unité supplémentaire, le prix de
marché doit baisser, ce qui crée une externalité négative sur toutes les stratégies d’une. Dans
ce contexte, la meilleure stratégie choisie par ses concurrents dépendra des raisons de
l’existence d’un marché oligopolistique, qui sont dues au fait que la sélection de la firme peut
conduire spontanément à une configuration de monopole ; on parle de monopole naturel.
Exemple : le secteur pharmaceutique, le secteur de la téléphonie mobile, ou encore l’industrie
aéronautique sont des oligopoles. Ces secteurs ont peu de chances de voir arriver de nouvelles
entreprises sur les marchés.