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Déterminants de l'Investissement Privé en RDC

Le document aborde la problématique de la pauvreté en République Démocratique du Congo (RDC) malgré ses ressources abondantes, avec 64% de la population vivant avec moins de 2,15 dollars par jour. Il vise à identifier les déterminants de l'investissement privé en RDC pour proposer des politiques économiques susceptibles d'accroître cet investissement, essentiel pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Les hypothèses de recherche incluent des facteurs tels que l'investissement public, la stabilité politique et les investissements directs étrangers, ainsi que leur influence sur l'investissement privé.

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Déterminants de l'Investissement Privé en RDC

Le document aborde la problématique de la pauvreté en République Démocratique du Congo (RDC) malgré ses ressources abondantes, avec 64% de la population vivant avec moins de 2,15 dollars par jour. Il vise à identifier les déterminants de l'investissement privé en RDC pour proposer des politiques économiques susceptibles d'accroître cet investissement, essentiel pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Les hypothèses de recherche incluent des facteurs tels que l'investissement public, la stabilité politique et les investissements directs étrangers, ainsi que leur influence sur l'investissement privé.

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UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES


B.P. 832 KINSHASA XI

PROFESSEUR MANGONGO

PROPRE A CIVUADI MUKENDI Mardochée

L1LMD MATHEMATIQUES, STATISTIQUE ET INFORMATIQUE

ANNEE ACADEMIQUE 2024 – 2025


1

0. INTRODUCTION
0.1 PROBLÈMATIQUE
Dans le contexte de la RDC en particulier, selon les données de la banque mondiale
et la banque Africaine de développement, malgré toutes ses immenses ressources humaines et
naturelles, la RDC est classée comme l’une des Cinq nations les plus pauvres du monde en 2021 et
soumise à une instabilité politique durant plusieurs années. D’où près de 64% de la population vit
avec moins de 2.15 dollars par personne et par jour ([Link]).
Et partant des certaines enquêtes le plus récentes accessibles au public et utilisées
pour estimer l’indice de pauvreté monétaire (IPM) de la RD Congo des années 2017 et 2018, 64.5
% de la population (soit 54,239 milliers de personnes) croupissent en situation de pauvreté
multidimensionnelle ; d’autres sont en situation catastrophique ( c’est-à-dire vulnérables à la
pauvreté multidimensionnelle), soit 17.4 % alors qu’il y a des politiques qui peuvent faire sortir la
RDC de cette impasse situation telle que la politique visant à favoriser les investissements privés.
Cependant, à l’exception de l’année 1961, le taux d’investissement privé a évolué en
dessous de 10% pendant plusieurs années en RD Congo atteignant jusqu’à 4% en 2009 et une
valeur maximale de 9,8% en 2021 ; ce qui parait faible par rapport aux opportunités
d’investissement que le pays regorge et à la moyenne africaine qui s’élève à 13% (NTUMWA,
2007)1.
En effet, l’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté ne peut se
faire sans une plus grande participation des populations (ménages et entreprises) en mettant en
place des conditions favorables pour les investissements productifs comme démontré par une
étude de l’OCDE sur le développement (2005), et les auteurs de la croissance endogène dont
Romer (1986 et 1990), Lucas (1988) Barro (1990) et Baldwin (1989). Et comme le montre aussi le
travail pionnier de Khan et Reinhart (1990), les investissements privés entretiennent des effets
stimulateurs sur la croissance économique.
Une croissance rapide et durable est favorisée par une conjoncture propice aux
investissements privés et publiques (J Hubert, 2015). Et ce sont ses effets d’entraînement qui
génèrent la réduction du chômage, l’apparition des nouvelles technologies, etc. Ainsi, la mise en
exergue des déterminants des investissements privés est cruciale pour permettre une croissance
économique capable d’atteindre des ODD d’ici 2030. Vu son rôle comme l’un des moteurs de la
croissance et sa capacité de faire baisser la pauvreté, c’est pourquoi les politiques économiques
favorisant une mobilisation de l’investissement privé serait donc appelée à gagner de l’importance
en RDC.
C’est ainsi que nous nous proposons d’identifier les principaux déterminants de
l’investissement privé en RDC, afin de mieux comprendre les facteurs qui expliquent son

1
NTUMWA B. Les facteurs déterminants de l’investissement privé : cas de la RDC 2007 p.9
2

insuffisance, et voir les politiques économiques capables de l’accroître dans le cadre de ce travail.
Plus précisément, nous cherchons à répondre aux questions suivantes :
 Quel sont les principaux facteurs déterminant l’investissement privé en RDC ?
 Quelle est l’influence que chacun de ces facteurs exercent sur l’investissement privé ?
0.2 OBJECTIFS DU TRAVAIL
0. 2. 1. Objectif général
Ce travail a pour objectif principal d’identifier les principaux facteurs déterminants
de l’investissement privé afin de proposer les politiques économiques à mettre en place en RDC
pour atteindre le niveau d’investissement privé le plus élevé possible.
0. 3. 2. Objectifs spécifiques
Les objectifs de notre étude sont les suivants :
 Identifier les principaux facteurs déterminants de l’investissement privé en RDC
 L’influence que chacun de ces facteurs exercent sur l’investissement privé
0.4. HYPOTHÈSES DE RECHERCHE
Les hypothèses à Identifier les principaux facteurs déterminants puis tester
l'influence de différents facteurs sur l'investissement privé sont les suivantes :
H1 : Les principaux facteurs de l’investissement privé en RDC sont l'investissement public,
taux de croissance du PIB, la stabilité politique, le taux d’épargne, taux d'intérêt débiteur, les
investissements directs étrangers, l’inflation ainsi que la pression fiscale.
H2 : Le taux de croissance du PIB, la stabilité politique et l’épargne interne et les
investissements directs étrangers, ont une influence positive ; Et l'investissement public qui
exerce un effet intermédiaire ; tandis que le taux d'intérêt débiteur, l'inflation ainsi que la
pression fiscale influencent négativement le comportement de l’investissement privé.
3

Section 1 : L’EVOLUTION DE LA SITUATION ECONOMIQUE ET DES


LIEUX DU SECTEUR PRIVE
1.1 LES PHASES MAJEURES DE LA SITUATION ÉCONOMIQUE DE LA RDC
Les grandes évolutions de l’économie congolaise peuvent être circonscrites
globalement en neuf phases, à savoir :
 La Première phase de 1960 à 1966 : stagnation de l’économie et poussées
inflationnistes ;
 La deuxième phase de 1967 à 1974 : période de stabilité et de croissance ;
 Troisième phase de 1975 à 1989 : ajustement structurel et : Ralentissement de la
croissance et inflation ouverte
 Quatrième phase de 1990 à mai 1997 : Déclin de la croissance, Destruction des
richesses et hyperinflation ;
 Cinquième phase Après mai 1998 jusqu’à 2001 : déflation et hyperinflation ;
 La sixième phase de 2002 à 2005 : Reprise de la croissance et d’inflation sous
contrôle ;
 Septième phase de 2006 à 2016 : l’amélioration des taux de croissance économique ;
 Huitième phase de 2017 à 2021 : faible croissance et la fragilité suite à la covid19.
Après l’accession à l’indépendance, l’économie congolaise a pratiquement stagné au
cours des premières années de son accession à l’indépendance années 1960-1965 suite aux méfaits
des sécessions et des rébellions contre le pouvoir central. Ces premières années de la
décolonisation se sont caractérisées abord par des pressions inflationnistes jusqu’à 35.4% en 1964
(Banque mondiale, 2006) suite à l’accroissement des dépenses par le financement monétaire,
surtout pour rémunérer les agents de l’État, et causant aussi une détérioration des comptes
extérieurs du pays, jusqu’avant la réforme monétaire qui est intervenu en 1967.
1.1.1 La Première phase de 1960 à 1966 : stagnation de l’économie et poussées
inflationnistes
Le redressement économique pendant cette période a permis d’attendre un taux
réel moyen de croissance de 7%, soutenu par le succès de la réforme monétaire opérée en 1967,
par l’amélioration de l’environnement international favorable par la hausse des prix de cuivre sur le
marché mondial et par l’afflux de l’investissement direct étranger. La balance courante présentait
constamment un excédent, le niveau d’inflation maitrisé et les indicateurs sociaux s’amélioraient.
Mais l’expansion des recettes d’exportation a suscité un excès de confiance qui
amena le gouvernement à accroître les dépenses de consommation et à s’endetter lourdement à
l’extérieur pour financer même des projets de prestige.
4

1.1.2 La deuxième phase de 1967 à 1974 : période de stabilité et de croissance


Cette période a été marqué par un ralentissement jusqu’à avoir un taux de
croissance réel du PIB était négatif de 1,9% en moyenne. Cette chute de la croissance une
ouverture de l’inflation a été principalement occasionnée par la perte de confiance du secteur privé
suscitée par les mesures mises en place par les autorités sur la « zaïrianisation » et de nationalisation
prises en 1973 et 1974, par le volume excessif d’emprunts extérieurs, par le repli des cours des
produits d’exportation et par la hausse des prix des produits pétroliers au niveau international .
L’accroissement des dépenses publiques sur l’essentiel des besoins au pays dont le financement
venait de la création monétaire sans couverture et la poursuite d’un endettement extérieur à des
conditions qui n’étaient pas favorables n’ont conduit qu’à une forte l’inflation plutôt qu’à la
croissance économique comme prévu. Avant 1978, il n’y avait aucune action systématique
entreprise pour faire face à ces difficultés que le pays faisait face. C’est en 1978, que le pays va
entreprendre le dialogue qu’ils avaient interrompu deux ans auparavant avec le FMI à souffler.
1.2.3 Troisième phase de 1974 à 1989 : ajustement structurel et ralentissement de la
croissance et inflation ouverte
Après quelques années de crise, le pays s’est engagé dans programme se reformes
structurels mondial dont les réformes économiques et financières touchant les prix, le taux de
change, l’amélioration de la gestion des entreprises publiques, la rationalisation des dépenses
publiques et la formulation et l’exécution d’un programme d’investissement public prioritaire.
La libéralisation de l’économie venu de cet ajustement s’est traduite par un modeste
taux de croissance moyen de 0,8%. Cependant, les réformes des entreprises, bien qu’initiés et
soutenues par des concours techniques et financiers des institutions internationales de Bretton
Woods, n’ont été que de courte durée, faute d’un véritable soutien politique local car l’initiative
venait de l’étranger.
La mise en place d’un programme d’investissement public prioritaire n’a pas atteint
le résultat escompté d’aider à améliorer l’état de l’infrastructure économique et des services
collectifs mais ont au contraire créer leur dégradation et ont fait baisser les crédits budgétaires
réservés aux secteurs sociaux.
1.2.4 Quatrième phase de 1990 à mai 1997 : Déclin de la croissance, Destruction des
richesses et hyperinflation
Cette période est celle de l’effondrement de l’économie et de la société congolaise.
La longue transition politique marqué non seulement par l’instabilité institutionnelle pendant plus
de 12 gouvernements en l’espace d’au moins 10 ans mais surtout des problèmes sociaux
notamment des événements de LUBUMBASHI en 1990, des conflits interethniques en 1991 et
1992, des grèves, des contestations populaires et des villes mortes; et aussi des tensions
économiques comme des hyperinflation, le pillages de l’outil de production et de
5

commercialisation des entreprises en 1991 et 1993, la rupture de la coopération bilatérale et


multilatérale.
Un grand désordre dans les Finances Publiques suite aux financements des déficits
insoutenables du trésor financé presque exclusivement par les avances directes de la Banque
Centrale qui avait conduit aux conséquence grave de la dépréciation rapide du taux de change et la
hausse des prix jusqu’à 98% et 9800% en 1994. Les conflits armés engendré par l’échec de la
Conférence Nationale, ont eu des effets néfastes tant sur la situation sociale qu’économique. Au
cours de cette période, le PIB Réel avait baissé de 4,5% en moyenne. La hausse du niveau général
des prix avait atteint près de 2.000 % en moyenne.
Et augmentant le niveau de pauvreté est jusqu’à 80% en moyenne et le taux de
chômage accru jusqu’à 84% en moyenne. Mais parmi les années des graves situations, nous
pouvons citer la période de récession allant de -6,6% en 1990 à -14% en 1999, et une
hyperinflation qui a culminé à 233,2% en 1990 et jusqu’à 7.878,8% en 1994.
Une telle dégradation est due à la crise de légitimité politique et de souveraineté
monétaire, qui ont caractérisé cette longue période dite de « transition politique », ainsi que de la
démission de l’État de ses responsabilités. Pendant cette période, vers les années 1992, la
communauté internationale (dont la Banque mondiale, le FMI et la communauté européenne)
prendra la décision de se désengager presque totalement du Zaïre tout en essayant de donner des
injonctions au processus de démocratisation comme condition pour recevoir de l’aide.
1.1.5 La sixième phase de 2002 à 2005 : Reprise de la croissance et d’inflation sous contrôle.
Une politique de stabilisation macroéconomique a été mis en œuvre par le
gouvernement en 2001 pour sortir le pays de cette crise chronique. C’est par ces mesures qu’une
élancé depuis 2002 a conduit à une croissance économique jusqu’à dépasser la barre des 6% en
2004.
Après les résultats encourageants produit par le PIR (Programme intérimaire
renforcé), les institutions de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale) vont accorder, en juin
2002, 1.2 milliard de dollars de crédit comme soutient au PEG (Programme économique du
gouvernement). Le PEG, qui s’étendait d’avril 2002 à juillet 2005, avait comme objectif de
libéraliser les prix et les échanges, à réformer le secteur bancaire et à exploiter les potentialités de
croissance telles que la production de certains miséreux comme les diamants.
La RDC participe, vers la fin juillet 2003, à la décision de l’Initiative PPTE, ce qui
lui permet de réduire le service de la dette extérieure d’environ 40% pendant la période allant de
2003 à 2006, soit en moyenne par an d’un montant environ 150 millions de dollars. Le pays devait
continuer la mise en œuvre du programme économique pour pouvoir atteindre en 2005 le point
d’achèvement sous l'initiative PPTE.
Face à cette situation, l'allègement de 90% de la dette du pays soit d’un montant de
11 milliards dollars deviendrait irréversible. Mais, la RDC n’a jamais atteint son objectif ultime,
6

d’une part à cause du comportement irrationnel des ressources par les autorités politiques constaté
surtout pendant la période des élections, d’autre part à cause de l’absence de volonté de la part des
différents créanciers, y compris les institutions de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale).
Malgré cette performance économique enregistrée pendant ces quelques années, la
stabilité macroéconomique en RDC demeure encore très fragile et dépendante des conditions
politiques nationales et de conditions des prix des miséreux sur le marché mondial.
1.1.6 La septième phase de 2006 à 2016 : l’amélioration des taux de croissance économique
Pour cette période, la situation économique de la R.D.C est caractérisée par
l’orthodoxie de la politique économique et des performances imputables aux effets des réformes
l’amélioration des taux de croissance économique, engagées qui ont permis d’importants
investissements l’amélioration des taux de croissance économique.
Ce qui a fait de cette période un tournant décisif pour l’économie congolaise, avec
l’amélioration des taux de croissance économique jusqu’ à atteignant un pic de 9,5% en 2014, avec
une baisse sensible des volatilités des prix intérieurs et une relative amélioration de
l’environnement des affaires dans le pays.
Ladite croissance s’est ralentie à près de 2,5% du PIB en 2016, suite à la baisse
sensible des cours des matières premières au niveau international occasionnant ainsi la réduction
des revenus des entreprises minières dans le pays.
1.1.7 La huitième phase de 2017 à 2021 : faible croissance et la fragilité suite à la covid19
Cette période a été marquée par une faible croissance jusqu’à la crise mondiale
créée par pandémie de la COVID19 en 2020. Spécialement vers 2017 et 2019, ce taux de
croissance est passé respectivement à 3,7% ; 5,8% et 4,6% occasionné par l’augmentation sur le
marché international des cours de certaines matières dont le cobalt.
Pendant la même période, l’inflation a été maintenue suite à une politique
monétaire voire budgétaire orthodoxe par une stabilité. En effet, en l’absence des chocs
occasionnée par l’environnement extérieur, le cadre macroéconomique a demeuré stable. Le
marché de change était également caractérisé par une stabilité structurelle.
Il est important de souligner, que c’est à la suite de l’avènement de la crise sanitaire
mondiale causée par la pandémie de Covid-19, que l’économie congolaise est affectée à l’instar
d’autres pays de la planète et certaines mesures conjoncturelles ont été prises progressivement pour
juguler les méfaits de ladite crise et permettre aux entreprises de se maintenir dans une situation
d’équilibre et de maximisation des profits pour une croissance stable2.
En 2020, la conjoncture économique a été marquée par le ralentissement de la
croissance économique, expliqué principalement par les effets néfastes de la propagation de la

2
Anapi 2022
7

pandémie de Covid-19. Il a été constaté en revanche une reprise de la croissance économique en


2021 d’un taux de 5,7% contre 1,7% en 2020.
La belle progression de l’année 2020 a témoigné du « caractère résilient de
l’économie congolaise qui, après avoir subi les perturbations liées successivement à la pandémie de
Covid-19 et au conflit russo-ukrainien, a maintenu une bonne trajectoire de croissance.
En effet, alors que la croissance prévisionnelle était de 5,7%, le taux réel s’élève à
6,2% en 2021, surclassant celui de la sous-région d’Afrique subsaharienne qui a enregistré un taux
réel de 4,1% pour la même année. La contribution du secteur non-minier à ladite croissance est de
3,2% contre 3% du secteur minier, traduisant ainsi les efforts fournis par le gouvernement dans la
diversification de l’économie du pays » (ANAPI 2022).
1.2 COMPORTEMENT DE QUELQUES GRANDEURS ÉCONOMIQUES
Dans cette sous-section, il est question de faire une analyse factuelle de l’économie
de la RD Congo pendant notre la période de notre étude. L’analyse porte sur le secteur réel de

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l’économie, c’est ainsi que nous analysons le taux de croissance économique, les investissements le
taux d’inflation et les investissements domestiques total.
Fig.1. Evolution du taux de croissance du PIB
A la lumière du graphique représenté par la Fig.1 ci-dessous, il y a lieu de relever ce
qui suit : les années 1990 et 2000, le taux de croissance était négatif sauf en 1994 ; C’est vers ls
années 2002 jusqu’à la suite des années que reprendra le chemin de la positivité.

Source : Auteur, sur base des données de la banque mondiale, 2020


Il en découle donc que le taux de croissance économique suit une évolution de
négativité dans la décennie 1990 est justifiée par les événements ci-après : les grandes crises
politiques engendrées par la démocratisation du pays, les pillages, les guerres, les grèves, insécurité
généralisée, conflits armés, etc. qui ont causé la destruction de l’outil de production, le
découragement des investisseurs étrangers et tarissement de l’aide publique au développement
principale source de financement de l’investissement public.
A partir de 2002, la croissance économique congolaise reprend son cours normal
suite à la reprise des relations diplomatiques et aux efforts du gouvernement mais n’a jamais
franchie la barre de 10%. Le plus élevé est de 8,5% en 2005 et 9,04% en 2014, le plus faible
expliqué par les effets de la crise financière internationale est de 2,8% en 2009.
8

Alors que, les périodes d’hyperinflation s’accompagnent de la baisse des activités


économiques. Le Programme de Désinflation Rapide (PDR) a été décrété en 1995 principalement
dans le but de combattre l’hyperinflation, de redynamiser l’intermédiation financière et de
reprendre la coopération avec ses partenaires multilatéraux.
Il eut un résultat positif qui baissa sensiblement le taux d’inflation de 9796.9 % à
370.0 % et permit à l’économie congolaise d’afficher un taux de croissance positif de l’ordre de 0.7
%. Malheureusement, cette performance n’a été que temporaire, car les conséquences fâcheuses
des conflits armés survenus en 1996 et 1998 ont encore replongé l’économie en récession. Ainsi, le

TINF
25000

20000

15000

10000

5000

taux de croissance s’est situé à -5.4 % en 1997, -4.3 % en 1999 et -6.9 % en 2000.
Fig.2. Evolution du taux d’inflation en RD Congo (1990-2021)

Source : Auteur, sur base des données de la banque mondiale, 2021.


Après le bref aperçu de l’inflation, nous pouvons aussi voir comme a évolué le
comportement de l’investissement privé.
Du point de vue de la production sectorielle, en 1997, tous les secteurs des biens de
production ont évolué négativement (dont Bâtiment et Travaux Publiques à -30.6 % et Industrie
manufacturée à -21.8%). Cependant, en 1999 et 2000, c’est principalement les secteurs des services
qui furent en baisse ; respectivement - 6.8% et -6.9%.
Il ressort également que le secteur agricole avait accusé une baisse de 5.1% en 1999
et surtout une baisse de 11.7 % en 2000. Cette faible performance était une conséquence logique
de la guerre, car plusieurs cultivateurs furent contraints d’abandonner leurs champs. La carence en
biens de consommations ainsi que d’autres contraintes d’ordre structurel ont conduit les taux
d’inflation à se relever de nouveau au niveau de 284.9 %, 513,9 %, 359,9 % ; successivement de
1999 à 2001.
En effet, dans le but de faire face à la dégradation du tissu économique, le
gouvernement met en place le Programme Intérimaire Renforcé (PIR), décrété en 2001 pour
corriger tous ces déséquilibres macroéconomiques. Ce programme s’attelait principalement sur la
9

libéralisation du marché des changes et du taux d’intérêt, libéralisation globale de l’économie, la


cassure de l’hyperinflation, etc.

Son application a porté des fruits à partir de 2002 où l’économie congolaise a


renoué avec la croissance économique et a rompu avec la série d’hyperinflation de 3 chiffres. En
effet, le taux de croissance s’est si tué en 2002 à 3.5% et le taux d’inflation à 15.8%. D’autres
programmes seront aussi exécutés par la suite. Il s’agit principalement du PEG et du PRC.
Quant à l’accumulation du capital physique, l’évolution des investissements
domestiques (public et privé) en pourcentage du PIB fait noter ce qui suit : la part des
investissements domestiques dans le PIB évolue en fluctuant dans le sens de la hausse comme dans

FBCF TOT (% du PIB)


40

30

20

10

le sens de la baisse. Ainsi, à partir de 1994 jusqu’en 2021 la part des investissements ont évolué de
façon croissante et accusent les points culminants en 1996, 2010 et 2016 dont les parts sont
respectivement de 27,1 %, 28, 72% et 36,76 %. Toutefois, comme le démontre la Fig.3 ci-dessous,
la tendance générale reste positive.
Fig.3. Evolution des investissements domestiques

Source : Auteur, sur base des données de la banque mondiale, 2021


Les années 1993, 1997, 1998 et 1999 sont des années qui attirent notre
attention, dans lesquelles ce ratio est respectivement égal à 1,76 %, 2,5%, 2,1% et 3,1%. En effet,
en période de récession et d’hyperinflation ; les épargnes ne sont pas mobilisées par les ménages
afin d’être canalisées vers les Investissements. Et lorsque le climat des investissements n’est pas
favorable les étrangers ne sont pas motivés à apporter leurs capitaux.
1.3 ETAT DES LIEUX DU SECTEUR PRIVÉ
A. Composition
Faute de la permanence de données et de statistiques fiables au pays, il est difficile
de décrire de l’évolution du secteur privé congolais (PNUD/RDC, 2000). En gros, les entreprises
privées en RDC sont classifiées de la manière où on n’a : grande, petite et moyenne entreprise
10

(PME), microfirme et artisanat. L’autre variable de distinction réside dans le fait que certaines
entreprises agissent dans l’informel et les autres dans le formel, en se fondant sur le caractère
permanent de la comptabilité et sur l’exercice légal des leurs activités.
Les entreprises composant le secteur privé en RDC peuvent être classées selon
leurs secteurs d’activités (Services, Industrie, Agriculture et Exploitation forestière et
Infrastructures), leurs sous-secteurs (branches) ainsi que selon l’origine de leurs capitaux
(investissements directs étrangers et investissements nationaux (ANAPI/2022).
Les opérations de la grande entreprise en RDC se concentrent essentiellement
dans les secteurs minier, pétrolier, forestier, agroindustriel ou agro-alimentaire, des matériaux de
construction, de la métallurgie et des services. Celles de PME se concentrent dans les secteurs du
commerce, des transports, de l’agriculture, de la manufacture, de la construction et de la
communication.
En RDC, il a été constaté que la forte présence de l’Etat dans les grandes
entreprises constitue un handicap à l’initiative privée. En effet, le secteur des entreprises est très
étendu, commençant par administration publique quasi autonomes jusqu’aux sociétés d’économie
mixte dans lesquelles l’Etat est associé à des privés mais ne détient qu’une partie d’action. A la fin
de 1997, le secteur comptait environs 122 entités (PNUD/RDC, 2000). Le tableau ci-après reprend
la composition du secteur des entreprises publiques et mixtes.

Tableau 2.1 : Composition du secteur des entreprises publiques et mixtes


Secteur Organismes Entreprises Participation Participation Total
publics publiques majoritaire minoritaire
autonomes de l’Etat de l'Etat

Agriculture 2 5 … 8 15
Mines - 4 2 3 9
Energie - 3 - 12 15
Eau - 1 - 1
Industrie - 2 2 16 20
Transports - 13 - 3 16
et
communication
Banques 3 5 2 2 12
et
assurances
Autres services 2 4 4 10 20
Autres 4 6 - 4 14
Total 11 43 10 58 122
Source : PNUD/RDC (2000)
11

Signalons que le maintien de ce tableau est dû au manque des nouvelles données


sur le sujet, mais ces données font partie de notre espace temporel. Ainsi, la micro-firme et
l’entreprise artisanale relèvent de l’informel qui, en RDC, est un phénomène généralisé, né de la
marginalisation du secteur privé, et amplifié par les troubles politiques et la démission de l’Etat
(PNUD/RDC, 2000).
Actuellement nous pouvons retenir qu’il y a des études qui identifient les
entreprises en RDC, qui nous permettes de dégager des statistiques telles que dans les 9.000
entreprises identifiées informelles ou formelles. POUR M. Tshaba, il estime que le secteur de
l’entrepreneuriat en RDC peut être divisé en grandes entreprises publiques et privées, PME
formelles et informelles.
Pour lui, le nombre de grandes entreprises privées n’est pas si grands et la majorité
d’elle dans ce petit nombre appartiennent à des étrangers. Ce là fait que ces derniers se recrutent
dans les multinationales qui investissent dans des entreprises congolaises de moyenne et de grande
taille.
Le consultant national à la Banque mondiale n’a également relevé que l’étude sur la
stratégie nationale de développement des PME, fait état d’un nombre limité des PME formelles et
informelles, précisant qu’il apparait difficile de faire une distinction entre les PME structurées et
non structurées, formelles et non formelles. « Au vu de ces chiffres, les moyennes entreprises
formelles seraient environ au nombre des 8000.
La Fédération des entreprises du Congo (FEC) avance le nombre de 2600
membres, parmi lesquels 1700 PME formelles dont certaines sont plutôt de très petites entreprises
(TPE). Les statistiques de la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo
(COPEMECO) estiment à 3500 micros et petites entreprises formelles du point de vue de la
structuration », a-t-il fait savoir. L’enquête 1, 2 et 3 sur le secteur informel (2015), a permis de
dénombrer environ 3,4 millions de PME informelles (ACP/2020).
Signalons enfin que l’élément important de l’investissement qui est le secteur qui,
du moins n’était pas développé, s’est écroulé depuis le début des années quatre-vingt-dix. Le
secteur des NTIC, en général, est encore à son stade embryonnaire, tandis que celui de la
communication cellulaire est florissant ces dernières années.
B. Part de l'investissement brut privé par rapport à l'investissement brut total
Au début des années des années nonantes, l'investissement public était proche de
l'investissement privé. Mais à partir de 1995, l'investissement privé a largement dépassé
l'investissement public et est devenu la principalement composante de l'investissement en
république démocratique du Congo.
12

Le tableau ci-après donne l'évolution de la part de l'investissement brut privé par


rapport à l'investissement brut public.
Tableau 2.2: Part de l'investissement brut privé par rapport à l'investissement brut public
ANNÉES FBCF TOT FBCFPRIVE FBCFPUB (% % PRIVE %PUB
(% DU PIB) (% DU PIB) DU PIB)
1990 12,84 8,85 3,99 68,92 31,07
1991 6,1 3,48 2,62 57,04 42,95
1992 7,11 4,27 2,84 60,05 39,94
1993 2,25 1,38 0,87 61,33 38,66
1994 7,54 6,96 0,58 92,31 7,68
1995 9,65 5,27 4,37 54,68 45,31
1996 27,09 26,59 0,5 98,15 1,84
1997 2,50 2,016 6,73 80,65 19,35
1998 2,10 1,99 0,1 95,23 4,76
1999 3,06 2,00 1,07 65,16 34,83
2000 14,4 12,01 0,44 83,35 16,64
2001 6,66 5,11 0,11 76,70 23,29
2002 7,42 5,39 0,95 72,68 27,31
2003 9,42 7,68 2,69 81,53 18,46
2004 12,14 9,40 2,8 77,47 22,52
2005 11,67 9,29 3,3 79,59 20,40
2006 14,58 12,80 3,3 87,79 12,20
2007 13,6 12,2 2,4 89,71 10,28
2008 10,7 8,71 3,7 81,07 18,92
2009 14,4 11,40 3,09 78,67 21,32
2010 28,72 22,22 6,49 77,37 22,62
2011 24,81 21,62 3,191 87,13 12,86
2012 14,24 12,2 1,97 86,10 13,89
2013 21,73 19,68 2,05 90,55 9,44
2014 23,11 17,30 5,80 74,89 25,10
2015 18,34 13,86 4,47 75,60 24,39
13

2016 17,16 14,015 3,149 81,65 18,34


2017 24,77 22,86 1,90 92,31 7,68
2018 20,39 18,64 1,74 91,42 8,57
2019 20,3 17,95 2,38 88,26 11,73
2020 24,27 21,82 2,4 89,89 10,10
2021 27,16 24,44 2,718 89,99 10,00
Source : Banque mondiale (2021)
Au total, depuis janvier 2003, date du début de son fonctionnement au 31
décembre 2005, l’ANAPI a agréé 308 projets d’investissement, dont la valeur globale s’élève à
[Link] US. Selon les données primaires de l’ANAPI, arrêtées au mois d’octobre 2022. 278
projets ont été enregistrés aux avantages du Code des investissements.
Quand bien même les données de l’année 2022 sont partielles, l’ANAPI a
enregistré 43% des projets agréés de la période avec un volume de décision d’investissement au
mois d’octobre de 44% du total de la période, représentant [Link] USD.
Un accroissement important est enregistré en République Démocratique du Congo
Contrairement à l’année 2019 qui a connu le volume d’investissement un peu plus bas de la
période, soit 1,05 milliard USD, consécutif, selon les données fournis par l’Agence Nationale pour
la Promotion des Investissements, cela était dû au contexte post-alternance démocratique des
élections de 2019 et la crise mondiale du Coronavirus et ses conséquences.
Mais l’année 2020 a connu a été favorable à l’investissement suite aux différentes
mesures mises en place pour résorber les effets de la crise liée à la pandémie de Covid-19,
notamment dans l’amélioration du climat des affaires, particulièrement dans domaine des finances
publiques avec la baisse ou la suppression de certaines taxes, celles-ci ont permis à ce volume de
rebondir à 2,49 milliards USD en 2020, passer à 2,67 milliards USD en 2021 jusqu’à atteindre le
4,05 milliards de dollars américains en début du dernier trimestre de l’année 2022.
C. Tendances sur les décisions d’investissement
Les investissements privés concernent spécifiquement comme vu précédemment
les secteurs agricoles et exploitations forestières, industries alimentaires, industries manufacturières,
industries brassicoles, services et autre regroupé en trois secteurs dans le tableau que nous
présentons si bas. Notons toutefois qu'il y a une forte prédominance du secteur de services. Le
tableau ci-après donne la répartition sectorielle de nouveaux projets d'investissement du secteur
privé agrées par l'Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) entre 2020 et
2022.
Tableau 2.3 : Ventilation de Nouveaux Projets d'Investissement du Secteur Privé
Agrées par l'ANAPI
SECTEURS
ANNEES Service Industriel Infrastructure Agricole
14

2017 36 21 0 0
2018 64 26 3 2
2019 35 26 1 1
2020 30 25 0 4
2021 27 32 2 3
TOTAL 192 130 6 10
Source : Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (2022)
Partant de ce tableau, nous voyons combiens le secteur de services primes sur les
autres secteurs dans l’investissement privé en RDC. Ainsi, une représentation graphique nous
permettrait de bien visualiser le comportement des différents projets selon les secteurs d’activité.
Figure 2.4. Evolution du nombre de projets agréés par secteur d’activité

Nombre des projets agrées par secteurs


80
60
40
20
0
2017 2018 2019 2020 2021

Service Industiel Infrastructure Agricole

Source : L’auteur sur base de données ANAPI/Août 2022


Partant de cette figure, Le secteur des services enregistre de 2017 à 2020, le plus
grand nombre de projets agréés, suit de celui d’industrie, à l’exception de l’année 2021 où elle a fini
en première position. Pour l’année 2017, aucun projet dans l’agriculture et dans les infrastructures
n’a été agréé aux avantages du Code des Investissements. Le secteur agricole a été également
absent en 2020 par le fait que ces deux derniers secteurs soient toujours à la traîne de certains
préalables, jugés comme minimum permettant la bonne réalisation des activités.
Un autre élément quant à l’explication de la situation de ces deux secteurs peut être
le manque d’incitations suffisantes pour les investisseurs qui s’y intéressent par l’Etat. En effet, si
les investissements dans ces deux secteurs requièrent généralement des études spécifiques et des
conditions naturelles particulières (environnement géographique) de réalisation et d’entretien, il
n’en demeure pas moins que leur rentabilité est généralement réalisée dans le long terme par leurs
contacts permanents aux conditions sociales de la population.
Ainsi, sans mesures incitatives efficaces de la part des décideurs politiques, lesdits
secteurs demeureront à la traîne, en dépit du fait qu’ils figurent parmi les soi-disant priorités du
gouvernement congolais. Cette analyse présente la situation globale des intentions
d’investissements en République Démocratique du Congo au regard de nombre de projets, emplois
15

à créer et coûts d’investissement, qui sont enregistrés dans le cadre des agréments au Régime
Général du Code des Investissements accordés au travers de l’ANAPI.

Figure 2.5. Tendance sur le nombre de projets agréés 2017-202

NOMBRE DE PROJETS AGRÉÉS


150

100
96
50 64
57 62 59
0
2017 2018 2019 2020 2021

Source : L’auteur sur base de données de l’ANAPI/Août 2022


En considérant la période allant de 2017 à 2021, il ressort que 338 projets ont été
agréés aux avantages du Code des Investissements, parmi lesquels 96 projets agréés en 2018, soit
28,04 % L’année 2017 est la moins prolifique en termes du nombre de projets, de ce fait, constitue
le point le plus bas de la période. Le contexte socio-politique de cette année a ralenti le rythme des
dépôts de dossiers de demande d’agrément auprès de l’ANAPI, qui venait d’accueillir une nouvelle
équipe dirigeante. En dépit de ce qui précède, l’année 2017 vient en deuxième position après 2018,
en termes du coût d’investissement comme le révèle le graphique ci-après :
Figure 2.6 Evolution du coût d’investissement 2017-2021(en milliards USD)

coût d’investissement en milliards USD

3,87 3,98

2,5 2,67

1,28

2017 2018 2019 2020 2021

Source : L’auteur sur base de données de l’ANAPI/Août 2022


Sur le plan international, les années 2017 et 2018 un accroissement de l’activité
économique a été enregistré à la suite de la reprise économique mondiale observée depuis le
second semestre de l’année 2016. L’année 2019 quant à elle a été caractérisée par des incertitudes
tant politiques qu’économiques croissantes, certifiées notamment par les tensions commerciales
16

entre les EtatsUnis et la Chine, les craintes d’un BREXIT sans accord, lesquelles ont freiné
l’activité à l’échelle mondiale. En 2020, il s’est observé un effondrement de l’économie mondiale,
causé par la crise sanitaire mondiale dont les effets néfastes ont causé la persistance des
incertitudes pour l’année 2021, à la suite des nouvelles vagues de la Covid-19.
Cette tendance néfaste n’a pas laissé le volume des investissements des projets
agréés au Code des Investissements inchangé, ce pour cela qu’il est passé de 3,87 milliards USD en
2017 à 3,98 milliards USD en 2018. Cependant, en 2019, l’activité économique a connu aussi un
frein de sa croissance jusqu’à 4,4%, expliqué par la détérioration de l’environnement économique
et politique (élections, arrêt de la production de certaines entreprises œuvrant dans le secteur
minier, etc.). Au niveau du Code des Investissements, cette situation s’est ressentie par la
diminution rapide du volume des investissements de 1,28 milliards USD en 2019 par rapport à
3,98 milliards USD enregistrés en 2018.
D. Obstacles au développement du secteur privé
De façon générale, le secteur privé souffre du manque d’infrastructures, de
l’insécurité juridique, et économique, de l’inefficacité du secteur public, de la corruption de
l’administration, de l’endettement de l’État, des coûts élevés de l’énergie et de la concurrence
souvent déloyale des importations frauduleuses3.
Le problème des infrastructures, notamment dans le domaine des transports, est
d’une importance capitale en RDC, car il conditionne les possibilités du retour à une situation
normale. Le réseau routier congolais est de 57 700 km mais une partie seulement est asphaltée, et
même une grande partie asphaltée se trouve en état de délabrement par manque d’entretien par
l’Etat congolais. De plus, avant même le début de la guerre, le trafic fluvial sur le Congo et ses
affluents était presque inexistant à cause du risque de rançonnement des voyageurs et des
marchandises. Les installations portuaires ne sont presque pas suffisantes et les installations en
eaux profondes sont quasi inexistantes en RDC.
Sur le plan juridique, le cadre qui organise le système congolais est fondé sur l'idéal
de la promotion, du développement et de l'expansion des entreprises locales, qui sont identifiées
comme moteur de la croissance économique du pays. Cependant, l'organisation de ce système
incitatif repose sur des structures mal définies et pas bien coordonnées.
En effet, des mesures incitatives à l'investissement privé ont été initiées mais
parfois mis en pratique de façon disparate dans des ministères et organismes pris isolément, c'est-à-
dire, sans coordination efficace, puisque le texte réglementaire ne prévoit pas clairement des
mécanismes de concertation et une bonne attente préalable entre différents secteurs.

3
BAHATI NTUMWA/ les facteurs déterminants de l’investissement privé : cas de la république démocratique du
Congo/ Mai 2007 p.21
17

Les conséquences néfastes de cette absence de coordination des mesures de


différents secteurs sont que les mesures incitatives envisagées et appliquées ne traduisent pas le
plus souvent la dimension économique et les implications financières de toutes les stratégies et
politiques élaborées et mises en œuvre par le Gouvernement et n’aboutissent même pas au résultat
favorable attendu.
En outre, certaines mesures qui se rapportent à l'exemption des impôts sur les
bénéfices et des droits et taxes relatifs à l'importation des biens d'équipements ainsi qu'à
l'exportation, provoquent des disparités et distorsions au niveau de la structure tarifaire, de la
fiscalité indirecte, des impôts directs prélevés sur les salaires ainsi que dans la structure des prix
industriels. Elles favorisent également la corruption et la fraude fiscale. Ces maux entraînent la
mauvaise allocation des ressources dans l’économie de même qu’ils handicapent la promotion
d’une saine concurrence entre les firmes sur le marché.
D’autres mesures incitatives liées aux facilitations d'octroi de crédit à
l'investissement sont inopérantes à cause des contraintes relatives à l'instabilité de l'environnement
macroéconomique, politique et sociale rendant aléatoires les conditions du marché financier, à
l'absence d'une politique nationale cohérente et clairement définie en matière d'octroi de crédit au
secteur privé productif, au dysfonctionnement et à l'inefficacité du système financier (BAHATI
NTUMWA/2027).
E. Réformes actuelles pour réduire les obstacles au développement du secteur privé
Depuis l’an 2001, le Gouvernement de la RDC s’est engagé dans une série de
mesures visant à réduire les obstacles qui empêchent l’épanouissement du secteur privé. Le pays a
adopté un nouveau code des investissements, un code minier et un code forestier attribuant plus
d’avantages fiscaux, de garanties et de transparence aux exploitants et aux investisseurs.
Ce nouveau code du travail a été publié en octobre 2002 pour l’harmonisation et
lever certains obstacles en amener en RDC des conditions de travail aux normes internationales.
Une Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) a été créée en 2001 pour
jouer le rôle de guichet unique pour tout investisseur désirant établir une activité sur le territoire
national. Récemment, la RDC a manifesté son intention d’adhérer à l’OHADA (Organisation pour
l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) afin de moderniser son cadre juridique jusqu’à
son accession effective.
De plus, le gouvernement s’est engagé à améliorer la qualité des services publics, à
réformer l’administration publique et à mettre en place un dispositif de lutte contre la corruption.
La Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption a été créée depuis 2003. Par laquelle
le Parlement a voté la loi contre le blanchiment d’argent.
Ensuite, dans le souci d’améliorer la compétitivité de l’industrie congolaise, le
gouvernement a mis en œuvre un programme de réforme des entreprises publiques, sous la
direction de COPIREP (Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques). Les
18

principaux secteurs visés et concernés par ces réformes sont les suivants : le secteur d’industries
extractives, celui de transports, de l’énergie, de la télécommunication ainsi que le système financier.
Des programmes de Partenariat Public-Privé sont en train d’être mis en œuvre, car le conditions
politiques et sociales actuelles n’étaient pas vraiment propice même à la privatisation des
entreprises publiques.
Enfin, malgré certains progrès ont été réalisés, notamment par le biais du « Guichet
unique » qui est un programme national dont l’objectif est de consolider les documents nécessaires
pour faire des affaires et réduire les coûts de procédures et sa lourdeur en plein mis en place de
manière plus efficace. Ce pour cela que la RDC, est également devenue le 17e pays à adhérer au
traité OHADA en 2012, un système d’harmonisation des lois des affaires adoptées par 17 pays
africains francophones. Ces deux cadres sont considérés comme une base solide pour la réforme
de l’environnement professionnel actuellement en RDC4.
Malgré tous ces programmes de réforme, les résultats des enquêtes notamment
celle de la Banque mondiale (2020) sur le climat de l’investissement en RDC prouvent qu’il y a eu
moins de changements, mais les obstacles sont encore présents.
La conclusion partielle
Le chapitre a porté sur l’historique de la situation économique et sociale sans
oublier l’état de lieu de la RD Congo de 1965 à 2021 d’une part et sur l’analyse graphique
d’évolution des indicateurs macroéconomiques, d’autre part.
Il ressort dans cette situation que de 1965 à 1990, la RDC a vécu sous le régime
autocratique avec parti unique, où le pouvoir était centralisé dans les mains du Président de la
République. Bien qu’en 1990 soit déclenché le processus de démocratisation avec l’autorisation du
multipartisme, mais l’organisation des élections et la décentralisation n’était pas mise en œuvre. La
fin de ce rédime sera marqué par le coup d’Etat de M’zee Laurent-Désiré Kabila en 1997.
Cette grande instabilité que le pays traverse va essayer de s’améliorer après l’entrer
au pouvoir par Joseph Kabila en 2001 l’on, où on a assisté relativement à des avancées en termes
de liberté des partis politiques, organisation d’élections, il y avait toujours des manifestations et
violations massives de droits sans oublier la fragilité de l’économie du pays, etc.
Quant à la situation économique, le taux de croissance du PIB réel par habitant est
resté négatif durant toute la décennie 1990 et qui essaie de prendre la positivité à partir de 2002
jusqu’à ce jour bien que sa croissance ne soit pas importante. Quant à la croissance économique
congolaise reprend après une forte dépression de la décennie 1990, c’est vers les années 2001
jusqu’à la suite des années que reprendra le chemin de la positivité jusqu’à ces jours bien que cela
n’améliore pas la situation sociale de la population.

4
Oxford Policy Management I Résumé d’apprentissage I 2018
19

Ensuite nous avons analysé l’évolution du taux d’inflation, celle-ci nous permet de
voir comment la décennie 1990, a été marquée par le taux le plus élevé où à partir de 1991, le taux
d’inflation s’est situé au-delà de 3 chiffres et a atteint le record de 9796.9 % en 1994 avant de
reprendre sa tendance initiale.
Nous avons également analysé l’évolution des investissements domestiques (public
et privé), où il ressort que la part des investissements domestiques dans le PIB évolue en fluctuant
dans le sens de la hausse bien que très faible. Cependant à partir de 1994 jusqu’en 2021. Nous
avons étalé cette variable tout en se réfèrent des différents projets, et les perspectives de soutien à
l’investissement privé en RDC. Ainsi, nous passons au troisième et dernier chapitre, qui nous
présentera, les estimations de nos variables de la vérification de nos hypothèses.
Section 2 : VERIFICATION EMPIRIQUE DE PRINCIPAUX
DETERMINANTS DE L’INVESTISSEMENT PRIVE EN RD CONGO
Il s’agit, dans ce chapitre, de spécifier un modèle économétrique qui fera l’objet de
nos analyses, de décrire la source des données ainsi que leurs caractéristiques, et enfin, d’estimer et
interpréter les résultats. Puis Avant la conclusion du travail, nous proposerons quelques
recommandations et des critiques sur les politiques mises en place en vue de relancer le secteur de
l’investissement privé en RDC dans ce dernier chapitre de notre travail.
2.1 SPECIFICATION DU MODELE
Dans cette première section, nous commencerons par spécifier le modèle d’analyse
du comportement de l’investissement privé qui sera adapté aux composantes Keynésiennes,
néoclassiques, ainsi que celles de l’incertitude, et des spécificités de l’économie congolaise. Ainsi,
nous nous basons sur les modèles conçus pour les PVD et PMA, par Blejer et Kahn (1984), Serven
& Solimano (1992), Zeufack (2004) ainsi que d’autres auteurs que nous avons cité dans la revue de
la littérature tout en tenant compte des réalités socioéconomiques propres au pays. C’est pourquoi,
notre fonction d’investissement privé peut être présenté de la manière suivante :
𝐼𝑁𝑉𝑃𝑅𝑡 = (𝑇𝑋𝑃𝐼𝐵𝑅𝐻𝑡, 𝐼𝑁𝑉𝑃𝑈𝐵𝑡, 𝐼𝑆𝑃𝑉𝐼𝑂𝐿𝑡, 𝑇𝑋𝑆𝑡, 𝑇𝐼𝑅𝑡, 𝑇𝑋𝐼𝑁𝐹𝑡 𝐼𝐷𝐸𝑡)………(eq 3.11)
Avec 𝑇𝑋𝑃𝐼𝐵𝑅𝐻𝑡 : Taux de croissance du PIB réel par habitant à la période t

𝐼𝑁𝑉𝑃𝑈𝐵𝑡 : Taux d’investissement public à la période t

𝐼𝑆𝑃𝑉𝐼𝑂𝐿𝑡: L’Indice de stabilité politique et violence à la période t

𝑇𝑋𝑆𝑡 : taux d’épargne à la période t

𝑇𝐼𝑅𝑡 : Taux d’intérêt réel à la période t

𝑇𝑋𝐼𝑁𝐹t : Taux d’inflation à la période t

𝐼𝐷𝐸𝑡 : Investissement direct étranger à la période t


20

Ce modèle exprime l’investissement privé est fonction du taux de croissance du PIB réel par
habitant (𝑇𝑋𝑃𝐼𝐵𝑅𝐻𝑡), de l’investissement public ( 𝐼𝑁𝑉𝑃𝑈𝐵𝑡), de la stabilité politique et violence
(𝐼𝑆𝑃𝑉𝐼𝑂𝐿𝑡), du taux d’épargne (𝑇𝑋𝑆𝑡), du Taux d’intérêt réel (𝑇𝐼𝑅𝑡), du taux d’inflation (𝑇𝑋𝐼𝑁𝐹𝑡)
et des apports nets des capitaux étrangers sous forme d’investissement direct ( 𝐼𝐷𝐸𝑡).
La forme linéaire du modèle général est la suivante :
𝐼𝑁𝑉𝑃𝑅𝑡= a0+ a1 𝑇𝑋𝑃𝐼𝐵𝑅𝐻𝑡 + a2 𝐼𝑁𝑉𝑃𝑈𝐵𝑡 + a3 𝐼𝑆𝑃𝑉𝐼𝑂𝐿𝑡+ a4 𝑇𝑋𝑆𝑡 + a5 𝑇𝐼𝑅𝑡 + a6 𝑇𝑋𝐼𝑁𝐹t
+ a7 𝐼𝐷𝐸𝑡 + εt …………………………………………………………….. (éq.3.12)

2.2 PRÉSENTATION DES VARIABLES


Nos analyses font appel à huit (8) variables dont un est endogène ou dépendant à
savoir l’investissement privé et sept autres sont exogènes ou indépendantes à savoir le taux de
croissance du PIB réel par habitant, l’investissement public, l’indice de stabilité politique et
violence, taux d’épargne, le taux d’intérêt réel, le taux d’inflation, Investissement direct étranger. La
brève description des variables retenues se présente comme suit :
 1° Le Taux de Croissance du PIB Réel par Habitant (𝑇𝑋𝑃𝐼𝐵𝑅𝐻 ) : il s’agit de la
variation annuelle en pourcentage du PIB réel par habitant du pays. Cet indicateur est
l’un des principaux indicateurs quantifiant l’amélioration ou de la détérioration du niveau
de vie des habitants d’un pays, et donc de la capacité de demande nationale. Les modèles
d’investissement théoriques et les travaux empiriques certifie que la demande anticipée
présente une relation positive entre l’investissement privé au niveau interne avec le taux de
croissance du PIB (représentant l’effet d’accélérateur) présenté dans la théorie
d’accélérateur de Clark (191) sans manquer de faire mansion des travaux de Sundararajan
et Thakur (1980), TunWai et Wong (1982) et Blejer et Khan (1984) certifiant une relation
positive.
 2º L’Investissement Public (𝐼𝑁𝑉𝑃𝑈 ) : présenté par la banque mondiale comme la
Formation brute de capital par le secteur public (% du PIB). C’est la part de
l’investissement qui est réalisée par le gouvernement central et les collectives locales. La
prise en compte du rôle de l'investissement public dans les décisions d'investissement privé
parait récente, mais c’est elle qui est devenue une de variables qui est actuellement
pertinence et incontournable dans des équations de l’investissement privé plus
particulièrement pour les pays en voie de développement. Le signe attendu pour le
coefficient de cette variable peut être soit positif ou soit négatif ; comme nous pouvons
citer des auteurs comme Serven et Solimano (1992), qui ont eu à présenter des résultat
trouvé dans les spécifications des modèles de comportement d’investissement privé dans
les PVD depuis les ajustements au cours des années 80 dont le résultat certifie que
21

l’investissement public peut soit conduire aux effets d’entraînement ou soit aux effets
d’éviction selon le secteur d’affectation des ressources et sources de moyens de
financement.
 3º Indice de la stabilité politique (𝐼𝑆𝑃𝑉𝐼𝑂𝐿𝑡) : l’indice de stabilité politique variant
entre 1 et 2,5 selon les certaines études empiriques (TUTONDA 2020) pour la saisi de la
variable quantitative. Rappelons que nous partons de la définition de l’instabilité politique
pour définir la stabilité politique. Ainsi, dans le cadre de ce travail, la stabilité politique
est perçue comme l’absence totale ou partielle de manifestations des
caractéristiques de l’instabilité politique notamment les guerres civiles, les
émeutes, les pillages et guérillas, les protestations, les coups d’Etat, les
remaniements, etc5. Et cfr annexe 2.
 4º Epargne Brut en pourcentage du PIB : L’épargne intérieure brute est égale à la
différence entre le PIB et la consommation finale. La consommation finale recouvre les
dépenses de consommation des ménages et des administrations publiques. L’épargne
nationale brute est la somme de l’épargne intérieure brute, du revenu net et des transferts
courants nets provenant de l’extérieur (Le Groupe de la Banque Mondiale, 2021). Dans
une économie fermée, l'épargne nationale est obligatoirement égale à l'investissement.
 5º. Le Taux d’Intérêt Réel (TIR) : Le taux d’intérêt réel est le taux d’intérêt nominal
corrigé des effets de l’inflation. Il est considéré comme la mesure réelle du coût de
l’emprunt. La décision d’investissement dépend donc de ce taux d’intérêt réel et non du
taux d’intérêt nominal (Mankiw, 2003). Les modèles d’investissement théoriques et les
travaux empiriques indiquent la décroissance de la fonction de l’investissement privé par
rapport au taux d’intérêt réel, Nous pouvons retenir les travaux de Sundararajan et Thakur
(1980), TunWai et Wong (1982) et Blejer et Khan (1984) leurs études avaient abouti aux
conclusions telles que le taux d’intérêt réel (comme le coût du capital) est lié
négativement à l’investissement privé.
 7° Taux d’inflation (TINF) comme tous les biens et services consommés par les
ménages durant l’année considérée sont représentés par un « panier ». Chaque bien ou
service figurant dans ce panier a un prix, qui peut varier dans le temps. C’est pourquoi, le
taux d’inflation annuel est obtenu en comparant le prix total du panier au cours d’un mois
donné à celui relevé pour le même mois de l’année précédente. Du point de vu empirique,
en Inde dans une étude réalisée par Patnaik et Joshi (1998), ces deux auteurs avaient trouvé
qu’une augmentation du taux d'inflation avait un impact négatif sur l'investissement
privé.

5TUTONDA MVEMBA Benjamin. Démocratie, stabilité politique et croissance économique :


Une analyse empirique en RD Congo (2019-2020) P.22 à 23 ; 56 à 70
22

 8° L’Investissement Direct Etranger (IDE) : ce sont des sommes d'argent investies


(ou reçues) par un pays vers (ou en provenance de) l'étranger. L’IDE peut consister à créer
une entreprise entièrement nouvelle (investissement de création) ou, plus généralement, à
modifier le statut de propriété des entreprises existantes (par le biais des fusions et
acquisitions). Sont également définis comme des investissements directs étrangers, d’autres
types de transactions financières entre des entreprises apparentées, notamment le
réinvestissement des bénéfices de l’entreprise ayant obtenu l’IDE, ou d’autres transferts en
capital. Le signe attendu est positif comme dans une étude de Bende−Nabende et Slater
(2003) dans le cadre de ASEAN (Association Economiques des Nations Asiatiques du
Sud-Est) dans le modèle des vérifications de variables déterminants de l’investissement
privé, ont trouvé que les IDE sont confirmés comme cause déterminante
additionnelle de l’investissement privé.
2.3 SYNTHÈSE DES SIGNES ATTENDUS
Compte tenu des analyses économiques faites dans la section précédente, nous
présentons dans le tableau ci-après la synthèse des signes que nous espérons obtenir des
estimations des paramètres liés aux variables exogènes de notre modèle d’analyse.
Tableau 3.7 : Signes attendus
Variables exogènes Notation Signe attendu
Taux de croissance du PIB réel par habitant TXPIBRH +
Investissement public INVPU + ou -
Indice de la stabilité politique ISPVIOL -
Taux d’intérêt réel TIR -
Taux d’inflation TINF -
Taux d’épargne par pourcentage du PIB TXS +
Apports nets étrangers en investissement direct IDE +
Source : L’Auteur
Les signes attendus pour chaque variable nous sont fournis par la littérature empirique dont nous avons signaler dans
l’explication de chaque variable signalée si haut (cfr 4.1.1).
2.4 DONNÉES
Notre étude couvre la période de trente-deux ans, soit de de 1990 à 2021. Cette
période a été choisie compte tenu de la disponibilité des données sur l’ensemble des variables que
nous allons utiliser dans notre modèle d’analyse.
Tableau 3.8 : sources de données et unités de mesure
Variables Source Unité de mesure
INVPR L’Agence Nationale pour la La Formation brute de capital
promotion des par le secteur privé (% du PIB)
investissements (ANAPI).
TXPIBRH Banque mondiale (World La variation annuelle en
development Indicators) pourcentage du PIB réel par
habitant
INVPU Banque mondiale (World La Formation brute de capital
development Indicators) par le secteur public en % du
23

PIB
ISPVIOL L’auteur Indice de la stabilité politique
globale et violence
TIR Banque mondiale (World Taux d’intérêt réel
development Indicators)
TINF Banque mondiale (World Taux d’inflation
development Indicators)
TXS Banque mondiale (World La Formation brute de capital
development Indicators) par le secteur public en % du
PIB
IDE Banque mondiale (World La quantité d’investissements
development Indicators) directs étrangers en % du PIB
Source : l’auteur
Nos données proviennent de la base des données de la banque mondiale (World
development Indicators), et de l’Agence Nationale pour la promotion des investissements
(ANAPI).
La variable indice de la stabilité politique (ISPVIOL) variant entre 1 et 2,5 selon
l’approche de l’instabilité violente (menasse). S’est fabriqué de la manière que le chiffre 1
représente une instabilité très faible ; 1,5 représentant une période d’une Faible instabilité ; 1,75 la
situation moyenne, le chiffre 2 la situation d’une forte instabilité et 2,5 comme très forte instabilité.
Par ailleurs, rappelons que nous partons de la définition de l’instabilité politique
pour définir la stabilité politique. Ainsi, dans le cadre de ce travail, la stabilité politique est perçue
comme l’absence totale ou partielle de manifestations des caractéristiques de l’instabilité politique
notamment les guerres civiles, les émeutes, les pillages et guérillas, les protestations, les coups
d’Etat, les remaniements, etc. tout en nous référant au mémoire de monsieur TONDA (2020)
Pour la mesure des variables, nous avons préféré les rapports en pourcentage
(indice ou ratios) afin d’éviter de plusieurs difficultés dont celles liées à la linéarisation de données
et de changement de monnaie dans la structure économique du pays (TONDA 2020). En effet, par
exemple, la RDC a connu plusieurs changements de monnaies depuis son indépendance jusqu’à
présent. Entre 1980 et 2004, la monnaie a été : le Zaïre (appelé aussi « ancien Zaïre »), 1980-1993 ;
le Nouveau Zaïre, de 1993 à 1998 ; le Franc Congolais, à partir de 1998 jusqu’à présent.
Ainsi, nous passons à la section suivante qui nous donnera les informations
importantes sur la description de nos données.
2.5 ANALYSE ECONOMETRIQUE
2. 5.1 Analyse descriptive des variables de l’étude
a) Caractéristiques descriptives des variables
D’une manière générale, selon la probabilité associée à la statistique de Jarque-Bera,
toutes les variables présentent une distribution normale au seuil de 5%, exception faite pour la
variable TXINF et IDE dont les probabilités de la statistique Jarque-Bera est inférieure à 0,05
(soit respectivement 0,0000 et 0.002139).
24

Par ailleurs, les caractéristiques de tendance centrale et de dispersion des variables


se présentent de la manière suivante :
Voici, enfin, les principales caractéristiques de distribution des séries de données
pour les variables de notre modèle :
25

Tableau.3.9 : les statistiques descriptives

Colonne1 Colonne2 Colonne3 Colonne4 Colonne5 Colonne6 Colonne7 Colonne8 Colonne9


INVPR TXPIBRH INVPUB ISPVIOL TIR TXINF IDE TXS
Mean 12.64388 -1.433424 2.537545 1.409091 -12.90515 1051.946 2.866212 11.85985
Median 12.01000 0.210000 2.620000 1.000000 -4.280000 15.30000 2.140000 10.00000
Maximum 26.50000 5.760000 6.730000 2.000000 29.58000 23773.13 12.71000 27.81000
Minimum 1.380000 -16.19000 0.100000 1.000000 -98.90000 0.740000 -1.300000 -0.999000
Std. Dev. 7.777849 5.895063 1.746546 0.449905 40.36971 4165.866 3.424720 6.946022
Skewness 0.173268 -0.865524 0.659896 0.297534 -0.957327 5.150392 1.358629 0.677058
Kurtosis 1.715501 2.693096 3.093624 1.280249 2.662227 28.53069 4.248364 2.820219

Jarque-Bera 2.433785 4.249734 2.407099 4.553516 5.197485 1042.143 12.29512 2.565685


Probability 0.296149 0.119449 0.300127 0.102616 0.074367 0.000000 0.002139 0.277248

Sum 417.2480 -47.30300 83.73900 46.50000 -425.8700 34714.21 94.58500 391.3750


Sum Sq.
Dev. 1935.838 1112.057 97.61355 6.477273 52150.84 5.55E+08 375.3186 1543.911

Observations 33 33 33 33 33 33 33 33

• Le taux d’investissement privé (INVPR) en pourcentage du PIB est en moyenne de %12.64, il est autour de sa moyenne de la période,
il a évolué positivement pendant la période d’étude. Tandis que le taux d’investissement public (INVPUB) en pourcentage du PIB est
en moyenne de % 2.53. La valeur minimal et maximal de l’investissement privé est respectivement de % 1,38 en 1993 à cause de
pillages et % 2.65 en 1996 ; alors que pendant cette période avec les écart-type de %7,48 ; pour l’investissement public sa valeur
minimale est de %0,1 atteint en 2001 alors que le pays connaissait des vrais instabilités politiques et la valeur maximale de % 6,73
alors en 1997 pendant la relance pour sortir le pays de la crise qui caractérisait la période. Mais la moyenne est restée si bas.
26

• Le taux de croissance du PIB réel par habitant (TXPIBRH) avait atteint sa valeur minimal -
16,19 en 1993 pendant les pillages et son niveau maximale de 5,76 en 2014 période d’une
croissance économique significative et d’une amélioration du cadre macroéconomique dans
l’ensemble ; mais sa moyenne est restée négative d’une valeur de -1.433424 % et un écart-
type de 5.8950 pendant la période d’étude, et sa distribution est asymétrique à gauche et
leptocurtique.
• Pour l’indice de stabilité politique, le niveau de stabilité de minimale est de 1a pendant
plusieurs années et le niveau de stabilité le plus élevé de 2, et une la moyenne de la période
revient à 1,40909 et d’un écart-type de 0.4499.
• Pour l’épargne en pourcentage du Pib, présente aussi un minimum de -0,999 et d’un
maximum de 27,81 ; sachant que la moyenne tombe à 11.8598 et avec un écart-type situé à
6.94 pendant la période de notre étude.
• Mais de façon globale, l’on note que les variables sous-étude sont normalement distribuées
(Prob. Jarque-Bera > 5%), sauf pour le taux d’inflation et le les investissements directs
étrangers en pourcentage du PIB. Dans ce cas, une modélisation hétéroscédastique serait
privilégiée en présence d’effets ARCH.
27

b) Corrélation entre variables


Tableau N°5 : Matrice de corrélation des variables utilisées

Colon
ne1 INVPR INVPUB ISPVIOL TIR TXINF TXPIBRH TXS IDE
- 0.6153455
0.0940528 0.3875301 0.5455655 0.2101573 43372769 0.7696352 0.3647983
INVPR 1 5232246 358771069 624249435 792622645 6 230618538 847133615
- 0.2580514
INVPU 0.0940528 0.2198108 0.3102849 0.2142805 06263737 0.1003248 0.2459752
B 5232246 1 079057518 752788125 726335033 3 688064849 673904741
0.3875301 0.2198108 0.0345311 0.1622517 0.0857384
ISPVIO 35877106 07905751 301409827 0.2388897 67123786 0.4313082 837147082
L 9 8 1 1 975072901 7 922361521 1
0.5455655 0.3102849 0.0345311 - 0.8586002
62424943 75278812 301409827 0.5208278 19963241 0.1988360 0.5862158
TIR 5 5 1 1 926311616 3 939472218 640635865
- - - -
0.2101573 0.2142805 - 0.3488391 0.0697532 -
79262264 72633503 0.2388897 0.5208278 54020146 022901223 0.2150983
TXINF 5 3 975072901 926311616 1 1 4 405228456
0.6153455 0.2580514 -
TXPIB 43372769 06263737 0.1622517 0.8586002 0.3488391 0.2770046 0.6164840
RH 6 3 671237867 199632413 540201461 1 705201323 815202667
-
0.7696352 0.1003248 0.0697532 0.2770046
23061853 68806484 0.4313082 0.1988360 022901223 70520132 0.1994568
TXS 8 9 922361521 939472218 4 3 1 349915298
0.3647983 0.2459752 0.0857384 - 0.6164840
84713361 67390474 837147082 0.5862158 0.2150983 81520266 0.1994568
IDE 5 1 1 640635865 405228456 7 349915298 1

Source : Auteur, nos calculs à l’aide du logiciel Eviews 9.

L’analyse de corrélation entre ces différentes variables prises deux à deux,


significatifs au seuil de 50%, fait apparaître clairement qu’il y a une forte corrélation positive entre
le taux d’investissement privé et le taux d’épargne, moyennement avec le taux de croissance du PIB
réel par habitant et le taux d’intérêt, la pression fiscale, puis faiblement avec le degré de la stabilité
politique et les investissements étrangers en pourcentage du PIB. De même, le taux de croissance
du PIB réel par habitant est fortement corrélé positivement avec la pression fiscale, le taux
d’intérêt ainsi qu’avec les investissements directs étrangers en pourcentage du PIB, mais faiblement
et négativement avec le taux d’inflation.
La stabilité politique est quant à elle corrélée faiblement et positivement avec le
taux d’épargne. Il se dégage aussi une forte et positivement corrélation entre la pression fiscale le
28

taux d’intérêt et le taux des investissements directs étrangers en pourcentage du PIB, mais
négativement corrélée avec le taux d’inflation. Le taux d’inflation quant à elle est corrélé
négativement avec le taux des investissements directs étrangers en pourcentage du PIB et le taux
d’épargne bien que faible. Ces résultats indiquant une forte corrélation entre certaines variables
présagent une certaine multi colinéarité qu’il faut tenir compte au moment de l’estimation.
2.6 ETUDE DE LA STATIONNARITÉ DES VARIABLES UTILISÉES
L’analyse de la stationnarité est un préalable dans l’analyse des séries temporelles
pour éviter des régressions fallacieuses. Le test d’ADF proposé par Dickey Fuller pour évaluer
l’ordre d’intégration des séries temporelles a été utilisé pour l’étude de la stationnarité de nos séries.
Ci-dessous les résultats de test de la racine unitaire :

Tableau N°6 : Résultats de tests de la stationnarité des séries

Null Hypothesis: Unit root (individual


unit root process) Colonne1 Colonne2 Colonne3 Colonne4
Series: INVPR, INVPUB, ISPVIOL, TXINF, TXS, IDE,
TIR, TXPIBRH
29

Date: 10/16/24 Time: 17:57


Sample: 1990 2022
Exogenous variables: Individual
effects
S Automatic selection of maximum lags
o Automatic lag length selection based
on SIC: 0 to 7
u
Total number of observations: 235
r Cross-sections included: 8
c
Method Statistic Prob.**
e
ADF - Fisher Chi-square 197.523 0.0000
ADF - Choi Z-stat -12.4436 0.0000
:
** Probabilities for Fisher tests are computed using
A an asymptotic Chi
u -square distribution. All other tests assume
asymptotic normality.
t
e Intermediate ADF test results
u D(UNTITLED)
r
, Series Prob. Lag Max Lag Obs
n D(INVPR) 0.0000 2 7 29
D(INVPUB) 0.0000 0 7 31
o
D(ISPVIOL) 0.0000 1 7 30
s D(TXINF) 0.0000 7 7 24
D(TXS) 0.0000 1 7 30
D(IDE) 0.0000 1 7 30
c
D(TIR) 0.0003 1 7 30
a D(TXPIBRH) 0.0003 0 7 31
l
culs à l’aide du logiciel Eviews 9.
Note :
Il ressort du tableau ci-haut que le taux de croissance du PIB réel par habitant
(TXPIBRH), le taux d’intérêt réel (TIR) sont intégrées d’ordre 1 (stationnaire après la première
différence), alors que l’indice de stabilité politique (ISPVIOL), les investissement privé (INVPR),
investissement public (INVPUB), le taux d’inflation (TXINF), les taux des investissement directs
étrangers (IDE), les taux d’épargne (TXS) restent stationnaires à niveau (sans différenciation).
Les séries sont ainsi intégrées à des ordres différents, ce qui rend inefficace le test
de cointégration de Johansen (1991, 1995), rendant ainsi opportun le test de cointégration aux
30

bornes (Pesaran et al., 2001) conduisant à la modélisation autorégressive à retard échelonnée


(ARDL). Ainsi, comme nos variables son intégrées d’ordre 0 et 1, la section portera sur la
présentation du mode ARDL et sa spécification théorique, avant de passer aux estimations
proprement dites, aux interprétations et aux recommandations.
2.7 PRÉSENTATION DU MODÈLE ARDL ET SPÉCIFICATION DES
MODÈLES
a. Présentation du modèle ARDL
Comme dit ci-haut, nous allons nous servir de la modélisation autorégressive à
retards échelonnés, en sigle ARDL, pour saisir les déterminants de l’investissement privé en RDC.
Ce modèle, qui fait partie de la classe des modèles dynamiques, permet de capter les effets
temporels (délai d’ajustement, anticipations, etc.) dans l’explication d’une variable (série
chronologique), tout en améliorant ainsi les prévisions et efficacité des politiques (décisions,
actions, etc.).
Par contre, les modèles non dynamiques dont l’explication est instantanée (effet
immédiat ou non étalé dans le temps) ne restitue qu’une partie de la variation de la variable à
expliquer. Dans la famille des modèles dynamiques, l’on distingue trois types de modèles. Dans
un modèle dynamique, une variable dépendante (Yt) peut être expliquée à la fois par :
• Ses propres valeurs décalées. Un tel modèle dynamique est appelé « modèle autorégressif »
(AR) et peut s’écrire :

𝑦𝑡 𝑎𝑝𝑦𝑡−𝑝 + 𝑡
𝑃

𝑦𝑡 𝑡… … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . . (3.12)
𝑖

• Des valeurs présentes des variables indépendantes (Xt) et leurs valeurs décalées dans le
temps (Xt-i). Il s’agit ici des « modèles à retards échelonnés » (DL) qui ont la forme
𝑦𝑡 𝑏𝑞𝑥𝑡−𝑞 + 𝑧𝑡
𝑞
𝑦𝑡𝑏𝑗𝑥𝑡−𝑞 + zt … … … … … … … … … … … … … … … …. (3.14)
𝐽

• Ses propres valeurs décalées, des valeurs présentes des variables indépendantes (Xt) et
leurs valeurs décalées dans le temps (Xt-i). Ces types des modèles combinent les
caractéristiques de deux modèles précédents et sont appelés « modèles autorégressifs à
retards échelonnés ou distribués », en anglais « ARDL model ». Ci-dessous leurs formes :
𝑦𝑡 𝑎𝑝𝑦𝑡 bqXt − q + 𝑡
𝑝 𝑞
31

𝑦𝑡 𝑎𝑖𝑌𝑡 𝑏𝑗𝑥𝑡 𝑡… … … … … … … … … … … … … … … (3.15)


𝑖 𝐽

L’on notera que « 𝑏0 » traduit l’effet à court terme de Xt sur Yt. Cependant, l’effet à long
terme de Xt sur Yt (soit « Ɣ ») sera obtenu en partant de la relation de long terme suivant : 𝑡 = 𝑘
+ 𝛾𝑥𝑡 + 𝜇

Ainsi, nous noterons :


𝛴𝑏𝑗
𝛾=
1 − ∑𝑎𝑖

Dans le cadre de notre étude, nous cherchons à saisir la significativité et les effets
des variables taux de croissance du PIB réel par habitant, les investissements publics en
pourcentage du PIB, la stabilité politique, le taux d’intérêt réel, le taux d’épargne qui sont des
variables d’intérêt sur l’investissement privé qui représente la variable dépendante, tenant compte
d’autres variables de contrôle indispensables dont l’influence améliore les résultats (ces variables
sont couramment utilisées dans bien d’études sur les déterminants de l’investissement privé), à
savoir: les investissements directs étrangers en pourcentage du PIB intérieur et le taux d’inflation
qui explique aussi très souvent le comportement de l’investissement privé dans les analyses
empiriques.
Nous allons estimer un modèle dont les données de chaque variable sont exprimées
en pourcentage qui exprime linéarisation de ce modèle de façon automatique, qui va nous
permettre de saisi la significativité et les effets directs de chacune de variables sur l’investissement
privé en RDC.
b. La Spécification du modèle :
Effets d’interaction entre taux de croissance du PIB réel par habitant, les
investissements publics en pourcentage du PIB, la stabilité politique, le taux d’intérêt réel, le taux
d’épargne, la pression fiscale, les investissements directs étrangers en pourcentage du PIB intérieur
et le taux d’inflation sur l’investissement privé.
Dans le cadre de ce modèle, théoriquement nous allons estimer la fonction
suivante :
INVPR = F (INVPUB, TXPIBRH, ISPVIOL, TXS, TIR, IDE, TXINF) … … …. (1.20) (1.20
Si l’on se propose également de saisir les effets de court terme et ceux de long terme des variables
explicatives ci-dessus sur l’investissement privé, la représentation ARDL de la fonction (4) sera
𝑃 𝑞 𝑞
32

𝐼𝑁𝑉𝑃𝑅𝑡 = 𝑎0 + ∑ 𝑎1𝑖 INVPR𝑡−𝑖 + ∑ 𝑎2𝑖 INVPUB𝑡−𝑖 + ∑ 𝑎3𝑖 IPIBR𝑡−𝑖


𝑖𝑖=1 𝑖
𝑞

+ ∑ 𝑎4𝑖 ∆ ISPVIOL𝑡−𝑖 + ∑ 𝑎5𝑖 TXS𝑡−𝑖 + ∑ 𝑎6𝑖 IDE𝑡−𝑖


𝑖 𝑖=1 𝑖=1

+ ∑ 𝑎7𝑖 TXINF𝑡−𝑖 + 𝑏1 INVPUB𝑡−𝑖 + 𝑏2 IPIBR𝑡 + 𝑏3 ∆ ISPVIOL𝑡


𝑖=1

+ 𝑏4 TXS𝑡 + 𝑏5IDE𝑡 + 𝑏6TXINF𝑡 + 𝑡 … … … … … … … … … … … … (3.16)


Avec ∆ : opérateur de différence première ; 𝑎0: constante ; 𝛼1…𝛼5 : effets à court terme ;
𝑏1… 𝑏5: dynamique de long terme du modèle ; 𝑒 − 𝑖𝑖(0, 𝛿) : terme d’erreur (bruit blanc).

Comme pour tout modèle dynamique, nous nous servirons des critères d’information
(AkaikeAIC, Shwarz-SIC et Hannan-Quin) pour déterminer les décalages optimaux (p,q) du
modèle ARDL, par parcimonie.6

Ecrire un modèle ARDL comme ci-dessus (relations 1.20 et 1.21) suppose


l’existence d’une relation de cointégration entre les variables qui conditionne même l’estimation
des coefficients de court et long terme de ces variables. La littérature économétrique fournit
plusieurs tests de cointégration dont celui de Engel et Granger (1987), celui de Johansen (1988,
1991) et Johansen et Juselius (1990), et celui de Pesaran et al. (1996), Pesaran et Shin (1995) et
Pesaran et al.
(2001). Le test de cointégration de Engle et Granger (1991) n’est valide que pour
deux variables intégrées de même ordre (soit ordre d’intégration = 1), il est ainsi moins efficace
pour des cas multivariés. Bien que le test de Johansen pallie à ce souci, fondé sur une modélisation
vectorielle autorégressive à correction d’erreur (VECM), il exige aussi que toutes les variables
soient intégrées de même ordre, ce qui n’est pas toujours le cas en pratique. Lorsqu’on dispose de
plusieurs variables intégrées d’ordres différents (I (0), I (1)), l’on peut recourir au test de
cointégration de Pesaran et al. (2001) appelé « test de cointégration aux bornes » ou « bounds test
to cointegration » (Kibala, 2018).
Si l’on recourt au test de cointégration de Pesaran pour vérifier l’existence d’une
relation de cointégration entre les variables dans un modèle ARDL, l’on dira que l’on recourt à
l’approche « ARDL approach to cointegrating » ou le test de cointégration par les retards
échelonnés.
Il y a deux étapes à suivre pour appliquer le test de cointégration de Pesaran :

6Il s’agit d’une technique consistant à retenir le modèle significatif (faible AIC, SC) qui a le moins de paramètres
possible.
33

• Nous allons d’abord générer une nouvelle variable qui vient de la combinaison de la variable
TIR et TXPIBRH, pour donner TIPIBRH ;
• Puis, il faut déterminer le décalage optimal (AIC, SC) ;
• Implémenter le test de ficher pour vérifier les hypothèses suivantes :

(i) 𝐻𝑂 : b1= …=b6 = Absence de relation de cointégration


(ii) 𝐻1: b1 ≠ …≠b6 = Existence d’une relation de cointégration

La procédure du test est telle que l’on devra comparer les valeurs de Fisher
obtenues aux valeurs critiques (bornes) simulées pour plusieurs cas et différents seuils par Pesaran
et al. L’on notera des valeurs critiques que la borne supérieure (2ème ensemble) reprend les valeurs
pour lesquelles les variables sont intégrées d’ordre 1 I (1) et la borne inférieure (1er ensemble)
concernent les variables I (0).
Si Ficher ˃ borne supérieure : Cointégration existe
Si Ficher ˂ borne inférieure : Cointégration n’existe pas
Si borne inférieure ˂ Ficher ˂ borne supérieure : Pas de conclusion.

Grâce à la procédure de Pesaran et al. (2001), un modèle à correction d’erreur (MCE) peut aider
à confirmer l’existence ou non de la cointégration entre variables. Ce modèle aura la forme
suivante dans le cadre de notre étude :

𝑃 𝑞 𝑞

𝐼𝑁𝑉𝑃𝑅𝑡 𝑖 INVPR𝑡 𝑖 INVPUB𝑡 𝑖


IPIBR𝑡−𝑖
𝑖 𝑖 𝑖
𝑞

ISPVIOL𝑡 𝑖 TXS𝑡 𝑖 IDE𝑡−𝑖

𝑖 𝑖 𝑖

𝑖 TXINF𝑡−𝑖 + θut − 1 + 𝑡 … … … … … … … … … … … (1.17)


𝑖

Avec 8a : MCE pour ce modèle


Seules les relations 3.16, 3.18 et feront l’objet d’estimations. Dans le cadre de cette étude, nous allons
avant tout :

• Déterminer le degré d’intégration des variables (test de stationnarité) : test de DickeyFuller


Augmenté/ADF ;
34

• Tester l’éventuelle existence d’une relation de cointégration entre variables : test de


cointégration de Pesaran et al. (2001) ou test de cointégration aux bornes.

SECTION 3 RÉSULTATS EMPIRIQUES


Nous allons estimer premièrement notre modèle qui concerne les effets directs de
l’investissement public, la stabilité politique, les investissements directs étrangers, inflations le taux
d’épargne c’est-à-dire toute nos variables du modèle tout en envisageant une vérification de la
relation de long terme de notre modèle afin de pouvoir identifier les vrais déterminants de
l’investissement en RDC, tout en confrontant les résultats obtenus avec ceux trouvés par d’autres
chercheurs.
Avant d’estimer notre modèle ARDL, nous devons d’abord résoudre notre
problème de multi colinéarités, trouver dans nos variables indépendantes ; la solution est d’utiliser
l’effet d’interaction entre les variables TIR (taux d’intérêt réel) et le PIBRH (PIB réel par
habitant) qui nous donne une nouvelle variable qui TIPIBRH.
L’effet d’interaction apparaît lorsqu’une relation entre (au moins) deux variables est
modifiée par (au moins) une autre variable. En d’autres termes, la force ou le sens (direction) de la
relation entre (au moins) deux variables est différent selon la valeur (niveau) d’autres variables (le
terme interaction a été initialement utilisé par Fisher, 1926). Notez que le terme « modifié » dans ce
contexte n’implique aucune causalité, mais représente simplement le fait que, selon le groupe
d’observations étudié (par rapport à la ou aux variables « modifiées »), la relation entre les autres
variables sera différente.
Donc, il s’agit d’une variable d’interaction « affecte la direction ou la force de la
relation entre une variable indépendante et une variable dépendante7»
Rappelons la spécification économique du modèle qui devient :
INVPR = f(INVPU, TIPIBRH , ISPVIOL, TXS, IDE, TXINF) … … … … … …(1.18)
Comme mentionné ci-haut, l’estimation par ARDL exige l’existence d’une relation
de cointégration. Pour ce faire, nous allons avant tout vérifier l’existence de cette relation dans le
cadre de notre étude.
Précisons que le test de cointégration aux bornes de pesaran et al. (2001) est mieux
adapté pour nos séries. Aussi, rappelons qu’il y a deux étapes à suivre pour appliquer le test de
cointégration de Pesaran et al. (2001) :
• Déterminer le décalage optimal avant tout (AIC, SIC) ;

7
Baron et Kenny, 1986, p. 1174, traduction libre
35

• Recourir au test de Fisher pour tester la cointégration entre séries.

i. Décalage optimal et estimation du modèle ARDL


Nous allons nous servir du critère d’information de Schwarz (SIC) pour
sélectionner le modèle ARDL optimal, soit celui qui offre des résultats statistiquement significatifs
avec les moins des paramètres.

Fig.3.7. Valeurs graphiques SIC


Schwarz Criteria (top 20 models)
6

-2

-4

-6
ARDL(2, 4, 4, 4, 4, 4)
ARDL(2, 4, 3, 4, 4, 4)
ARDL(1, 4, 4, 4, 4, 4)
ARDL(1, 4, 3, 4, 4, 4)
ARDL(2, 4, 2, 4, 4, 4)
ARDL(1, 4, 3, 4, 3, 4)
ARDL(1, 4, 4, 4, 3, 4)
ARDL(2, 4, 3, 4, 3, 4)
ARDL(2, 4, 4, 4, 3, 4)
ARDL(2, 4, 4, 4, 2, 4)
ARDL(1, 4, 4, 4, 2, 4)
ARDL(2, 4, 3, 4, 2, 4)
ARDL(1, 4, 3, 4, 2, 4)
ARDL(1, 4, 3, 4, 3, 3)
ARDL(1, 4, 3, 4, 2, 3)
ARDL(1, 4, 3, 4, 4, 3)
ARDL(1, 4, 4, 4, 3, 3)
ARDL(2, 4, 3, 4, 3, 3)
ARDL(2, 4, 3, 4, 2, 3)
ARDL(1, 4, 4, 4, 4, 3)

Source : Auteur, nos calculs à l’aide du logiciel Eviews 9.


Test ADF

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: INVPR, INVPUB, ISPVIOL, TIPIBRH, TXINF, TXS, IDE
Date: 10/16/24 Time: 16:18
Sample: 1990 2022
Exogenous variables: Individual effects
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 7
Total number of observations: 199
Cross-sections included: 7

Method Statistic Prob.**


ADF - Fisher Chi-square 168.824 0.0000
ADF - Choi Z-stat -11.0925 0.0000

** Probabilities for Fisher tests are computed using an asymptotic Chi


-square distribution. All other tests assume asymptotic normality.

Intermediate ADF test results D(UNTITLED)


36

Series Prob. Lag Max Lag Obs


D(INVPR) 0.0000 2 7 29
D(INVPUB) 0.0000 0 7 31
D(ISPVIOL) 0.0000 1 7 30
D(TIPIBRH) 0.1560 6 7 25
D(TXINF) 0.0000 7 7 24
D(TXS) 0.0000 1 7 30
D(IDE) 0.0000 1 7 30

Comme on peut le voir, le modèle ARDL (2, 4, 4, 4, 4, 4) est le plus optimal parmi les 20 modèles
présentés, car il offre la plus petite valeur du SIC. Ci-dessous les résultats d’estimation du modèle
ARDL optimal retenu
Tableau N° : Résultats de l’estimation du modèle optimal

Dependent Variable: INVPR Colonne1 Colonne2 Colonne3 Colonne4


Method: ARDL
Date: 10/16/24 Time: 16:29
Sample (adjusted): 1994 2022
Included observations: 29 after adjustments
Maximum dependent lags: 2 (Automatic selection)
Model selection method: Schwarz criterion (SIC)
Dynamic regressors (4 lags, automatic): INVPUB ISPVIOL TIPIBRH TXS
IDE
Fixed regressors: C
Number of models evalulated: 6250
Selected Model: ARDL(2, 4, 4, 4, 4, 4)

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.*

INVPR(-1) -0.681256 0.004161 -163.7083 0.0039


INVPR(-2) -0.304356 0.003830 -79.46882 0.0080
INVPUB 3.596527 0.009309 386.3689 0.0016
INVPUB(-1) 0.895585 0.006108 146.6194 0.0043
INVPUB(-2) -2.261399 0.008373 -270.0892 0.0024
INVPUB(-3) 1.207090 0.006466 186.6965 0.0034
INVPUB(-4) 2.496790 0.007413 336.7933 0.0019
ISPVIOL -2.194216 0.032628 -67.24921 0.0095
ISPVIOL(-1) 11.99853 0.025518 470.1987 0.0014
ISPVIOL(-2) 9.958928 0.026757 372.1968 0.0017
ISPVIOL(-3) -3.198165 0.025498 -125.4265 0.0051
ISPVIOL(-4) -0.412419 0.021425 -19.24964 0.0330
TIPIBRH 0.028713 0.000196 146.5096 0.0043
TIPIBRH(-1) -0.027859 0.000139 -200.3012 0.0032
TIPIBRH(-2) -0.004485 7.45E-05 -60.16705 0.0106
37

TIPIBRH(-3) 0.008772 7.57E-05 115.8430 0.0055


TIPIBRH(-4) -0.020555 3.84E-05 -535.4168 0.0012
TXS 0.094233 0.001477 63.80248 0.0100
TXS(-1) 0.255053 0.002682 95.09421 0.0067
TXS(-2) 0.774752 0.002955 262.1929 0.0024
TXS(-3) -0.214374 0.001719 -124.7286 0.0051
TXS(-4) -0.498287 0.003589 -138.8396 0.0046
IDE -0.464603 0.002824 -164.4996 0.0039
IDE(-1) -0.879721 0.002700 -325.7933 0.0020
IDE(-2) -1.023582 0.003317 -308.6242 0.0021
IDE(-3) 0.669467 0.002182 306.8520 0.0021
IDE(-4) 0.649349 0.003038 213.7404 0.0030
C -8.145657 0.050669 -160.7623 0.0040

R-squared 1.000000 Mean dependent var 13.76786


Adjusted R-squared 0.999992 S.D. dependent var 7.568341
S.E. of regression 0.021477 Akaike info criterion -6.279944
Sum squared resid 0.000461 Schwarz criterion -4.959796
Log likelihood 119.0592 Hannan-Quinn criter. -5.866490
F-statistic 128781.8 Durbin-Watson stat 2.402236
Prob(F-statistic) 0.002203

*Note: p-values and any subsequent tests do not account for model
selection.

Source : Auteur, nos calculs à l’aide du logiciel Eviews 9


Vu que le R2 ajusté est relativement bon [supérieur 50%], il y a donc lieu de dire que
ce modèle a un pouvoir explicatif et un ajustement linéaire globalement satisfaisants.
Par ailleurs, au regard des tests qui aident à diagnostiquer le modèle ARDL estimé,
l’on note ce qui suit :
38

Tableau N°8 : Résultats des tests diagnostiques du modèle ARDL (1, 0, 2, 0, 1, 2, 0)


12
Series: Residuals
Sample 1994 2022
10
Observations 29

8 Mean -8.51e-15
Median -0.000717
Maximum 0.011051
6 Minimum -0.007367
Std. Dev. 0.004059
Skewness 1.029467
4
Kurtosis 4.223160

2 Jarque-Bera 6.930192
Probability 0.031270
0
-0.005 0.000 0.005 0.010

Heteroskedasticity Test: Breusch-Pagan-Godfrey Colonne1 Colonne2 Colonne3 Colonne4

F-statistic 0.075603 Prob. F(27,1) 0.9989


Obs*R-squared 19.46455 Prob. Chi-Square(27) 0.8525
Scaled explained SS 0.037299 Prob. Chi-Square(27) 1.0000

Test Equation:
Dependent Variable: RESID^2
Method: Least Squares
Date: 10/16/24 Time: 16:51
Sample: 1994 2022
Included observations: 29

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

C 9.55E-05 0.000208 0.458837 0.7261


INVPR(-1) -9.74E-07 1.71E-05 -0.057019 0.9637
INVPR(-2) 5.01E-06 1.57E-05 0.318406 0.8038
INVPUB -7.78E-06 3.82E-05 -0.203620 0.8721
INVPUB(-1) -3.94E-06 2.51E-05 -0.157203 0.9007
INVPUB(-2) 1.89E-05 3.44E-05 0.550766 0.6795
INVPUB(-3) -4.17E-06 2.65E-05 -0.157109 0.9008
INVPUB(-4) -1.19E-05 3.04E-05 -0.392215 0.7620
ISPVIOL -3.57E-05 0.000134 -0.266605 0.8341
ISPVIOL(-1) -4.69E-05 0.000105 -0.447267 0.7323
ISPVIOL(-2) -5.47E-05 0.000110 -0.497563 0.7061
ISPVIOL(-3) -2.00E-05 0.000105 -0.191450 0.8796
39

ISPVIOL(-4) -2.69E-05 8.80E-05 -0.306015 0.8109


TIPIBRH -4.79E-07 8.05E-07 -0.595762 0.6579
TIPIBRH(-1) 3.29E-07 5.71E-07 0.575685 0.6675
TIPIBRH(-2) -9.64E-08 3.06E-07 -0.315025 0.8057
TIPIBRH(-3) 8.09E-08 3.11E-07 0.260199 0.8379
TIPIBRH(-4) 6.36E-09 1.58E-07 0.040321 0.9743
TXS 4.09E-06 6.06E-06 0.675017 0.6220
TXS(-1) 2.20E-06 1.10E-05 0.199629 0.8746
TXS(-2) -3.92E-06 1.21E-05 -0.322989 0.8011
TXS(-3) 1.40E-06 7.06E-06 0.198012 0.8756
TXS(-4) 8.75E-06 1.47E-05 0.593732 0.6589
IDE 4.12E-06 1.16E-05 0.355152 0.7827
IDE(-1) 4.17E-06 1.11E-05 0.376355 0.7708
IDE(-2) 1.16E-06 1.36E-05 0.085234 0.9459
IDE(-3) -2.74E-06 8.96E-06 -0.305426 0.8113
IDE(-4) -5.11E-06 1.25E-05 -0.409843 0.7524

R-squared 0.671191 Mean dependent var 1.59E-05


Adjusted R-squared -8.206638 S.D. dependent var 2.91E-05
S.E. of regression 8.82E-05 Akaike info criterion -17.27072
Sum squared resid 7.78E-09 Schwarz criterion -15.95057
Log likelihood 278.4254 Hannan-Quinn criter. -16.85726
F-statistic 0.075603 Durbin-Watson stat 2.402236
Prob(F-statistic) 0.998853

Source : Auteur (nos estimations sur Eviews 9)

En ce qui concerne l’autocorrélation des erreurs, le test portemanteau montre qu’il


y a inexistence d’autocorrélation des résidus ; Le test de corrélation LM renseigne l’inexistence
d’autocorrélation des résidus jusqu’au retard 3 est acceptée au seuil de signification de 5% puisque
p-value est supérieur au seuil de signification. L’hypothèse de la normalité des erreurs est vérifiée
au seuil de 5%. Le test fait renseigne qu’au seuil de 5% il y a inexistence de l’Hétéroscédasticité
des résidus puisque p-value est supérieur au seuil de signification. Le test de linéarité ou de bonté
globale du modèle renseigne que le modèle estimé est globalement bon. L’hypothèse nulle est
acceptée pour tous ces tests. Notre modèle est ainsi validé sur le plan statistique. Le modèle ARDL

(2, 4, 4, 4, 4, 4) estimé est globalement bon et explique à 98% la dynamique de l’investissent priver
en RDC, de 1990 à 2022.
40

ii. Test de cointégration aux bornes


Suivant la procédure automatique sur Eviews 9, le test de cointégration de Pesaran
et al. (2001) exige que le modèle ARDL soit estimé au préalable. La statistique du test calculée, soit
la valeur F de Fisher, sera comparée aux valeurs critiques (qui forment des bornes) comme suit :
Si Ficher ˃ borne supérieure : Cointégration existe
Si Ficher ˂ borne inférieure : Cointégration n’existe pas
Si borne inférieure ˂ Ficher ˂ borne supérieure : Pas de conclusion

Tableau N°9 : Résultats du test de cointégration de Pesaran et al. (2001)

ARDL Cointegrating And Long Run Form Colonne1 Colonne2 Colonne3 Colonne4
Dependent Variable: INVPR
Selected Model: ARDL(2, 4, 4, 4, 4, 4)
Date: 10/16/24 Time: 17:07
Sample: 1990 2022
Included observations: 29

Cointegrating Form

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

D(INVPR(-1)) 0.304356 0.003830 79.468815 0.0080


D(INVPUB) 3.596527 0.009309 386.368945 0.0016
D(INVPUB(-1)) 2.261399 0.008373 270.089157 0.0024
-
D(INVPUB(-2)) -1.207090 0.006466 186.696469 0.0034
-
D(INVPUB(-3)) -2.496790 0.007413 336.793305 0.0019
D(ISPVIOL) -2.194216 0.032628 -67.249213 0.0095
-
D(ISPVIOL(-1)) -9.958928 0.026757 372.196783 0.0017
D(ISPVIOL(-2)) 3.198165 0.025498 125.426525 0.0051
D(ISPVIOL(-3)) 0.412419 0.021425 19.249635 0.0330
D(TIPIBRH) 0.028713 0.000196 146.509603 0.0043
D(TIPIBRH(-1)) 0.004485 0.000075 60.167049 0.0106
-
D(TIPIBRH(-2)) -0.008772 0.000076 115.842960 0.0055
D(TIPIBRH(-3)) 0.020555 0.000038 535.416800 0.0012
D(TXS) 0.094233 0.001477 63.802479 0.0100
-
D(TXS(-1)) -0.774752 0.002955 262.192883 0.0024
D(TXS(-2)) 0.214374 0.001719 124.728640 0.0051
41

D(TXS(-3)) 0.498287 0.003589 138.839603 0.0046


-
D(IDE) -0.464603 0.002824 164.499554 0.0039
D(IDE(-1)) 1.023582 0.003317 308.624228 0.0021
-
D(IDE(-2)) -0.669467 0.002182 306.852037 0.0021
-
D(IDE(-3)) -0.649349 0.003038 213.740381 0.0030
-
CointEq(-1) -1.985613 0.005669 350.269951 0.0018

Cointeq = INVPR - (2.9888*INVPUB + 8.1348*ISPVIOL -0.0078*TIPIBRH +


0.2072*TXS -0.5283*IDE -4.1023 )

Long Run Coefficients

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

INVPUB 2.988797 0.011504 259.810823 0.0025


ISPVIOL 8.134848 0.027299 297.995822 0.0021
-
TIPIBRH -0.007763 0.000051 153.443148 0.0041
TXS 0.207179 0.002095 98.870815 0.0064
-
IDE -0.528345 0.004713 112.108426 0.0057
-
C -4.102339 0.020487 200.244877 0.0032

Source : Auteur (nos estimations sur Eviews 9)

Les résultats du test de cointégration aux bornes confirment l’existence d’une


relation de cointégration entre les séries sous étude (la valeur de F-stat est > à celle de la borne
supérieure), ce qui donne la possibilité d’estimer les effets de court et long terme de INVPUB,
IPIRH, SPVIOL, TXINF, IDE, TXS
iii. Dynamique à court terme et relation à long terme
Le précédent modèle ARDL ainsi estimé ne laisse pas lire les effets immédiats
(dynamique de court terme), ni ceux à long terme ; une autre procédure aidera plutôt à les obtenir.
Pour ce faire, dans l’output de l’estimation du modèle ARDL
42

a. Coefficients de court terme


Comme on peut le lire sur le tableau ci-dessus, le coefficient d’ajustement ou force
de rappel est de -1.985613 et est statistiquement significatif car sa probabilité critique est inférieure
au seuil de significativité de 5%, il est négatif et est compris entre zéro et un, en valeur absolue, ce
qui garantit un mécanisme de correction d’erreur, et donc l’existence d’une relation de long terme
(cointégration) entre variables. Parmi les variables significatives dans notre modèle qui se dévoilent
être des déterminants des investissements privés à court terme , nous avons :
 L’investissement public en RDC dégage un effet négatif sur l’investissement privé à court
terme, lequel effet est moins que proportionnel : un accroissement l’investissement public
de 1% du PIB détériore l’investissement privé de 2.49% toute chose restante égale par
ailleurs. Ce qui traduit l’effet d’éviction comme trouvé par Serven et Solimano (1992), où
ils cherchaient les facteurs les plus couramment cités qui influent sur le comportement de
l’investissement dans les PVD depuis les ajustements au cours des années 80 sont : d’abord
l’investissement public. D’où l’importance de trouver une source de financement qui ne
contraint pas l’investissement privé. Ce résultat corrobore avec celui qui a été trouvé par
Ntumwa B. (2004) dans son article intitulé, les facteurs déterminants l’investissement privé
en RDC, où l’investissement public exerçait un impact négatif sur l’investissement privé à
court terme. Son coefficient est significatif et très élevé (soit -0,88). Il relève de ce résultat
que le problème actuel des infrastructures en RDC constitue un véritable obstacle aux
investissements privés. Outre les raisons évoquées dans la section précédente, on peut
également signaler que la grande partie du pays est totalement enclavée, la plupart
d’infrastructures laissées par les colonisateurs n’ont pas été remplacé, certains ont
disparues, d’autres sont en étant de délabrement avancé, d’autres ne sont plus adaptées
(obsolescentes), l’investissement public en capital humain est quasi-inexistant, …
 L’effet de la demande anticipée (mesuré par le TXPIBRH) et le taux d’intérêt réel (TIR)
pris dans l’ensemble (TIPIBRH) dans nos estimations : leur coefficient est positif, comme
signe attendu pour le PIB réel par habitant mais contraire au taux d’intérêt réel, malgré que
cela ne soit pas significatif ; il est ambigu car il devient négatif et significatif au premier
décalage. Ce genre de résultat a été trouvé par B. Ntumwa (2004) validant la théorie de
l’accélérateur et aux travaux empiriques. La raison de ce résultat est la dégradation continue
du PIB réel par habitant qui montre qu’un et le taux d’intérêt réel. En effet, en RDC, on a
assisté à une récession depuis pratiquement la deuxième moitié des années soixante-dix. En
conséquence, le taux de croissance du PIB réel par habitant a été négatif pendant quelques
43

décennies c’est-à-dire depuis 1990 à 2003. En outre, le taux moyen de croissance du PIB
réel par habitant a été de -1.433 dans nos donnees. Cette situation très critique montre à
quel point la dégradation du PIB par habitant a été un frein à l’accroissement du taux
d’investissement privé en RDC.
 L’épargne en pourcentage du PIB, est le facteur explicatif de l’investissement privé en RDC
dans le court-terme. Son coefficient de 0,498287 indique que, toute chose égale par ailleurs,
une augmentation de 1% du taux d’épargne brute intérieure entraîne une augmentation du
taux d’investissement privé bien que moins proportionnel mais très significatif de 0,498%.
C’est résultat, rejoint ceux de nombreux travaux empiriques tant sur les pays développés
que sur les pays en développement. C’est le cas par exemple de B. Ntumwa (2004),
Feldstein et Horioka (1980) et Cadoret et al. (2004) sur les pays de l’OCDE, Mersch (2003)
sur le Luxembourg, McKinnon (1973) et Shaw (1973) sur des pays en développement. Ceci
s’explique par le fait qu’au moment où l’Etat a récupéré la grande part du crédit intérieur
(plus de 90% en 1990 selon le Rapport de la BAD, 2005)
 Et où les capitaux en provenance de l’étranger étaient insuffisants, les entreprises ont
recouru à leurs propres épargnes et à une partie de l’épargne des ménages. Mais l’épargne
de ces deux agents étant faible (le taux moyen d’épargne brute intérieure de 1990-2021 est
de 11.85% (voir tableau 3.9)), le taux d’investissement privé est également resté faible.
c. Dynamique de long terme
Le tableau ci-dessus nous fournit les coefficients ou élasticités de long terme
estimées ; Comme à court terme, les effets des différentes variables sur l’investissement privé.
 Comme nous pouvons le constater, les effets de l’investissement public restent négatifs et
significatifs à long terme c’est-à-dire toute variation de l’investissement public de 1% engendre
une baisse de l’investissement privé de 2,98% toute chose restante égale par ailleurs. Affirmant
l’effet d’éviction comme trouvé dans les travaux de B. Ntumwa (2004) et Serven et Solimano
(1992). En dehors de problème des infrastructures en RDC qui constitue un véritable obstacle
aux investissements privés, il faut souligner qu’à long-terme ce résultat est attribuable surtout à
la forte présence de l’Etat depuis les années soixantedix quand il a pris la décision de
nationaliser toutes les entreprises étrangères. Dès lors, l’Etat est devenu propriétaire de toutes
les grandes entreprises, dans tous les secteurs ; une situation qui a étouffé l’initiative privée. A
cela, nous pouvons ajouter les investissements publics non productifs (éléphants blancs de la
période de Mobutu), ainsi que l’insuffisance, les réalisations des travaux publics
d’infrastructures en RDC sont parfois accompagnées des actes de détournements de fonds et
44

autres formes de corruption. Ceci fait que les ouvrages réalisés sont toujours de qualité très
médiocre et ne durent jamais longtemps.
 Pour les variables PIBRH et le TIR dont leur combinaison a donné IPIBR, les effets à long
terme sont négatifs tel qu’une variation simultanée de 1% de ces deux variables engendre une
diminution bien que moins proportionnel mais significatif de plus de -0,007763% de
l’investissement privé, ignorant la théorie de l’accélérateur. En effet, en RDC, on a assisté à
une récession depuis pratiquement la deuxième moitié des années soixante-dix. En
conséquence, le taux de croissance du PIB réel par habitant a été négatif mais une
amélioration ces dernières années qui a permis une croissance bien que faible.
 Comme à court-terme et même plus que cela, la stabilité politique même à long terme a
toujours des effets favorables, plus que proportionnel et largement significatifs à
l’investissement privé en RDC : un accroissement de l’indice de stabilité de 1 point accélère
l’investissement privé de 8.13 % à LT toute chose restante égale par ailleurs. Comme le
résultat trouvé par Therit (2001) où la stabilité politique est l’une de variables qui font partie
des mesures d’encouragement à l’investissement privé même à long terme par la sureté de la
récupération du capital investi par les entrepreneurs et d’un environnement à risque réduit,
sans pillage, massacres, etc.
 L’épargne intérieure en pourcentage du PIB présente aussi des effets positifs et significatifs à
long terme sur l’investissement privé. Son coefficient est se situe à un niveau tel qu’une
augmentation de l’épargne de 1% engendre une augmentation de 0,20 % comme à court
terme. Un tel résultat, rejoint ceux de nombreux travaux empiriques tant sur les pays
développés que sur les pays en développement. C’est le cas par exemple de Feldstein et
Horioka (1980) et Cadoret et al. (2004) sur les pays de l’OCDE, Mersch (2003) sur le
Luxembourg, McKinnon (1973) et Shaw (1973) sur des pays en développement. Ce qui est
justifié par la bancarisation des beaucoup d’opérations financières de l’Etat congolais, mais
nécessitant des suffisantes améliorations.
La conclusion partielle
Le présent chapitre a porté sur la vérification empirique de déterminants de
l’investissement privé en RD Congo, en considérant la période de 1990 à 2022. Partant d’un
modèle de variables susceptibles suite aux travaux empirique dans les PVD, nous avons estimé
modèle : ARDL par l’approche à correction d’erreur qui nous a conduit à vérifier une relation à
long terme des variables susceptibles d’être des déterminants de l’investissement en RDC.
45

Il ressort de nos estimations que la stabilité politique est la meilleure variable


explicative de l’investissement privé en RDC, suivit de la quantité de l’épargne intérieur en
pourcentage du PIB et le taux d’intérêt réel tout en considérant les effets négatifs de l’inflation et
l’implication de la valeur de la demande potentielle nuisible à l’investissement privé.
Ces résultats, bien qu’ils soient conformes à ceux trouvés par plusieurs études
empiriques précédentes, ne permettent pas de donner une conclusion définitive quant aux
déterminants de l’investissement privé. De ce fait, d’autres auteurs pourraient identifier des aspects
non pris en compte pour trancher ce débat qui sèche l’encre des chercheurs.
46

CONCLUSION GNERALE ET RECOMMANDATIONS


La présente étude a porté sur : « Les déterminants de l’investissement privé en
RDC :
Une analyse par le modèle Autorégressive à retard échelonné dans une
approche à correction d’erreur ». L’objectif de ce travail a été d’identifier les principaux facteurs
déterminants de l’investissement privé, afin de proposer les politiques économiques à mettre en
place en RDC pour atteindre le niveau d’investissement privé le plus élevé possible. Ce pourquoi,
quelques déterminants empiriques dans les pays en développement et susceptibles d’expliquer le
comportement de l’investissement privé en RD Congo durant la période de 1990 à 2022 ont été
mis à l’épreuve à long et court terme.
 Partant du résultat trouvé où la stabilité politique est un facteur clé de
l’investissement privé en RDC, nous invitons l’Etat congolais à garantir une stabilité
institutionnelle en luttant avec la dernière énergie contre les guerres civiles, les
remaniements répétitifs, les pillages, les conflits ethniques, les massacres et meurtres
ainsi que toute forme de manifestation violente ; tout cela pour diminuer les risques
et offrir un environnement sûr aux investisseurs privés.
 L’Etat doit Cibler les investissements publics, veiller sur la source de financement,
veiller aussi sur la bonne gestion des contrats y relatifs d’abord pour lutter contre
l’effet d’éviction et faire des investissements publics un instrument important pour
stimuler les investissements privés en RDC ;
 Comme le taux de croissance du PIB réel par habitant représente la demande
anticipée, l’Etat congolais doit lutter contre tous les chocs qui le détériore assurer
son amélioration, sa maintient positive pour accroitre les investissements privés au
pays ;
 Vu l’importance de l’épargne intérieur, comme déterminant de l’investissement privé
en RDC, l’Etat doit mettre en œuvre des politiques efficaces de mobilisation de
l’épargne en assurer aussi l’encadrement des institutions financières et bancaires ; au-
delà de tout, créer
 Et assurer un marché financier au niveau national qui pourra réunir les agents en
capacité de financement et ceux en besoin de financement.
47

 Comme les IDE sont non significatives ; l’Etat doit aussi Créer un environnement
attrayant aux IDE et les orienter vers les secteurs qui a des effets d’entraînement sur
les entrepreneurs locaux qui peuvent embaucher les plus des gens possibles en leurs
assurant un accroissement du revenu ; qui conduira à stimuler la demande potentielle
qui est un facteur de l’investissement privé.
 Partant du comportement du taux d’intérêt réel, l’état doit veiller à la stabilisation du
taux d’intérêt réel en le maintenant à un niveau favorable à l’investissement et à
l’épargne intérieur des agents intérieurs ;
 Pour les autres variables, juste l’amélioration du cadre macroéconomique stimulera
l’investissement privé en RDC toute chose restante égale par ailleurs.
 Toutefois, ces résultats doivent être pris avec des pincettes, car ils n’ont pas la
prétention de clore le débat sur les déterminants de l’investissement privé. Il y a lieu
de considérer d’autres aspects notamment structurel, culturel, etc.
48

TABLE DES MATIERES


0. INTRODUCTION.............................................................................................................................................. 1
0.1 Problèmatique .................................................................................................................................. 1
0.2 Objectifs du travail .......................................................................................................................... 2
0. 2. 1. Objectif général ......................................................................................................................... 2
0. 3. 2. Objectifs spécifiques ................................................................................................................. 2
0.4. Hypothèses de Recherche ............................................................................................................... 2
Section 1 : L’EVOLUTION DE LA SITUATION ECONOMIQUE ET DES LIEUX DU
SECTEUR PRIVE ................................................................................................................................................... 3
1.1 Les phases majeures de la situation économique de la RDC .......................................................... 3
1.1.1 La Première phase de 1960 à 1966 : stagnation de l’économie et poussées inflationnistes ......... 3
1.1.2 La deuxième phase de 1967 à 1974 : période de stabilité et de croissance.................................. 4
1.2.3 Troisième phase de 1974 à 1989 : ajustement structurel et ralentissement de la croissance
et inflation ouverte ................................................................................................................................ 4
1.2.4 Quatrième phase de 1990 à mai 1997 : Déclin de la croissance, Destruction des richesses
et hyperinflation .................................................................................................................................... 4
1.1.5 La sixième phase de 2002 à 2005 : Reprise de la croissance et d’inflation sous contrôle. .......... 5
1.1.6 La septième phase de 2006 à 2016 : l’amélioration des taux de croissance économique ............ 6
1.1.7 La huitième phase de 2017 à 2021 : faible croissance et la fragilité suite à la covid19 ............... 6
1.2 Comportement de quelques grandeurs économiques ...................................................................... 7
1.3 Etat des lieux du Secteur Privé ........................................................................................................ 9
A. Composition...................................................................................................................................... 9
B. Part de l'investissement brut privé par rapport à l'investissement brut total ................................... 11
C. Tendances sur les décisions d’investissement ................................................................................ 13
D. Obstacles au développement du secteur privé ................................................................................ 16
E. Réformes actuelles pour réduire les obstacles au développement du secteur privé........................ 17
49

Section 2 : VERIFICATION EMPIRIQUE DE PRINCIPAUX DETERMINANTS DE


L’INVESTISSEMENT PRIVE EN RD CONGO .......................................................................................... 19
2.1 SPECIFICATION DU MODELE ................................................................................................. 19
2.2 Présentation des variables.............................................................................................................. 20
2.3 Synthèse des Signes attendus ........................................................................................................ 22
2.4 Données ......................................................................................................................................... 22
Tableau 3.8 : sources de données et unités de mesure ...................................................................................... 22
2.5 ANALYSE ECONOMETRIQUE ................................................................................................. 23
2. 5.1 Analyse descriptive des variables de l’étude ............................................................................. 23
2.6 Etude de la stationnarité des variables utilisées ............................................................................ 28
2.7 Présentation du modèle ARDL et spécification des modèles ........................................................ 30
a. Présentation du modèle ARDL ........................................................................................................ 30
b. La Spécification du modèle : ........................................................................................................... 31
SECTION 3 RÉSULTATS EMPIRIQUES ...................................................................................................... 34
i. Décalage optimal et estimation du modèle ARDL .......................................................................... 35
ii. Test de cointégration aux bornes .................................................................................................... 40
iii. Dynamique à court terme et relation à long terme ........................................................................ 41
a. Coefficients de court terme .............................................................................................................. 42
c. Dynamique de long terme................................................................................................................ 43
CONCLUSION GNERALE ET RECOMMANDATIONS ........................................................................ 46
TABLE DES MATIERES .................................................................................................................................... 48

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