Cours de Résistance des Matériaux RDM I
Cours de Résistance des Matériaux RDM I
COURS :
NIVEAU : BTP1B
Enseignant : M. HEMA
Ingénieur ISBA-TP (France).
PROGRAMMES
BIBLIOGRAPHIE
I. Généralités
- 3 translations
- 3 rotations
Ce corps à 6 degrés de liberté
• Dans le plan
- 2 translations
- 1 rotations
Ce corps à 3 degrés de liberté
NB : Les liaisons ont pour action de réduire le degré de liberté
- ⃗ =𝟎
La somme géométrique de toutes les forces soit nulle ∑ 𝑭 ⃗ (équation
vectorielle).
- Le moment résultant par rapport à un point quelconque soit nul ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴/𝒑𝒕 = 𝟎 ⃗.
∑ 𝑭/𝒙 = 𝟎
∑ 𝑭/𝒚 = 𝟎
{∑ 𝑴/𝒑𝒕 = 𝟎
𝒒 𝒒
A B A B
a
𝒍
𝒍
-d-
-c-
La charge uniformément répartie q se mesure par unité de force sur unité de longueur
(t/m, kN/m, etc.).
Dans les calculs, la charge uniformément répartie q est remplacée par sa résultante 𝑸 qui
est égale numériquement à l’aire de son diagramme rectangulaire :
𝑸 = 𝒒 × 𝒂 (𝒇𝒊𝒈. 𝒄) 𝒐𝒖 𝑸 = 𝒒 × 𝒍 (𝒇𝒊𝒈. 𝒅)
Et son point d’application se trouve au niveau du centre de gravité de celui-ci.
A B A B
𝒂 𝒍
𝒍
-f-
-e-
-g-
[Link] simple :
𝑦
𝑥
0
𝑹𝒚
𝑥
0
𝑹𝒙
𝑹𝒚
𝒚
𝑴 𝒙
𝟎
𝑹𝒙
𝑹𝒚
Ce type d’appui introduit donc 3 inconnues, les deux projections de R sur deux axes du plan
moyen (réactions verticale 𝑹𝒚 , horizontale 𝑹𝒙 ) et l’intensité du moment M qui est
perpendiculaire au plan moyen (moment fléchissant M).
- Degré d’hyperstaticité
𝒅𝒉 = 𝒏𝒊 − 𝒏𝒆𝒒 Où :
𝒅𝒉 : degré d’hyperstaticité ;
𝒏𝒊 : nombre d’inconnues ;
𝒏𝒆𝒒 : nombre d’équations d’équilibre statique.
1. Repère générale
Pour exprimer analytiquement l’équilibre du système :
- Choisir un repère général
𝑦 𝑦
+
+
Ou 0 𝑥
0 𝑥
∑ 𝑭/𝒙 = 𝟎
∑ 𝑭/𝒚 = 𝟎
{ ∑ 𝑴/𝒑𝒕 = 𝟎
2.1.Application1
𝑭𝟏 𝑭𝟐 𝑭𝟑
A B
4m 2m 3m 3m
𝐷𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠: 𝐹1 = 10 𝐾𝑁 ; 𝐹2 = 20 𝐾𝑁 ; 𝐹3 = 30 𝐾𝑁 .
[Link] 2 :
calculer les réactions d’appuis du système suivant :
3t
A 1t
3m
3.1. Définition
On appelle force intérieure tout effort se trouvant entre les particules d’un corps. Ces forces
tendent à s’opposer aux éventuelles déformations du corps dues aux forces extérieures.
En résistance des matériaux, les forces intérieures qui apparaissent suite à l’application de
forces extérieures s’appellent efforts internes.
On distingue les efforts internes suivants :
- Effort normal (N) : c’est la somme algébrique des projections sur la normale de la
section de toutes les forces extérieures situées d’un même côté de la section
considérée.
- Effort tranchant (T) : c’est la somme géométrique des projections, sur le plan de la
section de toutes les forces extérieures situées d’un même côté de la section.
- Moment de flexion (Mf) : c’est la somme géométrique des projections, sur le plan de
la section, des moments pris par rapport au centre de gravité des forces extérieures
situées d’un même côté de la section.
- Effort normal : Par convention, l’effort normal est positif s’il est dirigé vers
l’extérieur de la section.
Si N est dirigé positivement suivant la convention de signe établie, cet effort tend à
provoquer un allongement : c’est la traction.
Si N est négatif : il s’agit d’une compression.
- Effort tranchant : L’effort tranchant est positif lorsqu’il tend à faire tourner un
élément de longueur dx dans le sens des aiguilles d’une montre.
La méthode permettant de déterminer les efforts internes (N, M et T) est dite méthode des
sections.
Cette méthode consiste à faire une coupe fictive à l’endroit où on veut calculer N, M et T,
ainsi nous obtenons deux tronçons, considérons alors un des deux tronçons (de préférence
le moins sollicité par des forces extérieures) puis appliquons les équations de l’équilibre
statique pour calculer N, M et T.
N.B : le choix du tronçon (droit ou gauche) n’affecte pas sur les valeurs de N, M et T.
- Relation entre 𝑴 et 𝑻
L’équilibre des moments donne :
𝒅𝒙𝟐
∑ 𝑴/∎ = 𝟎 → 𝑴 + 𝑻𝒅𝒙 − 𝒒𝒚 (𝒙) − 𝑴 − 𝒅𝑴 = 𝟎
𝟐
𝒅𝒙𝟐
En négligeant le terme du second ordre (𝒒𝒚 (𝒙) → 𝟎), on a :
𝟐
𝑴 + 𝑻𝒅𝒙 − 𝑴 − 𝒅𝑴 = 𝟎
→ 𝑻𝒅𝒙 − 𝒅𝑴 = 𝟎
D’où :
𝒅𝑴
𝑻=
𝒅𝒙
Ce qui veut dire que la relation entre l’effort tranchant et le moment fléchissant reste valable
au premier ordre.
5. Diagrammes de M et T
Les valeurs de M et T dépendent de l’abscisse du point considéré. Les représentations
graphiques de ces valeurs sont appelées les diagrammes.
6. Applications
[Link] n°1
Soit une poutre soumise à une charge uniformément répartie 𝒒 et une charge ponctuelle 𝑷
comme indique le schéma ci-dessous :
[Link] n°2
Soit la poutre suivante, soumise à une charge uniformément répartie 𝒒𝑪 et une charge
ponctuelle 𝑭𝟏 .
• Longueur de la poutre MN = L = 12 m
• 𝑞𝐶 = 25 𝐾𝑁/𝑚 est une charge linéaire
Introduction
La résistance d’une barre dépend non seulement du matériau et de ses dimensions, mais
aussi de la configuration de son axe, de la forme des sections transversales ainsi que de
leur disposition par rapport aux charges de sollicitations.
Dans le présent chapitre, nous allons voir comment déterminer les caractéristiques
géométriques principales des sections transversales d’une barre.
- En coordonnées cartésiennes :
- En coordonnées polaires :
Pour une section composée de sections usuelles, l’aire est égale à la somme des aires des
sections :
𝒏
𝑨 = ∑ 𝑨𝒊 ∶ 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒆𝒕
𝒊=𝟏
2. Moment statique
Par définition, le moment statique d’une section par rapport à un axe quelconque est égal
au produit de l’aire de la section par la distance entre son centre de gravité G et cet axe.
𝒔𝒙 = ∫ 𝒚𝒅𝑨
𝑨
𝒔𝒚 = ∫ 𝒙𝒅𝑨
{ 𝑨
Le moment statique de la section totale (A) par rapport aux axes de référence X et Y peut
s’écrire sous la forme :
𝒔𝒙 = ∫ 𝒚𝒅𝑨 = 𝑨 × 𝒚𝑮
𝑨
𝒔𝒚 = ∫ 𝒙𝒅𝑨 = 𝑨 × 𝒙𝑮
{ 𝑨
Pour une section composée (A), le moment statique de cette section par rapport à l’axe X
ou Y est la somme des moments statiques des sections élémentaires par rapport à ce
même axe, soit :
𝒔𝒙 = ∑ 𝑨𝒊 × 𝒚𝑮𝒊
𝒊=𝟏
𝒏
𝒔𝒚 = ∑ 𝑨𝒊 × 𝒙𝑮𝒊
𝒊=𝟏
Remarque :
Le moment statique total d’une section par rapport à son centre de gravité est nul.
3. Centre de gravité
Le centre de gravité G d’une section est le point tel que le moment statique de la section
par rapport à n’importe quel axe passant par ce point est nul.
Les coordonnées du centre de gravité XG et YG s’écrivent :
𝒔𝒚 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊 × 𝒙𝑮𝒊
𝑿𝑮 = =
𝑨 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊
𝒔𝒙 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊 × 𝒚𝑮𝒊
𝒀𝑮 = =
{ 𝑨 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊
4. Application
Proposons-nous de déterminer l’aire d’une section triangulaire ainsi que les coordonnées de
son centre de gravité :
On a : 𝐴 = ∫𝐴 𝑑𝐴
or 𝑑𝐴 = 𝑑𝑥 ∙ 𝑑𝑦 𝑑𝑦 = ?
D’après le théorème de Thalès (triangle semblable) :
ℎ 𝑑𝑦 ℎ
= → 𝑑𝑦 = 𝑥
𝑏 𝑥 𝑏
ℎ
𝑑𝐴 = 𝑥𝑑𝑥
𝑏
𝑏 𝑏
ℎ ℎ ∙ 𝑥2 𝑏ℎ
𝐴 = ∫𝐴 𝑑𝐴 = ∫ 𝑥𝑑𝑥 = [ ] =
𝑏 2𝑏 0 2
0
D’où :
𝒃𝒉
𝑨=
𝟐
- Détermination de la position du centre de gravité de la section :
𝑠𝑦
𝑋𝐺 =
{ 𝐴
𝑠𝑥
𝑌𝐺 =
𝐴
⟶ Cherchons les moments statiques par rapport aux axes X et Y :
↳ Par rapport à l’axe X :
𝑠𝑥 = ∫ 𝑦𝑑𝐴,
𝐴
Avec :
𝑑𝑦 ℎ𝑥
𝑦= =
2 2𝑏
𝑏 𝑏 𝑏
ℎ𝑥 ℎ𝑥 ℎ2 ℎ2 𝑥 3
⟹ 𝑠𝑥 = ∫ × 𝑑𝑥 = 2 ∫ 𝑥 2 𝑑𝑥 = [ 2 ]
2𝑏 𝑏 2𝑏 6𝑏 0
0 0
D’où :
𝒃𝒉𝟐
𝒔𝒙 =
𝟔
𝑠𝑦 = ∫ 𝑥𝑑𝐴
𝐴
𝑏 𝑏 𝑏
ℎ𝑥 ℎ ℎ𝑥 3
⟹ 𝑠𝑦 = ∫ 𝑥 × 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥 2 𝑑𝑥 = [ ]
𝑏 𝑏 3𝑏 0
0 0
D’où :
𝒉𝒃𝟐
𝒔𝒚 =
𝟑
𝑰𝒙𝒚 = ∫ 𝒙 ∙ 𝒚𝒅𝑨 = 𝑨 × 𝒙𝑮 ∙ 𝒚𝑮
𝑨
Remarque :
Le moment d’inertie centrifuge par rapport aux axes centraux principaux est nul.
[Link]
On se propose de déterminer l’expression du moment d’inertie d’une section rectangulaire par
rapport aux axes 𝑥𝐺 𝑒𝑡 𝑦𝐺 .
+ℎ⁄2
𝑦 𝑦𝐺 +ℎ⁄
2 2
𝑦3 2 𝑏ℎ3 𝑏ℎ3
𝐼𝑥𝐺 = ∫ 𝑦 𝑑𝐴 = ∫ 𝑦 𝑏𝑑𝑦 = 𝑏 [ ] = +
3 −ℎ⁄ 24 24
𝐴 −ℎ⁄2 2
𝑑𝐴 𝒉
𝑑𝑦 𝟐 D’où :
h 𝑦
𝑮 𝑥𝐺 𝒃𝒉𝟑
𝒉 𝑰𝒙𝑮 =
𝟏𝟐
𝟐
𝑥
b
𝑦 𝒃 𝑦𝐺 𝒃
𝟐 𝟐
𝑑𝑥
+𝑏⁄2
𝑑𝐴 +𝑏⁄
2 2
𝑥3 2 ℎ𝑏 3 ℎ𝑏 3
𝐼𝑦𝐺 = ∫ 𝑥 𝑑𝐴 = ∫ 𝑥 ℎ𝑑𝑥 = ℎ [ ] = +
𝑥 3 −𝑏⁄ 24 24
𝐴 −𝑏⁄2 2
h 𝑥𝐺 D’où :
𝑮
𝒉𝒃𝟑
𝑰𝒚𝑮 =
𝟏𝟐
𝑥
b
Le moment d’inertie polaire d’une section par rapport au point O est défini par l’intégrale :
𝑰𝒑 = 𝑰𝒐 = ∫ 𝒓𝟐 𝒅𝑨
𝑨
Avec :
𝑟 2 = 𝑥 2 + 𝑦 2 (𝑡ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑃𝑦𝑡ℎ𝑎𝑔𝑜𝑟𝑒)
Donc l’expression devient :
𝐼𝑝 = ∫(𝑥 2 + 𝑦 2 )𝑑𝐴 = ∫ 𝑥 2 𝑑𝐴 + ∫ 𝑦 2 𝑑𝐴 = 𝐼𝑦 + 𝐼𝑥
𝐴 𝐴 𝐴
⟹ 𝑰𝒑 = 𝑰 𝒚 + 𝑰𝒙
𝐼𝑂 = ∫𝐴 𝑟 2 𝑑𝐴 = ∫𝐴 𝑟 2 (𝑟𝑑𝑟𝑑𝜃)
𝜋
𝑅 2
𝜋𝑅 4
𝐼𝑂 = (∫ 𝑟 3 𝑑𝑟) ∫ 𝑑𝜃 =
8
0 0
( )
𝝅𝑹𝟒
𝑰𝑶 =
𝟖
Ou en terme du diamètre
𝝅𝑫𝟒
𝑰𝑶 =
𝟏𝟐𝟖
𝑰𝒙
𝒓𝒙 = √
𝑨
𝑰𝒚
𝒓𝒚 = √
𝑨
7. Application
Soit une section de forme circulaire.
On se propose de déterminer :
- Le moment d’inertie polaire d’une section circulaire par rapport à O,
- Le moment d’inertie de cette même section par rapport à son diamètre,
- Le rayon de giration par rapport au centre et au diamètre de la section.
𝑅 𝑅 1
𝐼𝑜 = ∫𝐴 𝜌2 𝑑𝐴 = ∫0 𝜌2 . 2𝜋. 𝜌. 𝑑𝜌 = 2𝜋 ∫0 𝜌3 𝑑𝜌 = 2𝜋. 4 𝑅 4
𝝅𝑹𝟒
→ 𝑰𝑶 =
𝟐
2) Moment d’inertie par rapport à un diamètre :
𝜋𝑅 4
𝐼𝑜 = 𝐼𝑥𝑥 + 𝐼𝑦𝑦 =
2
Par symétrie,
𝐼𝑜 𝜋𝑅 4
𝐼𝑥𝑥 = 𝐼𝑦𝑦 = =
2 4
𝝅𝑹𝟒
→ 𝑰𝒙𝒙 = 𝑰𝒚𝒚 =
𝟒
𝐼𝑜 𝜋𝑅 4 𝑅√2
𝑟𝑜 = √ =√ 2
=
𝐴 2. 𝜋𝑅 2
𝑹√𝟐
→ 𝒓𝒐 =
𝟐
b) Par rapport au diamètre :
𝐼𝑥𝑥 𝜋𝑅 4 𝑅
𝑟𝑥𝑥 =√ = √ =
𝐴 4. 𝜋𝑅 2 2
𝑹
→ 𝒓𝒙𝒙 =
𝟐
= ∫ 𝑦 2 𝑑 𝐴 + 𝑏 2 ∫ 𝑑𝐴 + 2𝑏 ∫ 𝑦𝑑𝐴
𝐴 𝐴 𝐴
⟹ 𝑰𝒙′ = 𝑰𝒙 + 𝒃𝟐 . 𝑨 + 𝟐𝒃. 𝒔𝒙
Il en est de même pour 𝐼𝑦′
= ∫ 𝑥 2 𝑑 𝐴 + 𝑎2 ∫ 𝑑𝐴 + 2𝑎 ∫ 𝑥𝑑𝐴
𝐴 𝐴 𝐴
⟹ 𝑰𝒚′ = 𝑰𝒚 + 𝒂𝟐 . 𝑨 + 𝟐𝒂. 𝒔𝒚
Dans le cas où le point coïncide avec le centre de gravité de la section, les moments statiques
𝒔𝒙 𝒆𝒕 𝒔𝒚 s’annulent. Donc les relations déviennent :
𝑰𝒙′ = 𝑰𝒙 + 𝒃𝟐 . 𝑨
𝑰𝒚′ = 𝑰𝒚 + 𝒂𝟐 . 𝑨
𝑰𝒙′𝒚′ = 𝑰𝒙𝒚 + 𝒂. 𝒃. 𝑨
Avec :
• G est le centre de gravité de la surface (𝑺)
• (𝑮𝒙′ )// (𝑶𝒙) 𝒆𝒕 (𝑮𝒚′ )// (𝑶𝒚)
𝑰𝒚 = 𝑰𝑮𝒚′ + 𝒙𝑮 𝟐 ∙ 𝑺
𝑰𝒙𝒚 = 𝑰𝑮𝒙′𝒚′ + 𝒙𝑮 × 𝒚𝑮 ∙ 𝑺
Pour une section composée (A), nous utilisons la règle de sommation suivante :
𝒏
𝒏
𝑰𝑮𝒙′ = ∑ 𝑰𝑮𝒊𝒙 = ∑(𝑰𝑮𝒊𝒙 + (𝒚𝑮 − 𝒚𝑮𝒊 )𝟐 ∙ 𝑺𝒊 )
𝒊=𝟏
𝒊=𝟏
𝒏
𝒏
𝑰𝑮𝒚′ = ∑ 𝑰𝑮𝒊𝒚 = ∑ (𝑰𝑮𝒊𝒚 + (𝒙𝑮 − 𝒙𝑮𝒊 )𝟐 ∙ 𝑺𝒊 )
𝒊=𝟏
𝒊=𝟏
𝐼𝑈 = ∫ 𝑣 2 𝑑𝐴
𝐴
𝐼𝑉 = ∫ 𝑢2 𝑑𝐴
𝐴
Avec :
𝒖 = 𝒙 𝐜𝐨𝐬 𝜽 + 𝒚 𝐬𝐢𝐧 𝜽
𝒗 = −𝒙 𝐬𝐢𝐧 𝜽 + 𝒚 𝐜𝐨𝐬 𝜽
En utilisant la définition du moment d’inertie, on écrit :
𝐼𝑈 = ∫𝐴 𝑣 2 𝑑𝐴
𝟏 −𝟐 ∙ 𝑰𝑿𝒀
𝜽= 𝒂𝒓𝒕𝒂𝒏 ( )
𝟐 𝑰𝑿 − 𝑰𝒀
Si les axes principaux sont au centre G de la section A alors on les appelle des axes
centraux.
Les axes correspondant aux moments d’inertie principaux sont appelés axes principaux.
E𝑛 introduisant l’expression de 𝑡𝑔2𝜃 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’expression de 𝐼𝑈 𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠
relations trigonométriques :
1
cos 2𝜃 = ∓
√1 + 𝑡𝑔2 2𝜃
𝑡𝑔2𝜃
sin 2𝜃 = ∓
{ √1 + 𝑡𝑔2 2𝜃
On obtient :
𝑰𝑿 + 𝑰𝒀 𝑰𝑿 − 𝑰𝒀 𝟐
𝑰𝒎𝒂𝒙 = + √( ) + 𝑰𝟐 𝑿𝒀
𝟐 𝟐
𝑰𝑿 + 𝑰𝒀 𝑰𝑿 − 𝑰𝒀 𝟐
𝑰𝒎𝒊𝒏 = √
− ( ) + 𝑰𝟐 𝑿𝒀
{ 𝟐 𝟐
Ce sont les moments d’inertie principaux correspondants aux axes principaux d’inertie.
Symbolisation des axes principaux en fonction du signe de l’angle de rotation θ :
- Lorsque l’angle θ est positif, ce dernier se mesure à partir de l’axe de départ x dans le
sens antihoraire (sens trigonométrique) (fig.a).
- Lorsque l’angle θ est négatif, ce dernier se mesure à partir de l’axe de départ x dans
le sens horaire (fig.b).
On demande de :
1) Déterminer la position de son centre de gravité.
2) Calculer les moments d’inertie suivant (OX) et (OY).
3) Calculer les moments d’inertie suivant les axes vertical et horizontal passant par son
centre de gravité.
4) Déterminer la position des axes principaux d’inertie.
5) Calculer les moments d’inertie principaux (Imax et Imin).
1. Définition
Une pièce travaille en traction simple (ou compression simple) quand elle est soumise
uniquement à deux forces axiales opposées, réduites au centre de gravité et qui tendent à
allonger la pièce (ou la raccourcir).
2. Convention de signe de N
Par convention, l’effort normal est positif s’il est dirigé vers l’extérieur de la section.
Si N est dirigé positivement (𝑵 > 𝟎)suivant la convention de signe établie, cet effort tend à
provoquer un allongement : c’est la traction.
Si N est négatif (𝑁 < 0): il s’agit d’une compression.
𝑵𝒙 = ∑ 𝑭𝒊𝒙
𝒊=𝟏
Efforts internes
Faisons le bilan des forces :
∑ 𝑭𝒙 = −𝑵𝒙 + 𝑭 = 𝟎 → 𝑵𝒙 = 𝑭 [𝟏]
∑ 𝑭𝒚 = 𝑻𝒚 = 𝟎 [𝟐]
∑ 𝑴𝒛/𝑮 = 𝑴𝒛 = 𝟎 [𝟑]
4. Contrainte
- Hypothèses de calcul :
Le calcul de contrainte est relativement aisé, si l’on admet les hypothèses suivantes :
→ Selon l’axe x, une section normale avant déformation reste normale après
déformation.
→ Une section plane avant déformation reste plane après déformation.
Chaque élément de surface supporte un effort de traction parallèle à la ligne moyenne. La
contrainte n’est constante dans toute section d’un barreau que si la force extérieure
s’applique uniformément sur les extrémités.
Comme indiqué sur la figure, Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section
𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒.
D’où :
𝑵(𝒙)
𝝈(𝒙) =
𝑺(𝒙)
Lorsque N(x) et S(x) sont constants, l’expression de la contrainte normale devient :
𝑵
𝝈=
𝑺
- Lorsqu’il s’agit d’une compression, σ < 0.
- Lorsqu’il s’agit d’une traction, σ > 0.
5. Contrainte admissible
Pour vérifier une pièce vis-à-vis de la traction (compression), une certaine valeur de la
contrainte ne doit pas être dépassée : c’est la contrainte admissible (𝝈𝒂𝒅𝒎 ).
6. Condition de résistance
Lorsqu'une pièce est soumise à la traction (ou à la compression), la contrainte maximale
ne doit pas dépasser la contrainte admissible 𝝈𝒂𝒅𝒎 :
𝑵𝒎𝒂𝒙
𝝈𝒎𝒂𝒙 = ≤ 𝝈𝒂𝒅𝒎
𝑨
Cette condition permet de déterminer l’aire minimale de la section droite de la barre, soit :
𝑁𝑚𝑎𝑥 𝑵𝒎𝒂𝒙
≤ 𝜎𝑎𝑑𝑚 → 𝑨 ≥
𝐴 𝝈𝒎𝒂𝒙
∆𝒍
𝜺=
𝒍𝒊
𝜀: 𝑑é𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝒐𝒖 L’allongement unitaire
𝑙𝑖 : Longueur initiale de la barre avant déformation.
∆𝑙 : allongement longitudinale de la barre.
D’après la loi de Hooke :
𝝈 𝑵
𝝈=𝜺∙𝑬 → 𝜺= 𝒐𝒓 𝝈 =
𝑬 𝑺
donc :
𝑵
𝜺=
𝑬𝑺
D’où l’allongement unitaire ou déformation 𝜺 est égal à :
∆𝒍 𝑵
𝜺= =
𝒍𝒊 𝑬𝑺
L’allongement (déplacement) de la poutre est donné par :
∆𝐿 𝑁 𝑵𝒍𝒊
= ⇨ ∆𝒍 =
𝐿 𝐸𝑆 𝑬𝑺
- 𝑬 est le module d’élasticité longitudinale ou module de Young, unité en
𝑵⁄𝒎𝒎𝟐 (𝑴𝑷𝒂).
𝑹𝒆𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒆 : Le produit 𝑬𝑺 est appelé rigidité axiale de la poutre.
8. Applications
[Link] n°1
Calculer la contrainte normale engendrée par un effort de traction N = 2t dans une barre de
section carrée de dimensions (30×30) cm².
[Link] n°2
Soit une barre d’acier de section circulaire soumise à un effort de traction. Si la contrainte
maximale 𝜎𝑚𝑎𝑥 = 2 𝑏𝑎𝑟𝑠, calculer l’effort normal maximal que peut supporter la barre.
On donne d : diamètre de la section = 15 mm.
[Link] n°3
Déterminer le diamètre de la barre suivante en négligeant son poids propre. On donne
𝜎𝑎𝑑𝑚 = 1500 bars.
1. Définition
On appelle treillis toute structure formée par un assemblage de pièces rectilignes articulées
entre-elles et formant des triangles juxtaposés.
- Les pièces rectilignes s’appellent barres.
- Les sommets des triangles formés par les barres s’appellent nœuds. Ces derniers sont
constitués par des articulations ou rotules.
Un système à treillis est une triangulation de barres droites articulées aux nœuds.
Entre le nombre de barres (b) et le nombre de nœuds (n) constituant un système triangulé
existe la relation suivante :
𝒃 = 𝟐𝒏 − 𝟑
Remarques :
- Les nœuds du treillis sont des articulations parfaites.
- Les barres travaillent uniquement en traction ou en compression.
3. Exemples d’applications
Déterminer le degré d’hyperstaticité H des systèmes suivants :
a)
b)
c)
N.B : on commence toujours par le nœud ayant le minimum d’inconnues (au plus 2
inconnues puisque nous disposons uniquement de deux équations d’équilibre).
Généralement c’est le nœud d’extrémité ou d’appui du treillis qui a le moins d’inconnues.
6. Applications