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Cours de Résistance des Matériaux RDM I

Le document présente un cours sur la résistance des matériaux (RDM I) à l'École Supérieure Polytechnique de la Jeunesse, enseigné par M. HEMA. Il couvre des sujets tels que l'équilibre statique, les caractéristiques géométriques des sections planes, et les systèmes isostatiques, tout en fournissant des définitions et des principes fondamentaux. La bibliographie inclut des ouvrages de référence pour approfondir les concepts abordés dans le cours.

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Cours de Résistance des Matériaux RDM I

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ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE LA JEUNESSE - ESUPJ

COURS :

RESISTANCE DES MATERIAUX (RDM I)

NIVEAU : BTP1B

Enseignant : M. HEMA
Ingénieur ISBA-TP (France).

RESISTANCE DES MATERIAUX 1


RDM I
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE LA JEUNESSE - ESUPJ

PROGRAMMES

CHAPITRE I : GENERALITES ET EQUILIBRE STATIQUE

CHAPITRE II : CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES


SECTIONS PLANES

CHAPITRE III : TRACTION - COMPRESSION

CHAPITRE IV : SYSTEMES ISOSTATIQUE A TREILLIS

RESISTANCE DES MATERIAUX 2


RDM I
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE LA JEUNESSE - ESUPJ

BIBLIOGRAPHIE

Youde Xiong, EXERCICES RESOLUS DE RESISTANCE DES MATERIAUX


EYROLLES.

Arnaud Delaplace, Fabrice Gatuingt, Frédéric Ragueneau, AIDE-MEMOIRE -


MECANIQUE DES STRUCTURES – Résistance des matériaux
DUNOD.

Dr. Mourad KHELIFA, RESISTANCE DES MATERIAUX


Cours et exercices corrigés. CASTEILLA.

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ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE LA JEUNESSE - ESUPJ

CHAPITRE I : GENERALITES ET EQUILIBRE STATIQUE

I. Généralités

1. Objectifs principaux de la RDM


La résistance des matériaux (RDM) est la science de l’étude du comportement
(déformations, déplacements, contraintes) des solides considérés comme déformables sous
l’action de charges extérieures.
Elle s’intéresse particulièrement au dimensionnement et à la vérification des pièces
(résistance, stabilité, rigidité, etc…) afin qu'elles résistent sans dommage à toutes les
forces auxquelles elles seront soumises pendant leur service dans des conditions de
sécurité satisfaisantes et au meilleur coût.
2. Hypothèses générales de comportement

[Link]èses sur les matériaux


Le matériau possédant les caractéristiques de continuité, d’isotropie et d’homogénéité ne
subit, sous l’effet extérieur, que de petites déformations de types réversibles (élasticité
linéaire).
Les équations d’équilibre ne prennent pas en considération les faibles déplacements des
points de la structure du matériau (Loi de Hooke généralisée).
- Homogénéité, isotropie et continuité du matériau : on suppose que le matériau a les
mêmes propriétés élastiques en tous les points du corps, dans toutes les directions et
que le matériau est assimilé à un milieu continu (pas de défaut macroscopique tels que
fissures, criques).

- Elasticité linéaire du matériau : On suppose qu’en chaque point, les contraintes et


déformations sont proportionnelles et qu’après déformation, l’élément revient à
son état initial.

[Link] de Hooke généralisée


Dans le domaine élastique du matériau, les relations entre contraintes et déformations
sont linéaires c’est-à-dire, les déformations sont proportionnelles aux contraintes.

RESISTANCE DES MATERIAUX 4


RDM I
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE LA JEUNESSE - ESUPJ

[Link] de Navier Bernoulli


Les sections planes, normales aux fibres avant déformation demeurent planes et
normales aux fibres après déformation. Ils peuvent éventuellement subir un gauchissement
de telle sorte que deux sections voisines restent superposables ; mais de manière générale,
dans les cas courants, ce phénomène est négligé.

3. Définition d’une poutre


On appelle poutre le solide engendré par une surface (S) du plan Σ dont le centre de
gravité G décrit une courbe (C) appelée fibre moyenne.
Le plan Σ de S restant normal à cette courbe, Σ est appelée section droite ou normale.

La poutre est dite :


- Plane si sa fibre moyenne est totalement contenue dans un plan.
- Gauche si sa fibre moyenne suit une courbe gauche.
- Droite si sa fibre moyenne est une droite.
- A section constante ou variable selon que l’aire S de Σ est constante ou variable le
long de la fibre moyenne (voir figure ci-dessous).

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ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE LA JEUNESSE - ESUPJ

4. Degré de liberté d’un corps


Le mouvement d’un système composé d’un corps libre (barre) peut se décomposer :
• Dans l’espace

- 3 translations
- 3 rotations
Ce corps à 6 degrés de liberté
• Dans le plan

- 2 translations
- 1 rotations
Ce corps à 3 degrés de liberté
NB : Les liaisons ont pour action de réduire le degré de liberté

II. Equilibre statique

1. Loi fondamentale de l’équilibre


Pour qu’un corps solide indéformable soit en équilibre sous l’action de plusieurs forces,
il faut et il suffit que :

- ⃗ =𝟎
La somme géométrique de toutes les forces soit nulle ∑ 𝑭 ⃗ (équation
vectorielle).
- Le moment résultant par rapport à un point quelconque soit nul ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴/𝒑𝒕 = 𝟎 ⃗.

Finalement, les conditions d’équilibre du solide s’écrivent analytiquement comme suit :

∑ 𝑭/𝒙 = 𝟎

∑ 𝑭/𝒚 = 𝟎

{∑ 𝑴/𝒑𝒕 = 𝟎

Ce sont les équations universelles fondamentales d’équilibre.

RESISTANCE DES MATERIAUX 6


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2. Notion de force extérieure

- Forces extérieures : On appelle forces extérieures toutes forces appliquées sur un


système donné.
- Définition statique : une force est une cause capable de maintenir un corps au repos
ou de le déformer.
- Définition dynamique : une force est une cause capable de provoquer ou de
modifier le mouvement d’un corps.

3. Charges appliquées (forces extérieures)


Une poutre est soumise à des charges extérieures qui peuvent être :
- Concentrées en un point : elles peuvent être centrées (-a-) ou excentrées (-b-) :

N.B : Le point C est appelé point d’application de la force concentrée (P).

- Uniformément Réparties sur un tronçon (-c-) ou sur toute la longueur de la poutre


(-d-).

𝒒 𝒒

A B A B
a
𝒍
𝒍
-d-
-c-

La charge uniformément répartie q se mesure par unité de force sur unité de longueur
(t/m, kN/m, etc.).
Dans les calculs, la charge uniformément répartie q est remplacée par sa résultante 𝑸 qui
est égale numériquement à l’aire de son diagramme rectangulaire :
𝑸 = 𝒒 × 𝒂 (𝒇𝒊𝒈. 𝒄) 𝒐𝒖 𝑸 = 𝒒 × 𝒍 (𝒇𝒊𝒈. 𝒅)
Et son point d’application se trouve au niveau du centre de gravité de celui-ci.

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- Triangulairement Réparties sur un tronçon (-e-) ou sur toute la longueur de la


poutre (-f-)
𝒒
𝒒

A B A B
𝒂 𝒍
𝒍
-f-
-e-

La résultante 𝑸 est égale :


𝒒×𝒂 𝒒×𝒍
𝑸= (𝒇𝒊𝒈. 𝒆) 𝒐𝒖 𝑸= (𝒇𝒊𝒈. 𝒇)
𝟐 𝟐
Son point d’application est le centre de gravité de l’aire de son diagramme triangulaire
(c-à-d à un tiers de sa base).

- Des moments (-g-) :

-g-

𝑴𝟑 est un moment concentré en C et tourne dans le sens trigonométrique (sens anti-


horaire).

4. Appuis courants des structures planes chargées dans leur plan


Elles peuvent être classer en 3 groupes selon le nombre de mouvement qu’elles empêchent
:
- Appui simple ou rouleau
- Appui double (articulation)
- Appui triple (encastrement).

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[Link] simple :

𝑦
𝑥
0

𝑹𝒚

La réaction 𝑹𝒚 est perpendiculaire au plan de roulement et ne comporte qu’une seule


inconnue.
[Link] double

𝑥
0
𝑹𝒙

𝑹𝒚

Cet appui provoque une réaction à deux inconnues 𝑹𝒙 𝒆𝒕 𝑹𝒚 ou H et V d’où la


dénomination « appui double ».
𝑹𝒙 ou H : Réaction horizontale.
𝑹𝒚 ou V : Réaction verticale.

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[Link] triple dit "encastrement" :

𝒚
𝑴 𝒙
𝟎
𝑹𝒙

𝑹𝒚

Ce type d’appui introduit donc 3 inconnues, les deux projections de R sur deux axes du plan
moyen (réactions verticale 𝑹𝒚 , horizontale 𝑹𝒙 ) et l’intensité du moment M qui est
perpendiculaire au plan moyen (moment fléchissant M).

5. Systèmes isostatiques et hyperstatique

- Degré d’hyperstaticité
𝒅𝒉 = 𝒏𝒊 − 𝒏𝒆𝒒 Où :

𝒅𝒉 : degré d’hyperstaticité ;
𝒏𝒊 : nombre d’inconnues ;
𝒏𝒆𝒒 : nombre d’équations d’équilibre statique.

- Si 𝒅𝒉 = 𝟎, le système est isostatique ;


- Si 𝒅𝒉 ≠ 𝟎, le système est hyperstatique.

NB : Dans ce chapitre, nous allons étudier que les systèmes isostatiques.

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III. Réactions d’appuis et efforts internes

1. Repère générale
Pour exprimer analytiquement l’équilibre du système :
- Choisir un repère général

𝑦 𝑦

+
+
Ou 0 𝑥
0 𝑥

- Ecrire les équations d’équilibre dans ce repère.

2. Calcul des réactions d’appuis


Le calcul des réactions se fait à l’aide des équations universelles fondamentales
d’équilibre :

∑ 𝑭/𝒙 = 𝟎

∑ 𝑭/𝒚 = 𝟎

{ ∑ 𝑴/𝒑𝒕 = 𝟎
2.1.Application1

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Déterminer les réactions d’appui du système ci-dessous :

𝑭𝟏 𝑭𝟐 𝑭𝟑

A B

4m 2m 3m 3m

𝐷𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠: 𝐹1 = 10 𝐾𝑁 ; 𝐹2 = 20 𝐾𝑁 ; 𝐹3 = 30 𝐾𝑁 .

[Link] 2 :
calculer les réactions d’appuis du système suivant :

3t

A 1t

3m

3. Calcul des efforts internes

3.1. Définition

On appelle force intérieure tout effort se trouvant entre les particules d’un corps. Ces forces
tendent à s’opposer aux éventuelles déformations du corps dues aux forces extérieures.
En résistance des matériaux, les forces intérieures qui apparaissent suite à l’application de
forces extérieures s’appellent efforts internes.
On distingue les efforts internes suivants :

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- Effort normal (N) : c’est la somme algébrique des projections sur la normale de la
section de toutes les forces extérieures situées d’un même côté de la section
considérée.

- Effort tranchant (T) : c’est la somme géométrique des projections, sur le plan de la
section de toutes les forces extérieures situées d’un même côté de la section.

- Moment de flexion (Mf) : c’est la somme géométrique des projections, sur le plan de
la section, des moments pris par rapport au centre de gravité des forces extérieures
situées d’un même côté de la section.

[Link] de signe des efforts internes

- Effort normal : Par convention, l’effort normal est positif s’il est dirigé vers
l’extérieur de la section.

Si N est dirigé positivement suivant la convention de signe établie, cet effort tend à
provoquer un allongement : c’est la traction.
Si N est négatif : il s’agit d’une compression.

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- Moment fléchissant : Par convention, le moment de flexion est positif lorsqu’il


provoque la traction des fibres inférieures.

- Effort tranchant : L’effort tranchant est positif lorsqu’il tend à faire tourner un
élément de longueur dx dans le sens des aiguilles d’une montre.

3.3.Méthode de calcul des efforts internes

La méthode permettant de déterminer les efforts internes (N, M et T) est dite méthode des
sections.
Cette méthode consiste à faire une coupe fictive à l’endroit où on veut calculer N, M et T,
ainsi nous obtenons deux tronçons, considérons alors un des deux tronçons (de préférence
le moins sollicité par des forces extérieures) puis appliquons les équations de l’équilibre
statique pour calculer N, M et T.

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∑ 𝐹/𝑥 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 𝑑𝑒 𝑁


Soit : {∑ 𝐹/𝑦 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 𝑑𝑒 𝑇
∑ 𝑀/𝑝𝑡 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 𝑑𝑒 𝑀

N.B : le choix du tronçon (droit ou gauche) n’affecte pas sur les valeurs de N, M et T.

4. Relation entre les charges et les efforts internes


Considérons un cas de charge arbitraire d’un système de sollicitations donné dans un plan
avec :
𝑞𝑥 : intensité de la charge extérieure selon l’axe X
𝑞𝑦 : intensité de la charge extérieure selon l’axe Y

- Relation entre 𝑴 et 𝑻
L’équilibre des moments donne :
𝒅𝒙𝟐
∑ 𝑴/∎ = 𝟎 → 𝑴 + 𝑻𝒅𝒙 − 𝒒𝒚 (𝒙) − 𝑴 − 𝒅𝑴 = 𝟎
𝟐

𝒅𝒙𝟐
En négligeant le terme du second ordre (𝒒𝒚 (𝒙) → 𝟎), on a :
𝟐

𝑴 + 𝑻𝒅𝒙 − 𝑴 − 𝒅𝑴 = 𝟎

→ 𝑻𝒅𝒙 − 𝒅𝑴 = 𝟎

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D’où :
𝒅𝑴
𝑻=
𝒅𝒙
Ce qui veut dire que la relation entre l’effort tranchant et le moment fléchissant reste valable
au premier ordre.

5. Diagrammes de M et T
Les valeurs de M et T dépendent de l’abscisse du point considéré. Les représentations
graphiques de ces valeurs sont appelées les diagrammes.

6. Applications

[Link] n°1
Soit une poutre soumise à une charge uniformément répartie 𝒒 et une charge ponctuelle 𝑷
comme indique le schéma ci-dessous :

1. Déterminer les réactions d’appuis de la poutre


2. Calculer les efforts internes de la poutre
3. Tracer les diagrammes des efforts internes tout au long de la poutre.

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[Link] n°2
Soit la poutre suivante, soumise à une charge uniformément répartie 𝒒𝑪 et une charge
ponctuelle 𝑭𝟏 .

• Longueur de la poutre MN = L = 12 m
• 𝑞𝐶 = 25 𝐾𝑁/𝑚 est une charge linéaire

1. Déterminer les réactions d’appuis de la poutre


2. Calculer l’effort tranchant et le moment fléchissant de la poutre
3. Dessiner les diagrammes de l’effort tranchant et du moment fléchissant tout au long de
la poutre.

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CHAPITRE II : CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES


SECTIONS PLANES

Introduction
La résistance d’une barre dépend non seulement du matériau et de ses dimensions, mais
aussi de la configuration de son axe, de la forme des sections transversales ainsi que de
leur disposition par rapport aux charges de sollicitations.
Dans le présent chapitre, nous allons voir comment déterminer les caractéristiques
géométriques principales des sections transversales d’une barre.

1. Aire d’une section


L’aire d’une section est définie par l’intégrale :
𝑨 = ∫𝑨 𝒅𝑨 ∶ 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒖

- En coordonnées cartésiennes :

La surface élémentaire 𝒅𝑨 est défini par :


𝒅𝑨 = 𝒅𝒙 ∙ 𝒅𝒚

- En coordonnées polaires :

La surface élémentaire 𝒅𝑨 est défini par :


𝒅𝑨 = (𝒅𝝆) ∙ (𝝆 ∙ 𝒅𝜽)

Pour une section composée de sections usuelles, l’aire est égale à la somme des aires des
sections :
𝒏

𝑨 = ∑ 𝑨𝒊 ∶ 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒆𝒕
𝒊=𝟏

RESISTANCE DES MATERIAUX 18


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2. Moment statique
Par définition, le moment statique d’une section par rapport à un axe quelconque est égal
au produit de l’aire de la section par la distance entre son centre de gravité G et cet axe.

𝒔𝒙 = ∫ 𝒚𝒅𝑨
𝑨

𝒔𝒚 = ∫ 𝒙𝒅𝑨
{ 𝑨

𝒔𝒙 : moment statique par rapport à l’axe X


𝒔𝒚 : moment statique par rapport à l’axe Y

Vue d’une section plane


A : section totale,
dA : section élémentaire,
x : distance entre la section élémentaire dA et l’axe Y,
y : distance entre la section élémentaire dA et l’axe X,
G : centre de gravité de la section A,
𝒙𝑮 : distance entre le centre de gravité de la section A et l’axe Y,
𝒚𝑮 : distance entre le centre de gravité de la section A et l’axe X,

Le moment statique de la section totale (A) par rapport aux axes de référence X et Y peut
s’écrire sous la forme :

𝒔𝒙 = ∫ 𝒚𝒅𝑨 = 𝑨 × 𝒚𝑮
𝑨

𝒔𝒚 = ∫ 𝒙𝒅𝑨 = 𝑨 × 𝒙𝑮
{ 𝑨

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Pour une section composée (A), le moment statique de cette section par rapport à l’axe X
ou Y est la somme des moments statiques des sections élémentaires par rapport à ce
même axe, soit :

𝒔𝒙 = ∑ 𝑨𝒊 × 𝒚𝑮𝒊
𝒊=𝟏
𝒏

𝒔𝒚 = ∑ 𝑨𝒊 × 𝒙𝑮𝒊
𝒊=𝟏

NB : L’unité du moment statique est une unité de longueur à la puissance 3.

Remarque :
Le moment statique total d’une section par rapport à son centre de gravité est nul.

3. Centre de gravité
Le centre de gravité G d’une section est le point tel que le moment statique de la section
par rapport à n’importe quel axe passant par ce point est nul.
Les coordonnées du centre de gravité XG et YG s’écrivent :

𝒔𝒚 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊 × 𝒙𝑮𝒊
𝑿𝑮 = =
𝑨 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊
𝒔𝒙 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊 × 𝒚𝑮𝒊
𝒀𝑮 = =
{ 𝑨 ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑨𝒊

4. Application
Proposons-nous de déterminer l’aire d’une section triangulaire ainsi que les coordonnées de
son centre de gravité :

RESISTANCE DES MATERIAUX 20


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- Détermination de l’aire section :

On a : 𝐴 = ∫𝐴 𝑑𝐴

or 𝑑𝐴 = 𝑑𝑥 ∙ 𝑑𝑦 𝑑𝑦 = ?
D’après le théorème de Thalès (triangle semblable) :
ℎ 𝑑𝑦 ℎ
= → 𝑑𝑦 = 𝑥
𝑏 𝑥 𝑏

𝑑𝐴 = 𝑥𝑑𝑥
𝑏
𝑏 𝑏
ℎ ℎ ∙ 𝑥2 𝑏ℎ
𝐴 = ∫𝐴 𝑑𝐴 = ∫ 𝑥𝑑𝑥 = [ ] =
𝑏 2𝑏 0 2
0

D’où :
𝒃𝒉
𝑨=
𝟐
- Détermination de la position du centre de gravité de la section :
𝑠𝑦
𝑋𝐺 =
{ 𝐴
𝑠𝑥
𝑌𝐺 =
𝐴
⟶ Cherchons les moments statiques par rapport aux axes X et Y :
↳ Par rapport à l’axe X :

𝑠𝑥 = ∫ 𝑦𝑑𝐴,
𝐴

Avec :
𝑑𝑦 ℎ𝑥
𝑦= =
2 2𝑏
𝑏 𝑏 𝑏
ℎ𝑥 ℎ𝑥 ℎ2 ℎ2 𝑥 3
⟹ 𝑠𝑥 = ∫ × 𝑑𝑥 = 2 ∫ 𝑥 2 𝑑𝑥 = [ 2 ]
2𝑏 𝑏 2𝑏 6𝑏 0
0 0

D’où :
𝒃𝒉𝟐
𝒔𝒙 =
𝟔

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↳ Par rapport à l’axe Y :

𝑠𝑦 = ∫ 𝑥𝑑𝐴
𝐴
𝑏 𝑏 𝑏
ℎ𝑥 ℎ ℎ𝑥 3
⟹ 𝑠𝑦 = ∫ 𝑥 × 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥 2 𝑑𝑥 = [ ]
𝑏 𝑏 3𝑏 0
0 0

D’où :
𝒉𝒃𝟐
𝒔𝒚 =
𝟑

En remplaçant 𝑠𝑥 𝑒𝑡 𝑠𝑦 dans les expressions de 𝑋𝐺 𝑒𝑡 𝑌𝐺 , on trouve :


𝒔𝒚 𝟐
𝑿𝑮 = = 𝒃
{ 𝑨 𝟑
𝒔𝒙 𝟏
𝒀𝑮 = = 𝒉
𝑨 𝟑
5. Moment d’inertie
Le moment d’inertie (ou moment quadratique) d’une section est défini par l’intégrale :

𝑰𝒙 = ∫𝑨 𝒚𝟐 𝒅𝑨 : moment d’inertie par rapport à l’axe X.

𝑰𝒚 = ∫𝑨 𝒙𝟐 𝒅𝑨 : moment d’inertie par rapport à l’axe Y.

y : distance entre la section élémentaire dA et l’axe X.


x : distance entre la section élémentaire dA et l’axe Y.
NB : L’unité du moment d’inertie est une unité de longueur à la puissance 4.

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[Link] d’inertie (moment d’inertie centrifuge)


Le moment d’inertie centrifuge peut être déterminé par l’intégrale suivante :

𝑰𝒙𝒚 = ∫ 𝒙 ∙ 𝒚𝒅𝑨 = 𝑨 × 𝒙𝑮 ∙ 𝒚𝑮
𝑨

Remarque :
Le moment d’inertie centrifuge par rapport aux axes centraux principaux est nul.

[Link]
On se propose de déterminer l’expression du moment d’inertie d’une section rectangulaire par
rapport aux axes 𝑥𝐺 𝑒𝑡 𝑦𝐺 .

+ℎ⁄2
𝑦 𝑦𝐺 +ℎ⁄
2 2
𝑦3 2 𝑏ℎ3 𝑏ℎ3
𝐼𝑥𝐺 = ∫ 𝑦 𝑑𝐴 = ∫ 𝑦 𝑏𝑑𝑦 = 𝑏 [ ] = +
3 −ℎ⁄ 24 24
𝐴 −ℎ⁄2 2
𝑑𝐴 𝒉
𝑑𝑦 𝟐 D’où :
h 𝑦
𝑮 𝑥𝐺 𝒃𝒉𝟑
𝒉 𝑰𝒙𝑮 =
𝟏𝟐
𝟐
𝑥
b

𝑦 𝒃 𝑦𝐺 𝒃
𝟐 𝟐
𝑑𝑥
+𝑏⁄2
𝑑𝐴 +𝑏⁄
2 2
𝑥3 2 ℎ𝑏 3 ℎ𝑏 3
𝐼𝑦𝐺 = ∫ 𝑥 𝑑𝐴 = ∫ 𝑥 ℎ𝑑𝑥 = ℎ [ ] = +
𝑥 3 −𝑏⁄ 24 24
𝐴 −𝑏⁄2 2

h 𝑥𝐺 D’où :
𝑮
𝒉𝒃𝟑
𝑰𝒚𝑮 =
𝟏𝟐
𝑥
b

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[Link] d’inertie polaire

Le moment d’inertie polaire d’une section par rapport au point O est défini par l’intégrale :

𝑰𝒑 = 𝑰𝒐 = ∫ 𝒓𝟐 𝒅𝑨
𝑨

Avec :
𝑟 2 = 𝑥 2 + 𝑦 2 (𝑡ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑃𝑦𝑡ℎ𝑎𝑔𝑜𝑟𝑒)
Donc l’expression devient :

𝐼𝑝 = ∫(𝑥 2 + 𝑦 2 )𝑑𝐴 = ∫ 𝑥 2 𝑑𝐴 + ∫ 𝑦 2 𝑑𝐴 = 𝐼𝑦 + 𝐼𝑥
𝐴 𝐴 𝐴

⟹ 𝑰𝒑 = 𝑰 𝒚 + 𝑰𝒙

𝒓 : distance entre la surface élémentaire dA et le point 0 appelé pôle.


[Link]
Pour le quart de cercle montré par la figure ci-dessous, calculer le moment quadratique
polaire.

RESISTANCE DES MATERIAUX 24


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De la définition du moment d’inertie polaire, on écrit :

𝐼𝑂 = ∫𝐴 𝑟 2 𝑑𝐴 = ∫𝐴 𝑟 2 (𝑟𝑑𝑟𝑑𝜃)
𝜋
𝑅 2
𝜋𝑅 4
𝐼𝑂 = (∫ 𝑟 3 𝑑𝑟) ∫ 𝑑𝜃 =
8
0 0
( )

𝝅𝑹𝟒
𝑰𝑶 =
𝟖
Ou en terme du diamètre
𝝅𝑫𝟒
𝑰𝑶 =
𝟏𝟐𝟖

6. Rayon de giration (rayon d’inertie)


Le rayon de giration d’une section A par rapport à un axe est défini par la relation suivante :
- P𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 à 𝑙’𝑎𝑥𝑒 X :

𝑰𝒙
𝒓𝒙 = √
𝑨

- P𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 à 𝑙’𝑎𝑥𝑒 𝑌 :

𝑰𝒚
𝒓𝒚 = √
𝑨

NB : L’unité du rayon de giration est une unité de longueur à la puissance 1.

7. Application
Soit une section de forme circulaire.

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On se propose de déterminer :
- Le moment d’inertie polaire d’une section circulaire par rapport à O,
- Le moment d’inertie de cette même section par rapport à son diamètre,
- Le rayon de giration par rapport au centre et au diamètre de la section.

1) Moment d’inertie polaire :

𝑅 𝑅 1
𝐼𝑜 = ∫𝐴 𝜌2 𝑑𝐴 = ∫0 𝜌2 . 2𝜋. 𝜌. 𝑑𝜌 = 2𝜋 ∫0 𝜌3 𝑑𝜌 = 2𝜋. 4 𝑅 4

𝝅𝑹𝟒
→ 𝑰𝑶 =
𝟐
2) Moment d’inertie par rapport à un diamètre :

𝜋𝑅 4
𝐼𝑜 = 𝐼𝑥𝑥 + 𝐼𝑦𝑦 =
2
Par symétrie,
𝐼𝑜 𝜋𝑅 4
𝐼𝑥𝑥 = 𝐼𝑦𝑦 = =
2 4
𝝅𝑹𝟒
→ 𝑰𝒙𝒙 = 𝑰𝒚𝒚 =
𝟒

3) Rayon de giration par rapport au centre et au diamètre :

a) Par rapport au centre :

RESISTANCE DES MATERIAUX 26


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𝐼𝑜 𝜋𝑅 4 𝑅√2
𝑟𝑜 = √ =√ 2
=
𝐴 2. 𝜋𝑅 2

𝑹√𝟐
→ 𝒓𝒐 =
𝟐
b) Par rapport au diamètre :

𝐼𝑥𝑥 𝜋𝑅 4 𝑅
𝑟𝑥𝑥 =√ = √ =
𝐴 4. 𝜋𝑅 2 2

𝑹
→ 𝒓𝒙𝒙 =
𝟐

8. Variation des moments d’inertie

[Link] des axes (théorème de Huygens)


Soit la section représentée par la figure suivante :

On se propose de calculer les moments d’inertie par rapport aux axes X’ et Y’ :


𝑥′ = 𝑥 + 𝑎
𝑦′ = 𝑦 + 𝑏

𝐼𝑥′ = ∫ 𝑦′2 𝑑𝐴 = ∫(𝑦 + 𝑏)2 𝑑𝐴 = ∫ 𝑦 2 𝑑𝐴 + ∫ 𝑏 2 𝑑𝐴 + ∫ 2𝑦𝑏𝑑𝐴


𝐴 𝐴 𝐴 𝐴 𝐴

= ∫ 𝑦 2 𝑑 𝐴 + 𝑏 2 ∫ 𝑑𝐴 + 2𝑏 ∫ 𝑦𝑑𝐴
𝐴 𝐴 𝐴

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⟹ 𝑰𝒙′ = 𝑰𝒙 + 𝒃𝟐 . 𝑨 + 𝟐𝒃. 𝒔𝒙
Il en est de même pour 𝐼𝑦′

𝐼𝑦′ = ∫ 𝑥′2 𝑑𝐴 = ∫(𝑥 + 𝑎)2 𝑑𝐴 = ∫ 𝑥 2 𝑑𝐴 + ∫ 𝑎2 𝑑𝐴 + ∫ 2𝑥𝑎𝑑𝐴


𝐴 𝐴 𝐴 𝐴 𝐴

= ∫ 𝑥 2 𝑑 𝐴 + 𝑎2 ∫ 𝑑𝐴 + 2𝑎 ∫ 𝑥𝑑𝐴
𝐴 𝐴 𝐴

⟹ 𝑰𝒚′ = 𝑰𝒚 + 𝒂𝟐 . 𝑨 + 𝟐𝒂. 𝒔𝒚

Dans le cas où le point coïncide avec le centre de gravité de la section, les moments statiques
𝒔𝒙 𝒆𝒕 𝒔𝒚 s’annulent. Donc les relations déviennent :

𝑰𝒙′ = 𝑰𝒙 + 𝒃𝟐 . 𝑨
𝑰𝒚′ = 𝑰𝒚 + 𝒂𝟐 . 𝑨

𝑰𝒙′𝒚′ = 𝑰𝒙𝒚 + 𝒂. 𝒃. 𝑨

Soit deux repères orthonormés (𝑶, 𝒙 ⃗ ) 𝒆𝒕 (𝑮, ⃗⃗⃗


⃗ ,𝒚 𝒙′, ⃗⃗⃗
𝒚′).

Avec :
• G est le centre de gravité de la surface (𝑺)
• (𝑮𝒙′ )// (𝑶𝒙) 𝒆𝒕 (𝑮𝒚′ )// (𝑶𝒚)

D’après le théorème de Huygens, on a :


𝑰𝒙 = 𝑰𝑮𝒙′ + 𝒚𝑮 𝟐 ∙ 𝑺

𝑰𝒚 = 𝑰𝑮𝒚′ + 𝒙𝑮 𝟐 ∙ 𝑺

𝑰𝒙𝒚 = 𝑰𝑮𝒙′𝒚′ + 𝒙𝑮 × 𝒚𝑮 ∙ 𝑺

RESISTANCE DES MATERIAUX 28


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Pour une section composée (A), nous utilisons la règle de sommation suivante :
𝒏
𝒏
𝑰𝑮𝒙′ = ∑ 𝑰𝑮𝒊𝒙 = ∑(𝑰𝑮𝒊𝒙 + (𝒚𝑮 − 𝒚𝑮𝒊 )𝟐 ∙ 𝑺𝒊 )
𝒊=𝟏
𝒊=𝟏
𝒏
𝒏
𝑰𝑮𝒚′ = ∑ 𝑰𝑮𝒊𝒚 = ∑ (𝑰𝑮𝒊𝒚 + (𝒙𝑮 − 𝒙𝑮𝒊 )𝟐 ∙ 𝑺𝒊 )
𝒊=𝟏
𝒊=𝟏

[Link] des axes


Calculons les moments d’inertie 𝑰𝑼 , 𝑰𝑽 , 𝑰𝑼𝑽 par rapport aux axes U et V de la section
suivante :

𝐼𝑈 = ∫ 𝑣 2 𝑑𝐴
𝐴

𝐼𝑉 = ∫ 𝑢2 𝑑𝐴
𝐴

Avec :
𝒖 = 𝒙 𝐜𝐨𝐬 𝜽 + 𝒚 𝐬𝐢𝐧 𝜽
𝒗 = −𝒙 𝐬𝐢𝐧 𝜽 + 𝒚 𝐜𝐨𝐬 𝜽
En utilisant la définition du moment d’inertie, on écrit :

𝐼𝑈 = ∫𝐴 𝑣 2 𝑑𝐴

= 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 ∙ ∫𝐴 𝑦 2 𝑑𝐴 + 𝑠𝑖𝑛2 ∙ 𝜃∫𝐴 𝑥 2 𝑑𝐴 − 2 sin 𝜃 cos 𝜃 ∙ ∫𝐴 𝑥𝑦𝑑𝐴

= 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 ∙ 𝐼𝑋 + 𝑠𝑖𝑛2 ∙ 𝜃 ∙ 𝐼𝑌 − 2 sin 𝜃 cos 𝜃 ∙ 𝐼𝑋𝑌

RESISTANCE DES MATERIAUX 29


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En utilisant les relations trigonométriques :


1 − cos(2𝜃) 1 + cos(2𝜃) 𝐬𝐢𝐧(𝟐𝜽)
𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = ; 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 = ; 𝐜𝐨𝐬 𝜽 ∙ 𝐬𝐢𝐧 𝜽 =
2 2 𝟐
L’expression ci-dessus devient :
1 + cos 2𝜃 1 − cos 2𝜃
𝐼𝑈 = 𝐼𝑋 + 𝐼𝑌 − sin 2𝜃 𝐼𝑋𝑌
2 2
Ou bien,
𝟏 𝟏
𝑰𝑼 = (𝑰𝑿 + 𝑰𝒀 ) + (𝑰𝑿 − 𝑰𝒀 ) 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜽 − 𝑰𝑿𝒀 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜽
𝟐 𝟐
En suivant le même raisonnement, on obtient :
𝟏 𝟏
𝑰𝑽 = (𝑰𝑿 + 𝑰𝒀 ) − (𝑰𝑿 − 𝑰𝒀 ) 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜽 + 𝑰𝑿𝒀 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜽
𝟐 𝟐
𝟏
𝑰𝑼𝑽 = (𝑰 − 𝑰𝒀 ) 𝐬𝐢𝐧 𝟐𝜽 + 𝑰𝑿𝒀 𝐜𝐨𝐬 𝟐𝜽
𝟐 𝑿
On remarque :
𝑰𝑿 + 𝑰𝒀 = 𝑰𝑼 + 𝑰𝑽
Cela signifie que la somme des moments quadratiques par rapport à deux axes
perpendiculaires reste constante quel que soit la valeur de l’angle de rotation 𝜽 .

8.3.Détermination de la direction des axes d’inertie principaux


Pour ce faire, on va chercher la valeur de l’angle θ qui permet de déterminer les moments
d’inertie extrêmaux (𝑰𝒎𝒂𝒙 𝒆𝒕 𝑰𝒎𝒊𝒏 ). Pour cela, on va poser la dérivée de 𝑰𝑼 𝒐𝒖 𝒅𝒆 𝑰𝑽 égale
à zéro :
𝑑𝐼𝑈
= 0 → (𝐼𝑌 − 𝐼𝑋 ) sin 2𝜃 − 2𝐼𝑋𝑌 ∙ cos 2𝜃 = 0
𝑑𝜃
sin 2𝜃 2𝐼𝑋𝑌
→ =
cos 2𝜃 (𝐼𝑌 − 𝐼𝑋 )
−2𝐼𝑋𝑌
→ 𝑡𝑔2𝜃 =
(𝐼𝑋 − 𝐼𝑌 )
D’où :

RESISTANCE DES MATERIAUX 30


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𝟏 −𝟐 ∙ 𝑰𝑿𝒀
𝜽= 𝒂𝒓𝒕𝒂𝒏 ( )
𝟐 𝑰𝑿 − 𝑰𝒀
Si les axes principaux sont au centre G de la section A alors on les appelle des axes
centraux.
Les axes correspondant aux moments d’inertie principaux sont appelés axes principaux.
E𝑛 introduisant l’expression de 𝑡𝑔2𝜃 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’expression de 𝐼𝑈 𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠
relations trigonométriques :
1
cos 2𝜃 = ∓
√1 + 𝑡𝑔2 2𝜃
𝑡𝑔2𝜃
sin 2𝜃 = ∓
{ √1 + 𝑡𝑔2 2𝜃
On obtient :

𝑰𝑿 + 𝑰𝒀 𝑰𝑿 − 𝑰𝒀 𝟐
𝑰𝒎𝒂𝒙 = + √( ) + 𝑰𝟐 𝑿𝒀
𝟐 𝟐

𝑰𝑿 + 𝑰𝒀 𝑰𝑿 − 𝑰𝒀 𝟐
𝑰𝒎𝒊𝒏 = √
− ( ) + 𝑰𝟐 𝑿𝒀
{ 𝟐 𝟐

Ce sont les moments d’inertie principaux correspondants aux axes principaux d’inertie.
Symbolisation des axes principaux en fonction du signe de l’angle de rotation θ :
- Lorsque l’angle θ est positif, ce dernier se mesure à partir de l’axe de départ x dans le
sens antihoraire (sens trigonométrique) (fig.a).

- Lorsque l’angle θ est négatif, ce dernier se mesure à partir de l’axe de départ x dans
le sens horaire (fig.b).

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9. Module de résistance (module d’inertie)


Le module de résistance (W) appelé aussi moment résistant, est défini par le rapport du
moment d’inertie par rapport à un axe donné à la distance de cet axe, jusqu’au point le plus
éloigné de la section transversale (𝒚𝒎𝒂𝒙 ).
𝑰𝒙
𝑾𝒙 = 𝒚 : module de résistance par rapport à l’axe X.
𝒎𝒂𝒙

NB : L’unité du module de résistance est une unité de longueur à la puissance 3.


10. Application
Soit la section en L suivante :

On demande de :
1) Déterminer la position de son centre de gravité.
2) Calculer les moments d’inertie suivant (OX) et (OY).
3) Calculer les moments d’inertie suivant les axes vertical et horizontal passant par son
centre de gravité.
4) Déterminer la position des axes principaux d’inertie.
5) Calculer les moments d’inertie principaux (Imax et Imin).

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CHAPITRE III : TRACTION - COMPRESSION

1. Définition
Une pièce travaille en traction simple (ou compression simple) quand elle est soumise
uniquement à deux forces axiales opposées, réduites au centre de gravité et qui tendent à
allonger la pièce (ou la raccourcir).

Dans le cas de la traction (compression), le torseur de cohésion se réduit à :


𝑻=𝟎
{𝑴 = 𝟎
𝑵≠𝟎

2. Convention de signe de N
Par convention, l’effort normal est positif s’il est dirigé vers l’extérieur de la section.

Si N est dirigé positivement (𝑵 > 𝟎)suivant la convention de signe établie, cet effort tend à
provoquer un allongement : c’est la traction.
Si N est négatif (𝑁 < 0): il s’agit d’une compression.

RESISTANCE DES MATERIAUX 34


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𝒍𝒇 : Longueur finale de la barre après déformation.

𝒍𝒊 : Longueur initiale de la barre avant déformation.


∆𝒍 : allongement longitudinale de la barre.

3. Calcul de l’effort normal


L’effort normal se calcule à l’aide de la méthode des sections (voir chapitre II). Sa valeur
est égale à la somme algébrique de toutes les forces uni-axiales externes.
𝒏

𝑵𝒙 = ∑ 𝑭𝒊𝒙
𝒊=𝟏

Efforts internes
Faisons le bilan des forces :

∑ 𝑭𝒙 = −𝑵𝒙 + 𝑭 = 𝟎 → 𝑵𝒙 = 𝑭 [𝟏]

∑ 𝑭𝒚 = 𝑻𝒚 = 𝟎 [𝟐]

∑ 𝑴𝒛/𝑮 = 𝑴𝒛 = 𝟎 [𝟑]

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4. Contrainte

- Hypothèses de calcul :
Le calcul de contrainte est relativement aisé, si l’on admet les hypothèses suivantes :
→ Selon l’axe x, une section normale avant déformation reste normale après
déformation.
→ Une section plane avant déformation reste plane après déformation.
Chaque élément de surface supporte un effort de traction parallèle à la ligne moyenne. La
contrainte n’est constante dans toute section d’un barreau que si la force extérieure
s’applique uniformément sur les extrémités.

Comme indiqué sur la figure, Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section
𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒.
D’où :
𝑵(𝒙)
𝝈(𝒙) =
𝑺(𝒙)
Lorsque N(x) et S(x) sont constants, l’expression de la contrainte normale devient :
𝑵
𝝈=
𝑺
- Lorsqu’il s’agit d’une compression, σ < 0.
- Lorsqu’il s’agit d’une traction, σ > 0.

5. Contrainte admissible
Pour vérifier une pièce vis-à-vis de la traction (compression), une certaine valeur de la
contrainte ne doit pas être dépassée : c’est la contrainte admissible (𝝈𝒂𝒅𝒎 ).

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6. Condition de résistance
Lorsqu'une pièce est soumise à la traction (ou à la compression), la contrainte maximale
ne doit pas dépasser la contrainte admissible 𝝈𝒂𝒅𝒎 :
𝑵𝒎𝒂𝒙
𝝈𝒎𝒂𝒙 = ≤ 𝝈𝒂𝒅𝒎
𝑨
Cette condition permet de déterminer l’aire minimale de la section droite de la barre, soit :
𝑁𝑚𝑎𝑥 𝑵𝒎𝒂𝒙
≤ 𝜎𝑎𝑑𝑚 → 𝑨 ≥
𝐴 𝝈𝒎𝒂𝒙

𝝈𝒎𝒂𝒙 : contrainte maximale en MPa ;


𝑨 ∶ Aire de la section transversale en (𝒎𝒎𝟐 ) ;
𝑵𝒎𝒂𝒙 : effort normal maximal en N(𝒏𝒆𝒘𝒕𝒐𝒏).

7. Déformation produite par l’effort normal 𝑵


La déformation représente le rapport de la variation de la longueur sur la longueur de
référence :

∆𝒍
𝜺=
𝒍𝒊
𝜀: 𝑑é𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝒐𝒖 L’allongement unitaire
𝑙𝑖 : Longueur initiale de la barre avant déformation.
∆𝑙 : allongement longitudinale de la barre.
D’après la loi de Hooke :
𝝈 𝑵
𝝈=𝜺∙𝑬 → 𝜺= 𝒐𝒓 𝝈 =
𝑬 𝑺
donc :

RESISTANCE DES MATERIAUX 37


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𝑵
𝜺=
𝑬𝑺
D’où l’allongement unitaire ou déformation 𝜺 est égal à :
∆𝒍 𝑵
𝜺= =
𝒍𝒊 𝑬𝑺
L’allongement (déplacement) de la poutre est donné par :
∆𝐿 𝑁 𝑵𝒍𝒊
= ⇨ ∆𝒍 =
𝐿 𝐸𝑆 𝑬𝑺
- 𝑬 est le module d’élasticité longitudinale ou module de Young, unité en
𝑵⁄𝒎𝒎𝟐 (𝑴𝑷𝒂).
𝑹𝒆𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒆 : Le produit 𝑬𝑺 est appelé rigidité axiale de la poutre.

8. Applications

[Link] n°1
Calculer la contrainte normale engendrée par un effort de traction N = 2t dans une barre de
section carrée de dimensions (30×30) cm².

[Link] n°2
Soit une barre d’acier de section circulaire soumise à un effort de traction. Si la contrainte
maximale 𝜎𝑚𝑎𝑥 = 2 𝑏𝑎𝑟𝑠, calculer l’effort normal maximal que peut supporter la barre.
On donne d : diamètre de la section = 15 mm.

RESISTANCE DES MATERIAUX 38


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[Link] n°3
Déterminer le diamètre de la barre suivante en négligeant son poids propre. On donne
𝜎𝑎𝑑𝑚 = 1500 bars.

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CHAPITRE IV : SYSTEMES ISOSTATIQUES ATREILLIS

1. Définition
On appelle treillis toute structure formée par un assemblage de pièces rectilignes articulées
entre-elles et formant des triangles juxtaposés.
- Les pièces rectilignes s’appellent barres.
- Les sommets des triangles formés par les barres s’appellent nœuds. Ces derniers sont
constitués par des articulations ou rotules.
Un système à treillis est une triangulation de barres droites articulées aux nœuds.
Entre le nombre de barres (b) et le nombre de nœuds (n) constituant un système triangulé
existe la relation suivante :
𝒃 = 𝟐𝒏 − 𝟑

Remarques :
- Les nœuds du treillis sont des articulations parfaites.
- Les barres travaillent uniquement en traction ou en compression.

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2. Détermination du degré d’hyperstatique


Le degré d’hyperstatique H est égal à la différence entre le nombre d’inconnues 𝒊 et le
nombre d’équations :
𝑯 = 𝒊 − 𝟑𝒏
𝒏 : nombre de barres de la structure.
- Pour une liaison articulée :
𝒊 = 𝟐(𝒏𝒃 − 𝟏)
- Pour une liaison encastrée :
𝒊 = 𝟑(𝒏𝒃 − 𝟏)
𝒏𝒃 : nombre de barres connectées au nœud considéré.

- 𝑺𝒊 𝑯 < 𝟎 : système hypostatique (mécanisme) ;


- 𝑺𝒊 𝑯 = 𝟎 : système isostatique ;
- 𝑺𝒊 𝑯 > 𝟎 : système hyperstatique d’ordre H.

3. Exemples d’applications
Déterminer le degré d’hyperstaticité H des systèmes suivants :
a)

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b)

c)

4. Calcul des efforts internes dans les barres


Le calcul des efforts normaux (efforts internes) dans les barres d’un treillis peut se faire
selon deux méthodes :
- Méthode d’isolement des nœuds (méthode analytique).
- Méthode de Ritter, appelée méthode des sections (méthode analytique).
- Méthode de CREMONA (méthode graphique).
Les méthodes graphiques sont de moins en moins utilisées donc nous allons s’intéresser
uniquement aux deux premières méthodes.
4.1. Méthode des nœuds
Cette méthode consiste à calculer les efforts normaux dans chaque nœud en appliquant les
équations universelles de l’équilibre statique. Le nœud considéré est isolé du système et
soumis à l’action simultanée des efforts normaux et des forces extérieures (y compris les
réactions d’appuis).

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N.B : on commence toujours par le nœud ayant le minimum d’inconnues (au plus 2
inconnues puisque nous disposons uniquement de deux équations d’équilibre).
Généralement c’est le nœud d’extrémité ou d’appui du treillis qui a le moins d’inconnues.

4.2. Méthode des sections


Cette méthode consiste à faire une section qui divise le treillis en deux parties et qui coupe
les barres dont on souhaite calculer les efforts, puis appliquer les équations d’équilibre
statique sur une des deux parties pour calculer les efforts inconnus en tenant compte des
forces extérieures appliquées, y compris les réactions.
La section doit compter trois barres d’efforts inconnus (car on a 3 équations d’équilibre
statique) sinon prévoir une autre section afin de réduire le nombre d’inconnus.

5. Etapes de calcul des efforts normaux


Les étapes de calcul des efforts normaux sont :
- Déterminer le degré d’hyperstaticité du système H ;
- Déterminer les réactions du système ;
- Calculer les efforts normaux en utilisant l’une des méthodes.

6. Applications

6.1. Application n°1


En utilisant la méthode des nœuds, calculer les efforts dans les barres du treillis suivant :

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6.2. Application n°2


En utilisant la méthode des sections calculer les efforts normaux dans les barres.
Données :
𝐿1 = 𝐿2 = 250 𝑐𝑚 ; 𝐿3 = 𝐿4 = 200 𝑐𝑚 ; 𝐿5 = 150 𝑐𝑚.

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