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Nouvelle Politique Industrielle de 1986

La Nouvelle Politique Industrielle (NPI) de 1986 au Sénégal visait à relancer le secteur industriel en améliorant sa compétitivité, en développant des activités à forte valeur ajoutée et en densifiant le tissu industriel. Bien que la NPI ait permis des avancées notables, comme la réduction des tarifs douaniers et la modernisation de certaines unités industrielles, elle a également révélé des défis, notamment des échecs dans l'atteinte des objectifs fixés et des impacts négatifs sur l'emploi. En réponse à ces défis, une nouvelle version de la NPI a été lancée en 2004 pour approfondir les réformes et promouvoir une industrialisation durable et inclusive.

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Nouvelle Politique Industrielle de 1986

La Nouvelle Politique Industrielle (NPI) de 1986 au Sénégal visait à relancer le secteur industriel en améliorant sa compétitivité, en développant des activités à forte valeur ajoutée et en densifiant le tissu industriel. Bien que la NPI ait permis des avancées notables, comme la réduction des tarifs douaniers et la modernisation de certaines unités industrielles, elle a également révélé des défis, notamment des échecs dans l'atteinte des objectifs fixés et des impacts négatifs sur l'emploi. En réponse à ces défis, une nouvelle version de la NPI a été lancée en 2004 pour approfondir les réformes et promouvoir une industrialisation durable et inclusive.

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UNIVERSITE ASSANE SECK DE ZIGUINCHOR

UFR SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES


Département Economie–Gestion
Master Finance & développement
Spécialité Évaluation d’impact des politiques de
Développement

•••••••• ••••••••

LA NOUVELLE POLITIQUE INDUSTRIELLE


DE 1986

Rédigé par :
Seydina Omar Badji

Dieynaba azza badaoui Diallo


Plan

Introduction

I. Les objectifs de la politique industrielle de 1986 ……………………………………1


II. Les mesures de l’élaboration de la nouvelle politique industrielle de 1986……….3
III. Impacts de la nouvelle politique industrielle de 1986……………………………….5
IV. Conclusion……………………………………………………………………………..7
V. Bibliographie………………………………………………………………………….8
Introduction

Apres les indépendances en 1960, le Sénégal a connu différentes politiques afin de redynamiser
le secteur industriel pour le développement économique. Ainsi, différentes priorités ont été
abordées au fil des années. De 1961 à 1969, priorité était la création de grandes entreprises
industrielles et la mobilité des capitaux. La période 1969-1973 était marquée par un besoin de
développement des petites et moyennes entreprises en appuyant l’initiative privée. C’est ainsi
que la Société Nationale d’Études et de Promotion Industrielle (SONEPI) et le fonds de
participation et de garantie du système bancaire furent créés. C’est en 1974 que la Zone Franche
Industrielle de Dakar (ZFID) furent crée, qui devait être un levier pour la création d’emploi et
technologique. Le plan de stabilisation et le Plan de Redressement Économique et Financier
(PREF) sont élaborés par le gouvernement de l’époque (1978-1979). Dans ce même ordre
d’idée, le concept de filière fut utilisé pour la première fois dans le but de densifier le tissu
industriel. Après toutes ces politiques menées, la situation économique et sociale du Sénégal
était critique après. Notons que le taux de croissance de la production industrielle a ralenti,
passant de 8,1% à 0,3% entre 1981 et 1985 (Source : ANSD) et le plan d’ajustement structurel
imposé par le fonds monétaire international (FMI) et la banque mondiale (BM) n’était pas
favorable pour le pays. L’industrie connait ainsi des contreperformances impliquant une
nouvelle politique du secteur. C’est ainsi face à ces défis, l’Etat adopte une nouvelle politique
industrielle (NPI) en 1986. Cette politique est une réforme ambitieuse visant à dynamiser le
secteur industriel à travers la libéralisation de l’économie, la promotion des investissements
privés et le soutien aux entreprises locales.

Cependant, comment la Nouvelle Politique Industrielle de 1986 a-t-elle permis de relancer


l’industrialisation du Sénégal et de renforcer la compétitivité de son économie face aux défis
structurels et aux contraintes du marché international ?

Pour bien mener notre travail, nous allons mener une démarche bien structurée dans la suite de
nos lignes qui va nous permettre de comprendre la problématique de ce thème.

1
I. Les objectifs de la politique industrielle de 1986

La mise en place de la nouvelle politique industrielle en 1986 répondait à la nécessité de


relancer l’industrie sénégalaise, fragilisée par la crise économique survit des difficultés du
secteur industriel des années 1980. Cette politique était accompagnée de trois objectifs qui
visaient à réformer le secteur industriel du pays. Parmi ces objectifs nous notons :

1. L’amélioration de la compétitivité du secteur industriel

La politique industrielle du Sénégal de 1986 visait à améliorer la compétitivité du secteur


industriel par diverses stratégies. Elle s'est concentrée sur l'amélioration des infrastructures
(transports, énergie), l'accès au financement à faible coût, la modernisation des équipements
industriels, et le développement des compétences humaines par la formation technique. Des
incitations fiscales ont été mises en place pour encourager les investissements industriels, tandis
que des partenariats public-privé ont été renforcés pour soutenir l'industrialisation locale.

La politique a également favorisé l'intégration régionale et l’ouverture des marchés


internationaux pour offrir de nouveaux débouchés aux industries sénégalaises. Enfin, la
recherche et l’innovation ont été encouragées pour améliorer la productivité et la qualité des
produits industriels

2. Le développement des activités industrielles à forte valeur ajouté

Le développement des activités industrielles à forte valeur ajoutée au Sénégal repose sur
plusieurs axes stratégiques. Il s'agit principalement de transformer les ressources naturelles
locales (agro-industrie, mines, etc.) en produits finis ou semi-finis, de promouvoir l'innovation
technologique et la recherche, et de renforcer la formation professionnelle pour disposer de
compétences spécialisées. Le gouvernement peut soutenir cette transition par des incitations
fiscales et des investissements dans des secteurs clés comme la pharmaceutique, le textile et les
énergies renouvelables.

L'amélioration des infrastructures, le soutien à l'entrepreneuriat et l'intégration dans des


marchés internationaux sont également cruciaux. En développant des industries à forte valeur

2
ajoutée, le Sénégal peut diversifier son économie, créer des emplois durables, et renforcer sa
compétitivité sur les marchés mondiaux.

3. La densification du tissu industriel

La densification du tissu industriel au Sénégal vise à diversifier et renforcer le secteur industriel.


Cela passe par la création de zones industrielles spécialisées, l'encouragement des
investissements, et le développement d'infrastructures modernes (transports, énergie,
numérique). Il est crucial de soutenir la transformation locale des ressources naturelles et de
promouvoir des clusters industriels pour stimuler l'innovation et la synergie entre les
entreprises. La formation technique, l'accès au financement, et le soutien à la recherche et à
l'innovation sont également essentiels pour renforcer la compétitivité des industries

II. Les mesures de l’élaboration de la nouvelle politique industrielle de 1986

1. Les réformes fiscales et douanières

La réforme fiscale instituée par la loi 86-36 du 4 aout 1986 et complétée par la loi 89-26 du 6
juillet 1989 avait constitué une étape importante par l’adaptions d’une fiscalité de porte en
adéquation avec les nouvelles politiques industrielles dans le cadre du programme d’ajustement
structurel à moins et long terme.

Cette réforme a envisagé un abattement de 5 points sur le droit de douane et le droit fiscal
majoré, de 10 points sur le droit fiscal ordinaire et de 15 points sur le droit fiscal spécial par
rapport à la fiscalité antérieur. Ceci devrait contribuer à la baisse des prix à la consommation,
réduire la fraude et à soutenir la reprise de l’activité de production.

2. Développement des infrastructures industrielles

Cet objectif d'une avancée importante pour booster le secteur industriel. Le développement des
infrastructures industrielles étant un élément clé pour favoriser la croissance économique et
attirer les investissements d'où la nécessité d'une réforme. À cet effet, l’État sénégalais a
entrepris la création et l’amélioration des zones industrielles afin de fournir aux entreprises des
espaces adéquats pour leur implantation. C'est ainsi que des mesures sont mises en place pour
pallier au développement comme par exemple l'aménagement de zones industrielles

3
spécifiques, notamment à Dakar (SICAP, Rufisque) et l'amélioration des infrastructures de
base, telles que l’accès à l’eau, à l’électricité et aux réseaux de transport, pour faciliter la
logistique des industries.

Le renforcer des infrastructures routières et ferroviaires était aussi un plan d'appui car cela
permettrait d’améliorer le transport des matières premières et des produits finis entre les zones
de production et les marchés. Mais aussi le développement des infrastructures portuaires tel que
le port autonome de Dakar pour jouer un rôle clé dans l’exportation et l’importation des
produits industriels.

3. Le soutien à l’innovation et à la recherche

Le soutien à l'innovation et à la recherche au Sénégal repose sur plusieurs stratégies visant à


stimuler le développement économique. Depuis la politique industrielle de 1986, le pays a
investi dans la création et le renforcement d'institutions de recherche, telles que des universités
et des centres spécialisés. Le financement de la recherche et de l'innovation est facilité par des
fonds dédiés et des subventions, tandis que des programmes d'incubation soutiennent les
entreprises innovantes. Le Sénégal encourage les partenariats public-privé et la coopération
internationale pour partager les coûts et accéder à des savoir-faire. L'accent est également mis
sur la recherche appliquée dans des secteurs stratégiques comme l’agro-industrie et les TIC

4. Les politiques d’encouragement à l’investissement étranger

Pour une réduction d’intervention directe de l’Etat dans les activités des entreprises, il était
question de miser sur l’investissement privé, national ainsi qu’étranger. A cet effet trois outils
ont été privilégiés : la révision du code des investissements, la création d'un fonds financier de
restructuration industrielle (FFRI) et le renforcement de l'agence de promotion chargée de
conseiller et d'assister les investisseurs potentiels dont le rôle était de faciliter les démarches
administratives afin d’attirait les investisseurs nationaux et étrangers. La réforme du code des
investissements est une tentative de rééquilibrage entre le système dérogatoire que reste
l'agrément au code et le régime de droit commun. Autrement dit, les avantages accordés sont
désormais plus faibles, plus sélectifs et dégressifs dans le temps et l'espace, en même temps que
les procédures sont simplifiées pour une plus grande transparence et une meilleure efficacité de
mise en route. Pour le FFRI, il s'inscrivait dans une volonté plus large de réformer et d’adapter
l'industrie sénégalaise aux nouvelles réalités économiques avec le soutien des entreprises pour

4
améliorer leur productivité ceci dans le but d’amener le pays à être plus compétitives et mieux
intégrée dans l’économie mondiale.

III. impacts de la nouvelle politique industrielle de 1986

Cette partie est d’une grande car elle nous permet d’explorer et de dégager le contenu réel de la
NPI en 1986 suite aux objectifs déclinés et aux mesures prises pour l’accompagnement de cette
politique.

Les succès de la NPI

Même si la NPI n’a pas connu des succès sur un temps durable, mais elles pouvaient se mesurer
et qui sont d’un impact significatif sur le développement de l’économie sénégalais. Ainsi la
modification du code tarifaire a permis de réduire les taux de 65 % à une fourchette de 30 à 40
% sur une période de deux ans, et simplifiant le nombre et la gamme des taux applicables. Avant
la NPI de 1986, le secteur industriel sénégalais était largement dépendant d’un système de
protection élevé, ce qui limitait sa compétitivité. La révision des tarifs douaniers a permis de
réduire ces distorsions, rendant l’industrie locale plus dynamique et ouverte aux échanges
internationaux. Notons aussi que cette politique a permis de de moderniser plusieurs unités
industrielles en encourageant les investissements. Le cadre réglementaire a été revu pour
faciliter la création d’entreprises et attirer les capitaux étrangers. Cela a conduit à une
amélioration de la compétitivité de certaines industries, notamment dans l’agroalimentaire et le
textile.

La NPI a permis d’observer

Les limites de la NPI

Notons que l’effort effectué par les autorités étatiques pour donner un nouvel élan à l’industrie
sénégalaise n’a pas était d’une grande réussite. Même si la NPI a eu un succès peu significatif
mais elle ne répondait pas attentes ainsi qu’au succès espérées. Et malgré les objectifs fixés au
début pour développer le secteur industriel nul n’est atteint. L’abaissement de la protection
tarifaire mis comme mesure et qui était effectivement adoptée a connu un échec et ceci souligne
la fragilité du tissu industriel. Ainsi le resserrement des contraintes économiques externes
contribue également à la fermeture de nombreuses entreprises et à la diminution de l'emploi
industriel sans amélioration significative des valeurs exportées Duruflé (1994). Des pans entiers
du tissu productif sont démantelés, ce qui provoque l'hostilité et l'opposition des industriels aux
5
mesures de libéralisation. La croissance du secteur secondaire passe néanmoins de 4,9 % dans
les années 1960-1970 à 6,3 % dans les années 1994-1999. Mais elle repose sur un nombre
réduit d'unités industrielles et sur une diminution drastique des effectifs employés dans le
secteur moderne. La faiblesse du taux de salariat dans l'économie que l'on peut grossièrement
estimer à 4,3 % couplée à la précarisation des contrats de travail a pour effet de déplacer
l'emploi vers l'agriculture familiale et vers le secteur dit « informel ».

Le FRI mis en place pour d’accompagner les entreprises pour relancer les investissements à
tarder à accoucher de ces attentes du fait des malentendus que pouvait exister entre les trois
acteurs principaux au niveau des entreprises: un patronat qui attendait d'abord une aide à ses
fonds de roulement et qui tombe de haut quand lui sont annoncées les conditions d'éligibilité au
Fonds ; des pouvoirs publics empêtrés dans des négociations avec les bailleurs sur les règles de
fonctionnement et la maîtrise du dispositif, mais qui, finalement convaincus de la pertinence et
de l'intérêt du produit, comprennent mal le mauvais démarrage de la ligne de crédit ; les
syndicats ouvriers qui voient avec inquiétude l'apparition d'un outil ouvertement destiné à
économiser le facteur travail au profit d'équipements plus performants.

6
Conclusion

La Nouvelle Politique Industrielle (NPI) mise en place au Sénégal en 1986 a marqué un tournant
dans la stratégie économique du pays, visant à rendre l’industrie plus compétitive et intégrée au
marché mondial. En cherchant à réduire la dépendance aux protections tarifaires, à stimuler les
exportations et à moderniser l’environnement industriel, cette politique a permis des avancées
notables. La diversification des exportations, l’amélioration du cadre entrepreneurial et
l’implication accrue du secteur privé figurent parmi les succès majeurs de cette réforme.

Cependant, la mise en œuvre de la NPI a également révélé des défis et des contradictions,
notamment entre les objectifs de stabilisation financière à court terme et les réformes
structurelles de long terme. Certaines mesures, comme la réduction des subventions à
l’exportation et la hausse des droits de douane dans les années 1990, ont entravé la pleine
réalisation des ambitions de la NPI. De plus, les effets sur l’emploi ont été contrastés, avec des
restructurations parfois difficiles pour certaines industries locales.

Face aux défis persistants, le Sénégal a lancé en 2004 une nouvelle version de la NPI, avec pour
objectif d’approfondir les réformes et de mieux répondre aux exigences d’une industrialisation
durable et inclusive.

7
Bibliographie

Ndiaye, A. (2014). Autour des politiques industrielles au Sénégal

Gueye, S. (2020, juillet 5). L'évolution de la politique industrielle du Sénégal depuis 1986.
Le Journal économique

Ndione, Mamadou. "La politique industrielle du Sénégal : Bilan et perspectives." Revue


Economique du Sénégal, vol. 15, no. 2, 1987, pp. 45-58.

Ndione, M. (1987). La politique industrielle du Sénégal : Bilan et perspectives. Revue


Economique du Sénégal

Valette, A. (1990). Emploi et nouvelle politique industrielle au Sénégal

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