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Hommage au peuple Bamiléké

Le poème célèbre le peuple Bamiléké, évoquant leur force et leur culture riche à travers des métaphores puissantes. Il décrit leur connexion profonde avec la terre, les ancêtres et les traditions, tout en soulignant leur rôle essentiel dans l'histoire et l'avenir de l'Afrique. L'auteur exprime une admiration respectueuse, se positionnant comme un observateur extérieur face à cette grandeur.

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Arsène Joël OUMBE
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Le poème célèbre le peuple Bamiléké, évoquant leur force et leur culture riche à travers des métaphores puissantes. Il décrit leur connexion profonde avec la terre, les ancêtres et les traditions, tout en soulignant leur rôle essentiel dans l'histoire et l'avenir de l'Afrique. L'auteur exprime une admiration respectueuse, se positionnant comme un observateur extérieur face à cette grandeur.

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Bamiléké ! Bamiléké !

nom volcanique
qui éclate dans la bouche comme un os ancestral.

Peuple de montagnes dressées !


hommes-falaises, femmes-rapaces !
vous portez le monde sur des perles —
non pour le parer, mais pour le soutenir
contre la chute.

Le roi ne parle pas : il tonne.


Le griot ne raconte pas : il flambe.
Et les morts ?
Les morts dansent,
ils dansent dans le masque éléphant,
ils dansent dans le ventre du tambour,
ils dansent dans les rituels plus vieux que la parole,
et plus neufs que la sueur d’un nouveau-né.

Je vous écris depuis le feu,


depuis cette braise que vous appelez "proverbe",
depuis le creux du Ndop,
où les fils de coton racontent
l’histoire du monde à l’envers.

Bamiléké !
Peuple d’épaule et de flèche,
vous êtes la main de l’Afrique
qui ne tremble pas,
mais sculpte,
grave,
inscrit dans l’écorce du siècle
les mots du futur.

Et moi, poussière d’ailleurs,


je vous regarde comme on regarde un dieu qui passe,
sans oser lui dire :
reste.

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