0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues2 pages

Analyse littéraire : relations familiales et identité

Le document présente deux extraits littéraires, l'un mettant en scène un jeune garçon, Abdel Salam, qui se sent délaissé par sa mère au profit d'un autre enfant ayant souffert, et l'autre décrivant un frère et une sœur dans un quartier de Tanga-Nord, soulignant leurs différences physiques et l'ambiance de leur quotidien. Chaque extrait est accompagné de questions analytiques portant sur la communication, la morphosyntaxe, la sémantique et la stylistique, visant à explorer les thèmes, les émotions et les techniques littéraires utilisés par les auteurs. Ces exercices visent à approfondir la compréhension des textes et à développer des compétences d'analyse littéraire.

Transféré par

socrate nomo
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues2 pages

Analyse littéraire : relations familiales et identité

Le document présente deux extraits littéraires, l'un mettant en scène un jeune garçon, Abdel Salam, qui se sent délaissé par sa mère au profit d'un autre enfant ayant souffert, et l'autre décrivant un frère et une sœur dans un quartier de Tanga-Nord, soulignant leurs différences physiques et l'ambiance de leur quotidien. Chaque extrait est accompagné de questions analytiques portant sur la communication, la morphosyntaxe, la sémantique et la stylistique, visant à explorer les thèmes, les émotions et les techniques littéraires utilisés par les auteurs. Ces exercices visent à approfondir la compréhension des textes et à développer des compétences d'analyse littéraire.

Transféré par

socrate nomo
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

FICHE N° 1 SESSION INTENSIVE TERMINALE C/D/E

ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE


TEXTE :
(Abdel Salam, jeune garçon de douze ans, ne comprend pas pourquoi il est moins aimé de sa mère Maryem.
Il essaye d’en connaître les raisons.)

─Mère, pourquoi l’aimes-tu plus que moi ? Pourquoi es-tu si heureuse de son arrivée que tu ne me prêtes
plus attention ?
Abdel Salam parlait d’une voix plaintive, en triturant la soie blanche de son caftan. Il avait près de douze
ans et cette conversation avec sa mère était déplacée. Mais Maryem n’avait pas élevé cet enfant ainsi que l’exigeait
la réserve peule et n’avait jamais su contrôler les manifestations de son affection. Au contraire. Elle avait besoin
de s’en assurer, de la vérifier à tout instant pour se persuader que, grâce à elle, sa vie avait retrouvé du prix. Elle
serra Abdel Salam à l’étouffer et lui expliqua tendrement :
— Je ne l’aime pas plus que toi. Mais il a tellement souffert ! Son père a été tué quand il avait ton âge.
Ensuite, il a vu son pays entraîné dans la guerre et a perdu une jambe en le défendant. Bien heureux, toutefois, de
garder la vie quand son meilleur ami mourait à côté de lui, et que son frère disparaissait ! Il est seul, diminué dans
son corps, blessé dans son âme. Tu comprends cela, n’est-ce pas ? Abdel Salam ne répondit pas. Le visage appuyé
contre le cou tiède et parfumé de sa mère, il savourait cet instant de bonheur interdit. Bientôt, il faudrait la quitter,
rejoindre ses camarades à l’école coranique et s’asseoir sous le regard sévère d’un Malam. Abdel Salam n’était pas
inintelligent. Néanmoins, quand il fallait réciter des versets du Coran, faire montre de vivacité d’esprit, la nuit
tombait sur ses pensées qui s’éteignaient une à une tandis que les mots s’envolaient comme emportés par le vent.
Alors, il restait debout, silencieux, hébété, objet de risée de tous ceux qui l’entouraient. Maryem répéta :
— Tu comprends cela, n’est-ce pas ?
Abdel Salam hocha la tête sans entrain. C’est alors que l’on entendit un bruit de pas, assourdi par les tapis
de la pièce voisine. En hâte, la mère et le fils se séparèrent. Abdullahi entra. Son regard effleura à peine Abdel
Salam. Pourtant, l’enfant le savait, aucun détail n’échappait à son père. Ni les traces de larmes sur ses joues, ni le
trouble de Maryem et le désordre de ses voiles. Ramassant sa planchette qu’il avait posée par terre, il sortit.
Maryse Condé, Segou, la terre en miettes, Robert Laffont, 1985.

I- COMMUNICATION
1-a) A partir d’un relevé d’indice précis, identifiez les différentes voix qui s’échappent dans l’extrait « Mère,
pourquoi l’aimes-tu (…) de son affection. » 1.5pt
b) Que traduit ce mélange de voix ? 1pt
2-a) Au moyen de deux indices, précisez le type de focalisation utilisé par le narrateur dans le dernier paragraphe.
1.5pt
b) Pourquoi le narrateur choisit-il de faire recours à cette focalisation ? 1.5pt
II- MORPHOSYNTAXE
1-a) Soit le dernier paragraphe du texte, relevez toutes les occurrences du passé simple. 1.5pt
b) Précisez sa valeur d’emploi. 1pt
2-a) Repérez dans le troisième paragraphe la ponctuation expressive puis donnez leurs valeurs. 1.5pt
b) Quel effet de sens se dégage –t- il de leur emploi respectif ? 1pt
III- SEMANTIQUE
1-a) Soit l’extrait : « Mais Maryem n’avait pas élevé cet enfant ainsi que l’exigeait la réserve peule », relevez-y
la néologie de sens contenue dans cet énoncé puis donnez sa signification. 1.5pt
b) Qu’est-ce qui justifie l’emploi de cette néologie par l’auteur ? 1pt
2-a) Construisez à partir du troisième paragraphe, le champ lexical de la souffrance (06 mots au moins). 1.5pt
b) Que traduit l’emploi de ces mots par le locuteur ? 1.5pt
IV- STYLISTIQUE/RHETORIQUE DES TEXTES
1-a) A partir d’au moins deux (02) indices du texte, dites à quel type appartient ce texte. 1.5pt
b) Quelle est la fonction qui se dégage de ce texte ? 1pt
2-a) À partir d’au moins deux (02) indices, précisez la tonalité dominante du troisième paragraphe. 1.5pt
b) En quoi est-elle conforme à l’intention de communication du locuteur ? 1pt
FICHE N° 2 SESSION INTENSIVE

ÉPREUVE DE LANGUE FRANÇAISE

TEXTE :
Un matin de février 193... dans une case basse et exiguë de Moko, un des quartiers de Tanga-Nord, deux
jeunes gens, deux enfants, se disposaient à affronter cette nouvelle journée, comme ils en avaient déjà affronté tant
d’autres, comme ils espéraient en affronter encore. Ils ne se ressemblaient guère, quoique frère et sœur. Il était
jeune, plutôt grand, légèrement trapu. Avec ses longs bras, son long buste, ses jambes un peu courtes, il représentait
un des modèles de garçons les plus courants dans le pays. Son teint, un tantinet rougeâtre, le caractérisait fortement.
Sa pilosité aussi présentait cette coloration qu'un étranger eût jugée inattendue. Pourtant, il n’y avait pas de doute,
en y regardant de plus près, on reconnaissait un enfant du pays. Ce sont ses yeux, trop clairs et d’une mobilité
déconcertante qui donnaient la clé de l’apparente énigme : il y avait de l’albinos en lui.
Elle donnait, dès l’abord, une impression immédiate et générale de beauté rayonnante. Elle était bien
proportionnée, plutôt forte, mais souple, avec l’arrière-train un peu proéminent. Sa poitrine fournie tendait la robe
de cotonnade d’assez mauvaise coupe, par quoi l’on reconnaissait une « villageoise ». Elle avait le teint plus
sombre, la peau lisse des filles qui se baignent tous les jours, le visage légèrement joufflu, les yeux grands et tristes,
les cheveux abondants tressés en nattes rampantes orientées vers la nuque. À considérer tous les gestes qu’elle
faisait, on aurait dit qu’elle contenait comme un amas de virtualités maternelles.
Eza Boto, Ville cruelle, Présence africaine, 1971.
I. COMMUNICATION/ 5 points.
1. a) Au moyen de deux (02) indices, déterminez le type d’énoncé présent dans cet extrait : « Elle donnait, dès
l’abord, une impression immédiate et générale de beauté rayonnante. Elle était bien proportionnée, plutôt forte,
mais souple, avec l’arrière-train un peu proéminent. » 1, 5 pt.
b) Qu’est-ce qui justifie l’emploi de cet énoncé ? 1 pt.
2.a) Identifiez la focalisation dominante dans la première phrase du texte: « Un matin de février 193... (…) comme
ils espéraient en affronter encore ». Justifiez votre réponse à l’aide de deux éléments tirés de cette phrase.
1,5 pt.
b) En déduisez l’intention de communication de la personne qui parle. 1 pt.
II. MORPHOSYNTAXE/ 5 points.
1. a) Repérez le temps verbal dominant dans le premier paragraphe du texte puis donnez sa valeur. 1.5pt
b) Que traduit son usage par le narrateur ? 1 pt.
2.a) Relevez deux ponctuations faibles dans le passage suivant: « Sa poitrine fournie tendait la robe de cotonnade
d’assez mauvaise coupe, par quoi l’on reconnaissait une « villageoise ». »1, 5 pt.
b. Que traduisent ces ponctuations par rapport à l’image que le narrateur a de cette fille? 1 pt.
III. SÉMANTIQUE/LEXICOLOGIE/ 5 points.
1.a) À quel sens est employée l’expression: « un enfant du pays » contenue dans le texte ? Donnez sa
signification 1.5 pt.
b) Dites pourquoi le locuteur l’a utilisée. 1 pt.
2.a) Construisez à partir du texte le champ lexical de l’apparence physique et celui du mystère. 1.5 pt.
b) Qu’est-ce qui justifie leur cohabitation dans le texte ? 1 pt.
IV. STYLISTIQUE/RHÉTORIQUE DES TEXTES/ 5 points.
1.a) Sur la base de deux (02) indices pertinents, identifiez le type de texte auquel cet extrait appartient. 1,5 pt.
b) Déterminez sa fonction. 1 pt.
2. a) Repérez et analysez une figure de style contenue dans le passage : « Avec ses longs bras, son long buste, ses
jambes un peu courtes, il représentait un des modèles de garçons les plus courants dans le pays. » 1. 5 pt.
b) Dégagez l’effet de sens induit. 1 pt.

Vous aimerez peut-être aussi