Projet de Recherche sur hydrologie des
sols
infiltration et erosion :comment la gestion de l’infiltration et la prevention d
Préparés par (Groupe 4GC1) :
KHADIJA SEKOURAY
IBTISSAM EL KERYMY
KARAM
HIND
Encadrée par :
[Link] BAZZAR
Rabat 4ème Année Génie Civil
2024-2025
Remerciement
Résume
Liste des abréviations
Sommaire
Remerciement
Résumé
Introduction Générale
Chapitre I :
Liste Des Figures
Liste Des Tableaux
INTRODUCTION GENERALE
Chapitre G énéralités sur les
Infiltration et écoulements :
5.1. Définitions et paramètres descriptifs de l ’infiltration
5.2. Facteurs influençant l ’infiltration
5.3. Variation du taux d ’infiltration au cours d ’une averse
5.4. Modélisation du processus d ’infiltration
5.5. Les différents types d ’écoulements
Infiltration :
•
Qualifie le transfert de l ’eau à travers les couches superficielles du sol, lorsque celui-ci
reçoit une averse ou s ’il est exposé à une submersion
•
Caractéristiques hydrodynamiques des sols (texture, structure)
•
Conditions initiales (humidité) et débit d’alimentation (intensité de la
pluie, irrigation …)
Paramètres descriptifs de l’infiltrations :
Taux d ’infiltration = flux d ’eau pénétrant dans le sol, noté i (mm/h)
Infiltration cumulative = volume total d ’eau infiltrée pendant une période donnée, notée I(t) (mm)
I (t) i(t)* dt
Définition et paramètres descriptif de l’infiltration
La conductivité hydraulique à saturation Ks = valeur limite du taux d ’infiltration si le sol est
saturé et homogène.
I (t) i(t)* dt
La capacité d ’infiltration = flux d ’eau maximal que le sol est capable d ’absorber à travers
sa surface, lorsqu ’il reçoit une pluie efficaceou s ’il est recouvert d’eau
La percolation = écoulement dans le sol en direction de la nappe
Pluie nette = quantité de pluie qui ruisselle lors d ’une averse
9
Temps de submersion : d’autant plus court que l’intensité de la pluie est grande et que
l’humidité du sol initiale est importante
•
Le type de sol (structure, texture, porosité)
•
La compaction de la surface du sol
•
La couverture du sol
10
•
La topographie et la morphologie
•
Le débit d ’alimentation (intensité des précipitations, débit d ’irrigation)
•
La teneur en eau initiale du sol
Fermeture progressive d’un sol sous l’impact des gouttes de pluie et formation de croûtes
Les capacités d’infiltration des états de surface :
11
Travaillé Travaillé Végétation Sol nu
avec
sans caillo avec herbacée litiè croûte
croûte croûte
Gamme
d’infiltratio 27 à 19 à 15 à 11 à 12 à 5à
n mm/h
Capacité Très For For Moyenne Moyenne Très
d’infiltrat à forte faible à
ion faible
Exemple expérimentations conduites en milieu viticole méditerranéen, Moyenne vallée de l’Hérault
12
5.3. Variation du taux d ’infiltration au cours d ’une averse
Infiltration, Hydrologie : un peu de théorie
Infiltration, Hydrologie : un peu de théorie
Hydrologie : théorie
2.1. Infiltration : théorie
Pour comprendre l’infiltration qui a lieu dans les sols naturels et chaussées, il est
nécessaire de caractériser ce qu’est un milieu poreux.
1.1.1. Caractérisation d’un milieu poreux
Un milieu poreux est une région de l’espace occupée par un matériau hétérogène, à
plusieurs phases, une des phases au moins étant la phase solide persistante dans le temps et
éventuellement déformable. Les vides non occupés par la phase solide constituent l’espace
poral ou pores. La porosité est définie, pour un volume (V), comme le rapport entre le volume
des pores et le volume total.
V pores
P
V total
Dans un milieu poreux, l’écoulement se fait dans un réseau très complexe de pores
interconnectés. Les lois classiques de la mécanique et de la thermodynamique qui décrivent
les transferts de masse et de chaleur concernent des milieux continus et homogènes. Elles ne
peuvent être écrites qu’à une échelle dite microscopique, inférieure à la taille des pores, où
chaque phase peut être considérée comme un milieu continu.
L’arrangement des particules est généralement très complexe, on les caractérise ainsi par
des concepts de structures qualitatifs :
- structure de particules isolées (particules séparées les unes des autres)
- structure massive (particules liées en gros blocs de dimension importante)
- structure intermédiaire (particules liées en petits grumeaux)
Pour des études d’écoulement, on caractérise plus régulièrement les milieux poreux par le
concept de connectivité. Un milieu est connecté si deux points appartenant à ce milieu
peuvent être reliés par un chemin interne à ce milieu. On peut définir trois types de
connectivité :
- pores non connectés
- pores simplement connectés (il existe un seul chemin possible)
- pores multiconnectés (il existe plusieurs chemins possibles)
Le concept de connectivité est cependant très difficile à appliquer sur le terrain car c’est
une caractéristique fortement variable dans l’espace et le temps.
1.1.2. Etat de l’eau dans les milieux poreux
Dans la théorie des milieux poreux, on caractérise généralement l’eau liquide par deux
variables : sa quantité et son état énergétique.
La quantité est représentée par la teneur en eau volumique qui est le rapport volumique d’eau
contenue dans un solide sur le volume de ce solide.
V eau
V total
On dit que le milieu est saturé d’eau lorsque la teneur en eau volumique est égale à la
porosité, c’est à dire, quand tous les pores sont remplis d’eau.
Figure 2 : Infiltration de l’eau dans le sol en condition non saturée
Figure 3 : Infiltration de l’eau dans le sol en condition saturée
L’état énergétique correspond lui à la charge hydraulique. On caractérise ainsi son
énergie potentielle et on néglige l’énergie cinétique étant donné les vitesses d’écoulement très
faibles.
La charge hydraulique (H) totale peut être considérée comme étant la somme de la charge
gravitationnelle (z), de la charge de pression (h). Elle est assimilée à une hauteur mesurée en
mètres.
H zh
La charge gravitationnelle est la force qui attire tout objet vers le centre de la Terre, force
qui est égale au poids de cet objet. Elle est définie en un point par l'altitude de ce point par
rapport à un niveau référence.
La charge de pression est représentée par h où h est la hauteur d'eau au-dessus du point
considéré. Ainsi, la pression atmosphérique n'est pas prise en compte.
Une charge de pression positive revient à une pression hydraulique plus élevée que celle
de l’atmosphère. Cette charge est égale à la hauteur de submersion au-dessous de la surface
considérée.
Une charge de pression négative correspond à une sous-pression (inférieure à la pression
atmosphérique). Elle résulte des forces de capillarité et d’adsorption dues à la phase solide qui
attirent et lient l’eau : on parle de succion.
Figure 4 : Phénomène de succion
1.1.3. Ecoulement dans un milieu poreux
Afin d’établir les équations qui régissent l’écoulement de l’eau, il est nécessaire de faire
des hypothèses concernant le milieu et les écoulements :
- l’écoulement est isotherme
- l’approche est monophasique : pas de prise en compte du mouvement de la phase
gazeuse qui est considérée comme à pression constante égale à la pression atmosphérique ; la
phase solide est considérée comme indéformable et immobile.
- l’eau est pure, incompressible.
[Link] Equation dynamique
Les écoulements d’eau dans un milieu poreux sont provoqués par les différences d’état
énergétique de l’eau en différents points du milieu, l’écoulement se faisant de l’état
énergétique le plus élevé vers le plus faible (l’équilibre est atteint si l’état énergétique est
constant). Henry Darcy (1803-1858), ingénieur des Ponts et Chaussées a montré qu’en milieu
saturé, la vitesse de l’eau entre deux points est proportionnelle au gradient de l’état
énergétique entre ces deux points.
Q
F H
* Loi de Darcy
K L
S
F : débit par unité de surface (m/s)
Q : débit d’écoulement du liquide, (m3/s)
S : aire de contact liquide-sol (m²)
K : conductivité hydraulique du milieu (m/s)
H
: gradient hydraulique du milieu poreux où H est la charge hydraulique et L la
L
longueur de sol mouillé.
Bulbe de saturation
Les mesures d’infiltration de l’eau dans les sols se fait à partir d’une source locale
différente d’une infiltration de pluie également répartie sur le sol. L’eau s’infiltre donc en
formant un bulbe en dessous de la source dû à la dualité des forces de gravité et de succion
des parois.
hs
zs
hf, zf
Figure 5 : Bulbe de saturation
Le gradient hydraulique est défini comme suit :
On a : Hs = hs + zs
Et Hf = hf + zf
On peut en déduire l’écriture suivante du gradient :
H Hf Hs hf zf hs zs
L zf zs zf zs
On prend zs comme référence des hauteurs (égale à zéro).
On obtient alors :
H hf zf hs hs hf
1
L zf zf
[Link] Conductivité hydraulique
La conductivité hydraulique est une propriété liée aux caractéristiques du milieu poreux,
c’est à dire à la taille, à la forme, au nombre de pores conducteurs du milieu poreux ; mais elle
dépend aussi des variations de l’état du sol.
En effet, alors que le sol est humidifié et se sature peu à peu, la perméabilité va décroître
avec le temps jusqu’à atteindre une valeur minimum appelée conductivité hydraulique de
saturation.
Début de mise en eau du sol
Conductivité hydraulique de saturation
Figure 6 : Variations la conductivité hydraulique en fonction du temps
En admettant les hypothèses faites, à saturation, la conductivité hydraulique ne dépend
plus que des caractéristiques du milieu poreux.
La conductivité hydraulique permet d’établir un classement des sols en fonction de leur
capacité à infiltrer l’eau :
Figure 7 : Classement des sols en fonction de de leur coefficient hydraulique de saturation
Les chaussées se classent généralement dans les mêmes gammes de conductivité
hydraulique que les argiles.
2.2. Méthodes de mesures
Il existe de nombreuses méthodes de mesure de la conductivité hydraulique dans les sols
adaptées aux différentes situations, textures, gammes de mesure. Les mesures peuvent être
réalisées soit en laboratoire soit in situ c’est-à-dire directement sur le sol à analyser.
Les mesures faites en laboratoire consistent à effectuer un carottage et à le ramener dans
l’enceinte du laboratoire afin de réaliser des tests de conductivité hydraulique dessus. Cette
technique permet de réaliser des mesures précises dans des conditions de température, de
pression, bien contrôlées. Le test en laboratoire présente aussi l’avantage de pouvoir effectuer
des mesures à répétition après une longue attente permettant de s’assurer de la conductivité
hydraulique et d’en déduire des incertitudes de mesure.
Cependant, les mesures en laboratoire, si elles présentent de nombreux avantages, ne sont
pas toujours représentatives de la réalité. Les conditions de mesures dans l’environnement
extérieur étant ce qu’elles sont, c’est-à-dire extrêmement variables, il est difficile de bien les
reproduire en laboratoire. La variabilité géographique sur une surface relativement réduite est
aussi un problème majeur.
Les mesures in situ restent très largement utilisées, parfois en complément des mesures
de laboratoire, mais aussi pour une question de coût et de rapidité.
Il existe de nombreux appareils conçus par divers laboratoires et entreprises permettant
de mesurer la conductivité hydraulique in situ.
1.1.4. Le test de Porchet à charge variable
C’est le test le plus simple qui existe. Le test de
Porchet consiste à creuser un trou de surface et de
profondeur connue, à y placer une certaine hauteur d’eau
et à mesurer le temps mis pour par l’eau pour s’infiltrer.
Il est parfois nécessaire de placer quelques centimètres
de graviers de forte conductivité au fond du trou afin
d’empêcher la déformation du trou. La théorie suggère
d’attendre au moins 4 heures que les parois du trou
saturent.
Le calcul de conductivité hydraulique est fait grâce
à la loi de Darcy en admettant que le gradient
hydraulique vaut 1 du fait que l’humectation préalable
était longue et en tenant compte de la variation de
hauteur d’eau.
Les avantages du test sont une mise en œuvre
rapide, à faible coût et avec peu de matériel.
Figure 8 : Exemple de système de Porchet
permettant la mesure à charge variable
Cependant, la mesure effectuée n’est pas la vraie conductivité hydraulique car elle est
fonction de la hauteur d’eau et du diamètre du trou de tarière. La hauteur d’eau, et donc la
surface de sol en contact avec l’eau, n’est pas la même tout au long de la mesure. La
décroissance de la hauteur d’eau ne permet pas non plus de tracer un profil de variation de
l’infiltration en fonction du temps, ce qui empêche la vérification du régime (s’il est bien
permanent ou non).
1.1.5. L’infiltromètre à double anneau
Il est composé de deux anneaux concentriques. L’anneau extérieur est rempli d’eau qui
va s’écouler verticalement et saturer le sol. On créé ainsi une « barrière » circulaire qui va
favoriser l’infiltration verticale de l’eau contenue dans l’anneau intérieur. Il suffit ensuite de
mesurer la diminution de l’eau dans cet anneau et on en déduit le flux d’infiltration.
Les anneaux extérieurs et intérieurs sont remplis à la même hauteur d’eau afin que celle-
ci s’infiltre à la même vitesse autour et dans de l’anneau de mesure.
Les anneaux sont biseautés et doivent être enfoncés dans le sol jusqu’à la profondeur
voulue mais il est aussi possible d’utiliser des anneaux de surface ; il faut dans ce cas placer
des joints étanches entre les anneaux et le sol.
Cette technique permet de mesurer une infiltration verticale tout en gardant une charge
constante au cours de la mesure.
Figure 9 : Infiltromètre à double anneau à charge constante
1.1.6. Le Persan®
Le PERSAN® est basé sur le principe d’une réduction de section entre la base de
l’infiltromètre et le tube au sein duquel fluctue le niveau d’eau. Bien que faible, le débit vertical
à travers la base, ramené à la section du cylindre supérieur, se traduit par une variation très
nette et mesurable du niveau d’eau. Le cylindre supérieur est amovible, pour permettre de
s’adapter aux conditions de conductivité hydraulique.
La deuxième technique du Persan repose sur le fait de s’intéresser aux variations
d’infiltration durant la période d’écoulement en régime transitoire.
Son défaut est sa mise en œuvre, longue et délicate. Elle consiste à fixer l’infiltromètre au
sol en coulant du ciment tout autour qui met plusieurs heures à sécher. La mesure reste tout de
même assez rapide car l’attente d’un régime permanent n’est pas nécessaire.
Figure 10 : L'infiltromètre Persan ®
Importance de la capacité d'infiltration pour le dimensionnement des solutions alternatives
La plupart des solutions alternatives utilisent, au moins en partie, l’infiltration pour restituer l’eau de pluie
au milieu naturel. La capacité d’infiltration des sols constitue alors le paramètre le plus important pour le
dimensionnement correct des ouvrages. Comme ce paramètre est susceptible de varier beaucoup d’un point
à un autre (parfois d'une puissance de 10), particulièrement en zone urbaine, des mesures locales sont
indispensables (figure 1).
Figure 1 : Ce tableau met en évidence l'extrême variabilité de la taille des grains et de la capacité d’infiltration selon le type de sol
Pour que la valeur retenue soit la plus représentative possible, 3 choix doivent être effectués : le type
d’essai à mettre en œuvre, le nombre et la position des essais, l’interprétation des mesures. Ces choix
doivent être faits en fonction des enjeux (importance du projet), de la connaissance a priori que l’on
possède de l’ouvrage à construire (surface, position, profondeur) et du moment auquel les essais sont
effectués (depuis l’étude préalable, pour étudier la faisabilité et potentialités du site, jusqu’au projet
détaillé, pour affiner le dimensionnement des ouvrages). Dans les projets les plus complexes, une étude
préalable du sol visant à établir son profil pédologique peut être nécessaire. Les paragraphes suivants
donnent quelques informations sur la façon de faire ces choix.
Quels sont les essais disponibles ?
Il existe principalement 4 types d’essais, qui sont rapidement décrits ci-dessous.
Les essais de type Porchet
Ils font l’objet d’une norme applicable pour les installations d'assainissement non collectif (NF XP DTU
64.1 P1-1 / Circulaire du ministère de l’environnement N° 97-49 du 22 mai 1997 - Annexe III) et sont
probablement les plus utilisés, aussi bien pour les installations d'assainissement non collectif que pour les
ouvrages de gestion des eaux pluviales. Ils reposent sur la mesure du volume d’eau nécessaire pour
maintenir, pendant 10 minutes, un niveau constant de 15 cm dans une cavité dont la profondeur est choisie
en fonction de l’étude (généralement de 50 à 70 cm). La mesure se fait après saturation initiale du sol
pendant au moins 4 heures. Le respect de ce délai est important car l’objectif est de mesurer la conductivité
hydraulique à saturation, ce qui, comme indiqué plus haut conduit à sous-estimer la capacité réelle
d'infiltration. Enfin, comme il s’agit d’une mesure ponctuelle, l’essai doit impérativement être répété à
différents endroits en essayant de cibler au mieux la position de l'ouvrage.
Les essais à double anneau
Il s’agit d’une variante améliorée des essais de type Porchet qui vise à éliminer les pertes latérales et ainsi
mesurer spécifiquement la conductivité hydraulique verticale. Ce type d'essai ne présente que peu d'intérêt
dans le cas des solutions alternatives. L'amélioration théorique de la précision due à l'élimination des
pertes latérales est en effet d'un ordre de grandeur plus faible que la variabilité de la mesure entre différents
points, même proches.
Les essais de type Matsuo
Ils consistent à creuser une cavité d’un volume déterminé, à la remplir et à mesurer la vitesse
d’abaissement du niveau. Dans la version de base on utilise une fosse de grande taille dont les dimensions
sont imposées (2,7 mètres * 4,7 mètres) ainsi que le protocole de mesure. Il existe des versions simplifiées
utilisant des fosses de tailles diverses. Même s’ils ont un caractère peu scientifique, les essais de ce type
ont l’avantage de s’approcher des conditions de fonctionnement des ouvrages d’infiltration et sont à
privilégier, en particulier pour les ouvrages de surface peu profonds.
La dimension de la fosse peut être d'autant plus réduite (de même donc que le volume d'eau nécessaire)
que les enjeux et les dimensions de l'ouvrage projeté sont faibles ; une version très simple, connue sous le
nom "d'essai à la bêche", consiste à faire soi-même un trou de petite taille à la bêche sur son terrain et à
mesurer le temps nécessaire pour infiltrer une hauteur d’eau d’une dizaine de cm. Cette dernière solution
est suffisante pour de petits projets (maison individuelle par exemple), en particulier si on souhaite mettre
en œuvre une solution en surface (noue, dépression, etc.).
Les essais en forage
Ces essais regroupent les essais Lefranc (qui ne nous intéressent pas ici car ils sont faits dans la zone
saturée) et les essais Nasberg. Ils consistent à réaliser un forage à une profondeur donnée et, soit à
maintenir le niveau constant en mesurant le débit à injecter, soit à suivre la baisse du niveau. Ils présentent
une bonne analogie avec le fonctionnement des puits d’infiltration, car l’infiltration se fait essentiellement
au travers des parois verticales. Comme il s’agit d’une mesure très ponctuelle, l’essai doit être répété à
différents endroits si l'emplacement de l'ouvrage n'est pas arrêté.
Combien faut-il faire d’essais et à quel endroit ?
Du fait de la grande variabilité de la capacité d’infiltration des sols, parfois à quelques dizaines de mètres
de distance, ou encore aux différentes profondeurs, il est conseillé de faire plusieurs essais.
De façon pratique deux cas sont possibles :
Si on ne sait pas où sera situé l’ouvrage : le nombre d’essais est alors à choisir en fonction de la
surface du terrain : 1 essai pour 1 000 à 2 000 m 2 avec un minimum de 3 essais constitue un choix
médian à pondérer en fonction de l'hétérogénéité du sol ; le nombre d’essais peut souvent être réduit
avec un minimum de bon sens en privilégiant les zones où l’ouvrage sera implanté de la façon la plus
probable (zones basses, zones éloignées des accès, etc.).
Si on sait où sera situé l’ouvrage : Le nombre d’essais est alors à faire en fonction de la surface de
l’ouvrage ; 1 à 3 essais pour 1 000 m 2, avec un minimum de 3 essais pour le projet, est généralement
satisfaisant.
Dans tous les cas, il est important de réaliser les essais à une cote altimétrique située au plus près possible
du fond de fouille des futurs ouvrages.
uelle valeur retenir en fonction des mesures effectuées ?
Comme il est conseillé de réaliser différentes mesures, la première question consiste à savoir quelle valeur
retenir lorsque les résultats sont différents (ce qui sera généralement le cas). Une pratique classique
consiste à écarter les mesures extrêmes, en particulier la valeur maximum, et à faire la moyenne des
valeurs restantes.
Cette pratique, utilisée comme coefficient sécurité, n’est pas nécessaire. En effet, dans la réalité, l’eau
circule et s’infiltre là où la perméabilité est la plus grande. En toute logique c’est donc la valeur la plus
grande qu’il faudrait retenir. Par précaution, nous conseillons cependant de retenir la moyenne de toutes
les mesures.
La seconde question est celle du coefficient de sécurité lui-même. On est en effet souvent tenté de
multiplier la valeur retenue par un coefficient inférieur à 1, en particulier pour tenir compte du risque de
colmatage. Cette pratique n’est pas non plus nécessaire, d'une part parce que la plupart des essais mesurent
la conductivité hydraulique à saturation qui est inférieure à la capacité d'infiltration réelle des sols et
d'autre part parce que le colmatage ne constitue pas une fatalité :
En cas d’infiltration de surface, le développement des racines et la bioturbation (en particulier
l’activité des vers), vont remanier en permanence le sol et préserver la capacité d’infiltration ; il est
cependant nécessaire d’éviter le tassement du sol.
En cas d’infiltration dans un puits ou dans une tranchée, le fond de l’ouvrage va se colmater très vite
mais les parois verticales ne subiront aucun colmatage sensible dans le temps. Pour tenir compte du
colmatage, il suffit donc de ne pas prendre en compte le fond de l’ouvrage dans le calcul des surfaces
d'infiltration utiles.
En cas d’infiltration profonde, sous un massif ou une structure réservoir par exemple, l’ouvrage va
jouer un rôle de filtre (qui va parfois se traduire par un colmatage de surface), mais le fond de
l’ouvrage sera protégé et ne se colmatera pas.
À noter qu'un coefficient de 0,5, souvent rencontré dans la pratique, nécessite de doubler le
dimensionnement des surfaces d'infiltration pour un temps de vidange donné.
[Link]
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[Link]
[Link]
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[Link]
CapacitdinfiltrationetrisquesdrosiondessolsdanslavalledesBni
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