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Méthodologie de conception réseau électrique

La méthodologie pour la conception d'un réseau électrique comprend six étapes clés, allant de la collecte de données à l'estimation des coûts d'installation. L'évaluation des puissances installées et absorbées est cruciale pour déterminer les besoins en transformateurs et en équipements, en tenant compte des facteurs d'utilisation et de simultanéité. Des exemples pratiques illustrent le calcul des puissances et des courants nécessaires pour dimensionner correctement l'installation électrique.

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Méthodologie de conception réseau électrique

La méthodologie pour la conception d'un réseau électrique comprend six étapes clés, allant de la collecte de données à l'estimation des coûts d'installation. L'évaluation des puissances installées et absorbées est cruciale pour déterminer les besoins en transformateurs et en équipements, en tenant compte des facteurs d'utilisation et de simultanéité. Des exemples pratiques illustrent le calcul des puissances et des courants nécessaires pour dimensionner correctement l'installation électrique.

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II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

Introduction
La conception d'un réseau électrique a pour objectif de déterminer
l'installation électrique satisfaisant les exigences au moindre coût
d'investissement, d'exploitation et de défaillance.

La méthodologie adoptée pour l’étude d’électrification d’une zone


industrielle, touristique ou urbaine comporte six grandes étapes :

•Etape 1 Recueil des données.


•Etape 2 Elaboration du premier schéma unifilaire.
•Etape 3 Etudes techniques et validation du schéma unifilaire.
•Etape 4 Choix des équipements.
•Etape 5 Détermination du plan de protection.
•Etape 6 Estimation du coût de l’installation.

1
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

1. Evaluation de la puissance d’une installation

Au stade de la conception d’une installation électrique, l’examen des


puissances mises en jeu doit permettre :

-de déterminer les puissances des transformateurs d’alimentation (en tenant


compte d’une croissance normale des besoins en énergie);

-d’évaluer la puissance à souscrire à l’ONE ou les régies de distributions. Ce


qui permettra d’établir le contrat de fourniture d’énergie;

-d’évaluer les puissances qui transitent au niveau de chaque tableau de


distribution.

2
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

1.1- Puissance installée (kW)

La puissance installée est la somme des puissances nominales de


tous les récepteurs. Pour les récepteurs dont les caractéristiques ne sont
pas définies avec précision, on procède par estimation.

L'indication de la puissance nominale (Pn) est marquée sur la


plupart des appareils et équipements électriques. En pratique, la
puissance nominale n'est pas toujours la puissance réellement
consommée par le récepteur. Par exemple, dans le cas :
- d'un moteur électrique, la puissance nominale correspond à la
puissance de sortie sur son arbre. La puissance d'entrée consommée est
évidemment plus importante,
- de lampes fluorescentes et de lampes à décharge, qui ont un
ballast stabilisateur, la puissance nominale indiquée sur la lampe (qui est
celle consommée par la lampe seule) est inférieure à la puissance
consommée par la lampe et son ballast.
3
1.2- Puissance absorbée (kVA)

La puissance (apparente) absorbée Pa par une charge (qui peut être un


simple appareil) est obtenue à partir de sa puissance nominale (corrigée si
nécessaire, comme indiqué ci-dessus pour les appareils d'éclairage, etc.) et
de l'application des coefficients suivants :

- η = rendement unitaire = kW sortie/kW entrée


- cos  = facteur de puissance = kW entrée/kVA entrée
- La puissance apparente consommée de la charge
Pa = Pn /(η x cos )

4
La puissance absorbée (puissance apparente installée) est souvent
supposée être la somme arithmétique des puissances apparentes de chaque
récepteur (cette sommation est exacte si toutes les charges ont le même
facteur de puissance).

Cependant, il est souvent fait une simple sommation arithmétique


pour des raisons pratiques. De fait, la valeur de la puissance apparente
obtenue est supérieure à la valeur de la puissance absorbée, la différence
représente une "marge sur conception" acceptable.

5
Quand les caractéristiques de quelques ou de tous les récepteurs ne sont
pas connues, les valeurs indiquées sur la figure suivante peuvent être utilisées
pour estimer très approximativement les VA consommés (les charges individuelles
sont généralement trop petites pour être exprimées en kVA ou en kW).

6
1.3- Puissance d’utilisation Pu (kVA)

Dans une installation électrique à basse tension, les récepteurs


qui la compose ne fonctionnent pas simultanément, ni même bien
souvent à pleine charge. Faire la somme des puissances unitaires des
récepteurs serait une erreur et conduirait à déterminer des puissances
prohibitives.

En effet, la puissance d’utilisation est plus faible que la


puissance installée. Son estimation qui permet d’évaluer la puissance
réellement utilisée (en général puissance à souscrire), demande une
connaissance de deus facteurs : le facteur d’utilisation maximale d’un
récepteur et le facteur de simultanéité d’un groupe de récepteurs.

7
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

Ces facteurs de simultanéité (ks) et d'utilisation (ku) permettent


de valoriser la puissance apparente maximale réellement absorbée par
chaque récepteur et groupes de récepteurs.

La puissance d'utilisation Pu (kVA) est la somme arithmétique de


ces puissances apparentes valorisées.

La puissance d'utilisation Pu est la donnée significative pour la


souscription d'un contrat de fourniture en énergie électrique à partir d'un
réseau publique BT ou MT (et dans ce cas, pour dimensionner le
transformateur MT/BT).

8
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

a- Facteur d’utilisation maximale (Ku)

Le régime de fonctionnement d’un récepteur peut être tel que


la puissance utilisée soit inférieure à la puissance nominale installée,
d’où la notion de facteur d’utilisation affecté à chaque récepteur.

Pa = [Link]

Avec Pa : puissance absorbée par le récepteur,


Pi : puissance installée du récepteur,
Ku : facteur d’utilisation maximale.

9
Détermination du coefficient Ku

La puissance retenue s’obtient en appliquant à chaque niveau de


chaque circuit terminal de la distribution un facteur d’utilisation « ku ». Ce
coefficient traduit soit le fait que le récepteur n’est pas utilisé à sa pleine
puissance, soit que la puissance absorbée de l’organe mécanique est
supérieure à la puissance utile du moteur.

Ce coefficient s’applique au niveau de chaque récepteur. Son


application, nécessite la parfaite connaissance de marche de chacun d’eux,
car il tient compte des cycles d’utilisation.

10
La puissance moteur est supérieure à la Puissance mécanique

En règle générale c’est le cas de nombreux moteurs électriques. Le


bureau d’étude prévoit toujours un moteur électrique dont la puissance utile
(puissance plaquée et disponible sur le bout d’arbre) est supérieure à la
puissance absorbée par un organe mécanique. Ce moteur sera toujours choisi
dans la gamme des moteurs normalisés. Le moteur ne doit pas être
surdimensionné car, les conséquences peuvent être importantes (achat,
puissance de la source plus importante, appareillage, câbles, consommation
excessive d’énergie réactive, économies d’énergie, etc.)

Paborbée. par. l 'organe. mécanique


Ku 
Pu. moteur
Règle pratique :
Dans une installation industrielle, le facteur ku peut varier entre 0,3 et 0,9.
En l’absence d’indications plus précises, un facteur d’utilisation ku de 0,75 peut
être généralement adopté pour les moteurs électriques. Pour les appareils
d’éclairage et de chauffage, le facteur d’utilisation est toujours égal à 1. Pour les
prises de courant, tout dépend de leur destination.
11
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

b- Facteur de simultanéité (Ks)

Dans un atelier donné, tous les récepteurs ne fonctionnent pas


simultanément ; ainsi il faut appliquer un facteur de simultanéité de
fonctionnement des différents récepteurs d’un même atelier, tel que :

N
Pt  K s  ( Pi ) j ( K u ) j  Pu
j 1

Pt : Puissance totale consommée par l’atelier ou d’utilisation,


( Pi ) j : Puissance installée du récepteur j,
( K u ) j : Facteur d’utilisation maximale du récepteur j,
K s : Facteur de simultanéité de l’ensemble des récepteurs à l’atelier,

N : nombre de récepteurs de l’atelier.


12
Détermination du coefficient Ks

Ce coefficient s’applique au niveau d’un groupe de récepteurs (coffrets


terminaux) et également au niveau des tableaux secondaires et principaux
(ateliers, groupes d’ateliers).

La détermination de ces facteurs de simultanéité implique la


connaissance détaillée de l'installation et de ses conditions d'exploitation. Des
valeurs précises applicables à tous les cas ne peuvent donc pas être précisées.

13
Facteurs de simultanéité applicable au niveau des coffrets
divisionnaires terminaux (Guide pratique UTE C 15-105 conformément à la
section 311 de la norme NFC 15-100):
Facteur de
UTILISATION simultanéité
Ks
Eclairage……………………………………………………………… 1
Chauffage…………………………………………………………….. 1(*)
Conditionnement de l’air……………………………………………. 1
Prise de courant (N étant le nombre de prises de courant 0,1 + 0,9/N
alimentées par le même circuit)

Ascenseurs (**) Pour le moteur le plus puissant 1


et Pour le moteur suivant 0,75
Monte charge Pour les autres 0,6
(*) Lorsque les circuits alimentant le chauffage ou des chauffe-eau ne peuvent être
mis sous tension que pendant certaines heures, il est possible de ne pas tenir
compte simultanément de leur puissance et de celle des autres circuits si l’on est
certain que les autres appareils ne fonctionnent pas en même temps.
(**) Le courant nominal à prendre en considération est égal au courant nominal du
moteur majoré du tiers du courant de démarrage.
14
Facteurs de simultanéité applicables aux tableaux généraux,
tableaux secondaires (distribution industrielle BT : norme NF C 63-410) si les
conditions de charge sont inconnues :

Nombre de circuits Facteur de simultanéité


2 et 3 0,9
4 et 5 0,8
6à9 0,7
10 et plus 0,6

15
Facteur de simultanéité pour un immeuble
Quelques valeurs typiques sont indiquées dans la figure suivante et sont
applicables aux abonnés domestiques alimentés en triphasé 4 fils 230/400V.
Dans le cas d'abonnés utilisant le chauffage électrique par accumulation, le
facteur conseillé est de 0,8 quel que soit le nombre d'abonnés.

16
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

c. Puissance du transformateur d’alimentation

Une fois calculée la puissance d’utilisation globale, on détermine la


puissance du transformateur d’alimentation Ptr (en KVA) en tenant compte :

-du cos () moyen estimé de l’installation (égal à 0,8 si l’on veut éviter
les pénalités due à la consommation d’énergie réactive).

-d’un coefficient Ke (supérieur à 1) qui tient compte des extensions


futures.

N
Pu Ke
Ptr  K e  K s  ( Pi ) j ( K u ) j
cos  cos  j 1

Ptr en KVA.
Pi en KW.

17
Puissances apparentes normalisées des transformateurs MT/BT
triphasés et intensités nominales correspondantes

18
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

Ke
Ptr  K s ( K u1 Pi1  K u 2 Pi 2  K u3 Pi 3 )
cos 
Détermination du coefficient d’extension Ke
Une installation électrique est susceptible d’évoluer, dans ce cas, il est
nécessaire d’appliquer un coefficient d’extension
Règle pratique :
Dans l’industrie, ce coefficient peut être pris égal à : 1  Ke  1,2. (La valeur
de 1,2 est recommandée).
19
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

1. Exemple :

Soit une installation de puissance installée 1000 kW, susceptible de


passer à 1400 kW dans les 10 ans. Les coefficients de simultanéité et
d’utilisation sont évolués à 0.7 et 0.75. On prévoit par ailleurs un cos () au
moins égal à 0.8 pour éviter les pénalités.

Déterminer la puissance du transformateur d’alimentation de cette


installation ?

20
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

2- Considérons l’installation suivante :

Déterminer les puissances utilisées dans les ateliers A, B et C et en déduire la


puissance du transformateur d’alimentation de cette installation. 21
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

3- Déterminer les puissances des transformateurs T1 et T2 et celle à souscrire


auprès du distributeur dans les cas suivants :

a. une extension de 30 % de la puissance installée dans l’atelier alimenté par


T2 est prévue au futur.

b. une extension de 30% est prévue au niveau des charges alimentées par T1.

22
4. Dans cet exemple, à la somme des puissances absorbées de 126,6 kVA
correspond une puissance d'utilisation aux bornes du transformateur de
58 kVA seulement.

23
5. Le schéma synoptique d’une installation triphasée est illustré dans la figure
suivante.

1. Déterminer la puissance du transformateur T1 et la puissance à souscrire


auprès du distributeur de l’énergie.
2. Par la suite, on désire ajouter à cette installation un nouvel atelier dont la
puissance d’utilisation est estimée à 40 kW.
-Peut-on garder le transformateur dimensionné dans la
question précédente ? justifier votre réponse.
- Déterminer la nouvelle puissance souscrite auprès du fournisseur d’énergie.
2. Calcul des courants dans une installation

La connaissance de l’intensité des courants absorbés par les récepteurs, des


courants nominaux des transformateurs et des pointes de courant, est
essentielle pour le choix de l’appareillage et des câbles.

2.1 Courants absorbés par les récepteurs


A. Les moteurs:
La puissance Pn indiquée sur la plaque signalétique d’un moteur
correspond à la puissance mécanique disponible sur l’arbre.
Le courant absorbé sera :

- En triphasé : Ia = Pn/(3.U..cos)
Avec Pn puissance nominale
U tension composée
 Rendement
cos facteur de puissance en régime nominale

- En monophasé: Ia = Pn/(U..cos)
- En continu Ia = Pn/(U.) 25
Remarque :
L’intensité du courant de démarrage des moteurs Id est de l’ordre de :

-Moteurs à rotor en court-circuit ( ou à cage d’écureuil) à démarrage direct:


Id = 4,2 à 9 In pour moteurs à deux pôles;
Id = 4,2 à 7 In pour moteurs à plus de deux poles ( valeur moyenne 6 In)

- Moteurs à rotor bobiné (ou à bagues) et moteur à courant continu:


Id dépend des résistances rotoriques de démarrage,
Id = 1,5 à 3 In ( valeur moyenne 2,5 In)

b. Appareils de chauffage et lampes à incandescence

La puissance absorbée est égale à la puissance donnée par le fabricant, le


courant absorbé en découle :

- En triphasé : Ia = Pn/(3.U)
- En monophasé: Ia = Pn/U
26
c. Intensité nominale secondaire des transformateurs

In = Sn/(3.U) Sn : puissance nominale du transformateur (VA)


U: tension secondaire à vide

2.2 Courant de service Ib

Avant de définir le courant de service, nous signalons que deux modes de


distributions électriques dans les installations industrielles sont généralement
utilisés à savoir :

27
- la distribution radiale : la plus employée au Maroc, elle est conseillée
systématiquement dans toute installation industrielle BT. En effet, elle présente
les avantages suivants :
* seul le circuit en défaut est mis hors service.
* localisation facile du défaut.
* opération d’entretien sans coupure générale.
Comme inconvénient, on peut citer la mise hors tension des niveaux B et C lors
d’un défaut au niveau A.

Niveau A

Départs principaux

Niveau B
Départs secondaires

Niveau C

M1 M2 M3 Circuits terminaux d’utilisation


28
- la distribution en peigne : elle est surtout utilisée pour les installations pour
étendues de faible puissance.

Départ général

Circuits

terminaux M3 M4 M5
M1 M2
d’utilisation

29
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

Par définition le courant de service Ib est défini par :

-au niveau des circuits des terminaux d’utilisation c’est le courant


nominal des récepteurs.

Ib = IN

Sauf dans le cas du démarrage ou de mise en service fréquents (ex :


moteurs d’ascenseurs, poste de soudure par points), il faut tenir compte des
appels de courant lorsque leurs effets thermiques se cumulent.

Exemple :
Un moteur asynchrone triphasé a pour caractéristique :
U = 380 V, Pu = 7,5 kW,  = 0,86 et cos  = 0,85

Le courant de service dans le câble d’alimentation sera :


Ib = In= Pu/(3.U..cos)  15,6 A
30
-au niveau des circuits de distributions principaux et secondaires le courant
de service est déterminé par :
N
Ib  K S  (K u ) j I j
j 1

N N

 (K
j 1
u ) j I j 3U  (K
j 1
u )j Sj
Ib  K S  KS
3U 3U
N
K S  (Ku ) j S j
j 1
Ib 
3U

Avec : (Ku)j : facteur d’utilisation maximale du récepteur j ;


KS : facteur de simultanéité de l’ensemble des récepteurs ;
Sj : puissance apparente du récepteur j ;
U : tension de service des récepteurs (380 V, 220 V, 500 V…).
31
Résumé
Le courant d’emploi Au niveau de la source on prend
Ib = In du transformateur.
Au niveau des circuits
divisionnaires on calcule le courant
en prenant la puissance apparente
de la canalisation considérée.

Ib1 = S1 / ( 3 U )
Ib2 = S2 / ( 3 U )
Pour les circuits terminaux on
prend le courant nominal du 32
récepteur
La puissance d’utilisation – estimation : Calcul exact
la puissance véhiculée en tout point d’une installation est basée
sur la méthode de Boucherot.

S  Putilisation   ( P  Ks  Ku  Ke ) 2
  (Q  Ks  Ku  Ke ) 2

somme des puissances actives en les somme des puissances réactives en les
minorant des Ku et Ks et en les majorant minorant des Ku et Ks et en les majorant
éventuellement de Ke. éventuellement de Ke.
N
Pratiquement St  Su  K e K s  ( Si ) j ( K u ) j
j 1

( S i ) j : Puissance installée du récepteur j (kVA),


N
Ke
Su  K s  ( Pi ) j ( K u ) j
cos  j 1
( Pi ) j : Puissance installée du récepteur j (kW),
Exemple : Soit une armoire divisionnaire conforme au schéma ci-dessous, calculer
Le courant d’emploi dans la ligne triphasé d’alimentation.

34
Récepteurs Puissance nominale cos Puissance Ku
active (kW) apparente absorbée
(VA)
Eclairage 1,2 0,85 1412 1

Compresseur 15 0,75 20000 0,85

Pompe 4 0,8 5000 0,7

Groupe froid 45 0,7 64286 0,9

Coffret divisionnaire 9 0,85 10588 0,7

Puissance installée 74,2

(K
j 1
u ) j S j  87181 VA Ks = 0,8 pour 5 circuits, U = 380 V
5
K S  (Ku ) j S j
j 1
Ib   106 A
3U 35
Exemple d’application

Immeuble 4 étages + rez-de-chaussée, 25 abonnés de 6


kVA chacun.

Déterminer la puissance nécessaire à cet immeuble.


Calculer l’intensité I des différents parties de la
canalisation collective :
Au rez-de-chaussée et au troisième étage.

36
Ex1 : On considère le réseau
industriel suivant alimentant à partir d’un
jeu de barres JB1, par l’intermédiaire de
deux câbles triphasés C1 et C2, deux
ateliers.
Le câble C1 de longueur 100 m alimente
un atelier comprenant 12 machines
entraînées par des moteurs asynchrones
triphasés dont les caractéristiques sont les
suivantes :
U = 400 V, Pu = 7,5 kW,  = 0,86 et
cos() = 0,85.
Le câble C2 de longueur 180 m alimente
un atelier comprenant 12 machines
entraînées par des moteurs asynchrones
triphasés dont les caractéristiques sont les
suivantes :
U = 400 V, Pu = 15 kW,  = 0,87 et
cos() = 0,85.
•Déterminer la puissance du transformateur nécessaire à l’alimentation
du réseau. On prendra pour le dimensionnement du transformateur un
coefficient d’extension Ke = 1,4 et cos() = 0,9.
•Calculer le courant d’emploi dans les câbles C1,C2, Ei et Fi.
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

Conclusion

Concrètement la méthodologie de travail adoptée par la majorité des bureaux


d’études se divise en trois étapes essentielles :

- Première étape : APS (Avant Projet Sommaire)

Dans ce dossier on doit élaborer :


•le bilan de puissance totale de l’installation ;
•le bilan de puissance de chaque zone de l’installation ;
•le nombre de poste de transformateurs MT/BT ;
•le circuit MT qui va alimenter tout le pôle ;
•une estimation des charges (coût total de l’installation).
Ce dossier est discuté avec le client pour valider le projet et avoir une
idée sur la charge totale du projet.
L’admission de cet avant projet lance la deuxième étape du processus du
travail qui est l’APD.

38
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

-Deuxième étape : APD (avant projet détaillé)

Cette étape comprend :

•une présentation détaillée de la solution proposée ;

•le calcul des sections des câbles de transmission ;

•le calcul de l’éclairement ;

•la détermination des schémas synoptiques.

39
II- MÉTHODOLOGIE ADOPTÉE POUR LA CONCEPTION D’UN RÉSEAU ÉLECTRIQUE

- Troisième étape : Dossier d’exécution et DCE

On établit un dossier d’exécution qui comprend :


•la présentation détaillée de la canalisation des câbles sous-terrain;

•le choix des postes de distribution;

•les étapes détaillées et exactes que l’exécuteur doit suivre pour la


mise en place de l’installation.

A la fin, on élabore un dossier consultation des entreprises DCE qui


contient une présentation de la fiche détaillée des composants, matériels
et équipements qu’on doit acquérir pour l’implantation du projet.

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