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Falsificationnisme de Popper et science

Karl Popper, philosophe des sciences, a introduit le falsificationnisme, affirmant qu'une théorie est scientifique uniquement si elle peut être réfutée par l'observation. Il a critiqué l'idée de confirmation des théories, soutenant que la science est une quête de vérité où les théories doivent être continuellement testées et remises en question. Thomas Kuhn a ensuite proposé une vision différente du changement scientifique, mettant en avant le concept de paradigme et la distinction entre science normale et révolutions scientifiques.

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Falsificationnisme de Popper et science

Karl Popper, philosophe des sciences, a introduit le falsificationnisme, affirmant qu'une théorie est scientifique uniquement si elle peut être réfutée par l'observation. Il a critiqué l'idée de confirmation des théories, soutenant que la science est une quête de vérité où les théories doivent être continuellement testées et remises en question. Thomas Kuhn a ensuite proposé une vision différente du changement scientifique, mettant en avant le concept de paradigme et la distinction entre science normale et révolutions scientifiques.

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Philosophie des sciences partie 4

PROF FERRY-DANINI 28/02/2024


La philosophie des sciences de Karl Popper

 Karl Popper (1902-1994) a commencé sa carrière à


Vienne, mais sans faire partie du cercle de Vienne.
 A fuit le nazisme et continué sa carrière à la London School
of Economics (LSE).
 Son objectif : distinguer la science de la pseudo-science
(« problème de la démarcation »).
 Aujourd’hui, l’un des philosophes les plus connus chez les
scientifiques.
 La logique de la découverte scientifique (1959)
La solution au problème de la
démarcation* chez Popper

Démarcation entre science et pseudo-science*

Le « falsisficationnisme » de Popper :

Une hypothèse/théorie est scientifique seulement s’il est possible logiquement de la


réfuter/falsifier par une observation.
Si une théorie ne peut jamais être réfutée par l’observation, elle est pseudo-scientifique.
Par exemple : « tous les cygnes sont blancs » est réfutable, on peut observer ou imaginer que
l’on pourrait observer un cygne qui ne soit pas blanc.
« tous les anges ont des ailes » : ne peut pas être réfuté par l’expérience, ce n’est donc pas
scientifique.
L’influence d’Einstein sur la pensée
de Popper

 La nouvelle théorie de la relativité générale d’Einstein faisait


des prédictions mesurables « risquées » : des observations
auraient pu venir réfuter la théorie.
 Exemple : la théorie telle qu’elle était formulée en 1911
permettait de prédire la présence de mirages gravitationnels
(la lumière est attirée par des objets de grandes masses).
 Les expériences d’Eddington ont permis d’observer ces
mirages dès 1919.
Vidéo “The eclipse photo that made
Einstein famous”

 « C’était une idée révolutionnaire ». (l’hypothèse des mirages


gravitationnels)
 « Si les positions apparentes des étoiles avaient changé, cela prouverait
que la lumière des étoiles voyageait dans l’espace courbé par la gravité
du Soleil. »
 « La comparaison a révélé que les étoiles s’étaient déplacées pendant
l’éclipse d’environ la valeur prédite par Einstein. »
 « Ce n’était pas une correspondance parfaite, mais c’était suffisamment
proche pour valider la théorie de la relativité générale. »
 « Un anglais avait fait de grands efforts pour prouver les idées d’un
allemand. »
Extrait du film « Einstein and
Eddington »

 « Les étoiles sont-elles au même endroit ou à des endroits différents ? Si elles sont
différentes, alors nous saurons que la lumière des étoiles est courbée par le soleil. »
 «
- Il s’agit d’une expédition anglaise.
- Oui.
- Pour Prouver qu’un scientifique allemand a raison.
- Ou tort. »
 « Si les étoiles sur cette plaque photographique de l’éclipse se chevauchent avec
la plaque de comparaison, Einstein a tort et la théorie de Newton se maintient. S’il
y a un écart entre les deux images, le champ gravitationnel du soleil a déplacé la
position de l’étoile et nous avons une nouvelle théorie de la gravité. »
Quel type de raisonnement a utilisé
Eddington pour tester la théorie d’Einstein ?

Einstein a raison Einstein tort


Si l’hypothèse de la relativité générale est Si RG est vrai, les mirages gravitationnels
vraie, l’existence de mirages existent
gravitationnels est vraie.
Mais les faits montrent que les mirages
Les faits montrent que les mirages gravitationnels n’existent pas.
gravitationnels existent.
-
-
Donc RG n’est pas vrai
Donc la relativité générale est vraie.

Méthode hypothéthico-déductive telle que décrite par Hempel


(comme avec Semmelweis).
L’expérience d’Eddington a-t-elle permis de
« valider » ou « prouver » la théorie d’Einstein,
comme dit dans la vidéo Vox ?

 L’affirmation du conséquent n’est pas un raisonnement déductif valide, il


ne peut pas valider ou prouver une hypothèse.
 Ce raisonnement peut confirmer, appuyer, rendre probable – au mieux.
L’hypothèse peut toujours se révéler fausse, comme pour Semmelweis
(l’hypothèse des « particules cadavériques).
 Ce dernier point est remis en question par Karl Popper.
« Le mythe de la confirmation »

 Selon Popper, il est impossible de confirmer une théorie grâce à des


observations empiriques (la confirmation est un mythe).
 Une observation / un test empirique ne peut que montrer qu’une théorie est
fausse, jamais la confirmer.
 Scepticisme (= doute) par rapport au problème de l’induction. Le seul
raisonnement légitime est la déduction.
 On n’est jamais complètement certain qu’une théorie scientifique soit vraie
(« faillibilisme », i.e notre connaissance est toujours faillible). Plus, selon Popper,
les observations successives que l’on fait n’augmentent jamais la confiance
que l’on devrait avoir dans la vérité de nos théories. Autrement dit, notre
confiance dans les théories n’augmente jamais.
 La science est tout de même une recherche de la vérité.
Qu’est-ce que l’expérience d’Eddington
permet de conclure selon Popper ?

 Simplement que la théorie d’Einstein de la relativité


générale n’est pas réfutée.
 Selon Popper, l’expérience ne confirme pas la théorie
d’Einstein (car la confirmation est un mythe).
 L’expérience ne rend pas la théorie plus probable
qu’avant.
 On ne peut que continuer à tester la théorie. Certes, au
bout d’un moment, la communauté scientifique va
probablement accepter la théorie, mais c’est une
décision sociale plus qu’autre chose.
“Les expériences peuvent motiver une décision, et donc
l'acceptation ou le rejet d'une affirmation, mais une affirmation
ne peut pas être justifiée par ces expériences, pas plus que par
un coup de poing sur la table ». (2002: 87–88)

“Par sa décision, le jury accepte, d'un commun accord, une


affirmation sur un événement factuel” (2002: 92)
La recherche de la vérité selon Popper

« Comment rechercher la vérité si la confirmation est impossible ?


Il s'agit d'une recherche inhabituelle. Nous pourrions la comparer à une certaine forme de
recherche du Saint Graal, menée par un chevalier médiéval imaginaire. Supposons qu'il
existe de nombreux Graals, mais qu'un seul d'entre eux soit saint. En fait, le nombre de
graals non sacrés est infini ou énorme, et vous ne les rencontrerez jamais tous au cours de
votre vie. Tous les Graals brillent, mais seul le Saint Graal brille pour toujours. Les autres
finissent par cesser de briller, mais il est impossible de savoir quand un graal non saint
particulier cessera de briller. Tout ce que vous pouvez faire, c'est prendre un graal et le
transporter pour voir s'il continue à briller. Vous ne pouvez en porter qu'un seul à la fois. Si
celui que vous portez est le Saint Graal, il ne cessera jamais de briller. Mais vous ne pourrez
jamais savoir si vous avez le Saint Graal. Tout ce que vous pouvez faire, c'est rejeter les
Graals qui ne sont manifestement pas saints (puisqu'ils cessent de briller à un moment
donné) et continuer à en ramasser de nouveaux. Vous finirez par mourir (sans vie après la
mort, dans ce scénario) sans savoir si vous avez réussi.
Cela ressemble à l'image que Popper donne de la recherche de la vérité par la science.
Tout ce que nous pouvons faire, c'est essayer une théorie après l'autre. Une théorie que
nous n'avons pas réussi à falsifier jusqu'à présent peut, en fait, être vraie. Mais si c'est le cas,
nous ne le saurons jamais et nous n'aurons même pas de raison d'accroître notre
confiance. »
Peter Godfrey-Smith, 2003, Theory and Reality, An introduction to the philosophy of science,
p. 60-61.
Vision poppérienne du changement
scientifique

 Hypothèse → (prédiction) → réfutation→ nouvelle hypothèse → (prédiction) → réfutation


 Le moteur du changement scientifique est la recherche de la réfutabilité.

(selon Popper) « Un bon scientifique a un côté créatif, presque artistique, et un côté inflexible,
terre à terre. Imaginez un cowboy têtu avec un violon Stradivarius dans ses sacoches. »
Peter Godfrey-Smith, p. 62, An Introduction to the philosophy of science, 2003

 Une thèse normative sur ce que doit être une bonne science. Selon Popper, si un scientifique
n’essaie pas de réfuter sa théorie, s’il s’attache trop à ses hypothèses, il n’agit pas de façon
scientifique.
Le rôle de l’imagination dans les
sciences

« Ce qui fait l’homme de science, ce n’est pas la possession de connaissances,


d’irréfutables vérités, mais la quête obstinée et audacieusement critique de la
vérité. […] La science ne poursuit jamais l’objectif illusoire de rendre ses réponses
définitives et même probables. Elle s’achemine plutôt vers le but infini encore
qu’accessible de découvrir toujours des problèmes nouveaux, plus profonds et
plus généraux, et de soumettre ses réponses, toujours provisoires, à des tests
toujours renouvelés et toujours raffinés. »
(Popper, conclusion de La logique de la découverte scientifique)

L’imagination est nécessaire pour résoudre les problèmes et questions que se


posent les scientifiques.
Les scientifiques sont des « problem solvers », des solutionneurs de problèmes.
Le falsificationnisme et la démarcation
entre pseudo-science et science

 Einstein prenait des risques avec sa théorie ; sa prédiction des mirages


gravitationnels risquait d’être réfutée par une expérience. Elle était falsifiable.
 Selon Popper, les pseudo-sciences ne prennent pas de risque d’être réfutées.
 Popper pensait à la psychanalyse et au marxisme, et pendant un temps il a
même pensé à la théorie de l’évolution avant de se rétracter…
 On pourrait penser aujourd’hui à l’astrologie, au platisme, au créationnisme...
 Soit ces théories expliquent tous les faits possibles.
 Soit des explications ad-hoc sont proposées pour rendre compatible des faits avec
les théories.
Limites du falsificationnisme

Problème : Est-ce qu’il n’y a pas des pseudo sciences qui font des prédictions qui
peuvent être réfutées par l’expérience ?
(le falsificationnisme) “a pour conséquence fâcheuse d'admettre comme « scientifique »
toute affirmation farfelue qui contient des affirmations manifestement fausses”. Larry Laudan
(1983, 121).

Des expérimentations ont donné des résultats réfutant l’astrologie (Culver and
Ianna 1988; Carlson 1985).
Limites de l’approche de Popper

 Peut-on vraiment réfuter une théorie avec autant de simplicité que le laisse penser Popper ?
Exemple : « toutes pièces de fer augmentent de volume quand elles sont chauffées »
S’il on observe une pièce de métal qui n’augmente pas de volume, comment peut-on être
certain qu’il s’agit de fer ou d’autre chose ? Comment être certain de nos mesures ?
 De nombreuses suppositions doivent être prises pour tester une théorie – sur nos capacités de
mesure, etc. – si une observation réfute une théorie en apparence, il est possible que ce soit
à cause de l’une de ces suppositions.
 La question du « holisme » de l’expérimentation : on ne peut pas faire une expérimentation
sans prendre pour acquis d’autres éléments.
NB: holisme signifie qu’il faut considérer l’expérimentation comme un tout, que chacune de ses
parties ne suffit pas à la définir.
Dans certains cas, nos observations sont totalement erronées ou mal interprétées (pensez aux
OVNI).
C’est un problème pour Popper mais aussi pour toute définition de la science.
Le problème du pont (Salmon 1981)
Limites pour l’approche de Popper sur la
confirmation

 Quelle théorie choisir pour construire un pont ?


 Une théorie qui a passé plusieurs tests de réfutation
 ou bien une théorie qui n’a pas encore passé de test ?

Popper n’a pas de réponse satisfaisante à cette question. Comme il est


sceptique par rapport à l’induction, plusieurs expérimentations qui échouent
à réfuter une hypothèse ne rendent pas cette hypothèse de plus en plus
solide et fiable.
Thomas Kuhn, les paradigmes
et les révolutions scientifiques
Thomas Kuhn (1922-1996)

 D’abord physicien, puis historien des sciences avant de finalement


devenir également philosophe des sciences.
 La structure des révolutions scientifiques (1962).
 A introduit le terme de « changement de paradigme » (paradigm
shift).
 A introduit une nouvelle façon de faire de la philosophie des
sciences, en se concentrant sur l’histoire des sciences et la
science comme groupe social particulier.
Kuhn sur la démarcation

Pour Kuhn, la description du changement scientifique chez Popper n’est pas


absurde, mais elle ne tient que pour certains moments dans l’histoire des
sciences : celui des révolutions scientifiques (Kuhn 1974, 801).

 Il faut distinguer le fonctionnement de la science pendant les révolutions


scientifiques de la science « normale » le reste du temps.
 Ce qui caractérise la science normale ce n’est pas de tester et réfuter des
théories, mais de résoudre des puzzles, c’est-à-dire, c’est difficultés dans nos
prédictions, nos résultats... Mais la théorie ou l’hypothèse, elles, ne sont pas
remises en cause.
« C'est la science normale, dans laquelle le type de test de Sir Karl ne se
produit pas, plutôt que la science extraordinaire, qui distingue le plus la
science des autres entreprises ». (Kuhn 1974, 802)
Thomas Kuhn
L’approche kuhnienne du changement scientifique

(1962), The Structure of Scientific Revolutions


→ « science normale » (adhésion à un
paradigme)
→ crise
→ « révolution » (paradigm shift)
→ nouvelle « science normale »
→ nouvelle crise → ...
Le concept clef de « paradigme »

 Terme ambiguë.
 Masterman (1970) a montré qu’au cours de ses travaux Kuhn a utilisé le
mot dans 22 sens différents.
 Deux sens principaux :
1) L'ensemble des valeurs, méthodes, principes et standards partagées par une
communauté scientifique (ce qu'il nommera ensuite « matrice disciplinaire »)
2) Les travaux exemplaires qui fondent un paradigme.
 Le rôle d’un paradigme (1) c’est d’organiser le travail scientifique autour
d’un consensus, on ne débat pas des principes fondamentaux.
 Exemples de paradigmes : la génétique moléculaire.
La « science normale » ?

 La science tel qu’elle se fait dans le cadre d’un certain paradigme.


 Une science organisée autour de généralisations, principes métaphysiques,
valeurs, travaux exemplaires (paradigmes) et instruments communs.
 La science normale raffine et étend le paradigme, elle ne le remet pas en cause.
 L’éducation scientifique « endoctrine » les étudiants dans un paradigme ; les scientifiques
ont « foi »/font confiance dans leur paradigme.
 C’est cette science normale qui permet la coopération et le progrès de la
connaissance.
 Lorsque cette vision commune se brise, c’est la « révolution scientifique », avec un
changement de paradigme. Si on remettait sans cesse le paradigme en cause, ce
serait le chaos, on n’avancerait pas.

 Popper serait il d’accord avec cette description de la science ?


La science en crise

 Quand il y a quelques anomalies, la théorie n’est pas rejetée, à raison, par


la communauté scientifique, sinon on n’avancerait jamais.
 Quand il y a trop d’anomalies qui réfutent la théorie et que les
scientifiques perdent confiance dans leur paradigme : crise.
 Balance délicate entre : 1/ ne pas tout de suite rejeter une théorie à cause de
certaines anomalies et 2/ ne pas attendre trop longtemps pour rejeter le
paradigme en crise.
 Il n’y a rien d’objectif dans cette balance, c’est la communauté scientifique qui
trace le trait.
 Enfin, quand un autre paradigme se dessine, le paradigme précédent est
rejeté : c’est la révolution scientifique.
Les révolutions scientifiques

 Les scientifiques, une fois passés à un nouveau paradigme, vivent presque


comme dans un nouveau monde.
 Kuhn a défendu l’idée que les différents paradigmes sont incommensurables. On ne
pourrait pas faire de comparaison, communiquer entre.
 En changeant de paradigme, on résout des problèmes, mais on peut aussi en créer de
nouveaux.
 On change même de standard de confirmation.
 Ex : La théorie de Newton était donnée comme équation mathématique sans proposer de
mécanisme causale. Le paradigme suivant a remis en cause cela.

 L’histoire des sciences reflète-t-elle la vision Kuhnienne des révolutions scientifiques


?
 Certains paradigmes semblent avoir émergés sans qu’il y est eu une crise à l’origine (par
exemple : la révolution de la génétique au 20e siècle)
Kuhn est-il relativiste ?

Le relativisme est la thèse selon laquelle la vérité d’une thèse dépend de la


situation ou point de vue d’une personne, société, culture.... « tout est relatif ».
 Kuhn était très surpris d’être interprété comme cela.
 La réponse à cette question n’est pas évidente, avec plusieurs passages
contradictoires dans ses livres.
 L’idée d’incommensurabilité semble pencher vers le relativisme, mais Kuhn a aussi
écrit qu’il y a une forme de progrès dans le passage d’un paradigme à l’autre.
 Kuhn n’est cependant pas relativiste au sens où il réduirait la science à
d’autres types de méthode non scientifique. La science est un mode
d’investigation du monde supérieur à d’autres types d’investigation.
 La science a une structure sociale spéciale qui l’a rend plus efficace;
La comparaison intéressante entre science et
évolution par sélection naturelle

 La vision de Popper pourrait presque ressembler à de


l’évolution par sélection naturelle (les mutations qui
n’augmentent pas la survie de l’espèce sont
supprimées).
 La vision de Kuhn ressemble plus à un développement
de la théorie de l’évolution dans les années 1970s : la
théorie des équilibres ponctués :
 L’évolution alterne entre longues périodes d’équilibre
ponctués de changements importants (spéciation,
extinctions) (Gould and Eldredge).
 Gould a notamment expliqué avoir été influencé par la
pensée de Kuhn.
15min de QUIZ DE RÉVISIONS

révisions -> WOOCLAP

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