Les pertes de charge singulière
Les pertes de charges singulières résultent de la présence de coudes, raccords,
branchements, robinets, etc. Tous ces éléments (singularités), installés le long des
canalisations, constituent des obstacles qui freinent le passage du fluide et amènent des
pertes de charge. Les pertes singulières sont caractérises а partir d’un coefficient de perte
k et déterminées par la relation J= KV2/2g
La perte de charge singulière, localisée dans une section de la conduite, est provoquée par
un changement de direction et d’intensité de la vitesse (voir premier chapitre).
L’écoulement uniforme est perturbé et devient localement un écoulement non uniforme.
La turbulence joue un rôle considérable, alors que les forces de viscosité sont
négligeables. La perte de charge n’a donc lieu qu’en régime turbulent.
Une telle non-uniformité de la vitesse peut être provoquée par :
- un branchement de section de la conduite,
- un changement de direction (coude),
- un branchement ou raccordement,
- un dispositif de mesure et contrôle de débit...
Comme pour les pertes de charge linéaire, les pertes de charges singulières se traduisent
par la relation :
J= KV2/2g
K est fonction des caractéristiques géométriques et du nombre de Reynolds.
La valeur de K est donnée pour les différents cas les plus classiques dans les tableaux
suivants :
Dans les systèmes hydrauliques, on distingue deux types de circuits :
• Les circuits de transport des liquides
• Les circuits de transmission de puissance.
1. Circuit de transport de liquide :
Pour transporter un liquide d’un lieu à un autre, on a deux possibilités :
• Soit par gravité :
Le niveau dans la source est supérieur au niveau de destination.
Ou par pompage :
Il existe certes des moyens de faire circuler des liquides sans l'aide de pompe ;l'utilisation
de la gravité, du monte-jus fonctionnant а l'aide du vide ou de pression d'air est pratique
mais limitée. L'utilisation des pompes s'impose pour des transferts de liquides а des
débits élevés, а des débits réguliers, а des hauteurs élevées du sol ou а longue distance.
Une pompe assure le transport du liquide.
Pour le transport des liquides, les pompes les plus utilisées sont de type centrifuges qui
sont caractérisées par des débits importants et des pressions faibles (quelques dizaines
de bar).
Les pompes sont des appareils permettant un transfert d’énergie entre le fluide et un
dispositif mécanique convenable. Suivant les conditions d’utilisation, ces machines
communiquent au fluide soit principalement de l’énergie potentielle par accroissement de
la pression en aval, soit principalement de l’énergie cinétique par la mise en mouvement
du fluide. L’énergie requise pour faire fonctionner ces machines dépend donc des
nombreux facteurs rencontrés dans l’étude des écoulements :
• Les propriétés du fluide : masse volumique, viscosité, compressibilité.
• Les caractéristiques de l’installation : longueur, diamètre, rugosité, singularités …
• Les caractéristiques de l’écoulement : vitesse, débit, hauteur d’élévation, pression …
On distingue le montage d'une pompe en charge (réservoir d'aspiration au- dessus de la pompe)
et le montage d'une pompe en aspiration (réservoir d'aspiration sous la pompe).
Quelques termes sont importants а définir:
• le point d'entrée du liquide dans la pompe est l'orifice d'aspiration: la pression d'aspiration est
mesurée en ce point.
• le point de sortie du liquide de la pompe est l'orifice de refoulement: la pression de
refoulement est mesurée en ce point.
• la partie du circuit avant l'orifice d'aspiration est le circuit d'aspiration.
• la perte de charge totale dans le circuit J est égale а la somme de la perte de charge dans le
circuit d'aspiration et de la perte de charge dans le circuit de refoulement.
Devant la grande diversité de situations possibles, on trouve un grand nombre de machines
que l’on peut classer en deux grands groupes :
Les pompes volumétriques comprenant les pompes alternatives (а piston, а diaphragme, …) et
les pompes rotatives (а vis, а engrenage, а palettes, hélicoïdales, péristaltiques …)
Les turbo-pompes sont toutes rotatives ; elles regroupent les pompes centrifuges, а hélice, hélico-
centrifuges.
Circuit de transmission de puissance :
On l’appelle aussi circuit d’hydraulique industrielle. Pour ces qualités physico-chimiques
(incompressibilité, viscosité, résistance thermique…), l’huile est le fluide le plus utilisé
industriellement. Dans ce type de circuit, une pompe de type volumétrique entraînée par un
moteur (électrique si l’installation est fixe, thermique si l’installation est mobile) génère une
puissance hydraulique (un débit d’huile sous pression). Cette puissance est transmise à un
récepteur hydraulique (vérin ou moteur hydraulique) pour le transformer en puissance
mécanique. Ce type de circuit est caractérisé par des pressions importantes (suivant le besoin) et
des débits faibles à moyens.
Puissance = Pr ession * Débit (w) (Pa) (m3/s)
Pour varier la puissance transmise, on peut agir sur la pression ou sur le débit.
LES CIRCUITS DE TRANSPORT DES LIQUIDES
I – Description générale :
Un circuit de transport de liquide se compose essentiellement :
• D’un réservoir source de liquide (puits)
• D’une pompe
• D’un réservoir de stockage (citerne)
• D’une tuyauterie qui relie les différents constituants.
La hauteur géométrique HG est la différence verticale entre le niveau d’aspiration et le
niveau supérieur où l’on propose de refouler le fluide. HG = Haspiration + Hrefoulement
La longueur du tuyauterie et ses changements de direction (coudes, tés,…) provoquent des
pertes de charge ΔH.
La pompe doit vaincre dans le circuit :
• La variation de hauteur z2 – z1 = HG
• La variation de pression p2
Les pertes de charge dans la tuyauterie ΔH
Les deux premiers facteurs sont généralement constants. Si p1 = p2 = patm alors la
pompe doit vaincre la hauteur géométrique et les pertes de charge.
On définit la Hauteur manométrique Hm par : H m =HG + ΔH
Un circuit de transport de liquide peut comprendre aussi :
• Une vanne de réglage de débit placé sur la conduite de refoulement
• Une crépine + un clapet de pied placés à l’extrémité basse da la conduite d’aspiration.
• Un clapet de retenu placé à la sortie de la pompe pour empêcher le retour du liquide,
il est utilisé pour des grandes hauteurs de refoulement.
Pompe centrifuge Principe de fonctionnement
Une pompe centrifuge est constituée par:
�une roue à aubes tournante autour de son axe, appelée impulseur
�un distributeur dans l'axe de la roue
�un collecteur de section croissante, en forme de spirale appelée volute.
Le liquide arrive dans l'axe de l'appareil par le distributeur et la force centrifuge
le projette vers l'extérieur de la roue. Il acquiert une grande énergie cinétique qui se
transforme en énergie de pression dans le collecteur où la section est croissante. L’utilisation
d’un diffuseur (roue à aubes fixes) au périphérique de l’impulseur permet une diminution des
pertes d’énergie.
La particule de liquide qui pénètre par l’orifice d’aspiration se trouve sur l’un des
aubes de l’impulseur qui est animé en rotation. Elle sera soumise à un effort centrifuge qui
provoquera son déplacement à une vitesse centrifuge : Vf.c = Vtangentielle + Vradiale
La vitesse est maximale lorsque la particule arrive à l’extrémité de l’aube de l’impulseur. En
quittant les aubes de l’impulseur, les particules du liquide sont canalisées par les aubes du
diffuseur qui sont orientées dans le sens de l’écoulement à fin de minimiser les frottements
(pertes de charge) vers le refoulement à travers la volute qui a une section croissante pour
diminuer la vitesse de fluide à fin de transformer l’énergie cinétique en énergie de pression.
Les pompes centrifuges ne peuvent pas fonctionnées lorsqu’il y a de l’air à l’orifice
d’aspiration. L'air contenu nécessite d'être préalablement chassé : c’est l’amorçage de la
pompe.
Entre le liquide qui se trouve à l’intérieur de la pompe sous pression et l’atmosphère,
une étanchéité doit être réalisée. On utilise pour cela soit des tresse, soit des garnitures
mécanique. Ces garnitures (à tresse ou mécanique) sont lubrifiées et refroidies par le liquide
transporté.
Applications pour lesquelles elles ne conviennent pas tel que :
�le transport des liquides très visqueux: la pompe centrifuge nécessaire serait énorme
par rapport aux débits possibles.
�Le transport des liquides "susceptibles" c'est-à-dire ne supportant pas la très forte
agitation dans la pompe (liquides alimentaires tels que le vin, le lait et la bière).
�utilisation comme pompe doseuse (le dosage nécessites une précision instantanée)
2) Caractéristiques d’une pompe centrifuge :
Les constructeurs fournissent les caractéristiques des pompes en fonction du débit
(souvent en m3/h) pour des conditions données (nature du liquide, vitesse du moteur pour
une pompe centrifuge ou fréquence et course du piston pour une pompe à membrane). Une
caractéristique de pompe dépend uniquement de la construction de la pompe.
Les caractéristiques fournies sont la hauteur manométrique totale, la puissance
consommée par le moteur (kW), le rendement et le [Link].
La Hmt permet le choix de la pompe pour une courbe de réseau imposée
Le [Link] permet en fonction des caractéristiques du circuit d'aspiration de
connaître la valeur limite de débit avec laquelle la pompe peut fonctionner sans risque de
cavitation.
Le rendement renseigne sur la zone de débit où le rendement est plus élevé: ainsi, il
peut être économiquement avantageux de se placer à un débit plus faible (si bien sûr celui-ci
n'est pas imposé par le procédé) en augmentant artificiellement la perte de charge sur le
circuit de refoulement (utilisation d'une vanne de réglage).
La puissance consommée pour un débit donné permet de connaître le coût de
fonctionnement de la pompe.
3) Problèmes d’installation et de fonctionnement d’une pompe centrifuge :
Les problèmes d’installation et de fonctionnement d’une pompe centrifuge sont
Généralement à l’aspiration.
Dans les installations, on peut trouver les montages suivants :
�Pompe immergée :
Dans ce cas, il n’y a pas de problème mécanique mais on rencontre le problème de corrosion et si
le moteur est aussi immergé, on a le problème d’étanchéité
Pompe en charge : Pompe au dessous du niveau du liquide. Ce circuit doit comprendre une
vanne pour empêcher la vidange du réservoir lors de l’entretien de la pompe.
Pompe en dépression :
Pompe au dessus du niveau du liquide. Ce type de circuit nécessité un amorçage (chasser l’air
qui se trouve dans la conduite d’aspiration) а la première mise en marche ou après un long temps
d’arrêt.
Appliquons le théorème de Bernoulli entre (1) et (2) pour déterminer la hauteur maximale
a) Phénomène de cavitation :
La cavitation est la vaporisation du liquide contenu dans la pompe quand il est soumis
à une pression inférieure à la tension de vapeur correspondant à sa température.
La cavitation est un phénomène à éviter absolument, car il entraîne de graves conséquences:
• érosion du matériau pouvant aller jusqu'au perçage des aubes de turbine des pompes
centrifuges
• augmentation du bruit et des vibrations générés par la pompe
• chute des performances des pompes avec diminution importante de la hauteur
manométrique totale, du débit et du rendement
Il est fondamental de remarquer que le circuit de refoulement n'intervient pas dans
les problèmes de cavitation; une conséquence importante est qu'il ne faut jamais placer de vannes
de réglage sur le circuit d'aspiration (elles sont susceptibles en fonction de la régulation de se
fermer pratiquement ce qui crée une forte augmentation de la perte de charge sur l'aspiration)
mais préférer dans le même but un positionnement sur le circuit de refoulement.
En conclusion, on peut dresser une liste de conseils à respecter, si le procédé le
permet, pour éviter la cavitation:
préférer si possible les montages de pompes en charge.
éviter de transporter des liquides à des températures trop élevées.
éviter une alimentation à partir d'un réservoir sous pression réduite.
diminuer les pertes de charge du circuit d'aspiration.
Si ces conseils ne peuvent être appliqués en raison des exigences du procédé, il ne
reste plus qu'à trouver une pompe dont les caractéristiques montrent des valeurs de
[Link] suffisamment faibles.
COUPLAGE DES POMPES :
Pour parvenir à obtenir certaines conditions de fonctionnement impossibles à réaliser avec une
seule pompe, les utilisateurs associent parfois deux pompes dans des montages en série ou en
parallèle.
On considère deux pompes P1 et P2 ayant des caractéristiques différentes.
a/ Couplage en série
Les pompes P1 et P2 montées en série sont traversées par le même débit de liquide Qv.
A un débit donné, la hauteur manométrique totale de ce couplage Hmt série est la somme des
hauteurs manométriques totales Hmt1 et Hmt2 des deux pompes fonctionnant séparément à ce
même débit:
Hmt série = Hmt1 + Hmt2
Graphiquement, on trouve la caractéristique de la hauteur manométrique totale du montage en
additionnant les caractéristiques de chaque pompe pour un même débit. Le couplage en série
permet d'augmenter fortement la hauteur manométrique totale: il convient donc bien pour un
réseau présentant des pertes de charge importantes.
Couplage en parallèle
Les pompes P1 et P2 montées en parallèle montrent la même hauteur manométrique totale Hmt.
Graphiquement, on trouve la caractéristique de la hauteur manométrique totale du montage en
additionnant les débits des deux pompes pour une même hauteur manométrique totale.
Les pompes sont souvent équipées d'un clapet anti-retour sur la canalisation de refoulement pour
éviter le retour de liquide au refoulement d'une des pompes.
Le couplage en parallèle permet d'augmenter le débit dans le réseau: il convient bien pour un
réseau présentant des pertes de charge assez faibles.
Les pompes sont parfois montées en parallèle (by-pass) avec une seule des deux
fonctionnant. En cas de panne ou pour une action de maintenance le montage permet alors de
continuer à fonctionner en démarrant la deuxième pompe.
Intérêt des couplages :
Le couplage de pompe n'est pas forcément avantageux pour le coût de fonctionnement de
l'installation: autrement dit, une "grosse" pompe est souvent plus économique que l'association
en série de deux "petites" pompes. Il faut donc examiner chaque cas particulier avant de trancher.
Il faut de plus éviter la généralisation:
on peut montrer parfois que pour un réseau présentant de fortes pertes de charge le couplage en
série permet un débit plus important que celui en parallèle. Concernant les pompes centrifuges,
l'utilisation de pompes centrifuges multicellulaires est préférée à l'utilisation en série de plusieurs
pompes centrifuges.
Choix d’une canalisation et d’une pompe :
Le choix du diamètre et du matériau d'une canalisation doit être adapté au liquide ou à la
suspension qui doit le parcourir. Un liquide corrosif ne pourra être véhiculé par une canalisation
en acier ordinaire. On devra choisir le diamètre pour l'écoulement d'une suspension de telle
manière que la vitesse d'écoulement ne soit pas inférieure à 0,3 - 0,6 m.s-1 pour éviter le dépôt de
particules. De même la vitesse ne pourra être supérieure à 4 - 5 m.s-1afin d'éviter une usure trop
rapide de la conduite. Dans l'industrie, la vitesse des liquides dans les canalisations est
pratiquement toujours comprise entre 0,5 et 5 m.s-1 Connaissant le débit qu'on souhaite utiliser,
le choix de la vitesse d'écoulement et par suite du diamètre découle de la recherche d'un optimum
économique. Un diamètre plus grand entraîne un investissement plus important mais se traduit
par une perte de charge plus faible et donc des frais de fonctionnement plus bas.
Le choix d'une pompe va résulter en premier lieu d'une analyse des éléments du circuit
(différence d'altitude, pressions des réservoirs, nature et température du liquide, présence
d'accidents, matériau et caractéristiques géométriques de la canalisation).
Cette analyse va permettre de déterminer la hauteur manométrique totale nécessaire pour le
débit souhaité ainsi que le [Link]. L'utilisation des caractéristiques des pompes fournies
par le constructeur intervient alors pour choisir une pompe remplissant toutes les exigences.
Caractéristiques générales des pompes centrifuges.
Les caractéristiques d’une pompe centrifuge sont présentées pour une vitesse de rotation
constante et en fonction du débit Q (en m3/h ou l/s) et qui sont :
Hauteur manométrique Hm en m
Puissance absorbée en kw
Rendement η en %
Une pompe centrifuge est une machine tournante destinée а communiquer au liquide pompé une
énergie suffisante pour provoquer son déplacement dans un réseau hydraulique comportant en
général une hauteur géométrique d‘élévation de niveau (Z), une augmentation de pression (p) et
toujours des pertes de charges. Une pompe centrifuge est constituée principalement par une roue
а ailettes ou aubes (rotor) qui tourne а l’intérieur d’un carter étanche appelé corps de pompe.
Pour améliorer le rendement de la pompe, on peut intercaler entre le rotor et la volute une roue
fixe appelée diffuseur qui est munie d’aubes de courbure convenable. Le calcul des pompes
centrifuges s’effectue par l’analyse dimensionnelle et par le théorème d’Euler.
Les constructeurs fournissent les caractéristiques des pompes en fonction du débit (souvent en
m3/h) pour des conditions données (nature du liquide, vitesse du moteur pour une pompe
centrifuge ou fréquence et course du piston pour une pompe à membrane). Une Caractéristique
de pompe dépend uniquement de la construction de la pompe. Les caractéristiques fournies sont
la hauteur manométrique totale, la puissance consommée par le moteur (kW), le rendement et le
[Link]. La Hmt permet le choix de la pompe pour une courbe de réseau imposée
Le [Link] permet en fonction des caractéristiques du circuit d'aspiration de connaître la
valeur limite de débit avec laquelle la pompe peut fonctionner sans risque de cavitation. Le
rendement renseigne sur la zone de débit où le rendement est plus élevé: ainsi, il peut être
économiquement avantageux de se placer à un débit plus faible (si bien sûr celui-ci
n'est pas imposé par le procédé) en augmentant artificiellement la perte de charge sur le
circuit de refoulement (utilisation d'une vanne de réglage). La puissance consommée pour un
débit donné permet de connaître le coût de fonctionnement de la pompe.
.
b)
COUP DE BELIER
Lorsqu'un liquide circule dans une canalisation а une vitesse de quelques mètre par seconde
(vitesse habituelle dans une canalisation), il se produit dans certaines circonstances le
phénomène du coup de bélier. C'est le cas notamment de la fermeture brusque d'une vanne ou de
l'arrêt d'une pompe. Ces événements peuvent correspondre а des manœuvres normales sur la
canalisation ou а des incidents (panne d'une pompe, erreur de manipulation des vannes).
L'interruption rapide d'un écoulement nécessite l'intervention de forces de
pression très importantes. Des ondes mécaniques apparaissent dans les canalisations avec des
phénomènes de réflexion sur les accidents de la canalisation. Les effets sont particulièrement
néfastes pour les tuyaux qui ne peuvent supporter des variations de pressions trop importantes.
Pour remédier aux coups de bélier, on peut utiliser des vannes а fermeture lente (on remédie а la
cause du coup de bélier) ou des réservoirs anti béliers qui permettent une diminution de leurs
effets. Ceux-ci communiquent avec un point de la canalisation et sont placés au-dessus d'elle. Ils
sont constitués par une capacité remplie partiellement de liquide et dont la partie haute est sous
pression d'air. Les variations de pression dans le tuyau sont donc amorties par les variations de
volume de la partie remplie d'air.
Coups de bélier :
C’est un choc hydraulique. Il est dû à une ouverture ou fermeture brutale d’une vanne
(accélération ou décélération importante de l’écoulement du liquide). Il provoque des
vibrations et il peut détériorer des composants du circuit.
Lorsqu'un liquide circule dans une canalisation à une vitesse de quelques mètre par seconde
(vitesse habituelle dans une canalisation), il se produit dans certaines circonstances le
phénomène du coup de bélier. C'est le cas notamment de la fermeture brusque d'une vanne ou
de l'arrêt d'une pompe. Ces événements peuvent correspondre à des manoeuvres normales sur
la canalisation ou à des incidents (panne d'une pompe, erreur de manipulation des vannes).
L'interruption rapide d'un écoulement nécessite l'intervention de forces de pression très
importantes. Des ondes mécaniques apparaissent dans les canalisations avec des phénomènes
de réflexion sur les accidents de la canalisation. Les effets sont particulièrement néfastes pour
les tuyaux qui ne peuvent supporter des variations de pressions trop importantes. Pour
remédier aux coups de bélier, on peut utiliser des vannes à fermeture lente (on remédie à la
cause du coup de bélier) ou des réservoirs antibéliers qui permettent une diminution de leurs
effets. Ceux-ci communiquent avec un point de la canalisation et sont placés au-dessus d'elle.
Ils sont constitués par une capacité remplie partiellement de liquide et dont la partie haute est
sous pression d'air. Les variations de pression dans le tuyau sont donc amorties par les
variations de volume de la partie remplie d'air.
Protections anti-belier
On distingue les anti-béliers spécifiques des anti-béliers non spécifiques (Bonnin 1983).
Parmi les premiers, les vannes а fermeture lente permettent d’empêcher les coups de bélier
dus а une fermeture brutale de vanne ; ces dispositifs sont en revanche inefficaces contre
les arrêts brutaux de pompes, toujours susceptibles de se produire (panne du moteur,
coupure d’alimentation, manœuvre involontaire, etc.).
Les anti-béliers non spécifiques ne cherchent pas à empêcher les coups de bélier mais а
atténuer leurs effets. Dans la mesure ou ils ne protègent pas entre le lieu de génération du
coup de bélier et leur localisation, ils doivent être installés а des endroits bien spécifiques.
Une soupape est ainsi un dispositif qui s’ouvre а la pression atmosphérique lorsque la
pression dans la conduite devient supérieure а une valeur seuil. Ce faisant, la soupape
laisse échapper un certain débit. Utile contre les surpressions, ce dispositif est en revanche
complètement inefficace contre les dépressions.
Pour atténuer aussi bien les surpressions que les dépressions, une méthode consiste а
Tempérer les variations de pression dans la conduite par des variations de masse dans un
réservoir associé.