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Guide de l'éclairage architectural

Le Guide présente des principes fondamentaux de l'éclairage architectural, en abordant à la fois l'éclairage intérieur et extérieur, ainsi que des études quantitatives et qualitatives. Il met en avant l'évolution de la perception visuelle et l'importance des études axées sur la perception dans la conception de l'éclairage. Richard Kelly, pionnier dans ce domaine, a introduit des concepts tels que l'ambient luminescence, le focal glow et le play of brilliants pour améliorer l'expérience visuelle.

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Guide de l'éclairage architectural

Le Guide présente des principes fondamentaux de l'éclairage architectural, en abordant à la fois l'éclairage intérieur et extérieur, ainsi que des études quantitatives et qualitatives. Il met en avant l'évolution de la perception visuelle et l'importance des études axées sur la perception dans la conception de l'éclairage. Richard Kelly, pionnier dans ce domaine, a introduit des concepts tels que l'ambient luminescence, le focal glow et le play of brilliants pour améliorer l'expérience visuelle.

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E Guide

Notions de base Le Guide fournit des informations


détaillées sur les principes physi-
ques de l’éclairage et suggère des
solutions à des situations concrè-
tes : une véritable encyclopédie
de l’éclairage architectural. Les
modules de savoir exploitent les
potentialités interactives d’Inter-
net pour illustrer par exemple des
phénomènes et des expériences
Concevoir avec de la lumière temporels, ou encore la différence
entre plusieurs solutions :
[Link]/guide

Eclairage intérieur

Eclairage extérieur

Commande de la lumière

Technique d'éclairage

Simulation et calcul

Glossaire

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 1


E Guide
Notions de base

Décrire la perception visuelle


implique non seulement de repré-
senter l'oeil en tant que système
optique, mais aussi d'expliquer
l'interprétation de l'image perçue.
La psychologie et les objets de
la perception contribuent à une
Histoire Voir et percevoir meilleure compréhension dans le
cadre d'études d'éclairage.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 2


E Guide
Notions de base
Histoire

Jusqu’au XVIIIe siècle, seules


deux sources lumineuses étaient
envisageables : l’une naturelle, à
savoir la lumière du jour, et l’autre
artificielle, la flamme, utilisée
depuis l’âge de pierre. Ces deux
types d’éclairage ont déterminé
Etudes d’éclairage Etudes d’éclairage Etudes d’éclairage pendant longtemps la vie et l’ar-
quantitatives qualitatives axées sur la percep- chitecture de notre civilisation.
tion L’éclairage au gaz et, plus tard,
l’électricité marquèrent ensuite
les débuts d’une nouvelle ère.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 3


E Guide
Notions de base | Histoire
Etudes d’éclairage quantitatives

L’éclairage électrique a fait des


éclairements semblables à la
lumière naturelle une gageure
technique. A la fin du XIXe siècle,
l’emploi de pylônes pour éclairer
les rues présentait plus d’incon-
vénients que d’avantages en
raison des ombres portées et de
l’éblouissement générés. De fait,
cette forme d’éclairage extérieur
a rapidement disparu.
Si l’insuffisance des sources
lumineuses a été le principal pro-
blème au départ, l’abondance de
lumière et la façon dont y remé-
dier intelligemment ont ensuite
prédominé. L’industrialisation
croissante a conduit à examiner
l’influence de l’éclairement et
du type d’éclairage adoptés aux
postes de travail sur l’efficacité
de la production. D’innombra-
bles ouvrages de régulation, des
éclairements minimaux, des qua-
lités de rendu des couleurs et de
limitation de l’éblouissement ont
ainsi été définis. Au-delà des pos-
tes de travail, cette normalisation
a servi de directive à l’éclairage et
détermine aujourd’hui encore la
Pylône d’éclairage aux Etats-Unis réalisation des études d’éclairage.
(San José 1885) Cette approche ignorait cepen-
dant la psychologie de la percep-
tion. Le mode de perception des
structures par l’individu et l’es-
thétique produite par l’éclairage
n’étaient pas considérés par les
règles quantitatives de l’éclairage.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 4


E Guide
Notions de base | Histoire
Etudes d’éclairage qualitatives

Une approche exclusivement


physiologique de la perception
humaine a donné lieu à des
concepts d’éclairage peu satisfai-
sants. Une nouvelle philosophie,
tournée vers des aspects autres
que quantitatifs, est née ainsi
aux Etats-Unis après la Seconde
Guerre mondiale. L’élargissement
de la physiologie du système
visuel à la psychologie de la per-
ception a permis d’appréhender
tous les facteurs en interaction
entre l’individu qui perçoit, les
objets qui sont vus et le médium
lumière qui transmet. Les études
d’éclairage axées sur la perception
ne donnaient plus la priorité à la
quantité, que ce soit de l’éclaire­
ment ou de la répartition de la
luminance, mais à la qualité.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 5


E Guide
Notions de base | Histoire
Etudes d’éclairage axées sur la perception

Dans les années 60, les études


d’éclairage axées sur la percep-
tion considéraient l’individu et
ses besoins comme un facteur
actif de la perception, et non plus
comme le simple spectateur d’un
environnement visuel. Le concep-
Richard Kelly William Lam teur a analysé l’importance des
différents domaines et fonctions
impliqués. La hiérarchie ainsi défi-
nie a permis de planifier l’éclai-
rage au titre de troisième facteur
et de le modeler en conséquence.
Cette approche nécessitait des
critères qualitatifs et un voca­
bu­laire ad hoc. Cela fut fait en
décrivant les impératifs relatifs
à une installation d’éclairage et
les fonctions de la lumière.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 6


E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
Richard Kelly

Introduction Richard Kelly (1910-1977) fut un


pionnier des études d’éclairage
qualitatives, qui associa les énon-
cés de la psychologie perceptive
et l’éclairage scénique en un con­-
cept homogène. Kelly s’est déta-
ché de la contrainte d’un éclai-
rement uniforme comme critère
central des études d’éclairage.
Il a remplacé la question de la
quantité de lumière par celle des
différentes qualités de lumière,
par une série de fonctions de
l’éclairage axées sur l’observateur
qui perçoit. Kelly a ainsi distingué
dans les années 50 trois fonctions
fondamentales : l’ambient lumi-
nescence (lumière pour voir), le
focal glow (lumière pour mettre
en valeur) et le play of brilliants
(lumière pour décorer).

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 7


E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
Richard Kelly

Lumière pour voir complètes. Il n’est pas question


L’ambient luminescence est la d’une part d’éclairage en vue d’un
première et principale forme éclairement soi-disant optimal,
de lumière définie par Kelly, un mais d’un éclairage différencié,
terme qui peut être traduit par fondé sur l’ambient light.
« lumière pour voir ». Cet élé-
ment assure l’éclairage général
de l’environnement, garantit la
visibilité de l’espace environnant,
des objets et des individus qui
s’y trouvent. Par son approche
globale et homogène, cette forme
d’éclairage, qui sert à s’orienter
et à agir, recoupe largement les
principes des études d’éclairage
quantitatives. En revanche, la
lumière pour voir n’est pas un
objectif ; elle n’est que la clé de
voûte d’études d’éclairage plus

Lumière pour mettre en valeur gênantes sont mises en retrait par


Pour parvenir à une différencia- un éclairement moindre. Rapide
tion, Kelly a dégagé une deuxième et sûre, la diffusion des informa-
forme de lumière : le focal glow, tions s’en trouve facilitée. L’en-
soit la « lumière pour mettre vironnement visuel est reconnu
en valeur ». La lumière avait là dans ses structures et la signifi-
expressément pour rôle inédit de cation des objets qu’il comporte.
participer activement à la trans- Cela vaut autant pour l’orienta-
mission d’informations. Il était en tion dans l’espace – savoir repérer
effet apparu que les zones éclai- rapidement les entrées principale
rées attiraient inévitablement et secondaire par exemple – que
l’attention. D’où la conclusion pour la mise en valeur d’objets,
qu’une répartition adéquate de la en particulier des marchandises
luminosité permet de hiérarchiser ou les précieuses sculptures d’une
l’abondance des informations en collection.
présence. Les zones essentielles
sont ainsi mises en valeur par
un éclairage appuyé, alors que
les informations secondaires ou

Lumière pour décorer


La troisième forme de lumière, le
play of brilliants, ou la « lumière
pour décorer », découle de la cons-
tatation que la lumière n’est pas
uniquement vectrice d’informa-
tions, mais qu’elle est elle-même
une information. C’est le cas des
effets de brillance produits par des
sources lumineuses ponctuelles
sur des matériaux réfléchissants
ou réfracteurs. La source de lumiè-
re peut également être elle-même
brillante. Dans des espaces de
représentation, la « lumière pour
décorer » donne vie au lieu, ins-
taure une ambiance. L’effet tradi-
tionnel des lustres et des bougies
est repris dans les études d’éclai-
rage modernes par des sculptures
lumineuses ou la brillance créée
sur des surfaces éclairées.

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E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
Richard Kelly

Glass House soulignent les arbres au deuxième


et à l’arrière plan, rendant visible
Architecte : Philip Johnson le paysage alentour.
Lieu : New Canaan, Connecticut,
1948-1949 Les illustrations ont été aimable­
ment prêtées par la collection
Richard Kelly a mis au point Richard Kelly.
dans la Glass House les principes
fondamentaux de l’éclairage inté­
rieur et extérieur qu’il appliquera
ultérieurement à de multiples
édifices, privés et commerciaux.
S’agissant de la lumière solaire,
Kelly évite les jalousies, qui selon
lui entravent la vue et nuisent à
l’impression d’espace. De jour, il
réduit le fort contraste de lumi-
nosité entre l’intérieur et l’exté-
rieur par un éclairage gradué des
murs internes. De nuit, il tient
compte de la réflexion de la faça-
de vitrée et conserve le sentiment
d’espace. Kelly a en effet élaboré
un concept qui prévoit l’utilisa­
tion de bougies à l’intérieur pour
créer éclat et dynamisme. A l’exté­-
rieur, plusieurs éléments d’éclai-
rage assurent la perspective
depuis l’habitat et génèrent une
profondeur spatiale : placés sur
le toit, des projecteurs de forte
puissance éclairent la pelouse les
arbres aux abords immédiats de
la maison. D’autres projecteurs
Seagram Building
Architectes : Ludwig Mies van der
Rohe and Philip Johnson
Lieu : New York, New York, 1957
Pour le Seagram Building, il s’agis­-
sait d’édifier une tour de lumière
reconnaissable de loin. En colla-
boration avec Mies van der Rohe
et Philip Johnson, Richard Kelly y
est parvenu en faisant irradier le
bâtiment – par le biais de plafonds
de lumière dans les étages de
bureaux. Un système d’éclairage
basé sur deux niveaux d’éclaire-
ment permet de faire des écono­
mies d’énergie durant la nuit. Le
soubassement illuminé donne
l’impression d’un gratte-ciel qui
flotte au-dessus de la rue. Le soir,
l’éclairage vertical homogène du
cœur du bâtiment par des encas-
trés au plafond assure une vue
nocturne impressionnante sur
l’édifice, tandis qu’un tapis de
lumière s’étend de l’intérieur à
l’esplanade. De jour, le dispositif
brise-soleil respecte l’homogéné­
ité de la façade : seules trois posi-
tions sont possibles pour régler
les jalousies – ouvert, fermé et
semi-ouvert.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 9


E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
Richard Kelly

New York State Theater


Lincoln Center for the Performing
Arts
Architecte : Philip Johnson
Lieu : New York, New York, 1965
Pour le New York State Theater,
Richard Kelly a étudié les struc-
tures cristallines pour mettre
au point le lustre de la salle
de spectacle et l’éclairage des
parapets des balcons du foyer.
D’un diamètre supérieur à trois
mètres, le lustre se compose d’une
myriade de petits « diamants de
lumière ». Dans le foyer, les appa-
reils d’éclairage appliqués aux
parapets brillent tels les joyaux
d’une couronne, soulignant la
noblesse du lieu. Dissimulées par
des écrans, les sources lumineuses
produisent de forts reflets inter-
nes grâce leur structure à multi­
ples facettes, d’où les effets de
brillance comparables au scintille-
ment de pierres précieuses. Kelly
a également conçu l’éclairage des
autres espaces du Lincoln Center
à l’exception de l’intérieur du
Metropolitan Opera House.

Kimbell Art Museum


Architecte : Louis I. Kahn
Lieu : Fort Worth, Texas, 1972
Dans le Kimbell Art Museum, ­l’uti­-
lisation habile de la lumière natu-
relle résulte du travail commun
mené par Louis Kahn et Richard
Kelly. Kahn a développé une série
de galeries voûtées orientées
nord-sud, percées en leur centre
par une fente de lumière. Kelly
a élaboré le système de guidage
de la lumière à partir de plaques
d’aluminium bombées et per-
forées, laissant ainsi filtrée la
lumière diurne pour atténuer le
contraste entre le réflecteur et
la voûte de béton éclairée par
la lumière naturelle. La partie
centrale de la coque d’aluminium
n’est pas perforée cependant,
afin d’éviter toute lumière du jour
directe. Les zones sans impératifs
en termes de protection contre
les rayons ultraviolets, comme
l’entrée ou le restaurant, ont été
dotées d’un réflecteur entière-
ment perforé en revanche. Le
calcul du contour du réflecteur
et des propriétés de la lumière
correspondantes furent calculés,
déjà à l’époque, par ordinateur.
Des rails lumière et des projec-
teurs ont été intégrés à la partie
inférieure du système de guidage
de la lumière. Quant aux cours
intérieures, Kelly a suggéré d’uti-
liser des plantes en vue d’adoucir
la dureté de la lumière du jour
pénétrant à l’intérieur.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 10


E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
Richard Kelly

Yale Center For British Art


Architecte : Louis I. Kahn
Lieu : New Haven, Connecticut,
1969-1974
Pour éclairer le Yale Center for
British Art, Louis Kahn a mis
au point avec Richard Kelly un
système de puits de lumière. Les
tableaux du musée devaient en
effet être exclusivement éclairés
par la lumière diurne les jours
ensoleillés et couverts. La lumière
artificielle ne devait intervenir
qu’en cas de très faible lumière
naturelle. Assortis d’un dispositif
de lames fixes sur leur partie
supérieure, les lanterneaux lais-
sent ainsi pénétrer la lumière du
nord tout en modérant l’incidence
directe, sur les murs ou le sol,
de la lumière du soleil au zénith.
Les puits de lumière se compo­-
sent d’une coupole supérieure
en plexiglas avec protection
anti-UV et d’un assemblage où
se superposent un panneau syn-
thétique dépoli protégeant de
la poussière, d’un paralume très
brillant et d’une double lentille
prismatique synthétique sur la
partie inférieure. Sous les lanter-
neaux, des rails lumière suppor-
tent des projecteurs à faisceau
mural et des projecteurs. Une
maquette grandeur nature et
des calculs par ordinateur ont
accompagné les études réalisées.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 11


E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
William Lam

Introduction William M. C. Lam (1924-), l’un


des plus fervents partisans des
études d’éclairage axées sur la
qualité, élabore dans les années
70 un catalogue de critères, au
sens d’un vocabulaire systéma-
tique pour la description con-
textuelle des impératifs relatifs
à une installation d’éclairage. Il
distingue deux grands groupes
de critères : les activity needs,
c’est-à-dire les exigences qui
naissent de l’interaction active
avec un environnement visuel, et
les biological needs, qui dans tout
contexte correspondent aux exi-
gences psychologiques associées
à l’environnement visuel.

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 12


E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
William Lam

Activity needs tives, Lam s’oppose pourtant à


Les activity needs décrivent les un éclairage général déterminé
exigences qui naissent de l’inte- par l’impératif visuel le plus exi-
raction active avec un environne- geant. Il privilégie plutôt l’analyse
ment visuel. Celles-ci dépendent différenciée de l’ensemble des
avant tout des propriétés des exigences visuelles en présence
impératifs visuels en présence. en termes de lieu, de type et de
L’analyse des activity needs fréquence.
recoupe largement les critères
de l’éclairage quantitatif et les
objectifs des études d’éclairage
sont également en grande partie
identiques dans les deux domai-
nes. On recherche un éclairage
fonctionnel, qui crée les condi-
tions optimales pour chaque acti-
vité – qu’il s’agisse de travail, de
déplacement dans l’espace ou de
loisirs. Contrairement aux tenants
des études d’éclairage quantita-
Biological needs ments qui surviennent dans cet
Lam considère le deuxième environnement sont ainsi perçus
ensemble de son système, celui immédiatement : le comporte-
des biological needs, comme le ment peut s’y adapter sans délai.
plus important. Les biological L’évaluation émotionnelle d’un
needs correspondent, dans tout environnement visuel dépend
contexte, aux exigences psycho­ notamment beaucoup de la capa-
lo­giques associées à l’environne­ cité de celui-ci à présenter claire-
ment visuel. Alors que les activity ment les informations requises ou
needs résultent d’une interaction à les dissimuler.
consciente avec l’environnement
et visent une certaine fonction­
nalité dans cet environnement
visuel, les biological needs se
rapportent à des besoins large-
ment inconscients, décisifs pour
l’évaluation émotionnelle d’une
situation. Ils visent le bien-être
dans un environnement visuel
donné. Pour les définir, Lam part
du constat que notre attention
ne s’attache à un impératif visuel
unique que dans les moments de
grande concentration. Elle s’étend
au contraire presque toujours à
l’observation d’un environnement
dans sa globalité. Les change-
Orientation quittant les lieux qu’on peut
Parmi les exigences psychologi- combler le déficit d’information
ques fondamentales associées à ressenti.
un environnement visuel, Lam
évoque en premier lieu le besoin
d’orientation non équivoque.
Orientation se comprend ici
d’abord au sens spatial. Il s’agit
alors d’identifier les objectifs à
atteindre et les chemins qui y
mènent, dans une situation spa-
Orientation Heure tiale présentant entrées, sorties
et autres offres spécifiques à
l’environnement donné, que ce
soit un hall d’immeuble ou un
département de grand magasin.
L’orientation comprend cepen-
dant aussi des informations sur
d’autres aspects de l’environne-
ment, comme l’heure, la météo ou
les événements qui surviennent.
Si ces informations manquent,
par exemple dans les espaces clos
des magasins ou dans les couloirs
des grands bâtiments, l’environ-
Météo Environnement nement est perçu comme artifi-
ciel et étouffant. Ce n’est qu’en

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 13


E Guide
Notions de base | Histoire | Etudes d’éclairage axées sur la perception
William Lam

Compréhension toires, l’espace se présente ainsi


Un deuxième groupe d’exigences comme un ensemble visuellement
psychologiques concerne la vision compréhensible de caractéristi-
globale et la compréhension des ques bien ordonnées. La présence
structures environnantes. L’essen- d’une perspective panoramique
tiel est ici la visibilité de l’ensem- ou de points attirant le regard,
ble des espaces. Elle détermine le par exemple d’œuvres d’art, est
sentiment de sécurité qui ressort également déterminante pour
d’un environnement visuel. Les notre détente.
espaces sombres, comme les sou-
terrains ou les couloirs des grands
Sécurité Structuration immeubles, dissimulent les dan-
gers potentiels, tout comme les
pièces suréclairées et aveuglantes.
L’appréhension d’ensemble ne vise
pas seulement une visibilité com­
plète, mais également la structu-
ration de l’espace, le besoin d’un
environnement univoque et
ordonné. Sont ressenties positive-
ment les situations dans lesquel-
les formes et structure de l’archi-
tecture sont claires, mais aussi où
les domaines visuels essentiels se
détachent nettement de l’arrière-
Perspective plan. Au lieu d’un flux d’informa-
tions confuses voire contradic-
Communication
Un troisième domaine d’exigences
concerne l’équilibre entre notre
besoin de communication et la
nécessité de jouir d’une sphère
privée bien délimitée. Les deux
extrêmes, isolement complet et
entière accessibilité aux regards,
sont ressentis négativement ; une
pièce doit permettre le contact
avec autrui, tout en ménageant
Accessibilité au regard d’autrui Communication des espaces privés. Pour cela,
on peut par exemple recourir à
un îlot de lumière, qui isole un
groupe de sièges ou une table de
conférence au sein d’un espace
plus vaste.

Contemplation

Edition : 01.01.2013 | Version actuelle sur [Link] 14


E Guide
Notions de base
Voir et percevoir

Nous percevons la plupart des


informations sur notre environ-
nement à travers nos yeux. Dans
ce contexte, la lumière n’est pas
qu’un prérequis, qu’un mais le
moyen de voir. Par son intensité,
sa répartition et ses propriétés,
Physiologie de l’œil Psychologie de la Constance elle crée les conditions qui vont
vision influencer notre perception. Les
études d’éclairage passent donc
par celles de notre environnement
visuel. Leur objectif est d’instau-
rer les conditions de perception
qui garantissent un travail effi-
cace, une orientation sûre et un
sentiment de bien-être dans un
environnement esthétique adap-
té. Les caractéristiques physiques
d’une situation d’éclairage peu-
vent être calculées et mesurées,
mais, au final, seules l’impression
Perception des formes Objets de la percep- réellement produite sur l’homme
tion et sa perception subjective déter-
minent la réussite d’un concept
d’éclairage.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 15


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir
Physiologie de l’œil

Considérer l’œil comme un sys-


Sunlight tème optique ne suffit pas à
E (lx)
100 000
Overcast sky
Task lighting
décrire la perception visuelle de
10 000
1000
Circulation zone lighting l’homme : cette perception ne
100
Street lighting
Moonlight
repose pas sur la représentation
10
1
d’un environnement donné sur la
rétine, mais sur l’interprétation
Système optique Récepteurs Adaptation de cette représentation, sur la
distinction entre des objets aux
propriétés constantes et un envi-
ronnement instable.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 16


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Physiologie de l’œil
Système optique

Œil et appareil photo Pour tenter de comprendre le pro­ du contour des objets. Mais ces
cessus de perception, on compare défauts sont corrigés au moment
l’œil à un appareil photo : via du traitement de l’image par le
un système lenticulaire réglable, cerveau.
l’appareil photo projette sur un
film l’image inversée d’un objet ;
un diaphragme assure alors le
réglage de la quantité de lumière.
Après développement et inversion
par agrandissement, on obtient
enfin une image bidimensionnelle
Aberration sphérique. Les objets de l’objet. De la même façon avec
représentés sont déformés par la l’œil, une lentille déformable
courbure de la rétine. projette une image inversée sur le
fond de l’œil, l’iris fait office de
diaphragme et la rétine, photo-
sensible, joue le rôle du film. De
la rétine, l’image est transmise au
cerveau par le nerf optique pour y
être rétablie dans une zone déter-
minée – le cortex visuel – et être
rendue consciente.
L’œil induit cependant des diffé-
rences entre la perception réelle
et l’image sur la rétine. Il s’agit de
prendre en compte la déformation
spatiale de l’image par la projec-
tion sur la surface incurvée de la
rétine et l’aberration chroma­tique
: une lumière de différentes lon-
gueurs d’ondes est plus ou moins
réfractée, générant une irisation
Aberration chromatique. Les
objets représentés sont flous et
leurs contours irisés en raison
d’une réfraction divergente des
couleurs spectrales.

Perspective Mettons Prenons des objets


répartis dans l’espace : les images
perçues par la rétine sont défor-
mées par la perspective. Ainsi, un
rectangle y sera-t-il apparenté à
un trapèze. Or cette image peut
également résulter d’une sur-
face trapézoïdale vue de front.
Une seule forme est perçue :
le rectangle qui a donné lieu à
cette image. La perception d’une
Perception constante d’une forme forme rectangulaire peut même
malgré l’altération de l’image de être con­stante si l’observateur ou
la rétine due au changement de l’objet bougent, alors que le chan-
perspective. gement de perspective modifie
constamment la forme de l’image
projetée sur la rétine.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 17


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Physiologie de l’œil
Récepteurs

Récepteurs Deux types de récepteurs exis-


tent : les cônes et les bâtonnets.
Quant à la répartition spatiale,
elle n’est pas uniforme. Un point,
la tache aveugle, est dépourvu de
tout récepteur. Il s’agit de la zone
située sur la rétine, où le nerf
optique rejoint le globe oculaire.

Densité des récepteurs La densité des récepteurs est par-


ticulièrement élevée sur la zone
de la rétine située au centre de
la macula : la fovéa. Le nombre
de cônes y est particulièrement
important. Il décroît progressive­
ment vers la périphérie où se
trouvent les bâtonnets, complè­
tement absents de la fovéa.

Nombre N de cônes et de
­bâtonnets sur le fond de l’œil
en rapport avec l’angle visuel.

Bâtonnets Par rapport aux cônes, les bâton- de leur très grande photosensibi-
nets constituent le plus vieux sys- lité, ils ne sont activés que pour
tème de l’histoire de l’évolution. la vision nocturne, au-dessous
Entre autres caractéristiques, ils d’environ 1 lx. La vision nocturne
sont très photosensibles et très se caractérise essentiellement
perceptifs aux mouvements inter- par la disparition des couleurs, la
venant dans l’ensemble du champ faiblesse de l’acuité visuelle et la
visuel. En revanche, les bâtonnets meilleure visibilité des objets peu
ne permettent pas de voir les cou­ lumineux en périphérie du champ
leurs ; l’acuité visuelle est faible visuel. Ces particularités sont
et aucun objet ne peut être fixé directement liées aux propriétés
La sensibilité relative des cônes V ni donc observé avec précision au du système de photorécepteurs à
et des bâtonnets V’ par rapport à centre du champ visuel. En raison bâtonnets.
la longueur d’onde.

Cônes Les cônes forment un système aux automatiquement vers le point


propriétés diverses, qui détermine concerné, qui sera alors représen-
notre vision en cas de forte lumi- té dans la fovéa pour être mieux
nosité, autrement dit de jour ou perçu. Outre des mouvements
en présence de lumière artificielle. soudains et des couleurs ou des
Les cônes sont peu photosensi­ motifs voyants, la présence de
bles et sont concentrés au centre, luminances élevées attire égale-
autour de la fovéa. Ils permettent ment considérablement le regard.
de voir les couleurs et d’observer Notre attention peut donc être
avec une acuité visuelle aiguë les dirigée par le biais de la lumière.
objets fixés, dont l’image est par
La sensibilité chromatique conséquent au niveau de la fovéa.
­spectrale des cônes par rapport A l’inverse des bâtonnets, le systè-
à la longueur d’onde. me de photorécepteurs à cônes ne
perçoit pas l’ensemble du champ
visuel de manière homogène ; il
en perçoit avant tout le centre. Le
pourtour du champ visuel n’est
toutefois pas sans influence : si
des phénomènes intéressants s’y
produisent, le regard se dirigera

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 18


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Physiologie de l’œil
Adaptation

Jour et nuit L’œil se distingue notamment


E (lx) par sa capacité d’adaptation à
Sunlight 100 000 différentes conditions d’éclairage.
Overcast sky 10 000
Task lighting 1000
Nous percevons en effet notre
Circulation zone lighting 100 environnement tant au clair de
Street lighting 10 lune qu’à la lumière solaire, pour
Moonlight 1 un écart d’éclairement d’environ
100 000 fois supérieur. L’œil est
même capable de percevoir une
étoile peu lumineuse dans le ciel
L (cd/m2)
nocturne, qui n’atteint que 10 à
Sunlight 1000 000 000 12 lx d’éclairement au niveau de
Incandescent lamp (matt finish) 100 000 l’œil.
Fluorescent lamp 10 000
Sunlit Clouds 10 000
Blue sky 5 000
Luminous ceiling 500
Louvred luminaires 100
Preferred values in interior spaces 50–500
White paper at 500 lx 100
Monitor (negative) 10–50
White paper at 5 lx 1

Eclairement E et luminance L
typiques en présence de lumière
naturelle et artificielle

Luminance 1 L’œil doit sa faculté d’adaptation objets assortis de luminances


à l’éclairement à la pupille, pour trop élevées pour un niveau
2
une infime part, mais surtout à la d’adaptation donné deviennent
3 rétine. Les systèmes de photoré- aveuglants ; ils donnent l’impres-
cepteurs à bâtonnets et à cônes sion d’une clarté intense et uni-
4 couvrent alors des plages d’inten- forme. A l’inverse, les objets peu
5
sités lumineuses diverses, celui lumineux semblent uniformément
6 7 L (cd/m2) des bâtonnets pour vision noc- sombres.
10 -8 10 -6 10 -4 10 -2
10 0 10 2 10 4 10 6 10 8 turne (vision scotopique), celui
des cônes pour la vision diurne
(vision photopique), les deux
Plages de luminance L du système intervenants ensemble pour les
de photorécepteurs à bâtonnets phases de transition de la vision
(1), de la vision mésopique (2) crépusculaire (vision mésopique).
et du système à cônes (3). Lumi- Si la vision est possible sur une
nances (4) et luminances privilé- vaste plage de luminances, la per-
giées (5) en intérieur. Seuil visuel ception des contrastes est nette-
absolu (6) et seuil d’éblouisse- ment limitée selon les différentes
ment absolu (7). situations d’éclairage. En effet,
l’œil est incapable de couvrir la
totalité des plages des luminances
visibles ; il s’adapte chaque fois à
une intime partie, ce qui permet
une perception différenciée. Les

Temps d’adaptation L’adaptation à des situations que dans une certaine mesure et
plus lumineuses est relativement l’adaptation à un nouveau niveau
rapide, contrairement à l’adapta- d’éclairement demande du temps.
tion à l’obscurité qui peut néces- Tout cela n’est évidemment pas
siter nettement plus de temps. Le sans incidence sur les études
passage de l’obscurité d’une salle d’éclairage, notamment lorsqu’il
de cinéma à la lumière du jour, ou s’agit d’établir différents niveaux
l’aveuglement provisoire causé de de luminance dans une pièce ou
nuit par l’entrée dans un local très d’adapter les niveaux d’éclaire-
faiblement éclairé sont de parfaits ment des zones limitrophes.
exemples de sensibilité à l’éblouis-
sement. De même, l’œil ne peut
traiter les contrastes de luminance

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E Guide
Notions de base | Voir et percevoir
Psychologie de la vision

Pour comprendre la perception


visuelle, la transmission des
informations relatives à l’image
importe moins que le processus
de transposition de ces informa-
tions, la formation des impres-
sions visuelles. Notre faculté à
Contour Forme globale Couleur percevoir notre environnement
de façon organisée est-elle innée
ou acquise ? Les impressions sen-
sorielles recueillies de l’extérieur
sont-elles les seules à intervenir
sur l’image perçue ou le cerveau
transpose-t-il ces stimuli en une
image perceptible, par le biais de
principes d’agencement propres ?
Une réponse explicite à ces ques-
tions paraît difficile ; la psycho-
logie perceptive se divise ici en
plusieurs directions.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 20


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Psychologie de la vision

Contour L’expérience accumulée et les


attentes préconçues qu’elle impli-
que peuvent être si intenses que
les éléments manquants d’une
forme peuvent être complétés
ou des détails isolés être perçus
différemment pour adapter l’objet
en question à ces attentes. C’est
le cas d’une forme perçue dont
les contours sont masqués par la
formation d’ombres.

Forme globale L’expérience accumulée permet


de reconnaître une forme globale
par la seule vision de détails clés.

Couleur Le graphique explicite la façon


dont une couleur s’adapte au
motif perçu. Ici, la couleur du
point central gris s’adapte au
blanc et au noir des motifs à cinq
points qu’il permet de former.

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E Guide
Notions de base | Voir et percevoir
Constance

Un même objet, constant, peut


susciter des images rétiniennes de
forme, de taille et de luminosi­té
différentes suite à une modifica-
tion de l’éclairage, de la distance
ou de la perspective. Des méca-
nismes permettant d’identifier
Luminosité Jeu de luminances Volumes des objets et leurs propriétés et de
les percevoir toujours de la même
manière doivent exister. Le fonc-
tionnement perceptif en question
est complexe. Ce qui peut sembler
une erreur de traitement permet
en fait d’analyser les modes d’ac­
tion et les objectifs de la percep-
tion.

Structure murale Faisceau lumineux Perception des


­couleurs

Perspective Dimension

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 22


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Constance

Luminosité Le fait qu’un champ gris moyen


paraisse gris clair s’il est bordé
de noir et gris foncé s’il est bordé
de blanc dépend du traitement
direct des stimuli enregistrés :
la luminosité perçue résulte du
rapport entre la luminosité du
champ gris et celle de l’environ-
nement immédiat. L’impression
visuelle qui en résulte repose
exclusivement sur les impressions
La perception de la luminosité des sensorielles recueillies de l’exté­
gris dépend de l’environnement : rieur. Elle n’est pas influencée
si ce dernier est clair, un même par les critères d’agencement du
gris semblera plus sombre que sur traitement mental.
un fond foncé.

Jeu de luminances Le jeu continu des luminances sur


le mur est interprété comme une
propriété de l’éclairage, le degré
de réflexion du mur étant perçu
comme constant. La valeur de gris
des surfaces d’image aux contours
nets est en revanche assimilée à
une propriété du matériau utilisé,
alors que sa luminance est identi-
que à celle des coins de la pièce.

Volumes Les jeux de luminances peuvent


résulter de la forme de l’objet
éclairé dans l’espace. C’est le
cas des ombres caractéristiques
formées sur des corps tridimen-
sionnels comme les cubes, les
cylindres ou les sphères.

L’impression tridimensionnelle est Si l’on tourne l’illustration, la


déterminée par l’incidence de la hauteur et la profondeur chan-
lumière plongeante. gent.

Les jeux d’ombres permettent à


eux seuls de reconnaître la forme
dans l’espace.

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E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Constance

Structure murale Des jeux discontinus de lumi­


nances peuvent créer une situa-
tion d’éclairage confuse et per-
turbante. C’est le cas lorsque des
faisceaux lumineux sont dirigés
sur les murs de façon irrégulière,
en disharmonie avec l’architec-
ture. L’attention de l’observateur
est alors attirée sur un motif de
luminances, que ni les propriétés
murales ni un effet d’éclairage
Sur un mur non structuré, les jeux Sur un mur structuré en revanche, faisant sens ne peuvent expliquer.
de lumière deviennent dominants. les jeux de lumière sont interpré- Surtout s’ils sont discontinus, les
tés au rang d’arrière-plan. Ils ne jeux de luminances doivent donc
sont pas perçus. être systématiquement en rapport
avec l’architecture environnante.

Les faisceaux lumineux qui


n’épousent pas la structure
­architecturale de la pièce sont
perçus indépendamment, tels
des motifs dérangeants.

Faisceau lumineux La position du faisceau lumineux


détermine s’il sera perçu comme
arrière-plan ou comme élément
perturbateur. Les faisceaux qui ne
correspondent pas à la géométrie
de la surface d’image sont perçus
indépendamment, tels des motifs
dérangeants.

Perception des couleurs Comme la perception des lumino-


sités, la perception des couleurs
dépend elle aussi des couleurs
environnantes et du type d’éclai-
rage en présence. La nécessité
d’interpréter les effets de couleur
découle alors essentiellement des
répercussions des températures
de couleur en constante mutation
de notre environnement. Ainsi
une couleur sera-t-elle constam-
ment perçue, que ce soit dans la
lumière bleutée d’un ciel couvert
ou dans la lumière solaire directe
et chaude – des photographies en
couleurs réalisées dans les mêmes
conditions montrent en revanche
distinctement les dominantes
chromatiques propres aux diffé-
rents types d’éclairages.

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E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Constance

Perspective L’erreur d’appréciation de lignes


de même longueur montre que la
taille perçue d’un objet ne repose
pas exclusivement sur la taille de
l’image rétinienne ; l’éloignement
apparent de l’observateur par
rap­port à l’objet doit également
être pris en compte. A l’inverse,
des objets de taille connue sont
utilisés pour évaluer des distances
ou apprécier les tailles d’objets
L’interprétation de la perspective voisins. Au quotidien, ce mécanis­
entraîne ici une illusion d’opti- me suffit à percevoir des objets et
que : pour une longueur identi­ leurs tailles de manière sûre. Une
que, la ligne verticale du fond personne éloignée ne sera donc
semble plus longue que celle au pas assimilée à un nain ; une mai-
premier plan. son à l’horizon ne sera pas prise
pour une petite boîte. Seules les
situations extrêmes déroutent
notre perception ; vus d’un avion,
les objets au sol paraîtront minus-
cules – quant aux objets bien plus
éloignés encore comme la Lune,
ils donnent lieu à une image en
rien fiable.

Dimension La perception des dimensions est


elle aussi assortie d’une compen-
sation de la déformation perspec-
tive des objets. Les trapèzes et les
ellipses différemment perçus par
la rétine selon l’angle de vision
adopté peuvent ainsi être discer-
nés en tant que visions spatiales
d’objets constants ronds ou paral-
lélépipédiques.
Constance de la perception des
dimensions. Malgré des images
rétiniennes de taille différente,
l’interprétation en perspective de
l’illustration permet de percevoir
une dimension cohérente des
appareils d’éclairage.

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E Guide
Notions de base | Voir et percevoir
Perception des formes

Avant d’attribuer une qualité à


un objet, il faut d’abord le recon-
naître, c’est-à-dire le différencier
de son environnement. Ce pro-
cessus interprétatif résulte de lois
de la perception, qui décrivent la
manière dont on appréhende les
Formes fermées Proximité Face interne agencements particuliers sous la
forme de figures ou d’objets. Ces
lois ont un intérêt pratique pour
les études d’éclairage. En effet,
tout dispositif d’éclairage se com-
pose d’un ensemble d’appareils,
fixés au plafond, aux murs ou dis-
posés dans la pièce. Cet agence-
ment n’est pas perçu directement,
mais s’organise en figures aux
termes des règles de la percep-
tion. L’architecture environnante
et les effets de lumière des appa-
reils suscitent d’autres motifs qui
Symétrie Formes de même Lignes continues infléchissent la perception.
largeur

Bonne forme Ressemblance

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 26


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Perception des formes

Formes fermées Un des principes essentiels de


la perception des formes est la
tendance à interpréter les formes
fermées comme des figures géo-
métriques.

Proximité Des éléments disposés côte à côte


sont perçus comme une seule et
même figure en raison de leur
proximité. Ainsi dans l’illustration
ci-contre on perçoit un cercle
avant de distinguer une série de
points disposés circulairement.
Les points sont agencés de telle
sorte qu’ils semblent reliés non
par une droite mais par un arc de
cercle: ils forment ainsi un cercle
Les appareils d’éclairage sont Quatre points sont associés à un parfait et non un polygone.
­perçus deux par deux. carré.

A partir de 8 points, on perçoit un


cercle.

Face interne Des formes incomplètement


closes peuvent aussi être perçues
comme des figures géométriques.
Les formes fermées se trouvent
toujours à l’intérieur du trait qui
les délimite – l’effet créateur de
forme ne fonctionne donc que
dans un sens. Cette face interne
est généralement identique à la
face concave délimitant la forme.
Ainsi, les courbes ou les angles
Les courbes ouvertes forment une ouverts laissent apparaître une
figure sur la face interne du tracé. figure à l’intérieur, c’est-à-dire
dans le périmètre partiellement
délimité. S’il en ressort une inter-
prétation plausible du motif, l’ef-
fet produit peut être très fort.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 27


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Perception des formes

Symétrie Les figures géométriques sont


perçues selon un assemblage sim-
ple et logique des formes, en vertu
de la symétrie. Les structures plus
complexes sous-tendant un motif
disparaissent à l’arrière-plan, qui
paraît d’un seul tenant.

Du fait de la perception des


­symétries, l’ajout de deux appa-
reils d’éclairage de section car-
rée aux Downlights circulaires
­réorganise l’agencement en
deux groupes de cinq points.

Formes de même largeur L’effet produit par des formes


parallèles de même largeur est
similaire. Bien qu’il n’y ait pas
réellement symétrie, un principe
d’organisation tout aussi clair se
dégage et fait percevoir une figu-
re géométrique dominante. Deux
droites parallèles se comportent
de la même façon.

Même en l’absence d’une symé-


trie stricte, une figure se détache
nettement.

Lignes continues Un des principes essentiels de la


perception des formes est que
nous avons tendance à privilé-
gier une perception continue et
homogène des courbes ou des
droites, en évitant les virages très
marqués ou les interruptions.
Cette tendance est si prononcée
qu’elle peut influencer l’interpré-
tation générale d’une image.
Loi des lignes continues. Cet
agencement est interprété com-
me une intersection entre deux
lignes.

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E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Perception des formes

Bonne forme Dans l’espace en deux dimensions,


la loi des lignes continues devient
la loi de la bonne forme. Les for-
mes s’organisent de façon à com-
poser les figures les plus simples
et les mieux ordonnées possible.

En vertu de la loi de la bonne Ce dispositif est interprété


forme, cet agencement de comme la superposition de deux
­Downlights est visualisé comme angles droits.
deux lignes.

Ressemblance Outre la disposition dans l’espace,


les formes elles-mêmes jouent
un rôle déterminant dans le
regroupement visuel. Ainsi, dans
l’exemple ci-contre, les formes
ne sont pas organisées en fonc-
tion de leur proximité ou d’une
éventuelle symétrie axiale, mais
de leurs similitudes. Ce principe
vaut également pour un groupe
de formes non identiques, mais
Les appareils présentant des analogues.
similitudes sont perçus comme
formant un groupe.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 29


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir
Objets de la perception

La perception ne se fixe pas


indistinctement sur n’importe
quel objet du champ visuel. Le
fonctionnement de la fovéa, qui
privilégie la fixation de petites
séquences en mouvement, mon­
tre que le processus de perception
Activité Information Besoins sociaux cible certains domaines du champ
de vision. Cette sélection est iné­
vitable, puisque le cerveau n’est
pas en mesure de traiter l’ensem-
ble des informations du champ
visuel, ce qui n’aurait d’ailleurs
pas grand intérêt, toutes les
informations n’étant pas égale-
ment utiles.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 30


E Guide
Notions de base | Voir et percevoir | Objets de la perception

Activité 45˚
1 Chaque activité induit un champ
dans lequel les informations sont
perçues de façon ciblée, qu’il

30˚
1 s’agisse d’un travail particulier,
10˚

61
2
de la marche à pied ou de toute
1,70 m 3 0˚ autre activité qui nécessite une
20˚

61
2
45˚
1,20 m 25˚
information visuelle. Des caracté-
ristiques de l’activité dépendent

26
35˚ 3 les conditions d’éclairage permet-

26
60˚ tant une vision optimale. Il est
1
ainsi possible de définir les moda-
65˚ lités d’éclairage qui optimiseront
30˚ 2 la réalisation d’une tâche donnée.
15˚ 3

90˚

61
15˚
30˚ 1,20 m
65˚

26
15˚ 25˚ 40˚

Champ de vision (1), champ de Champ de vision privilégié pour la


vision privilégié (2) et champ de vision horizontale. Angle de vision
vision optimal (3) d’une personne privilégié de 25°
debout et assise pour une vision
verticale

Information Au-delà du besoin d’informa­- défaut, par exemple dans les


tions spécifiques, il existe un grands bâtiments sans fenêtres,
besoin plus profond d’informa- la situation paraît souvent artifi-
tion visuelle. Celui-ci résulte de cielle et oppressante.
la nécessité biologique, pour un
individu, de s’informer sur son
environnement. Une grande par-
tie des informations collectées
lui servent à estimer les dangers
potentiels pour assurer sa sécu-
rité. Les renseignements recueillis
concernent l’orientation, les con­-
ditions climatiques, l’heure ou
encore les événements qui sur-
viennent dans notre environne-
ment. Si ces informations font

Besoins sociaux Nos besoins sociaux sont de explique en premier lieu qu’il soit
deux types contradictoires, puis- retenu comme objet de la percep-
que nous sommes animés à la tion. Ce contenu influe également
fois du besoin d’entrer en contact sur la manière dont l’objet est
avec les autres et de disposer perçu et évalué.
d’une sphère privée bien délimi­
tée. Les différentes activités et
les besoins biologiques d’une
personne influent sur sa récep-
tion d’informations visuelles. Les
domaines qui paraissent receler
une information importante, que
ce soit d’eux-mêmes ou parce
que l’éclairage les met en avant,
attirent le regard. Ainsi, c’est le
contenu informatif d’un objet qui

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 31


E Guide
Concevoir avec de la lumière

Dans la conception d’un environ-


nement visuel, la lumière joue un
rôle important. C’est par l’éclaira-
ge que l’architecture, les hommes
et les objets deviennent visibles.
La lumière influence le bien-être,
l’effet esthétique et l’ambiance
Eclairage architec- Processus d’étude Phase de réalisation d’une pièce.
tural

Visualiser la lumière

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 32


E Guide
Concevoir avec de la lumière
Eclairage architectural

C’est la lumière qui permet de per­


cevoir l’espace. Avec la lumière,
il est aussi possible d’influencer
la perception de l’architec­ture :
elle agrandit et accentue l’espace,
crée des liaisons et sépare des
zones.
Eclairer les espaces Relier des espaces Eclairer des objets
intérieurs

Concevoir avec des


couleurs de lumière

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 33


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural
Eclairer les espaces intérieurs

La lumière peut changer l’aspect


d’une pièce sans changer celle-ci
physiquement. La lumière guide le
regard, commande la perception
et attire l’attention sur les détails.
Les pièces peuvent être divisées et
interprétées par la lumière, pour
Développer des zones Définir les limites de Accentuer les accentuer des zones ou créer des
fonctionnelles l'espace ­éléments de l'archi- liaisons entre l’extérieur et l’inté-
tecture rieur. La répartition de la lumière
et le niveau d’éclairage ont une
influence déterminante sur la
perception de l’architecture.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 34


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Eclairer les espaces intérieurs
Développer des zones fonctionnelles

Observation Certaines zones fonctionnelles


dans l’espace, telles que les sur-
faces de circulation, les zones
de séjour et les surfaces d’expo-
sition peuvent être accentuées
par la lumière. L’éclairage limité
par des cônes d’éclairage sépare
visuellement les zones entre
elles. Des éclairements différents
constituent une hiérarchie de la
percep­tion et guident le regard.
Les différentes couleurs de la
lumière créent des contrastes et
accentuent certaines zones.

Conclusion L’éclairage différencié des zones


fonctionnelles divise l’espace et
améliore l’orientation. Des cônes
d’éclairage étroits et des con-
trastes de luminosité importants
permettent de limiter les espaces
les uns des autres. Des contrastes
importants des différentes zones
par rapport à l’environnement
détachent celles-ci de leur rap-
port avec l’espace. De grandes
surfaces éclairées de manière très
homogène peuvent sans division
paraître monotones. Un éclairage
général faible constitue le point
de départ pour accentuer l’es-
pace. Les systèmes de program-
mation d’éclairage permettent
d’adapter les zones fonctionnel­-
les aux différentes utilisations.
Application

Projets :
Maison privée, New South Wales
Herz-Jesu-Kirche, Munich
Teattri Ravintola, Helsinki
ERCO, Lüdenscheid

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 35


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Eclairer les espaces intérieurs
Définir les limites de l’espace

Observation L’éclairage des sols fait ressortir


les objets et les surfaces. Les
limites de l’espace verticales sont
accentuées par l’éclairage des
surfaces murales. Une réparti-
tion uniforme de la lumière fait
ressortir le mur dans son ensem-
ble. Par contre, une lumière qui
effleure et accentue, structure
le mur de dessins lumineux. Des
murs clairs génèrent une part
d’éclairage diffus élevée dans
l’espace.

Conclusion L’éclairage vertical vise la concep-


tion de l’environnement visuel.
Avec des éclairements différents,
il est possible de différencier
les surfaces dans l’espace. Un
éclairage uniforme des surfaces
accentue leur nature d’élément
architectural. Pour définir des
surfaces dans l’espace, une lumi-
nosité décroissante sur le mur
Mur clair Mur foncé ne produit pas un effet aussi
important qu’un éclairage mural
uniforme. Des effets lumineux
avec une lumière qui effleure font
ressortir la structure de la surface
et deviennent un élément domi-
nant. L’éclairage indirect du pla-
fond génère une lumière diffuse
dans l’espace. L’effet de lumière
est influencé par le degré de
réfléchissement et par la couleur
Application de la surface.

Projets :
Fondación Banco Santander Cen-
tral Hispano, Madrid
Lamy, Heidelberg
Ezeiza Airport, Buenos Aires
Light and Building, Francfort

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 36


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Eclairer les espaces intérieurs
Accentuer les éléments de l’architecture

Observation L’éclairage des détails de l’archi­


tecture attire l’attention de l’en­-
semble de l’espace sur les diffé-
rents éléments. Devant un mur
éclairé, des piliers apparaissent
sous forme de silhouette. Des
Downlights à faisceau lumineux
étroit accentuent la forme des
piliers. Une lumière qui effleure
accentue certains éléments ou
surfaces et fait ressortir leur
forme et surface.

Conclusion Les espaces peuvent être struc-


turés visuellement par l’éclairage
des éléments de l’architecture.
Un éclairement différent permet
une hiérarchisation de l’espace.
Avec une lumière qui effleure, des
éléments très plastiques peuvent
avoir des ombres portées impor-
tantes.

Application

Projets :
Tokyo International Forum
Eglise Saint-Pierre, Stavanger
Palacio de la Aljaferia, Saragosse
Catedral de Santa Ana, Las Palmas

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 37


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural
Relier des espaces

La combinaison des espaces per-


met de créer des architectures
complexes. La lumière interprète
celles-ci dans leur structure et
leur direction. Un éclairage ciblé
permet certaines vues et génère
la profondeur dans l’espace. La
Intérieur – Intérieur Intérieur – Extérieur Extérieur – Intérieur prise en compte des propriétés
des matières en liaison avec le
bon éclairement, la bonne couleur
et répartition de la lumière est un
aspect important de l’étude.

Extérieur – Extérieur

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 38


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Relier des espaces
Intérieur – Intérieur

Observation Le mur clair donne de la pro­


fondeur à la pièce et renforce la
perspective. Des objets éclairés
à l’arrière plan donnent un effet
semblable. Si le point fort du
niveau d’éclairage passe de la
zone arrière à la zone avant,
l’attention est attirée au premier
plan.

Conclusion La lumière rend visibles les sur-


faces et les objets et en fait des
points de mire. Les zones sombres
de la pièce en dissolvent les limi-
tes. Leur effet passe à l’arrière-
plan. Un éclairage différencié de
l’espace permet une hiérarchisa-
tion de sa perception. L’éclairage
de surfaces verticales est d’une
importance particulière pour
l’étude, car par la perspective,
l’effet obtenu est plus important
qu’avec des surfaces horizontales.

Application

Projets :
Musée Georg Schäfer,
­Schweinfurt
Catedral de Santa Ana, Las Palmas
DZ Bank, Berlin
Musée Guggenheim, Bilbao

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 39


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Relier des espaces
Intérieur - Extérieur

Observation Un niveau d’éclairage élevé à


l’intérieur et un extérieur sombre
produisent une réflexion impor-
tante au niveau de la façade. L’in-
térieur semble doubler visuelle-
ment par la réflexion à l’extérieur.
Il n’est pas possible de reconnaître
les objets à l’extérieur. Avec un
niveau d’éclairage décroissant
à l’intérieur et une luminance
plus élevée à l’extérieur, l’effet
de réflexion diminue et il est
­possible de percevoir les objets
à l’extérieur.

Conclusion L’effet de réflexion des vitres


est plus faible, plus la luminance
est faible devant la vitre et plus
la luminance est importante der-
rière la vitre. Les appareils d’éclai-
rage avec un bon dispositif anti-
éblouissement devant la vitre
produisent moins de réflexion.
Un niveau d’éclairage faible à
­l’intérieur contribue à la percep-
tion de l’extérieur. Lors de l’orien-
tation des appareils d’éclairage à
l’extérieur, il faut éviter l’éblouis-
sement direct de la pièce.

Application

Projets :
Nagasaki Prefectural Art Museum,
Nagasaki
Restaurant Olio e Pane, Metzingen
Maison privée, New South Wales
ABN AMRO, Sydney

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 40


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Relier des espaces
Extérieur – Intérieur

Observation Le niveau d’éclairage élevé de la


lumière du jour produit un effet
de réflexion important sur la vitre.
Les objets à l’intérieur ne peuvent
pas être perçus. Avec un niveau
d’éclairage décroissant à l’exté-
rieur, l’effet de réflexion diminue.
Ainsi, les objets ou surfaces éclai-
rés à l’intérieur deviennent visi-
bles. La vitre n’est plus perçue.

Conclusion L’effet de réflexion des vitres est


plus faible, plus la luminance est
faible devant la vitre et plus la
luminance est importante derrière
la vitre. Les appareils d’éclairage
intégrés dans l’architecture, avec
un bon dispositif anti-éblouisse-
ment devant la vitre produisent
moins de réflexion. Un niveau
d’éclairage faible à l’intérieur
produit la nuit, un effet de pro-
fondeur dans l’espace. L’éclairage
des objets à l’intérieur – p. ex. des
vitrines – nécessite la journée, à
cause du niveau d’éclairage élevé
à l’extérieur, un éclairement très
élevé pour rendre visibles les
objets. Il est recommandé d’adap-
ter l’éclairage de l’intérieur à la
lumière du jour changeante. Un
niveau d’éclairage plus élevé la
Application journée et un plus faible le soir
réduisent les contrastes.

Projets :
Lamy, Heidelberg
Bodegas Portia, Gumiel de Izán
Dat Backhus, Hambourg
Leonardo Glass Cube, Bad Driburg

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 41


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Relier des espaces
Extérieur – Extérieur

Observation Un mur clair donne de la pro-


fondeur à la pièce et contribue
à définir les limites de l’espace.
Des objets éclairés à l’arrière plan
donnent un effet semblable. Si le
point fort du niveau d’éclairage
passe de la zone arrière à la zone
avant, l’attention est attirée de
l’arrière plan au premier plan.

Conclusion La lumière rend visibles les sur­


faces et les objets et les met au
premier plan. Les zones sombres
de la pièce en dissolvent les limi-
tes et leur effet passe à l’arrière-
plan. A cause du niveau d’éclaira-
ge faible la nuit, les éclairements
nécessaires sont plus faibles que
lors de l’éclairage des espaces
intérieurs.

Application

Projets :
Hong Kong Convention and
­Exhibiton Centre
Grote Markt, Anvers
Chancellerie, Berlin
Maison privée, Milan

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 42


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural
Eclairer des objets

La lumière guide le regard et


attire l’attention sur les détails.
La direction de la lumière, l’éclai-
rement et la répartition de la
lumière déterminent l’effet d’un
objet et de son environnement.
Direction de la Varier la répartition Accentuer des objets
lumière de la lumière

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 43


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Eclairer des objets
Direction de la lumière

Observation La lumière orientée de face


entraîne une fort modélisation.
La lumière par le haut donne
des ombres dures sur l’objet. La
lumière derrière redessine la sil-
houette. Plus la lumière est verti-
cale, plus il y a un effet d’ombre.

Conclusion Si la lumière de face tombe simul-


tanément un peu de côté, cela
produit une plasticité plus impor-
tante. Uniquement de la lumière
de face ne fait presque pas d’om-
bre dans la direction du regard,
et l’objet perd de sa plasticité.
Pour les objets avec une faible
profondeur de surface, il faut
une incidence très verticale de
la lumière pour produire de la
plasticité.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 44


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Eclairer des objets
Direction de la lumière

Disposition Plus la lumière est verticale, plus


il y a un effet d’ombre. L’éclairage
d’objets peut être effectué avec
un angle de la lumière de 5° à 45°
par rapport à la verticale. L’angle
optimal pour éclairer des objets
est de 30°. Cela évite les fortes
réflexions ou les ombres indési-
rables.

Application L’éclairage d’accentuation pour la


modélisation des objets est utilisé
dans les
- Musées
- Expositions
- Magasins

Groupes d’appareils d’éclairage


préférés
- Projecteurs
- Projecteurs Flood

Projets :
Pinacothèque du Vatican, Rome
Musée Guggenheim, Bilbao
L’Ermitage, Saint-Pétersbourg
L’Ermitage, Saint-Pétersbourg

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 45


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Eclairer des objets
Varier la répartition de la lumière

Observation Les projecteurs à faisceaux lumi-


neux étroits accentuent l’objet
et le font ressortir de son envi-
ronnement. Avec une lentille à
sculpture, le cône d’éclairage
devient ovale. Les lentilles Flood
élargissent le cône d’éclairage et
produisent un gradient de lumi-
nosité doux.

Projecteur
Conclusion Plus le cône d’éclairage sur l’objet
est étroit, plus l’effet est impor-
tant. Les lentilles à sculpture sont
particulièrement adaptées pour
éclairer des objets sur toute leur
longueur. Avec leur cône d’éclai-
rage large, les lentilles Flood
éclairent plus l’environnement
et représentent l’objet dans son
rapport avec l’espace.

Lentille Flood

Lentille à sculpture
Application L’éclairage d’accentuation pour la
modélisation des objets est utilisé
dans les
- Musées
- Expositions
- Magasins
Groupes d’appareils d’éclairage
préférés
- Projecteurs avec accessoires

Projets :
Bunkamura Museum of Art, Tokyo
Museo del Prado, Madrid
Vigeland Museum, Norvège
L’Ermitage, Saint-Pétersbourg

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 46


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Eclairer des objets
Accentuer des objets

Observation Les objets et le mur ont un éclai-


rage de base par des projecteurs
à faisceau mural. Les cônes
d’éclairage de différents projec-
teurs accentuent les objets. Des
contrastes de luminosité élevés
augmente l’accentuation.

1:1
Conclusion Avec des contrastes d’éclairage
de 1:2 entre l’environnement et
l’objet, ces contrastes ne peuvent
presque pas être perçus. Avec
un rapport de 1:5, il y a des con-
trastes minimums de luminosité
entre les points de vue primaires
et secondaires. Des contrastes de
1:10 font très bien ressortir la dif-
férence. Des contrastes de lumi-
nosité de 1:100 fait fortement
ressortir l’objet de son environne-
1:5 ment et une décomposition invo-
lontaire du mur peut avoir lieu.

1:10
Application L’éclairage d’accentuation
des objets aux murs est utilisé
dans les
- Musées
- Expositions
- Stands de salons
- Magasins

Projets :
Museo Ruiz de Luna Talavera,
Espagne
Musée allemand de l’architecture,
Francfort
Musée Guggenheim, Bilbao
Museo Picasso, Barcelone

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 47


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural
Concevoir avec des couleurs de lumière

La couleur est une partie impor-


tante de la perception visuelle.
Sans lumière du jour ni éclairage
artificiel, il n’est pas possible de
la percevoir. La combinaison de
lampes et de filtres permet de
nombreuses possibilités de con-
Couleur Systèmes de couleur Couleur de la lumière ception, pour accentuer ou modi-
fier avec de la lumière colorée,
l’effet de la lumière des espaces
et des objets. Le terme couleur de
la lumière comprend la lumière
blanche et la lumière colorée. Le
blanc chaud, le blanc neutre et le
blanc lumière du jour découlent
de la couleur blanche de la lumiè-
re. La lumière colorée comprend
tout le spectre visible.

Mélange de couleurs Rendu des couleurs Effet de couleur

Contrastes de couleur Couleurs de l'espace Accentuation colorée

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 48


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Couleur

Couleur de la lumière La couleur de la lumière désigne


une couleur diffusée par une
source lumineuse. Elle résulte de
la somme du spectre lumineux
diffusé. Le type de couleur de la
lumière est définie par la couleur,
la saturation et la luminosité.
L’emploi de filtres de couleurs
produit de la lumière colorée. Cela
permet de modifier la coloration
des espaces sans les modifier phy­
siquement. Le mélange additif de
couleurs désigne le mélange de
plusieurs couleurs de lumière.

Couleur du corps La couleur du corps est produite


par la lumière incidente et les
propriétés spécifiques d’absorp-
tion du corps. La valeur d’une
couleur d’un corps ne peut donc
être déterminée qu’en liaison avec
le type de lumière qui l’éclaire. La
couleur du corps d’un objet est
définie non seulement par la cou-
leur, la luminosité et la saturation,
mais aussi par le degré de réflé-
chissement. Lors de l’éclairage de
murs ou d’objets colorés avec de
la lumière colorée, l’interaction
des couleurs de la lumière et du
corps est au premier plan. Ce jeu
est basé sur le mélange soustrac-
tif des couleurs. Il est possible
d’amplifier ou de modifier les
effets des couleurs.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 49


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Systèmes de couleur

Système CIE Avec le système de valence des


normes de la CIE, les couleurs
de la lumière et du corps sont
représentées dans un diagramme
continu à deux dimensions. La
composition spectrale résulte
pour les couleurs de la lumière,
du type de lumière, et pour les
couleurs du corps, du type de
lumière et du degré de réfléchis­
sement ou de transmission. Ici,
on ne tient pas compte de la
dimension de la luminosité, ce
qui fait que dans le diagramme,
uniquement la couleur et la
saturation de toutes les couleurs
peuvent être déterminées. La
surface de la couleur est entourée
par une courbe sur laquelle il y
a les emplacements des couleurs
spectrales entièrement saturées.
A l’intérieur de la surface, il y a
le point de la moindre saturation
appelé blanc ou point achroma-
tique. Tous les niveaux de satura-
tion d’une couleur peuvent être
trouvés sur la droite entre le point
achromatique et l’emplacement
de couleur ; tous les mélanges de
deux couleurs se trouvent éga-
lement sur une droite entre les
emplace­ments de couleur respec-
tifs. Les couleurs complémentaires
se trouvent face à face dans le
modèle CIE et se complètent pour
former le blanc.

Système Munsell Avec le système Munsell, les


couleurs des corps sont classées
suivant les critères luminosité,
couleur et saturation, ce qui
donne un atlas de couleurs com-
plet sous forme d’une matrice
tridimensionnelle. La luminosité
désigne ici le degré de réfléchisse­
ment d’une couleur d’un corps ;
la couleur désigne la couleur en
elle-même, tandis que le terme
saturation se rapporte au degré
de coloration, de la couleur
pure jusqu’à l’échelle des gris
achromatique. Pour les couleurs
de la lumière, un diagramme
bimensionnel suffit, mais pour
les couleurs des corps, en raison
du degré de réfléchissement un
système à trois dimensions est
nécessaire.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 50


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Couleur de la lumière : Lumière blanche

Observation La part de rouge plus impor-


tante dans la lumière blanche
chaude fait paraître l’espace plus
chaud, qu’avec de la lumière
blanche neutre. La part de bleu
plus importante dans la lumière
­blanche lumière du jour produit
une atmosphère plus froide.

Conclusion Les couleurs de lumière chaudes


sont utilisées de préférence avec
les éclairements plus faibles et la
lumière orientée, tandis que les
couleurs de lumière froides sont
acceptées avec les éclairements
élevés et l’éclairage diffus. La
lumière blanche est définie par
la température de la couleur, le
rendu des couleurs, l’emplace-
ment de la couleur et le spectre.
La couleur blanche de la tempé-
rature est divisée en trois groupes
principaux blanc chaud, blanc
neutre et blanc lumière du jour.
Un bon rendu des couleurs ne
produit à l’éclairage qu’une faible
divergence des couleurs. L’empla-
cement de la couleur désigne la
couleur du diagramme CIE.
Application Pour l’éclairage de présentation,
grâce à l’emploi ciblé des couleurs
de lumière, il est possible d’obte-
nir des couleurs plus lumineuses
des objets éclairés. Pour soute-
nir la lumière du jour dans les
bureaux, on utilise souvent de la
lumière blanche lumière du jour.

Projets :
Sony Center, Berlin
Pavillon de verre Glasfachschule,
Rheinbach
Hong Kong and Shanghai Bank
ERCO, Lüdenscheid

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 51


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Couleur de la lumière : Lumière colorée

Observation Comparées aux couleurs de base


jaune, bleu et rouge, les couleurs
ambre et magenta font un effet
plus faible. Les couleurs de lumiè-
re jaune et rouge produisent une
atmosphère chaude. Les couleurs
de lumière bleue donnent une
impression plus froide.

Conclusion Dans l’éclairage architectural, les


couleurs du spectre de la lumière
du jour sont considérées comme
naturelles : magenta (situation
lumineuse au coucher du soleil),
ambre (ambiance lumineuse au
lever du soleil), night blue (ciel
clair la nuit) et sky blue (lumière
du ciel la journée). Pour la lumière
colorée, l’emplacement de la cou-
leur et le spectre sont importants.
L’emplacement de la couleur est
indiqué par des coordonnées dans
le diagramme CIE. Une couleur de
lumière peut être constituée par
différents spectres de couleurs.

Application La lumière colorée est utilisée


dans les
- Expositions
- Stands de salons
- Magasins
- Eclairage de manifestations

Projets :
ERCO P3, Lüdenscheid
Zurich Assurances, Buenos Aires
Teattri Ravintola, Helsinki
Teattri Ravintola, Helsinki

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 52


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Mélange de couleurs : Couleurs de la lumière

Observation La superposition des couleurs de


lumière est une procédure addi-
tive de mélange. Le mélange de
deux des trois couleurs de base
rouge, vert et bleu donne magen-
ta, cyane ou jaune. Le mélange
homogène des trois couleurs de
base permet de produire de la
lumière blanche.

Conclusion Lors de l’éclairage d’objets avec


des sources lumineuses de cou-
leurs différentes, la superposition
dans l’espace donne des effets
intéressant des mélanges additifs
de couleurs, tels que p. ex. égale-
ment des ombres colorées.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 53


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Mélange de couleurs : Couleur de la lumière et du corps

Observation Le mélange soustractif des cou-


leurs se fait par l’éclairage de
surfaces colorées avec la lumière
colorée. Le mélange de deux
des trois couleurs soustractives
magenta, cyane et jaune donne
les couleurs additives de base
rouge, vert ou bleu. Les couleurs
des corps chaudes sont accen-
tuées par une couleur de lumière
blanche chaude. Les couleurs
Mur : Bleu Mur : Bleu des corps froides paraîssent plus
Lumière : Blanc chaud Lumière : Bleu claires et plus saturées avec une
couleur de lumière blanche neutre
froide ou en particulier blanche
lumière du jour.

Conclusion L’aspect d’une couleur du corps


peut paraître plus saturé ou plus
clair, lorsque son éclairage coloré
est semblable. Les couleurs des
Mur : Bleu Mur : Bleu corps paraissent moins saturées,
Lumière : Magenta Lumière : Jaune ou plus foncées lorsque l’éclairage
coloré n’est pas pareil. L’aspect
effectif du résultat d’un mélange
soustractif des couleurs dépend
de la composition spectrale des
composants mélangés.

Application Dans la pratique, pour l’éclairage


de surfaces colorées, il est recom-
mandé de faire des essais ou
des calculs. La même chose est
valable pour l’emploi des filtres
de couleur.

Projets :
Quai de l’Indre, Haugesund
Concept Store Apropos Cöln,
Cologne
Teattri Ravintola, Helsinki
ERCO Messe, Hanovre

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 54


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Rendu des couleurs

Observation La qualité du rendu des couleurs


est appelé le rendu des couleurs.
Les spectres linéaires possèdent
un très bon rendu des couleurs.
Les spectres de lignes ne permet-
tent de bien percevoir qu’une
seule couleur. Les spectres de
plusieurs lignes reproduisent bien
plusieurs couleurs du spectre
respectif, dans les plages inter-
médiaires, le rendu des couleurs
est plus faible. Les couleurs bleues
et vertes paraissent avec une
lumière de lampe à incandescence
blanche chaude, en comparaison
grises et mates, malgré un rendu
des couleurs excellent. Mais ces
couleurs ont l’air clair et lumineux
avec la lumière de lampes fluores-
centes – malgré un plus mauvais
rendu des couleurs. Lors du rendu
Lampe à incandescence de couleurs jaunes et rouges, ce
100 % Les spectres continus entraînent phénomène d’affaiblissement ou
80 un bon rendu des couleurs. Les d’amplification de l’effet de cou-
60 lampes à incandescence ou la leur est inversé.
40
lumière du jour possèdent l'indice
du rendu des couleurs Ra 100.
20

0
300 400 500 600 700 800 nm

Lumière du jour
100 % Les spectres continus entraînent
80 un bon rendu des couleurs. Les
60 lampes à incandescence ou la
40
lumière du jour possèdent l'indice
du rendu des couleurs Ra 100.
20

0
300 400 500 600 700 800 nm

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 55


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Rendu des couleurs

Conclusion Comme l’œil peut s’adapter à la


lumière de différentes tempéra­
tures de couleur, le rendu des
couleurs doit être déterminé sui-
vant la température des couleurs.
Les lampes halogènes disposent
d’un très bon rendu des couleurs.
La qualité du rendu des lampes
fluorescentes et des lampes aux
halogénures métalliques est
bonne à moyenne. Le degré de
la dénaturation des couleurs par
rapport à une source lumineuse
de référence est indiqué par l’in-
dice du rendu des couleurs Ra,
c.-à-d. le niveau du rendu des
couleurs. L’indice du rendu des
couleurs n’est employé qu’avec
des couleurs de lumière blanches.

Lampe fluorescente
100 % Les lampes à décharge telle que
80 les lampes fluorescentes ou les
60 lampes aux halogénures métalli-
40
ques possèdent un spectre multi-
linéaire. Leur rendu des couleurs
20
est donc inférieur à Ra 100.
0
300 400 500 600 700 800 nm

Physique En raison de leur composition


spectrale différente, les mêmes
couleurs de lumière peuvent
entraîner un rendu des couleurs
des corps différent. Les spectres
continus entraînent un rendu des
couleurs homogène. Les spectres
Spectre linéaire Spectre continu Spectre multilinéaire linéaires ne reproduisent correc-
tement qu’une très petite plage
de couleurs. Les spectres multili-
néaires sont composés de diffé-
rents spectres de lignes et amé-
liorent ainsi le rendu des couleurs.
Plus de spectres se réunissent
pour former un déroulement con-
tinu, plus le rendu des couleurs
est mieux. Les lampes à incan-
descence disposent d’un spectre
linéaire, les lampes à décharge
d’un spectre multilinéaire.
Application

Un très bon rendu des couleurs


est important pour les
- Expositions
- Stands de salons
- Magasins
- Bureaux
- Postes de travail

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 56


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Effet de couleur

Observation - Le rouge est la couleur du feu et


représente la force, la chaleur et
l’énergie. Cette couleur a un effet
dominant. Avec le rouge clair, la
chaleur fait de nouveau place à la
légèreté
- Le jaune est la couleur la plus
claire dans le cercle chromatique,
passe au premier plan, mais n’a
pas l’énergie du rouge.
- Le bleu est la couleur du ciel et
fait partie des couleurs froides
avec un effet de profondeur. Le
bleu-noir est plutôt mélancolique,
tandis que le bleu-vert donne une
impression de calme
- Le vert est la couleur de la vita-
lité. Ses nuances vont de calmant
à rafraîchissant
- Le blanc fait partie des non-
couleurs et constitue le pôle
Conclusion L’effet des couleurs peut s’expli- opposé au noir. Le blanc repré-
quer à partir de l’angle physiolo- sente la pureté.
gique de la télévision couleur et - Le noir représente l’obscurité, a
des aspects physiologiques de la un effet lugubre et négatif.
perception sensitive. L’attraction - Le gris fait partie des non-
des couleurs entraîne des asso- ­couleurs et paraît indifférent.
ciations et est interprétée dans
le contexte de l’environnement
social et culturel. Les différentes
nuances d’une couleur peuvent
elles-mêmes avoir d’autres effets.
L’effet de certaines couleurs peut
être augmenté par leurs contras-
tes.

Application Les effets des couleurs sont parti-


culièrement importants pour les
- Expositions
- Stands de salon
- Magasins
- Restaurants

Projets :
Iittala Flagship Store, Amsterdam
Light and Building 2000,
­Francfort
Restaurant Aioli, Vienne
Teattri Ravintola, Helsinki

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 57


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Contrastes de couleur

Les couleurs en elles-mêmes Les sept contrastes de couleurs


sont basés sur la science des cou-
leurs de Johannes Itten. Celle-ci
n’est pas fondée sur les caracté-
ristiques physiques et chimiques
des couleurs, mais sur leurs effets
subjectifs.
Les couleurs primaires jaune,
rouge et bleu donnent les plus
grands contrastes. Les contrastes
des couleurs deviennent plus
­faibles avec les couleurs secon-
daires ou tertiaires, ou avec une
saturation décroissante.

Clair-Foncé Les « non-couleurs » noir et blanc


font les contrastes les plus impor-
tants. Même avec les couleurs
colorées, l’effet est net. Une cou-
leur claire à côté d’une couleur
foncée fait plus d’effet, qu’à côté
d’une couleur aussi claire, ou plus
claire. L’effet des couleurs peut
être amplifié par des différences
importantes de luminosité.

Froid-Chaud Dans le cercle chromatique, les


couleurs chaudes avec les parts
de rouge et de jaune font face
aux couleurs bleues froides. Le
vert et le magenta forment les
transitions neutres. L’effet d’une
couleur dominante peut être
amplifié par la combinaison avec
un accent de la couleur opposée.
Froid Chaud

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 58


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Contrastes de couleur

Simultané L’effet des contrastes simultanés


provient du traitement de la
perception par l’œil. L’œil forme,
après avoir observé longtemps
une couleur et s’il voit un gris
neutre après, des contrastes
simultanés. Le rouge entraîne
un gris avec des pointes de vert.
Le vert fait paraître une surface
grises avec des pointes de rouge.
L’effet des couleurs change sui-
vant l’influence de leurs couleurs
environnantes.

Complémentaire Les paires de couleur qui se trou-


vent face à face dans le cercle
chromatique forment des con-
trastes complémentaires à partir
d’une couleur de base et de la
couleur mixte des deux autres
couleurs de base. Le jaune et le
violet présentent les plus grands
contrastes clair/foncé, l’orange et
le bleu les plus grands contrastes
froid/chaud. Le rouge et le vert
ont la même intensité lumineuse.
Les contrastes complémentaires
augmentent l’intensité lumineuse
des couleurs.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 59


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Contrastes de couleur

Qualité Les contrastes de qualité ou


d’intensité décrivent l’opposition
entre les couleurs pures et les
couleurs ternes. Le mélange des
couleurs pures avec du gris, les
rend ternes et mates, et il n’y a
plus de qualité de la pureté. L’ef-
fet des couleurs pures les rend
plus dominantes que les couleurs
ternes.

Quantité Les contrastes de quantité se rap-


portent au rapport de taille des
surfaces de couleur. Une grande
surface de couleur avec une peti-
te surface d’une couleur opposée
augmente l’effet de couleur de la
surface principal.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 60


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Couleurs de l’espace

Observation Une lumière blanche réfléchie par


une surface de couleur, prend la
couleur de la surface et devient
la couleur de lumière dominante
pour l’ensemble de l’espace. L’éclai­
rage coloré d’un mur coloré peut
renforcer, changer ou inverser
l’effet.

Mur : Jaune Mur : Rouge


Lumière blanc : Blanc chaud Lumière colorée : Magenta

Mur : Blanc Mur : Jaune


Lumière colorée : Ambre Lumière colorée : Sky blue

Conclusion La couleur de la lumière dans une Les contrastes de couleur faibles


pièce est influencée par les coloris peuvent être mieux perçus lors-
de la pièce. La lumière directe que l’éclairage est plus clair. Dans
amplifie l’effet de lumière lors de les espaces fermés, l’effet n’est
l’éclairage d’une surface colorée presque pas perçu à cause du
comparé à la lumière diffuse. phénomène de la constance des
L’effet de la couleur du corps peut couleurs.
être amplifié par de la lumière
colorée d’une couleur semblable.
Les contrastes de couleur impor-
tants paraissent plus clairs avec
le même éclairement, que des
contrastes de couleur plus faibles.
Application Dans la pratique, pour l’éclairage
de surfaces colorées, il est recom-
mandé de faire des essais ou des
calculs.
Les accents de lumière colorés
sont utilisés pour les
- Expositions
- Stands de salon
- Magasins

Projets :
Musée de la culture Tennispalatsi,
Helsinki
Kvadrat Sanden, Stockholm
Musée de la culture Tennispalatsi,
Helsinki
Apropos Cöln Concept Store,
Cologne

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 61


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Eclairage architectural | Concevoir avec des couleurs de lumière
Accentuation colorée

Observation La lumière colorée d’accentuation


et l’éclairage coloré de l’arrière-
plan changent l’effet d’un objet
dans la pièce. La saturation de
couleur d’un objet augmente au
premier plan, lorsque la lumino-
sité de l’arrière-plan diminue. Les
couleurs bleues paraissent passer
à l’arrière-plan, tandis que l’effet
de couleur de magenta passe au
premier plan.
Mur : Blanc Mur : Magenta
Stèle : Night blue Stèle : Blanc

Mur : Ambre Mur : Sky blue


Stèle : Magenta Stèle : Ambre

Conclusion Les effets de l’éclairage peuvent


être renforcés par de la lumière
colorée. Les contrastes de couleur
élevés augmentent les contrastes
de luminosité et inversement. Des
effets globaux naturels sont pro-
duits par des couleurs de lumière
et de filtre chaudes, telles que
skintone, magenta et ambre, ou
des couleurs de lumière froides
telles que sky blue et night blue.

Application Les accents de lumière colorés


sont utilisés pour les
- Expositions
- Stands de salon
- Magasins

Projets :
Museo de Bellas Artes, Bilbao
Zurich Assurances, Buenos Aires
Teattri Ravintola, Helsinki
Light and Building 2002, F­ rancfort

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 62


E Guide
Concevoir avec de la lumière
Processus d’étude

Le processus d’étude donne un


aperçu du déroulement des dif­
férentes opérations de travail
dans les études d’éclairage. Ce
processus est lié étroitement
au déroulement de l’étude d’un
projet dans l’architecture. Les
résultats de l’analyse sont d’abord
intégrés dans l’étude du concept
et concrétisés dans le projet pour
la réalisation. Les plans d’entre-
tien constituent en plus la con-
dition de base pour une qualité
de lumière constante dans la
pratique.

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Pratique d’étude
Analyse du projet

Introduction La base de toute étude d’éclairage


est l’analyse du projet, de ses
exigences, ses conditions et parti-
cularités. Une étude quantitative
consiste à obtenir tous les rensei-
gnements relatifs aux exigences
en terme de niveau d’éclairement,
de limitation de l’éblouissement,
de la couleur de la lumière et du
rendu des couleurs. Alors que
pour l’étude qualitative ce sont
les informations sur l’environne­
ment qui doit être éclairé, son
utilisation, ses utilisateurs et sur
l’architecture qui doivent être
recueillies.

Utilisation de l’espace Ce qui est tout d’abord primordial,


c’est de connaître l’utilisation
des espaces qui vont être éclairés
(suivant les activités pratiquées,
leur fréquence et leur importan-
ce). Il y a une série de critères qui
vont entrer en ligne de compte
tels que la taille et les contrastes
des détails. De plus, la question
est de savoir si la couleur ou la
structure de la surface est impor-
tante, si les mouvements et la
disposition dans l’espace doivent
être pris en compte, et si des
perturbations dues à un éblouis-
sement par réfléchissement sont
à prévoir. Ainsi, les exigences
visuelles dans cet espace et la
position de l’observateur vont
être des points de très haute
importance.

Edition : 26.06.2006 | Version actuelle sur [Link] 64


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Pratique d’étude
Analyse du projet

Exigences psychologiques Les besoins psychologiques


concernent la perspective dans
le reste de l’environnement, les
informations sur l’heure de la
journée et sur le temps, ainsi que
sur l’orientation dans l’espace.
Dans les bâtiments spacieux avec
des usagers qui changent sou-
vent, l’utilisation de systèmes de
guidage optiques peut devenir
une question primordiale. Une
représentation ordonnée et claire
de l’espace contribue au bien-être
général. Un éclairage divergent
permet de séparer les zones qui
ont des fonctions différentes.
Dans les zones d’entretien au sein
de grands espaces, la création
de secteurs privés peut être utile
grâce à un éclairage approprié.

Architecture et ambiance Le bâtiment ou la pièce doit être


mis en valeur d’un point de vue
architectural et au niveau de
l’ambiance; ses caractéristiques
doivent être accentuées et son
atmosphère soulignée. Pour cela,
il faut des informations détaillées
sur l’architecture, ainsi que sur le
concept architectonique global
avec l’effet intérieur et extérieur
recherché de jour comme de nuit,
l’utilisation de la lumière du jour
et la consommation d’énergie
permise. Cela implique aussi des
indications sur les matériaux, les
degrés de réfléchissement et les
coloris. Pour l’éclairage architec-
tural, il ne s’agit pas de choisir
en premier lieu un éclairage qui
fait ressortir les structures et les
caractéristiques du bâtiment,
mais de veiller également à l’in-
tégration de l’effet esthétique
d’une pièce éclairée. Tout ce qui
concerne les formes du bâtiment
est également primordial (formes
de la pièce, rythmes pouvant
être absorbés et prolongés par
la lumière).

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Pratique d’étude

Concept d’éclairage Les concepts d’éclairage regrou-


pent les propriétés qu’un éclai-
rage doit posséder. Ils ne donnent
pas encore d’indications exactes
sur la sélection des lampes et des
appareils d’éclairage, ainsi que
sur leur disposition. A partir de
l’analyse du projet, il est possible
de déduire une trame de quali-
tés de lumière, qui fournit des
informations sur les différentes
formes d’éclairage. Cela concerne
la quantité et les différentes
caractéristiques de qualité de la
lumière, ainsi que le degré de dif-
férenciation dans l’espace et dans
le temps. Un concept d’étude
adapté à la pratique doit être
coordonné avec les autres corps
de métier, conforme aux prescrip-
tions des normes et tenir compte
des coûts d’investissement ainsi
que des coûts d’exploitation. Le
but d’une étude d’éclairage orien-
tée vers la qualité repose sur la
conception du projet, alliant les
exigences techniques aux exigen-
ces esthétiques. La meilleure des
réalisations de projet sera donc
celle qui tiendra compte de toutes
les exigences données en gardant
le plus grand degré de clarté con-
ceptuelle.

Conception Dans la phase de conception, il


faut prendre des décisions sur les
lampes et les appareils d’éclairage
utilisés, sur la disposition et l’ins-
tallation des appareils d’éclairage,
ainsi que sur les éventuels ballasts
et appareils de commande. De
cette manière, il est aussi possi-
ble de faire un calcul fiable des
éclairements et des coûts. Il est
quasiment impossible de fixer un
ordre de priorité quant aux déci-
sions qui devront être prises en
tout premier lieu. Le choix d’une
lampe peut se faire au tout début
du projet ou seulement dans une
phase avancée de l’étude. L’étude
de l’éclairage doit être considé-
rée comme un procédé cyclique,
avec lequel, les solutions déve-
loppées doivent régulièrement
être ré­adaptées aux exigences
données.

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Pratique d’étude

Montage Certains types d’appareils, comme


par exemple les projecteurs et les
structures d’éclairage – sont uni-
quement prévus pour un montage
additif, que ce soit pour l’instal-
lation sur des rails lumière ou des
structures porteuses, pour la sus-
pension ou pour le montage fixe
au mur ou au plafond. Par contre,
dans la gamme étendue des
Downlights et des appareils en
bandeau, il existe le plus souvent
des versions variées qui permet-
tent différents types de montage.
Avec l’installation au mur ou au
sol, c’est le montage apparent ou
encastré. Par contre, le montage
au plafond offre de plus grandes
possibilités. Il peut être encastré,
apparent ou avec suspension des
appareils d’éclairage. Les modes
d’emploi des appareils d’éclairage
expliquent en détail leur montage
et leur entretien.

Entretien L’entretien des installations


d’éclairage comprend générale-
ment le changement des lampes
et le nettoyage des appareils
d’éclairage, éventuellement aussi
le réajustage ou la réorientation
des projecteurs et des appareils
d’éclairage mobiles. Le but de
l’entretien est tout d’abord la
garantie d’un éclairement mini-
mum prescrit, c.-à-d. la limitation
de la régression du flux lumineux
d’une installation d’éclairage. Les
raisons de cette régression sont
aussi bien des défaillances de
lampes et la perte graduelle du
flux lumineux des lampes, que
la détérioration du rendement
lumineux des appareils d’éclai-
rage par l’empoussièrement des
réflecteurs et des recouvrements
des appareils. Pour empêcher la
baisse du flux lumineux, il faut
donc régulièrement changer
toutes les lampes et nettoyer les
appareils d’éclairage. Les aspects
qualitatifs peuvent aussi être
déterminants pour l’entretien.
Ainsi, une seule lampe grillée dans
une rangée d’appareils d’éclairage
disposés géométriquement a une
très grande influence sur l’effet
optique de la pièce. Le travail du
bureau d’études est de créer un
plan d’entretien individuel, adap-
té aux conditions respectives, et
de réunir toutes les ­informations
nécessaires.

Edition : 26.06.2006 | Version actuelle sur [Link] 67


E Guide
Concevoir avec de la lumière
Phase de réalisation

Après les phases d’analyse du


projet et du développement d’un
concept d’éclairage, il y a la phase
de réalisation durant laquelle se
fera le choix des lampes et des
appareils d’éclairage ainsi que
de leur disposition. Un concept
Sélection des lampes Sélection des Disposition des quantitatif qui décrit principa-
appareils d’éclairage appareils d’éclairage lement des qualités de lumière
devient, de cette manière, une
étude concrète.

Montage Entretien

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation
Sélection des lampes

LED
A LED La sélection de la lampe pour
QT (12V) A l’appareil d’éclairage dépend des
QT QT (12V) exigences d’éclairage respectives.
TC QT
T TC
Les aspects physiques tels que
HIT T
p. ex. le rendu des couleurs et les
HST HIT critères fonctionnels sont déter­
20 40 60 80 HST 100 Ra minants pour une réalisation
Modélisation Reproduction des Température
2000 3000de 4000réussie des concepts 6000
5000 d’éclairage.
TF (K)
couleurs ­couleur de lumière

LED Lamp Oe (W/klm)


A LED UV Light IR
QT (12V) A
QT QT (12V) A, R, PAR 0,05-0,10 5-7 35-60
TC QT QT 0,10-0,15 5-6 25-30
T TC T, TC 0,05-0,15 3-5 6-10
HIT T HME 0,20-1,00 2-3 10-15
HST HIT HIT 0,20-1,00 2-5 6-10
HST
Flux lumineux
100 200 300 Economie
400 HSE
500
20 40
Exposition
1000
60
aux
P0,01-0,05
(W)
80
2-3
100
4-6
h(lm/W)
­rayonnements

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation
Sélection des lampes

Modélisation La modélisation et la brillance


sont des effets obtenus par la
lumière orientée. Elles nécessitent
des sources lumineuses compac-
tes, telles que les lampes halogè-
ne basse tension ou les lampes
aux halogénures métalliques.
Pour l’éclairage de sculptures, la
présentation d’articles ou l’éclai-
rage de surfaces aux structures
intéressantes, la modélisation et
la brillance sont d’une importance
primordiale.

Reproduction des couleurs Le rendu des couleurs de la source


LED lumineuse est déterminé par le
A
QT (12V)
spectre respectif de la lampe.
QT
Un spectre continu permet un
TC rendu des couleurs optimal. Les
T spectres linéaires ou de bandes
HIT détériorent systématiquement
HST le rendu des couleurs. Une très
20 40 60 80 100 Ra bonne qualité du rendu des cou-
leurs est obtenue par les lampes
Plage de l’indice du rendu des à incandescence y compris les
couleurs Ra avec différents types lampes halogènes à incandes-
de lampes cence.

Température de couleur de La couleur de la lumière d’une


lumière LED lampe dépend de la répartition
A
QT (12V)
spectrale de la lumière donnée.
QT
Dans la pratique, il y a une caté­
TC gorisation dans les couleurs
T blanc chaud, blanc neutre et
HIT blanc lumière du jour. Les lampes
HST blanc chaud accentuent la plage
2000 3000 4000 5000 6000 TF (K) spectrale rouge et jaune, tandis
qu’avec la lumière blanc lumière
Plages de la température de du jour, le bleu et le vert, c.-à-d.,
­couleur TF avec différents types les couleurs froides sont mises
de lampes en évidence.

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation
Sélection des lampes

Flux lumineux Ce sont surtout les petits flux


LED lumineux que l’on trouve chez les
A
QT (12V)
LED, les lampes halogènes basse
QT
tension, ensuite chez les lampes
TC à incandescence conventionnel-
T les et les lampes fluorescentes
HIT compactes. Les lampes halogènes
HST à incandescence pour la tension
10 50 100 500 1000 2000 5000 10000 50000 F (lm) secteur disposent de valeurs par-
ticulièrement élevées, de même
Plages des flux lumineux F avec que les lampes fluorescentes et
différents types de lampes les lampes à décharge haute pres­
sion ; les plus grandes valeurs
sont obtenues par les lampes
aux halogénures métalliques.
LED
A
QT (12V)
QT
TC
T
HIT
HST
100 200 300 400 500 1000 P (W)

Plages de la puissance de lampe P


avec différents types de lampes

Economie La rentabilité d’une lampe dépend


LED du rendement lumineux, de la
A
durée de vie de la lampe et du
QT (12V)
QT
coût de la lampe. Les lampes à
TC incandescence et lampes halogè-
T nes à incandescence ont le ren­
HIT dement lumineux le plus faible.
HST Des valeurs nettement plus im­-
20 40 60 80 100 h(lm/W) portan­tes sont obtenues par les
lampes fluorescentes, les lampes
Economie η avec différents types à vapeur de mercure et les lampes
de lampes aux halogénures métalliques. Les
lampes à incandescence et lampes
halogènes à incandescence ont
la durée de vie la plus courte ; les
LED lampes fluorescentes et les lam-
A
QT (12V)
pes haute pression ont une durée
QT
de vie nettement plus longue.
TC
T
HIT
HST
2000 4000 6000 8000 10000 50000 t (h)

Plages de la durée de vie t avec


différents types de lampes

Exposition aux rayonnements Lamp Oe (W/klm) Les aspects du rayonnement sont


UV Light IR importants dans le domaine de
l’exposition. Les rayons infrarou-
A, R, PAR 0,05-0,10 5-7 35-60
QT 0,10-0,15 5-6 25-30
ges et les rayons ultraviolets peu-
T, TC 0,05-0,15 3-5 6-10 vent endommager les tableaux.
HME 0,20-1,00 2-3 10-15 Des parts élevées de rayons infra-
HIT 0,20-1,00 2-5 6-10 rouges et de chaleur par convec-
HSE 0,01-0,05 2-3 4-6 tion sont surtout fournies par
les sources lumineuses avec un
Puissance de rayonnement rela­tive rendement lumineux faible, telles
φe de différents types de lampes, que les lampes à incandescence et
avec un flux lumineux de 1000 lm, les lampes halogènes à incandes-
divisé suivant les plages de lon- cence. Avec les lampes fluores-
gueurs d'ondes : UV (280 nm-380 centes compactes, conventionnel-
nm), lumière (380 nm-780 nm), les, le rayonnement infrarouge est
IR (780nm-10000 nm). nettement moins important. En
Exemple : φe = UV · lm / 1000 utilisant des filtres, il est possible
Pour une lampe A60 de 100W de réduire fortement les infrarou-
et 1380 lm, cela donne une puis­- ges et les ultraviolets gênants.
sance de rayonnement UV de
0,069-0,138 W.

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation
Sélection des appareils d’éclairage

La sélection de la source lumi-


neuse permet de retracer les
propriétés techniques de l’instal-
lation d’éclairage, ainsi que les
limites des qualités de lumière
accessibles. Mais les effets de
lumière réalisés dépendent de la
Répartition de la Couleur de la lumière Types de montage sélection des appareils d’éclairage
lumière dans lesquels ces lampes seront
utilisées. Il y a un lien étroit entre
le choix des lampes et celui des
appareils d’éclairage. La décision
prise en faveur d’une source lumi-
neuse limite la sélection des types
d’appareils d’éclairage, de même
que la décision en faveur d’un
appareil d’éclairage limite le choix
des lampes.

Luminance Eclairement Exigence de sécurité

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Répartition de la lumière

général – différencié L’éclairage général homogène


représente une conception d’éclai­
rage courante. Pour l’éclairage
général, il y a les appareils à
faisceau plus large tels que les
Downlights et les structures
d’éclairage. Un éclairage homo-
gène peut se faire également par
un éclairage indirect. Par con-
tre, une conception d’éclairage
visant exclusivement des accents
lumineux isolés est plutôt un cas
exceptionnel. Souvent, un éclai-
rage d’accentuation comprend
des parts d’éclairage général afin
de permettre l’affectation dans
l’espace des objets éclairés. Sou-
Eclairage général homogène vent, la lumière diffuse des zones
­grâce à un éclairage à faisceau accentuées suffit pour un éclai­
large rage environnant satisfaisant.
Pour l’éclairage d’accentuation,
il y a des appareils qui fournissent
de la lumière orientée à faisceau
étroit. On peut utiliser des projec-
teurs mobiles et des Downlights
orientables.

Eclairage différencié grâce à des


projecteurs à faisceau étroit

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 73


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Répartition de la lumière

direct – indirect L’éclairage direct permet aussi


bien une lumière diffuse qu’orien-
tée, un éclairage général qu’ac-
centué. Avec la lumière directe,
il est possible d’avoir une étude
d’éclairage qui permet une répar-
tition différenciée de la lumière.
Elle permet une très bonne plas-
ticité des objets éclairés par des
contrastes importants.
Avec l’éclairage indirect, l’éclai-
rage est orienté vers un éclairage
général diffus. L’éclairage indi-
rect génère une lumière douce,
très homogène et donne, par
l’éclaircissement des surfaces
limitant l’espace, une impression
de pièce ouverte. Cela évite les
Eclairage direct avec lumière problèmes d’éblouissement direct
orientée et d’éblouissement par réfléchis-
sement. Un éclairage uniquement
indirect peut donner une impres-
sion générale plate et monotone
de l’environnement.

Un éclairage indirect donne une


impression de pièce ouverte

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 74


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Répartition de la lumière

large – étroit Le choix d’un faisceau lumineux


étroit ou large est étroitement
lié au concept d’un éclairage
général ou différencié. Les appa-
reils d’éclairage avec un angle
de faisceau inférieur à 20° sont
appelés Spot, ceux avec un angle
supérieur à 20° sont appelés
Flood. Avec les Downlights, l’an-
gle cut-off donne également
une indication sur la largeur du
faisceau lumineux. Un faisceau
lumineux large génère une part
plus importante d’éclairement
vertical.

Faisceau lumineux large pour un


éclairage indirect

Lumière à faisceau étroit pour


l’accentuation

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 75


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Répartition de la lumière

symétrique – asymétrique Le faisceau lumineux symétrique


sert à l’éclairage homogène. Le
faisceau lumineux peut être large
pour les Downlights pour l’éclai­
rage général des surfaces hori-
zontales. Avec les projecteurs,
il est étroit pour l’accentuation.
Les appareils d’éclairage avec
faisceaux lumineux asymétriques
sont adaptés à une répartition
homogène de la lumière pour les
surfaces latérales. Les appareils
typiques portant cette caractéris-
tique sont les projecteurs à fais-
ceau mural et les projecteurs pour
l’éclairage du plafond.
Pour les appareils d’éclairage avec
focalisation d’un rayonnement
symétrique à l’axe, tels que les
structures d’éclairage, deux cour-
bes de répartition de l’intensité
lumineuse sont indiquées.

Faisceau lumineux symétrique


pour l’éclairage de base

Faisceau lumineux asymétrique des


projecteurs à faisceau mural pour
un éclairage mural homogène

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 76


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Répartition de la lumière

horizontal – vertical Le choix d’un éclairage horizontal


coïncide souvent avec la recher-
che d’une lumière fonctionnelle.
Cela est valable, p. ex., pour l’éclai­
rage des postes de travail, pour
lequel l’étude de l’éclairage est
principalement orientée vers
l’éclairage homogène d’exigences
visuelles horizontales. Les parts
verticales de l’éclairage sont sur-
tout produites par de la lumière
diffuse qui est réfléchie par les
surfaces horizontales éclairées.
Le fait de mettre le point fort
sur un éclairage vertical peut
être, pour l’éclairage d’étagères,
de tableaux ou de peintures par
exemple, également dû à des rai-
Eclairage horizontal pour les sons fonctionnelles. Mais souvent
­postes de travail il vise la conception de l’environ-
nement visuel. La lumière ciblée
fait ressortir les critères et points
forts de l’environnement visuel.
Ceci est valable pour l’architec-
ture dont les structures peuvent
être soulignées par un éclairage
des murs, aussi bien que pour
l’accentuation et la modélisation
des objets dans l’espace.

L’éclairage vertical souligne la


structure grâce à l’éclairage de la
façade

Fabrication spéciale Dans la plupart des cas, sont sélec­


tionnés les appareils produits en
série car ils sont livrables à court
terme, possèdent des caractéristi­
ques clairement définies et sont
contrôlés. De même que dans les
constructions spéciales, telles
que dans les installations d’éclai-
rage intégrées dans l’archi­tec­
ture (p. ex. éclairages de voûtes
ou plafonds de lumière), il est
souvent possible d’utiliser des
appareils d’éclairage standardi-
sés. Pour les grands projets, il est
également possible de se tourner
vers des fabrications spéciales ou
des produits en développement.
Avec ce type d’appareils, il est
plus facile de coller au mieux
aux exigences du projet que ce
soit en terme d’esthétisme ou de
technique d’éclairage. En plus des
coûts de développement supplé-
mentaires, il faut surtout tenir
compte du délai de livraison de
ces appareils qui est beaucoup
plus important que ceux en ver-
sion standard.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 77


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Couleur de la lumière

La couleur de la lumière d’un


appareil d’éclairage dépend de la
lampe. Dans le domaine des cou-
leurs de lumière blanches, il y a
une répartition entre blanc chaud,
blanc neutre et blanc lumière du
jour.
En utilisant des filtres de couleur,
on peut générer de la lumière de
couleur avec ces lampes. L’utili-
sation d’une source lumineuse de
couleur, telle qu’une LED ou une
lampe fluorescente génère de la
lumière de couleur directe et évi-
te, en comparaison avec les filtres
de couleur, la faible transmission.
Grâce au mélange des sources
lumineuses des couleurs de base
rouge, vert et bleu, il est possible
d’obtenir un grand nombre de
couleurs avec les appareils béné-
ficiant de la technique RGB. Un
changement dynamique de cou-
leur est possible par un pilotage
électronique.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 78


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Types de montage

Types de montage Pour la disposition des appareils


d’éclairage dans l’architecture,
il existe deux concepts de base
opposés qui attribuent à l’ins-
tallation d’éclairage une fonc-
tion esthétique différente et
qui ouvrent des possibilités de
technique d’éclairage diverses. Il
s’agit, d’une part, d’essayer d’in-
tégrer les appareils d’éclairage
dans l’architecture, d’autre part
d’ajouter les appareils d’éclairage
en tant qu’éléments autonomes
à une architecture existante.
Cependant, les deux concepts
ne doivent pas être considérés
comme des idées compactes mais
forment plutôt les points essen-
tiels d’une échelle de possibilités
de conception et techniques qui
permettent aussi des concepts
mixtes. Choisir une installation
d’éclairage fixe ou variable est
étroitement lié au choix d’une
solution intégrée ou additive ;
mais cette décision est moins
déterminée par des critères de
conception que par des exi­gen­-
ces techniques d’éclairage.

Eclairage intégré Lors d’un éclairage intégré, l’ap-


pareil d’éclairage se place der-
rière l’architecture ; les appareils
d’éclairage ne sont visibles que
par le dessin de leurs découpes au
mur ou au plafond. Le point fort
de l’étude se concentre sur l’em-
ploi des effets lumineux générés
par les appareils d’éclairage. Un
éclairage intégré se met donc
facilement dans des environne-
ments différents, il facilite l’adap-
tation des appareils d’éclairage à
l’environnement. Naturellement,
l’éclairage intégré représente
une solution plutôt statique.
Une modification de l’éclairage
ne peut être effectuée que par
une commande d’éclairage ou
l’orientation de types d’appareils
d’éclairage mobiles. Les appareils
d’éclairage caractéristiques sont
les encastrés dans les plafonds
ou les murs.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 79


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Types de montage

Eclairage additif Dans l’éclairage additif, les appa-


reils d’éclairage apparaissent sous
forme d’éléments indépendants.
En plus de l’étude des effets de
lumière, il faut déterminer une
sélection et une disposition des
appareils d’éclairage adaptées à
l’architecture ; cela va de l’adap-
tation aux structures présentes
jusqu’à l’influence active sur la
vue d’ensemble optique. Face au
gain de flexibilité, il y a l’exigence
d’adapter l’image optique de
l’installation d’éclairage à l’envi-
ronnement et d’éviter un désordre
visuel par un mélange des types
d’appareils d’éclairage ou par une
disposition déconcertante. Les
appareils d’éclairage caractéris-
tiques sont les projecteurs et les
structures d’éclairage, mais aussi
les appareils suspendus.

Eclairage fixe Parmi les appareils d’éclairage


fixes, il y a différents faisceaux
lumineux, comme, p. ex., les appa-
reils d’éclairage orientables tels
que les Downlights orientables.
Pendant l’étude de la conception,
il faut vérifier soigneusement la
disposition des appareils d’éclai-
rage, car une modification ulté-
rieure des encastrés n’est réalisa-
ble qu’avec beaucoup de travaux
supplémentaires.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 80


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Types de montage

Eclairage flexible La variabilité d’un éclairage


peut être obtenue de différentes
manières. La plus grande variabi-
lité, telle qu’elle est nécessaire p.
ex. pour l’éclairage d’expositions
changeantes ou dans l’éclairage
de présentation, est obtenue
grâce à des projecteurs mobiles
sur des rails lumière ou des struc-
tures porteuses. Ici, une nouvelle
orientation dans l’espace est pos-
sible ainsi que le déplacement ou
l’échange complet des appareils
d’éclairage.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 81


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Luminance

Éblouissement Avec des appareils d’éclairage


orientables, tels que des projec-
teurs ou des Downlights orien-
tables, les effets d’éblouissement
En ce qui concerne l’éblouisse­ dépendent aussi des caractéristi-
ment, on distingue l’éblouisse­ 3 2 1 ques de rayonnement des appa-
ment direct, essentiellement reils d’éclairage ; l’éblouissement
causé par les appareils d’éclairage provient d’abord d’une mauvaise
(1) de l’éblouissement par réflé- orientation des appareils d’éclai-
3 rage.
chissement, pour des exigences 2
visuelles horizontales (2) et ver­ Pour les appareils d’éclairage
ticales (3), par exemple dans le fixes, tels que les Downlights ou
cas d’écrans. les structures d’éclairage, il faut
faire la différence entre la limi-
tation de l’éblouissement pour
le domaine de l’éblouissement
direct et le domaine de l’éblouis-
α sement par réfléchissement. Pour
l’éblouissement direct, la qualité
de la limitation de l’éblouisse-
ment dépend des caractéristiques
Limitation de l’effet d’éblouisse- de rayonnement des appareils
ment sur les écrans de postes de d’éclairage. Avec les Downlights,
travail : dans les pièces contenant le confort visuel augmente avec
des postes de travail à écrans, un un angle cut-off croissant par
angle cut-off minimal α de 30° une limitation accrue de l’éblouis-
est conseillé. sement.

Normes Pour l’éclairage des postes de


travail, il existe des normes qui
définissent les angles cut-off
minimums respectifs et les plus
grandes luminances admises des
appareils d’éclairage sous un
angle de rayonnement déterminé ;
25 pour les postes de travail sur
écran, il y a des exigences particu-
lières. La partie du plafond est vue
par l’utilisateur dans un miroir qui
couvre la surface de travail, peut
être considérée comme critique.
Avec les appareils d’éclairage
A partir de la projection du champ dotés de réflecteurs à miroir, la
d’estimation sur la surface du limitation de l’éblouisse­ment
plafond, on obtient la zone dans direct s’améliore avec des angles
laquelle les appareils d’éclairage cut-off plus élevés. Des angles
peuvent influencer de manière cut-off de lampe de 30° et 40° se
négative le rendu des contrastes. sont imposés comme standard.
Le procédé UGR (Unified Glare
Rating) sert à estimer et à limiter
l’éblouissement psychologique
direct à l’intérieur. La luminance
de la source lumineuse, sa taille
visible (angle de la pièce) et posi-
tion (indice de position), ainsi
que la luminance de l’arrière-plan
influencent la valeur UGR qui
varie généralement de 10 à 30.
Plus la valeur UGR est petite,
plus l’éblouissement est faible.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 82


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Eclairement

L’acuité visuelle augmente rapi-


dement avec l’augmentation
de l’éclairement. Au-dessus de
1000 lux, elle n’augmente plus
que lentement, pour baisser de
nouveau avec des éclairements
très élevés, jusqu’à l’apparition
de l’éblouissement.
La prescription d’éclairements
globaux est cependant très peu
liée à la perception effective.
Dans l’œil, ce n’est pas le flux
lumineux – l’éclairement – qui
tombe sur une surface, qui est
représenté, mais la lumière émise,
transmise ou réfléchie par les
surfaces. L’image sur la rétine est
basée sur le motif de luminance
des objets perçus sur l’interaction
Eclairement recommandé E de la lumière et de l’objet.
suivant le CIE selon différentes
caractéristiques d’activités

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 83


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Sélection des appareils d’éclairage
Exigence de sécurité

Type de protection Les appareils d’éclairage doivent,


en tout cas, répondre aux exigen-
ces générales de sécurité ; ceci est
garanti par la présence d’un sigle
de contrôle. Dans certains cas, il
y a d’autres exigences avec des
marquages spécifiques. Pour les
appareils d’éclairage utilisés dans
des environnements humides,
poussiéreux ou, dangereux, il y a
des exigences particulières. Les
appareils d’éclairage sont classés
en fonction de différentes protec-
tions et classes de protection ; la
classe de protection caractérise
le type de protection de l’appareil
d’éclairage contre les chocs élec-
triques ; la protection, quant à
elle, sa sécurité contre le contact,
la poussière et l’humidité.
Identification du type de protec- Identification du type de protec-
tion (IP) : Référence X Protection tion (IP) : Référence Y Protection
contre les corps étrangers contre l’eau

Classes de protection Pour le montage des appareils


d’éclairage sur des meubles ou sur
d’autres matériaux inflammables,
d’autres exigences sont requises
pour une sécurité suffisante con-
tre le feu.

Classes de protection pour la Identification des propriétés arti-


sécurité électrique des appareils culières des appareils d’éclairage
d’éclairage et des exigences de sécurité

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 84


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation
Disposition des appareils d’éclairage

La disposition des appareils


d’éclai­rage ne doit pas être con-
sidérée uniquement comme une
opération technique et fonction­
nelle. Dans la pratique des études
d’éclairage orientées vers les
aspects quantitatifs, l’exigence
Sol Mur Plafond d’un éclairage, si possible homo-
gène, a entraîné la préférence
d’une trame entièrement homo-
gène d’appareils d’éclairage au
plafond.
Entre la disposition des appareils
d’éclairage et l’effet de la lumière,
il n’y a pas de rapport direct ; en
exploitant entièrement le spectre
d’appareils d’éclairage disponible,
il est possible d’obtenir un sché-
ma planifié des effets de lumière
avec une série de différentes dis-
positions d’appareils d’éclairage.
Objet Trame à points Eléments linéaires Cette liberté d’action peut et
devrait être utilisée pour dévelop-
per une esthétique du plafond qui
relie un éclairage fonctionnel à
une conception de la disposition
des appareils d’éclairage, adaptée
à l’architecture.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 85


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage
Sol

Sol

Pour la distance jusqu’au mur (a),


la moitié de la distance entre les
appareils (d) est recommandée. La
distance (d) entre deux structures
voisines doit correspondre à la
hauteur (h) au-dessus du sol ou
de la surface de travail.

Angle cut-off Avec un angle cut-off croissant, L’éclairement vertical est impor-
le confort visuel de l’appareil tant p. ex. dans les magasins, là
d’éclairage augmente par une où des produits doivent être bien
limitation accrue de l’éblouisse- éclairés. Avec les Downlights avec
ment. Pour les Downlights, avec un angle cut-off de 30°, le maxi-
la même disposition des appareils, mum du flux lumineux est diffusé
il y a des sections de cône d’éclai- sous un angle latéral élevé.
rage différentes au mur. Les Downlights avec un angle
Avec un angle cut-off de 40°, on cut-off de 50° permettent, avec
obtient le meilleur compromis des faisceaux lumineux étroits,
possible entre l’éclairement hori- un très grand confort visuel pour
zontal nécessaire au sol et l’éclai- les pièces à plafonds élevés.
rement vertical.

Au-dessus de l’angle cut-off, Angle cut-off 30°


aucune lumière n’est dégagée.

Angle cut-off 40° Angle cut-off 50°

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 86


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage
Mur

Mur

La distance jusqu’au mur pour l’éclairement qui diminuerait. Les


les projecteurs à faisceau mural projecteurs à faisceau mural ne
doit être au moins égale à un développent leur homogénéité
tiers de la hauteur de la pièce. qu’à partir d’un nombre minimum
Une alternative est de repérer la de trois appareils. La position d’un
distance avec une ligne de 20°, projecteur à faisceau mural dans
à partir du pied du mur vers le un coin de la pièce doit être sur
plafond. Tandis qu’avec une hau- la ligne de 45°.
teur de plafond normale, l’écart
entre les appareils correspond à
la distance jusqu’au mur, dans les
pièces avec des plafonds élevés, il
doit être réduit, pour compenser
Coin de pièce

En général, les Downlights sont


montés à une distance égale à
la moitié de la distance entre le
mur et les appareils. Les appareils
d’angle doivent être montés sur
la ligne de 45°, pour générer avec
les Downlights des sections de
cône d’éclairage identiques sur les
deux surfaces du mur exposées.

Mur avec miroir

Pour les murs avec miroir, la dis-


position des appareils d’éclairage
devra se faire de façon à ce que
l’image réfléchie poursuive cette
disposition.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 87


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage

Elément mural

Dans les pièces avec des struc­


tures architectoniques dominan-
tes, la disposition des appareils
d’éclairage doit être adaptée aux
éléments architectoniques.

Plafond

Une condition de base pour


l’éclairage des plafonds est une
hauteur de plafond suffisante,
afin d’obtenir une répartition
homogène de la lumière. Les
appareils d’éclairage du plafond
doivent être installés au-delà de
la hauteur des yeux, pour éviter
l’éblouissement direct. La distance
jusqu’au plafond dépend du degré
d’homogénéité nécessaire et doit
être généralement de 0,8m.

Objet

L’éclairage d’objets peut être ­graphi­ques sous verre, il faut


­effec­tué avec un angle de la tenir compte de l’angle d’inciden­
lumière de 30° à 45° par rapport ce de la lumière, pour éviter les
à la verticale. Plus la lumière est réflexions gênantes dans l’angle
verticale, plus il y a un effet de du visiteur. Ainsi, cela évite les
plasticité. Si la lumière tombe ombres portées, p. ex. du cadre
au-dessous de 30°, ce que l’on sur la surface de l’image.
appelle « l’angle de musée », un
éclairage vertical maximum est
obtenu et cela évite simultané-
ment un éventuel éblouissement
du visiteur par réfléchissement.
Avec des surfaces réfléchissan-
tes, p. ex. peintures à l’huile ou

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E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage

Surfaces horizontales

Les luminances élevées, réfléchies


par des surfaces ou des objets,
provoquent des éblouissements
par réflexion. Les appareils ne
doivent pas être disposés dans
les zones critiques. L’éclairage
indirect avec de la lumière dif-
fuse réduit l’éblouissement par
réflexion. Pour l’orientation du
cône d’éclairage, il faut éviter la
formation d’ombres sur la surface
de travail.

Surfaces verticales

Avec une surface spéculaire


disposée transversalement, il est
possible de monter les appareils
d’éclairage devant la zone inter-
dite du plafond. Avec une surface
spéculaire disposée longitudina-
lement, les appareils d’éclairage
sont montés à côté de cette zone.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 89


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage
Trame à points

Point La disposition la plus simple


des éléments ponctuels est une
trame régulière, qu’elle soit sim-
ple ou décalée. Avec une trame
homogène d’appareils d’éclairage
individuels identiques, cela donne
facilement un effet monotone du
plafond. De plus, un éclairage dif-
férencié est pratiquement exclu.

Eléments ponctuels : dispositions


en trames régulières et décalées

Combinaisons ponctuelles Des dispositions accentuées sont


créées par l’utilisation en alter-
nance de différents appareils
d’éclairage individuels ainsi que
par la combinaison d’appareils
d’éclairage ; il est possible de
regrouper aussi bien des appareils
d’éclairage du même type que des
appareils d’éclairage différents.

Comme éléments ponctuels, on


peut utiliser des appareils d’éclai-
rage de même forme et la même
taille, mais aussi des groupes
d’appareils compacts.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 90


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage
Trame à points

Ligne La mise en place linéaire d’élé-


ments ponctuels représente des
formes de conception plus com-
plexes. Contrairement à la simple
disposition dans des trames, la
conception des plafonds est en
relation plus étroite avec l’archi-
tecture de la pièce - le plafond est
aménagé en liaison avec le tracé
de la pièce, que ce soit en adop-
tant ce tracé ou en mettant cons-
ciemment des contrastes avec ce
type de forme.

Eléments ponctuels :
dispositions linéaires

Formes Comme l’attribution des diffé-


rents appareils d’éclairage à un
tracé linéaire n’est pas prescrite
par une ligne réelle – à part le
tracé du mur, les avancées du
plafond ou les sous-poutres – ,
mais ne peut être effectuée que
suivant la perception de la forme,
il faut accorder une importance
particulière aux formes lors de
l’étude. Les critères déterminants
sont surtout l’écart régulier et la
proximité des appareils d’éclai-
rage.

Les dispositions des appareils


d’éclairage peuvent suivre des
structures architectoniques ou
constituer leurs propres formes.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 91


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage
Eléments linéaires

Ligne Tandis que les structures linéaires,


lors de la configuration en ligne
d’appareils d’éclairage ponctuels,
ne peuvent être générées qu’indi-
rectement par la perception de la
forme, elles peuvent être conçues
directement à l’aide d’éléments
linéaires. Des appareils d’éclairage
correspondants, mais aussi des
structures porteuses peuvent
servir d’éléments linéaires. Les
structures d’éclairage ainsi que
les dispositions des rails lumière
ou d’autres structures porteuses
font partie de cette catégorie de
conception.
Ce type de forme des dispositions
linéaires est d’abord identique
avec les mises en lignes ponctuel-
les. Comme les formes générées
lors de l’utilisation d’éléments
linéaires sont réellement présen-
tes et non seulement ébauchées
visuellement, il est possible ici de
composer des dispositions plus
complexes sans danger de distor-
sion par la perception des formes.

Ligne et point Cette mise en forme robuste


­permet aussi bien l’utilisation
en alternance de différentes
­formes d’appareils d’éclairage,
que la disposition de projecteurs
sur des structures d’éclairage ou
porteuses ; il est donc possible
d’avoir un éclairage différencié
de la pièce, sans que l’apparence
de la structure de base ne soit
fortement perturbée par les dif­
férents appareils d’éclairage.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 92


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Disposition des appareils d’éclairage
Eléments linéaires

Solutions décoratives La combinaison de différents élé-


ments permet une grande gamme
de possibilités de conception jus-
qu’à des solutions décoratives.

Structures linéaires Le rectangle des rails lumière


découle de la forme de la pièce.
De cette manière, il est tout aussi
possible d’avoir un éclairage flexi-
ble de toutes les surfaces murales
que l’éclairage des objets dans la
pièce.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 93


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation
Montage

Pour le montage, les aspects


techniques mais aussi ceux de
la conception sont importants.
Si la disposition des appareils
d’éclairage est déterminée, l’at-
tention est portée sur le détail du
montage. Pour les Downlights, il
Plafond Mur Sol y a différentes variantes de mon-
tage, tel que le montage encastré,
apparent ou pendentif.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 94


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Montage
Plafond

Faux plafonds Avec les faux plafonds lisses, p. ex.


en panneaux de carton de plâtre,
il est possible de placer les appa-
reils d’éclairage indépendamment
des modules de plafond prescrits.
Les appareils d’éclairage sont fixés
dans des découpes du plafond
appropriées ; le cas échéant le
poids des appareils d’éclairage
doit être porté par des suspen-
sions sur l’appareil ou à proximité
de l’appareil. Si le plafond doit
être plâtré, il faut des boîtiers
d’encastrement pour les ouver­
tures des appareils d’éclairage.

Plafonds à lames Pour les plafonds à lames et


ceux en nid d’abeilles, il y a des
cassettes d’encastrement avec
des découpes pour le montage
des Downlights. Les dimensions
des cassettes sont adaptées aux
dimensions respectives du mail­
lage, de manière à remplir un
nid d’abeilles ou à permettre le
montage entre des panneaux de
plafond peu résistants.

Gorges Pour ne pas intégrer de manière


visible des sources lumineuses
dans le plafond, il est possible de
monter les appareils d’éclairage
sur un rail lumière situé dans une
gorge.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 95


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Montage
Plafond

Appareils suspendus La suspension des appareils


d’éclairage peut être faite de
­différentes manières. Les appa­-
reils légers sont normalement
suspen­dus au câble d’alimenta-
tion. Pour les appareils d’éclairage
plus lourds, le poids est soutenu
par une suspension à part. Cela
peut être un câble métallique
de suspension supplémentaire ;
mais il est aussi possible d’avoir
une suspension par un tube rigide
qui abrite normalement le câble
d’alimentation.

Plafonds en béton Pour le montage des appareils


d’éclairage dans des plafonds en
béton, les ouvertures des appa-
reils d’éclairage sont prévues
lorsque le béton est coulé. Une
possibilité est le montage de
boîtiers d’encastrement qui sont
également fixés sur le coffrage
et qui restent dans le plafond. En
tout cas, il faut déterminer si la
disposition prévue des appareils
d’éclairage est compatible avec la
statique du plafond, si p. ex. cer-
tains emplacements de montage
sont exclus par des sous-poutres
couvertes ou si l’armature du pla-
fond doit être adaptée à la dispo-
sition des appareils d’éclairage.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 96


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation | Montage

Mur Le montage des appareils


­d’éclai­rage au mur est possible
de manière apparente ou encas-
trée, et le montage encastré peut
être fait aussi bien dans les murs
en béton que dans les murs creux.
Le montage sur un bras au mur ou
sur un bras en porte-à-faux est
utile à l’intérieur pour les cloisons
ou à l’extérieur pour les façades.

Sol Le montage des appareils d’éclai-


rage au sol comprend le montage
encastré et le montage apparent.
Pour le montage encastré au sol,
il faut un recouvrement des appa-
reils résistant et la protection
contre la pénétration d’humidité
doit être assurée. Pour l’extérieur,
il y a la possibilité d’utiliser des
appareils sur pied ou sur poteaux.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 97


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Phase de réalisation
Entretien

En déterminant un facteur de
diminution lors de l’étude de
l’éclairage, il est possible de
gérer des intervalles d’entretien.
En prévoyant des facteurs de
diminution petits, on obtient un
niveau d’éclairement initial plus
élevé et la période jusqu’à l’abais-
sement du flux lumineux en des-
sous de la valeur critique est en
conséquence prolongée. Par les
prescriptions correspondantes, il
est également possible d’obtenir,
à l’aide du facteur d’entretien, la
simultanéité du changement des
lampes et du nettoyage des appa-
reils d’éclairage. Le réglage des
appareils d’éclairage fait partie du
domaine de l’entretien qualitatif.
Surtout pour l’éclairage de pré-
sentation, toute transfor­mation
exige une nouvelle orientation
adaptée des appareils d’éclairage.
Un plan d’entretien doit permet-
tre à l’exploitant d’entretenir,
dans les délais, l’installation
d’éclairage suivant les exigences
techniques et le but de l’instal-
lation.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 98


E Guide
Concevoir avec de la lumière
Visualiser la lumière

Les représentations des instal­


lations d’éclairage et de leurs
effets en architecture jouent
un rôle fondamental dans les
études d’éclairage. Plans de pla-
fond à orientation technique,
représentations spatiales calcu-
Dessin Simulation Maquette lées par ordinateur, maquettes
en trois dimensions des ouvrages
ou des installations d’éclairage,
ou encore illustrations graphi-
ques de complexités variables :
la palette est très étendue. Un
consultant en éclairage confirmé
peut présenter de façon réaliste
les effets de lumière recherchés
à partir de plans de plafond et
de diagrammes. En revanche, des
intervenants moins expérimentés
devront également se reporter
aux représentations explicites des
documentations techniquement
abstraites.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 99


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière
Dessin

Les variantes graphiques vont de


la simple ébauche à des méthodes
beaucoup plus approfondies qui
permettent, au prix d’un effort
croissant, de représenter de plus
en plus distinctement non seule­
ment l’environnement éclairé,
Ébauche Story-board Mood-board mais aussi et surtout l’effet de
lumière produit. Des représenta­
tions spatiales en perspective
rendent explicite la disposition
de l’installation d’éclairage dans
la pièce.

Dessin technique Diagramme

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 100


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière | Dessin
Ébauche

La plus simple manière de repré-


senter graphiquement les effets
de lumière est d’utiliser des fais-
ceaux lumineux, sous la forme de
contours, de surfaces colorées ou
de valeurs de gris se détachant
sur l’arrière-plan. Les dessins, qui
rendent les faisceaux lumineux
sur un arrière-plan sombre par
des crayons de couleur claire ou
à la craie, permettent d’obtenir
une forte intensité lumineuse
et conviennent tout particulière­
ment pour représenter un éclai-
rage extérieur nocturne. Pour
visualiser un concept global, une
ébauche volontairement simpli-
fiée permet une meilleure repré-
sentation des effets de lumière
produits qu’une représentation
prétendument réaliste, assortie
de gradations de luminosité arti-
ficielles.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 101


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière | Dessin
Story-board

Le story-board s’appuie sur des


représentations schématiques
pour visualiser le déroulement
spatio-temporel d’une mise en
lumière. Il convient aux études
d’éclairage scénographique, où il
permet de considérer les proces-
sus dynamiques d’un bâtiment.
Cela est notamment possible en
adoptant une approche séquen-
tielle, d’une part en parcourant
Façade Entrée l’édifice dans l’espace, d’autre
part en observant son évolution
dans le temps, tout au long de la
journée.

Foyer Réception

Pièce, variante 1 Pièce, variante 2

Pièce, variante 3 Détail

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 102


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière | Dessin
Mood-board

Le mood-board regroupe des ima-


ges, des ébauches, des matériaux,
des couleurs et des termes pour
décrire des émotions. Lorsqu’une
mise en lumière nécessite diverses
ambiances, la nature des contras-
tes et des couleurs correspondant
aux différentes scènes de lumière
peut être précisée par le biais
de collages parallèles autour de
plusieurs thèmes. Le mood-board,
rassemble, sans les filtrer, les ima-
ges inspirées par le thème central
avant de les analyser.

Mood-board avec lumière froide Mood-board avec lumière chaude


diffuse orientée

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 103


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière | Dessin

Dessin technique Les dessins techniques indiquent


avec précision le type des appa-
reils d’éclairage utilisés et leur
disposition au plafond vue en
plan et en coupe. Ainsi pour les
projecteurs, est-il également pos-
sible de définir leur orientation
sur le dessin. Pour une meilleure
vision d’ensemble, les appareils
d’éclairage, leurs symboles et leurs
propriétés peuvent être parallèle-
ment répertoriés dans un tableau.
Les études d’électricité requièrent
en outre des informations sur le
circuit électrique, les commuta-
teurs, les touches et les indices de
protection.

Diagramme Les diagrammes servent notam-


ment à illustrer la répartition de
l’éclairement ou de la luminance
dans les pièces. Dans les diagram-
mes Isolux, des lignes signalent les
éclairements identiques. Dans les
diagrammes isocandela, ces lignes
matérialisent les luminances.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 104


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière
Simulation

Par des représentations spatiales,


les programmes de simulation
rendent compte des éclairements
à l’aide de diagrammes. Ils permet­
tent également de visualiser le
concept d’éclairage en question.
Contrairement au dessin, l’info-
Simulation quali­ Simulation quanti- Animation graphie apporte des informations
tative tative d’autant plus objectives qu’elle
s’appuie sur des calculs concrets.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 105


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière | Simulation

Simulation qualitative La simulation qualitative de l’éclai­


rage met l’accent sur l’ambiance
créée. La mise en perspective
d’une pièce transcrit parfaitement
l’impression recherchée par les
concepts d’éclairage, le degré
de détail pouvant aller jusqu’au
­photoréalisme.

Simulation quantitative La simulation quantitative sert


à analyser les études d’éclairage.
Elle détermine des valeurs numé-
riques physiquement correctes
pour des attentes visuelles défi-
nies et permet de s’assurer du
respect des exigences normatives,
comme la répartition homogène
de l’éclairement. De même, on
recourt aux représentations en
fausses couleurs, où les différents
domaines de valeurs peuvent
être relevés sur une échelle des
couleurs.

Animation L’animation assemble en un film


différentes images issues de la
simulation. Elle convient tout par-
ticulièrement pour représenter des
mises en lumière dynamiques. Des
programmes adaptés permettent
non moins simplement de pro-
duire des animations où l’objec­-
tif est fixe tandis que l’éclairage
varie, et inversement. Les anima-
tions impliquant simultanément
des variations de l’éclairage et de
l’emplacement de l’objectif sont
infiniment plus complexes à réali-
ser : elles nécessitent de recalculer
chacune des différentes images du
film ou d’employer des méthodes
spécifiques de post-traitement
vidéo.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 106


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière
Maquette

Les maquettes ont pour atout


majeur de matérialiser réellement
la lumière, plus encore que de la
représenter. Les effets d’éclairage
peuvent être observés dans toute
leur complexité et ne sont pas
reproduits de manière schéma-
Construction de Maquette grandeur Simulation de la tique. Les maquettes permettent
maquettes réelle lumière du jour également l’interaction, l’obser-
vateur pouvant immédiatement
vérifier les différents points de
vue importants. On distingue les
maquettes de travail des maquet-
tes de présentation.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 107


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière | Maquette

Construction de maquettes La taille et la précision limitent


la pertinence de la simulation et
doivent être définies en consé-
quence. Les échelles utilisées sont
de 1:100 ou 1:200 pour représen-
ter l’effet de la lumière du jour
dans un bâtiment tout entier, et
varient entre 1:20 et 1:10 pour les
effets d’éclairage différenciés de
zones distinctes.
L’élément le plus critique, en
particulier pour les maquettes à
échelle très réduite, est en géné-
ral les appareils eux-mêmes : les
résultats obtenus traduisent expli-
citement les écarts de répartition
de l’intensité lumineuse. La préci-
sion de la simulation des appareils
d’éclairage trouve ses limites
dans les dimensions des sources
lumineuses disponibles. Les fibres
optiques sont ainsi fréquemment
utilisées pour orienter la lumière
d’une source lumineuse externe et
simulations plusieurs appareils.

Maquette grandeur réelle La maquette grandeur réelle


consiste à modéliser des données
spatiales à l’échelle 1:1. Une telle
maquette des appareils d’éclairage
ou du segment architectural con-
cerné est une base optimale pour
prendre la meilleure décision pos-
sible, en particulier pour juger en
situation les appareils d’éclairage
spécialement conçus ou intégrés
à l’architecture. Pour limiter les
efforts déployés, il convient de
travailler avec une maquette la
plus détaillée possible sur le plan
architectural.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 108


E Guide
Concevoir avec de la lumière | Visualiser la lumière | Maquette

Simulation de la lumière du Le Soleil et la lumière du jour


peuvent intervenir simplement,
jour directement en extérieur ou
être reproduits à l’identique via
un simulateur du Soleil ou un
ciel artificiel. Pour positionner
la maquette dans l’angle de
la direction d’incidence de la
lumière, angle qui correspond à
un emplacement géographique,
à une saison et à un jour pré-
cis, les simulations en plein air
utilisent un indicateur de type
cadran solaire. Avec le simulateur
du Soleil, cette tâche est assurée
par un soleil artificiel mobile. Ces
deux méthodes permettent de
parfaitement visualiser les effets
de lumière dans et sur le bâtiment,
mais aussi les concepts de guidage
de la lumière du jour ou de pro-
tection solaire et ce, même pour
des maquettes à petite échelle. Les
observations faites peuvent être
fixées sur pellicule, ce qui permet
de documenter les variations
d’éclairage pendant la journée ou
l’année.
Le recours à un ciel artificiel
permet de simuler les conditions
d’éclairage par temps couvert et
de mesurer le facteur de lumière
du jour.

Edition : 19.07.2007 | Version actuelle sur [Link] 109


E Guide
Eclairage intérieur

La lumière détermine l'atmo-


sphère d'une pièce. Les applica-
tions d'éclairage et les effets de
lumière correspondants de diffé-
rents appareils d'éclairage sont
présentés à l'aide de simulations
et d'exemples de l'architecture.
Types d’éclairage Groupes d'appareils Applications
d‘éclairage

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 110


E Guide
Eclairage intérieur
Types d’éclairage

L’effet des pièces, des surfaces


et des objets dépend beaucoup
du type d’éclairage. Celui-ci va
de l’éclairage projection uni-
forme, en passant par l’éclairage
d’accen­tuation jusqu’à la projec-
tion de gobos.
Eclairage général Accentuation Eclairage flood

Eclairage mural Projection Eclairage d'orientation

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 111


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Eclairage général

L'éclairage général dispensé par


des faisceaux larges aide à per-
cevoir l'espace et à s'orienter.
Direct ou indirect, il dispense une
lumière orientée ou diffuse pour
éclairer les surfaces de travail ou
les zones de dégagement.
orienté directement diffus directement indirect

direct et indirect

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 112


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage | Eclairage général
orienté directement

Observation Un éclairage général orienté


direct correspond à un éclairage
homogène dirigé sur un plan utile
horizontal. Il facilite l'orientation
des usagers et instaure des condi-
tions de travail adaptées. L'archi-
tecture devient visible.

Conclusion La lumière orientée produit une


bonne modélisation et brillance.
L’uniformité sur le plan utile
augmente avec la hauteur de la
pièce ou avec la largeur de l’angle
de faisceau. La lumière orientée
permet une bonne perception des
formes et des structures des sur-
faces. Le confort visuel augmente
avec l’angle cut-off. L’éclairage
direct se caractérise par l’efficien-
ce de l’énergie. Pour les postes
de travail, il faut tenir compte
de l’éblouissement dû aux reflets.

Application

Projets :
Stadthalle, Graz
Centre Pompidou, Paris
Palais des congrès, Valence
ERCO, Lüdenscheid

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 113


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage | Eclairage général
diffus directement

Observation Un éclairage général diffus direct


correspond à un éclairage homo-
gène dirigé sur un plan utile hori-
zontal. Il facilite l'orientation des
usagers et instaure des conditions
de travail adaptées. L'architecture
devient visible.

Structures d’éclairage

Downlights diffus

Appareils d’éclairage mural diffus

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 114


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage | Eclairage général
diffus directement

Plafond de lumière

Conclusion La lumière diffuse directe pro-


duit un éclairage doux, avec peu
d'ombres et de reflets. La forma-
tion minime d'ombres est source
d'un modelage léger. Les formes
et les textures des surfaces ne
sont que légèrement soulignées.

Application Eclairage général, direct, diffus


pour
- Zones de travail
- Salles multifonctionnelles
- Musées
- Expositions
- Zones de circulation
Groupes d’appareils d’éclairage
préférés :
- Structures d’éclairage
- Downlights
- Appareils d’éclairage mural
- Plafonds de lumière

Projets :
Centre des congrès, Valence
Prada, Milan
Musée allemand de l’architecture,
Francfort
Fondation Beyeler, Bâle

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 115


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage | Eclairage général
indirect

Observation Un éclairage général indirect


utilise le plafond, les murs ou
d'autres surfaces comme réflec-
teur secondaire. L'éclairage des
zones de délimitation spatiale
produit une impression d'ouver-
ture.

Structures d’éclairage

Uplights
Conclusion La lumière diffuse produit peu
d’ombres et une modélisation
faible. Les formes et les structu-
res des surfaces ne sont que peu
accentuées. Avec uniquement un
éclairage indirect, il y a une faible
différentiation dans l’espace.
Comparé à l’éclairage direct, il
faut un flux lumineux nettement
plus important, pour obtenir le
même éclairement sur le plan
utile. Le réflecteur secondaire
doit avoir un degré de réfléchis-
sement élevé. Cela permet d’évi-
ter amplement l’éblouissement
direct ou dû aux reflets.

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 116


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage | Eclairage général
indirect

Application La condition de base pour une


répartition homogène de la
lumière, est une hauteur de pièce
suffisante. L’éclairage indirect
doit être installé au-delà de la
hauteur des yeux. La distance
­jusqu’au plafond dépend du
degré d’homo­généité nécessaire
et doit être au moins de 0,8m.
Eclairage général indirect pour
- Zones de travail
- Salles multifonctionnelles
- Zones de circulation
Groupes d’appareils d’éclairage
préférés
- Structures d’éclairage
- Uplights

Projets :
British Museum, Londres
Ezeiza Airport, Buenos Aires
L’Ermitage, Saint-Pétersbourg
Villa, Salzbourg

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 117


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage | Eclairage général
direct et indirect

Observation L'éclairage général direct/indirect


fait intervenir un éclairage à la
fois direct et indirect sur un plan
utile horizontal. Le plafond ou le
mur servent alors de surfaces de
réflexion. L'éclairage des zones de
délimitation spatiale produit une
impression d'ouverture.

Structures d’éclairage

Downlights pendentifs
Conclusion L’uniformité sur le plan utile
augmente avec la hauteur de la
pièce. La lumière orientée permet
une bonne perception des formes
et des structures des surfaces. Le
réflecteur secondaire doit avoir
un degré de réfléchissement
élevé. L’uniformité au plafond
augmente avec la distance entre
l’appareil d’éclairage et le pla-
fond. Un éclairage général avec
des lampes fluorescentes se
caractérise par l’efficience de
l’énergie.

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 118


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage | Eclairage général
direct et indirect

Application Eclairage général direct/indirect


pour
- Zones de travail
- Salles multifonctionnelles
- Zones de circulation
Groupes d’appareils d’éclairage
préférés :
- Structures d’éclairage
- Downlights pendentifs

Projets :
Centre de formation Service du
nettoiement municipal, Berlin
Reichstag, Berlin
Palacio de la Aljaferia, Saragosse
Fibanc, Barcelone

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 119


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Accentuation

Observation L'accentuation rehausse les objets


ou les éléments de l'architecture
par des faisceaux étroits. Des
points clairs dans un environne-
ment plus sombre attirent l'atten-
tion. Ils distinguent l'essentiel de
l'insignifiant, et placent les objets
au centre du champ visuel.

Projecteurs

Downlights orientables

Conclusion L’éclairage d’accentuation permet


une bonne perception des formes
et des structures des surfaces.
La lumière concentrée produit
des ombres accentuées et une
bonne modélisation, et brillance.
Un cône d’éclairage étroit et des
contrastes de luminosité élevés
par rapport à l’environnement,
accentuent particulièrement
l’objet.

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 120


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Accentuation

Application L’éclairage d’accentuation crée


des attractions et améliore l’acui­
té visuelle locale p. ex. au poste
de travail. Les structures et les
textures des objets sont nette-
ment accentuées par la lumière
orientée.
Eclairage d’accentuation pour
- Expositions
- Musées
- Magasins et zones de présen-
tation
- Restaurants, cafés, bistrots
- Zones de travail
Groupes d’appareils d’éclairage
préférés :
- Projecteurs
- Projecteurs contours
- Downlights orientables
Projets : - Encastrés au sol orientables
Neue Wache, Berlin - Lampes de bureau
Iglesia del Sagrado Corazón,
Bilbao
Issey Miyake, Paris
Pinacothèque du Vatican, Rome

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 121


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage |
Eclairage flood

Observation L'éclairage flood éclaire des objets


ou des zones imposants au moyen
de faisceaux larges. Par rapport
à l'accentuation, il produit une
impression d'espace.

Conclusion La lumière orientée produit une


bonne modélisation et permet
une bonne perception des formes
et des structures des surfaces.
L’éclairage de projection peut être
utilisé comme arrière-plan d’un
éclairage d’accentuation.

Application Les projecteurs sur les rails


­lumière permettent l’orientation
flexible des appareils d’éclairage.
Eclairage de projection pour
- Expositions
- Musées
- Magasins et zones de présen-
tation
- Salles multifonctionnelles
Groupes d’appareils d’éclairage
préférés
- Projecteurs

Projets :
Catedral de Santa Ana, Las Palmas
Passeig de Gràcia, Barcelone
Royal Armouries Museum, Leeds
Museo ‚Fournier‘ del Naipe,
Vitoria

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 122


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Eclairage mural

L'éclairage vertical définit et


structure l'espace. Il contribue à
donner une impression de lumi-
nosité et procure un sentiment
de sécurité.

Eclairage mural Eclairage mural avec Eclairage mural des


homogène focalisation couloirs

Eclairage mural avec Eclairage mural


éclairage général rasant

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 123


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Eclairage mural

Eclairage mural homogène Homogène, l'éclairage vertical


définit l'environnement spatial.
Une répartition uniforme de la
luminosité du plafond jusqu’au
sol souligne les murs comme
un tout. L'éclairage mural très
homogène convient dans les
musées pour éclairer les œuvres
d'art, dans les espaces de vente
pour éclairer les rayonnages ou
dans les foyers pour donner une
impression d'espace représenta-
tive.

Eclairage mural avec L'éclairage mural avec focalisa-


focalisation tion complète l'éclairage mural
homogène par une accentuation
supplémentaire sur le tiers supé-
rieur de la surface éclairée. Cet
éclairage se prête par exemple à
l'éclairage efficace des présentoirs
au-dessus des étagères dans les
espaces de vente.

Eclairage mural des couloirs L'éclairage mural des couloirs


assure l'éclairage très homogène
des murs parallèles. Uniforme du
plafond jusqu'au sol, la luminosité
donne une impression d'espace.
La clarté du zonage facilite
l'orientation. L'éclairage mural
des couloirs convient en particu-
lier aux couloirs et aux allées des
hôtels, des bâtiments adminis-
tratifs ou des établissements de
santé et de soin.

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 124


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Eclairage mural

Eclairage mural avec éclairage L'éclairage mural doublé d'un


général éclairage général complète
l'éclairage mural homogène par
un éclairage général horizontal
supplémentaire. Cet éclairage fait
le lien entre l'éclairage vertical
sur les surfaces de délimitation
et l'éclairage général, par des
Downlights au centre de la pièce.
Dans les espaces de vente, on
peut ainsi éclairer aussi bien les
rayonnages que les tables devant
les murs.

Eclairage mural rasant La lumière rasante souligne la


matérialité et les propriétés des
surfaces murales. La proximité
de l'appareil par rapport au mur
grade la luminosité dans l'axe
vertical. Les textures de la pierre
naturelle ou du bois sont mis en
valeur par la lumière rasante.

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 125


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Projection

Observation La projection sert à représenter


des signes, motifs ou images au
moyen de gobos ou de lentilles à
structure pour créer des effets-
lumière. Elle permet aussi de
dessiner des contours nets. En
instaurant un niveau d'informa-
tion supplémentaire, elle crée une
perspective.

Projecteur à gobos

Projecteur à gobos avec cadreur

Conclusion En utilisant des gobos et des fil-


tres, il est possible d’obtenir des
effets intéressants.

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 126


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Projection

Application Projection pour


- Expositions
- Musées
- Magasins et zones de présen-
tation
- Restaurants, cafés, bistrots
- Hôtels
Les projections peuvent être
­réalisées avec
- Projecteurs

Projets :
Aragon Pavillon, Séville
Hannover Messe
Teattri Ravintola, Finlande
ERCO, Lüdenscheid

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 127


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Eclairage d'orientation

Observation L'éclairage d'orientation aide à


mieux percevoir l'espace grâce à
des lignes ou des points lumineux.
Son rôle premier consiste à baliser
les déplacements. L'éclairage de la
pièce est secondaire.

Appareils d’éclairage du sol

Appareils d’éclairage mural

Encastrés de sol

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 128


E Guide
Eclairage intérieur | Types d’éclairage
Eclairage d'orientation

Appareils d’éclairage d’orientation

Conclusion Pour l’orientation, des éclaire-


ments faibles suffisent. De petits
appareils avec une luminance
élevée se dégagent nettement de
leur environnement. L’éclairage
d’orientation améliore l’orien­
tation dans les bâtiments com-
plexes, et facilitent la sortie par
les issues de secours en cas de
danger.

Application Eclairage d’orientation pour


­repérer les
- Lignes de l’architecture
- Marches des escaliers ou zones
délimitées
- Entrées
- Balisages
- Chemins de sauvetage
Groupes d’appareils d’éclairage
préférés
- Appareils d’éclairage du sol
- Appareils d’éclairage mural
- Encastrés de sol
- Appareils d’éclairage d’orien-
tation

Projets :
Light and Building, Francfort
Palazzo della Ragione, Bergamo
Hilton Hotel Doubaï
Hilton Hotel Doubaï

Edition : 20.11.2012 | Version actuelle sur [Link] 129


E Guide
Eclairage intérieur
Groupes d'appareils

Il existe de nombreux types d'ap-


pareils d'éclairage pour satisfaire
à des exigences d'éclairage diffé­
rentes. Les mêmes répartitions de
lumière peuvent être obtenues
avec différents appareils d'éclai-
rage. Le choix dépend du fait si
Rail électrique Structures d'éclairage Projecteurs les appareils doivent être un élé-
ment de conception autonome ou
s'ils doivent poursuivre une idée
d'étude intégrative. Les appareils
sur les rails lumière offrent une
grande flexibilité par rapport aux
appareils fixes.

Projecteurs Flood Projecteur à faisceau Projecteurs, projec-


mural teurs flood et appa-
reils à faisceau mural
encastrés

Appareils encastrés Downlights apparents Appareils suspendus Appliques murales

Encastrés de sol Appareils d'éclairage Appareils de


d'orientation ­signalisation

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 130


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Rail électrique

Lumière Les rails lumière constituent la


base pour des études d'éclairage
variables, flexibles qui peuvent
s'orienter à la conception et l'uti-
lisation changeantes d'une pièce.
Des adaptateurs appropriés sur les
appareils se chargent des liaisons
électrique et mécanique.

Application Les rails lumière servent à l'ali-


mentation électrique flexible des
projecteurs et des projecteurs à
faisceau mural pour l'éclairage
d'accentuation et de projection
de toutes les situations profes-
sionnelles d'éclairage. Avec des
rails polyphasés, il est possible de
commander plusieurs circuits. Les
rails encastrés sont des détails
d'architecture discrets. Les rails
lumière peuvent être suspendus
avec des tubes rigides ou des
câbles métalliques. Au niveau
disposition et forme, ils doivent
correspondre à l'architecture.

Projets:
Teattri Ravintola, Helsinki
Christie's Showroom, New York
Caras Gourmet Coffee Kranzler-
eck, Berlin
Maison privée Kayser, Neuenrade

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 131


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Structures d'éclairage

Lumière Les structures d'éclairage sont des


appareils qui par les rails lumière
et les boîtiers de sortie unitaire
intégrés, permettent en plus la
mise en place d'appareils d'éclai-
rage mobiles. Elles sont compo-
sées de tubes et d'éléments de
panneaus et sont le plus souvent
suspendues au plafond. Les struc-
tures d'éclairage utilisent surtout
des éléments avec des appareils
en bandeau intégrés, qui peuvent
être employés aussi bien pour
l'éclairage général direct que pour
l'éclairage indirect par réflexion
de la lumière au plafond. Pour
l'éclairage d'accentuation, il y a
des éléments avec Downlights ou
Downlights orientables intégrés.

Appareils d'éclairage
Direct
Les structures d'éclairage avec
lumière directe ont un faisceau
lumineux symétrique l'axe vers le
bas, pour l'éclairage des surfaces
utiles.

Appareils d'éclairage
Indirect
Les structures d'éclairage avec
lumière indirecte ont un faisceau
lumineux symétrique l'axe vers le
haut, pour l'éclairage du plafond.

Appareils d'éclairage
Direct/Indirect
Les structures d'éclairage avec
lumière directe/indirecte ont un
faisceau lumineux symétrique
l'axe vers le bas et vers haut, pour
l'éclairage des surfaces utiles et
du plafond.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 132


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Structures d'éclairage

Disposition Pour la distance jusqu'au mur (a),


la moitié de l'écart entre les appa-
reils (d) est recommandée. L'écart
(d) entre deux structures voisines
doit correspondre à la hauteur (h)
au-dessus du sol ou de la surface
de travail. La distance jusqu'au
mur dépend de l'homogénéité
nécessaire au plafond. La distance
jusqu'au plafond doit être au
moins de 0,8m avec un éclairage
indirect, afin d'assurer un éclai-
rage homogène.

Application Eclairage général dans les


- Bureaux, cabinets de consulta­
tion
- Zones de circulation
- Accentuation et éclairage sup-
plémentaires à l'aide de projec-
teurs et de projecteurs à faisceau
mural

Projets:
Reichstag, Berlin
Xaverian Brothers High School,
Westwood MA
Représentation du Land, Berlin
Musée Shanghai

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 133


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Projecteurs

Lumière Les projecteurs éclairent une


zone limitée. L'emplacement du
montage et l'orientation sont
variables. Les projecteurs sont
proposés avec différents angles
de faisceau et répartitions de
lumière.
Critères pour les projecteurs
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
brillance, la durée de vie, l'inten-
sité lumineuse
- L'angle de faisceau détermine
le cône d'éclairage et est prescrit
par le réflecteur
- L'angle cut-off limite l'éblouis-
sement et augmente le confort
visuel
- Possibilités de rotation et d'in-
clinaison
- Accessoires : Lentilles, filtres ;
anti-éblouissement

Projecteurs
Les projecteurs possèdent un
faisceau lumineux étroit (Spot
env. 10°) à large (Flood env. 30°)
avec un cône d'éclairage symétri-
que à la rotation.
Ce qui est typique pour les pro-
jecteurs, c'est aussi l'utilisation
d'accessoires :
- Lentilles : Lentilles divergentes
ou à sculpture
- Filtres : Filtres de couleur, filtres
anti-UV ou infrarouge
- Volets anti-éblouissement,
cylindres basse luminance,
anneaux déflecteurs ou grilles en
nid d'abeilles

Projecteurs contours
Projecteurs contours possèdent
des systèmes optiques pour la
projection pour différents angles
de faisceau.
Certains types de projecteurs sont
équipés de lentilles convergentes
ou de Fresnel pour un angle de
faisceau variable. Les projecteurs
avec systèmes d'illustration
(projecteurs contours) permet-
tent en plus par la projection de
déflecteurs ou gabarits (gobos),
des contours de cônes d'éclairage
différents ou des illustrations.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 134


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Projecteurs

Disposition Avec des images aux murs ou


dans objets dans une pièce, la
lumière doit plonger dans un
angle inférieur à 30°.

Application Accentuation ou projection dans


les
- Musées
- Expositions, galeries d'art
- Magasins
- Zones de présentation
En raison de leur variabilité au
niveau de l'emplacement du
montage et de l'orientation, les
projecteurs peuvent être adaptés
à des exigences changeantes. Un
faisceau lumineux étroit permet
l'éclairage de petites zones même
à grande distance, tandis qu'un
faisceau lumineux plus large per-
met l'éclairage d'une plus grande
zone avec un seul projecteur. Pour
la projection d'effets lumineux, il
y a des gobos et des lentilles de
Fresnel. Il est aussi possible d'uti-
Projets: liser des films filtrants.
Maison de ventes aux enchères
Christie's, New York
Galerie Gmurzynska, Cologne
Bunkamura Museum of Art, Tokyo
Expo Séville, Espagne

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 135


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Projecteurs Flood

Lumière
Les projecteurs possèdent un
faisceau très large. Ils sont propo-
sés surtout avec une répartition
symétrique de la lumière.
Critères pour les projecteurs
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
brillance, la durée de vie, l'inten-
sité lumineuse
- Uniformité : Réflecteur optimisé
pour éclairage de surface
- Gradient : Bord doux du cône
lumineux
- Le rendement lumineux est
augmenté par une technique de
réflecteur optimisée

Application Les projecteurs permettent l'éclai-


rage homogène de surfaces ou
d'objets pour les
- Musées
- Expositions
- Stands de salon
- Magasins
- Zones de présentation
Au niveau disposition et forme,
les appareils doivent correspondre
à l'architecture.

Projets:
Catedral de Santa Ana, Las Palmas
Passeig de Gràcia, Barcelone
Royal Armouries Museum, Leeds
Museo ‚Fournier‘ del Naipe,
Vitoria

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 136


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Projecteur à faisceau mural

Lumière Les projecteurs à faisceau mural


possèdent un faisceau très large.
Ils sont proposés avec une répar-
tition asymétrique de la lumière.
Critères pour les projecteurs à
faisceau mural
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
brillance, la durée de vie, l'inten-
sité lumineuse
- Uniformité : Réflecteur optimisé
pour éclairage de surface
- Gradient : Bord doux du cône
lumineux
- Le rendement lumineux est
augmenté par une technique de
réflecteur optimisée

Projecteurs à faisceau mural


Les projecteurs à faisceau mural
possèdent un faisceau lumineux
asymétrique pour l'éclairage
homogène des surfaces murales.
Avec les projecteurs à faisceau
mural sur les rails lumière, l'écart
entre les appareils peut être réglé
de manière flexible.

Projecteurs à faisceau mural,


inclinables
Les projecteurs avec cylindre
de projecteur à faisceau mural
possèdent un faisceau lumineux
asymétrique pour l'éclairage
homogène des surfaces murales.
Avec les projecteurs à faisceau
mural sur les rails lumière, l'écart
entre les appareils peut être réglé
de manière flexible. Les appareils
avec réflecteur kick peuvent être
tournés et orientés et ainsi réglés
individuellement.

Downlights à faisceau mural


Les Downlights à faisceau mural
possèdent un faisceau lumineux
asymétrique pour l'éclairage
homogène des surfaces murales.
En plus, ils possèdent une part
de Downlight pour l'éclairage
homogène du sol.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 137


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Projecteur à faisceau mural

Projecteur à faisceau mural à


double foyer
Les projecteurs à double faisceau
mural possèdent un faisceau lumi­
neux asymétrique pour l'éclai­rage
homogène des surfaces murales.
L'occultation de la lampe permet
un grand confort visuel et empê-
che la sortie d'une lumière diffu­
se. L'homogénéité de l'éclairage
mural est particulièrement élevée.

Projecteurs à faisceau mural à


lentilles
Les projecteurs à faisceau mural
à lentille possèdent un faisceau
lumineux asymétrique pour l'éclai­
rage homogène des surfaces mura­
les. La lentille sert à agrandir le
cône lumineux.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 138


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Projecteur à faisceau mural

Disposition La distance jusqu'au mur des pro-


jecteurs à faisceau mural ne doit
pas être inférieure au tiers de la
hauteur du mur. Cela correspond
à un angle de 20° minimum. Le
rapport entre la distance jusqu'au
mur et l'écart entre les appareils
est optimal avec 1:1, afin d'ob-
tenir un éclairage homogène.
Indépendamment de la hauteur
de pièce effective et de la dis-
tance jusqu'au mur, les appareils
d'éclairage orientables doivent
être orientés sur la partie infé-
rieure du mur.

Application L'éclairage mural est un élément


important de l'éclairage architec-
tural pour accentuer des parties
des pièces et pour l'éclairage des
grandes surfaces verticales ou
zones murales pour les
- Musées
- Expositions
- Stands de salon
- Salles de conférence
- Halls dans les bâtiments publics
et les centres commerciaux
- Magasins
- Zones de présentation
Les appareils apparents permet-
tent d'accentuer l'espace. Au
niveau disposition et forme, ils
doivent correspondre à l'archi-
tecture.
Projets:
British Museum, Londres
Crescent House, Wiltshire
Médiathèque, Sendai
Lycée de la Musique, Weimar

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 139


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Projecteurs, projecteurs flood et appareils à faisceau mural encastrés

Lumière Les projecteurs encastrés, encas-


trés Flood et projecteurs encastrés
à faisceau mural diffusent un
faisceau dirigé vers le bas ou vers
le côté. Ils sont proposés avec une
répartition de la lumière symé-
trique ou asymétrique, à faisceau
étroit ou large. Ce type d'appa-
reils allie la flexibilité des projec-
teurs à la discrétion des appareils
encastrés.

Projecteurs encastrés
Les projecteurs encastrés servent
à accentuer des zones ou des
objets spécifiques par une répar-
tition de la lumière à faisceau
étroit ou moyen.

Encastrés Flood
Les projecteurs encastrés répar-
tissent la lumière en un faisceau
large pour l'éclairage flood des
objets dans la pièce ou au mur.

Projecteurs encastrés à
faisceau mural
Les projecteurs encastrés à fais-
ceau mural répartissent la lumière
en un faisceau asymétrique,
orienté sur les surfaces verticales
Ils servent à l'éclairage homogène
des surfaces murales.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 140


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appareils encastrés

Lumière Les Downlights projettent un - Le rendement lumineux est


cône d'éclairage orienté vers le augmenté par une technique de
bas ou réglable. Ils sont propo- réflecteur optimisée
sés avec des faisceaux lumineux
étroits, larges, symétriques ou Les Downlights à faisceau lumi-
asymétriques neux étroit possèdent par leur
angle cut-off plus grand, une
Critères pour les Downlights absence d'éblouissement plus
- La sélection des lampes déter- importante. Avec les Downlights
mine la couleur de la lumière, la à réflecteur Darklight, l'angle
durée de vie, l'efficacité, l'inten- cut-off de la lampe est identique
sité lumineuse à celui de l'appareil, ce qui donne
- L'angle de faisceau détermine un appareil à faisceau large avec
le cône d'éclairage et est prescrit simultanément un rendement
par le réflecteur lumineux optimisé. L'emploi d'un
- L'angle cut-off limite l'éblouis- diffuseur réduit la luminance
sement et augmente le confort dans l'appareil et améliore ainsi
visuel le confort visuel.

Downlights à double foyer


Les Downlights à double foyer
possèdent un cône d'éclairage
symétrique à la rotation, orienté
verticalement vers le bas. Sur les
Downlights à double faisceau, la
forme spéciale du réflecteur per­
met un flux lumineux élevé avec
une découpe au plafond plus
petite.

Downlights
Downlights possèdent un cône
d'éclairage symétrique à la rota-
tion, orienté verticalement vers
le bas.

Downlights à faisceau mural


Les Downlights à faisceau mural
ont un faisceau lumineux asymé-
trique, orienté vers et bas et sur
les surfaces verticales. Ils servent à
l'éclairage homogène des surfaces
murales et des sols. Les formes
spéciales sont des Downlights à
double faisceau mural pour l'éclai-
rage de deux parties de mur face
à face, et les projecteurs d'angle
pour l'éclairage des coins des
pièces.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 141


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appareils encastrés

Projecteur à faisceau mural à


double foyer
Les projecteurs à faisceau mural à
double foyer ont un faisceau lumi-
neux asymétrique, orienté sur les
surfaces verticales. Ils permettent
l'éclairage homogène des surfaces
murales. Les projecteurs à faisceau
mural à double foyer sont équipés
de segments spéciaux à l'intérieur.
Avec cette technique de réflec-
teur, la lampe est à tout moment
soustraite au regard direct de
­l'observateur.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 142


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appareils encastrés

Encastrés orientables
Les Downlights orientables ser-
vent à l'éclairage d'accentuation
de zones ou objets isolés avec
des faisceaux lumineux étroits à
moyens.

Disposition La distance jusqu'au mur doit


Downlights correspondre à peu près à la
moitié de l'écart entre les appa-
reils, afin d'obtenir une luminosité
agréable sur le mur et une bonne
propor­tion du cône lumineux.
Pour obtenir un éclairage homo-
gène sur un plan de référence,
l'écart entre les appareils ne doit
pas dépasser de plus de 1,5:1 la
hauteur de montage h. On obtient
une homogénéité optimale avec
d = h. Pour obtenir des cônes
lumineux symétriques dans un
coin, il faut placer un Downlight
sur la diagonale de 45°.

Disposition La distance jusqu'au mur doit


Projecteurs à faisceau mural être au moins égale à un tiers de
la hauteur de la pièce. Une alter-
native est de repérer la distance
avec une ligne de 20°, à partir
du pied du mur vers le plafond.
On obtient une homogénéité
optimale avec un écart entre
les appareils qui correspond à la
distance jusqu'au mur, mais qui
ne la dépasse en aucun cas de
plus d'une fois et demi (1,5). Les
projecteurs à faisceau mural ne
développent leur homogénéité
qu'à partir d'un nombre minimum
de trois appareils. La position d'un
projecteur à faisceau mural dans
un coin de la pièce doit être sur la
ligne de 45°.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 143


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appareils encastrés

Application Les Downlights sont un instru-


ment universel pour l'éclairage
fonctionnel, architectonique et
d'accentuation.
Les Downlights encastrés sont
des détails d'architecture discrets.
Par contre, les appareils appa-
rents et les appareils suspendus
permettent d'accentuer l'espace.
Au niveau disposition et forme,
ils doivent correspondre à l'archi-
tecture.

Projets:
Pleats Please Issey Miyake Store,
Bangkok
British Museum, Londres
Centre Pompidou, Paris
Armand Basi Shop, Barcelone

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 144


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Downlights apparents

Lumière Les Downlights apparents diffu- vie, l'efficacité, l'intensité lumi-


sent un faisceau dirigé vers le bas neuse
ou vers le côté. Ils sont proposés - L'angle de rayonnement déter-
avec une répartition de la lumière mine le faisceau et dépend du
symétrique ou asymétrique, à réflecteur
faisceau étroit ou large. Les Down- - L'angle cut-off limite l'éblouis-
lights apparents trouvent leur sement et accroît le confort visuel
application dans les espaces ne - Le rendement lumineux est d'au-
permettant pas une profondeur tant plus élevé avec une tech-
d'encastrement suffisante pour nique de réflecteur optimisée
les appareils encastrés tradition-
nels ou quand le montage addi-
tionnel d'appareils, dans un bâti-
ment existant, doit se faire le plus
simplement possible.
Critères relatifs aux Downlights
apparents
- Le choix de la lampe détermine
la couleur de lumière, la durée de
Downlights apparents
Les Downlights diffusent un fais-
ceau à symétrie radiaire, qui est
orienté à la verticale vers le bas.

Appareils apparent à faisceau


mural
Les projecteurs apparents à fais-
ceau asymétrique servent à
l'éclairage homogène des sur-
faces.

Downlights apparents à double


faisceau mural
Les Downlights apparents à double
faisceau mural à faisceau asymé-
trique servent à l'éclairage homo-
gène des surfaces.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 145


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appareils suspendus

Lumière Les appareils suspendus diffusent


un faisceau dirigé vers le bas. Le
montage par suspension permet
de régler la hauteur du point
lumineux pour une bonne protec-
tion anti-éblouissement sur les
tables ou pour adapter l'éclairage
à la hauteur des pièces.
Critères relatifs aux appareils
suspendus
- Le choix de la lampe détermine
la couleur de lumière, la durée de
vie, l'efficacité, l'intensité lumi-
neuse
- L'angle de rayonnement déter-
mine le faisceau et dépend de la
technique d'éclairage
- L'angle cut-off limite l'éblouis-
sement et accroît le confort visuel
- Le rendement lumineux est d'au-
tant plus élevé avec une tech-
nique de réflecteur optimisée

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 146


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appliques murales

Lumière Les appareils d'éclairage mural


sont d'abord définis par leur type
de montage et non pas par leurs
caractéristiques d'éclairage. Diffé-
rents faisceaux lumineux, étroits,
larges, symétriques, asymétriques
pour différentes directions sont
possibles.
Critères pour les appareils d'éclai-
rage mural
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
durée de vie, l'efficacité, l'inten-
sité lumineuse
- L'angle de faisceau détermine
le cône d'éclairage et est prescrit
par le réflecteur
- L'angle cut-off limite l'éblouis-
sement et augmente le confort
visuel
- Le rendement lumineux est
augmenté par une technique de
réflecteur optimisée

Appareils pour l’éclairage du


plafond
Les appareils pour l'éclairage du
plafond ont un faisceau lumineux
asymétrique et éclairent vers le
haut sur des surfaces horizon-
tales. Le plafond est éclairé sur
une grande surface et de manière
homogène. Avec les appareils
pour l'éclairage du plafond, il est
possible avec des limitateurs du
flux, de régler partiellement en
continu la partie du plafond qui
doit être éclairée, dans l'axe prin-
cipal de l'appareil. Les Uplights se
différencient des appareils pour
l'éclairage du plafond par une
autre géométrie de réflecteur, un
faisceau lumineux modifié et des
rendements lumineux plus élevés.
Appareils d'éclairage du sol
Les appareils d'éclairage du sol
ont un faisceau lumineux asymé-
trique et éclairent vers le bas sur
des surfaces horizontales.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 147


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appliques murales

Disposition Les appareils d'éclairage du


Appareils pour l’éclairage du plafond doivent être installés
plafond au-delà de la hauteur des yeux.
La distance jusqu'au mur dépend
de l'homogénéité nécessaire au
plafond. La distance jusqu'au
plafond doit être au moins de
0,8m, afin d'assurer un éclairage
homogène.

Disposition La hauteur de montage h des


Appareils d'éclairage du sol appareils d'éclairage du sol à
proximité de places assises doit
être inférieure à la hauteur des
yeux (1,2m), normalement à 0,8m
au-dessus du sol.

Application Eclairage des plafonds ou des sols


dans les
- Eglises
- Théâtres
- Musées
- Zones de circulation
Les encastrés dans les murs sont
des détails d'architecture discrets.
Par contre, les appareils apparents
permettent d'accentuer l'espace.
Au niveau disposition et forme,
ils doivent correspondre à l'archi-
tecture.

Projets:
Citibank, Paris
Museo de Historia, Barcelona
Hilton Hotel Dubai Creek
Light and Building, Francfort

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 148


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Encastrés de sol

Lumière Les encastrés de sol possèdent un


faisceau d'éclairage orienté vers
le haut. Ils sont proposés avec des
faisceaux lumineux étroits, larges,
symétriques ou asymétriques
Critères pour les encastrés de sol
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
durée de vie, l'efficacité, l'inten­
sité lumineuse
- Uniformité : Réflecteur optimisé
pour éclairage de surface, plage
d'orientation des encastrés orien­
tables avec anti-éblouissement
important
- Le rendement lumineux est
augmenté par une technique de
réflecteur optimisée

Uplights
Les Uplights possèdent un fais-
ceau d'éclairage symétrique,
orienté vers le haut avec une
répartition symétrique de la
lumière. Les cônes d'éclairage à
faisceaux étroits, symétriques à
la rotation servent à l'éclairage
d'accentuation d'objets.

Encastrés orientables
Les encastrés orientables servent
à l'éclairage d'accentuation de
zones ou objets isolés avec des
faisceaux lumineux étroits à
moyens. Le cône d'éclairage
peut être orienté.

Uplight diffus
Les encastrés de sol avec rayon-
nement diffus servent à signaler
les allées ou les entrées ou à sou-
ligner les lignes architectoniques.

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 149


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Encastrés de sol

Application Eclairage d'accentuation ou éclai-


rage de projection pour
- Théâtres
- Zones de présentation
- Magasins
- Réceptions et zones de récep-
tion
- Eléments d'architecture
Les encastrés de sol sont des
détails d'architecture discrets. Au
niveau disposition et forme, ils
doivent correspondre à l'archi-
tecture.

Projets:
Hôtel-résidence Palais Coburg,
Vienne
Centro de Historia de Zaragoza,
Saragosse
The Aldrich Contemporary Art
Museum, Ridgefield
Bar Library, Belfast

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 150


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appareils d'éclairage d'orientation

Lumière Les appareils d'éclairage d'orienta­


tion sont définis en premier plan
par leur fonction d'orientation.
Ceci peut être obtenu par des
appareils d'éclairage ou par
des appareils faisant l'effet de
signaux.
Critères pour les appareils d'éclai­
rage d'orientation
- Luminance: Présence remarquée
des appareils dans l'environne-
ment
Appareils d'éclairage d'orien­
tation locaux
Les appareils d'éclairage d'orien-
tation avec sortie de lumière
ponctuelle servent de lumière
d'orientation locale.

Appareils d'éclairage du sol


Les appareils d'éclairage du sol
forment des points lumineux au
mur et produisent une lumière
d'orientation sur la surface au sol.

Application Repérage de
- Lignes de l'architecture
- Marches des escaliers ou zones
délimitées
- Entrées
- Balisages
- Chemins de sauvetage

Projets:
Grand magasin Sevens, Düsseldorf
Hilton Hotel, Doubaï
Institut Français, Barcelone
Hilton Hotel, Doubaï

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 151


E Guide
Eclairage intérieur | Groupes d'appareils
Appareils de signalisation

Lumière Les appareils de signalisation


orientent les usagers par des
pictogrammes ou des textes. Les
appareils d'éclairage de secours
facilitent l'évacuation des locaux
en cas d'urgence.
Critères relatifs à ces appareils
- Luminance : visibilité dans l'en-
vironnement
- Formes et couleurs : aux normes
- Disposition : indiquant correc-
tement le chemin d'évacuation
- Alimentation électrique de
secours
- Efficacité : panneaux éclairés en
cas de panne de courant

Appareils d'éclairage
L'éclairage de secours est divisé
en trois groupes :
- Eclairage de signalisation :
Pictogrammes ou textes pour
information
- Eclairage de sécurité : Eclairage
des chemins de sauvetage, éclai-
rage antipanique et éclairage de
sécurité pour postes de travail à
dangers particuliers
- Eclairage de rechange : se
charge de l'éclairage artificiel
pour maintenir les activités pen-
dant une période limitée

Application Repérage de
- Sorties
- Sorties de secours
- Issues de secours et chemins de
sauvetage
Les appareils de signalisation sont
souvent des éléments d'éclairage
secondaires et doivent correspon-
dre à l'architecture. Les appareils
avec changement de couleur
permettent la commande de bali-
sages dynamiques. Les éclairages
de secours doivent être adaptés
aux directives régionales.

Projets:
Palazzo della Ragione, Bergamo
Potsdamer Platz, Berlin
Musée Norwegian Aviation, Bodo
GIRA, Radevormwald

Edition : 20.12.2012 | Version actuelle sur [Link] 152


E Guide
Eclairage intérieur
Applications d‘éclairage

Dans la conception d‘un environ-


nement visuel, la lumière joue un
rôle important et varié. En plus
des exigences et des besoins de
l‘utilisateur au niveau de l‘étude
de l‘éclairage, le concept architec-
tonique définit aussi des condi-
Surface utile Mur Plafond tions la conception d‘un éclairage.

Sol Objet Eclairage


­d‘orien­tation

Eclairage de
­signalisation

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 153


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Surface utile

L‘éclairage de surfaces horizonta-


les est l‘un des problèmes d‘éclai-
rage les plus fréquents. Dans cette
catégorie, il y a les éclairages le
plus souvent réglementés par des
normes, des postes de travail et
des voies de circulation, que ce
Poste de travail Surface, petite Surface, grande soit l‘éclairage des surfaces de
travail ou l‘éclairage du sol lui-
même.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 154


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Surface utile
Poste de travail

Observation Les exigences visuelles spéciales indirecte avec les Uplights donne
nécessitent en plus d‘un éclairage à la pièce un éclairage de base
général, un éclairage supplémen- général.
taire du poste de travail. Avec
les lampes de bureau, la lumière
peut être orientée sur la tâche
respective. Les structures d‘éclai-
rage avec lampes fluorescentes
produisent de la lumière diffuse.
Les encastrés orientables donnent
une lumière d‘accentuation sur
le poste de travail. La lumière

Lampes de bureau

Structure d‘éclairage

Downlights orientables

Conclusion L‘éclairage de base de la pièce Critères pour l‘éclairage des


peut être plus faible que celui du ­postes de travail
plan de travail, afin d‘assurer un - Niveau d‘éclairage suivant
éclairage rentable au niveau éner- ­l‘activité
gie. L‘éclairage combiné direct et - Répartition de la luminance
indirect permet un bon confort pour éviter l‘éblouissement direct
visuel dans la pièce et sur la sur- - ou par réflexion
face de travail. - L‘angle cut-off et la position des
appareils limitent l‘éblouissement
et augmentent le confort visuel
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière et
le rendu des couleurs

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 155


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Surface utile
Poste de travail

Disposition Les luminances, élevées, réfléchies


par des surfaces ou des objets,
provoquent des éblouissements
par réflexion. Les appareils ne
doivent pas être disposés dans
les zones critiques. L‘éclairage
indirect avec de la lumière dif-
fuse réduit l‘éblouissement par
réflexion. Pour l‘orientation du
cône d‘éclairage, il faut éviter
la formation d‘ombres sur la sur-
face de travail.

Application Pour l‘éclairage des postes de tra-


vail, les critères d‘éclairage quan-
titatifs sont au premier plan. Il est
possible d‘économiser de l‘énergie
en réduisant l‘éclairage général,
en faveur de l‘éclairage local de
travail, et avec une commande
dépendant la lumière du jour.
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Lampes de bureau
- Structures d‘éclairage
- Encastrés orientables

Projets :
Musée Shanghai
Agence de publicité Success
Palacio de la Aljaferia, Saragosse
Fibanc, Barcelone

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 156


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Surface utile
Surface, petite

Observation Les surfaces utiles peuvent être


éclairées directement ou indi-
rectement : les Downlights et les
Downlights pendentifs produisent
un éclairage direct dans la pièce.
Les structures d‘éclairage ont une
répartition diffuse de la lumière.
Les Uplights éclairent indirecte-
ment la pièce avec une lumière
diffuse homogène.

Structures d‘éclairage

Downlights

Downlights pendentifs

Uplights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 157


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Surface utile
Surface, petite

Conclusion La lumière orientée directement Critères d‘éclairage pour les


permet une meilleure modélisa- ­surfaces utiles
tion, comparée à l‘éclairage indi- - Niveau d‘éclairage suivant
rect avec de la lumière diffuse. ­l‘activité
L‘éclairage combiné direct et indi- - Répartition de la luminance
rect permet un bon confort visuel pour éviter l‘éblouissement direct
dans la pièce et sur la surface de ou par réflexion
travail. - L‘angle cut-off et la position des
appareils limitent l‘éblouissement
et augmentent le confort visuel
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière et
le rendu des couleurs

Application Pour l‘éclairage des surfaces uti-


les, les critères d‘éclairage quanti-
tatifs sont au premier plan.
Applications
- Postes de travail dans les
bureaux
- Salles de réunion
- Ateliers et surfaces de produc-
tion
- Réception et zones de réception
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Structures d‘éclairage
- Downlights
- Uplights

Projets :
Dansk Design Center, Copenhague
DZ Bank, Berlin
Fibanc, Barcelone
Fondation Beyeler, Bâle

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 158


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Surface utile
Surface, grande

Observation Pour de grandes pièces, en con-


sidérant l‘aspect énergie, c‘est
surtout l‘éclairage direct avec des
Downlights fixes qui est adapté.

Downlights

Downlights pendentifs

Projecteurs

Conclusion Tandis que les Downlights repré- Critères d‘éclairage pour les
sentent un éclairage général fixe, ­surfaces utiles
les projecteurs peuvent être uti- - Niveau d‘éclairage suivant
lisés de manière flexible dans le ­l‘activité
domaine de l‘exposition. En rai- - Répartition de la luminance
son de leurs faisceaux lumineux pour éviter l‘éblouissement direct
étroits, les projecteurs possèdent ou par réflexion
un anti-éblouissement plus impor­ - L‘angle cut-off et la position des
tant. La lumière orientée permet appareils limitent l‘éblouissement
une bonne modélisation. et augmentent le confort visuel
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière et
le rendu des couleurs

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 159


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Surface utile
Surface, grande

Application Pour l‘éclairage des surfaces utiles,


les critères d‘éclairage quantitatifs
sont au premier plan. L‘éclairage
direct est ici nettement plus éco-
nomique que l‘éclairage indirect.
Eclairage de base pour
- Ateliers et surfaces de pro­
duction
- Musées
- Expositions
- Magasins et zones de présen-
tation
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Downlights

Projets :
Reichstag, Berlin
Bank of China, Beijing
ERCO, Lüdenscheid
Ständehaus Musée des arts,
Düsseldorf

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 160


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Mur

L‘éclairage mural peut satis-


faire différentes exigences. Tout
d‘abord, il peut s‘orienter vers des
exigences visuelles verticales sur
les murs, qu‘il s‘agisse de sup-
ports d‘informations, tels que des
tableaux d‘affichage, des objets
Mur 3m Mur 5m Mur avec structure présentés tels que des peintures
ou des articles, des structures
architectoniques ou la surface du
mur elle-même. Mais l‘éclairage
mural peut aussi viser unique-
ment la représentation du mur
dans sa fonction de cloison de
séparation ; finalement l‘éclairage
mural peut être un moyen d‘éclai-
rage général indirect de la pièce.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 161


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 3m

Observation L‘éclairage mural peut être effec- lumière d‘une manière homogène avec une Voute, est disposé direc-
tué avec des appareils d‘éclairage sur la surface du mur, tandis que tement sur le mur. Il produit un
ponctuels ou linéaires. Les pro- l‘effet du Downlight dans la pièce effet de lumière qui effleure et
jecteurs à faisceau mural peuvent est conservé. Les sources lumineu­ accentue la structure de la sur-
être réglés de manière flexible à ses linéaires pour l‘éclairage mural face. L‘homogénéité de l‘éclairage
différentes hauteurs du mur. Les avec des lampes fluorescentes mural est ici secondaire.
projecteurs à faisceau mural se permettent un éclaircissement
caractérisent par une luminosité du mur entièrement homogène.
homogène sur le mur. Les projec- Avec une lentille Softec, on peut
teurs à faisceau mural à lentilles obtenir un éclairage extrêmement
ont des systèmes de réflecteurs à homogène de tout le mur, même
lentilles spéciaux. Les Downlights dans la zone du haut jusqu‘au
à faisceau mural orientent la plafond. L’éclairage de périmètre
Sources lumineuses ponctuelles
Projecteurs à faisceau mural

Sources lumineuses ponctuelles


Downlights à faisceau mural

Sources lumineuses ponctuelles


Projecteurs à faisceau mural à
lentilles

Sources lumineuses linéaires


Projecteurs à faisceau mural

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 162


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 3m

Sources lumineuses linéaires


Structure d‘éclairage

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre lentille
Softec

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre Voute

Conclusion L‘éclairage vertical accentue


les surfaces murales. La pièce
est agrandie optiquement par
l‘éclaircissement de ses limites.
Les sources lumineuses ponctuel-
les donnent à la surface du mur
une plasticité plus importante,
tandis qu‘avec des appareils
linéaires, on obtient une plus
grande uniformité.
Critères d‘éclairage pour les murs
- Uniformité de l‘éclairage
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière et
le rendu des couleurs

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 163


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 3m

Disposition La distance jusqu‘au mur doit


être au moins égale à un tiers de
la hauteur de la pièce. Une alter-
native est de repérer la distance
avec une ligne de 20°, à partir du
pied du mur vers le plafond. On
obtient une homogénéité optima-
le avec un écart entre les appa-
reils qui correspond à la distance
jusqu‘au mur. Les projecteurs à
faisceau mural ne développent
leur homogénéité qu‘à partir d‘un
nombre minimum de trois appa-
reils. La position d‘un projecteur à
faisceau mural dans un coin de la
pièce doit être sur la ligne de 45°.

Application Eclairage de projection des


­surfaces verticales des
- Musées
- Expositions
- Stands de salons
- Magasins et zones de présen-
tation
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs à faisceau mural
- Downlights à faisceau mural
- Projecteurs à faisceau mural à
lentilles
- Projecteur à double faisceau
mural
- Appareils de périmètre

Projets :
British Museum, London
Crescent House, Wiltshire
Musée Punta della Dogana, Venise
Lycée de la Musique, Weimar

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 164


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 5m

Observation Dans les pièces à plafonds éle- pour l‘éclairage mural avec des généité de l‘éclairage mural est
vés, les appareils d‘éclairage ne lampes fluorescentes permet- secondaire.
sont pas dans le champ de vision tent un éclaircissement du mur
direct. Lorsque la hauteur de la entièrement homogène. Avec une
pièce augmente, avec le même lentille Softec, on peut obtenir un
éclairage, la luminosité du mur éclairage extrêmement homogène
diminue. Les projecteurs à fais- de tout le mur, même dans la
ceau mural se caractérisent par la zone du haut jusqu‘au plafond.
luminosité homogène sur le mur. L‘éclairage de périmètre avec une
Les projecteurs à faisceau mural Voute, est disposé directement
à lentilles ont des systèmes de sur le mur. Il produit un effet de
réflecteurs à lentilles spéciaux. lumière qui effleure et accentue
Les sources lumineuses linéaires la structure de la surface. L‘homo­
Sources lumineuses ponctuelles
Projecteurs à faisceau mural

Sources lumineuses ponctuelles


Projecteurs à faisceau mural à
lentilles

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 165


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 5m

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre lentille
Softec

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre Voute

Conclusion L‘éclairage vertical accentue


les limites de l‘espace. La pièce
est agrandie optiquement par
l‘éclaircissement des surfaces
murales. Les sources lumineuses
ponctuelles donnent à la surface
du mur une plasticité plus impor-
tante, tandis qu‘avec des appa-
reils linéaires, on obtient une plus
grande uniformité. Plus la hau-
teur de la pièce augmente, plus il
faut augmenter la distance entre
l‘appareil d‘éclairage et le mur.
La diminution de l‘éclairement
moyen dans les pièces aux pla-
fonds élevés peut être compensée
par une puissance de lampe plus
importante et un plus grand
nombre d‘appareils. L‘éclairage
mural produit une luminosité
homogène uniquement sur des
surfaces mates.
Critères d‘éclairage pour les murs
élevés
- Uniformité de l‘éclairage
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière et
le rendu des couleurs

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 166


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 5m

Disposition Tandis qu‘avec une hauteur de


plafond normale, l‘écart entre les
appareils correspond à la distance
jusqu‘au mur, dans les pièces avec
des plafonds élevés, il doit être
réduit, pour compenser l‘éclaire­
ment qui diminuerait sinon. La
distance doit être repérée avec
une ligne de 20°, à partir du pied
du mur vers le plafond. La posi-
tion d‘un projecteur à faisceau
mural à l‘extrémité du mur doit
être sur la ligne de 45°.

Application Eclairage de projection des


­surfaces verticales des
- Musées
- Expositions
- Stands de salons
- Magasins et zones de présen-
tation
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs à faisceau mural
- Downlights à faisceau mural
- Projecteurs à faisceau mural à
lentilles
- Appareils de périmètre

Projets :
Herz-Jesu-Kirche, Munich
Bank of China, Beijing
Usine BMW, Leipzig
Édifice Martin Gropius, Berlin

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 167


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur avec structure

Observation Les projecteurs à faisceau mural


ponctuels rendent nettement
visibles les structures des surfa-
ces. Avec des sources lumineuses
linéaires, la surface du mur a
l‘air homogène et la structures
de surfaces n‘est que faiblement
accentuée. Avec les appareils de
périmètre tout près du mur, il n‘y
a pas d‘homogénéité, mais une
plasticité plus importante.

Sources lumineuses ponctuelles


Downlights

Sources lumineuses ponctuelles


Projecteurs à faisceau mural à
lentilles

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre

Sources lumineuses linéaires


Appareil de périmètre Voute

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 168


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur avec structure

Conclusion Les sources lumineuses linéaires


à faible distance du mur permet-
tent une très grande plasticité
de la structure. Par contre, les
sources lumineuses ponctuelles à
faible distance du mur produisent
leur propre dessin lumineux, qui
accentue certes la structure, mais
qui ne permet pas un éclairage
homogène du mur. La lumière qui
effleure sur les murs peut souli-
gner d‘éventuelles inégalités.

Application Plus la distance jusqu‘au mur


est petite, plus la structure des
surfaces est mise en évidence. La
lumière qui effleure réduit nette-
ment l‘homogénéité de l‘éclairage
mural.
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs à faisceau mural
- Downlights à faisceau mural
- Projecteurs à faisceau mural à
lentilles
- Appareils de périmètre

Projets :
Bodegas Portia, Gumiel de Izán
Neues Museum, Berlin
ABN AMRO, Sydney
Herz-Jesu-Kirche, Munich

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 169


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Plafond

Lors de l‘éclairage du plafond, soit


le plafond lui-même est éclairé,
soit il est utilisé comme réflecteur
pour l‘éclairage général. Le pla-
fond est surtout éclairé lorsqu‘il
possède par des peintures ou
des structures architectoniques,
Plafond plan Structure porteuse sa propre valeur d‘information.
L‘éclairage du plafond pour l‘éclai­
rage général indirect exige un
degré de réflexion élevé. Il faut
tenir compte du fait qu‘ainsi le
plafond devient la surface de la
pièce la plus claire, et qu‘il est
donc accentué.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 170


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Plafond plan

Observation Les appareils pour l‘éclairage du


plafond peuvent être suspendus
au plafond ou fixés aux murs.
Les structures d‘éclairage sont
en tant qu‘appareils linéaires des
éléments d‘architecture indépen-
dants, tandis que les appareils
pour l‘éclairage du plafond sont
principalement subordonnés. Les
structures d‘éclairage produisent
de la lumière diffuse avec peu de
brillance.

Structures d‘éclairage

Appareils pour l’éclairage du


plafond

Conclusion La sélection du type d‘appareil


dépend du rapport entre la taille
et la hauteur de la pièce. Dans
les pièces plates avec une grande
surface, un éclairage homogène
du plafond avec des structures
d‘éclairage est conseillé. Les appa­
reils pour l‘éclairage du plafond
nécessitent en raison de la répar-
tition asymétrique de la lumière,
un plus grand écart jusqu‘au
plafond.

Disposition Une condition de base pour


l‘éclairage des plafonds est une
hauteur de plafond suffisante,
afin d‘obtenir une répartition
homogène de la lumière. Les
appareils d‘éclairage du plafond
doivent être installés au-delà de
la hauteur des yeux. La distance
jusqu‘au plafond dépend du degré
d‘homogénéité nécessaire et doit
être au moins de 0,8m.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 171


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Plafond plan

Application Eclairage du plafond pour


- Bureaux
- Bâtiments historiques
- Eglises
- Théâtres
- Passages
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Appareils pour l’éclairage du
plafond
- Uplights
- Structure d‘éclairage

Projets :
Lycée de la Musique, Weimar
Musée Shanghai
Ezeiza Airport, Buenos Aires

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 172


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Structure porteuse

Observation Les appareils pour l‘éclairage de


la structure porteuse peuvent
être montés sur la structure elle-
même, suspendus au plafond ou
fixés aux murs. Un éclairage de
projection accentue l‘ensemble de
la surface du plafond. Les appa-
reils à faisceau étroit accentuent
particulièrement la structure
porteuse.

Structures d‘éclairage

Structures d‘éclairage avec appa-


reils pour l‘éclairage du plafond

Appareils pour l’éclairage du


plafond

Projecteurs

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 173


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Structure porteuse

Conclusion La sélection du type d‘appareil


dépend de l‘échelle et de la pro-
portion du système porteur. Les
projecteurs peuvent aussi être
fixés directement sur les éléments
du système porteur. La disposition
des structures d‘éclairage doit
être adaptée à la structure por-
teuse. Les appareils pour l‘éclai-
rage du plafond nécessitent en
raison de la répartition asymétri-
que de la lumière, un plus grand
écart jusqu‘au plafond.
Application Eclairage indirect des plafonds
pour
- Bâtiments historiques
- Eglises
- Théâtres
- Passages
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Structure d‘éclairage
- Appareils pour l’éclairage du
plafond

Projet :
Palacio de la Aljaferia, Zaragoza

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 174


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Sol

Observation Lors de l‘éclairage du sol, unique-


ment la surface au sol est éclairée
ou l‘ensemble de la pièce avec des
Downlights. Les appareils d‘éclai-
rage du sol accentuent en parti­
culier la surface de base et sa
matière.

Downlights

Appareils d‘éclairage du sol

Conclusion Les appareils d‘éclairage du sol


assurent par la répartition asymé-
trique de la lumière, un éclairage
avec une lumière qui effleure le
sol. Avec un montage à faible
hauteur, ils garantissent un grand
confort visuel. L‘absence d‘éblouis­
sement des Downlights est déter-
minée par l‘angle cut-off. L’homo­
généité de l’éclairage est plus
importante avec des Downlights.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 175


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Sol

Application Eclairage des sols pour


- Zones de circulation dans les
hôtels, les cinémas et les salles de
concert
- Couloirs
- Escaliers
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés :
- Downlights
- Projecteurs

Projets :
Lamy Atelier d‘innovation,
Heidelberg
Fondation Konrad-Adenauer,
Berlin

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 176


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Objet

Les objets peuvent être accen­tués


avec beaucoup d‘effets, pour
qu‘ils accrochent le regard. Les
impressions d‘un tableau peuvent
changées lorsqu‘on choisit un
éclairage montrant les bords nets.
A part cet éclairage théâtral, il
Objet dans l‘espace Objet au mur est possible d‘avoir des solutions
d‘éclairage homogène de grandes
surfaces.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 177


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet dans l‘espace

Observation Les objets dans l‘espace peuvent dessous fait des effets intéres-
éclairés de manière flexible par sants, car la lumière vient d‘une
des projecteurs sur rail lumière. direction inhabituelle.
Lors de l‘éclairage d‘un objet avec
un projecteur dans la direction
du regard, l‘effet de modélisation
est faible. Deux projecteurs avec
cadres à sculpture de différentes
directions produisent un effet
plastique équilibré. Les contrastes
de luminosité sont affaiblis par
rapport à l‘utilisation d‘un seul
projecteur. L‘éclairage par en-
Projecteur de face

Projecteur de côté

Projecteur de trois côtés

Projecteur du dessous

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 178


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet dans l‘espace

Projecteurs

Conclusion Les projecteurs à faisceau étroit


accentuent l‘objet, tandis que les
autres présentent l‘objet dans le
contexte de son environnement.
L‘effet de modélisation est plus
faible. L‘éclairage par le bas peut
produire un grand effet de chan-
gement. Il faut empêcher particu-
lièrement ici tout éblouissement
éventuel.

Disposition L‘éclairage d‘objets dans l‘espace


peut être effectué avec un angle
d‘incidence de la lumière de 30° à
45° par rapport à la verticale. Plus
la lumière est verticale, plus il y a
un effet d‘ombre. Avec un angle
d‘incidence de la lumière de 30°,
on évite les fortes réflexions ou
les ombres indésirables.

Application Eclairage d‘accentuation pour


- Musées
- Expositions
- Stands de salon
- Magasins et zones de présen-
tation
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Projecteurs

Projets :
Passeig de Gràcia, Barcelone
Musée de l‘Art contemporain,
Helsinki
Musée Guggenheim, Bilbao
Eremitage Saint-Pétersbourg

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 179


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet au mur

Observation Les objets au mur peuvent être du mur. Un projecteur contours


éclairés de manière flexible par entraîne une forte accentuation
des projecteurs sur rail lumière. de l‘image avec beaucoup d‘ef-
Les projecteurs accentuent l‘ima- fets.
ge. Cela donne un effet décoratif.
Des projecteurs à faisceau mural
isolés accentuent moins l‘image
que des projecteurs. Plusieurs pro­
jecteurs à faisceau mural éclairent
le mur de manière homogène.
L‘objet n‘est pas accentué. Les
projecteurs permettent un éclai-
rage homogène de l‘ensemble
Projecteurs

Projecteurs à faisceau mural

Projecteurs

Projecteurs contours

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 180


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet au mur

Conclusion Les projecteurs à faisceau étroit


accentuent l‘objet, tandis que les
autres présentent l‘objet dans le
contexte de son environnement.
Les projecteurs contours peuvent
éclairer l‘objet avec des bords nets
et ainsi l‘accentuer particulière-
ment. Cela peut produire un effet
de changement, car l‘objet lui-
même semble briller.

Disposition L‘éclairage d‘objets au mur peut


être effectué avec un angle de la
lumière de 30° à 45° par rapport
à la verticale. Plus la lumière
est verticale, plus il y a un effet
de plasticité. Avec des surfaces
réfléchissantes, p. ex. peintures
à l‘huile ou des graphiques sous
verre, il faut tenir compte de l‘an-
gle d‘incidence de la lumière, pour
éviter les réflexions gênantes
dans l‘angle du visiteur. Ainsi, cela
évite les ombres portées, p. ex. du
cadre sur la surface de l‘image.

Application Eclairage d‘accentuation pour


- Musées
- Expositions
- Stands de salon
- Magasins et zones de présen-
tation
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Projecteurs à faisceau mural
- Projecteurs

Projets :
Musée de l‘Art contemporain,
Barcelone
Museo Deu, El Vendrell
Palacio Real de Madrid
Reichstag, Berlin

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 181


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Eclairage d‘orientation

Observation Les appareils d‘éclairage d‘orien- de plusieurs points lumineux


tation sont définis en premier blanc en lignes ou regroupés dans
plan par leur fonction d‘orienta- une surface.
tion. Ceci peut être obtenu par
des appareils d‘éclairage ou par
des appareils faisant l‘effet de
signaux. Les appareils d‘éclairage
du sol et les appareils d‘éclairage
mural orientent par l‘éclairage de
la surface au sol ou de la pièce.
Les encastrés de sol et les appa-
reils d‘éclairage d‘orientation
font leur effet par la disposition
Appareils d‘éclairage du sol

Appareils d‘éclairage mural

Encastrés de sol

Appareils d‘éclairage d‘orientation

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 182


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Eclairage d‘orientation

Conclusion Pour l‘orientation, des éclaire-


ments faibles suffisent. De petits
appareils avec une luminance
­élevée se dégagent nettement
de leur environnement.

Application Eclairage d‘orientation pour


­repérer les
- Lignes de l‘architecture
- Marches des escaliers ou zones
délimitées
- Entrées
- Balisages
- Chemins de sauvetage
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Appareils d‘éclairage du sol
- Appareils d‘éclairage mural
- Encastrés de sol
- Appareils d‘éclairage d‘orien-
tation

Projets :
Light and Building, Francfort
Palazzo della Ragione, Bergamo
Cantine, Lüdenscheid
Sevens, Düsseldorf

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 183


E Guide
Eclairage intérieur | Applications d‘éclairage
Eclairage de signalisation

Observation Les appareils de signalisation don­


nent par des pictogrammes et des
inscriptions, des informations ou
des indications de parcours. Les
éclairages de secours informent
sur la direction du chemin de sau-
vetage et des issues de secours.

Application Application : Repérage de


- Sorties
- Sorties de secours
- Issues de secours et chemins de
sauvetage
Les appareils de signalisation sont
souvent des éléments d‘éclairage
secondaires et doivent correspon-
dre à l‘architecture. Les appareils
avec changement de couleur
permettent la commande de bali-
sages dynamiques. Les éclairages
de secours doivent être adaptés
aux directives régionales.
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Appareils de signalisation
- Eclairages de secours
- Appareils pour pictogrammes
Projets :
Palazzo della Ragione, Bergamo
Deutsches Historisches Museum,
Berlin
Musée Norwegian Aviation, Bodo
Taschenberg-Palais, Dresde

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 184


E Guide
Eclairage extérieur

Les concepts d‘éclairage pour


l‘extérieur peuvent se joindre aux
études d‘éclairage pour l‘intérieur.
Des appareils d‘éclairage à protec­
tion élevée constituent la base
pour la mise en scène de l‘archi-
tecture, des espaces urbains et
Types d‘éclairage Groupes d‘appareils Applications de la végétation la nuit.
d'éclairage d‘éclairage

Exemples d‘étude Conception


d‘éclairage

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 185


E Guide
Eclairage extérieur
Types d‘éclairage

L'effet produit par un espace, des


façades, des objets ou la végéta-
tion dépend beaucoup de l'éclai-
rage. Cet éclairage peut être géné-
ral ou contraire d'accentuation.
L'éclairage flood constitue l'ar-
rière-plan d'un éclairage d'accen-
Eclairage général Accentuation Eclairage flood tuation, qui rehausse les objets.
Avec l'éclairage d'orientation, des
points ou des alignements lumi-
neux facilitent l'orientation des
usagers à l'extérieur.

Eclairage mural Éclairage


d'orientation

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 186


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage
Eclairage général

L'éclairage général dispensé par


des faisceaux larges aide à perce-
voir l'espace et à s'orienter. Il joue
un rôle important dans l'éclairage
des surfaces de dégagement,
aidant l'usager à identifier les
allées et à se déplacer en toute
orienté directement diffus directement sécurité.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 187


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage | Eclairage général
orienté directement

Observation Un éclairage général orienté


direct correspond à un éclairage
homogène dirigé sur un plan
utile horizontal. L'architecture
devient visible, et l'orientation
est facilitée.

Conclusion La lumière orientée produit une


bonne modélisation et brillance.
L‘uniformité sur le plan utile aug-
mente avec la hauteur de mon-
tage ou avec la largeur de l‘angle
de faisceau. La lumière orientée
permet une bonne perception des
formes et des structures des sur-
faces. Le confort visuel augmente
avec l‘angle cut-off. L‘éclairage
direct se caractérise par l‘effi-
cience de l‘énergie.

Application Downlights permettent une répar­


tition homogène de la lumière
sur le plan horizontal. Avec leur
forme discrète, ils peuvent être
intégrés dans l‘architecture.
Eclairage général, direct, orienté
pour
- Zones des entrées
- Arcades
- Passages
- Cours intérieures
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Downlights

Projets :
Petrolstation Repsol, Espagne
Palais des congrès, Valence
Chancellerie, Berlin
Laverie de charbon mine Zoll-
verein, Essen

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 188


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage | Eclairage général
diffus directement

Observation Un éclairage général diffus direct


correspond à un éclairage homo-
gène dirigé sur un plan utile
horizontal. L'architecture devient
visible, et l'orientation est faci-
litée.

Conclusion La lumière diffuse directe pro-


duit un éclairage doux avec peu
d‘ombres et peu de réflexions.
La formation minime d‘ombres
entraîne une modélisation faible.
Les formes et les structures des
surfaces ne sont que peu accen-
tuées. L‘éclairage général avec des
lampes fluorescentes se caracté-
rise par l‘efficience de l‘énergie.

Application Eclairage général, direct, diffus


pour
- Zones des entrées
- Toit en porte-à-faux
- Eclairage des sols des entrées,
des allées et des places.
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Downlights
- Appareils d‘éclairage mural

Projets :
Maison privée, Ravensburg
Maison privée, Ravensburg
Bodegas Vega Sicilia Cave à vins,
Valladolid

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 189


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage
Eclairage flood

Observation L'éclairage flood éclaire des objets


ou des zones imposants au moyen
de faisceaux larges. Par rapport
à l'accentuation, il produit une
impression d'espace. L'éclairage
flood sécurise les allées ou met
en scène des objets ou des zones
imposants.

Conclusion La lumière orientée produit une


bonne modélisation et permet
une bonne perception des formes
et des structures des surfaces.
L‘éclairage de projection peut être
utilisé comme arrière-plan d‘un
éclairage d‘accentuation.

Application Eclairage de projection pour


- Murs
- Façades
- Zones des entrées
- Toits en porte à faux
- Arbres
- Parcs
- Sculptures
- Objets
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs

Projets :
Maison privée Southern
Highlands, Australie
Jardin de lumière ERCO,
­Lüdenscheid
Église, Rörvik
Ruines du cloître, Paulinzella

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 190


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage
Eclairage mural

L'éclairage vertical définit et


structure l'espace. Il contribue
à donner une impression de lumi-
nosité et procure un sentiment
de sécurité.

Éclairage mural homogène Homogène, l'éclairage vertical


définit l'environnement spatial.
La répartition uniforme de la
luminosité du bord supérieur
jusqu’au sol souligne les murs et
les façades dans leur totalité. Cet
éclairage mural très homogène
convient pour éclairer les façades,
les esplanades, les entrées et les
haies, de façon à faciliter l'orien-
tation et à structurer l'extérieur.

Éclairage mural avec L'éclairage mural avec focalisa-


focalisation tion complète l'éclairage mural
homogène par une accentua-
tion supplémentaire sur le tiers
inférieur de la surface éclairée.
Il convient pour faire ressortir la
partie basse de la façade.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 191


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage | Eclairage d‘ambiance
asymétrique

Eclairage mural rasant La lumière rasante souligne la


matérialité et les propriétés des
surfaces murales. La proximité
de l'appareil par rapport au mur
grade la luminosité dans l'axe
vertical. Les textures de la pierre
naturelle ou des murs sont mis en
valeur par la lumière rasante.

Application Eclairage de projection pour


- Façades
- Zones des entrées
- Passages
- Cours intérieures
- Toits en porte à faux
- Parcs
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Downlights à faisceau mural
- Projecteurs à faisceau mural
- Encastrés de sol

Projets :
Représentation du Land de Basse-
Saxe et du Schleswig-Holstein,
Berlin
Façade du grand magasin
Kaufhof, Hambourg
Museo del Teatro de Caesar­
augusta, Saragosse
Porches de la Boquería, Barcelone

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 192


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage
Accentuation

Observation L'accentuation rehausse la végé-


tation, les objets ou les éléments
de l'architecture par des faisceaux
étroits. Des points clairs dans
un environnement plus sombre
attirent l'attention. Ils distinguent
l'essentiel de l'insignifiant, et
placent les objets au centre du
champ visuel.

Projecteurs

Downlights orientables
Conclusion L‘éclairage d‘accentuation permet
une bonne perception des formes
et des structures des surfaces. La
lumière concentrée produit des
ombres accentuées et une bonne
modélisation, et brillance. Un
cône d‘éclairage étroit et des con-
trastes de luminosité élevés par
rapport à l‘environnement, accen-
tuent particulièrement l‘objet.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 193


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage
Accentuation

Application L‘éclairage d‘accentuation crée


des attractions. Les structures et
les textures des objets sont nette­
ment accentuées par la lumière
orientée. Eclairage d‘accentuation
pour
- Façades
- Zones des entrées
- Arcades
- Parcs
- Objets
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Downlights orientables

Projets :
Jardin de lumière ERCO,
­Lüdenscheid
ERCO, Lüdenscheid
Sri Senpaga Vinayagar Temple,
Singapore
Tommy Hilfiger, Düsseldorf

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 194


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage
Eclairage d'orientation

Observation L'éclairage d'orientation aide à


mieux percevoir l'espace grâce à
des lignes ou des points lumineux,
par exemple le long des chemins
et des escaliers. Son rôle premier
consiste à baliser les déplace-
ments. L'éclairage de l'environne-
ment est secondaire.

Appareils d‘éclairage du sol

Appareils d‘éclairage mural

Encastrés de sol

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 195


E Guide
Eclairage extérieur | Types d‘éclairage
Eclairage d'orientation

Appareils d‘éclairage d‘orientation

Conclusion Pour l‘orientation, des éclaire-


ments faibles suffisent. De petits
appareils avec une luminance
­élevée se dégagent nettement
de leur environnement.

Application Eclairage d‘orientation pour


­repérer les
- Lignes de l‘architecture
- Marches des escaliers ou zones
délimitées
- Entrées
- Balisages
- Chemins de sauvetage
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Appareils d‘éclairage du sol
- Appareils d‘éclairage mural
- Encastrés de sol
- Appareils d‘éclairage d‘orien-
tation

Projets :
Grand magasin Sevens, Düsseldorf
Hilton Hotel, Doubaï
Place de Czartoryskich, Cracovie
Maison privée, Palamos

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 196


E Guide
Eclairage extérieur
Groupes d‘appareils d'éclairage

Il existe de nombreux types d‘ap-


pareils d‘éclairage pour satisfaire
à des exigences d‘éclairage diffé­
rentes. A l‘extérieur, on utilise
principalement des appareils
fixes.
Projecteurs Appareils sur pied Projecteur à faisceau
mural

Appareils d'éclairage Downlights Appareils encastrés


de façade

Downlights apparents Encastrés de sol Appareils d‘éclairage


d‘orientation

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 197


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Projecteurs

Lumière Les projecteurs de forte puissance brillance, la durée de vie, l‘inten-


éclairent une zone étroite limitée. sité lumineuse
Le type de montage et l‘orienta­ - L‘angle de faisceau détermine
tion sont variables. Les projec- le cône d‘éclairage et est prescrit
teurs de forte puissance sont par le réflecteur et la lampe
proposés avec différents angles - L‘angle cut-off limite l‘éblouis-
de faisceau et répartitions de sement et augmente le confort
lumière. visuel
- Possibilités de rotation et d‘in-
Critères pour les projecteurs de clinaison
forte puissance
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
Les projecteurs de forte puissance
possèdent un faisceau lumineux
étroit avec un cône d‘éclairage
symétrique à la rotation.
Ce qui est typique pour les pro-
jecteurs de forte puissance, c‘est
aussi l‘utilisation d‘accessoires :
- Lentilles : Lentilles divergentes
ou à sculpture
- Filtres : Filtres de couleur, filtres
anti-UV ou infrarouge
- Anti-éblouissement : Déflecteur
en croix

Application Accentuation pour


- Façades
- Zones des entrées
- Arcades
- Parcs
- Objets

Projets :
Musée norvégien de l‘aéro­
nautique, Bodo
Jardin de lumière ERCO,
­Lüdenscheid
Jardin de lumière ERCO,
­Lüdenscheid
ERCO, Lüdenscheid

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 198


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Projecteurs Flood

Lumière Les projecteurs possèdent un fais- - Uniformité : Réflecteur optimisé


ceau très large. Ils sont proposés pour éclairage de surface
avec une répartition symétrique - Gradient : Bord doux du cône
à l‘axe ou asymétrique de la lumineux
lumière. - Le rendement lumineux est
augmenté par une technique de
Critères pour les projecteurs réflecteur optimisée
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
durée de vie, l‘efficacité, l‘inten-
sité lumineuse

Projecteurs Flood
Les projecteurs avec faisceaux
lumineux symétriques à l‘axe
permettent l‘éclairage homogène
de surfaces ou d‘objets. La répar-
tition de la lumière a une focali-
sation du rayonnement.

Application L‘éclairage de projection sert à


l‘éclairage homogène pour
- Murs
- Façades
- Zones des entrées
- Toit en porte-à-faux
- Parcs
- Sculptures
- Objets
Les appareils apparents permet-
tent d‘accentuer l‘espace. Au
niveau disposition, ils doivent
correspondre à l‘environnement.

Projets :
Maison privée Southern
Highlands, Australie
Jardin de lumière ERCO,
­Lüdenscheid
Hall multiséculaire Bochum
Sri Senpaga Vinyagar Temple,
Singapour

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 199


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Projecteur à faisceau mural

Lumière Les projecteurs à faisceau mural - Gradient : Bord doux du cône


possèdent un faisceau très large. lumineux
Ils sont proposés avec une répar- - Le rendement lumineux est
tition asymétrique de la lumière. augmenté par une technique de
réflecteur optimisée
Critères pour les projecteurs à
faisceau mural
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
durée de vie, l‘efficacité, l‘inten-
sité lumineuse
- Uniformité : Réflecteur optimisé
pour éclairage de surface
Projecteurs à faisceau mural
Les appareils à faisceau mural
encastrés avec faisceaux lumi-
neux asymétriques permettent
l‘éclairage homogène de surfaces.

Projecteurs à faisceau mural


orientables
Les appareils à faisceau mural
avec faisceaux lumineux asymé-
triques permettent l‘éclairage
homogène de surfaces. Les appa-
reils apparents peuvent être mon-
tés au mur, au plafond, ou au sol
et peuvent en plus être orientés.

Application L‘éclairage mural est un élément


important de l‘éclairage architec-
tural pour accentuer les façades.
D‘autres applications :
- Zones des entrées
- Passages
- Cours intérieures
- Toit en porte-à-faux
- Parcs
Encastrés, les projecteurs à
faisceau mural sont des détails
discrets de l‘architecture. Les
appareils apparents permettent
d‘accentuer l‘espace. Au niveau
disposition et forme, ils doivent
correspondre à l‘architecture.

Projets :
Représentation du Land de Basse-
Saxe et du Schleswig-Holstein,
Berlin
Façade du grand magasin
Kaufhof, Hambourg
ERCO P1, Lüdenscheid
Mémorial du camp de concen­
tration, Belzec

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 200


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils d'éclairage de façade

Lumière Les appareils d‘éclairage au pla- - Uniformité : Réflecteur optimisé


fond et mural sont d‘abord définis pour éclairage de surface
par leur type de montage et non - L‘angle cut-off augmente le
pas par leurs caractéristiques confort visuel et limite l‘éblouis-
d‘éclairage. Ils sont proposés avec sement et le salissement de la
des faisceaux lumineux étroits, lumière
larges, symétriques ou asymétri-
ques Certains appareils peuvent
être aussi bien disposés au mur
qu‘au plafond.
Critères pour les appareils d‘éclai-
rage au plafond et mural
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
durée de vie, l‘efficacité, l‘inten-
sité lumineuse

Appareils d‘éclairage de façade


Les appareils d‘éclairage de façade
sont proposés avec des faisceaux
lumineux étroits, larges, symétri-
ques ou asymétriques La réparti­
tion de la lumière peut se faire
par une sortie de lumière d‘un
côté ou des deux côtés.

Appareils d‘éclairage mural


Les appareils d‘éclairage mural
avec rayonnement diffus dans la
pièce permettent un grand con-
fort visuel. Ils peuvent aussi être
montés au plafond.

Appareils d‘éclairage mural


occultés
Les appareils d‘éclairage mural
avec occultation d‘un côté permet­
tent un grand confort visuel et
éclairent particulièrement le sol.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 201


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils d'éclairage de façade

Application Eclairage des


- Façades
- Zones des entrées
- Toit en porte-à-faux
- Eclairage des sols des entrées,
des allées et des places.
Au niveau disposition et forme,
les appareils d‘éclairage au pla-
fond et mural doivent corres-
pondre à l‘architecture. Il faut
disposer les appareils d‘éclairage
de façade de manière à ce que les
éléments qui doivent être éclairés,
le soient de manière optimale,
et qu‘aucune lumière ne passe
à côté des objets.

Projets :
Maison privée, Ravensburg
Maison privée, Ravensburg
Zara, Munich
Centre culturel et musée de la
côte NORVEG, Rörvik

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 202


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils sur pied

Lumière Les appareils sur pied répartissent - L‘angle cut-off augmente le


la lumière en un faisceau large. confort visuel et limite l‘éblouis-
Ils sont proposés avec une répar- sement et le salissement de la
tition de la lumière asymétrique. lumière
- Le rendement lumineux est
Critères pour les appareils d‘éclai- augmenté par une technique de
rage pour les surfaces dégagées réflecteur optimisée
et les chemins
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
durée de vie, l‘efficacité, l‘inten-
sité lumineuse
- Uniformité : Réflecteur optimisé
pour éclairage de surface
- Gradient : Bord doux du cône
lumineux

Appareils d‘éclairage des


­chemins
Les appareils d‘éclairage des
chemins avec faisceaux lumineux
asymétriques permettent l‘éclai-
rage homogène des chemins. La
lumière est élargie en largeur,
de manière à éclairer de manière
homogène les chemins. Les petits
modèles sont adaptés pour l‘éclai­
rage des marches.

Appareils d‘éclairage des


­surfaces dégagées
La lumière pour l‘éclairage des
surfaces dégagées est obtenue
par un système asymétrique de
projecteur à réflecteur. Une len-
tille à sculpture comme verre de
protection envoie la lumière loin
dans la profondeur de l‘extérieur.

Projecteurs de façades
Les projecteurs de façades avec
faisceaux lumineux asymétriques
permettent l‘éclairage homogène
des bâtiments.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 203


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils sur pied

Application Les appareils sur pied servent


avant tout à l'éclairage
- Façades
- Zones des entrées
- Arcades
- Passages
- Eclairage des sols des entrées,
des allées et des places.
- Eclairage d‘orientation des
allées, des entrées et des marches
- Parcs
Encastrés, les projecteurs sont des
détails discrets de l‘architecture.
Sur pied, ils permettent d‘accen-
tuer l‘espace. Au niveau disposi-
tion, ils doivent correspondre à
l‘environnement.

Projets :
Complexe Panticosa, Panticosa
Maison privée, Berlin
ERCO, Lüdenscheid
Musée d’art, Emden

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 204


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils encastrés

Lumière Les appareils encastrés diffusent Critères relatifs aux appareils


un faisceau réglable ou dirigé encastrés
vers le bas à la verticale. Habi- - La sélection des lampes déter-
tuellement, ils sont montés au mine la couleur de la lumière, la
plafond et éclairent le sol ou les durée de vie, l‘efficacité, l‘inten-
murs. Les appareils encastrés sité lumineuse
sont proposés avec une réparti- - L‘angle de faisceau détermine
tion de la lumière symétrique ou le cône d‘éclairage et est prescrit
asymétrique, à faisceau étroit ou par le réflecteur et la lampe
large. Les Downlights à faisceau - L‘angle cut-off limite l‘éblouis-
étroit assurent une protection sement et augmente le confort
anti-éblouissement élevée grâce visuel
à leur angle de défilement. Sur - Le rendement lumineux est
les Downlights équipés d'un augmenté par une technique de
réflecteur Darklight, l'angle de réflecteur optimisée
défilement de la lampe est égal à
l'angle cut-off de l'appareil, d'où
un appareil à faisceau très large
doublé d'un rendement lumi-
neux optimisé. L'utilisation d'un
diffuseur réduit la luminance et
améliore ainsi le confort visuel et
l'homogénéité.

Downlights
Downlights possèdent un cône
d‘éclairage symétrique à la rota-
tion, orienté verticalement vers
le bas.

Appareils et projecteurs à
faisceau mural
Les appareils et projecteurs à
faisceau mural répartissent la
lumière en un faisceau asymé-
trique, orienté sur les surfaces
verticales. Ils servent à l'éclairage
homogène des surfaces murales
ou des façades. Dans le cas des
projecteurs à faisceau mural à
lentille, des systèmes spéciaux
à lentille assurent un éclairage
mural homogène. La lumière est
élargie par la lentille et dirigée
sur le mur. Visibles de dessous, les
réflecteurs Darklight des appareils
à faisceau mural à lentille ne sont
pas éblouissants.

Downlights orientables
Les Downlights orientables ser-
vent à l‘éclairage d‘accentuation
de zones ou objets isolés avec
des faisceaux lumineux étroits
à moyens.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 205


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils encastrés

Disposition La distance jusqu‘au mur doit


correspondre à peu près à la moi-
tié de l‘écart entre les appareils,
afin d‘obtenir une luminosité suf-
fisante sur le mur et une bonne
proportion du cône lumineux.
Pour obtenir un éclairage homo-
gène sur un plan de référence,
l‘écart entre les appareils ne doit
pas dépasser de plus de 1,5:1 la
hauteur de montage h. On obtient
une homogénéité optimale avec
a=h.

Application Downlights produisent un éclai-


rage général pour les
- Zones des entrées
- Arcades
- Passages
- Cours intérieures. Les Down­
lights encastrés sont des détails
d‘architecture discrets.
Par contre, les appareils appa-
rents et les appareils suspendus
permettent d‘accentuer l‘espace.
Au niveau disposition et forme,
ils doivent correspondre à l‘archi-
tecture.

Projets :
Petrolstation Repsol, Espagne
Palais des congrès, Valence
Chancellerie, Berlin
Intercontinental Resort,
Berchtesgaden

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 206


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Downlights apparents

Lumière Les Downlights apparents dif- Critères relatifs aux Downlights


fusent un faisceau dirigé vers le apparents
bas ou vers le côté. Habituelle- - Le choix de la lampe détermine
ment, ils sont montés au plafond la couleur de lumière, la durée de
et éclairent le sol ou les murs. vie, l'efficacité, l'intensité lumi-
Les Downlights apparents sont neuse
proposés avec une répartition - L'angle de rayonnement déter-
de la lumière symétrique ou mine le faisceau et dépend du
asymétrique, à faisceau étroit ou réflecteur et de la lampe utilisés
large. Les Downlights à faisceau - L'angle cut-off limite l'éblouis-
étroit assurent une protection sement et accroît le confort visuel
anti-éblouissement élevée grâce - Le rendement lumineux est d'au-
à leur angle de défilement. Sur tant plus élevé avec une tech-
les Downlights équipés d'un nique de réflecteur optimisée
réflecteur Darklight, l'angle de
défilement de la lampe est égal à
l'angle cut-off de l'appareil, d'où
un appareil à faisceau très large
doublé d'un rendement lumi-
neux optimisé. L'utilisation d'un
diffuseur réduit la luminance et
améliore ainsi le confort visuel et
l'homogénéité.

Downlights
Les Downlights diffusent un fais-
ceau à symétrie radiaire, qui est
orienté à la verticale vers le bas.

Appareils et projecteurs à
faisceau mural
Les projecteurs apparents à fais-
ceau asymétrique servent à
l'éclairage homogène des sur-
faces.

Downlights orientables
Les Downlights orientables ser-
vent à accentuer des zones ou des
objets spécifiques par une répar-
tition de la lumière à faisceau
étroit ou moyen.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 207


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Encastrés de sol

Lumière Les encastrés de sol possèdent un - Le rendement lumineux est


faisceau d‘éclairage orienté vers augmenté par une technique de
le haut. Ils sont proposés avec des réflecteur optimisée
faisceaux lumineux étroits, larges,
symétriques ou asymétriques
Critères pour les encastrés de sol
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière, la
durée de vie, l‘efficacité, l‘inten-
sité lumineuse
- Uniformité avec les projecteurs
à faisceau mural Réflecteur opti-
misé pour éclairage de surface
- Plage d‘orientation des
encastrés orientables avec anti-
éblouissement important

Uplights
Les Uplights possèdent un fais-
ceau d‘éclairage symétrique,
orienté vers le haut avec une
répartition symétrique de la
lumière. Les cônes d‘éclairage à
faisceaux étroits, symétriques à
la rotation servent à l‘éclairage
d‘accentuation d‘objets.

Projecteurs à faisceau mural


à lentilles
Les projecteurs à faisceau mural
à lentille possèdent un faisceau
d‘éclairage symétrique, orienté
vers le haut. Ils servent à l‘éclai-
rage homogène des murs.

Uplight orientable
Les Uplights orientables servent
à l‘éclairage d‘accentuation de
zones ou objets isolés avec des
faisceaux lumineux étroits à
moyens. Le cône d‘éclairage
peut être orienté.

Uplight diffus
Les encastrés de sol avec rayonne­
ment diffus servent à signaler les
allées ou les entrées ou à souli-
gner les lignes architectoniques.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 208


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Encastrés de sol

Application Eclairage d‘accentuation ou


­éclairage de projection pour
- Façades
- Zones des entrées
- Arcades
- Passages
- Cours intérieures
- Toit en porte-à-faux
- Parcs
Les encastrés de sol sont des
détails d‘architecture discrets.
Au niveau disposition et forme,
ils doivent correspondre à l‘archi-
tecture.

Projets :
Pavillon de verre Ecole profes-
sionnelle du verre, Rheinbach
Porte de Brandebourg, Berlin
Khalil Al-Sayegh, Doubaï
Château de Benrath, Düsseldorf

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 209


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils d‘éclairage d‘orientation

Lumière Les appareils d‘éclairage d‘orien-


tation sont définis en premier
plan par leur fonction d‘orienta-
tion. Ceci peut être obtenu par
des appareils d‘éclairage ou par
des appareils faisant l‘effet de
signaux.
Critères pour les appareils d‘éclai-
rage d‘orientation
- Luminance: Présence remarquée
des appareils dans l‘environne-
ment

Appareils d‘éclairage
­d‘orientation
Les appareils d‘éclairage d‘orien-
tation avec sortie de lumière
ponctuelle servent de lumière
d‘orientation locale.

Appareils d‘éclairage du sol


Les appareils d‘éclairage du sol
forment des points lumineux au
mur et produisent une lumière
d‘orientation sur la surface au sol.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 210


E Guide
Eclairage extérieur | Groupes d‘appareils d'éclairage
Appareils d‘éclairage d‘orientation

Application Repérage de
- Lignes de l‘architecture
- Marches des escaliers ou zones
délimitées
- Entrées
- Balisages
- Chemins de sauvetage

Projets :
Grand magasin Sevens, Düsseldorf
Hilton Hotel, Doubaï
Place de Czartoryskich, Cracovie
Maison privée, Palamos

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 211


E Guide
Eclairage extérieur
Applications d‘éclairage

L‘éclairage des façades la nuit


change l‘atmosphère d‘une ville.
Dans l‘espace urbain ou dans les
parcs, on crée des points d‘attrac­
tion pour permettre l‘orientation
et établir des liaisons dans l‘espa-
ce. La lumière à l‘extérieur agran-
Mur Plafond Sol dit lorsqu‘on regarde de l‘intérieur
vers l‘extérieur.

Objet Façade Végétation

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 212


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage
Mur

L‘éclairage des murs et des


façades la nuit augmente la per-
ception et définit les limites de
l‘espace. L‘éclairage vertical est
important dans l‘environnement
visuel, pour caractériser l‘aspect
des espaces, indépendamment du
Mur 3m Mur 5m Mur avec structure fait qu‘il s‘agisse de façades ou
de murs de végétation. L‘objec-
tif peut être un éclairage mural
uniforme, comparable à celui de
l‘intérieur, ou un éclairage doux
du bâtiment dans l‘environne-
ment nocturne. La disposition des
appareils d‘éclairage dépend de
l‘uniformité et de l‘éclairement
souhaités. Dans l‘espace extérieur
nocturne, une faible luminosité
suffit pour rendre visible et for-
mer des contrastes.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 213


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 3m

Observation Les projecteurs à faisceau mural


se caractérisent par une lumino-
sité homogène sur le mur.

Projecteur à faisceau mural


en haut

Projecteur à faisceau mural


en bas

Appareil à faisceau mural


­encastré

Conclusion L‘éclairage vertical accentue


les surfaces murales. La pièce
est agrandie optiquement par
l‘éclaircissement de ses limites.
Les sources lumineuses ponctuel-
les donnent à la surface du mur
une plasticité importante. L‘éclai-
rage mural produit une lumino-
sité homogène uniquement sur
des surfaces mates.
Critères d‘éclairage pour les murs
- Uniformité de l‘éclairage
- La sélection des lampes déter-
mine la couleur de la lumière et
le rendu des couleurs

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 214


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 3m

Disposition La distance jusqu‘au mur doit


être au moins égale à un tiers de
la hauteur du mur. Une alterna-
tive est un angle d‘incidence de
la lumière de 20° par rapport à la
verticale. On obtient une homo-
généité optimale avec un écart
entre les appareils qui correspond
à la distance jusqu‘au mur, mais
qui ne la dépasse en aucun cas de
plus d‘une fois et demi (1,5). Les
projecteurs à faisceau mural ne
développent leur homogénéité
qu‘à partir d‘un nombre minimum
de trois appareils.

Application Eclairage de projection des


­surfaces verticales des
- Murs
- Façades
- Zones des entrées
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs à faisceau mural

Projets :
ERCO, Lüdenscheid
Château de Benrath, Düsseldorf
Berliner Tor Center, Hambourg
Mémorial du camp de concen­
tration, Belzec

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 215


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 5m

Observation Lorsque la hauteur du mur aug- projecteurs à faisceau mural


mente, avec le même éclairage, à lentilles ont des systèmes de
la luminosité du mur diminue. réflecteurs à lentilles spéciaux.
Les projecteurs à faisceau mural
se caractérisent par une lumino­
sité homogène sur le mur. Les
Projecteurs à faisceau mural

Projecteurs à faisceau mural


à lentilles

Conclusion L‘éclairage vertical accentue Critères d‘éclairage pour les murs


les surfaces murales. La pièce élevés
est agrandie optiquement par - Uniformité de l‘éclairage
l‘éclaircissement de ses limites. - La sélection des lampes déter-
La lumière orientée donne à la mine la couleur de la lumière et
surface du mur une plasticité le rendu des couleurs
importante. Plus la hauteur du
mur augmente, plus il faut aug-
menter la distance entre l‘appareil
d‘éclairage et le mur. La diminu-
tion de l‘éclairement moyen sur
le mur peut être compensée par
une puissance de lampe plus
importante et un plus grand
nombre d‘appareils.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 216


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur 5m

Disposition Tandis qu‘avec une hauteur de


mur normale, l‘écart entre les
appareils correspond à la distance
jusqu‘au mur, dans les pièces avec
des plafonds élevés, il doit être
réduit, pour compenser l‘éclaire­
ment qui diminuerait sinon. La
distance doit être repérée avec
une ligne de 20°, à partir du
­sommet du mur jusqu‘au sol.

Application Eclairage de projection des


­surfaces verticales des
- Murs
- Façades
- Zones des entrées
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs à faisceau mural
- Projecteurs à faisceau mural
à lentilles

Projets :
Représentation du Land de Basse-
Saxe et du Schleswig-Holstein,
Berlin
Musée Georg Schäfer,
­Schweinfurt
Porte de Brandebourg, Berlin
Eglise du Sacré Cœur, Munich

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 217


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur avec structure

Observation Les sources lumineuses ponc- La lumière qui effleure sur les
tuelles à faible distance du mur murs peut souligner d‘éventuelles
produisent leur propre dessin inégalités.
lumineux, qui accentue certes la
structure, mais qui ne permet pas
un éclairage homogène du mur.
Downlights

Projecteurs à faisceau mural

Projecteurs à faisceau mural


à lentilles

Encastrés orientables

Conclusion La lumière orientée qui effleure


rend nettement visibles les struc-
tures des surfaces.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 218


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Mur
Mur avec structure

Application Plus la distance jusqu‘au mur


est petite, plus la structure des
surfaces est mise en évidence. La
lumière qui effleure réduit nette-
ment l‘homogénéité de l‘éclairage
mural.
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Downlights, à faisceau étroit
- Projecteurs à faisceau mural
- Encastrés de sol (Uplights, pro-
jecteurs à faisceau mural à len-
tilles, encastrés orientables)

Projets :
Restaurant Rohrmeisterei,
Schwerte
Sri Senpaga Vinyagar Temple
Maison particulière, Allemagne
Museu Etnològic, Barcelone

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 219


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage
Plafond

Lors de l‘éclairage du plafond, soit


le plafond lui-même est éclairé,
soit il est utilisé comme réflec-
teur pour l‘éclairage général. Le
plafond est surtout accentué lors-
qu‘il possède par des structures
architectoniques, sa propre valeur
Plafond plan Structure porteuse d‘information.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 220


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Plafond plan

Observation Les appareils pour l‘éclairage du


plafond peuvent être montés aux
murs ou dans le sol.

Uplights

Encastrés de sol

Conclusion La sélection du type d‘appareil


dépend de la pièce et de son
utilisation. Les appareils pour
l‘éclairage du plafond nécessitent
une distance minimale jusqu‘au
plafond. Les encastrés de sol pour
l‘éclairage du plafond ne doivent
pas être installés dans les surfaces
de circulation pour éviter tout
éblouissement.

Disposition Une condition de base pour


l‘éclairage des plafonds est une
hauteur de plafond suffisante,
afin d‘obtenir une répartition
homogène de la lumière. Les
appareils d‘éclairage du plafond
doivent être installés au-delà de
la hauteur des yeux. La distance
jusqu‘au plafond dépend du degré
d‘homogénéité nécessaire et doit
être au moins de 0,8m.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 221


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Plafond plan

Application Eclairage du plafond pour


- Zones des entrées
- Arcades
- Passages
- Cours intérieures
- Toit en porte-à-faux
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Appareils pour l’éclairage du
plafond
- Encastrés de sol

Projets :
Aéroport de Stansted, Londres
Pavillon de verre Glasfachschule,
Rheinbach
Jahrhunderthalle, Bochum
Station-service Cosmo

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 222


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Structure porteuse

Observation Les appareils pour l‘éclairage de


la structure porteuse peuvent
être montés sur la structure elle-
même, aux murs ou dans le sol.
Un éclairage de projection accen-
tue l‘ensemble de la surface du
plafond. Les appareils à faisceau
étroit accentuent particulière-
ment la structure porteuse.

Projecteurs

Projecteurs Flood

Encastrés de sol, encastrés


­orientables

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 223


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Plafond
Structure porteuse

Encastrés de sol, Uplights

Conclusion La sélection du type d‘appareil


dépend de l‘échelle et de la pro-
portion du système porteur. Les
projecteurs peuvent aussi être
fixés directement sur les éléments
du système porteur. L‘ensemble du
système porteur peut être éclairé
avec projecteurs. Les encastrés de
sol pour l‘éclairage du système
porteur ne doivent pas être instal-
lés dans les surfaces de circulation
pour éviter tout éblouissement. La
disposition des appareils d‘éclaira­
ge dépend du système porteur.

Application Eclairage du plafond pour


- Zones des entrées
- Arcades
- Passages
- Cours intérieures
- Toit en porte-à-faux
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Appareils pour l’éclairage du
plafond
- Encastrés de sol

Projets :
Post-Tower, Bonn
Ciudad de las Artes y las Ciencias,
Valence
Jahrhunderthalle, Bochum
Museo del Teatro de Caesar­
augusta, Saragosse

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 224


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage
Sol

Observation Lors de l‘éclairage du sol, la surfa-


ce au sol peut être éclairée avec la
lumière directe de Downlights ou
par des projecteurs disposés sur le
côté. Les appareils d‘éclairage du
sol font ressortir en particulier la
surface de base et sa matière.

Appareils d‘éclairage des chemins

Appareils d‘éclairage des surfaces


dégagées

Downlights

Downlights à faisceau étroit

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 225


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage
Sol

Appareils d‘éclairage du sol

Conclusion Les appareils d‘éclairage du


sol assurent par la répartition
asymétrique de la lumière, un
éclairage avec une lumière qui
effleure le sol. Avec un montage
à faible hauteur et leur technique
de réflecteur, ils garantissent un
grand confort visuel. Un gradient
doux du cône lumineux réduit les
contrastes avec l‘environnement,
L‘absence d‘éblouissement des
Downlights est déterminée par
l‘angle cut-off.
Application Eclairage des sols pour
- Entrées
- Allées
- Places
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés :
- Downlights
- Appareils d‘éclairage du sol
- Appareils sur pied
- Appareils sur poteau

Projets :
ERCO, Lüdenscheid
Abbaye d’Eberbach, Eltvilley
Maison particulière, Berlin
Maison particulière, Palamos

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 226


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage
Objet

Les objets peuvent être accen-


tués avec beaucoup d‘effets,
pour qu‘ils accrochent le regard.
La perception des objets peut
être modifiée, lorsqu‘on choisit
une forte lumière qui effleure.
A part cet éclairage théâtral, il
Objet, isolé Objet au mur est possible d‘avoir des solutions
d‘éclairage homogène de grandes
surfaces.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 227


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet, isolé

Observation Les objets dans l‘espace peuvent ressant mais de changement, car
éclairés par des projecteurs. Lors la lumière vient d‘une direction
de l‘éclairage frontal d‘un objet inhabituelle.
avec un projecteur dans la direc-
tion du regard, l‘effet de modé-
lisation est faible. Deux projec-
teurs avec cadres à sculpture de
diffé­rentes directions produisent
un effet plastique équilibré. Les
contrastes de luminosité sont
affaiblis par rapport à l‘utilisation
d‘un seul projecteur. L‘éclairage
par en-dessous fait un effet inté-
Projecteurs

Projecteurs Flood

Downlights orientables

Uplight orientable

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 228


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet, isolé

Conclusion Les projecteurs à faisceau étroit


accentuent uniquement l‘objet,
tandis que les projecteurs Flood
présentent l‘objet dans le con-
texte de son environnement.
L‘effet de modélisation est plus
faible. L‘éclairage par le bas peut
produire un grand effet de chan-
gement.

Disposition L‘éclairage d‘objets dans l‘espace


peut être effectué avec un angle
d‘incidence de la lumière de 30° à
45° par rapport à la verticale. Plus
la lumière est verticale, plus il y a
un effet d‘ombre.

Application Eclairage d‘accentuation pour


- Parcs
- Sculptures
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs Flood
- Projecteurs

Projets :
Musée norvégien de l‘aéronau­
tique, Bodo
ERCO, Lüdenscheid
Musée régional rhénan, Bonn
Let The Dance Begin, Strabane

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 229


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet au mur

Observation Les objets au mur peuvent être parce qu‘ils permettent un éclai-
éclairés par des projecteurs. Les rage plus homogène de l‘ensem-
projecteurs accentuent l‘objet. ble de la surface du mur.
Cela donne un effet décoratif.
Les projecteurs Flood accentuent
moins l‘objet que les projecteurs
Projecteurs

Projecteur Flood en haut

Projecteur Flood en bas

Encastrés orientables au sol

Projecteurs à faisceau mural


à lentilles

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 230


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Objet
Objet au mur

Conclusion Les projecteurs à faisceau étroit


accentuent l‘objet lui-même.
Les projecteurs Flood ­présentent
l‘objet considéré dans son envi-
ronnement.

Disposition L‘éclairage d‘objets au mur peut


être effectué avec un angle d‘in-
cidence de la lumière de 30° à 45°
par rapport à la verticale. Plus la
lumière est verticale, plus il y a
un effet de plasticité.

Application Eclairage d‘accentuation pour


- Façades
- Zones des entrées
- Parcs
- Sculptures
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Projecteurs à faisceau mural
- Uplights

Projets :
ERCO, Lüdenscheid
Vietnam Veterans Memorial,
Washington DC
Sinnet Tennis Club, Varsovie

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 231


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage
Façade

Le matériau et la forme, ainsi que


la lumière avec sa direction et sa
couleur déterminent l‘aspect des
façades. L‘apparence d‘une façade
change au cours de la journée, à
cause de la direction de la lumière
et des parts de lumière diffuse
Façade massive Façade, structure Façade, structure et directe qui varient. Différents
verticale horizontale faisceaux lumineux et l‘utilisation
de systèmes de programmation
d‘éclairage donnent aux façades
nocturnes leur propre apparence.
Différents éclairements font appa­
raître différents composants ou
zones d‘une façade. Une lumière
qui effleure fait ressortir les
détails fins de la façade. L‘éclai-
rage de projection fait apparaître
les façades dans leur ensemble.
Il faut éviter le rayonnement en-
dehors de la surface de la façade,
Façade, avancée Façade perforée Façade à bandes sur le côté et vers le haut.
– retrait

Façade transparente

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 232


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade massive

Observation L‘éclairage de projection permet rythmique à la façade. La lumière


une répartition homogène de la des Up-Downlights crée des des-
lumière sur la façade. Une ligne sins graphiques avec des cônes
lumineuse indique la fin du bâti- d‘éclairage marquants.
ment dans le ciel nocturne. Des
Uplights donnent une structure
Projecteur Flood en bas

Ligne lumineuse en haut

Uplights

Appareils d‘éclairage de façade


Downlights

Appareils d‘éclairage de façade


Uplights et Downlights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 233


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade massive

Conclusion L‘éclairage de projection peut possible de structurer de grandes


rendre les façades plates. La surfaces homogènes. Les cônes
réduction de l‘éclairement vers le d‘éclairage qui ne vont pas avec
haut forme une transition avec la structure architectonique, sont
peu de contrastes vers le ciel perçus comme gênants.
nocturne sombre. La lumière qui
effleure fait ressortir les structu-
res des surfaces des matériaux.
Les parcours de la lumière sur les
murs non-structurés produisent
des éléments dominants, perçus
comme des dessins autonomes.
Avec des dessins lumineux, il est
Disposition L‘éclairage de la façade peut niveau architectonique. Il faut
être mis en place au sol, sur des empêcher la végétation de trop
poteaux ou sur le bâtiment. Les se développer. Les appareils sur
projecteurs à faisceau mural pla- poteau apparaissent sous forme
cés entre un tiers et la moitié de d‘éléments additifs devant la
la hauteur de la façade permet- façade. Les bras en porte-à-faux
tent d‘éviter les ombres portées permettent une fixation directe
longues. Les appareils d‘éclairage au bâtiment. Il faut éviter le
placés très près de la façade pro- rayonnement en-dehors de la
duisent une lumière qui effleure surface de la façade, sur le côté
avec une forte accentuation et vers le haut.
des structures des surfaces. Les
encastrés de sol sont discrets au
Encastrés de sol

Appareils apparents au sol

Tube vertical

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 234


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade massive

Poteau

Bras en porte-à-faux

Appareils d‘éclairage de façade

Application

Projets :
Musée Georg Schäfer, Schweinfurt
Jardin de lumière ERCO,
­Lüdenscheid
Jardin de lumière ERCO,
­Lüdenscheid
Centre culturel et musée de la
côte NORVEG, Rörvik

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 235


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade, structure verticale

Observation Les projecteurs Flood produisent ture verticale de la façade grâce à


un éclairage homogène de la un éclairage par le haut et le bas.
façade. L‘éclairage avec des sour-
ces lumineuses ponctuelles rend
la structure nettement visible.
L‘accentuation des piliers détache
ceux-ci de la façade environnante.
Des Uplights disposés des deux
côtés accentuent le volume des
piliers. Des Downlights accentuent
les piliers et éclairent la zone au
sol. La combinaison des Uplights
et des Downlights permet la struc­
Projecteurs Flood

Uplights

Uplights des deux côtés

Downlights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 236


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade, structure verticale

Downlights et Uplights

Conclusion Des cônes d‘éclairage étroits ren-


forcent l‘effet de la structure ver-
ticale. Pour éviter les ombres laté-
rales, il faut placer les appareils
d‘éclairage à angle droit parallè-
lement à la façade. Des contrastes
importants et des ombres portées
peuvent être compensés par un
éclairage général de projection de
la façade. Le rythme de la struc-
ture de la façade doit correspon-
dre à la disposition des appareils
d‘éclairage.

Application

Projets :
Porte de Brandebourg, Berlin
Distributeur gaz et électricité,
Lüdenscheid
Centre des congrès Ruhrfestspiel-
haus, Recklinghausen
Faena Hotel, Buenos Aires

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 237


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade, structure horizontale

Observation Les projecteurs Flood éclairent l‘en-


semble de la façade et accentuent
par les ombres portées la structure
horizontale. Les lignes lumineuses
redessinent sur la surface sombre de
la façade, la structure horizontale.
Projecteurs Flood

Lignes lumineuses

Conclusion Les appareils d‘éclairage placés près grand entre l‘appareil d‘éclairage
de la façade permettent d‘obtenir et la façade. Un angle d‘incidence
une plasticité marquée. Les ombres de la lumière plus obtus dans la
portées longues de la structure zone du haut de la façade entraîne
horizontale de la façade peuvent des ombres portées plus grandes
être réduites par un intervalle plus dans la zone du bas.
Application

Projets :
Hongkong and Shanghai Bank,
Hongkong
Palazzo della Borsa, Trieste
Grand magasin Kaufhof,
­Mönchengladbach

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 238


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade, avancée – retrait

Observation Les projecteurs Flood à faisceau


large à grande distance du bâti-
ment éclairent la façade d‘une
manière homogène. Les façades
avec des avancées et des retraits
importants se caractérisent par
une forte formation d‘ombres
portées. Des éclairements ou cou-
leurs de lumière différents con-
tribuent à différencier la façade.
Les Uplights marquent les angles
intérieurs avec de la lumière qui
effleure.
Projecteurs Flood

Projecteurs avec éclairement


différent

Projecteurs avec couleurs de


lumière différentes

Uplights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 239


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade, avancée – retrait

Conclusion Différents éclairements, faisceaux


lumineux et couleurs de lumière
animent l‘apparence de la façade.
Des contrastes durs entre les
zones accentuées et celles non-
éclairées peuvent être compensés
par un éclairage de base par pro-
jection. Une plus grande distance
entre l‘appareil d‘éclairage et la
façade réduit la formation d‘om-
bres portées. La structure de la
façade doit correspondre à la dis-
position des appareils d‘éclairage.
Application

Projets :
Musée de l‘Art et des Métiers,
Hambourg
Palacia de la Aljaferia, Saragosse

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 240


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade perforée

Observation A la lumière du jour, les surfaces


des fenêtres sont sombres. Les
pièces éclairées la nuit forment
un contraste important entre la
façade sombre et les fenêtre clai-
res. Les projecteurs Flood produi-
sent un faisceau lumineux homo-
gène sur la façade. L‘éclairage
de l‘embrasure des fenêtres fait
ressortir le cadre de l‘ouverture
dans la façade. Des Uplights à
faisceaux lumineux étroits accen-
tuent la grille de la façade.
Lumière du jour

Downlights à l‘intérieur

Projecteurs Flood

Lignes lumineuses

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 241


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade perforée

Uplights

Conclusion Il faut éviter d‘éblouir l‘usager à


l‘intérieur. Les appareils d‘éclai-
rage avec faisceau dirigé vers
l‘intérieur altèrent la vue hors du
bâtiment. Avec des systèmes de
programmation d‘éclairage, il est
possible de piloter individuelle-
ment les pièces et de créer des
zones lumineuses sur la façade.

Application

Projets :
Université Humboldt, Ehrenhof/
Cour d‘honneur, Berlin
Tour Pentacon, Dresde
Ernst-August-Carree, Hanovre
DZ Bank, Berlin

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 242


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade à bandes

Observation A la lumière la bande de fenêtre


apparaît sombre. Les pièces éclai-
rées la nuit forment un contraste
important entre la façade sombre
et la bande de fenêtre claire.
L‘éclairage de la balustrade sou-
tient la structure horizontale.

Lumière du jour

Uplights à l‘intérieur

Bande lumineuse

Conclusion Le contraste important entre


l‘éclairage clair à l‘intérieur et la
surface sombre à l‘extérieur la
nuit, ne peut être compensé que
dans une petite mesure avec un
éclairage de la façade.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 243


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade à bandes

Application

Projets :
Distributeur gaz et électricité,
Lüdenscheid
Bureaux Astra, Stockholm
Halls événementiels E-Werk/
Bureaux SAP SI, Berlin

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 244


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade transparente

Observation A la lumière du jour, la façade gnent la structure horizontale


transparente paraît sombre et du bâtiment. Les Uplights accen-
reflète l‘environnement. L‘éclai- tuent les éléments verticaux de
rage à l‘intérieur permet de voir la façade.
dans le bâtiment. Les appareils
pour l‘éclairage du plafond font
ressortir les surfaces au plafond
et renforcent l‘impression géné-
rale de luminosité la nuit. La
construction de la façade appa-
raît sous forme de silhouette. Les
lignes lumineuses dans la zone
des plafonds des étages souli-
Lumière du jour

Downlights à l‘intérieur

Uplights à l‘intérieur

Lignes lumineuses

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 245


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Façade
Façade transparente

Uplights à l‘extérieur

Conclusion A cause de la perspective du sol,


l‘effet de lumière à l‘intérieur
paraît plus important avec des
Uplights qu‘avec des Downlights.
Il faut éviter d‘éblouir l‘usager à
l‘intérieur. Les appareils d‘éclai-
rage avec faisceau dirigé vers
­l‘intérieur altèrent la vue hors
du bâtiment.

Application

Projets :
Bâtiment de bureaux, Bâle
Centre des congrès Ruhrfestspiel-
haus, Recklinghausen
Zurich Assurances, Buenos Aires
Biblioteca Foral de Bizkaia, Bilbao

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 246


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage
Végétation

Dans le domaine du paysage,


les arbres sont les éléments les
plus importants pour former des
espaces. La forme et la taille du
tronc et de la cime varient selon
le type d‘arbre. Les formes en
boule, colonne, parasol et palmier
Arbres Types d‘arbre Bosquet sont les formes d‘arbre les plus
connues. En hiver, des branches
filigranes marquent le paysage,
tandis qu‘en été les feuilles des
cimes forment un volume dense.
En plus de la forme, les fleurs et
les feuilles caractérisent au fil
des saisons l‘aspect des arbres.

Rangée d‘arbres Allée (bordée Grille d‘arbres


­d‘arbres)

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 247


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Arbres

Observation Les projecteurs Flood orientés Les projecteurs Flood à l‘arrière


Types d‘éclairage vers le haut donnent un air plas- plan produisent un contre-jour
tique à la cime des arbres. Deux et une silhouette de la cime des
projecteurs Flood devant sur le arbres. Des Uplights au tronc
côté éclairent la cime de manière accentuent l‘élément linéaire
homogène comme un volume, formé par le tronc de l‘arbre, et
tandis que les projecteurs Flood relient visuellement la cime au
placés sur le côté accentuent plus sol. La lumière du haut souligne,
la plasticité. Des projecteurs Flood suivant la saison, le contour de la
placés sur trois côtés éclairent cime ou la structure des branches
de manière homogène la cime au sol.
de tous les côtés, et réduisent la
plasticité de la forme de l‘arbre.
Projecteur Flood de face

Projecteur Flood à droite

Projecteurs Flood à droite et à


gauche

Projecteurs Flood sur trois côtés

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 248


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Arbres

Projecteur Flood à l‘arrière

Uplight

Projecteur en haut

Conclusion Des appareils d‘éclairage disposés


de plusieurs côtés donnent un
éclairage homogène de l‘arbre,
tandis qu‘un ou deux appareils
d‘éclairage produisent une plus
grande plasticité. Des Uplights à
faisceaux lumineux étroits sont
adaptés pour l‘éclairage d‘accen-
tuation des grands troncs d‘arbres
marquants. La structure des écor-
ces ressort nettement plus avec
l‘éclairage de face. La disposition
latérale produit une ligne de
lumière fine sur le tronc. En éclai-
rant un mur derrière un arbre, la
silhouette de la cime de l‘arbre
et du tronc se dessine. Les pro-
jecteurs montés dans des cours
intérieures ou sur des façades
peuvent reproduire les contours
de l‘arbre et aussi des branches,
sous forme d‘ombres au sol.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 249


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Arbres

Observation Un ou deux appareils d‘éclairage


Croissance des arbres accentuent les arbres de petites
tailles. Plusieurs projecteurs Flood
produisent un éclairage homo-
gène des grands arbres adultes.

Petit arbre

Grand arbre

Conclusion Il faut tenir compte de la crois- disposition et orientation à l‘arbre


sance des arbres et éviter les en croissance. Les encastrés de sol
éblouissements lors de la mise s‘intègrent mieux dans le paysage,
en place et de l‘orientation des mais sont plus difficiles à reposi-
appareils d‘éclairage. Pour les tionner.
grands arbres, plusieurs appareils
peuvent être nécessaires pour
obtenir un éclairage homogène,
et éviter une perception déformée
des parties claires et sombres. Les
appareils d‘éclairage orientables
de manière flexible avec piquet
peuvent être adaptés au niveau

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 250


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Arbres

Observation L‘éclairage de projection de la caractéristique pour l‘automne,


Saison cime des arbres fait particulière­ c‘est le feuillage coloré. En hiver,
ment ressortir les fleurs à l‘exté­ l‘effet de lumière est réduit aux
rieur au printemps. En été, le branches filigranes.
feuillage dense fait apparaître
le volume de la cime. Ce qui est
Printemps

Eté

Automne

Hiver

Conclusion Le choix de la lampe permet


­d‘influencer la couleur de la
lumière et le rendu des couleurs
des feuilles et des fleurs. Les
couleurs de lumière banc lumière
du jour accentuent les couleurs
bleu-vert des feuillages, tandis
que les couleurs de lumière blanc
chaud font ressortir les feuilles
marron-rouge.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 251


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Arbres

Application Eclairage pour


- Parcs
- Zones des entrées
- Cours intérieures
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Projecteurs Flood
- Uplights

Projets :
Ernst-August-Carree, Hanovre
ERCO, Lüdenscheid
ERCO, Lüdenscheid
ERCO, Lüdenscheid

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 252


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Types d‘arbre

Observation L‘éclairage de projection fait


­ressortir le volume de la forme
de la cime. Le positionnement
de l‘appareil d‘éclairage près de
l‘arbre souligne la structure de la
cime et du tronc avec la lumière
qui effleure. L‘éclairage par le
dessous fait ressortir l‘effet tri­
dimensionnel de la cime lorsque
le feuillage est aéré.

Forme de l‘arbre : Boule

Projecteur Flood de face

Projecteur Flood à droite

Projecteurs Flood sur trois côtés

Projecteur Flood à l‘arrière

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 253


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Types d‘arbre

Uplight

Projecteur en haut

Forme de l‘arbre : Parasol

Projecteur Flood de face

Projecteur Flood à droite

Projecteurs Flood sur trois côtés

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 254


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Types d‘arbre

Projecteur Flood à l‘arrière

Uplight

Projecteur en haut

Forme de l‘arbre : Colonne

Projecteur de face

Projecteur à droite

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 255


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Types d‘arbre

Projecteur de trois côtés

Projecteur à l‘arrière

Uplight

Forme de l‘arbre : Cône

Projecteur Flood de face

Projecteur Flood à droite

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 256


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Types d‘arbre

Projecteurs Flood sur trois côtés

Projecteur Flood à l‘arrière

Forme de l‘arbre : Palmier

Projecteur de face

Projecteur à droite

Projecteur de trois côtés

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 257


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Types d‘arbre

Projecteur à l‘arrière

Uplight

Conclusion Les arbres en forme de boule Uplights à faisceaux lumineux


avec un feuillage dense, impéné- étroits sont particulièrement
trable, pendant beaucoup sont appropriés pour l‘éclairage des
adaptés à l‘éclairage de projec- grands palmiers. Il faut adapter
tion, et à un positionnement des l‘éclairement souhaité au degré
appareils d‘éclairage en-dehors de réfléchissement des feuilles.
de la base de l‘arbre. Pour les
arbres en forme de parasol avec
un feuillage aéré, transparent,
l‘éclairage à l‘intérieur de la base
de l‘arbre par des Uplights fait
resplendir toute la cime. L‘éclai-
rage avec une lumière qui effleure
un arbre nécessite une lumière
avec un angle d‘incidence plat
d‘env. 15 degrés. Les arbres coni-
ques nécessitent un écart plus
grand entre les appareils d‘éclai-
rage et la cime de l‘arbre, que les
arbres en forme de colonnes. Les

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 258


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Bosquet

Observation Les projecteurs Flood de face


Appareils d‘éclairage éclairent la cime des arbres de
manière homogène. Les projec-
teurs Flood disposés sur le côté
produisent des contrastes durs de
lumière et d‘ombres. Des appareils
d‘éclairage de deux côtés évitent
les ombres dures. Les Uplights
au tronc sou­lignent l‘élément
linéaire formé par le tronc de
l‘arbre.

Projecteur Flood de face

Projecteur Flood sur le côté

Uplights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 259


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Bosquet

Observation Le bosquet peut être différencié


Répartition de la lumière visuellement par différents appa-
reils d‘éclairage et leur orientation.
La profondeur dans l‘espace est
produite par les points forts d‘éclai­
rage au premier plan, au centre et à
l‘arrière plan. Des contrastes impor­
tants de luminosité soulignent cet
effet. Les appareils d‘éclairage à
faisceau lumineux étroit permet­
tent d‘accentuer, tandis que les pro­
jecteurs Flood à faisceaux larges se
chargent de l‘éclairage de base.

Conclusion Plusieurs appareils d‘éclairage avec taires. Il faut tenir compte de la


un grand angle cut-off réduisent croissance des arbres et éviter les
l‘éblouissement, en comparaison éblouissements lors de la mise
à quelques appareils à faisceaux en place et de l‘orientation des
moins larges. Les appareils d‘éclai- appareils d‘éclairage.
rage à faisceaux lumineux étroits
et bien orientés réduisent les
rayonnements de lumière inutiles
dans l‘environnement. L‘éclairage
décentralisé des arbres permet un
éclairage différencié du bosquet.
Les projecteurs sont adaptés pour
des accents lumineux supplémen-
Application Eclairage pour
- Parcs
- Zones des entrées
- Cours intérieures
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Projecteurs Flood
- Uplights

Projets :
ERCO, Lüdenscheid
ERCO, Lüdenscheid
Bank of China, Beijing
Bank of China, Beijing

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 260


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Rangée d‘arbres

Observation Les projecteurs Flood orientés vers


le haut accentuent la cime des
arbres. Les projecteurs Flood avec
faisceaux lumineux asymétriques
donnent un lumière homogène
de bas en haut, même avec des
rangées d‘arbres élevées. Les
Uplights à faisceaux lumineux
étroits accentuent l‘élément
linéaire formé par le tronc de
l‘arbre.

Forme de l‘arbre : Boule


Projecteurs Flood

Forme de l‘arbre : Boule


Uplights

Forme de l‘arbre : Colonne


Projecteurs

Forme de l‘arbre : Colonne


Uplights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 261


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Rangée d‘arbres

Forme de l‘arbre : Palmier


Projecteurs

Forme de l‘arbre : Palmier


Uplights

Conclusion L‘effet de formation de l‘espace et de l‘orientation des appareils


des rangées d‘arbres dépend for- d‘éclairage.
tement du type d‘arbre. Une ran-
gée d‘arbres serrés peut paraître
selon le type d‘arbre, comme un
mur ou une rangée de colonnes.
Les appareils d‘éclairage à fais-
ceaux lumineux étroits et bien
orientés réduisent l‘éblouissement
et les rayonnements de lumière
inutiles dans l‘environnement. Il
faut tenir compte de la croissance
des arbres lors de la mise en place
Application Eclairage pour
- Parcs
- Zones des entrées
- Allées
Groupes d‘appareils d‘éclairage
préférés
- Projecteurs
- Projecteurs Flood
- Uplights

Projets :
ERCO, Lüdenscheid
Parc Loher Wäldchen,
­Lüdenscheid

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 262


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Allée (bordée d‘arbres)

Observation Les projecteurs orientés vers


le haut accentuent la cime des
arbres. Les projecteurs Flood avec
faisceaux lumineux asymétriques
donnent un lumière homogène de
bas en haut, même avec des allées
d‘arbres élevées. Les Uplights à
faisceaux lumineux étroits accen-
tuent l‘élément linéaire formé par
le tronc de l‘arbre.

Forme de l‘arbre : Boule


Projecteurs Flood

Forme de l‘arbre : Boule


Uplights

Forme de l‘arbre : Colonne


Projecteurs

Forme de l‘arbre : Colonne


Uplights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 263


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Allée (bordée d‘arbres)

Forme de l‘arbre : Palmier


Projecteurs

Forme de l‘arbre : Palmier


Uplights

Conclusion Les profils de l‘espace des allées arbres lors de la mise en place
dépendent fortement du type et de l‘orientation des appareils
d‘arbre. Une allée d‘arbres serrés d‘éclairage.
peut délimiter selon le type d‘ar-
bre, comme un mur un espace
définie, ou ressembler à une
rangée de colonnes. Les appareils
d‘éclairage à faisceaux lumineux
étroits et bien orientés réduisent
l‘éblouissement et les rayonne-
ments de lumière inutiles dans
l‘environnement. Il faut tenir
compte de la croissance des

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 264


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Grille d‘arbres

Observation Les cônes d‘éclairage larges orien-


tés vers le haut accentuent la vue
du dessous du toit de l‘arbre. Les
Uplights à faisceaux lumineux
étroits accentuent l‘élément
linéaire formé par le tronc de
l‘arbre.

Forme de l‘arbre : Parasol


Uplights à faisceau étroit

Forme de l‘arbre : Parasol


Uplights à faisceau large

Forme de l‘arbre : Colonne


Projecteurs

Forme de l‘arbre : Colonne


Uplights

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 265


E Guide
Eclairage extérieur | Applications d‘éclairage | Végétation
Grille d‘arbres

Forme de l‘arbre : Palmier


Projecteurs

Forme de l‘arbre : Palmier


Uplights

Conclusion Les arbres disposés étroitement


en grilles donnent un effet de
toit par la cime des arbres. Plu-
sieurs appareils d‘éclairage à fais-
ceaux lumineux étroits réduisent
l‘éblouissement, en comparaison
à quelques appareils à faisceaux
moins larges. S‘il y a des voies de
circulation, il faut faire attention
à avoir un bon anti-éblouisse-
ment des appareils d‘éclairage.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 266


E Guide
Eclairage extérieur
Exemples d‘étude

Ce chapitre montre des possibi-


lités d‘utilisation des appareils
d‘éclairage extérieur, à l‘aide
d‘exemples d‘étude. Les différen-
tes variantes sont présentées
avec des simulations.
Zone d‘entrée, petite Zone d‘entrée, grande Façades historiques

Chemin

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 267


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Zone d‘entrée, petite

Situation La zone de l‘entrée est formée


par un volume négatif, qui se
dégage de l‘extérieur par quel-
ques marches.

Etude Etude 1
Les projecteurs à faisceau mural
intégrés dans le plafond produi-
sent un éclairage très homogène
du mur. Les appareils sont inté-
grés dans l‘architecture.

Etude 2
Les caractéristiques de rayonne-
ment des Downlights définissent
l‘impression générale de la scène.
Sur le mur, des cônes d‘éclairage
homogènes se dessinent et devien­
nent des éléments de conception.
La structure de la matière du mur
est mise en valeur par la lumière.

Etude 3
Pour satisfaire aux critères fonc-
tionnels de l‘entrée, l‘éclairage du
sol suffit. L‘ensemble du volume
de l‘entrée passe à l‘arrière-plan.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 268


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Zone d‘entrée, petite

Disposition Etude 1
La distance entre le projecteur
à faisceau mural et le mur est
la moitié de la hauteur du mur.
L‘écart entre les projecteurs est
égale à la distance jusqu‘au mur.

Etude 2
Les Downlights ont été placés
près du mur pour obtenir un effet
de lumière décoratif.

Etude 3
Les appareils d‘éclairage du sol se
trouvent à une hauteur de 60 cm
pour éviter tout éblouissement.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 269


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Zone d‘entrée, grande

Situation Le projet présente une zone


d‘entrée représentative avec un
grand auvent en saillie. Celui-ci
est porté par des piliers disposés
régulièrement. L‘objectif principal
est de renforcer par l‘éclairage
l‘effet de représentation.

Etude Etude 1
Les Downlights suivent la forme
du toit en porte-à-faux le long
des piliers. Les cercles lumineux
qui se dessinent au sol accen-
tuent la dynamique de la façade
circulaire. Le mur après la façade
en verre est légèrement éclairci
par des projecteurs à faisceau
mural encastrés dans le plafond.

Etude 2
Le toit en porte-à-faux est éclairé
par des appareils pour l‘éclairage
du plafond. Le plafond réfléchit la
lumière au sol. L‘éclairage indirect
envoie de la lumière diffuse de
manière homogène sur le sol. L‘éclai­
rage supplémentaire du mur peut
être négligé, car celui-ci bénéficie
de suffisamment de lumière par la
réflexion du plafond. Les appareils
d‘éclairage sont des éléments indé-
pendants de l‘architecture.
Etude 3
Les piliers sont accentués respec-
tivement par quatre Downlights
apparents. La matière des piliers
est mise en évidence.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 270


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Zone d‘entrée, grande

Disposition Etude 1
La disposition des Downlights
encastrés à faisceaux lumineux
étroits suit la ligne circulaire du
bord du toit. La distance jusqu‘au
mur des projecteurs à faisceau
mural encastrés dans le plafond
n‘est égale qu‘à un quart de la
hauteur du mur, afin d‘établir une
liaison entre le mur et les appa-
reils d‘éclairage.

Etude 2
Les appareils pour l‘éclairage du
plafond sont montés aux deux
tiers de la hauteur des piliers.

Etude 3
La distance jusqu‘au mur des
­projecteurs à faisceau mural
encastrés dans le plafond est
égale à un quart de la hauteur
du mur. Disposition circulaire
des Downlights apparents autour
des piliers à petits intervalles.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 271


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Façades historiques

Situation Les façades historiques nécessi-


tent des concepts d‘éclairage en
accord avec les caractéristiques
architectoniques. Avec des faça-
des classiques, il faut tenir comp-
te dans le concept d‘éclairage des
éléments suivants :
- Colonnes
- Portique
- Frises
- Division en trois parties de la
façade en portique avec les deux
ailes
Dans tous les exemples mention-
nés, un éclairage de base faible
de la façade est assuré par des
projecteurs à faisceau mural à
lentille. L‘éclairage ne doit pas
être trop vertical, car dans la zone
de la frise, des ombres portées
irritantes peuvent se former.

Etude Etude 1
Les colonnes se trouvent sous
forme de silhouettes devant la
zone de l‘entrée, éclairée par des
Downlights apparents. L‘impres-
sion tridimensionnelle du por-
tique est fortement réduite par
les colonnes qui ont l‘air presque
planes. Le bâtiment est nettement
divisé en trois par l‘accentuation
de la partie centrale de la façade.

Etude 2
Les colonnes sont éclairées par
des Uplights à faisceaux lumineux
étroits. Le tympanon est éclairé à
part. La zone de l‘entrée devant
vient nettement vers l‘avant. Le
regard est attiré sur la partie cen-
trale du bâtiment.

Etude 3
La structure horizontale de la
façade est soulignée par l‘éclai-
rage de la frise. L‘ensemble de
l‘extension de la façade prend de
l‘importance. Les colonnes sont
éclairées comme dans l‘étude 2,
cependant l‘intensité lumineuse
a été réduite, pour ne pas trop
accentuer le pourtour de l‘en-
trée. Dans l‘ensemble, ce concept
d‘éclairage différencié donne à la
façade historique, un air de fête.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 272


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Façades historiques

Disposition Le point de départ des trois


exemples d‘étude est l‘éclairage
homogène de base de la façades
avec des projecteurs à faisceau
mural à lentille, encastrés dans le
sol. Ceux-ci sont disposés en ligne
à un tiers de la hauteur du bâti-
ment , devant la partie droite et
la partie gauche de la façade.

Etude 1
Derrière chaque colonne, il y a
un Downlight apparent avec des
caractéristiques de rayonnement
larges.

Etude 2
Accentuation des colonnes par
des Uplights à faisceaux lumineux
étroits, disposés en cercle autour
des colonnes.

Etude 3
Des encastrés orientables pour
accentuer la frise se trouvent
à un dixième de la hauteur du
mur devant les deux ailes de la
façade. L‘écart entre les encastrés
orientables a été choisi relative­
ment petit, afin d‘obtenir un
éclairage homogène de la frise.
Des Uplights à faisceaux lumineux
étroits en demi-cercle autour
des quatre colonnes servent à
éclaircir.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 273


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Chemin

Situation L‘orientation sur des allées peut


être basée d‘une part sur l‘éclai-
rage primaire de la surface de
l‘allée, ou sur l‘accentuation de
points dans l‘espace.

Etude Etude 1
L‘orientation est basée ici d‘une
part sur les points lumineux
disposés en ligne des appareils
d‘éclairage du sol, et d‘autre part
sur le marquage de points de
vue. Dans cet exemple, un faible
éclairage de la voie de circulation
par des appareils d‘éclairage du
sol est suffisant, car l‘éclairage de
la rangée d‘arbres assure l‘orien-
tation.

Etude 2
La surface de l‘allée est bien
éclairée par des appareils d‘éclai-
rage du sol à faisceaux lumineux
grande distance. Les appareils
d‘éclairage du sol disposés régu-
lièrement guident le regard. Les
arbres autour forment une sil-
houette devant le mur éclairé de
manière homogène. Les limites de
l‘espace sont accentuées et lais-
sent ainsi deviner son volume.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 274


E Guide
Eclairage extérieur | Exemples d‘étude
Chemin

Disposition Etude 1
Les Uplights sont disposés res-
pectivement à droite et à gauche
des arbres. Parallèlement, il y a
une rangée d‘appareils d‘éclairage
du sol.

Etude 2
La distance jusqu‘au mur des
projecteurs à faisceau mural à
lentille, encastrés dans le sol pour
l‘éclairage du mur, est un tiers de
la hauteur du mur.

Edition : 26.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 275


E Guide
Eclairage extérieur
Conception d‘éclairage

Le développement de l‘architec-
ture vers la transparence, trans-
forme des bâtiments la nuit, en
objets lumineux de l‘intérieur vers
l‘extérieur. Le travail et les loisirs
durent 24 heures et la lumière
devient un sujet de marketing
Dark Sky pour un grand nombre de villes.
Un emploi sensible de la lumière
à l‘extérieur est déterminant pour
une vue claire du ciel la nuit.

Edition : 25.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 276


E Guide
Eclairage extérieur | Conception d‘éclairage
Dark Sky

Introduction Dark Sky est une étude de


l‘éclairage à l‘extérieur, dans
laquelle l‘éclairage se concentre
sur l‘essentiel. Tout salissement
de la lumière est ainsi évité, et
il est possible d‘observer le ciel
étoilé. Cette idée relie un concept
d‘étude efficace et une technique
d‘appareils d‘éclairage qui y est
adaptée. La collaboration entre
les bureaux d‘étude, les archi-
tectes, les urbanistes, les maîtres
d‘ouvrage, les installateurs et les
fabricants d‘appareils d‘éclairage
est la base pour une réalisation
efficace des études Dark Sky.

Salissement de la lumière Ce que l‘on appelle le salissement


de la lumière est la lumière diffu-
se qui en raison de l‘éclairement,
de la direction de la lumière ou du
spectre lumineux, provoque des
défauts dans le contexte donné.
La lumière diffuse et l‘éblouisse-
ment réduisent le confort visuel
et le contenu des informations
souhaitées ne peut pas être
­transmis. Les conséquences éco-
logiques en sont le gaspillage
d‘énergie et les effets négatifs
sur la flore et la faune.
Graphique : Les émissions de
lumière artificielle dans la nuit
européenne.
Credit : P. Cinzano, F. Falchi (Uni-
versity of Padova), C. D. Elvidge
(NOAA National Geophysical Data
Center, Boulder). Copyright Royal
Astronomical Society. Reproduced
from the Monthly Notices of the
RAS by permission of Blackwell
Science.
[Link]/dmsp/

Edition : 25.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 277


E Guide
Eclairage extérieur | Conception d‘éclairage
Dark Sky

Appareils d'éclairage Les appareils d‘éclairage adap-


tés à Dark Sky disposent d‘une
orientation de la lumière précise
et d‘une occultation définie pour
un confort visuel optimal. Aucune
émission de lumière au-dessus du
niveau horizontal, est un critère
déterminant pour les appareils
d‘éclairage pour les surfaces déga­
gées et les chemins. Une lumi-
nance faible sur l‘ouverture de
sortie de la lumière empêche des
contrastes de luminance excessifs
à l‘extérieur.

Etude Pour l‘étude Dark Sky, il faut


Disposition d‘abord vérifier dans quel but
et avec quelle qualité, les zones
respectives doivent être éclairées.
Pour un éclairage efficace, les
points suivants sont détermi-
nants :
- Un éclairement adapté
- Eviter la lumière diffuse au-
dessus du plan de l‘horizon
- Une bonne orientation des
appareils d‘éclairage
- Réduire ou éteindre l‘éclairage
s‘il n‘est pas nécessaire
Il faut disposer les appareils
d‘éclairage de manière à ce que
les éléments qui doivent être
éclairés, le soient de manière
optimale, et qu‘aucune lumière
ne passe à côté des objets. Cela
évite d‘éblouir l‘observateur.

Etude Avec Dark Sky, la commande


Commande d‘éclairage est particulièrement
importante, pour régler l‘intensité
et la durée de l‘éclairage pour dif-
férentes zones, et ainsi l‘émission
globale de la lumière. La com-
mande d‘éclairage permet l‘allu-
mage et la gradation de certaines
zones. Par des capteurs de temps
et de mouvement, des scènes
d‘éclairage prédéfinies peuvent
être appelées suivant l‘heure de
la journée et la saison. Des scènes
d‘éclairage pour le crépuscule, le
soir et la nuit peuvent être com-
mandées par des capteurs.

Edition : 25.10.2006 | Version actuelle sur [Link] 278


E Guide
Gestion de la lumière

Building
Management La gestion de la lumière permet
d’adapter l’éclairage aux exigen-
System

ces visuelles et d’interpréter l’ar-


BACnet

Lighting controls Module


LON
KNX
Lighting controls Module
chitecture avec créativité. Grâce
DALI
DMX
Ethernet
au logiciel idoine, concevoir des
Luminaires
scènes d’éclairage est très simple ;
les déclencher, via une interface
Commander la Systèmes de Appareils spécifique, aussi. L’introduction de
lumière ­programmation la variation de couleur et d’une
dimension temporelle dans un es­-
pace donné ouvre la voie à l’éclai-
rage scénographique, synonyme
de mises en scènes dynamiques.
Par l’intermédiaire de capteurs
ou de minuteries, la gestion de la
lumière permet également d’adap­
ter la consommation de courant
à la situation et d’optimiser ainsi
la rentabilité d’une installation
d’éclairage.
Exemples d‘étude

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 279


E Guide
Gestion de la lumière
Commander la lumière

Il est possible d’adapter la lumière


aux mutations intervenant dans
une pièce en réglant différents
paramètres. Cela va des fonctions
de base comme l’activation ou la
désactivation des circuits élec-
triques aux suites chromatiques
Fonctions qui se lancent automatiquement.
La programmation des scènes
d’éclairage permet non seulement
d’enregistrer les réglages voulus,
mais aussi de les redéfinir avec
une grande souplesse et de les
adapter à de nouvelles exigences.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 280


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière
Fonctions

La commutation et la gradation
comptent parmi les fonctions de
base des systèmes de gestion de
la lumière, pour obtenir un éclai-
rage variable, adapté à la circons-
tance. Dans le cas des appareils
d’éclairage de couleurs variables,
Commutation Gradation Couleur de la lumière le réglage des couleurs vient
s’y ajouter. S’agissant d’études
d’éclairage dynamiques, le fading
et les enchaînements chromati-
ques sont des facteurs décisifs.
Le recours à des capteurs et à des
minuteries permet une modula-
tion automatique de l’éclairage.

Scène d’éclairage Fading Suite chromatique


dynamique

Séquence Timer Capteur

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 281


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Commutation

La commutation la plus élémen­


taire implique d’allumer et d’étein­
dre la lumière via un interrupteur
ou une simple touche. La mise en
place de différentes scènes d’éclai­
rage nécessite plusieurs circuits
électriques avec des interrupteurs
distincts. Une répartition logique
des interrupteurs en facilite l’uti­-
lisation. Avec la plupart des lam-
pes, le réglage à la valeur d’inten-
sité souhaité est immédiat. Les
lampes à décharge haute pression
exigent toutefois généralement
un temps d’allumage de quelques
minutes et une période de refroi-
dissement plus longue avant le
rallumage.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 282


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Gradation

La gradation correspond au
réglage continu du flux lumineux,
permettant d’obtenir des scènes
d’éclairage différenciées. Le con-
fort visuel est accru et la consom­
mation de courant réduite. La gra-
dation de lampes à incandescence
prolonge en outre la durée de vie
des lampes. Les projecteurs pour
lampes à incandescence, comme
les lampes halogènes à incandes-
cence, sont facilement graduables.
Les lampes fluorescentes et les
LED nécessitent des ballasts gra-
duables spéciaux.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 283


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Couleur de la lumière

Dans le cas des appareils d’éclai-


rage de couleurs variables, il est
possible de définir la couleur en
teinte, saturation et luminosité.
La palette chromatique envisa-
geable dépend des lampes et de la
technique d’éclairage employées.
Grâce à la lumière colorée, l’at-
mosphère d’une pièce peut être
modifiée et les objets être mis
en valeur individuellement. La
technique de mélange RVB sert
à régler les couleurs primaires
rouge, vert et bleu pour ajuster
la nuance de couleur désirée.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 284


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Scène d’éclairage

Une scène d’éclairage est une


situation d’éclairage statique.
L’état de tous les dispositifs d’éclai­
rage – appareils et plafonds de
lumière – est défini en fonction
des degrés de commutation et de
gradation voulus. Les systèmes de
gestion de la lumière permettent
de mettre ces scènes en mémoire.
L’utilisateur peut alors prévoir des
réglages complexes, qu’il n’aura
plus qu’à activer manuellement
ou automatiquement le moment
venu.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 285


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Fading

Le fading correspond à la transi-


tion d’une scène d’éclairage à une
autre, le temps de fading étant
le laps de temps que dure cette
transition. Il peut être rapide ou
s’étendre sur plusieurs heures.
Des scènes d’éclairage très con-
trastées avec un temps de fading
réduit attirent inévitablement
l’attention. Au contraire, des tran-
sitions tout en douceur, avec un
temps de fading particulièrement
long, sont à peine perceptibles.
Le changement de scène se fait
manuellement, par le biais de
capteurs ou encore sur Timer.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 286


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Suite chromatique dynamique

Une suite chromatique dynamique


est une succession temporelle de
plusieurs couleurs. Ainsi au sein
d’une suite définie, les couleurs
sélectionnées sont activées à des
moments précis. Pour qu’une
suite se répète, deux modes sont
possibles : en boucle ou d’avant
en arrière.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 287


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Séquence

Une séquence est une succession


de scènes d’éclairage. Sa défini­
tion passe par celle des différen­
tes scènes et transitions. Une
fois terminée, une séquence peut
reprendre automatiquement ou
s’arrêter.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 288


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Timer

Une Timer permet le déclenche-


ment de scènes d’éclairage à des
moments précis. Les fonctions
heure et calendrier assurent une
grande souplesse dans l’automa-
tisation de mises en scène de la
lumière. En définissant une heure
de début et de fin, il est ainsi
possible d’adapter l’éclairage aux
horaires d’ouverture, par exemple.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 289


E Guide
Gestion de la lumière | Commander la lumière | Fonctions
Capteur

Les capteurs perçoivent les va­ria­


tions de luminosité et les mouve­
ments, permettant d’adapter
automatiquement l’éclairage à
un environnement changeant.
Grâce à un capteur de luminosi­
té, l’éclairage peut être réglé en
fonction de la lumière du jour.
Des capteurs de mouvements
enregistrent l’activité d’une pièce
et ajustent l’éclairage suivant les
besoins, de façon à minimiser la
consommation de courant.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 290


E Guide
Gestion de la lumière
Systèmes de programmation

Building
Management
System

BACnet

Lighting controls Module Lighting controls Module


LON
KNX
DALI Ethernet
DMX

Luminaires

Dans les bâtiments, avec les systè-


mes de programmation, l’automa-
tisation occupe une place gran­dis­
sante. Aux côtés de la protection
solaire, de la climatisation et des
dispositifs de sécurité, l’éclairage
n’est qu’un des éléments ainsi
Systèmes de gestion Systèmes de Programmer commandé. Par rapport aux sys-
de la lumière ­programmation ­l’éclairage tèmes domotiques globaux, les
généraux systèmes dédiés à la gestion de
la lumière présentent l’avantage
de se concentrer sur les exigences
propres aux études d’éclairage,
pour une complexité moindre.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 291


E Guide
Gestion de la lumière | Systèmes de programmation
Systèmes de gestion de la lumière

Complexity

EIB, LON

DALI,
DMX

1-10V

Price
Lighting control systems

Circuit
Switch
Relay contact
Luminaire 1
Circuit
Switch
Relay contact
Luminaire 1

Circuit
Switch
Relay contact
Luminaire 1
Les systèmes de gestion de la
lumière servent à la commutation
Neutral conductor Neutral conductor Neutral conductor Transformer,
ECG DMX ECG,
DMX line Dimmer DALI Line
1V-10 V 1 Dimmer,
2 Actuator

et à la gradation des appareils


d’éclairage, à la mise en place
Potentiometer
or extern
control system DMX Console DALI Controller
Other luminaires

des scènes d’éclairage et à leur


Other luminaires Other luminaires

programmation dans l’espace-


1
2
Terminator

temps. Le choix d’un tel dispositif


1V-10V DMX DALI dépend de la taille de l’installa-
tion, des exigences en termes de
flexibilité, de confort d’utilisation
et de ­ren­tabilité. Les systèmes
numériques avec adressage indivi­
duel des appareils sont la garantie
d’une grande souplesse. Quant
au confort d’utilisation, une pro-
grammation et une commande
faciles sont essentielles, au même
titre qu’une installation simple.
Les systèmes de gestion de la
lumière peuvent s’intégrer à un
dispositif domotique en tant que
sous-système.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 292


E Guide
Gestion de la lumière | Systèmes de programmation | Systèmes de gestion de la lumière

1V-10V s’impose, il convient de revoir la


Switch Luminaire 1 La technique de commande ana­ disposition des câbles de raccor-
Relay contact logique 1-10 V permet le pilotage dement et de commande. La tech-
Circuit de ballasts électroniques (BE). Elle nique 1-10 V exclue toute réponse
Neutral conductor est très employée dans les instal-
ECG telle qu’une une défaillance des
1V-10 V lations d’éclairage peu complexes. lampes, par exemple.
Le degré de gradation est trans-
mis via un câble de commande
distinct. Le ballast régule la puis­
sance des appareils d’éclairage. Ce
Potentiometer type de ballasts n’étant pas adres-
or extern sable et tout réagencement étant
control system donc impossible, le circuit de
Other luminaires com­-mande pour le câble corres-
pondant doit être soigneusement
étudié au moment de l’installa-
tion. Les groupements d’appareils
sont établis par l’intermédiaire
des circuits électriques lors de
l’installation. Si une modification
DMX tions doivent se voir attribuer
Switch Luminaire 1 Le protocole de communication des adresses distinctes. Pendant
Relay contact numérique DMX (Digital Multi- longtemps, la transmission des
Circuit plexed) est principalement utilisé données a été unidirectionnelle
Neutral conductor DMX pour l’éclairage scénique. Dans le et ne permettait que le pilotage
DMX line 1 Dimmer cas de l’éclairage architectural, des appareils. Elle n’indiquait
2 on y a notamment recourt pour aucune réponse, en cas de lampes
les façades servant de support défaillantes notamment. La ver-
médiatique ou les mises en scène sion DMX 512-A assure une com-
spatiales d’inspiration théâtrale. munication bidirectionnelle.
La transmission des données
se fait par un câble distinct à
DMX Console 5 pôles à raison de 250 ko/s, qui
Other luminaires commande jusqu’à 512 canaux.
L’adresse de bus doit être spéci-
fiée pour chaque appareil d’éclai­-
1 rage. S’agissant d’appareils à
2 canaux multiples, avec comman­
de de la couleur et mouvements
Terminator réglables, les différentes fonc-
DALI de codage des ballasts s’en trouve
Switch Luminaire 1 DALI (Digital Adressable Lighting accrue, permettant de mettre en
Relay contact Interface) est un protocole de mémoire des fonctions supplé-
Circuit communication, qui permet de mentaires. Parallèlement, d’autres
Neutral conductor Transformer,
ECG, piloter individuellement les appa- appareils DALI restent compati-
DALI Line Dimmer, reils d’éclairage dotés de ballasts bles. Le Light System DALI peut
Actuator DALI. Ce système assure une ges­ ainsi être utilisé pour une gestion
tion conviviale de la lumière en efficace de la lumière, mais aussi
architecture et peut également pour l’éclairage scénographique.
être intégré en tant que sous-sys-
tème à des dispositifs domotiques
modernes. Le câble de commande
DALI Controller à deux brins avec une vitesse de
Other luminaires transmission de 1,2 ko/s peut être
associé à la ligne de secteur dans
un câble à 5 pôles. Bidirectionnel,
ce système transfert les réponses
des appareils d’éclairage, en cas de
lampes défaillantes par exemple.
Le protocole DALI limite le nombre
d’appareils à 64. En version stan-
dard, il est possible d’enregistrer
dans les ballasts les réglages de
16 groupes d’appareils et 16 scè-
nes d’éclairage au maximum. Pour
de plus amples informations sur
DALI : [Link]
Le Light System DALI d’ERCO en­-
registre quant à lui, les réglages
dans un contrôleur central doté
d’une mémoire plus grande. Le
nombre de groupes d’appareils,
de scènes et de temps de fading
envisageables en est d’autant plus
important. De même, la capacité

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 293


E Guide
Gestion de la lumière | Systèmes de programmation
Systèmes de programmation généraux

266666666666666666666661
BMS

KNX, LON
Floors or

6666666666666661
Building Parts

DMX, DALI
26666661
1V-10V
Single Rooms

Circuit
Switch
Relay contact
Luminaire 1

Circuit
Switch
Relay contact
Luminaire 1
Les systèmes domotiques servent
à piloter différentes installations,
Neutral conductor Neutral conductor
ECG ECG
1V-10 V 1V-10 V

dédiées au chauffage, à la pro-


tection solaire ou encore à l’éclai-
Actuator 1V-10 V

Other luminaires Other luminaires


D/A-Converter
rage. Ils sont plus complexes que
Bus Bus
les dispositifs spécifiques et donc
plus compliqués à programmer,
KNX LON installer et utiliser. Un protocole
cohérent permet la communica-
tion entre les différents domaines
d’application et une intercon-
nexion flexible. Les systèmes de
programmation sont à la base
de la domotique, simplifiant et
automatisant les fonctions en
présence dans les bâtiments. La
domotique s’articule en trois
volets : la gestion, qui assure à
l’utilisateur une meilleure vue
d’ensemble ; l’automatisation,
pour l’échange des données ; et
le site, où se trouvent capteurs et
actionneurs. Concernant l’éclaira-
ge, aucune interface intégrée aux
appareils n’existe et la gestion de
la lumière se fait par le biais des
circuits électriques.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 294


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Gestion de la lumière | Systèmes de programmation | Systèmes de programmation généraux

KNX dre. Chaque élément connecté au


Switch Luminaire 1 Konnex (KNX), connu en particu- bus est indépendant des autres.
Relay contact
Circuit lier avec l’EIB (European Installa- L’affectation de priorités régule
Neutral conductor tion Bus), est un système de pro- la communication et évite tout
ECG grammation numérique normalisé conflit de données. Les adresses
1V-10 V au service de l’éclairage mais individuelles des capteurs et des
aussi, entres autres, du chauffage, actionneurs garantissent une
de l’aération et de la protection grande souplesse en termes de
solaire. KNX se prête à la mise en réagencement. La norme KNX
réseau d’installations électriques trouve son application dans
Actuator 1V-10 V domotiques. Télésurveillance et l’habitat comme dans les grands
télécommande assurent un grand bâtiments de type bureaux ou
Other luminaires confort d’utilisation. La trans- aéroports.
mission des données à raison de
9,6 ko/s intervient dans un câble
de commande 24 V distinct avec
un circuit bifilaire torsadé. Décen-
Bus tralisée, la communication est
bidirectionnelle, de sorte que le
récepteur peut également répon-
LON
Switch Luminaire 1 LON (Local Operating Network)
Relay contact est un protocole de communi­
Circuit cation numérique normalisé,
Neutral conductor qui s’emploie dans le bâtiment,
ECG
1V-10 V mais aussi dans l’industrie et
l’automatisation des processus.
Via TCP/IP, les réseaux LON peu-
vent être associés aux réseaux
locaux et être télécommandés.
Le système LON s’appuie sur des
capteurs et des actionneurs intel-
ligents. La « puce électronique »,
Other luminaires c’est-à-dire le microprocesseur
D/A-Converter de chaque nœud LON, est pro-
grammable et reconfigurable.
La transmission des données,
Bus assurée par 32 000 nœuds maxi,
se fait grâce à un circuit bifilaire
torsadé, câble de commande
distinct, à une vitesse pouvant
atteindre 1,25 Mo/s.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 295


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Gestion de la lumière | Systèmes de programmation
Programmer l’éclairage

La programmation d’installations coût de l’installation. Viennent s’y


d’éclairage par ordinateur pro- ajouter des critères importants
cure une grande souplesse pour pour l’utilisateur, en termes d’er-
adapter la lumière à des exigences gonomie, de flexibilité et de main-
spécifiques. Elle a ainsi inspiré des tenance. Une installation simple,
systèmes d’éclairage complexes, un temps de formation raisonna-
dotés de capteurs et d’interfaces, ble et un logiciel clair facilitent le
qui exigent souvent une instal- montage et le fonctionnement de
lation et une maintenance par l’ensemble.
des professionnels. La simplicité
de commande du dispositif au
quotidien est cependant décisive
pour l’utilisateur : il doit pouvoir
l’adapter lui-même à ses besoins.
Si les systèmes non normalisés
peuvent résoudre des situations
particulièrement complexes, ils
nécessitent l’intervention d’un
programmeur spécialisé dès qu’un
problème survient ou qu’une mo­-
dification s’impose. À l’inverse, le
recours à des systèmes d’éclairage
normalisés, dont certains para-
mètres sont modifiables, assure
un usage facile et la possibilité
pour l’utilisateur ou le concepteur
de procéder aux modifications
voulues.
Le choix d’un système de gestion
de la lumière par ordinateur repo-
se sur des aspects techniques, tels
que la taille de l’installation, l’in-
tégration possible en technique
multimédia ou en domotique et le

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 296


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Gestion de la lumière
Appareils

Les systèmes de gestion de la


lumière se composent de plu-
sieurs éléments : les capteurs
enregistrent les modifications
intervenant dans l’environne-
ment, les éléments de commande
permettent de déclencher des
Capteurs Élément de com- Périphériques de scènes d’éclairage ou de pro-
mande sortie grammer de nouveaux réglages.
Les périphériques de sortie appli­
quent les signaux du circuit de
régulation. Le raccordement à
l’ordinateur garantit une utilisa­
tion conviviale du système de
gestion de la lumière via un logi­
ciel. L’association de plusieurs
systèmes de programmation est
possible grâce à des passerelles.

Interface Logiciel

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 297


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Gestion de la lumière | Appareils
Capteurs

Les capteurs sont des appareils


de mesure sensibles aux condi-
tions environnementales comme
la luminosité ou aux mouvements.
La valeur mesurée, plus précisé-
ment les dépassements négatifs
ou positifs d’une valeur limite,
Capteur de lumière Capteur de envoie une impulsion au système
­mouvements de gestion de la lumière pour adap­
ter l’éclairage en conséquence.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 298


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Gestion de la lumière | Appareils | Capteurs

Capteur de lumière Un capteur de lumière enregistre rement produit par la lumière du


le niveau d’éclairement. Il permet jour qui filtre et l’éclairage de la
une commande automatique des pièce, de sorte à régler l’éclairage
scènes d’éclairage en fonction de suivant la lumière du jour. Dans
la lumière du jour. En intérieur, il le premier cas, on parle de com-
est ainsi possible d’associer les in­- mande ; dans le second, de régu-
stallations d’éclairage à la lumière lation.
du jour, variable par définition, de Associés à la commande des
façon à obtenir un éclairement ­scènes d’éclairage, ces capteurs
constant, et à maintenir ainsi des permettent de les régler en fonc-
valeurs minimales sur le lieu de tion de la lumière du jour, par le
travail ou à limiter l’exposition biais d’un interrupteur crépus-
aux rayonnements des œuvres culaire notamment. Il en va de
d’art dans les musées. Un capteur même pour la protection solaire,
de lumière du jour placé sur le via une commande des capteurs.
toit (capteur extérieur) en mesure
l’éclairement et commande l’éclai­
rage intérieur en conséquence. S’il
est situé à l’intérieur (capteur inté­
rieur), il fait la somme de l’éclai-
Capteur de mouvements Comme leur nom l’indique, les
capteurs de mouvements enre-
gistrent les mouvements interve-
nant dans une pièce. Ils peuvent
notamment éteindre ou graduer
la lumière dans les bureaux vides,
optimisant la consommation
d’énergie. Dans les musées, l’ex-
position à la lumière des œuvres
d’art sensibles peut ainsi être
réduite en l’absence de tout visi-
teur. À l’extérieur, les capteurs de
mouvements restreignent la con-
sommation d’énergie nocturne,
l’éclairage n’étant activé qu’en
cas de nécessité. Les seuils de
commutation doivent être réglés
suivant les besoins.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 299


E Guide
Gestion de la lumière | Appareils
Élément de commande

Pour des exigences simples, une


touche suffit à la gestion de la
lumière. Pour une utilisation con­
viviale, les éléments de commande
avec affichages s’y prêtent par-
faitement. Ils peuvent également
servir à programmer l’installation
Touche Interrupteur Télécommande d’éclairage. Grâce à une télécom-
mande, déclencher les scènes
d’éclairage dans une pièce se fait
très facilement.

GUI

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 300


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Gestion de la lumière | Appareils | Élément de commande

Touche Une touche ferme ou ouvre


­temporairement un circuit élec­
trique, le temps de l’actionne-
ment, pour activer ou désactiver
un groupe d’appareils ou une
­scène d’éclairage. Le déclenche-
ment de différentes fonctions
nécessite plusieurs touches.
Chaque fonction est définie au
moment de l’installation du sys-
tème de gestion de la lumière.

Interrupteur Un interrupteur ferme et ouvre un


circuit électrique. Il reste enclen-
ché dans la position voulue : il
n’est pas nécessaire de l’y main-
tenir en appuyant dessus comme
avec une touche. En éclairage,
il sert à éteindre et à allumer la
lumière.

Télécommande Une télécommande permet de


régler la lumière indépendam-
ment des éléments de commande
au mur. Dans une salle de con-
férence, elle représente un outil
convivial pour déclencher facile-
ment différentes scènes d’éclaira-
ge. La télécommande à infrarouge
nécessite un récepteur IR pour
activer les différentes fonctions
programmées.

GUI Les interfaces graphiques GUI


(Graphical User Interface) sont
dédiées à l’interaction avec un
logiciel installé sur un ordinateur
ou sur des éléments de comman-
de. Bien conçues, elles évitent à
l’usager l’apprentissage complexe
d’un langage spécifique et lui
facilite l’utilisation des systèmes
au quotidien. L’association d’une
interface GUI avec un écran tac-
tile permet une interaction direc-
tement sur l’écran.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 301


E Guide
Gestion de la lumière | Appareils
Périphériques de sortie

Les actionneurs ou contrôleurs


sont des périphériques de sortie,
qui appliquent les signaux dans un
circuit de régulation. Les action-
neurs de type relais ou gradateurs
commutent ou règlent le flux
lumineux en modifiant la tension.
Relais Gradateur Contrôleur Dotés d’un processeur interne
propre, les contrôleurs transmet-
tent les signaux aux ballasts.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 302


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Gestion de la lumière | Appareils | Périphériques de sortie

Relais Un relais est un commutateur


­alimenté par le courant électri­que.
Dans le cas des lampes aux halo­
génures métalliques, un temps
d’allumage de quelques minutes
et une période de refroidissement
plus longue sont nécessaires avant
le rallumage.

Gradateur Le gradateur sert à régler en spécifique avec une entrée pour


continu le flux lumineux d’une la tension de commande 1-10 V,
lampe. La commande début de mais aussi un potentiomètre ou
phase intervient pour les lampes à un système de commande qui
incandescence. Elle sert aussi à la fournisse cette tension analo-
gradation des lampes halogènes gique, comme l’Area Net ERCO
basse tension avec transformateur ou les actionneurs KNX. Les gra-
électronique. Les projecteurs pour dateurs sont souvent regroupés
lampes à incandescence comme dans des armoires de commande.
les lampes halogènes à incandes- Les câbles de commande sont
cence se graduent sans problème. affectés aux appareils ou aux
Les lampes fluorescentes néces- groupes d’appareils d’éclairage
sitent en revanche des ballasts une fois pour toutes. Le protocole
spéciaux. De même, les lampes de communication numérique
fluorescentes compactes exigent DALI permet cependant de piloter
des ballasts électroniques (BE) individuellement les BE gradua-
spécifiques. Les lampes fluores- bles des appareils.
centes compactes traditionnelles
ne peuvent faire l’objet d’aucune
gradation. Via des ballasts adap-
tés, les LED sont facilement gra-
duables.
Avec la technique analogique
1-10 V, la gradation implique de
recourir non seulement à un BE

Contrôleur Les contrôleurs sont des unités des scènes. Périphériques de


électroniques, qui commandent sortie, ils permettent le raccorde-
les processus. Dans un dispositif ment à des gradateurs externes, la
de gestion de la lumière comme commande directe de BE gradua-
le Light System DALI, les scènes bles ou de transformateurs.
d’éclairage y sont enregistrées
et les appareils pilotés en consé-
quence. La quantité des données
enregistrables dépend de la capa-
cité de la mémoire du contrôleur.
L’utilisateur dirige le contrôleur
par le biais d’un logiciel ou d’élé-
ments de commande. La con-
nexion aux appareils d’éclairage
est assurée par un câble de com-
mande qui transmet les signaux
aux ballasts.
Pour le système LON, des modules
D/A sont envisageables pour l’en-
registrement et le déclenchement

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 303


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Gestion de la lumière | Appareils

Interface Les passerelles assurent l’échange


des signaux et des données entre
différents réseaux ou systèmes
de bus. L’utilisation de plusieurs
systèmes de commande dans un
bâtiment nécessite un transfert
des données entre ces systèmes.
Les systèmes de gestion de la
lumière peuvent être intégrés à
une installation domotique, en
tant que sous-systèmes, grâce à
un convertisseur. De même, des
systèmes DALI par exemple peu-
vent ainsi réglés des appareils de
commande 1-10 V pour la protec-
tion solaire via des passerelles.

Logiciel Équipé d’un logiciel approprié,


un PC utilisé pour la gestion de
la lumière devient un élément de
commande et un appareil de pro-
grammation. Via une interface,
USB par exemple, il se raccorde
sans problème au système en
place. Les réglages de luminosité
et de teinte sont spécifiés dans
les scènes d’éclairage. La pro-
grammation des scènes se fait
grâce au logiciel installé et leur
activation, par l’intermédiaire des
éléments de commande. Ce logi-
ciel ouvre la voie à de nombreuses
autres fonctions, notamment
l’organisa­tion spatio-temporelle.
Un programme de gestion du
temps permet le réglage séquen-
tiel ou calendaire de la lumière.
Le réglage séquentiel implique
la répétition des scènes sur une
certaine durée. Le réglage calen-
daire permet une organisation
suivant des horaires ou des jours
précis. Avec le Light System DALI,
les appareils d’éclairage étant
adressables individuellement, il
est possible de revoir les affecta-
tions et les réglages de manière
très flexible.
Un firmware est un logiciel indis-
pensable à l’utilisation d’appareils
spécifiques, enregistré dans une
mémoire flash. Ce logiciel pour PC
qui sert à la gestion de la lumière
par ordinateur est installé sur le
disque dur.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 304


E Guide
Gestion de la lumière
Exemples d‘étude

Le domaine d‘application d‘une


commande d‘éclairage comprend
l‘adaptation fonctionnelle du
besoin individuel en éclairage,
l‘optimisation de l‘emploi de
l‘énergie, ainsi que la conception
spécifique de l‘architecture, des
Musée Bureau Salle d‘exposition expositions et des présentations.

Restaurant Salle multifonction-


nelle

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 305


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Musée

Observation Salle de musée dédiée à la pré-


sentation de peintures et de
sculptures.
Exigences : en l’absence de visi-
teur dans la salle, l’éclairement
reste faible. A l’entrée d’un
visiteur, l’éclairage optimal de
­l’exposition est activé.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 306


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Musée

Etude

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 307


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Bureau

Observation Exigences : Il est possible de


régler plusieurs niveaux d‘éclai-
rage ; ceux-ci sont commandés
suivant la lumière du jour.
La commande se fait par des bou-
tons à la porte. Il est possible de
sélectionner maximum 4 niveaux
d‘éclairage différents avec les
boutons.
Les scènes d‘éclairage sont défi-
nies suivant les éclairements pour
différentes utilisations. Le réglage
à la valeur consigne dans une
scène d‘éclairage se fait par la
régulation de la lumière du jour.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 308


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Bureau

Observation

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 309


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Bureau

Etude

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 310


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Salle d‘exposition

Observation Exigences : Le programme d‘éclai-


rage est composé de différentes
scènes d‘éclairage. La commande
se fait par un Preset à l‘entrée.
Une commande de la lumière
du jour optimise l‘utilisation de
l‘énergie.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 311


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Salle d‘exposition

Observation

Etude

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 312


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Restaurant

Observation Exigence : Au petit déjeuner, au


déjeuner et au dîner, il est possi-
ble d‘appeler différentes scènes
d‘éclairage.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 313


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Restaurant

Observation

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 314


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Restaurant

Etude

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 315


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Salle multifonctionnelle

Observation Exigence : Différentes scènes


d‘éclairage pour variantes d‘utili-
Grande salle sation avec répartition différente
de la pièce :
Formation / Séminaire, grande
salle
- Réunion, grande salle
- Formation, petite salle

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 316


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Salle multifonctionnelle

Observation
Grande salle

Etude

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 317


E Guide
Gestion de la lumière | Exemples d‘étude
Salle multifonctionnelle

Observation
Petite salle

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 318


E Guide
Technique d‘éclairage

La gamme de la technique
d'éclairage comprend des infor-
mations sur les valeurs tech-
niques de l'éclairage, les sources
lumineuses, ainsi que sur la tech-
nique des appareils d'éclairage.
Ces indications permettent
Valeurs, unités Lampes Technique des d'assister l'orientation, afin de
appareils d’éclairage trouver une solution technique
appropriée pour les exigences de
l'éclairage.

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 319


E Guide
Technique d‘éclairage
Valeurs, unités

Dans la technique d‘éclairage,


LED
A
on utilise une série de valeurs
QT (12V)
QT
TC
afin de pouvoir représenter
T
HIT
HST
quantita­tivement les propriété
20 40 60 80 100 h(lm/W) max.
des sources lumineuses ou leurs
effets d‘éclairage.
Flux lumineux Rendement lumineux Intensité lumineuse

661 I Ap
L

Eclairement Exposition à la Luminance


lumière

LED
A
QT (12V)
QT
TC
T
HIT
HST
20 40 60 80 100 Ra

Couleur de la lumière Rendu des couleurs

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 320


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Flux lumineux, rendement lumineux

Flux lumineux Le flux lumineux décrit la puis-


sance lumineuse totale fournie

16

61
par une source lumineuse. Cette

66

66
puissance de rayonnement peut
1666 6661 O être systématiquement saisie
dans l‘unité Watt comme énergie
fournie. L‘effet optique d‘une

66
1666 66
source lumineuse n‘est cependant

16

61
pas décrit correctement de cette
manière, car le rayonnement
fourni est saisi sans faire de diffé-
rence dans l‘ensemble de la plage
de fréquence, et que la sensibilité
spectrale différente de l‘oeil n‘est
Le flux lumineux F est une ainsi pas prise en compte. En con-
­mesure pour la puissance lumi- sidérant la sensibilité spectrale de
neuse d‘une source lumineuse. l‘œil, on obtient la valeur Lumen.
Un flux de rayonnement de 1 W
fourni au maximum de la sensi­
F = lumen (lm) bilité spectrale de l‘œil (diurne,
555 nm) produit un flux lumineux
de 683 lm. Par contre, le même
flux de rayonnement dans des
plages de fréquence de moindre
sensibilité conformément à la
courbe V (l) produit des flux
lumineux plus petits.

Rendement lumineux
LED
A
QT (12V)
QT
TC
T
HIT
HST
20 40 60 80 100 h(lm/W) max.
h=F/P Le rendement lumineux décrit
le rendement d‘une lampe. Il est
h = lm / W défini par le rapport entre le flux
lumineux fourni en Lumens et la
puissance fournie en Watts. La
valeur maximale qui pourrait être
obtenue théoriquement, avec
l‘entière conversion de l‘énergie à
555 nm est de 683 lm/W. Les ren-
dements lumineux effectivement
obtenus varient selon la lampe,
mais sont cependant nettement
inférieurs à cette valeur idéale.

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 321


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Intensité lumineuse

Intensité lumineuse Définition


Une source lumineuse ponctuelle
idéale rayonne son flux lumineux
de manière homogène dans tou-
tes les directions de la pièce, son

16

61
intensité lumineuse est la même

66

66
1666 6661 I F O dans toutes les directions. Dans
la pratique, il y a toujours cepen-

66
1666 66
dant une répartition irrégulière

16

61
du flux lumineux dans l‘espace,
due en partie à la structure de la
lampe, et obtenue en partie par
l‘orientation ciblée de l‘appareil
d‘éclairage. La candela, l‘unité de
L'intensité lumineuse I est la l‘intensité lumineuse est l‘unité
valeur pour le flux lumineux F de base de la technique de l‘éclai-
fourni par angle de la pièce O. rage, dont découlent toutes les
autres valeurs techniques de
I=F/O l‘éclairage.
[I]=lm / sr
lm / sr = Candela [cd]

Source lumineuse symétrique Représentation


de rotation C 0/180° La répartition dans l‘espace de
l‘intensité lumineuse d‘une source
C 90/270° lumineuse constitue un dispo-
sitif de répartition de l‘intensité
lumineuse à trois dimensions. La
coupe à travers ce dispositif d‘in-
tensité lumineuse donne la cour-
be de distribution de l‘intensité
lumineuse, qui décrit la réparti-
tion de l‘intensité lumineuse dans
un plan. L‘intensité lumineuse est
entrée le plus souvent dans un
système de coordonnées polaires,
comme la fonction de l‘angle
de faisceau. Afin de pouvoir
comparer directement la répar-
tition de l‘intensité lumineuse de
différentes sources lumineuses,
90° les indications se rapportent res-
pectivement à un flux lumineux
de 1000 lm. Avec les appareils
d‘éclairage symétriques de rota-
I tion, une seule courbe de distri-
bution de l‘intensité lumineuse
0° suffit pour décrire l‘appareil
d‘éclairage, les appareils d‘éclai­
rage symétriques à l‘axe nécessi-
Dispositif de répartition de l'in- tent deux courbes, qui cependant
tensité lumineuse d'une source sont le plus souvent représentées
lumineuse symétrique de rota- dans un seul diagramme.
tion. Une coupe dans le plan C à
travers ce dispositif de répartition
de l'intensité lumineuse donne la
courbe de distribution de l'inten-
sité lumineuse.

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 322


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Intensité lumineuse

Appareil d‘éclairage ­symétrique


à l‘axe C 0/180°

C 90/270°

90°


Dispositif de répartition de
l'intensité lumineuse et courbe
de répartition de l'intensité
lumi­neuse (plans C 0/180° et
C 90/270°) d'un appareil d'éclai-
rage symétrique à l'axe.
Angle de faisceau -90° α 90°
I'
β 2

-60° YG 60°

I'

-30° 0° 30°

I'

I'
2
YG
α β α

-40° -20° 0° 20° 40°


Courbe de répartition de l'in-
tensité lumineuse normalisée à
1000 lm, représentée en coor-
données polaires. La plage de
l'angle dans laquelle l'intensité
lumineuse maximale l‘ baisse à
l‘/2, désigne l'angle de faisceau β.
L'angle cut-off α complète l'angle
de faisceau limite YG à 90°.

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 323


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Eclairement

Eclairement L‘éclairement est une valeur pour


la densité de flux lumineux sur
une surface. Il est défini par le
rapport entre le flux lumineux
tombant sur une surface et la
taille de cette surface. L‘éclaire-
661 F E 166 A ment n‘est pas lié à une surface
réelle, il peut être déterminé à
n‘importe quel endroit de la pièce.
L‘éclairement peut être déduit
de l‘intensité lumineuse. L‘éclai-
rement diminue avec le carré
de la distance jusqu‘à la source
lumineuse (loi de la distance
Eclairement E valeur du flux ­photométrique).
lumineux incident par unité de
surface A

L'éclairement horizontal Eclairement horizontale Eh et


éclairement vertical Ev à l‘inté-
rieur.

Eh Ev 266
266

L'éclairement horizontal moyen L‘éclairement horizontale moyen


est calculé à partir du flux lumi-
16

neux F, qui tombe sur la surface


F A observée.

Em = F
Em A
16
16
16

L'éclairement à un point L‘éclairement à un point Ep est


calculé à partir de l‘intensité
1

16

lumineuse l et de la distance a
a I entre la source lumineuse et le
point observé.

Ep E p = I2
a
16
1

[Ep] = lx
[I] = cd
[a] = m

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 324


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Exposition à la lumière, luminance

Exposition à la lumière L‘exposition à la lumière est le


produit de l‘intensité lumineuse
et de la durée d‘exposition, avec
laquelle une surface est éclairée.
L‘exposition à la lumière joue
surtout un rôle important pour le
calcul de la résistance à la lumière
des objets exposés, p. ex. dans des
musées.

Luminance Tandis que l‘éclairement saisit le


flux lumineux arrivant sur une
surface, la luminance décrit la
lumière qui part de cette surface.
La lumière peut provenir de la
surface elle-même (p. ex. lumi-
661 I Ap nance des lampes et des appareils
d‘éclairage). La luminance est ici
L définie comme le rapport de l‘in-
tensité lumineuse et de la surface
projetée verticalement à la direc-
tion de rayonnement sur le plan.
Mais la lumière peut aussi être
réfléchie ou transmise par la sur-
La luminance L d'une surface face. Pour les matériaux à réflé-
autoluminescente résulte du rap- chissement (mats) diffusé et pour
port de l'intensité lumineuse I et ceux à transmission (opaque)
de sa surface projetée Ap. diffusée, la luminance peut être
calculée à partir de l‘éclairement
L = I / Ap et du degré de réfléchissement
ou de transmission. La luminosité
[L] = cd / qm corréle avec la luminance ; l‘im-
pression de luminosité effective
est cependant influencée encore
par l‘état d‘adaptation de l‘oeil,
les conditions de contrastes envi-
ronnantes et la teneur en infor-
mations de la surface vue.

Eh Ev R2 L 2

R1 L1

La luminance d'une surface éclai-


rée à réfléchissement diffus est
proportionnelle à l'éclairement et
au degré de réfléchissement de la
surface.
L1 = Eh . R1 / p
L2 = Ev . R2 / p
[L] = cd / qm
[E] = lx

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 325


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Couleur de la lumière

Système CIE La couleur de la lumière est la


couleur donnée par une lampe.
La couleur de la lumière peut être
indiquée par des coordonnées xy,
comme l‘emplacement de la cou-
leur dans le système de valence
des normes, pour les couleurs
de lumière blanches, également
comme la température de la cou-
leur TF. Avec le système de valen-
ce des normes CIE, la couleur de
la lumière est calculée à partir
de la composition spectrale, et
représentée dans un diagramme
continu à deux dimensions. La
couleur est définie par l‘empla-
cement de la couleur spectrale et
par la saturation. La structure du
diagramme donne une surface
de couleurs qui regroupe toutes
les couleurs réelles. La surface
de la couleur est entourée par
une courbe sur laquelle il y a
les emplacements des couleurs
spectrales entièrement saturées.
A l‘intérieur de la surface, il y a
le point de la moindre saturation
appelé blanc ou point achroma-
tique. Tous les niveaux de satura-
tion d‘une couleur peuvent être
trouvés sur la droite entre le point
achromatique et l‘emplacement
de couleur ; tous les mélanges
de deux couleurs se trouvent
également sur une droite entre
les emplacements de couleur
respectifs.

Courbe achromatique avec Température de couleur la plus


faisceau de droites 0.58 y proche
Extrait de la surface de couleur Spectral colour loci La courbe achromatique contient
avec la courbe achromatique 0.50 les emplacements des couleurs du
et le faisceau de droites des 3000 2500 K rayonnement achromatique de
3300 K
emplacements de couleurs de la 4000
2000 K toutes les températures. Comme
température de couleur la plus 0.42 5000 1600 K l‘emplacement de la couleur d‘une
6000
proche entre 1600 et 10000 K. Les source lumineuse se trouve sou-
plages indiquées sont celles des 0.34 8000 ww vent à proximité de la courbe, en
couleurs de lumière blanc chaud nw partant de la courbe d‘un projec-
(ww), blanc neutre (nw) et blanc 0.26 tw teur achromatique, un faisceau de
lumière du jour (tw). x droites de températures de cou-
0.32 0.40 0.48 0.56 0.64 0.72 leur les plus proches est inscrit. A
l‘aide de celles-ci, il est aussi pos-
Courbe achromatique avec sible de caractériser des couleurs
sources lumineuses typiques 0.58 y 565 de lumière qui ne sont pas sur
Extrait de la surface de couleur Spectral colour loci cette courbe, par une température
avec la courbe achromatique et 0.50 de couleur la plus proche. Avec les
les emplacements de couleur des 580 projecteurs thermique, la tempé-
types de lumière normalisés A 0.42 rature de couleur la plus proche
43 2 1
(lumière de lampe à incandes- A correspond à peu près à la tempé-
cence) et D 65 (lumière du jour) 6 5 600 rature effective du filament de la
ainsi que les emplacements de 0.34 D 65 E lampe. Sur les lampes à décharge,
couleur des sources lumineuses 620 la température de couleur la plus
typiques : flamme de bougie (1), 0.26 690–
780 proche est indiquée.
lampe à incandescence (2), lampe x
halogène à incandescence (3), 0.32 0.40 0.48 0.56 0.64 0.72
lampes fluorescentes ww (4),
nw (5) et tw (6).

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 326


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Couleur de la lumière

Groupes principaux y Blanc chaud Pour les couleurs de lumière blan-


­températures des couleurs 4000 k ches, il existe en plus une répar-
0,42 ww tition dans trois groupes princi-
nw paux : la plage blanc chaud (ww)
avec les températures de couleurs
0,34 dw les plus proches inférieures à
5000 k 4000 K, la plage blanc neutre (nw)
entre 4000 et 5000 K, et la plage
blanc lumière du jour (tw) avec
0,26 les températures de couleurs les
x plus proches inférieures à 5000 K.
0,30 0,40 0,50 Les mêmes couleurs de lumière
peuvent avoir des répartitions
spectrales différentes et un rendu
y Blanc neutre des couleurs en conséquence
4000 k différent.
0,42 ww
nw
0,34 dw
5000 k
0,26
x
0,30 0,40 0,50

y 4000 k Blanc lumière


0,42 ww du jour
nw
0,34 dw

5000 k
0,26
x
0,30 0,40 0,50

Température de couleur la plus Light source T (K)


proche T des sources lumineuses
typiques Candle 1900–1950
Carbon filament lamp 2100
Incandescent lamp 2 700–2 900
Fluorescent lamps 2 800–7 500
Moonlight 4100
Sunlight 5 000–6 000
Daylight 5 800–6 500
(sunshine, blue sky)
Overcast sky 6 400–6 900
Clear blue sky 10 000–26 000

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 327


E Guide
Technique d‘éclairage | Valeurs, unités
Rendu des couleurs

Rendu des couleurs Le rendu des couleurs désigne


la qualité du rendu de couleurs
sous un éclairage donné. Le degré
de la dénaturation des couleurs
est indiqué par l‘indice du rendu
des couleurs Ra, c.-à-d. le niveau
du rendu des couleurs. La source
lumineuse de référence est une
source lumineuse comparable
avec un spectre continu, que ce
soit un projecteur thermique avec
une température de couleur com-
parable ou la lumière du jour.

Indice du rendu des ­couleurs


LED
A
QT (12V)
QT
TC
T
HIT
HST
20 40 60 80 100 Ra
Plage de l‘indice du rendu des Pour définir le rendu des couleurs
couleurs Ra avec différents types d‘une source lumineuse, les effets
de lampes de lumière d‘une échelle de huit
couleurs sont calculés sous un
type d‘éclairage à estimer, ainsi
que sous un éclairage de référen-
ce, et mis en relation entre eux.
La qualité du rendu des couleurs
ainsi calculée est exprimée en
indices du rendu des couleurs, qui
peuvent se reporter aussi bien au
rendu des couleurs général (Ra),
sous forme de valeur moyenne,
qu‘au rendu des différentes
couleurs. L‘indice maximum de
100 signifie le rendu des cou-
leurs idéal, tel qu‘il existe sous la
lumière d‘une lampe à incandes-
cence ou à la lumière du jour. Des
valeurs inférieures définissent un
rendu des couleurs plus mauvais.
Les spectres de lumière linéaires
donnent un bon rendu des cou-
leurs. Les spectres de lignes en
général, un plus mauvais. Les
spectres de plusieurs lignes sont
composés de différents spectres
de lignes et améliorent le rendu
des couleurs.

Edition : 01.12.2011 | Version actuelle sur [Link] 328


E Guide
Technique d‘éclairage
Lampes

Les connaissances techniques sur


les lampes permettent de faire
le bon choix au niveau brillance,
rendu des couleurs, modélisation
et efficience de l‘énergie. La gam-
me va des projecteurs thermiques
aux projecteurs à base de semi-
Lampes en général Projecteurs Lampes à décharge conducteurs.
­thermiques

Projecteur électro­
luminescent

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 329


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes
Lampes en général

Les sources lumineuses électri-


ques peuvent être divisées en
trois groupes principaux, qui se
distinguent par différents procé-
dés de transformation de l‘éner­-
gie électrique en lumière. Un
groupe comprend les projecteurs
Sommaire des lampes Désignation des thermiques avec les lampes à
lampes incandescence et lampes halogè-
nes à incandescence. Le deuxième
groupe comprend les lampes à
décharge avec une grande gamme
de sources lumineuses, p. ex. tou­-
tes les formes de lampes fluores-
centes, les lampes à vapeur de
sodium blanc ainsi que les lampes
aux halogénures métalliques. Les
troisième groupe comprend les
projecteurs à base de semi-con-
ducteurs avec les LED.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 330


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes en général
Sommaire des lampes

LED A QT (12V) QT TC T HIT HST


Lamp power P (W) 2-48 100 20-100 80-1000 9-55 24-54 20-400 50-100
Luminous flux (lm) 160-4800 1380 320-2200 1450- 600-4800 1750-4450 1800-35000 2400-4900
22000
Luminous efficacy 100 15 22 22 78 90 114 50
max. (lm/W)
Light colour various ww ww ww ww, nw, dw ww, nw, dw ww, nw ww
Colour tempera- 1700-10000 2700 3000 3000 2700-6500 2700-6500 3000-4200 2550
ture TF (K)
Colour rendition 1b 1a 1a 1a 1b 1b 1b 1b
index Ra
Colour rendition 80-90 100 100 100 80-82 89 81-90 83
index Ra
Service life t (h) 50000 1000 4000 2000 12000- 18000-20000 5000-15000 10000
13000
Dimming behavior + + + + + + - -
Brilliance + + + + - - + +
Start up behavior + + + + + + - -

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 331


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes en général
Désignation des lampes

Abréviations
Abréviations standard pour les
lampes dans le guide. Les lettres
entre parenthèses ne sont pas
utilisées dans la pratique, ce qui
donne les abréviations à droite.
Les abréviations qui désignent des
versions spéciales sont séparées
du code par un trait d‘union.

Code des lettres


La 1ère lettre indique le mode de
production de la lumière.
La 2ème lettre indique la matière
de l‘ampoule, pour les lampes à
incandescence, et le type de gaz
pour les lampes à décharge.
La 3ème lettre ou combinaison de
lettres indique la forme de l‘am-
poule.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 332


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes
Projecteurs thermiques

Les projecteurs thermiques pro-


duisent la lumière par un filament
métallique incandescent. Avec la
température croissante, le spectre
de la lumière passe de la chaleur
rouge du filament à la lumière
blanche chaude. Une faible tem-
Lampes à incandes- Lampes R et PAR Lampes halogènes pérature de couleur, un rendu des
cence standard couleurs et une brillance excel-
lents comme source de lumière
ponctuelle sont leurs propriétés
caractéristiques.

Lampes halogènes à
réflecteur

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 333


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Projecteurs thermiques
Lampes à incandescence standard

Caractéristiques Ce qui est caractéristique pour taires. Les inconvénients de la


la lampe standard, c‘est la faible lampe à incandescence sont son
température de couleur. Elle est rendement lumineux faible et sa
considérée comme chaude. Le durée de vie nominale relative-
spectre continu de la lampe à ment courte.
incandescence permet un rendu
des couleurs excellent. En tant
que source de lumière ponctuelle
avec une luminance élevée, elle
produit de la brillance. Les lampes
à incandescence sont graduables
sans problèmes. Elles ne nécessi-
tent pas d‘appareils supplémen-

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
nw
80
0,34 dw
60
5000 k
40

20 0,26
x
0
300 400 500 600 700 800 nm
0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur

La lampe standard est un pro-


jecteur thermique. Le courant 100 F(%) 2800 K

électrique rend incandescent un 80


filament métallique. Une partie 2700 K
60
de l‘énergie du rayonnement est
visible sous forme de lumière. Lors 40 2600 K

de la gradation, le spectre lumi- 20


2500 K
2400 K
neux passe par la température 2100 K 2300 K
2000 K 2200 K U/Un (%)
qui diminue, dans la plage des 20 40 60 80 100
longueurs d‘ondes plus longues
– la lumière blanche chaude de la
lampe à incandescence devient Gradation des lampes à incandes-
rouge par le filament. Le maxi- cence Flux lumineux relatif F et
mum du rayonnement se trouve température de couleur suivant
dans la plage infrarouge. Par rap- la tension relative U/Un. La dimi-
port à la partie visible, il y a beau- nution de la tension entraîne une
coup de rayons de chaleur, par diminution surproportionnelle du
contre très peu de rayonnement flux lumineux.
ultraviolet. Le spectre continu de
la lampe à incandescence permet
un rendu des couleurs excellent.

Modèles Les lampes à incandescence sont


des lampes standard disponibles
avec de nombreuses formes, leur
ampoule peut être transparente,
mate ou opale. La lumière est dif-
fusée dans toutes les directions.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 334


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Projecteurs thermiques
Lampes R et PAR

Caractéristiques Ce qui est caractéristique pour pas d‘appareils supplémentaires.


des lampes à réflecteur et des Les inconvénients de la lampe à
lampes PAR, c‘est la faible tempé- incandescence sont son rende-
rature de couleur. Elle est consi­- ment lumineux faible et sa durée
dérée comme chaude. Le spectre de vie nominale relativement
continu de la lampe à incandes- courte.
cence permet un rendu des cou-
leurs excellent. En tant que source
de lumière ponctuelle avec une
luminance élevée, elle produit de
la brillance. Les lampes à incan-
descence sont graduables sans
problèmes. Elles ne nécessitent

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
nw
80
0,34 dw
60
5000 k
40

20 0,26
x
0
300 400 500 600 700 800 nm
0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur

La lampe à incandescence est un


projecteur thermique. Le courant 100 F(%) 2800 K

électrique rend incandescent un 80


filament métallique. Une partie 2700 K
60
de l‘énergie du rayonnement est
visible sous forme de lumière. Lors 40 2600 K

de la gradation, le spectre lumi- 20


2500 K
2400 K
neux passe par la température 2100 K 2300 K
2000 K 2200 K U/Un (%)
qui diminue, dans la plage des 20 40 60 80 100
longueurs d‘ondes plus longues
– la lumière blanche chaude de la Gradation des lampes à incandes-
lampe à incandescence devient cence Flux lumineux relatif F et
rouge par le filament. Le maxi- température de couleur suivant
mum du rayonnement se trouve la tension relative U/Un. La dimi-
dans la plage infrarouge. Par rap- nution de la tension entraîne une
port à la partie visible, il y a beau- diminution surproportionnelle du
coup de rayons de chaleur, par flux lumineux.
contre très peu de rayonnement
ultraviolet. Le spectre continu de
la lampe à incandescence permet
un rendu des couleurs excellent.

Modèles Les lampes R (réflecteur) sont thermique des objets exposés


soufflées en verre souple, orien- peut ainsi être réduite de moitié
tent la lumière par leurs formes environ.
et une argenture partielle appli-
quée à l‘intérieur.
Les lampes PAR sont en verre
pressé, afin d‘obtenir une grande
résistance aux changements de
température et une exactitude de
forme élevée. Le réflecteur parabo-
A gauche : Lampe à réflecteur lique existe avec différents demi-
avec ampoule en verre souple et angles de diffusion et atteint un
réflecteur ellipsoïde avec puis- angle de faisceau défini. Dans un
sance moyenne de concentration. sous-groupe des lampes PAR, les
A droite : Lampe à réflecteur avec lampes dichroïques, une argen-
ampoule en verre pressé et réflec- ture dichroïque est utilisée. Les
teur parabolique performant réflecteurs dichroïques concen-
trent la lumière visible, mais lais-
sent passer une grande partie des
rayons de chaleur. La contrainte

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 335


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Projecteurs thermiques
Lampes halogènes

Caractéristiques Par rapport à la lampe à incan- ment lumineux et la durée de


descence traditionnelle, la lampe vie des lampes halogènes sont
halogène à incandescence donne supérieurs à ceux des lampes à
de la lumière plus blanche. Sa cou­ incandescence traditionnelles.
leur de lumière est dans le blanc Les lampes halogènes peuvent
chaud. Avec le spectre continu, le être réglées sans problèmes par
rendu des couleurs est excellent. gradateurs et ne nécessitent pas
Sa forme compacte fait de la de ballasts supplémentaires ;
­lampe halogène à incandescence cependant les lampes halogènes
une source ponctuelle idéale. Les basse tension fonctionnent avec
possibilités d‘orientation particu­ des transformateurs.
lièrement bonnes de la lumière
produisent la brillance. Le rende­

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
nw
80
0,34 dw
60
5000 k
40

20 0,26
x
0
300 400 500 600 700 800 nm
0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur

Les halogènes dans le gaz


réduisent la perte de matière 100 F(%) 2800 K

du filament par évaporation et 80


augmentent la capacité de la 2700 K
60
lampe. Le tungstène évaporé se
lie à l‘halogène et donne une 40 2600 K

halogénure métallique, et est 20


2500 K
2400 K
ramené au filament. La forme 2100 K 2300 K
2000 K 2200 K U/Un (%)
compacte de la lampe permet en 20 40 60 80 100
plus d‘une augmentation de la
température, aussi une augmen- Gradation des lampes à incandes-
tation de la pression du gaz, qui cence Flux lumineux relatif F et
réduit la vitesse d‘évaporation du température de couleur suivant
tungstène. Avec la température la tension relative U/Un. La dimi-
croissante, le spectre lumineux nution de la tension entraîne une
passe dans la plage des longueurs diminution surproportionnelle du
d‘ondes plus courtes – le rouge flux lumineux.
du filament devient la lumière
blanche chaude de la lampe à
incandescence. Par rapport à la
partie visible, il y a beaucoup de
rayons de chaleur, par contre très
peu de rayonnement ultraviolet.
La lampe halogène produit un
spectre continu et fournit un
excellent rendu des couleurs.

Modèles Les lampes halogènes existent transformateurs. Les lampes dif-


pour le fonctionnement avec la fusent la lumière dans toutes les
tension secteur. Elles ont le plus directions. Les lampes halogènes
souvent des douilles spéciales. basse tension sont homologuées
Certaines sont munies d‘une pour tous les appareils d‘éclairage
douille vissée et d‘une enveloppe correspondants. Sans technique
en verre extérieure supplémen- basse tension, ces lampes ne sont
taire et peuvent être utilisées autorisées que dans les appareils
comme des lampes à incandescen­ avec recouvrement de protection.
ce traditionnelles. Les avantages Les avantages des modèles très
des lampes halogènes très basse basse tension viennent du flux
De gauche à droite : Lampe halo­ tension viennent surtout du flux lumineux amélioré pendant toute
gène pour tension nominale avec lumineux important, avec de la durée de vie.
culot de lampe E27 et ampoule petites dimensions. Cette lampe
enveloppante, avec douille à permet des appareils d‘éclairage
baïonnette, avec douille double. compacts et une concentration
Lampe halogène basse tension très étroite de la lumière. Les lam-
avec filament axial pes halogènes très basse tension
sont disponibles pour différentes
tensions et dans des formes diffé­
rentes, et fonctionnent avec des

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 336


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Projecteurs thermiques
Lampes halogènes à réflecteur

Caractéristiques Par rapport à la lampe à incan- Les lampes halogènes à réflec-


descence traditionnelle, la lampe teur peuvent être réglées sans
halogène à Réflecteur donne de problèmes par gradateurs et
la lumière plus blanche. Sa cou- ne nécessitent pas de ballasts
leur de lumière est dans le blanc sup­plémentaires ; cependant les
chaud. Avec le spectre continu, lampes halogènes basse tension
le rendu des couleurs est excel- fonctionnent avec des transforma­
lent. Sa forme compacte fait de teurs. Des réflecteurs à faisceaux
la lampe halogène à réflecteur lumineux étroits ou larges sont
une source ponctuelle idéale. Les disponibles. Les lampes avec réflec­
possibilités d‘orientation particu­ teurs dichroïques permettent une
lièrement bonnes de la lumière contrainte thermique plus faible
produisent la brillance. Le rende- des objets exposés. Les lampes
ment lumineux et durée de vie des avec verre de recouvrement inté-
lampes halogènes à réflecteurs gré peuvent être utilisées dans les
sont supérieurs à ceux des lampes appareils d‘éclairage ouverts.
à incandescence traditionnelles.

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
nw
80
0,34 dw
60
5000 k
40

20 0,26
x
0
300 400 500 600 700 800 nm
0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur

Les halogènes dans le gaz visible, il y a beaucoup de rayons


réduisent la perte de matière de chaleur, par contre très peu de 100 F(%) 2800 K

du filament par évaporation et rayonnement ultraviolet. La lam- 80


augmentent la capacité de la pe halogène à réflecteur produit 2700 K
60
lampe. Le tungstène évaporé se un spectre continu et fournit un
lie à l‘halogène et donne une excellent rendu des couleurs. 40 2600 K

halogénure métallique, et est 20


2500 K
2400 K
ramené au filament. La forme 2100 K 2300 K
2000 K 2200 K U/Un (%)
compacte de la lampe permet en 20 40 60 80 100
plus d‘une augmentation de la
température, aussi une augmen- Gradation des lampes à incandes-
tation de la pression du gaz, qui cence Flux lumineux relatif F et
réduit la vitesse d‘évaporation du température de couleur suivant
tungstène. Avec la température la tension relative U/Un. La dimi-
croissante, le spectre lumineux nution de la tension entraîne une
passe dans la plage des longueurs diminution surproportionnelle du
d‘ondes plus courtes – le rouge du flux lumineux.
filament devient la lumière blan-
che chaude de la lampe à incan-
descence. Par rapport à la partie

Modèles Les lampes halogènes à réflec- mes différentes, et fonctionnent


teurs existent pour le fonction­ avec des transformateurs. Elles
nement avec la tension secteur. sont disponibles avec différents
Elles ont le plus souvent des demi-angles de diffusion. Les
douilles spéciales. Certaines sont modèles avec réflecteurs dichroï-
munies d‘une douille vissée et ques diffusent la chaleur par le
d‘une enveloppe en verre exté- côté et diminuent la contrainte
rieure supplémentaire et peuvent thermique dans le faisceau. La
être utilisées comme des lampes lampe halogène à réflecteur para-
à incandescence traditionnelles. bolique réunit les avantages de la
Les avantages des lampes halogè- technique halogène avec ceux de
Lampe halogène très basse nes à réflecteur très basse tension la technologie des lampes PAR.
­tension avec culot à broche et viennent surtout du flux lumi-
réflecteur dichroïque en verre, neux important, avec de petites
avec réflecteur en aluminium dimensions. Cette lampe permet
pour une plus grande puissance. des appareils d‘éclairage com-
A droite : Lampe halogène à pacts et une concentration très
réflecteur parabolique étroite de la lumière. Les lampes
halogènes à réflecteurs très basse
tension sont disponibles pour dif-
férentes tensions et dans des for-

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 337


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes
Lampes à décharge

Les lampes à décharge regrou-


pent les sources lumineuses
dont la production de lumière ne
vient pas ou pas seulement de
la température des matériaux.
Selon le type, on distingue p. ex.
la photoluminescence, l‘électro-
Lampes fluorescentes Lampes fluorescentes Lampes aux halo­ luminescence. La production de
compactes génures métalliques la lumière se fait principalement
par des processus chimiques ou
électriques. Le groupe des lampes
à décharge est lui-même divisé en
lampes basse pression et en lam-
pes haute pression.

Lampes à vapeur de
sodium blanc

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 338


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes à décharge
Lampes fluorescentes

Caractéristiques Avec les lampes fluorescentes, la courant, elles peuvent être rallu­
lumière est diffusée par une gran- mées immédiatement. Selon le
de surface et produit principale- ballast, les lampes fluorescentes
ment de la lumière diffuse avec peuvent être réglées par un grada­
peu de brillance. Les couleurs de la teur.
lumière des lampes fluorescentes
sont blanc chaud, blanc neutre et
blanc lumière du jour. Les lampes
fluorescentes se distinguent par
un rendement lumineux élevé et
une longue durée de vie. Pour le
fonctionnement des lampes fluo-
rescentes, il faut des amorceurs
et des ballasts. Elles s‘allument
immédiatement et atteignent
rapidement leur flux lumineux
définitif. Après des coupures de

Technique Les électrons (2) qui partent


de l‘électrode (1) rencontrent
7
les atomes de mercure (3). Les
5 6
électrons de l‘atome de mercure
4 (4) sont excités et produisent
des rayons UV (5). Les rayons UV
1 2 3 sont transformés dans le revête-
ment fluorescent (6) en lumière
visible (7).

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
80
nw
60 0,34 dw
40 5000 k
20 0,26
0 x
300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur


blanc chaud

La lampe fluorescente est une peut être amélioré au détriment


lampe à décharge basse pression du rendement lumineux. Des ren­
qui fonctionne avec de la vapeur dements lumineux plus élevés
de mercure. Le gaz contenu est entraînent eux une détérioration
un gaz rare qui facilite l‘allumage du rendu des couleurs. Selon la
et contrôle la décharge. La vapeur part des différentes substances
de mercure produit après excita- fluorescentes, la couleur de la
tion des rayons ultraviolets. Les lumière se trouve dans la plage
substances fluorescentes sur la blanc chaud, blanc neutre ou
face intérieure du tube de déchar­ blanc lumière du jour.
ge transforment les rayons ultra­
violets par la fluorescence en
lumière visible. Une impulsion
de tension entraîne l‘allumage
de la lampe. Le spectre discon-
tinu des lampes fluorescentes
possède des propriétés de rendu
des couleurs plus mauvaises que
les lampes à incandescence avec
un spectre continu. Le rendu des
couleurs des lampes fluorescentes

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 339


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes à décharge
Lampes fluorescentes

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
80
nw
60 0,34 dw
40 5000 k
20 0,26
0 x
300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur


blanc neutre

y 4000 k
100 % 0,42 ww
80 nw
60 0,34 dw
40
5000 k
20 0,26
0 x
300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur


blanc lumière du jour

Modèles Les lampes fluorescentes en for-


mes de tubes, et le flux lumineux
dépend de la longueur de la
lampe. Il existe des lampes fluo-
rescentes aux formes spéciales
en U ou en anneau.
T26 18W, 36W, 58W

T16 14W, 35W, 54W

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 340


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes à décharge
Lampes fluorescentes compactes

Caractéristiques Avec les tubes de décharge cou- avec un gradateur, cependant il


dés, les lampes fluorescentes existe des modèles avec amor-
compactes sont plus courtes ceur externe, qui permettent le
que les lampes fluorescentes fonctionnement avec des ballasts
traditionnelles. Elles possèdent électroniques et des gradateurs.
systématiquement les mêmes
propriétés que les lampes fluores-
centes conventionnelles, surtout
un rendement lumineux élevé
et une longue durée de vie. Le
volume relativement petit du
tube de décharge peut produire
une lumière concentrée avec le
réflecteur d‘un appareil d‘éclai-
rage. Les lampes fluorescentes
compactes avec amorceur inté-
gré ne peuvent pas être réglées

Physique La lampe fluorescente est une être amélioré au détriment du


lampe à décharge basse pression rendement lumineux. Des rende­
qui fonctionne avec de la vapeur ments lumineux plus élevés entraî­
de mercure. Le gaz contenu est un nent eux une détérioration du
gaz rare qui facilite l‘allumage et rendu des couleurs. Selon la part
contrôle la décharge. La vapeur des différentes substances fluo-
de mercure produit après excita- rescentes, la couleur de la lumière
tion des rayons ultraviolets. Les se trouve dans la plage blanc
substances fluorescentes sur la chaud, blanc neutre ou blanc
face intérieure du tube de déchar­ lumière du jour.
ge transforment les rayons ultra­
violets par la fluorescence en
lumière visible. Une impulsion de
tension entraîne l‘allumage de la
lampe. Le spectre discontinu des
lampes fluorescentes possède des
propriétés de rendu des couleurs
plus mauvaises que les lampes à
incandescence avec un spectre
continu. Le rendu des couleurs
des lampes fluorescentes peut

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 341


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes à décharge
Lampes fluorescentes compactes

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
80
nw
60 0,34 dw
40 5000 k
20 0,26
0 x
300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur


blanc chaud

y
4000 k
100 % 0,42 ww
80
nw
60 0,34 dw
40 5000 k
20 0,26
0 x
300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur


blanc neutre

Modèles Les lampes fluorescentes compac-


tes existent surtout en forme de
tubes. Pour leur fonctionnement,
il faut des amorceurs et des bal-
lasts ; sur les lampes bipolaires,
l‘amorceur est intégré dans la
TC 5W, 7W, TC-D 10W, 13W, TC-T 18W, 26W, douille. En plus de ces formes
9W, 11W 18W, 26W 42W standard, il existe aussi des lam-
pes fluorescentes compactes avec
amorceur et ballast intégrés. Elles
sont munies d‘une douille vissée
et peuvent être utilisées comme
TC-L 18W, 24W, 36W, 40/55W des lampes à incandescence.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 342


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes à décharge
Lampes aux halogénures métalliques

Caractéristiques Les lampes aux halogénures pour fonctionner d‘amorceurs et


métalliques possèdent un rende- de ballasts. Elles nécessitent un
ment lumineux excellent avec en temps d‘allumage de quelques
même temps un bon rendu des minutes et une phase de refroi-
couleurs ; leur durée de vie nomi- dissement plus longue avant le
nale est élevée. Elles représentent rallumage. Avec certains modèles,
une source lumineuse compacte. le rallumage immédiat est possi-
La lumière peut être bien dirigée ble avec des amorceurs spéciaux
optiquement. Le rendu des cou­ ou un ballast électronique.
leurs n‘est pas constant. Les lam-
pes aux halogénures métalliques
sont disponibles dans les couleurs
de lumière blanc chaud, blanc
neutre et blanc lumière du jour
et ne peuvent pas être réglées par
un gradateur. Les lampes aux halo­
génures métalliques ont besoin

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
80
nw
60 0,34 dw
40 5000 k
20 0,26
0 x
300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50

Répartition spectrale relative Température de la couleur


blanc chaud

La structure et le fonctionnement y
des lampes aux halogénures métal­ 4000 k
100 % 0,42 ww
liques sont comparables à ceux
des lampes à vapeur de mercure. 80
nw
Celles-ci ont en plus un mélange
d‘halogénures métalliques. En 60 0,34 dw
plus d‘une augmentation du ren-
dement lumineux, on obtient un 40 5000 k
rendu des couleurs amélioré. Avec
les combinaisons métalliques, il
20 0,26
est possible de produire un spec- 0 x
tre multilinéaire presque continu. 300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50
Les lampes aux halogénures
métalliques sont disponibles dans
les couleurs blanc chaud, blanc Répartition spectrale relative Température de la couleur
neutre et blanc lumière du jour. blanc neutre
En comparaison avec la technique
quartz, les lampes avec brûleurs
céramiques disposent d‘un rende­
ment lumineux plus élevé et d‘un
meilleur rendu des couleurs par
la température de service plus
élevée.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 343


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes à décharge
Lampes aux halogénures métalliques

Modèles Les lampes aux halogénures


métalliques sont disponibles sous
forme de lampes tubulaires avec
un ou deux culots, de lampes
elliptiques et de lampes à réflec-
teur. Les lampes aux halogénures
métalliques à réflecteur réunis-
sent la technologie des lampes
aux halogénures métalliques et
celle des lampes PAR.
Lampes aux halogénures métal-
liques avec un seul culot (HIT),
deux culots (HIT-DE) et Lampes
aux halogénures métalliques à
réflecteur (HIPAR)

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 344


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Lampes à décharge
Lampes à vapeur de sodium blanc

Caractéristiques Les lampes à vapeur de sodium


blanc à haute pression possèdent
un rendement lumineux excellent.
Leur durée de vie nominale est
élevée. Le rendu des couleurs va
de moyen à bon. Les lampes à
vapeur de sodium blanc à haute
pression fonctionnent avec un
ballast et un amorceur. Elles néces­
sitent un temps d‘allumage de
quelques minutes et une phase
de refroidissement avant le rallu-
mage. Avec certains modèles, le
rallumage immédiat est possible
avec des amorceurs spéciaux ou
un ballast électronique.

Physique y
4000 k
100 % 0,42 ww
80
nw
60 0,34 dw
40 5000 k
20 0,26
0 x
300 400 500 600 700 800 nm 0,30 0,40 0,50

La structure et le fonctionnement Répartition spectrale relative Température de la couleur


des lampes à vapeur de sodium
blanc à haute pression sont com­
parables à ceux des lampes à
vapeur de mercure. Les lampes
sont remplies de gaz rares et d‘un
amalgame de sodium de mercure,
la part de gaz rare et de mercure
sert à l‘allumage et à la stabilisa­
tion de la décharge. Avec une pres­
sion suffisamment élevée, cela
donne un spectre presque continu
avec une lumière jaunâtre à blanc
chaud avec un rendu des couleurs
allant de moyen à bon.

Modèles Les lampes à vapeur de sodium


blanc à haute pression existent en
lampes transparentes en forme de
tubes et en lampes recouvertes en
forme ellipsoïde. Il y a aussi des
lampes compactes en formes de
tubes avec deux culots, qui per-
mettent un rallumage immédiat,
et qui représentent une source
lumineuse particulièrement com-
pacte. Une partie des lampes à
vapeur de sodium blanc à haute
pression possède une enveloppe
extérieure recouverte. Ce revête-
ment sert uniquement à baisser
la luminance de la lampe et à pro-
duire un rayonnement plus diffus,
il ne possède pas de substances
fluorescentes.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 345


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes
Projecteur électroluminescent

Avec les projecteurs électrolu-


minescents, l’énergie électrique
produit un rayonnement visible.
La caractéristique des diodes
électroluminescentes, les LED,
est leur spectre à bande étroite.
Ces diodes se distinguent par
LED leur petite taille, leur saturation
élevée, leur très longue durée de
vie et leur faible consommation
d’énergie.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 346


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Projecteur électroluminescent
LED

Caractéristiques Les diodes électroluminescentes à l’allumage et réagissent immé-


(LED en anglais) se distinguent diatement à toute commande,
par une très longue durée de vie, autorisant la programmation de
leur résistance aux chocs et une scènes d’éclairage dynamiques
faible consommation d’énergie. courtes. Le développement des
En cas de gradation, la couleur de LED s’oriente actuellement vers
la lumière reste constante. Une des modèles plus compacts, un
connexion en réseau nécessite flux lumineux accru, un meilleur
des ballasts adaptés au courant rendement lumineux et une
de service. La source de rayon- fabrication moins onéreuse. La
nement ponctuelle permet une réduction des tolérances de cou-
orientation précise de la lumière. leur induites est aussi un objectif.
L’encapsulation en matière syn- Les fabricants classent les LED en
thétique de la diode tient lieu à fonction de leur flux lumineux et
la fois de protection et de lentille. de la longueur d’onde dominante,
À mesure que la température et leur attribuent un code « BIN »
augmente, la puissance de la LED et une qualité. Cette classification
décroît. Une bonne dissipation de des LED est appelée « sélection ».
la chaleur est donc essentielle. Il
convient également d’éviter toute
exposition directe au soleil et un
montage près d’autres sources de
chaleur. Assorties d’une durée de
vie moyenne de 50 000 heures, les
LED sont la garantie d’un temps
de fonctionnement important.
Elles ne présentent aucun retard
Physique Cathode Généralités
p-layer Les LED sont des diodes à base de
semi-conducteurs et appartien-
Active region nent aux projecteurs électrolumi­
n-layer nescents. À bande étroite, leur
rayonnement résulte de la recom-
Substrate binaison de paires de porteurs de
charge dans un semi-conducteur,
Anode avec un intervalle de bande corres­
pondant. Pour une intensité lumi-
neuse moindre, leur température
Une tension étant appliquée à la de couleur reste constante. Les
cathode et à l’anode, la LED émet LED dédiées à l’éclairage ne pro-
de la lumière de la couche de bar- duisent aucun rayon UV ou IR.
rage. Les électrons modifient leur
niveau énergétique et émettent
des photons via la recombinaison
à la jonction PN. La longueur d’on-
de de la lumière émise dépend de
la matière du semi-conducteur.

LED de couleur
100 % La zone spectrale générée par
les LED est à bande étroite. La
80 longueur d’onde dominante
déter­mine l’emplacement de la
60 couleur de la diode. Par rapport
40
aux lampes fluorescentes colorées,
les LED présentent une saturation
20 supérieure. De la composition
du semi-conducteur dépend le
0 spectre lumineux émis. Pour une
300 400 500 600 700 800 nm puissance installée identique, les
faisceaux lumineux des LED de
Diagramme chromatique de la CIE Répartition spectrale relative : couleur ne sont pas uniformes.
avec emplacement de la couleur LED de couleur rouge, vert et bleu
des LED de couleur rouge, vert
et bleu

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 347


E Guide
Technique d‘éclairage | Lampes | Projecteur électroluminescent
LED

LED blanche Conversion de la luminance


100 % Aucun semi-conducteur Avec les LED de couleur, l’utilisa­
aujourd’hui capable de générer tion de phosphores comme cou-
80 de la lumière blanche. On a donc che luminescente permet de con-
recourt actuellement à deux vertir le spectre. Il est plus facile
60 techniques : le mélange des de fabriquer des LED bleues avec
40
couleurs RVB et la conversion des phosphores jaunes que des
de la luminance. Le rendu des LED UV avec des phosphores RVB.
20 couleurs des LED blanches atteint
pour le moment un indice Ra de
0 90. En termes de couleurs de la
300 400 500 600 700 800 nm lumière sont disponibles des LED
en blanc chaud, blanc neutre et
Répartition spectrale relative : blanc lumière du jour, de 2 500K
LED RVB à 8 000K.
L’association de trois diodes élec-
100 % troluminescentes et des couleurs
de la lumière rouge, vert et bleu
80 (RVB) permet de mélanger les
60
couleurs sur un éventail chroma-
tique étendu et, de fait, d’obtenir
40 également du blanc. Le pilotage
équilibre les différents flux lumi-
20 neux des LED rouges, vertes et
bleues.
0
300 400 500 600 700 800 nm

Répartition spectrale relative :


LED avec conversion de la lumi-
nance, en blanc chaud

Modèles

LED de type T LED SMD

LED de type T puce est protégée des influences


Le modèle standard en T est extérieures par une obturation.
composé d’un boîtier en matière
synthétique de 3 à 5mm pour les LED de forte puissance
LED câblées. La forme de la len- Sont qualifiées de LED de forte
tille détermine l’angle de la sortie puissance les diodes dont la puis-
de lumière. Source lumineuse sance absorbée est supérieure
assortie d’un faible flux lumineux, à 1W. Il peut s’agir de LED SMD
ce modèle est utilisé pour les ou COB. L’essentiel est que leur
appareils de balisage et de signa- conception ait prévu une résis-
LED COB lisation. tance thermique très faible entre
la puce et le circuit imprimé. En
LED SMD règle générale, les LED de forte
Dans le cas du modèle SMD (Sur- puissance sont usinées sur des
face Mounted Device – appareil circuits imprimés à âme métalli-
en montage apparent) le compo­ que qui exigent une dissipation
sant est collé directement sur le particulière de la chaleur dans
circuit imprimé et les contacts l’appareil d’éclairage.
sont soudés.
LED COB
La technologie COB (Chip on
Board – sur circuit imprimé) place
la puce directement sur un circuit
imprimé sans aucun boîtier spéci-
fique. La soudure de connexion de
l’anode et de la cathode peut se
faire par le biais de fils minces. La

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 348


E Guide
Technique d’éclairage
Technique des appareils d’éclairage

Les appareils d‘éclairage présen­


tent une série de fonctions. La
tâche principale de l‘appareil
d‘éclairage est de guider le flux
lumineux. Un faisceau lumineux
adapté à la tâche respective de
l‘appareil d‘éclairage est visé, avec
Principes de l‘orien- Réflecteurs Systèmes de lentille une exploitation aussi bonne que
tation de la lumière possible de l‘énergie utilisée. En
plus des aspects de la conception
des appareils d‘éclairage, en tant
que partie intégrante de l‘archi-
tecture d‘un bâtiment, les aspects
techniques d‘installation et de
sécurité sont également impor-
tants.

Filtres Réseau à prismes Accessoires


­d’éclairage

Mélange de couleurs

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 349


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Principes de l‘orientation de la lumière

La tâche principale de l‘appareil


d‘éclairage est de guider le flux
lumineux. Un faisceau lumineux
adapté à la tâche respective de
l‘appareil d‘éclairage est visé, avec
une exploitation aussi bonne que
possible de l‘énergie utilisée.
Réfléchissement Transmission Absorption Un pas vers une orientation de
la lumière ciblée et efficace a été
fait avec les lampes à réflecteur
et les lampes PAR. La lumière est
focalisée grâce à des réflecteurs
intégrés dans la lampe et peut
être guidée avec des angles de
faisceau définis dans la direc-
tion souhaitée. L‘exigence d‘une
orientation différenciée de la
lumière, de rendements lumineux
plus importants et d‘une absence
d‘éblouissement élevée entraîna
le déplacement du réflecteur de
Réfraction Interférence la lampe à l‘appareil d‘éclairage.
De cette manière, il est possible
de concevoir des appareils d‘éclai-
rage qui sont adaptés spécifique-
ment aux exigences de la source
lumineuse et de la tâche prévue.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 350


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Principes de l‘orientation de la lumière
Réfléchissement

Dispersion Lors du réfléchissement : la


lumière qui tombe sur un corps
est réfléchie suivant le degré de
réfléchissement de ce corps. En
plus de ce degré de réfléchisse-
ment, le degré de dispersion de
la lumière réfléchie joue aussi un
rôle important. Avec des surfaces
spéculaires, il n‘y a pas de disper-
sion ; on parle ici de réfléchisse-
ment orienté. Plus la capacité de
Répartition de l‘intensité Répartition de la luminance L dispersion de la surface réfléchie
­lumineuse I avec réfléchissement avec réfléchissement diffus. La augmente, plus la part orientée
diffus répartition de la luminance est la de la lumière réfléchie diminue,
même sous tous les angles. jusqu‘à ce qu‘avec un réfléchisse-
ment entièrement dispersé, il n‘y
ait plus que de la lumière diffuse.

Répartition de l‘intensité lumi- Répartition de l‘intensité lumi-


neuse avec réfléchissement mixte neuse avec réfléchissement
­spéculaire

Formes des surfaces Pour la conception des appareils


d‘éclairage, le réfléchissement
orienté est d‘une importance
déterminante ; il permet une
orientation ciblée de la lumière
grâce à des surfaces et des con-
tours de réflecteurs appropriés
et il est responsable de la gran-
deur du rendement lumineux.

Réfléchissement spéculaire de Surface concave


faisceaux lumineux tombant paral- (passage convergent des faisceaux)
lèlement sur des surfaces planes
­(passage parallèle des faisceaux)

Surface convexe
(passage divergent des faisceaux)

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 351


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Principes de l‘orientation de la lumière
Réfléchissement

Degrés de réfléchissement Metals Degrés de réfléchissement des


métaux, peintures et matériaux
Aluminium, highly specular 0.80–0.85 courants
Aluminium, anodised, matt finish 0.75–0.85
Aluminium, matt finish 0.50–0.75
Silver, polished 0.90
Copper, polished 0.60–0.70
Chrome, polished 0.60–0.70
Steel, polished 0.50–0.60

Paint finish

White 0.70–0.80
Pale yellow 0.60–0.70
Pale green, light red, pale blue, light grey 0.40–0.50
Beige, ochre, orange, mid-grey, 0.25–0.35
dark grey, dark red, 0.10–0.20
dark blue, dark green

Building materials

Plaster, white 0.70–0.85


Gypsum 0.70–0.80
Enamel, white 0.60–0.70
Mortar, light 0.40–0.50
Concrete 0.30–0.50
Granite 0.10–0.30
Brick, red 0.10–0.20
Glass, clear 0.05–0.01

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 352


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Principes de l‘orientation de la lumière

Transmission Lors de la transmission : la


lumière qui tombe sur un corps
est transmise suivant le degré
de transmission de ce corps. De
plus, le degré de dispersion de la
lumière transmise joue un rôle
important. Pour les matières
transparentes, il n‘y a aucune
dispersion. Plus la capacité de
dispersion augmente, plus la part
orientée de la lumière transmise
Répartition de l‘intensité lumi- Répartition de la luminance L diminue, jusqu‘à ce qu‘avec une
neuse I avec transmission diffuse avec transmission diffuse. Elle est dispersion complète il n‘y ait
la même sous tous les angles. plus que de la lumière diffuse.
Les matériaux de transmission
dans les appareils d‘éclairage
peuvent être transparents. Ceci
est valable pour les verres de
sécurité ainsi que pour les filtres
qui absorbent certaines plages
spectrales, qui cependant trans-
mettent les autres, et permettent
ainsi une lumière colorée ou une
baisse des UV ou des ultraviolets.
A l‘occasion, on utilise aussi des
matériaux dispersifs – p. ex. le
verre opale ou les plastiques opa-
Répartition de l‘intensité lumi- Répartition de l‘intensité lumi- les – comme diffuseur, pour éviter
neuse avec transmission mixte neuse avec transmission orientée l‘effet d‘éblouissement en dimi-
à travers un matériau transparent nuant la luminance de la lampe.

Absorption Lors de l‘absorption : la lumière


qui tombe sur un corps est absor-
bée entièrement ou en partie sui-
vant le degré d‘absorption de ce
corps. Lors de la conception des
appareils d‘éclairage, l‘absorption
est surtout utilisée pour la pro-
tection des sources lumineuses ;
pour obtenir le confort visuel, elle
y est indispensable. Cependant,
l‘absorption a généralement un
effet indésirable, car elle ne guide
pas la lumière, mais l‘anéantit et
diminue ainsi le rendement des
appareils d‘éclairage. Les éléments
d‘appareils absorbants typiques
sont les anneaux déflecteurs, les
cylindres et volets anti-éblouis-
sement noirs, ainsi que les grilles
anti-éblouissement de formes
différentes.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 353


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Principes de l‘orientation de la lumière
Réfraction

Introduction Lors de l‘entrée dans un milieu


d‘une densité différente – p. ex.
de l‘air dans le verre et du verre
dans l‘air – les rayons lumineux
2 sont réfractés, c.-à-d. leur direc-
3
1 tion est modifiée. Lorsque les
3

corps ont des surfaces parallèles,


cela ne donne qu‘un décalage
n1
2 parallèle de la lumière, cependant

2
n2
avec des prismes et des lentilles,
cela produit des effets optiques
Lors du passage d‘un milieu avec Lors du passage dans un milieu qui vont de la simple modifica-
indice de réfraction n1 vers un d‘une autre densité, les faisceaux tion de l‘angle, en passant par la
milieu plus dense avec indice de lumineux sont décalés parallèle- concentration ou la dispersion de
réfraction n2, les faisceaux lumi- ment. la lumière, jusqu‘à l‘illustration
neux sont déviés vers l‘axe d‘inci- optique. Lors de la conception des
dence. (ε1>ε2). Pour le passage appareils d‘éclairage, les éléments
de l‘air au verre, cela donne à peu qui réfractent la lumière tels que
près n2/ n1=1,5. les prismes ou les lentilles – sou-
vent combinés avec des réflec-
teurs – sont utilisés pour l‘orien-
tation ciblée de la lumière.

Prismes et lentilles Passage typique des faisceaux


2 de la lumière tombant parallèle-
ment lors de la traversée de struc-
2 tures prismatiques asymétriques
2 (en haut à gauche), symétriques
2 (en haut à droite), de lentilles de
2 Fresnel (en bas à gauche) et de
2 lentilles convergentes (en bas à
2 droite).

2 2
2
2
2
2
2 2

Indice de réfraction Pour le passage d‘un faisceau


lumineux d‘un milieu avec indice
de réfraction n2 vers un milieu
2 d‘une densité plus faible avec
indice de réfraction n1, il existe
G
un angle limite εG. Lorsque l‘an-
3
2
gle limite est dépassé, le faisceau
lumineux est réfléchi dans le
milieu plus dense (réfléchisse-
2

n2 n1
ment total). Pour le passage du
verre à l‘air, cela donne à peu près
εG = 42°. Le réfléchissement
total est utilisé au niveau de la
technologie p. ex. dans les fibres
optiques (à droite).

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 354


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Principes de l‘orientation de la lumière
Interférence

Ce que l‘on appelle interférence,


c‘est l‘amplification ou l‘affaiblis-
sement mutuel lors de la superpo-
sition d‘ondes. Les effets d‘inter-
férence sont utilisés en technique
d‘éclairage lors de l‘incidence de
la lumière sur des couches très
fines, qui font que certaines pla-
ges de fréquence sont réfléchies

1
et d‘autres transmises. Grâce à un
certain ordre de couches d‘épais-
seur et de densité appropriées, il
est possible de générer une capa-
cité sélective de réfléchissement
pour des plages de fréquence
déterminées, de manière à ce que
p. ex. – comme avec les lampes
dichroïques – la lumière visible
soit réfléchie, mais les rayons
infrarouges transmis. Les réflec-
teurs et les filtres pour la lumière
colorée peuvent également être
fabriqués de cette manière. Les
filtres d‘interférence, ce que l‘on
appelle les filtres à fentes, pos-
sèdent un degré de transmission
très élevé et une séparation par­
ticulièrement nette entre les pla-
ges spectrales réfléchies et celles
transmises.
Les réflecteurs polis brillants sont
exempts d‘interférences si la qua-
lité de leur matériau est bonne.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 355


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Réflecteurs

Dans la conception des appareils


d‘éclairage, ce sont surtout les
réflecteurs qui servent d‘éléments
de guidage de la lumière. On utili-
se surtout des réflecteurs avec des
surfaces spéculaires. On emploie
aussi des surfaces à réfléchisse­
Généralités sur les Réflecteurs para­ Réflecteurs Darklight ment diffus – le plus souvent
réflecteurs boliques blanches ou mates.

Réflecteurs Réflecteurs à déve- Réflecteurs


­sphériques loppante ­elliptiques

Systèmes à doubles
réflecteurs

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 356


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Réflecteurs
Généralités sur les réflecteurs

Matériau Pour les réflecteurs, on utilise


comme matériau surtout de l‘alu-
minium anodisé ou des matières
synthétiques revêtues de chrome
ou d‘aluminium. Les réflecteurs
en matière synthétique sont bon
marché, cependant ils ne sont
résistants à la charge thermique
que d‘une manière limitée, et
ne sont pas aussi solides que les
réflecteurs en aluminium, qui
sont protégés mécaniquement
par leur couche anodisante résis-
tante et qui peuvent être soumis
à des températures élevées.

Surface Les surfaces des réflecteurs peu-


vent être lisses ou dépolies ; le
dépolissage entraîne certes une
plus grande luminance du réflec-
teur, mais par contre est plus
homogène. Si une légère disper-
sion du cône lumineux produit
est souhaitée, que ce soit pour
obtenir un parcours de la lumière
plus doux, ou pour compenser
des irrégularités de la répartition
Surface de réflecteur : lisse Dépolie de la lumière, les surfaces des
réflecteurs peuvent être facettées
ou structurées. Les réflecteurs
métalliques peuvent avoir un
revêtement dichroïque. Ainsi, il
est possible de contrôler la cou-
leur de la lumière ainsi que la
part de rayons UV ou infrarouges
produite.

Structurée Facettée

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 357


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Réflecteurs
Généralités sur les réflecteurs

Degré de réfléchissement Il est possible d‘attribuer diffé-


rents degrés de réfléchissement
aux réflecteurs : poli brillant,
­brillant et satiné mat.
Les réflecteurs polis brillants sont
exempts d‘interférences si la qua-
lité de leur matériau est bonne. Le
degré de réfléchissement élevé et
le plus grand degré de brillance
donnent l’impression d’un « trou
sombre » dans le plafond. Des
Les degrés de réfléchissement des Brillant possibilités de réflexion dans le
réflecteurs : poli brillant réflecteur sont possibles, p. ex.
réfléchissements d‘équipements
d‘aménagement intérieur clairs.
Des contrastes de luminance
élevés dans le réflecteur sont une
autre caractéristique. Avec des
réflecteurs brillants, en raison
du degré de brillance plus faible,
l‘effet négatif du réflecteur poli
brillant est atténué.
Les réflecteurs satinés mats sont
également sans interférences si
l‘épaisseur de la couche anodi-
Satiné mat sante est suffisante. Le degré de
réfléchissement élevé et le faible
degré de brillance entraînent des
contrastes faibles à l‘intérieur du
réflecteur. Des réflexions gênan-
tes par les équipements d‘aména-
gement intérieur sont ainsi évi-
tées et une impression générale
calme de la pièce est obtenue.
Par le réfléchissement diffus
des surfaces, des luminances
>200cd/m2 peuvent être présen-
tes dans la zone de basse lumi-
nance. Le plus souvent il n‘y a pas
d‘effets gênants sur les écrans.

Géométrie Le faisceau d‘un appareil d‘éclai-


4 rage est principalement détermi-
4 3 3
3 né par la forme du réflecteur uti-
lisé. Presque tous les réflecteurs
2 2 2 forment une parabole, un cercle
ou une ellipse.
1
1

Parcours des faisceaux des


­sources lumineuses ponctuelles
lors du réfléchissement du :

Cercle Ellipse Parabole Hyperbole

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 358


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Réflecteurs
Réflecteurs paraboliques

Contour du réflecteur Les réflecteurs paraboliques sont


les plus utilisés. Ils offrent la
possibilité de guider la lumière
de manière différente – faisceau
étroit, large ou asymétrique – et
permettent une limitation ciblée
de l‘éblouissement. Si le contour
du réflecteur est conçu par la
rotation d‘une parabole ou d‘un
segment de parabole autour de
son axe, cela donne un réflecteur
Contours de réflecteur pour Passage convergent des faisceaux/ avec un faisceau lumineux étroit.
passage parallèle des faisceaux/ ellipse Avec des sources lumineuses
parabole linéaires, il y a un effet semblable
par des réflecteurs striés avec une
section parabolique.

Passage divergent des faisceaux/ Passage convergent/divergent des


hyperbole faisceaux

Foyer Avec les réflecteurs paraboliques,


la lumière d‘une source lumineuse
qui se trouve dans le foyer de la
parabole, est diffusée parallèle-
ment à l‘axe de la parabole.
Sur un réflecteur parabolique
avec une petite distance entre le
foyer et le sommet du réflecteur,
le réflecteur protège les compo-
sants directs.
Avec une grande distance, il n‘y a
pas de protection des composants
directs. C’est seulement sur un
réflecteur sphérique qu’il y en a
une.

Faisceau lumineux large Si le contour du réflecteur est


conçu par la rotation d‘un seg-
ment de parabole autour d‘un axe
qui fait un angle avec l‘axe de la
α parabole, cela donne un faisceau
lumineux plus large jusqu‘à un
faisceau Batwing. L‘angle de fais-
ceau et l‘angle cut-off peuvent
être choisis librement, ce qui fait
que les appareils d‘éclairage peu-
vent être conçus pour différentes
exigences de faisceaux et de limi-
tation de l‘éblouissement.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 359


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Réflecteurs
Réflecteurs paraboliques

Sources lumineuses linéaires Les réflecteurs paraboliques


peuvent aussi être utilisés avec
1 des sources lumineuses linéaires
1 ou de surfaces – p. ex. avec des
α α lampes PAR ou des lampes fluo-
rescentes – bien que, dans ce cas,
les lampes ne se trouvent pas
dans le foyer de la parabole. On
vise alors moins une orientation
parallèle de la lumière qu‘une
limitation optimale de l‘éblouis-
sement. Le foyer de la parabole
se trouve sur le pied du segment
de parabole opposé, de manière
à ce que la lumière de la source
lumineuse se trouvant au-dessus
du réflecteur, ne puisse en aucun
cas être diffusée au-dessus de
l‘angle cut-off prescrit. De telles
conceptions peuvent être utilisées
non seulement dans les appareils
d‘éclairage, mais aussi pour gui-
der la lumière du jour ; les grilles
paraboliques – p. ex. dans les
claires-voies – guident la lumière
du soleil de manière à exclure
tout éblouissement au-dessus de
l‘angle cut-off.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 360


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Réflecteurs

Réflecteurs Darklight Avec les réflecteurs paraboliques des réflecteurs à foyer paraboli-
courants, il n‘y a un rayonnement que flottant (ce que l‘on appelle
défini – et ainsi une limitation des réflecteurs Darklight), il est
efficace de l‘éblouissement – que possible d‘éviter cet effet ; il n‘y
pour les sources lumineuses a de la luminosité dans le réflec-
ponctuelles. En utilisant des teur, même avec les projecteurs à
projecteurs à volume – p. ex. des volume, qu‘en dessous de l‘angle
lampes fluorescentes compactes cut-off grâce à la source lumi-
– il y a déjà des éblouissements neuse visible.
au-dessus de l‘angle cut-off ; dans
le réflecteur, un éblouissement
est visible bien que la lampe elle-
même soit encore protégée. Avec

Réflecteurs sphériques Avec les réflecteurs sphériques, la manière utile la lumière fournie
lumière d‘une lampe qui se trouve vers l‘arrière par rétroréflexion
dans le foyer de la sphère, est vers la lampe.
réfléchie vers ce foyer. Les réflec-
teurs sphériques sont surtout
utilisés en liaison avec des réflec-
teurs paraboliques ou des systè-
mes de lentille. Là, ils servent à
guider la partie du flux lumineux
diffusée librement vers l‘avant,
dans le réflecteur parabolique et
ainsi de l‘intégrer dans l‘orienta-
tion de la lumière ou d‘utiliser de

Réflecteurs à développante Avec les réflecteurs à dévelop-


pante, la lumière diffusée par
une lampe, n‘est pas, comme
avec un réflecteur sphérique,
renvoyée à la source lumineuse,
mais elle est toujours réfléchie à
côté de la lampe. Les réflecteurs
à développante sont surtout uti-
lisés avec des lampes à décharge,
pour éviter un réchauffement et
une diminution de puissance des
lampes.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 361


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Réflecteurs

Réflecteurs elliptiques Avec les réflecteurs elliptiques,


la lumière d‘une lampe qui se
trouve dans le premier foyer
de l‘ellipse, est réfléchie vers le
deuxième foyer. Le deuxième
foyer de l‘ellipse peut être utilisé
comme une source lumineuse
imaginaire, à rayonnement libre.
Les réflecteurs elliptiques sont
utilisés pour générer, avec les
appareils à faisceau mural encas-
Downlight à double foyer Projecteur à faisceau mural à trés, une trace de faisceau au
double foyer plafond. Même si avec les Down-
lights, une découpe au plafond,
si possible petite, est souhaitée,
les réflecteurs elliptiques peuvent
quand même être utilisés. Là, un
deuxième foyer comme source
lumineuse imaginaire, à rayonne-
ment libre, peut se trouver direc-
tement dans le plan du plafond ;
mais il est aussi possible, grâce
à un réflecteur parabolique sup-
plémentaire, d‘assurer une sortie
de lumière contrôlée et l‘éblouis-
Projecteurs sement.

Systèmes à doubles Les systèmes à doubles réflec-


­réflecteurs teurs sont composés d‘un réflec-
teur primaire et d‘un réflecteur
secondaire. Le réflecteur primaire
oriente les faisceaux lumineux
parallèles ou étroitement focalisés
et guide la lumière sur le réflec-
teur secondaire. La répartition
de la lumière en elle-même se
fait par le réflecteur secon­daire.
Ce système améliore le confort
visuel. La coordination précise des
réflecteurs entre eux détermine
l‘efficacité du système.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 362


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Systèmes de lentille

Les lentilles sont utilisées presque


uniquement sur les appareils
d‘éclairage avec sources lumi­
neuses ponctuelles. En général,
on utilise un système optique
composé d‘un réflecteur et d‘une
ou de plusieurs lentilles.
Lentilles conver­ Lentilles de Fresnel Lentille à sculpture
gentes

Lentille divergente Lentille Flood Lentille Softec

Systèmes d‘illustra-
tion

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 363


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Systèmes de lentille

Lentilles convergentes Les lentilles convergentes orien-


tent la lumière d‘une source
lumineuse qui se trouve dans son
foyer, vers un faisceau parallèle.
Lors de l‘étude des appareils
d‘éclairage, les lentilles conver-
gentes sont le plus souvent com-
binées avec un réflecteur. Celui-ci
sert à guider l‘ensemble du flux
lumineux dans la direction de
rayonnement, la lentille permet
la focalisation exacte de la lumiè-
re. Souvent, la distance entre la
lentille convergente et la source
lumineuse peut être modifiée, ce
qui permet de régler différents
angles de faisceau.

Lentilles de Fresnel Les lentilles de Fresnel ont une de la lumière et pour assurer un
forme qui permet de regrouper parcours doux de la lumière. Les
de manière concentrique des appareils d‘éclairage avec des
segments de lentille circulaires. lentilles de Fresnel étaient utilisés
L‘effet optique de ces lentilles est à l‘origine comme projecteurs
comparable à celui des lentilles de scène ; mais entre-temps ils
conventionnelles avec une cour- sont aussi utilisés dans l‘éclairage
bure correspondante. Cependant architectural, afin de pouvoir
les lentilles de Fresnel sont net- régler individuellement les angles
tement plus plates, plus légères de faisceau avec des distances
et moins coûteuses, et sont donc différentes entre l‘appareil d‘éclai­
souvent utilisées à la place des rage et l‘objet éclairé.
lentilles convergentes.
La puissance optique des lentilles
de Fresnel est limitée par des
interférences aux transitions des
segments ; généralement les faces
arrières des lentilles sont structu-
rées, pour compenser les irrégula-
rités visibles lors de la répartition
Lentille à sculpture La lentille à sculpture produit
une répartition asymétrique de la
lumière. Elle élargit les faisceaux
lumineux dans un axe et reste
inchangée au niveau de la répar-
tition de la lumière dans l‘autre
axe. La lentille à structure paral-
lèle produit un ovale vertical avec
une orientation horizontale de la
structure des lignes.

Lentille divergente La lentille divergente est utilisée


dans les projecteurs à faisceau
mural. Elle produit une répartition
asymétrique de la lumière. Elle
élargit les faisceaux lumineux
dans un axe et reste inchangée
au niveau de la répartition de la
lumière dans l‘autre axe. La len-
tille à structure parallèle produit
un ovale vertical avec une orien-
tation horizontale de la structure
des lignes et permet ainsi un
éclairage très homogène du mur.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 364


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Systèmes de lentille

Lentille Flood La lentille Flood élargit symétri­


quement le cône d‘éclairage. La
lentille structurée produit en plus
une graduation plus douce du
bord du cône d‘éclairage.

Lentille Softec La capacité de dispersion de la


lentille Softec permet de rendre
flou le cône d‘éclairage. Ceci peut
être obtenu avec un verre struc-
turé ou dépoli. La lentille Softec
est utilisée pour compenser les
stries fines des lampes à réflec-
teur. En tant que protection, elle
permet d‘éviter l‘effet d‘éblouis-
sement en baissant la luminance
de la lampe.

Systèmes d‘illustration

Projecteur avec système optique Les systèmes d‘illustration utilisent Avec des lentilles à distance
d‘illustration : un plan d‘image (1) un réflecteur elliptique ou une focale adaptée, il est possible de
éclairé de manière homogène est combinaison de miroir sphérique sélectionner des angles de fais-
représenté à travers un système et de condenseur, pour orienter ceau ou des échelles d‘illustration
de lentille (2). Le projecteur ellip- leur lumière sur un plan d‘image. différents. A la différence des
soïdal (à gauche) se caractérise Ce plan est ensuite reproduit sur la appareils d‘éclairage avec lentilles
par une intensité lumineuse éle- surface éclairée grâce à la lentille de Fresnel, il est possible d‘obtenir
vée, le projecteur condenseur principale de l’appareil d’éclairage. des cônes d‘éclairage aux bords
(à droite) par une grande qualité L‘illustration et le cône d‘éclairage nets ; une projection floue permet
de reproduction. peuvent être modifiés dans le aussi d‘obtenir des lignes plus
plan d‘image. De simples obtura- douces.
teurs perforés ou iris permettent
d’obtenir des cônes d‘éclairage de
tailles différentes, tandis qu‘avec
des masques à contour, il est pos-
sible de régler des contours diffé-
rents du cône d‘éclairage. A l‘aide
de gabarits (gobos), il est possible
de projeter des inscriptions ou des
illustrations.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 365


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Filtres

100 T (%) 100 T (%) Les filtres sont des éléments à


80 80 effets optiques avec une trans-
60

Standard light type A


60 Standard light
type A
T = 47%
mission sélective. Uniquement,
une partie du rayonnement est
40 40
T = 65%
20 20

0 0 transmise, tout en produisant de


300 400 500 600 700 800 nm 300 400 500 600 700 800 nm
la lumière colorée ou en filtrant
des éléments du rayonnement
Types de filtres Filtres de couleur Filtres de correction invisibles (ultraviolet, infrarouge).
Des effets de filtrage peuvent être
obtenus par l‘absorption sélective
ou par interférence. Le degré de
transmission caractérise la trans-
parence des filtres.

100 T (%)

80

60 Standard light
type A
40 T = 93%

20

0
300 400 500 600 700 800 nm

Filtre de protection

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 366


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Filtres

Types de filtres Les filtres d‘absorption absorbent Les filtres d‘interférence (filtres à
certaines plages spectrales et fentes) sont des filtres polari­sants
transmettent le rayonnement res- qui possèdent un degré de trans-
tant. L‘absorption fait fortement mission élevé, et permet­tent une
chauffer le filtre. La séparation séparation précise des plages spec­
des plages spectrales transmises trales transmises et réfléchies. Les
et réfléchies n‘est pas aussi exacte filtres en verre revêtus d‘une cou-
qu‘avec les filtres d‘interférence, che d‘interférence peuvent géné-
et entraîne une raideur de flanc rer des couleurs saturées. Il n‘y a
moindre du degré de transmission. pas d‘accumulation de chaleur,
Avec des filtres en verre colorés, car il y a un réfléchissement et
Filtre d‘absorption on génère plutôt des couleurs non pas une absorption. Le spec-
non-saturées. La durée de vie est tre de réfléchissement dépend
longue. de l‘angle d‘observation. A cause
de la métallisation, la résistance
est moindre que celle des filtres
d‘absorption.

Filtre polarisant

Filtres de couleur Les filtres de couleur ne trans-


Caractéristiques 100 T (%) 100 T (%) mettent qu‘une certaine partie du
80 80 Standard light type A spectre visible des couleurs, les
60 Standard light type A 60
T = 6% autres éléments du rayonnement
T = 38% sont filtrés. Les filtres de couleur
40 40
en matière synthétique ne sont
20 20 pas résistants à la chaleur. Par
0 0 contre, les filtres en verre ne sont
300 400 500 600 700 800 nm 300 400 500 600 700 800 nm pas critiques au niveau thermi-
que, et sont aussi en partie résis-
tants aux changements de tem-
Magenta Night Blue pérature. Les filtres d‘absorption
en verre teinté permettent une
saturation des couleurs inférieure
à celle des filtres d‘interférence.
100 T (%) 100 T (%) On ne voit pas directement les
80 80 caractéristiques de couleur des
60 60 Standard light type A
filtres de couleur interférentiels,
T = 8% ils n‘ont pas l‘air teinté.
40 Standard light type A 40
T = 65%
20 20

0 0
300 400 500 600 700 800 nm 300 400 500 600 700 800 nm

Amber Sky Blue

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 367


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Filtres

Filtres de couleur Dans l‘éclairage architectural, les


Application couleurs du spectre de la lumière
du jour sont aussi considérées
comme naturelles : Magenta
(situation lumineuse au coucher
du soleil), Amber (ambiance lumi-
neuse au lever du soleil), Night
Blue (ciel clair la nuit) et Sky Blue
(lumière du ciel la journée). Dans
l‘éclairage scénique, toutes les
couleurs de la lumière sont utili-
sées pour accentuer et former des
contrastes. Dans la pratique, pour
l‘éclairage de surfaces colorées,
il est recommandé de faire des
essais.

Filtres de correction Les filtres de correction, version


Caractéristiques 100 T (%) 100 T (%) conversion augmentent ou dimi-
80 80 nuent la température de couleur
60 60 Standard light
de la source lumineuse, en raison
Standard light type A du déroulement spectral de la
40 type A
T = 65%
40 T = 47%
transmission. Les filtres skintone
20 20 n‘entraînent qu‘une correction
0 0 du spectre de la lumière dans la
300 400 500 600 700 800 nm 300 400 500 600 700 800 nm plage spectrale verte et jaune,
et permettent un effet agréable,
très naturel des nuances de la
Skintone Daylight peau. Les filtres de conversion en
lumière du jour transforment la
température de la couleur blanc
chaud dans la plage de la couleur
de la lumière neutre blanc, c.-à-d.
de 3000K en 4000K.

Filtres de correction Les filtres skintone sont des filtres


Application de couleur qui permettent un
effet amélioré des couleurs chau-
des naturelles, en particulier des
couleurs de la peau. L‘utilisation
des filtres skintone est utile dans
les zones de communication, par
exemple dans les restaurants ou
les cafés.

Les filtres de conversion sont uti­


lisés pour adapter la [couleur de
lumière =1961] blanche chaude
des lampes halogènes à l‘éclairage
de la lumière du jour. En plus,
il est aussi possible en utilisant
des filtres de conversion dans les
zones éclairées par une lumière
blanche chaude, de créer une
ambiance d‘éclairage blanche
neutre.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 368


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Filtres
Filtre de protection

Caractéristiques Les filtres anti-UV sont appro-


100 T (%) priés pour le blocage intégral des
80 rayons UV avec simultanément
60 Standard light
une transmission optimale de
type A la lumière visible. La séparation
T = 92%
40
entre le réfléchissement et la
20 transmission se trouve à 400nm.
0 Plus la courbe de transmission est
300 400 500 600 700 800 nm verticale, moins le filtre a d‘in-
fluence sur les dénaturations des
couleurs dans le spectre visible.
Filtre anti-UV Les filtres anti-UV sont transpa-
rents, la transmission est orientée.
Les filtres infrarouges absorbent entre la lampe et le filtre permet
100 T (%) ou réfléchissent les rayons de d‘éviter une accumulation de
80 chaleur au-delà de 800nm, avec chaleur à l‘intérieur de l‘appareil
60 Standard light
simultanément une transmission d‘éclairage.
type A optimale du spectre visible. La
T = 93%
40
charge thermique sur les objets
20 est réduite à un minimum. Les
0 filtres IR sont transparents, la
300 400 500 600 700 800 nm transmission est orientée. Avec les
filtres d‘interférence, il n‘y a pas
d‘accumulation de chaleur, car il
Filtre IR y a un réfléchissement et non pas
une absorption. Un écart suffisant

Application Le filtrage presque intégral du Les filtres anti-UV sont adaptés


rayonnement ultraviolet entraîne pour l‘utilisation dans les :
un retard net du processus photo­ - Musées d‘art
chimique de décomposition des - Galeries d‘art
textiles, des couleurs à l‘eau, - Musées de sciences naturelles
des documents historiques, des - Librairies d‘occasion
œuvres d‘art et d‘autres pièces de
musée sensibles à la lumière. Cela
concerne surtout la décoloration
des couleurs et le jaunissement.
Comme la part de rayons UV
Filtre anti-UV avec les lampes à décharge haute
pression est diminuée par les dif-
fuseurs prescrits, la plus grande
charge d‘utltraviolet se trouve
dans la partique, avec les lampes
halogènes sans ampoule enve-
loppante.

L‘utilisation des filtres infrarou- Les filtres IR sont adaptés pour


ges réduit nettement la charge l‘utilisation dans les :
thermique et ainsi l‘échauffement - Musées d‘art
d‘un objet ou de sa surface. Les - Galeries d‘art
matériaux sensibles à la chaleur - Musées de sciences naturelles
ou à l‘humidité peuvent être ainsi - Librairies d‘occasion
protégés contre le dessèchement - Alimentations
ou la déformation. Des parts éle-
vées de rayons infrarouges sont
surtout fournies par les sources
lumineuses avec un rendement
lumineux faible, telles que les
projecteurs thermiques.

Filtre IR

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 369


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Réseau à prismes

Caractéristiques La réfraction dans les prismes Les prismes sont calculés pour
peut aussi être utilisée comme les angles respectifs d‘incidence
principe optique pour orienter de la lumière et sont, de plus,
la lumière. Ici, on exploite le fait regroupés dans un réseau orienté
que l‘orientation d‘un faisceau longitudinalement qui constitue
lumineux lors de la traversée d‘un le diffuseur extérieur de l‘appareil
prisme, dépend de l‘angle de sor- d‘éclairage.
tie de ce prisme, ce qui fait que
l‘angle cut-off de la lumière peut
être déterminé par le choix d‘une
forme de prisme adaptée.
Si la lumière tombe au-dessus
d‘un angle déterminé sur le flanc
du prisme, elle ne sera plus réfrac­
-90° -90° tée mais entièrement réfléchie. Ce
principe est également souvent
utilisé dans les systèmes de pris-
me, pour dévier la lumière dans
-60° -60° des angles qui dépassent les plus
grands angles de réfraction possi-
bles et ainsi supprimer la lumière.
-30° 0° -30°
Les systèmes de prisme sont sur-
tout utilisés dans les appareils
d‘éclairage avec lampes fluores-
centes pour contrôler l‘angle du
Répartition typique de la lumière faisceau et permettre une limita-
d‘une lampe fluorescente avec tion suffisante de l‘éblouissement.
réseau à prismes

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 370


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Accessoires d’éclairage

De nombreux appareils d‘éclairage


peuvent être munis d‘équipements
supplémentaires pour modifier les
propriétés en matière de technique
d‘éclairage. Pour une limitation de
l’éblouissement, par exemple, l’uti­
lisation d’obturateurs ou de grilles
Obturateurs Grilles en nid Déflecteur en croix en nid d’abeilles sera préconisée.
d‘abeilles

Cadreur Gobo

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 371


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Accessoires d’éclairage

Obturateurs Avec des volets anti-éblouisse- Les dispositifs anti-éblouissement


ment, il est possible de limiter de sont montés le plus souvent à
manière flexible le cône d‘éclai- l‘extérieur sur le boîtier porte-
rage sur quatre côtés et d‘obtenir lampe. La limitation de l‘éblouis-
ainsi une meilleure limitation de sement s‘améliore avec la taille
l‘éblouissement. des obturateurs. La peinture noire
Un système anti-éblouissement absorbe la lumière et les contras-
de forme cylindrique réduit aussi tes de luminance.
les coups d‘œil dans l‘appareil
d‘éclairage et diminue l‘éblouisse­
ment, mais ne dispose pas de la
flexibilité des volets anti-éblouis-
sement.

Grilles en nid d‘abeilles Les grilles en nid d‘abeilles ser-


vent à limiter le cône d‘éclairage
et à diminuer l‘éblouissement.
Les grilles en nid d‘abeilles sont
utilisées lorsque les exigences
concernant le confort visuel sont
élevées. Grâce à sa faible hauteur,
la grille en nid d‘abeilles peut être
intégrée dans l‘appareil d‘éclai-
rage. La peinture noire absorbe
la lumière et les contrastes de
luminance.

Déflecteur en croix Le déflecteur en croix sert à


diminuer l‘éblouissement. Les
déflecteurs en croix sont utilisés
lorsque les exigences au niveau
du confort visuel sont élevées. La
peinture noire absorbe la lumière
et les contrastes de luminance.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 372


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Accessoires d’éclairage

Cadreur

Avec un cadreur, il est possible


de régler des contours différents
du cône d‘éclairage. Avec des
systèmes d‘illustration composés
d‘un réflecteur et d‘une lentille,
il est possible d‘obtenir des cônes
d‘éclairage aux bords nets ; une
projection floue permet aussi
d‘obtenir des lignes plus douces.
Par les éléments coulissants régla­
Application : bles séparément, il est possible
Museo Deu, El Vendrell p. ex. de produire des rectangles
Museo Ruiz de Luna Talavera, au mur pour accentuer les con-
Toledo tours nets des objets.
Exposition de Goya, Madrid

Gobo

Le terme de gobo représente un


masque ou un gabarit d‘image,
projeté à l‘aide d‘un projecteur
d‘illustration. Avec des gobos, il
est possible de projeter des ins-
criptions ou des illustrations.
Avec des systèmes d‘illustration
composés d‘un réflecteur et d‘une
lentille, il est possible d‘obtenir
des illustrations nettes ou égale-
Application : ment des lignes plus douces grâce
Teattri Ravintola, à une projection floue.
Finlande
Aragon Pavillon,
Séville
ERCO, Lüdenscheid

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 373


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage
Mélange de couleurs

L‘intégration de la lumière colorée


ouvre des possibilités intéressan-
tes pour influencer l‘atmosphère
des pièces. Avec une commande
électronique, il est possible d‘obte­
nir un grand nombre de couleurs
et un changement progressif de
Varychrome couleur dans l‘appareil d‘éclairage.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 374


E Guide
Technique d’éclairage | Technique des appareils d’éclairage | Mélange de couleurs
Varychrome

Introduction L‘adjectif « varychrome » désigne


chez ERCO les appareils d‘éclairage
qui peuvent modifier dynamique-
ment la couleur de la lumière. Ces
appareils d‘éclairage produisent
systématiquement par commande
électronique des couleurs de
lumière variable, par un mélange
additif des couleurs de base rouge,
vert et bleu (technique RGB). Ils
permettent le réglage progressif
de différentes couleurs de lumière.
Les avantages du mélange des
couleurs au moyen de lampes
colorées sont le fait de renoncer
aux éléments mécaniques com-
plexes et d‘éviter les filtres de
couleur à faible transmission.
Le terme « varychrome » désigne le
mélange des couleurs. Il vient de
l‘adjectif latin « varius », varié et
du nom grec « Chroma », couleur.

Technique Les couleurs des lampes fluo-


rescentes peuvent en principe
être choisies librement. Avec des
lampes fluorescentes de couleur
rouge, vert et bleu, il est possible
de mélanger un grand nombre de
couleurs. La saturation et l‘empla-
cement de la couleur des lampes
déterminent la taille et la forme
du triangle de couleur résultant.
Avec des lampes blanc chaud,
Lampes fluorescentes blanc neutre et blanc lumière, il
est possible de produire différen-
tes couleurs de lumière blanche.
Les lampes fluorescentes produi-
sent principalement de la lumière
diffuse avec peu de brillance.

Les appareils d‘éclairage avec LED


disposent d‘une saturation de
couleur élevée et produisent ainsi
un grand triangle de couleur. Ce
qui est caractéristique pour les
LED, ce sont le faible flux lumi-
neux, les petites dimensions et la
longue durée de vie.

LED

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 375


E Guide
Simulation et calcul

La simulation et le calcul de l’éclai­


rage sont devenus des éléments
essentiels des études d’éclairage,
ouvrant la voie à l’élaboration
créative par ordinateur de solu-
tions d’éclairage. Leurs applica­
tions vont de la valorisation de
Introduction à la Simulation de Calculs concepts expérimentaux aux
simulation l’éclairage présentations photoréalistes. Les
procédés de calcul fournissent
des analyses quantitatives utili-
sées pour vérifier les éclairements
nécessaires. Une connaissance des
principes d’éclairage de base est
primordiale pour utiliser efficace-
ment ces instruments.

Données de calcul Exemples d’études

Edition : 05.12.2006 | Version actuelle sur [Link] 376


E Guide
Simulation et calcul
Introduction à la simulation

Les architectes et les bureaux


d’études ont recourt à diverses
méthodes pour traduire les idées
et les détails techniques avant
de communiquer leurs études
d’éclairage. Dès la phase initiale,
les concepts peuvent ainsi être
Evaluation et Simulation et traite- Simulation quantita- facilement comparés ce qui
­présentation ment de l’image tive et qualitative permet de prendre les décisions
adéquates depuis les premiè-
res étapes à la finalisation. La
technique numérique utilisée
pour effectuer les simulations a
développé, depuis les années 80,
des méthodes qui ont fait leurs
preuves, notamment pour réaliser
les esquisses, les maquettes, les
échantillonnages et les dessins.

Simulation et réalité Interaction Processus d’étude

Edition : 05.12.2006 | Version actuelle sur [Link] 377


E Guide
Simulation et calcul
Introduction à la simulation

Evaluation et présentation La distinction faite entre les


modèles de travail et les modèles
de présentation vaut également
en simulation. Les premiers faci-
litent le processus de conception
grâce à des variantes approxima-
tives et schématiques. Ils s’oppo-
sent aux modèles de présentation,
réalisés avec finesse et précision.
Dans le cadre des études d’éclai-
rage, les esquisses, dessins numé-
riques ou retouches photogra-
phiques sont des techniques de
visualisation rapides. Une simula-
tion approximative de l’éclairage
peut ensuite être mise à profit
pour des études approfondies,
sans qu’il soit nécessaire de défi-
nir précisément les matériaux et
les appareils d’éclairage. On peut
enfin poursuivre la simulation sur
des surfaces réalistes comme avec
des appareils d’éclairage virtuels
et leurs données photométriques
correspondantes.

Simulation et traitement Si la simulation associe générale­


de l’image ment des modèles en 3D et une
illustration précise de l’effet lumiè­
re, les visualisations schématiques
font souvent appel au traitement
numérique de l’image en deux ou
en trois dimensions. Ce dernier
permet de rester abstrait et est
rapide à mettre en œuvre. Cette
méthode a toutefois ses limites
lorsque la pièce à éclairer est
complexe, car elle ne fournit que
peu de précisions sur l’échelle et
la complexité géométrique, préci-
sions indispensables à une étude
approfondie.

Simulation quantitative et Les études d’éclairage impliquent


qualitative deux types de simulation: la simu­-
lation quantitative, qui fait appel
à des valeurs numériques physi-
ques correctes pour vérifier les
éclairements et les luminances
exigées par les normes en vigueur;
et la simulation qualitative, qui
place l’ambiance au premier plan
et permet au consultant en éclai-
rage de présenter sa vision esthé-
tique d’un projet d’éclairage.

Edition : 05.12.2006 | Version actuelle sur [Link] 378


E Guide
Simulation et calcul
Introduction à la simulation

Simulation et réalité La qualité d’une simulation se


mesure souvent à sa proximité
avec la réalité et à la réponse à
la question suivante : le rendu
est-il juste du point de vue phy-
sique ou s’agit-il d’une représen-
tation photoréaliste ? L’apprécia-
tion de la justesse des données
physiques se fonde sur les valeurs
numériques de la simulation
quantitative. Un affichage sur
ordinateur ou une impression
couleur ne peuvent en aucun cas
produire le même effet que l’en-
vironnement réel. Ainsi, de même
qu’un photographe règle l’inci-
dence de la lumière en ouvrant
ou en fermant le diaphragme, une
décision analogue doit être prise
pour réaliser un rendu. S’ajoute
à cela le contraste maximal du
média de sortie. Une impression
couleur, un affichage d’écran ou
une image projetée par un vidéo-
projecteur ne restituera jamais un
contraste de luminance conforme
à la réalité.
L’impression photoréaliste pro-
duite par une simulation quali-
tative tient plutôt à la précision
de la représentation de l’effet
de lumière, notamment des jeux
d’ombres et de lumières ou de la
réflexion de la lumière.

Interaction Pour visualiser sans délai les modi­


fications apportées, l’utilisateur
apprécie de pouvoir réaliser une
simulation de manière interactive.
Compte tenu du niveau actuel de
la technologie, les programmes
ne sont interactifs que dans une
certaine mesure. En outre, cela
dépend considérablement du
matériel utilisé. Ainsi, les program­
mes permettent générale­ment
d’intervenir de façon interactive
sur la géométrie, le positionne-
ment de l’objectif et la texture,
mais aussi, plus simplement, sur
les sources lumineuses et les pro-
priétés des matières. Ce n’est pas
encore le cas sur les reflets, les
ombres complexes et la lumière
indirecte.

Edition : 05.12.2006 | Version actuelle sur [Link] 379


E Guide
Simulation et calcul
Introduction à la simulation

Processus d’étude L’efficacité de la simulation


d’éclairage dans le processus
d’étu­de dépend du degré de
détail et de la coopération avec
un spécialiste. De plus, le temps
et les moyens consacrés au projet
sont conditionnés par l’ampleur
et la précision souhaitée pour
la représentation définie. Pour
mettre en œuvre une simulation
d’éclairage, les bureaux d’études
peuvent choisir de procéder en
interne ou de recourir à un pres-
tataire spécialisé. La première
option ouvre la voie à la réalisa­
tion d’un rendu en parallèle avec
le processus de conception. En
revanche, lorsque diverses simu-
lations sont confiées à un pres­ta­
taire externe, l’échange d’informa­
tions est plus contraignant. Plus
expérimenté, le prestataire fournit
toutefois des résultats plus rapi­de­
ment et contribue ainsi à réduire
les coûts du bureau d’études.
La simulation d’éclairage s’arti-
cule en quatre volets: la modéli-
sation géométrique, la définition
des matériaux, l’éclairage du
modèle et le processus de rendu.

Edition : 05.12.2006 | Version actuelle sur [Link] 380


E Guide
Simulation et calcul
Simulation de l’éclairage

La simulation d’éclairage s’est


imposée comme une méthode
précieuse pour visualiser et véri­
fier l’éclairage. Elle nécessite
tout d’abord quelques opérations
pour l’organisation préliminaire
du rendu : l’idée et l’ébauche du
Modèle en 3D Surface Lumière ­concept, la maquette CAO en 3D
et les précisions relatives aux
sources lumineuses et aux pro­
priétés des surfaces. Les simula­
tions d’éclairage professionnelles
nécessitent des logiciels spéciali­
sés, par exemple 3ds VIZ/Max ou
DIAlux. En revanche, la plupart
des programmes CAO ne permet-
tent pas de réaliser des simula-
tions d’éclairage ou parfois uni-
quement sur le plan physique.

Rendu Evaluation Matériel

Logiciel Développements

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 381


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Modèle en 3D

Point de départ de la simulation,


les données 3D d’une pièce sont
utilisées pour calculer les images
correspondantes. Ces données
peuvent provenir de programmes
CAO basiques ou d’applications
spécialisées. Si le bureau d’études
Exporter et importer Topologie Géométrie utilise déjà des données 3D, il
des données peut les importer via le logiciel
de simulation d’éclairage. Plus
le modèle en 3D sera complexe
et détaillé, plus la simulation
d’éclairage exigera des efforts
et du temps.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 382


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Modèle en 3D

Exporter et importer des Lorsque le modèle en 3D existe


­données sous un autre programme que
celui utilisé pour la simulation,
il est possible d’exporter, puis
d’importer les données corres-
pondantes. Les modèles en 3D
impliquent des données com­
plexes ; aussi l’utilisateur doit-
il prévoir d’éventuelles erreurs
et effectuer manuellement les
corrections nécessaires. Il est
­conseillé d’exporter les fichiers
sous plusieurs formats usuels
tels que DWG, DXF et 3DS.

Topologie Les programmes CAO font de plus


en plus appel à des fonctions spé­
cialisées dans le bâtiment pour
générer notamment des piliers ou
des plafonds. Toutefois, il reste
souvent difficile de déterminer si
ces éléments sont composés de
surfaces ou de volumes. L’utilisa­
teur des programmes de simula­
tion se trouve ainsi confronté
aux éléments en 3D de base, sans
aucune information sur les com-
posants. Un point, une ligne, une
surface et une normale : le point
est défini par les coordonnées X,
Y et Z, la ligne par deux points
et la surface par trois points. La
normale est perpendiculaire à la
surface et signale sa face avant.
Après une exportation à partir
d’un programme CAO orienté
composants, l’utilisateur est con-
traint, en cas de modification de
la géométrie dans un programme
de simulation, de considérer une
autre structure.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 383


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Modèle en 3D

Géométrie Les modèles CAO ne répondant


pas aux mêmes exigences que
celles utilisées pour la simulation
d’éclairage, leur géométrie pose
fréquemment des problèmes pen-
dant la simulation. Par exemple,
sous un programme CAO, si la
réalisation en haute résolution
de câbles métalliques d’une ram-
pe d’escalier de forme cylindrique
ne pose aucune difficulté, il est
autrement plus compliqué de cal-
culer la surface des cylindres sur
le rendu. L’utilisateur doit donc
en tenir compte dès l’élaboration
de la maquette en 3D et les régla-
ges liés à l’export. Les simulations
nécessitant toujours de nombreux
calculs, l’optimisation de la géo-
métrie réduit considérablement
l’effort consacré aux simulations
d’éclairage. L’élaboration des
détails les plus précis sur une
couche inactive spécifique peut
diminuer le temps de calcul. Pour
accélérer les calculs intermédiai-
res, il est également recommandé
d’utiliser une structure en cou-
ches basée sur les matériaux.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 384


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Surface

Les matériaux ne peuvent être


identifiés qu’en définissant les
propriétés des surfaces. Les pro-
grammes de simulation prévoient
des réglages plus ou moins com-
plexes, selon la précision voulue.
Shading Texture

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 385


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Surface

Shading Le terme anglais « shading » signi-


fie ombrage. Le « shader » permet
à l’utilisateur de définir les carac­
téristiques d’éclairage des sur-
faces en fonction de la couleur,
du degré de réflexion et de la
transparence. Ces informations
déterminent l’effet produit sur
l’objet éclairé et sur son l’environ-
nement. Ainsi, l’effet de lumière
des matériaux dépend toujours
du type et de l’emplacement des
sources lumineuses, et seule l’as-
sociation des éléments de shading
et de l’éclairage le rend visible:
les points brillants n’apparaissent
sur les surfaces réfléchissantes
qu’à travers la lumière produite
par les sources lumineuses.

Texture Pour dépasser la représentation


simple de la couleur des objets,
des textures peuvent être attri-
buées aux différentes surfaces.
Cette technique du « mapping »
fait notamment appel à des
motifs graphiques abstraits ou à
des photos. Ainsi, les programmes
de simulation disposent de biblio-
thèques entières de matériaux,
pour représenter du bois ou du
béton, par exemple. Des procédés
de mapping spécifiques (bump
mapping) sont utilisés pour inter-
venir sur les microstruc­tures et
reproduire l’impression dégagée
par les surfaces d’une pièce.
L’effet produit par les photos utili-
sées est particulièrement réaliste.
Un résultat de bonne qualité passe
par une résolution élevée, une
prise de vue de face, sans reflet
de lumière ni distortion à travers
la lentille.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 386


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Lumière

Lorsque le concepteur souhaite


suggérer l’ambiance d’une pièce,
la lumière est l’un des principaux
vecteurs de la visualisation. Elle
participe pleinement à la percep-
tion de l’environnement et influe
sur la façon dont pièces et objets
Eclairage direct Eclairage indirect Sources lumineuses sont interprétés. Simuler la lumiè-
re avec un rendu sur un modèle
en 3D est un processus de longue
haleine. Pour y parvenir, l’utilisa-
teur peut recourir à des sources
lumineuses normalisées ou à des
données numériques reproduisant
l’incidence de véritables appareils
d’éclairage.

Lumière du jour

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 387


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Lumière

Eclairage direct Avec un éclairage direct, le fais-


ceau lumineux va de la source
lumineuse à la surface visée. S’il
ne rencontre aucun obstacle, son
point d’impact sur cette surface
est considéré comme éclairé.
Possible depuis les débuts de l’in-
fographie, le calcul de l’éclairage
direct n’est pas très complexe. Il a
néanmoins l’inconvénient majeur
de ne pas représenter l’éclairage
indirect. Une pièce éclairée par
des appareils pour l’éclairage du
plafond se trouvera ainsi entière­
ment plongée dans l’obscurité,
sauf sur les zones du plafond
directement éclairées.

Eclairage indirect L’éclairage indirect résulte de la


réflexion de la lumière sur une
surface. Le degré de réflexion de
cette surface et le degré de dis-
persion de la lumière, souvent
idéalisé, influent sur la lumière
indirecte réfléchie. Pour montrer
une pièce sous un angle réaliste,
il convient de calculer le plus
grand nombre possible d’interré-
flexions afin d’obtenir une répar-
tition naturelle de la lumière. Ce
n’est qu’à partir des années 90
que les progrès de l’informatique
ont permis d’effectuer des calculs
complexes. Le calcul de l’éclairage
indirect est également connu sous
le terme d’« éclairage global ».

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 388


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Lumière

Sources lumineuses Les programmes de simulation


Répartition de la lumière comprennent toute une gamme
de sources lumineuses pour un
éclairage concentré, ponctuel,
général ou encore une lumière
solaire. Toutefois, pour représen-
ter certains appareils, il convient
d’utiliser une interface capable
d’importer les données relatives à
leur répartition de la lumière. Dis-
ponibles auprès de la plupart des
fabricants d’appareils d’éclairage,
ces données décrivent la réparti­
tion de l’intensité lumineuse de
chaque appareil. Le format IES uti-
lisé à cet effet est un format inter-
national courant. Par exemple, les
appareils d’éclairage à répartition
asymétrique de la lumière, comme
les projecteurs à faisceau mural
ou les appareils pour l’éclairage
du plafond, ne peuvent faire
l’objet de calculs pertinents. Des
accessoires tels qu’une lentille à
sculpture influent sur la réparti-
tion de la lumière et impliquent
des données spécifiques.
Sources lumineuses Si, en plus d’une simulation quan-
Modèle en 3D titative de l’éclairage, l’utilisateur
souhaite représenter l’incidence
des appareils d’éclairage dans une
pièce, il doit utiliser des maquet-
tes en 3D de ces appareils. Ainsi,
certains fabricants proposent des
appareils virtuels qui reprennent
la géométrie en 3D des appareils
réels, les propriétés des surfaces,
les axes de rotation opération-
nels et la répartition de l’inten-
sité lumineuse. La cinématique
inversée permet de disposer les
projecteurs de manière rapide
et réaliste, de sorte que les élé-
ments mobiles des appareils sont
automatique­ment ajustés en
fonction de l’orientation donnée
à la répartition de la lumière par
l’utilisateur.

Lumière du jour Le rapport entre la lumière du


jour, la lumière solaire à inciden­
ce directe et la lumière céleste
diffuse confère leur réalisme aux
simulations. Si la lumière du jour
peut facilement être calculée
pour des présentations et des
études d’ombres, l’analyse quan-
titative est autrement plus com-
plexe. Des informations précises
sur l’éblouissement au niveau
du poste de travail et la chaleur
transmise par différentes verriè­-
res de protection contre le soleil
ne peuvent être obtenues que
par le biais de logiciels et d’ou-
tils d’analyse spécifiques.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 389


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Rendu

Le « moteur de rendu » génère des


images photoréalistes à partir
d’un modèle en 3D. Chaque pro-
gramme de simulation a ses pro-
pres méthodes de rendu, avec ses
avantages et ses inconvénients.
L’expérience montre que l’évolu-
Radiosité Photon-mapping Raytracing tion des capacités informatiques
génère de nouveaux modes de
calcul tous les trois à quatre ans.
Toutefois, si des progrès considé­
rables sont réalisés au niveau des
programmes de simulation, la
qualité du rendu relève aussi en
grande partie des compétences
de l’utilisateur.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 390


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Rendu

Radiosité La radiosité, qui compte parmi


Avec le calcul de l’éclairage par les premières méthodes de calcul
radiosité, les faisceaux sont émis de l’éclairage, a été largement
par la source lumineuse et réflé- diffusée en raison de la possibilité
chis dès leur incidence sur une ainsi offerte de calculer l’éclaira­
surface. Ce processus se reproduit ge diffus indirect. Si l’animation
un certain nombre de fois et d’une maquette d’architecture
prend ainsi en compte la lumière n’implique qu’un nouveau réglage
réfléchie par d’autres surfaces. de l’objectif, la lumière restant
La radiosité présente l’avantage inchangée, un unique calcul suf­-
majeur de stocker les propriétés fit pour différentes perspectives.
lumineuses dans un maillage appli­
qué à la géométrie du modè­le. Le
repère photo peut ainsi être modi-
fié ultérieurement, sans qu’un
nouveau calcul soit nécessaire.
En revanche, la radiosité a pour
inconvénient d’allonger le temps
de calcul en présence de détails,
de sphères ou de scènes comple-
xes impliquant de très nombreux
polygones. En vue d’un calcul plus
rapide, un maillage relativement
grossier d’indices de réflexion peut
néanmoins engendrer une réparti-
tion erronée de l’éclairement.

Photon-mapping Plus le modèle compte de pho-


Le photon-mapping fonctionne tons, plus les transitions du ren­-
comme le raytracing. Si ce dernier du peuvent être précises, ce qui
considère les faisceaux depuis le accroît d’autant la complexité
centre optique, le photon-map- des calculs. Plus le nombre de
ping s’appuie sur les faisceaux réflexion est important, plus la
émis par la source lumineuse et qualité et la précision de la carte
constitués de particules virtuel­les, des photons deviennent pertinen­
ou photons, à l’origine de l’émis- tes. Les points ainsi obtenus peu-
sion de lumière dans la pièce. vent ensuite être fondus par le
Lorsqu’ils rencontrent une sur- biais d’un lissage, ou gathering.
face, les photons sont réfléchis Le photon-mapping sert aujour­
et les indices de lumination sont d’hui de base à des procédés de
enregistrés au point d’impact. calcul approfondis. Pour mieux
Les caractéristiques des photons représenter les détails, cette
sont mémorisées sur une seule méthode est utilisée en combi­nai­-
carte, ou « photon map », qui est son avec le raytracing. Le recours
donc indépendante de la géomé- exclusif au raytracing peut s’avé­
trie et peut être utilisée en réseau rer plus contraignant avec les
pour des simulations utilisant des maquettes où les sources lumi-
calculs dispersés. La position de neuses sont particulièrement
l’objectif peut ainsi être modifiée petites ou brillantes.
sans qu’un nouveau calcul soit
nécessaire, ce processus ne pou-
vant néanmoins s’effectuer de
manière interactive.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 391


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Rendu

Raytracing point de vue et de la direction de


A la différence de la radiosité et visée requiert un nouveau calcul.
du photon-mapping, le raytracing, Les scènes riches en contrastes
ou méthode de Monte-Carlo, sont particulièrement probléma-
n’est pas fondé sur des faisceaux tiques, car les faisceaux aléatoires
émis par les sources lumineuses, utilisés dans les calculs partent
mais sur des faisceaux allant du de l’œil et les ouvertures telles
centre optique à la maquette et des petites fenêtres sur un grand
aux sources lumineuses. S’ils ren- mur peuvent ne pas être prises en
contrent une surface, les autres compte dans un premier temps.
faisceaux sont étudiés pour
déterminer si le point d’impact
réfléchit la lumière ou retient
les ombres. Le résultat est repré-
senté comme pixel sur un plan
focal. Plus le nombre de surfaces
réfléchissantes et la résolution
du plan focal sont élevés, plus les
faisceaux sont nombreux et les
calculs nécessaires à la simulation
contraignants.
L’avantage du raytracing réside
dans la précision avec laquelle les
détails et les ombres les plus peti-
tes sont représentés. En revanche,
cette méthode s’appuyant sur un
plan focal, toute modification du

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 392


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Evaluation

De même que l’on évalue les


photos selon des critères de
qualité techniques, les acteurs
des études d’éclairage peuvent
rechercher d’éventuelles erreurs
sur les rendus. Si la première
impression est souvent décisive
Conception de Artefacts concernant la vue d’ensemble
l’image esthétique et la similitude des
effets de lumière avec l’environ-
nement naturel, plusieurs critères
peuvent être pris en compte en
vue d’une évaluation technique
critique. A la volonté d’obtenir
une représentation la plus précise
possible s’oppose la contrainte
d’une modélisation détaillée et
d’un allongement du temps de
calcul. Il s’agit, par conséquent,
de trouver pour chaque simula-
tion le compromis adéquat entre
précision et vitesse.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 393


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Evaluation

Conception de l’image L’évaluation de la conception


d’une image porte avant tout sur
des aspects esthétiques. Isomé-
trie, perspective centrale ou à
deux points de fuite, la perspec-
tive détermine l’effet produit en
termes de géométrie et de natu-
rel. La luminosité, le contraste et
la saturation, tout comme des
surfaces définies avec soin, con-
tribuent également au réalisme
de la représentation.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 394


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Evaluation

Artefacts La justesse des réglages effectués


pour le calcul de l’image se vérifie
par les artefacts observés. Ainsi,
la présence sur les arêtes courbes
d’effets de crénelage, par exemple
des arêtes anguleuses et des jonc-
tions rigides, est révélatrice de
calculs insuffisants.
Les durées de calcul sont souvent
considérablement réduites lors-
que seuls quelques points échan-
tillons sont fusionnés après avoir
été lissés. Si ce procédé passe
inaperçu sur des surfasses lisses,
les erreurs qui en résultent sont
en revanche manifestes sur des
formes complexes et de petite
taille. Cet aspect revêt toute son
importance en présence de forts
contrastes de luminance sur des
détails. Le même constat s’appli-
que pour les dégradés de lumi-
nance sur les arêtes ou les ombres
trop faibles d’un objet, liées à une
interpolation trop marquée du
nuançage d’une pièce.
Une trame du maillage trop gros­-
sière ou un placement non optimal
des composants peuvent fausser la
répartition de la lumiè­re, notam-
ment si le faisceau lumineux se
retrouve à traverser une paroi ou
Pièce avec quelques points Pièce avec plusieurs points un plafond.
échantillons échantillons

Ombres avec forte interpolation Détails ombrés avec forte inter-


polation

Ombres avec bonne interpolation Surfaces avec quelques points


échantillons

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 395


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Matériel

En simulation d’éclairage, l’utili-


sation d’un matériel hautement
performant est plus significatif
en termes de puissance de calcul,
que dans d’autres domaines d’ap-
plications tels que la communica-
tion ou le traitement de texte, par
Processeur Mémoire vive Carte graphique exemple. Une simulation efficace
repose avant tout sur l’interaction
du processeur, du disque dur et de
la carte graphique.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 396


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Matériel

Processeur Le processeur (CPU, Central Pro-


cessing Unit, aussi appelé unité
centrale) fournit la puissance
de calcul. Le doublement de la
vitesse d’un processeur réduit de
moitié le temps de calcul néces-
saire à la réalisation d’un rendu.
On recommande aujourd’hui l’uti-
lisation de biprocesseurs, certai-
nes stations de travail possédant
plusieurs unités centrales. Face à
des tâches complexes, l’utilisateur
peut recourir à d’autres ordina-
teurs en réseau en vue d’un cal­cul
distribué.

Mémoire vive La mémoire vive (RAM, Random


Access Memory) n’influe pas direc­
tement sur la vitesse de calcul. Elle
détermine en premier lieu la taille
maximale d’une scène à traiter
avant que l’ordinateur n’enregis­
tre les données sur le disque dur.
Cet enregistrement est lent et
entrave le processus de rendu.
Cette dépendance n’est pas liné­
aire, aussi la puissance de calcul
descend fortement à partir d’une
certaine valeur limi­te. Lorsque le
calcul se déroule fréquemment
en parallèle avec le fonctionne-
ment du disque dur, il convient
d’accroître la mémoire vive.

Carte graphique La carte graphique détermine


l’amplitude potentielle de l’in­
teractivité avec la maquette en
3D, notamment pour des objets
texturés. Si elle influe moins sur
la vitesse de calcul proprement
dite, plusieurs évolutions indi-
quent néanmoins qu’elle pour­-
rait également intervenir dans
la simulation.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 397


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Logiciel

Il existe une large palette de


programmes de simulation
d’éclairage, qui couvrent diverses
applications allant des analyses
quantitatives aux visualisations
complexes. Pour déterminer si une
simulation d’éclairage physique
DIALux Autodesk Radiance correcte peut être effectuée avec
un logiciel, l’utilisateur peut se
référer à la partie du Guide rela-
tive au support de l’éclairage glo-
bal en matière de radiosité et de
formats IES ou Eulumdat. Le cas
échéant, il peut également joindre
les données photométriques aux
données DXF correspondantes.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 398


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Logiciel

DIALux DIALux est un logiciel gratuit


d’études d’éclairage destiné au
calcul et à la visualisation. Ce
programme a été lancé par le
Deutschen Institut für Ange­
wandte Lichttechnik (DIAL). Le
logiciel DIALux permet de réaliser
une analyse quantitative, simple
et rapide, d’une étude à partir
d’une fonctionnalité unique de
3D et de rendu. Le format de
données ULD pour les appareils
d’éclairage inclut la géométrie en
3D des appareils, la répartition de
l’intensité lumineuse ainsi qu’une
description de l’article. Les plugins
du fabricant d’appareils d’éclaira-
ge comprennent des données de
calcul supplémentaires, notam-
ment les facteurs de maintenance
et les valeurs UGR.
Pour plus d’informations sur le
logiciel DIALux : [Link]

Autodesk Avec le logiciel VIZ, la société


Autodesk propose un programme
dédié à des visualisations com-
plexes. Les données des appareils
d’éclairage pour Autodesk VIZ ou
3ds Max comprennent la maquet-
te en 3D de l’appareil d’éclairage,
les propriétés des surfaces et les
textures, mais aussi la flexibilité
des composantes (cinématique
inversée). La cinématique inversée
permet d’orienter les projecteurs
avec un nombre de réglages
limité. La simulation d’éclairage
requiert des données photométri­
ques supplémentaires. Autodesk
VIZ et 3ds Max permettent d’ef-
fectuer un calcul de radiosité et
d’obtenir ainsi une simulation
d’éclairage physique correcte.

Radiance Radiance est un programme


professionnel pour la simulation
d’éclairage, développé par Berke-
ley Lab. Son importante gamme
d’outils de calcul et d’analyse,
qui requiert des connaissances
particulièrement approfondies
des systèmes d’exploitation et
des interpréteurs de commande,
trouve ses applications dans les
installations de recherche et les
entreprises spécialisées. En raison
de sa complexité, ce programme
ne convient pas pour représenter
rapidement une étude d’éclairage
qualitative. L’utilisation de don-
nées d’appareil d’éclairage IES
permet de réaliser une simulation
d’éclairage physique correcte.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 399


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Développements

100 %
En comparaison avec d’autres
80
technologies comme la photogra-
60 phie numérique ou la publication
40 assistée par ordinateur, la visua-
20
lisation en 3D est en perpétuelle
0
300 400 500 600 700 800 nm
évolution. Les innovations en la
matière peuvent considérable-
HDR Spectre lumineux Rendu en temps réel ment modifier le déroulement du
travail d’ici les prochaines années.
Un certain nombre d’évolutions
devrait profiter à la simulation
d’éclairage.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 400


E Guide
Simulation et calcul | Simulation de l’éclairage
Développements

HDR images au format HDR (32 bits),


HDR, « High Dynamic Range », ouvrant ainsi la voie à de nouvel-
correspond à un format techni- les possibilités de postlumination
que capable de mémoriser et de ou de rendus. Si cette pratique
représenter un fort contraste de a déjà cours, le développement
luminance. Aujourd’hui, les péri- de moniteurs compatibles HDR
phériques de sortie graphiques permettra à cette technologie
fonctionnent pour la plupart en de franchir un nouveau cap. A
régime « Low Dynamic Range », moyen terme, le format HDR
avec 255 gradations par canal de prendra la relève des formats
couleur en RVB (8 bits). Si dans d’image actuels. Le format RAW
une scène, le contraste de lumi- est déjà une première étape en
nance est très marqué, par exem- ce sens.
ple par le soleil, certaines zones
peuvent être jusqu’à 100 000 fois
plus claires que les zones ombrées.
L’enregistrement de l’image corres­
pondante au format .TIFF ou .jpg
s’accompagne d’une compression
du contraste maximal, laquelle
réduit la clarté du soleil à seule­
ment 255 fois celle de l’ombre
100 %
et lui confère la même couleur
qu’un vase blanc : la reproduction
80 du contraste de luminance est
altérée. En revanche, le contraste
60 maximal reste inchangé pour des
40 Spectre lumineux
20
La plupart des modules de simu-
lation ne permettent pas encore
0 de représenter la qualité du
300 400 500 600 700 800 nm rendu des couleurs, les données
et programmes adéquats n’étant
Répartition spectrale relative pas encore disponibles. Les logi-
Lampe à incandescence ciels existants ne calculent pas
l’intégralité du spectre visible de
la lumière, mais uniquement cer-
tains segments : le rouge, le vert
100 % et le bleu. Les différentes lampes
ne présentant pas un spectre
80 uniforme, le rendu des couleurs
60
est inégal et n’est donc pas pris
en charge par les programmes
40 de simulation. En l’état actuel
de la technique, il est impossible
20 de faire certaines prévisions, par
exemple concernant le rendu
0
des couleurs des textiles dans
300 400 500 600 700 800 nm un magasin. Cela nécessiterait
en effet de définir les propriétés
Répartition spectrale relative spectrales tant des sources lumi-
Lampe à décharge haute pression neuses que des surfaces.

Rendu en temps réel tecturale. Les fabricants de pro-


Les simulations impliquent tou­ grammes de rendu élaborent ainsi
jours un délai entre la saisie des des solutions basées sur les fonc-
données et l’obtention du résul- tionnalités matérielles de cartes
tat, d’où le souhait d’un calcul en graphiques performantes.
temps réel, déjà possible pour de
nombreuses fonctions. Or les pro­
grès techniques s’accompagnent
souvent d’exigences accrues en
termes de représentation, elles-
mêmes induisant un ralentisse­
ment de la vitesse de calcul. La
technologie en temps réel reçoit
des impulsions liées au fonc-
tionnement de l’ordinateur, qui
ont une influence directe sur la
cadence des expositions. L’ordi-
nateur permet d’effectuer des
calculs préalables contraignants,
peu usuels en simulation archi-

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 401


E Guide
Simulation et calcul
Calculs

Les études d’éclairage nécessitent


toute une série de calculs d’ordre
technique et économique. Ces
derniers portent généralement sur
le niveau d’éclairement moyen ou
l’éclairement précis des différents
points d’une pièce. Il peut égale-
Puissance installée Eclairements Facteur de ment être important de détermi-
­ponctuels ­maintenance ner la luminance des différentes
zones en présence, les qualités de
l’éclairage comme le nuançage et
la restitution des contrastes, ou
encore les coûts d’une installation
d’éclairage, frais de maintenance
inclus.

Donnée UGR Calcul de l’éclaire- Coûts de l’éclairage


ment moyen

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 402


E Guide
Simulation et calcul | Calculs
Puissance installée

Les études relatives à la puissance


installée consistent à déterminer,
pour des appareils d’éclairage et
des sources lumineuses donnés,
la puissance installée nécessaire,
autrement dit le nombre d’appa-
reils requis, pour obtenir l’éclai-
Nombre d’appareils Eclairement rement voulu. De fait, pour une
puissance installée et des lampes
données, il est possible de calculer
l’éclairement moyen. La puissance
installée sert à une implantation
régulière des appareils. A titre
indicatif, les fabricants d’appa-
reils d’éclairage fournissent des
tableaux faisant figurer les éclai-
rements par nombre d’appareils.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 403


E Guide
Simulation et calcul | Calculs
Puissance installée

Nombre d’appareils Specifications Example with P* Le nombre d’appareils néces-


22227.000 saire pour un éclairement donné
Connected load of one luminaire E m · a · b · P* dépend de la puissance installée
n=
P: 66.0 W P · f · MF par appareil et 100lx. Pour garan-
Connected load per 100lx tir un même éclairement pendant
P*: 2.81 W/m2 500lx · 12m · 14m · 2.81W/m2 toute la durée de fonctionnement,
Em Maintained value of illuminance n= il convient également de tenir
DIN EN 12464 66W · 0.93 · 0.81 · 100lx
compte du facteur de mainte-
f Correction factor from separate n = 48 nance. Les valeurs fournies valant
correction table 0.93 pour une pièce type, un coeffi-
MF Maintenance factor, reference cient de correction s’impose en
value 0.80 cas de conditions plus spécifiques.

Eclairement Specifications Example with P* Le calcul de l’éclairement pour


22227.000 un nombre donné d’appareils
Connected load of one luminaire n · P · f · MF nécessite de connaître la puissan-
Em =
P: 66.0 W a · b · P* ce installée par appareil et pour
Connected load per 100lx 100lx. Le facteur de maintenance
P*: 2.81 W/m2 48 · 66W · 0.93 · 0.80 · 100lx permet de déterminer la valeur
Em Maintained value of illuminance Em = de maintenance de l’éclairement.
DIN EN 12464 12m · 14m · 2.81W/m 2
Cette valeur indique le niveau
f Correction factor from separate E m =499 d’éclairement maximal à ne pas
correction table 0.93 dépasser une fois l’installation
MF Maintenance factor, reference d’éclairage en service. Les valeurs
value 0.80 fournies valant pour une pièce
type, un coefficient de correction
s’impose en cas de conditions
plus spécifiques.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 404


E Guide
Simulation et calcul | Calculs
Eclairements ponctuels

L’éclairement à certains points


d’une pièce se calcule suivant la
règle sur la distance photométri-
que : l’éclairement diminue pro-
portionnellement au carré de la
distance de la source lumineuse.
Ce calcul ne tient pas compte de
l’éclairage indirect. Les éclaire-
ments ponctuels peuvent être
calculés pour l’éclairage assuré
par un seul ou plusieurs appareils.
Pour les zones étroites dotées
d’appareils individuels, le calcul
peut également être effectué
manuellement. En revanche, les
programmes d’études d’éclairage
trouvent leur application en pré-
sence d’un grand nombre d’ap-
pareils et de points éclairés. Ils
prennent également en compte
l’éclairage indirect. Les program-
mes peuvent déterminer l’éclai-
rement pour toutes les surfaces
de délimitation spatiale et tous
les degrés d’utilisation. La repré-
sentation graphique est assurée
par des diagrammes Isolux ou
des représentations en fausses
couleurs.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 405


E Guide
Simulation et calcul | Calculs
Facteur de maintenance

Pour assurer l’éclairement néces-


saire pendant une période donnée,
les études d’éclairage prévoient
un facteur de maintenance MF
(Maintenance Factor), qui prend
en compte la diminution du flux
lumineux d’une installation d’éclai­
Facteur de mainte- Facteur de mainte- Facteur de mainte- rage. La valeur de l’éclairement
nance des appareils nance de la pièce nance du flux lumi- s’obtient ainsi à partir de la valeur
d’éclairage neux de maintenance de l’éclairement
et du facteur de maintenance.
Le plan d’entretien détermine
les intervalles de nettoyage des
appareils d’éclairage et de la piè-
ce, ainsi que le changement des
lampes. La valeur de maintenance
de l’éclairement dépend par con-
séquent des appareils d’éclairage,
des lampes et des conditions
ambiantes.
Facteur de durée de
vie d’une lampe

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 406


E Guide
Simulation et calcul | Calculs
Facteur de maintenance

Facteur de maintenance des Cleaning frequency (a) Le facteur de maintenance des


appareils d’éclairage Environmental conditions appareils d’éclairage LMF (Lumi-
A Open luminaires naire Maintenance Factor) tient
B Open-top reflectors compte de la perte du flux lumi-
C Closed-top reflectors neux des appareils causée par
D Closed reflectors l’empoussièrement. Il correspond
E Dustproof luminaires au rendement lumineux d’un
F Luminaires with indirect emission appareil d’éclairage au moment
du nettoyage par rapport à la
1 2 3 valeur à l’état neuf. Il dépend de
P C N D P C N D P C N D la forme de l’appareil et de l’em-
0.96 0.93 0.89 0.83 0.93 0.89 0.84 0.78 0.91 0.85 0.79 0.73 poussièrement ainsi possible. La
0.96 0.90 0.86 0.83 0.89 0.84 0.80 0.75 0.84 0.79 0.74 0.68 classification LMF est indiquée
0.94 0.89 0.81 0.72 0.88 0.80 0.69 0.59 0.84 0.74 0.61 0.52 sur les appareils. Il convient de
0.94 0.88 0.82 0.77 0.89 0.83 0.77 0.71 0.85 0.79 0.73 0.65 définir l’intervalle de nettoyage
0.98 0.94 0.90 0.86 0.95 0.91 0.86 0.81 0.94 0.90 0.84 0.79 optimal pour le plan d’entretien.
0.91 0.86 0.81 0.74 0.86 0.77 0.66 0.57 0.80 0.70 0.55 0.45

Facteur de maintenance de la Cleaning frequency (a) Le facteur de maintenance de la


pièce Environmental conditions pièce RSMF (Room Surface Main-
Direct emission tenance Factor) tient compte de
Direct/indirect emission la perte du flux lumineux causée
Indirect emission par l’empoussièrement des surfa-
ces de délimitation. Il correspond
au coefficient de réflexion des sur­
Classification of Environmental faces avant et après le nettoyage
­Conditions par rapport à la valeur à l’état
P (very clean room) pure neuf. Il dépend de l’empoussière-
C (clean room) clean ment de la pièce, des conditions
N (average conditions) normal ambiantes d’une pièce et de l’in-
D (dirty room) dirty tervalle de nettoyage sélection-
né. La taille de la pièce et le type
1 2 3 d’éclairage (à rayonnement direct
P C N D P C N D P C N D ou indirect) influent également.
0.99 0.98 0.96 0.95 0.97 0.96 0.95 0.94 0.97 0.96 0.95 0.94 Au facteur de maintenance de
0.96 0.92 0.88 0.85 0.93 0.89 0.85 0.81 0.90 0.86 0.82 0.78 la pièce correspondent 4 degrés
0.94 0.88 0.82 0.77 0.91 0.84 0.77 0.70 0.84 0.78 0.72 0.64 de propreté : P pure (pièce très
propre), C clean (pièce propre),
N normal (pièce normalement
sale) et D dirty (pièce sale).

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 407


E Guide
Simulation et calcul | Calculs
Facteur de maintenance

Facteur de maintenance du Hours of operation (h) Le facteur de maintenance du flux


flux lumineux Tungsten halogen lamps/ lumineux LLMF (Lamp Lumen Main­
low-voltage tenance Factor) tient compte de
Metal halide lamps la perte du flux lumineux causée
High-pressure sodium vapour par le vieillissement de la lampe.
lamps Il correspond au flux lumineux de
Compact fluorescent lamps la lampe à un moment déterminé
Fluorescent lamps par rapport à la valeur d’éclaire-
ment à l’état neuf. Il convient de
2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000 16000 18000 20000 se reporter aux dernières données
0.95 -- -- -- -- -- -- -- -- -- des fabricants de lampes.
0.86 0.82 0.75 0.69 0.66 -- -- -- -- --
0.99 0.98 0.98 0.97 0.97 0.96 0.96 0.95 0.95 0.94
0.92 0.88 0.85 0.83 0.83 -- -- -- -- --
0.96 0.95 0.94 0.93 0.92 0.91 0.90 0.89 0.88 0.88

Facteur de durée de vie d’une Le facteur de durée de vie d’une


lampe lampe LSF (Lamp Survival Factor)
tient compte de l’écart entre la
durée de vie des différentes lam­
pes et leur durée de vie moyenne.
Il dépend de la durée de fonction­
nement. Il faut tenir compte ici
des dernières données des fabri-
cants de lampes. Le changement
immédiat d’une lampe défectueu­
se implique un facteur de durée
de vie LSF = 1. Pour le plan d’en-
tretien d’une installation d’éclai-
rage, il convient de déterminer
en plus l’intervalle optimal pour
changer les lampes. Il dépend de
l’utilisation faite de l’installation
et s’obtient en analysant la durée
de consommation et la durée de
vie moyenne des lampes sélec-
tionnées.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 408


E Guide
Simulation et calcul | Calculs

Donnée UGR L’UGR (Unified Glare Rating), qui


correspond à l’évaluation unifiée
de l’éblouissement suivant CIE 117,
sert à évaluer et à limiter l’éblouis­
sement psychologique direct des
appareils d’éclairage. Contraire-
ment aux autres méthodes qui
3.3 Practical planning évaluent l’éblouissement par le
3.3.6 Calculations biais des luminances d’un seul
appareil d’éclairage, ce procédé
calcule l’éblouissement de l’en-
semble de l’installation d’éclaira­
ge pour une position d’observa-
n of luminous flux emitted by tion donnée. Conformément à la
ources, which falls on the norme DIN EN 12464, la valeur de
ane after interaction with lumi- référence UGR est indiquée pour
room surfaces. The deciding 3.3 Practical planning une pièce type. Les nouveaux pro­-
his calculation is the utilance, 3.3.6 Calculations grammes d’études d’éclairage per­
erived from the geometry of mettent de calculer la valeur UGR
the reflectance of the room sur- exacte relative à une position
d’observation donnée. Plus cette
the efficiency and the distri- valeur est faible, moins l’éblouis-
earacteristics
portion of luminousof the luminaires flux emitted by sement est élevé. De plus, l’angle
e light sources, which falls on the d’élévation, de 65°, 75° ou 85°,
ablerking toplane
calculate afterthe interaction
appropriate with lumi- est indiqué pour des luminances
res
each and room surfaces.
individual case, there The deciding < 1 000 cd/m2. Il s’agit ici du
tor in this which
available, calculation contain is the
the utilance, seuil au-dessus duquel l’appareil
fich is derived from
a standardised the with
space geometry of d’éclairage a une luminance de
eroom space,geometry,
the reflectance changing of the re-room sur- 1 000 cd/m2.
es andand
ctors theluminaires
efficiencywith and the a distri-
tion characteristics
distribution of the luminaires
characteristics. The
ed.
lised space is presumed to be
To regular
of be able to shapecalculate the appropriate EN = V . n . Ï . æR . æLB
and propor- Utilisation factor
lance in each
ectangular and individual
having the case, there
ratio a.b method: formula for
calculating the nominal
otables
widthavailable,
approx. 1.6 which
to 1. contain
The the . .
lance of a standardised
are presumed to be arranged space with n = 1 . En. a . b illuminance EN for a
given number of lumi-
V Ï æR æLB
anging
ar pattern room on geometry,
the ceiling,changing either re- naires or the number
ction factors
directly onto the andceiling
luminaires or sus-with a of luminaires n for
a given illuminance.
om ietythe ofceiling.
distribution Thesecharacteristics.
standar- The
sic,
es haveidealised space is
a decisive presumed
influence onto be
. . .
ptyofand theofcalculations
regular shape and
the propor-moyen EN = V . n Ï .æR æLB EN (lx) Utilisation
cy Calcul defor l’éclairement Nominal factor
illuminance
ns,Ifi.e.
n. therectangular
conditions and inherenthaving in the ratio a b method: formula for
n Number
calculating the of nominal
luminaires
length
onceptto arewidth
in line approx.
with those 1.6 toin1. The . . a (m) Length of space
minaires
space, the areresults
presumed will be to rea-
be arranged n = 1 . En. a . b illuminance
b (m) givenWidth number
E N for a
of lumi-
of space
V Ï æR æLB
acurate.
regularThe pattern
more the on thebasicceiling,
con- either Ï (m) naires or the number
Luminous flux per luminaire
untedfrom
viate directly onto the ceiling or sus-
the standardised of luminaires n for
hR Utilance
a given illuminance.
nded e. g. from
if thethe ceiling.
lighting Theseisstandar-
layout hLB Light output ratio
ed values have
symmetrical, a decisive
it must be acceptedinfluence on V Light loss factor
ecreasing
accuracy of the of
number calculations
errors will for the EN (lx) Nominal illuminance
heplication.
[Link] the conditions inherent in n Number of luminaires
eusingbasicthe concept are infactor
utilisation line with those in Calcul de l’éclairement moyen : Le calcul de a (m) Lengthmoyen
l’éclairement of space les programmes d’études d’éclai-
ne model
appropriatespace,utilance
the results table willhas
be rea- formules pour calculer soit l’éclai- sert à dimensionner b (m) Width of space rage correspondants, à calculer
approxima-
nably
for each accurate.
type ofThe more the
luminaire. Thebasic con- rement nominal EN pour un nom- tivement Ïles(m) Luminous
installations flux perl’éclairage
d’éclai- luminaire moyen de pièces pré­
ions standard
ding deviate from the standardised
luminaire classifi- bre d’appareils d’éclairage donné, rage. Il permet hR de déterminer
Utilance le sentant une trame d’appareils
nditions,
e can be used e. g. iffor the lighting
this purpose. layout is soit le nombre d’appareils n pour nombre d’appareils
hLB requis pour ratiod’éclairage régulière.
Light output
tinctly asymmetrical,
classification it must be accepted
in accordance un éclairement donné l’éclairement V souhaité et inverse­
Light -
loss factor
at
5040 an increasing
and the German numberLighting of errors will æLB = ÏLe Light output ratio h LB : ment. L’éclairement moyen corres­
cur in the is calculation. ratio of the luminous pond à l’éclairement horizontal
g Society made up of one ÏLa flux emitted by a lumi- moyen d’une pièce de taille don­-
twoWhen using
digits, the utilisation
a combination factor
indi- nair ÏLe under opera- née calculé à partir du flux lumi-
thod of
mber an luminaire
appropriate utilance table has
qualities. ting conditions to the neux total des appareils d’éclai-
be used for
defines theeach type ofclass
luminaire luminaire.
and The luminous flux of the rage, de leur rendement et du
responding
whether standard emits
a luminaire luminaire classifi- lamp ÏLa . facteur d’utilisation du local.
ion table
arily in thecan be used
upper for this
or lower partpurpose. Le calcul de l’éclairement moyen
minaire
ce, i.e. directclassification
or indirect in ligh-
accordance a peu d’importance pour les con-
h DIN
rst digit5040refersand to the proportion
German Lighting Ï Light output ratio cepteurs
h LB : auÏquotidien
La : il utilise
æLB = Le
ratio of the luminousdes pièces standardisées, alors
usgineering
flux falling Society
ontoisthe madeworkingup of one ÏLa qu’il est aujourd’hui
flux emitted by a lumi- plus simple
ter lower
he and two partdigits,
of the a combination
space. The indi- nair ÏLe under opera-
ÏLe
et plus rapide de réaliser par ordi­
itesindicates
a numberthe ofcorresponding
luminaire qualities. ting conditions to nateur
the les calculs correspondant
eheletter
upper defines
part ofthe theluminaire
space. It classis and Typical light outputflux of the
luminous aux pièces individuelles.
Luminaire LampLe calcul
type hLB
icates whether
necessary to use the a luminaire
standard emits for direct
ratios hLBlamp ÏLa . de l’éclairement moyen sert enco-
luminaires with various
ht primarily
minaire in the upper
classification, asorexact
lower part cut-off angles and re, dans la
Louvred norme européenne
luminaire 30° T26 et 0.65–0.75
the space,
upplied by i.e.
thedirect
lighting or manu-
indirect ligh- lamp types. Louvred luminaire 40° T26 0.55–0.65
g. The first digit refers to the proportion ÏLa
Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] Louvred lumin. square TC 0.50–0.70
uminous flux falling onto the working 409
Downlight 30° TC 0.60–0.70
ne in the lower part of the space. The Downlight 40° ÏTC
Le 0.50–0.60
ond digit indicates the corresponding Downlight 30° A/QT 0.70–0.75
ue for the upper part of the space. It is Typical light outputDownlightLuminaire40° A/QT Lamp type hLB
0.60–0.70
ratios hLB for direct
they comprise the amotised costs for nance L from one half Linstallation
from one half of the
the luminaires, for their installation and of the space. space.
K from the K' = n (p . K1 + R)
fixed costs K' and the
cleaning. The variable costs are dependent annual operating costs

E
on the operating time. They comprise costs
for energy, material and wages for staff Guide K". K'' = n . tB (a . P + K2 )
tLa
carrying out lamp replacement. On the K = n [p . K1 + R + tB (a . P + K2 )]
basis of these values it is possible to cal- Simulation et calcul | Calculs tLa
culate the different qualities of a lighting
installation. Formula for calculating
t= Kl (new)
The annual costs ofFormula
a lighting instal- the pay-back time t
for calculating K = K' + K'' of a new installation. K'' (old) – K'' (new)
lation are of particular the
interest.
costs ofIta islighting
often
advisable to Coûts
comparede l’éclairage
Formula for calculating
the economic
installation K effi-
from the KK'==K'n +(pK''
. K1 + R) Le coût d’une installation d’éclai-
the costs of a lighting rage comporte une part fixe et
fixed costs
ciency of different lampinstallation
types inK'Kthe
and the
plan-
annual operating
from the
costs K' = n (p . K1 + R) une part variable. Les coûts fixes
ning phase. This data can K". be operating
fixed calculated
costs K' and the K'' = n . tB (a . P + K2 Comparison
) of the
pay-back time t of two t = Kl (B) – Kl (A) sont indépendants du temps de
either as annual costs annual
or as costs
K".
for costs
the K'' = n . tB (a . P + KtLa 2 )
new installations, K'' (A) – K'' (B)fonctionnement de l’installation.
production of a specific quantity of light.
K = n [p . K1 + R + ttLa
Ils correspondent au coût annuel
B (a . P + K2 )]
whereby installation B
The pay-back time is important in both has highertinvestment des appareils d’éclairage mêmes,
completely new projects and refurbishment K = n [p . K1 + R + tB (a costs + Klower
. Pand La
2 )] opera- de leur installation et de leur net-
projects, that is to say the period ting [Link] toyage. Les coûts variables dépen-
Formula for of time
calculating Kl (new) dent, eux, du temps de fonction-
within which the operatingthe costs that
pay-back time have
t t=
nement. Ils comprennent les coûts
been saved can be set Formula t = K'' (old) – K'' (new)
for calculating Kl (new)
offapay-back
of
the against
new thet
installation.
time énergétiques, ainsi que les coûts
investment costs for the of anew
new installation.
installation. K'' (old) – K'' (new) de matériel et de main-d’œuvre
liés au remplacement des lampes.
Comparison of the Ces valeurs permettent de calculer
pay-back time t = Kl (B) – Kl (A) différentes caractéristiques d’une
Comparison of tthe
of two
K'' (A) ––Energy
Kl (B) KK'' (B)costs
l (A)
new installations,
pay-back time t of two t a=(EU/kWh) n Number installation
of luminairesd’éclairage. Le coût
whereby
new installation B
installations, K''
K (EU/a) (A) – K'' (B)
Annual costs for a p (1/a) engendréfor
Interest payments annuellement
the installa- par une
has higher
whereby investment
installation B installation est particulièrement
tion (0.1–0.15)
costs and lower opera- lighting installation
has higher investment intéressant. En outre, il est sou-
ting costs. K' (EU/a) Fixed annual costs P (kW) Wattage per luminaire
costs and lower opera- vent utile, pour les études d’éclai-
ting costs. K" (EU/a) Annual operating costs R (EU/a) Annual cleaning
rage, de costs
comparer la rentabilité
K1 (EU) Costs per luminaire incl. mounting per luminaire
des différents types de lampes,
K2 (EU) Costs per lamp t (a) Pay-backen termes de coûts annuels ou de
time
incl. lamp replacement tB (h) charges induites
Annual operating time par la production
K l (EU) Investment costs (n · K1) tLa (h) d’une
Service life of aquantité
lamp de lumière donnée.
Pour les nouvelles installations,
mais surtout pour les rénovations,
a (EU/kWh) Energy costs n Number of luminaires le calcul du délai de retour sur
aK (EU/kWh)
(EU/a) Annualcosts
Energy costs for a np (1/a) Interest of
Number payments for the installa-
luminaires
159 duquel
investissement, au terme
lightingcosts
installation p (1/a) tion (0.1–0.15)
Interest payments for the installa- les économies réalisées sur les
K (EU/a) Annual for a coûts de fonctionnement dépas-
K' (EU/a) Fixed annual
lighting costs
installation P (kW) Wattage
tion per luminaire
(0.1–0.15)
K" (EU/a)
(EU/a) Annual operating sent le coût d’investissement, a
K' Fixed annual costscosts PR (kW)
(EU/a) Annual cleaning
Wattage costs
per luminaire également son rôle à jouer.
K1(EU/a)
K" (EU) Costs per
Annual luminaire
operating incl. mounting
costs R (EU/a) per luminaire
Annual cleaning costs
KK12(EU)
(EU) Costs perper luminaire
lamp incl. mounting t (a) Pay-back
per luminairetime
K2 (EU) incl. lamp
Costs replacement
per lamp ttB(a)(h) Annual operating
Pay-back time time
K l (EU) Investment
incl. costs (n · K1)
lamp replacement (h)
ttBLa(h) Service operating
Annual life of a lamp
time
K l (EU) Investment costs (n · K1) tLa (h) Service life of a lamp

159
159

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 410


E Guide
Simulation et calcul
Données de calcul

Le processus des études d’éclai-


rage requiert des informations
détaillées pour satisfaire aux nor-
mes en vigueur en matière d’éclai­
re­ment et de confort visuel. Les
fabricants d’appareils d’éclairage
proposent, pour les programmes
Simulation Facteur de de simulation, des fichiers conte-
­d’éclairage ­maintenance nant les données photométriques
des différents appareils.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 411


E Guide
Simulation et calcul | Données de calcul
Simulation d’éclairage

Pour réaliser une simulation


d’éclairage, l’opérateur peut
­utiliser des informations sur la
répartition de l’intensité lumi-
neuse et la géométrie tridimen-
sionnelle. Il peut ainsi calculer
l’éclairement et la luminance des
IES / Eulumdat DXF i-drop différents appareils d’éclairage,
et évaluer l’impression visuelle
produite dans la pièce.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 412


E Guide
Simulation et calcul | Données de calcul
Simulation d’éclairage

IES / Eulumdat Le format de données IES est cou-


ramment utilisé, partout dans le
monde, pour décrire la répartition
de la lumière des appareils d’éclai-
rage. Il peut être employé à de
nombreux programmes d’études
d’éclairage, de calcul et de simu­
lation. Ce format est à l’origine
une norme de l’IESNA (Illumina-
ting Engineering Society of North
America). Sa version actuelle est
l’IES LM-63-02.
Eulumdat, format de données
­utilisé pour le lumen, constitue
le pendant européen d’IES.

DXF Le format DXF permet de mémo-


riser la géométrie d’un appareil
d’éclairage ; les matériaux et la
répartition de la lumière n’étant
pas enregistrés dans ce format
universel. Celui-ci peut être impor­
té dans la plupart des systèmes
CAO. Les données DXF en 2D sont
utilisées en étude d’éclairage pour
introduire les appareils d’éclairage
dans le plan de plafond projeté.
Les données en 3D permettent
quant à elles une représentation
spatiale et concrète des appareils
d’éclairage.

i-drop i-drop est une technologie de i-drop fonctionne notamment


l’éditeur de logiciels Autodesk. avec VIZ 4 VIZrender, 3ds Max 5 et
Sa fonction « drag and drop » per- 6, AutoCAD et DIALux. Les prére-
met de transférer des contenus en quis sont l‘explorateur Internet et
ligne facilement dans l’application l‘activation des contrôles Active X.
logicielle. On peut ainsi, pour une
simulation d’éclairage, télécharger
les appareils d’éclairage virtuels
et les données photométriques
correspondantes disponibles sur
le site du fabricant et les insérer
directement dans le programme
de simulation. Les données por-
tent notamment sur la géométrie
en 3D, la photométrie et les tex-
tures. L’appareil d’éclairage est
inséré dans la scène de la simula-
tion, directement à l’emplacement
souhaité. Pour qu’il soit orienté
automatiquement vers les surfa-
ces spatiales ou vers d’autres éta-
lons de surface, la grille automati-
que (autogrid) doit être activée. A
l’aide de la cinématique inversée,
l’orientation des appareils d’éclai-
rage peut s’effectuer par le point
cible de la source lumineuse.

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 413


E Guide
Simulation et calcul | Données de calcul
Facteur de maintenance

Pour calculer le facteur de main-


tenance d’une installation d’éclai-
rage, on indique le rendement
lumineux et le facteur de mainte-
nance des différents appareils.

Rendement lumineux Facteur de mainte-


nance de l’appareil
d’éclairage

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 414


E Guide
Simulation et calcul | Données de calcul
Facteur de maintenance

Rendement lumineux D’après la norme DIN/EN 13032/2,


le rendement lumineux de l’appa­
reil d’éclairage, autrement dit
le « LOR » (Light Output Ratio),
décrit le rapport entre le flux
lumineux produit par un appareil
d’éclairage et le flux lumineux des
lampes utilisées. Pour les appa-
reils à éclairage direct/indirect,
on indique également les compo-
santes « DLOR » (Downward Light
com-Output Ratio) et « ULOR »
(Upward Light Output Ratio). Elles
décrivent la répartition du flux
lumineux d’un appareil d’éclaira-
ge dans le demi-espace inférieur
et supérieur.

Facteur de maintenance de Cleaning frequency (a) Le facteur de maintenance de


l’appareil d’éclairage Environmental conditions l’appareil d’éclairage (LMF) tient
A Open luminaires compte de la perte de flux lumi-
B Open-top reflectors neux due à l’empoussièrement.
C Closed-top reflectors Il correspond au rapport entre le
D Closed reflectors rendement lumineux de l’appareil
E Dustproof luminaires au moment du nettoyage et sa
F Luminaires with indirect emission valeur nominale. Il dépend de la
forme de l’appareil et de l’empous­
1 2 3 sièrement qu’elle peut susciter.
P C N D P C N D P C N D Chaque appareil d’éclairage porte
0.96 0.93 0.89 0.83 0.93 0.89 0.84 0.78 0.91 0.85 0.79 0.73 mention de sa classification pour
0.96 0.90 0.86 0.83 0.89 0.84 0.80 0.75 0.84 0.79 0.74 0.68 le « facteur de maintenance sui-
0.94 0.89 0.81 0.72 0.88 0.80 0.69 0.59 0.84 0.74 0.61 0.52 vant CIE ».
0.94 0.88 0.82 0.77 0.89 0.83 0.77 0.71 0.85 0.79 0.73 0.65
0.98 0.94 0.90 0.86 0.95 0.91 0.86 0.81 0.94 0.90 0.84 0.79
0.91 0.86 0.81 0.74 0.86 0.77 0.66 0.57 0.80 0.70 0.55 0.45

Edition : 20.02.2012 | Version actuelle sur [Link] 415


E Guide
Simulation et calcul
Exemples d’études

Les exemples d’études montrent


comment les simulations d’éclai-
rage s’intègrent de manière cohé­-
rente au processus d’études. Les
visualisations aident non seule­
ment à disposer au mieux les ap­-
pareils d’éclairage, mais aussi à
Simulation Prototypage virtuel expliciter les concepts. Ces exem-
ples rendent également compte
d’une évolution historique, de la
première utilisation d’appareils
d’éclairage virtuels à la représen-
tation de concepts d’éclairage
coloré dynamique, en passant par
les calculs relatifs aux réflecteurs.

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 416


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études
Simulation

L’éventail des projets présentés


donne une idée de l’intérêt de la
simulation appliquée aux monu-
ments, à l’architecture sacrée, aux
bâtiments administratifs et aux
espaces de vente.
Chiesa Dives in Porte de Brandebourg Ara Pacis
­Misericordia

Parlement écossais Centre automobile Film : Tune the light


BMW Mini

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 417


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Simulation
Chiesa Dives in Misericordia

Simulation Les études d’éclairage réalisées


pour l’église Dives in Misericordia
marquent un tournant, dans la
mesure où en 1998, les appareils
d’éclairage virtuels d’ERCO sont
utilisés pour la première fois en
simulation d’éclairage. Grâce à
ces appareils, plusieurs variantes
conceptuelles peuvent être repré-
sentées, examinées et analysées, à
un stade très précoce des études.
Environ 160 appareils d’éclairage
virtuels ont été utilisés pour tout
le modèle de l’église. Les images
du programme Lightscape ont été
assemblées en modules interac-
tifs, accessibles à tous via Inter-
net. Chacun pouvait ainsi juger
très facilement différentes scènes
d’éclairage.

Etude Le concept d’éclairage utilise en


premier lieu une lumière directe
pour délimiter l’espace religieux
et accentuer les éléments-clés,
comme l’autel et le crucifix. Ainsi,
des groupes de projecteurs ont
été fixés aux claires-voies en
acier. En second lieu, un éclairage
homogène des parois intérieures
des coques de béton est assuré
par des projecteurs de forte puis-
sance et des projecteurs Flood.
Architecte :
Richard Meier, New York
Etudes d’éclairage :
Fisher Marantz Stone, New York
Localité :
Rome

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 418


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Simulation
Porte de Brandebourg

Simulation La Porte de Brandebourg, emblè-


me de Berlin, a été rénovée et
dotée d‘un nouvel éclairage. Les
bureaux d’études ont eu recourt
aux simulations d’éclairage et ce,
tout au long du processus d’étu-
de. Le bâtiment ayant été couvert
du lancement du projet à la réou-
verture, aucun essai n’a pu être
effectué. Les appareils d’éclairage
virtuels avec leur répartition pho-
tométrique de la lumière ont per-
mis de réaliser des analyses quali-
tatives mais aussi quantitatives. A
partir des résultats ainsi obtenus,
ont été définies la disposition
et l’orientation des appareils. Le
recours intensif aux simulations a
été décisif pour la concrétisation
et le succès de ce projet.

Etude Au sol, les encastrés à faisceau


mural à lentille mettent en valeur
les colonnes. Des projecteurs
Flood à répartition asymétrique
de la lumière diffusent un éclai-
rage homogène sur les surfaces
murales des passages de la Porte.
La plupart des projecteurs de
forte puissance utilisés pour le
quadrige ont été discrètement
répartis sur les constructions
voisines.
Architecte :
Carl Gotthard Langhans
(1732-1808)
Bureau d’études :
Kardorff Ingenieure, Berlin
Localité :
Berlin

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 419


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Simulation
Ara Pacis

Simulation C’est la méthode de la texture-


photo qui a été retenue pour la
simulation de l’autel antique de la
paix Ara Pacis. Une fois le temple
intégralement photographié, les
images obtenues ont été dispo-
sées selon les diverses parties de
l’ouvrage. Le programme DIALux
a ainsi permis un grand réalisme.
L’analyse de l’angle optimal d’in-
cidence de la lumière pour les
reliefs a été essentielle pour étu-
dier la formation des ombres dues
à la frise en saillie et pour bien
intégrer les appareils à l’architec-
ture. La texture-photo des blocs
de travertin et du relief du socle
a servi à l’étude de la vue exté-
rieure nocturne. Parallèlement, le
modèle a été mis à contribution
lors de la simulation en lumière
du jour. L’intégration de l’archi-
tecture dans son environnement
a été prise en charge par un pro-
gramme de traitement de l’image.
Pour les surfaces utiles du bâti-
ment, la documentation relative
aux éclairements a été constituée
à partir de chiffres et de courbes
photométriques.

Etude L‘entrée dans l‘édifice se fait par un


atrium fermé. L‘espace qui abrite
l‘autel s‘ouvre ensuite, baigné par
la lumière du jour. Des projecteurs
montés dans les niches du plafond
éclairent les reliefs du temple. Des
appareils d’éclairage équipés de
filtres de conversion en lumière du
jour créent une harmonie parfaite
entre la lumiè­re du jour et la tem­
pérature de couleur de la lumière
halogène soulignant ainsi parfai-
tement la tonalité des blocs de
travertin.
Architecte :
Richard Meier, New York
Bureau d’études :
Fisher Marantz Stone, New York
Localité :
Rome

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 420


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Simulation
Parlement écossais

Simulation Avec ses plafonds cintrés et asy-


métriques, sa charpente apparente
et la disposition de ses sièges, le
Parlement écossais présente une
géométrie complexe, qui compli-
que les études d’éclairage. Aussi
une simulation s’est-elle avérée
nécessaire pour satisfaire aux
impératifs de la retransmission
télévisée permettant d’étudier
la direction de la lumière et les
niveaux d’éclairement. La distance
entre les appareils d’éclairage et
les surfaces éclairées générait de
forts contrastes de luminosité.
Il a donc fallu calculer l’éclaire-
ment sur les visages situés autour
de la table de réunion et, le cas
échéant, ajouter des appareils.
Plan Le programme Autodesk 3ds Max
a permis d’utiliser des appareils
Modèle en 3D d’éclairage virtuels en 3D, assortis
de données photométriques, ce
qui a également permis d’appré-
cier l’intégration des appareils à
l’échelle de la salle.
Une application dédiée à la plani-
fication de l’exécution du projet a
été développée afin de convertir
les informations 3D de la simula-
tion en dessins à deux dimensions
Implantation des appareils pour les 900 appareils d’éclairage,
d’éclairage et de définir, en conséquence, la
puissance, la disposition, l’orien-
tation et la projection de chacun
d’entre eux.

Etude des éclairements

Application relative à l’analyse de


l’éclairement

Test Rendering

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 421


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Simulation
Parlement écossais

Etude Dans la salle plénière, 200 pro-


jecteurs avec vario-lentille et
lampes HIT-CE 150W avec une
température de couleur de 4200K
permettent d’obtenir le niveau
d’éclairement requis pour la re­-
transmission télévisée. Ils assu-
rent également ainsi un bon con-
fort visuel aux parlementaires. En
outre, les vario-lentilles permet-
tent de régler individuellement
l’angle d’ouverture des appareils
et d’harmoniser la distance qui
les sépare des surfaces éclairées.
Architecte :
EMBT Enric Miralles, Benedetta
Tagliabue, Barcelone ; RMJM,
Edimbourg
Bureau d’études :
Office for Visual Interaction (OVI),
New York
Localité :
Edimbourg
Simulation :
Pierre-Félix Breton, Montréal
[Link]

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 422


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Simulation
Centre automobile BMW Mini

Simulation Grâce aux simulations réalisées


pour le centre automobile, le
­concept d’éclairage a pu être
éprouvé et les études être pré-
sentées clairement aux maîtres
d’ouvrage. Ces simulations con-
sistaient notamment à calculer
l’éclairement et la luminance rela-
tifs aux véhicules, aux murs et aux
surfaces de travail, pour analyser
les contrastes de luminance et
éviter tout éblouissement. Com-
parativement à l’usage exclusif
de dessins techniques, avec plans
et coupes, les visualisations ont
permis aux intervenants de mieux
se représenter dans l’espace la
solution d’éclairage envisagée.

Etude L‘éclairage général non-éblouis-


sant du hall est assuré par des
Downlights pendentifs pour lam-
pes aux halogénures métalliques
150W. De plus, des projecteurs
montés sur des structures sus-
pendues font ressortir différentes
surfaces de présentation. Ils pro­-
duisent des effets brillants sur
le métal et le verre. Une série
d’Uplights délimite le bâtiment
tout en éclairant les lamelles en
aluminium du toit en saillie.
Architecte :
Scaramuzza/Rubelli
Bureau d’études :
Piero Comparotto, Arkilux, Vérone
Localité :
Brescia

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 423


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Simulation
Film : Tune the light

Simulation La simulation d’un éclairage colo-


ré dynamique est très complexe.
Dans un film, les images peuvent
diverger tant par les variations
de lumière que par la perspective.
Pour une souplesse maximale en
termes de conception, les calculs
relatifs aux groupes d’appareils
d’éclairage ont été réalisés sépa-
rément, sans considération des
réglages de la température de
couleur finale. Le programme
de traitement vidéo a permis de
compiler les films des différents
groupes d’appareils et de régler
les couleurs en enchaînement
dynamique. Les couleurs ont ainsi
été harmonisées sans que de nou-
veaux calculs soient nécessaires.

Etude Dans la salle, les projecteurs à


faisceau lumineux intensif met-
tent l’accent sur les tables, ainsi
semblables à des îles. Les pro-
jecteurs Flood à température de
couleur variable modifient l’am-
biance en changeant de couleur.
La projection de gobos accroche
le regard sur le motif lumineux.
Simulation :
Aksel Karcher, Berlin
[Link]

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 424


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études
Prototypage virtuel

Le prototypage virtuel appliqué


à l’élaboration d’appareils d’éclai-
rage tente d’analyser, dès les
prémices de la conception et via
la simulation, des aspects esthé-
tiques et techniques comme la
technique d’éclairage, la statique
Appareils d’éclairage Réflecteurs et la thermique et ce, en l’absence
d’appareils d’éclairage réels. Cette
méthode accélère le processus de
développement et conforte les
choix conceptuels envisageables.

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 425


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Prototypage virtuel
Appareils d’éclairage

Simulation Pour étudier un appareil d’éclaira-


ge sur les plans formel et esthéti-
que à partir de photos du produit,
on simule un modèle d’appareil
dans un studio photo virtuel. La
situation d’éclairage réelle du stu-
dio est enregistrée dans le logiciel,
grâce à des photos numériques
du studio au format HDR. Une
boule à facettes y occupe l’empla-
cement de l’appareil d’éclairage
que l’on souhaite représenter et
le photographe prend une série
de clichés avec différents temps
de pose. Un programme de trai-
tement de l’image calcule ainsi
une image au format HDR (High
Dynamic Range). Contrairement
aux photographies numériques
conventionnelles, les images au
format HDR couvrent un con-
traste de luminance plus élevé.
L’image HDR est ensuite importée
dans le programme de simulation
et donne des informations sur la
direction de la lumière, les tempé-
ratures de couleur, les luminances
relatives, ainsi que sur les types
d’ombres et de reflets observables
dans le studio photo réel.
Conception des appareils
­d’éclairage : ERCO
Simulation : ERCO ; Aksel Karcher,
Berlin.

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 426


E Guide
Simulation et calcul | Exemples d’études | Prototypage virtuel
Réflecteurs

Simulation La simulation des réflecteurs


donne rapidement des informa-
tions très précises sur la réparti-
tion de la lumière, sans imposer
d’instruments coûteux pour le
prototypage des réflecteurs. Elle
consiste en premier lieu à mesurer
en détail les lampes prévues et à
attribuer à leurs différents com-
posants une luminance ainsi que
d’autres propriétés de technique
d’éclairage. On définit ensuite
la géométrie de la sortie de la
lumière et le positionnement de
la lampe. Le constructeur se base
sur une forme de réflecteur dont
il modifie progressivement les
Définition contours, pour obtenir la réparti-
Propriétés des tion de lumière souhaitée. Après
lampes chaque modification, le program-
me calcule l’éclairement pour
Rendu Lampes une surface type afin de pouvoir
évaluer la répartition de lumière
et crée une courbe de répartition
de la lumière correspondant à
l’appareil d’éclairage virtuel. Les
programmes utilisés pour la simu-
lation des réflecteurs s’inspirent
généralement du raytracing, qui
considère les faisceaux émis par
la source lumineuse.
Simulation de réflecteur

Répartition de la lumière sur une


surface-témoin

Courbe de répartition de la
lumière

Edition : 04.01.2007 | Version actuelle sur [Link] 427


E Guide
Glossaire

A qui va du bord de l’appareil au


bord de la source lumineuse.
Mesure complémentaire de
selon l’orientation du faisceau
voulue.
qui préviennent l’apparition de
bourdonnements ou → d’effets
stroboscopiques gênants.
Absorption → l’angle cut-off destinée à
Capacité d’une matière à ne pas assurer le → confort visuel d’un Appareil de signalisation de
réfléchir et à ne pas transmettre appareil d’éclairage. secours Ballast électronique
la lumière. Le degré d’absorption Souvent associés à des appareils → Ballast
correspond au rapport entre le d’éclairage de secours normalisés,
→ flux lumineux absorbé et le Angle de diffusion à demi- ces appareils assurent le rétro-
flux lumineux incident. intensité éclairage des inscriptions. BC
Angle entre les points d’une Abréviation de → ballast conven-
→ courbe de répartition de l’in- tionnel.
Accommodation tensité lumineuse sur lesquels Appareil en bandeau pour
Adaptation de → l’œil visant à → l’intensité lumineuse descend lampe fluorescente
repré-senter nettement des objets à 50 % de la valeur mesurée dans Désignation utilisée pour les appa- BE
situés à différentes distances. la direction du rayonnement reils d’éclairage linéaires équipés Abréviation de → ballast électro-
S’effectue par la modification principal. L’angle de rayonnement de → lampes fluorescentes, sou- nique.
de la courbure du cristallin. détermine les diamètres des cônes vent pourvus de grilles à miroirs,
lumineux. à prismes ou anti-éblouissement.
BFP
Acuité visuelle Abréviation de → ballast à faible
Capacité de → l’œil à percevoir Angle de faisceau Appareil encastré perte.
des détails. La mesure est le visus → Angle de diffusion à demi- → Downlight
qui est défini comme l’inverse du intensité
plus petit détail perceptible d’une Blanc chaud, ww
tâche visuelle convenue. Appareil pour l’éclairage du → Couleur de la lumière
Angle optique plafond
Angle sous lequel un objet ob- Appareil disposé seul ou en ligne
Adaptateur servé est perçu, mesure relative au-dessus de la hauteur des yeux, Blanc lumière du jour, tw
Elément de raccordement méca- à la taille de représentation d’un dans ou sur les murs. Il éclaire le → Couleur de la lumière
nique et électrique d’un appareil objet sur la rétine. plafond de manière homogène et
d’éclairage, en particulier d’un sans éblouir, en priorité avec des
→ projecteur ou → projecteur → lampes halogènes à incandes- Blanc neutre, nw
Flood, avec un → rail lumière. Appareil à faisceau mural cence, des → lampes fluorescen- → Couleur de la lumière
Appareil d’éclairage équipé d’un tes ou des → lampes à décharge
système de → réflecteur ou de haute pression.
Adaptation réflecteur à lentille pour l’éclai- Brillance
Adaptation de l’œil aux → lumi- rage homogène des murs. L'ali- Effet de lumière sur des surfaces
nances dans le champ de vision. gnement régulier des projecteurs Appareil pour l’éclairage du sol brillantes ou des matériaux trans-
S’effectue d’abord par l’agran- à faisceau mural parallèlement Appareil d’éclairage disposé seul parents. La brillance provient de la
dissement ou la diminution de la au mur est indispensable. ou en ligne au-dessus du sol dans réflexion de la source lumineuse
pupille, et dans une plus grande ou sur les murs. Il éclaire la zone ou de la réfraction de la lumière.
mesure par la modification de la au sol de manière homogène et Elle dépend de l’orientation de la
sensibilité des récepteurs de la Appareil à faisceau mural à sans éblouir. lumière de sources ponctuelles.
rétine et le changement entre la double foyer
vision diurne et la vision nocturne Appareil d’éclairage dédié à l’éclai-
(voir aussi → œil). rage homogène des murs. Le sys- Appareil pour pictogrammes Brûleur céramique
tème optique concentre la lumière Souvent associés à des appareils Tube à décharge des → lampes
dans un second foyer et n’émet d’éclairage de secours normalisés, à décharge haute pression. Par
Adaptation rétinienne qu’une lumière réfléchie, permet- ces appareils assurent le rétro- rapport à la technologie à quartz,
Accommodation de l’œil à la tant une occultation totale de la éclairage des pictogrammes. la technique du brûleur cérami-
→ couleur de la lumière de lampe au profit d’un → confort que offre une meilleure stabilité
l’espace environnant. Elle permet visuel optimisé. des couleurs et un → rendement
une perception largement natu- Architecture solaire lumineux plus élevé.
relle des couleurs sous différentes Architecture fondée sur l’utili-
couleurs de la lumière. Appareil à faisceau mural à sation de l’énergie solaire et de
lentille la → lumière naturelle comme
Amorceur
Matériel électrique qui permet
Appareil d’éclairage à répartition
asymétrique de l’intensité lumi-
neuse dont le faisceau est élargi
source d’énergie et de lumière.
C
l’amorçage des → lampes à par une → lentille pour un éclai- Calcul de l’éclairement moyen
décharge en générant des pics
de tension.
rage mural homogène.
B Méthode de calcule de → l’éclaire-
ment moyen d’une pièce en fonc-
tion du → rendement lumineux des
Appareil d’éclairage Ballast appareils d’éclairage, du → facteur
Angle cut-off Dispositif qui renferme une lampe Matériel électrique qui limite d’utilisation de cette pièce et du
Angle au-dessus duquel aucune et sert à éclairer. La → lampe le courant circulant dans les → flux lumineux de la lampe.
→ réflexion orientée de la source est fixée sur l’appareil au moyen → lampes à décharge. La limi-
lumineuse n’est visible dans le d’une → douille, les → réflec- tation du courant se fait soit
→ réflec­teur. Avec les réflecteurs teurs → orientant la lumière. inductivement par une bobine Candela, cd
Darklight, l’angle cut-off est iden-Les appareils d’éclairage peuvent d’inductance, soit électronique- Unité de → l’intensité lumineuse,
tique à → l’angle de défilement. être installés de façon pérenne ment. Les ballasts inductifs peuvent grandeur fondamentale de l’éclai-
dans l’architecture, par exem- être conventionnels (BC) ou à ragisme. 1 cd correspond à l’in-
ple comme appareils encastrés, faibles pertes (BFP) et nécessitent tensité lumineuse émise par une
Angle de défilement apparents, suspendus ou sur pied. parfois un starter ou un amorceur source monochromatique avec
Sur les → Downlights, angle formé Ils peuvent aussi être montés sur supplémentaire. Ce n’est pas le une puissance de rayonnement
par l’horizontale et par une droite des rails lumière et être déplacés cas des ballasts électroniques (BE), de 1/683 W pour 555 nm.

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 428


E Guide
Glossaire

Capteur le gradient en périphérie du cône Corps noir Déflecteur en croix


Appareil de mesure destiné à est marqué ou flouté. Avec un → Projecteur thermique idéal Elément anti-éblouissement
saisir les conditions ambiantes. projecteur, l’orientation du cône dont les propriétés de rayonne- destiné à améliorer le → confort
La valeur mesurée, plus précisé- d’éclairage se fait par rotation et ment sont décrites par la loi de visuel. Le déflecteur en forme de
ment les dépassements négatifs inclinaison. Planck. croix restreint la vue directe du
ou positifs d’une valeur limite, réflecteur et de la lampe.
envoie une impulsion au système
de gestion de la lumière afin, par Cônes Couleur de la lumière
exemple, d’adapter l’éclairage en → Œil Couleur de la lumière émise par Diagramme d’isoluminance
conséquence. une → lampe. Elle peut être Diagramme représentant la répar-
indiquée par les coordonnées xy tition de la luminance, sur lequel
Confort visuel de l’emplacement de la couleur les lignes de même luminance
Caractéristiques d’un appareil Désigne la qualité d’un éclairage sur le → diagramme de chroma- apparaissent dans un plan de
d’éclairage notamment en termes → d’éclai- ticité de la CIE, mais aussi, pour référence.
Les caractéristiques d’éclairage rement, d’anti-éblouissement et les couleurs de la lumière blanche,
associent la → courbe de réparti- de → rendu des couleurs. par la → température de couleur.
tion de l’intensité lumineuse et le Les températures de la lumière Diagramme de chromaticité de
rendement ainsi que le type et la blanche sont également classées la CIE
puissance maximale de la lampe. Constance en trois grandes catégories : blanc Système de référencement des
Les caractéristiques de sécurité Capacité de la perception visuelle chaud (ww), blanc neutre (nw) et → couleurs de la lumière et des
dépendent de la → classe et de à reconnaître les propriétés inva- blanc lumière du jour (tw). A des pigments. Bidimensionnel, le dia-
→ l’indice de protection. riables des objets (taille, forme, températures de la lumière iden- gramme de chromaticité de la CIE
degré de réflexion, couleur) tiques peuvent correspondre des indique numériquement par des
malgré une modification de l’en- répartitions spectrales différen- coordonnées xy les emplacements
Classe de protection vironnement (distance, position, tes et un → rendu des couleurs de toutes les couleurs et de toutes
Caractéristique des appareils éclairage). Les phénomènes de différent. les synthèses de couleurs selon
d’éclairage, qui indique la mesure constance sont une condition leur saturation, de la couleur pri-
prise pour empêcher que des piè- fondamentale pour composer maire pure au blanc. Les couleurs
ces métalliques susceptibles d’être une image réelle à partir des Courbe de répartition de mixtes se trouvent sur une droite
touchées soient sous tension en motifs de luminance changeants l’intensité lumineuse qui s’étend entre les couleurs à
cas de dysfonctionnement. de la rétine. Coupe du corps de répartition mélanger. La → couleur de la
de → l’intensité lumineuse qui lumière des → pro-jecteurs ther-
englobe les intensités d’une miques se situe sur une courbe
Commande de l’éclairage Contraste source de lumière suivant tous définie : la courbe de Planck.
Un dispositif de commande d’éclai- Différence de → luminance ou les angles d’une pièce. Dans le cas
rage permet d’adapter l’éclairage de couleur entre deux objets ou de faisceaux à symétrie radiaire,
d’une salle à différentes circons- entre un objet et son environne- la répartition de l’intensité lumi- Diagramme Isolux
tances et utilisations. Chaque ment. Les exigences visuelles neuse peut être représentée par Diagramme représentant la
utilisation correspond à une augmentent lorsque le contraste une seule courbe. Dans le cas de répartition de l’éclairement, sur
→ scène d’éclairage, c’est-à-dire diminue. faisceaux à symétrie orthogonale, lequel les lignes de même valeur
à un certain ensemble d’états de deux courbes ou plus sont néces- d’éclairement apparaissent sur un
commutation et de gradation des saires. La courbe de répartition plan de référence.
différents circuits en présence. Contraste dynamique élevé de l’intensité lumineuse prend
Chaque scène d’éclairage est Désigne un contraste très élevé généralement la forme d’un dia-
enregistrée électroniquement et sur une image numérique. Les gramme polaire. S’agissant de Diamètre du cône d’éclairage
peut être déclenchée par simple images au format HDR (High projecteurs, cette représentation Le diamètre du → cône d’éclai-
pression sur un bouton. Dynamic Range) enregistrent un s’appuie sur des coordonnées rage est fonction de → l’angle
contraste de luminance supérieur cartésiennes. de diffusion à demi-intensité et
à celui des images en Low Dyna- de l’éloignement de → l’appareil
Compensation chromatique mic Range avec 255 nuances. d’éclairage.
En éclairagisme, procédé de cor- Culot de lampe
rection des → couleurs de la Composant de la → lampe qui
lumière de plusieurs appareils Contre-jour permet son raccordement élec- Diffuseur
d’éclairage par synthèse RVB Type d’éclairage suivant lequel trique à la → douille de → l’ap- Elément optique de dispersion
en vue d’une perception homo- la lumière éclaire l’objet depuis pareil d’éclairage. des faisceaux lumineux qui
gène des couleurs selon la tâche l’arrière, l’ombre se retrouvant à dessine un → cône d’éclairage
visuelle. l’avant. Une couronne lumineuse aux contours floutés. Monté sur
peut émerger au-dessus de l’objet l’appareil d’éclairage, le diffuseur
Conducteur de lumière
Instrument optique qui oriente
éclairé. En éclairage scénique, le
contre-jour sert à produire des
effets dramatiques.
D a pour fonction de réduire la
luminance des lampes et donc
de limiter l’éblouissement.
la lumière dans les parcours vou- DALI
lus, même coudés. La lumière est Abréviation de → Digital Addres-
transportée ici par une réflexion Conversion de la luminance sable Lighting Interface. Digital Addressable Lighting
totale dans des conducteurs Conversion d’un spectre donné Interface
cylindriques pleins ou creux en en un autre spectre au moyen de Abréviation : DALI. Protocole
matériaux transparents (fibres, substances fluorescentes. Cette Dark Sky de communication numérique
flexibles, bâtonnets de verre ou technique est employée avec les Qualifie en conception lumière un utilisé pour la → commande de
matières plastiques). → LED et les → lampes fluores- éclairage qui évite toute → pollu- l'éclairage dans l’architecture. Ce
centes pour convertir des rayons tion lumineuse des espaces exté- système, qui permet de comman-
ultraviolets en lumière visible. rieurs, et donc toute émission der les appareils d’éclairage indi-
Cône d’éclairage de lumière en direction du ciel viduellement, peut être intégré à
Terme qui désigne le cône de nocturne. des dispositifs domotiques en tant
lumière produit en règle géné- Coolbeam que système autonome.
rale par un réflecteur à symétrie → Réflecteur dichroïque
radiaire. Le système optique de
l’appareil d’éclairage détermine si

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 429


E Guide
Glossaire

Dispositif anti-éblouissement Downlight à faisceau mural il fait intervenir plusieurs compo- Eclairage de vitrines
Elément anti-éblouissement double sants, en particulier les → lampes Etroitement lié à → l’éclairage
qui occulte la vue directe de la Appareil d’éclairage utilisé dans à décharge (éclairage d’ambiance) commercial, il comprend principa-
→ lampe dans l’angle du flux les couloirs pour éclairer avec et les → lampes halogènes à lement → l’éclairage d’accentua-
lumineux de → l’appareil d’éclai- homogénéité les murs parallèles incandescence (éclairage d’accen- tion, souvent assorti de mises en
rage. Le contour du → cône lumi- et le sol. tuation). Elément fondamental lumière colorées, de projections et
neux est délimité par l’angle du de l’image de marque d’une d’une → commande de l’éclairage
rayonnement principal tandis que entreprise. dynamique.
la production de lumière diffuse Durée de vie
est réduite, voire nulle. → Durée de vie d’une lampe
Eclairage d’accentuation Eclairage des postes de travail
Accentuation de certaines parties En général : éclairage des postes
Dispositifs de prise de jour Durée de vie d’une lampe d’une salle ou de certains objets de travail. En particulier, éclairage
Mesures techniques basées sur Pour les lampes à incandescence, par un éclairage ciblé, d’une in- des postes de travail qui complète
la → réflexion et la → réfrac- la durée de vie correspond au tensité supérieure à l’éclairement l’éclairage d’ambiance en fonction
tion intervenant au niveau des temps au bout duquel la moitié général. des impératifs visuels considérés.
fenêtres et des ouvertures hautes, des lampes est hors service. Pour
et destinées à améliorer l’appro- les lampes à décharge et les LED,
visionnement d’une pièce en la durée de vie correspond au Eclairage d’ambiance Eclairage des postes de travail
→ lumière naturelle et à réduire temps au bout duquel le flux Eclairage unitaire d’une salle en- sur écran
ainsi la consommation d’électricité. lumineux de l’installation diminue tière sans tenir compte d’impéra- Eclairage très réglementé dans les
de 50 %, soit par défaillance des tifs visuels particuliers. bâtiments administratifs, régi par
lampes, soit par perte de flux différentes directives et disposi-
DMX lumineux. tions. Il est caractérisé par des im-
Abréviation de Digital Multiplexed. Eclairage d’exposition pératifs d’éclairement, de réparti-
Le protocole de communication Eclairage de surface ou d’accen- tion de la lumière et de limitation
numérique DMX est principale- tuation qui rehausse visuellement de la luminance, en particulier
ment utilisé pour la → commande
de l’éclairage scénique. E les objets exposés. Dans les musées pour éviter la formation de reflets
et les galeries d’art, la → protec- lumineux sur les écrans, les plans
tion contre la lumière joue un rôle de travail et les claviers.
Eblouissement particulier.
Douille Terme générique qui désigne
Dispositif qui fixe la lampe dans une baisse → d’acuité visuelle ou Eclairage direct
l’appareil d’éclairage et qui per- une perception perturbée par des Eclairage d’hôtels Eclairage dispensé par des appa-
met son raccordement au réseau → luminances ou des contrastes Le milieu hôtelier constituant un reils d’éclairage, des Downlights
électrique. Parmi la multitude de de luminance élevés. On fait la espace public très exigeant quant par exemple, directement sur la
douilles généralement utilisées distinction entre l’éblouissement à la qualité de son éclairage, ce surface utile.
figurent la douille filetée, la douille physiologique, soit une baisse dernier comprend l’éclairage
à baïonnette et la douille à culot objective de l’acuité visuelle, et architectural de la zone d’entrée,
à ergots. Les types de douille sont l’éblouissement psychologique, l’éclairage d’ambiance des zones Eclairage global
documentés dans le → système soit une perturbation subjective de restauration, l’éclairage poly- Technique de calcul qui simule par
d’identification des lampes. de la perception due à la dispro- valent des espaces de confé- un graphique tridimensionnel sur
portion entre la → luminance et rences, l’éclairage économique ordinateur toutes les propagations
la densité d’informations de la des dégagements et l’éclairage possibles des rayons lumineux.
Downlight zone observée. L’éblouissement intimiste des chambres.
Appareil d’éclairage compact doté peut être causé par la source
d’une sortie de lumière circulaire lumineuse même (éblouissement Eclairage indirect
ou carrée. Les Downlights se direct) ou par la → réflexion de Eclairage de bureaux Eclairage produit indirectement,
prêtent à un encastrement au cette source (éblouissement par Répond spécialement aux impéra- par des → Uplights par exemple,
plafond ou encore à un montage réflexion). tifs des postes de travail sur écran sur la surface utile au moyen de
apparent ou suspendu. Ils produi- (voir → éclairage des postes de surfaces réfléchissantes.
sent une lumière principalement, travail sur écran). On distingue
mais pas exclusivement, orientée Eclairage architectural → l’éclairage d’ambiance, l’éclai-
vers le bas, sur les surfaces hori- Désigne les concepts d’éclairage rage d’ambiance adapté aux postes Eclairage individuel des postes
zontales. qui font intervenir la → lumière de travail et → l’éclairage indivi- de travail
naturelle et la lumière artificielle, duel des postes de travail. Contrairement à → l’éclairage
et au sein desquels la solution d’ambiance, éclairage orienté sur
Downlight à double foyer technique retenue fait partie un poste de travail particulier, par
Downlight doté d’un dispositif de intégrante de l’architecture. Eclairage de restaurants exemple au moyen de → lampes
réflexion elliptique fermé par un Caractéristiques : peu → d’éclai- de bureau.
réflecteur Darklight. Il offre un rage d’ambiance, une lumière
flux lumineux maximal pour une Eclairage artificiel complémen- focalisée sur les tables, une ac-
découpe au plafond minimale. taire permanent centuation de certaines zones de Eclairage muséographique
Eclairage artificiel supplémentaire, la pièce et des décorations. Emploi Cas particulier de → l’éclairage
surtout dans les pièces profondes, de → commandes d’éclairage d’expositions, il implique des
Downlight à faisceau mural éclairées par des fenêtres sur un pour régler la lumière de la pièce exigences particulières en termes
Appareil d’éclairage qui, en asso- seul côté. L’éclairage en com- suivant les différents impératifs d’architecture de l’éclairage, de
ciant un réflecteur Darklight et plé-ment de la lumière naturelle diurnes et nocturnes. répartition de la lumière sur les
un réflecteur ellipsoïdal, dispense compense la perte importante objets exposés et de → protection
un éclairage mural homogène d’éclairement qui intervient loin contre la lumière.
pour un confort visuel extrême. des fenêtres. Eclairage de secours
L’alignement régulier des appa- Désigne l’éclairage assuré par les
reils parallèlement au mur est appareils d’éclairage de secours à Eclairage polyvalent
indispensable. Eclairage commercial batterie autonome et le balisage Typiquement, éclairage des
Basé sur → l’éclairage d’am- des issues de secours par des ap- → hôtels et des centres de
biance horizontal et vertical et pareils d’éclairage de signalisation congrès pour sémi-naires, con-
sur → l’éclairage d’accentuation, de secours. férences, réceptions et divertis-

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 430


E Guide
Glossaire

sements. L’éclairage polyvalent Ethernet sièrement et au type de montage Flux lumineux


regroupe plusieurs types d’éclai- Norme de protocole pour réseau de l’appareil. Unité : lumen (lm). Le flux lumi-
rage, concomitants ou non, sou- local, qui permet l’échange de neux correspond à la → puis-
vent assistés par des → commandes données entre tous les appareils sance lumineuse totale émise
d’éclairage programmables. raccordés au sein d’un réseau Facteur de maintenance d’une par une source lumineuse. Il est
→ LAN. pièce calculé à partir de la → puissance
Valeur calculée pour le plan de de rayonnement spectrale en
Eclairement maintenance d’une installation fonction de l’efficacité lumineuse
Unité : lux (lx). L’éclairement cor- EULUMDAT d’éclairage qui tient compte de relative spectrale de → l’œil.
respond au rapport entre le flux Format de données européen qui la perte de flux lumineux consé-
lumineux incident sur une surface décrit la répartition de → l’in- cutive à l’empoussièrement des
et la dimension de cette surface. tensité lumineuse des appareils surfaces délimitant l’espace. Fovéa
d’éclairage. → Œil
Eclairement énergétique Facteur de maintenance du flux
Désigne la puissance de rayon- lumineux d’une lampe
nement par mètre carré ; valeur
maximale pour la lumière natu-
relle : env. 1 kW/m2.
F Valeur calculée pour le plan de
maintenance d’une installation
d’éclairage qui tient compte de
G
Facteur d’utilisation d’une la perte de flux lumineux consécu- Gobo
pièce tive au vieillissement des lampes. Terme fréquent de l’éclairage de
Eclairement ponctuel Correspond à l’influence de la géo- projection qui désigne un masque
Contrairement à → l’éclairement métrie de la pièce et des degrés ou un gabarit projeté à l’aide d’un
moyen, l’éclairement ponctuel est de réflexion des surfaces délimi- Fading dispositif optique pour produire
circonscrit en un point défini de tant l’espace sur le → flux lumi- Egalement : fondu. Transition des effets-lumière.
la pièce. neux, qui arrive sur une surface entre deux → scènes d’éclairage.
utile définie. L’ouverture en fondu correspond
au déclenchement d’une scène Gradateur
Effet stroboscopique et la fermeture en fondu marque Dispositif qui règle en continu le
Papillotements ou impressions Facteur de dépréciation sa fin. → flux lumineux d’une source de
de variation de vitesse d’objets → Facteur de maintenance lumière au moyen d’une commande
animés suscités par une lumière de début de phase à faibles pertes.
pulsatoire (en raison de la fré- Filtre Existe pour → lampes à incandes-
quence du secteur), pouvant aller Facteur de durée de vie d’une Dispositif optique à → transmis- cence, → lampes halogènes basse
jusqu’à son apparente interrup- lampe sion sélective. Seule une part du tension et → lampes fluorescen-
tion ou jusqu’à un mouvement Valeur calculée pour le plan de rayonnement incident est trans- tes. La gradation de → lampes à
inversé. En matière d’éclairage, maintenance d’une installation mise, ce qui produit une lumière décharge haute pression, possible
l’effet stroboscopique intervient d’éclairage qui tient compte de colorée ou filtre les rayons invisi- sur le plan technique, est peu
avec des → lampes à décharge, l’écart entre la durée de vie des bles (ultraviolets ou infrarouges). usitée.
et plus particulièrement des différentes lampes et leur durée Un filtrage peut intervenir par
lampes fluorescentes graduées. de vie moyenne, c’est-à-dire → absorption (filtre d’absorption)
Ce problème peut être résolu avec de leur défaillance prématurée ou par → réflexion (filtre de Grille en nid d’abeilles
un fonctionnement décalé (circuit constatée lors d’interventions de réflexion). Les filtres dichroïques Elément anti-éblouissement en
double, raccordement au réseau maintenance régulières. sont des filtres de réflexion effi- forme de nid d’abeilles servant à
triphasé) ou avec des → ballasts caces grâce à leurs revêtements limiter le → cône d’éclairage et à
électroniques hautes fréquences. spéciaux, métallisés par évapora- diminuer → l’éblouissement.
Facteur de lumière du jour tion. Ils sont aussi appelés filtres
Rapport entre l’éclairement pro- sélectifs.
Eléments d’éclairage naturel duit par la → lumière naturelle
pour l’isolation transparente
Eléments en matière synthétique
insérés entre les vitres en verre
sur la surface utile d’une pièce
et → l’éclairement de l’éclairage
extérieur. Le facteur de lumière
Filtre de couleur
→ Filtre
H
poli, présentant un facteur de du jour se mesure au moyen d’un HDR
transmission de la lumière élevé → simulateur de lumière natu- Abréviation de High Dynamic Range
et un degré diathermique faible. relle. Filtre dichroïque (→ contraste dynamique élevé)
Ils contribuent à l’apport de → Filtre
lumière naturelle à l’intérieur
des édifices. Facteur de maintenance Hub
Valeur réciproque du facteur de Flood Point nodal qui réunit les seg-
diminution, tenant compte, lors Désignation usuelle des → réflec- ments d’un réseau, mais aussi
Encastré de sol de l’étude d’une nouvelle installa- teurs et des → lampes à réflec- d’autres hubs, notamment via
Appareil d’éclairage monté au ras tion, du vieillissement des lampes, teur à faisceau large. → Ethernet.
du sol et assorti d’un → indice de de leur défaillance et de l’em-
protection élevé. Il sert à baliser poussièrement de l’installation.
les dégagements ou à mettre en La valeur nouvelle de l’éclaire- Fluorescence
lumière des objets ou des détails
architecturaux.
ment est supérieure à la valeur
de maintenance, autrement dit
à la valeur opérationnelle.
Technique qui consiste à exciter
des substances fluorescentes par
un rayonnement pour les faire
I
luire, la longueur d’onde de la IES
Encastré orientable lumière produite étant toujours Format international de données
Généralement, encastré dont la Facteur de maintenance d’un supérieure à celle du rayonne- relatif à la répartition de la lu-
direction du rayonnement peut appareil d’éclairage ment. Cette technique a pour mière des appareils d’éclairage.
être choisie librement suivant un Valeur calculée pour le plan de principale application les substan-
angle défini (plage d’inclinaison et maintenance d’une installation ces fluorescen­-tes qui convertis-
de rotation) ; appareil d’éclairage d’éclairage qui tient compte de sent les rayons ultraviolets en ILCOS
adapté aux espaces de vente et la perte de → flux lumineux d’un lumière visible. Abréviation d’International Lamp
d’exposition. appareil d’éclairage due à l’empous- Coding System. → Système

Edition : 01.03.2010 | Version actuelle sur [Link] 431


E Guide
Glossaire

d’identif-ication des lampes basse pression et haute pression. Lampe à vapeur de mercure Lampe halogène à incandes-
standardisé. Les lampes à décharge basse pres- → Lampe à décharge haute pres- cence
sion comprennent les → lampes sion remplie de vapeur de mercu- → Lampe à incandescence com-
fluorescentes et les → lampes re. Par rapport à la décharge basse pacte pourvue d’une charge
Indice de protection fluorescentes compactes. La pression qui produit presque uni- supplémentaire d’halogène, qui
Désigne la sécurité d’un → appa- lumière résulte alors de l’exci- quement un → rayonnement empêche tout dépôt sur l’ampoule
reil d’éclairage. La combinaison de tation par rayonnement des ultraviolet, la vapeur de mercure du matériau du filament à mesure
deux chiffres indique à quel point substances fluorescentes. Les soumise à une forte pression émet de son évaporation. Par rapport
un appareil est sécurisé contre la lampes à décharge haute pression une lumière visible, mais assortie aux lampes standard, les lampes
pénétration de corps étrangers et comprennent les → lampes à d’une faible part de rouge. L’ajout halogènes à incandescence ont
d’eau. vapeur de mercure, les → lampes de substances fluorescentes com- un → rendement lumineux et
à halogénures métalliques et les plète la part de rouge et améliore une → durée de vie supérieurs.
→ lampes à vapeur de sodium le → rendu des couleurs.
Indice de rendu des couleurs blanc. Leur spectre lumineux est
Degré d’écart chromatique sous d’autant plus intense que la pres- Lampe halogène basse tension
un éclairage donné par rapport sion de régime est forte. Lampe à vapeur de sodium → Lampes halogènes à incandes-
à une source lumineuse de réfé- blanc cence très compactes à basse ten-
rence. L’indice de rendu des cou- → Lampe à décharge haute pres- sion (le plus souvent 6, 12 ou 24 V).
leurs Ra a pour maximum 100. Lampe à décharge basse sion remplie de vapeur de sodium Souvent aussi avec réflecteur
pression blanc. Soumise à une forte pression, dichroïque ou métallique intégré.
Appartiennent à cette catégorie la vapeur de sodium blanc détrui-
Intensité lumineuse les → lampes fluorescentes et les rait le verre. Aussi le récipient
Unité : → candela (cd). L’intensité lampes fluorescentes compactes. de décharge est-il en céramique Lampe PAR
lumineuse correspond au → flux d’oxyde d’aluminium, doublé → Lampe à incandescence
lumineux par l’angle de la pièce d’une ampoule supplémentaire.
(lm/sr). La répartition dans l’es- Lampe à décharge haute La → couleur de la lumière est
pace des intensités lumineuses pression d’un blanc chaud. Les lampes à Lampe standard
d’une source lumineuse forme le Appartiennent à cette catégorie vapeur de sodium blanc à haute → Lampe à incandescence
corps de répartition de l’intensité les → lampes à vapeur de mer- pression nécessitent l’emploi
lumineuse. cure, les → lampes à halogénures → d’amorceurs et de → ballasts.
métalliques et les → lampes à LAN
vapeur de sodium blanc. Abréviation de Local Area Network.
Interférence Lampe de bureau Réseau local pour une installation
Phénomène physique suivant Appareil d’éclairage équipé princi- durable sur de courtes distances.
lequel la superposition d’ondes Lampe à halogénures palement de → lampes halogènes
déphasées peut entraîner l’affai- métalliques à incandescence ou de → lampes
blissement de certaines gammes Lampe à décharge haute pression fluorescentes compactes et éco- LED
de fréquences. L’interférence est comprenant des halogénures nomiques, doublées d’un boîtier Abréviation de Light Emitting
utilisée dans les → filtres et les métalliques. La présence en grand porte-lampe orientable et d’un Diode. Corps électroluminescent
→ réflecteurs pour la → trans- nombre de ces substances de base dispositif anti-éblouissement qui produit de la lumière par re-
mission et la → réflexion sélec- produit des mélanges d’halogénu- efficace pour une utilisation à combinaison de paires de porteurs
tives. res métalliques capables d’assurer des postes de travail différents. de charge dans un semi-conduc-
au moment de la décharge des teur. La zone spectrale générée
→ rendements lumineux élevés par les LED est à bande étroite. La
et un bon → rendu des couleurs. Lampe fluorescente lumière blanche est produite par
K Lampe à incandescence
Lampe à décharge basse tension
en forme de tube, remplie de
vapeur de mercure. Le → rayon-
→ mélange des couleurs RVB ou
par → conversion de la lumi-
nance.
KNX → Projecteur thermique où la nement ultraviolet produit par la
Abréviation de Konnex. Système lumière est produite par le chauf- décharge de mercure est converti
domotique numérique normalisé fage d’un filament de tungstène en lumière visible par les subs- Lentille
qui trouve notamment des applica- situé dans une ampoule en verre tances fluorescentes recouvrant Elément optique qui sert à
tions dans l’éclairage, le chauf- remplie de gaz inerte (azote ou la paroi intérieure du tube à dé- → l'orientation de la lumière.
fage et l’aération. gaz rare) pour empêcher l’oxy- charge. Les différentes substances Rayon, forme, convexité et
dation du filament et ralentir fluorescentes permettent d’obte- structure de la lentille détermi-
l’évaporation du matériau qui nir une série de couleurs de la nent son comportement optique.
le compose. Plusieurs types de lumière et différentes qualités de Dans les projecteurs à gobos, les
L lampe à incandescence existent,
parmi lesquels figurent princi-
palement la lampe standard en
→ rendu des couleurs. La lampe
fluorescente possède générale-
ment des électrodes chauffées
systèmes de lentille servent à pro-
jeter les → gobos avec précision.
Les → lentilles de Fresnel plates
Lampe forme de poire en verre poli ou et peut ainsi être démarrée à peuvent être intégrées aux pro-
Source lumineuse électrique. dépoli, la → lampe à réflecteur basse tension. Les lampes fluo- jecteurs comme accessoires afin
Exemples : → lampes à incan- doublée de différentes argentu- rescentes ont besoin d’amorceurs d’élargir leur faisceau de façon
descence, → lampes à décharge, res internes et la lampe en verre et de → ballasts ou de ballasts symétrique ou asymétrique.
→ LED. Dans un → appareil pressé à réflecteur parabolique électroniques.
d’éclairage, la lampe sert à pro- intégré.
duire de la lumière, laquelle lumière Lentille à sculpture
peut être orientée sur des objets à Lampe fluorescente compacte → Lentille à structure parallèle
l’aide de → réflecteurs. Lampe à réflecteur → Lampe fluorescente qui, par qui élargit les faisceaux lumineux
Lampe dont le → réflecteur est l’association de plusieurs tubes dans un axe sans les modifier
intégré. Les lampes à réflecteur à décharge courts ou par le biais dans l’autre axe. Appliquée à
Lampe à décharge existent dans différents angles d’un tube à décharge plié, atteint l’éclairage muséographi­-que,
Source lumineuse, dont la lumière de rayonnement. Le → réflec- des dimensions particulièrement la lentille à sculpture produit un
est produite par une décharge teur dichroïque en est un type compactes. Les lampes fluores- cône lumineux ovale qui éclaire
électrique dans des gaz ou des particulier. centes compactes ont un seul de façon homogène les sculptures
halogénures métalliques. On culot. tout en longueur.
distingue les lampes à décharge

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E Guide
Glossaire

Lentille de Fresnel Lumière du jour mieux mettre en valeur les textu- primaires produit une lumière
Lentille dont l’effet produit résulte → Lumière naturelle res et les surfaces. blanche.
d’une disposition plane des seg-
ments de la lentille. Les lentilles
de Fresnel sont surtout utilisées Lumière naturelle Lumière solaire Mélange des couleurs
sur les projecteurs de scène et les La lumière naturelle comprend → Lumière naturelle En éclairagisme, le mélange addi-
projecteurs assortis d’un angle de aussi bien la lumière directe du tif (ou synthèse additive) des
rayonnement réglable. soleil et du ciel environnant que couleurs consiste à ajouter des
la lumière diffuse du ciel couvert. Luminance zones spectrales à l’aide du rouge,
Les → éclairements de la lumière Unité : candela/m² (cd/m²). La du vert et du bleu afin d’obtenir
Local Operating Network naturelle sont nettement supé- luminance correspond à la lumi- des couleurs mixtes. L’addition des
Système de bus permettant la rieurs aux éclairements de la nosité d’une surface qui émet de trois couleurs primaires donne
communication entre installa- lumière artificielle. la lumière soit en qualité de source une lumière blanche. Le mélange
tions et appareils, notamment lumineuse soit par → transmission soustractif (ou synthèse soustrac-
en domotique. ou par → réflexion. La luminance tive), qui fait appel aux couleurs
Lumière orientée représente le rapport entre → l’in- primaires (magenta, cyan et
Lumière produite par des → sour- tensité lumineuse et la surface jaune), filtre certaines plages
Loi de la distance photomé- ces lumineuses ponctuelles. Diri- projetée, verticale au sens d’ob- spectrales.
trique gée selon une direction précise, servation. Des surfaces de couleur
Loi selon laquelle → l’éclairement elle permet de créer un → mode- différente mais de même lumi-
est fonction de la distance entre lage et des effets de brillance. Les nance ont la même luminosité. Modelage
la source lumineuse et l’objet sources lumineuses ponctuelles à Accentuation de formes spatiales
éclairé. L’éclairement est inverse- rayonnement libre émettent aussi et textures par la lumière orientée
ment proportionnel au carré de une lumière orientée, mais dont Luminescence émise par des sources ponctuel-
cette distance. la direction principale varie dans Terme générique pour tous les les. Souvent associé au terme de
la pièce. C’est pourquoi cette lu- éclairages qui ne sont pas produits nuançage.
mière est généralement focalisée par thermorayonnance (photo-
LON en un → cône d’éclairage orienté luminescence, chimiolumines-
Abréviation de → Local Operating de manière uniforme. cence, bioluminescence, électro- Multimirror
Network luminescence, cathodolumines- → Réflecteur dichroïque
cence, thermoluminescence,
Lumière pour décorer triboluminescence).
Longueur d’onde dominante La lumière pour décorer est un
Unité de mesure qui associe une
couleur à une longueur d’onde.
Sur le → diagramme de chroma-
élément d’ornement. Les effets de
brillance de la source lumineuse
et des matériaux éclairés – de la
Lux, lx
Unité de → l’éclairement.
N
ticité de la CIE, la longueur d’onde flamme d’une bougie, d’un lustre Narrow spot
dominante peut être déterminée ou encore de sculptures lumineu- Désignation usuelle des → réflec-
en traçant une droite depuis le ses – contribuent à l’atmosphère teurs et des → lampes à réflec-
point blanc jusqu’à l’emplacement
correspondant sur la ligne de cou-
leur spectrale. La longueur d’onde
des lieux de représentation et
d’ambiance. M teur à faisceau très étroit.

complémentaire se trouve à l’op- Maintenance


posé. La longueur d’onde domi-
nante sert notamment à la classi-
fication des couleurs des → LED.
Lumière pour mettre en valeur
La lumière pour mettre en valeur
crée des accents. La lumière joue
Désigne l’ensemble des mesures
qui garantissent le bon fonction-
nement d’une installation d’éclai-
O
ici un rôle actif dans la transmis- rage : remplacement des lampes, Œil
sion des informations, en faisant nettoyage des appareils d’éclairage L’œil est un système optique, au
Lumen, lm ressortir visuellement les zones ou, dans le cas de → projecteurs, sein duquel la cornée et le cris-
Unité du → flux lumineux. d’intérêt et en dissimulant celles orientation. Cet aspect est pris en tallin permettent de représenter
de moindre importance. compte dans les études relatives l’environnement sur la rétine, en
à une installation d’éclairage au adaptant l’ouverture de la pupille.
Lumière d’appoint travers du → facteur de mainte- L’iris dose grossièrement la quan-
Mode d’éclairage par lequel une Lumière pour voir nance. tité de lumière perçue. Dans la
lumière directionnelle éclaire La lumière pour voir assure l’éclai- rétine, les excitations lumineuses
discrètement un objet ou une rage général de l’environnement. sont converties par des récepteurs
situation. La lumière d’appoint Elle fait en sorte que l’architecture, Matériel électrique en impulsions neuronales. L’œil
vient compléter la → lumière les objets et les personnes y soient Equipement nécessaire au fonc- possède deux systèmes de récep-
principale. bien visibles afin de permettre tionnement de sources lumineu- teurs : les bâtonnets et les cônes.
à ces dernières de s’orienter, de ses. Il s’agit principalement de Les bâtonnets sont répartis d’une
travailler et de communiquer. → ballasts qui limitent le courant, manière relativement homogène
Lumière diffuse de → starters ou → d’amorceurs sur la rétine. Ils sont très sensibles
La lumière diffuse est émise par pour les → lampes à décharge à la lumière et permettent une
de vastes surfaces éclairées. Elle Lumière principale ainsi que de → transformateurs vision très développée même
produit un éclairage homogène Type d’éclairage suivant lequel pour les → lampes halogènes en cas → d’éclairements faibles
et doux, dont la capacité de un → éclairage d’accentuation basse tension. (→ vision scotopique). L’acuité
→ modelage et la → brillance influence considérablement la visuelle est cependant médiocre
sont faibles. perception d’un objet ou d’une et les couleurs ne sont pas per-
situation. Une → lu-mière d’ap- Mélange additif des couleurs çues. Les cônes en revanche sont
point empêche la formation de Mélange de couleurs par ajout de principalement concentrés dans la
Lumière diffuse non désirée contrastes marqués. zones spectrales. Selon la théorie dépression au centre de la rétine
Rayonnement lumineux indésira- trichromatique, les couleurs obte- (fovéa), qui se trouve dans l’axe
ble émis hors du cône lumineux nues par mélange additif (ou visuel. Ils permettent une vision
véritable. La lumière diffuse peut Lumière rasante synthèse additive) sont complé- nette et en couleur dans un angle
éblouir ; en extérieur, elle peut Type d’éclairage par lequel la mentaires des couleurs primaires limité, mais exigent un éclaire-
notamment être source de lumière incidente sur les surfaces (rouge, vert, bleu). La synthèse ment élevé (→ vision photopique).
→ pollution lumineuse. est presque à l’horizontale pour homogène des trois couleurs

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E Guide
Glossaire

Orientation de la lumière Projecteur (protection anti-éblouissement) Rallumage


L’orientation de la lumière par des Appareil d’éclairage dont la et de réduire la charge thermique Nouvel allumage suite à une
→ réflecteurs ou des → lentilles direction du faisceau lumineux d’une pièce. coupure de l’éclairage ou à une
est utilisée pour développer des est nette et peut être orientée coupure de courant. De nom-
→ appareils d’éclairage présen- par rotation et inclinaison vers breuses → lampes à décharge ne
tant des propriétés optiques un point voulu ; appareil utilisé Psychologie de la perception peuvent être rallumées qu’après
définies en des instruments de de préférence sur des → rails Branche de la science qui s’oc- une phase de refroidissement. Un
conception lumière. L’orienta- lumière. cupe des différents aspects de la rallumage immédiat n’est possible
tion de la lumière est d’une perception, surtout de la récep- qu’avec des → amorceurs haute
importance déterminante pour tion neuronale et du traitement tension spéciaux.
le → confort visuel. Elle réduit Projecteur compact des excitations sensorielles.
→ l’éblouissement des appareils Projecteur doté d’un système
d’éclairage à une valeur accep- optique qui permet, en asso- Ray tracing
table. ciation avec différentes lampes, Puissance de rayonnement Méthode de calcul en simulation
de projeter des → gobos et des S’agissant des lampes électriques, d’éclairage, qui considère les
inscriptions. Selon l’optique em- produit de transformation de la rayons émis de l’œil jusqu’à l’objet
ployée, il s’agit de projecteurs- puissance électrique. Unité phy- considéré et aux sources de
P condenseurs ou de projecteurs
ellipsoïdaux.
sique : watt. Dans la plage de
longueurs d’ondes de 380 nm à
780 nm, la puissance de rayonne-
lumière.

Passerelle ment (W) peut être quantifiée en Rayonnement infrarouge


Convertisseur de protocole, qui Projecteur condenseur → flux lumineux (lm). Rayons de chaleur invisibles dans
permet la communication entre → Projecteur compact la plage de longueur d’ondes
différents protocoles au sein d’un > 780 nm. Le rayonnement infra-
même réseau. Puissance installée rouge est généré par toutes les
Projecteur ellipsoïdal Somme des → puissances nomi- sources lumineuses, mais surtout
→ Projecteur compact nales de tous les appareils électri- par les → projecteurs thermiques,
Performance visuelle ques connectés. dont il constitue la majeure part
Terme désignant la puissance du rayonnement émis.
de perception que doit fournir Projecteur Flood
→ l’œil et les propriétés visuelles Appareil d’éclairage à faisceau Puissance installée de l’éclai-
de l’objet qui doit être perçu. large, qui peut être tourné et rage Rayonnement solaire global
L’exigence visuelle grandit à incliné vers un point souhaité de Puissance maximale de l’ensemble Somme du rayonnement solaire
mesure que les contrastes de la pièce, utilisé de préférence sur de l’installation d’éclairage, indé- direct et du rayonnement diffus
couleur ou de luminance et la des → rails lumière. pendamment de la consommation du ciel.
taille des détails diminuent. d’énergie effective.
Projecteur thermique Rayonnement ultraviolet
Photomètre Source de rayonnement qui émet Puissance lumineuse Rayonnement invisible au-delà
Appareil de mesure des valeurs de la lumière en chauffant la Autre désignation pour le → flux de la lumière à ondes courtes
photométriques. La première matière qui compose le filament, lumineux, qui correspond en (longueur d’ondes < 380 nm).
valeur mesurée est → l’éclaire- habituellement du tungstène dans physique des rayonnements à la Les sources lumineuses techni-
ment, dont sont ensuite tirées les → lampes à incandescence. → puissance de rayonnement. ques ne produisent qu’une faible
d’autres valeurs. Les photomètres part de rayonnement ultraviolet.
sont adaptés à la sensibilité de la Les rayons ultraviolets peuvent
lumière spectrale de → l’œil. Des Projection Puissance nominale avoir des effets nocifs, dont la
instruments de mesure spéciaux Représentation visuelle sur une Puissance maximale d’un appareil décoloration et la fragilisation
­(goniophotomètres) sont néces- surface d’un masque bidimen- électrique. des matériaux. D’où l’utilisation
saires pour calculer la répartition sionnel ou d’un → gobo. Les de → filtres anti-UV pour les
de l’intensité lumineuse des appareils d’éclairage réalisant absorber.
appareils d’éclairage. ces projections nécessitent un

Photon-mapping
dispositif optique spécifique. Un
système de lentille garantit la
netteté de la projection.
R Réflecteur
Système orientant la lumière par
Algorithme en simulation d’éclai- Radiosité le biais de surfaces réfléchis-
rage, qui est principalement uti- Méthode de calcul en simulation santes. Les caractéristiques d’un
lisé en complément des procédés Protection anti-éblouissement d’éclairage, qui considère les réflecteur concernent essentiel-
basés sur le ray tracing. → Protection solaire rayons lumineux émis par la lement ses degrés de réflexion et
source de lumière et réfléchis de diffusion et, dans le cas des
dès leur entrée en contact avec réflecteurs à miroir, le type de
Pollution lumineuse Protection contre la lumière une surface. courbe de sa section (contour du
Emission de lumière qui est source, Limitation de l’intensité lumineuse, réflecteur). Les réflecteurs parabo-
dans un contexte donné, de per- du → rayonnement ultraviolet et liques orientent la lumière d’une
turbations liées à → l’éclairement, du → rayonnement infrarouge Rail lumière source lumineuse se trouvant
à la direction de la lumière ou au indispen-sable en particulier dans Solution de base pour un éclairage dans le foyer d’une manière paral-
→ spectre lumineux. A l’extérieur, les expositions. Elle implique de flexible adapté à des exigences lèle, les réflecteurs sphériques la
la pollution lumineuse peut éclair- sélectionner les → lampes, les spécifiques. Il peut être équipé à renvoient au foyer, les réflecteurs
cir le ciel nocturne. Les consé- appareils et les → filtres appro- tout moment d’appareils d’éclai- elliptiques la focalisent dans un
quences en sont notamment un priés. rage différents. Utilisé de pré- second foyer.
gaspillage d’énergie et des réper- férence avec des → projecteurs
cussions négatives sur la faune et des → projecteurs Flood, en
et la flore. En éclairagisme, on Protection solaire particulier dans le domaine de la Réflecteur à facettes
applique également l’expression Mesures techniques basées sur présentation et de l’exposition. Réflecteur doté de facettes planes
→ Dark Sky aux procédés destinés → l’absorption, la → réflexion qui produit un → cône d’éclairage
à prévenir la pollution lumineuse. et la réfraction pour contrôler plus harmonieux que les → réflec-
la lumière solaire directe afin teurs conventionnels polis brillants.
d’augmenter le → confort visuel

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E Guide
Glossaire

Réflecteur dichroïque Rendu des contrastes Section du cône d’éclairage type de production de la lumière,
Réflecteur qui réfléchit essentiel- Critère de limitation de l’éblouis- Section de forme hyperbolique il est possible de différencier les
lement la lumière visible, mais sement par réflexion. La restitu- d’un → cône d’éclairage, projetée principaux spectres : le spectre
transmet aussi les rayons infra- tion du contraste est exprimée par par exemple sur un mur par des continu (lumière du jour et
rouges (réflecteurs en verre) ou le facteur de rendu du contraste, Downlights. → projecteur thermique), le
les absorbe (réflecteurs en métal). qui correspond au rapport entre spectre linéaire (décharge basse
Les réflecteurs dichroïques génè- le contraste de luminance d’une pression) et le spectre de bandes
rent sur les objets éclairés une tâche visuelle sous un éclairage Séquence d’éclairage (décharge haute pression).
charge thermique moindre. Les donné et le contraste de luminance Succession de → scènes d’éclai-
termes « Coolbeam » et « Multi- d’un éclairage de référence. rage. Une mise en lumière dyna-
mirror » sont des désignations mique résulte de la programma- Spot
courantes de ce type de réflecteur. tion au moyen d’une → commande Désignation usuelle des → réflec-
Rendu des couleurs d’éclairage d’une succession de teurs et des → lampes à réflec-
Qualité du rendu des couleurs scènes d’éclairage, de leur durée teur à faisceau étroit.
Réflecteur elliptique sous un éclairage donné. L’écart et du type de transition voulu.
→ Réflecteur chromatique par rapport à une
source lumineuse de référence est Starter
indiqué par l’indice de rendu des Simulateur de lumière natu- → Amorceur utilisé dans les
Réflecteur parabolique couleurs Ra ou la classe de rendu relle → lampes fluorescentes.
→ Réflecteur des couleurs. Dispositif technique conçu pour
simuler la lumière du soleil et la
lumière naturelle. La → lumière Structure d’éclairage
Réflecteur Spherolit Résistance à la lumière naturelle est simulée par la dispo- Regroupement de plusieurs
Système d’orientation de la Degré auquel un matériau se sition hémisphérique de nom- → appareils d’éclairage en une
lumière qui s’appuie sur des trouve modifié sous l’effet de la breux appareils d’éclairage ou par structure principalement linéaire,
segments sphériques réfléchis- lumière (tenue à la lumière). Si la la réflexion multiple d’un plafond le plus souvent suspendue au
sants. La répartition de l’intensité résistance à la lumière concerne de lumière dans une salle pleine plafond.
lumineuse est fonction du coeffi- en premier lieu la modification des de miroirs. La lumière du soleil est
cient de réflexion, du profil du couleurs, par suite, elle touche simulée par un projecteur parabo-
réflecteur, du nombre de seg- également à la dégradation du lique, dont le déplacement reprend Surface de sortie de la lumière
ments sphériques et de leur matériau. celui du soleil au cours d’une jour- Surface d’un → appareil d’éclai-
rayon. née ou d’une année. Un simula- rage d’où sort la lumière. Selon la
teur de lumière naturelle permet technique d’éclairage utilisée, un
RVB de simuler des conditions de même appareil en possèdera une
Réflexion Abréviation de rouge-vert-bleu. lumière et d’ombre de bâtiments ou plusieurs. La → luminance de
Capacité des surfaces à renvoyer En éclairagisme, le mélange des à l’étude, d’essayer différents dis- la surface de sortie de la lumière
la lumière. La réflexion se mesure couleurs RVB repose sur la syn- positifs d’orientation de la lumière permet d’estimer l’éblouissement
par le facteur de réflexion, qui thèse additive des couleurs et et de mesurer le → facteur de potentiel de l’appareil.
correspond au rapport entre le sert à produire une lumière de lumière du jour sur la maquette.
→ flux lumineux réfléchi et le flux la couleur voulue.
lumineux incident. La réflexion Système d’identification des
peut être orientée ou diffuse. Simulateur de soleil lampes
→ Simulateur de lumière naturelle Système harmonisé d’identifica-
Réfraction
Modification de la direction de
S Simulation d’éclairage
tion des lampes électriques. Le
code d’une lampe spécifie entre
autres le mode de production de
la lumière provoquée par l’entrée Saturation de couleur Calcul d’une situation d’éclairage la lumière, la matière de l’ampoule
dans un milieu de densité diffé- Unité de grandeur de l’intensité au moyen d’un logiciel. La simu- ou le gaz de remplissage, la puis-
rente. La réfringence d’un milieu d’une couleur allant du point lation quantitative sert à s’assurer sance et la douille utilisée.
optique est mesurée par son blanc à la couleur pure sur le du bon respect des exigences
indice de réfraction. → diagramme de chromaticité de la planification au regard de
de la CIE. Il s’agit, avec la teinte valeurs chiffrées. La simulation
Relais
Commutateur alimenté par le
et la luminosité, de l’une des trois qualitative est axée sur l’atmos-
propriétés fondamentales de la phère et sur l’esthétique d’un
couleur. La saturation est généra- concept.
T
courant électrique. Le relais est lement donnée en %. Technique Dark Sky
généralement activé par un cir- Technique de réflexion spéciale-
cuit électrique distinct et il peut Source de lumière ponctuelle ment étudiée pour éviter tout
ouvrir ou fermer un ou plusieurs Scène d’éclairage Source lumineuse compacte rayonnement lumineux au-dessus
autres circuits. Situation d’éclairage (ou ambiance presque ponctuelle. Les sources de l’appareil d’éclairage, et donc
lumineuse) qui présente une combi- de lumière ponctuelles permet- toute → pollution lumineuse.
naison particulière de luminosités tent d’orienter la lumière de
Rendement lumineux et de couleurs. Une → commande manière optimale essentiellement
Unité : lumens/watt (lm/W). Le de l’éclairage permet de sauvegar- par focalisation, tandis que les Technique Darklight
rendement lumineux correspond der des scènes d’éclairage et de sources linéaires ou planes pro- Technique de réflexion spéciale-
au rapport entre le → flux lumi- les charger automatiquement par duisent une lumière d’autant plus ment étudiée pour éviter tout
neux produit et la puissance élec- simple pression sur un bouton. diffuse que le faisceau est large. éblouissement de l’observateur
trique fournie par une → lampe. tant que la lampe se trouve dans
la zone de défilement du réflec-
Scénographie Spectre teur. → L’angle de défilement de
Rendement lumineux d’un Mise en scène d’un espace. En Répartition de l’intensité du la lampe et → l’angle cut-off du
appareil d’éclairage éclairage, la scénographie cor- rayonnement d’une source lumi- réflecteur sont identiques. La tech-
Rapport entre le flux lumineux respond à la métamorphose de neuse sur une certaine gamme nique Darklight offre un → con-
émis et le → flux lumineux produit l’espace par la lumière dans une de longueurs d’ondes. De la fort visuel maximal pour une
par les lampes au sein de l’appa- dimension temporelle donnée. répartition spectrale dépendent efficacité optimale.
reil d’éclairage. Il est exprimé par la → couleur de la lumière et le
le biais du LOR (light output ratio). → rendu des couleurs. Selon le

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E Guide
Glossaire

Technique de commande début Thermoluminescence par les bâtonnets. La perception


de phase → Luminescence des couleurs et → l’acuité visuelle
Méthode de réglage de la lumi- ont des valeurs intermédiaires
nosité consistant à commander correspondantes. La vision méso-
la puissance absorbée des lampes Transadaptateur pique comprend la plage de lumi-
au moyen du début de phase Elément de raccordement méca- nance de 3 cd/m² à 0,01 cd/m².
des ondes du courant alternatif. nique et électrique d’un appareil
Avec cette technique, le courant d’éclairage, en particulier d’un
n’est pas allumé aussitôt après → projecteur ou d’un → projec- Vision nocturne
le passage par zéro de la tension teur Flood avec un → rail lumière, → Vision scotopique
alternative et il est maintenu associé à un → transformateur
jusqu’au passage par zéro suivant. électronique intégré ou un
En règle générale, les gradateurs à → ballast électronique. Vision photopique
technique de commande début de Egalement : vision diurne. Vision
phase sont peu adaptés aux lam- carac-térisée par une → adapta-
pes fluorescentes, qu’elles soient Transformateur tion aux → luminances de plus
compactes ou non. La technique Matériel électrique qui permet le de 3 cd/m². La vision photopique
de commande début de phase fonctionnement des → lampes se fait grâce aux → cônes, et est
est utilisée pour commander les halogènes basse tension ; on donc concentrée dans la zone de
ballasts conventionnels. distingue les transformateurs la → fovéa. → L’acuité visuelle
conventionnels et électroniques. est élevée, les couleurs peuvent
être perçues.
Technique de commande fin de
phase Transmission
Méthode de réglage de la lumi- Capacité de certaines matières Vision scotopique
nosité consistant à commander à transmettre la lumière. La Egalement : vision nocturne.
la puissance absorbée des lampes transmission se mesure par un Vision assortie d’une adaptation
au moyen de la fin de phase des facteur qui correspond au rapport aux → luminances de moins de
ondes du courant alternatif. Avec entre le → flux lumineux transmis 0,01 cd/m². La vision scotopique
cette technique, le courant est et le flux lumineux incident. La se fait avec les bâtonnets, ce qui
allumé immédiatement après le transmission peut être orientée sollicite donc surtout la périphérie
passage par zéro de la tension ou diffuse. de la rétine. → L’acuité visuelle
alternative et éteint avant le est faible, les couleurs ne sont
passage par zéro suivant. La tech- pas perçues ; la sensibilité aux
nique de commande fin de phase mouvements des objets perçus
est utilisée pour commander les
ballasts électroniques. U est en revanche élevée.

UGR Volet anti-éblouissement


Température de couleur Unified Glare Rating ; méthode De forme rectangulaire, les volets
Désigne la → couleur de la lumière d’estimation de → l’éblouisse- anti-éblouissement sont surtout
d’une source lumineuse. S’agissant ment psychologique, en parti- employés pour limiter l’éblouisse-
des → projecteurs thermiques, culier au niveau d’un poste de ment direct produit par les pro-
elle correspond à peu près à la travail. jecteurs.
température réelle du filament de
la lampe en kelvin (K). S’agissant
des → lampes à décharge, elle cor- Uplight
respond à la température de cou-
leur la plus proche, à savoir à la
température à laquelle un → pro-
Appareil d’éclairage suspendu,
applique murale, appareil pour
l’éclairage du sol ou appareil sur
W
jecteur thermique émet une lu- pied qui émet sa lumière vers le Watt
mière d’une couleur comparable. haut. Unité physique de la puissance,
fonction de la → tension et de
l’ampérage.
Temps de fading
Laps de temps qui s’écoule entre
la fermeture en fondu d’une scène
d’éclairage et l’ouverture en fondu
V Wide flood
Désignation usuelle des → réflec-
d’une autre scène. Varychrome teurs et des → lampes à réflec-
Adjectif qualifiant les appareils teur à faisceau très large.
d’éclairage pouvant modifier la
Tension couleur de la lumière, par exemple
Grandeur physique sous l’effet par → mélange des couleurs RVB.
de laquelle les porteurs de charge
d’un conducteur électrique se
mettent en mouvement et le Vision crépusculaire
courant circule. → Vision mésopique

Tension du secteur Vision diurne


→ Tension électrique disponible → Vision photopique
sur le réseau électrique. Dans la
plupart des régions du monde,
cette tension est de 230 V pour Vision mésopique
50 Hz. Pour les tensions différen- Etat transitoire entre la → vision
tes, une adaptation technique des photopique assurée par les cônes
appareils électriques est nécessaire. et la → vision scotopique assurée

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