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Optimisation de la réassurance santé

Ce mémoire traite de l'arbitrage entre rentabilité et risque dans le secteur de l'assurance, en mettant l'accent sur le rôle de la réassurance comme levier pour garantir la pérennité des activités d'assurance. Il propose une aide à la décision pour une société d'assurance de personnes, en analysant les effets de la réassurance sur des mesures de risque et de rentabilité. L'objectif est d'optimiser ces mesures sous des contraintes spécifiques.

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Optimisation de la réassurance santé

Ce mémoire traite de l'arbitrage entre rentabilité et risque dans le secteur de l'assurance, en mettant l'accent sur le rôle de la réassurance comme levier pour garantir la pérennité des activités d'assurance. Il propose une aide à la décision pour une société d'assurance de personnes, en analysant les effets de la réassurance sur des mesures de risque et de rentabilité. L'objectif est d'optimiser ces mesures sous des contraintes spécifiques.

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A mes parents, qui m’ont toujours soutenu

Préambule

Pour des raisons de confidentialité, certains résultats présentés dans ce mémoire ont
été dépersonnalisés.

A titre d’exemple, nous avons appliqué un coefficient multiplicateur aux chiffres d’af-
faires et aux données de sinistres présentés dans ce mémoire.
Remerciements

Je tiens à remercier en premier lieu Meriem Raiti, pour son accompagnement tout au
long de ce mémoire, son engagement et la confiance qu’elle m’a témoignée.

Je remercie spécialement Julien Rollet pour sa disponibilité et les conseils qu’il m’a
prodigués.

Je remercie Olivier Wintenberger pour son suivi académique et son soutien dans la
réalisation de ce mémoire.

Enfin, pour tout le reste, mes remerciements vont à Fabien Duret et Arnaud Dullin
pour m’avoir formé sur l’assurance de personnes, à toute la direction de la souscription
de Malakoff Médéric qui a réussi tout ce temps à me soutenir ; à mes parents, mon frère
et ma soeur pour m’avoir inculqué l’envie de bien faire.
Résumé

L’actualité économique et réglementaire des entreprises d’assurance intensifie la ré-


flexion de l’arbitrage entre rentabilité et risque, il est du ressort de l’assureur de veiller
à dégager le meilleur résultat possible par les différents leviers dont il dispose. La réas-
surance se profile comme un des leviers permettant de garantir la pérennité de l’activité
d’assurance.

Nous cherchons, dans le cas d’une société d’assurance de personnes, à produire une
aide à la décision afin d’arbitrer clairement entre rentabilité et risque. Dans cet ordre
d’idée, nous observerons les effets de la réassurance sur diverses mesures de risque et de
rentabilité connues, et essayerons d’en optimiser les niveaux pour des contraintes données.

Mots clés : Santé, Prévoyance, Réassurance, Mesures de risque, Mesures de rentabi-


lité, Optimisation, De Finetti, Malakoff Médéric.
Abstract

The economic and regulatory news of insurance companies intensifies the reflection of
the trade-off between profitability and risk. Thus, it is the insurer’s responsibility to ensure
that the best possible result is achieved through the various levers at its disposal. Reinsu-
rance is emerging as one of the levers to ensure the sustainability of the insurance business.

In the case of a life and health insurance company, we seek to produce a decision aid
in order to clearly arbitrate between profitability and risk. In this context, we will observe
the effects of reinsurance on various known risk and profitability measures, and try to
optimize their levels for given constraints.

Key words : Health, Disability, Reinsurance, Risk measure, Rentability measure,


Optimisation, De Finetti, Malakoff Médéric.
TABLE DES MATIÈRES G. Amedzro

Table des matières

Table des matières 1

Introduction 5

Note de synthèse 6

Summary note 11

I Cadre du mémoire - Problématique 16

1 Cadre du mémoire 17
A Le groupe Malakoff Médéric . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.2 Chiffres clés 2016 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
A.3 Organisation structurelle du groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
A.4 L’assurance de groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
A.4.1 Approche générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
A.4.2 La complémentaire santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
A.4.3 La prévoyance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
B La Réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
B.1 Le contrat de réassurance et ses intérêts . . . . . . . . . . . . . . . 23
B.2 Les formes juridiques de réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
B.2.1 La réassurance facultative . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
B.2.2 La réassurance facultative/obligatoire . . . . . . . . . . . 25
B.2.3 La réassurance obligatoire («Conventionnelle») . . . . . . 25
B.3 La réassurance obligatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
B.3.1 Réassurance proportionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
B.3.2 Caractéristiques du proportionnel . . . . . . . . . . . . . . 29
B.3.3 Réassurance non proportionnelle . . . . . . . . . . . . . . 30

Page 1/101
TABLE DES MATIÈRES G. Amedzro

B.3.4 Caractéristiques du non proportionnel . . . . . . . . . . . 33


B.3.5 Mélange de plusieurs traités . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

2 Le portefeuille à optimiser : Malakoff Médéric Courtage 35


A Présentation du périmètre de l’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
B Traitement des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
C Analyse descriptive du portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
C.1 Analyse descriptive au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
C.2 Analyse par risque et par réseaux de distribution . . . . . . . . . . 40
D Analyse de la sinistralité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
D.1 La sinistralité au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
D.2 La sinistralité par risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
D.2.1 Le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
D.2.2 Le risque arrêt de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
D.2.3 Le risque décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
E Étude des rapports sinistres à prime . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
F Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48

II Traitement de la problématique 50
3 Méthodes d’optimisation de la réassurance 51
A Optimisation de la réassurance proportionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . 52
A.1 Approche Moyenne-Variance - De Finetti (1940) . . . . . . . . . . 53
A.2 Approche de Krvavych (2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
B Optimisation de la réassurance non proportionnelle . . . . . . . . . . . . . 55
B.1 Tarification basée sur l’expérience : la cotation "Burning Cost" . . . 55
B.1.1 Mise en "As If" . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
B.1.2 Détermination du montant à charge du traité . . . . . . . 56
B.1.3 Réalisation de la cotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
B.2 Optimisation du couple (Priorité,Portée) . . . . . . . . . . . . . . . 57
C Critères de rentabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
C.1 Le S/P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.2 Le ratio combiné : COR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.3 La marge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
D Critère d’exposition au risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
E Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

III Applications 61
4 Application sur le portefeuille au global 62
A Paramètres à combler par la réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63

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TABLE DES MATIÈRES G. Amedzro

A.1 La marge dégagée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63


A.2 Les commissions d’apport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
A.3 La commission de réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
B Optimisation par type de traité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
B.1 Optimisation de la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
B.1.1 Réduction de la volatilité du résultat par année . . . . . . 67
B.1.2 Étude d’un exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
B.1.3 Réduction de la variance des sinistres conservés . . . . . . 70
B.1.4 La quote-part optimale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de sinistre 73
C Résultats sur le portefeuille au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
C.1 Résultat sur le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
C.2 Résultat sur le risque arrêt de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
C.3 Résultat sur le risque décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
C.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79

5 Application sur le périmètre standard 81


A Présentation du périmètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
B Réalisation de l’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
B.1 Optimisation de la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de sinistre 84
C Résultats sur le portefeuille standard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C.1 Résultats sur le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C.2 Résultats sur le risque prévoyance collective . . . . . . . . . . . . . 85
C.3 Résultats sur le risque Prévoyance TNS . . . . . . . . . . . . . . . . 86
C.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87

6 Étude de sensibilité 88
A Sensibilité sur la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
B Sensibilité sur l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89

IV Outil d’aide à la décision 91

7 Cas pratique sur le portefeuille Standard 92


A Présentation de l’outil d’aide à la décision . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93

Conclusion Générale 95

Bibliographie 97

Page 3/101
TABLE DES MATIÈRES G. Amedzro

A Tableaux 98

Table des figures 99

Liste des tableaux 101

Page 4/101
Introduction

Le marché de la réassurance est traditionnellement dédié au transfert du risque. Ce


transfert permet avant tout aux sociétés d’assurance de se protéger contre les risques de
pointe, de fréquence et de catastrophe. La réassurance peut ainsi être utilisée comme un
partenariat afin de piloter un portefeuille d’assurance au plus juste.

Malakoff Médéric Courtage, filiale à 100% du groupe Malakoff Médéric est chargée de
distribuer les produits du groupe grâce à ses différents partenaires. Aujourd’hui, dans un
marché de plus en plus tendu où la concurrence se fait très forte, la réassurance se révèle
être un outil efficace de pilotage des portefeuilles d’assurance.

Dans le cadre du portefeuille de Malakoff Médéric Courtage, nous allons voir à quel
point la réassurance permet de lier de façon optimale exposition au risque et rentabilité.
L’objectif de ce travail n’est pas avant tout de déterminer une valeur optimale mais plutôt
de proposer une méthodologie suffisamment large pour que l’assureur puisse définir une
stratégie de réassurance en fonction du portefeuille qu’il cherche à couvrir.

Le champs de notre étude se restreint à l’assurance de personne (Santé & Prévoyance),


sachant que ces techniques sont transposables aux autres domaines de l’assurance.

Dans une première partie qui pose le cadre du mémoire et la problématique, nous pré-
senterons les activités du groupe Malakoff Médéric, le fonctionnement de la réassurance
ainsi qu’une étude détaillée du portefeuille de Malakoff Médéric Courtage.

Une deuxième partie s’articulera autour de l’étude du problème d’optimisation et ex-


posera les différentes méthodes classiques existantes.

Pour finir, une troisième partie présentera une application de la méthodologie au por-
tefeuille de Malakoff Médéric Courtage et exposera les résultats de cette optimisation.
Note de synthèse

Problématique :

Malakoff Médéric Courtage, filiale à 100% du groupe Malakoff Médéric est chargée de
distribuer pour la plus grande partie de son activité les produits de complémentaires santé
et de prévoyance du groupe grâce à ses différents partenaires et intermédiaires en assu-
rance. Cette activité inclut, entre autres spécificités, des frais annexes très importants que
doit supporter la compagnie (frais d’acquisition, frais d’apporteur, etc...). La direction de
la souscription souhaite connaître les éventuels bénéfices d’un programme de réassurance
adapté à l’activité de Malakoff Médéric Courtage afin de l’intégrer dans la stratégie du
groupe.

En effet, la réassurance a toujours été un outil efficace pour la gestion des risques d’une
compagnie d’assurance. Avec l’entrée en vigueur de la directive européenne Solvabilité II,
cette pratique s’est de plus en plus convertie en outil de pilotage stratégique du capital.
Ce mémoire se donne pour objectif de renvoyer le réassureur au rôle de partenaire envers
sa cédante et de construire un cadre global de réassurance de celle ci.

Dans la suite, nous étudierons le portefeuille de Malakoff Médéric Courtage afin de


définir un cadre pour la construction d’un programme de réassurance adapté à son activité.

"La cédante" fera tout au long de ce mémoire référence à Malakoff Médéric


Courtage.

Les types de couverture de réassurance envisagées :

Différentes formes de réassurance classiques seront considérés à savoir :

• La réassurance proportionnelle : l’assureur cède au réassureur un pourcentage


équivalent des sinistres et des primes de son portefeuille. Le réassureur partage ainsi
les pertes et bénéfices de la cédante. Il y a possibilité de versement de commission
de réassurance à la cédante par le réassureur afin de participer aux différents frais
d’acquisition et de gestion qui peuvent se montrer élevés. Les deux principaux types
de traités proportionnels sont :

— La quote part : Il s’agit du traité de réassurance le plus simple en terme de mise


en place et de gestion : la cédante et le réassureur s’accordent sur un taux de
cession des sinistres et des primes, commun à tout le portefeuille réassuré. Elle
permet de se couvrir contre le risque attritionnel.

— L’excédent de plein : Ce traité s’applique aux catégories pour lesquelles la va-


leur assurée est définie sans ambiguïté (comme dans le cas d’un décès où les
différentes garanties s’expriment en pourcentage du salaire). La cédante déter-
mine le montant maximal qu’elle est prête à prendre en charge lorsqu’un sinistre
survient : le plein de rétention. Le réassureur limite sa capacité à k pleins. Le
taux de cession est alors défini, risque par risque. Il permet de se couvrir contre
les grands risques pour de petits portefeuilles.

• La réassurance non proportionnelle : il s’agit de l’ensemble des traités ne véri-


fiant pas l’identité entre taux de cession des primes et taux de cession des sinistres.
Les principaux types de traités proportionnels sont :

— L’excédent de sinistre : Ce traité couvre la part de sinistre excédant un seuil


donné, appelé priorité. Toutefois le réassureur limite son intervention à un mon-
tant donné par sinistre, appelé portée. On distingue l’excèdent de sinistre par
évènement qui permet de couvrir la cédante contre les événements rares qui
touchent plusieurs polices (comme les catastrophes naturelles) et l’excèdent de
sinistre par risque permettant de se couvrir contre les grands risques.

— L’excédent de perte annuelle : il s’agit en quelque sorte d’un excédent de sinistre


par événement ; où l’événement serait la charge annuelle totale de l’assureur.
Ce type de traité est très peu proposé par les réassureurs.

Les méthodes classiques d’optimisation des couvertures de réassurance :

Plusieurs études traitent aujourd’hui des stratégies d’optimisation de la réassurance


grâce à des techniques statistiques classiques. L’approche théoriques classique générale-
ment utilisée est la maximisation du profit sous contraintes de variance (ou inversement,
la minimisation de la variance sous contraintes de profit).

Le cheminement que nous retiendrons dans ce mémoire sera de définir, pour chaque
type de couverture de réassurance, les paramètres la rendant optimale du point de vue de
la cédante. Nous pourrons ensuite comparer ces couvertures de réassurance de différents
types entre elles.

L’optimisation des couvertures de réassurance se déroule comme suit :

— L’optimisation des couvertures proportionnelles se base principalement sur les tra-


vaux de De Finetti [3] qui, partant d’un portefeuille divisé en n risques, propose
des taux de cessions par risque qui optimisent le portefeuille de la cédante pris
au global. Cette optimisation se traduit par une minimisation de la variance du
résultat de la cédante sous contrainte d’espérance de résultat. Une autre méthode,
développée par Borch [1] permet une minimisation de la variance de la charge to-
tale des sinistres de la cédante sous des contraintes de résultat.

— L’optimisation de couvertures non proportionnelles reste dans le même esprit et se


traduit par la détermination des couples (Priorité, Portée) remplissant les critères
d’optimisation fixés.

Les différentes couvertures ainsi définies pourront être comparées à travers des indica-
teurs de rentabilité et d’exposition au risque à savoir :

• Trois indicateurs de rentabilité : le ratio Sinistre à Primes, Le Ratio Combiné 1


et le bénéfice net de la cédante
• Un indicateur d’exposition au risque : la volatilité des sinistres conservés par
la cédante.

Application au portefeuille de Malakoff Médéric Courtage :

Les différentes méthodes appliquées étant déterministes et basée sur l’expérience de


la cédante, une base de données retraçant l’activité de la cédante de 2012 à 2016 a été
construite. Nous retiendrons les 4 premières années afin de déterminer les différentes cou-
vertures optimales compte tenu de l’expérience de la cédante. Une application sera ensuite
réalisée sur les données de l’exercice 2016.

L’analyse du portefeuille de la cédante s’est faite en gardant comme classes, des groupes
de contrats sur un même risque (santé, décès, arrêt de travail) et commercialisés suivant
un même réseau de distribution (Agent, Courtage de Proximité, Courtage Spécialisé,
Grossistes et Autres).

1. qui intègre les charges réelles auxquelles fait face la cédante


Gardant à l’esprit ces classes, Il a donc été possible de définir grâce à l’expérience de
la cédante :

• Une couverture en quote-part


• Une couverture en excédent de sinistre
• Une couverture en excédent de sinistre combinée à une cession en quote-part sur
la rétention de la cédante.

Résultat de l’étude :

Les paramètres des couvertures optimales étant définis, une application a été réalisée
sur l’exercice 2016. Au terme de cette application, nous observons grâce aux graphes sui-
vant l’effet de la réassurance. On observera à gauche le S/P en fonction de la volatilité
de la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction
de la volatilité de la sinistralité conservée sur les risques santé, arrêt de travail et
décès.

Sur le risque santé, le résultat net de la cédante est le plus élevé sur le portefeuille brut
de réassurance. Néanmoins, la variance des sinistres conservés est aussi significativement
élevée comparé à celle après les différentes stratégies de réassurance.

Figure 0.1 – Résultats sur le risque santé

En moyenne sur le risque santé, la quote-part représente la stratégie de réassurance


qui permet à la cédante de conserver une plus grande partie des primes après paiement
de tous ces frais ainsi qu’une variance très basse. La couverture en excédent de sinistre a
quant à elle cette force de produire l’exposition au risque la plus faible pour la cédante.
Cette diminution se paye très cher car elle implique une forte baisse de résultat.

Concernant l’arrêt de travail, du fait d’une dérive observée sur le portefeuille en 2016, le
portefeuille brut de réassurance se trouve être celui qui fournit le moins de résultat pour
la cédante car l’espérance de sinistralité issue de l’expérience est inférieure à la charge
réellement observée.

Figure 0.2 – Résultats sur le risque arrêt de travail

Les différentes stratégies ont donc permis ici d’améliorer le résultat de la cédante. La
cession en quote-part permet d’améliorer légèrement le S/P de la cédante en baissant la
variance du résultat. La quote-part sur la rétention est celui qui permet de garder le plus
de résultat en réduisant par la même occasion fortement le S/P de la cédante.

Pour finir, sur le risque décès, on peut observer les résultats du graphique suivant :

Figure 0.3 – Résultats sur le risque décès

le portefeuille brut de réassurance permet de garder le plus de résultat. La quote part


ne semble pas très efficace pour le risque décès ; contrairement à la quote part sur rétention
qui permet d’améliorer significativement le S/P tout en gardant une plus haute partie du
bénéfice de la cédante.
Summary note

Problematic :

Malakoff Médéric Courtage, a wholly-owned subsidiary of the Malakoff Médéric group,


is responsible for distributing the majority of the group’s supplementary health and pro-
vident products through its various insurance partners and intermediaries. This activity
includes, among other specificities, very important additional costs that the company must
bear (acquisition costs, contributor costs, etc...). The underwriting department would like
to know the possible benefits of a reinsurance program adapted to Malakoff Médéric Cour-
tage’s activity in order to integrate it into the group’s strategy.

Indeed, reinsurance has always been an effective tool for managing the risks of an
insurance company. With the entry into force of the European Solvency II Directive, this
practice has increasingly become a tool for strategic capital management. The purpose of
this thesis is to refer the reinsurer to the role of partner towards its cedant and to build
a global reinsurance framework for the cedant.

In the following, we will study Malakoff Médéric Courtage’s portfolio in order to define
a framework for the construction of a reinsurance program adapted to its activity.

"The cedant" will make reference throughout this thesis to Malakoff Mé-
déric Courtage.

The types of reinsurance coverage envisaged :

Different forms of traditional reinsurance will be considered, namely :

• Proportional reinsurance : the insurer cedes to the reinsurer an equivalent per-


centage of the claims and premiums in its portfolio. The reinsurer thus shares the
ceding company’s losses and profits. It is possible for the reinsurance commission
to be paid to the cedant by the reinsurer in order to participate in the various
acquisition and management costs that may be high. The two main types of pro-
portional treaties are :

— The quota-share : It is the simplest reinsurance treaty in terms of implemen-


tation and management : the ceding company and the reinsurer agree on a
ceding rate for claims and premiums, common to the entire reinsured portfolio.
It allows the cedant to hedge against attritional risk.

— The surplus : This treaty applies to categories for which the insured value is
unambiguously defined (such as in the case of death where the various benefits
are expressed as a percentage of salary). The ceding company determines the
maximum amount it is prepared to pay when a claim occurs : the retention
charge. The reinsurer limits its capacity to k full. The assignment rate is then
defined, risk by risk. It allows the cedant to hedge against large risks for small
portfolios.

• Non-proportional reinsurance : this is the set of treaties that do not verify the
identity between premium ceding rates and claims ceding rates. The main types of
proportional treaties are :

— Excess of loss : This treaty covers the part of the loss exceeding a given thre-
shold, called a priority. However, the reinsurer limits its intervention to a given
amount per claim, called scope. A distinction is made between excess loss per
event, which allows the cedant to be covered against rare events affecting seve-
ral policies (such as natural disasters), and excess loss per risk, which allows it
to be covered against major risks.

— Stop loss : it is a kind of excess of surplus per event treaty ; where the event
would be the insurer’s total annual expense. This type of treaty is rarely pro-
posed by reinsurers.

Classic methods of optimizing reinsurance coverage :

Several studies now deal with reinsurance optimization strategies using traditional sta-
tistical techniques. The classic theoretical approach generally used is profit maximization
under variance constraints (or conversely, variance minimization under profit constraints).

The path that we will follow in this paper will be to define, for each type of rein-
surance coverage, the parameters that make it optimal from the cedant’s point of view.
We can then compare these different types of reinsurance coverage. The optimization of
reinsurance coverage is as follows :

— The optimization of proportional treaties is mainly based on De Finetti’s work [3]


which, starting from a portfolio divided into n risks, proposes quote-share rates by
risk that optimize the portfolio of the ceding company taken in the aggregate.
This optimization results in a minimization of the variance of the cedant’s result
under the constraint of result expectation. Another method, developed by Borch [1],
minimizes the variance of the cedant’s total claims burden under result constraints.
— The optimization of non-proportional coverage remains in the same spirit and
results in the determination of the couples (Priority, Scope) that meet the optimi-
zation criteria set.

The different covers thus defined can be compared through profitability and risk ex-
posure indicators, namely :

• Three profitability indicators : the Loss Ratio, The Combined Ratio 2 and the
ceding company’s net profit
• A risk exposure indicator : the volatility of claims held by the cedant.

Application to Malakoff Médéric Courtage’s portfolio :

As the different methods applied are deterministic and based on the cedant’s expe-
rience, a database tracking the cedant’s activity from 2012 to 2016 has been built. We
will retain the first 4 years in order to determine the optimal coverage based on the ce-
dant’s experience. An application will then be made on the data for the 2016 financial year.

The analysis of the ceding company’s portfolio was carried out by keeping as classes
groups of contracts on the same risk (health, death, disability) and marketed according
to the same distribution network (Agent, Proximity Brokerage, Specialised Brokerage,
Wholesalers and Others).

Keeping in mind these classes, it was therefore possible to define thanks to the expe-
rience of the cedant :

• Quota-based coverage
• Excess of loss coverage
• Excess of loss coverage combined with a quota share assignment on the cedant’s
retention.

2. which includes the actual expenses faced by the ceding company


Result of the study :

With the parameters of optimal coverage defined, an application was implemented in


2016. At the end of this application, we observe through the graphs following the effect
of reinsurance. On the left is the Loss ratio based on the volatility of the retained
loss experience and on the right is the Net income of the ceding company based
on the volatility of the retained loss experience on health, work stoppage and death
risks.

On health risk, the cedant’s net income is the highest on the portfolio gross of reinsu-
rance. Nevertheless, the variance of retained claims is also significantly high compared to
the variance after the different reinsurance strategies.

Figure 0.4 – Results on health risk

On average for health risk, quota-share represents the reinsurance strategy that allows
the cedant to keep a larger portion of the premiums after payment of all these expenses
and a very low variance. Excess of loss coverage has the strength to produce the lowest risk
exposure for the cedant. This decrease is very expensive because it implies a significant
drop in results.

Figure 0.5 – Results on disability risk


Concerning the disability, due to a drift observed on the portfolio in 2016, the gross
reinsurance portfolio is the one that provides the least result for the ceding company
because the expected loss experience resulting from experience is lower than the actual
expense observed.

The different strategies have therefore made it possible to improve the cedant’s result.
The quota-share sale makes it possible to slightly improve the cedant’s loss ratio by redu-
cing the variance of the result. The share on retention of the excess of loss cover is the one
that allows to keep the most result by reducing at the same time strongly the cedant’s
loss ratio.

Finally, on the risk of death, we can observe the results of the following graph :

Figure 0.6 – Results on death risk

the gross reinsurance portfolio allows to keep the most result. The quota-share does not
seem to be very effective for the death risk ; unlike the retention share, which significantly
improves the loss ratio while keeping a higher portion of the ceding company’s profit.
Partie I

Cadre du mémoire - Problématique


Cadre du mémoire G. Amedzro

Chapitre 1

Cadre du mémoire

Étapes
A Le groupe Malakoff Médéric . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.2 Chiffres clés 2016 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
A.3 Organisation structurelle du groupe . . . . . . . . . . . . . . . 19
A.4 L’assurance de groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
B La Réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
B.1 Le contrat de réassurance et ses intérêts . . . . . . . . . . . . 23
B.2 Les formes juridiques de réassurance . . . . . . . . . . . . . . 24
B.3 La réassurance obligatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

A Le groupe Malakoff Médéric

A.1 Présentation
Dès l’Antiquité, les marchands Grecs et Romains font appel aux banquiers, mais plus
généralement à de riches particuliers, pour financer leurs expéditions maritimes. En ef-
fet, étant généralement de condition assez modeste, ils ne peuvent financer seuls leurs
expéditions. L’armateur doit donc emprunter pour payer son équipage et éventuellement
financer son navire et le marchand pour acheter la marchandise et payer le fret. Ce prêt
à « la grosse » lie ainsi le marchand et l’armateur au préteur qui finance l’expédition
maritime. Si le navire fait naufrage, l’armateur et les marchands ne remboursent pas le
prêteur ; à l’inverse, s’il arrive à bon port, ce dernier est remboursé et touche des intérêts
pouvant aller jusqu’à 30% de la somme prêtée. Ceci s’explique par les nombreux dangers

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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro

ou infortunes de mer pesant sur l’expédition maritime (naufrage, pirates, tempêtes), qui
exposent le prêteur à un fort risque de perdre la somme prêtée ; d’où le terme « grosse
aventure ».

Au 19ème siècle la révolution industrielle engendre des mutations décisives au sein de


la société. Les structures traditionnelles d’entraide : famille, village, paroisse... ne suffisent
plus pour répondre aux besoins de protection des salariés. D’autres modèles s’imposent.
Des organismes d’origine privée se mettent rapidement en place. Naissent alors de mul-
tiples comités, caisses, fédérations, unions, institutions dont la vocation est d’assurer les
risques d’accidents du travail, de retraite, de maladie et de maternité par des mécanismes
de solidarité. Peu à peu, ces structures évoluent en fonction de la législation sociale na-
tionale et se regroupent pour se renforcer et offrir une meilleure garantie aux assurés et
bénéficiaires.

C’est dans ce contexte que, dès 1891, le comité des Forges crée une caisse, qui devien-
dra le groupe Malakoff. Et c’est à partir des années 1920 que prennent corps les premières
institutions qui donneront naissance, plus tard, au groupe Médéric. Au cours du 20ème
siècle, Malakoff et Médéric se développent au point de devenir deux grands groupes de
protection sociale de référence. Le 1er juillet 2008, ils ont fusionné et forment aujourd’hui
le groupe Malakoff Médéric.

A.2 Chiffres clés 2016


En 2016 1 , Malakoff Médéric était premier en santé et en prévoyance collective avec
212.000 entreprises clientes, 4,8M d’assurés à titre collectif et 1,8M d’assurés à titre indi-
viduel.

En retraite, Malakoff Médéric est un acteur majeur des retraites complémentaires


Agirc-Arrco. Il est troisième avec 18 % de leur activité. On compte 124.700 personnes
accompagnées au titre de l’action sociale, avec 77,4M d’euros dédiés.

Concernant les résultats financiers, Malakoff Médéric à réalisé 3,8 milliards d’euros
de chiffre d’affaires (soit 0,05% d’augmentation par rapport à 2015). Les fonds propres
s’élèvent à 4,9 milliards d’euros, pour un ratio de solvabilité 2 de 203 % : une baisse de 7
points par rapport à 2015 qui explique les réflexions sur la réassurance.

1. [Link]
2. Ce ratio de solvabilité est calculé selon les normes en vigueur sous solvabilité 2

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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro

A.3 Organisation structurelle du groupe


Le groupe Malakoff Médéric est composé de :

• Malakoff Médéric Retraite ARRCO et Malakoff Médéric Retraite AGIRC


Avec ses institutions de retraite complémentaires, Malakoff Médéric permet l’affi-
liation de tous les salarié au sein d’un même ensemble.

• Organismes de protection sociale


Les compagnies d’assurances, les mutuelles et les institutions de prévoyance sont
les trois grands types d’assureurs français.

Les sociétés d’assurances sont toutes soumises au Code des assurances et doivent
respecter des normes prudentielles importantes (marge de solvabilité, fonds de ga-
rantie, capital social, provisions, placements financiers réglementés).

Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif, soumis au Code de la mu-
tualité. Elles ne peuvent proposer que des garanties d’assurances de personne.
C’est-à-dire qu’elle vise à couvrir les aléas touchant à des atteintes sur la personne.
Elles sont très importantes dans le domaine de la complémentaire santé ainsi que
pour la protection sociale des fonctionnaires.

Les institutions de prévoyance sont soumises au Code de la Sécurité Sociale ou au


code rural. Elles sont positionnées dans la protection complémentaire d’entreprise
au niveau de la prévoyance et de la retraite. Comme les mutuelles, elles ne peuvent
exercer leurs activités que dans le domaine des assurances de personnes.

On compte chez Malakoff Médéric :

— MMP : Malakoff Médéric Prévoyance est une institution de prévoyance inter-


professionnelle.

— MMM : Malakof Médéric Mutuelle, mutuelle santé pour les particuliers, les en-
treprises et leurs salariés ; elle est administrée par des représentants élus des
clients.

— MMC, Malakoff Médéric Courtage, société régie par le Code des assurances, est
dédiée à l’assurance collective de personnes distribuée par des intermédiaires et
est une filiale à 100% de Malakoff Médéric Assurances. cette entité est née de
la transformation de la marque Quatrem qui devient en 2016 Malakoff Médéric
Courtage.

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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro

— la CMAV : Compagnie Mutuelle d’Assurance Vie est une société d’assurances


mutuelle, dédiée à l’épargne retraite des entreprises.

— Auxia, société d’assurance-vie, est une filiale à 100% du Groupe Malakoff Mé-
déric pour la prévoyance individuelle.

Grâce à ces organismes, le groupe permet à ses clients, actifs et retraités, de bénéficier
de la protection sociale la mieux adaptée à leurs besoins pour améliorer leur qualité de
vie. Le groupe est aujourd’hui présent auprès de plus de 300 000 entreprises afin de les
aider à optimiser leurs politiques sociale et salariale.

A.4 L’assurance de groupe


A.4.1 Approche générale

Dans le cadre d’un contrat d’assurance individuelle, une relation entre un "individu
isolé" et "organisme d’assurance" est observée. Le législateur considère alors que l’indi-
vidu isolé est non-sachant. Ainsi, n’ayant pas les moyens de se protéger seul, il a besoin
d’être protégé par rapport à l’organisme d’assurances.

Intéressons nous maintenant à la relation entre "groupe" et "organisme d’assurances",


qui est considérée comme une relation BtoB (Business to Business). En d’autre termes,
le législateur considère que l’assurance de groupe est un marché de professionnel entre
"sachants".

Les couvertures collectives permettent aux salariés de bénéficier d’une couverture à un


tarif plus intéressant qu’avec une couverture individuelle à garanties égales. En effet, les
risques sont mutualisés entre tous les salariés ce qui entraîne une diminution du coût des
cotisations pour chacun. De plus, en général une partie des cotisations est prise en charge
par l’employeur, ce qui peut se compter comme un avantage au niveau de la rémunération.

Dans l’assurance de groupe, on trouve un intervenant de plus : les Institutions de Pré-


voyance (IP) qui sont régis par le code de la sécurité sociale. Mais globalement, les règles
prudentielles comme le calcul de provisions, de la marge de solvabilité, sont quasiment
identiques pour les trois codes.

Les IP sont à l’origine des sections de caisses de retraites par répartitions. Elles sont
maintenant, pour des raisons de réglementation, détachées et deviennent des organismes
d’assurances indépendants. Ces IP relèvent du titre III du livre IX du code de la sécurité
sociale. Elles ont comme principales caractéristiques :

— d’être à but non lucratif (c’est à dire qu’elles ne rémunèrent pas d’actionnaires)

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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro

— d’être à gestion paritaire, ce qui signifie que le conseil d’administration d’une IP est
composé par les représentants des employeurs et par les représentants des salariés,
dans la même proportion.
— de s’adresser aux employeurs au profit de leurs salariés.

A.4.2 La complémentaire santé

La complémentaire santé peut soit être souscrite de manière individuelle ou à titre


collectif par le biais de l’entreprise. Les contrats de santé collectifs, mis en place au sein
d’une entreprise ou de branches professionnelles, pour l’ensemble des salariés ou une ca-
tégorie de salariés, permettent de compléter les prestations des régimes obligatoires de
sécurité sociale. La mise en place d’une couverture collective peut être décidée de diffé-
rentes manières et pour l’ensemble des salariés ou non. Lorsqu’un accord collectif prévoit
la mise en place d’une couverture collective, l’employeur est obligé de la mettre en place
et doit en respecter les conditions.

L’Accord National Interprofessionnel (ANI) entré en application le 1er janvier 2016


impose aux entreprises de mettre en place un contrat collectif obligatoire financé au moins
à hauteur de 50% des cotisations par l’employeur.

Les salariés peuvent souscrire des contrats individuels, collectifs à adhésion facultative
ou des sur-complémentaires pour compléter leurs garanties.

A.4.3 La prévoyance

La prévoyance collective permet notamment d’offrir aux salariés une prévoyance adap-
tée à leur métier ou secteur d’activité. Suite à la loi ÉVIN, la prévoyance regroupe “les
opérations ayant pour objet la prévention et la couverture du risque décès, des risques
portant atteinte à l’intégrité physique de la personne ou liés à la maternité ou des risques
d’incapacité de travail ou d’invalidité ou du risque chômage".

Ce type d’assurance porte sur les risques suivants : Décès toutes causes, Rente éduca-
tion, Rente conjoint, Incapacité temporaire de travail, Invalidité permanente de travail et
Dépendance.

Les garanties de prévoyance complètent les prestations servies par les régimes obliga-
toires de sécurité sociale. Ces prestations sont particulièrement nécessaires pour les risques
invalidité et décès, pour lesquels l’intervention de la sécurité sociale ne suffit pas à assurer
un niveau de revenu suffisant au salarié et sa famille. La mise en place d’un régime de
prévoyance dans l’entreprise résulte d’une convention collective, d’un accord au niveau
de l’entreprise ou du groupe, d’un référendum organisé par l’employeur ou d’une décision

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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro

unilatérale de l’employeur.

L’assurance Prévoyance propose des garanties sur :

— le Décès avec le versement d’un capital (généralement majoré pour les décès acci-
dentels) et/ou le versement de rentes (rente de conjoint, rente éducation),

— la Perte Totale et Irréversible d’Autonomie (PTIA) : la garantie PTIA concerne


toute invalidité physique ou mentale de l’assuré âgé de moins de 65 ans causant
une incapacité totale et définitive empêchant ainsi l’exercice de toute activité pro-
fessionnelle et nécessitant de recourir à l’assistance d’une tierce personne pour
accomplir les actes quotidiens de la vie. Cette garantie peut intervenir avec le ver-
sement anticipé du capital décès

— l’Arrêt de Travail avec le versement d’Indemnités Journalières en cas d’Incapacité


Temporaire Totale (ITT), ou le versement d’une rente d’invalidité en cas d’In-
validité Permanente Partielle (IPP) ou d’Invalidité Permanente Totale (IPT) en
complément des indemnités de la sécurité sociale.

Il existe différentes formes de couverture en Arrêt de travail : des garanties d’arrêt de


travail pour maladie ou accident de la vie courante et des garanties d’arrêt de travail pour
accident de travail ou maladie professionnelle.

Les contrats d’assurance décès Vie Entière ou de type Temporaire Décès, les contrats
d’Obsèques et les contrats de Prévoyance Madelin sont également des exemples de contrats
de Prévoyance.

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B La Réassurance G. Amedzro

B La Réassurance
Picard et Besson (1975) "la réassurance est un contrat par lequel l’assureur direct
se décharge sur une autre personne, le réassureur, de tout ou partie de ses risques qu’il a
assumés".

B.1 Le contrat de réassurance et ses intérêts


La première finalité de la réassurance a été, et est toujours, de diminuer le risque
pris par l’assureur. Grâce au contrat de réassurance, un assureur (la cédante), cède à un
ou plusieurs réassureurs (les cessionnaires), tout ou partie d’un risque qu’il a accepter
d’assumer. Sur un même contrat de réassurance, il n’existe qu’une seule cédante (plus
éventuellement ses filiales) et en général plusieurs réassureurs. Le réassureur qui a la plus
grande part de la cession totale est appelé le réassureur apériteur (Leader) : celui-ci peut
jouir de certains privilèges par rapport aux autres et, c’est uniquement avec lui que la
cédante discute d’une éventuelle modification du contrat. Les autres réassureurs doivent
suivre la décision de ces discussions.

Pour une compagnie d’assurances, il est important de savoir quelle part de ses fonds
propres elle risque de perdre au cours d’un exercice, et avec quelle probabilité. Les sinistres
oscillant autour d’une moyenne statistique (que l’assureur est capable de déterminer afin
de fixer sa prime pure), il lui reste à faire en sorte que les écarts autour de cette moyenne
statistique soit le plus faible possible. Un des moyens d’arriver à cette fin est de se réas-
surer.

La réassurance représente aujourd’hui un segment important du secteur de l’assurance.


Son influence de plus en plus croissante est due à plusieurs facteurs que nous pouvons
répartir en trois catégories :

1. Faire face au risque


— La réassurance permet de faire face aux pics de sinistralité. Les assurances décès
par exemple sont très exposés au risque de sur-sinistralité. En effet, surtout sur
les contrats à faible chiffres d’affaires, une sur-mortalité peut dégrader de manière
significative le résultat d’un assureur.
— Elle vient en aide pour la gestion technique et même humaine des sinistres graves
2. Augmenter la capacité de souscription
— La réassurance permet de disposer d’une plus grande capacité afin de souscrire
plus d’affaires
— Elle permet d’avoir une meilleurs stabilité financière à moyen et long terme car
elle permet notamment un lissage du résultat.

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B La Réassurance G. Amedzro

— Elle peut s’apparenter à un transfert de fond propre ; augmentant ainsi la capacité


de souscription.
— Elle vient aussi en aide pour le lancement d’un nouveau produit ou d’un pro-
duit spécifique que l’assureur n’a pas la maturité et l’expérience nécessaire pour
tarifer.
3. Répondre aux exigences réglementaires
— La réassurance permet de limiter l’impact des provisions pour sinistres sur la
marge de solvabilité.
La réassurance permet ainsi de protéger le bilan de la compagnie d’assurances. Il existe
différentes forme de réassurance en fonction des besoin de l’assureur. Une facultative, une
forme facultative-obligatoire et une forme obligatoire (la plus usitée).

B.2 Les formes juridiques de réassurance


En terme juridique, il existe trois types de réassurance :
• Réassurance Facultative : l’assureur n’est pas obligé de céder, et le réassureur n’est
pas obligé d’accepter. La réassurance facultative se fait risque par risque,
• Réassurance Facultative/Obligatoire : L’assureur cède les risques de manière fa-
cultative et le réassureur les accepte obligatoirement. Cette forme de réassurance
peut se rencontrer en complément d’un traité obligatoire,
• Réassurance Obligatoire : l’assureur est obligé de céder et le réassureur est obligé
d’accepter. La réassurance obligatoire se fait sur un groupe de risques ou sur la
totalité d’un portefeuille, selon des modalités définies dans un contrat appelé traité
de réassurance.

B.2.1 La réassurance facultative

La réassurance facultative s’effectue au moyen d’une proposition décrivant précisément


chaque risque que la cédante soumet à différents réassureurs, lesquels sont libres d’accep-
ter ou de refuser. Cette forme de réassurance est la plus ancienne. Elle est utilisée dans
de nombreuses branches dans les cas où :

— Les capacités automatiques excluent ce risque ou sont saturées,


— Le portefeuille est petit et ne peut pas donner de matière suffisante pour un véri-
table traité de réassurance,
— La taille du risque et/ou sa nature justifient une approche individuelle.

Si la réassurance facultative permet à l’assureur d’obtenir une capacité plus grande


et de recevoir une assistance technique du réassureur en cas de risques peu connu ; elle
suppose une gestion affaire par affaire qui peut s’avérer lourde et un placement auprès de
différents réassureurs qui est parfois long et difficile.

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B La Réassurance G. Amedzro

B.2.2 La réassurance facultative/obligatoire

Il existe une forme de traité facultative-obligatoire (dite "fac/ob") où le réassureur


s’engage à accepter toutes les affaires que la cédante lui soumettra (sous réserve que l’en-
gagement ne dépasse pas un montant maximum fixé initialement).

Si le réassureur ne peut refuser le risque, il peut en contrepartie espérer un volume d’af-


faire plus important. Un traité « Fac/Ob » peut notamment se rencontrer en complément
d’un traité obligatoire.

B.2.3 La réassurance obligatoire («Conventionnelle»)

L’assureur s’engage à céder une part déterminée de tous ses risques dans une branche
clairement définie, et selon des conditions pré-établies, et le réassureur s’oblige à accepter
une part de tous les risques qui entrent dans ce cadre. Ces contrats imposent des obliga-
tions réciproques : elle est la plus utilisée. C’est ce type de contrat qui est appelé traité.

Ce type de réassurance apporte une sécurité à la cédante pour le transfert des risques.
La gestion est également allégée. Cependant, l’existence d’exclusions ainsi que l’obligation
de céder peuvent être des inconvénients.

B.3 La réassurance obligatoire


De part sa facilité de gestion et le caractère systématique des risques soumis, la réas-
surance obligatoire est la plus représentée sur le marché de la réassurance. Elle apparaît
de plus être la forme de réassurance la plus apte à fournir une protection au résultat du
groupe.

Nous allons dans cette partie présenter les différentes formes de réassurance obliga-
toire, leurs caractéristiques et étudier les traités de réassurances actuels du groupe afin
de l’adapter aux objectifs de développement.

En réassurance proportionnelle, deux types de traités sont distingués : les traités pro-
portionnels et les traités non proportionnels.

B.3.1 Réassurance proportionnelle

Tous les éléments du risque (capital, prime et sinistre) sont partagés proportionnelle-
ment entre l’assureur et le réassureur : l’assureur cède au réassureur x% d’un risque, il
lui donne x% de la prime originale et si un sinistre survient, le réassureur prendra à sa
charge x% de ce sinistre, quel qu’en soit le montant.

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B La Réassurance G. Amedzro

Il existe deux formes techniques de réassurance proportionnelle : la quote-part et l’ex-


cédent de plein.

La réassurance en quote-part :

C’est la forme de réassurance la plus simple : l’assureur cède au réassureur un pour-


centage a constant des risques qu’il souscrit. Le réassureur prendra à sa charge le même
pourcentage de tous les sinistres qui surviennent, et reçoit, pour prix de ce service, exac-
tement le même pourcentage des primes originales. Les comptes de réassureur et de la
cédante évoluent parallèlement : la quote-part traduit un partage équitable du sort.

La figure suivante illustre une quote-part avec un taux cédé de 40%.

Figure 1.1 – Traité proportionnel - quote-part cédée de 40%

Un traité en quote-part présente pour l’assureur l’avantage d’être très simple à gérer,
mais en cédant beaucoup de primes. En effet, l’assureur cède au réassureur une grosse
partie de son portefeuille, y compris de petits risques qu’il pourrait fort bien garder pour
son propre compte.

Ainsi, même si la quote-part réduit l’engagement de l’assureur, elle ne permet aucun


nivellement des risques, et un mauvais résultat réassuré en quote-part restera toujours un
mauvais résultat.

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B La Réassurance G. Amedzro

Le tableau suivant illustre une quote-part avec un taux cédé de a.

Risque
Pntotal Risque
Pncédé RisqueP
conservé
Primes P = P i=1 Pi aP = P i=1 aPi (1 − a)P = P ni=1 (1 − a)Pi
Sinistres S = ni=1 Si aS = ni=1 aSi (1 − a)S = ni=1 (1 − a)Si

Table 1.1 – Répartition du risque pour une QP de taux de cession a

La réassurance en excédent de plein :

Dans ce type de traité, l’assureur conserve sur chaque risque un montant identique,
appelé plein de rétention, et cède au réassureur, sur chaque risque, la partie qui dépasse
ce plein. Du fait que le plein de conservation est un montant fixe, les pourcentages ai
de rétention et de cession doivent être calculés pour chaque police i. Une fois que cette
répartition en pourcentage a été calculée, elle reste constante pendant toute la durée de
réassurance du risque, tant que la police originale ne subit aucune variation.

En cas de sinistre, le réassureur prendra à sa charge la portion déterminée par son pour-
centage d’acceptation. Le montant à charge du réassureur reste néanmoins, sur chaque
police, inférieur ou égale à la capacité du traité. Cette capacité est souvent défini comme
un multiple du plein de rétention.

Le tableau suivant montre la répartition des primes et des sinistres pour un excédent
de plein de taux de cession ai par risque.

Risque
Pntotal Risque
Pncédé RisquePconservé
Primes P = P i=1 Pi ai P = P i=1 ai Pi (1 − ai )P = P ni=1 (1 − ai )Pi
Sinistres S = ni=1 Si ai S = ni=1 ai Si (1 − ai )S = ni=1 (1 − ai )Si

Table 1.2 – Répartition du risque pour une EP des taux de cession ai

Le plein de rétention est le montant maximum que l’assureur décide de conserver à sa


charge sur chaque risque qu’il souscrit, sans mettre en péril ni sa trésorerie ni son patri-
moine. Une fois que l’assureur a fixé son plein de rétention, il doit déterminer de quelle
capacité il a besoin pour pouvoir souscrire.

Le plein de souscription sera la somme de son plein de rétention et des capacités qu’il
a pu obtenir en réassurance ; c’est donc le montant maximum sur lequel il peut s’engager
vis à vis de son client assuré pour conserver le niveau de rétention qu’il s’est défini. Ce
plein de souscription est souvent défini comme un multiple du plein de rétention.

On note que le portefeuille conservé par l’assureur est écrêté. Néanmoins, lorsque les
capitaux assurés dépassent le plein de souscription, les montants au delà du plafond sont

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B La Réassurance G. Amedzro

à la charge de l’assureur.

Ici, c’est la somme assurée qui détermine le niveau de cession. Ainsi, le taux de cession
est calculé police par police, et pour une police i, le taux de sinistres (et de prime) cédé
est :

(min{plein de souscription; capitaux assurés} − plein de rétention)+


ai = (1.1)
min{plein de souscription; capitaux assurés}

qui peut être formalisé en :

Ki − R C
ai = min{ max(0 ; ); } (1.2)
Ki Ki
Avec :
— R : Plein de rétention
— Ki : Capitaux assurés de la police i
— C : Capacité de l’excèdent de plein
La figure suivante illustre un traité en excédent de plein avec un plein de rétention de
30 et 4 pleins de capacité (donc un plein de souscripion de 150).

Figure 1.2 – Excédent de plein - Rétention de 30 - Capacité de 4 pleins

Pour l’assureur, l’excédent de plein présente de nombreux avantages : nivellement du


portefeuille, conservation homogène et conservation de la totalité des petits et moyens
risques. Néanmoins, il implique une gestion lourde.

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B La Réassurance G. Amedzro

B.3.2 Caractéristiques du proportionnel


La réassurance proportionnelle apparaît donc comme une technique employée par des
sociétés d’assurance qui ont des niveaux de fonds propre relativement limités et une appré-
ciation difficile des résultats techniques des premières années : elles ont besoin de l’appui
d’un réassureur. Ces type de réassurance, qui s’apparente à un partage "équitable" du sort
fait en outre rentrer en jeu les notions de commission de réassurance et de participation
aux bénéfices.

La commission de réassurance :

Les commissions de réassurance correspondent à des versements du réassureur à la


cédante pour la gestion de l’activité. C’est la participation du réassureur aux frais de
l’assureur, puisque celui-ci a dû rémunérer l’agent ou le courtier qui lui a apporté l’af-
faire et payer la gestion des sinistres. La commission de réassurance reflète le prix que le
réassureur est prêt à payer pour participer à un traité, en intégrant des notions comme
l’exposition catastrophe et la rentabilité attendue.

La commission de réassurance peut être fixe ou à échelle, avec un maximum et un


minimum, en fonction de la sinistralité. Dans tous les cas, elle est toujours définie dans le
contrat de réassurance.

Il est nécessaire de noter que si une commission de réassurance est due, celle ci est
automatiquement versée par le réassureur quelque soit le résultat du traité.

La participation bénéficiaire :

Dans les traités en quote-part assortis d’une commission fixe, on prévoit souvent qu’en
cas de résultat bénéficiaire, le réassureur devra ristourner à l’assureur une partie de ce bé-
néfice, diminuée de ses frais généraux. Pour être équitable, cette participation bénéficiaire
doit être assortie d’une clause de report de pertes des années antérieures, parfois limitée
à 3 ou 5 ans, mais de préférence jusqu’à extinction.

Si on note t le taux de participation aux bénéfices, Pc la prime cédée, CR la commission


de réassurance, Sc la charge sinistre cédée, et τ le taux de frais généraux du réassureur,
alors la participation aux bénéfices est :

P B = max{[Pc − SC − CR − τ P ] ∗ t , 0} (1.3)

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B La Réassurance G. Amedzro

Résultat :

En notant de plus P la prime totale perçue ; le résultat de la cédante pour un traité


proportionnel est calculé par :

Résultat technique = P − Pc − S + Sc + CR + P B

B.3.3 Réassurance non proportionnelle


En réassurance non proportionnelle, le montant de sinistre pris en charge par le ré-
assureur est déterminé a priori avec un seuil d’intervention et une limite maximale, sans
lien direct avec la prime originale et la somme assurée.

Le réassureur intervient au delà d’une certain montant de sinistre fixé appelé franchise
ou priorité ; dans la limite d’une portée. La somme de la priorité et de la potée représente
le plafond.

Figure 1.3 – Constitution d’un traité non proportionnel

On distingue deux types de traités :


— L’excédent de sinistre par risque et/ou par événement
— L’éxcédent de perte annuelle ou Stop Loss

Les traités non proportionnels sont donc définis par une priorité et une portée. Le
réassureur prenant alors à sa charge la partie du sinistre qui excède la priorité dans la
limite de la portée. Le sort de la cédante et du réassureur sont beaucoup moins liés ici
puisqu’au cours d’une année d’exercice, la cédante peut être en perte, mais pas forcément
le réassureur.

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B La Réassurance G. Amedzro

L’excédent de Sinistre ou XS :

Le contrat peut être établi par risque ou part événement. Dans le premier cas le réas-
sureur s’engage à payer à chaque fois qu’un sinistre supérieur à la franchise survient sur
une police concernée. Dans le second cas, il intervient à chaque survenance d’événement
(par exemple climatique) et éventuellement sur plusieurs polices.

La notation la plus couramment utilisée est Portée XS Priorité. Le traité de type


XS est représenté par la figure suivante :

Figure 1.4 – Constitution d’un traité non proportionnel

Cette figure ressemble à première vue à un traité en excédent de plein d’une rétention
de 30 avec 4 pleins de capacités. Néanmoins, il faut comprendre ici un traité en excédent
de sinistre de type 30 XS 120 ; la priorité de l’assureur étant de 30 pour une portée de
réassurance de 120. On notera que la part de sinistre au delà du plafond revient au compte
de l’assureur qui peut le céder à un autre réassureur ou en prendre la responsabilité.

La différence fondamentale entre un traité de type excédent de plein et un excédent


de sinistre réside dans les nuances suivantes :

• Sur un traité de type excédent de plein, un taux de cession est défini en fonction
des capitaux assurés. En effet, l’assureur définit un plein de rétention (montant
correspondant au risque auquel il accepte d’être exposé).

Ensuite, en fonction du capital assuré et dans la limite de la portée que le réassureur


accepte de porter, un taux de cession est défini. Le calcul des primes et sinistres

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B La Réassurance G. Amedzro

cédé se fera en fonction de ce taux de cession ; d’où le caractère proportionnel de


ce traité.

• Au contraire, sur un contrat en excédent de sinistre, le taux de prime n’est pas lié
au taux de risque cédé. En effet le taux calculé n’est pas directement fonction de
la somme assurée. Ici, lorsqu’un sinistre survient (quelque soit le capital assuré),
l’assureur porte la charge de sinistre dans la limité de sa priorité.

Ensuite vient le réassureur qui intervient pour porter la charge sinistre au delà de
l’intervention de l’assureur tout en restant de la limite de la priorité qu’il a accepté
de vendre à l’assureur.

Ainsi, sur un sinistre S , la montant à charge du réassureur est défini par :

Sréass = min{max(0 ; Charge Sinitre − P riorité); P ortée} (1.4)


Il est fréquent que le besoin de couverture soit trop important pour faire l’objet d’un
seul traité. De plus, il apparaît clairement sur la figure 1.4 que l’assureur peut découper
son profil de risque afin d’acheter une portée au delà d’une certaine priorité définie en
fonction de l’appétence au risque du réassureur en face.

Ici intervient la notion de tranches (layer en anglais). Chaque tranche donne lieu à un
traité distinct, et, dans le cas où le sinistre ou l’événement se produit, les réassureurs des
différentes tranches paient leurs parts respectives selon les différentes limites.

On peut remarquer qu’il est possible de définir des tranches dites "travaillantes" qui
sont souvent touchées par des sinistres (tranche 1) et des tranches dites "non travaillantes"
qui sont rarement touchées par des sinistres (tranche 2).

Un traité en excédent de sinistres protège soit les affaires souscrites par la cédante (XS
sur souscription), soit sa conservation dans un traité proportionnel (XS sur rétention). De
ce fait, un assureur est en mesure de construire un programme de réassurance adapté a
son exposition afin de protéger son résultat de façon optimale.

L’excédent de perte annuelle ou Stop Loss :

Lorsque l’assureur cherche à se protéger, en considérant les montants de sinistres, non


plus individuellement sur un risque ou sur un événement, mais au total sur une période
donnée, il achète une couverture de type Stop Loss. Celle ci se comporte comme le traité
XS ; sa priorité et sa portée étant définies comme des pourcentages du rapport sinistres à
primes.

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B La Réassurance G. Amedzro

Ce type de traité est recherché dans les branches où la sinistralité haute est due à un
grand nombre de petits sinistres (grêle, maladie...) ou encore dans le cas d’une branche à
développement très rapide, où le réassureur intervient pour financer les écarts qui peuvent
être d’autant plus importants que le portefeuille est encore très petit. Comme pour l’XS,
il existe des Stop Loss sur rétention et des Stop Loss sur souscription.

B.3.4 Caractéristiques du non proportionnel


la notion de reconstitution :

Dans un traité non proportionnel, le réassureur met une certaine portée à la disposi-
tion de la cédante pour le cas où surviendrait un sinistre. Mais la cédante ne doit pas se
trouver à découvert si jamais un second, voire un troisième sinistre survenaient et absor-
baient toute la portée. La clause de reconstitution sert donc à reconstituer la couverture
après un sinistre ; autrement dit, à maintenir pour la cédante le même niveau de protection.

La clause de reconstitution de garantie s’applique dès que la portée a été partiellement


ou totalement absorbée par un sinistre. Lorsque le réassureur accorde N reconstitutions
de garantie, il s’engage à payer au maximum N+1 fois la portée durant la période de ré-
férence du traité : la garantie initiale + les reconstitutions. En bonne logique, si la portée
est illimitée, le nombre de reconstitutions est lui aussi illimité.

Cette reconstitution peut être gratuite mais se fait souvent au moyen d’une prime
additionnelle, définie comme un certain pourcentage de la prime initiale, au prorata des
capitaux absorbés (prorata capita) et plus rarement au double prorata de la durée restant
à couvrir et des capitaux (prorata temporis +prorata capita). La prime additionnelle est
donc toujours proportionnelle au montant de couverture absorbé, et éventuellement au
temps restant à couvrir sur la période de référence.

Le nombre de reconstitutions, payantes ou gratuites, est défini dans le traité de réas-


surance.

la clause de franchise annuelle :

La clause A.A.D., pour Annual Aggregate Deductible, est la clause de franchise an-
nuelle. Elle a pour but de restreindre l’engagement du réassureur et donc de diminuer le
coût de la réassurance.

Cette clause, appliquée à la somme des montants qui seraient normalement dus par
le réassureur, donne à la cédante la charge du ou des premiers sinistres supérieurs à la
priorité de l’XS, jusqu’à ce que leur cumul dépasse le montant de la franchise annuelle.

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B La Réassurance G. Amedzro

la clause de limite annuelle :

La clause A.A.L. : Annual Aggregate Limit, représente la limite d’intervention maxi-


male du réassureur sur l’année. La charge de sinistre du réassureur ne peut donc dépasser
ce montant.

Lorsque le traité prévoie N reconstitutions, AAL = (N + 1) ∗ P ortée .

B.3.5 Mélange de plusieurs traités


Une société d’assurance se couvre généralement avec différents contrats de réassurance
rangés souvent dans un ordre particulier. Tout d’abord, la réassurance facultative proté-
geant des risques spécifiques est appliquée puis les différents traités rangés dans l’ordre
suivant sont appliqués :

— les traités proportionnels en Quote-part ou en Surplus,


— les traités en Excédents de sinistres par risques,
— les traités en Excédents de sinistres par événements ou CAT XS,
— et enfin, les traités en Stop-Loss protégeant le résultat net de réassurance.

Les traités en Excédent de sinistres venant s’ajouter à des traités proportionnels sont
nommés des traités XS sur la rétention car le réassureur proposant le traité non propor-
tionnel bénéficie également du traité proportionnel.

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Le portefeuille à optimiser : Malakoff Médéric Courtage G. Amedzro

Chapitre 2

Le portefeuille à optimiser : Malakoff


Médéric Courtage

Étapes
A Présentation du périmètre de l’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
B Traitement des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
C Analyse descriptive du portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
C.1 Analyse descriptive au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
C.2 Analyse par risque et par réseaux de distribution . . . . . . . 40
D Analyse de la sinistralité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
D.1 La sinistralité au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
D.2 La sinistralité par risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
E Étude des rapports sinistres à prime . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
F Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48

Malakoff Médéric Courtage, société régie par le Code des assurances est une filiale à
100% du groupe Malakoff Médéric. Elle est dédiée à l’assurance de personnes et distribue
ses contrats par ses partenaires intermédiaires en assurance. Cette entité est née de la
transformation de la marque Quatrem qui devient en 2016 Malakoff Médéric Courtage.
Dans la suite de ce mémoire, La cédante fera référence à cette entité.

Ce mémoire a pour objectif de déterminer une couverture de réassurance optimale


pour la cédante. Dans cet objectif, il est primordial de réaliser une étude détaillée de son
portefeuille afin de mieux cerner la problématique et interpréter les résultats du modèle.

Ainsi, après traitement des bases de données, ce chapitre s’articulera autour d’une
analyse descriptive du portefeuille de la cédante ainsi qu’à une étude de sinistralité. Nous

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A Présentation du périmètre de l’étude G. Amedzro

pourrons ainsi en connaître les spécificités et proposer, a priori, des couvertures de réas-
surance permettant d’optimiser les résultats qu’elle dégage.

A Présentation du périmètre de l’étude


Dans ce mémoire, nous nous intéresserons aux contrats présents au moins un jour
entre janvier 2012 et décembre 2016.
Historiquement, Malakoff Médéric Courtage distribue ses contrats par le biais de cinq
réseaux distributions :
— Le réseau des Agents concerne les contrats distribués par les boutiques Malakoff
Médéric.

— Le réseau du Courtage spécialisé concerne les contrats distribués à de grandes


entreprises.

— Le réseau Courtage de proximité distribue les contrats destinés à des TPE/PME.

— Le réseau des Grossistes concerne les contrats distribués par les courtiers gros-
sistes souscripteurs en assurance. Ceux-ci ont une délégation de souscription et de
gestion quasiment complète. Ils effectuent à partir de leur importante clientèle le
même travail de mutualisation que les assureurs sans porter le risque.

— Enfin, un réseau Autres : concerne tous les contrats qui sont distribués par des
intermédiaires autres que les 4 premiers cités.

Aussi, tous ces contrats sont regroupés en trois grandes familles de risque que sont :

— Santé : garanties de complémentaire santé pour le remboursement des frais de


santé (pharmacie, hospitalisation, etc...)

— Arrêt de travail : Garanties en cas d’arrêt de travail (indemnités journalières,


rentes d’invalidité, etc...)

— Décès : Garanties en cas de décès (capitaux décès, rentes de conjoint, rente d’édu-
cation, etc...).

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B Traitement des données G. Amedzro

B Traitement des données


Comme nous l’avons expliqué dans la section précédente, l’activité de la cédante s’en-
tend par 3 grandes familles de risques dont les contrats sont distribués via 5 grands
réseaux. Notre objectif sera de produire une base de données nous permettant d’avoir une
vision claire du portefeuille suivant ces modalités.

Nous disposons des données retraçant les exercices 2012 à 2016 de la cédante au travers
d’une base de cotisations, d’une base de sinistres ainsi que d’une base produit.

Variables retenues :

Nous identifions pour le besoin de l’étude une liste de variables utiles pour les analyses
statistiques appartenant aux bases suivantes :

1. Base de cotisation
— Numéro de contrat (NOCO)
— Année d’assurance
— Type d’affaire
— Famille de risque
— Présence d’une clause de participation aux bénéfices
— État du contrat
— Date d’effet du contrat
— Date d’état du contrat
— Risque
— Cotisations TTC
— Taxes
2. Base de sinistralité
— Numéro de contrat
— Année d’assurance
— Type d’affaire
— Famille de risque
— Présence de PB
— État du contrat
— Date d’effet du contrat
— Date d’état du contrat
— Risque
— Montant réglé
— PM/PSAP
3. Base produit

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B Traitement des données G. Amedzro

— NOCO A (code propre à chaque produit)


— Offre (réseau de distribution)
— Gamme
— Produit
— Risque
— Apporteur
— Taux de chargement

Traitement :

Le premier traitement a eu pour but de créer la table donnant pour chaque NOCO 1
les cotisations et les prestations versées sur chacun des exercices considérés. La liaison
entre les bases de cotisation et de prestation se réalise en prenant comme clé le numéro
de contrat.

Ensuite vient une liaison avec la cartographie afin d’avoir sur chaque ligne liée à un
contrat, le réseau de distribution, le produit et les caractéristiques associées. Pour ce faire
il faut dans un premier temps découper le NOCO en trois Partie :

— le NOCO A caractérisant une gamme/produit/risque.


— NOCO B et NOCO C donnant plus d’information sur l’entité ou la personne ayant
souscrit.

Le NOCO correspond donc à la racine d’un contrat. Nous pouvons maintenant réaliser
une jointure avec la base produit afin d’obtenir des informations supplémentaires sur le
segment sur lequel le contrat se trouve.

Résultat du traitement :

Après traitement des différentes bases de données obtenues, nous avons procédé à une
phase de fiabilisation. Nous avons, entre autres, comparé les montants reconstruits à ceux
issus des tableaux de bords de la direction du groupe. Partant des données conformes au
portefeuille, nous pouvons procéder à l’étude descriptive du portefeuille.

L’objectif de l’étude étant de produire une aide à la décision afin de pouvoir arbitrer
clairement entre rentabilité et risque, nous garderons tout au long de notre étude une
vision macro de l’activité en ne regardant que les résultats par classe.

La section suivante concernera l’analyse descriptive du potefeuille ainsi que l’étude de


la sinistralité.

1. Numéro de contrat

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C Analyse descriptive du portefeuille G. Amedzro

C Analyse descriptive du portefeuille


La base de donnée traitée et fiabilisée, nous allons maintenant procéder à une ana-
lyse du portefeuille de la cédante afin d’en connaître les spécificités et de diriger notre
construction de couvertures de réassurances optimales.

C.1 Analyse descriptive au global


L’activité de Malakoff Médéric Courtage porte en grande partie sur le risque santé. La
figure suivante représente la répartition du chiffre d’affaires par risque et par segment :

Figure 2.1 – Répartition du chiffre d’affaires par risque et par segment

La première remarque que nous pouvons faire concerne le fait que le risque santé porte
65% du chiffre d’affaires de Malakoff Médéric Courtage.

Cela s’explique par le fait que le marché de la santé collective est un marché qui a
énormément évolué lors de la dernière décennie. La multiplication des accords de branches
et l’établissement de plus en plus de clauses de désignations avec migration obligatoire
ont restreint le marché de la prévoyance. La santé se profilait alors comme un business
extrêmement profitable car contrairement à la prévoyance plus facile à tarifer et à piloter.

Par ailleurs la santé est un risque plus facile à « marketer » et demande moins de tech-
nicité. Il est donc accessible aux distributeurs non spécialistes de la protection sociale ou
du collectif. Par la suite, plusieurs évolutions réglementaires ont renforcé cette tendance.
D’importantes ouvertures de marché ont été créées suite par exemple à l’Accord National
Interprofessionnel (l’ANI) du 11 janvier 2013, qui généralise la complémentaire santé à
tous les salariés du privé à partir de 2016.

Parmi les segments, c’est le Courtage Spécialisé qui se dégage avec 55% du chiffre
d’affaires. Malakoff Médéric Courtage cible les entreprises de grande taille dans sa stratégie
faisant de ce segment, un segment phare dans sa stratégie pour conquérir le marché.

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C Analyse descriptive du portefeuille G. Amedzro

C.2 Analyse par risque et par réseaux de distribution


Pour aller plus loin, nous pouvons analyser le portefeuille de la cédante suivant le risque
et le réseau de distribution. Le graphe suivant montre pour chaque risque, la proportion
en nombre de contrat et en chiffre d’affaires suivant les segments Agents et Courtage
Spécialisés 2 pour l’exercice 2016 :

Figure 2.2 – Statistiques descriptives par contrat et par segment - 1

La figure 2.2 nous montre une disparité entre les proportions de contrats et de chiffre
d’affaires portés par chaque segments. En effet, la majeure partie des contrats en porte-
feuille est portée par les segments Agents qui porte 53% des contrats pour 12% du chiffre
d’affaires ; ainsi que le Courtage spécialisé qui porte 33% des contrats pour 56% du chiffre
d’affaires 2016.

Cela s’explique par l’activité de ces réseaux de distribution. En effet, comme précisé en
section A de ce chapitre, les Agents se chargent de la distribution de masse des contrats
de Malakoff Médéric Courtage. Elles distribuent notamment les contrats aux TPE, PME
ainsi qu’aux TNS 3 . Cela justifie donc la présence d’un grand nombre de contrats à très
faibles chiffres d’affaires et une moyenne de chiffre d’affaire de 2, 7 m€.

On observe par contre une moyenne de chiffres d’affaire de 16, 5 m€ sur le Courtage
spécialisé qui distribue ses contrats en majorité à de grandes entreprises. Cela explique
bien la faible proportion de contrats ramenant plus de la moitié du chiffre d’affaires réalisé
par Malakoff Médéric Courtage.

2. Ces segments portent 86% des contrats en portefeuille


3. Travailleurs Non Salariés

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C Analyse descriptive du portefeuille G. Amedzro

Un segment qui attire aussi l’attention est le réseau des Grossistes. Comme on peut
observer sur la figure 2.3, on y observe 0,4% des contrats en portefeuille pour 22% du
chiffre d’affaires avec une moyenne de prime par contrat de 530 m€. Ce segment distribue
ses contrats grâce à ses partenaires courtiers grossistes qui se chargent, entre autre, de
créer un produit et d’assurer son développement en marque blanche ; l’assureur étant le
porteur de risque. Les contrats grossistes sont donc des contrats à forts chiffres d’affaires
pour Malakoff Médéric Courtage.

Figure 2.3 – Statistiques descriptives par contrat et par segment - 2

Le Courtage de Proximité porte 10% des contrats en portefeuille pour 6% du chiffre


d’affaires. On y observe une moyenne de primes de 6, 9 m€. Ce segment qui distribue en
majorité ses contrats à des entreprises de taille intermédiaires se trouve entre les segments
Agents et Courtage spécialisé.

On observe enfin sur les 4% des contrats en portefeuille réunis dans le segment Autres,
4% du chiffre d’affaires avec une moyenne de chiffre d’affaires par contrat de 12, 2 m€.

Afin de conforter nos analyses, nous pouvons regarder la distribution du chiffre d’af-
faires sur les contrats de chaque segment. Au vu de la disparité entre les chiffres d’affaires
d’un segment à l’autre, nous regarderons le logarithme du chiffre d’affaires. La Figure 2.4
suivante montre le boxplot des chiffres d’affaires par segment :

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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro

Figure 2.4 – Boxplot du chiffre d’affaires par Segment

Comme on pouvait s’y attendre, la médiane des chiffres d’affaires du segment Grossistes
de 79 m€ dépasse largement celle des autres segments, venant confirmer nos conclusions
de la section précédente. De plus, ce segment est aussi celui où la dispersion des chiffres
d’affaires est la plus élevée

On observe sur les segments Courtage de Proximité et Courtage Spécialisé des mé-
dianes très proches. L’analyse précédente révélait une moyenne de chiffres d’affaires beau-
coup plus élevée pour le Courtage Spécialisé. Ce constat s’explique par le fait que ce
segment s’occupe de la distribution des contrats à destinations des grandes entreprises
avec plus de masses salariales.

Nous venons ainsi d’étudier le portefeuille de la cédante afin d’en connaître les spécifici-
tés. L’étude s’est faite suivant les 3 risques couverts à savoir la Santé, l’Arrêt de Travail et
le Décès et suivant les différents réseaux de distribution. Maintenant que nous connaissons
la composition du portefeuille en terme de nombre de contrats et de chiffres d’affaires, la
section suivante concernera l’analyse de la sinistralité suivant chaque typologie de risque.

D Analyse de la sinistralité
La section précédente a permis de comprendre la composition du portefeuille de la cé-
dante. Afin de diriger le choix des différentes structures de réassurance que nous choisirons
par la suite, nous allons dans cette partie du mémoire étudier la sinistralité du portefeuille.

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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro

Comme précisé plus haut, le segment "Autre" (qui contient 4% des contrats pour 4%
du chiffre d’affaires) concerne les contrats qui ne se retrouvent dans aucun des 4 autres
segments. On y observe une sinistralité à variance très élevés par rapport aux autres. En
effet, la minorité des contrats sur ce segment ne faisant pas la même taille, la contribution
à la variance est très élevée.

D.1 La sinistralité au global


Comme on a pu observer sur la figure 2.1 , le risque santé porte 65% du chiffres
d’affaires de la cédante, le risque arrêt de travail en porte 18% et finalement, le risque
décès en porte 17%. La figure suivante nous montre la répartition de la charge de sinistre
par risque en 2016 :

Figure 2.5 – Répartition de la sinistralité par risque et par segment

On observe sur la figure 2.5 que le risque santé porte 60% de la charge sinistre ob-
servée, le risque arrêt de travail en porte 27% et le risque décès en porte 13%. Le risque
santé représente donc plus de la moitié de l’activité de la cédante. La distribution de la
charge de sinistre par segment, à droite, montre notamment que le Courtage Spécialisé
porte la majorité de la charge de sinistre (56%).

Ces différents résultats sont conformes à nos premières remarques sur l’activité de la
cédante où nous avions pu identifier que la majorité du chiffre d’affaires était portée par
la Santé en terme de risque et par le Courtage Spécialisé en terme de segment.

Le tableau 2.1 suivant présente les statistiques de la sinistralité par risque :

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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro

Risque Moyenne Max Variance Variance / Moyenne


AT 5 655 8 186 252 5 835 963 936 1 031 989
DC 2 340 15 292 024 10 770 099 143 4 603 238
ST 8 456 7 721 455 9 269 498 388 1 096 199

Table 2.1 – Statistiques de la sinistralité par risque

Ce tableau nous montre que la moyenne de sinistre la plus élevée se trouve sur le
risque santé. Cette observation s’explique par la taille du risque santé sur le portefeuille ;
notamment sur les Segments Courtage Spécialisé et Grossistes qui portent des contrats à
gros chiffres d’affaires (donc fort probablement à très forte sinistralité).

Le contrat portant la sinistralité maximale ayant touché le portefeuille de la cédante


se trouve sur le risque décès. Néanmoins, cet maximum est à nuancé car la prévoyance 4
présente classiquement une volatilité élevée. Les portefeuilles de prévoyance sont donc
étudiés sur une longue période afin de prendre en compte les différents événements qui
ont pu toucher le portefeuille.

Cela se confirme en regardant la variance des sinistres ayant touché le portefeuille ; ou


encore la variance rapportée à la moyenne des sinistre pour accentuer l’effet de la disper-
sion des sinistres sur cet indicateur de volatilité. On observe bien une variance très élevée
pour le risque décès confirmant la nécessité de réaliser une étude de ce risque sur une plus
grande période.

Une analyse du portefeuille de la cédante nous montre que la durée de vie des contrats
sur le risque prévoyance est de 3,6 ans en moyenne. Nous choisissons de regarder ce risque
sur une profondeur de 5 ans. Nous serons en mesure d’analyser les risques arrêt de travail
et décès sur chacune des classes sur une période assez longue pour juger de la rentabilité.

Les sections suivantes concerneront l’analyse de la sinistralité par risque et par seg-
ment.

D.2 La sinistralité par risque


Nous allons dans cette section regarder les statistiques des sinistres qui touchent le
portefeuille sur chacun des risques. Cela nous permettra de connaître le profil de risque
de la cédante au brut de réassurance.

Nous pourrons par la suite, comparer les résultats des différentes couvertures de réas-
surance avec les résultats du portefeuille brut de réassurance.

4. La Prévoyance regroupe les risques Décès et Arrêt de Travail dans notre mémoire

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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro

D.2.1 Le risque santé

Le tableau suivant présente les statistiques de la sinistralité sur 2016 pour le risque
santé :

Segment Moyenne Max Variance / Moyenne


Agents 1 979 464 685 34 382
Autres 6 292 2 892 930 1 398 770
Courtage de proximité 4 997 707 950 80 954
Courtage Spécialisé 14 661 6 364 060 828 981
Grossistes 285 416 7 721 455 2 443 231

Table 2.2 – Statistiques de la sinistralité par segment sur le risque santé

On observe sur le tableau 2.2 la moyenne de chiffre d’affaires le plus élevé sur le Seg-
ment des grossistes (285 m€). Cela se justifie car comme nous l’avons précisé en section
A, cet segment distribue les contrats de la cédante par le biais de courtiers grossistes et
ne porte que des contrats à très fort chiffre d’affaires.

Ce segment est suivi de loin par le courtage Spécialisé (15 m€) qui porte une moyenne
de sinistre très élevée par rapport aux autres segment. Ce constat est aussi confirmé par
les remarques de la section précédente quant à l’activité de cet segment qui distribue ses
contrat en majorité à des entreprises de grande taille.

Les contrats les plus sinistrés se trouvent sur les segments des Grossistes et sur le
Courtage Spécialisé comme on pouvait s’y attendre. Un autre point caractéristique de
l’activité se trouve être la variance. En effet, on observe une variance très élevée pour le
Segment des Grossistes qui porte très peu de contrats pour des charges de sinistres très
élevées.

Le courtage spécialisé présente par contre une variance beaucoup plus faible. En effet,
son grand nombre de contrat favorise la mutualisation et le lissage du résultat.

D.2.2 Le risque arrêt de travail

Segment Moyenne Max Variance / Moyenne


Agents 1 158 304 983 66 053
Autres 3 711 750 859 363 022
Courtage de proximité 2 132 276 703 81 662
Courtage Spécialisé 5 799 2 280 355 367 419
Grossistes 212 037 2 818 571 1 070 026

Table 2.3 – Statistiques de la sinistralité par segment sur le risque arrêt de travail

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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro

Le tableau 2.3 expose les statistiques de la sinistralité moyenne 5 ans du risque arrêt
de travail. on observe une sinistralité en moyenne plus élevée sur le segment des grossistes
que sur tout autre segment.

Même si l’écart entre le Courtage Spécialisé et les autres segments se ressert en


moyenne, la taille des sinistres reste plus élevés sur le Courtage Spécialisé.

D.2.3 Le risque décès


Ici nous observons les données de sinistralité moyenne du risque décès sur 5 ans :

Segment Moyenne Max Variance / Moyenne


Agents 284 233 125 66 631
Autres 17 413 14 075 237 8 724 835
Courtage de proximité 510 120 867 61 700
Courtage Spécialisé 2 218 2 289 862 357 792
Grossistes 34 292 960 526 491 433

Table 2.4 – Statistiques de la sinistralité par segment sur le risque décès

Sur le risque décès, même si le segment grossiste produit en moyenne des sinistres
plus élevés, on observe un contrat avec une charge de sinistre très élevée sur le Courtage
Spécialisé.

L’analyse de la variance révèle ici que les segment Grossistes présente une volatilité
comparable à celle du Courtage Spécialisé, qui reste dans les mêmes ordres de grandeurs
par rapport aux autres segments 5 . Cela montre un risque décès beaucoup moins volatile
que les autres risques sur le même segment.

La variance élevée du segment Autres provient de sa composition. En effet, celui ci


étant composé de contrats ne rentrant pas dans le cadre des quatre autres segments, les
contrats qu’il comporte n’ont pas la même taille.

5. hors Autres

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E Étude des rapports sinistres à prime G. Amedzro

E Étude des rapports sinistres à prime


Comme il sera défini plus bas en section C.1 du Chapitre 3, le S/P (rapport sinistre à
prime) est un indicateur très intuitif de rentabilité d’un portefeuille d’assurance. Il s’ex-
prime comme le rapport entre la charge sinistre sur un segment et la prime nette 6 acquise
pour ce segment.

La figure ci-dessous montre l’état des rapports sinistre sur prime par risque et par
segment.

Figure 2.6 – Le rapport sinistre sur primes par segment

Le segment Grossiste présente les S/P les plus distants par risque avec 25% pour le
Décès, 105% pour l’arrêt de travail et 156% pour la santé. Il convient de préciser dans un
premier temps que comme nous l’avons vu plus haut sur la Figure 2.3, les risques Arrêt de
travail et Décès représentent respectivement 18% et 11% du chiffre d’affaires de Malakoff
Médéric Courtage. La santé représente donc une très grosse perte.

Cette perte sur la santé vient notamment de la présence d’intermédiaires chers en


terme de charge. En effet, des frais d’apporteur sur le segment des Grossistes sont très
élevés (surtout au lancement d’un produit). Ce manque pourra par exemple être comblé
par la réassurance à travers des commissions de réassurance.

Sur les Segments Agents, Courtage de Proximité et Courtage Spécialisé, on observe


des écarts similaires entre les risque à savoir un très bon S/P pour la cédante sur le risque
décès ; un risque santé quasiment à l’équilibre et un mauvais S/P sur le risque arrêt de
6. Prime après déduction des charges contractuelles (charges d’apporteur, d’assurance et de gestion)

Page 47/101
F Conclusion G. Amedzro

travail.

Cette stabilité sur le risque santé s’explique par le fait qu’aujourd’hui, le risque santé
est maîtrisé et sa tarification est plus "juste". En effet, les effets des différents impacts
réglementaires et des dérives de consommations sont bien assimilées par les assureurs qui
peuvent proposer des primes de risque adaptées.

Le risque décès étant très volatil ; Le S/P du risque décès sur un contrat peut varier
énormément d’une année à l’autre à cause d’un événement de forte sévérité comme on a
pu le voir dans la section précédente. Les tarifs proposés sur le risque décès permettent
donc d’anticiper ces événements afin de les absorber sur plusieurs années. Sans ces cas
de sinistralité très élevée, on peut observer des S/P 5 ans très faibles sur le risque décès
comme nous montre la Figure 2.6.

Sur chaque contrat prévoyance, les risques Arrêt de travail et Décès sont souscrits en-
semble. Ainsi, en pratique, le pilotage de ces deux risques se font conjointement. Les S/P
dégradés en Arrêt de travail sur le segments Agents, Courtage de Proximité et Courtage
Spécialisé s’étudient conjointement avec le risque décès. Cela explique donc une dégrada-
tion du risque arrêt de travail pris tout seul.

Le segment Autre présente quant à lui des bons S/P. On remarque néanmoins un
inversement des tendances avec un risque arrêt de travail très bénéficiaire ; le risque santé
restant toujours proche de l’équilibre.

F Conclusion
Dans cette partie, nous avons étudié le portefeuille de Malakoff Médéric Courtage di-
visé en 15 classes comme présenté en annexe A.1 ; une classe représentant l’ensemble des
contrats d’un même risque distribués suivant un même réseau de distribution.

L’analyse du chiffre d’affaire et de la sinistralité a permis d’aboutir à des conclusions


sur le portefeuille à savoir :

— Le risque santé est prépondérant sur le portefeuille de la cédante. Même si sur le


segment Grossistes, ce risque se montre très déficitaire, les primes de risque sont à
la hauteur des souscriptions de la cédante au global. De plus, grâce à la maîtrise
de sa tarification, ce risque est globalement à l’équilibre sur le portefeuille.

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F Conclusion G. Amedzro

— Le risque arrêt de travail est peu volatil mais présente aujourd’hui un sujet de
rentabilité, il est déficitaire sur chacun des segments.
— Le risque décès même s’il est très volatil s’avère être très rentable.

Nous avons donc identifié des premiers points concernant le portefeuille que la réassu-
rance pourra combler à savoir le partage des différents frais avec le réassureur, la réduction
de la volatilité des sinistres gardés et la réduction du déficit. Une étude de ces différents
facteurs sera réalisée avant la phase d’optimisation.

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Partie II

Traitement de la problématique
Méthodes d’optimisation de la réassurance G. Amedzro

Chapitre 3

Méthodes d’optimisation de la
réassurance

Étapes
A Optimisation de la réassurance proportionnelle . . . . . . . . . . . . . 52
A.1 Approche Moyenne-Variance - De Finetti (1940) . . . . . . . 53
A.2 Approche de Krvavych (2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
B Optimisation de la réassurance non proportionnelle . . . . . . . . . . . 55
B.1 Tarification basée sur l’expérience : la cotation "Burning Cost" 55
B.2 Optimisation du couple (Priorité,Portée) . . . . . . . . . . . . 57
C Critères de rentabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
C.1 Le S/P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.2 Le ratio combiné : COR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.3 La marge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
D Critère d’exposition au risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
E Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

Solvabilité 2 vient modifier le traitement de la réassurance qui devient un outil de


pilotage efficace et stratégique du capital. Pour ce faire, il est nécessaire d’optimiser la
stratégie de réassurance selon des critères de rentabilité classiques mais également selon
des critères de solvabilité.

L’assureur doit aujourd’hui arbitrer selon les niveaux de rentabilité avant et après ré-
assurance, le niveau de cession des risques et le gain en capital.

Dans ce mémoire, nous aborderons la réassurance comme un outil de pilo-


tage de la rentabilité et d’exposition au risque.

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A Optimisation de la réassurance proportionnelle G. Amedzro

Plusieurs études traitent aujourd’hui des stratégies d’optimisation de la réassurance


grâce à des techniques statistiques classiques. Deux approches théoriques sont généra-
lement utilisées : la maximisation du profit sous contrainte de variance 1 et la
minimisation de la probabilité de ruine. Ben Dbabis [2] présente notamment dans
sa thèse un panorama bibliographique des études sur l’optimisation de la réassurance.

Dans cette partie, les grands principes et méthodes classiques d’optimisation de la


réassurance seront décrits. Ces méthodes seront ensuite appliquées à notre portefeuille
afin de définir la stratégie de réassurance optimale pour chaque typologie de portefeuille.
Cela permettra de proposer différentes couvertures de réassurance optimales au sens des
méthodes appliquées.

A Optimisation de la réassurance proportionnelle


Il est de notoriété publique que les traités non proportionnels sont plus efficaces pour
protéger un portefeuille d’assurances. Vermandele et Denuit [4] prouvent que la rétention
d’un assureur couvert par un traité en stop-loss est la plus faible, comparée à la rétention
après tout autre traité (en raisonnant uniquement sur la sinistralité). Ils montrent aussi
que le stop-loss est plus efficace que tout autre traités, sous l’hypothèse que le risque
retenu et les chargements de réassurance sont les mêmes.

On pourrait donc penser que les couvertures proportionnelles sont moins efficaces que
les non-proportionnelles. Néanmoins, les couvertures proportionnelles prédominent pour
les raisons suivantes :
1. Les couvertures stop-loss sont difficiles à trouver sur le marché à cause de l’aléa moral
auquel la cédante pourrait être assujettie après avoir souscrit une telle couverture.
2. La tarification des traités stop-loss est assez difficile par les réassureurs.
3. les chargements sur des couvertures non proportionnelles sont très élevés (notam-
ment à cause des deux premiers points).
Lampert et Whalin [6] présentent quant à eux dans leur article "On the Optimality of
Proportional Reinsurance" la nécessité d’optimisation de la réassurance proportionnelle.
Il est apparu que la plupart des analyses d’optimalité de la réassurance ne portaient pas
sur ce type de couvertures. Ils ont présentés dans leur article une comparaison de quatres
structures de réassurance : une quote-part uniforme, une quote-part variable, un excédent
de plein ainsi qu’un excédent de plein avec rétentions variables.

1. ou inversement, la minimisation de la variance sous contrainte de profit

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A Optimisation de la réassurance proportionnelle G. Amedzro

Au vu de l’activité de Malakoff Médéric Courtage et de l’exhaustivité des données


dont nous disposons, il parait pertinent d’analyser sur notre portefeuille les résultats
qu’on pourrait tirer de couvertures proportionnelles optimales.

Dans cette section, nous présenterons donc les méthodologies d’optimisation que nous
comptons utiliser sur notre portefeuille afin de tirer le meilleur de la réassurance propor-
tionnelle.

A.1 Approche Moyenne-Variance - De Finetti (1940)


Soit un portefeuille composé de n risques X1 , ..., Xn souscrits en contrepartie des primes
respectives P1 , ..., Pn .

De Finetti [3] suppose les risques indépendants et suppose que chaque risque peut être
protégé par un traité proportionnel dont le taux de cession est αi (0 ≤ αi ≤ 1 ∀i ∈ 1, ..., n).
Il suppose aussi que le réassureur applique des taux de chargements ηir ∀i ∈ 1, ..., n, ce
qui implique des primes de réassurance égales à :

Pir = (1 + ηir ) ∗ αi ∗ E(Xi ) (3.1)


En supposant que P1 , ..., Pn et η1r , ..., ηnr sont donnés, De Finetti se propose de trouver
une réassurance optimale permettant de minimiser la variance du résultat de la cédante.
le bénéfice technique de la cédante est représenté par la variable aléatoire Z(α) définie
par :

n
X
Z(α) = Pi − (1 + ηir )αi E(Xi ) − (1 − αi )Xi (3.2)
i=1

α = (α1 , ..., αn ) (3.3)

Donc la variance de Z(α) est donné par :


n
X
V ar(Z(α)) = (1 − αi )2 V ar(Xi ) (3.4)
i=1

Et l’espérance est donnée par :


n
X
E(Z(α)) = [Pi − E(Xi )(ηir αi + 1)] (3.5)
i=1

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A Optimisation de la réassurance proportionnelle G. Amedzro

De Finetti [3] définit donc le problème de minimisation suivant :



 minα V ar(Z(α))
s.c. E(Z(α)) = k ∈ R (3.6)
s.c. α ∈ [0, 1]n

Il s’agit d’un problème d’optimisation convexe dont on définit le Lagrangien :

n
X
L(α, λ, y, z) = [(1 − αi )2 V ar(Xi ) + yi (αi − 1)]
i=1
( n n n
)
X X X
−λ ηir E(Xi )αi + k − Pi + E(Xi ) (3.7)
i=1 i=1 i=1

avec :
— λ le multiplicateur de Lagrange de la contrainte égalité.
— zi et yi les multiplicateurs de Lagrange pour les contraintes de types inégalités.

Le théorème de Kuhn Tucker permet de retrouver les conditions nécessaires et suffi-


santes d’optimisation.

De Finetti [3] parvient à démontrer que dans ce cas de figure, le taux de cession
optimale est de la forme :

αi = min(1, max(0, φi )) (3.8)

ληir E(Xi )
φi = (3.9)
2V ar(Xi )
Lampert et Whalin [6] ont redémontré le même résultat en l’appliquant sur d’autre type
de réassurance proportionnelle mais en supposant toujours que les risques qui composent
le portefeuille sont indépendants.

A.2 Approche de Krvavych (2005)


La deuxième approche est celle développée par Borch(1960) [1] qui considère le pro-
blème de minimisation de la variance de la charge totale des sinistres de la cédante. Il
considère la stratégie de réassurance la plus efficace comme étant celle qui minimise cette
variance.

Si X représente la charge totale des sinistres avec distribution FX , il considère que la


stratégie optimale est une transformation de FX . Il a démontré sous quelques hypothèses
restrictives que le stop loss est la stratégie optimale.

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B Optimisation de la réassurance non proportionnelle G. Amedzro

Nous nous baserons sur les travaux de Krvavych et appliquerons son raisonnement
pour une seconde optimisation de la réassurance proportionnelle.

B Optimisation de la réassurance non proportionnelle


L’objectif de cette partie est de proposer une méthode théorique d’optimisation de
la réassurance non proportionnelle. Compte tenu des données en notre possession, nous
traiterons uniquement de l’optimisation des traités de type excédent de sinistre.

L’objectif de cette optimisation est de trouver le couple (priorité,portée) optimal à


mettre sur le portefeuille afin de dégager de meilleurs résultats. Le résultat dégagé in fine
prenant en compte la prime de réassurance à payer, nous présenterons dans cette section
une méthode de cotation des traités en excédent de sinistres. Cette méthode sera ensuite
modélisée afin de représenter la variation du résultat de la réassurance en fonction du
couple (priorité, portée).

Le résultat optimal sera celui qui permet de garder le plus de prime avec
une exposition limitée.

B.1 Tarification basée sur l’expérience : la cotation "Burning


Cost"
Principe : L’expérience de sinistralité de la cédante reflète la sinistralité à
venir.

On considère un traité en excédent de sinistre : P xsF où (F,P) correspond au couple


(Priorité,Portée) du traité.

En partant d’un historique de sinistres du portefeuille de la cédante, une première


étape consiste à réaliser grâce à une statistique "as if", une mise à jour du montant des
sinistres. Ces montants sont ensuite utilisés pour retrouver pour chaque année le montant
à charge du traité.

Les montants à charge ainsi définis servirons à déterminer le coût théorique de la


couverture grâce à une cotation "Burning Cost". Le taux de Burning Cost pure, qui
correspond au taux de prime que devra versé la cédante, correspond à la moyenne des
montants à charge du traité pondérée par les montants de primes par année.

Page 55/101
B Optimisation de la réassurance non proportionnelle G. Amedzro

B.1.1 Mise en "As If"


il est important en se basant sur des sinistres anciens de convertir le coût de ces si-
nistres en euros constants (montant indépendant de l’inflation) afin de pouvoir comparer
des sinistres de différentes années entre eux.

La statistiques en "As If" est réalisée, dans le meilleur des cas en prenant en compte
l’inflation de l’euro d’une part mais aussi l’inflation médicale qui est un facteur important
en santé 2 .

B.1.2 Détermination du montant à charge du traité


En notant Xi,j le montant as if du ieme sinistre de l’année j et nj le nombre de sinistres
de l’année j, nous obtenons un montant annuel total pour l’année j de :
nj
X
Sj = Xi,j (3.10)
i=1

On peut calculer le montant total à charge du traité Cj l’année j comme étant :


nj
X
Cj = M in(P, M ax(0, Xij − F )) (3.11)
i=1

B.1.3 Réalisation de la cotation


Soit n le nombre d’années d’expériences dont la cédante dispose et soit aj l’assiette de
prime de l’année j. On définit le taux de Burning Cost pur Tbc comme étant :
n
1 X Cj
Tbc = ∗ (3.12)
n j=1 aj

La prime pure du traité est définie comme le taux de Burning Cost appliqué à l’assiette
de prime de l’année à réassurer. Cette assiette de prime peut être obtenue en prenant en
compte les différentes majorations tarifaires et résiliation qu’annonce la cédante.

La prime pure est la moyenne des montants as if à charge du réassureur, pondérée


par les assiettes de prime successives. En terme probabilistes, il s’agit de l’espérance de
la sinistralité à charge du réassureur. On ajoute ensuite le chargement de sécurité basé
sur la dispersion associée à la sinistralité as if ainsi que les chargements de gestion du
réassureur afin d’obtenir la prime commerciale.

2. Ces différents taux d’inflation sont obtenus sur le site de l’INSEE en france

Page 56/101
C Critères de rentabilité G. Amedzro

B.2 Optimisation du couple (Priorité,Portée)


On peut donc construire un modèle qui, en fonction de l’expérience de la cédante,
permet de simuler plusieurs stratégies de réassurance en fonction de différents couples
(Priorité,Portée).

Le graphique montrant l’état de la volatilité du résultat par année et le résultat net de


la cédante en fonction des différents couples (Portée , Priorité) permettra de sélectionner
une stratégie optimale d’achat de réassurance comme le montre la figure suivante :

Figure 3.1 – Stratégies de réassurance optimales

C Critères de rentabilité
Dans le but de comparer plusieurs couvertures de réassurance de différents types et
d’en dégager un "optimal" du point de vue de la cédante, des critères de rentabilité ainsi
que des critères de risque sont utilisés. La cédante pourra ainsi arbitrer entre exposition
au risque et rentabilité en établissant sa stratégie de réassurance.

Nous pouvons nous baser sur les travaux de Elena Veprauskaite et Michael Sherris [7]
qui introduisent dans leur article An analysis of reinsurance optimisation in life insurance,
une comparaison d’indicateurs efficaces pour le pilotage de l’activité de la cédante.

Page 57/101
C Critères de rentabilité G. Amedzro

Dans notre étude, trois mesures seront donc employées pour évaluer des critères de
rentabilité :

— Le ratio sinistre sur prime de la cédante (S/P)


— Le ration combiné de la cédante (COR)
— La marge de la cédante qui est la différence entre les primes retenues et les charges
de prestations retenues (Marge)

C.1 Le S/P
Le rapport sinistre sur prime reflète le résultat de la cédante après son activité. Il est
calculé comme suit :

Charges sinistres
S/P = (3.13)
P rimes
L’activité assurantielle étant par son essence même ce que on l’on appelle un cycle de
production inversée 3 , le S/P est l’indicateur qui permet de savoir si les primes ont permis
de couvrir les sinistres.

Si le S/P est inférieur à 100%, les sinistres sont inférieurs aux primes et l’activité
est rentable ou au moins équilibrée. Si c’est le contraire, les sinistres sont supérieurs aux
primes et l’activité est déficitaire.

Les sinistres s’entendent toujours sinistres payés plus provisions. Les primes s’enten-
dront comme étant les primes nettes gardées par l’assureur c’est à dire après paiement
des différentes charges.

La couverture de réassurance qui permettrait à l’assureur de dégager le S/P le plus


faible représente la structure de réassurance la plus optimale du point de vue de ce critère.

C.2 Le ratio combiné : COR


Le ratio combiné (ou Combined Ratio) est une mesure de rentabilité technique, qui se
rencontre dans le domaine de l’assurance et qui s’exprime comme suit :

décaissements
COR = (3.14)
encaissements
Le ratio combiné ne s’applique qu’aux activités d’assurance proprement dites. Il ex-
prime le rapport entre les décaissements (frais de gestion, commissions versées, provisions
3. i.e. une activité dont on ne connaît le prix de revient que après l’avoir vendue au contraire d’une
activité classique où on connaît le prix de revient avant la vente

Page 58/101
D Critère d’exposition au risque G. Amedzro

pour sinistres, et remboursement des sinistres), et les encaissements (primes et cotisations


encaissées).

Un ratio supérieur à 100 % indique que les dépenses de l’assureur sont supérieures à
ses recettes, et que sa marge éventuelle provient de ses bénéfices financiers (placement des
capitaux disponibles).

La couverture de réassurance qui permettrait à l’assureur de dégager le COR le plus


faible représente la structure de réassurance la plus optimale du point de vue de ce critère.

C.3 La marge
Bien que les premiers critères (S/P et COR) décrivent la rentabilité de la cédante
par rapport à chaque sinistre conservés, ils ne montrent pas quelle part du revenu total
celle-ci conserve après paiement de toutes les charges. La troisième mesure de rentabilité ;
la différence entre les primes retenues et les charges retenues par la cédante reflète la
quantité de primes gardées in fine par la cédante.

M arge = P rimes − Charges − Sinistres (3.15)


La couverture qui permet à l’assureur de maximiser des primes conservées est théori-
quement optimal du point de vue de cet indicateur de rentabilité.

D Critère d’exposition au risque


Le risque retenu par la cédante peut être mesuré par la variance de la sinistralité gar-
dée par la cédante. cette variance pourrait être exprimée comme la variance du résultat
d’une classe à l’autre selon la formule suivante :

Tj n
X X
Vrisk = V ar[ Sti − Stir ] (3.16)
t=O i=1
avec :

— Tj les différentes classes


— Sti la sinistralité totale du risque i de la classe t
— Stir la sinistralité cédée au réassureur sur le risque i de la classe t

Page 59/101
E Conclusion G. Amedzro

Il faut de plus garder à l’esprit que la variance des primes conservées par la cédante
peut imposer des coûts supplémentaires car une grande variabilité des sinistres augmente
la part d’incertitude et donc, augmente l’exigence en capital. Par conséquent, du point de
vue exposition au risque, la couverture de réassurance optimale sera celle qui minimisera
la variance de l’exposition.

En pratique, la valeur moyenne des sinistres dans chaque classe sera différentes après
application de la réassurance. Aussi, il serait érroné de comparer la variance de la sinis-
tralité gardée par la cédante sans tenir compte de la valeur moyenne des sinistres dans
chaque classe. Nous garderons donc pour indicateur d’exposition au risque, la variance du
résultat rapporté à la moyenne qui s’exprime comme suit :
PTj Pn r
V ar[ t=O i=1 Sti − Sti ]
[Link] = PTj Pn (3.17)
r
M oyenne[ t=O i=1 Sti − Sti ]

E Conclusion
Dans cet chapitre, nous avons présenté les différentes méthodes classiques d’optimisa-
tion de la réassurance.

Nous retenons notamment des méthodes d’optimisation de la réassurance ayant pour


objectif de réduire la variance du résultat de la cédante d’une année à l’autre ou encore
de réduire la variance de la sinistralité conservée par la cédante après réassurance, et ce,
sous contrainte d’espérance de résultat.

Nous retenons aussi une méthode permettant de définir un couple (Priorité,Portée)


permettant de maximiser le résultat garder par la cédante en minimisant la variance de
la sinistralité conservées.

Nous avons ensuite présenté différentes mesures de rentabilité et d’exposition au risque


sur l’activité de la cédante. Ces mesures nous permettrons d’arbitrer parmi les différentes
stratégies de réassurance retenues.

Le chapitre 2 ayant permit de définir différentes classes sur le portefeuille de la cédante,


nous serons capable, dans la suite du mémoire, de définir des stratégies à appliquer sur
chaque classe afin de tirer les meilleurs résultats possibles sur le portefeuille pris au global.

Page 60/101
Partie III

Applications
Application sur le portefeuille au global G. Amedzro

Chapitre 4

Application sur le portefeuille au


global

Étapes
A Paramètres à combler par la réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
A.1 La marge dégagée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
A.2 Les commissions d’apport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
A.3 La commission de réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
B Optimisation par type de traité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
B.1 Optimisation de la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . 72
B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de
sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
C Résultats sur le portefeuille au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
C.1 Résultat sur le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
C.2 Résultat sur le risque arrêt de travail . . . . . . . . . . . . . . 76
C.3 Résultat sur le risque décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
C.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79

Dans le chapitre précédent, l’objectif était de présenter, pour un risque donné ou un


ensemble de risques, différentes méthodes permettant de satisfaire à des critères que se
fixait la cédante tel que la maximisation de l’espérance de profit sous contrainte de va-
riance (ou inversement).

Nous partons du portefeuille de la cédante brut de toute réassurance et avons pour ob-
jectif de trouver une stratégie de réassurance permettant de dégager de meilleurs résultats.
Nous observerons tous les contrats présents de Janvier 2012 à Décembre 2015 dans le cadre

Page 62/101
A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro

de cette étude. Les résultats de l’optimisation pourront être appliqués au portefeuille 2016.

En restant sur une classification du portefeuille comme défini précédemment, ce cha-


pitre concernera dans un premier temps une étude des différents facteurs que vient com-
bler la réassurance. Nous appliquerons ensuite les techniques présentées plus haut dans
le mémoire afin de dégager les stratégies de réassurance optimales sur chaque type de
couvertures considérées.

A Paramètres à combler par la réassurance


Nous partons des bases de données construites précédemment en section B du chapitre
2 et regardons une extraction composée sur chaque ligne par :

— Un numéro de contrat
— Les cotisations HT par risque (AT/DC/ST)
— Les chargements (Assureur, Apporteur, Gestion)
— Les cotisations nettes
— Les charges de sinistres
— La marge dégagée
— Le S/P

Nous nous basons sur le portefeuille avant réassurance ainsi construit divisé selon les
15 classes précédemment définies dans l’analyse descriptive du portefeuille 2016 que nous
cherchons à optimiser.

Nous nous pencherons ici sur une analyse permettant d’expliquer le résultat de la cé-
dante net de toutes charges (commission d’apport, chargements d’assurance, charges de
gestion et charges de sinistre).

A.1 La marge dégagée


Considérons le portefeuille brute de toute réassurance, net de toutes charges et avant
toute clause de participation aux bénéfices. Le graphe 4.1 montre la répartition du résul-
tat des quatre années par classe.

Ce graphe permet de dégager en premier lieu des classes très bénéficiaires : le risque
décès sur le segment Autres, le risque décès sur le segment Courtage Spécialisé et le risque

Page 63/101
A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro

Figure 4.1 – Marge dégagée par classe

santé sur le segment des Grossistes.

A part l’arrêt de travail qui en général produit des résultats négatifs chaque année, le
portefeuille au global est bénéficiaire. On peut néanmoins relever une volatilité marquante
entre les résultats chaque année, ce qui confirme nos conclusions du chapitre précédent.

La première phase d’optimisation aura comme objectif de réduire la vola-


tilité de ce résultat par année afin de lisser le résultat.

A.2 Les commissions d’apport


Un facteur important sur lequel nous pouvons nous pencher est la charge de commis-
sion que supporte la cédante ; notamment les commissions d’apport. Cette section traitera
de l’analyse de ces taux de commissions sur le portefeuille de la cédante.

Les commissions d’apport sont des rémunérations, assises directement ou indirecte-


ment sur une prime d’assurance, et sont versées à des intermédiaires, professionnels ou
non de l’assurance, en contrepartie d’une activité d’intermédiaire en assurance.

En fonction du risque, de la complexité du produit et de la faculté de l’intermédiaire à


gérer l’émission des primes et la gestions des sinistres ; ces montants peuvent atteindre un
pourcentage des primes acquises conséquent. Il est donc important de regarder le niveau
de ces commissions. Connaissant le métier de la cédante, nous pouvons penser, a priori,
que ces montants seront élevés.

Page 64/101
A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro

Les commissions d’apport sur un produit ne sont pas systématiquement constants


d’une année à l’autre. En effet, les taux sont le plus souvent très élevés au lancement des
produits en raison des coûts liés aux publicités et au marketing. Ces taux décroissent par
la suite pour atteindre un niveau d’équilibre au fil des ans.

Néanmoins, des affaires nouvelles entrant en portefeuille chaque année, ces taux par
classe et par année devraient s’équilibrer. Nous partirons donc de cette hypothèse et re-
garderons le graphe donnant pour chaque année le taux de commission global sur chaque
classe. Il se calcul comme étant le montant total de commissions versé rapporté au mon-
tant de primes totales acquises hors taxes.

La figure 4.2 ci-dessous montrent pour chaque année les niveaux de commission sur
chacune des classes que nous avons retenus.

Figure 4.2 – Taux de commission d’apport par année

A première vue, on peut présumer une erreur d’enregistrement sur la base de données
extraite pour l’année 2013. En effet, on observe des taux de commission tous égaux à 1.
Nous ferons donc des hypothèses sur ces taux après analyse des trois autres graphes afin
de fiabiliser nos données avant les optimisations.

On peut observer d’ores et déjà une homogénéité d’une année à l’autre des commis-
sions d’apport au global sur chaque classe. En regardant plus en détail :

• Les taux grossistes baissent tous légèrement d’une année sur l’autre. Cela s’explique
par le fait qu’un grand nombre de produits ont étés lancés en 2012. Les frais

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A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro

d’apporteurs étaient donc cette année élevés.


• Les autres segments restent relativement stables d’une année sur l’autre.
• Les taux sont inférieurs à 2% pour le risque santé des Grossistes et sur le segment
Autres en général. Le segment de distribution “Autres” coûterait donc moins cher
en frais d’apporteur.
• Sur les risques Arrêt de travail et Décès du segment des grossistes varient entre 2%
et 4%.
• les autres classes présentent des commissions d’apport allant de 4% à 6% du chiffre
d’affaires annuel.

La première conclusion à tirer est que environ qu’une partie non négligeable des primes
acquises chaque année est reversée à l’intermédiaire d’assurance qui apporte ces affaires
en tant que rémunération. Un manque à gagner potentiel pour la cédante.

Les montants qui se dégagent néanmoins sont les frais d’apporteur sur le risque santé
du segment Courtage Spécialisé qui portent comme on l’a étudié au chapitre précédent,
une grande majorité du chiffre d’affaire de la cédante.

Avant réalisation des hypothèses sur les taux de commission 2013, nous vérifions si les
taux d’assureurs et de gestion ont quant à eux été correctement enregistrés dans la table.
En effet, ceux-ci étant aussi à la charge de l’assureur comptent comme “frais” et seront
pris en compte dans la commission de réassurance que versera le réassureur à la cédante.

Nous observons des taux de chargement d’assurance et de gestion sur 2013 présentant
une variabilité proche de ceux des autres années par classe. Nous pouvons donc supposer
que le problème réside uniquement sur les taux de commission.

Nous prendrons comme hypothèse un taux de commissions sur 2013 comme étant la
moyenne des taux de commissions par classe sur les 3 autres années que nous considérons.
La table sera ainsi mise à jour avant la modélisation des traités de réassurance.

A.3 La commission de réassurance


La commission de réassurance représente un pourcentage des primes reversé par le
réassureur en traité ou facultative proportionnel à la cédante à titre de participation aux
frais d’acquisition et de gestion des affaires qui lui sont cédées. Le taux de commissions
de réassurance dépend notamment des différents frais à la charge de l’assureur ainsi que
du résultat que produit l’affaire.

Une analyse des charges globales de l’assureur montre qu’une large proportion des
primes annuelles correspondent aux charges de la cédante. Afin de formaliser le partage

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B Optimisation par type de traité G. Amedzro

équitable du sort entre cédante et réassureur, nous prendrons comme hypothèse des taux
de commissions de réassurance de 20%.

Cela implique que le réassureur reverse 20% de la prime qu’il reçoit à la cédante afin
de participer aux frais de gestion et de le rémunérer pour l’affaire qu’il apporte.

B Optimisation par type de traité

B.1 Optimisation de la quote-part


Comme dit précédemment, en réassurance proportionnelle, le réassureur est un par-
tenaire permettant de partager les frais d’apport, de gestion et d’assurance à travers des
commissions de réassurance.

Ces commissions peuvent se montrer très utiles dans les cas où le résultat net est
négatif et que les différentes charges sont très élevées. La participation du réassureur aux
frais d’apport vient donc diminuer l’impact des résultats négatifs.

En contrepartie, le réassureur gagne des affaires et bénéficie des affaires bénéficiaires.


Il est possible de mettre en place une clause de participation aux bénéfices qui impose au
réassureur de reverser à l’assureur, une partie des résultats très bénéficiaires. Cet aspect
ne sera pas modélisé.

B.1.1 Réduction de la volatilité du résultat par année

Partant des 15 classes définies plus haut, l’objectif de cette partie est de définir un
vecteur de taux de cession optimaux. Les taux optimaux seront ici ceux permettant de
réduire le résultat net de la cédante d’une année sur l’autre. La méthodologie utilisée est
celle de De Finetti [3] explicitée plus haut qui permet de minimiser la variance du résultat
sous des contraintes d’espérance de résultat fixé.

On observe une espérance de résultat de 122 Millions d’euros avant toutes clauses de
participation aux bénéfices et une variance du résultat d’une année sur l’autre de 2.28e+13.

Partant de ce constat, nous allons construire un modèle déterministe qui prend en


entrée les données relatives à l’expérience de la cédante sur chacune des 15 classes définies
plus haut et renvoie un graphe montrant la variance du résultat en fonction de l’espérance
de résultat pour plusieurs stratégies de réassurance proportionnel.

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B Optimisation par type de traité G. Amedzro

En partant de l’expérience de la cédante, ce modèle va permettre de dé-


terminer des taux de cessions par classes permettant d’aboutir à des objectifs
fixés sur le portefeuille au global.

Le graphe suivant montre la variance en fonction de l’espérance de résultat. On obser-


vera en horizontale la variance actuelle observée et en verticale la moyenne de résultat :

Figure 4.3 – Optimisation de la quote part (sans contrainte sur les taux de cession)

Une première conclusion est l’existence de solutions optimales. En effet, toutes les
stratégies situées sur le cadrant inférieur droit nous permettent de dégager plus de ré-
sultat en baissant la volatilité du résultat net par année. On peut aussi observer qu’il
existe un grand nombre de stratégie qui sont avantageuses pour la cédante en fonction
des hypothèses que nous avons choisis.

L’espérance de résultat actuelle étant de 122 Millions d’euros, la cédante devrait pou-
voir gagner 10 Millions d’euros en plus (hors toute clause de participation aux bénéfices)
en choisissant la bonne façon de céder ses risques. Néanmoins, parmi toutes ces stratégies,
il convient d’en étudier une afin de juger de sa faisabilité. En effet, il ne serait par exemple
pas possible de ne céder que 100% des mauvais risques et de garder la totalité des bons
risques.

B.1.2 Étude d’un exemple


Cas pratique : On souhaite dégager un résultat après réassurance de 130 Millions
d’euros.

Le tableau suivant recense les résultats initiaux sur les 4 années observées par segment.
Le tableau présente le résultat initial ainsi que le taux de cession optimal que produit
l’algorithme d’optimisation de la quote-part. A partir de ce taux, on peut calculer les
différents montants gardés et cédés aux réassureurs :
Comme on pouvait s’y attendre, l’algorithme cède automatiquement au réassureur, les
affaires déficitaires afin de ne garder que les affaires permettant d’être rentable. il cède en-

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B Optimisation par type de traité G. Amedzro

Classe tx optimal Res initial


AgentsAT 1 -1.5
AgentsDC 0 33
AgentsST 0 14
AutresAT 0 23
AutresDC 0 86
AutresST 0 4
CproxiAT 1 - 0.7
CproxiDC 0 12
CproxiST 0 0.8
CspeciAT 1 -19
CspeciDC 0 137
CspeciST 1 2
GrossiAT 0 26
GrossiDC 0 40
GrossiST 0 128

Table 4.1 – Taux de cessions optimaux par classe

suite, des résultats positifs si cela est nécessaire pour se rapprocher du résultat demandé.
On peut observer une certaine impossibilité d’implémentation dans l’algorithme pris tel
quel. En effet, des stratégies de ce type ne trouveraient pas preneur sur le marché.

Nous pouvons regarder par exemple le résultat pour des taux de cessions compris entre
20% et 80%. Ces résultats sont consignés sur la figure suivante :

Figure 4.4 – Optimisation de la quote part (contraintes sur les taux de cession)

Il semble impossible d’obtenir une stratégie viable de cession en quote-part optimale

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B Optimisation par type de traité G. Amedzro

du point de vue de la cédante. La stratégie située la plus proche du cadran optimal


sera donc choisi comme résultat de l’optimisation.

En maintenant cette hypothèse de taux de cessions entre 20% et 80% afin de ne sélec-
tionner que des traités viables, une remarque que nous pouvons faire à ce stade concerne
la disparition de bénéfice supplémentaire que peut espérer faire la cédante. Afin de réduire
la volatilité du résultat, la cédante devra accepter de perdre un peu de marge.

La prochaine section concernera une optimisation de la réassurance en quote-part


ayant pour objectif de réduire la volatilité des sinistres gardés.

B.1.3 Réduction de la variance des sinistres conservés


Une autre vision que la cédante peut adopter en réalisant des partenariats en réassu-
rance est celle se focalisant sur la réduction de la volatilité des sinistres gardés. L’optimi-
sation est réalisée selon les principes de Borch(1960) [1].

Le graphique suivant montre l’espérance de résultat sur 4 ans en fonction de la volatilité


des sinistres conservés par la cédante :

Figure 4.5 – Optimisation de la quote-part (contraintes sur les taux de cession)

Ici, l’espérance de résultat ne s’entend plus comme le résultat par année mais comme le
résultat au global ; la variance des sinistres conservés par la cédante s’entend aussi comme
la variance de sinistre sur l’étendue de 4 années considérées.

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B Optimisation par type de traité G. Amedzro

La cédante cherche à se construire un "profil de risque" et lisser son activité sur les
années. Ainsi, la recherche des stratégies optimales se fait en priorité par une réduction
de la volatilité de la sinistralité gardée au fil des années.

On considérera comme précédemment les stratégies permettant d’obtenir un gain sur 4


ans supérieur au gain actuel et une volatilité inférieure à la volatilité actuelle des sinistres
conservés.

On observe que la majorité des stratégies proposée sont optimales au sens de l’exposi-
tion au risque. Nous pouvons ainsi définir une stratégie de réassurance viable et respectant
les deux critères retenus pour la réassurance proportionnelle.

B.1.4 La quote-part optimale

Nous avons pu produire 15 taux de cessions permettant théoriquement d’optimiser


le résultat de Malakoff Médéric Courtage au global. Les taux de cession optimaux sont
consignés dans le tableau suivant suivant :

Classe Taux de cession optimal


AgentsAT 75%
AgentsDC 27%
AgentsST 40%
AutresAT 20%
AutresDC 20%
AutresST 30%
CproxiAT 80%
CproxiDC 20%
CproxiST 20%
CspeciAT 80%
CspeciDC 20%
CspeciST 50%
GrossiAT 30%
GrossiDC 20%
GrossiST 20%

Table 4.2 – Taux de cessions optimaux retenus par classe (QP)

Nous avons dans cette section du mémoire réalisé une optimisation de la réassurance
proportionnelle. La méthodologie utilisée se basait sur les travaux de De Finetti [3] et
Borch [1]. Elle permettait d’optimiser la réassurance en quote-part selon deux visions :
une première maximisant l’espérance de résultat de la cédante par exercice et une seconde
réduisant la variance de la sinistralité conservés par la cédante après les différentes ces-

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B Optimisation par type de traité G. Amedzro

sions en réassurance.

Outre les différentes contraintes de volatilité et de marge dégagée par la cédante,


d’autres contraintes ont étés mises sur le vecteur de cession, à savoir des taux de cessions
compris entre 20% et 80% sur chacune des 15 classes considérées. Ces contraintes mènent
certes à une réduction considérable de l’espérance de bénéfice supplémentaire que la cé-
dante pourrait s’attendre à réaliser. Néanmoins, elles sont nécessaires dans le sens où elle
permettent de proposer sur le marché un partenariat de réassurance viable.

B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre


Cette section traite de l’optimisation de la réassurance non proportionnelle comme
présenté en section B.1 du Chapitre 3.

Comme expliqué plus haut, en partant de l’expérience de la cédante, nous pouvons


définir le prix d’un traité en excédent de sinistre avec une priorité et une portée donnée
grâce à une cotation de type Burning Cost. Cette cotation se fait en se basant sur les
expérience de 2012 à 2016 de la cédante.

En fonction du traité considéré, nous analyserons le portefeuille de la cédante avant


et après application dudit traité. Nous serons ainsi en mesure de comparer l’effet des dif-
férents traités sur le portefeuille de la cédante.

Le tableau suivant permet d’observer l’évolution de l’espérance de résultat et de la


variance de la sinistralité conservée en fonction de différentes couvertures en excédent de
sinistre :

Priorité Portée Taux de prime Espérance de résultat Var/Moy


4 e+07 2 e+07 7,8% 135 1 885 512
3 e+07 2 e+07 9,8% 137 973 087
5 e+07 2 e+07 6,2% 144 2 645 329
2 e+07 2 e+07 14,1% 145 474 833
2 e+07 3 e+07 18,3% 146 413 074
3 e+07 4 e+07 16,0% 149 2 955 489
5 e+07 3 e+07 8,2% 153 3 222 923
4 e+07 4 e+07 12,4% 154 3 157 680
4 e+07 5 e+07 14,0% 162 3 057 831

Table 4.3 – Évolution des indicateurs en fonction du couple (Priorité,Portée)

On peut observer sur le graphe suivant l’évolution de l’espérance de résultat et de la


variance de la sinistralité conservée en fonction des différentes stratégies testée :

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B Optimisation par type de traité G. Amedzro

Figure 4.6 – Résultat de l’optimisation non proportionnelle

Il est donc possible de déterminer un champs de stratégies optimales et de définir


une stratégie favorable à la cédante. Ces stratégies sont optimales car elles permettent de
retenir une grande partie des primes après paiements des charges portées par la cédante ;
en réduisant l’exposition du portefeuille de la cédante aux fortes variations.

B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de


sinistre

Après application du traité en excédent de sinistre optimal au sens de notre approche ;


nous allons pouvoir appliquer l’algorithme d’optimisation de la quote-part afin de réaliser
des cessions en quote part sur la rétention de la cédante après le traité en excédent de
sinistre.

Comme précédemment, nous retiendrons les traités viables et sélectionnerons celui qui
permet d’obtenir une espérance de résultat maximale du point de vue de la cédante.

Le traité optimal qui ressort se trouve être une cession comme suit suivant chaque
classes de risque :

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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro

Classe Taux de cession optimal


AgentsAT 80%
AgentsDC 73%
AgentsST 60%
AutresAT 80%
AutresDC 80%
AutresST 20%
CproxiAT 20%
CproxiDC 80%
CproxiST 80%
CspeciAT 55%
CspeciDC 80%
CspeciST 20%
GrossiAT 70%
GrossiDC 80%
GrossiST 80%

Table 4.4 – Taux de cessions optimaux retenus par classe (QP sur rétention de l’XS)

C Résultats sur le portefeuille au global


La section précédente nous a permis de définir sur notre portefeuille des couvertures de
réassurance optimales du point de vue de l’activité de la cédante. Ainsi, parmi plusieurs
couvertures du même type, nous avons sélectionné celui qui correspondait le mieux à son
activité.

Nous disposons donc, en théorie, de différentes couvertures de réassurance permettant


d’améliorer le résultat de la cédante ainsi que son profil de risque à savoir :

• Une couverture en quote-part


• Une couverture en excédent de sinistre
• Une couverture en excédent de sinistre combinée à une cession en quote-part sur
la rétention de la cédante.

Dans cette section, nous repartons des données brutes issues de l’exercice 2016 de la
cédante que nous avons analysé au chapitre 2. En se basant sur les différentes études [5]
réalisées dans le même objectif , nous proposons de comparer ces différents traités à tra-
vers une analyse de leurs impact sur les indicateurs que nous avons précédemment définis
à savoir :

• Le ratio Sinistre à Prime de la cédante


• Le Ratio Combiné de la cédante
• Le résultat net de la cédante

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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro

• La Variance des sinistres conservés par la cédante 1

Les différentes méthodes seront appliquées à chaque type de risque sur le portefeuille
au global : Santé, Arrêt de Travail et Décès et les résultats seront présentés. Les
graphes suivants résument les résultats obtenus pour chacun des risques après application
des différentes stratégies :

— Sur l’axe des abscisses : on pourra observer sur la figure de gauche le S/P et à
droite le Résultat net de la cédante.

Une stratégie très à droite au sens du S/P sera une mauvaise stratégie du point de
vue de cet indicateur et, au contraire, un point très à droite pour le résultat sera
une bonne stratégie du point de vue de cet indicateur.

— Sur l’axe des ordonnées : on observera toujours la variance des sinistres conser-
vés par la cédante (rapportés à leur moyenne).

Une stratégie produisant la variance la plus basse possible sera celle qui avantage
le plus la cédante car conserver moins de volatilité permet, entre autres, de mieux
maîtriser son exposition au risque et de réduire son exigence de capital.

C.1 Résultat sur le risque santé


On peut observer sur la Figure 4.7 à gauche le S/P en fonction de la volatilité de
la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction de
la volatilité de la sinistralité conservée sur le risque santé.

Figure 4.7 – Indicateurs de rentabilité - risque santé

Le résultat net de la cédante est le plus élevés sur le portefeuille brut de réassurance.
En effet, il apparaît que la primes de réassurance excède les sinistres cédés en réassu-
1. rapportée à la moyenne

Page 75/101
C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro

rance pour chacun des traités. Néanmoins, la variance des sinistres conservés est aussi
significativement élevée sur le portefeuille brut de réassurance comparé à celle après les
différentes stratégies. Le rapport sinistre à prime est aussi très élevé pour l’assureur avant
toute réassurance.

En moyenne, la quote-part représente la stratégie de réassurance qui permet à la cé-


dante de conserver une plus grande partie des primes après paiement de tous ces frais ainsi
qu’une variance très basse. Cela vient du fait que les cessions en quote-part optimisées
par classe permettent de conserver la plus faible variance possible. De plus, on observe
aussi un COR plus faible également sur la quote-part. En effet, cela se justifie par le fait
que la quote-part permet à la cédante de bénéficier du support du réassureur à travers les
commissions de réassurance pour faire face aux différents frais.

La couverture en excédent de sinistre a pour sa part cette force de produire l’expo-


sition au risque la plus faible possible pour la cédante. Pour rappel, la construction de
cette couverture s’est basée sur l’expérience de la cédante, la couverture définie capte bien
les facteurs à combler par la réassurance. On remarque néanmoins que cette couverture
dégage beaucoup moins de bénéfice que le portefeuille brut de réassurance ou que la quote-
part car la prime de réassurance intègre une surprime en fonction de la volatilité cédée.
De plus, elle produit le plus fort S/P ainsi que le plus faible résultat pour la cédante, cela
montre bien que la prime cédée excède énormément l’espérance de sinistralité portée par
le réassureur. Ce traité n’est donc a priori, pas adapté au portefeuille Santé de la cédante.

Le traité en quote part sur rétention quant à lui, produit le meilleur ratio S/P de
toutes les stratégies. En effet, après atténuation d’une grande partie de la volatilité après
le traité en excédent de sinistre, la participation du réassureur aux frais de gestion va per-
mettre grâce aux cessions variables par classe de dégager un S/P très faible. Néanmoins,
le résultat de la cédante demeure aussi faible qu’après l’excédent de sinistre.

Cette partie montre que la stratégie permettant de dégager le plus de résultat pour
des S/P et Variance acceptables reste la cession en quote-part. Cela se justifie car le
risque santé tend plus à être un risque de fréquence que de sévérité. Sa tarification assez
maîtrisée la rend plus adaptée à la couverture de type "partage de risque" qu’est la cession
en quote-part.

C.2 Résultat sur le risque arrêt de travail


On peut observer sur la Figure 4.8 à gauche le S/P en fonction de la volatilité de
la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction de
la volatilité de la sinistralité conservée sur le risque arrêt de travail.

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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro

Figure 4.8 – Indicateurs de rentabilité - risque arrêt de travail

Le premier constat qui se dégage est que plus une stratégie dégage du bénéfice, plus
son S/P est dégradé. Autrement dit, l’amélioration du ratio de sinistralité a un coût pour
la cédante.

Le portefeuille brut de réassurance dans le cas du risque arrêt de travail se trouve être
celui qui fournit le moins de résultat pour la cédante. Il faut noter que le résultat fournit
par le risque arrêt de travail sur l’année 2016 est très faible ; faute d’une sur-sinistralité
cette année là comme on l’observe dans la partie D du chapitre 2. Les différentes stratégies
ont donc permis ici d’améliorer le résultat de la cédante.

La cession en quote-part permet d’améliorer légèrement le S/P de la cédante en bais-


sant la variance du résultat. Même si le résultat additionnel ainsi que l’amélioration de
S/P obtenu n’est pas beaucoup plus élevé (du fait du "partage du sort" qu’implique cette
cession), la quote part variable que nous avons défini permet de réduire la variance des
sinistres gardés par la cédante en cédant moins sur les portefeuilles à faible variance.

On observe donc ici les effets du principe de De Finetti [3] qui nous permet, grâce à
des cessions optimales par classe, de conserver une variance plus faible que si on avait
appliqué un taux de cessions unique équivalent sur le portefeuille.

Le traité en excédent de sinistre est celui qui permet de baisser le plus la variance
du résultat gardé par la cédante et de retenir encore plus de bénéfices que la stratégie
précédente. Cette baisse de variance attendue se justifie par le fait que les paramètres
du traité en excédent de sinistres protégeant chaque classe du portefeuille ont été choisi
afin de limiter la variance sur le portefeuille au global. De plus, la sur-sinistralité sur
l’exercice 2016 par rapport à l’expérience vient aussi inclure un surplus de résultat car ici,
contrairement au risque santé, la sinistralité observée en 2016 est supérieur à l’espérance
de sinistralité. Ce constat est assez fréquent sur le risque arrêt de travail qui présente
donc un caractère beaucoup plus aléatoire et nécessiteux d’une "vraie" protection comme

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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro

couverture de réassurance.

Le traité qui permet de garder de garder le plus de résultat en réduisant par la même
occasion fortement le S/P est le traité en quote-part sur la rétention de l’excédent de
sinistres. Cet traité en quote-part venant en complément de l’excédent de sinistre, il permet
donc à la fois de bénéficier des bienfaits de réduction de volatilité et de contribution du
réassureur aux charges de l’assureur. Néanmoins, la variance des sinistres gardés par la
cédante est plus élevée que dans le cas de l’excédent de sinistre seul. En effet, la variance
représentant l’écart des sinistres par rapport à leur moyenne ; ce traité vient modifier
énormément la distribution des sinistres conservés par la cédante afin de chercher le plus
de bénéfice possible.

C.3 Résultat sur le risque décès


On peut observer sur la Figure 4.9 à gauche le S/P en fonction de la volatilité de
la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction de
la volatilité de la sinistralité conservée sur le risque décès.

Figure 4.9 – Indicateurs de rentabilité - risque décès

La Figure 4.9 montre que le portefeuille brut de réassurance permet de garder le plus
de résultat par la cédante ; signe que la sinistralité cédée est inférieure à la prime de réassu-
rance versée sur chacune des stratégies. Néanmoins, comme sur les autres risques, c’est sur
le portefeuille au brut de réassurance qu’on observe le plus de variance de sinistres gardés.

Le traité en quote-part améliore très peu le S/P de la cédante et produit beaucoup


moins de résultat que le portefeuille brut de réassurance. Le partage équitable du sort
entre cédante et réassureur de fait ressentir fortement ici concernant le S/P. Si la stra-
tégie en quote-part permet de réduire légèrement la variance et le S/P conservé par la
cédante ; elle dégrade énormément le résultat et en fait un traité mal adapté à la protec-

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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro

tion du portefeuille au global.

Le traité en excédent de sinistres est celui qui permet de baisser le plus la variance
des sinistres conservés par la cédante sur le risque décès. La section D du chapitre 2 nous
montrait que le risque décès de la cédante présentait une volatilité très élevée. Cet traité
vient ici céder de la volatilité au réassureur.

Néanmoins, cette cession de volatilité se paye très cher car la cession en excédent de
sinistre est aussi la stratégie qui permet de conserver le moins de bénéfice. De plus, le S/P
de la cédante après cette stratégie n’est que très peu amélioré.

La stratégie qui semble être un bon compromis pour la protection du risque décès au
global est la quote-part sur la rétention de l’XS. Si aucun des traités précédent n’a pu
amélioré significativement le S/P de la cédante après réassurance ; cette stratégie vient
l’améliorer tout en gardant une plus haute partie du bénéfice de la cédante que sur les
autres stratégies ; ceci grâce au partage des différents frais. Néanmoins, on remarque que
ce traité vient énormément modifier le profil de sinistre après l’excédent de sinistre ; aug-
mentant ainsi la volatilité du résultat.

C.4 Conclusion
Nous avons dans cette première partie appliqué la méthode d’optimisation de la cou-
verture de réassurance au portefeuille de la cédante pris au global. On a ainsi pu définir
les résultats suivants :

• La cession en quote-part optimisée permet de produire les meilleurs résultats sur


le risque santé. En effet, c’est la stratégie qui permet de dégager le plus de bénéfice
pour la cédante en plus d’un ratio sinistres à primes et une variance de sinistralité
conservées améliorés.

• Les couvertures en excèdent de sinistres permettent de réduire la variance des si-


nistres conservés sur chacun des risques. Néanmoins, cette cession de volatilité se
paye très cher et implique systématiquement une baisse de bénéfice pour la cédante.

• Les couvertures en quote-part sur rétention de l’excédent de sinistre sont les plus
avantageux pour la cédante concernant les risques Arrêt de travail et Décès dans
ce sens où elles permettent de garder plus de résultat que les autres traités tout en
améliorant le ratio sinistres à primes et la variance des sinistres gardés. En effet,
ces traités placés sur des portefeuilles à forte volatilité profitent de la baisse de
variance induite par les couvertures en excédent de sinistres ; associée au partage
de frais induit par la couverture en quote-part.

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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro

Néanmoins, cette application présente certaines limites. Le portefeuille de la cédante


pris au global présente une multitude de facteurs (contractuels, politiques, etc...) qui ne
sont pas captés dans cette application. La majorité des contrats sur le risque Prévoyance
par exemple couvrent les risques Arrêt de travail et Décès et sont pilotés conjointement.
Nous avons pour notre part dissocié dans notre étude pour garder une vision macro de
l’activité de la cédante.

Ainsi dans le chapitre suivant qui fera office de seconde application, nous appliquerons
la méthode développée tout au long de ce mémoire à un périmètre plus restreint du
portefeuille de la cédante : le portefeuille Standard.

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Application sur le périmètre standard G. Amedzro

Chapitre 5

Application sur le périmètre standard

Étapes
A Présentation du périmètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
B Réalisation de l’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
B.1 Optimisation de la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . 83
B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de
sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C Résultats sur le portefeuille standard . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C.1 Résultats sur le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C.2 Résultats sur le risque prévoyance collective . . . . . . . . . . 85
C.3 Résultats sur le risque Prévoyance TNS . . . . . . . . . . . . . 86
C.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87

Le chapitre précédent nous a permit de réaliser une optimisation des différents types
de traités sur le portefeuille de la cédante au global. Nous avons ensuite comparé les effets
de chacun des traités et analysé les résultats par risque.

Dans ce chapitre qui fera office de seconde application, nous appliquerons la méthode
développée tout au long de ce mémoire à un périmètre plus restreint du portefeuille de la
cédante : le portefeuille Standard.

A Présentation du périmètre
Le périmètre standard concerne les contrats distribués en direct par Malakoff Médéric
Courtage. Ces contrats peuvent porter sur les risques Santé ou Prévoyance. Différents

Page 81/101
B Réalisation de l’optimisation G. Amedzro

"Produits" d’assurance sont ainsi distribué afin de répondre aux attentes de la clientèle.

Une première segmentation du portefeuille se fait sur l’état de vente des produits. En
effet un produit d’assurance peut être ouvert à la vente, sinon en RUN-OFF. Le run-off
ou liquidation de portefeuille consiste à gérer les sinistres survenus et potentiels des com-
pagnies d’assurance ayant cessé de souscrire des polices dans une ou plusieurs branches.

L’arrêt de toute souscription d’affaires nouvelles sur un portefeuille de risques entraîne


le traitement, dans le temps, du stock des provisions techniques jusqu’à leur épuisement
complet. En fonction de la branche, l’opération de run-off peut prendre plusieurs dizaines
d’années. Pour les compagnies, l’objectif est de mener à terme leurs engagements à l’égard
des assurés soit en les gérant eux-mêmes, soit en les confiant partiellement ou totalement
à des tiers moyennant rémunération.

La mise en place du contrat responsable s’appliquant aux contrats santé collectifs à


adhésion obligatoire ou facultative ainsi qu’aux contrats individuels à compter du 1er
Janvier 2016 a forcé les assureurs à mettre certains produits en run-off. En effet, cette loi
a eu pour objectif d’encadrer les dépenses de santé grâce au respect d’un certain nombre
d’obligations et d’interdictions en termes de prestations santé. Les contrats existants avant
cette date devenant non conformes à la réglementation et pénalisés par une surtaxes ont
conduits les assureurs à revoir leurs offres.

B Réalisation de l’optimisation
L’objectif de cette section sera de définir comme précédemment des traités optimaux
du point de vue de l’expérience de la cédante sur le portefeuille standard.

B.1 Optimisation de la quote-part


Nous réalisons ici l’optimisation de la réassurance suivant les principes de De Fi-
netti et aboutissons au graphe suivant montrant l’espérance de résultat en fonction de
la variance du résultat. On pourra observer l’espérance de sinistre actuelle en rouge et la
variance actuelle en bleu :

Page 82/101
B Réalisation de l’optimisation G. Amedzro

Figure 5.1 – Résultat de l’optimisation proportionnelle sur le périmètre standard

Le soin a été pris de ne sélectionner que des stratégies que nous considérons viables ; à
savoir des taux de cessions compris entre 20% et 80% et une commission de réassurance
de 20%.

Nous sélectionnons donc la stratégie optimale sur ce traité qui nous permet d’avoir
une espérance de gain plus élevée en réduisant la variance du résultat.

B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre


Le graphe suivant montre l’évolution du résultat en fonction de la variance de la
sinistralité conservée par la cédante sur le périmètre standard, les stratégies optimales
étant celles qui se situent sur l’extérieur haut du graphique.

Figure 5.2 – Résultat de l’optimisation non proportionnelle sur le périmètre standard

Page 83/101
C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro

Nous tentons ici de déterminer le traité en excédent de sinistre à placer sur le porte-
feuille afin de tirer le meilleur résultat possible. Nous pouvons sélectionner comme stratégie
non proportionnelle optimale, la couverture à la pointe gauche du graphe.

B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de


sinistre
Après application de la précédente couverture en excédent de sinistre, nous pouvons
déterminer la couverture en quote-part optimale pour couvrir la rétention de la cédante.

C Résultats sur le portefeuille standard


Dans cette partie, la méthodologie développée dans ce mémoire sera appliquée sur
le portefeuille Standard. Une distinction sera faite entre le risque Santé, le risque Pré-
voyance Collectif et le risque Prévoyance TNS.

Le risque Prévoyance TNS concerne les produits de prévoyance proposés aux Tra-
vailleurs Non-Salariés et aux Gérants Majoritaires. Les TNS regroupent à la fois les arti-
sans, les commerçants, les agriculteurs et les professions libérales. Même si le risque santé
des TNS ressemble à de l’assurance Santé Individuelle, leurs couvertures Prévoyance res-
tent suivies de très près car ce périmètre reste encore à maîtriser.

C.1 Résultats sur le risque santé


On peut observer sur la Figure 5.3 à gauche le S/P en fonction de la volatilité de
la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction de
la volatilité de la sinistralité conservée sur le risque santé.

Figure 5.3 – Indicateurs de rentabilité - risque santé - Périmètre Standard

Page 84/101
C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro

Le périmètre standard considéré pour cette application représentant 17% du porte-


feuille global laisse moins d’opportunités d’arbitrage pour optimiser la réassurance. On
peut ainsi remarquer que les variations de ratio sinistres à primes sont très faibles d’une
stratégie à une autre.

On peut observer que comme dans l’application sur le portefeuille au global, le porte-
feuille brut de réassurance est celui qui permet de garder le plus de primes après paiement
des charges et sinistres de la cédante. C’est aussi celui qui présente la plus grande variance
de sinistres.

La quote-part n’a plus ici cette faculté qu’elle avait sur le portefeuille au global. Il
s’agit de la stratégie qui produit le moins de bénéfice, en gardant un rapport sinistre à
prime quasiment égal à celui du portefeuille brut de réassurance. Même si la variance du
résultat est baissée, cette baisse coûte très chère en comparant aux autres couvertures.

Cet effet s’explique dans un premier temps par les chargements élevés sur ce périmètre.
Les chargements de l’assureur sur ce périmètre sont supérieurs de 7 points aux charge-
ments observés sur le portefeuille au global. La cession en quote-part ne permet donc pas
de combler de la même façon les charges.

La cession en excédent de sinistre permet de retenir le plus de bénéfice parmi les


différentes stratégies et de baisser la variance des sinistres conservés par la cédante. L’ap-
plication d’un traité en quote-part sur la rétention de la cédante viendrait baisser encore
plus la variance de la sinistralité conservée ; faisant perdre par la même occasion du bé-
néfice à la cédante.

Ce fort effet du traité en excédent de sinistre s’explique dans un premier temps par
la variance très élevée sur ce périmètre ; l’effet taille induisant une forte mutualisation
diminue avec la réduction de l’étude au périmètre Standard. Le traité en quote-part sur
l’excédent de sinistre représente donc ici celui qui permet de modifier le profil de risque
de la cédante, en améliorant le ratio sinistre à primes en perdant peu de bénéfice.

C.2 Résultats sur le risque prévoyance collective


On peut observer sur la Figure 5.4 à gauche le S/P en fonction de la volatilité de
la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction de
la volatilité de la sinistralité conservée sur le risque Prévoyance collectif.

Même si toutes les stratégies permettent de réduire la variance conservée par la cédante
sur la prévoyance collective, la quote-part et la quote-part sur rétention de l’excédent de

Page 85/101
C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro

Figure 5.4 – Indicateurs de rentabilité - Risque Prévoyance Collectif - Périmètre Standard

sinistre se dégagent.

Outre la diminution de la volatilité conservée, le traité en excédent de sinistre optimal


sur le périmètre Standard au global se trouve mal adapté à la prévoyance collective. On
observe une dégradation de ratio sinistres à primes et une perte de bénéfice.

Les traités en quote-part sur les précédentes stratégies améliorent pour leur part énor-
mément le résultat sur la prévoyance collective car elles viennent non seulement faire
perdre 3 points au ratio sinistre à primes mais aussi dégager plus de bénéfices en cédant
plus d’affaires sur les segments déficitaires. De plus la sinistralité 2016 étant supérieure à
l’espérance de sinistralité ; le réassureur vient partager les pertes sur ce segment.

C.3 Résultats sur le risque Prévoyance TNS


On peut observer sur la Figure 5.5 à gauche le S/P en fonction de la volatilité de
la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction de
la volatilité de la sinistralité conservée sur le risque Prévoyance TNS.

Figure 5.5 – Indicateurs de rentabilité - Risque Prévoyance TNS - Périmètre Standard

Page 86/101
C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro

On observe une première similarité avec le portefeuille de prévoyance collective où les


stratégies avec des cessions en quote-part se distinguent. Néanmoins, ces écarts ne se font
pas dans le même sens.

On retrouve un résultat classique dans notre étude qui est que le portefeuille brut de
réassurance est celui qui permet de garder le plus de primes après paiement des charges
et sinistres de la cédante. C’est aussi celui qui présente la plus grande variance de sinistres.

Le traité en excédent de sinistre ne vient pas ici modifier la composition du portefeuille


prévoyance TNS. Cela s’explique dans un premier temps par la faible sinistralité sur ce
portefeuille. On y observe une sinistralité 5 ans de 30% de S/P. Ainsi il est difficile de
gagner plus de bénéfice.

Cet constat vient s’accentuer sur les stratégies en quote-part et quote-part sur rétention
de l’excédent de sinistre où les gains en ratio sinistres à primes et en variance de sinistralité
conservée par la cédante font perdre du bénéfice à la cédante.

C.4 Conclusion
Dans cette section, le mémoire s’est concentré sur une optimisation de la réassurance
d’un périmètre restreint de la cédante : le portefeuille Standard de Malakoff Médéric Cour-
tage.

Une première remarque concerne la réduction de l’effet de la réassurance. En effet, en


réalisant l’étude sur un portefeuille de taille plus faible, nous sommes moins en mesure
de modifier le profil de risque de la cédante. Cela tombe sous le sens car le portefeuille
Standard, plus petit, donne moins de liberté pour dégager plus de résultat tout en cédant
de la volatilité.

Le couverture formée d’une quote-part sur la rétention d’un traité en excédent de


sinistre semble le plus adapté pour protéger ce portefeuille car c’est celui qui présente sur
chaque segment un avantage pour la cédante sans faire perdre du résultat.

Page 87/101
Étude de sensibilité G. Amedzro

Chapitre 6

Étude de sensibilité

Cet chapitre concernera l’étude de sensibilité des stratégies optimales produites par
l’algorithme en fonction de la base de données en entrée. Pour rappel, tout a long de ce mé-
moire, nous avons considéré une profondeur de 4 ans (2012-2016) pour réaliser notre étude.

Nous observerons ici le comportement des stratégies obtenues en faisant varier la base
de données initiale. Les bases de test seront issues de la base initiale imputée ou aug-
mentée de certaines années afin de modifier l’expérience utilisée pour la modélisation des
traités optimaux.

Les stratégies se présentent comme suit :


— Stratégie 1 : Taux de cession global issue d’une expérience de 4 ans
— Stratégie 2 : Taux de cession global issue de l’expérience sans l’année la plus sinis-
trée
— Stratégie 3 : Taux de cession global issue de l’expérience sans l’année la moins
sinistrée
— Stratégies 4-5-6-7 : Taux de cession globaux issues de l’expérience avec des années
en plus.

Ici par "taux de cession global", nous entendons le montant total des primes
cédées rapporté aux primes hors taxes.

A Sensibilité sur la quote-part

Nous itérons l’algorithme d’optimisation de la couverture en quote-part sur les 7 bases


de données différentes construites comme précisé précédemment. La variation de taux de

Page 88/101
B Sensibilité sur l’excédent de sinistre G. Amedzro

cession est représentée sur la figure suivante :

Figure 6.1 – Sensibilité du taux de cession en quote-part

On observe en premier lieu qu’il n’y a pas de variation significative notable. En effet,
en faisant varier la base de donnée d’entrée, les cessions moyennes observées oscillent entre
un minimum de 39.9% et un maximum de 43, 6%.

On peut observer une tendance décroissante du taux de cession qui, après avoir atteint
le max à la deuxième stratégie, semble se rapprocher du taux de cession global initial de
40%. Le pic de 43, 2% à la stratégie 5 provient de la double présence de l’année présentant
une sur-sinistralité. Cela se traduit par une tendance qui favorise la cession afin de libérer
du risque sur les segments fortement sinistrés sur un long historique.

Ainsi, nous pouvons estimer que 4 ans est un historique de données satisfaisant pour
donner des résultats significatifs. En revanche, lorsqu’on observe une sinistralité excep-
tionnellement haute sur un exercice, il conviendrait de retenir un historique plus long afin
de mieux fiabiliser les résultats.

B Sensibilité sur l’excédent de sinistre


Nous itérons l’algorithme d’optimisation de la couverture en excédent de sinistre sur
les 7 bases de données différentes construites comme précisé précédemment.

Les taux de cession sont représentés sur la figure 6.2 ci-dessous sur laquelle on observe
un caractère légèrement plus volatil que sur la quote-part, même si cette volatilité reste
très faible. Ici, en faisant varier la base de donnée d’entrée, les cessions moyennes obser-
vées oscillent entre un minimum de 8.9% et un maximum de 15, 3%.

Page 89/101
B Sensibilité sur l’excédent de sinistre G. Amedzro

Figure 6.2 – Sensibilité du taux de cession en excédent de sinistre

La suppression de l’année la plus sinistrée sur la stratégie 2 permet à la cédante de


garder plus d’affaires. En effet, ce faible taux de cession observé vient de l’effet joint d’une
baisse de coût de la réassurance dans le modèle 1 ainsi que de l’augmentation de la réten-
tion de la cédante en raison d’une baisse de la sinistralité de l’expérience.

Les stratégies 3 et 5 présentent quant à elles des cessions élevées (respectivement


14, 4% et 15, 3%) car l’expérience porte respectivement une et deux fois l’année à forte
sinistralité. Cela vient gonfler le montant à charges du traité et par conséquent le coût de
la réassurance.

La dernière stratégie, très proche de la première présente un coût légèrement moins


élevé que la première car une expérience de 8 ans conforte la tarification burning cost.

On peut conclure dans ce cas sur une sensibilité légèrement plus élevée de l’algorithme
à l’expérience dont dispose la cédante pour réaliser ses modélisations.

1. nous modélisons le coût de la réassurance par le burning cost, une tarification basée sur l’expérience

Page 90/101
Partie IV

Outil d’aide à la décision


Cas pratique sur le portefeuille Standard G. Amedzro

Chapitre 7

Cas pratique sur le portefeuille


Standard

Nous avons agrégé les modèles développés tout au long de ce mémoire afin de proposer
un outil d’aide à la décision lorsqu’un souscripteur souhaitera déterminer la couverture
de réassurance optimale pour son portefeuille. Dans cette section, nous présentons un cas
pratique d’utilisation de cet outil.

Nous nous plaçons dans le cas du souscripteur qui travaille sur le portefeuille Standard
présenté précédemment et qui souhaite construire un programme de réassurance adapté
à son portefeuille.

De manière succincte, l’outil d’aide à la décision se profile comme suit :

Dans un premier temps, le souscripteur devra renseigner les produits qui rentrent dans
le cadre de son étude, l’outil procède ensuite à un tri dans la base de données d’expérience
afin de sélectionner le périmètre adéquat.

Une fois le périmètre défini, l’outil propose au souscripteur de définir à quelle maille
il souhaite réaliser l’optimisation et les différents produits à regrouper dans chaque classes.

Finalement, l’outil réalise l’optimisation grâce à l’expérience de la cédante sur le péri-


mètre concerné et affiche les graphiques des différentes stratégies au souscripteur.

Page 92/101
A Présentation de l’outil d’aide à la décision G. Amedzro

A Présentation de l’outil d’aide à la décision


— Étape 1 : Génération de la base de données :
Le souscripteur renseigne les NOCOA afférents au périmètre qu’il souhaite couvrir.
En appuyant sur le bouton « générer la base », l’outil reconstruit la base traduisant
l’expérience de la cédante sur ce périmètre. Cette base est l’entrée de l’algorithme
d’optimisation qui suivra.
Pour rappel, le NOCOA représente l’identifiant unique rattaché à un produit.

Figure 7.1 – Sélection des NOCOA concernés

— Étape 2 : Sélection du critère de segmentation.


L’outil demande au souscripteur de choisir le critère de segmentation selon lequel
il souhaiterait réaliser son optimisation.

Figure 7.2 – Sélection du critère de segmentation

— Étape 3 : Sélection des classes de segmentation


L’outil propose au souscripteur d’agréger les modalités de chaque critère de seg-
mentation selon ses besoins d’optimisation.

Page 93/101
A Présentation de l’outil d’aide à la décision G. Amedzro

Figure 7.3 – Selection du nombre de classe à afficher

La base de données obtenue permet de compiler l’algorithme afin d’effectuer l’op-


timisation présentée dans ce mémoire selon le besoin du souscripteur et générer les
graphes de résultats.

— Étape 4 : Les sorties.


Les sorties de ce processus sont présentées ci-après :

Figure 7.4 – Résultats de l’optimisation

Le souscripteur est donc en mesure de choisir le programme de réassurance lui per-


mettant d’arbitrer au mieux entre son appétence au risque et ses objectifs de rentabilité
en se basant sur les graphiques 5.3, 5.4 et 5.5.

Page 94/101
Conclusion Générale

Ce mémoire a permis d’analyser les structures de réassurance optimales pour le por-


tefeuille d’assurances de personnes de Malakoff Médéric Courtage. En se basant sur son
expérience (primes et sinistralité réelles), trois différentes structures de réassurance (quote-
part, excédent de sinistres, quote-part sur rétention de l’excédent de sinistres) ont été
modélisées et comparées au portefeuille brut de réassurance sur les risques Santé, Arrêt
de travail et Décès.

Un cadre de "moyenne-variance" de sinistralité a été adopté afin de déterminer quelle


structure de réassurance avait les propriétés les plus désirables. Ainsi, un compromis entre
quatre critères (trois indicateurs de rentabilité et un indicateur d’exposition au risque) a
été déterminé afin d’évaluer la structure de réassurance optimale pour le portefeuille de
la cédante.

Ce mémoire a donc permis de montrer que la couverture de réassurance optimale dé-


pend des caractéristiques du risque couvert. Partant d’un portefeuille divisé en plusieurs
classes, on a aussi observé qu’il est possible de modifier le profil de risque de la cédante
en changeant les niveaux de cession en quote-part par classe.

La variance de la sinistralité conservée a aussi une influence sur le choix d’une cou-
verture de réassurance optimale. Lorsque la variance de sinistralité brute est faible, la
réassurance en quote-part tend à être la plus optimale car le coût de cette couverture
qui reflète un partage du risque entre la cédante et le réassureur est faible. Néanmoins,
lorsque la variance de la sinistralité brute est élevée, la quote-part ne suffit pas à atteindre
un critère d’optimisation de réassurance. Même si la couverture en excédent de sinistre
vient fortement diminuer la variance de sinistralité conservée par la cédante, c’est sou-
vent la couverture qui fait perdre le plus du bénéfice. Ainsi, la couverture en quote-part
sur la rétention de la cédante après un traité en excédent de sinistres représente un bon
compromis lorsque la variance de la sinistralité conservée est élevée.
Après ces premières conclusions tirées grâce au portefeuille de la cédante pris au global,
une seconde application a été réalisée sur un segment particulier : le segment Standard.
Outre les précédentes remarques, il a été montré que le taille du portefeuille considéré
importait dans les résultats qu’emmène la réassurance. En effet, plus un portefeuille est
gros, plus il est facile de modifier son profil de risque grâce à la réassurance.

En supposant un appétit au risque bien défini sur le portefeuille brut de réassurance,


lorsque la variance des sinistres conservés est faible et qu’il n’y a pas de sur-sinistralité
observée, la non-réassurance s’avère être la couverture optimale car elle permet de conser-
ver tout le bénéfice dégagé sur la ligne de business.

Pour finir, nous précisons que dans ce mémoire a été réalisé afin de fournir une métho-
dologie pour déterminer des couvertures de réassurance optimales afin que la cédante porte
moins de risque et/ou réalise plus de bénéfice. Un objet de négociation supplémentaire
pourrait être une analyse plus fine du comportement du portefeuille en fonction d’une
commission de réassurance variable ou encore d’une tarification de réassurance autre que
l’expérience pour les traités en excédent de sinistre. De plus, un onglet sur le gain en
capital ainsi que le risque de contrepartie envers les réassureurs permettrait d’ajouter une
autre dimension au pilotage de l’activité de la cédante à travers la réassurance.
BIBLIOGRAPHIE G. Amedzro

Bibliographie

[1] Borch (1960). Reciprocal reinsurance treaties. The ASTIN Bulletin, Vol. 1.

[2] Dbabis, M. B. (2012). Modèles et méthodes actuarielles pour l’évaluation quantita-


tive des risques en environnement solvabilité ii. Mathématiques générales [[Link]].
Université Paris Dauphine - Paris IX, page 151–155.

[3] de Finetti, B. (1940). Il problema dei pieni. Giorn. Inst. Ital. Attuari, page 11.

[4] Denuit, M. et Vermandele (1998). Optimal reinsurance and stop-loss order. In-
surance : Mathematics and Economics , 22, page 229–233.

[5] Hamny, I. (2014). Définition des principales options de couverture de réassurance


2014 pour axa france dans un objectif d’optimisation des besoins en capital. Mémoire
d’actuariat.

[6] Lampaert, I. et Walhin, J.-F. (2005). On the optimality of proportional reinsurance.


Casualty Actuarial Society Forum.

[7] Veprauskaite, E. et Sherris, M. (2012). An analysis of reinsurance optimisation


in life insurance. UNSW Australian School of Business.

Page 97/101
Tableaux G. Amedzro

Annexe A

Tableaux

Segment Risque Classe


AT 1
Agents DC 2
SANTE 3
AT 4
Autres DC 5
SANTE 6
AT 7
Courtage de proximité DC 8
SANTE 9
AT 10
Courtage spécialisé DC 11
SANTE 12
AT 13
Grossiste DC 14
SANTE 15

Table A.1 – Classes du portefeuille de la cédante

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Table des figures G. Amedzro

Table des figures

0.1 Résultats sur le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9


0.2 Résultats sur le risque arrêt de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
0.3 Résultats sur le risque décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
0.4 Results on health risk . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
0.5 Results on disability risk . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
0.6 Results on death risk . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

1.1 Traité proportionnel - quote-part cédée de 40% . . . . . . . . . . . . . . . . . 26


1.2 Excédent de plein - Rétention de 30 - Capacité de 4 pleins . . . . . . . . . . . 28
1.3 Constitution d’un traité non proportionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
1.4 Constitution d’un traité non proportionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

2.1 Répartition du chiffre d’affaires par risque et par segment . . . . . . . . . . . . 39


2.2 Statistiques descriptives par contrat et par segment - 1 . . . . . . . . . . . . . 40
2.3 Statistiques descriptives par contrat et par segment - 2 . . . . . . . . . . . . . 41
2.4 Boxplot du chiffre d’affaires par Segment . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.5 Répartition de la sinistralité par risque et par segment . . . . . . . . . . . . . 43
2.6 Le rapport sinistre sur primes par segment . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

3.1 Stratégies de réassurance optimales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57

4.1 Marge dégagée par classe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64


4.2 Taux de commission d’apport par année . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
4.3 Optimisation de la quote part (sans contrainte sur les taux de cession) . . . . 68
4.4 Optimisation de la quote part (contraintes sur les taux de cession) . . . . . . . 69
4.5 Optimisation de la quote-part (contraintes sur les taux de cession) . . . . . . . 70
4.6 Résultat de l’optimisation non proportionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
4.7 Indicateurs de rentabilité - risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
4.8 Indicateurs de rentabilité - risque arrêt de travail . . . . . . . . . . . . . . . . 77
4.9 Indicateurs de rentabilité - risque décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78

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Table des figures G. Amedzro

5.1 Résultat de l’optimisation proportionnelle sur le périmètre standard . . . . . . 83


5.2 Résultat de l’optimisation non proportionnelle sur le périmètre standard . . . 83
5.3 Indicateurs de rentabilité - risque santé - Périmètre Standard . . . . . . . . . . 84
5.4 Indicateurs de rentabilité - Risque Prévoyance Collectif - Périmètre Standard . 86
5.5 Indicateurs de rentabilité - Risque Prévoyance TNS - Périmètre Standard . . . 86

6.1 Sensibilité du taux de cession en quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89


6.2 Sensibilité du taux de cession en excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . 90

7.1 Sélection des NOCOA concernés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93


7.2 Sélection du critère de segmentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
7.3 Selection du nombre de classe à afficher . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
7.4 Résultats de l’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94

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Liste des tableaux G. Amedzro

Liste des tableaux

1.1 Répartition du risque pour une QP de taux de cession a . . . . . . . . . . . . 27


1.2 Répartition du risque pour une EP des taux de cession ai . . . . . . . . . . . . 27

2.1 Statistiques de la sinistralité par risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44


2.2 Statistiques de la sinistralité par segment sur le risque santé . . . . . . . . . . 45
2.3 Statistiques de la sinistralité par segment sur le risque arrêt de travail . . . . . 45
2.4 Statistiques de la sinistralité par segment sur le risque décès . . . . . . . . . . 46

4.1 Taux de cessions optimaux par classe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69


4.2 Taux de cessions optimaux retenus par classe (QP) . . . . . . . . . . . . . . . 71
4.3 Évolution des indicateurs en fonction du couple (Priorité,Portée) . . . . . . . . 72
4.4 Taux de cessions optimaux retenus par classe (QP sur rétention de l’XS) . . . 74

A.1 Classes du portefeuille de la cédante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98

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Liste des tableaux G. Amedzro

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