Optimisation de la réassurance santé
Optimisation de la réassurance santé
Préambule
Pour des raisons de confidentialité, certains résultats présentés dans ce mémoire ont
été dépersonnalisés.
A titre d’exemple, nous avons appliqué un coefficient multiplicateur aux chiffres d’af-
faires et aux données de sinistres présentés dans ce mémoire.
Remerciements
Je tiens à remercier en premier lieu Meriem Raiti, pour son accompagnement tout au
long de ce mémoire, son engagement et la confiance qu’elle m’a témoignée.
Je remercie spécialement Julien Rollet pour sa disponibilité et les conseils qu’il m’a
prodigués.
Je remercie Olivier Wintenberger pour son suivi académique et son soutien dans la
réalisation de ce mémoire.
Enfin, pour tout le reste, mes remerciements vont à Fabien Duret et Arnaud Dullin
pour m’avoir formé sur l’assurance de personnes, à toute la direction de la souscription
de Malakoff Médéric qui a réussi tout ce temps à me soutenir ; à mes parents, mon frère
et ma soeur pour m’avoir inculqué l’envie de bien faire.
Résumé
Nous cherchons, dans le cas d’une société d’assurance de personnes, à produire une
aide à la décision afin d’arbitrer clairement entre rentabilité et risque. Dans cet ordre
d’idée, nous observerons les effets de la réassurance sur diverses mesures de risque et de
rentabilité connues, et essayerons d’en optimiser les niveaux pour des contraintes données.
The economic and regulatory news of insurance companies intensifies the reflection of
the trade-off between profitability and risk. Thus, it is the insurer’s responsibility to ensure
that the best possible result is achieved through the various levers at its disposal. Reinsu-
rance is emerging as one of the levers to ensure the sustainability of the insurance business.
In the case of a life and health insurance company, we seek to produce a decision aid
in order to clearly arbitrate between profitability and risk. In this context, we will observe
the effects of reinsurance on various known risk and profitability measures, and try to
optimize their levels for given constraints.
Introduction 5
Note de synthèse 6
Summary note 11
1 Cadre du mémoire 17
A Le groupe Malakoff Médéric . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.2 Chiffres clés 2016 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
A.3 Organisation structurelle du groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
A.4 L’assurance de groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
A.4.1 Approche générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
A.4.2 La complémentaire santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
A.4.3 La prévoyance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
B La Réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
B.1 Le contrat de réassurance et ses intérêts . . . . . . . . . . . . . . . 23
B.2 Les formes juridiques de réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
B.2.1 La réassurance facultative . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
B.2.2 La réassurance facultative/obligatoire . . . . . . . . . . . 25
B.2.3 La réassurance obligatoire («Conventionnelle») . . . . . . 25
B.3 La réassurance obligatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
B.3.1 Réassurance proportionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
B.3.2 Caractéristiques du proportionnel . . . . . . . . . . . . . . 29
B.3.3 Réassurance non proportionnelle . . . . . . . . . . . . . . 30
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TABLE DES MATIÈRES G. Amedzro
II Traitement de la problématique 50
3 Méthodes d’optimisation de la réassurance 51
A Optimisation de la réassurance proportionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . 52
A.1 Approche Moyenne-Variance - De Finetti (1940) . . . . . . . . . . 53
A.2 Approche de Krvavych (2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
B Optimisation de la réassurance non proportionnelle . . . . . . . . . . . . . 55
B.1 Tarification basée sur l’expérience : la cotation "Burning Cost" . . . 55
B.1.1 Mise en "As If" . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
B.1.2 Détermination du montant à charge du traité . . . . . . . 56
B.1.3 Réalisation de la cotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
B.2 Optimisation du couple (Priorité,Portée) . . . . . . . . . . . . . . . 57
C Critères de rentabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
C.1 Le S/P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.2 Le ratio combiné : COR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.3 La marge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
D Critère d’exposition au risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
E Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
III Applications 61
4 Application sur le portefeuille au global 62
A Paramètres à combler par la réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
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TABLE DES MATIÈRES G. Amedzro
6 Étude de sensibilité 88
A Sensibilité sur la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
B Sensibilité sur l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
Conclusion Générale 95
Bibliographie 97
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TABLE DES MATIÈRES G. Amedzro
A Tableaux 98
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Introduction
Malakoff Médéric Courtage, filiale à 100% du groupe Malakoff Médéric est chargée de
distribuer les produits du groupe grâce à ses différents partenaires. Aujourd’hui, dans un
marché de plus en plus tendu où la concurrence se fait très forte, la réassurance se révèle
être un outil efficace de pilotage des portefeuilles d’assurance.
Dans le cadre du portefeuille de Malakoff Médéric Courtage, nous allons voir à quel
point la réassurance permet de lier de façon optimale exposition au risque et rentabilité.
L’objectif de ce travail n’est pas avant tout de déterminer une valeur optimale mais plutôt
de proposer une méthodologie suffisamment large pour que l’assureur puisse définir une
stratégie de réassurance en fonction du portefeuille qu’il cherche à couvrir.
Dans une première partie qui pose le cadre du mémoire et la problématique, nous pré-
senterons les activités du groupe Malakoff Médéric, le fonctionnement de la réassurance
ainsi qu’une étude détaillée du portefeuille de Malakoff Médéric Courtage.
Pour finir, une troisième partie présentera une application de la méthodologie au por-
tefeuille de Malakoff Médéric Courtage et exposera les résultats de cette optimisation.
Note de synthèse
Problématique :
Malakoff Médéric Courtage, filiale à 100% du groupe Malakoff Médéric est chargée de
distribuer pour la plus grande partie de son activité les produits de complémentaires santé
et de prévoyance du groupe grâce à ses différents partenaires et intermédiaires en assu-
rance. Cette activité inclut, entre autres spécificités, des frais annexes très importants que
doit supporter la compagnie (frais d’acquisition, frais d’apporteur, etc...). La direction de
la souscription souhaite connaître les éventuels bénéfices d’un programme de réassurance
adapté à l’activité de Malakoff Médéric Courtage afin de l’intégrer dans la stratégie du
groupe.
En effet, la réassurance a toujours été un outil efficace pour la gestion des risques d’une
compagnie d’assurance. Avec l’entrée en vigueur de la directive européenne Solvabilité II,
cette pratique s’est de plus en plus convertie en outil de pilotage stratégique du capital.
Ce mémoire se donne pour objectif de renvoyer le réassureur au rôle de partenaire envers
sa cédante et de construire un cadre global de réassurance de celle ci.
Le cheminement que nous retiendrons dans ce mémoire sera de définir, pour chaque
type de couverture de réassurance, les paramètres la rendant optimale du point de vue de
la cédante. Nous pourrons ensuite comparer ces couvertures de réassurance de différents
types entre elles.
Les différentes couvertures ainsi définies pourront être comparées à travers des indica-
teurs de rentabilité et d’exposition au risque à savoir :
L’analyse du portefeuille de la cédante s’est faite en gardant comme classes, des groupes
de contrats sur un même risque (santé, décès, arrêt de travail) et commercialisés suivant
un même réseau de distribution (Agent, Courtage de Proximité, Courtage Spécialisé,
Grossistes et Autres).
Résultat de l’étude :
Les paramètres des couvertures optimales étant définis, une application a été réalisée
sur l’exercice 2016. Au terme de cette application, nous observons grâce aux graphes sui-
vant l’effet de la réassurance. On observera à gauche le S/P en fonction de la volatilité
de la sinistralité conservée et à droite le Résultat net de la cédante en fonction
de la volatilité de la sinistralité conservée sur les risques santé, arrêt de travail et
décès.
Sur le risque santé, le résultat net de la cédante est le plus élevé sur le portefeuille brut
de réassurance. Néanmoins, la variance des sinistres conservés est aussi significativement
élevée comparé à celle après les différentes stratégies de réassurance.
Concernant l’arrêt de travail, du fait d’une dérive observée sur le portefeuille en 2016, le
portefeuille brut de réassurance se trouve être celui qui fournit le moins de résultat pour
la cédante car l’espérance de sinistralité issue de l’expérience est inférieure à la charge
réellement observée.
Les différentes stratégies ont donc permis ici d’améliorer le résultat de la cédante. La
cession en quote-part permet d’améliorer légèrement le S/P de la cédante en baissant la
variance du résultat. La quote-part sur la rétention est celui qui permet de garder le plus
de résultat en réduisant par la même occasion fortement le S/P de la cédante.
Pour finir, sur le risque décès, on peut observer les résultats du graphique suivant :
Problematic :
Indeed, reinsurance has always been an effective tool for managing the risks of an
insurance company. With the entry into force of the European Solvency II Directive, this
practice has increasingly become a tool for strategic capital management. The purpose of
this thesis is to refer the reinsurer to the role of partner towards its cedant and to build
a global reinsurance framework for the cedant.
In the following, we will study Malakoff Médéric Courtage’s portfolio in order to define
a framework for the construction of a reinsurance program adapted to its activity.
"The cedant" will make reference throughout this thesis to Malakoff Mé-
déric Courtage.
— The surplus : This treaty applies to categories for which the insured value is
unambiguously defined (such as in the case of death where the various benefits
are expressed as a percentage of salary). The ceding company determines the
maximum amount it is prepared to pay when a claim occurs : the retention
charge. The reinsurer limits its capacity to k full. The assignment rate is then
defined, risk by risk. It allows the cedant to hedge against large risks for small
portfolios.
• Non-proportional reinsurance : this is the set of treaties that do not verify the
identity between premium ceding rates and claims ceding rates. The main types of
proportional treaties are :
— Excess of loss : This treaty covers the part of the loss exceeding a given thre-
shold, called a priority. However, the reinsurer limits its intervention to a given
amount per claim, called scope. A distinction is made between excess loss per
event, which allows the cedant to be covered against rare events affecting seve-
ral policies (such as natural disasters), and excess loss per risk, which allows it
to be covered against major risks.
— Stop loss : it is a kind of excess of surplus per event treaty ; where the event
would be the insurer’s total annual expense. This type of treaty is rarely pro-
posed by reinsurers.
Several studies now deal with reinsurance optimization strategies using traditional sta-
tistical techniques. The classic theoretical approach generally used is profit maximization
under variance constraints (or conversely, variance minimization under profit constraints).
The path that we will follow in this paper will be to define, for each type of rein-
surance coverage, the parameters that make it optimal from the cedant’s point of view.
We can then compare these different types of reinsurance coverage. The optimization of
reinsurance coverage is as follows :
The different covers thus defined can be compared through profitability and risk ex-
posure indicators, namely :
• Three profitability indicators : the Loss Ratio, The Combined Ratio 2 and the
ceding company’s net profit
• A risk exposure indicator : the volatility of claims held by the cedant.
As the different methods applied are deterministic and based on the cedant’s expe-
rience, a database tracking the cedant’s activity from 2012 to 2016 has been built. We
will retain the first 4 years in order to determine the optimal coverage based on the ce-
dant’s experience. An application will then be made on the data for the 2016 financial year.
The analysis of the ceding company’s portfolio was carried out by keeping as classes
groups of contracts on the same risk (health, death, disability) and marketed according
to the same distribution network (Agent, Proximity Brokerage, Specialised Brokerage,
Wholesalers and Others).
Keeping in mind these classes, it was therefore possible to define thanks to the expe-
rience of the cedant :
• Quota-based coverage
• Excess of loss coverage
• Excess of loss coverage combined with a quota share assignment on the cedant’s
retention.
On health risk, the cedant’s net income is the highest on the portfolio gross of reinsu-
rance. Nevertheless, the variance of retained claims is also significantly high compared to
the variance after the different reinsurance strategies.
On average for health risk, quota-share represents the reinsurance strategy that allows
the cedant to keep a larger portion of the premiums after payment of all these expenses
and a very low variance. Excess of loss coverage has the strength to produce the lowest risk
exposure for the cedant. This decrease is very expensive because it implies a significant
drop in results.
The different strategies have therefore made it possible to improve the cedant’s result.
The quota-share sale makes it possible to slightly improve the cedant’s loss ratio by redu-
cing the variance of the result. The share on retention of the excess of loss cover is the one
that allows to keep the most result by reducing at the same time strongly the cedant’s
loss ratio.
Finally, on the risk of death, we can observe the results of the following graph :
the gross reinsurance portfolio allows to keep the most result. The quota-share does not
seem to be very effective for the death risk ; unlike the retention share, which significantly
improves the loss ratio while keeping a higher portion of the ceding company’s profit.
Partie I
Chapitre 1
Cadre du mémoire
Étapes
A Le groupe Malakoff Médéric . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
A.2 Chiffres clés 2016 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
A.3 Organisation structurelle du groupe . . . . . . . . . . . . . . . 19
A.4 L’assurance de groupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
B La Réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
B.1 Le contrat de réassurance et ses intérêts . . . . . . . . . . . . 23
B.2 Les formes juridiques de réassurance . . . . . . . . . . . . . . 24
B.3 La réassurance obligatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
A.1 Présentation
Dès l’Antiquité, les marchands Grecs et Romains font appel aux banquiers, mais plus
généralement à de riches particuliers, pour financer leurs expéditions maritimes. En ef-
fet, étant généralement de condition assez modeste, ils ne peuvent financer seuls leurs
expéditions. L’armateur doit donc emprunter pour payer son équipage et éventuellement
financer son navire et le marchand pour acheter la marchandise et payer le fret. Ce prêt
à « la grosse » lie ainsi le marchand et l’armateur au préteur qui finance l’expédition
maritime. Si le navire fait naufrage, l’armateur et les marchands ne remboursent pas le
prêteur ; à l’inverse, s’il arrive à bon port, ce dernier est remboursé et touche des intérêts
pouvant aller jusqu’à 30% de la somme prêtée. Ceci s’explique par les nombreux dangers
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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro
ou infortunes de mer pesant sur l’expédition maritime (naufrage, pirates, tempêtes), qui
exposent le prêteur à un fort risque de perdre la somme prêtée ; d’où le terme « grosse
aventure ».
C’est dans ce contexte que, dès 1891, le comité des Forges crée une caisse, qui devien-
dra le groupe Malakoff. Et c’est à partir des années 1920 que prennent corps les premières
institutions qui donneront naissance, plus tard, au groupe Médéric. Au cours du 20ème
siècle, Malakoff et Médéric se développent au point de devenir deux grands groupes de
protection sociale de référence. Le 1er juillet 2008, ils ont fusionné et forment aujourd’hui
le groupe Malakoff Médéric.
Concernant les résultats financiers, Malakoff Médéric à réalisé 3,8 milliards d’euros
de chiffre d’affaires (soit 0,05% d’augmentation par rapport à 2015). Les fonds propres
s’élèvent à 4,9 milliards d’euros, pour un ratio de solvabilité 2 de 203 % : une baisse de 7
points par rapport à 2015 qui explique les réflexions sur la réassurance.
1. [Link]
2. Ce ratio de solvabilité est calculé selon les normes en vigueur sous solvabilité 2
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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro
Les sociétés d’assurances sont toutes soumises au Code des assurances et doivent
respecter des normes prudentielles importantes (marge de solvabilité, fonds de ga-
rantie, capital social, provisions, placements financiers réglementés).
Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif, soumis au Code de la mu-
tualité. Elles ne peuvent proposer que des garanties d’assurances de personne.
C’est-à-dire qu’elle vise à couvrir les aléas touchant à des atteintes sur la personne.
Elles sont très importantes dans le domaine de la complémentaire santé ainsi que
pour la protection sociale des fonctionnaires.
— MMM : Malakof Médéric Mutuelle, mutuelle santé pour les particuliers, les en-
treprises et leurs salariés ; elle est administrée par des représentants élus des
clients.
— MMC, Malakoff Médéric Courtage, société régie par le Code des assurances, est
dédiée à l’assurance collective de personnes distribuée par des intermédiaires et
est une filiale à 100% de Malakoff Médéric Assurances. cette entité est née de
la transformation de la marque Quatrem qui devient en 2016 Malakoff Médéric
Courtage.
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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro
— Auxia, société d’assurance-vie, est une filiale à 100% du Groupe Malakoff Mé-
déric pour la prévoyance individuelle.
Grâce à ces organismes, le groupe permet à ses clients, actifs et retraités, de bénéficier
de la protection sociale la mieux adaptée à leurs besoins pour améliorer leur qualité de
vie. Le groupe est aujourd’hui présent auprès de plus de 300 000 entreprises afin de les
aider à optimiser leurs politiques sociale et salariale.
Dans le cadre d’un contrat d’assurance individuelle, une relation entre un "individu
isolé" et "organisme d’assurance" est observée. Le législateur considère alors que l’indi-
vidu isolé est non-sachant. Ainsi, n’ayant pas les moyens de se protéger seul, il a besoin
d’être protégé par rapport à l’organisme d’assurances.
Les IP sont à l’origine des sections de caisses de retraites par répartitions. Elles sont
maintenant, pour des raisons de réglementation, détachées et deviennent des organismes
d’assurances indépendants. Ces IP relèvent du titre III du livre IX du code de la sécurité
sociale. Elles ont comme principales caractéristiques :
— d’être à but non lucratif (c’est à dire qu’elles ne rémunèrent pas d’actionnaires)
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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro
— d’être à gestion paritaire, ce qui signifie que le conseil d’administration d’une IP est
composé par les représentants des employeurs et par les représentants des salariés,
dans la même proportion.
— de s’adresser aux employeurs au profit de leurs salariés.
Les salariés peuvent souscrire des contrats individuels, collectifs à adhésion facultative
ou des sur-complémentaires pour compléter leurs garanties.
A.4.3 La prévoyance
La prévoyance collective permet notamment d’offrir aux salariés une prévoyance adap-
tée à leur métier ou secteur d’activité. Suite à la loi ÉVIN, la prévoyance regroupe “les
opérations ayant pour objet la prévention et la couverture du risque décès, des risques
portant atteinte à l’intégrité physique de la personne ou liés à la maternité ou des risques
d’incapacité de travail ou d’invalidité ou du risque chômage".
Ce type d’assurance porte sur les risques suivants : Décès toutes causes, Rente éduca-
tion, Rente conjoint, Incapacité temporaire de travail, Invalidité permanente de travail et
Dépendance.
Les garanties de prévoyance complètent les prestations servies par les régimes obliga-
toires de sécurité sociale. Ces prestations sont particulièrement nécessaires pour les risques
invalidité et décès, pour lesquels l’intervention de la sécurité sociale ne suffit pas à assurer
un niveau de revenu suffisant au salarié et sa famille. La mise en place d’un régime de
prévoyance dans l’entreprise résulte d’une convention collective, d’un accord au niveau
de l’entreprise ou du groupe, d’un référendum organisé par l’employeur ou d’une décision
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A Le groupe Malakoff Médéric G. Amedzro
unilatérale de l’employeur.
— le Décès avec le versement d’un capital (généralement majoré pour les décès acci-
dentels) et/ou le versement de rentes (rente de conjoint, rente éducation),
Les contrats d’assurance décès Vie Entière ou de type Temporaire Décès, les contrats
d’Obsèques et les contrats de Prévoyance Madelin sont également des exemples de contrats
de Prévoyance.
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B La Réassurance G. Amedzro
B La Réassurance
Picard et Besson (1975) "la réassurance est un contrat par lequel l’assureur direct
se décharge sur une autre personne, le réassureur, de tout ou partie de ses risques qu’il a
assumés".
Pour une compagnie d’assurances, il est important de savoir quelle part de ses fonds
propres elle risque de perdre au cours d’un exercice, et avec quelle probabilité. Les sinistres
oscillant autour d’une moyenne statistique (que l’assureur est capable de déterminer afin
de fixer sa prime pure), il lui reste à faire en sorte que les écarts autour de cette moyenne
statistique soit le plus faible possible. Un des moyens d’arriver à cette fin est de se réas-
surer.
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B La Réassurance G. Amedzro
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B La Réassurance G. Amedzro
L’assureur s’engage à céder une part déterminée de tous ses risques dans une branche
clairement définie, et selon des conditions pré-établies, et le réassureur s’oblige à accepter
une part de tous les risques qui entrent dans ce cadre. Ces contrats imposent des obliga-
tions réciproques : elle est la plus utilisée. C’est ce type de contrat qui est appelé traité.
Ce type de réassurance apporte une sécurité à la cédante pour le transfert des risques.
La gestion est également allégée. Cependant, l’existence d’exclusions ainsi que l’obligation
de céder peuvent être des inconvénients.
Nous allons dans cette partie présenter les différentes formes de réassurance obliga-
toire, leurs caractéristiques et étudier les traités de réassurances actuels du groupe afin
de l’adapter aux objectifs de développement.
En réassurance proportionnelle, deux types de traités sont distingués : les traités pro-
portionnels et les traités non proportionnels.
Tous les éléments du risque (capital, prime et sinistre) sont partagés proportionnelle-
ment entre l’assureur et le réassureur : l’assureur cède au réassureur x% d’un risque, il
lui donne x% de la prime originale et si un sinistre survient, le réassureur prendra à sa
charge x% de ce sinistre, quel qu’en soit le montant.
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B La Réassurance G. Amedzro
La réassurance en quote-part :
Un traité en quote-part présente pour l’assureur l’avantage d’être très simple à gérer,
mais en cédant beaucoup de primes. En effet, l’assureur cède au réassureur une grosse
partie de son portefeuille, y compris de petits risques qu’il pourrait fort bien garder pour
son propre compte.
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B La Réassurance G. Amedzro
Risque
Pntotal Risque
Pncédé RisqueP
conservé
Primes P = P i=1 Pi aP = P i=1 aPi (1 − a)P = P ni=1 (1 − a)Pi
Sinistres S = ni=1 Si aS = ni=1 aSi (1 − a)S = ni=1 (1 − a)Si
Dans ce type de traité, l’assureur conserve sur chaque risque un montant identique,
appelé plein de rétention, et cède au réassureur, sur chaque risque, la partie qui dépasse
ce plein. Du fait que le plein de conservation est un montant fixe, les pourcentages ai
de rétention et de cession doivent être calculés pour chaque police i. Une fois que cette
répartition en pourcentage a été calculée, elle reste constante pendant toute la durée de
réassurance du risque, tant que la police originale ne subit aucune variation.
En cas de sinistre, le réassureur prendra à sa charge la portion déterminée par son pour-
centage d’acceptation. Le montant à charge du réassureur reste néanmoins, sur chaque
police, inférieur ou égale à la capacité du traité. Cette capacité est souvent défini comme
un multiple du plein de rétention.
Le tableau suivant montre la répartition des primes et des sinistres pour un excédent
de plein de taux de cession ai par risque.
Risque
Pntotal Risque
Pncédé RisquePconservé
Primes P = P i=1 Pi ai P = P i=1 ai Pi (1 − ai )P = P ni=1 (1 − ai )Pi
Sinistres S = ni=1 Si ai S = ni=1 ai Si (1 − ai )S = ni=1 (1 − ai )Si
Le plein de souscription sera la somme de son plein de rétention et des capacités qu’il
a pu obtenir en réassurance ; c’est donc le montant maximum sur lequel il peut s’engager
vis à vis de son client assuré pour conserver le niveau de rétention qu’il s’est défini. Ce
plein de souscription est souvent défini comme un multiple du plein de rétention.
On note que le portefeuille conservé par l’assureur est écrêté. Néanmoins, lorsque les
capitaux assurés dépassent le plein de souscription, les montants au delà du plafond sont
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B La Réassurance G. Amedzro
à la charge de l’assureur.
Ici, c’est la somme assurée qui détermine le niveau de cession. Ainsi, le taux de cession
est calculé police par police, et pour une police i, le taux de sinistres (et de prime) cédé
est :
Ki − R C
ai = min{ max(0 ; ); } (1.2)
Ki Ki
Avec :
— R : Plein de rétention
— Ki : Capitaux assurés de la police i
— C : Capacité de l’excèdent de plein
La figure suivante illustre un traité en excédent de plein avec un plein de rétention de
30 et 4 pleins de capacité (donc un plein de souscripion de 150).
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B La Réassurance G. Amedzro
La commission de réassurance :
Il est nécessaire de noter que si une commission de réassurance est due, celle ci est
automatiquement versée par le réassureur quelque soit le résultat du traité.
La participation bénéficiaire :
Dans les traités en quote-part assortis d’une commission fixe, on prévoit souvent qu’en
cas de résultat bénéficiaire, le réassureur devra ristourner à l’assureur une partie de ce bé-
néfice, diminuée de ses frais généraux. Pour être équitable, cette participation bénéficiaire
doit être assortie d’une clause de report de pertes des années antérieures, parfois limitée
à 3 ou 5 ans, mais de préférence jusqu’à extinction.
P B = max{[Pc − SC − CR − τ P ] ∗ t , 0} (1.3)
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B La Réassurance G. Amedzro
Résultat :
Résultat technique = P − Pc − S + Sc + CR + P B
Le réassureur intervient au delà d’une certain montant de sinistre fixé appelé franchise
ou priorité ; dans la limite d’une portée. La somme de la priorité et de la potée représente
le plafond.
Les traités non proportionnels sont donc définis par une priorité et une portée. Le
réassureur prenant alors à sa charge la partie du sinistre qui excède la priorité dans la
limite de la portée. Le sort de la cédante et du réassureur sont beaucoup moins liés ici
puisqu’au cours d’une année d’exercice, la cédante peut être en perte, mais pas forcément
le réassureur.
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B La Réassurance G. Amedzro
L’excédent de Sinistre ou XS :
Le contrat peut être établi par risque ou part événement. Dans le premier cas le réas-
sureur s’engage à payer à chaque fois qu’un sinistre supérieur à la franchise survient sur
une police concernée. Dans le second cas, il intervient à chaque survenance d’événement
(par exemple climatique) et éventuellement sur plusieurs polices.
Cette figure ressemble à première vue à un traité en excédent de plein d’une rétention
de 30 avec 4 pleins de capacités. Néanmoins, il faut comprendre ici un traité en excédent
de sinistre de type 30 XS 120 ; la priorité de l’assureur étant de 30 pour une portée de
réassurance de 120. On notera que la part de sinistre au delà du plafond revient au compte
de l’assureur qui peut le céder à un autre réassureur ou en prendre la responsabilité.
• Sur un traité de type excédent de plein, un taux de cession est défini en fonction
des capitaux assurés. En effet, l’assureur définit un plein de rétention (montant
correspondant au risque auquel il accepte d’être exposé).
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B La Réassurance G. Amedzro
• Au contraire, sur un contrat en excédent de sinistre, le taux de prime n’est pas lié
au taux de risque cédé. En effet le taux calculé n’est pas directement fonction de
la somme assurée. Ici, lorsqu’un sinistre survient (quelque soit le capital assuré),
l’assureur porte la charge de sinistre dans la limité de sa priorité.
Ensuite vient le réassureur qui intervient pour porter la charge sinistre au delà de
l’intervention de l’assureur tout en restant de la limite de la priorité qu’il a accepté
de vendre à l’assureur.
Ici intervient la notion de tranches (layer en anglais). Chaque tranche donne lieu à un
traité distinct, et, dans le cas où le sinistre ou l’événement se produit, les réassureurs des
différentes tranches paient leurs parts respectives selon les différentes limites.
On peut remarquer qu’il est possible de définir des tranches dites "travaillantes" qui
sont souvent touchées par des sinistres (tranche 1) et des tranches dites "non travaillantes"
qui sont rarement touchées par des sinistres (tranche 2).
Un traité en excédent de sinistres protège soit les affaires souscrites par la cédante (XS
sur souscription), soit sa conservation dans un traité proportionnel (XS sur rétention). De
ce fait, un assureur est en mesure de construire un programme de réassurance adapté a
son exposition afin de protéger son résultat de façon optimale.
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B La Réassurance G. Amedzro
Ce type de traité est recherché dans les branches où la sinistralité haute est due à un
grand nombre de petits sinistres (grêle, maladie...) ou encore dans le cas d’une branche à
développement très rapide, où le réassureur intervient pour financer les écarts qui peuvent
être d’autant plus importants que le portefeuille est encore très petit. Comme pour l’XS,
il existe des Stop Loss sur rétention et des Stop Loss sur souscription.
Dans un traité non proportionnel, le réassureur met une certaine portée à la disposi-
tion de la cédante pour le cas où surviendrait un sinistre. Mais la cédante ne doit pas se
trouver à découvert si jamais un second, voire un troisième sinistre survenaient et absor-
baient toute la portée. La clause de reconstitution sert donc à reconstituer la couverture
après un sinistre ; autrement dit, à maintenir pour la cédante le même niveau de protection.
Cette reconstitution peut être gratuite mais se fait souvent au moyen d’une prime
additionnelle, définie comme un certain pourcentage de la prime initiale, au prorata des
capitaux absorbés (prorata capita) et plus rarement au double prorata de la durée restant
à couvrir et des capitaux (prorata temporis +prorata capita). La prime additionnelle est
donc toujours proportionnelle au montant de couverture absorbé, et éventuellement au
temps restant à couvrir sur la période de référence.
La clause A.A.D., pour Annual Aggregate Deductible, est la clause de franchise an-
nuelle. Elle a pour but de restreindre l’engagement du réassureur et donc de diminuer le
coût de la réassurance.
Cette clause, appliquée à la somme des montants qui seraient normalement dus par
le réassureur, donne à la cédante la charge du ou des premiers sinistres supérieurs à la
priorité de l’XS, jusqu’à ce que leur cumul dépasse le montant de la franchise annuelle.
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B La Réassurance G. Amedzro
Les traités en Excédent de sinistres venant s’ajouter à des traités proportionnels sont
nommés des traités XS sur la rétention car le réassureur proposant le traité non propor-
tionnel bénéficie également du traité proportionnel.
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Le portefeuille à optimiser : Malakoff Médéric Courtage G. Amedzro
Chapitre 2
Étapes
A Présentation du périmètre de l’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
B Traitement des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
C Analyse descriptive du portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
C.1 Analyse descriptive au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
C.2 Analyse par risque et par réseaux de distribution . . . . . . . 40
D Analyse de la sinistralité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
D.1 La sinistralité au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
D.2 La sinistralité par risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
E Étude des rapports sinistres à prime . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
F Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
Malakoff Médéric Courtage, société régie par le Code des assurances est une filiale à
100% du groupe Malakoff Médéric. Elle est dédiée à l’assurance de personnes et distribue
ses contrats par ses partenaires intermédiaires en assurance. Cette entité est née de la
transformation de la marque Quatrem qui devient en 2016 Malakoff Médéric Courtage.
Dans la suite de ce mémoire, La cédante fera référence à cette entité.
Ainsi, après traitement des bases de données, ce chapitre s’articulera autour d’une
analyse descriptive du portefeuille de la cédante ainsi qu’à une étude de sinistralité. Nous
Page 35/101
A Présentation du périmètre de l’étude G. Amedzro
pourrons ainsi en connaître les spécificités et proposer, a priori, des couvertures de réas-
surance permettant d’optimiser les résultats qu’elle dégage.
— Le réseau des Grossistes concerne les contrats distribués par les courtiers gros-
sistes souscripteurs en assurance. Ceux-ci ont une délégation de souscription et de
gestion quasiment complète. Ils effectuent à partir de leur importante clientèle le
même travail de mutualisation que les assureurs sans porter le risque.
— Enfin, un réseau Autres : concerne tous les contrats qui sont distribués par des
intermédiaires autres que les 4 premiers cités.
Aussi, tous ces contrats sont regroupés en trois grandes familles de risque que sont :
— Décès : Garanties en cas de décès (capitaux décès, rentes de conjoint, rente d’édu-
cation, etc...).
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B Traitement des données G. Amedzro
Nous disposons des données retraçant les exercices 2012 à 2016 de la cédante au travers
d’une base de cotisations, d’une base de sinistres ainsi que d’une base produit.
Variables retenues :
Nous identifions pour le besoin de l’étude une liste de variables utiles pour les analyses
statistiques appartenant aux bases suivantes :
1. Base de cotisation
— Numéro de contrat (NOCO)
— Année d’assurance
— Type d’affaire
— Famille de risque
— Présence d’une clause de participation aux bénéfices
— État du contrat
— Date d’effet du contrat
— Date d’état du contrat
— Risque
— Cotisations TTC
— Taxes
2. Base de sinistralité
— Numéro de contrat
— Année d’assurance
— Type d’affaire
— Famille de risque
— Présence de PB
— État du contrat
— Date d’effet du contrat
— Date d’état du contrat
— Risque
— Montant réglé
— PM/PSAP
3. Base produit
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B Traitement des données G. Amedzro
Traitement :
Le premier traitement a eu pour but de créer la table donnant pour chaque NOCO 1
les cotisations et les prestations versées sur chacun des exercices considérés. La liaison
entre les bases de cotisation et de prestation se réalise en prenant comme clé le numéro
de contrat.
Ensuite vient une liaison avec la cartographie afin d’avoir sur chaque ligne liée à un
contrat, le réseau de distribution, le produit et les caractéristiques associées. Pour ce faire
il faut dans un premier temps découper le NOCO en trois Partie :
Le NOCO correspond donc à la racine d’un contrat. Nous pouvons maintenant réaliser
une jointure avec la base produit afin d’obtenir des informations supplémentaires sur le
segment sur lequel le contrat se trouve.
Résultat du traitement :
Après traitement des différentes bases de données obtenues, nous avons procédé à une
phase de fiabilisation. Nous avons, entre autres, comparé les montants reconstruits à ceux
issus des tableaux de bords de la direction du groupe. Partant des données conformes au
portefeuille, nous pouvons procéder à l’étude descriptive du portefeuille.
L’objectif de l’étude étant de produire une aide à la décision afin de pouvoir arbitrer
clairement entre rentabilité et risque, nous garderons tout au long de notre étude une
vision macro de l’activité en ne regardant que les résultats par classe.
1. Numéro de contrat
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C Analyse descriptive du portefeuille G. Amedzro
La première remarque que nous pouvons faire concerne le fait que le risque santé porte
65% du chiffre d’affaires de Malakoff Médéric Courtage.
Cela s’explique par le fait que le marché de la santé collective est un marché qui a
énormément évolué lors de la dernière décennie. La multiplication des accords de branches
et l’établissement de plus en plus de clauses de désignations avec migration obligatoire
ont restreint le marché de la prévoyance. La santé se profilait alors comme un business
extrêmement profitable car contrairement à la prévoyance plus facile à tarifer et à piloter.
Par ailleurs la santé est un risque plus facile à « marketer » et demande moins de tech-
nicité. Il est donc accessible aux distributeurs non spécialistes de la protection sociale ou
du collectif. Par la suite, plusieurs évolutions réglementaires ont renforcé cette tendance.
D’importantes ouvertures de marché ont été créées suite par exemple à l’Accord National
Interprofessionnel (l’ANI) du 11 janvier 2013, qui généralise la complémentaire santé à
tous les salariés du privé à partir de 2016.
Parmi les segments, c’est le Courtage Spécialisé qui se dégage avec 55% du chiffre
d’affaires. Malakoff Médéric Courtage cible les entreprises de grande taille dans sa stratégie
faisant de ce segment, un segment phare dans sa stratégie pour conquérir le marché.
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C Analyse descriptive du portefeuille G. Amedzro
La figure 2.2 nous montre une disparité entre les proportions de contrats et de chiffre
d’affaires portés par chaque segments. En effet, la majeure partie des contrats en porte-
feuille est portée par les segments Agents qui porte 53% des contrats pour 12% du chiffre
d’affaires ; ainsi que le Courtage spécialisé qui porte 33% des contrats pour 56% du chiffre
d’affaires 2016.
Cela s’explique par l’activité de ces réseaux de distribution. En effet, comme précisé en
section A de ce chapitre, les Agents se chargent de la distribution de masse des contrats
de Malakoff Médéric Courtage. Elles distribuent notamment les contrats aux TPE, PME
ainsi qu’aux TNS 3 . Cela justifie donc la présence d’un grand nombre de contrats à très
faibles chiffres d’affaires et une moyenne de chiffre d’affaire de 2, 7 m€.
On observe par contre une moyenne de chiffres d’affaire de 16, 5 m€ sur le Courtage
spécialisé qui distribue ses contrats en majorité à de grandes entreprises. Cela explique
bien la faible proportion de contrats ramenant plus de la moitié du chiffre d’affaires réalisé
par Malakoff Médéric Courtage.
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C Analyse descriptive du portefeuille G. Amedzro
Un segment qui attire aussi l’attention est le réseau des Grossistes. Comme on peut
observer sur la figure 2.3, on y observe 0,4% des contrats en portefeuille pour 22% du
chiffre d’affaires avec une moyenne de prime par contrat de 530 m€. Ce segment distribue
ses contrats grâce à ses partenaires courtiers grossistes qui se chargent, entre autre, de
créer un produit et d’assurer son développement en marque blanche ; l’assureur étant le
porteur de risque. Les contrats grossistes sont donc des contrats à forts chiffres d’affaires
pour Malakoff Médéric Courtage.
On observe enfin sur les 4% des contrats en portefeuille réunis dans le segment Autres,
4% du chiffre d’affaires avec une moyenne de chiffre d’affaires par contrat de 12, 2 m€.
Afin de conforter nos analyses, nous pouvons regarder la distribution du chiffre d’af-
faires sur les contrats de chaque segment. Au vu de la disparité entre les chiffres d’affaires
d’un segment à l’autre, nous regarderons le logarithme du chiffre d’affaires. La Figure 2.4
suivante montre le boxplot des chiffres d’affaires par segment :
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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro
Comme on pouvait s’y attendre, la médiane des chiffres d’affaires du segment Grossistes
de 79 m€ dépasse largement celle des autres segments, venant confirmer nos conclusions
de la section précédente. De plus, ce segment est aussi celui où la dispersion des chiffres
d’affaires est la plus élevée
On observe sur les segments Courtage de Proximité et Courtage Spécialisé des mé-
dianes très proches. L’analyse précédente révélait une moyenne de chiffres d’affaires beau-
coup plus élevée pour le Courtage Spécialisé. Ce constat s’explique par le fait que ce
segment s’occupe de la distribution des contrats à destinations des grandes entreprises
avec plus de masses salariales.
Nous venons ainsi d’étudier le portefeuille de la cédante afin d’en connaître les spécifici-
tés. L’étude s’est faite suivant les 3 risques couverts à savoir la Santé, l’Arrêt de Travail et
le Décès et suivant les différents réseaux de distribution. Maintenant que nous connaissons
la composition du portefeuille en terme de nombre de contrats et de chiffres d’affaires, la
section suivante concernera l’analyse de la sinistralité suivant chaque typologie de risque.
D Analyse de la sinistralité
La section précédente a permis de comprendre la composition du portefeuille de la cé-
dante. Afin de diriger le choix des différentes structures de réassurance que nous choisirons
par la suite, nous allons dans cette partie du mémoire étudier la sinistralité du portefeuille.
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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro
Comme précisé plus haut, le segment "Autre" (qui contient 4% des contrats pour 4%
du chiffre d’affaires) concerne les contrats qui ne se retrouvent dans aucun des 4 autres
segments. On y observe une sinistralité à variance très élevés par rapport aux autres. En
effet, la minorité des contrats sur ce segment ne faisant pas la même taille, la contribution
à la variance est très élevée.
On observe sur la figure 2.5 que le risque santé porte 60% de la charge sinistre ob-
servée, le risque arrêt de travail en porte 27% et le risque décès en porte 13%. Le risque
santé représente donc plus de la moitié de l’activité de la cédante. La distribution de la
charge de sinistre par segment, à droite, montre notamment que le Courtage Spécialisé
porte la majorité de la charge de sinistre (56%).
Ces différents résultats sont conformes à nos premières remarques sur l’activité de la
cédante où nous avions pu identifier que la majorité du chiffre d’affaires était portée par
la Santé en terme de risque et par le Courtage Spécialisé en terme de segment.
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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro
Ce tableau nous montre que la moyenne de sinistre la plus élevée se trouve sur le
risque santé. Cette observation s’explique par la taille du risque santé sur le portefeuille ;
notamment sur les Segments Courtage Spécialisé et Grossistes qui portent des contrats à
gros chiffres d’affaires (donc fort probablement à très forte sinistralité).
Une analyse du portefeuille de la cédante nous montre que la durée de vie des contrats
sur le risque prévoyance est de 3,6 ans en moyenne. Nous choisissons de regarder ce risque
sur une profondeur de 5 ans. Nous serons en mesure d’analyser les risques arrêt de travail
et décès sur chacune des classes sur une période assez longue pour juger de la rentabilité.
Les sections suivantes concerneront l’analyse de la sinistralité par risque et par seg-
ment.
Nous pourrons par la suite, comparer les résultats des différentes couvertures de réas-
surance avec les résultats du portefeuille brut de réassurance.
4. La Prévoyance regroupe les risques Décès et Arrêt de Travail dans notre mémoire
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D Analyse de la sinistralité G. Amedzro
Le tableau suivant présente les statistiques de la sinistralité sur 2016 pour le risque
santé :
On observe sur le tableau 2.2 la moyenne de chiffre d’affaires le plus élevé sur le Seg-
ment des grossistes (285 m€). Cela se justifie car comme nous l’avons précisé en section
A, cet segment distribue les contrats de la cédante par le biais de courtiers grossistes et
ne porte que des contrats à très fort chiffre d’affaires.
Ce segment est suivi de loin par le courtage Spécialisé (15 m€) qui porte une moyenne
de sinistre très élevée par rapport aux autres segment. Ce constat est aussi confirmé par
les remarques de la section précédente quant à l’activité de cet segment qui distribue ses
contrat en majorité à des entreprises de grande taille.
Les contrats les plus sinistrés se trouvent sur les segments des Grossistes et sur le
Courtage Spécialisé comme on pouvait s’y attendre. Un autre point caractéristique de
l’activité se trouve être la variance. En effet, on observe une variance très élevée pour le
Segment des Grossistes qui porte très peu de contrats pour des charges de sinistres très
élevées.
Le courtage spécialisé présente par contre une variance beaucoup plus faible. En effet,
son grand nombre de contrat favorise la mutualisation et le lissage du résultat.
Table 2.3 – Statistiques de la sinistralité par segment sur le risque arrêt de travail
Page 45/101
D Analyse de la sinistralité G. Amedzro
Le tableau 2.3 expose les statistiques de la sinistralité moyenne 5 ans du risque arrêt
de travail. on observe une sinistralité en moyenne plus élevée sur le segment des grossistes
que sur tout autre segment.
Sur le risque décès, même si le segment grossiste produit en moyenne des sinistres
plus élevés, on observe un contrat avec une charge de sinistre très élevée sur le Courtage
Spécialisé.
L’analyse de la variance révèle ici que les segment Grossistes présente une volatilité
comparable à celle du Courtage Spécialisé, qui reste dans les mêmes ordres de grandeurs
par rapport aux autres segments 5 . Cela montre un risque décès beaucoup moins volatile
que les autres risques sur le même segment.
5. hors Autres
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E Étude des rapports sinistres à prime G. Amedzro
La figure ci-dessous montre l’état des rapports sinistre sur prime par risque et par
segment.
Le segment Grossiste présente les S/P les plus distants par risque avec 25% pour le
Décès, 105% pour l’arrêt de travail et 156% pour la santé. Il convient de préciser dans un
premier temps que comme nous l’avons vu plus haut sur la Figure 2.3, les risques Arrêt de
travail et Décès représentent respectivement 18% et 11% du chiffre d’affaires de Malakoff
Médéric Courtage. La santé représente donc une très grosse perte.
Page 47/101
F Conclusion G. Amedzro
travail.
Cette stabilité sur le risque santé s’explique par le fait qu’aujourd’hui, le risque santé
est maîtrisé et sa tarification est plus "juste". En effet, les effets des différents impacts
réglementaires et des dérives de consommations sont bien assimilées par les assureurs qui
peuvent proposer des primes de risque adaptées.
Le risque décès étant très volatil ; Le S/P du risque décès sur un contrat peut varier
énormément d’une année à l’autre à cause d’un événement de forte sévérité comme on a
pu le voir dans la section précédente. Les tarifs proposés sur le risque décès permettent
donc d’anticiper ces événements afin de les absorber sur plusieurs années. Sans ces cas
de sinistralité très élevée, on peut observer des S/P 5 ans très faibles sur le risque décès
comme nous montre la Figure 2.6.
Sur chaque contrat prévoyance, les risques Arrêt de travail et Décès sont souscrits en-
semble. Ainsi, en pratique, le pilotage de ces deux risques se font conjointement. Les S/P
dégradés en Arrêt de travail sur le segments Agents, Courtage de Proximité et Courtage
Spécialisé s’étudient conjointement avec le risque décès. Cela explique donc une dégrada-
tion du risque arrêt de travail pris tout seul.
Le segment Autre présente quant à lui des bons S/P. On remarque néanmoins un
inversement des tendances avec un risque arrêt de travail très bénéficiaire ; le risque santé
restant toujours proche de l’équilibre.
F Conclusion
Dans cette partie, nous avons étudié le portefeuille de Malakoff Médéric Courtage di-
visé en 15 classes comme présenté en annexe A.1 ; une classe représentant l’ensemble des
contrats d’un même risque distribués suivant un même réseau de distribution.
Page 48/101
F Conclusion G. Amedzro
— Le risque arrêt de travail est peu volatil mais présente aujourd’hui un sujet de
rentabilité, il est déficitaire sur chacun des segments.
— Le risque décès même s’il est très volatil s’avère être très rentable.
Nous avons donc identifié des premiers points concernant le portefeuille que la réassu-
rance pourra combler à savoir le partage des différents frais avec le réassureur, la réduction
de la volatilité des sinistres gardés et la réduction du déficit. Une étude de ces différents
facteurs sera réalisée avant la phase d’optimisation.
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Partie II
Traitement de la problématique
Méthodes d’optimisation de la réassurance G. Amedzro
Chapitre 3
Méthodes d’optimisation de la
réassurance
Étapes
A Optimisation de la réassurance proportionnelle . . . . . . . . . . . . . 52
A.1 Approche Moyenne-Variance - De Finetti (1940) . . . . . . . 53
A.2 Approche de Krvavych (2005) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
B Optimisation de la réassurance non proportionnelle . . . . . . . . . . . 55
B.1 Tarification basée sur l’expérience : la cotation "Burning Cost" 55
B.2 Optimisation du couple (Priorité,Portée) . . . . . . . . . . . . 57
C Critères de rentabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
C.1 Le S/P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.2 Le ratio combiné : COR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
C.3 La marge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
D Critère d’exposition au risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
E Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
L’assureur doit aujourd’hui arbitrer selon les niveaux de rentabilité avant et après ré-
assurance, le niveau de cession des risques et le gain en capital.
Page 51/101
A Optimisation de la réassurance proportionnelle G. Amedzro
On pourrait donc penser que les couvertures proportionnelles sont moins efficaces que
les non-proportionnelles. Néanmoins, les couvertures proportionnelles prédominent pour
les raisons suivantes :
1. Les couvertures stop-loss sont difficiles à trouver sur le marché à cause de l’aléa moral
auquel la cédante pourrait être assujettie après avoir souscrit une telle couverture.
2. La tarification des traités stop-loss est assez difficile par les réassureurs.
3. les chargements sur des couvertures non proportionnelles sont très élevés (notam-
ment à cause des deux premiers points).
Lampert et Whalin [6] présentent quant à eux dans leur article "On the Optimality of
Proportional Reinsurance" la nécessité d’optimisation de la réassurance proportionnelle.
Il est apparu que la plupart des analyses d’optimalité de la réassurance ne portaient pas
sur ce type de couvertures. Ils ont présentés dans leur article une comparaison de quatres
structures de réassurance : une quote-part uniforme, une quote-part variable, un excédent
de plein ainsi qu’un excédent de plein avec rétentions variables.
Page 52/101
A Optimisation de la réassurance proportionnelle G. Amedzro
Dans cette section, nous présenterons donc les méthodologies d’optimisation que nous
comptons utiliser sur notre portefeuille afin de tirer le meilleur de la réassurance propor-
tionnelle.
De Finetti [3] suppose les risques indépendants et suppose que chaque risque peut être
protégé par un traité proportionnel dont le taux de cession est αi (0 ≤ αi ≤ 1 ∀i ∈ 1, ..., n).
Il suppose aussi que le réassureur applique des taux de chargements ηir ∀i ∈ 1, ..., n, ce
qui implique des primes de réassurance égales à :
n
X
Z(α) = Pi − (1 + ηir )αi E(Xi ) − (1 − αi )Xi (3.2)
i=1
Page 53/101
A Optimisation de la réassurance proportionnelle G. Amedzro
n
X
L(α, λ, y, z) = [(1 − αi )2 V ar(Xi ) + yi (αi − 1)]
i=1
( n n n
)
X X X
−λ ηir E(Xi )αi + k − Pi + E(Xi ) (3.7)
i=1 i=1 i=1
avec :
— λ le multiplicateur de Lagrange de la contrainte égalité.
— zi et yi les multiplicateurs de Lagrange pour les contraintes de types inégalités.
De Finetti [3] parvient à démontrer que dans ce cas de figure, le taux de cession
optimale est de la forme :
ληir E(Xi )
φi = (3.9)
2V ar(Xi )
Lampert et Whalin [6] ont redémontré le même résultat en l’appliquant sur d’autre type
de réassurance proportionnelle mais en supposant toujours que les risques qui composent
le portefeuille sont indépendants.
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B Optimisation de la réassurance non proportionnelle G. Amedzro
Nous nous baserons sur les travaux de Krvavych et appliquerons son raisonnement
pour une seconde optimisation de la réassurance proportionnelle.
Le résultat optimal sera celui qui permet de garder le plus de prime avec
une exposition limitée.
Page 55/101
B Optimisation de la réassurance non proportionnelle G. Amedzro
La statistiques en "As If" est réalisée, dans le meilleur des cas en prenant en compte
l’inflation de l’euro d’une part mais aussi l’inflation médicale qui est un facteur important
en santé 2 .
La prime pure du traité est définie comme le taux de Burning Cost appliqué à l’assiette
de prime de l’année à réassurer. Cette assiette de prime peut être obtenue en prenant en
compte les différentes majorations tarifaires et résiliation qu’annonce la cédante.
2. Ces différents taux d’inflation sont obtenus sur le site de l’INSEE en france
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C Critères de rentabilité G. Amedzro
C Critères de rentabilité
Dans le but de comparer plusieurs couvertures de réassurance de différents types et
d’en dégager un "optimal" du point de vue de la cédante, des critères de rentabilité ainsi
que des critères de risque sont utilisés. La cédante pourra ainsi arbitrer entre exposition
au risque et rentabilité en établissant sa stratégie de réassurance.
Nous pouvons nous baser sur les travaux de Elena Veprauskaite et Michael Sherris [7]
qui introduisent dans leur article An analysis of reinsurance optimisation in life insurance,
une comparaison d’indicateurs efficaces pour le pilotage de l’activité de la cédante.
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C Critères de rentabilité G. Amedzro
Dans notre étude, trois mesures seront donc employées pour évaluer des critères de
rentabilité :
C.1 Le S/P
Le rapport sinistre sur prime reflète le résultat de la cédante après son activité. Il est
calculé comme suit :
Charges sinistres
S/P = (3.13)
P rimes
L’activité assurantielle étant par son essence même ce que on l’on appelle un cycle de
production inversée 3 , le S/P est l’indicateur qui permet de savoir si les primes ont permis
de couvrir les sinistres.
Si le S/P est inférieur à 100%, les sinistres sont inférieurs aux primes et l’activité
est rentable ou au moins équilibrée. Si c’est le contraire, les sinistres sont supérieurs aux
primes et l’activité est déficitaire.
Les sinistres s’entendent toujours sinistres payés plus provisions. Les primes s’enten-
dront comme étant les primes nettes gardées par l’assureur c’est à dire après paiement
des différentes charges.
décaissements
COR = (3.14)
encaissements
Le ratio combiné ne s’applique qu’aux activités d’assurance proprement dites. Il ex-
prime le rapport entre les décaissements (frais de gestion, commissions versées, provisions
3. i.e. une activité dont on ne connaît le prix de revient que après l’avoir vendue au contraire d’une
activité classique où on connaît le prix de revient avant la vente
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D Critère d’exposition au risque G. Amedzro
Un ratio supérieur à 100 % indique que les dépenses de l’assureur sont supérieures à
ses recettes, et que sa marge éventuelle provient de ses bénéfices financiers (placement des
capitaux disponibles).
C.3 La marge
Bien que les premiers critères (S/P et COR) décrivent la rentabilité de la cédante
par rapport à chaque sinistre conservés, ils ne montrent pas quelle part du revenu total
celle-ci conserve après paiement de toutes les charges. La troisième mesure de rentabilité ;
la différence entre les primes retenues et les charges retenues par la cédante reflète la
quantité de primes gardées in fine par la cédante.
Tj n
X X
Vrisk = V ar[ Sti − Stir ] (3.16)
t=O i=1
avec :
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E Conclusion G. Amedzro
Il faut de plus garder à l’esprit que la variance des primes conservées par la cédante
peut imposer des coûts supplémentaires car une grande variabilité des sinistres augmente
la part d’incertitude et donc, augmente l’exigence en capital. Par conséquent, du point de
vue exposition au risque, la couverture de réassurance optimale sera celle qui minimisera
la variance de l’exposition.
En pratique, la valeur moyenne des sinistres dans chaque classe sera différentes après
application de la réassurance. Aussi, il serait érroné de comparer la variance de la sinis-
tralité gardée par la cédante sans tenir compte de la valeur moyenne des sinistres dans
chaque classe. Nous garderons donc pour indicateur d’exposition au risque, la variance du
résultat rapporté à la moyenne qui s’exprime comme suit :
PTj Pn r
V ar[ t=O i=1 Sti − Sti ]
[Link] = PTj Pn (3.17)
r
M oyenne[ t=O i=1 Sti − Sti ]
E Conclusion
Dans cet chapitre, nous avons présenté les différentes méthodes classiques d’optimisa-
tion de la réassurance.
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Partie III
Applications
Application sur le portefeuille au global G. Amedzro
Chapitre 4
Étapes
A Paramètres à combler par la réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
A.1 La marge dégagée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
A.2 Les commissions d’apport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
A.3 La commission de réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
B Optimisation par type de traité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
B.1 Optimisation de la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . 72
B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de
sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
C Résultats sur le portefeuille au global . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
C.1 Résultat sur le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
C.2 Résultat sur le risque arrêt de travail . . . . . . . . . . . . . . 76
C.3 Résultat sur le risque décès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
C.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
Nous partons du portefeuille de la cédante brut de toute réassurance et avons pour ob-
jectif de trouver une stratégie de réassurance permettant de dégager de meilleurs résultats.
Nous observerons tous les contrats présents de Janvier 2012 à Décembre 2015 dans le cadre
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A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro
de cette étude. Les résultats de l’optimisation pourront être appliqués au portefeuille 2016.
— Un numéro de contrat
— Les cotisations HT par risque (AT/DC/ST)
— Les chargements (Assureur, Apporteur, Gestion)
— Les cotisations nettes
— Les charges de sinistres
— La marge dégagée
— Le S/P
Nous nous basons sur le portefeuille avant réassurance ainsi construit divisé selon les
15 classes précédemment définies dans l’analyse descriptive du portefeuille 2016 que nous
cherchons à optimiser.
Nous nous pencherons ici sur une analyse permettant d’expliquer le résultat de la cé-
dante net de toutes charges (commission d’apport, chargements d’assurance, charges de
gestion et charges de sinistre).
Ce graphe permet de dégager en premier lieu des classes très bénéficiaires : le risque
décès sur le segment Autres, le risque décès sur le segment Courtage Spécialisé et le risque
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A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro
A part l’arrêt de travail qui en général produit des résultats négatifs chaque année, le
portefeuille au global est bénéficiaire. On peut néanmoins relever une volatilité marquante
entre les résultats chaque année, ce qui confirme nos conclusions du chapitre précédent.
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A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro
Néanmoins, des affaires nouvelles entrant en portefeuille chaque année, ces taux par
classe et par année devraient s’équilibrer. Nous partirons donc de cette hypothèse et re-
garderons le graphe donnant pour chaque année le taux de commission global sur chaque
classe. Il se calcul comme étant le montant total de commissions versé rapporté au mon-
tant de primes totales acquises hors taxes.
La figure 4.2 ci-dessous montrent pour chaque année les niveaux de commission sur
chacune des classes que nous avons retenus.
A première vue, on peut présumer une erreur d’enregistrement sur la base de données
extraite pour l’année 2013. En effet, on observe des taux de commission tous égaux à 1.
Nous ferons donc des hypothèses sur ces taux après analyse des trois autres graphes afin
de fiabiliser nos données avant les optimisations.
On peut observer d’ores et déjà une homogénéité d’une année à l’autre des commis-
sions d’apport au global sur chaque classe. En regardant plus en détail :
• Les taux grossistes baissent tous légèrement d’une année sur l’autre. Cela s’explique
par le fait qu’un grand nombre de produits ont étés lancés en 2012. Les frais
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A Paramètres à combler par la réassurance G. Amedzro
La première conclusion à tirer est que environ qu’une partie non négligeable des primes
acquises chaque année est reversée à l’intermédiaire d’assurance qui apporte ces affaires
en tant que rémunération. Un manque à gagner potentiel pour la cédante.
Les montants qui se dégagent néanmoins sont les frais d’apporteur sur le risque santé
du segment Courtage Spécialisé qui portent comme on l’a étudié au chapitre précédent,
une grande majorité du chiffre d’affaire de la cédante.
Avant réalisation des hypothèses sur les taux de commission 2013, nous vérifions si les
taux d’assureurs et de gestion ont quant à eux été correctement enregistrés dans la table.
En effet, ceux-ci étant aussi à la charge de l’assureur comptent comme “frais” et seront
pris en compte dans la commission de réassurance que versera le réassureur à la cédante.
Nous observons des taux de chargement d’assurance et de gestion sur 2013 présentant
une variabilité proche de ceux des autres années par classe. Nous pouvons donc supposer
que le problème réside uniquement sur les taux de commission.
Nous prendrons comme hypothèse un taux de commissions sur 2013 comme étant la
moyenne des taux de commissions par classe sur les 3 autres années que nous considérons.
La table sera ainsi mise à jour avant la modélisation des traités de réassurance.
Une analyse des charges globales de l’assureur montre qu’une large proportion des
primes annuelles correspondent aux charges de la cédante. Afin de formaliser le partage
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B Optimisation par type de traité G. Amedzro
équitable du sort entre cédante et réassureur, nous prendrons comme hypothèse des taux
de commissions de réassurance de 20%.
Cela implique que le réassureur reverse 20% de la prime qu’il reçoit à la cédante afin
de participer aux frais de gestion et de le rémunérer pour l’affaire qu’il apporte.
Ces commissions peuvent se montrer très utiles dans les cas où le résultat net est
négatif et que les différentes charges sont très élevées. La participation du réassureur aux
frais d’apport vient donc diminuer l’impact des résultats négatifs.
Partant des 15 classes définies plus haut, l’objectif de cette partie est de définir un
vecteur de taux de cession optimaux. Les taux optimaux seront ici ceux permettant de
réduire le résultat net de la cédante d’une année sur l’autre. La méthodologie utilisée est
celle de De Finetti [3] explicitée plus haut qui permet de minimiser la variance du résultat
sous des contraintes d’espérance de résultat fixé.
On observe une espérance de résultat de 122 Millions d’euros avant toutes clauses de
participation aux bénéfices et une variance du résultat d’une année sur l’autre de 2.28e+13.
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B Optimisation par type de traité G. Amedzro
Figure 4.3 – Optimisation de la quote part (sans contrainte sur les taux de cession)
Une première conclusion est l’existence de solutions optimales. En effet, toutes les
stratégies situées sur le cadrant inférieur droit nous permettent de dégager plus de ré-
sultat en baissant la volatilité du résultat net par année. On peut aussi observer qu’il
existe un grand nombre de stratégie qui sont avantageuses pour la cédante en fonction
des hypothèses que nous avons choisis.
L’espérance de résultat actuelle étant de 122 Millions d’euros, la cédante devrait pou-
voir gagner 10 Millions d’euros en plus (hors toute clause de participation aux bénéfices)
en choisissant la bonne façon de céder ses risques. Néanmoins, parmi toutes ces stratégies,
il convient d’en étudier une afin de juger de sa faisabilité. En effet, il ne serait par exemple
pas possible de ne céder que 100% des mauvais risques et de garder la totalité des bons
risques.
Le tableau suivant recense les résultats initiaux sur les 4 années observées par segment.
Le tableau présente le résultat initial ainsi que le taux de cession optimal que produit
l’algorithme d’optimisation de la quote-part. A partir de ce taux, on peut calculer les
différents montants gardés et cédés aux réassureurs :
Comme on pouvait s’y attendre, l’algorithme cède automatiquement au réassureur, les
affaires déficitaires afin de ne garder que les affaires permettant d’être rentable. il cède en-
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B Optimisation par type de traité G. Amedzro
suite, des résultats positifs si cela est nécessaire pour se rapprocher du résultat demandé.
On peut observer une certaine impossibilité d’implémentation dans l’algorithme pris tel
quel. En effet, des stratégies de ce type ne trouveraient pas preneur sur le marché.
Nous pouvons regarder par exemple le résultat pour des taux de cessions compris entre
20% et 80%. Ces résultats sont consignés sur la figure suivante :
Figure 4.4 – Optimisation de la quote part (contraintes sur les taux de cession)
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B Optimisation par type de traité G. Amedzro
En maintenant cette hypothèse de taux de cessions entre 20% et 80% afin de ne sélec-
tionner que des traités viables, une remarque que nous pouvons faire à ce stade concerne
la disparition de bénéfice supplémentaire que peut espérer faire la cédante. Afin de réduire
la volatilité du résultat, la cédante devra accepter de perdre un peu de marge.
Ici, l’espérance de résultat ne s’entend plus comme le résultat par année mais comme le
résultat au global ; la variance des sinistres conservés par la cédante s’entend aussi comme
la variance de sinistre sur l’étendue de 4 années considérées.
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B Optimisation par type de traité G. Amedzro
La cédante cherche à se construire un "profil de risque" et lisser son activité sur les
années. Ainsi, la recherche des stratégies optimales se fait en priorité par une réduction
de la volatilité de la sinistralité gardée au fil des années.
On observe que la majorité des stratégies proposée sont optimales au sens de l’exposi-
tion au risque. Nous pouvons ainsi définir une stratégie de réassurance viable et respectant
les deux critères retenus pour la réassurance proportionnelle.
Nous avons dans cette section du mémoire réalisé une optimisation de la réassurance
proportionnelle. La méthodologie utilisée se basait sur les travaux de De Finetti [3] et
Borch [1]. Elle permettait d’optimiser la réassurance en quote-part selon deux visions :
une première maximisant l’espérance de résultat de la cédante par exercice et une seconde
réduisant la variance de la sinistralité conservés par la cédante après les différentes ces-
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B Optimisation par type de traité G. Amedzro
sions en réassurance.
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B Optimisation par type de traité G. Amedzro
Comme précédemment, nous retiendrons les traités viables et sélectionnerons celui qui
permet d’obtenir une espérance de résultat maximale du point de vue de la cédante.
Le traité optimal qui ressort se trouve être une cession comme suit suivant chaque
classes de risque :
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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro
Table 4.4 – Taux de cessions optimaux retenus par classe (QP sur rétention de l’XS)
Dans cette section, nous repartons des données brutes issues de l’exercice 2016 de la
cédante que nous avons analysé au chapitre 2. En se basant sur les différentes études [5]
réalisées dans le même objectif , nous proposons de comparer ces différents traités à tra-
vers une analyse de leurs impact sur les indicateurs que nous avons précédemment définis
à savoir :
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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro
Les différentes méthodes seront appliquées à chaque type de risque sur le portefeuille
au global : Santé, Arrêt de Travail et Décès et les résultats seront présentés. Les
graphes suivants résument les résultats obtenus pour chacun des risques après application
des différentes stratégies :
— Sur l’axe des abscisses : on pourra observer sur la figure de gauche le S/P et à
droite le Résultat net de la cédante.
Une stratégie très à droite au sens du S/P sera une mauvaise stratégie du point de
vue de cet indicateur et, au contraire, un point très à droite pour le résultat sera
une bonne stratégie du point de vue de cet indicateur.
— Sur l’axe des ordonnées : on observera toujours la variance des sinistres conser-
vés par la cédante (rapportés à leur moyenne).
Une stratégie produisant la variance la plus basse possible sera celle qui avantage
le plus la cédante car conserver moins de volatilité permet, entre autres, de mieux
maîtriser son exposition au risque et de réduire son exigence de capital.
Le résultat net de la cédante est le plus élevés sur le portefeuille brut de réassurance.
En effet, il apparaît que la primes de réassurance excède les sinistres cédés en réassu-
1. rapportée à la moyenne
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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro
rance pour chacun des traités. Néanmoins, la variance des sinistres conservés est aussi
significativement élevée sur le portefeuille brut de réassurance comparé à celle après les
différentes stratégies. Le rapport sinistre à prime est aussi très élevé pour l’assureur avant
toute réassurance.
Le traité en quote part sur rétention quant à lui, produit le meilleur ratio S/P de
toutes les stratégies. En effet, après atténuation d’une grande partie de la volatilité après
le traité en excédent de sinistre, la participation du réassureur aux frais de gestion va per-
mettre grâce aux cessions variables par classe de dégager un S/P très faible. Néanmoins,
le résultat de la cédante demeure aussi faible qu’après l’excédent de sinistre.
Cette partie montre que la stratégie permettant de dégager le plus de résultat pour
des S/P et Variance acceptables reste la cession en quote-part. Cela se justifie car le
risque santé tend plus à être un risque de fréquence que de sévérité. Sa tarification assez
maîtrisée la rend plus adaptée à la couverture de type "partage de risque" qu’est la cession
en quote-part.
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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro
Le premier constat qui se dégage est que plus une stratégie dégage du bénéfice, plus
son S/P est dégradé. Autrement dit, l’amélioration du ratio de sinistralité a un coût pour
la cédante.
Le portefeuille brut de réassurance dans le cas du risque arrêt de travail se trouve être
celui qui fournit le moins de résultat pour la cédante. Il faut noter que le résultat fournit
par le risque arrêt de travail sur l’année 2016 est très faible ; faute d’une sur-sinistralité
cette année là comme on l’observe dans la partie D du chapitre 2. Les différentes stratégies
ont donc permis ici d’améliorer le résultat de la cédante.
On observe donc ici les effets du principe de De Finetti [3] qui nous permet, grâce à
des cessions optimales par classe, de conserver une variance plus faible que si on avait
appliqué un taux de cessions unique équivalent sur le portefeuille.
Le traité en excédent de sinistre est celui qui permet de baisser le plus la variance
du résultat gardé par la cédante et de retenir encore plus de bénéfices que la stratégie
précédente. Cette baisse de variance attendue se justifie par le fait que les paramètres
du traité en excédent de sinistres protégeant chaque classe du portefeuille ont été choisi
afin de limiter la variance sur le portefeuille au global. De plus, la sur-sinistralité sur
l’exercice 2016 par rapport à l’expérience vient aussi inclure un surplus de résultat car ici,
contrairement au risque santé, la sinistralité observée en 2016 est supérieur à l’espérance
de sinistralité. Ce constat est assez fréquent sur le risque arrêt de travail qui présente
donc un caractère beaucoup plus aléatoire et nécessiteux d’une "vraie" protection comme
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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro
couverture de réassurance.
Le traité qui permet de garder de garder le plus de résultat en réduisant par la même
occasion fortement le S/P est le traité en quote-part sur la rétention de l’excédent de
sinistres. Cet traité en quote-part venant en complément de l’excédent de sinistre, il permet
donc à la fois de bénéficier des bienfaits de réduction de volatilité et de contribution du
réassureur aux charges de l’assureur. Néanmoins, la variance des sinistres gardés par la
cédante est plus élevée que dans le cas de l’excédent de sinistre seul. En effet, la variance
représentant l’écart des sinistres par rapport à leur moyenne ; ce traité vient modifier
énormément la distribution des sinistres conservés par la cédante afin de chercher le plus
de bénéfice possible.
La Figure 4.9 montre que le portefeuille brut de réassurance permet de garder le plus
de résultat par la cédante ; signe que la sinistralité cédée est inférieure à la prime de réassu-
rance versée sur chacune des stratégies. Néanmoins, comme sur les autres risques, c’est sur
le portefeuille au brut de réassurance qu’on observe le plus de variance de sinistres gardés.
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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro
Le traité en excédent de sinistres est celui qui permet de baisser le plus la variance
des sinistres conservés par la cédante sur le risque décès. La section D du chapitre 2 nous
montrait que le risque décès de la cédante présentait une volatilité très élevée. Cet traité
vient ici céder de la volatilité au réassureur.
Néanmoins, cette cession de volatilité se paye très cher car la cession en excédent de
sinistre est aussi la stratégie qui permet de conserver le moins de bénéfice. De plus, le S/P
de la cédante après cette stratégie n’est que très peu amélioré.
La stratégie qui semble être un bon compromis pour la protection du risque décès au
global est la quote-part sur la rétention de l’XS. Si aucun des traités précédent n’a pu
amélioré significativement le S/P de la cédante après réassurance ; cette stratégie vient
l’améliorer tout en gardant une plus haute partie du bénéfice de la cédante que sur les
autres stratégies ; ceci grâce au partage des différents frais. Néanmoins, on remarque que
ce traité vient énormément modifier le profil de sinistre après l’excédent de sinistre ; aug-
mentant ainsi la volatilité du résultat.
C.4 Conclusion
Nous avons dans cette première partie appliqué la méthode d’optimisation de la cou-
verture de réassurance au portefeuille de la cédante pris au global. On a ainsi pu définir
les résultats suivants :
• Les couvertures en quote-part sur rétention de l’excédent de sinistre sont les plus
avantageux pour la cédante concernant les risques Arrêt de travail et Décès dans
ce sens où elles permettent de garder plus de résultat que les autres traités tout en
améliorant le ratio sinistres à primes et la variance des sinistres gardés. En effet,
ces traités placés sur des portefeuilles à forte volatilité profitent de la baisse de
variance induite par les couvertures en excédent de sinistres ; associée au partage
de frais induit par la couverture en quote-part.
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C Résultats sur le portefeuille au global G. Amedzro
Ainsi dans le chapitre suivant qui fera office de seconde application, nous appliquerons
la méthode développée tout au long de ce mémoire à un périmètre plus restreint du
portefeuille de la cédante : le portefeuille Standard.
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Application sur le périmètre standard G. Amedzro
Chapitre 5
Étapes
A Présentation du périmètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
B Réalisation de l’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
B.1 Optimisation de la quote-part . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
B.2 Optimisation de l’excédent de sinistre . . . . . . . . . . . . . . 83
B.3 Optimisation de la quote-part sur rétention de l’excédent de
sinistre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C Résultats sur le portefeuille standard . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C.1 Résultats sur le risque santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
C.2 Résultats sur le risque prévoyance collective . . . . . . . . . . 85
C.3 Résultats sur le risque Prévoyance TNS . . . . . . . . . . . . . 86
C.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
Le chapitre précédent nous a permit de réaliser une optimisation des différents types
de traités sur le portefeuille de la cédante au global. Nous avons ensuite comparé les effets
de chacun des traités et analysé les résultats par risque.
Dans ce chapitre qui fera office de seconde application, nous appliquerons la méthode
développée tout au long de ce mémoire à un périmètre plus restreint du portefeuille de la
cédante : le portefeuille Standard.
A Présentation du périmètre
Le périmètre standard concerne les contrats distribués en direct par Malakoff Médéric
Courtage. Ces contrats peuvent porter sur les risques Santé ou Prévoyance. Différents
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B Réalisation de l’optimisation G. Amedzro
"Produits" d’assurance sont ainsi distribué afin de répondre aux attentes de la clientèle.
Une première segmentation du portefeuille se fait sur l’état de vente des produits. En
effet un produit d’assurance peut être ouvert à la vente, sinon en RUN-OFF. Le run-off
ou liquidation de portefeuille consiste à gérer les sinistres survenus et potentiels des com-
pagnies d’assurance ayant cessé de souscrire des polices dans une ou plusieurs branches.
B Réalisation de l’optimisation
L’objectif de cette section sera de définir comme précédemment des traités optimaux
du point de vue de l’expérience de la cédante sur le portefeuille standard.
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B Réalisation de l’optimisation G. Amedzro
Le soin a été pris de ne sélectionner que des stratégies que nous considérons viables ; à
savoir des taux de cessions compris entre 20% et 80% et une commission de réassurance
de 20%.
Nous sélectionnons donc la stratégie optimale sur ce traité qui nous permet d’avoir
une espérance de gain plus élevée en réduisant la variance du résultat.
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C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro
Nous tentons ici de déterminer le traité en excédent de sinistre à placer sur le porte-
feuille afin de tirer le meilleur résultat possible. Nous pouvons sélectionner comme stratégie
non proportionnelle optimale, la couverture à la pointe gauche du graphe.
Le risque Prévoyance TNS concerne les produits de prévoyance proposés aux Tra-
vailleurs Non-Salariés et aux Gérants Majoritaires. Les TNS regroupent à la fois les arti-
sans, les commerçants, les agriculteurs et les professions libérales. Même si le risque santé
des TNS ressemble à de l’assurance Santé Individuelle, leurs couvertures Prévoyance res-
tent suivies de très près car ce périmètre reste encore à maîtriser.
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C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro
On peut observer que comme dans l’application sur le portefeuille au global, le porte-
feuille brut de réassurance est celui qui permet de garder le plus de primes après paiement
des charges et sinistres de la cédante. C’est aussi celui qui présente la plus grande variance
de sinistres.
La quote-part n’a plus ici cette faculté qu’elle avait sur le portefeuille au global. Il
s’agit de la stratégie qui produit le moins de bénéfice, en gardant un rapport sinistre à
prime quasiment égal à celui du portefeuille brut de réassurance. Même si la variance du
résultat est baissée, cette baisse coûte très chère en comparant aux autres couvertures.
Cet effet s’explique dans un premier temps par les chargements élevés sur ce périmètre.
Les chargements de l’assureur sur ce périmètre sont supérieurs de 7 points aux charge-
ments observés sur le portefeuille au global. La cession en quote-part ne permet donc pas
de combler de la même façon les charges.
Ce fort effet du traité en excédent de sinistre s’explique dans un premier temps par
la variance très élevée sur ce périmètre ; l’effet taille induisant une forte mutualisation
diminue avec la réduction de l’étude au périmètre Standard. Le traité en quote-part sur
l’excédent de sinistre représente donc ici celui qui permet de modifier le profil de risque
de la cédante, en améliorant le ratio sinistre à primes en perdant peu de bénéfice.
Même si toutes les stratégies permettent de réduire la variance conservée par la cédante
sur la prévoyance collective, la quote-part et la quote-part sur rétention de l’excédent de
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C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro
sinistre se dégagent.
Les traités en quote-part sur les précédentes stratégies améliorent pour leur part énor-
mément le résultat sur la prévoyance collective car elles viennent non seulement faire
perdre 3 points au ratio sinistre à primes mais aussi dégager plus de bénéfices en cédant
plus d’affaires sur les segments déficitaires. De plus la sinistralité 2016 étant supérieure à
l’espérance de sinistralité ; le réassureur vient partager les pertes sur ce segment.
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C Résultats sur le portefeuille standard G. Amedzro
On retrouve un résultat classique dans notre étude qui est que le portefeuille brut de
réassurance est celui qui permet de garder le plus de primes après paiement des charges
et sinistres de la cédante. C’est aussi celui qui présente la plus grande variance de sinistres.
Cet constat vient s’accentuer sur les stratégies en quote-part et quote-part sur rétention
de l’excédent de sinistre où les gains en ratio sinistres à primes et en variance de sinistralité
conservée par la cédante font perdre du bénéfice à la cédante.
C.4 Conclusion
Dans cette section, le mémoire s’est concentré sur une optimisation de la réassurance
d’un périmètre restreint de la cédante : le portefeuille Standard de Malakoff Médéric Cour-
tage.
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Étude de sensibilité G. Amedzro
Chapitre 6
Étude de sensibilité
Cet chapitre concernera l’étude de sensibilité des stratégies optimales produites par
l’algorithme en fonction de la base de données en entrée. Pour rappel, tout a long de ce mé-
moire, nous avons considéré une profondeur de 4 ans (2012-2016) pour réaliser notre étude.
Nous observerons ici le comportement des stratégies obtenues en faisant varier la base
de données initiale. Les bases de test seront issues de la base initiale imputée ou aug-
mentée de certaines années afin de modifier l’expérience utilisée pour la modélisation des
traités optimaux.
Ici par "taux de cession global", nous entendons le montant total des primes
cédées rapporté aux primes hors taxes.
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B Sensibilité sur l’excédent de sinistre G. Amedzro
On observe en premier lieu qu’il n’y a pas de variation significative notable. En effet,
en faisant varier la base de donnée d’entrée, les cessions moyennes observées oscillent entre
un minimum de 39.9% et un maximum de 43, 6%.
On peut observer une tendance décroissante du taux de cession qui, après avoir atteint
le max à la deuxième stratégie, semble se rapprocher du taux de cession global initial de
40%. Le pic de 43, 2% à la stratégie 5 provient de la double présence de l’année présentant
une sur-sinistralité. Cela se traduit par une tendance qui favorise la cession afin de libérer
du risque sur les segments fortement sinistrés sur un long historique.
Ainsi, nous pouvons estimer que 4 ans est un historique de données satisfaisant pour
donner des résultats significatifs. En revanche, lorsqu’on observe une sinistralité excep-
tionnellement haute sur un exercice, il conviendrait de retenir un historique plus long afin
de mieux fiabiliser les résultats.
Les taux de cession sont représentés sur la figure 6.2 ci-dessous sur laquelle on observe
un caractère légèrement plus volatil que sur la quote-part, même si cette volatilité reste
très faible. Ici, en faisant varier la base de donnée d’entrée, les cessions moyennes obser-
vées oscillent entre un minimum de 8.9% et un maximum de 15, 3%.
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B Sensibilité sur l’excédent de sinistre G. Amedzro
On peut conclure dans ce cas sur une sensibilité légèrement plus élevée de l’algorithme
à l’expérience dont dispose la cédante pour réaliser ses modélisations.
1. nous modélisons le coût de la réassurance par le burning cost, une tarification basée sur l’expérience
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Partie IV
Chapitre 7
Nous avons agrégé les modèles développés tout au long de ce mémoire afin de proposer
un outil d’aide à la décision lorsqu’un souscripteur souhaitera déterminer la couverture
de réassurance optimale pour son portefeuille. Dans cette section, nous présentons un cas
pratique d’utilisation de cet outil.
Nous nous plaçons dans le cas du souscripteur qui travaille sur le portefeuille Standard
présenté précédemment et qui souhaite construire un programme de réassurance adapté
à son portefeuille.
Dans un premier temps, le souscripteur devra renseigner les produits qui rentrent dans
le cadre de son étude, l’outil procède ensuite à un tri dans la base de données d’expérience
afin de sélectionner le périmètre adéquat.
Une fois le périmètre défini, l’outil propose au souscripteur de définir à quelle maille
il souhaite réaliser l’optimisation et les différents produits à regrouper dans chaque classes.
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A Présentation de l’outil d’aide à la décision G. Amedzro
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A Présentation de l’outil d’aide à la décision G. Amedzro
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Conclusion Générale
La variance de la sinistralité conservée a aussi une influence sur le choix d’une cou-
verture de réassurance optimale. Lorsque la variance de sinistralité brute est faible, la
réassurance en quote-part tend à être la plus optimale car le coût de cette couverture
qui reflète un partage du risque entre la cédante et le réassureur est faible. Néanmoins,
lorsque la variance de la sinistralité brute est élevée, la quote-part ne suffit pas à atteindre
un critère d’optimisation de réassurance. Même si la couverture en excédent de sinistre
vient fortement diminuer la variance de sinistralité conservée par la cédante, c’est sou-
vent la couverture qui fait perdre le plus du bénéfice. Ainsi, la couverture en quote-part
sur la rétention de la cédante après un traité en excédent de sinistres représente un bon
compromis lorsque la variance de la sinistralité conservée est élevée.
Après ces premières conclusions tirées grâce au portefeuille de la cédante pris au global,
une seconde application a été réalisée sur un segment particulier : le segment Standard.
Outre les précédentes remarques, il a été montré que le taille du portefeuille considéré
importait dans les résultats qu’emmène la réassurance. En effet, plus un portefeuille est
gros, plus il est facile de modifier son profil de risque grâce à la réassurance.
Pour finir, nous précisons que dans ce mémoire a été réalisé afin de fournir une métho-
dologie pour déterminer des couvertures de réassurance optimales afin que la cédante porte
moins de risque et/ou réalise plus de bénéfice. Un objet de négociation supplémentaire
pourrait être une analyse plus fine du comportement du portefeuille en fonction d’une
commission de réassurance variable ou encore d’une tarification de réassurance autre que
l’expérience pour les traités en excédent de sinistre. De plus, un onglet sur le gain en
capital ainsi que le risque de contrepartie envers les réassureurs permettrait d’ajouter une
autre dimension au pilotage de l’activité de la cédante à travers la réassurance.
BIBLIOGRAPHIE G. Amedzro
Bibliographie
[1] Borch (1960). Reciprocal reinsurance treaties. The ASTIN Bulletin, Vol. 1.
[3] de Finetti, B. (1940). Il problema dei pieni. Giorn. Inst. Ital. Attuari, page 11.
[4] Denuit, M. et Vermandele (1998). Optimal reinsurance and stop-loss order. In-
surance : Mathematics and Economics , 22, page 229–233.
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Tableaux G. Amedzro
Annexe A
Tableaux
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Table des figures G. Amedzro
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Table des figures G. Amedzro
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Liste des tableaux G. Amedzro
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Liste des tableaux G. Amedzro
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